Bacon L. Beigbeder
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Celle qui fait du couscous. (Aka la plus belle, la plus perf, la plus merveilleuse, la plus...)
Autre: Connard pathétique IRL, passe ta route.
#JeSuisJeanne
#JeSuisJeanne
posté
le Sam 13 Mai 2017 - 23:14
par Bacon L. Beigbeder
Bacon Lucci Beigbeder
« Si j'avais pu choisir m'prénom, j'm'serais appelé Bacon. »

Généralités
Nom ;; Beigbeder.
Prénoms ;; Bacon Lucci.
Âge ;; 29 ans à force.
Genre ;; Genre Masculin, sexe féminin encore. (Laisse mon bleu encore tranquille bâtard !) (Ayé j'suis rouge "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 367806265)
Origines ;; Des origines basque, italienne et japonaise.
Activité ;; Co-gérant d'une agence d'intérim qui s'occupe de fournir des employés de dernière minute.
Sexualité ;; Lesbienne. Il répondra toujours ça.
Avatar ;; Brendon Fucking Urie
Règlement ;; Mako au départ, revu par Kaori ensuite !
Chemin ;; "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 3766924225
Commentaire ;; Casse toaaa tu puuuues et en plus t'as un groooos cuuul !
Comme dirait Cali' bis : « Yaishi c'est la barre de vie secrète du dernier boss. Quand tu crois qu'tu l'as achevé, y'en a encore. »
Histoire
Lucci, elle a les cheveux bleus, les lèvres aussi. Lucci, elle a le rire fort, la discrétion qui a pris des vacances. Elle est pas tellement moche, mais on sait pas si elle est jolie non plus. Certains se disent qu'elle est pas trop mal, d'autres vont se dire qu'elle est pas dans son époque. Lucci, c'est un elle qui se dit ille, avant de s'avouer il. Lucci, c'est son histoire qu'on va se faire défiler.

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Je ne sais plus exactement quand ça a commencé. Cette haine insidieuse, envers les hommes. Les Hommes ? Sans doute les deux. J'ai commencé d'abord par détester mon père, avant de haïr l'espèce entière. 

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Ulysse, il est plutôt pas mal. Beaucoup diraient qu'il est pas forcément beau, mais il est pas moche. Ulysse, il a des airs de dandy, un sourire à l'américaine, les dents blanches et qui forment une ligne précise, qui ferait rêver n'importe quel dentiste. Ulysse est grand, finement musclé, la peau satinée, les yeux noisette, les cheveux tout pareils. Ulysse, il me fait rêver depuis tellement longtemps.
 
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Tout a commencé par un accident. Une soirée trop arrosée, en Italie. Il était beau, parait-il. Elle était belle. Magnifique, même. Il n'a pas su en apprécier sa beauté, s'est contenté de la baiser, mal sans doute en plus. Sans faire attention, ou bien la capote a craqué. Je crois que c'était la seconde option. Quoique, les deux marchent. Puis au petit matin, il était reparti. Le genre de lâche à pas assumer. Une baltringue qui mérite de crever en sortant de l'appartement, percuté par une voiture. Malheureusement, il a survécu. Malheureusement, il a oublié son porte-feuille. 

Les japonais ont la fâcheuse tendance à avoir des cartes de visite. Il fait pas exception, ce connard. À l'image du reste en gros : jamais exceptionnel. Japonais lambda, quoi. Bref, elle était trop douce, trop naïve, trop je sais pas quoi. Elle a gardé précieusement une carte, celle avec son nom et une adresse mail, écrite en anglais. Elle n'a même pas regardé le reste, ne savait pas lire les kanjis, en même temps. Elle s'est dit que c'était du chinois. Les étrangers ont tendance à souvent confondre les deux. Le premier qui me demande si je suis chinois s'en prend une. 

Une fois les couilles vides, elle n'a plus jamais eu de nouvelles. Malgré ses ovaires pleins. Putain, ouais. Dommage qu'elle n'aie pas su à temps, qu'il avait était qu'un tocard jusqu'au bout, pas capable de choisir correctement ses préservatifs, la petite bite jaune. Je ne sais pas si elle a fait un déni. Si elle a souhaité me garder, en découvrant la vérité. Si, si si. J'en saurais jamais rien. Elle ne l'a noté nulle part, ça. J'ai envie de croire que c'était pas voulu, moi. Qui voudrait quelque chose de lui, sérieusement ? Alors, ouais, je préfère me dire ça, que j'étais l'accident de plus, mais pas encore de trop, visiblement. 

Lucci. C'est le nom qu'elle m'a donné en me serrant dans ses bras, pendant qu'elle pleurait. Parfois, j'ai encore l'impression de sentir ses larmes dégringoler le long de mes joues, au même moment. Il paraît que c'est impossible. Si elle n'avait pas écrit à ce tocard, si elle ne lui avait pas offert un signe de vie, en lui annonçant sa grossesse, elles auraient pu être de joie, ses larmes. Au lieu de ça, il était déjà trop tard, la puce était déjà implantée dans ma chère petite tête. C'était finalement pas du chinois. 

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L'acceptation fut difficile. Mais bon, c'était la vie et bien assez vite, elle a trouvé une association de personnes dans le même cas qu'elle, baisées par d'autres connards, découvrant la vérité que trop tardivement. Elles n'étaient pas beaucoup, mais c'était un réconfort comme un autre je suppose. Pour se sentir moins seule, vu qu'il n'avait jamais pris la peine de répondre. Mais elle savait qu'il avait vu, sinon, je n'aurais été qu'Italienne, avec une tête d'asiatique. Un rêve qu'elle ne pouvait plus même effleurer. Mais ça va, elle pouvait m'avoir longtemps encore, qu'elle s'est dit. L'affreux a pensé autrement.

Faut comprendre, il a été marié entre deux, avec un autre gars. C'est le côté satisfaisant de cette histoire, c'est que maintenant, c'était lui qui se faisait baiser. Mal aussi. Hé hé... Mais ouais, mariage, ordre d'avoir un chiard. Alors, ils ont un chiard. Mais pas de bol, ils ont celui de l'autre. Les particularités génétiques n'ont trompé personne. Alors, il a repensé à ce mail, reçu il y a des années, ouvert, lu, refermé. Oh que oui, ce bâtard y a repensé. Il est allé le retrouver, même s'il datait de plus de trois ans. Si seulement il l'avait supprimé à cette même époque. Lâche jusqu'au bout du clic.

Il a d'abord retrouvé le nom et l'adresse de ma mère, pour connaître mon identité à moi. Puis, avec l'appui du gouvernement japonais, il a fait pression pour faire valoir sa « paternité » et surtout, ma nationalité. Et voici comment à quatre ans, je me souviens qu'on m'arrache à ma mère. Et cette fois, je me souviens clairement de ses larmes s'écrasant contre moi, juste avant. De son regard, teinté d'une détresse folle. Elle hurlait mon prénom, celui qu'il ne prononcera jamais correctement. Et si je me souviens tellement, c'est parce qu'elle a hanté mes rêves des années durant, tandis que lui dormait sur ses deux oreilles.

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« Rucchi Mizuhashi ? »

Il a osé. Osé tant de choses. M'arracher à ma famille, m'arracher mon nom. Celui qui aurait tant fait galérer les professeurs à l'école. Celui de ma chère Mère. Une bataille de remportée, pas la guerre. Cette dernière, je l'ai faite et je l'ai gagné. Bim. Mais ouais, en attendant, il a graissé un peu la patte, pour qu'on m'appelle comme lui, avec son nom de famille tout moisi, plutôt que le mien, le vrai mien. Et eux, pas con, ils acceptaient, parce qu'aussi, c'était plus simple à prononcer pour eux. Baltringues.

« Lucci Beigbeder. »

Je n'en démordais jamais, même petiot. Même lorsque le regard du professeur se faisait sévère. J'ai toujours refusé de dire présent, à ce nom de famille sorti de derrière les fagots. Sérieusement, qui voudrait dire que c'est bien le sien ? J'aurais encore préféré prendre celui de son putain d'époux, histoire de. Quitte à être emmerdé, autant l'être à deux. Ou trois. Bon, l'autre l'était déjà assez comme ça, avec une gamine qui parlait pas un mot de japonais et qui pleurait tout le temps apparaissant soudainement dans ses pattes, réveillant son fils la nuit quand il faisait enfin ses nuits. Au fond, si je criais autant, c'était sans doute pour que ma mère puisse continuer de m'entendre, quelque part. Comme pour faire écho aux siens de cris, dans les cauchemars. Tu m'as entendu, maman ?

Ainsi, forcément, je me suis retrouvé seul, très vite. Parce que j'avais pas envie d'apprendre la langue, parce que je voulais ma mère, parce qu'ils m'effrayaient tous, avec leur mode de vie bizarre et leurs préceptes chelous à l'école, quand j'arrivais à comprendre. Puis, y'a eu Ulysse. Il est apparu si tôt dans ma vie, j'arrive même plus à savoir quand exactement. Mais je me souviens que j'étais tout seul, dans un coin de la cour, à regarder les feuilles tomber. Et il était là, à côté de l'arbre, à m'observer. À peine plus âgé que moi. Ça m'a figé sur l'instant, parce qu'il avait l'air de sortir de nulle part et en même temps... J'étais déjà foutu. 

« Tu fais quoi toute seule ? »

De l'italien. Du putain d'italien. J'ai chialé sur place.

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Si t'aimes pas le prénom d'Ulysse, t'es mal barré. Parce qu'à partir de ce jour-là, il m'a plus vraiment quitté, mon Ulysse. On n'était pas dans la même classe, mais c'était pas plus mal, parce que comme ça, on fréquentait pas les mêmes cons et ça nous faisait pleins d'anecdotes à se raconter aux pauses. Ulysse, il m'a un peu poussé au cul pour que j'apprenne le Japonais. Parfois, il parlait que ça, pour que je grogne et fasse des efforts, face à mon cahier. Mais il était hors de question d'approcher les autres pour autant... Et façon, ils nous évitaient comme la peste pour la plupart, murmuraient en nous voyant passer ou discuter. Je déteste les murmures, pour ça que je parle si fort maintenant.

J'ai jamais dit que j'étais très malin, un petit côté sanguin qui ne m'a jamais quitté. De ça, j'en suis sûr, oh bordel ! J'étais pas le genre de dissident à faire des couleurs ou des piercings – pas encore en tout cas – au collège. Non. Juste le cancre qui voulait pas faire d'efforts, qui faisait du bruit exprès, ricanant fortement dans le fond de la salle, mettait à défi ses connaissances en science pour vérifier ce qu'il ne fallait pas faire. Après tout, sans vérifier, comment savoir si ça explose vraiment le bicarbonate de soude et l'acide acétique enfermés ensemble ? Sachez-le, ça fait d'abord des bulles.

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Il m'a souvent engueulé, Ul'. Parce que je faisais mon capricieux d'après lui. Mais malgré ça, il finissait toujours par me prendre dans ses bras, loin des regards. Parfois, je me demandais si je lui faisais honte. Je me souviens lui avoir posé la question, un jour. Il a rigolé et ça m'a vexé. Pour de vrai, j'avais envie de l'emplâtrer sur place. Genre bam, sa belle face dans le sol, il aurait fait le malin avec de la terre dans la bouche ! Mais je faisais rien, me contentais de l'assassiner du regard, tandis qu'il riait, avant de faire son crâneur. 

« - Bien sûr que j'ai honte de toi, Rucchi !

Rah putain, ta gueule avec ce surnom, là ! OULYSHE SEMPAAAAI ! »

Bon, j'étais jamais très discret. Attends, je la refais : j'ai jamais été discret. Parce que ça ne change pas vraiment non plus, ça... Bref, on s'étonne donc que je suis un rageux, il n'a pas aidé à ce que je gagne beaucoup de sang froid avec ses conneries, ce bâtard ! Puis, aussi, j'ai fini par me faire des potes qui n'étaient pas du même milieu que le sien, on va dire. En fait, au départ, ils m'ont racketté les enfoirés. Les « Gashadokuro » mon cul. Une bande de cons qui se prenaient pour des caïds. Sauf que, hey, j'allais pas me laisser faire, la tête dans les chiottes, très peu pour moi. Alors, on s'est battus et... J'étais dans leur gang de voyous de bas étages à la con. 

C'était pas au goût d'Ulysse. Du tout, même. Il a refusé de les rencontrer. Alors, pendant un moment, j'l'ai pas vu, parce que je trouvais ça cool d'être avec d'autres cancres. Et que la violence, c'était assez plaisant. Le plus vieux était un grand con, Goyô quelque chose. Et ce con nous a fait faire de la taule. Enfin, attends, je saute des étapes. Lycée déjà, mes notes remontent un peu mais c'est pas assez pour tout le monde, alors ouais, à un moment, je fais l'école buissonnière avec les autres et premier renvoi. Mon géniteur était furax mais je me suis barré de la maison pour aller vivre dans un squat. Franchement rien de glorieux. Mais je crois que ça m'a donné goût, pour plus tard.

Et bref, un jour, y'a eu la déconne de trop. J'ai pas compris toute l'histoire, juste compris qu'une nana qui était dans le groupe depuis quelque temps avait fait de la merde et envoyé Bunta à l'hosto. Et le grand Goyô, il a pas aimé du tout. Et ce jour-là, au squat, ben, il n'y avait que moi. Alors, c'est moi qu'il a emmené pour défoncer la gueule de Noor. C'était un peu sa façon de lui dire « Hey poulette, t'fais plus partie d'l'bande. » Ou lui faire comprendre le message, en tout cas. C'était pas beau à voir et ce jour-là, c'est aussi moi qui ai dû calmer le grand con pour éviter qu'il bute Noor. 

Les flics sont arrivés plus tard dans le squat. Elle était en vie, ouais. Et mineur. Comme nous, en fait. Ça nous a valu un mois en taule en préventive, truc du genre. Pas plus, parce qu'on était mineurs donc et qu'elle a pas porté plainte. Puis, la mère Goyô était avocate et elle a assuré je crois. Enfin, après ça, on a dit au revoir à son fils, parce qu'elle le traînait par la peau du cul en Australie. Tchao Goyave, à plus jamais sans doute ! (Spoiler : je l'ai revu en fait et il est moche maintenant.)

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Bon, y'a pas eu que la mère Goyô qui était bien vénère, forcément. Ma baltringue génitrice a décidé qu'il serait temps de prendre en main son surplus de sperme qui avait grandi pas comme il aurait voulu. Alors, il m'a changé de coin, de lycée, en pension et pas de bol pour lui, Ulysse apparaît de nouveau dans ma vie. J'avoue, je lui ai sauté dans les bras directement en le voyant. Mais lui, il m'a repoussé, avant de se barrer, à nos premières retrouvailles. Ok, j'ai eu encore envie de l'encastrer, mais dans un mur cette fois. Puis j'ai respiré et j'ai peut-être quelque peu harcelé Ulysse. Peut-être. Rien qu'un peu.

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« Pourquoi tu tires l'tronche, Ul', réponds-moi ! »

Je me souviens l'avoir tiré par le bras, pour qu'il me fasse face, pour voir son regard, pour qu'il puisse plus me fuir. On parlait toujours en italien, depuis que je savais parler correctement japonais. Enfoiré. Je me souviens avoir eu l'air con aussi, sur le coup, en voyant son regard. Il était furieux. Bon, tu sais quoi, on arrête tout de suite le « je me souviens » et tu te contentes d'écouter la suite en sachant que je me souviens de la scène... J'ai dit beaucoup trop de fois « je me souviens » en peu de temps. 

« Tu poses sérieusement la question ?!

J'suis pas d'genre à poser des questions dont je connais déjà l'réponse, j'te signale !

Y'a beaucoup de choses dont t'as pas l'air et que pourtant, t'as bien l'air d'avoir fait. »

Ok, là, j'avoue, il a mangé sa claque dans la gueule. Bah quoi ?! Ce genre d'accusations muettes, on sait très bien de quoi il en retourne, souvent. Et autant je suis un connard pathétique, autant j'aime pas trop trop être traité de salope. (Ouais bon ça date, on met au féminin pour le coup, fais pas chier bordel.) Surtout à dix-huit piges, en fait. Surtout que bon, c'est pas comme si j'avais esquivé la plupart des avances que j'avais pu déjà recevoir... Mais un peu quand même. Et ça a eu le mérite de le calmer. Il se frottait la joue, en me fixant, tirant soudainement la gueule, après la colère.

« C'était qui le gars avec qui t'es partie un mois... ?

- … Hein ? De quoi tu parles ??

Il se dit que t'as disparu pendant un mois avec un type... » 

Et il baisse les yeux. C'était la première fois qu'il baissait les yeux, face à moi. Et moi, putain, je ramais dans la semoule mon gars, sévèrement, pour capter ce qu'il me disait. Parce que oui, aux dernières nouvelles, des miennes en tout cas, j'avais disparu avec personne. Puis, ça a fini par faire tilt, forcément. 

« Attends, attends... J'ai disparu avec personne, j'ai juste fini en t-... » Ok, j'avoue, j'ai hésité à continuer ma phrase, quand même. Mais bon, je voulais pas le perdre ou quoi, alors... « On a fait de la préventive, avec un type, parce que euh... Il a voulu éclater une nana. Mais genre, j'étais pas avec, t'sais... »

Ulysse relève les yeux vers moi, se mordant la lèvre inférieure, l'air de s'en vouloir. Et j'espère bien qu'il s'en voulait, ce con ! Puis, bah... Il s'est rapproché en s'excusant et... M'a embrassé. Sur le coup, ça m'a lavé la cervelle. Au carsher, genre. Frruuuuuush, plus de cervelle. J'ai fermé les yeux, profité. Et au fond, j'ai compris à ce moment-là pourquoi j'voulais de personne dans ma vie, avant. Parce qu'il y avait Ulysse, quelque part. Et qu'ils n'étaient pas lui. Putain, c'était magique...

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On a commencé à sortir ensemble, en cachette, toujours. Je crois que je comprenais que c'était pas tant la honte que la société autour qui le stressait, pour ça qu'il voulait pas qu'on sache, qu'on nous voit. Et au fond, franchement, j'en avais un peu rien à foutre là. Ça m'arrangeait même, que mon géniteur ne soit pas au courant, ni même qui que ce soit. Ça avait un côté excitant, ce silence autour de nous, même si personne nous approchait de nouveau. Ils devaient bien se douter, au fond, vu qu'ils nous laissaient seuls. La plupart ne le saluaient même pas, au passage. 

Et il y a eu notre première fois... C'était assez particulier, j'étais pas particulièrement confiant, ni même... Comment dire ? Je sais pas, j'avais personne pour parler de ça, pour m'y préparer quoi. Enfin, en dehors de documentaires, dirons-nous. Ouais, bon, bref. J'avais tellement peur d'avoir mal, mais du genre méga mal. Et puis... Finalement, non. Tout s'est bien passé. Trop bien passé, même, sérieux. Ce type est flippant tant il peut être parfait. On avait l'air de deux adolescents mais franchement... Pendant longtemps, j'aurais donné beaucoup pour pouvoir revivre ce moment. Rien que nous deux et nos soupirs, poussés par le plaisir. J'aurais pu brûler de désir, pour lui.  Je crois que j'aurais pu rester Lucci juste pour lui.

_____

« - Tu fais quoi après le diplôme, Rucchi ?

- Je pense tenter l'armée, Oulyche. Et toi ? »

Il ne m'a pas répondu. Il a haussé les épaules, souriant à peine. Et j'ai rien rajouté de plus, j'ai bien compris qu'on allait être séparé de nouveau. Mais j'ai quand même tenté l'armée, ouais. Mais ça a pas duré longtemps, ils ont fini par me recaler, par manque de discipline de ma part, apparemment. En soit, c'était pas plus mal, j'ai pu le retrouver rapidement. Puis, j'ai tenté la milice... Sauf que bordel, c'est rempli d'anciens de l'armée là-dedans et pareil, la discipline, c'est pas piqué des hannetons alors j'ai vite dégagé. Ce qui m'a fait chier, parce que j'ai depuis toujours cette haine en moi, à calmer. 

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« - On fait le tour du monde. Ou de l'humanitaire.

- Ensemble ? 

Bah oui. 

Faut que j'arrive à convaincre l'géniteur...

Passe par ton beau-père, il se dira sans doute que ça te ferait pas de mal. »

Ce qui a de chiant avec les gens plus intelligents que soi, c'est qu'ils ont souvent raison. Et ça me donne envie de les frapper, en fait. Bon, ce fut l'humanitaire qui a eue raison des deux darons et pendant un an, j'ai été en mission en Afrique, principalement. J'ai croisé la route d'un tas de monde. Dont mon Chris. Mais Ulysse, il était dans d'autres missions. C'était compliqué, forcément. Mais... Ça m'a fait du bien, faut l'avouer. Puis, je suis rentré pour mes vingt-quatre ans au Japon, bronzé et bien décidé à faire chier un maximum de yens à mon géniteur. Pourquoi ? Depuis quand il y a besoin d'une raison pour ça ?

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J'ai joué à la fifille modèle devant lui, pendant quelque temps alors que derrière, je faisais du combat clandestin, pour le plaisir de me battre. Le but était d'amasser un maximum de blé, pour mettre de côté. Pourquoi en foutre ? Je savais pas encore, mais je songeais à renvoyer ça dans l'humanitaire. Ou le dépenser inutilement plus tard, parce que ça l'aurait fait d'autant plus chier. Puis un jour, une amie rencontrée en mission m'a proposé un truc un peu fou. Monter ensemble une agence d'intérim. Alors, pour le coup, j'ai haussé fort le sourcil mais elle m'a expliqué ce qu'elle avait en tête, qui était donc de se spécialiser pour les entreprises qui étaient susceptibles de perdre du jour au lendemain du personnel, dans le cas d'un mariage qui se passerait très mal. J'ai crié au génie, tandis que l'arnaque du siècle à mes yeux se profilait déjà. 

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Co-gestionnaire de l'entreprise, financé en grande partie par deux banques : la normale et mon géniteur. Sauf que ce dernier aura jamais de remboursement. Parce qu'il n'y a pas songé, trop fier de voir sa petite fifille se ranger, devenir cheffe d'entreprise, tout ça. Et aussi, parce que depuis, on se donne plus de nouvelles. Et là, on a le droit de se demander ce qui a pu arriver pour couper aussi radicalement les ponts. Les souvenirs sont un peu flous, dans ma mémoire. Mais je me souviens avoir voulu lui présenter Ulysse, pour le faire rager, de me voir avec un mec hors mariage. Mais... Le plan s'est pas déroulé exactement comme prévu.

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« - Lucci, ta blague était très drôle quelques minutes, mais maintenant, elle ne l'est plus...

- De quoi une blague ?! Tu pourrais le saluer, au moins ! Même si t'acceptes pas, t'pourrais être poli ! » Ulysse commence à se détourner, souriant à demi. « Attends, Ulysse, reste !

- LUCCI ! » Le géniteur qui m'agrippe le bras... « À qui parles-tu, bon sang ?!  IL N'Y A PERSONNE, LUCCI ! »

J'ai eu si mal à la tête, après son cri. Plus qu'au bras. Et puis, le flou, le noir.

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« Vous pouvez reprendre ? »

L'homme en face de moi me mettait mal à l'aise. Déjà une semaine que j'étais dans... Où ça, déjà ? Une sorte d'asile, qui n'en porte pas le nom. Un lieu de repos ? Je hais ce lieu, son personnel, ce type. Je suis enfermé, putain, on me laisse pas sortir, on me drogue, on me dit des trucs qui font mal, putain.

« - Ulysse... Je veux juste voir... Ulysse...

Il n'y a jamais eu d'Ulysse, mademoiselle Mizuhashi.

BEIGBEDER, PUTAIN ! » Les crises de nerfs sont nombreuses. Même ici... Même ici, putain. « Arrête de dire ça !! »

Il n'a pas arrêté. Je pouvais pas sortir... Je pouvais pas...

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« - Il arrive que les adultes aient des amis imaginaires, vous savez. Mais généralement... Ils en ont conscience, ce n'est pas si... Sévère. » Son regard qui se pose sur moi, inquisiteur. Je hais cet homme, je le hais, je voulais rentrer, rejoindre Ul'... Non, n'importe qui... Je savais plus, tout était si confus, c'était impossible, putain. « Cela relève plus d'une pathologie, ici. Votre fille a véritablement la conviction qu'il existe. Non, non, elle n'est pas folle pour autant, allons... Disons que son sens de la réalité est sacrément faussé. Vous savez s'il y a des antécédents dans votre famille ?

- Comment pourrait-il savoir, il n'a fait que baiser ma mère et l'abandonner ensuite ! » 

Je crache les mots, ils se lèvent, retour dans la chambre. Il a vu ma haine.

_____

« Ils disent que tu n'existes pas, Ul'... Ils disent que... Tu n'es pas vrai... » Je pleure, face à lui, tandis qu'il me sourit toujours à moitié, assis par terre. Comment on peut sourire à moitié, putain ? Il a l'air d'un con. « IL EST LÀ, BANDE DE CONS !! » 

Et on me répond qu'il n'y a personne, après un coup d'oeil d'un aide-soignant. Ulysse, mon Ulysse, il se lève, s'approche et m'embrasse, avant de souffler quelques mots. 

« Tout dépend du point de vue, ma Lucci. Si pour toi j'existe... On s'en fiche bien de ce qu'ils disent, non ? »

C'était terrifiant. De me rendre compte que... Que rien n'était vrai. Et de comprendre soudainement les murmures, les autres qui m'évitaient... Moi, la folle qui parlait toute seule. Qui riait face au vide. Des années de mensonge, des années à vivre... Rien. Ne rien vivre. Aujourd'hui, je suis un fou qui s'assume, tu crois ?

« DISPARAIS !! » Je hurlais en boucle les mêmes mots, finissant par sangloter. « Disparais... S'il te plaît... »

Ils ont réussi à le faire partir, avec des traitements. Pour la première fois de ma vie, je me suis senti véritablement vide. 

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Une prescription à la main, pour renouveler les petites pilules à prendre, qui stagnent dans un flacon, situé dans ma poche. Retour à la vraie vie, comme ils aiment si bien se le répéter. Celle qui est morne, sans intérêt. Celle où personne ne semble connaître personne. L'agence marche bien mais malgré cela, on rembourse le prêt du mieux qu'on peut. Le voleur de gosse ne m'écrit plus depuis que je lui ai craché dessus, depuis que je lui ai dit ses quatre vérités et qu'il m'a répondu la seule chose qu'il ne fallait pas me dire.

« Tu ressembles à ta mère. »

Sale fils de pute. 

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Les modifications génétiques ont commencé là. D'abord les cheveux. Puis des tatouages, des piercings. Tout ce qu'il fallait pour ne plus lui ressembler, à ce putain de bâtard.

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J'ai continué à faire des combats clandestins, en plus de mes boulots de jour, comme employé d'un jour ou d'une semaine, dans les fameuses entreprises où les morts fleurissent parfois. Pour notre plus grand bonheur. C'était pas tellement pour me faire beaucoup de thunes, mais plus... Par besoin, par envie de sentir mon cœur battre à tout va de nouveau. J'ai arrêté récemment, après une sacrée branlée par une nana qui me faisait des prises tout droit sortie de je sais pas trop où. Moi, je m'étais cantonné à la boxe tandis qu'elle, elle m'explosait la gueule, maîtresse de notre ring improvisé. Façon, ça suffisait pas. 

_____

J'ai commencé l'exploration urbaine, aussi... Dans des lieux abandonnés depuis des années, des trucs qui tombent parfois en ruine. C'est tellement fascinant de voir des îles totalement abandonnées, comme celle d'Ikeshima. Quand j'ai besoin de décompresser, je m'arrange pour aller m'exiler là-bas. Un ami publie des vidéos sur ce qu'on fait, vu qu'on ravage rien, le temps s'étant déjà pour la plupart du temps déjà chargé de ça pour nous. En tout cas, j'ai dépensé une partie de mes économies là-dedans.

Le reste... Je l'ai mis dans un voyage. Pour l'Europe, l'Italie plus précisément. J'avais engagé un type pour enquêter sur ma famille maternelle. Et pour aller les voir, avec la peur au ventre de rencontrer à nouveau ma mère... Je me sentais débile de pas y avoir pensé plus tôt, en fait. Alors, je me suis rendu sur place, ouais. Là où j'ai grandi pendant quatre ans. Il ne restait plus que ma grand-mère. Plus qu'elle. Ma mère... Elle s'était suicidée il y avait près de vingt ans, après qu'un putain de nippon lui avait volé son enfant, avec l'accord des gouvernements. Parce que j'étais japonais, d'après les Lois. Il ne reste d'elle qu'une lettre... Et moi. 

_____

Je suis parti un peu en burn-out, suivi des parfaits inconnus qui partait pour l'Arménie. Alcool, drogue, sexe, la totale pour se défoncer et plus penser. En rentrant, j'ai arrêté mon traitement. Je voulais voir... Voir s'il allait revenir. En fait, c'était même pire que ça. J'ai prié pour qu'il revienne. Je l'ai souhaité, si fort. Et un jour, il était là. De nouveau là. Là. Juste... Là, oui. 

« Arrête de sourire comme un con... »

Il s'est contenté de rire. Mon Ulysse...

_____

Aluha est arrivée peu de temps après. Elle ne parle pas, pour cause, c'est une chouette effraie. Elle est belle et douce, m'apaise quand j'ai envie de pleurer, dans les nuits où le sommeil décide de m'ignorer.

_____

« - Pourquoi tu loues pas un appartement ?

Parce que ça coûte cher. Que ça m'évite de ramener des gonzesses. Et que j'économise.

Arrête la drogue alors. Tu économises pour quoi, au fait, Rucchi ?

Pour tuer mon géniteur. »

On verra plus tard, pour les regrets.

_____

La vie suit son cours, mon petit pépito. Et il s'en passe, des trucs merdiques ou non. Moi, tu sais, je me porte pas si mal. Sauf qu'un jour, on m'annonce que je suis enceint-e. Imagine le trauma, pour un type qui voulait pas encore s'avouer ce qu'il était au fond de lui. J'ai hésité entre plusieurs choix : me tuer, m'avorter façon savoyarde, dénicher le père et lui foutre l'excédent de gras entre les pattes. Et au vu des dernières années, ça m'a paru évident de qui avait pu me foutre en cloque. Ça pouvait qu'être Beni, tu vois, un vieux pote du lycée, le seul que je pouvais avoir, en dehors d'Ulysse. Et alors, je suis allé squatter chez lui et son mari, pour deux mois, la fin de la grossesse.

Y'a eu une grosse vague et une meuf qui s'est prise pour Merlin ou Gandalf, j'sais jamais trop. Mais en tout cas, on est devenu potes depuis. Ça m'a pas tellement traumatisé perso, la grosse vavague. Y'a eu des morts, ouais, et alors ? Y'en a tous les jours, perso, ça m'arrange quand il y en a, ça me donne du taf. Juste qu'ils ont trouvé ça malin de me marier pendant cette période à la con. Mais Fuuka était marrante, à me demander quelle genre de valeur je pouvais bien avoir. J'ai rigolé quand je lui ai dit que j'en avais aucune. Heureusement, vu tout ce qu'on a pu faire, hé hé...

_____

Je suis retourné chez Beni et Shin et je me suis barré le 25 décembre de chez eux, pour rejoindre un coin de forêt où je me réfugie parfois. J'ai emporté une amie avec moi et c'était cool, on a bien rigolé. Même pas un mois après, j'ai été re-marié. À mon Olive, ma femme, ma possible raison de vivre à force, après la pizza et les bières. Elle est cool, Olive. J'l'aime bien, ouais.

_____

J'ai commencé à bosser dans un cabaret genre pour trans et tout. Genre avec des dragqueens et tout. Et ils m'ont mis le nez dans la merde, m'ont fait comprendre ce que je refusais de comprendre. C'est un peu effrayant au départ, tu sais. Et je rentrais le soir, bouleversé, incapable d'en parler à Olive.

_____

Je viens de lui annoncer. Pour le changement de sexe, pour qui j'étais, au fond. Bacon. J'ai mis du temps à l'accepter. Et quand j'ai compris, j'ai cédé mes droits parentaux, commencé les démarches, commencé la testostérone. Puis je me suis dit qu'il serait temps de lui dire. Alors, je lui ai dit. Et elle a fait une pokerface, avant de hurler un truc du genre...

« LE KARMA SIMON, LE KARMA ! »

J'ai pas tout compris. Mais j'l'aime bien, elle est rigolote, ma femme.

_____

Mon géniteur ? Toujours en vie. Pour combien de temps, encore ? Pour Noël, j'ai chié devant sa porte.

Caractère
Lucci, c'est une connerie vivante. Une erreur ambulante, qui se sait un peu con, un peu idiot, mais qui le vit bien. Il fait de la merde, rigole comme une truite, mais il le vit bien. C'est le genre de mec à tomber amoureux de son ami imaginaire, sans se rendre compte qu'il n'existe que dans sa tête. Le genre de mec qui va plus jamais vouloir toucher un autre mec alors qu'au fond, il s'est touché tout seul, en imaginant leurs ébats. Le mec qui aime les femmes, parce qu'il apprécie la douceur de la peau et la fureur des regards.

Bacon, il peut te sourire tout en regardant à côté de toi. Parce qu'à côté, il y a Ulysse. Il n'en parle plus, laisse croire qu'il n'existe plus ailleurs que dans le passé, pour ceux au courant, mais pourtant, il reste là. Il le garde, précieusement, ne souhaite pas l'effacer. Parce que sans lui, il se sent seul. Parce que vivre sans son avis, c'est trop difficile. Pour lui, il est une bouée de sauvetage, tout en étant l'océan dans lequel il se noie. Il se refuse de le voir et n'en aura sans doute jamais conscience. Jusqu'à se prendre un mur un jour.

Lucci, il hait les hommes. Parce qu'au commencement, il y a eu son père. Il n'a pas eu le complexe d'oedipe. Sans doute que ça aurait été mieux, mais voilà, il n'a eu confiance qu'en Ulysse en la matière et lui aussi, il a trahi, au fond. Alors, il hait les hommes. Il hait les asiatiques. C'est plus fort que lui, ce racisme latent. Il préfère reporter sa haine ailleurs, préfère se dire que c'est la faute des japonais. Alors, il faut lutter un peu pour qu'il apprécie une tête bridée. De la bière et des céréales, c'est une belle lutte.

Bacon, il n'a pas de chez lui. Il n'est pas non plus à la rue. Enfin si. Mais pas comme on pourrait s'y attendre. Il dort dans des cyber-cafés plus ou moins adaptés aux gens comme lui, sauf que la plupart de ceux autour ne peuvent juste pas se payer une location. Lui, c'est parce qu'il se dit qu'ainsi, ça ira plus vite de garder des sous. Mais pourtant, il adore la modification corporelle, ou encore trifouiller ses gènes. Pour s'éloigner de ce qu'il ne veut plus voir, dans le reflet du miroir.

Lucci, il ne se soigne plus. Au fond, il n'y a rien à soigner, rien d'autre que ce profond malaise ancré en lui. Mais il ne veut pas, n'y pense pas. Lui, il ne pense plus qu'à tuer son père. Ou presque, certes. Il aime aussi regarder les jolies filles qui ont l'air de venir d'ailleurs. Mais après, il repense à son père, à la lettre laissée par sa mère, au rapt qu'il a organisé, sans une once de remord. Il repense à ces années seul, privé de sa vraie famille, à cette puce dans sa tête qui s'est crue en droit de le séparer d'eux. Mais il n'en veut pas à la puce. Pas vraiment. Et ça revient encore, les pensées, envers son père. Il ne déteste pas le système. Juste ce qui le compose.

Bacon, il a envie de le tuer. Mais pas de lui-même, parce qu'il en serait incapable. Parce qu'il est terrifiant, déjà, le fameux géniteur. Aussi parce qu'il n'est pas une tueur. Il est une rêveur, qui rêvera à jamais, qui s'entoure d'amis rien qu'à lui, plus ou moins muets. Un à plumes, l'autre avec un demi-sourire, la dernière sans un mot. Il sait aussi parler avec les plus consistants, ceux qui peuvent se voir entre eux. Il sait apprécier la vie. Mais il en a peur, tout de même. Oui, il a peur de beaucoup de choses. Peur de s'attacher et qu'on e laisse. Peur des larmes et des cris. Peur du silence. Peur d'être seul. C'est pour ça qu'il rigole de tout.

Lucci, c'est un paradoxe. Bacon, il est doux comme brutal. Lucci, il aime et haït. Bacon voudrait qu'il meure. Lucci voudrait mourir. Bacon voudrait vivre. Lucci frappe et caresse. Bacon est bête, frôlant rarement le génie. Lucci, il aime le danger, les vieilles bâtisses qui s'effondrent sur elles-mêmes. Bacon danse, boit, fume. Lucci, c'est une femme comme tant d'autres. Bacon, c'est un homme comme tant d'autres. Lucci et Bacon, c'est la même personne.


Lucci, c'est Lucci. Bacon, c'est Bacon.
Ils te demanderont pourquoi tu voudrais aller plus loin que ça.

Physique
Bacon a les cheveux vert sombre, maintenant. Modifications génétiques, la première, la plus réussie. Ils sont courts maintenant, le dessus qui repousse pour devenir une mèche folle. Avant, il avait les cheveux bleus et hésite parfois à se teindre de nouveau ainsi.

Lucci a les yeux débridés. Il a fait une opération pour avoir l'air moins asiatique, réussie elle aussi. Parce qu'il n'aime pas avoir cet air là. Faut comprendre, ça l'horripile. Il a souvent des lentilles, ça oscille entre le vert, le violet, les deux. Parce qu'il aime les yeux vairons. À l'origine, il voulait se faire un regard dépareillé, avant de faire des yeux bleus comme la mer, les même que sa mère. C'était presque trop, ça perçait. Et là, pour le coup, ce fut raté, il a fallu faire marche arrière, dans la génétique. Alors ils sont revenus au marron d'origine, avec la vue qui a morflé en prime. Sans lentilles de vue ou des lunettes, Lucci y voit plus aussi bien qu'avant.

Bacon a des pommettes qui ressortent, le visage carré, un petit menton, un nez court mais efficace. Mais il y a un tatouage bleu, un premier, qui traverse l'ensemble de son visage, cavale d'une joue à une autre, en passant sur ce nez sans vague. Comme pour en former une. Comme un trait tiré. Sur quoi ? Il ne sait pas lui-même. Deux autres traits longent ses mâchoires, mais on ne peut pas le voir à la lumière du jour. Encre blacklight qui s'illumine sous la lumière des néons. Parce que ça l'amuse. Il y en a d'autres, comme ça, sur son corps, que seule la nuit peut trahir. Et d'autres à qui le jour suffit.

Lucci est grand, selon la personne en face. Un mètre quatre vingt-un, ça fait lever le nez à certains, mais ça le fait aussi baisser à d'autres. Une question de point de vue. Parfois, il porte des chaussures compensées et alors, il grandit encore. Il a un poids raisonnable, léger surpoids à ce qu'il paraît. La bière et la pizza, pas assez de sport, le petit bidou qu'Olive aime bien, dans le fond. Avec des cuirs ou des perfectos, des jeans qui soulignent la longueur de jambe ou des sarouels cachant le tout, des creepers quand il n'a pas envie de plats, des bottes militaires quand il a envie de claquer le sol. Il s'habille souvent comme un sac, mais le sac, il peut être de très belle facture.

Bacon est plus ou moins grand. Lucci est plus ou moins fort. Bacon est plus ou moins bizarre. Lucci est plus ou moins bleu. Bacon est plus ou moins asiatique. Lucci est plus que moins italien. Bacon a une voix plus ou moins grave. Lucci rigole fort. Bacon aime les nuances que sa voix prend, quand il parle italien. Lucci aime les bagues. Bacon aime aussi les blagues. Lucci s'amuse avec les modes. Bacon s'habille comme tout le monde. Lucci ne porte pas tout comme tout le monde.


Bacon est juste Lucci.
Qu'est-ce qu'ils sont maladroits.
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 13 Mai 2017 - 23:22
par Invité
Ce titre... Tu as osé... XD
Bonne nouvelle tête et tout plein de nouveaux bonheurs ^^
Teare B. Jefferson
Messages postés : 467
Inscrit.e le : 21/03/2017

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : fuck la police. ❤︎
Autre: ava : len-yan, deviantart
posté
le Sam 13 Mai 2017 - 23:35
par Teare B. Jefferson
OMG TU FORCES XD

"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci Img_7310

Le titre quoi x)

J'ai hâte de lire la fiche ❤️❤️
Bonne nouvelle tête !
Marty Kusanagi
Messages postés : 1840
Inscrit.e le : 31/07/2015

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : KUGO KUSANAGI! *Uesh*
Autre: 24 ans, maman d'un petit garçons de deux ans. 3 piercings et 2 tatoo
♥Blondie Pin Up♥
♥Blondie Pin Up♥
posté
le Sam 13 Mai 2017 - 23:51
par Marty Kusanagi
Bon reboot! O/

>^-^<

Des bisous!
Et du courage!
<3
Bacon L. Beigbeder
Messages postés : 1845
Inscrit.e le : 23/08/2016

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Celle qui fait du couscous. (Aka la plus belle, la plus perf, la plus merveilleuse, la plus...)
Autre: Connard pathétique IRL, passe ta route.
#JeSuisJeanne
#JeSuisJeanne
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 0:26
par Bacon L. Beigbeder
Merci bien :)


Terminé. Fichu codage.
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 0:40
par Invité



(Ton titre. Bien vu.)
Makoto Nanase
Messages postés : 4547
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 1:43
par Makoto Nanase
Bon reboot !  "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 976361059

Ce titre OMFG !  "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 251311841
Cet avatar OMFG !  "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 2655193790

Bon, et bien... Je n'ai rien à dire !
Cette histoire est super, j'adore le rebondissement auquel on ne s'attend vraiment pas du tout !
Et les descriptions donnent envie de la connaître encore plus !

Bref, superbe fiche "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 2604173543


Pré-validation par Mako
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci Ld7d
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci Cn3Ckyx
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 1EPYLUw
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci YqECw0j
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 1:49
par Invité

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :

• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 3:01
par Invité
LE TITRE OMG
J'AI TROUVÉ LE REMIX GRÂCE À TOI 8D

J'aime ta fiche, comme l'a dit Makoto on s'y attend pas du tout dans l'histoire (trop blessé et déçu hanlala) et au final, ça donne envie de lui faire des câlins à Lucci~

Bienvénito♥
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 3:57
par Invité
YAYAAAAAAAAAAAAAAAA

Coumment j'étais pas prête avec le titre et l'histoire et tout et tout (t'as eu raison de mon audace de lire ta fiche à minuit bien passé )XD

Bon reboot à toi, félicitation et puis : tellement de beauté dans ton vava Lucci tu vends du rêêêêêêve "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 1237021185
Naeryan Valmont
Messages postés : 443
Inscrit.e le : 10/02/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Allan Valmont
Autre:
~ Caged Bird ~
~ Caged Bird ~
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 10:10
par Naeryan Valmont
Ça, c'est du reboot sauvage.

Dans tous les cas, superbe avatar et super fiche. Ravie de te savoir toujours parmi nous.
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 11:55
par Invité
.......... "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 901032552
J'ai déjà notre hymne quand on va retourner Tokyo avec notre délicatesse de pachiderme en baskets, avec les ralentis et tout. Bisous.

Bacon L. Beigbeder
Messages postés : 1845
Inscrit.e le : 23/08/2016

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Celle qui fait du couscous. (Aka la plus belle, la plus perf, la plus merveilleuse, la plus...)
Autre: Connard pathétique IRL, passe ta route.
#JeSuisJeanne
#JeSuisJeanne
posté
le Dim 14 Mai 2017 - 13:46
par Bacon L. Beigbeder
Merci merci ! C'est gentil de vos parts, ravi que l'histoire arrive à vous surprendre ♥️

Obama > "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 2078551763
Bacon L. Beigbeder
Messages postés : 1845
Inscrit.e le : 23/08/2016

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Celle qui fait du couscous. (Aka la plus belle, la plus perf, la plus merveilleuse, la plus...)
Autre: Connard pathétique IRL, passe ta route.
#JeSuisJeanne
#JeSuisJeanne
posté
le Ven 16 Fév 2018 - 0:07
par Bacon L. Beigbeder
Changement de codage pour la fiche, rajout dans l'histoire pour suivre l'évolution rp (approuvé par Kaochérie ♥️), changement du féminin pour le masculin, changement de la réservation d'avatar et... Bah on est tout bon pour continuer d'écrire, je crois ? La bise les churros.
Olive Beigbeder
Messages postés : 269
Inscrit.e le : 12/04/2017

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Le Litchi. :olé:
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
#JeSuisRouclette
#JeSuisRouclette
posté
le Ven 16 Fév 2018 - 0:25
par Olive Beigbeder
"Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 4112942667 "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 4112942667 "Je suis pas venu ici pour souffrir, okay ?!" • Lucci 4112942667

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