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Voir le profil de l'utilisateur Lun 27 Nov - 14:11
Anatole& Athène DurchlauchtMe jugera-t-il suffisamment compatible avec cette personne pour nous laisser faire notre vie ensemble ?
À la rencontre du soleil



J'étais à l'agence lorsque la vague est arrivé à Shibuya et je remercie encore mes employeurs d'avoir eu la bonne idée de placer leurs locaux au sixième étage, les vitres nous sont tombés dessus, mais rien qui ne puisse être remplacé. Notre appartement à Chiyoda avait également perdu sa belle baie vitrée et quelques unes de nos affaires avaient pris l'eau, mon ordinateur compris ; il ne me restait qu'une partie de mes dossiers que j'avais eu la bonne idée de plastifier et quelques livres, la vaisselle, les bibelots et tout ce qui pouvait être détruit dans un tsunami y sont restés. Le lendemain, nous recevions une lettre annonçant notre divorce et Jin parti chez ses parents pour rejoindre sa fille tandis que moi, je finis mes petits cartons et ma valise pour déplacer mes affaires dans un box libre dans une zone non-sinistrée, je ne voulais pas rester au Japon, j'étais à nouveau libre de tout devoir conjugal et je ne voulais pas rester dans la déprime, j'avais eu Chrysanthème et Akane qui semblaient bien se porter et cela me suffisait, je n'avais pas d'autres familles qu'eux et le fait de les savoir en bonne santé rendit mon départ vers Séoul moins pénible.

~~~

Cela fait maintenant trois semaines que je suis redevenue mademoiselle Rénarde Athène et que je cohabite avec ma marraine Lys qui était heureuse de m'accueillir dans son pavillon à Gangnam, je concentre mon temps sur mon blog, que j'avais négligé au profit du projet d'Allan, enchaîne les salons en tous genres proposés par les marques coréennes et me crée des liens avec quelques blogueuses coréennes que je n'avais pas eu l'occasion de voir avant. Aujourd'hui, c'est une belle journée, une excellente journée qui débute, j'ai été invité à un défilé de pré-collection et je vais pouvoir avoir une petite entrevue avec la créatrice.

Je me réveille sous la douche en chantant du Édith Piaf à tue-tête puis cherche la tenue idéale pour l'événement de ce midi, je fais même appel à ma tatie tant je suis stressée et finis par me décider une heure avant mon heure de départ. J'embrasse les deux joues de ma deuxième maman et saute dans le premier taxi pour me rendre au défilé. En chemin, je commence déjà à faire des selfies pour évaluer le rendu de ma tenue à l'écran, tout me semble bien accordé, ma robe évasée blanche ne dévoile que mon dos et le haut de mes genoux, je sais qu'ici découvrir ses jambes n'est pas aussi mal vue qu'ailleurs, mais je préfère rester fidèle à mon style plutôt que d'attraper la fièvre coréenne, pour la veste, j'ai opté pour un long trench coat en cuir brun pour homme qui casse la courbe sage de ma robe et à l'occasion tombe pile au-dessus de mes escarpins à ornements en satin vert, si ce n'est pas du génie ça, je veux bien savoir ce que c'est.

Je paye le chauffeur et enfile ma veste dont je retrousse les manches jusqu'aux coudes ainsi que mon chapeau à long bord aussi vert que mes chaussures et mon sac à main. Je rejoins l'entrée du staff et donne mon nom au videur afin d'avoir mon badge et de pouvoir me plonger dans l'univers des coulisses avec mon appareil en main.

~~~

Dire que ça devait être une belle journée, Lys me harcelais de message tout au long du défilé, heureusement que j'étais sur silencieux, mais lorsque je l'ai enfin rappelé, elle m'a directement annoncé que ma lettre était arrivée par envoi spécial après mon départ, le facteur la lui avait remise en main propre. Je ne veux pas y croire, j'ai l'impression d'avoir été berné, qu'il m'a laissé miroiter une nouvelle liberté qui n'était en fait qu'une boutade mal tournée.

Je retrouve ma tante sur le pas de la porte, la lettre contre sa poitrine. Même depuis le trottoir opposé, je peux voir le rose insolent de ma Lettre, plus je me rapproche et moins j'ai peur, je repense à Jin et Nayumi, je voudrais que ce soit à nouveau lui, mais je ne me ferme pas à un autre, j'ai compris que cette machine ne faisait pas que du mal, Jin et sa fille en sont la preuve, je me suis imaginé avec eux plus tard et j'ai aimé cet idéal, mais l'Incontestable l'a effacé en ne nous jugeant pas suffisamment compatible, me jugera-t-il suffisamment compatible avec cette personne pour nous laisser faire notre vie ensemble ? Est-ce un homme ou une femme ? Sera-t-elle une belle personne de cœur ou un rejet de la société ? Pourrais-je l'aimer, voire simplement l'apprécier au premier regard ? Je ne sens plus l'air rentrer dans mes poumons tandis que je fais face à ma marraine en fixant l'enveloppe qu'elle serre comme si elle voulait me la cacher.

-Rentrons.

Je lui passe devant et démarre mon nouveau PC orange pailleté pour ouvrir Google.

-Tu sais on peut essayer de retirer ta puce hein, il y a de bon chirurgien ici, tu ne veux pas
-Non tatie, l'interrompis-je, il ne s'agit plus de moi maintenant, nous sommes deux, si je fuis, cette personne, dis-je en montrant l'enveloppe qu'elle tenait, va mourir par ma faute et je pense que risquer, voire sacrifier la vie d'une autre personne est beaucoup trop égoïste.
-Tu veux que je l'ouvre pour toi ou..
-Non, merci marraine, c'est gentil, mais je n'ai pas peur cette fois-ci, je sais que se sera une personne avec qui je suis compatible.


Je lui tends la main avec un pauvre sourire, je pense mes paroles, mais ça fait mal de se dire que l'on n'a pas le choix, marraine me regarde comme si j'étais une étrangère tandis que j'ouvre l'enveloppe, c'est vrai que quelques mois en arrière j'aurais pu moi-même penser à fuir, mais aujourd'hui je ne suis plus la vingtenaire révoltée, je veux y croire bien que j'aurais voulu avoir un semblant de libre-arbitre, ne serait ce que de pouvoir dire non lorsque je ne me sentais pas prête, comme maintenant par exemple. Je lis la lettre avec une lenteur cérémonieuse, le nom de mon époux me fais tiquer, c'est également un étranger, pourquoi je ne me sens pas rassurée par cette idée ? Je pose la lettre, que ma tante attrape aussitôt pour la lire à son tour, pendant que j'entre le nom et prénom d'Anatole Durchlaucht dans la barre de recherche.

-Il est chef-monteur sur une chaîne nationale, il s'occupe des programmes tournant autour... de l'Incontestable. Dis-je dans un murmure.
-De la propagande quoi.
-Tatie...
-D'accord, je retire, mais je veux d'abord le voir comme ton Jin, lui, il était bien lui
-Oui, est bien, il faut croire qu'il n'était pas le bon.
-J't'en foutrais moi des bons !
-Tatie !
-C'est bon, c'est bon, je ne parle plus, mais pourquoi tu ne veux pas le dire à ta mère ?
-Parce que je sais que si toi, tu t'es adapté au divorce avec Jin, elle n'a toujours pas digéré la séparation et va sûrement faire un scandale devant l'ambassade du Japon.
-Pas faux.
-Bon, je vais regarder les prochains vols pour Kansai.
-Quoi déjà !? Mais t'as une semaine normalement !
-Plus maintenant, ils nous laissent trois jours depuis le tsunami, afin de libérer les appartements dans le but de reloger les couples ayant perdu leurs habitations dans la catastrophe.


Je laisse Lys ruminer dans son coin comme une vraie belge et me réserve une place dans le prochain vol pour le Japon, je devrais arriver vers dix-sept heures et être à Nerima avec mes cartons pour vingt heures ou vingt-et-une heures. Je n'ai pas pu avoir plus d'informations sur Anatole, je sais juste qu'il a fait des études dans l'audiovisuel, qu'il a trente-cinq ans et la seule photo que j'ai de lui date de la fin de ses études, en bref, je suis un peu dans le flou.

Je plie mes bagages et me laisse accompagner par ma marraine jusqu'à l'aéroport où je m'enregistre de justesse avant de courir jusqu'à la porte d'embarcation avec mon ordinateur et mon sac sous le bras.
Je profite des deux heures de vol pour commencer à rédiger mon article sur le défilé en pensant de temps à autre à Anatole, son prénom est chou, je trouve, ça change des prénoms japonais et c'est original comme le mien. Je débarque à peine à Osaka que je traîne ma valise jusqu'à la station de train pour remonter vers Tokyo, l'appartement semble se trouver dans une zone non-sinistrée, j'appelle le propriétaire de mon box et lui signale que des déménageurs vont venir prendre mes affaires, je raccroche à peine que je recontacte l'entreprise qui avait déjà assuré mon premier déménagement et leur donne l'adresse du garde-meuble ainsi que celle de ma nouvelle résidence, je finis ma série d'appels après avoir trouvé le numéro du gardien de ma résidence sur le site de la mairie de Nerima et lui demande, avec toute la forme requise, s'il pouvait ouvrir aux déménageurs ainsi que les accompagner jusqu'à l'appartement, il n'exprime aucune opposition et me propose même de m'attendre une fois que tout sera sur place. Je reste un peu sonné face à sa sollicitude et peine à me détendre tandis que la distance entre la résidence et moi se réduise à vue d’œil, je ne fais que penser à cet homme presque invisible derrière nos écrans télévisés, il s'occupe des programme de propagande, mais je ne sais pas quelle personne il est, c'est vrai quoi on peut faire un métier sans forcément porter les mêmes valeurs que son patron, mais ici, c'est plus dur à concevoir. Je pose le talon sous une froide pluie d'automne et me contente de mon chapeau pour me protéger des gouttes d'eau jusqu'à ce qu'un taxi s'arrête sous mon geste d'appel. La route est quasiment vide et je pose le pied devant la grille de la résidence dans les environs de vingt heures treize et me présente au gardien en le remerciant pour son aide, il m'assure que tout est bien arrivé et me laisse rejoindre l'immeuble qui me rappelle étrangement ceux que l'on peut trouver dans les quartiers de Bruxelles centre, j'ai vraiment l'impression d'être de retour en Belgique tandis que je me présente devant l'unique porte de l'étage, je sors la lettre de mon sac et entre le code d'entrée pour ouvrir la porte sur un couloir d'entrée avec

-Du parquet.

J'en ai presque les larmes aux yeux, c'est si rare maintenant de voir du parquet dans les appartements modernes que je n'en crois pas mes oreilles lorsque mes talons claquent contre les lattes de bois, j'évolue prudemment dans l'espace et me tourne directement vers la partie gauche pour pénétrer dans la chambre et trouve plusieurs cartons dans le dressing et au pied du lit, je reconnais les miens et identifie les autres comme étant ceux d'Anatole. Je retire mon manteau et mon chapeau trempés en me rendant à la cuisine où je les abandonne sur une chaise haute. La vue est à couper le souffle. Mon téléphone se manifeste dans mon sac à main et je décroche avec empressement pour entendre les hurlements de ma mère me traitant de fille indigne et de vilaine fille. J'aurais préféré que ma tante garde le silence un peu plus longtemps. Je me dirige vers ma chambre tout en passant ma main sur mes cheveux encore serrés dans un chignon bas.

-Non, je ne t'ai pas menti, je t'ai caché un fait, c'est différent et puis tu penses vraiment que je t'aurais gardé loin de ma vie très longtemps ?
-Tu t'es bien caché chez ta tante au lieu de venir me voir lorsque tu as divorcé de Jin.
-Non puis que tu l'as su au moment où j'ai posé le pied en Corée et c'était un choix stratégique entre onze heures et deux heures de vol sans escale, excuse moi maman, mais le choix et vite fait.
-Bon, parlons de cet Anatole, il est comment, je peux lui parler ?
-Je ne sais pas, la seule photo que j'ai vu de lui a été prise à la fin de ses études et je ne l'ai pas encore rencontré, mais je suis déjà à l'appartement et je peux te dire que la vue est génialissime, que le dressing est grand et que la résidence ressemble à celle que l'on peut avoir chez nous.


Le bruit d'une porte claquée me fait sursauter. Je dis à ma mère que j'allais la rappeler et cherche le nouvel arrivant sans oser quitter la pièce où je me trouve. Je ne me souviens pas avoir fermé la porte en rentrant ou peut-être que je l'ai fait et que je ne m'en souviens pas... Pitié faite que j'ai fermé cette fichue porte.

-Il y a quelqu'un ?

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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 30 Nov - 12:29
Le monde semblait avoir recommencé autour de lui. Tout a été repris, rejetté dans ce tourbillon de couleurs et de formes. Dans ce mélange bigarré, tenait comme maître et chef une seule couleur. Ce rose qu'il avait entre les mains. Ce rose qui avait tout détruit, tout chamboulé encore une fois. Pire que le Tsumani.

Le tsunani n'avait pas affecté l'âme d'Anatole, il ne lui avait pas donné autant de joie, de désespoir. De tout et de rien. Comme si il pleurait en riant, tout était entrochoqué en lui. Son mariage, il l'avait imaginé, rêvé, désiré, rejetté, craint. Il avait tout fait avec cette idée de changement. Cette idée tenace dans ses entrailles, cette idée que tout le monde lui avait dit.

« Le voilà Marié »

Puis plus rien. Une joie immense. Un cri dans sa poitrine qui explose sur ses lèvres. L'anéantisant de ce bonheur stupide, de ce bonheur chétif. Dans son sein, dans son ventre. Il pouvait connaître ce bonheur lui aussi. Femme ou Homme, il avait beau tourner, retourner le papier, une sècrete appréhension lui tenait les entrailles. Serait-il au final « le Bon » ? De quelqu'un. Il avait peur de tromper, il avait peur de se dissoudre en mille petits morceaux de lui.

Alors, lentement, il tira sur l'enveloppe. Un doigt puis un deuxième, craintif. Enfant qui a peur de se faire taper sur les doigts. Et le nom apparut, bombe éclatante noir sur rose. Explosant, lui détachant la cornée. Il avait l'impression d'être candidat d'une mauvaise téléréalité, d'être espionné. Pourtant, il continuait de sourire.

« Athène Renarde. »

C'était joli comme prénom. La sonorité était coulante, pas comme celles des japonaises. Cette sonorité était de chez lui, enfin de l'Europe. Il pouvait souffler, penser un peu à une européenne. Peut-être élevée comme lui ? Il aimait rêver. Il aimait connaître ce nom, il aimait pouvoir sourire et battre des mains. Car il était un enfant qui avait reçu le plus beau cadeau de sa vie, il avait bien reçu ce cadeau : Son bonheur marital.

Il sortit fébrilement son téléphone de sa poche, il voulait parler, pleurer. Dire tout haut que tout ira bien. Parce qu'il savait que tout irait bien. L'Incontestable l'avait dit. Le téléphone d'Emi apparut presque automatiquement sur l'écran et il put entendre rapidement la voix de sa très chère deuxième Maman. La vraie dormait encore au fond aujourd'hui.

-Emi ? Je suis marié !

La sonorité était vide avant d'entendre un petit cri discret.

-Anatole, si tu savais comment je suis contente, attends je vais le dire avec Amadeus !

Pas derrière l'écouteur, il n'avait plus envie d'écouter. La boule roulait dans son ventre, attrapant et machant tout sur son passage. Pourtant, il ne tremblait pas. La joie avait été submergée par une crainte. Une crainte intense, une crainte aussi vieille que ses premiers mots.
« Qu'allait-il pouvoir dire à cette Athène ? »

Le mariage ne lui donnait aucune échappatoire, aucune façon de mentir. Aucun voie vers l'avant, juste lui et elle. Pour toujours et encore plus loin. Elle a été choisie, choisie pour lui. Choisie pour qu'on l'aime, qu'il l'aime. Qu'il lui donne enfant et mari. Il avait peur, peur de ne pas y arriver. Peur d'être encore une fois, l'enfant qu'il se savait être.

Il avait raccroché sans un autre bruit que le début de la voix de son père. Il a jeté le téléphone et il a commencé à sortir une valise. Ses gestes, son âme, tout était si mécaniques, si artificiels. Son esprit était ailleurs, là où le bonheur l'attendait sous les traits d'un superbe renard.

Ses valises étaient faites plus vite que son esprit, cependant quelque chose tiquait dans son esprit. Le renard était trop présent, trop entêtant. Il le connaissait, il en était sûr. Pourquoi sûr ? Sortant rapidement son téléphone de sa poche, il ne put que tapoter fébrilement le nom de sa dulchinée. Et le résultat lui fit sortir un mot pas très gracieux en allemand.

Il le savait, il la connaissait.

Athène Renarde, elle avait un blog. Un blog qu'il suivait. Elle postait des jolies choses, c'était vrai. Et, il avait pu une fois discuter rapidement avec elle. Des commentaires, interposés, inpersonnels.  Et maintenant, ils devaient être un.

Oh mon putain de Dieu.

Sa voiture était devant, il mettait son cerveau bien loin de ses idées. Juste conduire, et continuer de ressentir cette adrénaline en lui. Il avait beau être heureux, il y avait tout un contexte. Un contexte social, un contexte fait d'elle et de lui. Et au délà de tout, courronnant ce parfait, la joie ingénu d'être marié et de pouvoir aimer.

Arrivé devant le lotissement, il fronça les yeux. C'était vraiment magnifique, ça lui rappelait l'Europe. La lointaine et douce Europe, il aimerai tellement y retourner un peu. Et un grand sourire s'étira dans ses lèvres quand il imagina. Il s'imaginait avec son épouse, peut-être en Allemagne, peut-être en France, pour faire un petit tour. Le chat s'agaçait dans sa cage, c'est vrai. Anatole ne pouvait pas se séparer de ce tendre minou. Magnifique chat, adorable sidekick.

Ses échanges avec le gardien furent aussi rapide que la brise d'automne. Et il était déjà devant la porte, il respirait lentement. Pour tout calmer et pouvoir avoir une présence. Quelque chose de digne à montrer. Il voulait faire bonne impression la première fois, être le mari. Et pouvoir rire un peu. Il voulait tout oublier et sa joie était si forte en lui. Qu'il a poussé délicatement la porte.

Et il a entendu sa voix. Elle semblait parler à quelqu'un, il n'y comprenait pas grand-chose. Mais la langue est douce, presque chaude. Et sa voix semblait agrementée convenablement tout ça. Il ne savait pas quoi dire, débousolé par tout ce qu'il ressentait. Il souhaiterai s'avancer vers elle, lui dire qu'il est là. Mais les mots sont bloqués dans son torse, dans sa gorge. La porte a claqué, assez fort pour qu'il sursaute et que Chat se met au fond de sa cage. Anatole avait oublié, subjugué par tout ce qu'il sentait, entendait, voyait.

Merci le Destin.

Il y a deux mots puis un silence. Il jugeait, fallait-il se mettre à découvert et annoncer son arrivée ?
Puis enfin une phrase compréhensible pour lui. Une phrase dans un japonais assez marqué, fluide mais teinté.

-Je..suis là ?

Sa voix semblait rompre la fragile harmonie des lieux. Il ne la voyait pas mais, doucement, il s'avança. Il savait où elle était, il avait qu'à se reperer avec le son qu'elle produisait avant.
Arrivé devant cette pièce, le parquet sous ses pieds a craqué l'annonçant mieux que n'importe quel voix. Et cette chose, si douloureuse dans son ventre était sur sa peau. L'attendant, prête à exploser.
Elle était désormais face à lui. Elle était bien plus belle que les photos, c'était un fait assez rare pour être souligné. Sa chevelure était d'un feu doux, presque terne. D'un feu chaleureux, presque rousse, presque châtaine. Si curieuse créature, nymphe d'une vie autre que la sienne. Ses yeux étaient grands, d'un teinte délicate. Son visage était fin, pas harmonieux mais juste délicat. Comme si, la nature avait voulu rattraper l'atteinte en lui offrant ce don. Il se sentait gourd devant elle, sa cage dans la main. Goliath aimant face à un fragile David.

-Je suis ravi de te rencontrer enfin Athène ! Je suis Anatole.

Et le dernier mot fit naquir un lèger sourire sur son visage. Un sourire pudique, un sourire gêné. Mais  un sourire qui  lui semblait si doux.

-Je suis ton mari. En espérant que tout aille bien entre nous.
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 30 Nov - 21:02
Anatole& Athène DurchlauchtPourtant, je m'y conforme, je ferai le nécessaire pour ne pas que mes idéaux m'échappent comme le choix m'a échappé.
À la rencontre du soleil



Encore au centre la pièce, je me faisais violence pour rester logique dans mes réflexions et ne pas dramatiser les prochaines minutes, la porte, c'était refermée et après ? La belle affaire, ça pouvait être le gardien qui passant par là, il a bien un double de tous les codes, non ?
Le silence qui accueille ma question me fait resserrer ma prise sur mon téléphone et l’appréhension prive totalement ma bouche de toute salive me donnant l'impression d'avoir avalé de la poudre de cannelle ; le grincement du parquet me fit reculer d'un pas avant qu'une voix ne se porte à mes oreilles. Masculine, c'est ce qui me vient évidemment avant tout et le ton de sa phrase qui sonnait plus interrogative que déclarative, oh ça y est, me voilà en train de faire de la grammaire.

Je n'ai pourtant pas le temps de me moquer de mon manque de sens des priorités que les craquements du parquet se répètent pour annoncer la venue du nouvel arrivant qui met parfaitement inconnu.

Je ne peux me cacher étant totalement à découvert au milieu de la chambre et me fais violence pour ne pas faire les gros yeux tandis que ce titan s'avance vers moi. Je me suis toujours senti petite par ma taille et à cet instant, je me sens comme un minuscule écureuil regardant l'arbre qu'il doit grimper et regrette d'avoir été aussi gourmand. Il pourrait sans difficulté recouvrir tout mon visage uniquement avec sa paume de main, cette pensée effrayante réveille mon instinct de survie qui me hurle de sa voix encore endormie de fuir avant qu'il ne m'assomme avec sa cage pour chat et me jette à l'arrière de sa voi... Sa cage pour chat ?

-Je suis ravi de te rencontrer enfin Athène ! Je suis Anatole.

Anatole. Anatole comme dans Anatole ? Bien sûr comme dans Anatole. C'est Anatole. Il est Anatole.

Si j'avais été le genre de femme sensible à la moindre émotion forte, j'aurais gracieusement accepté de m'évanouir sous la pression que la surprise et le choque exerçaient sur mon cœur qui s'était agité dans ma poitrine quand je pensais encore avoir à faire à un assassin sournois. Il ne ressemble en rien à l'adolescent sur la photographie, ou du moins, il n'a plus l'apparence d'un jeune homme. Non pas que je le trouve vieux, mais j'ai directement rattaché son nom au visage du garçon qu'il était des années en arrière. J'aurais dû mis préparer en sachant qu'il avait trente-cinq ans, pourtant ses traits me rappelles ceux du jeune homme sortant de ses classes, moins juvénile, mais toujours présent, là, quelque part. La longueur de ses cheveux aussi me perturbe moi qui pensais, une nouvelle fois, qu'ils seraient courts, je pense que je vais mettre un bon mois à m'habituer au fait que mon... Qu'il est des cheveux plus longs que les miens. Évidemment, sa taille est une ce qu'il me perturbera le plus pour les trois prochaines années, sans exagérer. Je m'attendais à être plus petite que lui, mais pas à ce point. Je pourrais disparaître dans son ombre, c'est dingue, je n'ai jamais vu un homme aussi grand, même sur les shooting.

J'ai l'impression d'être le petit Poucet face à l'ogre, bien que cet ogre-ci est bien plus plaisant à regarder. Le petit sourire qu'il m'adresse est encourageant, et je me laisse aller à le lui rendre avec une certaine timidité que je ne me connais pas. La couleur de ses yeux me perturbe, un bleu glacial, mais intensément captivant, il ne doit pas avoir de mal à se faire écouter avec un tel regard.

-Je suis ton mari. En espérant que tout aille bien entre nous.


Alors là ! Il n'y va pas par quatre vents lui. Mon mari, il n'a même pas buté sur le titre, comme s'il en avait toujours été ainsi entre lui et moi. J'ai accepté l'idée, mais j'ai toujours cette appréhension de l'union à proprement parlé, j'ai grandi en me disant que mon mari serait l'homme que j'aimerai plus que ma mère, mais ici mon mari est l'homme qui me correspond le plus et donc à qui je correspond également et donc qui deviendra celui que j'aimerai. Mes idéaux sont complètement chamboulés par cette façon de faire totalement différente.
Pourtant, je m'y conforme, je ferai le nécessaire pour ne pas que mes idéaux m'échappent comme le choix m'a échappé. Après un silence qui devenait presque gênant, j'accentue mon sourire pour le rendre plus accueillant et me rapproche de lui avant de lui tendre la main.

-Bonsoir Anatole, je ne savais pas que j'étais attendue, je suis contente de te connaître. Dis-je sur un ton qui se voulait léger.

Je me tiens droite, mais suis tout de même obligé de légèrement me pencher en arrière, malgré mes talons, pour garder un contact visuel. Je pense un peu en vrac à toutes les petites choses du quotidien que nous devront à présent faire ensemble et en particulier le baiser obligatoire qui sera... Comique rien qu'avec notre différence de taille.

-Et pour ma part, je suis ta femme, ton épouse, la petite femme qui viendra bientôt coller ses pieds froids contre les tiens dans ton sommeil et te fera de petits plats à la moindre occasion, j'espère également que tout ira pour le mieux entre nous.

Je me suis amusée en ajoutant ces quelques paroles en référence à ses derniers mots. J'ai un peu forcé sur la fin, mais je trouve ça bien plus amusant et peut-être que ça le fera rire, histoire de détendre l'atmosphère. Le rire ça aide toujours.

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Voir le profil de l'utilisateur Mar 2 Jan - 16:31
Elle s'était avancée. Comme un renard tendre et curieux, tendant le nez et agitant doucement ses petites moustaches. Peur. Etait-elle effrayée par sa taille de Goliath ? Par ses muscles proéminent ? Oh rien de tout ça. Il sentait au fond de ses prunelles d'une douceur maline, une curiosité étrange. Il avait envie de l'entendre parler. Encore une fois. Une dernière fois. Pourquoi une dernière fois multiplié par l'éternité ? Une éternité avec elle. Elle avait adouci ses craintes tenaces. Malgré toute la croyance que son cœur porte, il avait eut cette muette crainte. Cellede tomber sur une affreuse femme, une femme qui s'appelle comme sa mère, une femme qui le traitera comme sa mère. Oh, il ne pouvait pas jurer que sous ses moustaches délicates, Athène devienne une démone. Mais il a envie de croire. Alors, il croit. Et il est plus grand qu'elle. Ça aide un peu pour ne pas avoir peur.

La phrase a eu un drôle d'effet sur elle. Elle qui semblait d'une étrange teinte, eut un moment de recul. Comme si le monde s'était détaché sous ses pupilles tamisées.Il eut envie de rire un peu, devant son air ahuri. Il se retient. Chat commençait à s'impatienter dans sa cage, agacé de devoir rester dans cet espace trop fin pour son corps un peu gras.

Ce corps gracile qui semblait danser à chaque pas, était de plus en plus proche. Ce n'était pas la première fois pour Anatole. Il n'y a jamais eu de première fois proprement défini. Mais c'était captivant. De voir ses cheveux luisant, qui se rapprochait de lui. Il ne pouvait plus réellement voir son visage, tant il était concentré dans tout ses petits détails annexes. Le grain de sa peau, sans doute européen mais avec la finesse des asiatiques. Ses cheveux qui lui semblaient épais. Elle était photogénique sa femme. Il aurai pu lui donner les couleurs d'un monde de feu, que cela ne rendrai pas grâce à tout ce qui faisait d'elle Athène -désormais- Durchlaucht.

Elle lui a tendu sa main. Et lui a parlé. Il n'a pu que sourire. Sourire devant sa force de caractère. Sourire malgré qu'elle vacillait sur ses hautes perches. Attendue ? Oui elle l'était. Plus qu'elle ne pourrait s'en douter. Et plus qu'il ne pourrait l'avouer. Car maintenant, Anatole a quelqu'un auquel il pourra dire
« Bienvenue à la maison. »
Alors, il a attrapé sa main. Et il a serré. Sans violence ni haine, sans amour ni espoir. Juste avec la douce foi en celle qui partageait son logement et son nom.

-Je suis content de te connaître aussi, bien qu'un peu désolé pour le retard. Et pour t'avoir coupée au téléphone. Surtout.
La suite avait prit le meilleur de lui. Cette tirade était si pure et brute qu'il aurait pu l'écouter en boucle sans que son esprit d'homme la saisisse. Mais, son rire avait tout pris. Balayé, détruit, emporté. Son rire avait eu le sien.
Anatole n'est qu'humain. Oh oui. Un humain faible et sensible. Parfois, il pleure devant des films romantiques. Parfois, il rit devant un sourire trop pesant. Alors, Anatole il a rit. Il a rit devant cette femme qui lui a tendu la joue avec une telle grâce. Sa verve était délicieuse, comme un vent froid et doux. Oui, Athène lui avait fait rire. Il aurai pu rire ainsi longtemps, de son rire doux.

Anatole n'avait jamais eu un rire très présent. On aurait attendu de sa carrure et de sa taille, un long et sanglant rire. Mais non, il ne put que s'asseoir sur le lit. Se mettant enfin à hauteur de femme. Oui, c'était un choix voulu. Pouvoir la voir dans les yeux, pouvoir être là. Et qu'elle évite de se casser le dos pour le voir.

-Eh bien. C'est un programme que j'adore. J'ai toujours chaud dans les lits, alors les pieds froids sont la plus parfaite des bénédictions. Supporte plutôt mes pieds brûlants Athène !

Il eut un rire. Encore une fois. Rire était bon. Rire était peut-être le premier lien avec elle.

-Et pour la nourriture. Je suis un monstre. Je mange beaucoup, je cuisine beaucoup, j'aime tout. Prépare toi à manger du borscht ou n'importe quoi de consistant. Donc, si « ma petite femme » fait des petits plats à la moindre occasion, je crois que la moindre occasion sera une fête à mes yeux.

Il eut un lèger blanc. Pas un blanc désagreable pour un Anatole. Un blanc dans lequel il jugeait cette femme. Non un jugement négatif, mais un jugement plein d'une curieuse émotion. Une émotion qui lui attrapait les sens. Une émotion qui lui chuchotait que ça irait. Pour la première fois, il savait. Que tout ça. Il avait confiance en ce « ça ». Le temps lui donnerai raison.

Puis, le chat a feulé. Bien sûr. Il fallait le prévoir. Ce feulement nel'avait pas troublé outre que mesure, il offrit un lèger sourire contrit à sa femme avant de lui ouvrir. Le chat était sorti. Comme une Diva volupteuse, il dansait. Il s'étirait sur la couverture moelleuse. Il s'assit, penchant sa petite tête noire sur le côté. Curieux de ce petit bout de femme qui se trouvait devant lui. Il était bien assez heureux d'être sorti de cette cage de malheur pour paniquer devant cette femme. Il était temps de montrer son compagnon de vie à sa femme. Largement temps de lui offrir cet être etheré qui constituait parfois, son compagnon de tourmente.

-Athène. Je te présente Chat. C'est un chat européen, un cadeau de ma mère adoptive. On l'a trouvé dans une poubelle à Vienne lors d'un voyage d'affaire, c'était un chaton à l'époque.

Les souvenirs revenaient par flux. Mais, il se tut. Pas réellement envie de parler de tout ce qui constituait son ancien monde. Alors, il s'est penché sur le nouveau. Chat était venu sur ses genoux, griffant sans grâce et plein de revanche ce jean qui était celui de son maître.

-Et toi Athène ? Je parle, je parle. Mais d'où viens-tu ?
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 6 Jan - 21:35
Anatole& Athène DurchlauchtJe manque vraiment de pratique avec les hommes.
À la rencontre du soleil



Le contact de sa peau contre la mienne me fit une drôle d'effet, je ne sais pas mettre une sensation précise dessus, ce n'était pas envahissant, ni désagréable, mais c'est justement ce qui me dérangeait, mon absence de mauvais pressentiment à son égard me plongeait dans un vide total d'incompréhension. Il m'était apparu quelque peu menaçant par sa taille, mais ce premier contact était comme nécessaire.
J'agitai négligemment mon autre main lorsqu'il s'excusa de m'avoir interrompu au téléphone, il n'y avait pas de quoi s'excuser. J'eus même le cran de lui adresser une réplique qui se voulait drôle et son rire m'a comme submergé.

Il était tellement agréable, encourageant, je n'ai pas pensé à me retenir pour venir le rejoindre dans son hilarité, ça devait être la première fois que j'entendais un rire aussi... doux de la part d'un homme. Lorsqu'il s'agit je pu pleinement admirer les lignes de son visage. J'avais carrément honte de rire et sa réponse à ma petite plaisanterie ne fit que redoubler mes propres rires.

-Je les supporterez volontiers Anatole, mais attention tu prends le risque de m'avoir sur le dos tout l'hiver. Ajoutais-je.

J'étais enfin bien, j'arrivais à le regarder dans les yeux sans trop de mal et qui sait peut-être venions nous de respectivement faire un pas l'un vers l'autre. Un monstre avec la nourriture ? Je vais en avoir du boulot, ou plutôt, je vais devoir investir dans un abonnement régulier à la salle si je ne veux pas rendre l'âme dans la cuisine. Il m'a l'air d'un bon vivant, je vais peut-être enfin pouvoir passer des soirées à arpenter les rues animées au bras d'un homme ? Piano piccolo, je vais encore trop vite, il ne faut pas que je m'emballe, c'est un second mariage et peut-être le bon, le but n'est pas de brûler les étapes, mais d'être en harmonie. Voilà. En harmonie c'est ce qu'il nous faudra. Je lui adresse un grand sourire entendu en espérant que mon expression n'était pas trop niaise. J'ai tendance à avoir l'air niaise quand je suis contente. Je me trouve ridicule quand je suis niaise.

Personne ne parlait, on s'observait en silence, mais ça n'avait rien d'inconfortable. Son regard sur moi me semblait satisfait, étais-je à son goût ? Il devait sûrement être habituée à des femmes plus grande que le petit bout que je représente. Je ne voudrais pas le décevoir, comprenez-moi, mon mari est beau, grand et entre nous vue la coupe de sa tenue et sa posture assise  il n'est pas fait en papier mâché. Devrais-je veiller au grain ?
Un feulement attire notre attention sur la cage. Ah, le chat. Dire que j'ai pris cette cage pour une arme, heureusement que je ne pensais pas à haute voix, quelle honte !
Il m'adresse un petit sourire contrit et ouvrit à l'animal qui sort avec une volupté qu'elle n'avait pas connue chez son propre chat étant petite ou avec Snikers, le chat de Jin. Cette petite diva s'assit tranquillement sur la couverture du lit et m'observa en penchant la tête de côté. Il est beau, je détache mon regard de celui du petit compagnon pour regarder son maître qui me le présenta et j'eus la surprise du siècle en apprenant le nom de la diva qui semblait doux et adorable. Chat. Comme dans le chat, comme la marque le Chat. Dans sa bouche cela sonnait exotique, étranger, il avait du faire une conversion japonais-français du mot chat. C'était particulier, mais sorti de son contexte ça donnait matière à rire. Je releva la mention de Vienne et de sa mère adoptive. Est-il autrichien ? J'aurais pensé allemand par son nom -qui est maintenant le mien-, mais ça ne change pas grand chose, il est d'origine européenne il n'y a pas de doute à ça.

Je garde pour moi les questions sur son adoption jugeant ce sujet comme personnel et nécessitant une certaine confiance de sa part. C'est un peu comme parler de sa première fois, non ?
Je lui adresse un sourire ravi et m'agenouille devant Chat pour lui présenter ma main avant de ramener le dos de ma main sur le haut de sa tête dans une première caresse puis la ramène derrière son oreille pour finir dans son cou.

-Chat m'a l'air d'être un compagnon très tendre, il doit avoir un maître très attention pour être aussi en confiance.

J'attends de voir si Chat ne me repousse pas avant de continuer à le caresser sans bouger. Si vous vous posiez la question, oui je viens de complimenter Anatole sans la moindre certitude qu'il soit comme je l'imagine, mais comme je fais passer cela après une remarque sur son animal de compagnie ça peut tout aussi bien passer comme une constatation... Enfin ça aurait pu si je ne lui avait pas adressé une œillade appuyée. Je manque vraiment de pratique avec les hommes. Chat sembla remarquer ma distraction car, il était maintenant sur les genoux de son maître à se faire les griffes sur son pauvre jean qui était pourtant pas mal. Je crois que je vais emballer tout nos vêtements dans des housses de protection en plastique... ou simplement fermer la porte du dressing quand la diva sera dans les parages.

-Et toi Athène ? Je parle, je parle. Mais d'où viens-tu ?

Je venais de me redressais lorsqu'il me posa cette question et une grimace d'inconfort ornait mon visage alors que mes pieds devenaient douloureux ; j'aurais du acheter des semelles en silicone à Ewha quand j'en avais l'occasion. Je m'assis donc d'abord à côté d'Anatole sans vraiment faire attention à notre proximité et retira mes talons qui reposèrent à même le sol, sans toute ma cérémonie de boîte à chaussure et autre. Je n'en avait vraiment pas la force. Je libéra mes cheveux avant que le haut de mon corps ne bascule vers l'arrière à la rencontre du lit j'étendis mes bras au dessus de ma tête dans une position de libération. Tellement confortable.

Je mis un petit temps à me souvenir que je n'étais pas seule et revins en position assise avec un sourire gêné tout en repoussant mes cheveux en arrière. Un peu plus et je retirais mon soutien-gorge pour dormir comme une impolie sur la couverture.

-Désolée, je n'ai pas eu l'occasion de me poser aujourd'hui. M'excusais-je en lisant les bords de ma robe. Hum.. Je viens de Belgique, mais je ne suis pas flamande, Plaisantai-je avant de reprendre. [color:ad62=#ff9933]J'ai grandi avec ma mère et ma marraine, tu as théoriquement un beau-père, mais je ne saurais pas te le présenter, ma mère me tuerai si je faisais cela.

Je ris, mais je ne trouve rien d'amusant dans l'idée que j'ignore où est mon père alors que nous sommes sensé être dans le même pays. Je dois faire une terrible fille, c'est certain.

-Que dire ? Je te ferai goûter de la carbonnade flamande, c'est aussi consistant qu'une choucroute, dons je pense que tu seras ravi. Je marqua une pose avant de regarder mon téléphone pour y afficher l'heure. Tu as déjà mangé ?

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