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Akane & Chrysanthème
22 Mai 2109 (Jour 1) :

T'as travaillé toute la nuit. Pas trop le choix quand on est de garde. Les mômes ne vont pas se garder tout seuls. L'expérience pourrait être fun mais ton licenciement beaucoup moins. Les enfants ont été particulièrement pénibles ce soir. Entre ceux qui se levaient pour aller aux toilettes ou demander de l'eau, ceux qui avaient fait un cauchemar et ceux qui refusaient de dormir, tu étais épuisée. Il y avait cette petite fille de huit ans, Tomoe, qui te suivait partout. Au début discrète, tu l'avais vite repérée et invitée à rester avec toi. Évidemment, la gamine ne refusa pas. Pour sûr qu'elle allait être rapidement épuisée ! Tu avais discuté avec elle, tu avais joué un peu aussi. Elle était adorable. C'était pour des humains miniatures comme elle que tu avais voulu faire ce job. Elle avait fini par s'endormir dans tes bras vers trois heures du matin. Ses longs cheveux noirs cachaient la moitié de son visage. Elle avait l'air si paisible. Tu l'avais gardé contre toi un long moment. Il y avait beaucoup trop d'enfants ici. C'était déprimant. Pauvres gosses. Au bout d'une demie-heure, tu te décidais enfin à la ramener dans son lit. Elle n'était pas bien lourde donc aucun problème pour la transporter.

Six heures trente sonnait la fin de ton calvaire. Tu allais enfin pouvoir rentrer chez toi et dormir un peu. Même si c'était juste trois ou quatre heures, même une vingtaine de minutes te suffiraient. Non. C'est faux. Tu étais tellement épuisée que tu avais manqué de t'endormir au volant. Génial ! Un autre accident ! On ampute la jambe droite maintenant ?  Et puis après ce sera les bras. Et tu finiras en femme tronc. C'est vraiment ça que tu veux Chrys ? Évidemment que non. Alors fais attention à te conduite et rentre saine et sauve chez toi. Tu fis tourner la clef dans la serrure. Tien, pas de lumière ? Personne n'était réveillé ? À pas de loup tu te dirigeais dans la chambre de Charles, toujours endormi. Sans grande délicatesse tu le secouas.

« Hé oh l'abruti ! Tu vas être en retard pour les cours. » Lui dis-tu.

Pour toutes réponses tu obtins un grognement signification ''Laisse moi tranquille.'' Tu avais arrêté les cours tôt, certes. Mais tu voulais que lui il ai un bon travail, qu'il puisse faire ce qu'il a envie, qu'il soit libre. Libre ? En étant japonais ? Non impossible. Aucun japonais n'est libre. C'est un oxymore. On vous traque, on vous flic, on vous mari de gré ou de force.  Une usine humaine, des robots, voilà ce que vous êtes. T'étais appuyée contre l'un des murs de sa chambre. Tu t'amusais à éteindre et allumer la lumière. Autant dire que ça ne lui a pas plu des masses. Toi, t'étais assez patiente pour continuer comme pendant une demie-heure, bien que la fatigue était présente. Et c'est sans doute pour ça qu'il s'est finalement levé avant de te mettre à la porte. Tu regardais nerveusement l'heure. Il n'allait jamais avoir son bus à ce rythme là. Tant pis. Tu allais être obligée de l'emmener… Et donc d'écourter ton temps de sommeil. Tu t'es dirigée dans la cuisine afin de préparer son petit déjeuner. Erf ! T'es vraiment une super grande sœur Chrysanthème, il faut le reconnaître. Peu de temps après, Charles débarque dans la dite cuisine, baille et embrasse ta joue en guise de salutations.

« Mets tes pompes et montes dans la bagnole. Tu mangeras en route. »

Tu le presses. Il va être en retard ce débile. Comment allait-il faire une fois que tu seras partie ? Parce que non, tu ne comptes pas rester toute ta vie chez Kan et Ambre. Tu les aimes tes parents mais pas au point de les supporter tous les jours de ta misérable vie. Vous grimpez rapidement en voiture et après avec bouclé vos ceintures, tu démarres. Ton frangin fouilles le sac de nourriture que tu lui as préparé. Il se met à pester.

« - Hé ! Il est où mon poisson ?!
- La prochaine fois tu te lèveras à l'heure boloss ! » Rétorques-tu.

Après l'avoir déposé, tu fais le chemin du retour. Tu n'as qu'une idée en tête. DORMIR. Si bien qu'à peine arrivée, tu te laisses tomber sur ton lit sans même te changer. Tu as juste pris soin de retirer tes chaussures, parce que bon…

Kan rentre à la maison après une journée de travail. Il a été cherché le courrier. Rapidement, il remarque une enveloppe de couleur rose coincée entre deux factures.

« Enveloppe rose ! » Cria-t-il dans la maison.

Il était seize heures vingt passé. Sa voix rauque te réveilla en un sursaut. Tu le maudis de te tirer des bras de Morphée de cette façon mais en comprenant de quoi il s'agissait, tu te levas. Sans regarder le destinataire, Kan Nishimura se dirigea dans le salon, là où la famille était censée se rejoindre. Ils s'étaient promis de découvrir ce genre de courrier ensemble. Niveau promesse nulle, on est pas mal dans le game.  Tu accours dans la pièce, dévalant le plus vite possible. Tes doigts se croisent et tu murmures.

« C'est pas pour Charles. C'est pas pour Charles. C'est pas pour Charles. » Répètes-tu en boucle.

Non pas que tu souhaites absolument te marier, c'est même le contraire. Mais tu estimes que ton frère est bien trop jeune. Il n'a que dix-sept ans après tout ! On dirait peut-être pas comme ça, mais pour lui tu serais prête à tout. C'est un peu comme si t'étais Katniss Everdeen et lui Primrose. Ouais, tu te porterais même volontaire pour participer aux Hunger Games à sa place. Il ne te faut même pas deux minutes pour arriver. Tu t'écrases dans le fauteuil et laisse le canapé aux restes de la famille. Ambre regarde ses enfants, anxieuse. Même si son mariage à elle a été – contre toute attente – une véritable réussite, elle ne connaît que trop bien l'esprit anti-conformiste de sa progéniture. Si les frangins ont un point commun c'est bien ça. Tu t'impatientes. Finalement ton père l'ouvre, tu retiens ta respiration. Il lit.

« Monsieur, madame, par la présente et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la loi, Chrysanthème Mazino, anciennement Nishimura, et Akane Mazino, je vous déclare maintenant unis par les liens du mariage. »

Ta tête tape violemment contre le dossier du fauteuil. Ça te fait royalement chier, faut le dire. Mais en même temps, t'es soulagée, c'est pas pour Charles. Tu te lèves pour aller à la fenêtre et t'allumer une cigarette. Ta mère peste, tu ne l'écoutes pas.

« Ma-zi-no... » Tu sépares chaque syllabe comme si tu cherchais à te souvenir de quelque chose. Alors que non. Mazino tu ne connais pas.

Alors que le silence régnait, ton frère prend la parole.

« - Qu'est-ce que tu vas faire ?
- Par rapport à quoi ?
- Au mariage bécasse ! Tu vas y aller ?
- Non.
 »

Un sourire se dessine sur les lèvres du plus jeune. Il l'aurait parié. Tes parents font les choqués, comme si tu avais commis un crime. Erf. En soit, c'était qualifié de crime contre l'humanité donc c'était compréhensible, c'était logique. On avait tellement formaté leurs petits cerveaux de japonais. Tristesse.

23 Mai 2109 (Jour 2) :

Jour de repos, trop bien. Farniente et grasse matinée. Tu n'avais rien envie de faire. T'étais bien, là, bloquée dans le fond de ton lit. Mais rapidement, le souvenir de cette foutue de lettre rose te revint en mémoire aussi violemment qu'un ouragan. Il fallait que tu t'occupes l'esprit. Ne rien faire c'est cool quand tu n'as rien qui te tracasse. Sinon ça craint. Tu ne penses qu'à ça, ça te bouffe. C'est invivable. Merci mais non merci.

Plus tard dans la journée, tu as donc décidé de rendre visite à ta grande amie Elie. Vous étiez ensemble à l'école bien qu'en raison de votre courte différence d'âge vous ne vous êtes jamais retrouvées dans la même classe. Récemment, vous vous êtes revues dans une fête et vous avez bien accrochées toutes les deux. C'est une bonne pote en qui tu peux avoir confiance. Vous avez parlé, beaucoup. T'as déprimé sur son épaule toute l'après-midi.

Dans la soirée, alors que tu étais tranquillement en train de jouer de la guitare – ou du moins à essayer d'en faire – ta mère entra dans ta chambre, l'air préoccupé. Tu laissas échapper un soupire.

« - Quoi ? Demandas-tu d'un ton las.
- Tu sais très bien ce que je veux Chrys… Tu ne devrais pas le faire attendre si longtemps. Ce n'est pas raisonnable pour votre couple et…
- Notre couple ? Attends … Tu plaisantes nan ? On est pas un couple. Je ne le connais pas et rien que parce que je suis enchaînée à lui, je ne l'aime pas. Voilà ce qu'on est des enchaînés, des prisonniers de ce système merdique !
- Surveille ton langage Chrysanthème ! 
»

Te cria ta mère. Elle reprit un peu plus calmement :

« - L'Incontestable ne se trompe pas. S'il a jugé que le mieux pour toi était d'épouser cet Akane c'est qu'il y a une raison. Regarde. Ton père et moi, on s'entend à merveille. On était fait pour être ensemble.
- Tu racontes vraiment que des conneries. 
»

Sur ces mots, tu la forças à sortir. T'es majeure, vaccinée et tu comptes bien faire ce que tu as envie.  Elle pensait arranger les choses. Il n'en était rien. Ça n'a fait que te réconforter sur ton idée de base. Ne pas céder. Pas tout de suite.

28 Mai 2109 (Jour 7) :

« Tu as changé d'avis finalement ? »

Demande Kan en jetant un regard sur tes valises. Tu ricanes, secoues la tête et réponds :

« - Naaaan ! Ça a toujours été mon intention. Au moins il flippe et il sait qui est la patronne ! Il te fixe déconcerté, tu reprends : Eh ouais P'pa ! J'sais que des trois j'suis pas la plus inteligente. Mais j'suis pas assez conne pour aller en centre de redressement ! Pis t'sais, le pov' gars c'est pas sa faute, il a rien à y faire non plus. Erf que veux-tu j'suis comme ça. Une femme pleine de bonté !
- De bonté j'sais pas, mais de beauté ça c'est sûr que non ! 
»

Te lance ton frère. Il t'agace, t'as envie de le taper contre un mur, de lui mettre des petites claques derrière la tête. Tu lui souris et réponds d'un ton cinglant.

« Ta gueule l'enfant non-désiré. » C'est beau l'amour fraternel.

Comme d'habitude, ton père t'a disputé parce que tu avais été méchante avec ton frangin et blablabla. Ouais… C'était inutile. T'avais pas besoin que l'on te dispute. Tu étais grande. Tu savais manier les mots. D'ailleurs, tu es plutôt douée dans ce domaine. Tu sais appuyer là où ça fait mal avec des phrases, avec des poings aussi mais ça c'est autre chose. Et puis dans le cas présent, Charles était au courant que c'était une boutade. Avec Abel, vous aviez l'habitude de vous chamailler tous les trois sur ce sujet. Qui était le plus aimé ? Charles évidemment. Ton jumeau était d'accord avec toi à l'époque.

On entendait tes valises rouler dans toute la maison. Tu ouvris le coffre de ta vieille voiture pour la charger de tes affaires. Tu avais deux valises et ta guitare. Tu reviendras chercher le reste une prochaine fois. Il y avait également un plus petit sac spécial spécial Anubis. Qui était Anubis ? Ton chiot rottweiler de six mois relativement bien éduqué. Il était absolument hors de question que tu le laisses ici. Et si monsieur Mazino y voyait une quelconque objection et bien il ira tout simplement se faire voir chez les grecs pour rester poli. Tu avais donc pensé à son panier, ses jouets et surtout sa nourriture. Lui aussi tu l'avais mis dans la voiture. L'heure du départ sonna. Ta famille s'était réunie une nouvelle fois pour te dire au revoir. Après quelques dernières insultes à l'encontre de Charles, tu pris la route.

Tu allais donc habiter dans le quartier de Chiyoda. Très bien. Il t'a fallu plusieurs minutes une fois arrivée pour comprendre que oui, ce loft était désormais ton chez toi. Comparé à la petite bicoque de tes parents c'était plutôt gigantesque… Tu te contentais de sortir Anubis. On verra plus tard pour les valises. Après avoir fait le code, tu entras enfin. Trop beau ! T'étais mariée avec un mec pété de tune ou quoi ?

« Chéri j'suis rentrée ! » Crias-tu d'un ton sarcastique.

Peut-être qu'il n'était pas là ? T'en savais rien. Et tu comprendrais totalement s'il débarquait énervé,  même si tu n'en as rien à faire. Tu fis rapidement le tour de la pièce principale, le chiot te suivant partout. C'était grand. Tu as ouvert le frigo. Oh ! Il est plein. Tu en as profité pour prendre une bière. Tu ne bois pas souvent mais là, tu en avais besoin. Après tout, tu es chez toi non ? Tu farfouillais dans les tiroirs afin de trouver un décapsuleur. Ah enfin ! Une fois ta boisson ouverte, tu bus une bonne gorgée.
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 3 Juin - 20:34


« Un Mazino paye toujours ses dettes. »
Une puce. Une seule puce. Une seule puce a su mémoriser toute les actions de ma vie. De ma première clope, à mon premier joint, jusqu’à ma première fois, jusqu’à tellement de chose… C’est elle qui me définit réellement, elle pourrait mieux faire une biographie de moi que moi de moi-même. C’est tellement frustrant. Dire qu’elle peut même nous tuer si on ne lui obéit pas. Je pense que c’est ça le pire. Ils n’ont vraiment pas blagué les japonais avec cette invention de merde. Ils se privent eux-mêmes de leur propre libre arbitre, mais ils nous en privent aussi. C’est tellement malsain ce programme de merde. Ce système tout entier. Je rêverais de le détruire à moi seul. Ils nous détruits, ils nous forcent à adopter un certain mode de vie, c’est n’importe quoi.

Je m’assois face à la petite table juste en face de moi. J’ai un terrible mal de tête, cela doit-être à cause de tout l’alcool que je me suis enquillé hier soir. Je n’arrête pas de boire ces derniers temps, c’est grave… Mais il n’y en a toujours pas assez, pas assez d’alcool pour que je cesse de pleurer. Pour que je cesse de me lamenter sur moi-même. Les souvenirs ne cessent de resurgir, m’absorber… M’emmener au fond… Mes rêves me montrent souvent à quel point j’aurais pu être heureux. Puis alors la nuit quand je suis bourré j’appelle ma défunte femme, mais ça ne marche pas. Je tourne ma tête pour voir le carnage qu’est la table, les gobelets du beer-pong qui n’ont pas été rangés. Quand je me lève (difficilement) et que je marche en direction de la cuisine, je vois les bouteilles de vodka, de rhum, de whisky puis de tout autre alcool qui sont côte à côté sur la table. Punaise hier soir ça devait vraiment être une sacrée fête pour qu’il y ait autant d’alcool et de gobelet. Soudain j’entends quelqu’un descendre les escaliers, mais cette personne descend lentement. Je reviens alors dans le salon et je l’aperçois, c’est une jolie demoiselle blonde de taille moyenne. Elle m’affiche un énorme sourire tandis qu’elle porte un de mes hauts, largement trop grand pour elle, d’ailleurs c’est juste ce qu’elle porte… Je crois…

-C’était vraiment fantastique hier soir Aka !

J’hausse un sourcil tandis que je continue mon petit rangement. Mon mal de tête ne veut vraiment pas passer, malgré les efferalgans que je viens de prendre. J’essaye le moins possible de la regarder… Je ne veux pas me souvenir de ce que j’ai fait hier soir… Pourtant elle s’approche de moi et moi je recule. Comme-ci je ne voulais pas qu’elle s’approche. Je finis par soupirer longuement et je la fixe plutôt froidement.

-Tu devrais rentrer chez toi… J’me rappel même pas de ton prénom.

Bon ça pouvait paraître froid, mais au moins ça avait l’audace d’être clair. Elle ne prit pas la peine de dire quoi que ce soit. Elle repartie en haut puis quelques minutes à peine elle était redescendu, habillé, sac à la main.

-Bon bah j’me casse… Bonne journée à toi.

Bon au moins elle n’a pas claquée la porte en partant. Je soupir, lance le chiffon sur la table puis je repars m’allonger sur le divan. Qu’est-ce qui m’a pris d’organiser une aussi grande fête ? Ça va maintenant faire 1 mois qu’elle est partie… Qu’elle a quitté ce monde et j’ai encore du mal à faire mon deuil. Ce loft ne me sert plus à rien, il est trop grand pour moi. J’en ai marre de vivre seul dedans, c’est peut-être pour ça que j’organise souvent des soirées, que j’invite le plus de monde possible… Parce que j’ai peur d’être seul. Je n’aime pas être seul… Je déteste ce sentiment de solitude. Je n’ai presque plus personne. Ashley a disparu je ne sais où… Chika ne donne plus vraiment de nouvelle, Matt est indisponible ces derniers temps… Bordel ! Une petite larme coule le long de ma joue tandis que je ferme lentement mes yeux. Il est l’heure de faire un petit somme. J’suis fatigué.

Un petit choc sur le ventre me fait me réveiller en sursaut. Je tourne la tête dans tous les sens puis c’est alors à ce moment que j’aperçois Mitobe au-dessus de ma tête qui me regarde avec son air tellement sérieux. Je grogne un moment avant de regarde mon ventre et c’est là que j’aperçois la tonne d’enveloppe, de papier publicitaire, ect. Woooh, il y en a tellement. Après tout, ça fait un bon mois que j’ai pas été ouvrir cette chose qu’on appelle boite au lettre. J’hausse alors un sourcil en posant ma main sur ma tête, je soupir longuement en regardant l’heure. J’ai quand même dormi une bonne heure.

Je me lève tranquillement en prenant le courrier et en le posant ensuite sur la table tandis que je me dirige vers la cuisine. Je reviens avec deux verres et je m’assois au côté de Mitobe. Je lui sers un verre d’eau tandis que moi je me sers de ce liquide qu’on appel communément vodka. Je commence à dépiauter un peu toute cette paperasse. Tant de pub, faudrait que je leur dise d’aller se faire foutre. Puis Mitobe prit la parole pendant que j’étais en train d’ouvrir certaine lettre.

-J’ai croisé le facteur en venant. Du moins il déposait le courrier dans la rue. J’ai attendu qu’il vienne jusqu’à ta boite au lettre puis je lui ai demandé le courrier de la journée en me faisant passer pour un membre de la famille.

Je le regarde en baillant. Putain mais où est-ce qu’il veut en venir ? Je soupir une énième fois et laisse échapper un petit « eh ? ». Puis c’est à ce moment qu’il pose sur la table une enveloppe de couleur rose. Mes yeux s’écarquillent, mes poils s’hérissent, mon cœur s’accélère et ma tête se met un peu à tourner. Non, ce n’est pas possible… J’aurais dû m’en douter… Cette société de merde ne m’aurait jamais laissez m’en sortir comme ça. Putain d’merde ! Laissez-moi vivre !

-Putain ! J’avais vraiment plus envie de voir une lettre comme ça de toute ma vie. Putain, ça veut dire que je suis de nouveau marié ! Ça craint un max !

Je prends bien mon temps pour ouvrir cette foutue lettre. Putain je n’ai tellement pas envie de l’ouvrir, j’ai plus envie de souffrir à cause de cette incontestable de merde ! Laissez-moi choisir qui je veux aimer, arrêtez de me l’imposer ainsi. Peut-être que vous avez réussi la première fois à me faire tomber amoureux, mais pas deux !

« Monsieur, madame, par la présente et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la loi, Akane Mazino, et Chrysanthème Mazino, je vous déclare maintenant unis par les liens du mariage. »
Hum… Super… Chrysanthème... Ça m’dit rien du tout comme nom en plus. L’adresse de mon nouveau logement était marquée tout en bas de la lettre. C’est plutôt loin d’ici. Je me gratte l’arrière de la tête tout en réfléchissant à quoi pourrait ressemble ma « femme », j’espère au moins qu’elle est belle et qu’elle n’est pas trop chiante. Je me lève en m’étirant tranquillement comme-ci de rien n’était, comme-ci cette lettre n’avait jamais apparu devant mes yeux. Je regarde Mitobe qui me fixe comme s’il lisait en moi.

-Tu compte pas y aller… ?

-J’sais pas, ça dépendra de mon humeur. J’ai 7 jours pour me décider mon vieux, c’est pas pressé et je ne suis pas du tout pressé, faisons comme-ci cette lettre n’était jamais arrivé, tu veux bien ?

Il hausse tout simplement les épaules. Pour une fois qu’il n’essayait pas de me résonner. Il doit me comprendre au fond. Je me ressers un verre de vodka que je bois cette fois d’une traite. Puis je regarde Mitobe du coin de l’œil.

-Mito, appel tout l’monde s’il te plait et dit leur de se pointer ici. On va faire une dernière grosse fête.

Il me sourit et commence à passer de nombreux appels et je ne vais pas vous racontez ce qui s’est passé ensuite, mais pour faire simple, pendant six jours, les fêtes n’ont cessés de s’enchaîner chez moi. Il fallait bien ça pour conclure cette histoire et pour commencer cette nouvelle histoire.

Je ne sais pas pourquoi, mais je me réveil d’un coup en sursaut. Putain, ma tête me fait horriblement mal cette fois. On est quand aujourd’hui ? Ah oui, on est dimanche aujourd’hui, ça fait 7 jours tout pile que j’ai reçu la lettre. Je me lève rapidement de mon lit et descend les marches de l’escalier en entendant ronfler en bas. Putain, il y a un paquet de monde, il y a même un mec qui dort sur la table. Je commence alors à réveiller tout l’monde. Bon ils ne comprennent pas vraiment sur le coup, mais je les fais tous dégager rapidement sauf Mitobe qui était tranquillement en train de dormir sous la table. Je le secoue plusieurs fois, putain cet enculé il a même pas bu, mais il dort comme-ci.

Il finit par se réveiller et me fixe avec son air de mec totalement paumé. Puis je lui explique rapidement ce qu’il se passe et il se redresser immédiatement. Il me laisse juste un petit « je t’attends dans la voiture » puis il se barre jusqu’à sa bagnole. Moi je me dépêche de remonter dans ma piaule et je fixe mon armoire et là je décide de prendre mon smocking. Ca fait chier, ça fait vraiment longtemps que je ne l’ai pas mis, mais autant faire le gentil garçon, le mec qui s’habille bien plutôt que de faire le bad-boy à la première rencontre. Je me change donc puis je vais dans la salle de bain pour mettre ma paire de lentille qui permet de cacher l’azur de mes yeux, le remplaçant par une couleur rouge sang.

Je monte dans la voiture de Mitobe tout en boutonnant ma chemise. Il s’est rendormi le con. Je le secoue alors de nouveau et d’un il se réveille, l’air de rien. Il glisse alors un petit « désolé » puis il se met à démarrer tout en activant le GPS en direction de mon nouvel habitacle. On en a facilement pour une bonne heure de route. Mitobe se gare dans la rue que le GPS lui a indiquée puis mon regard se pose directement sur la première  chose qui attire l’œil, l’immense loft. Encore un loft… C’est redondant quand-même. Heureusement qu’on est riche chez les Mazino, c’est peut-être le seul bon côté de cette famille. Mitobe me pointe du doigt une voiture qui est garée devant le loft.

-J’pense que c’est la voiture de ta chérie. Elle est déjà là, t’as pas vraiment de peau, en même temps t’as vu l’heure ? 20h… Encore un peu et c’était direction centre de redressement. Bon allez, casse-toi de ma voiture et va saluer la nouvelle Mazino, j’espère qu’elle sera aussi charmante et mignonne que la première.

Je grogne un petit moment puis sort de la voiture. Je me frotte le visage et secoue ma tête. Putain j’suis complètement K.O. J’espère qu’elle ne va pas trop me parler, j’ai pas vraiment envie de discuter. J’ai faim en plus, j’espère qu’elle a fait à manger, j’espère qu’elle sait cuisiner d’ailleurs ! Je regarde Mitobe s’en aller, me laissant seul face à mon destin. C’est super dis-donc.

J’avance d’un pas lent, mais déterminé jusqu’au grillage. J’entre le code pour pouvoir entrer puis j’avance jusqu’à la porte. Je marque un temps d’arrêt. Je prends alors une énorme inspiration et j’appuie sur la poignée. J’entre alors d’un pas léger et tout aussi lent, j’essaye de faire le moins de bruit possible, mais lorsque je ferme la porte, je la ferme trop brutalement et finalement le fait de vouloir rester discret, bah il est mort. Je ne bouge pas de l’entrée, je reste au niveau du paillasson, j’étudie la pièce de fond en comble. Propre, tout est niquel chrome.

-Hello, moi c’est Akane ! Akane Mazino ! Paraît-que je suis l'heureux élu !

Je crie un peu, histoire de me faire entendre un peu dans tout le loft et je me dirige vers un endroit éclairé, je suis presque sûr que c’est la cuisine. Ah oui j’avais oublié, je la tiens depuis tout à l’heure, je pose une bouteille de whisky sur la table. Je ne pouvais pas partir sans voyons, bon avant de la poser, je bois vite fait une petite gorgée, j’espère qu’elle ne va pas débarquer au moment où je bois au goulot.
© PAN

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Voir le profil de l'utilisateur Dim 4 Juin - 5:29


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Tu étais arrivée vers quatorze trente / quinze heures chez toi. Mais voilà, la maison était complètement vide. Genre, totalement. Tu avais fouillé dans tous les placards et tous les tiroirs mais il n'y avait aucune trace d'affaires d'homme par ici. Bon… Il n'était probablement pas arrivé. Ton petit plan pour lui faire peur avait totalement échoué. Tu étais totalement blasée. Tu auras tout le temps de te rattraper mais quand même. Finalement, tu t'es collée dans le canapé avec ta bière. C'était calme. Beaucoup trop calme. T'aimais pas ça. Pas du tout même. Pendant une bonne vingtaine de minutes, tu es restée avachie ainsi, à boire. La tête d'Anubis était posée sur tes jambes et tu la caressais doucement.

« Tu le crois ça ? Il semblerait que l'on soit les premiers arrivés. C'est fou non ? » Dis-tu à ton chien.

Oui, comme s'il allait te répondre ! Au lieu de ça, il s'est contenté de te regarder avec ses grands yeux marrons. T'étais tombée en amour pour ce clebs. Il était tellement gentil, tellement obéissant, tellement protecteur. Parfait. Tu lui avais appris à s'asseoir, à se coucher, à ne pas bouger et à venir quand tu l'appelais. Prochaine étape ? Lui apprendre à ne pas aboyer quand quelque chose bouge dehors ou quand quelqu'un sonne à la porte. Ça, c'était un véritable calvaire.

Une fois ta bière terminée, tu t'es levée. Tu n'allais quand même pas rester là à t'encroûter ! Tu allais commencer à ranger tes affaires. Oui voilà qui était une bonne idée. Tu as profité d'être debout pour entrer le code Wi-Fi sur ton téléphone. Rester sans internet ? Et puis quoi encore. Tu fais partie de ces jeunes qui ont un portable greffé dans les mains vingt-quatre heures sur vingt-quatre, comme la majorité des gens en fait… Tu as sorti tes deux valises, le sac spécial Anubis ainsi que ta guitare. Avec une certaine difficulté, tu avais réussi à tout monter dans la chambre. Tu as commencé par ranger tes vêtements. Les sous-vêtements dans le tiroir de gauche. Les robes – trop nombreuses – sur les cintres avec certaines vestes. Les jean's et jupe ici. Les tops et débardeurs là. En haut, les pulls. En bas les pyjamas. Dans le placard à côté, tes chaussures : baskets, talons compensés ou aiguilles, escarpins, sandales mais jamais de ballerines. Oui. Tu avais énormément de vêtements. Et encore, tu avais fait le tri. De plus, tu devais veiller à laisser de la place pour ton mari. C'est tout de même la moindre des choses.

Et puis, fût venu le temps d'installer le chien. Tu étais redescendu dans le salon afin d'y placer son panier non loin du canapé. Les gamelles ? Dans la cuisine évidemment. Alors que tu remplissais ces dernières, tu reçus un appel. Charles. Tu décrochas.

« - Ouais allô ?
- Alors ? Il est comment ? J'suis sûr que c'est un p'tit brun gros avec des yeux de rats hyper laid ! Et que c'est un connard aussi !
- J'en sais rien. Il n'est pas là. Apparemment je suis la première à être arrivée.
- Quoi ?! Mais… euh… On est le septième jour…
- Je sais bien Charles. Il va venir. Sinon, je lui pète la gueule en cellule c'est pas bien grave !
- Erf. Je ne doute pas de toi !
 »

Et la discussion continua encore une bonne heure et demie. Voyant l'heure tourner, tu raccrochas. Il était déjà dix-huit heures passés. Et ton mari n'était toujours pas présent. Finalement, c'était toi qui angoissait. Super… Il avait intérêt à se pointer, hors de question que tu te retrouves en centre de redressement à cause de lui. Et s'il faut lui mettre des tartes afin qu'il comprenne, tu te porteras volontaire. D'après ce que tu as entendu, là bas, on est pas bien traité du tout. Logique ? Non. Sou prétexte que tu refuses de t'unir à un ou une inconnu(e), on a le droit de te punir ? Foutu Japon. Et foutue grand-mère ! Tu ne comprends toujours pas dans quel but ta mamie est venue s'installer ici il y a un moment. Non tu ne dis pas que tout est de sa faute. Mais il est vrai que l'idée était stupide.

Au bout d'un certains temps – vers dix-neuf heures vingt-cinq - ton ventre commença à gargouiller. N'ayant aucune envie de préparer quoi que ce soit, tu décidas d'appeler afin de commander des sushis et des makis, tu en avais pris plus pour ton mari. Sait-on jamais, peut-être qu'il aura faim en arrivant. Tu n'avais plus qu'à attendre maintenant. C'était fou comme tu t'ennuyais. Pour faire passer le temps, tu avais décider de prendre une douche. Et puis de toutes façons, tu es de ces personnes à se laver deux fois par jour minimum. Un sourire s'affiche sur ton visage en remarquant que la baignoire a été pensée afin de t'aider au mieux à vivre. Ça t'agace parce qu'ils savent absolument tout sur toi. Et d'un autre côté, ça te fait plaisir. Tu n'auras pas à galérer pendant plusieurs mois en attendant que quelqu'un daigne venir changer la baignoire.

Vers vingt heures, tu entendis la porte de l'entrée s'ouvrir, puis une voix d'homme. Sans attendre, Anubis aboya. Tu soupiras et descendis faire la rencontre de cet homme. Ton mari.

« Anubis stop ! Oui je sais qui tu es. Du moins je m'en suis doutée. Et je suppose que tu sais que moi, je suis Chrysanthème. Tu peux m'appeler Chrys, c'est plus court, plus simple, mieux. ''Heureux'' élu ? J'sais pas faut voir. »

Le pauvre était à peine arrivé que tu le piquais déjà. Non. Tu n'étais pas une femme modèle. Et il est probable que tu ne le sois jamais. Tu soupirais en regardant la bouteille de Whisky. Sans dire un mot, tu la lui arrachas des mains.

« Pure, là comme ça ? Sans verre ? »

Du moins c'est ce que tu en avais déduit. La bouteille était ouverte, il sentait un peu l'alcool et aucun gobelet n'était sorti. Tu levais les yeux au ciel en soupirant avant de reposer la boisson sur le plan de travail. Tu l'observas un moment. Lui, il était en smocking et toi… Toi tu étais en pyjama. Ce dernier se composait d'un jogging gris assez long pour cacher complètement ta prothèse, et d'un t-shirt bien trop ample avec un imprimé licorne. Non tu n'es pas du tout une gamine. Rapidement, tu remarquais ses iris rouges et plissais les yeux avant d'esquisser un sourire en coin, limite moqueur.

« Oh super ! Je suis mariée à un vampire décoloré ! »

Le décoloré faisant référence à sa couleur de cheveux particulièrement claire.

« Bon ! Moi je t'attend pour manger depuis un moment donc j'espère que t'as faim. »

Il a intérêt d'avoir faim. Sur ces mots, tu sors ta commande livrée un peu plus tôt du réfrigérateur et la pose sur l'îlot central de la cuisine.
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Voir le profil de l'utilisateur Lun 5 Juin - 4:03


« Un Mazino paye toujours ses dettes. »
Le liquide somptueux de l’alcool commencé à glisser dans ma gorge quand j’entendis cette « chose », cet animal m’aboyer dessus. Mais qu’est-ce qu’il me veut ? Depuis quand il y a un chien ici ? Me dit pas que c’est l’autre chose qui me sert de femme qui l’a emmenée. Putain ! Je vous l’dis direct, je n’ai absolument aucun problème avec les animaux, je n’ai pas non plus peur des animaux, juste je n’aime pas m’en occuper. En plus j’ai beau le regarder tout en buvant, il s’arrête pas d’aboyer le bazar. Mais tu la ferme ta gueule oui ?

J’entends quelqu’un descendre les escaliers. Je vais pour poser la bouteille de whisky sur la table, mais je ne sais pour quelle raison, je la garde en main. Comme-ci quelque chose m’empêché de la poser. Imagine son chien il l’a fait tomber en plus. J’m’en fous, elle rembourse ! Bon, à l’entendre elle n’a pas vraiment une voix de vielle personne, ça me rassure. Vous imaginez si j’serais marié à une vielle de 60 balais, ça ne l’aurait vraiment pas fait. Je peux l’appeler « Chrys », non mais je n’ai pas besoin de son autorisation pour l’appeler comme ça ! Puis même, Chrys ça me fait penser à l’ancienne PUB de Krys « Krys, vous allez vous aimez ». Bref, blague mise à part. Tu apparais enfin devant mes yeux, ma femme… Enfin, ce qui semblait être ma femme et qui l’était indéniablement.

-Euh, tu connais l’ironie ? Non j’demande ça au cas où tu n’aurais pas remarqué que ma phrase puée l’ironie.

Oui, je tenais à le préciser car j’sais pas si elle voulait me placer une vanne ou si elle parlait sérieusement. Bon, aller, je t’étudie d’avantage. Mes iris rouge scrutent les moindres parcelles de ton visage ou alors de ton corps. Ils analysent tout. Bon, je ne vais rien te dire pour les cheveux roses, j’en ai tellement vue des lolis qui en portaient, des fans inconditionnels du manga, des cosplayeurs, ect. Mais bordel, moi j’me casse le cul à venir en smocking alors que toi t’es en… EN PYJAMA !!!!! Enfin j’crois, en tout cas pour porter un haut comme ça et un jogging de la sorte, c’est sûr que t’es pas habillée pour le festival de Canne.

Sans m’y attendre, alors que j’étais encore en train de t’observer, tu te permets de prendre ma bouteille de whisky. Mes yeux s’écarquillent, mon sourcil se lève, mais uesh, qu’est-ce que tu fais ? Tu t’es pris pour qui ?! J’crois que t’as un sérieux problème, mais sur le coup je suis tellement choqué que je ne te fais aucune remarque. J’aborde juste un petit sourire face à ta question puis j’hausse tout bonnement les épaules et je croise les bras en penchant la tête sur le côté.

-Pourquoi y aurait-il besoin d’un verre ? Je n’avais jamais pensé à la partager, c’est tout aussi bon au goulot. Bon par contre je te conseil de me la rendre, c’est pas pour les enfants.

Je vais finalement me poser sur une chaise non loin de toi. Putain que j’en ai marre d’être debout, j’suis crevé. Je penche ma tête en arrière tandis que je sens ton regard se poser sur ma personne. Qu’est-ce tu me veux encore ?! Je soupir longuement en me redressant un peu sur la chaise pour pouvoir croiser ton regard. Tu as beau me regarder fixement ainsi, je n’en perdrais pas mon sourire sarcastique à ton égard.
Ta remarque me fait de nouveau avoir un haussement de sourcil puis un soupir. T’en manque vraiment pas une pour me faire tiquer toi. Je me gratte l’arrière de la tête en te fixant.

-Et moi j’suis mariée à une fan de my little poney, super !

Bien évidemment je faisais référence à ton cher t-shirt de licorne. D’ailleurs, j’me demande comment ça se fait que je connais un tel dessin-animé, ça en est presque honteux. Oh putain, tu as enfin reposée ma bouteille. Je ne manque pas l’occasion pour la saisir et en boire une gorgée. Putain, c’est tellement mieux que cette discussion inutile où on ne cesse de se balancer des pics ! Bien comme début de relation. A part avec Chika, j’en ai jamais eu qui commencé comme ça. Je baille un petit instant. Punaise c’est pas l’alcool qui va faire passer ma faim. Je pose ma main directement sur mon ventre en l’entendant crier et je serre les dents en te regardant, espérant au fond de moi que tu ne l’aies pas entendu.

Je ne sais pas si tu l’as entendue ou pas, mais ta proposition tombe à pic. J’hoche tout simplement la tête face à ta question, même parler ça devient dur, mais ça est-ce que c’est vraiment à cause de la dalle qui ne cesse de croitre en moi ou alors à cause de l’alcool ? Je baille par intermittence puis je finis par me diriger vers la cuisine. Elle aussi était plutôt grande et en plus comme elle est collée au salon, cette symétrie lui va bien.

Je viens directement me placer autour de l’îlot central. Punaise, c’est tellement rare que des sushis me donne tant envie, j’ai envie d’en prendre un, bas-les-couilles des baguettes, je veux en saisir un avec mes doigts et le dévorer. Surtout ceux au saumon, ils me font souvent salivés. Je te regarde alors du coin de l’œil, hésitant alors à me servir… Je ne sais quoi faire… Après tout, c’est toi qui a payée, à toi de te servir la première ou alors servons nous en même temps.

-Au fait, il a quel âge ton chien ?

La question était sortie toute seule dans l’attente de madame pour manger. Je me dirige rapidement vers les placards et y sort deux verres de taille moyenne. Je les poses à côté des sushis et je prends la bouteille de whisky. Je me sers un verre puis en te regardant, je montre ton verre à l’aide la bouteille.

-Bon, tu bois ou pas ?

Un sourire taquin s’était dessiné sur mes lèvres tandis que j’attendais ta réponse.
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Voir le profil de l'utilisateur Lun 5 Juin - 22:54


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Anubis se déchaîne, il aboie comme un fou contre Akane. Lorsque, sur un ton sévère, tu lui dis de s'arrêter, il s’exécute aussitôt. Il est jeune mais il est déjà éduqué. Tu n'as pas attendu que les mauvaises habitudes soient incrustés pour le réprimander et le dresser à ta manière. Lentement, il revient traîner dans tes jambes alors que tu t'approches de ton mari. Tu te présentes à lui sarcastiquement. Heureux élu ? Tu n'en ai vraiment pas sûre. Tu ne conçoit pas que le bonheur d'un couple puisse s'établir sur la base d'un mariage forcé. Étrange n'est-ce pas ? Non sérieusement, tu te demandes ce qui s'est passé dans le cerveau du dirigeant de l'époque pour se dire ''Tiens ! On va marier les personnes avec des inconnus après avoir implanté une puce dans leurs cerveaux !''. Bravo les gars ! Idée de génie ! Bande d'abrutis congénitaux. Et l'autre qui te fait remarquer son ironie. Tu souffles, tes yeux se lèvent. T'as l'air conne à ce point ? Toujours sur le ton du sarcasme du répond :

« Ironie, nom féminin, manière de se moquer en ne donnant pas aux mots leur valeur réelle ou en faisant le contraire de ce que l'on dit. » Non non, tu n'as pas bouffé un dictionnaire… Tu reprends : « Par contre, tout ce que je sens là, c'est l'alcool. »

Tu ponctues d'un clin d’œil. Ses yeux à lui, ils t'observent. Tu sens son regard sur ton visage, tes cheveux, ton corps. Il semble imprimer ton physique dans son petit cerveau. De toute façon, il aura bien le temps de te reluquer… C'est pas du tout comme si vous étiez mariés pour le meilleur et surtout pour le pire hein. Au fond de toi, ça t'angoisse. Qu'est-ce qu'il pense de toi ? Du bien ou du mal ? Toi et ta foutue phobie du regard des autres. Tu feins un sourire et ironise.

« Ouais je sais, j'suis belle ! »

Non, tu ne le penses pas. Tu ne t'aimes pas. Tu hais ton corps. La fille que tu es te répugne. Pourtant, tu gardes ton masque spécial bonheur H24. Tu fais comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Tu souris, tu blagues, tu joues avec le sarcasme. Tu fais genre que tu es une de ces filles fortes. De celles qui pleurent pas, qui gueulent haut ce que tout le monde pense tout bas, qui lèvent leurs majeurs en l'air pour dire ''merde'' à la société, au monde, à la vie. Mais la véritable Chrysanthème, elle est pas comme ça. Moi je te connais. Je sais qui tu es. Je sais que ton cœur est fragile, que les fissures du passé sont toujours présentes. Je sais aussi qu'une fois la nuit tombée, tu as l'habitude de pleurer dans ton oreiller, la couverture sur ta tête.

Tu profites du fait qu'il soit un peu distrait pour lui prendre la bouteille des mains et  lui lancer une petite réflexion. Tu ne bois pas forcément beaucoup toi. Et encore moins pure comme ça, au goulot.  Tu l'écoutes à peine. La seule qui te fait tiquer, c'est qu'il t'a comparé à une enfant. Sérieusement ? Toi ? Une gosse ? Tu vas finir par le gifler ce débile ! Du coup, tu fais quelque chose de complètement stupide et immature, tu bois toi aussi à la bouteille. Une grimace se dessine sur ton visage. Ça te brûle la gorge. Ouaip… Finalement, tu n'es peut-être pas beaucoup plus intelligente que lui…

« Parce qu'en général, une personne civilisée boit dans un verre. » Conclus-tu.

Il va alors s'asseoir sur une chaise non loin. Toi, t'es appuyée à l’îlot central de la cuisine, Anubis couché derrière ces dernières. Tes bras sont croisés et tes yeux observent ton mari. C'est comme ci les rôles étaient inversés. Maintenant, c'est toi qui imprime son visage, son allure dans ton esprit. Il relève la tête, vos regards se croisent. Il a ce sourire sarcastique qui t'énerve. Celui-là même qui dit ''Oui, je me fous de ta gueule et alors ?''. Ce même sourire que tu arbores si souvent. Chez les autres, ça t'agace. Tu soupires. Ses iris sont rouges, certainement des lentilles. D'ailleurs, tu ne manques pas de le lui faire remarquer. Le vampire décoloré, voilà comme tu l'appelles. Et lui rétorque que tu es une fan de My little poney. Tu hausses les épaules.

« Je suis impressionnée ! Tu connais les vieux dessins animés pour gamine ! Moi qui pensais que tu étais un connard machiste… Me serais-je trompée ? Après tout, tu tiens plus d'une princesse que d'un GI Joe... »

Tu le rabaisses, tu te fous de sa gueule. C'est volontaire. C'est comme un jeu pour toi. C'est aussi un moyen d'auto-défense. Attaque avant d'être attaquée. Qui d'Akane ou de Chrysanthème aura la meilleure répartie ? Vous le saurez, après la pub ! À peine la bouteille reposée, qu'il s'en saisit de nouveau pour un boire une gorgée. Ta main tape contre ton front. Facepalm. Tu soupires.

« T'es irrécupérable ! »

Tu juges comme ça, sans bien connaître. T'en sais rien de ses motivations, de pourquoi il boit. Toi, quand tu bois c'est pour oublier. Pour oublier la mort d'Abel, celle de Masaari. Pour oublier que t'es mariée à un vampire inconnu. Peut-être que lui est dans le même cas. Ou alors il boit juste par plaisir de se rendre minable. Auquel cas, ça te ferait vraiment chier d'être mariée à un pochtron pour le reste de ta vie.

La faim te tiraille le ventre. Tu as l'impression d'avoir des nœuds dans l'estomac, c'est désagréable et ça fait mal. Alors tu lui proposes de manger. Sauf que de la façon dont tu le lui dis, tu lui imposes plutôt… Tu sors les sushis ainsi que les makis du réfrigérateur que tu poses sur l'îlot. Puis tu tournes dos à lui pour mettre de la sauce soja dans une petite coupelle et pour sortir des baguettes. Tu sens son regard hésitant sur ta personne. Un très léger sourire sincère s'affiche sur tes lèvres alors que tu te tourne de nouveau pour poser tout ça.

« Vas-y sers toi ! »

Soudain, il te demande l'âge d'Anubis. Surprise, tu bégaies. Tu ne t'attendais pas vraiment à une question plutôt sérieuse. Sur le coup, ça te déstabilise.

« Euh… Il a … Il a six mois... »

Si tu étais le genre de fille à rougir, tu serais déjà écarlate. Sauf que non, toi tu n'es pas comme ça. Il en faut beaucoup pour te faire ne serait-ce que rosir. En parlant d'Anubis, tu lui ordonnes rapidement et fermement d'aller à son panier. Hors de question qu'il traîne là alors que vous mangez. Akane pose deux verres devant vous. Il en rempli un, le sien et te regarde en pointant le second. Tu soupires de nouveau. L'alcool te monte vite à la tête. Une fois soûle tu es différente, gentille. C'est pas forcément ce que tu as envie là, maintenant. Mais t'as pas non plus envie qu'il te prenne pour une petite nature. Tu acquiesces avec un semblant de confiance en toi. Et avance ton verre.

« Évidemment... »
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Voir le profil de l'utilisateur Mar 6 Juin - 22:40


« Un Mazino paye toujours ses dettes. »
Je ne sais pas qui je dois blâmer le plus. L’incontestable ou moi. C’est vrai, peut-être que si je n’avais pas fait toute ces conneries, que je n’avais pas eu une telle conduite pendant des années, que je serais resté dans le droit chemin. Peut-être, je dis bien peut-être qu’il m’aurait permis d’être avec une autre personne. Au final on obtient que ce qu’on ne mérite. Personne n’y échappe. Un long soupir sort de ma bouche tandis que je continue d’être là, à tes côtés, t’écoutant déblatérer ton « savoir ». Merci de la définition d’ironie, je ne savais pas du tout. J’devrais p’tetre t’appeler dictionnaire ambulant. Je ne sais pas, mais en tout cas tu as l’air fier de connaître la définition, mais je ne fais aucune réflexion sur le fait de l’odeur même si j’en doute un peu, j’ai quand même un peu tout fait pour essayer de la cacher. Je me craque doucement la nuque en laissant un petit bâillement s’échapper de ma bouche.

-Tu parles beaucoup quand même pour une fille.

Mes yeux ne cessent de t’observer. Enfin je te regarde sans vraiment te regarder, mais bon, je n’ai pas l’choix. J’vais pas me mettre à mater le chien, ça serait débile. Son petit clin d’œil qui montre toute sa fierté ne m’a pas manqué, je l’ai directement vu. Je soupir rien qu’en continuant de la fixer.

« Ouais je sais, j'suis belle ! »


Mon sourcil se lève rien qu’au son de cette voix, même à l’expression de ton visage. Je suis habitué que les filles se vantent beaucoup, qu’elles ont un énorme égo, mais là c’est différent. Se sarcasme dans ta voix, comme-ci toi-même tu ne croyais pas ce que tu disais ou qu’une partie de toi ne voulait pas le reconnaître. C’est bizarre, j’ai l’impression de tellement connaître ce sentiment. J’hausse alors tout simplement les épaules en soupirant légèrement. Elle me fait tellement penser à quelqu’un, c’est fou.

-M’ouais, c’est sûr t’es pas un top model, mais ça va, j’aurais pu tomber sur pire.

Je rebois alors une gorgée, pas parce que je m’en veux de ce que j’ai dit ou quoi que ce soit, juste pour le plaisir et parce que j’ai soif. Qui oserait me juger ? Qui ? Dieu ? Fait longtemps que Dieu nous a quittés de toute façon. Il n’aurait jamais laissez une abomination tel que l’Incontestable pour nous gérer. Dieu… L’Incontestable… Le Japon… Le monde… Tout part en couille ces derniers temps et y a rien n’y personne pour essayer d’arranger les choses. Ce n’est pas croyable, dans quel monde d’incapable vivons-nous ?

Je lève alors les yeux au plafond, soupirant à nouveau. Trouvant cette situation complétement risible et ridicule. Tu me piques la bouteille, ce qui me fait te lancer une petite vanne pour espérer récupérer mon alcool. Je te regarde de loin, posé tranquillement. Mon « faux » sourire scotché au visage. Le visage du je-ne m’enfoutiste de première, de l’emmerdeur, bref de ce que tu veux. Puis d’un coup, je te vois faire la première chose inattendue, tu bois à ton tour au goulot. Ta tête au passage de l’alcool au niveau de ta gorge me fait tellement rire. Je m’en tiens limite les côtes. Même quand tu fais ta remarque, je ne l’entends qu’à moitié, je n’y fais presque pas attention même. Je te regarde alors avec un énorme sourire, plus grand que tout à l’heure.

-T’es genre une caïd des bacs à sable toi ? Pour faire le dictionnaire t’es forte, mais sinon c’est tout.

Je souris comme toujours en te fixant, on pouvait voir une once de défi dans mon regard. Je passe mes mains derrière la tête un court instant, restant confortablement assis sur ma chaise. J’essaye vraiment de comprendre l’Incontestable sur son choix. En quoi est-ce qu’on se ressemble ? Genre qu’est-ce qui fait qu’on soit ensemble ? Je ne comprends pas et ça m’énerve.

Face à ta nouvelle pique j’hoche tout simplement la tête. Tu en as de la répartie petite, s’en est drôle. Pour une fois je ne dis rien, me contentant de me lever au moment où tu dis qu’on mange. J’ai la dalle de fou, ça tombe tellement bien, mais avant ça je prends une petite gorgée de whisky. Je ne dis toujours rien face à tes remarques, t’en as de la chance d’avoir apporté à bouffer.

Je ne cesse de regarder les sushis attendant le feu vert que tu ne tardes d’ailleurs pas à me donner. Je saisis les baguettes et j’en mange deux ou trois. Punaise c’est tellement bon ! J’en pleurerais presque, pas parce que c’est bon, mais parce que je crevais tellement de faim. Ces derniers temps j’ai bu plus que je ne mangeais. C’était vraiment terrible ou sinon ce que je mangeais c’était vraiment du vite fait. Mon attention se reporte sur toi au moment où tu me dis l’âge de ton chien, j’affiche alors un sourire dans sa direction.

-Ça va, tu l’as bien dressé. Il s’appel Anubis c’est bien ça ? T’as choisis ce nom parce que t’aime bien l’Egypte et tout ou ça n’a rien à voir ?

Oui il m’arrive parfois de poser des questions sérieuses comme celle-là. Mais bon, faut pas trop m’en demander, puis quand tu me tends ton verre, je te regarde du coin de l’œil avec un petit sourire. Je te sers exactement la même dose que moi, la moitié du verre. Je te fais ensuite un petit clin d’œil.

-Ne le boit pas trop vite cette fois.

Je sors ensuite mon paquet de clope dans lequel je viens en piquer une que je me mets de suite au bec. Je sors mon briquet du paquet de clope et j’allume tranquillement ma cigarette. J’ouvre la fenêtre derrière moi pour ne pas que la fumée ou même l’odeur n’envahisse la pièce. Je regarde dehors puis je regarde de nouveau vers toi.

-Ne me dit pas que tu fumes tout d’même ?
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 15 Juin - 1:37


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Akane & Chrysanthème
T'es là à déballer tout ton savoir dans le seul but de l'emmerder. Manifestement, ça ne fonctionne pas si bien que ça. Il a surtout l'air de n'en avoir rien à faire. Son attitude je-m'en-foutiste t'agace déjà. Tu as bien envie de lui coller quelques gifles pour le réveiller mais il paraît que frapper son conjoint c'est pas légal. Cogner tout court c'est pas légal. Par contre, marier des gens de force ça l'est. Bordel… C'est con un humain quand même ! Il se craque la nuque, tu grimaces au son de celle-ci. Tu n'aimes pas vraiment entre les os faire ce bruit. Et le voilà qui baille, la bouche grande ouverte avant de te faire une réflexion.

« Peut-être que je parle beaucoup, comme toutes les filles en fait, mais moi au moins je sais mettre ma main devant ma bouche quand je baille. On appelle ça… Attend, laisse moi réfléchir… Ah oui ! La politesse. » Réponds-tu sur un ton condescendant.

Il t'observe. Et bien que son regard semble ailleurs, ses yeux sont posés sur toi. Tu es mal à l'aise. Qu'il arrête bon dieu ! Tu voudrais juste te cacher dans un trou de souris. C'est maladif chez toi. Tu ne supportes tout simplement pas ce genre de situation. Et plutôt que de le lui avouer, tu ironises, tu lui dis que tu es belle et que tu le sais. Foutaise. Il est loin le temps où t'avait encore confiance en toi, où tu te sentais encore un peu jolie. Tout s'est dégradé après ton amputation. Lorsque l'on te regardait, tu avais l'impression que c'était ta prothèse qu'on observait, qu'on jugeait. Ça t'était tout bonnement insupportable. Ses paroles te blessent un peu mais tu fais mine de rien. Pas un top model ? Ça c'est sûr. T'es trop petite, trop maigre. Tu n'as ni seins ni fesses. Ton visage d'occidentale n'est que banalité. Tu soupires, baisses les yeux et murmures à toi même dans la langue de ta grand-mère.

« Pire… ? J'en doute... »

Le voilà qu'il se remet à boire. Ça t'agace ça aussi. Alors tu lui arraches sa bouteille des mains sans en demander la permission. Vous vous lancez quelques piques. C'est lorsqu'il te compare à une enfant que tu décides de faire la chose la plus débile de la soirée, à savoir boire au goulot comme lui. Au final, tu te rabaisses à son niveau. Son ''petit'' niveau. Ta tête devait être drôle vu comme il rit. Qu'il s'étouffe avec sa salive, ça lui fera les pieds. Et son sourire d'emmerdeur là ! T'as juste envie de lui balancer la bouteille à la tronche à cet abruti. Une réflexion de plus ! Une ! Caïd des bacs à sable ? Toi ? Tu lèves les yeux au ciel.

« La caïd des bacs à sable elle te souffle dessus tu tombes mon gars. »

Ouais… Ou pas aussi. C'est pas comme s'il faisait au moins deux têtes de plus que toi. Entre son mètre quatre-vingt-dix et tes cent soixante-trois centimètres, il y a un petite différence. Mais toi, t'es une teigne bagarreuse. Tu en as déjà foutu des raclés. Aussi bien à des garçons qu'à des filles. Quand on te cherche, on te trouve. T'es comme ça, tu démarres au quart de tour. Une impulsive rebelle et incontrôlable contrôlée par la haine. Tu relèves ton t-shirt, laissant apparaître ton ventre plat parsemé de bleus encore frais.

« J'suis pas une caïd des bacs à sable mec. J'suis une battante. J'suis d'celles qui s'battent pour leurs idées… Ou parce qu'on les a mal regardées… Quand on est pas un top model, il faut au moins savoir faire quelques choses. C'est pas avec mes nibards que j'obtiens ce que j'veux moi. »

Normal en même temps… Tu n'en as pas. Tu relâches ton haut. Mine de rien, ces petites blessures datant du début de la semaine te font encore un peu mal. Bof, t'as l'habitude, ça va vite passer. Est-ce que tu le menaçais ? Non. Tu l'aurais dit bien plus clairement si tel avait été le cas. Tu as juste voulu le montrer qui tu es. Et en même temps, tu as pu lui placer une petite réflexion sur ton physique. Là, comme ça, c'est gratuit, c'est cadeau. Joyeux Noël. Joyeux Anniversaire. Tu as beau l'observer, tu ne comprends absolument rien. Vraiment. En quoi êtes-vous compatible ? Est-ce que l'Incontestable à conscience que s'il met deux personnes insupportables ensembles, elles ne s'entendront manifestement pas ? Qu'il est con cet Incontestable ! Stupide machine. Tu aurais préféré rester vieille, seule, avec une meute de chiens et une colonie de chats plutôt que d'être mariée à un géant albinos alcoolique.

Finalement, ton estomac décide qu'il est grand temps de te nourrir. Alors tu poses la bouffe sur l'îlot de la cuisine. Pas besoin de s'installer dans la salle à manger pour ce soir. À peine as tu donné ton accord à Akane pour qu'il se serve que voilà qu'il engloutit quelques sushis. Un léger rire amusé t'échappe. Toi aussi tu commences à manger lentement. Tu prends soin de bien mastiquer chaque bouchée. C'est ainsi qu'on se rassasie plus vite avec de petites quantités de nourritures. Tu n'es pas grosse, tu ne cherches pas non plus à perdre du poids. Au contraire même, tu devrais en prendre un peu. Mais t'es juste habituée ainsi. Merci les pétasses du lycée qui font complexer n'importe qui dès qu'un semblant de ventre apparaît sous le crop top. Vous cessez vos piques pour concentrer votre attention sur ton chien.

« Ouais ! Et encore, je ne lui ai pas encore appris à tuer ! » Tu ironises encore et reprends. « C'est ça. J'aime la théologie, surtout celles polythéistes. Anubis est un dieu funéraire à tête de chien. Mon prénom est le nom d'une fleur funeste. Je trouvais ça plutôt approprié pour le coup…  Et puis j'ai une relation un peu particulière avec la mort. » Conclus-tu en avalant un sushi. « Enfin ! Va pas t'imaginer que j'suis suicidaire ou quoi que ce soit hein ! C'est pas le cas, loin de là. »

Ton rire est gêné. Tu t'es sentie obligée de le rassurer avec ta dernière phrase. Tu ne sais pas vraiment pourquoi. Mais toujours est-il que tu n'as pas envie d'être cataloguée et envoyée en hôpital psychiatrique. Une chambre capitonnée et une camisole ? Très peu pour toi, vraiment. Il sort deux verres, remplit le sien d'alcool et te regarde avec un air de défi. Est-ce que tu bois ? Non. Maiiis… T'es pas une mauviette. Alors tu acceptes. Caïd des bacs à sable hein ? Peut-être que oui au final. Tu lui tires la langue d'une manière puérile après sa réflexion. Ne pas boire trop vite ? C'est pas si sûr que tu y arrives. Autant, tu ne bois pas souvent, mais quand c'est le cas ''modération'' n'est pas là. Tu le vois se saisir de son paquet de cigarettes. Il en allume une et te demande si tu fumes. Tu fais une moue et attrapes ses clopes pour en prendre une, encore une fois sans lui demander. Tu l'allumes.

« Erf… Je plaide coupable ! Il faudrait que je pense à ralentir d'ailleurs… Un jour... »
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« Un Mazino paye toujours ses dettes. »
Et encore une réflexion. Putain, elle compte en faire encore plusieurs ? J’préfère limite aller me coucher que l’entendre faire ces réflexions à deux balles. J’pensais même pas qu’elle allait me reprendre pour un truc aussi bête qui est de mettre sa main devant sa bouche lorsqu’on baille. Franchement ça craint, cette fille risque d’être une plaie. Dit moi l’Incontestable, pourquoi tu nous as mis ensemble ? Quels sont nos putains de points communs ? J’en vois aucun. J’ai beau la regarder, l’identifier, je ne vois rien ! Que dalle ! Tu t’fous d’ma gueule ! Je hais cette machine, j’en viens même à haïr se pays ! Si c’est pas triste ça… Putain, ils doivent bien rire les autres pays. On est les seuls à avoir un tel système de merde !

Pourtant c’est bizarre… A l’entendre, on dirait moi quand j’étais un peu plus jeune. Quand j’aimais me foutre de la gueule des gens, quand je me souciais tellement de l’avis des gens que je changeais presque tout le temps de style vestimentaire ou alors je mangeais moins, ect. M’enfin j’ai pas le temps de me soucier d’elle, puis d’un coup elle se met à parler dans une langue différente, mais juste l’espace de quelques secondes. Je crois le reconnaître, mais je n’y pige jamais rien à cette langue.

-C’est du français c’est ça ?

Au final sa petite blague me fait marrer. Quoi que je crois plus que c’était une pique plutôt qu’une blague. En tout cas, cette dernière m’octroie un petit rire tandis que j’essaye de me retenir en mangeant tranquillement un de ces délicieux sushis. C’est vrai qu’ils ne sont pas trop mauvais. D’un coup alors que je ne m’y attends pas du tout, mais genre vraiment pas du tout, elle relève son t-shirt, me laissant ainsi voir son petit ventre et d’autre chose, mais ce n’est pas les premiers trucs qui m’interpellent. Non. Les premiers trucs que je vois en premier sont ses magnifiques bleues. Qu’est-ce qu’elle a bien pu faire pour avoir autant de bleue ? Un petit soupir sort de ma bouche tandis que maintenant mon regard se porte dans le siens qui a l’air un peu colérique.

Je l’écoute, franchement je l’écoute et à la fin de son « discours » je ne peux m’empêcher de laisser échapper un petit rire. Pas un si petit en fait. Je rigole de plus en plus. Pas que je me moque d’elle. Non c’est tout le contraire, je suis « admiratif » on va dire. J’hoche alors tout simplement la tête en la fixant droit dans les yeux et en croisant les bras.

-Tu peux peut-être croire que je me fous de ta gueule ou autre, mais pas du tout. Ça fait plaisir d’avoir une femme si combative… Ça change des autres nanas ringardent qui se balade h24 en petite tenue et qui porte souvent pas de soutif histoire d’attirer l’attention.

Au moins chez cette fille, rien n’a l’air d’être faux ou truqué. Pas d’abus de maquillage, rien. Pas envie d’être le top model que tout le monde regarde, non. Je plisse les yeux tandis que je continus tranquillement de manger les sushi en l’observant. Pourquoi j’ai encore ce sentiment ? Est-ce parce que moi aussi j’ai des bleues sur tout le corps ? Est-ce parce qu’au final il y a bien peut-être quelque chose qui fait que vous vous ressembliez ?

Bref on s’en fout, même elle s’en fout, la preuve on se concentre de nouveau sur son chien. Anubis. Il est plutôt mignon et n’a pas l’air vraiment agressif quoi que ce genre de chien, lorsque tu leur apprends à tuer… Justement elle ironise une nouvelle fois là-dessus. Putain, une déesse de l’ironie celle-là. Moi je continue de suivre l’explication puis à la fin, sa dernière phrase me fait avoir un petit pincement de cœur. Elle est devenue suicidaire, elle… Elle ne l’était pas à la base. Je me perds dans mes pensées l’espace de quelques secondes. Je ne parle plus, je ne dis plus rien, un silence de mort pèse dans la pièce. Je me remets ensuite à sourire comme-ci de rien n’était. Je prends même une petite gorgée d’alcool, après l’avoir servi bien-sûr. Je n’ai pas envie qu’elle fasse une remarque comme quoi je préfère boire que la servir… Quoi que ça serait pas faux au final ! Je me gratte l’arrière de la tête, un peu gêné je lui demande :

-Ah, quel type de relation ? Si c’est pas trop indiscret bien-sûr.

Je lui propose alors une clope, restant indifférent face à son tirage de langue, lui souriant juste comme tout à l’heure. Elle saisit le paquet et s’en prend une et la fume devant moi tranquillement. Bah oui, zéro gêne, on lui prend son paquet et bat les couilles… C’est quoi c’te fille insolente, elle mérite des claques parfois. Tu hausses alors un sourcil.

-M’ouais, moi aussi. J’espère que mes poumons vont me faire toute ma vie. Comme tu dis… Un jour… Peut-être.

Je tire deux ou trois lattes puis je la regarde en souriant. J’étais un peu remplie tandis qu’il restait encore pas mal de sushis. Ça remplit vite ces p’tits trucs, c’est pas non plus dérangeant. Je baille une nouvelle fois, mais cette fois je fais gaffe de mettre ma main devant ma bouche. Je cligne un peu des yeux. Putain la fatigue commence à revenir.

-Alors, t’as déjà fait le tour du loft ? Y a combien de chambre ? Laquelle est la nôtre ? Puis d’ailleurs, putain qu’il fait trop chaud !

Ah ouais, même pour un soir, il fait vraiment chaud. Je commence alors à retirer la chemise du smoking. Je la pose sur la chaise puis là je retire la petite chemise blanche que j’avais en dessous. Je continue de sourire tandis que je la pose par-dessus l’autre chemise. Putain qu’on est mieux torse-nu. Bon oui j’avoue que je l’ai un peu fait exprès pour lui montrer mes bleues, mes différentes entailles, mes différentes cicatrice et surtout pour laisser sortir ce magnifique tatouage, celui que je chéri plus que tout. Je m’étire de tout mon long, faisant rapidement craqué mes muscles.

-« On est mieux ainsi. Toi aussi, je sais pas comment tu fais ? Fait trop chaud. » Et pour rigoler je lui balance une petite pique « Puis c’est pas comme-ci tu avais quelque chose à cacher. »
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Voir le profil de l'utilisateur Dim 6 Aoû - 15:10


I'm sorry. Did I roll my eyes out loud ?
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Des réflexions, tu ne pouvais t'empêcher d'en faire. Au moins, ça cachait ton stress. Et puis de toute façon, tu es comme ça. Tu es cette fille, cette femme, celle qui dit ce qu'elle pense sans même réfléchir. Tu ne le fais même pas exprès. Tu vois bien que ça le fait un peu chier, vite fait quoi. Ça t'amuse beaucoup d'ailleurs. Ouais, intérieurement tu ris mais t'es en colère et t'es triste aussi. En colère parce que l'on t'a ôté ta liberté. Triste pour la même raison. T'es juste une boule pleine d'émotions qui grossit un peu plus chaque jour. Un jour, cette petite boule va exploser.

Étonnée, tu le regardes avec un petit sourire quand il reconnait cette langue, ta langue, celle que tu affectionnes tant. Oui, si tu le pouvais tu parlerais français tout le temps. Tu souhaiterais même vivre dans ce pays de luxe et d'amour. Avoir un appartement en face de la tour Eiffel dans cette capitale du romantisme. Et pourtant c'est impossible. Tu n'es pas assez riche. Et même sans ça, tu es enchaînée au Japon, comme si c'était avec le pays que l'on t'avait marié. Tu acquiesces et prends la parole à ton tour.

« Bravo ! Monsieur a donc un peu du culture ! » Ironises-tu avant de reprendre plus sérieusement. « Ma grand-mère est française de naissance alors ouais, je parle couramment le français. »

Tu le dis avec fierté. Etre bilingue est peut-être la seule chose que tu sais faire. Enfin... Que tu sais BIEN faire. Avouons-le, tu es une bonne à rien, une incapable. Du moins, tu te considères comme tel. Nan c'est vrai Chrysanthème. Après tout, à quoi tu sers ? En quoi ton existence même est utile au monde, aux autres ? En rien. Mais si tu vas dans ce sens, qui est indispensable ? Le président des Etats-Unis ? Non. Le roi d'Angleterre ? Non. Le chancelier d'Allemagne ? Encore non. Tous remplaçable, tous éphémère.  

Il rit à tes piques. Est-ce qu'il se fout de ta gueule là ? Il est sérieux lui ? Abruti d'albinos. Ah... Il semblerait que non au final. Ses mots tournent un peu dans ton esprit. Combative ? Ah ça ! Mais rapidement tu grimaces. Il croit peut-être que toutes les femmes sont pareilles. Peut-être que c'est misogyne de première, un homme qui déteste les femmes. Peut-être que toi aussi il te déteste. Bof, ça n'a pas d'importance. Tu ne l'aimes pas non plus de toute façon.

« Ah ? Merci ? » T'es pas vraiment sûre de ce que tu dois répondre. Cependant, tu ne peux pas finir ta phrase sans ironiser une fois de plus. « Oh tu sais ! C'est souvent que je ne mets pas de soutien gorge ! Pas forcément utile avec ce que j'ai de poitrine. »

Rapidement, vous recentrez votre attention sur le chiot, Anubis. Mais voilà qu'en évoquant la mort, en lui assurant que tu n'es pas suicidaire, il semble être ailleurs. Tu le regardes, plisses les yeux et soupires. Pour le coup, tu aimerais bien savoir à quoi il pense, trop polie pour le lui demander. Après avoir retrouvé ses esprits, il te sert un verre et te demande qu'elle genre de relation tu entretiens avec la mort. Tête basse, tu soupires encore en avalant une gorgée d'alcool. T'as pas envie de lui répondre. Pourquoi avait-il fallu qu'il demande ? Abruti.

« Disons qu'on est pas en bon terme elle et moi... » Tu marques une pause et bois encore. « Il y a quoi... Cinq ans ? Peut-être plus... Je sais plus... J'ai pas envie de m'en souvenir de toute façon... J'ai eu un accident de voiture. C'était mon copain de l'époque qui conduisait. Masaari qu'il s'appelait. Il est mort sur le coup. Il y avait aussi mon frère jumeau, Abel. Lui il allait bien il parait ! Enfin pendant un temps... Je suis tombée dans le coma. En me réveillant ma mère m'a dit que mon petit ami était mort... et qu'Abel aussi. » Tu étouffes un sanglot. T'as pas envie de pleurer. Pas devant lui. « Quelle bande d'abrutis mes parents... Donner le nom d'une fleur funeste à leur fille ! Evidemment que ça apporterait des emmerdes. Sérieux j'te l'dit, j'suis un aimant à malchance. »

Quoi ? Il est déjà vide ton verre ? Comme ça se fait ? T'as tout bu trop rapidement sans doute. Alors tu te resserres et cul sec, tu descends encore l'alcool. Bien ! Bravo ! Super ! Tu vas finir bourrée avant la fin de la soirée. Le voir fumer te donne envie, alors tu te sers dans son paquet, sans aucune gêne. Vous êtes mariés après tout. Ce qui est à lui est à toi ! Au pire, tu lui offriras une clope quand tu te rachèteras un paquet ! Cigarette qui d'ailleurs tombe à point nommé puisqu'elle te permet de changer de conversation. Tu tires une taf', laissant la fumée descendre lentement le long de ta gorge. Et puis, jetant un regard à Akane, tu lui réponds.

« Bah... Théoriquement ils te feront toute ta vie en fait... Sans poumons tu meurs... »

Merci captain obvious. Rapidement, tu écrases le mégot à la cendre encore un peu rouge. Ce qui est sûr, c'est que vous aurez encore de quoi manger demain midi. Tu soupires discrètement en rangeant les sushis dans le frigo. Évitons qu'ils pourrissent. Accessoirement, ça peut être chouette de ne pas tomber malade tout de suite. Tu affiches un sourire satisfait en remarquant qu'il a mis sa main devant sa bouche pour bailler cette fois ci. Soudain, il te demande si tu as déjà fait le tour de l'habitation. Tu acquiesces, un sourire sarcastique plaqué sur les lèvres.

« Disons que ouais, j'ai eu que ça à faire en attendant que tu arrives. » Un reproche de plus. Si toi tu étais arrivé bien tard, lui c'était encore pire. « Mais sinon, il y a deux étages, trois chambres dont la notre au premier. »

Tu ne réponds pas vraiment à ce qu'il te dit par rapport à la chaleur. Ouais... Ton corps régule plutôt bien la température. Tu lèves les yeux aux ciel, rien doucement quand il se met torse nu. Tu ne fais pas vraiment attention aux blessures sur son corps. Un couple de caïd des bacs à sable ! Génial !

« Tout ça pour t’exhiber hein ? » Tu ris encore, mais sa dernière phrase te fait grincer des dents. Rien à cacher hein ? « Ça t'en sais rien... Tu peux le prouver ? »



Voilà que les moniteurs de la maison s'allument tous en même temps. Un message s'affiche sur ceux-ci. Quoi ? Pardon ? Comment ? Tu lis et relis. Et même si pour une personne lambda ça pourrait paraître simple et un peu bête, toi ça t'effraie. Il va voir ta prothèse. Non ! Tu refuses tu ne veux pas. C'est hors de question. Tu recules en secouant la tête.

« Non ! Hors de question que tu regardes mes pieds. Sérieux, ça va nous servir à quoi dans notre "couple" ? Qu'il est con cet incontestable ! » Cris-tu dans le loft.
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Voir le profil de l'utilisateur Mar 31 Oct - 19:45


« Un Mazino paye toujours ses dettes. »
« Bravo ! Monsieur a donc un peu de culture ! »

Pour qui est-ce qu’elle me prend cette groluche ? Bien-sûr que j’ai de la culture, après tout, je suis un roi. Qu’est-ce qu’un bon roi sans culture ? J’en ai vraiment aucune idée. Mes yeux plissés je continues de piocher dans le reste de maki se trouvant sur la table. J’pourrais en manger éternellement de ces trucs, mais je vais me retenir en présence de madame. Faut quand même pas qu’elle croit que son mari est une personne qui ne pense qu’à manger. Un goinfre… Bon, j’avoue que je le suis… Puis merde, elle n’a qu’à penser ce qu’elle veut, j’ai la dalle, du coup j’bouffe. Et non cherchez pas, ce n’est pas une technique pour m’apaiser la pensée, loin de là. Je relève mon regard vers la personne qui est censée être ma femme. Tout en relevant mon visage, j’expire la fumée de ma clope que j’avais inhalé un peu plus tôt. Bon, j’évite de lui cracher de la fumée dans la gueule, mais ça fait une jolie petite fumée blanche entre nous deux. Je me permets alors de prendre la parole/

-Bien-sûr que j’ai de la culture, comme toute bonne personne, mais ce n’est pas grâce à ça que j’connais le français. On peut dire que c’est plutôt grâce à ma mère. Vu qu’elle est avocate et qu’elle s’occupe un peu d’affaire en tout genre, il lui est déjà arrivée de s’occuper d’étranger. Notamment des français ou même des allemands. Et comme avant je me faisais souvent chier, j’étais avec elle quand elle parlait à ces clients.

Par contre j’avoue que ces clients allemands ne m’ont vraiment pas manqué. Je ne suis pas très fan de cette langue, c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai jamais essayé d’en apprendre un peu plus sur cette langue. Je ne la trouve pas vraiment belle en soit. Après, je ne suis personne pour juger bien-évidemment. Mais je ne peux pas nier, l’Allemagne est un très beau pays. Donc elle a du sang français dans les veines. Intéressant.

-C’est vrai que t’as ce petit charme que n’ont pas les japonaises pures souches.

Ce petit sourire taquin sur le visage. Je continue ainsi de la dévisager. Bon j’avoue que je n’ai pas vraiment envie qu’elle me prenne pour quelqu’un de je ne m’en foutisme même si je le suis… Un peu… Beaucoup même ! Mais je préfère lui laisser le temps de le découvrir plutôt que de lui montrer directement comme ça. Je continue encore de lui afficher ce beau sourire tout fier malgrès le fait qu’elle me montre ses bleues, je ne cesse de garder ce sourire et je continue même de la taquiner un peu. Bon, un peu de taquinerie parfois, ça ne fait pas de mal puis ça aide souvent à détendre l’atmosphère.

Mon regard quitte le corps marqué de cette chère Chrys pour aller directement se planter dans le sien. Encore de l’ironie. Tu soupirs légèrement puis reprend appuie contre le plan de travail. Tu te gratte alors l’arrière de la tête et reprends comme tout à l’heure ton jolie sourire charmeur.

-Tu es quelqu’un qui adore l’ironie dis-donc.

La conversation tourne ensuite autour du chien et c’est à ce moment que vient le malaise. Enfin « malaise » c’est un grand mot. Je me perds juste dans mes pensées. Mes souvenirs, mes démons, ils me rattrapent. Ceux que j’essaye de garder éloigner derrière ce sourire, pendant l’espace d’un instant ils ont réussi à me rattraper. Mais bon, rien de mieux pour faire disparaître ses démons que l’alcool, du coup je nous serre un verre à tout les deux. Une fois servit, je me mets tranquillement à boire sans un mot. Concentré dans l’histoire de Chrys tout autant que dans l’alcool. C’est à partir du mot accident je crois que je me mets à frissonner. Un accident… Les accidents, c’est souvent mauvais, souvent y a des survivants mais souvent personne n’en réchappe. Tandis qu’elle parlait c’est comme-si je voyais la scène. Qu’elle se passait sous mes yeux… Jusqu’à la fin je l’écoute, je n’en perds pas une miette. A la fin, je ferme les yeux et finit mon verre d’un seul coup. La vie est vraiment injuste. Ce monde est pourri, mais en même temps, nous, les humains, nous sommes si fragiles. Nous sommes peut-être de dangereux prédateurs, mais nous sommes si fragiles. S’en est risible quand j’en vois certains qui font les malins comme s’ils étaient indestructible. La vie ne tient qu’à un fil… C’est bien triste dit comme ça. Je la laisse se servir avant de me servir à mon tour. Son histoire m’a donné chaud, putain ! Du coup j’enlève mon smoking et ma chemise pour me laisser être torse nu. Je lui envoi alors encore une fois une petite pique même si je ne nie pas l’accusation qu’elle vient de porter à mon égard. Puis en fait savoir à quel point le loft est grand ne me rassure pas. Un accident peut si vite arriver… Une marche de loupée dans l’escalier et hop. Je n’en dis rien tout de même, me contentant seulement d’hocher la tête. Je retente un fin sourire puis je lui réponds :

-Si tu savais à quel point j’aime m’exhiber

Et oui, j’ironise à mon tour et alors ? J’aime bien l’ironie, elle a cette petite saveur. Je rigole un petit coup en venant déposer une toute petite pichenette sur son front.

-Je rigole, ça se trouve tu caches un diamant sous ton jean.

D’un coup, je vois tous les moniteurs de la pièce s’allumer. Je vois même la télé s’allumer. Je n’ai pas le temps de lire ce qu’il y a écrit que j’entends déjà ma femme criait dans toute la pièce. Je sais ce que ça veut dire lorsque tout s’allume comme ça, mais est-ce que le gage qu’on-a est si terrible que ça ? Je sors alors d’un coup mon téléphone et commence à lire à haute voix ce qu’il y a de marqué.^



Je lis et relis puis j’hausse les épaules. Franchement, je m’attendais à pire ! Ce n’est rien ça ! Pourtant lorsque je lève la tête vers Chrys, elle ne semble pas bien. Elle secoue la tête dans tout les sens. Ca se voit qu’elle n’a pas envie de faire ce gage, mais j’ai pas envie d’aller en taule pour un gage de merde tel que celui-ci. J’essaye de la rassurer en souriant, mais je ne pense pas que ça va marcher si je ne lui parle pas.

-Qu’est-ce qu’ils ont tes pieds ? Eh, écoute-moi, on ne va pas aller en prison à cause d’un gage aussi bête et risible. Puis bon, peut importe ce que t’as à me cacher… Oublie pas qu’on est lié pour la vie donc je ne te jugerai pas et je me moquerai encore moins ! Si tu veux on commence par moi !

Cette fois je m’assois sur une de nos grandes chaises histoire d’être un peu en hauteur. Je retire mes chaussures, bon ok je les retire lentement, mais c’est pour aussi lui laisser le temps de décompresser. J’enlève ensuite mes chaussettes, heureusement pour moi je ne sens pas des pieds. Je lève mon regard vers elle, un petit sourire en coin, je commence à compter mes doigts de pied en les pointant un à un avec mon doigt.

-1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10…

Je le fais deux fois comme demandé puis je rigole une fois finit. Je déplace mon regard pour essayer de capter le sien et je lâche après un petit soupir :

-Tu vois, ce n’est pas si dur… Bon aller, à ton tour ! N’ai pas peur, décontracte toi… T’es trop nerveuse là ! C’est donc sous ta chaussette la chose que tu aurais à me cacher ?

Je lui tire la langue avant d’aller lui servir un nouveau verre d’alcool et lui tendre.

-Aller, boit et détend toi !
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