Satoshi Totsuzen
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : /
Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥

★
posté
le Lun 4 Sep - 14:20
par Satoshi Totsuzen


Satoshi Totsuzen

We tripped on the urge to feel alive
Généralités

Nom ;; Totsuzen
Prénoms ;; Satoshi
Âge ;; 32 ans (now va sur ses 34 ans)
Genre ;; XY
Origines ;;
Jap jap jap:
Mr Squelette et sa petite mort | Sato 838068japsato
Activité ;; Éboueur et monstre en bénévole le week-end, dans une petite attraction.
Sexualité ;; Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.
Avatar ;; Fanarts de Rick Genest aka Zombie Boy
Règlement ;;
Chemin ;; Mr Squelette et sa petite mort | Sato 1266160259
Commentaire ;; Merci beaucoup à Chû pour l'avatar de l'époque ♥️ [1ère version: 04/09/2017: seconde version: 17/04/2019]
What happened in your life ?

French 79 - Between the Buttons

T'as pas toujours été comme ça, Sato.
Gamin touche à tout, passant tes étés les pieds dans l'eau et la tête dans les étoiles, t'as rapidement compris qu'il valait mieux se la fermer et plonger sous les vagues pour qu'on te laisse tranquille. On réalise pas la chance qu'on a de pouvoir user et malmener les mots à notre guise. Les faire rouler sur la langue devient une habitude, on a pas conscience de l'aisance et de la désinvolture avec lesquels ils sortent de notre bouche. Mais toi tu sais, Sato. Privé de ta voix pour une pacotille, les adultes réalisent pas l'impact que les phrases et les gestes peuvent avoir sur les gamins. Le bègue devient muet, se muant d'une peau à l'autre avec orgueil, aidé de cours d'orthophonie et de langue des signes vues comme thérapies. Tu t'es enfermé dans le silence, utilisant de tes outils pour lever ton propre mur entre toi et les autres. Tes parents et ton grand-frère ont accepté ce changement qui prenait peu à peu forme avec compréhension et soutient.
On y est bien dans sa zone de confort. C'est rassurant, tranquille, à tel point qu'on oublie ce qu'était l'avant et ce que pourrait être l'après. Alors tu t'es plongé dans le silence comme tu le fais pour l'apnée, te laissant couler au fond de toi même comme dans l'océan.

Les autres regardaient ton handicap avec désinvolture. On te prenait souvent pour un timide, parfois pour un sourd. Mais ça ne t'empêchait pas de grandir entouré d'amour et de compassion, qui te brûlait ta self-estime petit à petit. Alors t'as prit ton envol au lycée, quittant le bord de mer pour rejoindre la capitale, marée humaine, anonymat s'imposant dans les vies à en donner le tournis. Envie de challenge, besoin d'émancipation et d'occupation. Le cerveau bouillonnait de cette addiction à la nouveauté. T'étais un petit gars qui avait pas de problème pour le relationnel, une facilité dans les calcules mathématiques et les interactions sociales. Y a toujours eu un intérêt pour l'extraordinaire et l'étrange chez toi, regardant du coin de l'oeil le bizarre, observant le dégoût et l'inquiétude avec une curiosité malsaine. Les gens venaient et partaient dans ta vie, profitant des corps, qu'importe leur sexe. Tu te posais jamais de deadline, sachant que tout était éphémère, profitant du présent sans regretter le passé ou préparer l'avenir. Jeunesse se fait, on pense toujours qu'on a tout le temps à cet âge. Le jeune âge de tes deux petits frères te rappelaient sans arrêt que les aiguilles tournaient.
Qu'est-ce qu'on peut être con à l'adolescence hein ? On essaie des choses, expériences, défis. Tu te cherchais, essayant de trouver ton identité. On expérimente comme on peut, dans les limites de ses envies et de ses peurs. C'est comme ça que t'as terminé un beau matin avec une douleur à la fesse gauche et de la crème sur un dessin boursouflé. Cadeau d'un ami plus vieux, à ce qui paraît. Ça a piqué ton intérêt au vif, observant avec délice ces couleurs qui s'épanouissaient sur ton corps. Alors y a eu cette envie d'aller plus loin, de pousser le vice sur le bras ou la jambe, pour finir par craquer sous la frustration et laisser un projet te monter à la tête. Incapable de dessiner ou de composer, malhabile avec un stylo ou des pinceaux, t'as décidé de marquer l'art sur ton épiderme. Ta famille l'a mal pris, a pas trop compris. Puis les dessins d'encre se sont timidement propagés sur ton corps, comme un virus, un tatouage en appelant un autre. Tu t'es laissé submerger par cette envie folle de devenir autre, de devenir toi. Sortir tes ossements de ton scaphandre, qu'importe les interdits ou les regards, qu'on te juge ou te refuse l'accès à un restaurant, qu'on te prenne pour un malfrat. Choix difficile à prendre, mais le regret ne t'a jamais effleuré l'esprit. Toute vérité demande sacrifice.
Ça a rapidement eu des répercussions sur ta vie professionnelle quand il a été impossible de cacher ton addiction : les études terminées, les bras encrés, une connaissance t'a proposé un petit job dans un parc à thème. Tu t'es jeté à bras tendu dans tes relations sociales, t'abreuvant de compagnie et d'attention comme un ivrogne, pour finir à ramasser les poubelles à la fin de tes 25 ans. Ton corps n'était pas encore formé à cet âge là, il te restait beaucoup plus de peau que d'encre.

Puis les années sont passées, profitant de la vie et de ta jeunesse encore libre. Pas de corde au cou ni au doigt, des pensées de remerciements s'adressaient à l'Incontestable pour te laisser ces mois de répit qui devenaient des années. Devenir adulte te semblait plus tenir être une expression qu'une véritable chose concrète. Il y avait peut-être une certaine nostalgie dans tes souvenirs, mais tu profitais de ta vingtaine avant de voir la trentaine arriver avec ses obligations sociales de travail et de vie bien rangée, prête à accueillir un Incontestable pour la cerise sur le gâteau. Ça t'angoissait de veillir, d'approcher de la trentaine. T'étais toujours coincé dans un boulot qui te plaisait pas particulièrement et où tu semblais t’enliser dans une routine si peu excitante. Il ne te restait plus que le tatouage pour pimenter ta vie entre deux sorties entre amis. Ta vie te semblait bien fade : métro, boulot, dodo. Plus de temps pour les hobbies ni pour l'apnée. Quels étaient tes centres d'intérêts déjà ? Vide, néant. La peur de devenir un autre mec lambda perdu dans les rues de Tokyo te tétanisaient. L'addiction au changement, à l'inconnu, à l'adrénaline devenaient ta drogue.
C'est comme ça que t'es devenu ce que t'es. Plongeant sans remords dans l'encrier, transformant ton corps à un extrême qui ne serait que trop difficilement changeable.
Peut-être que c'est ça qui a plu à cette Femme. Yûna. Tu avais trompé ton copain de l'époque avec elle, profitant de ses courbes féminines sans honte alors qu'un autre t'attendait chez toi. Tu ne cachais pas cette avidité, loin de là. Pas de limites, pas d'entraves. Jusqu'à ce qu'un petit lui pousse sous le nombril, à l'aube de tes 29 ans.

Il y a uns certaine ironie à devenir père avant ses 30 ans. Toi qui redoutait cet anniversaire, signe d'obligation à grandir et à assumer que sa vie prenne une route que tu n'avais pas choisis. Mais c'est cette petite créature gesticulant dans tes bras qui t'a vraiment donné le coup de fouet dont tu avais besoin. Toma, le gamin pour qui t'étais, et es, prêt à tout. La chaire de ta chaire, le sang de ton sang, le fils que tu allais élever avec une femme où il y avait plus d'amitié que de sentiments amoureux. La première année s'est bien passée, entre couches sales et nuits courtes, tu profitais de cet étrange mélange entre colocation d'amie et de couple. Cet avant goût te faisait accepter l'âge que tu avais, te délectant de la tournure qu'avaient pu prendre les événements de ta vie. T'aurais pu continuer à vivre comme ça mais une lettre du gouvernement a envoyé ton amie et co-parent à l'autre bout du Japon pour rejoindre une femme qui était désormais son épouse. Quelques jours à peine pour préparer les affaires du déménagement et l'appartement devenait bien plus calme. Vous aviez longtemps discuté et réfléchis à ce qui était le mieux à faire pour votre fils : dans quel foyer l'élever ? Quel parent en aurait la garde principale ? Tes horaires et ta paie ne te permettaient pas d'offrir de bons arguments, mais tu espérais naïvement que l'Incontestable les laisseraient vivre dans la même ville que toi.

Les 4 années suivantes se sont succédées les unes aux autres dans un simili de chaos : Tsunami, Incontestable déréglé, mariage aussi rapide et expéditif qu’indélébile dans tes souvenirs. Tu ne voyais ton fils que rarement lors de tes congés ou de ses vacances. Le Shukumei avait détruit ton appartement et renversé ta vie d'une manière inattendue, te chuchotant d'une voix envoûtante à quel point la vie est aussi fragile qu'éphémère.
Autant en profiter autant qu'il est possible.

Si t'es vraiment curieux d'en apprendre plus sur son enfance (optionnel V1):
 ~ Yuna - Poor Heart
Quand j'étais tout gamin, ma voix était rauque et les mots se chamboulaient dans ma gorge. Les syllabes dégringolaient sur ma langue comme des grumeaux dans une pâte à crêpes. Ça se transformait en une masse informe qui répétait sans arrêt la même consonne ou voyelle à l'infini, avant de finir par dégueuler le tout qui me brûlait les lèvres. Ma peau était bronzée à forcer de trainer au soleil et des mèches de cheveux noirs me caressaient le front. Mon frère s'amusait à faire la chasse aux lucioles et mes parents s'aimaient comme au premier jour. Une famille parfaite qui habitait une petite ville côtière à leur image. Je passais tout mon temps libre à la plage. Planche à voile, chasse sous-marine, concours d'apnée. L'eau devait être mon médicament, m'aider à me concentrer sur mon souffle et ma respiration. Prendre mon temps, inspirer puis plonger. La thérapie devenait passion, à la limite du poison quand je me prenais à rêver de me voir pousser des branchies. Je passais plus de temps la tête sous l'eau que les pieds sur terre. L'orthophoniste disait que c'était bon pour moi, qu'il fallait que je travaille sur mes spasmes qui dérangeaient mon frère quand il voulait de mon amitié.
Tu vois, dans une maison normal y a pas de place pour les bègues, on leur préfère encore les muets. Chez un enfant bien portant, y a pas de place pour la syncinésie, on lui préfère le silence.
Mon père pensait qu'en parlant à des psys ma langue se délierait et me délivrerait de mon fardeau. C'est un homme bien mon père. Trois poils sur le caillou, un bob vissé sur le crâne, des sourcils broussailleux et des rides qui lui poussent autour du sourire. Son seul défaut serait d'être naïf. Avec ma mère y a pas ce problème. Enthousiaste, mais réaliste. Une petite dame charmante dont les journées tournent autour des insectes. Parler, moi j'en étais pas capable. Pas de la façon dont je voyais les autres le faire. Les mots sortaient de leur bouche avec fluidité et rapidité, pendant que les miens restaient bloqués dans ma trachée. Les lettres mourraient au bout de mes lèvres, je me débattais avec moi-même pour prononcer « Bonjour papa. Bonne nuit maman ». Je redoutais toujours le moment où un inconnu m'adresserait la parole pour me poser une question. Qu'est-ce que je pouvais faire, hein ? Rester silencieux, passer pour un sale môme. Ou parler, et effrayer la personne devant mes spasmes respiratoires et l'agitation de mes bras. C'était à l'oral que je me noyais, pas dans l'eau.
Quand j'étais enfant, je m'énervais souvent contre la dame qui cherchait à m'aider. Parfois, dans des excès de rage et de frustration je poussais ce qu'il y avait de la tête et je croisais les bras, m'enfonçant au fond du fauteuil, sourcils froncés vers le bas et yeux plissés. On me demandait toujours de répéter ce que je voulais dire, personne ne comprenait quand j'essayais de communiquer. Les adultes me laissaient dans ma bulle et mes parents me donnaient parfois l'impression de les déranger quand j'essayais de leur demander quelque chose. Les jeux de l'orthophoniste finissaient par m'énerver, sentir les mots m'échapper encore et encore me décourageait et me donnait envie de pleurer de rage. J'avais honte de moi. Honte à en crever.

C'est pas juste, qu'il répétait dans sa tête, quand ses bras brassaient de l'air en essayant d'expulser enfin la phrase qu'il voulait prononcer.
Elle essayait différentes approches : activités ludiques, chant, exercices de respiration.
Se voir encore et encore échouer le décourageait. Un an. Deux ans. Trois ans. Bientôt, il faudrait compter en dizaines, puis pour toute une vie. Ses parents n'en voyaient pas le bout. Bientôt, il y aurait un troisième enfant à s'occuper à la maison. Il ne fallait pas délaisser l'aîné et la petite graine.
À l'école, le professeur faisait toujours attention à ne pas m'interroger à l'oral. Il préférait me demander d'aller au tableau lorsqu'il y avait des équations à résoudre. Rien à lire, tout à écrire. La bouche fermée, je ressemblais à n'importe lequel de mes camarades. Au cabinet, la femme qui m'aidait avec mes problèmes commença une nouvelle méthode. Elle espérait qu'en accompagnant chaque mot d'un signe des mains ma concentration et mon stress se focaliseraient sur mes doigts, plutôt que sur ma voix.
Révolution.
Libération.
Renaissance.
Plus mon vocabulaire de langue des signes devenait varié, plus je reprenais du plaisir à prendre part aux discussions. Mes mains allèrent bientôt plus vite que ma bouche. Ma langue s'emmêlait, j'essayais de me précipiter en voulant parler, mais le résultat était affreux. Je ne faisais plus d'efforts avec ma bouche. Ca-ca-ccc-catastrophe audible. Ca-ca-ccc-cacophonie odieuse. Chassez le naturel, il revient au galop.

 ~ Flora Cash ◘ You're Somebody Else
Quand j'étais presque ado, mes mains n'étaient jamais enfoncées dans les poches et ma langue avait été jetée en pâture aux chats errants du quartier. Ça faisait déjà quelque temps que j'avais inconsciemment décidé d'utiliser exclusivement mes doigts et une tablette pour communiquer. Les soupirs d'impatience, les regards gênés, les lueurs de pitié au fond des rétines et les « écoute mon chéri, on verra ça plus tard. », « Pourquoi tu n'écrirais pas plutôt ce que tu veux dire ? Je suis pressé Sato. » avaient eu raison de mes efforts. La sensation du ridicule et la rage face à la pitié des gens me dégoûtaient. J'avais parfois des crises de rage, c'était pas facile à vivre pour mes parents ou pour mes frères. Crise de l'adolescence aidant encore moins le partage et la patience. Mon père se sentait démuni et ma mère me demandait d'être gentil. Mon meilleur ami s'était mis à la langue des signes aussi, pour me montrer que j'étais pas tout seul. Je lui dois beaucoup à ce type. J'avais l'impression que personne me comprenait vraiment, que j'étais bloqué dans mon propre corps. Un jour, ma mère s'est énervée après moi, comme on engueule un gamin qui a fait une bêtise, c'était normal, c'était son devoir de parent. Je sais même plus la raison de la dispute, c'était pas grand chose mais ça m'avait mit hors de moi. Je crois bien que c'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase, j'essayais de cracher toute ma colère avec ma bouche, je voulais qu'elle entende ma voix.
C'était juste un gamin qui cherchait à blesser quelqu'un pour se sentir mieux. Le bègue qui essayait de balancer toute la haine qu'il ressentait envers lui-même, contre d'autres. Il y avait cette frustration au fond de soi, pour ses parents, pour ses frères, pour ses amis, qui n'avaient pas le droit à un fils ou à un ami normal. Les larmes de colère te montaient aux yeux et l'un de tes pieds tapait le sol.
Ma mère était dans tous ses états.
[size=32]« Arrête ! Arrête s'il te plaît... Si tu veux dire quelque chose, alors écrit le. Mais je t'en supplie, arrête ! »[/size] lui demandait-elle en hurlant à son tour pendant que le nourrisson pleurait dans la pièce d'à côté. Sato pouvait sentir la détresse dans sa voix et les larmes lui monter aux yeux. Tout le monde était à cran.
Je me suis fermé comme une huître. C'était pas grand chose pourtant. Vraiment pas. Parfois, il suffit juste d'une brise pour faire tanguer un chêne à moitié déraciné. J'étais un gamin sensible. C'était bientôt mon entrée au collège. Les hormones s'invitaient à la fête. J'avais peur de l'inconnu et des moqueries, peur d'être moi même et d'ouvrir la bouche, peur d'être différent. Alors mon cerveau a préféré me couper l'accès aux cordes vocales. Mes parents n'ont rien dit au début, ils pensaient certainement que je boudais. C'est ma manière à moi de montrer aux gens que je suis toujours en colère, même trois jours plus tard. Mais j'avais beau ouvrir la bouche, rien ne sortait. Ça m'arrangeait au fond, mais je m'en voudrai toujours d'avoir blessé ma mère avec mes mots.
Il est plus simple d'être un muet qu'un bègue. Pas besoin d'une longue thérapie pour s'en apercevoir.

 ~ Konoba - I'M A WOLF (ft. Ellie Ford)
Quand j'ai dû quitter mon océan salé et paisible pour en rejoindre un plus amer et sombre, qui sent l'urine à la sortie des bars et les histoires d'argent à l'entrée des love hôtel, ça m'a autant excité qu'inquiété. C'était l'occasion de prendre mon envol, d'y trouver un nouveau départ, de repartir sur de bonnes bases. On allait y faire notre rentrée au Lycée. Un ami avait insisté pour qu'on passe les concours d'entrée d'un établissement de la capitale. On se promettait d'empocher nos diplômes et de faire notre vie à Tokyo, des rêves plein la tête. Lui se voyait monter un business quelconque pour finir riche, moi c'était l'économie qui m'intéressait. Mes parents rechignaient à me voir partir, le deuxième petit frère venait de fêter ses deux ans. Ils essaient de me faire changer d'avis : et les concours de plongée en apnée ? Quand je sortais pas avec les amis, mon temps se partageait entre les sorties à l'eau, et les révisions. Je me sentais toujours autant en phase avec l'eau. Ça me détendait, calmait les battements de mon cœur, me faisait travailler ma respiration. Ce n'était plus thérapeutique, mais uniquement pour le loisir.
Ça te manque encore un peu, le bruit des vagues et l'odeur iodée. Parfois, y a des remontées de nostalgie qui viennent te démanger et qui te rendent mélancolique.
J'ai adoré l'époque du lycée. Les cours étaient souvent suivis de petites sorties entre amis, on s'est vite fait un bon petit réseau. On s'était inscrit au club d'athlétisme, le sport ça nous connaissait. La piscine ne me tentait pas, il y avait de quoi se sentir claustrophobe après avoir vécu le début de sa vie près d'un océan. Élèves moyens, vie morne. C'est là que j'ai rencontré ma première copine. Je me posais pas vraiment la question de mes attirances sexuelles, l'historique de mon PC pourrait vous dire que mes recherches sur le sujet concernaient principalement les vidéos avec des poitrines et des fesses arrondies.
Personne te demandait vraiment ce que tu préférais avoir dans ton lit. Tu te disais que de toute façon l'Incontestable te demanderait pas ton avis. Alors à quoi bon fouiller ?
Elle avait un nom et un prénom bien d'ici, crachant sur le dos de ces gens aux cheveux clairs et à ces yeux bleu. Pour cette fille, l'Incontestable était comme un Dieu créé par l'homme. Il nous connaissait mieux que nous-même, ne voulait que notre bien et nous rendre heureux. Je l'écoutais avec intérêt. Quelques amis un peu moins extrémistes rétorquaient que des personnes se plaignaient quand même de la personne qui leur était désignée, que des suicides avaient lieu. Je préférais ce point de vue. Les divergences de point de vue causaient parfois des problèmes. La nana voulait être mariée le plus vite possible et se voyait déjà mère à 17 ans. Parfois, j'avais peur d'elle et des insultes qu'elle balançait à l'encontre des étrangers. [size=32]« C'est eux qui causent des problèmes avec l'Incontestable. Si le gouvernement en est arrivé là, c'est qu'il y avait un problème. Regarde comme on est heureux maintenant ! Grâce à ça je vais rencontrer l'homme de ma vie ! Tu te rends pas compte de la chance qu'on a ? »[/size] J’acquiesçais mollement. Ma tablette était toujours dans mon sac, à portée de main, mais je ne me voyais pas partir dans une joute verbale. ''Et pour ces hommes et femmes qui sont tués par la faute d'une autre personne ?''. Ouais. J'aimais bien l'Incontestable. Mais comme toute chose créée par l'Homme, il était pas sans défaut. Notre relation a pas duré très longtemps.

 ~ Tom Grennan - Found What I've Been Looking For
Quand ils ont tous commencé à recevoir leur lettre chacun leur tour, je me suis demandé si, moi aussi, j'allais enfin avoir la vie dont tout le monde parlait.
Il avait 26 ans quand deux de ses potes les plus proches se sont fait passer la bague au doigt et le cadenas au caleçon. D'autres amis recevaient aussi leur lettre, pour ceux qui n'étaient pas déjà mariés. La vie de célibataire ne lui déplaisait pas tant que ça, mais il ne pouvait pas s'empêcher de jalouser un peu ses camarades. Sato passait d'une petite copine à une autre, ne s'attardant jamais assez longtemps pour que de réels sentiments puissent naitre. Il ne cherchait pas à se poser mais attendait patiemment son heure. Quelques hommes partageaient parfois son lit, il avait commencé à développer une préférence pour les personnes un peu perdues et cassées. C'est vers cette période qu'il est devenu éboueur. Ses études ne ramenaient pas de boulot, sa gueule de tatoué et son manque d'expérience dans le milieu n'aidaient pas tellement. Son rêve de peau encrée prenait de plus en plus forme, son torse, ses jambes et ses bras disparaissaient sous les dessins noirs. Il se payait sa transformation grâce aux petits jobs d'été et après les cours. C'est compliqué de trouver un travail quand on parle pas, faut ruser, se mettre au boulot dans les coulisses, utiliser ses mains. Il s'est bien débrouillé le gamin. L'époux d'une amie était le boss d'un petit centre culturel où se trouvait des petites attractions pour les enfants et les ados. Il demandait parfois à Sato de venir l'aider à la maison hantée, quand il pouvait. Plus son projet de tatouage avançait, moins il avait de déguisement. L'activité plaisait à Sato, il a continué à le faire bénévolement.
Le concours pour la place d'éboueur était plus difficile que ce que je pensais. J'aurais jamais imaginé qu'un boulot aussi ingrat demandait autant de révisions. Pas mal de questions tournaient dans ma tête, je savais pas trop où j'allais, ni si ce boulot était la bonne solution. Mon physique me fermait plus de portes que mes qualifications pouvaient en ouvrir. C'était un choix que j'avais fait en gravant le premier dessin sur ma peau, je m'y étais préparé.


Losing my mind

Nothing But Thieves - Broken Machine (Stripped Version)
Tender - Violence
On pourrait se noyer dans tes pensées. Flot incessant qui kidnappe ton attention vague après vague. Toujours te remettre en question, constant travail sur toi même, que tu fermes les yeux consciemment ou non sur tes mauvais côtés. Parfois il vaut mieux détourner le regard et penser qu'on est le good guy de l'histoire. Vérité ou non. Envie de mieux, besoin de t'améliorer. Tu sais bien qu'il y a des choses que tu pourras jamais changer... et peut-être que tu te complais dans cette imperfection pour ne pas affronter tes peurs. Pourtant tu réfléchis à tes actions et à tes paroles. Et tu y trouves de fausses excuses, de bons prétextes qui jaillissent sous ton crâne pour excuser ces débordements.

Trop avide pour ton bien, trop jaloux pour être serein. Narcisse qui aime voir l'envie et la jalousie dans le regard d'autrui. Mais c'est normal, que tu te dis. Mais toi au moins tu sais ce que tu vaux, que tu te répètes à l'infini. T'es prêt à tout pour que ce soit dans tes bras que l'autre déclare forfait. Ça te donne des papillons dans le ventre quand tes dents marquent la peau, quand tu sens tes lèvres colorer autrui. Pour toi ça veut dire qu'ils t'appartiennent, qu'ils devenaient du bétail entre tes mains qui les sculpte selon ton envie. Plein de contradictions, y a de la générosité dans tes actions et dans tes gestes, de l'espoir dans ton prochain et dans l'autre, tu plantes des graines de bonté là où t'aurais aimé en voir grandir.
Tu mens pas, mais tu trompes à foison. Oh ça oui, tu trompes. T'es du genre à aimer caresser un autre corps que celui qui t'attend derrière les fourneaux. Après tout, pourquoi s'attacher alors que votre compte est déjà réglé ? Tu profites, tu t'amuses, parce que tu sais jamais quand arrivera la lettre qui t'obligera à embrasser les mêmes courbes jusqu'à la fin de ta vie. Il n'y a pas d'amour romantique dans ta vie, jamais, nul part. Création chimique du cerveau pour vous rendre esclave, tu gardes de l'espace vide pour l'élu(e). L'amour platonique pourtant, l'amitié, ces vagues de sentiments forts que tu portes pour ta famille, ça c'est réel mon con. C'est bien là, ça fait battre ton cœur. Oh ça oui, ça tu y crois. Chez toi, le désir prend souvent des allures de crush sur crushs, t'as appris à faire la différence maintenant. Toi tu crois aussi au désir, à l'envie, à la convoitise, à ce courant électrique qui te titille le ventre quand tes mains caressent un corps. L'appel du corps contre le corps. Pour le reste tu t'en remets à l'Incontestable pour décider de ton futur, prêt à boire l'ambroisie de la vie de mariés quand le moment sera choisit. Tu pourras enfin y faire éclore ces rapprochement physiques, touchers, caresses, jugés inappropriés dans un Japon qui aurait besoin de poppers pour respirer enfin un peu. A croire que tu ne rêves que de t'abandonner, gardant toujours cette distance de précaution entre toi et ce qui peut se transformer en danger. Mesure de sécurité amer et acidulée.
T'es un collectionneur de paumés, de brisés, de blessés, de délaissés, de tristes et de cassés. Parce que ce sont eux les victimes avec une étiquette de faible sur le dos. Le jugement, ça tu méprises, pourtant ça coule hors de ton regard quand t'es avec ceux que tu vois comme inférieurs. Tu deviens celui qui pose un regard rempli de pitié sur eux, au lieu d'en devenir la cible. Regard de haut, caresses dans le sens du poil et impression de valoir mieux que ce que tu es. Tu te sens fort face à la faiblesse d'autrui. Cette partie de toi-même te fait pas plaisir, alors tu fermes les yeux et tu essaies de te donner bonne conscience : t'aimes sentir la misère chez les autres parce que t'as l'impression de te sentir utile, de faire une chose bien dans la vie. C'est ce que ta conscience te susurre à l'oreille quand les remords te rongent les pensées.
Jugement, dégoût.
Il faut que ce soit toi qui choisisses quand partir. Plutôt abandonner qu'être laissé sur le bord de la route. Tu donnes, tu donnes, à ceux qui ont l'air d'en avoir besoin, à ceux qui te font de la peine, à ceux qui en ont trop ou parfois pas assez. Parfois t’attends quelque chose en retour. Souvent, c'est avec une idée derrière la tête. Parce que c'est ça au fond ce que tu cherches : sentir qu'on a envie de toi, besoin de ta présence. T'es ce genre de personne qui a besoin de quelqu'un dans son lit parce que tu peux rien faire sans la chaleur des bras de quelqu'un d'autre. Avide d'attention, avide des regards. T'es un égoïste dans l'âme, incapable de partager les choses quand elles te sont encore utiles. Tu convoites, toujours entrain de chercher à avoir ce que tu peux pas.

Avoir besoin des autres à ce point pour sentir que tu vaux quelque chose, c'est presque cynique quand on voit ta gueule qui fait fuir les passants. Avant t'avais peur de te perdre dans la foule. Peur de t'y fondre tellement bien, qu'elle te recracherait jamais. Plus un homme, mais une goutte de plus dans une marée d'anonymes. Ça t'effraie tellement de faire partie de la masse. Devenir un inconnu de plus, quitter la scène pour passer en backstage. Alors tu pousses des bras pour t'imposer. Envie insatiable de l'attention, du regard, de l'amour que tu ne donnes pas. Tu veux t'imposer dans les coeurs, les agripper jusqu'à les faire juter de rouge, mordre et arracher, te rendre inoubliable. Qu'on te veuille, encore et encore. Pourtant tu traites les sentiments des autres avec reconnaissance, conscient que tu dois en être reconnaissant. Soulagé de voir qu'on pense à toi, gratitude de cet abandon dans un sentiment que tu ne partages pas. Alors tu prends, t’abdiques, essayant de leur donner envie d'être aimé le temps d'une nuit ou d'une semaine, avant de changer de lit quand les choses deviennent trop sérieuses. Tu utilises et te sers du mot "amour" pour excuser tes propos et tes actions, mais t'y crois pas un seul moment. Usant des 7 lettres quand il y en a besoin, les jetant hors de tes doigts comme si c'était des mots de politesse. Pourtant tu t'abandonnes si facilement dans les bras et les coeurs grands ouverts. Peut-être qu'au fond t'aimerais bien y croire, mais comment espérer trouver l'amour, pourquoi perdre son temps, dans un système où ton âme soeur t'es servie sur un plateau ? Alors tu t'amuseras le plus longtemps possible.

Le sarcasme te reste accroché aux doigts, gestes impolis, phrases tapées sur l'écran. Tu suis ton instinct comme un âne derrière sa carotte, prêt à prendre une nouvelle route ou à changer de vie quand tu en sentiras l'envie. Y a cette opinion de toi-même qui a pas cessé de grimper depuis que ton corps a changé. Envie de mieux, tu sais ce que tu mérites. Borné dans tes idées, tu ne démords jamais de ce que tu avances ou refuses. T'es chiant avec cette attitude passive-agressive et cette froideur qui te fait croiser les bras sur le torse, quand la colère t'agrippes la gorge, ou que l'orgueil te fait bouder. Tu détestes qu'on te mette tes défauts sous le nez, qu'on appuie sur tes mauvais côtés pour les faire éclater et en laisser couler le pue à la vue de tous. Tu as autant de facilités à te mettre à nu physiquement, que de réticences à le faire psychologiquement sur tes propres défauts.

Mais malgré tout ça, malgré ton orgueil trop présent et mal placé qui te fait bouder de temps en temps, malgré ta bouche remplie de réglisse quand tu stresses. Malgré la lâcheté que t'as face à tes mauvais côtés, ta mauvaise foi, ta jalousie, ta douceur, ta douce folie enfantine, ton silence qu'on prend pour de la timidité, ta soif de te trouver une meilleure place et ta détermination. Malgré ta bienveillance qui cache un mépris que t'essaies d'oublier et de te cacher à toi même. Malgré ta peur d'être un mauvais père, de faire partie de ceux qui parlent pas, mais qui en pensent pas moins. De ceux qui traitent les sentiments comme quelque chose d'encombrant et de honteux. Tu veux que ton gamin puisse te regarder dans les yeux et te raconte ce qu'il a sur le cœur. Tu veux qu'il comprenne que ce monde est pas parfait, mais que t'essaies de voir les choses avec un regard optimiste. Tu restes déterminé à vivre à fond ta putain d'histoire, à vouloir profiter de l'éphémère et de chaque instant. Tu aimes la surprise et le présent, l'indécis et l'extraordinaire, la passion, surtout et toujours. Tout voir, tout vivre, curieux de nouvelles sensations. De l'enfant enfermé dans un scaphandre, t'es devenu un adulte assoiffé de tendresse, déterminé et sûr de lui.

Corp'us de texte

Flume & Chet Faker - Drop the Game
De la sueur et de l'encre.
C'est comme ça qu'on pourrait te résumer.

   Un amas de chaire où serpentent des dessins d'encre. Ils rampent sur ta peau, couvrent tes veines bleutées par du noir, le rosé de ton épiderme par du gris. Cadavre ambulant, carcasse en putréfaction qui claque des talons sur les trottoirs. Silhouette droite, démarche assurée, impression de confiance en soi, différence assumée et provocante. Les tatouages ont supplantés tes grains de beautés, tâches de naissances et autres explosions brunes qui coloraient ton corps. La toile verge a été agressée de nombreuses fois par les aiguilles de l'artiste : boursouflures, rougeurs, tiraillée et malmenée pour un résultat qui rappelle le squelette qui se cache sous tes muscles. T'es bavard dans ton silence, un regard sur ton corps vaut mieux que mille mots. On en apprend plus sur toi qu'avec 50 signes sur tes mains. C'est addictif tu sais. Difficile de t'arrêter en bon chemin, il suffit d'une idée, d'une envie, et te voilà avec des rayures et des dessins, formes géométriques ou mots colorés. Le corps devient art, l'art prend corps. Ça a commencé par un cupcake sur les fesses. Aiguille après aiguille, addiction de la douleur, besoin de te démarquer. Envie de marquer les esprits, d'imposer ta présence aux rétines. Envie de choquer, aussi, peut-être. Tu n'as plus jamais arrêté après ta première fois, même si trouver tatoueur à la hauteur de tes projets fut difficile. On te donne l'étiquette de yakuzas, de bandit, de violent. Hésitations à t'approcher. Pourtant tu y vois un besoin de te mettre à nu à travers ces os qui te parcellent le corps. Les ennuis que ça pouvait t'apporter n'étaient rien comparé au délice de te voir dans le miroir. Sourire sur les lèvres, délectation du regard choqué, de méfiance, de haine. On ne t'approche plus comme ça, tu t'imposes dans ton silence. Le bègue prend sa revanche à travers l'encre, tu imposes ton humanité sur ta peau. Plus besoin de langue quand on devient celui qu'on redoute. Tu vas dans l'extrême, encore, toujours. Besoin de plus, besoin d'aller plus loin. Repousser les limites du corps, curiosité morbide pour le corps humain et ce qu'il cache. Toujours avide de voir ton reflet dans les pupilles de tes amants. Plus fort, encore. Pas d'anonymat. Plus jamais de regard de pitié. Qu'importe l'étiquette qui peut te coller dans le dos, tu as choisis ce corps, imposé ta volonté à la nature qui t'avait doté d'une corde autour de la gorge.
   Faut dire que c'est pas courant de croiser une grande carcasse couverte de graffitis à près de 90% comme la tienne. On te répétait souvent que des tatouages t'empêcheraient d'accéder à un bon travail. Foutaises, ton handicap te barrait déjà suffisamment la route avant que tu te mettes à colorer ton corps de noir. Avec des cordes vocales comme les tiennes, tes mains sont devenues ta bouche, la pulpe de tes doigts : tes lèvres. Quelques dessins, ici et là, représentent ceux qui t'accompagnent dans la vie. Et puis dans tout ce fouillis, il te reste quand même un peu de place, pour y ajouter d'autres mots d'amour ou de haine, des symboles noyés sur ta peau. Ici et là, quelques trous et sur le cœur, une place encore vierge pour y ajouter le nom de la personne qui veillera sur toi quand ta peau sera flétrie. Parfois un suçon ou deux s'épanouit sur ta peau, bourgeons rougeâtre qui éclosent sur tes épaules carrées ou dans ton cou. T'aime les regarder dans le miroir, caressant la trace en te remémorant la nuit que tu viens de passer.
   Mais ton corps, mec, c'est pas seulement de l'encre. Y a du sang dans tes veines, qui t'irriguent le crâne que tu débarrasses de ses poils malvenus tous les deux jours. Peut-être que tu laisseras des mèches noires y pousser quand t'auras plus la patience. Y a de l'eau, sur tes mains moites aux ongles rongés jusqu'à ce qu'ils saignent. Tes veines sont gonflées sur tes avants-bras. Y a des rêves dans tes soupirs, qui parfois sont accompagnés de fumée. Elle te brûle un peu les narines et te donne envie de verser une larme quand les cendres te brûlent les doigts après un peu d'inattention. Goutte d'eau salée que tu pourrais pas t'empêcher d'essuyer d'un revers de manche, étalant par la même occasion le maquillage sombre que t'as déposé sur tes paupières et au-dessus de tes pommettes, là où les aiguilles pouvaient pas aller.

   T'aimes bien te trimballer torse nu chez toi, c'est ton habitude, ta lubie. Quand tu veux rester au naturel, portant un sourire qui quitte pas tes lèvres, mesquin, doux, sarcastique, mâchoire contractée, carrée. Les fossettes se creusent sur tes joues. Le boulot te fait pas mal travailler les biceps, tu t'occupes du restes en t’entraînant chez toi. Exercices de gainages, pompes. Tout est dans le look pour toi. T'afficher, provoquer, qu'on se souvienne de toi. Envie narcissique, besoin du regard. T'as pas payé si cher pour cacher tout ce travail sous des habits, que ce soient tes vestes de cuir ou tes jeans déchirés, tes sweat-shirts préférés, ou les T-shirts que t'enfiles sans regarder les motifs. Pas vraiment de style particulier, t'aimes être à l'aise dans tes pompes. Pourtant tu fais un effort Sato, vêtements changés, garde robe renouvelée, t'essaies de rester à la page, essayant de rester à la page, de paraître soigné. T'enfiles des bijoux sans honte ni gêne, parce que tu sais qu'avec une gueule de squelette comme la tienne, t'as pas de preuve de virilité à donner. Toi t'es le genre à assortir tes boxers avec ton double septum ou ton bridge. Comme ça, pour le détail, parfois dans le même état d'esprit que les nanas avec leur soutif et leur culotte en dentelle avant un rencard. Parfois tu te laisses même aller à te couvrir les ongles de couleurs monochromes ou arc-en-ciel. On t'a dit un jour qu'y avait pas de masculin sans féminin, alors t'assumes les deux côtés sans embarras, prenant ce que tu aimes à l'un, arrangeant l'autre comme bon te semble.


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Mr Squelette et sa petite mort | Sato Sato-s10

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Teare B. Jefferson
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le Lun 4 Sep - 14:20
par Teare B. Jefferson
Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2078551763
Chû Senju
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posté
le Lun 4 Sep - 14:23
par Chû Senju
Aaaaaahhhhh ! Bon reboot !!! Et bon courage pour la fiche de ce p'tit Satoshi (il promet tellement, omg Mr Squelette et sa petite mort | Sato 374913023)
Invité
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posté
le Lun 4 Sep - 14:30
par Invité
pk t'es moche
Marty Kusanagi
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posté
le Lun 4 Sep - 14:34
par Marty Kusanagi
...
..
.
..
...

*Lèche la joue de Sato*

I lick you *O* (Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2078551763 Ce jeu de mot est tellement mauvais...)

BON REBOOT!
Bacon L. Beigbeder
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posté
le Lun 4 Sep - 14:52
par Bacon L. Beigbeder
T'aurais dû réserver un post en plus juste pour la description physique... Bon courage. Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2078551763
Satoshi Totsuzen
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★
posté
le Lun 4 Sep - 14:56
par Satoshi Totsuzen
• Lev'ure Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2078551763
• Merci beaucoup Jian, et encore merci pour l'avatar aussi, il est magnifique ♥️!
• EDF - J'suis moche pour pas que tu te sentes seul Mr Squelette et sa petite mort | Sato 872998743.
• Tu sais bien que tes jeux de mots sont toujours un régal, héhé ! Merci Martha ;)
• Poux-cci - Ah oui, oui en effet, zut Mr Squelette et sa petite mort | Sato 3813954746

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Mr Squelette et sa petite mort | Sato Sato-s10

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Invité
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Invité
Invité
posté
le Lun 4 Sep - 15:12
par Invité
Le voilà enfin ! Jack l'Epouvantail !? ... Ah non... Mais bon il est tout aussi classe si ce n'est plus ! Bon reboot !! Des coeurs à foison ♥♥♥
Yumiko Sunflower
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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Lun 4 Sep - 15:34
par Yumiko Sunflower
J'ai hate de lire ton histoire pour savoir ce qu'il t'est arrivé !
Superbe avatar, tu fais peur à souhait !
Ibiki Becker
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Autre: Ibiki est "sourd" ! Donc vous étonnez pas s'il vous réponds pas !
#Le petit Pingouin bougon#
posté
le Lun 4 Sep - 15:36
par Ibiki Becker
Oh oh oh ! Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2837704232
Invité
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Invité
Invité
Invité
posté
le Lun 4 Sep - 16:09
par Invité
Voilà un personnage bien vivant... hum...
Bon reboot !
Kaori Vanzine
Messages postés : 2874
Inscrit.e le : 07/04/2014

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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Lun 4 Sep - 16:32
par Kaori Vanzine
Bon reboot et bon courage pour ta fiche !
Au passage j'adore le prénom *-*

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

En ce moment je suis au ralenti
Mr Squelette et sa petite mort | Sato Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Olive Beigbeder
Messages postés : 259
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
#JeSuisRouclette
#JeSuisRouclette
posté
le Lun 4 Sep - 16:55
par Olive Beigbeder
Mr Squelette et sa petite mort | Sato Tumblr_mw46ecG1dh1rj1e2do1_500

Que je t'aime. Mr Squelette et sa petite mort | Sato 1534650057 Bon courage pour ta fiche -que j'ai damn hâte de lire- -et dépêches oh ohoho oh-  GO GO GO !!! Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2837704232
Kohaku Edo
Messages postés : 713
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Les plus du perso :
Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
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Φ Ska's bitch Φ
posté
le Lun 4 Sep - 17:11
par Kohaku Edo
This man is gonna kick your ass...

Bon reboot!
Invité
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Invité
Invité
Invité
posté
le Lun 4 Sep - 18:27
par Invité
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Messages postés : 579
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— Ultratechnique —
— Ultratechnique —
posté
le Lun 4 Sep - 22:41
par Inari Akiyama
Bon reboot et wutelehihou à toi !
Mr Squelette et sa petite mort | Sato 1986680169
Invité
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Invité
Invité
posté
le Sam 9 Sep - 21:22
par Invité
vite
j'ai pas tout mon temps

Mr Squelette et sa petite mort | Sato 4200135721
Invité
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Invité
Invité
posté
le Sam 9 Sep - 21:26
par Invité
J'aime. J'adore. J'adhère.
Et pis, Satoshi Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2837704232 avoue t'as été influencé par Pokémon
Satoshi Totsuzen
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★
posté
le Jeu 14 Sep - 4:27
par Satoshi Totsuzen
Lena, ohlala, merci tellement, j'avais hâte de te présenter mon petit monsieur ♥️.
Bahaha, merci Yumiko !
Ibibi Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2837704232
Ouuh, beau jeu de mot ! Merci Chris ;)
Merci Kao ♥️
Olive FIFILLE Mr Squelette et sa petite mort | Sato 1534650057 ! Merci héhé Mr Squelette et sa petite mort | Sato 1266160259
Koha> N'est-ce pas Mr Squelette et sa petite mort | Sato 901032552
Noor. ♥️
Wutelemerci Utamal Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2432113367
Kesta le môme ? Tu m'cherches là ? HEIN ? :deniw:
Oh fiston, ça fait plaisir, merci Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2837704232

Fiche terminée ! Enfin
Merci d'avance pour celui ou celle qui va modo'fer tout ça Mr Squelette et sa petite mort | Sato 1266160259.

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Invité
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Invité
Invité
posté
le Jeu 14 Sep - 8:30
par Invité
Ça tombe bien c'est bientôt Halloween. Tu te mets dans l'ambiance.
L'est cool ton perso (en adoration devant les tattoos de Genest).
(rebienvenue)
Satoshi Totsuzen
Messages postés : 703
Inscrit.e le : 15/07/2014

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Je suis: pro-Incontestable.
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★
posté
le Jeu 14 Sep - 8:42
par Satoshi Totsuzen
Bahaha, déguisement 100% naturel. T'as tout compris !
Double merci en tout cas, ça fait plaisir.

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Kaori Vanzine
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Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Jeu 14 Sep - 11:04
par Kaori Vanzine
C'est moi qui vais m'occuper de toi Squelettor !

Je n'ai rien à redire si ce n'est que j'ai beaucoup aimé lire. Ton personnage est attachant et je ne dis pas ça uniquement parce que j'aime les têtes d'Halloween. Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2249498241



Pré-validation par Kaori Vanzine.
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

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Bacon L. Beigbeder
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#JeSuisJeanne
#JeSuisJeanne
posté
le Jeu 14 Sep - 11:13
par Bacon L. Beigbeder
Prout.


Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :

• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !
Seyfried Bellandi
Messages postés : 481
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Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
posté
le Mer 27 Mar - 21:41
par Seyfried Bellandi
BIENVENUE Mr Squelette et sa petite mort | Sato 3766924225

J'espère que tu t'amuseras bien parmi nous, n'hésite pas si tu as des questions le staff est là pour t'aider Mr Squelette et sa petite mort | Sato 2432113367

PS : ton code n'est pas bon, il faut continuer à chercher

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Mr Squelette et sa petite mort | Sato 181202111716271804

Kinkeabae, fournisseuse de kits swag since 2018

so nobody will ever forget your memorable skill, satoshit:

Mr Squelette et sa petite mort | Sato 85277910
Satoshi Totsuzen
Messages postés : 703
Inscrit.e le : 15/07/2014

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : /
Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥

★
posté
le Mer 27 Mar - 21:44
par Satoshi Totsuzen
Mr Squelette et sa petite mort | Sato 3881020385

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