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 « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »

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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Dim 16 Juil - 15:01


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[ Mardi 18 juillet 2109 – 19:42 ]

Assis sur le canapé, tu souffles la fumée de ta clope en lorgnant ton portable posé sur la table. Il y a dix minutes, tu as reçu un message de Nowaki t’annonçant que le lieu du combat de ce soir avait été compromis à cause d’un crétin qui n’avait pas su tenir sa langue. Alors t’en es réduit à attendre son prochain message pour savoir où tu dois te rendre. Ça te gonfle quand se passe comme ça, parce que ça repousse l’heure du combat, et le temps que les spectateurs apprennent le changement de plan, il y a souvent moins de monde que prévu, et donc moins de fric à la clé.

Tu claques la langue et écrases le mégot de ta clope dans le cendrier en jurant. C’est toujours ton pote qui s’occupe de gérer la logistique. Toi, tu t’occupes de frapper. Heureusement qu’il est là, parce que ce genre de choses a le don de t’énerver. Même si tu l’as soupçonné plus d’une fois de faire en sorte de t’énerver suffisamment pour être plus efficace lors du combat. Ton portable sonne enfin, et tu l’attrapes pour lire le lieu de rendez-vous. Parfait. Tu te lèves, attrapes veste et casque, et tu quittes ton appart sans un mot pour le type qui vit avec toi.

Cet aprem, t’avais rien à faire, alors vous avez déjà fait tous les devoirs que vous étiez censés faire. De ce fait, tu te fous pas mal de l’heure à laquelle tu vas rentrer, ou même de lui dire quoique ce soit. La semaine que vous venez de passer au cybercafé t’a saoulé. Faites exprès, t’as eu trois combats pendant cette période, et il n’a pas arrêté de te demander ce que tu foutais. Tu le laissais te soigner, parce qu’au moins ça avait le mérite de valider votre activité du jour, mais t’as continué de l’envoyer chier. Vous êtes rentrés il y a deux jours, et ça t’a fait le plus grand bien de revenir dans un espace plus grand pour pouvoir mettre un maximum de distance entre ses interrogatoires et toi.

Tu grimpes sur ta moto, et tu démarres. Comme d’habitude, tu rejoins Nowaki sur le parking d’un quelconque centre de commercial. Il sort de sa voiture pour te rejoindre.

« C’est bon, c’est réglé ? »
« Ouais, un immeuble abandonné à Shinjuku. »
« L’autre ? »
« Ça risque d’être compliqué ce soir, Jay. Il est balaise. C’est un américain, champion de boxe de je sais plus quelle année. »
« T’inquiète. »
« Jay, t’as enchainé trois combats la semaine dernière, t’as encore le cocard de lundi… Même toi tu peux pas en supporter autant. »
« Fous-moi la paix, laisse-moi faire. »

T’écrases ta clope sur le sol, à moitié terminée, et tu remontes sur ta bécane, ton pote derrière toi. Vous agissez toujours de la même façon. Vous vous retrouvez dans un lieu donné, et vous partez ensemble. S’il doit y avoir un problème, la moto reste le meilleur moyen de se barrer au plus vite. Il n’a pas tout à fait tort, mais tu ne peux pas te permettre de refuser un combat. T’as besoin de fric. Les frais d’hôpitaux de ton père ne diminuent pas, et ça commence à te faire royalement chier. Sans parler de ceux de Fuki, même si elle y va un peu moins depuis sa greffe. Alors t’as pas le choix, tu dois tout faire pour gagner davantage. Même si ta côte te fait encore mal, et même si tu dois repartir avec une autre pétée.

Vingt minutes plus tard, tu te gares devant l’immeuble. Un grand panneau indique que la démolition aura lieue le mois prochain. Il y a quelques voitures garées devant, et tu sais qu’il doit y en avoir d’autres. Nowaki t’a assuré qu’il y aurait suffisamment de monde. En général, tu récupères 25% des gains, alors plus y’a de monde, mieux c’est. Vous entrez dans le bâtiment. L’organisateur vous accueille, et tu vas te changer rapidement. Tu enfiles un pantalon plus lâche, qui te permet une plus grande liberté de mouvement, mais qui reste serré au niveau de tes chevilles pour ne pas te gêner. Tu entoures tes mains de bandages, attaches tes cheveux et attrapes ton protège dents.

Vous vous retrouvez dans le parking vide de l’immeuble. T’as un sourire en voyant la vingtaine de personnes présente. Les paris vont de bon train. T’es devenu connu dans le milieu depuis que t’as commencé, les gens savent de quoi t’es capable. Néanmoins, l’autre type, quand tu le vois, une alarme s’active quelque part dans ton esprit. Au moins, ton meilleur pote n’a pas menti, il est balaise. Il doit faire deux fois ta carrure, et malgré quelques centimètres de moins, tu commences à douter. Merde, c’est pas bon, mais tu ne peux plus reculer.

Nowaki s’approche de toi pour te parler, te donner des conseils, et t’encourager. Tu sautilles sur place pour t’échauffer un peu, sans lâcher ton adversaire du regard, de l’autre côté de la foule. Son sourire ne te plait pas. Puis, tu es poussé au milieu du cercle, et celui-ci se referme autour de vous deux. Les spectateurs hurlent autour de vous, encouragent leur favori, insultent l’adversaire. L’excitation du combat monte, et l’adrénaline va vite prendre sa place.

Le départ est lancé. Le premier coup est donné.
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Dernière édition par Jayden L. Ryusei le Sam 29 Juil - 0:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Dim 16 Juil - 16:52


   
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Trois fois.
C’est le nombre de fois où il est rentré la gueule en sang. La première fois, t’as gardé un semblant de calme. Tu t’es dit qu'avec un peu de chance, ça n’arriverait plus. La seconde, tu as froncé les sourcils et tu as posé tellement de questions que ça a fini par t’assécher la langue. La troisième, tu as passé ta nuit à t’interroger. Et à la fin de ta réflexion, tu as décidé que tu allais fourrer ton nez dans l’histoire. Quand tu n’as pas de réponse à tes questions, ça t’obsède, ça te mine et ça te hante. C’est pas bon pour ta santé malade. Alors même si depuis, tu n’as pas remis le sujet sur la table, tu n’as fait qu'y penser. À la façon dont tu allais réussir à lui extorquer des informations. Et puisque la torture ne fonctionnerait pas sur lui, tu t’es dit que tu allais simplement le suivre la prochaine fois qu’il partait tard. Et comme cet abruti ne surveille jamais son téléphone quand il part sous la douche, ça n’a pas été très compliqué pour toi de bidouiller pour installer une application de géolocalisation. Non puisque tu n’es pas stupide, tu sais très bien que tu ne pourras pas le suivre s’il s’en va en moto. N’ayant pas de voiture, tu as fait les yeux doux à Shiemi pour qu’elle te laisse sa caisse toute la semaine, en croisant les doigts pour que Jay reparte durant ladite semaine.

Ce soir, t’es installé dans le haut des marches et de là où tu es, tu as une superbe vue sur Jayden, dans le canapé. Tu l’observes et tu te dis qu’il a l’air concentré, ou qu’il attend quelque chose. Tu ne sais pas vraiment si ça veut dire un truc de particulier, alors tu fais comme lui, tu attends. Et voilà qu’il se tire sans un mot. T’as à peine le temps de froncer les sourcils, la porte claque. Au-moins, il garde encore ses habitudes de merde : il arrive et il repart comme une fleur. Il te ferait presque penser à une catastrophe naturelle, un tsunami ou un cyclone. Il se pointe brusquement et il prévient personne, et il disparaît en silence. Tu finis par te relever et tu vas enfiler des chaussures à la hâte. Tu attrapes ta veste, les clés de la voiture et tu sors à ton tour, manquant claquer la porte au nez du chien. T’espères que la géolocalisation va fonctionner et que tu ne vas pas te retrouver dans le trou du cul du monde. Ça te ferait chier.

Tu t’installes au volant et tu te dis que tu aimerais bien fumer une clope. Trop tard. T’allumes le contact, tu jettes un oeil à la position et tu démarres. T’as ton permis, mais t’as toujours eu la flemme d’avoir une voiture. Ça coûte trop cher et ça pollue. Tant que tu peux te déplacer à pied ou utiliser les transports en commun, ça te va très bien. Tu sais pas trop, mais t’es un peu nerveux, ou bien fébrile. T’as jamais fait ça avant, suivre quelqu’un, utiliser son téléphone en douce. Et tu ne sais pas trop si faire ça à Jayden est très intelligent. Non parce que quelque chose te dit que tu n’as pas intérêt à te faire remarquer. Alors que tu observes la localisation et que tu frappes des doigts sur le volant, impatient, tu pries tous les dieux existants et inexistants pour tes questions trouvent enfin leur réponse.

Tu ne sais pas où tu vas, mais ça doit bien faire quinze ou vingt minutes que tu roules. Peut-être plus ou moins, tu n’as pas conscience du temps. T’as même pas pris la peine de mettre de la musique, alors que tu adores la façon dont le son crache dans les enceintes poussiéreuses de cette vieille caisse. Tu te dis vaguement qu’elle pourrait bien te claquer entre les mains. Ça te ferait chier.

Tu viens te garer une rue ou deux plus loin que l’immeuble indiqué par le signal. Mesure de sécurité. Tu claques la portière et tu marches aussi vite que te le permet ton handicap. Tu jettes un oeil au bâtiment. C’est quoi cette merde. T’as pas d’odorat, mais ça pue l’illégalité à plein nez. Ça sent l’austérité, la drogue, le sang et la violence. Tu t’allumes une cigarette et tu la grilles rapidement, soufflant à chaque fois la fumée vers le ciel. Dans quoi est-ce que tu es train de t’embarquer ? C’est pas ton monde, tout ça. Tu envoies un texto à Shiemi pour la tenir au courant de la situation et finalement, tu te dis que tu n’as pas fait tout ce chemin pour en arriver là. Tu ne peux pas te contenter de tourner les talons alors que t’es certain que les réponses à tes questions se trouvent à l’intérieur. Alors tu prends une grande respiration, tu changes de tronche et tu te mets dans le bon mood.

Et puis.

Tu sais, c’est comme si tu te retrouvais dans un univers parallèle dont tu ignorais l’existence. Il y a pas tant de monde, mais il y a du bruit. Trop pour ton ouïe hypersensible. Ça compense tes sens défectueux, malheureusement, c’est loin d’être toujours un don du ciel. Ça parle, ça parie et toi, tu essaies d’avoir l’air transparent. Tes pressentiments se confirment. L’odeur d’illégalité te pète les sinus et te vrille le cerveau. Est-ce que Jayden est vraiment là-dedans ? C’est ici que t’as guidé la géo-localisation, toujours. Tu regrettes un instant de ne pas avoir fait quelque chose pour tes cheveux. Le vert, ça se repère, facilement. Il y a du bruit, il y a des cris, il y a des gens qui crachent des prénoms, des commentaires et quand tu t’approches suffisamment, tu vois une masse de cheveux rouges. Une masse que tu pourrais reconnaître à des kilomètres. Tes yeux s’arrondissent de stupeur et les bras que tu avais croisés tombent le long de ton corps.

Qu’est. Ce. Qu’il. Fout ?
T’as déjà entendu parler des combats clandestins. Ça se passe dans des lieux pas nets, désaffectés. Avec des types pas nets, t’es certain qu’il ne faut pas trop les chauffer. C’est pas les combats de boxe bien encadrés, où tu sors amoché, mais où ça se passe selon des règles pré-établies. C’est le genre de combat qui se finit quand l’autre est à terre. Il y a eu des morts, des accidents graves dans toutes ces merdes. Il y en a d’autres qui ont fini en taule, qui ont ruiné toute une vie.

Et Jayden est là-dedans.
T’es énervé, oui. Il te fait penser à un papillon. Un papillon étrange, qui ne serait pas attiré par la lumière, mais plutôt par l’ombre, les abysses, le danger et l’illégalité. Ouais, il y a un déferlement de colère dans ton sang. Est-ce qu’il pense à sa famille ? Il sait qu’il peut mal tourner. Tu penses à son petit frère et sa petite soeur, ton coeur se serre et ouais, il y a un truc au fond de ta gorge. C’est amer et ça te fait mal.

Tu suis le combat qui se déroule sous tes yeux stupéfaits.
T’es inquiet, aussi. Tu sais, quand ton ventre se serre et que tu te mordilles la lèvre sous le stress ou l’angoisse. Tu devrais pas t’inquiéter pour cet abruti, mais ça ne peut pas être autrement. Tu veux pas qu’il soit abîmé ou qu'il finisse par terre. Sur un brancard ou sous terre, aussi. Pourquoi il se met en danger comme ça ? Qu’est-ce qui lui plaît ? Et pourquoi tu ressens les coups qu’il se prend comme s’ils t’étaient directement dirigés ?

Tu grimaces. Il a clairement pas l’avantage et ça te fait chier. T’es pris dans le truc et t’as envie qu’il gagne. Mais le mec est deux fois plus large que lui et il donne trois coups quand Jay en donne un. T’as envie de beugler des trucs, de lui dire de bouger son cul et de flanquer une raclée à ce mec. Et tu veux aussi frapper tous ceux qui commentent et qui parlent mal sur le dos de Jay. Ils se prennent pour qui, ces cons ? Tu jettes un regard noir au mec qui trashtalk à côté de toi.

Un instant, tu tiques.
T’es pris dans l’engouement du combat, clairement. Bon, il t’a fait douiller, mais t’as l’impression que ça n’a pas grand-chose à voir avec ça. Dans des conditions pareilles, encore moins. Quelque part aussi, t’es soulagé. Ben ouais, quand tu vois ce que Jay peut faire avec ses poings et avec son corps, t’as la vague sensation d’avoir été épargné à côté. Bon, il t’a fait douiller, mais t’as le pressentiment que ça n’a pas grand-chose à voir avec ça. Tu essaieras peut-être de réfléchir à deux fois avant de l’appeler Princesse.

Tu te souviens que Jay est blessé aux côtes. Il te fait penser à une assiette avec une micro-fissure. Fissure qui s’élargit. Et qui pourrait finir par tout péter en deux. T’as l’épine dorsale qui frissonne devant la puissance des coups. Ton corps se tend, tes muscles se contractent et tu retiens ta respiration, même. La chair de poule te court le long des bras, et pour une raison obscure, tes sens s’échauffent, ton sang boue et il y a quelque chose de terriblement excitant dans le fait de les voir se battre comme ça.

Une palpitation au-creux de ton ventre... C'est quoi, ça ?
...Le désir.
C’est du désir.
Tu cherchais le mot et tu l’as trouvé.
T’as envie de te facepalm. Il y a rien de désirable là-dedans, si ? Alors pourquoi t’as les doigts qui tremblent, les pupilles dilatées et les jambes qui ne veulent pas te porter ? Putain, tout ça, c’est juste parce que t’as pas tiré ton coup depuis "longtemps". T’es sûr que tu ne serais pas dans cet état sinon. Il y a ce magnétisme animal et une tension dans l’air. Tu plaques une main devant la bouche quand Jay finit à terre.

— Putain, merde !

Et tu baisses la garde.
Tu remarques qu’il y a un type qui te fixe, comme s’il te connaissait. Tu tiques. Est-ce que c’est le moment où tu es censé te barrer sans demander ton reste. Tu passes une main dans tes cheveux. Tu aurais vraiment du faire un truc pour changer ça.

T’esquisses déjà un pas ou deux en arrière, et pourtant, tu lâches pas Jay des yeux.

   
   
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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Dim 16 Juil - 21:42


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Tu la sens cette excitation qui te prends aux tripes et qui parcourt tout ton corps. L’adrénaline du combat, du danger, celle qui te souffle à l’oreille que tu pourrais facilement y passer si tu ne fais pas attention. Et tu le sais, oh oui, tu le sais, qu’au moindre geste non calculé, tu peux te prendre un coup qui signifiera la fin. Dans ce genre de combats, il n’y a aucune règle, aucun encadrement, en dehors de spectateurs qui hurlent pour en avoir plus, toujours plus. Du sang, des dents en moins, des membres pétés, ils veulent que vous souffriez. Certains même se foutent pas mal de savoir qui gagnera, tant qu’ils peuvent vous voir morfler sur le sol en béton du parking. Alors oui, il y a déjà eu des morts, des types qui se sont pris le coup de trop, ou le coup au mauvais endroit. Ou ceux qui se retrouvent face au mauvais mec, celui qui n’en a rien à foutre de laisser un cadavre derrière lui. Personne n’a jamais dit que c’était une partie de plaisir.

Mais toi, c’est ce que tu aimes. Tu aimes pouvoir faire éclater ta rage sur ton adversaire, sur des types qui sont là pour ça. Tu te fous pas mal de savoir pourquoi ils font ça, eux, du moment que toi, tu sais pourquoi tu te bats. Pour l’argent, c’est vrai. Il y a toujours de l’argent en jeu, et t’es certain que c’est pareil pour le type d’en face. Mais il y a toujours une autre raison, même pour toi, qui est réputé pour être un connard sans cœur. Un type sans émotions. Frapper, faire sortir cette haine qui boue au fond de toi depuis des années. Regarder la peau éclater sous tes poings. Observer la tête du type se tordre de douleur quand tu frappes là où ça fait mal. Tu aimes cette adrénaline qui prend possession de toi quand tu esquives et que tu frappes en retour.

Ouais, tu aimes ça.

Mais ce soir, c’est toi qui morfle.

Ce soir, c’est le combat de trop. T’as pas su t’arrêter avant, et c’est quand tu te reprends un coup dans le nez que tu t’en rends compte. Putain, il n’y va pas de main morte. Mais toi non plus, t’es pas un tendre, alors tu lui fonces dessus, le ceinturant au niveau de la taille pour le foutre par terre. Il titube, mais se retient à temps, et te donne un coup de coude entre les omoplates pour te faire lâcher prise. Tu grognes, tu jures, tu réponds. Un sifflement a pris place dans tes oreilles, et tu entends à peine ce qu’il se passe autour de toi. La foule est devenue qu’un amas flou qui continue de s’exciter en levant le poing en l’air, en hurlant. Tu te recules, les bras levés, en garde, l’autre est à fond, c’est à peine si les coups que tu es parvenu à lui donner ont fait effet. Il saigne de la lèvre, et il a l’arcade fendue, mais ce n’est rien comparé à ta tronche. Tu te passes la main sur le front, ton bandage en ressort rouge plutôt que blanc. Il va falloir que tu donnes tout ce qu’il te reste dans le prochain coup.

Son coup de pied, tu le vois arriver, mais t’as pas le temps de t’en protéger, et il vient frapper en plein sur ton flanc droit, là où ta côte te fait encore souffrir. Tu grognes et lui lances un regard noir. Il se marre. Ca t’énerve. Tu réfléchis pas, tu hurles et tu te jettes sur lui. A la guerre comme à la guerre, tu n’as plus rien à perdre. Sauf que voilà, le coup de poing que tu te prends dans l’estomac, te coupe le souffle. Il t’attrape à la gorge et un autre coup t’envoie valser à deux mètres. Tu t’écroules lamentablement sur le sol, sonné. Putain d’enfoiré. Sauf qu’il ne s’arrête pas là, et revient vers toi pour te donner quelques coups supplémentaires. Tu tentes vainement de te protéger, mais sans succès.

Une silhouette apparaît alors dans ton champ de vision. Tu relèves la tête pour voir Nowaki s’interposer entre lui et toi. Tu sais que ça signifie automatiquement la fin du combat. Si quelqu’un intervient en ta faveur, tu perds. Unique règle du jeu.

« C’est bon là ! Il a perdu ! »

Y’a des sifflements haineux, l’américain crache sur le sol et s’en retourne de son côté. Y’a des injures qui se font entendre, contre toi, contre l’autre pour t’avoir mis au tapis. Toi tu bouges pas, tu restes affalé sur le sol, pendant que les autres partent chercher leur pognon. Fini pour ce soir. Le rideau tombe.

Nowaki s’accroupit près de toi, et repousse une mèche de tes cheveux de ton visage. Tu tournes la tête vers lui, t’as un œil à moitié fermé. Tu craches ton protège-dents.

« T’es dans un sale état. »
« Ta gueule. »
« Sérieux mec, on voit même plus ta belle gueule. Aller file ta main. »

T’obtempères, et il t’aide à te relever. Tu grimaces, titubes et tu te retiens à lui. T’as la tête qui tourne, et le bourdonnement dans ta tête continue. Tu portes une main à ta tempe. Putain, il t’a pas loupé. Tu lances un regard dans la direction de ton adversaire qui se fait féliciter. Tu craches un mollard de sang sur le sol.

« Promets-moi que j’aurai ma revanche. »
« Pas de soucis. Tu l’auras. »
« Enfoiré… »
« Oh, et t’as eu un spectateur imprévu. »

Tu tournes la tête vers lui, et il fait un signe de tête pour te montrer où regarder. Tu te figes en voyant ton hippie à quelques mètres de vous. Nowaki t’aide à avancer vers lui, un bras passé en travers de ses épaules. T’es essoufflé. Ta respiration est saccadée et tu sens les battements de ton cœur contre ton torse.

« Putain, qu’est-ce que tu fous là, toi ? »

T’as envie de lui montrer ta colère de le voir là, mais tout ton corps crie au supplice. Et dire que t’as encore l’excitation dans le sang, qu’est-ce que ça va être quand tout retombera ?
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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Dim 16 Juil - 22:33


   
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Tu as la demi-seconde de réflexion de trop. Maintenant, c’est trop tard, si tu voulais t’en aller, il fallait le faire avant. Alors tu hausses simplement les épaules et tu observes ce type ramasser Jay. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a perdu de sa superbe. Est-ce qu’il compte sur toi pour enfiler une nouvelle fois le costume d’infirmier ? T’es même pas sûr de pouvoir faire un truc de suffisant pour sa sale tête. Tu es presque tenté de t’avancer et de venir l’aider, mais ça ne servirait à rien alors tu croises à nouveau les bras contre ton torse. C’est fini. Un des combattants à fini à terre alors les gens finissent par rompre le cercle. Les parieurs échangent, ceux qui ont mal misé se plaignent et les autres vont chercher leur pognon, avec ce sourire de rapace aux lèvres. Tu secoues la tête. Les paris, sale addiction que voici. Il y en a qui finissent à la rue ou complètement fou pour ces conneries. Ça nique des vies et ça brise des destins. On dirait pas comme ça, mais c’est dangereux. Et même si t’as jamais eu l’occasion d’y être confronté personnellement ou indirectement, tu fréquentes assez de gens qui vivent dans la merde et dans des galères à peine imaginables pour le savoir.

Jayden relève la tête vers toi et tu te figes. Tu ne daignes même pas avoir un mouvement de recul ou tenter t’enfuir. Tu te contentes d’attendre qu’il arrive à ta hauteur et t’as même pas un regard pour son pote — tu supposes que c’en est un, toujours — tu n’as d’oeil que pour Jay. T’avales ta salive avec difficulté et tu décroises enfin les bras. C’est terrible, mais t’es presque content qu’il soit dans cet état, il risque pas de te foutre son poing dans la gueule. Tu lui jettes un coup d’oeil agacé et tu secoues lentement la tête.

Qu’est-ce que tu fous là ? Ça ne se voit pas ? Tes traits se détendent et tu esquisses un sourire mi-amusé, mi-contrarié.

— C’que j’fous là ? Ça n’se voit pas ?

Et tu jures que t’as envie de le chopper par sa crinière, de tirer dessus un grand coup et de lui balancer le fond de ta pensée au-creux de l’oreille. À la place, tu te contentes de le regarder de haut. Maintenant que l’euphorie du moment et du combat est retombée, tu te souviens que t’es furax et qu’il aurait pu mal terminer. Vu comment le mec s’est acharné sur lui, même à terre. Tu laisses échapper un sifflement réprobateur.

— J’viens chercher d’moi-même l’réponses à mes questions puisque tu m’dis rien. J’dois t’avouer qu’j’suis pas déçu. Des combats clandestins ? Vraiment ? T’veux crever et laisser ta famille en plan ? Espèce d’abruti.

Tu ravales un mollard.
T’as de la peine pour lui, en le voyant dans cet état. Tu voudrais lui demander où il a mal et faire quelque chose pour l’aider, mais la colère prend le pas sur tes autres sentiments. Et toujours cette boule étrange dans ton ventre, mais tu ne veux pas t’en préoccuper. Pas maintenant. À la place, tu détournes le visage un instant vers la sortie et tu dis :

— 'Fin bon, j’vais attendre d’être rentré pour t’engueuler. J’vais pas faire ça d'vant ton pote, tu lâches, moqueur.

Tu te détournes déjà, prêt à partir.
T’as plus envie de parler, pour le moment. Tu laisseras sortir tout ça au loft, au-moins personne ne vous entendra si tu veux hurler. En fait, tu sais pas vraiment si tu vas hurler. Tu hausses un sourcil perplexe en écoutant la conversation entre Jay et son pote. Il veut que tu le ramènes, vraiment ? Tu lâches un rire nerveux. En fait, ta première pensée, c’est qu’il risque de salir les fauteuils de Shiemi et qu’elle va t’engueuler quand elle récupérera la voiture. Au pire, tu forceras Jay à les récurer. T’as même pas envie de protester alors tu acceptes avec un hochement de tête sec et agacé. Tu les attends pas pour sortir et l’air froid (plus frais qu'à l'intérieur, s'entend) te fait du bien. Tu t’allumes une cigarette et tu poireautes un instant sur le parking.

Quand ils finissent par sortir, tu marches jusqu’à la voiture et tu ne lèves pas le petit doigt pour aider Jay. Et dès qu’il est attaché, tu démarres en trombe, la cigarette dans les mains. T’as la conduite nerveuse et impatiente et tu jures à chaque feu rouge. Tu sens la tension dans l’air. Ça pue trop pour que tu ne puisses pas le constater. Tu renifles et tu te mords la lèvre. Tu restes silencieux, c’est le calme avant la tempête. En attendant que le feu repasse au vert, tu prends une autre latte sur ta clope. C’est pas dans tes habitudes de fumer au volant. Voilà que Jay te fait faire n’importe quoi !

Tu gares enfin la voiture et tu descends.

— Démerde-toi, tu dis à Jay en claquant la portière.

Et tu rentres à l’intérieur, laissant la porte d’entrée grande ouverte. Tu tires une dernière latte et tu jettes le reste dans le cendrier plein. T’es trop agacé pour t’asseoir alors tu restes debout, bras à nouveaux croisés. Même le chien fait profil bas, au-lieu de te tourner autour et aboyer joyeusement.

— Pauvre con, tu lâches direct. T’as aucun instinct d’survie ?
   
   
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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Lun 17 Juil - 22:30


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C’est tellement con, mais tu as soudainement l’impression d’être un gosse pris en flagrant délit d’une connerie par sa mère. Ou son père en l’occurrence. Alors que ce mec, tu pourrais lui refaire le portrait d’un coup. Tu serres les dents quand tu le vois te regarder avec son air dépité. C’est pas comme si son avis t’importait mais tu sais d’avance que la suite des événements va te faire royalement chier.

« C’que j’fous là ? Ça n’se voit pas ?  J’viens chercher d’moi-même l’réponses à mes questions puisque tu m’dis rien. J’dois t’avouer qu’j’suis pas déçu. Des combats clandestins ? Vraiment ? T’veux crever et laisser ta famille en plan ? Espèce d’abruti. »

Tu sens Nowaki se crisper en même temps que toi. Qu’il mentionne ta famille de cette façon attise les braises de ta colère. S’il savait que tu fais tout ça pour ta famille, peut-être qu’il la fermerait plus facilement, ce n’est pas pour autant que tu le lui expliqueras.

« 'Fin bon, j’vais attendre d’être rentré pour t’engueuler. J’vais pas faire ça d'vant ton pote. »
« Oh pas de souci, faites comme si j’étais pas là. »

Cet enfoiré semble s’amuser de la situation, et tu lui lances un regard noir. Enfin… Autant que te le permet ton visage tuméfié. L’autre fait déjà mine de partir. Bon débarras. Moins tu vois sa tronche, mieux tu te portes. Tu t’écartes un peu de Nowaki en grimaçant pour récupérer tes affaires et remettre au moins tes chaussures, mais quand ta main se pose sur ton casque, ton pote arrête ton geste.

« Quoi ? »
« Tu devrais rentrer avec lui. »
« Pourquoi je ferai ça ? »
« Jay, t’es pas en état de conduire là… Je te la ramènerai. Je vais commencer à avoir l’habitude t’façon. »
« T’occupe pas de moi, je peux très bien me débrouiller. » Ce connard vient alors appuyer sur ton flanc, et tu plies en lâchant un râle de douleur. « Enfoiréééé… »
« T’es clairement pas en état. Eh! » Il se tourne vers ton mari. « Levanter c’est ça ? Tu peux le ramener ? »

Tu t’attends à ce qu’il refuse, et pour une fois tu serais d’accord avec lui, mais non, cet abruti hoche la tête avant de quitter le parking. Tu claques la langue en direction de Nowaki, et celui-ci hausse les épaules en se marrant. Il t’aide à ramasser tes affaires et t’accompagne jusqu’à la voiture après être allé parler cinq minutes à l’organisateur de la soirée. Probablement au sujet de la suivante. Une fois fait, il t’accompagne dehors et pendant que tu t’installes sur le siège passager, il met ton sac derrière. Il se baisse pour te regarder par la fenêtre, et jette un œil au crétin.

« Bon, passez une bonne soirée. »

Il n’attend pas que tu répondes, et se casse pour aller récupérer ta bécane. Levanter démarre, et le trajet se passe dans le silence. De toute façon, tu n’es pas en état de dire quoique ce soit. Tu te contentes de fermer les yeux et de te poser sur l’appui-tête. Les seuls sons qui viennent perturber la route sont les insultes que ton cher époux laisse échapper par moment. Tu l’ignores, et préfères te concentrer sur ton propre corps dont la température à suffisamment diminuer pour que la simple idée de bouger te fasse mal. Tu rouvres les yeux seulement quand la voiture s’arrête dans votre allée. Ton chauffeur quitte la bagnole.

« Démerde-toi. »

Tu lèves les yeux au ciel. Comme si t’avais besoin de son aide. Néanmoins, il te faut tout de même un petit temps de réaction avant de parvenir à détacher ta ceinture et de sortir du véhicule à ton tour. Putain. C’est pas la première fois que tu perds, loin de là, mais c’est assez rare que tu tombes sur un connard qui prend plaisir à frapper quelqu’un à terre. En général ils s’arrêtent avant. Tu récupères tes affaires et entres dans le loft dont tu claques la porte. Tu marches lentement, la main de nouveau posée sur ta côte endolorie. Une semaine que tu douilles à ce niveau là, et ce n’est pas maintenant que ça va passer.

« Pauvre con. T’as aucun instinct d’survie ? »
« Putain ta gueule, j’suis pas d’humeur. »

T’as pas crié, t’en as pas la force, mais le ton que tu emploies est assez équivoque. Tu laisses ton sac tomber sur le sol. T’es toujours en tenue de sport. T’as tout juste réussi à remettre tes pompes et une veste de jogging. Tu te diriges vers la cuisine où tu ouvres le congélo pour attraper les pains de glace qui s’y trouve. Heureusement que t’es plutôt prévoyant sur certaines choses. Tu retournes dans le salon, et t’assois sur le premier fauteuil. T’ouvres ta veste pour poser l’une des poches de glace sur tes côtes, tandis que l’autre vient rencontrer ton visage. Un râle de douleur t’échappe. Le froid te mord la peau, et ton corps se crispe un instant avant de se détendre. Puis tu lèves les yeux vers Levanter.

« Qu’est-ce que tu foutais là-bas ? Tu me suis ou alors tu fais parti de ces connards qui parient ? »

T’as un sérieux doute sur la seconde option, et t’es quasiment certain que s’il répond par l’affirmative à la première, ça ne te plaira pas du tout.
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Levanter Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Lun 17 Juil - 23:31


   
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Faudrait que tu penses à acheter un manuel, sur "Comment ne pas avoir envie de dépecer son époux quand il fait n'importe quoi ?", t'es certain que ça pourrait t'être utile dans un futur très, très proche. Sans un mot, tu observes cet imbécile sur pattes se servir dans le frigo. Tu ne lèves pas le petit doigt pour l'aider, à ce qu'il paraît il peut s'occuper de lui tout seul alors t'es curieux de voir ça. À la place, tu fais des tours pour calmer les tremblements dans tes jambes. Et quand t'es certain que tu n'as plus de fourmis, tu vas t'asseoir sur la table basse, en face de Jay. Ni trop loin, ni trop près. Tu restes un long moment à le dédaigner derrière tes cils. C'est pas les mots qui te manquent, c'est plutôt l'ordre dans lequel ils vont sortir.

Tu réfrènes la pointe de compassion qui te monte dans la gorge. Le mélange de sentiments, ça ne fait pas bon ménage, c'est comme mélanger du Coca et un Mentos, ça fait des résultats catastrophiques. Tu tiques sur sa question et un instant, tes traits se détendent et tu manques éclater de rire. Est-ce qu'il est sérieux ? Tu n'arrives même pas à te sentir offusqué tellement la question est grotesque. T'as une tronche de parieur ? Alors que tu ne bittes pas un mot sur trois de leur vocabulaire ? C'est le monde qui marche à l'envers. Tu ne devrais même pas te donner la peine de répondre à ça, pourtant tu le fais après avoir laissé échapper un "tsss" blasé.

T'es con ? Bien sûr qu'j'te suivais. J'vois l'débile qui m'sert d'époux rentrer la gueule en sang trois 'tains d'fois en une semaine. Normal de s'alarmer. Et puisque tu m'parles autant qu'une potence, j'cherche les réponses moi-même.

Tu hausses les épaules et tu te lèves pour aller te chercher à boire dans la cuisine. T'as l'impression d'avoir la gorge asséché, comme si t'avais respiré plein d'odeurs toxiques et désagréables dans le parking. Tu te prends un verre que tu vides, puis t'en reprends un deuxième et tu reviens t'installer, posant le verre sur la table, à côté de toi.

Et au passage. T'pas d'humeur. Moi non plus. Et bizarrement, quand tu m'dis "ta gueule" dans cet état, c'pas super crédible. Essaie de m'le ressortir quand t'pourras tenir debout. J'te pousse et tu tombes, limite.

Tu ne mettras pas tes constatations en action, mais tu es quasi certain de ce que tu avances. Tu pourrais bouger ton cul, aller chercher de quoi lui nettoyer le visage et t'occuper de lui comme tu l'as fais 3 fois la semaine passée, mais en fait non. Ça attendra. Et puis, ça a quelque chose de sexy, le côté combattant pas frais et nettoyé. Tu grognes et tu te sors ces pensées stupides de l'esprit. Comme si ça allait t'aider, tu secoues la tête. Tu attrapes ton verre et tu vas pour prendre une gorgée, mais un instant tu hésites et tes yeux te posent sur Jay.

Une pointe de culpabilité, un pincement au coeur et une fraction de seconde, il n'y a plus rien d'énervé au fond de tes yeux. Juste une seconde, mais c'est déjà ça.

T'en veux ? T'es quasi certain qu'il va t'envoyer chier, mais dieu soit loué, il n'est pas totalement idiot et il l'accepte. Tu te lèves pour qu'il n'ait pas à bouger et tu lui cèdes le verre avant de retourner t'asseoir à ta place. Si t'es pas content que j't'ai suivi, t'avais qu'à mieux surveiller ton portable, marmonnes-tu, comme pour te justifier. Alors ?

Tu le scrutes de haut en bas et tu viens te mordiller l'ongle du pouce. Ton putain de tic qui revient, tu peux pas t'empêcher de ronger les ongles quand une question te brûle les lèvres, ou bien que t'es nerveux, stressé ou les trois en même temps. La question manque mourir sur tes lèvres, mais au-dernier moment, elle renaît dans un soubresaut et tu débites :

— Ça t'fait bander d'coller ton poing dans un autre type ? Pourquoi t'fais ça ? J'suis sûr qu't'es pas si stupide. T'connais les dangers.

Plus tu l'observes, plus il te fait penser à Turambo, dans Les Anges Meurent de Nos Blessures. Parce que Turambo, c'est un boxeur, un mec perdu doué pour donner les coups, prodigieux même, mais qui a toujours un creux, ou bien une bosse, qui cherche aussi un sens à la vie, ou juste un peu d'amour. Tu ne sais pas vraiment ce que cherche Jayden, mais t'es sûr qu'il cherche quelque chose.

Écoute, t'as la chance d'être en vie, pointe d'amertume dans ta voix. Ne gâche pas cette chance, fais gaffe à toi.

Et peut-être que ça sonne comme un conseil, mais tu boues de colère au fond.

   
   
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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mar 18 Juil - 21:01


« Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »
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Un silence s’est installé dans la pièce quand tu t’es assis sur le canapé. Tes pensées dérivent vers les événements de la soirée, vers le combat en lui-même. Tu revois les coups, les parades, les techniques, tu essaies de visualiser où tu as merdé, et ce que tu aurais pu faire pour éviter certaines choses. Tu as la tête renversée sur le dossier du fauteuil, et tu tentes d’endiguer la colère et la frustration qui commencent lentement à s’embraser. Putain, si l’autre abruti de la semaine dernière t’avait pas à moitié fêlé une côte, t’aurais pu facilement gagner. Mais voilà, t’étais affaibli, et celui de ce soir l’a sûrement remarqué.

Un mouvement te fait redresser la tête, et tu repositionnes la poche de glace sur ton œil et ta joue. Ton cher mari s’est assis sur la table basse face à toi. Il n’a pas l’air d’avoir réussi à se calmer non plus. Il a pas intérêt à te faire chier, sinon ce qu’il te reste de patience ce soir risque de très vite exploser. Vous restez un moment à vous observer en chien de faïence. Finalement, tu brises cet instant de calme pour lui poser une question. Plutôt stupide, puisque t’es quasiment certain de connaître la réponse. Et s’il la confirme, tu sais d’avance que ça ne te plaira pas.

« T'es con ? Bien sûr qu'j'te suivais. » Bingo. Un point pour toi, un contre lui. L’étincelle crépite, et une petite flamme rallume les braises. « J'vois l'débile qui m'sert d'époux rentrer la gueule en sang trois 'tains d'fois en une semaine. Normal de s'alarmer. Et puisque tu m'parles autant qu'une potence, j'cherche les réponses moi-même. »

Tu serres le poing en le regardant se lever pour aller dans la cuisine. Si le simple fait de respirer un peu plus vite, à cause de cette colère qui grandit ne te faisait pas mal, tu aurais probablement déjà commencé à lui gueuler dessus. Mais tu te retiens en essayant d’écouter ton corps qui te hurle de te calmer, pour une fois. L’autre revient et retrouve sa place.

« Et au passage. T'pas d'humeur. Moi non plus. Et bizarrement, quand tu m'dis "ta gueule" dans cet état, c'pas super crédible. Essaie de m'le ressortir quand t'pourras tenir debout. J'te pousse et tu tombes, limite. »

Un sourire narquois étire tes lèvres et tu laisses échapper un petit rire.

« Tu crois vraiment qu’avec ta force de gonzesse tu pourrais me faire quoique ce soit ? Même avec un bras en moins, je serai capable de te foutre à terre en deux secondes. T’es pas plus épais qu’une adolescente. Et c’est pas avec ta jambe de boiteux que tu pourras m’atteindre. »

Tu ris de nouveau, mais ça créé des vibrations dans ton torse et tu souffles en reposant la tête sur le dossier. Putain. Tu ne sais pas si c’est parce que tu as l’air d’avoir mal, mais la voix de Levanter te revient, et quand tu le regardes, il te tend son verre d’eau. T’hésites un instant, t’attendant presque à ce qu’il te le vide sur la tête. Comprenant qu’il n’en fera rien, tu le prends pour en boire une partie. Tu te fais la réflexion qu’il doit vraiment en rogne pour pas jouer les infirmières comme il l’a fait la semaine passée.

« Si t'es pas content que j't'ai suivi, t'avais qu'à mieux surveiller ton portable. » Pardon ? « Alors ? » Il semble hésiter, et toi tu assimiles ce qu’il vient de dire. « Ça t'fait bander d'coller ton poing dans un autre type ? Pourquoi t'fais ça ? J'suis sûr qu't'es pas si stupide. T'connais les dangers. Écoute, t'as la chance d'être en vie. Ne gâche pas cette chance, fais gaffe à toi. »

Peut-être qu’en temps normal t’aurais remarqué l’intonation de sa voix, plus basse, presque à te donner un conseil. Mais là, il n’y a que sa première phrase qui résonne dans ta tête. Ce connard… a fouillé ton portable. La flamme a grandi, elle danse en toi, caressant doucement les parois de ton corps, qui ne demande qu’à exploser de nouveau. Au final, qu’il ait fouillé dans ton portable, tu t’en fous un peu. Ça te fait juste chier parce ce qu’il a pu voir des choses qui ne le regardent pas. Par contre, c’est la goutte de trop. Tout ce que tu as accumulé depuis la fin du combat explose. Tu lui balances le verre à la tronche, et tu te lèves d’un bond, amplifiant les douleurs que tu possèdes déjà. Mais t’en as rien à foutre. Tu l’attrapes par le col et tu le soulèves pour le mettre à ta hauteur.

« Tes conseils à deux balles, tu peux te les foutre au cul. Je t’ai pas attendu pour savoir ce que j’ai à faire de ma vie, c’est clair ? Par contre, que tu oses fouiller dans mon portable… » Tu l’attrapes par le cou et tu serres. « La prochaine fois que tu fais une chose aussi stupide, c’est pas moi qui finirais à terre à me faire tabasser. »

Tu le balances sur le canapé, là où tu te trouvais quelques secondes plus tôt. Tu te penches sur lui en retenant une grimace à cause de l’onde qui te traverse le torse.

« Pour répondre à ta question, ouais, ça m’fait bander de frapper un mec jusqu’à ce qu’on puisse plus reconnaître sa tronche. Jusqu’à ce qu’il trempe dans son propre sang. Ça me fait kiffer de laisser les types presque pour mort, parce que c’est comme ça que je peux me sentir vivant. » Dans ton regard, la brève lueur de désir qui passe pourrait laisser croire que tu dis la vérité, que c’est vraiment ce que tu penses. Peut-être en partie après tout… Mais tu lui laisses également voir que ce que tu t’apprêtes à dire, tu le penses vraiment. « Continue de me faire chier Levanter, et je te montrerai comment je m’y prends pour prendre mon pied de cette façon. »

Pendant un instant, tu continues de le regarder alors qu’il est vautré sur le canapé en dessous de toi. Puis tu t’écartes, récupères les pains de glace et retournes t’asesoir un peu plus loin en grognant. Tu remets la glace là où elle se trouvait en jurant.
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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mar 18 Juil - 21:48


   
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Des rapides.
C’est comme si tu étais une branche emportée dans les rapides. Et Jay, ce serait la cascade au bout du parcours. Quelque chose de terrible et dangereux. Avec une force surnaturelle et une beauté hypnotisante et repoussante. Ou bien une avalanche. Un séisme. Un ouragan. Tu ne sais pas trop, mais il te fait penser à une catastrophe naturelle. Tu ne peux pas le prévoir. Tu peux pas deviner la magnitude, l’intensité des dégâts ou même s’il en fera. Tu le regardes de travers et tu feules. Tes yeux lancent des éclairs et tes traits se crispent en une moue agacée.
C’est pas parce qu’il te compare à une adolescente, ça tu t’en fous. C’est même pas non plus pour la jambe de boiteux, tu t’en tamponnes encore plus. Non, c’est cette façon idiote qu’il a de se marrer. Ça te fait grincer des dents dans un crissement insupportable. Alors tu comptes jusqu’à trois, t’essaies de te calmer et tu résistes à l’envie de l’envoyer voler jusqu’en Papouasie. Toute façon, t’as pas le temps de surenchérir, tu manques te prendre un verre. Tu l’esquives au dernier moment et il va s’éclater plus loin. Génial, qui c’est qui va nettoyer ? C’est encore toi ! Va vraiment falloir que Jayden fasse un stage ménage et repassage parce que ça ne va pas t’amuser longtemps d’être la boniche de la maison.
T’avoues quand il se relève, si vif, t’es surpris. Tu pensais pas qu’il avait encore assez d’énergie, tiens. Il est plein de ressources. Mais pas forcément les bonnes. Peut-être que tu devrais retirer ce que tu as dit ? T’as pas le temps pour plus de questions, tu peux même pas les formuler dans ta tête, t’es pris au piège, t’es captif. Tu boues et t’essaies de dégager ses mains de sur ton col. Tu lui jettes un regard meurtrier, le fixant de travers derrière des cils qui clignent en des battements d’ailes de papillon.

Serre.
Tu poses tes mains sur les siennes. Sauf que tu ne fais plus rien pour essayer de les retirer. Tu te contentes de le dévisager et tu respires par le nez en inflexions saccadées. Il y a encore ce truc qui te secoue les entrailles et ça ne devrait pas te faire cet effet. Il te fait du mal. Il y a ses doigts qui serrent et s’il serrait encore plus fort et longtemps, tu serais retombé, simple pantin désarticulé. Ses menaces, elles glissent et s’insinuent dans ton cerveau. Elles s’y impriment. T’as envie de le prendre au sérieux. Puis, il y a le 0,1% dissident, celui qui veut provoquer, s’affranchir et tout tester. Tu feules. Enfin il te relâche. Tu t’écrases dans le canapé et ta main passe sur ta gorge. Tu la caresses comme pour t’assurer qu’elle n’est pas brisée.

— Pourquoi ? Tu ne te redresses pas tout de suite. Et t’es incapable de définir à quoi fait écho ton pourquoi.

Pourquoi tu fais ça ?
Pourquoi tu te sens vivant ?
Pourquoi tu m’intrigues ?
Pourquoi j’ai envie de comprendre ?
Pourquoi j’ai envie de te comprendre ?


Trop de pourquoi. Le vrai problème de l’équation, c’est que tu ne risques pas d’avoir les réponses. Tu finis par te redresser et tu te plantes en face de lui. Tu l’observes comme on observe une statue ou une oeuvre-d’’art. Prudemment, t’en fais le tour. Comme si tu ne pouvais pas l’approcher tout de suite et qu’il te fallait attendre et apprendre. Tu finis par ancrer tes yeux dans les siens.

— C’pas une question d’te faire chier.

Tu hausses les épaules. Tu ne devrais même pas avoir besoin de te justifier. Ta langue passe sur tes lèvres. Tu pourrais retourner t’asseoir mais tu ne veux pas. C’est comme si tu pouvais dominer le monde. Pas le sien. Non. L’entre-deux. Entre le tien et le sien.

Dis-moi Jay. Et là ? Quand tu poses tes doigts autour de mon cou et que tu serres. Que tu m’envoies voler comme si j’étais rien d’autre que quelque chose fait pour ça ? Qu’est-ce que tu ressens ? Ça te plaît aussi ? Tu prends ton pieds ? Ça t’excite ? Tu le regardes curieusement, à présent. Et il notera que tu n’as mangé et abrégé aucun de tes mots. Peut-être qu’ils auront un impact plus important, si aucune syllabe n’est écorchée.

Tu poses un genou sur le canapé, t’attrapes la main de Jay et tu viens la poser sur ton cou. Lueur de défi au fond de tes prunelles. Maintenant, Jay te fait penser à Babylone. Symbole de corruption et de dépravation. Et là, t’en fais partie, t’es citoyen intégrant de son royaume. Tu l’incites. T’es curieux. Et ça te plairait presque.

Est-ce que tu veux serrer ? Tu prendrais encore ton pied ? Ça te plairait de me voir souffrir ? Quand est-ce que tu me lâcherai ? Est-ce que tu me lâcherai ? Tu serai capable de me regarder m'agiter ? Me plaquer là, dominer et planter tes ongles dans ma peau ? À moins que tu préfères me cramer le cou, encore ?Alors... Est-ce que tu sais prendre ton pied d’autres façons ?

Sa main est chaude contre la tienne. La tienne est plus tiède. Mais ça veut rien dire, il y a une chaleur dans ta gorge et qui se répand dans tes muscles, dans tes veines, poison liquide, ça fait vibrer tes os.
Mais oh non, ça n’a rien de rassurant.


   
   
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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mar 18 Juil - 23:24


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Encore une fois, le froid te mord la peau. Tu baisses les yeux vers ton flanc, et constates que l’hématome qui avait commencé à disparaître, se teinte de nouveau d’une étrange couleur. Les jours à venir risquent d’être un peu compliqués. Enfin, ce n’est pas comme si tu n’étais pas habitué à ce genre de choses. Les quelques jours de convalescence ne sont pas toujours nécessaires, et tu t’en passes aisément, mais parfois, tu n’as pas trop le choix, et tu préfères rester couché le plus longtemps possible.  

« Pourquoi ? »

Tu tournes la tête vers Levanter. Qu’est-ce qu’il te veut encore ? Il n’a pas compris que tu voulais rester tranquille pour le reste de la soirée ? Qu’il aille faire à bouffer et qu’il t’oublie, ça te fera des vacances. Maintenant que vous êtes revenus dans le loft, il y a largement assez de place pour que vous puissiez être le plus loin possible l’un de l’autre. Sauf que t’as l’impression que d’avoir passé une semaine presque collé l’un à l’autre dans ce cybercafé, lui a fait prendre ses aises vis-à-vis de toi. Tu le regardes se lever pour venir se poster devant toi. Il reste à bonne distance, et vous vous toisez mutuellement. Tu remarques alors qu’il porte sa lentille de contact. Ses yeux sont de la même teinte verte. T’aimes pas. Tu préfères quand il les laisse au naturel, et que son œil brun te regarde avec une intensité qui te fait frissonner. Même si tu ne l’avoueras jamais.

« C’pas une question d’te faire chier. »
« Ah non ? Alors quoi ? Tu t’amuses juste ? »

Il hausse les épaules, s’humidifie les lèvres et continue de te regarder. Tu ne bouges pas, tu attends, la main toujours posée sur la poche de glace qui a retrouvé sa place sur le côté de ton corps. L’autre est restée sur le canapé, tu ne l’as pas remise sur ton visage.

« Dis-moi Jay. Et là ? Quand tu poses tes doigts autour de mon cou et que tu serres. Que tu m’envoies voler comme si j’étais rien d’autre que quelque chose fait pour ça ? Qu’est-ce que tu ressens ? Ça te plaît aussi ? Tu prends ton pied ? Ça t’excite ? »

Tu fronces les sourcils. Qu’est-ce qu’il te fait là ? Son regard a changé. Il ne semble plus énervé, juste… curieux ? Curieux de savoir ce que tu peux ressentir quand tu fais ce que tu fais. Mais, et toi Jay, est-ce que tu sais vraiment pourquoi tu fais tout ça ? Pourquoi tu es aussi impulsif ? Aussi peu soucieux de ce que les autres peuvent ressentir ? Ouais, ça t’excite. Ça t’excite de savoir que c’est toi qui domine, que c’est toi le plus fort. Que rien ne peut se mettre en travers de ton chemin. Tu ne t’es jamais laissé faire, tu n’as jamais voulu donner la possibilité à quiconque de pouvoir profiter de toi contre ton gré. Alors t’es devenu ce que tu es aujourd’hui. Mais comment il pourrait le comprendre, lui ?

Ton corps se crispe légèrement, se met sur la défensive, quand Lev vient poser un genou de part et d’autre de toi. Tu lèves les yeux pour ne pas le lâcher du regard – pour une fois que c’est à toi de faire ce geste. Il attrape ta main qui a quitté la poche de glace pour venir la poser sur son cou. Il te défie. Tu le vois dans ses yeux. Il semble chercher à savoir jusqu’où tu pourrais aller. Mais tu as l’impression d’y voir autre chose.

« Est-ce que tu veux serrer ? Tu prendrais encore ton pied ? Ça te plairait de me voir souffrir ? Quand est-ce que tu me lâcherais ? Est-ce que tu me lâcherais ? Tu serais capable de me regarder m'agiter ? Me plaquer là, dominer et planter tes ongles dans ma peau ? À moins que tu préfères me cramer le cou, encore ? Alors... Est-ce que tu sais prendre ton pied d’autres façons ? »

Au fur et à mesure qu’il parle, tu sens la tension entre vous devenir palpable. Tes doigts se serrent, presque inconsciemment, autour de son cou, mais pas suffisamment pour lui faire mal. T’as senti ta respiration et les battements de ton cœur s’accélérer. La façon dont il te provoque, qu’il joue avec toi… Ca te fait penser à quelque chose, à quelqu’un. Noorin. Est-ce qu’il est comme elle ? Pourquoi tu te poses la question, ça semble évident. Il te cherche, il s’en amuse…

Et putain ce que ça t’excite.

Ton autre main s’est également posée sur son genou. Tu continues de le regarder. Tu n’as rien répondu à ses questions. Après tout, il peut probablement lire la réponse dans ton regard. En effet, tes yeux se sont mis à briller d’envie, d’excitation, de désir. Ça fait combien de temps que tu ne t’es pas envoyé en l’air ?  Deux semaines ?  Trois ? Tu ne sais plus. Mais c’est beaucoup trop long. La dernière fois que tu es resté abstinent aussi longtemps, c’était en prison. Et encore, y’en avait toujours un qui acceptait d’y passer dès que vous en aviez l’occasion.

Un sourire étire tes lèvres. Mais il n’a rien du sourire narquois ou sadique que tu as l’habitude de montrer. Non, c’est plutôt un sourire rempli des promesses que tu ne formules pas à voix haute. Tes doigts se serrent un peu plus sur son cou, et tu le tires vers toi, de façon à approcher son visage du tiens.

« Si tu veux vraiment savoir de quelle façon je sais prendre mon pied, laisse-moi te le montrer… Levanter… »

[ Passage sous hide ]

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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mer 19 Juil - 8:03


   
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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mer 19 Juil - 19:05


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mer 19 Juil - 19:09


   
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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mer 19 Juil - 20:29


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Désolé, ça risque de durer un moment


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Mer 19 Juil - 22:27


   
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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Jeu 27 Juil - 19:25


« Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »
ft. Le Hippie
Et non, toujours pas



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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Jeu 27 Juil - 21:54


   
Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating
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Allez voir plus loin, on accomplit nos devoirs maritaux en bons citoyens.
Bisous. ❤︎



   
   
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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Ven 11 Aoû - 23:13


« Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »
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On vous a dit de passer votre chemin

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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Sam 12 Aoû - 0:39

C'est privé, revenez plus tard, il n'y a rien à voir.
Enfin si, mais bon, voilà, noraj.

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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Dim 27 Aoû - 17:29


« Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »
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C'est bientôt fini

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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Lun 28 Aoû - 0:21


   
Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating
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bande de pervers.



T’es pas gêné.
Aucune honte. Aucun remords.
Juste un sourire amusé. Tu le fixes droit dans les yeux.

Je peux pas en dire autant de toi.

Ton pouce appuie sur sa mâchoire et bouge jusqu’à ses lèvres que tu étires en un sourire. Alors c’est ton truc de t’laisser faire ? Je note. Tu le taquines, tu le provoques parce que tu sais très bien que même s’il ne te répond pas, ça ne le laissera pas indifférent. L’égo masculin, tu connais bien.

Tu soupires et tu finis par t’écarter.
De toute façon, tu t’attendais à rien de la part de Jay et ce n’est pas comme si de base, tu attendais quelque chose. Tu te réfugies dans un coin du canapé sans rien dire et sans aucune pudeur. À quoi ça sert ? Tu lui as tout montré. Un détail qui t’avait échappé s’impose comme une évidence devant tes yeux. Mh, on s’est pas protégé. De toute façon, tu le sens assez bien comme ça. Tu ne dis rien de plus, te contentant de hausser une épaule et tu cherches des yeux tes fringues. Ta lentille, elle est foutue. T’es bon pour une nouvelle, ce qui signifie de montrer tes yeux tels qu’ils sont à l’extérieur.

Ça ne te plaît pas.
Du tout.
Tu feras avec.

Ça te fait mal ? tu demandes en récupérant tes affaires.

Tu te batailles avec tes fringues et tu te contentes de ton sou-vêt’ parce que de toute façon, t’iras prendre une douche plus tard et t’as la flemme de te rhabiller. En fait, t’espères que Jay a mal.

Ce serait bien fait pour lui.
À la hauteur de sa connerie.
Tu lui offres ton plus beau sourire d’enfoiré.

   
   
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Jayden L. Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Sam 9 Sep - 16:18


« Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »
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Vous restez quelques instants ainsi, sans bouger. Seules vos respirations brisent le silence qui vous entoure maintenant. La chaleur du corps de Levanter se répand dans le tien. Maintenant que l’excitation et l’adrénaline sont redescendues, tes inspirations commencent à te faire mal, et tu grimaces en pensant à ce qu’il t’attend. Faut dire que t’as été con d’enchaîner autant de combats en une semaine. C’est quelque chose de plutôt rare, mais là, les gains n’étaient pas négligeables et t’avais besoin de ce fric. S’envoyer en l’air n’était pas non plus la meilleure idée du moment, mais tu t’en préoccuperas plus tard. Ça aussi ça devait nécessaire. Quand tu retrouves assez de force pour parler, tu demandes au tocard de dégager en lui envoyant une petite pique au passage.

« Je peux pas en dire autant de toi. » Ses doigts viennent étirer tes lèvres dans un faux sourire, et tu dégages ton visage pour qu’il arrête ça. « Alors c’est ton truc de t’laisser faire ? Je note. »
« Ta gueule. »

Nan, ce n’est pas ton truc de te laisser faire. De temps en temps, ça ne te dérange pas, et t’aimes plutôt ça, mais c’est pas ce que tu préfères. Toi tu es un meneur, un donneur d’ordre, celui qui domine et qui fait les choses à sa façon. Tu te fous pas mal des envies des autres en général. Tu es celui qu’on craint et à qui on obéit sous peur d’avoir des représailles. Tu n’as jamais trop aimé être en position de faiblesse, et il n’y a qu’avec les personnes en qui tu as confiance ou pour qui tu éprouves un minimum de respect que tu acceptes cela. Chris, Noorin ou Nowaki en font partis. Levanter est loin d’avoir encore gagné ce droit. Aujourd’hui était une exception que tu ne comptes pas laisser se reproduire de sitôt.

Ton mari finit par obéir et s’écarte de toi. Un frisson te parcourt le dos et tu te mords la lèvre pour ne pas soupirer. Tu baisses les yeux. Hm. Il va falloir que tu ailles prendre une douche rapidement. Sa remarque sur le fait que vous ne vous êtes pas protégés te fait légèrement tiquer. Tu lui jettes un coup d’œil. Vu ce que tu sais de lui, il a plutôt l’air du genre à faire gaffe de ce côté-là, et sachant que tu es toi-même clean, tu finis par te détendre rapidement. Tu fais mine de vouloir te lever, mais une violente douleur part de ton flanc et se répand dans ton torse. Tu jures entre tes dents.

« Ça te fait mal ? »

Tu retournes la tête vers lui alors qu’il enfile son boxer. Ça a l’air de le satisfaire de te voir dans cette situation, mais tu ne lui feras pas le plaisir de lui dire que, oui, ça te fait mal. Tu ne sais pas à quoi tu ressembles à cet instant, mais ça doit pas être très beau à voir. L’hématome qui a pris place sur tes côtes il y a déjà quelques jours tire la gueule, et ta tronche est encore sûrement parsemée du sang séché de ton combat de tout à l’heure.

« Qu’est-ce que ça peut te foutre ? »

Serrant les dents, tu parviens à te lever, et amènes ta main sur tes côtes. Fait chier. T’en as pour un moment vu comment ça te fait mal. Tu récupères les poches de glace abandonnées sur le canapé. Elles ne sont plus bonnes à rien maintenant. Tu vas le remettre dans le congélateur avant de revenir dans le salon pour récupérer ton paquet de clopes dans ton sac. Tu t’en allumes avec ton Zippo, avant de lorgner sur Levanter. Des volutes de fumées s’échappent de tes lèvres quand tu expires, grimaçant légèrement au passage. Un aboiement attire ton attention quand le clebs se décide à revenir dans la pièce principale. Tu le regardes trottiner vers son maître joyeusement. Petite chose inutile.

Clope au bec, tu prends alors la direction des escaliers pour monter à l’étage. Chaque pas t’envoie une décharge dans le corps, mais tu fais abstraction au maximum. Une fois sous la douche tu pourras essayer de soulager les douleurs. Dans la salle de bain tu peux observer les dégâts que l’autre tocard t’a infligés dans le parking. Le cocard que tu avais déjà commence déjà à dire bonjour à celui qui viendra le remplacer, et comme tu le pensais, t’as du sang séché à plusieurs endroits. T’éteins ta clope sous le robinet et tu te glisses sous la douche chaude.
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Levanter Ryusei


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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Sam 9 Sep - 17:11


   
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Tu lèves les yeux au ciel. Peut-être qu'un jour dans une autre vie, Jay arrêtera de te dire ta gueule. Pour être honnête, il t'amuse plus qu'autre chose. Il fonce à pieds joints dans ta provocation. Tu te doutes très bien qu'il n'est pas du genre à se et à laisser faire, ce n'est pas ce qu'il t'a répété vingt fois en taule et depuis que vous vous connaissez ? Soi-disant passant, tu ne demandes qu'à voir. Parce qu'il parle, il parle, mais ce ne sont que des mots et toi tu connais bien les mots. Tu les as étudié à la fac. Tu passes tes matins dans les livres et les inventaires. Tu lis des mensonges et des fausses histoires à la pelle. Alors bon, tu sais bien que des mots, c'est tout et rien à la fois. Que ça ne remplace pas les actions, les vraies. Tu serais bien tenté de le traiter de menteur ou le tacler encore un peu, mais bizarrement tu as la flemme. Pourtant, faudrait que tu en profites, il a l'air de bien douiller et il ne pourrait pas te casser la gueule en représailles.

Tu soupires et à la place, tu lui demandes s'il a mal. Sa réponse te fait ricaner aussi sec. Tu hausses une épaule désinvolte en t'avachissant un peu mieux dans le canapé, le regardant de travers.

C'que ça m'fait ? Rien du tout. Tu l'mérites.

Non, tu n'as toujours pas avalé la pilule pour les combats clandestins. Tu ne comprends pas comment c'est possible d'avoir aussi peu de respect envers soi-même et la vie. Toi tu ne demandes que des explications, il doit bien il y avoir une raison, aussi stupide soit-elle. Mais tu ne te heurtes qu'à des silences inconfortables, des regards noirs et des mots froids plaqués sur le papier. Tu l'observes. Ouais, il a l'air de douiller sévère. Et puis merde, il fait chier, ça te fait chier, tout fait chier ! J'regarderai c'que je peux faire après, si ça t'fait s'mal. Putain, il ne mérite tellement pas que tu t'emmerdes à t'occuper de lui alors pourquoi tu lui proposes. Enfin non, tu ne proposes même pas, tu imposes.

Foutu instinct.
Foutu toi.
Tu devrais être quelqu'un d'autre parfois. Ce serait agréable de tenir ses promesses, de se contenter de se foutre de la gueule de Jay sans lever le petit doigt pour l'aider. Tiens, maintenant qu'il fume, t'as envie d'un joint. Le chien te dissipe deux ou trois minutes, tu lui souris bêtement, tu lui caresses la tête et tu embrasses sa truffe humide. Il respire fort, tourne en rond et se couche sur le dos pour se faire gratter le ventre. Il t'attendrit, cet idiot. Tu accordes à peine un regard à Jay qui disparaît dans les escaliers. Quand le chien finit par trottiner dans la cuisine pour fouiller au plus profond de sa gamelle désespérément vide, tu te lèves et tu récupères le reste de tes fringues. Tu grimpes les marches avec ton boitillement habituel et dans la chambre, tu attrapes ton Tupperware. Installé en tailleur sur le lit, l'air aussi concentré que durant tes sessions d'examen à la fac, tu commences à te rouler un joint. Un bon, un pur. T'as soif de défonce et de détente. T'as toujours aimé kiffer un joint après avoir baisé et là, t'en as besoin encore plus que d'habitude. T'effrites le cannabis, c'est de l'indica, tant mieux. Va falloir que tu sois zen face à Jay. Très, zen. Tu termines de rouler, t'allumes le spliff et tu le portes à tes lèvres. La fumée te brûle, la fumée s'évanouit dans l'air, effleure ta peau.

Quand le grand Jay daigne enfin sortir de la douche, tu soupires et t'expires un autre nuage de fumée.

Putain, va falloir qu'tu m'expliques comment tu t't'laves, c'est impossible d'prendre autant d'temps, tu râles. Puis tu poses les yeux sur le joint, sur Jay et tu fais ça plusieurs fois. Tu finis par montrer le spliff de l'index. Tu veux tirer ? L'est assez doux. C'est d'l'indica, p't'être que ça pourra t'aider à faire abstraction d'la douleur.

Peut-être une simple façon de l'amadouer avant de le saouler et de vérifier de plus près à quel point il douille, t'en sais rien. Tu tends le joint, un sourcil haussé.

   
   
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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Dim 17 Sep - 0:11


« Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »
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Tu laisses couler l’eau sur ton corps pendant un moment, tu ne saurais pas dire combien de temps exactement, mais le temps semble s’être arrêté pour toi. L’eau s’écoule sur ton crâne, collant tes cheveux à ta peau, glissant sur ta nuque et sur ton corps. La cabine de douche disparaît très vite dans la vapeur et la buée créées par la chaleur ambiante. Tu te passes les mains sur le visage, grimaçant un peu quand tu passes sur les contusions que tu peux avoir. En baissant les yeux, tu peux voir du sang s’écouler. Un soupir t’échappe et tu fermes les yeux. La soirée n’a pas été de tout repos et un peu de détente te fait le plus grand bien. Au bout d’un certain temps, tu finis par te laver, jurant au moindre geste trop brusque tirant sur les endroits où tu as mal. Il va falloir que tu vérifies si tu as encore les crèmes que t’as passé Ui. Avec ton déménagement dans ce nouveau lieu, tu n’es même pas sûr de les avoir gardées.

Quand tu te sens mieux et propre, tu éteins l’eau et quittes la cabine en attrapant une serviette avant de te poser devant le miroir. Un sourire étire tes lèvres. Les combats ça ne te laisse jamais en très bon état à la fin, et il est rare que tu ne souffres pas. Néanmoins, tu aimes voir les marques éparpillées sur ton corps et ressentir cette douleur. Elle te rappelle que tu es vivant, elle te rappelle pourquoi tu fais tout ça, elle te rappelle que tu existes. La plupart des gens ne peuvent pas comprendre une telle chose, mais ça t’est bien égal. Tu passes la serviette sur tes cheveux et retournes dans la chambre.


« Putain, va falloir qu'tu m'expliques comment tu t't'laves, c'est impossible d'prendre autant d'temps. »

Tu lèves les yeux au ciel  et tu t’avances vers le lit pour y poser la serviette. Levanter est assis en tailleur dessus et une odeur écœurante de beuh a pris possession de l’air de la pièce.

« Et toi, tu fais chier, t’aurais pu faire ça ailleurs. »
« Tu veux tirer ? L'est assez doux. C'est d'l'indica, p't'être que ça pourra t'aider à faire abstraction d'la douleur. »

Ca t’arrive de fumer de temps en temps, et tu préfères encore le cannabis à toutes ces drogues dures que peut prendre Noorin par exemple, mais dormir dans les vapeurs d’herbe c’est pas vraiment ton kiffe. Tu te viens t’assoir sur le bord du matelas en grognant. Bon, même si tu aimes que la douleur soit là pour te rappeler les combats données, tu dois avouer que les côtes c’est la pire que tu puisses ressentir. Quand chaque mouvement devient douloureux, ça fait vite chier.

Tu te tournes vers Levanter et tends la main pour récupérer le joint. Il te le passe et tu tires une taffe dessus. T’es pas un gros fumeur de ce genre de trucs et même s’il t’arrive d’en respirer en soirée quand les autres en fument, t’es pas un habitué. Alors forcément, tu dois y être peut-être un peu plus sensible que les autres. Dès la première inspiration, tu t’imprègnes des premières sensations. Il faut un petit moment pour que les premiers effets se fassent sentir et tu viens prendre une seconde taffe avant de rendre le joint à son propriétaire.

Après avoir regardé ton portable, tu viens te poser contre les oreillers en soupirant, une main posée sur ton flanc dans un geste inutile de retenir le mal. Soudainement détendu, tu tournes la tête vers ton mari.

« Pourquoi tu fumes autant ? »

Tiens, t’intéresserais-tu un peu à autrui Jay ?
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MessageSujet: Re: « Fighting, it doesn’t necessarily mean standing and beating »   Dim 17 Sep - 19:22


   
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Tes sens sont comme anesthésiés. Quand t’es comme ça, avec un pur bourré à l’indica, t’as qu’une envie, c’est de rester allongé, ne plus rien foutre de tes journées. Juste rester vautré dans les draps, ne penser à rien. Être confortablement engourdi, recouvert d’un voile, ne te préoccuper de rien d’autre que ta bulle de bien-être, bien loin des préoccupations habituelles. Même si ça te rend un peu, pour ne pas dire totalement naze. La sensation d’être high, de pouvoir se fracasser la gueule contre un nuage, elle est trop bandante pour que tu arrêtes. Et maintenant que t’as fumé, que les effets de l’herbe douce commencent à s’immiscer dans tes sens, t’es plus sûr de rien.

À quoi bon engueuler Jay ? À quoi bon continuer dans des chemins sinueux ? Ça ne mène à rien d’autre qu’une bonne dose de colère et c’est pas toi, la colère. Tu ne veux pas que ce soit toi. À mi-chemin entre la défonce et la conscience, t’observes Jay et tu lui tends le joint. Plus tu y penses, aussi bien que tu es capable de penser, plus tu te dis que ton idée est brillante. Peut-être que tu devrais le faire fumer tous les jours à son insu. L’indica ça apaise l’humeur et ça atténue les émotions négatives. Avec un peu de chance, il arrêterait de faire la grognasse et l’homme de cro-magnon pas content qui se résout à avoir recours à ses poings.

Nan, j’suis bien ici. Tu fais c’que tu veux chez toi, ben moi aussi dans c’cas, marmonnes-tu. Les mots traînent et sont gluants, et tu as pris ton temps pour répondre. Temps de réaction.

Tu bouges pas d’un iota et t’observes Jay tirer sa deuxième latte. Tu te fais même la réflexion qu’il est anormalement sexy quand il fume. T’as un sourire niais qui te monte aux lèvres quand il te rend le spliff. Bébé est de nouveau dans les bras de papa. Ouais, t’es ce genre de type chelou qui donne des noms à ses joints. Même si t’essaies de ne pas le montrer, tu es satisfait de voir que tu avais raison. Jay est déjà beaucoup moins relou. Toujours installé en tailleur, tu l’observes et peut-être que ta tête dodeline un peu. Tu tires une nouvelle latte sur le joint, et c’est comme si tu crevais encore une fois, pour atteindre un genre de Nirvana secret, caché au reste du monde. Pour toi, le seul moyen d’atteindre le ciel, c’est avec la fumette et même si c’est qu’une montée provisoire, il n’y a pas meilleure sensation que celle d’approcher les étoiles. T’as à peine conscience que l’air s’est embaumé de l’odeur si douce à tes yeux du cannabis.

T’as un sourire moqueur, ou du moins un truc qui y ressemble.
Jay s’intéresse à toi ? Merde, qu’est-ce qu’il se passe. Tu ris stupidement et tu poses une main sur son front, faisant mine de prendre sa température et tu balbuties :

Mince, Jay s’intéresse à moi. Dans quelle dimension parallèle j’ai atterri ?

Pour être honnête, t’es même pas certain de pouvoir répondre à sa question. Elle n’a pas vraiment de réponse et si elle en avait réellement une, tu n’es pas certain de pouvoir l’expliquer. Alors tu hausses les épaules et tu t’affales dans le lit, tirant une nouvelle taffe. T’as presque la larme à l’oeil en voyant que ton plaisir est déjà bien consommé. T’es pas sûr de pouvoir te relever et de marcher jusqu’à la salle de bain si tu le finis, mais t’as encore plus mal au coeur à l’idée d’abandonner ton bébé. Alors même si c’est pas une bonne idée, tu prends le temps de le terminer. T’as pas encore proposé à Jay de tirer. Et s’il te l’avait demandé, tu l’aurais envoyé se faire foutre. Dans ton état comateux, tu réalises que t’as pas répondu à sa question.

En fait, chais pas. Pas de raisons… Ch’crois pas. Ça a commencé avec ma soeur. C’était cool. Elle est morte, j’ai continué. Tu respires bruyamment par le nez. T’essaies de bouger une jambe mais t’as la flemme. Alors tu continues à fixer le plafond, étalé comme une merde. T’as la main qui te démange, qu’une seule envie c’est d’aller la perdre dans les cheveux de Jay. Mais tu ne le fais pas. Qu’il ne se sente pas trop important. Maiiiis ! C’qui est cool, c’est qu'si mon odorat est merdique et qu’chuis incapable d’savoir l’goût d’ce que je graille, ch’peux ressentir les effets d’un bon petit joint. C’est trop cool. Et tu ris parce que tu trouves vraiment ça cool.

D’un index, tu tapotes la cuisse de Jay. Alors ? Ça va ? J’t’avoue, flemme de traverser les murs et d’ouvrir jusqu’à la salle de bains.

T’es même pas certain d’avoir utilisé les bons mots.
Boarf, au pire, qui s’en préoccupera. Tu soupires.


   
   
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