Reiichi Bashō
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Les plus du perso :
Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
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le Sam 1 Avr - 12:20
par Reiichi Bashō


   
Reiichi Bashō

   
Set your arms down...
Généralités

   Nom ;; Bashō, né Ishikawa.
   Prénoms ;; Reiichi.
   Âge ;; 27 ans (17 novembre 2081).
   Genre ;; Mâle
   Origines ;; Japonais.
   Activité ;; Caporal au sein de la milice de l’Incontestable, affecté au quartier d’Adachi.
   Sexualité ;; Hétéro (Haha, lol, no...)
   Avatar ;; C'est moi que j'l'ai fait, d'ailleurs jépafini, j'suis désolé, il sera plus joli plus tard ;w;
   Règlement ;; Code validé, black
   Chemin ;; J’ai éternué et pouf ! J’étais réinscrit (QC).
   Commentaire ;; Vous êtes doux :3
   
What happened in your life ?
Un souvenir… ça me revient. C’était un soir de printemps et je n’avais pas encore quatre ans.

Mai 2085. Une petite maison à distance de la capitale, là où la densité urbaine relâche suffisamment sa pression pour qu’il soit possible d’avoir un modeste jardin. Le garçonnet déboule en courant dans le salon, les genoux maculés de terre, le souffle court et les yeux encore plein des innombrables adversaires qu’il vient de terrasser. Alors qu’il se remet de ses aventures, une voix lui parvient du canapé et il s’y dirige aussitôt en trottinant pour aller retrouver sa mère, enceinte de huit mois et demi. Agrippant à bras le corps l’accoudoir, il se hisse gaillardement sur les coussins, rejoint à quatre pattes la jeune femme et s’allonge en travers de ses cuisses, glissant son pouce dans sa bouche. Les mains aimantes se posent tendrement sur son petit corps, emmêlent doucement ses cheveux noirs. Reprenant son souffle, l’enfant garde les yeux grands ouverts. De là où il est, il ne voit pas le visage de sa mère. Seulement l’énorme masse de son ventre qui le surplombe comme une planète.

« L’arrivent quand, les bébés ? »
« Très bientôt, mon chéri. »
« Et papa ? »
« Bientôt aussi. »

Le petit garçon s’en contente et reste silencieux, immobile sous les caresses apaisantes et le regard aveugle du ventre rond, fasciné. Sans mot dire, sa main potelée soulève maladroitement le sous-pull de sa mère et vient se poser sur la peau tendue, rayonnante et chaude comme un astre. Presque aussitôt, un coup de pied fait hoqueter sous ses doigts l’enveloppe chaleureuse, pleine de promesses.

Je ne suis pas né le 17 novembre 2081, pas complètement du moins. En vérité, je ne suis venu au monde que ce soir-là. En touchant de mes mains cet immense soleil de chair qui palpitait imperceptiblement sous mes paumes, en sentant frémir mes sœurs dans le cocon maternel, j’ai senti se poser en moi la première pierre de l’homme que je deviendrai, que je construirai. J’avais trois ans et demi, je suis rapidement passé à autre chose, mais ce souvenir est resté imprimé dans ma mémoire comme une image rémanente sur la rétine : même lorsque mes paupières sont closes, il filtre ma vision du monde. Aujourd’hui encore, nombre de mes actes en portent le sceau. Il en sera ainsi jusqu’à ce que je quitte cette terre, certainement de la même façon que je m’y suis éveillé : par elles.
Deux jours plus tard, Akino et Orino naissaient, à quatre heures du matin. Quand je les ai vues la première fois à la maternité, je me suis mis à pleurer tellement fort qu’il a fallu me faire sortir de la chambre.





« Quand je serai grand, je serai comme Papa ! » « Comme il est de la fin d’année, nous avons préféré attendre un an de plus avant de le mettre à l’école. » « Regarde, Nii-chan ! Je fais du vélo sans les mains ! » « J’vais le dire à Maman ! » « Eh, Aki-chan ! T’embrasse pas ta copine la méduse ? » « Les enfants ! On débarrasse la cuisine quand on a fini son goûter ! » « Tu es le fils aîné, le grand frère. Quand je ne suis pas là, tu es le pilier de la famille. Tu comprends, Reiichi ? Tu dois veiller sur tout le monde… » « Mon préféré, c’est le n°73 : Fukuno. » « Couchez-vous tôt, tout le monde : demain, on décolle pour Naha ! » « T’as vu mon beau dessin ? » « Maman, si on est sages chez papy et mamie ce week-end, on pourra avoir un chien ? » « Orino ! Brosse-toi mieux les cheveux avant de partir à l’école. » « Joyeux Anniversaire, Nii-chan ! » « Non, j’veux pas y aller ! J’suis pas malade ! » « Papa m’a appelé tout à l’heure. Pour le moment, il est à Singapour. » « Il revient bientôt ? » « Non, pas tout de suite. Mais il pense très fort à vous, mes chéris. »


Avec les années qui passent, je me souviens de moins en moins bien du visage de notre père. Parfois, quand je regarde de vieilles photos, je suis surpris de redécouvrir ses traits. Mais même s’il était rarement à la maison, il m’a laissé une impression impérissable. C’est sur ses absences que j’ai bâti sa légende, que j’en ai fait mon héros…

Août 2095. Un jour d’été étouffant, où l’air lui-même semble avoir la texture du plomb fondu. Par le fond du jardin, le jeune garçon remonte du canal, un large lit de rivière bétonné où il se rafraîchissait avec des amis. Ses vêtements sont trempés par la baignade mais commencent déjà à sécher. Ses sœurs sont à la traîne, une dizaine de mètres en arrière pour discuter avec une copine. Il a gardé un œil sur elles pendant le retour mais maintenant qu’il atteint la maison, son pas s’allonge. Il est le premier à remarquer le véhicule inconnu garé devant chez eux. Il est le premier à voir l’homme, le sous-lieutenant de la milice de l’Incontestable en uniforme d’apparat qui se tient dans leur salon, en compagnie de leur mère assise à la table, le visage crayeux et baissé en une expression qu’il ne lui a jamais vue.

Et puis un jour…

« Tu dois être Reiichi, n’est-ce pas ? Ton père nous parlait souvent de toi… Tu m’en vois sincèrement désolé mon garçon, mais le caporal Norisuke Ishikawa est mort lors de sa dernière mission, en tentant d’appréhender des traîtres à la patrie. C’était un excellent soldat, il aura droit à tous les honneurs… Tu vas devoir être fort pour prendre soin de ta mère et de tes petites sœurs. »

Le piédestal est devenu panthéon.

L’adolescent baisse à son tour les yeux et demeure figé, jusqu’à ce qu’il entende ses sœurs entrer dans la maison. Aussitôt, il dépasse l’officier et monte l’escalier quatre à quatre jusqu’à sa chambre dont il claque la porte. Bientôt, les pleurs sidérés des deux petites filles lui parviennent et il presse à s’en faire mal ses poings sur ses paupières closes pour empêcher les larmes de couler. Il lutte contre elles de toutes ses forces, tremblant pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’elles refluent totalement. Ses yeux sont secs lorsqu’il redescend dans le salon après le départ du sous-lieutenant, pour entourer de ses bras l’îlot de tristesse formé par sa mère et ses sœurs. Aussi secs que pendant la veillée funèbre où il se tiendra droit comme un pilier, le regard rivé sur la photo de son père en uniforme au-dessus du cercueil.

Avant, ce n’était qu’un rêve de gosse. Mais ce jour-là, j’ai su que je deviendrai milicien aussi instinctivement que je savais respirer.




« T’es cap’ de faire la course jusqu’à la maison hantée ? » « Il y aura le reste de porc pané dans votre bentô de demain, les enfants. » « L’autre jour, j’ai eu la meilleure note de la classe au cours de travaux pratiques. » « Tu as choisi quel club au lycée, Reiichi ? » « Karaté. J’aurais bien aimé faire du base-ball, mais un art martial me sera plus utile pour entrer dans l’armée. » « Aki-chan ! Viens voir, y a des lucioles partout près du canal ! » « Encore du tofu, je déteste le tofu… » « Vous vous dépêchez un peu, les filles ? Moi aussi je dois prendre mon bain avant de manger ! » « Sois pas en retard pour venir nous chercher cette fois, Nii-chan… » « Mais si, Ori-chan, c’est joli de mettre un yukata pour aller à la fête foraine ! » « Tadaima ! J’ai fait les courses que tu voulais, Maman. » « S’il n’y avait eu que les filles, nous aurions déménagé à Tokyo mais comme Reiichi est là, je me fais moins de soucis quand je pars au travail... » « Maman, si un jour je me cogne la tête et que ma puce marche plus, l’Incontestable pourra quand même trouver quelqu’un pour me marier ? »


Certains pensent que le nom fait l’homme. Si je compte bien, ça fait… Douze ans que je ne m’appelle plus Ishikawa. C’est vrai qu’après ce jour-là, j’ai souffert d’être privé du nom de mon père, mais je ne saurais pas dire pour autant si je suis vraiment devenu quelqu’un d’autre. Au contraire. Plus le temps passe, plus j’ai l’impression que c’est le reste du monde qui s’est mis à changer à toute vitesse autour de moi, depuis que je suis devenu Reiichi Bashō.

Octobre 2097. Un rideau de pluie fine, mais froide et persistante comme seules savent l’être les pluies d’automne, enveloppe le quartier comme une mantille grise. L’adolescent l’entend distraitement qui murmure au dehors et il sent les gouttes qui finissent de rouler sur sa nuque, même si le trajet de la voiture à la porte d’entrée n’a pas été très long. Il est assis comme à son habitude, le dos bien droit, l’air digne et l’œil franc, alors que pour le moment il a surtout l’impression d’étouffer. La pièce de la maison traditionnelle où on les a introduits lui semble beaucoup trop petite pour toutes les personnes présentes. Lui-même, sa mère, ses sœurs, et surtout l’homme gigantesque qui les regarde avec sévérité, tellement imposant qu’on en oublierait presque le jeune garçon fluet qui se tient près de lui.

Leur mère n’a pas réellement pris le temps de leur parler de ce nouveau mari chez qui ils vont s’installer. Mais même s’il a appréhendé cette rencontre, cette nouvelle vie, cet abandon de l’ancienne, il n’en a rien montré. Encore maintenant il n’en montre rien et salue respectueusement celui qu’il doit désormais appeler Père. En fait, c’est surtout le garçon qui le trouble et attire son regard. On ne lui a pas parlé de lui non plus et il ne sait pas encore jusqu’à quel point il doit l’accepter. Jusqu’à ce que ce dernier s’incline face à eux.

Je n’arrive toujours pas à mettre le doigt dessus mais c’est quand il nous a salué la première fois, en souhaitant qu’on s’entende bien, que So a réellement pris corps devant moi. Je ne sais pas si c’était le soin qu’il mettait dans l’inclinaison de sa courbette, ou dans le volume de sa voix, ou dans le choix de ses mots, ou la douceur de son regard. Mais je me rappelle qu’à cet instant, alors que j’étais encore en train de jauger la menace potentielle qu’il pouvait représenter dans la nouvelle hiérarchie familiale, toute ma méfiance s’est évanouie d’un seul coup. So était tout sauf une menace pour qui que ce soit. C’est la pitié que j’ai éprouvée pour lui en m’en rendant compte qui en a immédiatement fait mon petit frère.

À son tour, l’adolescent s’incline selon un angle bien précis, qui traduit tout autant le respect que son statut d’aîné.

« Enchanté. Je suis sûr que nous nous entendrons. »




« Ce type, c’est pas mon père… » « So, tu veux bien m’aider pour mes devoirs de maths ? » « 198… 199… 200 ! Pff… les pompes, maintenant… »  « Mère m’a parlé de ton classement à ta dernière compétition de karaté, Reiichi. Bravo. » « Ori-chan, s’il te plaît, fais un effort… » « Les enfants… vous allez avoir une petite sœur. » « Mais foutez-moi la paix, à la fin ! » « Hey, Reii ! Ça te dit un petit match après les cours ? » « Bonsoir, Mère. Je suis rentré. » « Dans l’armée, dis-tu ? »  « Seulement pour acquérir une expérience de terrain. Je veux entrer dans la milice ensuite. » « Je vois. Bon choix. » « Je sais qu’il est sévère et que vous ne vous comprenez pas, mais les choses seraient plus simples si tu étais moins agressive… » « Maman, regarde ! Tami me sourit ! » « T’es chiant, Reiichi-kun. T’es en terminale, beau mec, bon en cours, président du club de karaté et tu refuses toutes les déclarations qu’on te fait alors que la moitié des filles du bahut te mangent dans la main. Si tu savais à quel point c’est lourd… » « J’ai pas le temps pour les filles. Et comme je serai marié tôt ou tard, ça ne sert à rien. » « Je t’interdis de parler sur ce ton sous mon toit ! »  « Si seulement cette saleté de machine n’existait pas… »


Je regrette.

Septembre 2100. Le temps est clair et se rafraîchit alors que tombe le soir, mais uniquement dehors. Dans le salon de la maison, l’orage menace depuis un moment. Assis bien droit à la place qui est la sienne, le jeune homme porte l’une après l’autre à sa bouche les bouchées de son plat, sans paraître prêter attention à ce qui se passe autour de lui. À l’exception de la petite Tami qui est déjà couchée, toute la famille est rassemblée autour de la table à manger mais plus les minutes défilent, moins le repas a de goût. Orino et son père adoptif sont de nouveau sur le pied de guerre et le ton monte inexorablement, malgré les tentatives timides de l’épouse pour ramener la paix à table. Tous les observent, anxieux, redoutant par avance l’ouragan, sauf lui. Mais malgré son apparente indifférence, la fixité de son regard montre qu’il ne perd rien des mots échangés. Comme d’habitude, Orino finit par se relever brusquement pour quitter la table.

« Quand donc cesseras-tu de nous déshonorer ? »
« Je m’en fous, de ton honneur ! Je lui crache dessus ! T’es pas mon père, je te dois rien de toute façon ! »

Les baguettes ont claqué brièvement sur le bois de la table alors qu’il s’est levé. D’un mouvement souple, tellement inattendu que personne n’a le temps de réagir, il vient faire face à sa petite sœur. La gifle éclate dans le salon, brève et déchirante comme un coup de fouet. Orino est tellement surprise que sa rage semble s’être évanouie alors qu’elle regarde son frère comme si elle faisait face à un inconnu. Sur les traits verrouillés de celui-ci au contraire, nulle émotion n’affleure.

« Ne manque pas de respect à celui qui nous élève. »

Puis, il se rassoit et continue de manger sans plus mot dire, et sans croiser le regard de personne. Orino finit par fuir dans sa chambre, aussi blessée que furieuse. Le repas reprend dans un silence sépulcral et lui seul sait avec quel effort il crispe sa main cuisante sur ses baguettes pour l’empêcher de trembler.

Je regrette vraiment.




« Avec vos résultats, vous aviez toutes les cartes en main pour tenter de bonnes universités après votre diplôme mais, puisque votre choix est fait… » « Fais bien attention à toi, Reiichi. » « Que les choses soient bien claires, jeunes gens. Vous avez peut-être réussi les tests d’aptitudes physiques, vous bombez peut-être le torse à l’idée d’être le bras armé de notre glorieuse patrie, mais vous n’êtes certainement pas encore des soldats. Un bon paquet d’entre vous ne le sera d’ailleurs toujours pas quand vous quitterez cette base. Parce que pour ça, il faudra que vous surviviez à mon entraînement… » « Moi je viens d’Aichi. Et toi ? » « Tokyo. Nerima, exactement. » « P’tain… je sens plus mes abdos… » « 3e au highport de ce matin… T’es un monstre, Bashō-san… » « Ya peu de filles dans notre unité, mais elles sont carrément bonnes… » « Non, pas d’ici la fin de l’entraînement. Désolé, Maman… » « Tu crois qu’on nous laissera regarder la finale de la Coupe du Japon ? » « J’espère. Rien que pour voir ta tronche quand les Giants enculeront à sec les Yakults… » « Quoi ? Comment ça, Aki a un copain ? » « Hey, Reii, il paraît que tu t’es aussi fait Kasahara ?! » « Un homme digne de ce nom n’arrive pas vierge au mariage… » « Cette fois les gars, c’est la bonne. Notre bataillon est envoyé aux Philippines, dans le cadre d’une coop’ internationale. On va aller casser de l’insurgé… » « Je suis désolé Aki-chan, je ne pourrais pas être là pour votre remise de diplôme. Bien sûr que je serais prudent, ne t’inquiète pas. Oui, embrasse-la pour moi. S’il te plaît… »


Avril 2104. Le soir tombe. Le mess de la base militaire de Nerima grouille de monde, le brouhaha des discussions qui s’enchâssent évoque le désordre millimétré d’une fourmilière. Assis à une table avec des membres de son unité, le soldat discute distraitement tout en chipotant son repas. La camaraderie est présente mais plus aussi débonnaire que quelques années plus tôt. La guerre n’a rien d’un pique-nique entre amis et cela se lit sur son visage au regard désabusé. Ce que les  Philippines ont épargné de sa candeur de jeune recrue, le Brésil et ses groupuscules terroristes se sont chargés de le réduire à néant. Pourtant, ce n’est pas ce qui lui pèse ce soir. Depuis deux heures environ, il est angoissé sans raison apparente. Même s’il n’en montre rien comme à son habitude, impossible de délier le nœud de vipères qui semble remuer dans ses entrailles.

« Première Classe Bashō au standard com. Première Classe Bashō. »

Après une seconde d’étonnement, le soldat se lève, menace avec humour ceux qui voleront dans son plateau en son absence et quitte le mess pour prendre la direction indiquée. C’est inhabituel. Il a l’impression d’entendre siffler le nid d’aspics dans son ventre alors qu’il se présente au standard, s’installe devant le moniteur d’une des alcôves de communication et accepte l’appel. Lorsqu’il voit le visage de sa mère s’afficher sur l’écran, ravagé par les larmes, la morsure de la dizaine de serpents fait courir un venin glacé dans ses veines.




Au revoir, Reiichi. Lâche-moi, j’ai rien à te dire. Putain mais t’arrête avec tes leçons de morale à la con ?! Oui oui, je vais bien. Je rentrerai tard, ce soir. Je l’aime pas, j’y peux rien. C’est tout. Je ne veux jamais être mariée… Mais non, je lui fais pas la gueule ! J’ai pas envie de l’appeler Père… T’inquiète pas : mon seul frère, c’est toi. Si tu veux plus de ton radis, tu me le passes ? Ha ha ha ! T’as l’air tellement idiot avec ça sur la tête ! C’est un porte-clés qu’on a fait en travaux pratiques, je te le donne. Nii-chan, tu nous emmènes à la rivière ? T’es méchant ! J’t’aime plus ! Après l’école, on pourra aller acheter des glaces ? Ouaaaaah, t’es vraiment trop fort ! Nii-chan, comme c’est ton anniversaire, on va dormir dans ta chambre ce soir ! Attends-moi, je viens avec toi ! Regarde, je sais écrire ton prénom ! Nii-chan, tu me donnes la main ? Regarde-moi, Nii-chan ! Nii-chan ! Nii-chan ? Nii-chan, Nii-chan, Nii-chan Nii-chan Nii-chanNiichanNiichanNiichan…

Orino est morte.


Un lieu sans importance. Une grande pièce où tout le monde est rassemblé, assis et éploré devant un cercueil inondé de fleurs, couronné par une photo souriante d’Orino. Une des rares qu’il a été possible de prendre après le remariage. Le jeune homme s’est assis aux côtés de son frère qui pleure sans pouvoir se maîtriser, aussi abattu que lui se tient droit. Un océan de douleur qui tente de combler la distance qui le séparait d’Orino lorsqu’il la contemplait sans oser l’approcher. Des flots de larmes bien inutiles aujourd’hui, maintenant que le marin n’a plus nul port où rentrer. Lui pensait d’abord prendre place auprès d’Akino, peut-être la plus dévastée par la perte de cette jumelle qui ne l’a pas attendue pour quitter ce monde où elles sont arrivées ensemble. Il n’a finalement pas pu. Il n’a jamais eu la moindre difficulté à différencier leurs traits mais aujourd’hui, leurs visages se confondent et il ne peut regarder la jeune femme sans soudain douter de l’identité de la morte et de la vivante. Cette pensée l’angoisse et le fait craindre d’attirer les mauvais esprits sur la sœur qu’il lui reste. Alors il se tient là, droit, silencieux et honteux, oui, honteux de ne pas parvenir à pleurer.

Orino est morte. Son corps a été incinéré après la veillée funèbre et ce qui avait été autrefois une jeune fille à la fleur de l’âge tient désormais dans une urne qui ne m’arrive même pas au genou, que l’on a déposée dans le caveau familial des Ishikawa. Celui des Bashō lui a été interdit, Père refusant catégoriquement d’imposer à ses ancêtres le voisinage d’un tel déshonneur pour sa famille.

La maison des Bashō, à une heure bien trop avancée de la nuit. Le jeune homme se tient à la fenêtre de la chambre qui était la sienne avant son départ à l’armée. Sa mère l’a préparée pour le congé de quelques jours auquel il a eu droit pour les funérailles, mais il ne s’y sent pas à sa place. C’est la chambre d’un Reiichi inconnu, un Reiichi d’avant les Philippines, le Brésil et la mort de sa sœur. Un petit imbécile arrogant qu’il aimerait gifler s’il l’avait en face de lui aujourd’hui. Mais c’est surtout à elle qu’il pense, encore et encore, depuis des heures. Il se force à imprimer son visage cendreux dans sa mémoire, à le convoquer avec tant de précision qu’il sent presque l’odeur de l’encens l’envelopper. Et malgré tous ses efforts, il est déçu, blessé, enragé contre lui-même que seules quelques larmes solitaires consentent à couler de ses yeux, sans parvenir à ébouler le mur autour de son cœur.

Orino… je n’ai pas pu te pleurer. Je ne réalisais pas, je ne comprenais pas. Ta mort m’a laissé rempli de questions. T’ai-je assez aimée ? Ai-je déjà pris la peine de te dire à quel point tu m’étais chère ? Je n’arrive même pas à m’en souvenir. Ça me semblait si évident que je l’ai oublié, que je t’ai jugée et condamnée sans chercher à te comprendre pendant tes dernières années. Je ne me souviens de mon rôle que maintenant que tu n’es plus là, que tu ne peux plus me répondre. J’étais censé veiller sur toi, prendre soin de toi. J’aurais tué de mes mains tous ceux qui cherchaient à te faire du mal. Mais comment aurais-je pu te garder de toi-même ? Et qu’ai-je réussi à t’offrir en dehors de cette protection dérisoire ? Je ne le sais pas. Rien, sans doute. Car seul ton silence me fait face, désormais…




« Aki… mange encore un peu, s’il te plaît. » « Maman, il faut que tu te reposes, toi aussi. » « Je ne veux plus jamais entendre prononcer ce nom sous notre toit. Plus jamais. » « Sérieusement, Bashō-san ? Tu ne renouvelles pas ton contrat ? » « J’ai l’expérience que je voulais. Mon vrai métier m’attend. » « Regarde comme Tami a grandi… » « Fais-nous honneur, Reiichi. » « Votre dossier a été accepté dans la brigade internationale. Félicitations, Monsieur Bashō. » « Tu as de sacrés cernes, Reii-nii-san. Fais attention à toi. » « Les Philippines, hein ? J’y étais aussi… » « Non Tami, je ne pourrai pas te rapporter de souvenirs. Je n’y vais pas pour faire du tourisme… » « Milice de l’Incontestable ! Ne bouge plus, salopard ! » « Il te traite bien, ce… ce Jek ? » « Reii, tu manges correctement au moins ? Chaque fois que je passe chez toi, je ne trouve que de l’alcool et des bentôs tout prêts dans ton frigo. » « Les Yakult ont fait une bonne saison malgré leur défaite au Championnat… » « Ce n’est pas une bonne idée. Tôt ou tard, ça la fera souffrir… »


Je n’ai rencontré Jek que deux fois, à la sauvette pendant une permission, et parce qu’Aki avait insisté pour me le présenter. Je ne l’ai jamais porté dans mon cœur…

« Je ne comprends pas pourquoi tu veux partir. »

Il prenait peut-être soin d’elle, ils s’aimaient peut-être sincèrement, mais j’étais bien placé pour savoir que c’est comme ça qu’adviennent les drames.


Janvier 2106. Le jeune homme se tient debout sur le seuil du salon, à regarder sa petite sœur finir de boucler ses valises. Il est déjà tard, mais il a quand même pris la décision de passer chez elle parce qu’il ne pourra pas la voir demain avant que So ne la conduise à l’aéroport. Lui part d’ici une poignée d’heures, bien plus tôt qu’elle, pour Shanghai. Un expatrié qui refuse de rentrer pour son mariage, un de plus. Elle s’interrompt en entendant sa voix et un soupir s’échappe de son petit corps si maigre, si pâle, dévasté par un chagrin tel qu’il lui semble avec angoisse voir l’ombre de sa défunte jumelle planer sur son visage.

Mais j’ai eu beau la prévenir, quand le pire a fini par arriver, quand il l’a entraînée et broyée dans son abysse sans fond, je n’ai même pas su en saisir la mesure.

« Je te ne demande pas de comprendre, Reii-nii-san… »
« Tu n’es pas obligée d’aller aussi loin. Je n’ai pas envie de te savoir toute seule dans un pays étranger. »
« Je m’en sortirai. Je ne peux plus rester ici, ce n’est pas un caprice ou une lubie. C’est nécessaire. »

En fait, il n’y a qu’une seule chose que j’ai réalisée ce jour-là.

« Tu ne te rends pas compte ! Il n’y aura personne pour te protéger, là-bas. Ta place est auprès des tiens, Akino ! »
« Et toi, tu ne te rends pas compte que je n’ai pas besoin que tu me protèges de cette façon ! Tu comprendrais si tu te servais moins de tes muscles et plus de ton cœur ! »

Le silence résonne soudain entre eux avec la brutalité d’un couperet. Cela fait bien longtemps, des années qu’ils ne se sont pas disputés. Ils se regardent à présent avec effarement, comme s’ils redécouvraient soudain l’inconnu derrière les noms familiers, érodés, de « frère » et de « sœur ». Ils se reprennent presque en même temps : elle regrette aussitôt, lui se retranche derrière sa cuirasse.

« Excuse-moi, Reii-nii-san, je… »
« Non, c’est bon. J’ai compris. »

Avant même de partir pour l’Angleterre, ma petite sœur était déjà hors de ma portée depuis bien longtemps. Le découvrir m’a tellement effrayé que je suis parti sans parvenir à esquisser ne serait-ce qu’un geste vers elle.

« Porte-toi bien, Akino. »

Bientôt, la porte de l’appartement se referme tristement derrière lui.

Akino… Quand ai-je perdu la capacité de t’atteindre ? Tu étais si différente d’Orino que je pensais naïvement ne pas avoir fait fausse route avec toi. Pourtant c’est de ta bouche que j’ai appris pour la première fois où se situait mon erreur. Je suis fort, autant qu’un homme doit l’être pour terrasser ses ennemis et garder les siens du danger, mais je ne suis rien d’autre que cela. Je suis incapable d’aller au-delà. Il y a des années que je n’ai pas essuyé tes larmes, écouté tes peines, pansé tes blessures. Et je ne l’ai compris que lorsque la moitié du monde nous a soudain séparés…




« Elle est bien arrivée ? Bon. Tant mieux… » « Merde… On n’a plus rien à faire ici, les gars. Elle a sauté du balcon. » « Caporal… C’est très bien. » « Merci, Père. » « Le Mexique, maintenant… C’est à croire qu’on a essaimé partout sur cette putain de planète. » « Ce n’est pas parce que tu frappes les traîtres. Moi aussi, je le fais. Je ne t’aime pas parce que tu y prends plaisir. » « Balle courbe ! Elle est passée ! Deuxième batteur éliminé ! C’est une magnifique remontée des Yakults ! » « Tu viendras avec nous au temple pour la nouvelle année ? » « Reiichi-kun ? C’est bien toi ? » « Oh… Saika-san, ça faisait longtemps. » « T’es pas au courant ? Oda a craqué après la dernière mission. Il est parti en dépression pour un moment, à ce qu’il parait… » « Pourquoi ça vous fait marrer que j’aime bien les œufs au bacon ? » « J’arrive pas à me rappeler la dernière fois qu’on est sorti prendre un verre. » « Ça ne m’étonne pas : petit garçon déjà, tu faisais facilement le tour de l’horloge à chaque grasse matinée. » « Ceux qui disent qu’on se souvient de chaque visage sont des branquignols. Pour moi, ça fait déjà un bail qu’ils ont tous le même… » « Attends… Quoi ? Mais comment ça, ils ne savent pas quand il remarchera ? »


Je n’ai pas accompagné ma mère pour aller voir So lorsqu’on nous a appris qu’il était sorti du coma. Pourtant, j’étais en congé depuis presque une semaine.

Décembre 2108.
Le jeune homme avance à pas nerveux dans les couloirs de l’hôpital. On lui a indiqué où était la chambre, mais il doute à chaque tournant d’être sur la bonne voie. Il n’a jamais aimé les hôpitaux, ni les médecins, depuis l’enfance. Et aujourd’hui, il n’arrive pas à être aussi impassible que d’habitude. Malgré tous ses efforts, il ne parvient pas à empêcher l’angoisse d’affleurer sur ses traits.

J’ai dit que je passerai un autre jour, pour ne pas le fatiguer. En réalité, je ne voulais pas qu’on puisse me voir.

Enfin, le bon service et la bonne chambre. Le jeune homme en soupirerait de soulagement si l’odeur de médicaments et de désinfectant ne lui soulevait pas autant le cœur. La main sur la poignée de la porte, il prend quelques secondes pour tenter de juguler son trouble. Il y parvient, mais il sait à quel point cette façade est fragile. Il la sent vaciller sur ses bases lorsqu’il aperçoit son petit frère sur ce lit d’hôpital, tête brune perdue à l’opposé de ses jambes inertes.

Parfois, je me dis que c’est cruel et la honte me saisit. Mais si terribles soient-ils, ni le suicide d’Orino, ni la fuite d’Akino n’ont suffi à m’ouvrir les yeux. Non, le choc décisif, ce fut de me retrouver face à So dans cette chambre aseptisée, une perfusion au bras, le visage encore creusé par ce à quoi il avait échappé. Je n’ai quasiment rien dit, rien fait durant cette visite. J’ai du avoir l’air froid, quand j’y repense. En vérité, j’étais tétanisé par la pensée qu’il aurait pu mourir très facilement, avec juste un tout petit peu de chance en moins, et qu’à ce moment-là j’aurais été à l’autre bout du globe en train de tabasser un concitoyen à la matraque. Assis sur le rebord du siège à la tête du lit, j’ai soudain réalisé que cette situation n’avait aucun sens et je me suis tu. Je me suis tu pour ne pas craquer. Lorsque j’ai retrouvé la parole, j’avais pris une décision.

« Je vais quitter la brigade internationale. Avec une recommandation de mon caporal-chef, mon dossier sera certainement accepté au centre de redressement de Tokyo. »

Le jeune homme voit son frère tourner la tête vers lui, un peu surpris par l’annonce alors qu’il ne disait rien depuis plusieurs minutes. Mais comme à son habitude, il l’accepte, avec une douceur dans le ton qui lui rappelle soudain le jour où ils se sont rencontrés. À peine se permet-il, humblement, une question :

« Pourquoi cette décision ? »

Parce que je n’ai fait qu’échouer à vous protéger jusqu’ici. Parce que je souffre de ne pouvoir être auprès de vous quand arrivent les drames. Parce que j’ai peur de mourir au loin, dans un pays hostile, sans avoir réussi à briser la prison de verre qui nous sépare. Parce qu’il est temps pour moi d’apprendre ce que signifie réellement être votre frère.

Un sourire frémit sur ses lèvres.

« Parce que le Japon me manque. »
« Alors bon retour, grand frère. »




« L’arrivent quand, les bébés ? » « Très bientôt, mon chéri… »


J’aurais pu évoquer d’autres souvenirs, d’autres lieux, d’autres temps, d’autres gens. Mais ça n’aurait pas vraiment eu de sens.

Janvier 2109. Le jeune homme ouvre d’un coup  les yeux dans son canapé, un peu hébété. Il ne se souvenait pas s’être endormi. Un premier coup d’œil sur la table basse lui apprend qu’il n’a pas eu la bêtise de garder sa bière à la main avant de s’assoupir, et un autre vers la fenêtre que la lumière du jour décroit doucement. Il a du dormir vingt minutes, peut-être une demi-heure. Avec précaution, il lève son corps engourdi pour aller observer le ciel qui s’assombrit, enveloppé par le silence de son appartement. Par automatisme, il a récupéré son paquet de cigarettes sur la table et s’en allume une.

Dans ma vie, je n’ai que mon travail et ma famille. C’est par eux que je vis, ce sont eux qui me définissent. Si on me les enlève, je deviens étranger à moi-même et je suis dévoré par l’angoisse. J’ai besoin d’eux pour avancer, pour exister, plus encore qu’eux ont besoin de moi. C’est peut-être artificiel ou mensonger comme manière de vivre, mais c’est ainsi. Je n’ai pas été élevé pour pouvoir aller à l’encontre de ce qui fait ma nature. Pourtant…

La fumée s’échappe par la fenêtre ouverte. Appuyé contre le mur, il regarde sans le voir le paysage urbain, absorbé dans toutes sortes de pensées. So est sorti de l’hôpital, Akino est rentrée d’Angleterre. Il n’a pas encore été les voir. Il veut éviter de s’y risquer pour l’instant, il est d’astreinte toute la semaine. Et puis, il vaut mieux attendre. Il préfère attendre. Sans raison apparente, il se sent soudain intimidé par le soir qui tombe et écrase sa cigarette pour refermer la fenêtre.

Je suis arrivé jusqu’ici. Pourtant il me faudra bien, un jour, aller au-delà…

   
Are you a little bit Crazy ?
Il est plus de 22h quand Reiichi rentre chez lui ce soir. Sa garde de la semaine s’est terminée aujourd’hui et il en a profité pour rendre visite à ses parents. Ses jours de repos commencent toujours ainsi. Il sait que certains collègues se moquent gentiment de cela, mais ces remarques le laissent de marbre. C’est important pour lui. Le cérémonial est immuable quand il passe la porte de la maison familiale. Après avoir laissé ses chaussures à l’entrée, il va prendre sa mère dans ses bras et lui demander de ses nouvelles. Ces quelques minutes d’échange sont relativement courtes mais lui laissent toujours aux lèvres un sourire aussi doux que discret, ce qui est assez rare pour être mentionné. Depuis toujours, il se conforme en tout point à l’idéal de virilité dans lequel il a été élevé, qu’il a fait sien avec les années. Au quotidien, il est fort et protecteur, déterminé et responsable, par-dessus tout maître de lui-même et de ses émotions. Apercevoir ces dernières est difficile car montrer ses affects, c’est laisser des prises à l’adversaire. Les années qu’il a passé dans l’armée et son entraînement dans la milice ont consolidé encore ce mur bâti en lui-même mais l’affection maternelle est l’une des seules qu’il parvient à accepter avec sérénité, sans rester sur la défensive et surveiller à outrance ses réactions. Du moins, lorsqu’ils sont seuls tous les deux.

En général, Reiichi ne s’attarde pas trop longtemps en compagnie de sa mère et la quitte lorsque l’essentiel a été dit entre eux pour aller saluer son père, avec toute la déférence qui convient. En sa présence, il redevient l’homme impénétrable qu’il est d’ordinaire, et plus encore. Il ne lui porte pas un amour débordant, est parfois en désaccord avec lui et n’a jamais compris la rudesse injuste avec laquelle il traitait son demi-frère mais il fait toujours taire ces critiques. Peu importe ce qu’il pense de lui, il doit respecter celui qu’il appelle Père et qui pourvoie à leurs besoins depuis tant d’années, de la même façon qu’il respecte ses aînés et ses supérieurs, les valeurs et les traditions dont leur famille a toujours été imprégnées. Son opinion personnelle passe alors au second plan. De toute manière, Reiichi a la chance d’être le premier des fils Bashō et de correspondre à ce que l’on attend de lui en tant que tel. Les discussions qu’il a avec son père son peut-être dépourvues de toute effusion mais il sait qu’il est estimé à sa juste valeur, en tant qu’aîné, pro-Incontestable convaincu et patriote fervent.

Lorsqu’il rentre chez lui pour ses repos après une période de garde, Reiichi a toujours un long moment de latence, une partie de la soirée où il a du mal à reprendre pied dans ce qui constitue la normalité de son quotidien. Même si là encore, il a tous ses petits rituels pour l’y aider. Après avoir retiré ses chaussures et son manteau, il va invariablement se laver les mains et boire un verre d’eau dans la cuisine puis fumer une cigarette en observant la rue, appuyé contre le montant de la fenêtre. Il la consume quasiment jusqu’au filtre, lentement, sans bouger plus que ne le lui réclame le mouvement qui porte sa main à ses lèvres. Ces quelques minutes passées à la fenêtre lui sont les plus essentielles, ce sont elles qui lui permettent de dompter son environnement, à le rendre familier à nouveau. Après cette première cigarette du soir, les choses reviennent à leur place et il peut y circuler plus facilement. Reiichi a besoin que les éléments qui l’entourent soient à leur place, dans des cases et des rôles identifiables qu’il connait, qu’il peut maîtriser. Ce n’est qu’ainsi qu’il parvient à garder à distance ce qui pourrait l’atteindre, dans son travail ou dans ses relations. À cause de cela, il peut parfois paraître borné dans sa vision du monde, lorsque tout n’est pas comme il devrait l’être. Connaître ce détail aide à identifier les choses qui lui font perdre son calme, d’ordinaire stable comme un piler dans la tempête. Le désordre, les irresponsables, les traîtres à la patrie qui veulent renverser le système, entre autres exemples…

Après avoir terminé sa cigarette, Reiichi est plus détendu. Il peut prendre le temps de commencer sa soirée, même si ses loisirs sont peu nombreux. En général, il allume la télé, regarde quelques temps les informations et finit invariablement par zapper sur une chaîne de sport pour regarder du baseball. C’est son sport préféré de longue date et il supporte avec un certain chauvinisme les Tokyo Yakult Swallows. Mais en dehors de cela, peu de choses le passionnent. Il lit deux ou trois livres par an, apprécie un bon film de temps en temps, pratique le footing et la musculation aussi assidûment que le lui permettent ses horaires, sort parfois boire un verre avec ses collègues et ne dit pas non à la gent féminine lorsqu’elle se présente mais n’a pas grand-chose de plus dans son quotidien en dehors de ces menues activités. Cela le trouble un peu parfois, lorsqu’il se retrouve désœuvré. Il est infiniment plus à l’aise quand il travaille, raison pour laquelle il ne ménage pas sa peine et se tient toujours prêt à partir en intervention, espérant ces dernières pendant ses astreintes. Son médecin lui dit souvent que c’est pour cela qu’il dort très peu quand il est en service alors que tous ses problèmes de sommeil sont quasiment absents de ses jours de repos. Être le bras armé de l’Incontestable a toujours été une fierté pour lui et il porte ce rôle la tête haute en société, même s’il a bien conscience que son métier en effraie plus d’un.

Quand il est de repos comme ce soir, Reiichi est rapidement rattrapé par la fatigue qu’il accumule. Après avoir mangé un de ses sempiternels plats préparés devant la télé, accompagné d’une bière fraîche, il prend rapidement le temps de faire un brin de toilette dans la salle de bain et va installer son futon dans sa chambre. Il se déshabille, met au sale ce qui doit l’être, prépare soigneusement ses vêtements pour le lendemain et allait se glisser sous sa couette au moment où il reçoit un sms tardif sur son téléphone. La surprise le saisit en se rendant compte qu’il s’agit de son petit frère, So, qui lui donne gentiment de ses nouvelles et en demande des siennes en retour. Il ne s’y attendait pas, apparemment. Dans le secret de sa chambre, il en est tellement troublé qu’il lui faut un moment pour rassembler ses esprits, et un autre pour écrire sa réponse en choisissant soigneusement ses mots. Pendant presqu’une minute, il écrit et efface, réécrit et réefface une phrase où il s’enquiert de la santé d’Akino. Il finit par abandonner avec un soupir et se contente de répondre aux questions de son frère, évoquant la possibilité d’une visite prochaine pour faire bonne mesure. Puis il coupe le réveil de son portable, le repose et s’allonge sur son matelas pour garder les yeux ouverts dans le noir. Approcher sa petite sœur, de quelque façon que ce soit, est encore une trop grande épreuve.

Ils ne se sont plus reparlé que très sommairement depuis son départ en Angleterre et bien qu’il en souffre secrètement, la perspective de renouer le contact l’effraie assez pour qu’il reste encore un long moment à questionner son plafond malgré sa fatigue. Reiichi se sait fier et susceptible, il sait à quel point il devient brusque et taciturne quand il est vexé et à quel point il est peu enclin à admettre ses torts. Ces défauts dont il fait peu de cas en temps normal, les acceptant comme faisant partie intégrante de sa personnalité, lui deviennent des montagnes insurmontables dès lors que ses proches peuvent en pâtir. Cela fait longtemps qu’il ne parvient plus à trouver le bon dosage pour les approcher, longtemps que malgré son attachement aussi profond que sincère, sortir de sa réserve pour exprimer ses sentiments le heurte à trop de peurs et de doutes. Il s’en veut beaucoup trop de n’avoir pas été présent lorsque les malheurs ont accablé sa fratrie, de ne pas être capable d’être pour eux le soutien qu’il aurait aimé être, il est trop effrayé à l’idée de perdre pour de bon la famille qu’il lui reste pour ne pas trembler à l’idée de renouer les liens. Pourtant, il sait aussi que les choses sont en train de changer. Au bout de quelques longues minutes, il finit par se tourner sur le côté et fermer les yeux, en songeant au moment le plus approprié pour rendre visite à So, et au courage qu’il lui faudrait pour envoyer un message à sa sœur…

   
I look like ...
Reiichi habite dans un petit appartement à Nakano, un deux pièces au troisième étage d’un immeuble blanc et gris dans une rue passante. Il l’a choisi parce qu’il y a une supérette et une laverie automatique à moins de vingt mètres en contrebas. Ce n’est pas un grand logement et pour tout dire, ça ressemble plus à une chambre d’hôtel qu’à un lieu de vie personnel. Bien rangé, un peu vide, pas vraiment chaleureux. Pour l’instant, il n’est pas là.

La chambre est la pièce la plus dénudée de toute. À part quand il est en repos, son sommeil hachuré l’empêche d’y passer trop de temps. Le futon, la couette et l’oreiller ont déjà étés repliés et rangés dans l’oshiire, dans l’étagère du bas. Celles du haut sont réservées à ses vêtements, principalement des chemises, des pulls ou des t-shirt unis, noirs, gris, blancs, ou de couleurs sombres, taille L, voire XL selon les marques et les coupes. Il n’est pas gros, loin de là, mais grand et massif, plus que le commun des japonais. La taille des jambes de ses pantalons, majoritairement des jeans, et la pointure de ses chaussures, des modèles solides et confortables en cuir ou en toile, nous informent qu’il doit faire environ 1m90, au moins. Rangés dans une case à part, on peut aussi trouver un jogging et des baskets pour son footing et une paire d’haltères de 10 kg, qu’il soulève sans souci pendant ses entraînements. On le devine aux reliefs de sa musculature.

La salle de bain est toute petite, et pas moins spartiate que le reste de l’appartement. Reiichi n’est pas du genre à y passer des heures. La sempiternelle brosse à dents voisine tout juste avec un peigne pour discipliner ses cheveux lisses, sombres et épais, rabattus sur la droite le plus souvent, et un rasoir électrique, qui sert plus pour les côtés de son crâne que pour sa barbe. Celle-ci peut passer une semaine sur sa mâchoire carrée et son menton volontaire sans être inquiétée. Il y a aussi un petit flacon de désinfectant pour la boucle qu’il porte à l’oreille gauche.

Le salon-cuisine offre plus d’espace et plus de lumière que le reste de l’appartement, mais il fait tout de même un peu désolé. Le coin cuisine, surtout. Reiichi n’est pas un cordon-bleu. Ses contributions à son régime alimentaire se limitent aux pâtes, au riz, aux œufs, aux steaks et à l’achat de bentos tout prêts ou de légumes en boîte. Et au café en canette. Il en consomme beaucoup, quand bien même ce n’est pas conseillé avec la qualité toute relative de son sommeil. C’est pour ça que son visage anguleux a les traits tirés, marqués, que ses sourcils sont souvent froncés au-dessus de ses yeux en amandes qui accusent de lourds cernes grisâtres, tranchant avec la couleur miel de ses iris. Souvent, il a du mal à s’endormir quand vient le soir et il reste tard à regarder la télé, en fumant à la fenêtre du salon. Il n’aime pas rester assis trop longtemps, le fauteuil lui sert essentiellement à faire des petites siestes pendant ses astreintes. Mais pour le tabagisme, il a fait des progrès. Il est descendu à un demi-paquet par jour. Parfois il se dit qu’il pourrait arrêter et que ça vaudrait mieux pour lui, mais c’est devenu une habitude, un geste rassurant, familier. Le filtre trouve tout naturellement sa place entre ses lèvres sinueuses, fines et mobiles. Ses doigts jouent sans y penser avec la tige blanche, toute petite entre ses mains de bûcheron. C’est son travail qui les abîme. La violence se lit sur ses phalanges et ses mouvements trop directs, sur les reflets acérés de son regard aussi. C’est pour ça qu’il continue de fumer. Les gestes familiers sont vitaux, même quand ils sont mortels.

   
Akino Mikolajczyk
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Inscrit.e le : 25/10/2016

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Je suis: pro-Incontestable.
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★
posté
le Sam 1 Avr - 12:21
par Akino Mikolajczyk
Kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!
Nii-chaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!!!

Enfin te voilà !! Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 2655193790

Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho Tumblr_m2y7smqNrO1r38tpm

Tu sais déjà tout ce que je pense de ta fiche !
Elle est superbe, pleine d'émotions ! Et je t'aime ! Voilà Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 2244379341

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho Fondfonceakinosigna
Reiichi Bashō
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Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Célibataire.
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posté
le Sam 1 Avr - 12:23
par Reiichi Bashō
...... Je....

Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 560867Flirting

Merci petite sœur 8'D J'suis tellement content d'être enfin là 8'D
Inari Akiyama
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Amon Al-Najjr ♥
Autre:
— Ultratechnique —
— Ultratechnique —
posté
le Sam 1 Avr - 12:35
par Inari Akiyama
RE-BIENVENUE ♥️
Cette fiche. ~
Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 1986680169

Je te pré-commande un lien, frère de mon âme-sœur.
Teare B. Jefferson
Messages postés : 451
Inscrit.e le : 21/03/2017

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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : fuck la police. ❤︎
Autre: ava : len-yan, deviantart
posté
le Sam 1 Avr - 12:37
par Teare B. Jefferson
REBIENVENUE JEUNE FOU <3
Je me dépêche de lire tout ça *^*
Invité
Anonymous
Invité
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posté
le Sam 1 Avr - 12:44
par Invité
Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 2146490309 Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 2146490309 Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 2146490309
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 1 Avr - 12:49
par Invité
Eh bah dis donc, c'était un sacré rhume, ça ! 8D /mur
Re-bienvenue très cher ♥
Je lirais cette super fiche sous peu ** ~
Reiichi Bashō
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Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Sam 1 Avr - 13:07
par Reiichi Bashō
Merci merci merci, vous êtes tous trop gentil :'D

Kei' : M'en parle pas, j'ai éternué 10 pages word d'un coup XD j'espère que ça te plaira ! ^^

So : Tes bananes d'amour me vont droit au coeur, petit frère Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 2464953146

Levant' : Thanks ! Have Fun *w*

Uta : Omagaaaad, un lien avec twa ! J'en rêvais depuis si longtemps :*roxy*: Je te suis tout acquis, très cher ^^
Honoka Nicolson
Messages postés : 1513
Inscrit.e le : 23/06/2014

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Je suis: neutre.
Époux/se : Zetsu Izumo
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Fast'action de Logan
Fast'action de Logan
posté
le Sam 1 Avr - 13:12
par Honoka Nicolson
Damn il faut se méfier des rhumes ou en avoir plus souvent au vu du résultat après XD

Bon QC et bonne validation !
Reiichi Bashō
Messages postés : 155
Inscrit.e le : 01/04/2017

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Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Célibataire.
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posté
le Sam 1 Avr - 13:16
par Reiichi Bashō
Je peux essayer de te le refiler si tu veux, Honoka x)

Merci beaucoup !
Ren Bashō
Messages postés : 219
Inscrit.e le : 05/08/2015

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Reiichi Basho ♦
Autre: LUV.
posté
le Sam 1 Avr - 13:57
par Ren Bashō
* Débarque avec un paquet de sucettes et les lui jette à la gueule.*

Je t'aime.

T'as du talent, je te hais.

Mais je t'aime trop, t'vois l'genre ? ♥

* Se pose sur son trône et attend la suite 8D*
Honoka Nicolson
Messages postés : 1513
Inscrit.e le : 23/06/2014

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Zetsu Izumo
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Fast'action de Logan
Fast'action de Logan
posté
le Sam 1 Avr - 14:06
par Honoka Nicolson
Oui refile-le moi j'en ai bien besoin là 8D

*arrête le flood sinon elle va polluer le sujet*
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 1 Avr - 14:17
par Invité
Re-re-re-Hellcome Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 719878181
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 1 Avr - 14:37
par Invité
Bonne nouvelle tête et bonne fin de rédaction ^^
Je lirais quand j'aurais racheté des mouchoirs... Le peu que m'a fait lire Akino a déjà manqué de me tuer ^^"
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 1 Avr - 15:35
par Invité
RE !
J'ai hate de voir ton avatar fini =)
Reiichi Bashō
Messages postés : 155
Inscrit.e le : 01/04/2017

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Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Sam 1 Avr - 16:02
par Reiichi Bashō
Ren : *se prend des sucettes, de l'amour, de la haine, et re-de l'amour dans la tronche*

Et je t'aime aussi, anonyme citoyen ! Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 431151677

Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 540165Alright

Länd : Re-merci, Papy Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho 719878181

Kaede : *t'offre une boîte de mouchoirs* Merci beaucoup, c'est gentil ;w; promis c'est moins la PLS que chez Aki !

Momoko : Merci ! C'est très gentil ! J'espère que j'arriverai à faire quelque chose de potable ;w;

Eeeeeeeet, j'ai fini ma fiche ! J'embrasse par avance les modos et admins qui s'en chargeront !

Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 1 Avr - 16:34
par Invité
Comme j'aimerais avoir le même talent en dessin. Superbe avatar, vraiment! Même pas fini...

Et encore une fiche sacrément riche. Bravo.
Rebienvenue parmi nous et bonne chance pour ta validation.
Reiichi Bashō
Messages postés : 155
Inscrit.e le : 01/04/2017

Les plus du perso :
Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Sam 1 Avr - 18:13
par Reiichi Bashō
Merci Klervie, ça me touche beaucoup ^^ mais je vais sans doute demander de l'aide pour la colo parce que ça je sais pas faire ;w;
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 2 Avr - 10:18
par Invité
Bonjour bonjour et rebienvenue, monsieur Miam Miam du muscle...

Plus sérieusement, tu sais déjà ce que je pense que cette fiche, et comme d'hab je reste sans voix....
Bonne validation mon grand !
Black Chocolate
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Inscrit.e le : 22/11/2013

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Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Fon'Dada ♕
Fon'Dada ♕
posté
le Dim 2 Avr - 10:40
par Black Chocolate
Re-bienvenue sur le forum ! ♥

- Les discussions qu’il a avec son père son peut-être dépourvues de toutes de toute effusion mais il sait qu’il est estimé à sa juste valeur, en tant qu’aîné, pro-Incontestable convaincu et patriote fervent.

Han ! Ta fiche est sublime ! Incroyablement bien écrite et ton personnage est génial ! Sincèrement, c'est un vrai coup de coeur pour moi. ♥ J'ai vraiment passé un agréable moment à la lire, chapeau bas ! Je te valide avec GRAND PLAISIR !


Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :

• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


Tu iras jusqu'ici, mais pas au-delà ~ Reiichi Basho Obg8
Un GRAND MERCI à Driss Y. Nanase pour ce superbe kit. ♥♥
Reiichi Bashō
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Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Dim 2 Avr - 11:24
par Reiichi Bashō
Shio-chan : Merci beaucoup, charmante damoiselle ! *fait saillir ses pectoraux* Je connaissais déjà ton avis, mais il m'est toujours aussi précieux ;)

BlackCho : Alors c'est marrant parce que je me suis levé, j'ai checké ma fiche vite zef, je me suis retourné, j'ai éternué et pouf ! J'étais validé ! Décidément...
Merci beaucoup pour tes compliments et ta validation ! Ils me vont droit au coeur ! Je m'efforcerai une fois de plus d'y faire honneur ;)
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