Ibiki Becker
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Inscrit.e le : 06/04/2017

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Anders Becker
Autre: Ibiki est "sourd" ! Donc vous étonnez pas s'il vous réponds pas !
#Le petit Pingouin bougon#
posté
le Ven 7 Avr 2017 - 0:20
par Ibiki Becker


Ibiki Takizawa

« La révolte contre ce qui ne peut être changé est une faiblesse,
la révolte contre ce qui peut être changé est un devoir. » - [Charles Dollfus]
Généralités

Nom ;; Takizawa.
Prénoms ;; Ibiki.
Âge ;; 32 ans.
Genre ;; XY.
Origines ;; Japonaises.
Activité ;; Livreur au noir - Dealer -  Fabriquant de bombes - Terroriste.
Sexualité ;; Très active ( ͡° ͜ʖ ͡°).
Avatar ;; Ivan Berk de Deus Ex : Mankind Divided.
Règlement ;; gloubiboulga
Chemin ;; TC.
Commentaire ;; Paix et amour ♥.... Non j'déconne ! Moi j'aime que les pingouins de toute façon !


Un jour en France - Noir Désir

Bon il y a du hide aussi, j'ai tenté d'être le moins explicite possible, mais sait-on jamais, disons qu'il n'y a aucun mots interdit ( ͡° ͜ʖ ͡°).
What happened in your life ?
I
LE COMMENCEMENT

[0 ans]


Will Cady - What Fills The Gap (feat. Alan Watts)


Vous connaissez les bébés capotes trouées ? Non mais si, ces bébés qui vous tombent sur les bras sans demander parce que vous n’avez pas vu ce putain de trou dans le préservatif ! Bah moi, je suis ce genre de bébé, sauf que la capote trouée, elle s’appelle Incontestable.
Je suis le quatrième d’une fratrie de glands, né sous la demande de la machine. Si elle avait su qu’elle m’aurait sur le dos aujourd’hui, elle n’aurait sans doute jamais ordonné à mes darons de me créer et se serait gentiment branlée en solitaire à la place. Pas sûr qu’une machine puisse faire ça, mais voyez l’idée. Le pire dans tout ça, c’est qu’après avoir donné naissance à trois gamins, ma mère était trop vieille pour en faire un quatrième, enfin vieille, disons que madame la ménopause est arrivée assez tôt. Donc en plus d’imposer un autre chiard à la famille Takizawa, ils devaient se faire chier à savoir comment l’avoir. Evidemment, il y avait l’adoption – t’ain je l’aurais eu mauvaise d’être ici à cause de deux crétins qui ne pouvaient pas faire de gosses – mais heureusement ce n’est pas le cas, je suis de leur sang. Putain. Grâce à la magie de la médecine : La PMA ! Donc comme ma mère n’avait pas d’ovule, bah c’est une inconnue qui en a filé un. Ouai en gros, ma mère, ce n’est pas ma mère et c’est pour ça que je me tape une gueule de semi-caucasien. Perso’, ça m’arrange, ressembler à tous ses cons obéissants m’aurait fait profondément chier.

Je n’ai pas grand-chose à raconter sur mon enfance, elle est normale quoi. Malgré l’imposition, mes parents m’aimaient, j’allais à l’école, je cassais des gueules à ceux qui remettaient en cause mes origines. La routine quoi ! Quoique, quitte à être métisse, j’aurais bien aimé être grand, ne pas avoir le gène nain des nippons – d’autant plus que dans ma famille ils sont plutôt grands – et bah non, je suis le plus petit de la fratrie. Je pensais qu’au moins à l’adolescence j’aurais une grosse poussée de croissance qui me niquerait les articulations, même pas ! Donc forcément, gamin, on me faisait un peu chier pour ça avec ma taille de gonzesse, enfin pas trop non plus, car bon hein ! Je fais que cinq centimètres de moins que la moyenne nationale, et puis je frappais fort, donc on ne se moquait pas longtemps.
Bref ! Sinon, malgré mon côté casse-cou, je n’étais pas mauvais à l’école, mes moyennes étaient convenables même si elles ne convenaient pas toujours à mes darons. Disons que lorsqu’on ne sait pas trop quoi faire dans la vie, surtout à dix ans où tu as plus envie de savoir qui sera le méchant dans la prochaine saison de Digimon que de connaitre les anciens présidents du pays, bah ce n’est franchement pas motivant de bosser. Pourtant j’avais ma mère sur le dos, et surtout mon frère, Absolem. Lui je l’aime bien… enfin l’aimait bien… c’est mon frère, mais si on devait me demander qui est mon père, j’aurais tendance à dire que c’est lui. Car on peut dire que mon vrai paternel est du genre assez effacé, celui qui m’engueulait, m’apprenait des trucs, me protégeait comme me foutait dans la merde, c’était le grand frère. Mais concernant les devoirs, c’était lui qui gueulait que j’étais un branleur, tandis que ma sœur, Alice, essayait de me faire bosser de façon plus diplomatique. Elle, c’était ma confidente, je lui racontais tout, et quand je dis tout, c’est tout. Même aujourd’hui je continue à avoir contact avec elle, même si c’est de moins en moins. Puis il y a Sakae, le troisième, né avant moi. Lui il est plutôt calme, effacé, un peu comme mon père, avec lui je jouais énormément aux jeux vidéo, il était assez geek je dois dire, limite Otaku, il n’était pas prise de tête.

Niveau éducation, j’vais pas vous faire un dessin : famille de pro-Incontestable. C’est le genre de truc qui, aujourd’hui, je garde pour moi. L’idée d’être né dans une famille de vendu me donne de l’urticaire. Mais au moins, j’ai pu m’approcher de près de la connerie humaine.
Pourtant, quand j’étais gosse, j’y croyais, on m’avait plutôt bien formaté. L’Incontestable, c’était la plus belle merveille du monde, plus besoin de se faire chier à chercher, à draguer, on était sûr de tomber sur l’âme sœur du premier coup, à jamais et passer une belle et heureuse vie. C’était la solution aux problèmes d’isolement, de démographie. L’Incontestable, c’était un dieu créé par les hommes ! Non je n’irais pas jusque-là mais pour certains c’est limite ça.
Heureusement, je n’avais pas non plus une famille à la limite de la religion, du genre à devoir garder sa virginité pour son ou sa promis-e, la seule règle qu’on m’a longuement enfoncée dans le crâne c’était de ne pas tomber amoureux hors mariage, que ça me ferait plus de mal qu’autre chose. Putain… c’est plus facile à dire qu’à faire, ça…


II
L’INTERDIT

[19 ans]


Low Roar - "Easy Way Out"


Après un long trajet dans les rues de Tokyo dont je ne voyais pas la fin, il me pose sur un lit et je me roule en boule. Je me sens mal, super mal, je n’aurais pas dû boire d’autant plus que je suis mineur. Mais je me suis laissé entraîner par mes potes, comme un idiot, et maintenant, j’en paye les frais. Je ne sais même pas qui m’a tenu debout pendant tout le trajet, mais il a cru bon de pas me ramener chez mes darons. J’ouvre les yeux pour quand même le voir, c’est Naoki, je lui esquisse un sourire, sans doute très con vu mon état. Il me le rend et je me sens bizarre.

Naoki est d’un an mon aîné, il a redoublé et nous nous sommes retrouvés dans la même classe à l’université. Ça a tout de suite accroché entre nous, nous avions des points communs que nous partagions ensemble. Plus casse-cou que moi, il m’entraînait souvent dans ses plans, parfois foireux. Au début, je n’étais pas vraiment à l’aise, l’éducation me pesant sur les épaules, mais finalement, j’y ai pris rapidement goût, au désespoir de mes parents qui voyaient mes résultats chuter en contrepartie.
Moi qui n’aie pas ma langue dans ma poche et possède un certain orgueil, avec lui, c’est l’inverse. Pour une raison que je n’arrive pas à saisir, je n’arrive pas à lui tenir tête, je l’écoute, fais ce qu’il dit et éprouve un certain bonheur d’être avec lui. En bref, je ne le lâchais pas d’une semelle.

Il s’assoit à côté de moi, je sens sa main passer dans mes cheveux. Ça me rassure. Puis ses lèvres contre les miennes. J’ouvre les yeux comme si l’alcool s’était évaporé de mon sang et le repousse, le regardant avec surprise. Il recule, passablement gêné.
─ Pardon… j’ai cru que…
─ Cru quoi !? Tu m’as ramené chez toi pour m’abuser ou quoi ?
Il se marre ce con, alors qu’il vient de m’embrasser par surprise. P’tain c’est gênant, je sais plus où me mettre.
─ Vu comment tu me fixais au bar ça avait l’air explicite. Puis bon, c’pas la première fois, tu te comportes comme une fille amoureuse.
─ MAIS C’EST PAS VRAI ! Criais-je en virant au rouge cramoisi. Puis t’es un mec !!
─ Et alors ?
Et alors… et alors… j’ai toujours couché avec des filles. Je suis hétéro, merde !... Enfin je crois, merde… je sais plus… on peut être les deux non ?
─ Enfin, excuses-moi, je ne voulais pas profiter de la situation. Si tu ne veux pas c’est comme ça. Je te laisse dormir.
Je me gratte l’arrière de la nuque.
─ Mais… je te plais ?
─ Bah t’es pas dégueu quoi.
Encore un petit moment de silence. Ô et puis merde ! Je l’attrape par le col et l’embrasse, il faut bien un début à tout. Je sens comme une chaleur envahir mon corps et mon cœur se met à battre la chamade. Naoki glisse sa main sous ma chemise, je frémis, je fais de même, bien plus timidement. Je coupe l’échange buccal, baissant les yeux.
─ Quoi ?
─ J… je l’ai jamais fait avec un mec.
Il rit, t’ain c’est chiant ça ! Je fais la moue, mais il prend mon visage entre ses mains et me sourit.
─ Ce n’est pas grave, je vais t’apprendre, p’tit puceau.
─ Hey ! Je l’ai déjà fait avec des filles ! M’écriais-je en tentant de le frapper.
Mais il me bloque et m’embrasse la main, ce qui me fige. Il remonte jusqu’à mon oreille et me susurre de me détendre, qu’il va s’occuper de moi avant de me rallonger. Ma tête tourne. Qu’est-ce que je suis en train de foutre ?

... Zone sous Hide...


Quelques jours s’étaient passés après cette nuit-là. Quand je m’étais réveillé, me suis demandé ce que j’avais fait, mais finalement, je ne regrette pas. Tant que ça ne sort pas de la chambre de Naoki. Cependant, j’étais un peu différent avec lui, je ne saurais comment dire. Moins gêné, peut-être plus collant. En réalité, il me fallut un certain temps pour comprendre que j’étais amoureux de lui, et que je l’avais toujours été. Et le déclic fut d’avoir couché avec lui. Je ne l’aime pas parce que c’est un mec, en fait, me suis rendu compte après coup qu’un mec, une fille, je m’en tape, mais c’était juste lui. Rien que lui.
Alors, aujourd’hui, après les cours, j’ai décidé de lui dire. J’ai passé la journée avec la boule au ventre, l’angoisse du refus, de perdre un ami dans la foulée. Alors une fois les cours terminés, on est allé dans un café, le même que d’habitude, celui où on va pour faire nos devoirs derrière un café caramel dégueulasse à 400 yens. On a commencé à parler de notre travail et après une gorgée de boisson chaude, je le regarde, incertain.
─ Naoki, je… j’ai quelque chose à te dire.
─ Ibiki, j’ai quelque chose à te dire.
Merde, ça se passe que dans les films ce genre de truc non ? Mal à l’aise, je pose mon café, il fait de même.
─ Non, vas-y commences.
─ Je suis marié.
Silence pesant, putain ! Pourquoi je ne l’ai pas ouverte avant lui ! Mais merde quoi ! Je suis figé, serrant mon verre en carton entre mes mains, j’ai l’impression que le sol sous mes pieds s’effondre, je me noie, je bois la tasse et personne pour me secourir. Plus personne.
─ Ça fait chier putain… j’ai reçu la lettre ce matin, je ne suis pas prêt.
J’ai reçu une lettre moi ? Non, ce n’est pas possible, il ne peut pas aller à quelqu’un d’autre, j’y croyais, j’y ai cru, j’étais persuadé. Ce n’est pas possible. C’est qui cette pute ou ce putain qui me prend MON Naoki !? J’ai envie de chialer.
─ Ibiki ? Ça va ? Ce n’est pas grave tu sais, fallait bien que ça m’arrive, ça ne nous empêchera pas de se voir et continuer à jouer aux cons.
Non ce n’est pas ça, t’as rien compris ducon, que dalle. Je déglutis, respire lentement et affiche un grand sourire.
─ C’est cool ! L’Incontestable a trouvé ta perle rare ! Je suis content pour toi.
─ Ah ah ! Je savais que tu réagirais bien toi, faut dire que vu ta famille…
Je ne réagis pas du tout bien là, vraiment pas, j’ai des envies de meurtre, de me jeter d’un pont, j’aimerais hurler, fort, très fort. Mais il n’a pas à savoir ce que je ressens, non, il n’a pas besoin de ça, je n’ai pas le droit de lui faire du mal, ce n’est pas sa faute.
─ Pfff… C’chiant, j’vais devoir me chercher un autre sexe friend.
Il éclate de rire.
─ Tu n’as pas des meufs ?
─ Si, mais t’étais le seul mec.
─ Bouarf ! Mignon comme t’es t’en trouveras un autre facilement !
Putain mais ta gueule ! Ne me dis pas des trucs pareils alors que je sens mes larmes au bord des cils. Je prends mes affaires et les mets dans mon sac.
─ Je vais rentrer, tu dois sans doute préparer ton déménagement.
─ Ouai, t’as sans doute raison. Mais t’avais pas un truc à me dire ?
─ Non. C’était pas important.

Après cet échange foireux, je suis directement rentré à la maison, claquant la porte d’entrée et m’enfermant dans ma chambre.
─ Qu’est-ce qu’il a à claquer la porte comme ça ?
C’était Absolem, mon frère ainé qui m’a vu passer en trombe. Habituellement absent, il est revenu récemment de mission militaire pour la semaine.
─ Je ne sais pas, je vais aller voir.
Ma sœur, Alice, frappe à la porte et l’ouvre doucement pour venir me voir, elle m’aperçoit la tête dans le coussin. Je ne crois pas qu’elle m’ait déjà vu pleurer, en fait c’est assez rare que ça arrive. Elle vient s’asseoir au pied du lit, me passant la main dans le dos. Elle cherche à comprendre, à soutirer des informations pour me remonter le moral. Au final, je finis par lui dire, car c’est la seule en qui j’ai confiance, qui ne me rabrouera pas. Elle réussit à me calmer et à me tirer du lit pour qu’on aille manger.
A table, ils virent tous ma tête d’enterrement, mais personne ne disait rien, enfin, jusqu’à ce que l’autre con.
─ Je peux savoir pourquoi tu nous fais partager ta mauvaise mine ?
─ Laisse le Absolem, il ne va pas bien.
─ Tu as eu une mauvaise note mon chéri ? Rajoute ma mère. Ce n’est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois.
─ C’est juste un chagrin d’amour, ça va lui passer.
Absolem lève les yeux au ciel.
─ Ah bah voyons. Pourtant on t’a répété que les histoires d’amour hors mariage ça sert à rien. Tu dois attendre la lettre de l’Incontestable pour ça.
─ L’Incontestable, je l’EMMERDE !
C’était parti tout seul, je n’avais pu retenir mes paroles, me levant en frappant l’assiette sur la table pour gueuler. Mais c’était vrai, c’était à cause de cette enfoirée de machine que j’étais comme ça, je la déteste ! Mon père, habituellement calme, leva les yeux vers moi, froidement. Absolem lui, se leva.
─ Ibiki ! Tu t’assois et tu cesses de dire des propos pareils ! On t’avait prévenu, tu n’as qu’à t’en prendre à toi-même !
─ Tu as dix ans de plus que moi et jamais marié, me dit pas que tu n’es jamais tombé amoureux malgré toi.
─ Non, car je ne veux pas savoir le mal que ça peut faire.
─ NON ! Tu as juste un cœur de pierre ! T’es tellement un trou du cul que même la machine arrive pas à te marier !
─ Ibiki…
Je lui fais un bras d’honneur avant de me casser de table et m’enfermer dans ma chambre en claquant bien fort les portes.

Ce fut la première fois que je me rendis compte qu’un truc n’allait pas avec le système. Qu’une machine marie les gens isolés, qui ne trouvent pas, oui, mais pourquoi, quand on a trouvé la personne qu’on aime, elle ne veut pas nous la donner ? Le but, ce n’est pas de faire des couples ? Alors pourquoi briser des vies aussi facilement ? Je ne comprends pas…


III
LA REBELLION

[21 ans]


Les verres de terre - Les Cowboys Fringants


Et l’histoire se répéta, encore et encore. Chaque fois que j’avais un minimum de sentiments pour quelqu’un, la machine me l’arrachait sans me demander mon avis. Parfois je me surprenais à penser que j’aimerais être aussi frigide que mes frères et sœurs, avoir leur cœur de pierre. Mais non, moi j’ai accepté ce putain de cœur d’artichaut qu’ils n’ont jamais voulu. Ça me faisait chier, mais j’essayais de rester optimiste, c’était comme ça me répétait-on sans cesse, mon jour viendrait bien à un moment donné. Mais je les voyais les défauts de ce système totalitaire, un à un, ils se dévoilaient à moi. Le mariage de Naoki ne se passait pas aussi bien que prévu, je l’avais jamais vu dans cet état, certaines autres de mes anciennes conquêtes, pareils, ne supportaient plus cette union imposée ; mais ils gardaient le silence. Ô ! Pour certains ça allait nickel mais disons que je trouvais le nombre de déçu était relativement élevé pour une machine si « parfaite ».

A vrai dire, je commençais à ne plus la supporter, ni ses actions, ni les conversations qui en parlait. Chaque repas de famille finissait en débat politique, en hurlement et en vaisselles qui se brisent. Plus le temps passait, plus je devenais antisystème, refusant d’avaler les belles paroles qu’on m’en faisait. Pour moi, le régime japonais ne valait pas mieux que celui de la bonne vieille URSS. Totalitaire et portant atteinte à la liberté.
Rapidement, je réussis à trouver des contacts qui pensaient comme moi, et voulaient d’une certaine manière, agir. Je n’en pouvais plus de rester les bras croisés. Au début c’était des actes assez pacifiques, des tags, des revendications, rien de vraiment agressif. L’agressivité c’était après m'être fait choper par les poulets et ramener aux bercails. Autant vous dire qu’à peine la majorité atteinte, je me suis cassé sans rien ne demander à personne, sans demander l’avis. J’ai tout jeté par la fenêtre, famille, étude, pour aller vivre chez Hidan, un rebelle qui était devenu un de mes meilleurs potes. Je ne sais pas comme l’a pris ma famille, mais étant le vilain petit canard, j’ne pense pas que je leur manque des masses.

Squattant un deux un appartement merdique, j’arrivais à payer mes loyers en faisant des jobs de merde. Mais rapidement, ce n’était guère suffisant et je dus commencer à dealer pour pouvoir finir les fins de moi, rentrant plus ou moins moi aussi dans les stupéfiants pour passer l’temps avec Hidan. Plus de drogue, je passais à des ventes illicites plus grosses, des trafics d’objets, voire parfois d’armes. Je ne posais pas vraiment de question, je faisais mon job et c’est tout.
En parallèle, avec le groupe on menait nos actions, de moins en moins pacifistes, de plus en plus violentes, je devenais de moins en moins tolérant avec les pro’con comme je les appelle souvent. Au bout d’un moment, je vins même à m’intéresser aux explosifs, apprenant à les créer, les programmer, à monter un logiciel avec l’aide d’un pote hackeur qui m’apprit les bases. Si un jour un bâtiment officiel a explosé, c’est peut-être moi. Cependant, je vise l’état, pas les civils, je ne suis pas un monstre non plus. J’appris aussi à démonter et remonter des armes, les trafiquer à ma guise, bien qu’il fût rare que j’en porte en dehors des missions, trop risqué dans cette société anti-arme. Si je me faisais choper avec, j’étais dans la merde.

Autant dire que pendant six ans, j’ai pas mal évolué, effaçant le gentil Ibiki d’autrefois. Plus rien ne m’arrête, et si un obstacle me fait face, j’hésiterai pas à l’éliminer de sang-froid pour arriver à mes fins. La seule chose qui m’emmerde le plus encore aujourd’hui, qui pourrait faire foirer mes projets, c’est cette maudite puce.


IV
LA PUCE

[27 ans]


Westworld OST - Nitro Heist (by Ramin Djawadi)


─ Putain ! Qu’est-ce que tu branles ? Si on se fait choper on est mort ! Criais-je alors que je surveillais l’entrée de l’hôpital abandonné.
Je n’étais vraiment pas à l’aise. Il y a quelques mois, mes collègues et moi avions décidé de trouver un moyen de virer les puces qui se trouvent dans nos cerveaux. Une bonne idée mais dont la réalisation ne fut pas aussi facile qu’on l’espérait. Brouilleurs, désactivation externe, rien ne fonctionnait et on s’est rendu à l’évidence qui allait falloir ouvrir la boîte pour enlever le parasite. Fort heureusement, des antisystèmes, il y en a partout et on a pu trouver – non sans difficulté – un médecin bossant dans la neurochirurgie acceptant de tenter l’expérience. Il nous fallut du temps pour trouver le lieu, les ustensiles sans éveiller aucun soupçon, mais le plus dur fut de trouver le cobaye. Pour dire vrai, il nous est un peu tombé dessus, un mec condamné pour adultère. C’était un peu sa dernière chance pour lui, le souci, c’est que c’est un GPS sur pattes et qu’il faut faire vite. Putain, pourquoi les autres ont accepté, c’est trop dangereux. Et puis bordel ! Il en met du temps le toubib, faut tant de temps que ça pour ouvrir un crâne virer une puce et refermer ?

Des bruits, merde. J’arme mon dispositif, j’ai criblé le bâtiment de dynamites, j’ai le contrôle de chacune d’elles, je ne peux pas les rater si ces connards se rapprochent. Rapidement, je regarde sur l’ordinateur les caméras de surveillance, ils ont passé la sortie nord, il n’est pas trop tard. J’appuie sur l’un des boutons, une explosion assourdissante retentie.
─ Qu’est-ce qu’il se passe !!
Je reviens dans le bloc, fuck l’hygiène.
─ Vous avez fini !? Ils arrivent !! Hidan ! Va surveiller les caméras !
─ Non, c’est… presque ! Laisse-moi encore un quart d’heure !
─ Un quart… putain !
Je me mords la lèvre et reviens dans ma salle de commandes. La sortie nord est la seule qui peut s’ouvrir de l’extérieur et je l’ai bloquée, il leur faudra du temps pour rentrer, j’espère que ce sera suffisant. Le temps passe, dans le stress, je regarde les miliciens dégager la caillasse depuis mon écran, ma respiration se fait plus vive. Si je n’entends pas dans cinq secondes que l’opération est terminée, je me barre.
─ MERDE !
Un cri de défaite, je me lève d’un coup et les rejoins.
─ Qu'est-ce qui ce passe ?
Je regarde le médecin, puis le "cobaye", le crâne à moitié ouvert qui se met à tousser et cracher du sang avant de s'effondrer, pris de violents spasmes.
─ … Mec ?
─ Elle a fondu..., marmonne le docteur.
Je le regarde, puis le mec en train d'agoniser.
─ ... F... fondue ? Mais il a quoi bordel ! Qu’est-ce que tu as branlé, hurlais-je en le plaquant contre le mur.
─ J’ai fait de mon mieux mais la puce s'est désagrégée quand j'ai voulu la retirer ! Se mélangeant aux tissus environnants.
─ Mais pourquoi ça le bute !?
─ Calme-toi Ibiki, j’étais là pour voir, il s’est donné au maximum, c’est impossible de la virer…, me fait Hidan en posant sa main sur mon épaule.
Je grogne et finis par relâcher le mec en blouse.
─ Je... je l'ignore. Ils ont pensé à tout, jusqu'à la programmer pour ne pas être retirée, étudiée... Je sais pas ce qui le tue, un poison ? J'ai pas pu récupérer de la matière pour l'étudier.
─ Oh putain... on vit avec une minie bombe dans la tête ?
Un silence tendu se met en place ainsi qu'une raison de plus de ne pas rester inactif face à ça.
─ Il vaudrait mieux pas divulguer cette information.
Cela n’engendrerait que de la panique aggravant la situation.

Je serre les dents, il n'a pas tort, mais bordel, ça me mettait en rage.

Un bruit d’effondrement, merde ils sont passés.
─ Bon faut qu’on se casse !
─ Et lui ?
Je dégaine mon arme et tire une balle dans la tête du mourant.
─ Putain Ibiki ! Pourquoi tu as fait ça !?, me hurle Nobue, la gonzesse du groupe.
─ Il est foutu, tu voulais le porter ? Non, alors ta gueule et on se casse.
L’éthique, je l’emmerde, à quoi bon trimballer un mec à moitié mort au risque qu’un de nous se fasse prendre, ou pire, alors que le problème peut être réglé avec une balle. On plie bagage et on se casse du bloc opératoire. A peine sortie, je fais tout péter pour effacer les preuves et on se rue vers la sortie sud. Du moins c’était le plan, car en ouvrant la porte, ils nous attendaient. Je reculais d’un coup alors qu’ils ouvraient le feu, poussant mes partenaires en arrière et refermant la porte avec un coup de grole.
─ Tchaaah ! On…. On monte, on va passer par les toits !
Ils montent, je les suis, moins rapidement qu’eux, merde, Hidan s’en rend compte et revient.
─ Ibiki ? Qu’est-ce que t’as ?
─ Rien ! Avance bordel !
Ce con m’attrape à l’épaule et je lâche un glapissement douloureux. Il retire sa main, couverte de sang.
─ Mais… tu pisses le sang !!
─ Ça va j’te dis ! Me suis pris un shoot dans l’épaule, ce n’est rien ! Avance bordel ou je te fais la même dans l’cul !!
Il ne discute pas, quand je suis énervé faut pas m’parler. On grimpe sur les toits, je rabats ma capuche sur la tête.
─ Ibiki ! Ça va ? Me demande un autre en voyant que le jeune de mon sweat a viré au rouge.
─ Très bien !
En fait non, pas du tout, je commence à voir trouble, et je sens plus mon bras. Le toubib s’approche de moi pour voir et sans me demander m’attrape le bras.
─ AAARGH ! Mais qu’est-ce que tu branles connard !
─ Je te fais un garrot et je bloque ton bras, tu n’arrives plus à le bouger, il va te gêner pour sauter de toit en toit.
J’avais envie de lui foutre une droite sur le coup mais, en fait il avait raison.

Après coup, on a réussi à s’échapper. Au final, de cette nuit, on n’a rien gagné, à part du pessimisme et un bras en moins pour moi. Ah oui, non parce que ces connards m’ont tiré pile dans l’articulation, détruisant nerfs et tendons. Autant dire que mon bras gauche me servait plus à rien donc le toubib me l’a viré sous ma demande. Vingt-sept ans et déjà manchot, autant dire que je l’avais mauvaise. Heureusement, un de mes potes avait réussi à me dégoter une prothèse au marché noir. Une vraie merde, mais ça dépannait. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à bidouiller ce genre de matos, ça me changeait des gadgets et des bombes.

V
L’IMPRÉVU

[28 ans]


Koloto - Cedar Shed


Des aventures, j’en ai eu depuis l’adolescence. Des filles, des garçons, a vrai dire je ne suis pas très regardant, voire souvent bourré lors de mes petites aventures nocturnes. Si vous vous posez la question, je suis dominant, et on ne revient pas là-dessus. Naoki fut l’exception, point. Toujours est-il que j’ai toujours touché du bois concernant mes coucheries, pas de maladies, pas d’alien. Hélas, le karma a souhaité remettre les choses au clair. Mes petites folies allaient forcément payer un jour. Non, je n’ai pas attrapé la syphilis, encore moins de VIH, par contre j’ai attrapé ce qu’on appelle un petit alien surprise. Enfin une, c’est une fille.

Quand j’ouvris à Yôkô, je fus assez heureux de la voir. Ce n’était pas vraiment ma copine, ni mon ex, quoiqu’un peu, disons que c’était un échange de bon procédé, pendant un moment. Donc quand je la vis après plusieurs mois sans nouvelles, j’affiche un grand sourire, ravie de voir une amie avant de me liquéfier en voyant la chose entre ses bras.
─ T’as eu un gosse ?
─ Ouai c’est l’tien, laisse-moi rentrer.
Elle rentra d’elle-même dans l’appartement s’asseyant dans le canapé, tandis que moi je la suivais du regard avec de gros yeux.
─ QUOI !?
Hidan qui mangeait ses ramens dans la cuisine accolée au salon détala dans sa chambre pour nous laisser tranquille.
─ Mais…. Mais ce n’est pas possible ! Et la pilule !!?
─ 10% d’échec et déni de grossesse.
─ T’es sûr que c’est…
─ Certaine, en plus elle a tes yeux.
Putain c’était dur, je savais pas trop comment réagir, j’étais à la fois heureux et totalement paniqué, je n’étais pas prêt, ce n’était absolument pas prévu.
─ Tu… fin’, désolé… je peux faire quelque chose ?
Je n’étais pas non plus un connard, j’allais pas lui dire de se démerder toute seule avec son chiard. J’allais en même temps chercher à boire, elle aimait du jus pomme je crois… puis moi me faut un remontant, du whisky c’est très bien…
─ Ouai ! Que tu la prennes à charge, je ne peux absolument pas la garder.
Je manquai de faire tomber la bouteille de jus. Quoi ? Oui mais non ! J’accepte d’aider mais je ne peux pas m’en occuper H24, 7 jours sur 7.
─ C’est ta gosse… aussi…
Yôkô soupire caressant la joue du bébé.
─ Je sais, tu sais, je l’aime énormément, et savoir qu’il est de toi, ça me rassure aussi. T’es un peu con mais t’es un chic type… le truc… c’est que je suis mariée depuis deux mois et mon mari ne veut pas de cette « bâtarde » hors mariage. Il m’a autorisé à aller jusqu’à l’accouchement, mais il n’en veut pas chez nous.
Le verre que je tenais dans la mains gauche se brisa sous la soudaine haine qui m’envahit. Déjà, qu’elle me dise qu’elle a été collée à mec au pif par cette connasse de machine me rendait dingue, mais en plus que ce soit avec un trou du cul.
─ C’est un pro’ ? Demandais-je en ramassant les bouts de verres.
Elle me fit cette mine qui voulait tout dire, putain. Les pires. Elle m’expliqua ensuite qu’elle pourrait la garder chez eux, mais elle ne voulait pas que sa fille, notre fille, soit élevée dans ce milieu, qu’elle subisse un lavage de cerveau. Et je la comprends. Alors au final, j’acceptai de la prendre chez moi, la reconnaissant comme ma fille. Le deal fut simple, j’en avais la garde principale, tandis que Yôkô la gardait un week-end sur deux. Etant pas d’anciens parents divorcés se tapant sur la gueule, on s’arrangeait facilement pour les vacances ou des gardes de dernières minutes.

De mon côté, ma vie se transforma assez drastiquement. C’était assez complexe de lier boulot, légal et illégal, actions militantes et un bébé de quelques mois. Mais je peux vous dire, que je n’ai pas abandonné, la table basse se recouvrant rapidement de bouquin de maternité malgré les foutages de gueules de mes potes. Je n’ai jamais lu autant de ma vie, mais je voulais bien faire quoi, être un bon père. Et je compris à quel point les femmes, surtout en monoparentale, devaient en chier pour s’occuper de leur môme. Heureusement, Hidan m’aidait pas mal, bien qu’au début il aurait bien souhaité la mettre à la poubelle tellement elle pleurait toutes les nuits… voire aussi la journée. Quoiqu’il refusait de la changer, donc quand je ne pouvais pas être là, que Yôkô n’était pas disponible, c’était Nobue qui s’en chargeait. La jeune femme se débrouillait comme une chef, faut dire qu’elle s’était occupée de son petit frère pendant un moment.

Son nom ? Surippa. Oui, oui ça veut dire pantoufle… non mais je n’avais pas d’idée oké !? Puis c’est hyper mignon une pantoufle !!... non ?... Non j’déconne elle s’appelle Jiyū, ça veut dire liberté, même si tout le monde l’appelle pantoufle à cause de moi et pour la faire chier. Elle me déteste pour ça… En fait ça date du début, car je ne savais pas encore comment l’appeler, et c’est resté comme un surnom de merde.


VI
LA MANIFESTATION

[31 ans]


Alors, le fil rouge avec la borne…
─ IBIKI !!!!
Oh putain sa mère ! Je sursaute, je manque de tout faire péter avant de souffler et me retourner, fixant froidement Hidan qui sautille sur place.
─ Putain ! Combien de fois je t’ai dit de ne pas me déranger quand je manipule la poudre ! Merde à la fin !... Qu’est-ce que t’as à sautiller, t’as un crabe dans le slip ?
─ P… pardon… mais regarde sur quoi je suis tombé !
Il me fout une affiche sur le nez, pas très belle d’ailleurs, ce n’était pas de l’officiel. Je la regarde de long en large, prenant un air des plus sceptiques.
─ Une manifestation pacifiste contre le gouvernement ?…. Pfff…
─ On pourrait y aller non ?
Je fixe l’air bêta de mon idiot de colloc’, parfois j’avais franchement l’impression qu’il n’avait jamais dépassé l’âge de l’enfance.
─ Pour quoi faire ? Ce genre de mobilisation ne sert strictement à rien. Les CRS vont juste débarquer, leur taper sur la gueule et ils vont gentiment rentrer chez eux sans avoir rien changé. Enfin… le mouvement de ces « Incontrôlables » est louable. Il faudra juste qu’ils comprennent que, pour que les choses changent, il ne faut pas juste caresser la fourmilière, mais la faire exploser et la reconstruire après.
─ Alors on y va ? Justement, on pourrait mettre notre grain de sel !
Je fais grincer ma main gauche, avant de l’attraper par le col et le ramener vers moi.
─ Hidan, Hidan, Hidan… quelle est notre règle n°1 ?
─ …. Euh je… on ne touche pas aux civils ? Répond-il dans un couinement.
─ Et il va y avoir quoi à cette manif’ ?
─ … Des civils ?
─ Dooonc ?
─ Pas de bombes ?
─ Exact.
Je le relâche et retourne sur mon matos. Parfois certains oublient les règles, je veux bien qu’on ne soit pas mal anarchiste, il y a tout de même certaines choses à respecter. On n’était pas des monstres non plus, le but de nos mouvements violents n’était de faire du mal à la population, au contraire. Alors des bombes dans une manifestation, on oublie. Cependant…
─ J’irai à la manifestation, préviens les autres si ça les intéresse. Je suis quand même assez curieux de savoir qui sont ces Incontrôlables.
Savoir qu’il y avait d’autres groupes qui se rebellaient contre l’Etat était assez positif, et je voulais les croiser pour voir ce que valaient leurs convictions.

Assis à une certaine hauteur, du haut d’un petit bâtiment, je toisais la foule qui faisait contrebas. Je n’aurai jamais imaginé voir autant de monde, mais même si les autorités voyaient qu’une majorité de citoyens était contre le mariage forcé, je n’étais guère persuadé des résultats de cette manifestation. Dans un bruissement, Nobue s’assit à côté de moi faisant balancer ses jambes dans le vide.
─ Tu es finalement venue ?
─ Yep ! Observatrice comme d’hab’ ! Où sont les autres ?
─ Hidan est déjà en bas avec le boss, il était trop pressé de voir les manifestants. Gôta devrait pas tarder.
─ Tu en penses quoi des rebelles qui mènent le groupe ?
─ Ils ont de belles paroles, mais je ne vois qu’une bande de gamins avec de l’espoir plein la tête et qui vont se casser les dents.
─ Ça t’arrives d’être optimiste parfois ?
─ Je suis juste septique.
Elle rigole avant de m’embrasser sur la joue et se relever.
─ Fais gaffe à toi quand même.

Des cris, des coups, de fumigènes. La situation avait dégénéré, ces connards avaient foncé sur les manifestants comme on lâche des taureaux aux couilles fouettées en pleine rue. Les poings étaient de sortie, cherchant à rencontrer la chair de l’ennemi ou à se défendre. Moi, je m’éclatais, en plus d’éclater les gueules de ces fils de chiens. J’assommai un CRS sur ma droite, bénissant la solidité de ma prothèse, avant de sauter comme un diable sur un second qui s’en prenait à un adolescent bien en peine de riposter avec sa carrure. Enfoiré. Je voyais que dalle, la fumée me brûlait les yeux, me faisait suffoquer malgré mon écharpe serrée contre ma bouche. Mais qu’importe, l’adrénaline ne me fait pas céder et je continuerai jusqu’à ce qu’on me mette à terre !
Puis la première détonation se fit entendre, un bruit qui, un instant, figea le temps, quelques secondes de pause où les regards prirent la teinte de l’incompréhension avant celui de la terreur. Un bruit, que je connaissais, que je connaissais trop bien. Et je compris, à quel point ce bruit pouvait être effrayant, quand on en était la cible. Une deuxième détonation, et le temps reprit son cours, en même temps que cette plaque de béton tombant du ciel, écrasant une voiture et quelques passants. Le temps reprit son court en même temps que ce hurlement déchirant, plus déchirant que les autres, attirant mon regard sur ce punk qui avait perdu sa main.
Mais je n’eus pas vraiment le temps de m’attarder sur ce gars. Un flash, l’amorce, Nobue à cotée de moi. Tout se passa si vite, trop vite. Mon temps de réaction, bien que rapide fût trop court pour nous sauver tous les deux. Alors je me jette sur elle, hurlant son nom, la poussant avec violence. Un éclair qui m’aveugle, un bruit sourd qui m’assourdit, la poussière qui m’étouffe. L’inconscience qui me frappe.
─ Ibiki ! IBIKI !
J’ouvre les yeux, tout n’est que cendre, mais je la vois, près de moi. Elle hurle, hurle mon nom, mais c’est à peine si je l’entends. Elle semble si effrayée, horrifiée. Je la comprends. Alors je pose ma main bionique sur sa joue, me voulant rassurant. Peut-être qu’elle est blessée, elle va mal. Je lui souris.
─ Tout va bien Nobue…, dis-je d’une voix essoufflée. Je suis là… tout va se passer. Tu vas t’en sortir.
Des larmes roulent sur ses joues, de plus en plus, merde, j’ai dit un truc qu’il ne fallait pas. Elle cherche ses mots, dit moi où tu as mal Nobue. Puis je l’entends, si loin.
─ Ibiki ! Qu'est-ce que tu racontes ! C’est toi qui es en train de crever ! IDIOT !
Puis l’obscurité m’emporta.

Gorge sèche, si sèches, j’ai soif… putain, j’en ai fumé combien de pétard pour être dans cet état ? J’ai la tête qui tourne, mais je me sens bien, totalement pété en fait. Je ne saurais définir. Un lendemain de soirée où je n’ai pas dessaoulé, où je suis encore sous l’emprise d’une drogue. Mon corps est engourdi, je le sens à peine. Je me souviens de rien. Allé, Ibiki, ouvre un peu les yeux. C’est flou, ma vision semble si réduite. Coucou toi, pourquoi t’es déguisée en infirmière, ça te va bien, mais j’te connais pas. Je veux parler, mais j’y arrive, pas, je sens un truc dans ma gorge, je n’arrive pas à bouger. Non, reviens, pourquoi tu pars ? Nobue ! Oh c’est toi ? Putain Hidan ton avant-bras, tu l’as perdu ?… Pourquoi vous pleurez, ça ne va pas ? Vous faites un bade trip ? Je vous entends mal.
─ Ib… … mois ! Trois … ! … ki … tu… ét… coma.
Quoi ? Trois mois dans le coma, qui ? Moi ?... moi… Je…
Une vague, une vague violente, glacée qui me brûle de son sel irritant, me frappa de plein fouet, une vague de souvenirs que j’aurais préféré oublier me prit aux tripes, affolant l’infirmière en voyant mon électrocardiogramme s’affoler sous le choc émotionnel. L’explosion, le pan de mur tombant sur moi, le visage de Nobue, mes derniers souvenirs. Et je compris, je compris où j’étais, ce qui se passait, ce qui s’était passé alors qu’on éloignait un moment mes amis, qu’on retirait les tuyaux de ma gorge qui m’empêchaient soudainement de respirer. J’étais pétrifié.
On laissa Nobue et Hidan revenir vers moi, elle paniquait, elle pleurait, elle me demandait pardon, pour l’avoir sauvé, pour mon corps, elle me hurlait pardon, je le voyais sur ses lèvres. Et moi, je lui répondis d’un large sourire, le plus rayonnant que je puisse faire.
─ Je suis en vie...
Et malgré ce soudain bonheur qui m’envahit en me rendant compte que je vivais encore, je ne pus empêcher ma vue de se brouiller de larmes.

Quelques jours passèrent après mon réveil, où j’appris pas mal de choses, la plupart dur à encaisser. Cela tenait du miracle si j’étais en vie, mais j’avais troqué mon séjour sur terre contre plusieurs parties de mon anatomie : mon second bras avait été charcuté par l’explosion, mes jambes broyées sous les tonnes de briques, un de mes yeux, brûlé et j’étais devenu partiellement sourd. A côté de cela, j’appris qu’Hidan avait perdu son avant-bras droit malgré la protection de Gôta tandis que le boss avait été tué par l’une des explosions. Pourtant, j’essayais de relativiser, d’être positif. A moins que ce soit la morphine qui me fasse cet effet. Je ne sais pas.  Mais Nobue avait l’air de s’en vouloir, elle pensait que c’était de sa faute si j’étais dans cet état, alors j’essaye de le prendre bien. Mais ce n’est pas le cas. Je ne veux juste pas inquiéter mes amis mais je suis dévasté. Je ne suis pas un super héros, je n’ai pas un mental en acier trempé. Je viens de perdre la moitié de mon corps, mon boss, un de mes amis s’est fait buter, Hidan est blessé et j’ai aussi appris qu’on rejette la faute de ce massacre aux rebelles… non, je ne vais pas bien du tout. Mais à quoi bon se morfondre ? Ça ne changera strictement rien, c’est une perte du temps. Alors je cherche les points positifs. Je me dis que je vais pouvoir m’amuser sur de nouvelles prothèses, que je risquerai plus de perdre ma main avec une mauvaise manipulation de mes bébés explosifs. Que je suis en vie, oui, je suis en vie et c’est le principal, non ?

Un bruit de verrou, la porte qui s’ouvre, presque imperceptible pour moi. J’ouvris les yeux, les posant sur mon ex puis sur ma fille qui me fixait, un peu inquiète. Je me frottai les cheveux avec ma main gauche et leur souris.
─ Yo.
─ Tu … bien ?
T’ain, j’avais encore du mal à tout comprendre malgré la rééducation auditive et l'apprentissage pour lire sur les lèvres. Je tapotais sur le lit, insistant à Jiyû de monter sur le lit. Sa mère la lâcha et le petit grimpa pour venir contre moi, serrant mon pyjama dans ses petites mains, en silence. Elle semblait perturbée.
─ Je vais bien. Ça fait longtemps qu’elle… ?
─ Je … souhaitais pas la … venir tant que tu… qu’on s’av… pas si tu…
─ Je comprends.
Je comprenais qu’il n’était pas conseillé d’emmener une gamine voir son père à moitié mort, ou souffrant de sa convalescence. Cela faisait quelques jours que je ressentais plus d’atroce douleur, malgré l’arrêt de la morphine. Elle était encore là, mais comme une habitude, une nouvelle amie dont je ne pourrais jamais me séparer. Mais ne plus voir son paternel du jour au lendemain, pendant plusieurs mois avait dû vraiment l’affecter. L’enfant, dans son innocence, ne pouvait pas comprendre. Je lui caressai les cheveux, rassurant, lui déposant un bisou sur la tête.
─ Je suis désolé que tu aies dû la garder si longtemps… j’espère que ça ne t’a pas trop posé de soucis.
Yôkô secoua négativement la tête.
─ Même si tu … as la garde …., elle …. … fille. Bien sûr … ça … dérange pas.
Elle marqua une pause, son connard de mari ne devait apprécier la bâtarde.
─ Parles moins vite s’il te plaît. Normalement on va me greffer de nouvelles prothèses dans les prochains jours, je devrais bientôt sortir d’ici et la reprendre en même temps que mon quotidien.
Et aussi les améliorer car je sens que je vais avoir de la merde vue le prix. D’ailleurs, l’hôpital allait me coûter une blinde, j’espérai rapidement me remettre pour bosser assez et rembourser fissa toute cette merde. Ce n’est pas que j’aime pas les dettes, mais un peu quand même.
─ J’aimerais que tu arrêtes, coupa-t-elle.
Je la regardais un peu interloquer, arrêter quoi ?
─ J’espère que tu as compris, ça sert à rien ce que tu fais, tu prends des risques pour rien. Tu devrais penser un peu à toi parfois, penser à ta fille !
Je la regardais, mon regard s’adoucissant à ses mots, j’esquissai un sourire paisible pour lui répondre, simplement :
─ Je pense à elle, et c’est parce que je veux son bonheur, qu’elle n’ait pas à vivre sous cette dictature que je continuerai à me battre chaque jour.

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posté
le Ven 7 Avr 2017 - 0:22
par Invité
BANJOUR TOA Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 2078551763

BON COURAGE POUR TA FICHE OUESH ! Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 901032552
Teare B. Jefferson
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posté
le Ven 7 Avr 2017 - 0:26
par Teare B. Jefferson
Bonjour, cher TC Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 901032552

Bon courage pour la fifiche o/
Setsuka Yagami
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le Ven 7 Avr 2017 - 0:31
par Setsuka Yagami
Bon TC et bonne continuation pour ta fiche =)
Inari Akiyama
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Old Man
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le Ven 7 Avr 2017 - 1:24
par Inari Akiyama
Re-bienvenue et bon TC Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 719878181
Bon courage pour ta fiche Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 1986680169
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le Ven 7 Avr 2017 - 8:13
par Invité
Bonne continuation de fiche pour ton troisième perso :)
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le Ven 7 Avr 2017 - 8:45
par Invité
Re-Bienvenue parmi nous avec cette nouvelle tête.

Bon courage pour ta fiche.
C'est Absolem qui va être content de te voir.^^
Makoto Nanase
Messages postés : 4547
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★
posté
le Ven 7 Avr 2017 - 8:57
par Makoto Nanase
Bon TC ! Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 976361059

Bon courage pour la rédaction et la validation Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 2022029269

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... Ld7d
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... Cn3Ckyx
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 1EPYLUw
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... YqECw0j
Cosima Okada
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire !
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★
posté
le Ven 7 Avr 2017 - 11:05
par Cosima Okada
IL EST LÀ MON VÉRITABLE AMOUUUUUUUUUR ♡

[Peace Abs /o/]

Bonne chaaaaance 8)
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le Ven 7 Avr 2017 - 11:17
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Ha! Bon TC! Bon courage pour ta fiche !
Clyde E. Hawkins
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Ven 7 Avr 2017 - 13:17
par Clyde E. Hawkins
Bonne nouvelle tête Ibiki !
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le Ven 7 Avr 2017 - 13:21
par Invité
Bienvenu par chez toi Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 901032552
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le Ven 7 Avr 2017 - 13:43
par Invité
Bon TC! Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 40839418
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le Ven 7 Avr 2017 - 19:20
par Invité
Bon TC ! Et bon courage pour ta fichette Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 1645942767
Ibiki Becker
Messages postés : 211
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Anders Becker
Autre: Ibiki est "sourd" ! Donc vous étonnez pas s'il vous réponds pas !
#Le petit Pingouin bougon#
posté
le Dim 9 Avr 2017 - 19:32
par Ibiki Becker
Alala ! Que je suis lent pour répondre !... Merci à tous, ça fait chaud à mon kokoro ;w;.

Klervie - Olala oui, il va trop content de me voir Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 901032552

Nae - J'accepte de me marier avec toi, si ça peut faire chier mon frangin Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 2078551763

Caleb - C'trop pratique de s'intaller chez soi, il y a déjà tout mon mobilier et mes affaire !! Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 719878181


Bon sinon, me reste un trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès long chapitre à faire, donc bah pour ce soir ou demain si j'ai pas le courage X_x.
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posté
le Dim 9 Avr 2017 - 20:20
par Invité
Le frère de Absochou ? Non chérie, une grenade c'est pas qu'un fruit... 1237021185 Bon TC, bonne écriture, bonne validation et tout et tout !
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posté
le Dim 9 Avr 2017 - 20:42
par Invité
OUAAAAAAH COMMENT KEU J'TEU KIFF TOUA *0*
Ibiki Becker
Messages postés : 211
Inscrit.e le : 06/04/2017

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Anders Becker
Autre: Ibiki est "sourd" ! Donc vous étonnez pas s'il vous réponds pas !
#Le petit Pingouin bougon#
posté
le Jeu 13 Avr 2017 - 23:18
par Ibiki Becker
Are you a little bit Crazy ?
« Ce mec, c’est un chaud, il n’a pas sa langue dans sa poche. Pour dire vrai au début, je ne pouvais pas le saquer mais après on se rend vite compte de quel genre de type c’est. Il gueule beaucoup, tape fort aussi mais par contre, plus fiable comme mec, tu ne fais pas. Pas de mauvaise surprise et étonnement serviable. Tu vas mal et il rapplique pour te faire rire, et il ne fait jamais faux bond. En fait, Ibiki, c’est un mec cool. Faut juste le supporter. »

« Ibiki, c’est le phénix dans Saint Seiya, non ? Ah on parle de cet Ibiki !!!? Non mais c’est aussi un phénix ce mec, même à moitié mort il se relève. Et le pire c’est que ça l’arrête pas, c’est même pire, il revient à la charge. Plus tête de mule tu meurs. A moins qu’il soit juste très con. Mais bon, c’est pour ça qu’on l’aime. »

« Ibiki ? En un mot, c’est un « trou du cul ». Bon ok ça fait trois et je t’emmerde. Sérieux ce type, on ne peut avoir aucune conversation avec lui. Du moins sur le sujet « Incontestable », si tu veux une bonne soirée avec lui, ne jamais, ô grand jamais ! Le lancer sur ce sujet. Car soit il te fout une grenade dans la main pour que tu la jettes sur un milicien, soit il te la fout dans la gueule. La neutralité, il ne connaît pas. Tu es avec lui ou contre lui. »

« Ce que je pense de ce mec. Il baise bien… après on n’a pas trop discuté faut dire… non je sais pas quoi dire sur lui, franchement ! »

« Quand tu vois Ibiki pour la première fois, tu te dis qu’il n’a pas l’air aimable… puis très vite il tu comprends que tu aurais préféré qu’il le soit. Il a un humour assez gras en fait et merdique… mais ça fait rire au bout d’un moment, pas parce que c’est drôle, mais juste pathétique. »

« Si vous voulez faire plaisir à Ibiki ou qu’il vous lâche la grappe, offrez-lui un pingouin. Si si un pingouin… c’est sa faiblesse sentimentale. Ce qu’il fout avec ? Je ne veux pas savoir, mais je sais qu’il adore les pingouins. »

« Perso’ je dirais qu’une chose, si par malheur Takizawa finissait marié par la machine qu’il hait le plus au monde, j’espère que sa « femme » saura se défendre… il n’hésiterait pas à tuer plutôt que se plier aux exigences du gouvernement. Sérieux, ce n’est pas encore arrivé, et je ne préfère pas y penser. »

« Je me suis toujours demandé ce qu’il l’a amené là, il n’est pas que doué pour se rebeller, il a un don pour fabriquer des choses, réparer, comprendre et manipuler. Vous pensez qu’il les a eus où ses membres bioniques, c’est un putain de biomécanicien ! Mais il ne sert même pas de son talent pour vivre, juste pour lui. Ça le ferait trop chier d’aider un pro’con. »

« Parfois je me demande, entre les médoc’ et la drogue, ce qui va le tuer en premier, car il accumule bien le con. »

« Avec lui, pas de demi-mesure, si t’es un poids, il te laisse derrière faut pas chercher plus avec lui. Bon après si t’es un pote il fera peut-être un petit effort, mais ça le fera profondément chier. Egoïste, pas vraiment, disons qu’il ne pense pas à l’individu mais au plus grand nombre. »

« Ibiki, faut jamais le lancer dans un jeu à boire. Ah non pas qu’il tient bien l’alcool, c’est l’extrême inverse en fait… le truc c’est qu’après il faut le ramener. Vous avez déjà porté un cyborg vous ? Bah c’est lourd, TRES lourd, en plus de devoir supporter son humour de merde qui est exacerbé avec deux gouttes d’alcool. »

« Lui ? Un dangereux rebelle ? Euh... ouai... enfin en tant que colloc', quand tu le vois plusieurs fois, le soir avec sa peluche pingouin dans les bras, son bol de chocapic sur les genoux à regarder des Disney... ça casse un peu le mythe du rebelle badass... sinon son Disney préféré c'est Bambi et faut que je le console à chaque fois que la maman meurt... Non mais lui dites pas que j'ai dis ça, il va me tuer ! »

I look like ...
Je dois me décrire ? Sérieux ?... Bah, j’suis beau gosse. Voilà, fin du live. Non mais regarde la photo puis basta ! Quoi des détails, tu veux des détails ? Genre combien j’ai de poils de bite ?... Bon ok ça va, je donne des détails.

Alors pour commencer, je fais un mètre soixante-cinq… non mais… Oké ! J’en fais que soixante-deux à la base… je triche… bon, c’est qu’un détail ! Oui, je sais que tu veux les détails !!! Ta gueule et laisse-moi causer ! Merde à la fin !
Donc ouai, je suis petit, quand j’ai atteint mon max, je ne dépassais pas les… soixante-deux… j’vous jure, j’ai la haine. Le pire, c’est qu’ils sont tous super-grands dans ma famille, on dirait qu’ils ont tout pompé pour la taille avant que je naisse, ces enfoirés. Ou sinon, ma mère donneuse d’ovule était une naine. Avec, j’ai un poids relativement bien équilibré… oui… oui ce sont des poignées d’amour, fous leur la paix Hidan tu fais chier ! C’est la bière ça… et les snacks aussi… ouai j’bouffe mal, mais tu me vois brouter moi ?... Quoi oui ? Mais non de la salade ducon !

Après je suis relativement pale, faut dire que je ne dois pas trop m’exposer au soleil à cause de mes brûlures et ma peau de bébé… fragile ! J’ai dit fragile !!! Mais merde arrêtez de me souffler des conneries ! Les brûlures ? On y reviendra plus tard, c’est une longue histoire.
Niveau gueule, j’ai un visage carré, métissé asiat’ caucasien, j’ai donc la chance de pouvoir avec une barbe qui va super bien avec mes cheveux marron en pagailles… et non ça ne fait pas clodo ! Petit détail, j’ai une cicatrice sur la lèvre. Mes yeux ? Ah, vous avez remarqué. Alors non, je ne suis pas du tout vairon en fait, à la base, j’ai les yeux jaunes rapaces, justes que le droit est borgne, donc maintenant, il est blanc. Ouai, j’vois que dalle de cet œil, il a brûlé.

En gros, pour faire simple, j’me suis pris une explosion dans la gueule. Forcément, ça fait des dégâts et quand je dis dégâts, c’est que je n’ai pas perdu qu’un œil dans l’affaire, mais aussi mes membres, enfin trois, le premier, je l’ai perdu à cause des miliciens, enfin… l’explosion, c’est leur faute aussi hein ! Mais ce n’était pas au même moment quoi. Ouai c’est du mecha tout ça, d’où l'un mètre soixante-cinq maintenant. Bah oui, j’en ai profité pour grappiller trois centimètres, faut pas déconner en plus de leur donner une forme me permettant de courir plus vite et sauter plus haut et loin lors de mes moments de fuite et parcours pour semer les keufs. Bon après, j’ne peux pas mettre de pantalon… non mais je ne me balade pas queue à l’air, j’mets des shorts ! Quand même ! Et un gros manteau parce que je suis frileux. Pour ça que j’aime bien brûler des trucs, ça réchauffe.
Sinon, niveau mains, ça va, c'est assez fluide, même si je galère avec le langage des signes. Ah non parce que vous croyez qu'en me prenant une bombe à bout portant, j'allais encore avoir dix sur dix aux oreilles ? Bah non, je suis sourd, enfin, j'entends très mal, comprenant deux mots sur cinq avec des acouphènes de merde ! Donc dès qu'il y a trop de bruit, bah, c'est la merde, autant dire que je suis complètement sourd. Enfin bon, j'arrive à dire "Je t'emmerde" en signes, pour moi, c'est le principal et le plus facile à faire : tu fermes ton poing et tu soulèves juste le majeur ; en plus, tout le monde le comprend celui-là, surtout mes voisins qui supportent pas ma musique... pourtant je la mets pas si fort

Ibiki Becker
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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Anders Becker
Autre: Ibiki est "sourd" ! Donc vous étonnez pas s'il vous réponds pas !
#Le petit Pingouin bougon#
posté
le Jeu 13 Avr 2017 - 23:19
par Ibiki Becker
J'avais pas prévu de faire si long et donc de double posts... mais bon... maintenant je peux dire que..

C'est FINI !!

*Croise les doigts ;_;*
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 15 Avr 2017 - 17:12
par Invité
Bonjour et revienvenue sur JM ! J'ai juste quelques petits problèmes avec ta fiche. Premièrement, les fautes. Y'en a... beaucoup.

Non mais si, ces bébés qui vous tomber sur les bras
de me créer et se serait gentiment branlé en solitaire
j’aurais une grosse pousser de croissance
mon côté casse-coup,
étaient convenables mais si elles ne convenaient pas toujours à mes darons.
seule règle qu’on m’a longuement enfoncé dans
et nous nous sommes retrouvé dans la même classe à l’université.
Plus casse coup que moi
Moi qui n’ai pas
je demande qu’il cède à son avis pour satisfaire la mienne.
Quelques jours s’étaient passé après cette nuit-là.
me lavant en frappant l’assiette sur la table pour gueuler.
j’avais un minimum de sentiments pour quelqu’un, la machine me l’arracher sans
Plus le temps passé, plus je devenais antisystème,
refusant d’avaler les belles paroles qu’en m’en faisait.
c’était quand je me faisais choper par les poulets qui ramener au bercail.
on menait nos actions, de moins en moins pacifistes, de plus en plus violente
Si un jour un bâtiment officiel à exploser,
mes collègues et moi avaient décidé
La sortie nord est la seule qui peut s’ouvrir de l’extérieur et je l’ai bloqué,
ça me changé des gadgets et des bombes.
j’ai toujours touché du bois consternant mes coucheries,
l’appartement s’assayant dans le canaper,
appris qu’on rejette la faute de ce massacre aux les rebelles…

Ce n'est pas une liste exhaustive donc je te laisse chercher les autres toi-même mais il faut vraiment une relecture pointilleuse.
Ensuite pour le moment avec la chirurgie pour enlever la puce, j'ai des précisions à t'apporter :

Le but de la puce, en plus du fait qu'elle est censée ne jamais être retirée, est qu'elle ne peut pas non plus être étudiée. En gros, si tu tentes de la retirer, elle balance une toxine pour buter le gars, et en plus elle "fond", s'auto-détruit quoi, en gros pour qu'il n'en reste rien. Donc tu peux toujours essayer mais faut que tu rajoutes ces détails.
VOILVOILA, bon courage pour les modifs!
Ibiki Becker
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posté
le Sam 15 Avr 2017 - 19:03
par Ibiki Becker
Ouf ! X_x...

J'ai corrigé les fautes relevées + une vingtaine (surtout à la fin, il manquait même des mots T_T). J'espère que j'en ai pas trop zappé...

J'ai aussi modif' l'histoire concernant la puce. Normalement j'ai respecté les détails. S'il y a encore une gêne n'hésitez pas à me faire éditer ^^".
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 16 Avr 2017 - 19:44
par Invité
J'adore ton histoire, je suis bluffée ! Je pense que je suivrai ton personnage à l'avenir et, qui sait, peut-être qu'on arrivera à s'entendre pour un RP !
Bonne chance pour ta validation !

Lulu
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Lun 17 Avr 2017 - 13:04
par Invité
Allez encore ces quelques fautes qui n'ont pas leur place et ce sera bon :
L’agressivité c’était après m'être faisais choper par les poulets et ramené aux bercails.
qu’il n’était pas conseillé d’emmener une gamine voire son père à moitié mort,
il ne fait jamais faux bon.
des choses, réparer, comprendre et manipulez.
qu’il les a eus où c’est membres bioniques,
ont tout pompé pour la taille avant que je naisse, c’est enfoiré.
j’ai une cicatrice sur la lèvre. Mais yeux ?
Ibiki Becker
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posté
le Lun 17 Avr 2017 - 13:16
par Ibiki Becker
... T'ain la première phrase m'en souviens, je l'ai changé pour qu'elle soit plus claire et relus deux fois... sérieux je devais pas avoir le yeux en face des trous T_T...

Voilà o/.
Merci pour ton temps perdu ;w;.
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Mar 18 Avr 2017 - 12:20
par Invité

Tu es validé(e) !

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