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Voir le profil de l'utilisateur Mar 19 Sep 2017 - 19:41

Une enveloppe solitaire trônait sur sa table de chevet, au milieu d'une lampe extravagante et jouets divers, depuis plus de trois heures. Une boule anti-stress coincé entre chacun de ses doigts, s'échappa par sa texture malléable, lorsque les gestes de Gadiel furent moins réguliers. Ses mirettes noisettes n'avaient pas quittées le guéridon depuis que son Gouvernant lui avait apporté ce matin. Il se souvenait encore être rentré de sa séance d'équitation, la bombe sous le bras, le front ruisselant de sueur, les joues pivoines et le souffle discontinu.

Ce matin-là, il était parti courroucé contre son paternel à cause d'un sermon, à ses yeux, injuste, en pensant que rien ne pouvait lui arriver de pire. Ce matin-là, il était tombé de cheval parce que Yacktos avait perçu le bruissement d'une cascade se jetant dans une rivière. Son jean en toile beige préféré s'était scindé en lambeaux dans sa chute, tandis qu'il avait cherché sa monture en titubant à travers l'épais brouillard. Ce matin-là, il pleuvait, et les gouttes semblables aux tourments de son âme mourraient sur les pointes de sa chevelure ébène. Une araignée l'avait piqué pour se défendre alors qu'il s'était adossé à un peuplier pour faire un bandage provisoire avec sa veste.

"Rien ne peut m'arriver de pire." Doucereuse ironie qu'est le destin. Le contenu de la lettre scellerait son destin à jamais et affirmerait, ou contredirait sa théorie concernant le mauvais karma. Mais l'air grave de sa famille et notamment de sa sœur, celle qui savait tirer du positif dans chaque situation, ne l'encouragea pas à l'ouvrir.

Si sa future épouse ne lui plaisait pas physiquement ? Psychologiquement ? Si elle était violente ou imbue d'elle-même ? Si c'était Kiri ? Ou alors un homme ? Gadiel avait une confiance aveugle envers l'Incontestable, logiciel immatériel pour lequel il s'était pris d'affection. Aussi inhumain soit-il, l'amas de pixel était pourtant le seul à le connaître mieux qu'il ne se connaissait lui-même. Son choix était forcément judicieux et impérial. D'une main tremblante, le garçon aux yeux noisettes saisit finalement l'enveloppe et déchira l'ouverture d'un coup à l'aide d'un coupe-papier. Reprenant son souffle pour garder une respiration stable, le gamin repris ses esprits et cessa de se morfondre. En adoptant une telle attitude, il se calfeutrait lui-même à travers la spirale démente, devenant la proie facile de son imagination habitée par ses démons.

Derrière lui, seul bruissement d'une trotteuse circulant sempiternellement le long du cadre dans une course contre le temps, imposait un rythme. Promptement, il survola les lignes de formalités et porta son intérêt sur le nom, souligné d'une police de caractère gras. Ryûji Takara. Un homme. Le papier s'hérissa sous ses doigts pendant qu'il se terra de nouveau dans un silence total. La présence de son Gouvernant stationnant dans son dos lui était encore inconnu. Cette main favorable fit l'effet d'une caresse sur ses muscles, mais elle déclencha aussi des pleurs. En réalité, Gadiel ne pourrait expliquer la source de son état émotionnel. S'enfouissant dans un même mouvement contre le torse de l'homme qui avait davantage contribué à son développement personnel que son propre géniteur, le garçon agrippa ses vêtements bicolores et s'y cramponna comme pour échapper à son propre caprice. Pourtant, il ne devrait rien avoir de négatif dans le changement puisqu'il indique la bonne direction.

***

Bagages en main, Gadiel choisit un siège au fond d'un wagon, proche de la fenêtre. S'isolant du monde en se cloîtrant dans le sien, il posa son casque sur ses oreilles, les pieds sur ses sacs qui indiquaient un message subliminal à quiconque souhaiterait se placer à côté de lui ou gratterait son amitié. S'il avait les moyens de se déplacer en limousine, le jeune riche avait préféré faire livrer ses affaires le lendemain en même temps que sa monture. Son cher Yacktos.

Kōtō était le vingt-troisième arrondissements de Tokyo, soit à trois heures de route son ancien village. Proche de la mer, le choix de la préfecture lui fit arquer un sourire quand il parcourra de nouveau la lettre désormais froissée par son impulsion matinale. Soigneusement, il la déplia et relit le nom plusieurs fois dans sa tête, comme si son contenu se rectifierait sous ses yeux ou que sa relecture ferait de ce fameux inconnu, une bonne personne. Au fond, le gamin culpabilisait de douter ce en quoi il avait toujours cru. L'Incontestable. Le logiciel. Celui qui avait uni son père et sa belle-mère. Qui en avait fait un couple heureux, épanouit.

Mais est-ce que finalement, il doutait de sa décision ou de l'idée qu'il s'en était fait depuis le départ ?

Quand un voyageur, visiblement trop bête pour analyser sa décision, fit mine de s'asseoir à côté de lui, il joua la carte de l'ignorance. Toutefois, comme la demande fut ponctué par une main qui entra en contact avec la lanière de son sac, il monta d'un cran dans son comportement de solitaire esseulé et grogna tout en tapant son pied contre son interlocuteur. Ce dernier, médusé, fronça les sourcils et pivota dans une direction annexe.

Son regard se perdit ensuite, à travers le paysage flou qui défila sous ses yeux. Prolixement, la monotonie de bâtiments colossaux et d'enseignes colorées se dissipèrent pour se convertir en différentes vallées, versant montagneux et champs de blés d'où les éoliennes tournaient paisiblement. Perché sur une branche, une mésange bleue secoua ses plumes avant de piquer vers le sol, ayant aperçu une proie. C'est dans cet instant là, qu'il songea à sa mère. Il ne l'avait jamais connu, mais chérissait l'image qu'il s'en faisait, celle qu'il avait façonné, pour faire comme si elle avait toujours vécu à ses côtés. Gadiel la voyait comme une femme avenante au caractère bien trempé. Et comme il n'y avait personne pour démentir sa théorie fondée sur son utopie, il avait conservé cette précieuse pensée. Si seulement il avait pu être marié à une femme... Hélas, la route épineuse de son destin ne semblait pas apprécier la présence féminine, pour en éjecter ainsi chacune de celles qui y poseraient les talons. Peut-être qu'il n'aurait jamais dû naître.

Le speaker annonça l'arrêt de Kōtō et le garçon ne réagit qu'au bout du deuxième appel. Désorganisé, il rassembla tous ses sacs puis bondit à l'extérieur du wagon avant la fermeture totale des portes. L'ambiance extérieure avait un nouvel aspect. Bien plus qu'une nouvelle couverture visuelle, elle respirait également la fraîcheur.

Le garçon jeta de nouveau un œil à l'adresse et se décida de faire appel à un service de taxi, plutôt que de devoir porter ses affaires et de marcher à pied. Même sans ses caprices de stars, le sens de l'orientation n'était pas son fort et cette difficulté c'était moult fois présenté, pendant ses cours d'équitation en pleine nature, où le cavalier devait suivre une carte menée par une boussole pour se repérer. Il n'était pas rare que le personnel encadrant suspend le concours pour venir le chercher. Si certains murmuraient qu'il n'avait aucun sérieux, préférant ne jamais louper une occasion de folâtrer dans les bois, Gadiel ne disconvenait pas les bruits de couloir, trop honteux, trop fier, pour subir les conséquences de son inaptitude.

Ryuji & Gadiel Takara-Nidethel
3-0-0 Koto-ku
Tokyo 100-8994


La maison était dans un style colombage situé en haut d'une colline, se découpant derrière de grands sapins, dont les aiguilles laissées au sol faisaient office d'un tapis confortable. Saisissant le code confidentiel sur une tablette numérique, Gadiel franchit le portail. Lorsqu'il le referma derrière lui, dans un crissement sourd, le gamin découvrit son fameux "époux". Dos à lui, l'homme d'une certaine jeunesse d'âge, pointa son nez vers le ciel, semblant s'adresser à un interlocuteur invisible. Ses cheveux blonds tomberaient en bouclette sur ses épaules s'ils n'étaient pas attachés d'une petite tresse à là-va-vite.

Respirant silencieusement, le brun pris son élan et injecta d'office son venin, une main cependant tendu, bien qu'il s'en serait passé.

- Gadiel. Présentation rude. Sympa la robe de chambre.

Ricana t-il en désigna sa tenue marginale. Son tendre et cher était également pied nus. Étouffant un rire derrière son bras qu'il plaquant contre son visage, son esprit n'omis pas d'éclore son opinion :

Mais sur quel détraqué suis-je tombé ?

- Hé le décalage horaire était si important que ça que pour tu oublies de t'habiller ?

Abject pour une première rencontre.
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Voir le profil de l'utilisateur Mer 4 Oct 2017 - 0:00
J’étais en train de prier au temple, comme à mon habitude. J’habitais ici avec d’autres prêtres, en attendant de recevoir la fameuse lettre. C’est ainsi que pendant ma prière quotidienne, j’entendais un jeune apprenti crier.

« Takara-sama ! Où est Takara-sama ? »

Je ne sortais pas tout de suite de mes prières, les paupières fermées. Lorsque je les rouvrais, l’apprenti était devant moi, haletant, tenant une enveloppe dans les mains. Je reconnaissais sans problème la fameuse lettre. Je lui souriais et prenais le paquet qu’il me tendait, l’ouvrant pour lire calmement son contenu. J’étais donc marié, pas aux dieux non, mais à un humain, à un homme. Gadiel Nidethel… Un joli nom.

Je lisais tout. Sept jours pour m’installer avec lui ? Ça irait. Je rangeais le tout et déposais ça à côté de moi, joignant les mains pour me remettre à prier en souriant doucement. Je priais pour le bonheur de mon époux, pour sa santé, pour lui tout simplement. J’avais hâte de le rencontrer ! Tellement hâte. J’essayais aussi de me le représenter.

Finalement, je me levais pour aller préparer mes affaires. Les autres prêtres avaient été mis au courant, ceux que je croisais me félicitaient, enfin, la plupart. D’autres me souhaitaient bonne chance, je ne comprenais pas pourquoi mais bon.

Je n’avais pas grand-chose, une petite valise où j’avais mis le peu de vêtements que j’avais, et un sac de randonnée, dans lequel j’avais mis mes livres de prières, des livres normaux aussi, quelques statuettes de dieux et autres objets religieux, avec mes papiers, la fameuse lettre, de l’argent pour le voyage et de quoi me nourrir et m’abreuver. J’étais parti le lendemain, après avoir dit au revoir à mes collègues, dans ma robe de prêtre, avec des sandales de paille, à pieds.

J’aimais voyager simplement, je faisais du stop, je marchais… je prenais mon temps pour arriver, dormant à la belle étoile la nuit. Finalement, j’arrivais à l’adresse indiquée sur la lettre :

Ryuji & Gadiel Takara-Nidethel
3-0-0 Koto-ku
Tokyo 100-8994

J’admirais en souriant la maison style colombage, trônant sur le haut d’une colline. J’observais le code et le tapait sur la tablette du portail, le passant. Je ne sentais pas les épines de sapins se planter dans mes pieds déjà abîmés par le voyage. J’avais offert mes sandales à un sans-abri qui semblait en avoir bien plus besoin que moi, et j’avais oublié de prendre une autre paire de chaussures dans ma valisette.

Enfin bref, j’étais arrivé, c’était l’important ! Ne manquait plus qu’à rencontrer mon époux. Mon visage se dirigea vers le ciel alors que j’adressais une prière aux dieux pour que son voyage soit agréable. Je sursautais en entendant le portail s’ouvrir à nouveau et se refermer, découvrant un homme au physique avantageux, avec de beaux cheveux ébène et des prunelles noisette. C’était donc lui mon mari… nous étions arrivés presque en même temps, mais sans doute pas par les mêmes moyens. Je lui souriais avec gentillesse et joie. Il me tendit la main, et je m’empressais de la serrer chaleureusement en souriant encore.

- Gadiel. Sympa la robe de chambre.

Il ricana, alors que j’émettais un léger rire, cristallin et agréable à l’oreille d’après mes collègues. Il était amusant !

« Je m’appelle Ryuji ! Ravi de te rencontrer Gadiel. Et ce n’est pas une robe de chambre, c’est ma tenue de travail, une robe de prêtre, j’ai oublié mes vêtements normaux dans ma valisette et je ne voulais pas risquer de tout déranger pour ça. »

Je souriais joyeusement et niaisement. Il plaqua son bras sur son visage, je ne comprenais pas mais ce n’était pas bien grave, nous auront tout le temps de nous connaitre plus tard !

- Hé le décalage horaire était si important que ça que pour tu oublies de t'habiller ?

Je penchais la tête sur le côté, essayant de décoder ses paroles, puis, une fois que j’eus compris qu’il parlait de mes pieds nus, je souriais à nouveau.

« Ah, mes pieds ? Un sans-abri avait plus besoin que moi de mes sandales. »

Je souriais et l’attrapais par la main, l’entraînant joyeusement dans la maison. Je l’observais, faisant le tour avec gaieté et revenait vers mon époux.

« Elle est vraiment belle cette maison ! Ah, au fait, tu fais quoi comme travail ? Moi je suis prêtre ! »

J’étais tellement enjoué que je m’embrouillais déjà dans mes questions, je voulais lui en poser pleins, mieux le connaitre. Mais en revenant vers lui, juste après lui avoir posé cette question, je me prenais les pieds dans je ne sais pas trop quoi et tombais violement au sol… le sourire toujours aux lèvres.
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Voir le profil de l'utilisateur Mar 10 Oct 2017 - 22:48
Gadiel ajusta sa carapace surmontée de pics. Si l'idée de se marier apportait un côté apaisant dû au fait que son époux lui appartiendrait pour le reste de ses jours, cette notion était également à double tranchant. Se lier à un humain et l'encadrer de ses chaînes toxiques ne lui apporterait rien si ce dernier ne s'avérait ne pas être compatible. Mais l'Incontestable a toujours raison. Ryuji était forcément fait pour lui. En dépit de ses présentations amères, ce dernier ne sembla pas s'en faire et l'accueillit d'un sourire chaleureux. Méfiant, le gamin recula de quelques pas et fronça les sourcils, cherchant à s'immerger dans l'esprit de son interlocuteur afin de détecter sa véritable personnalité.

Doué pour cerner les autres, ses proches l'invitait souvent à questionner ceux dont l'intégralité leur paraissait sibyllin. Ses analyses se montraient fréquemment exactes et pourtant, le garçon ne s'appuyait sur aucune science du comportement, ni sur l'opération de phases d'actions qui détermineraient à capter des petits tics qui amènerait finalement à un raisonnement fiable. Son instinct de survie, celui du chasseur, prévalait sur la logique. Toutefois, tout comme ses humeurs, son domaine de prédilection se montrait capricieux et instable, ainsi, il lui arrivait de retranscrire faussement des traits de caractère identiques à ses problèmes actuels.

Maintenant qu'il était seul avec son époux, Gadiel laissa ses pas le guider sur la voie de la solution. Mais au lieu de paraître dense, sombre et épineux, son chemin était limpide et fluide, comme si l'issue se déployait volontairement face à lui. Cette soudaine part de lumière qu'il discerna chez son interlocuteur l'effraya. Qui pouvait être aussi gentil ? Est-ce une leurre ? Une douce chimère destiné à l'empoisonnée lorsqu'il accorderait finalement sa confiance ?

Euphoniquement, Ryuji s'esclaffa, prenant sa provocation pour une réelle démarque d'affection. Son rire cristallin illumina les sous-bois et face à son frêle gazouillement, Gadiel resta sans voix. Se pinçant la lèvre face à la réponse suivante qui suggéra l'état déplorable de son époux à conséquence d'une donation à un démunit, le gamin n'eut pas de mal à l’étiqueter d'un caractère généreux, affable voir même altruiste. Le genre de personne qui lui mettait du baume au cœur. Toutefois, il ne serait pas facile pour autant. On lui offrait un pouce, il prenait le bras.

Soudain, le blondinet l'entraîna dans la maison, souhaitant effectuer une visite en sa compagnie. Sans mots dire, le gamin se laissa faire, mollasson. L'entrée déboucha sur une cuisine ouverte munit d'un frigo métallisé et d'une cuisinière dernier cri. Prolongeant l'alignement du plan de travail à son antipode, un couloir menait aux chambres et aux pièces personnelles. Cependant, si le gamin trimait d'impatience pour choisir son côté du lit en premier, il pris plaisir à découvrir le reste de la maison. L'intérieur moderne donnait une atmosphère éthérée à son l'ensemble. Loin du cocon chaleureux, son nid était particulièrement à son image. Naturel et exclusif. La particularité marginale qui détacha le salon des autres pièces, était le petit escalier de bois qui descendait dans un petit espace clos. Telle une grotte dans laquelle il hibernerait, un canapé sans méridienne jalonnait le mur, tandis qu'une étoffe beige trônait au milieu. Une TV plasma agrémentait l'image aux pixels près. Pas de doute, son père était le principal financier de tous ses biens. Le patriarche avait toujours eu un goût pour le luxe et enfant déjà, il veilla à ce que son précieux prince ne manque de rien. Jouets comme confort. Gadiel ouvrait à peine la bouche pour exiger, que l'objet de son désir éclorait dans ses mains.

« Elle est vraiment belle cette maison ! Ah, au fait, tu fais quoi comme travail ? Moi je suis prêtre ! »

Le chant harmonieux de son compagnon lui arracha ses pensées. Prêtre ? Le garçon frémit imperceptiblement. Éternel sensible aux mystères de l'Au-delà, il n'avait jamais douté de la présence d'une divinité supérieure, épiant tous ses faits et gestes, silencieusement, tapit entre les nuages denses. Jugeant ses actions, ses actes, un sourire dissimulant le reste de son visage, attendant perfidement l'heure de son jugement pour le châtier de tous ses péchés.

- Pfff, tu dis n'importe quoi, ce n'est pas un métier prêtre ! Cracha t-il pour masquer sa susceptibilité à ce sujet. Parce que tu ne gagnes même pas d'argent.

S'empressa t-il à ajouter comme s'il avait peur de se faire punir par les Dieux.

Fixant Ryuji dans les yeux pour masquer sa profonde gêne, il préféra toutefois s'effacer quant à sa question indiscrète. Si ce dernier avait une activité "professionnelle" enrichissante, lui, il ne s'occupait que dans l'équitation en espérant décrocher un titre qu'il ne posséderait jamais. Le seul de ses caprices qui ne seraient jamais assouvit. Devenir jockey à un mètre soixante-dix-neuf n'était possible qu'en franchissant la porte des songes. Face à cet échec, Gadiel éprouvait une profonde haine en à la réussite d'autrui et le fait que Ryuji soit épanoui dans le domaine qu'il semblait affectionner lui était insupportable.

Donnant un discret coup de pied rageur dans un meuble, en arborant une mine crispée, il sursauta lorsqu'un objet tomba à terre dans un fracas sonore. À ses pieds, ce n'était pas une lampe de chevet qui était tombé par l'effet son coup, mais bel et bien son époux, qui, étalé sur le ventre, afficha cet air sempiternellement heureux. Complètement niais, le blondinet émit un petit son étouffé derrière la longue manche de son costume nacré.

Un laps de temps s'étendit lorsque Gadiel réalisa les circonstances de la situation. Aussitôt, un rire guttural émergea de ses cordes vocales, tandis qu'il se frappa à plusieurs reprises le genou droit du membre opposé dans un mouvement frénétique. Les larmes aux yeux, les bras encadrent son ventre, il peina à se traîner près de lui tout en calant sa respiration pour reprendre son souffle.

- Toi, toi, tu n'es vrai___vraiment pas doué ahaha !

Réussit-il articuler, ricanant toutes les deux syllabes. Drainé par le jeu, Gadiel rampa à l'aide de la seule force de ses bras en direction du prêtre et pris place sur son dos, assis en tailleur. Posant ensuite la paume de ses deux mains sur sa tête, il profita de sa position de force, pour réclamer, une fois la crise apaisée :

- Pour la chambre, je veux le côté gauche du lit !

Et comme Gadiel ne faisait jamais rien dans la demi-mesure, le garçon rendu d'humeur espiègle, s'allongea sur son époux et entoura ses bras colossaux autour de son cou, si maigre, il pouvait presque toucher les os des cervicales. Dans cette position, il donnait presque l'impression de l'étrangler.

Chevaucher ses interlocuteurs était une seconde passion chez lui, destinée à être irritante pour ses victimes, le garçon aux cheveux ébènes y prenait réellement goût. S'il ne pouvait être jockey sur un cheval, qui avait dit qu'il ne pourrait l'être en ayant pour monture un être humain ?

- Allez dada, debout !

Ordonna t'il en effectuant une légère pression sur ses flancs à l'aide de ses mollets. L'évidence dictait qu'en comparant les deux gabarit, la fluette plume violette ne puisse soulever l'imposante pierre d'ambre, toutefois, ses actions étaient dictées par un besoin d’approfondissement de la connaissance de l'être avec qui, il cloisonnerait à jamais sa vie. Autant tater les limites, tester leur solidité.

et les rompre.
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Voir le profil de l'utilisateur Mer 8 Nov 2017 - 22:22
Je ris doucement face au fait que j’étais encore tombé. Cela m’arrivait souvent, je ne regardais pas forcément où je mettais les pieds. Et à chaque fois, je riais de moi, quand je ne me faisais pas trop mal bien sûr ! Je regardais mon époux avec un grand sourire. Gadiel était hilare, et j’avoue que j’adorais son rire. J’espérais qu’il rirait ainsi encore longtemps. Il s’en frappait le genou et en pleurait tout en étant plié en deux. Il devait avoir mal… je m’inquiétais pour lui quand même. Il vint près de moi en rampant, reprenant peu à peu sa respiration. Tant mieux s’il allait bien.

- Toi, toi, tu n'es vrai___vraiment pas doué ahaha !

Je lui souriais encore plus.

Eh non. Je suis très maladroit.

Il s’assit alors sur mon dos, un peu surpris, je retenais une légère plainte. J’avais un peu mal aux reins après ma marche pour arriver ici. Il posa la paume d’une de ses mains sur ma tête, je ne disais rien, me laissant faire malgré la douleur de mes reins.

- Pour la chambre, je veux le côté gauche du lit !

Je hochais la tête en riant doucement.

Pas de problème, je n’ai pas de préférence pour ça… pour pas grand-chose d’ailleurs…

J’étais quelqu’un de très simple au fond, peu m’importait telle ou telle chose du moment que tout le monde y trouvait son compte. Si cela faisait plaisir à Gadiel, alors il aura le côté gauche du lit. Ce n’était pas vital à mes yeux.

Je retenais un couinement alors que mon époux s’allongeait complètement sur moi, entourant mon cou de ses bras. Je souriais quand même doucement, c’était un enfant en fait non ?

- Allez dada, debout !

Je riais doucement. En fait, je prenais surtout un peu de temps pour ignorer la douleur de mes reins. En plus, Gadiel était plus grand et plus imposant que moi… donc je risquais de me faire mal et de vite m’épuiser si je me précipitais. Je retenais encore un couinement quand avec ses mollets il fit une légère pression sur mes flancs. C’était douloureux…

Je me levais avec beaucoup de difficulté, gardant le sourire alors que j’avais envie de crier de douleur. Je ne voulais pas culpabiliser Gadiel, je ne voulais pas le décevoir, alors je fis le cheval pour lui… malgré mon corps faible qui me hurlait de m’arrêter et de me reposer. Cela m’étais malheureusement interdit.
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