Irisviel Von Weichmann
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Inscrit.e le : 06/01/2018
posté
le Sam 6 Jan - 12:38
par Irisviel Von Weichmann
Irisviel Von Weichmann
Von Weichmann
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Irsiviel
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Vingt-sept ans
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Femme
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Hétérosexuelle timorée
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Métisse Japonaise/Allemande des deux côtés de la famille.
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Médecin Généraliste // Héritière de la filiale Von Weichmann-Eidel, filiale spécialisé dans la création et l'importation de produit de beauté de luxe et de prêt à porter de luxe
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Violet Evergarden du manga éponyme
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Here we go, again o/
Il est facile d'imaginer sa vie comme une histoire dont on est l'héros. J'étais la princesse, je ne suis rien maintenant.
Tu aurais pu
Le tableau trônait devant l'entrée. Pourquoi un tableau ? Ses parents ont toujours été ainsi. Arrivistes sans sang noble, ils ont toujours aimé tout ce qui se rapprochait à cet Ancien Monde. Les grands bals, les tenues, les rires, les bijoux. Irisviel était le plus beau des bijoux que la famille pouvait afficher.

Le tableau était fait à l'huile, comme avant. La robe était de l'époque perdue, des princesses et des comtes. De la flatterie silencieuse et de la pauvreté crachée. Le tableau était parfait, peut être même exagéré. Elle se tenait là, un simple bouquet dans les mains. Assise devant une fenêtre entrouverte, elle souriait candidement. Elle se tenait parfaitement bien, comme on lui avait appris.

Son regard est plongé dans le point de fuite. Ses yeux ne sont  pas les miroirs de son âme, ils sont  des  vitraux tant ils semblent animés de l'intérieur. D'un bleu trop pâle, magnétique. Ils semblent sourire sur la peinture, ses yeux trop grands. Ourlés de cils un peu trop fins et disparates, d'un blond platine, son regard n'est pas assuré, enfantin. On peut lui prêter une certaine puissance sous ses dehors timorés, oui. On peut lui prêter la douce certitude d'un monde qui ne semble tenir qu'en elle. Sa peau est translucide, presque maladive. Sûrement maladive. Son visage semble sur le point de s'effondrer, tant l'harmonie entre chaque partie est délicate. La peinture cache ça, cette débilité si profonde d'Irisviel. Sa bouche est fine, une bouche qu'on n'embrasse pas. Une bouche qui  ne semble se distinguer que par ses sourires. La bouche de la peinture est rosée, bien dessinée, unique dans cette muette bouderie.

La vraie bouche est souvent plus pâle que ça, souvent souriante certes, mais avec un sourire perdu. Le sourire qu'on adresse quand on ne sait plus quoi dire. Irisviel sourit facilement, une petite ride commence à apparaître sur la joue à cause de ça. L'Irisviel de la peinture n'a pas ses fossettes creusées dans ses pommettes, la vraie en a. Elle ne les aime pas, mais, Dieu ne veut pas qu'on retouche ce corps qu'il nous a offert, alors elle accepte ces petites fossettes.

Le seul endroit où la peinture rejoint l'originale est les cheveux. Oui, Irisviel ne peut envier personne. D'un blond platine, d'un blond très loin du blanc pourtant tout autant étincelant. Ils sont épais et doux, heureuse réussite d'Irisviel et de sa famille. Elle aime en faire des tresses compliquées, quand devant le miroir, elle les attache. Descendante d'une lignée blonde, il est normal pour elle de l'être. D'avoir cette blondeur candide. Elle n'a jamais touché sa couleur, trop bienheureuse de sa teinture angélique. Des rubans et des barrettes tiennent l'ensemble, là où dans la peinture, ils sont simplement relâchés. La queue-de-cheval est de vigueur dans son cabinet, c'est le seul moment où elle s'accorde de les avoir ainsi.

Le corps d'Irisviel est aussi fragile et gracile que le corps de la peinture est gracile et robuste. La peinture donne à sa clavicule, un aspect juste inhumain. Trop fin, trop beau, trop parfait. Non, Irisviel n'est pas ainsi. Son corps -et sa clavicule- sont trop fins. Sans doute la soixantaine de kilos, tout trempés. Elle semble pouvoir tomber en miettes si quelqu'un la pousse trop fort alors que la peinture, la rend juste divine. Rendant sa poitrine plus ronde que l'originale. Enfin, l'ancienne originale.

Sa grossesse a changé son corps. De sa taille fine; commence à émerger un petit ventre, déformant tout ce qu'il y avait de droit en elle. Sa poitrine devient plus lourde, plus grosse. Malgré tout ce qu'elle fait pour les compresser, ça commence à sortir. De son petit trente-quatre de chaussures est devenu un grand trente-six.

Ses vêtements sont aussi généralement très démodés. Elle aime les robes antiques, les vestes romantiques. Elle fait partie de ceux qui portent les longues chemises de nuit blanche et le bonnet de nuit. L'Irisviel de la peinture, elle porte juste une légère robe d'après-midi. Sans sous-robe. La simplicité, la pureté. Oh, Irisviel en porte aussi. Mais elle a trop honte maintenant. De son corps changeant.
Mais le pire, ce sont les doigts. Les doigts de l'Irisviel de la peinture sont purs. Si beaux, si fins. Il sont pas ternes, abîmés, laids. Oui, la plus grande honte. Un enfant peut partir, mais les doigts. Ils ne changeront jamais. Alors, elle les cache. Sous des gants, sous des mensonges. Tellement de choses à dire quand seule une comparaison peut tout faire. Ils sont tellement abîmés. Un bras entier manque, on dirait un vrai. Mais, Irisviel sait. Ce n'est qu'un mensonges. Et ses mains, doigts de Lady ont été définitivement perdus.

Irisviel aurait dû être celle-là, celle qui sourit pensive sur le tableau.
Pas celle, tirée à quatre épingles, marquée, blessée, humaine dans cette vie qu'elle ne connaît plus.

Non, L'Irisviel de la peinture n'était définitivement pas comme la vraie. Irisviel aurait pu être comme sur la peinture.
être la Douceur

Miss Von Weichmann a toujours eu la plus parfaite éducation. Les meilleurs professeurs, le meilleur fertiliseur pour son intelligence. Son choix de devenir médecin n'a pas été pris de la meilleure des façons par sa mère, elle la voyait tellement en future ambassadrice d'une des marques du groupe. Ou peut-être même PDG ? Oh, elle le sera bien. Mais pas maintenant. Peut-être quand ses parents auront décidé que le temps du
jeu de l'héritière est fini. Car, on peut la laisser s'amuser un peu, avec ses patients et ses outils. Mais, quand le vrai jeu va commencer, Miss Von Weichmann tiendra les rênes.  Parce que toute sa vie, elle a été préparée pour ce jour.

Iris a toujours été vive. Mentalement ou physiquement, elle a toujours eu cette étincelle en elle. Elle a toujours aimé courir, danser, chanter, tout faire à mille à l'heure. Mais ses parents ont détruits ça, remplaçant cette nature vigoureuse, par des implicites trop fragiles. Maintenant, Iris n'aime pas quand il fait froid. Elle bouge lentement, elle a toujours peur de se casser. Elle ne le pense pas, mais,  elle l'a intériorisé. Quand rien ne va, les médicaments la console. Quand elle ne va pas trop bien, médicament.

Miss Von Weichmann a toujours été éduquée dans la plus parfaite des gentillesses. Jamais le mot plus haut que l'autre, jamais un rire imprudent ou une pensée formulée. Oui, Miss Von Weichmann a toujours été parfaite dans son rôle, toujours douce. Même hors de sa famille, elle a toujours été ainsi. On croit qu'elle n'est que la poupée de son de sa famille, il semble qu'elle n'ait pas de volonté. Elle en a bien sûr, mais elle semble en avoir peur. Peur de se rebeller. Son éducation a fait d'elle un modèle, une couverture de magazine. Bien sûr, ses parents profitent de l'apparence photogénique de leur enfant. Son monde a fait de Miss Von Weichmann une personne du grand monde. Parfaitement éduquée, parfaitement prête pour son rôle.

Iris est aimante. Sans doute là son plus gros défaut. Elle aime, passionnément, tendrement, férocement. Tout ce qui est digne d'être aimé ou d'être défendu. Elle fait peu confiance à ses goûts, elle ne fait confiance qu'à son cœur qui lui susurre d'aimer. Il ne faut pas l'abuser, car son amour dévorant est couplé d'une lassitude. Iris se lasse vite, et change. Vous n'aurez pas son mépris, mais une indifférence tendre. Comme, une mère fatiguée d'attendre. Elle ne s'en rend pas elle-même compte, le monde est trop grand pour aimer une personne. Donc, il est normal pour elle, d'en donner un peu et à tout le monde. Elle ne sait pas aimer en une fois, une fois entière et pleine. Elle voit trop facilement les défauts des autres, elle voit trop facilement les imperfections de chaque être humain pour réellement se donner pleinement. Seuls quelques amis d'enfance sont épargnés de cette tare, des gens trop anciens et trop précieux pour que son cœur les renie. Eux, ils sont des dieux pour elle.

Depuis la grossesse, des choses ont changé en Miss Von Weichmann. Elle qui était si fière, devient peureuse. Elle refuse qu'on la touche, elle refuse qu'on la félicite. Elle ne voit pas que la naissance d'un héritier est tout à fait bénéfique à la famille. Même conçu hors mariage, connaissant la noblesse de Miss Von Weichmann, le père de l'enfant doit être quelqu'un de tout à fait digne. Elle refuse même qu'on lui témoigne des marques d'affection, sa confiance s'est effondrée. Son éducation religieuse a eut son comportement. Elle a toujours été très pieuse. Peut-être même trop. Elle pleurait pendant la confession, percluse de la honte de ses péchés. Sa foi est hantée par la peur, sa croyance est brodée de crainte. L'idée du paradis et de l'enfer l'empêche de vivre, l'empêche de profiter de son haut statut. On peut l'appeler bigote, mais ça serait sans compter sa douceur toute chrétienne. Les offices de charité n'ont jamais autant profité de cette verve.

Iris a toujours eu le mauvais penchant de l'égoïsme. Elle qui était médecin, avait un goût certain pour tout ce qui était à elle et pour elle. Elle est généreuse, là n'est pas le problème. Mais, tout ce que les autres font pour elle, semble aller de soi. Elle ne remercie peu ou vaguement, considérant ses réussites comme acquises. Ses intérêts par-dessus celui du monde. Son intérêt par-dessus son enfant. Oui, Iris voulait être mère. Mais pas comme ça, pas maintenant. Elle voulait être mariée, avoir une jolie maison, aimer son époux. Maintenant, elle va se marier un bâtard dans le ventre. Quelle honte, quel déshonneur pour elle. Elle qui se vantait d'être la princesse. Cependant, elle aime cet enfant. Elle l'aime étrangement, d'un amour teinté de haine, teinté d'ennui. Mais, elle l'aime. C'est pour ça qu'elle ne veut pas avorter, au-delà de toute préoccupation religieuse. Elle aime cet enfant, parce qu'il est de son sang et qu'elle sait qu'il sera le plus merveilleux des gosses.


Miss Von Weichmann a toujours cru en l'Incontestable. Ses parents ont été heureux grâce à lui, elle est née grâce à lui. Elle voit l'Incontestable comme un troisième parent, un bienfaiteur sous traits binaires. Alors, elle n'a jamais compris la contestation, elle n'a jamais voulu comprendre. Pour elle, ce ne sont que des ingrats. Pourtant, elle ne peut pas se résoudre à censurer ses employés. Elle ne peut pas se résoudre à clôturer des réseaux internes à son entreprise, proclamant la liberté de choix, la liberté d'aimer. Elle ne veut pas l'avoir cette liberté, mais dans sa grande bonté, elle laisse ceux qui veulent l'être, le dire sous son entreprise. Grand bien leur fasse, elle n'est que leur futur PDG.

Douce, comme la neige. Iris n'est pas vraiment ce qu'on  attendrait comme chef. Mais elle l'est. Et maintenant, elle doit gérer avec cette chape sur sa tête, au-dessus de ses affaires de médecin.

Il était une fois.
L'enfant se pendait aux bras de sa mère, elle dormait paisiblement. Une petite boule de chair, une petite boule d'amour. Il lui a toujours semblé que sa fille était sa précieuse, sa perle. Elle lui aurait tout donné. Sa vie, son argent, son amour. Oui, Hansel aimait sa fille.

Hansel est née en Allemagne, loin de tout ça. Fille d'un multimilliardaire, elle n'a jamais eu « Son » but. Tout était acquis pour elle, la gloire, les amis, les belles maisons. Son esprit était vide. Son cœur était vide. Alors, elle a laissé tomber. La vie dorée avait eu son cœur paisible. Elle qui était si belle, est devenue laide. Elle n'a pas pu pleurer le jour du décès de son père, elle ne savait pas comment ressentir sans payer. Le décès de son père avait plus que détruit quelque chose en elle, Hansel a mis le doigt sur un secret de famille bien gardé. Japonaise, sa mère était japonaise. Elle n'avait jamais connu sa mère, jamais lu les lettres enflammées de sa mère pour son père. Jamais lu l'acte de décès de Sadako Eirin. Le secret autour de sa naissance. Adoptée par la femme officielle de son père, Hansel n'a jamais su, jamais vu qu'elle était japonaise. Et de ce sang découvert est apparu la malédiction japonaise. 'L'Incontestable".

Un jour, elle a reçu sa lettre. Un jour, elle a dû rejoindre ce pays dont elle ne connaissait ni la langue ni les coutumes.

Et, c'est ainsi qu'elle a rencontré Friedrich Von Weichmann. Un aimé aimable. Riche comme elle, seul comme elle. Il parlait allemand, bénédiction pour cette femme. Ils ont été heureux. Longtemps, naïvement. Hansel a été heureuse. Elle qui ne pensait qu'amèrement à l'Incontestable, a été bénie par un homme aimant. Puis par une grossesse.
C'est le but de l'Incontestable, offrir des enfants.

Ravie de cette grossesse, Hansel a fait la promesse. La main sur son ventre, le sourire sur ses lèvres.

« Mon enfant sera le plus heureux et choyé »

Irisviel est née sous l'aube de ce serment. Elle souriait comme personne. Parfaite conception d'un amour entaché. Elle fut choyée, gâtée jusqu'aux yeux. Rien n'était trop beau pour elle, les vêtements, les jouets, les gâteaux et les médicaments. Oh oui. Irisviel a toujours eu des médicaments pleins les joues. Hansel trouvait toujours des symptômes inquiétants pour sa précieuse, Irisviel tombait, défaillance musculaire. Irisviel toussait, infection pulmonaire. Toujours le pire, pour sa précieuse. Couvée, entourée de nurses et de médecins, elle n'a jamais cru en la neige avant de pouvoir la toucher, un jour où sa santé n'inquiétait pas autant sa mère.

La peur crée la fragilité, incapable de se renforcer, Irisviel est devenue frêle. Irisviel est devenue débile. Elle a commencé à craindre que le moindre effort la casse, renfermant sur elle toutes ses envies de parcourir le monde. Son monde était bien, bordé par des sourires et des dons. La pauvreté n'était qu'une partie du conte qu'elle vivait. Le malheur n'était là que pour rendre l'arrivée de son prince désirable.



Elle lisait beaucoup, blottie dans ses couvertures. Que des choses douces, que des choses agréables. Jamais de « bad end » pour la petite princesse. Jamais de pleurs sans baisers. Irisviel est devenue égoïste. Tout lui était dû, tout était dû à la petite princesse malade. Son père, parfois, lui disait que le prince n'aimait pas les princesses qui n'aimaient que les crapauds princiers. Ce n'était pas grave pour Irisviel, parce qu'elle pouvait faire un câlin à son Papa pour lui dire qu'elle était la plus mignonne.


Ses précepteurs disaient d'elle qu'elle était intelligente. Son médecin disait d'elle, après que Mère mette les billets sous la table, qu'elle était trop fragile pour le monde extérieur. Alors soit, Irisviel a grandi dans le monde parfait que ses parents ont créé pour elle. L'Incontestable lui a toujours paru comme la marraine qui viendrait lui donner la main de l'homme de sa vie. Elle n'a jamais eu d'autre pensée que celle-là. Pendant ses longues et délicieuses agonies, où la fragilité artificielle détruisait son naturel vigoureux, elle se disait, rêveuse, qu'elle devait se préserver pour cet homme. Jamais une femme. Deux femmes ne donnent pas d'enfants et il n'y a jamais eu d'Elles finissent heureuses et eurent beaucoup de chats ». Non.


Pieux était son cœur. Mère et Père étaient des fervents croyants et elle n'a jamais failli à la tradition. Priant, appelant parfois le prêtre pour confesser ses fautes d'enfants. Elle priait, pour elle, pour les autres, pour les pauvres qui ne pouvaient pas s'acheter autre chose que ces rouleaux qui puaient. Oui, elle aimait bien les pauvres. Prier pour eux, toute façon, si ce sont des gentils pauvres, Dieu les aidera bien. Les méchants restent dans la rue, les bons deviennent des gentils citadins. 

Alors, Irisviel a pris un an, puis deux, puis trois. Peut-être même quatre ? Qui sait. D'une enfant débile a poussé une adolescente fragile. Ravissante, comme une fleur. Protégée par une serre qu'elle considère comme sa Terre. Fierté de sa mère, Irisviel était bien l'enfant la plus couvée et la plus aimée. Mais quelque chose avait changé dans l'esprit de cette enfant docile. La liberté avait commencé à lui titiller le nez. Elle voulait la sentir, plus dépendre de ces médicaments insupportables qui lui faisaient froncer le nez.


Elle voulait voir la neige qui tombait dehors. Elle voulait boire quelque chose de fort sans pleurer. Et de ses yeux placides est née la féroce étincelle de l'adolescence rebelle. Bien sûr, elle n'a pas tenté d'attaquer sa mère de front. Non, jamais. Elle faisait ça derrière, collectant candidement de petites informations avec ses médicaments. Oh, mère n'est pas là de quatorze heures à quinze heures demain .
C'est bien dommage. Car ce fut dans cet horaire qu'Irisviel pour la première fois, posa son pied sur la neige. Couverte comme un soldat, elle déambulait dans les rues. Goûtant pour la première fois de la street food, émerveillée par tous ses gens. Ces gens si sombres, ils ne pouvaient pas porter du blanc . Elle pouvait rire, elle pouvait s'amuser en paix. Personne ne savait qui elle était, personne ne savait qui était cette jeune écervelée qui riait devant un chien attaché.

Elle aurait pu être n'importe où dans ce Tokyo hautain. Dans un konbini, à prendre un Sencha brûlant d'une machine à café. Dans un maid coffee, à baver devant la beauté de ses femmes. Partout était mieux que là.
Il y avait ce stand où on pouvait louer des motos avec un conducteur. C'était si simple, comme solution. Tu payes pour un tour, tu es passager, tu profites. Le conducteur s'appelait Louis, c'était amusant ce prénom. Le tour commençait doucement, puis tout est parti en fumée. Des gens, des cris, la carrosserie. Puis, rien.
Le néant, la douleur.
Le ciel était beau, ce soir-là. Tout le monde semblait flou autour d'elle. Elle le sentait. Il avait tourné à ce moment-là, il l'avait fait. Mais la voiture avait tourné aussi, pensant que Louis n'allait pas tourner. Iris était tombée, la première tombée. L'autre voiture était là, elle était rouge. Elle a roulé sur Iris. Oui, elle le savait. Les yeux vers le ciel, elle pouvait le jurer.
Son bras. Elle ne le sentait plus. Plus rien.

Black-out.

Le réveil fut difficile, l'hôpital fut trop blanc. Irisviel se sentait honteuse, comment avait-elle osé ?
Personne n'était là, aucun papier d'identité ne pouvait prouver son identité. Elle n'était personne. Elle avait le même lit que la veuve, l'orphelin et le drogué. Irisviel de nulle part. 
Le médecin lui a dit, avec un tact hypocrite. Pour la première fois de sa vie, Irisviel voulait la vraie version, pas le joli conte qu'elle aimait tant boire jusqu'à plus soif. 

Elle l'eut. Lésions irrémédiables, son bras droit était perdu. On avait dû l'amputer, sinon, il aurait été qu'une horreur. Oui, le retirer était la meilleure idée. Il commençait à parler très vite. Prothèse, rééducation, entretien psychologique. Elle ne comprenait pas, comment pouvait-elle comprendre ? Et, elle vit le moignon là où était son ancien bras.

Irisviel est tombée. On a appelé son père pour venir la voir, venir la réconforter. La peur, la douleur et la honte dans le regard de son père ont suffi à Irisviel de souhaiter que son coeur soit lui-aussi écrasé par cette voiture. Mais, il l'a embrassé sur le front et ainsi est née le deuxième serment d'Irisviel.

« -Au moins, il te reste ta tête Iri ».

Elle ne pouvait plus prétendre  être belle, plus prétendre  être la princesse de cette histoire. Elle était imparfaite, ses doigts en témoignaient. Elle était fragile, maintenant elle le savait. Alors, peut-être que sa rédemption pour être tombée de son Éden, était d'aider d'autre à surmonter leurs fragilités .
Elle a commencé à travailler. Elle, qui se contentait des maigres félicitations de ses professeurs, devenait avide. Ses doigts gantés lisaient tout, son regard fervent devenait aiguisé. Fervent par quoi ? Oh, par les médicaments. Elle trouvait une paix étrange en eux, quand ça allait mal, il suffisait d'en prendre un. De faire comme ses doigts étaient normaux. De planer un peu avant de retomber et de repartir.


Si son corps était impur, sa candeur n'avait jamais été attentée. Jamais son regard ne s'était laissé tenter par un homme. Elle n'a jamais connu d'autres étreintes que ceux de sa famille et de ses amies. Avoir son amitié est aisée, il suffit de lui sourire. Mais son amour n'était pas un lot aisé. Ni même un lot désirable. Aimer est interdit avant le mariage. Sinon, elle n'est qu'une catin. Il ne faut pas méprendre aimer et Aimer. On peut aimer la nourriture, la pluie, les êtres humains. Aimer est réservé aux mariés. Aimer est un don si pur et incandescent. Oui, Irisviel n'a jamais donné son Amour.

Ses études de médecine se sont faites  par correspondance, Mère avait insisté. Les stages furent un premier bain assez saisissant pour Irisviel. Toute cette misère et c'était par une théorie hasardeuse et si vaste qu'elle devait la soigner.

La misère touche définitivement tout le monde. Personne n'est épargné. Oui, quand Irisviel devait recoudre un enfant, peu importe qu'il soit riche ou pauvre, beau ou laid, gentil ou méchant, l'enfant pleure pareil. Peut-être que c'est vraiment ça la gentillesse. Celui de savoir donner sans attendre. Parfois, elle rentrait la nuit, trop tard pour qu'on appelle ça le soir ou même le matin. Parfois, elle rentrait pâle. Lassée par tous ses gens qui vont et viennent, lassée par tous ses visages se tournant vers elle. Elle aimerait tout lâcher, retourner dans son lit. Elle avait l'argent pour, sa mère la pressait. Mais tous les matins, elle se levait. Pour enfin, devenir ce qu'elle souhaitait.


Elle aurait aimé être plus que médecin généraliste. Mais mère avait dit. Médecin généraliste ou rien. Alors, elle s'est arrêtée. Irisviel avait vingt-quatre ans et quatre mois quand son cabinet a ouvert. Loin des cris de l'hôpital, elle s'est épanouie dans ce petit monde bien à elle. 

Ce joli cabinet était marron et bleu. Quand on rentre, directement à la droite, on peut voir des magazines. Ces magazines parlent de tout et de rien, ils narrent seulement l'existence paisible qu'Irisviel aspirait.


Quand elle a vu le test, elle a déchiré les magazines. Le bleu agressait ses pupilles, elle aurait pu vomir. Elle devait vomir, c'était dans sa condition. Sa vie tranquille n'était que poudre à l'œil, mensonge ignoble. Elle était encore une fois tombée. Elle ne pouvait pas l'être ! Ils s'étaient protégés. Non ? Et encore une fois, l'horrible douleur d'être mère lui déchirait le dos et les entrailles.

Le cabinet donne accès à plusieurs canapés très confortables. Mous et confortables, les patients peuvent s'endormir dedans sans crainte. Le docteur Von Weichmann les réveillera toujours doucement quand leur tour sera venue. Pour les petits enfants, elle a même aménagé de petits jeux. L'attente doit être agréable, elle se fait toujours cette promesse. Que tout ira, même pour les plus malades. Parce que Irisviel aux doigts de carbone sera toujours là pour eux.

C'était dans ces mêmes genres de canapé qu'Irisviel a appris la nouvelle. Le monde a perdu son sens et sa saveur parce que celui qui avait permis l'existence de sa princesse n'était plus là. Du moins, bientôt. Cancer, personne ne savait quand, ni comment. Mais, il était atteint. Lui qui se plaignait d'une douleur dans ses poumons, d'une difficulté à respirer, était perdu. Ça datait trop, maintenant, les soins palliatifs n'étaient que mauvaises fortunes. Le monde tombait.


Parfois, des petits malins s'amusent à voler des journaux dans la salle d'attente. Irisviel fait aveuglément confiance à ses patients, elle n'irait jamais les fouiller. Pourtant, quand ses yeux traînent dans les sacs, elle les voit parfois. Ses journaux qui semblent provenir de chez elle, alors innocemment, elle demande toujours :« Chez vous ou chez moi ? »

Ce soir, elle pleurait. À un bar où son désespoir semblait faible. Le verre de trop dans le nez, elle qui tenait mal tout ce qui lui faisait du mal. Elle portait des verres à son Père bientôt ange. Mère était partie, plus morte que vivante, dans son lit. Elle rigolait parfois, elle était jolie. La belle et mystérieuse chialeuse. Un homme est passé, il lui a dit quelques mots amusants. Elle a ri. Elle s'est laissé faire, inconsciente envie. Une princesse n'oubliait pas son honneur dans les bras d'un homme. Mais Irisviel n'était plus une princesse.


Le test roulait au sol, dans cette parfaite chambre royale. Tout était à sa place, tout était parfait. Sauf, Irisviel. Irisviel qui a trahi les enseignements de sa foi. Irisviel qui ne peut que goûter le sel de ses larmes. Elle n'a pas attendu son prince. Elle avait trahi l'Incontestable.

Oui, Irisviel était la catin de son histoire.
Alejandro Torres
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♪Ţaste ℒike ℌeaven♫
posté
le Sam 6 Jan - 12:45
par Alejandro Torres
Bonjour toi! Alors? On débarque comme ça sans prévenir? Take me somewhere nice 1055899934  Oui oui. On te reconnait! Je sais qui tu es! Et je vais te surveiller de très très TRÈS prêt!   Take me somewhere nice 3859597877   /pan/

Plaisanterie à part. Rebienvenue parmi nous ma petite! J'suis content de revoir pointer ta bouille ici. Courage pour ta fiche! o/
Kyle A. Inagawa
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posté
le Sam 6 Jan - 12:47
par Kyle A. Inagawa
Ow welcome again !
Ça fait plaisir de te revoir o/
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posté
le Sam 6 Jan - 13:03
par Invité
Owi ! Le retour de notre Iris nationale !! Elle a bien changé par contre mais on aime cette petite fleur délicate et déchirée ! Courage pour le reste et ta relecture ! Nous, on t'attends avec impatience !
Honoka Nicolson
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Inscrit.e le : 23/06/2014

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Chihuahua hargneux
Chihuahua hargneux
posté
le Sam 6 Jan - 13:19
par Honoka Nicolson
Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche =)
Et contente de revoir ta bouille ♥️
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Invité
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posté
le Sam 6 Jan - 16:52
par Invité
*hi5 sa copine de début de prénom /o*
Bienvenue ! Ce vava est tellement splendide =3=
J'ai hâte de voir la suite de ce perso :3
Invité
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Invité
Invité
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posté
le Sam 6 Jan - 17:53
par Invité
rebienvenue à tes jolis petits doigts ! ♥️
Invité
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Invité
Invité
Invité
posté
le Sam 6 Jan - 18:25
par Invité
Rebienvenue o/
Irisviel Von Weichmann
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Inscrit.e le : 06/01/2018
posté
le Sam 6 Jan - 23:52
par Irisviel Von Weichmann
mooow, merci pour tout les bienvenus ça me va right in the coeur

Alej : Tu sais que je t'aime toi 8D Continue de me surveiller si tu veux, je te regarde aussi jeune Cubain. Je suis contente de revenir et merci pour venir me souhaiter un bon renouveau o/

Damon : JACKSON ? HEAVEN ? C'est toi ? oxo Je suis contente de te revoir ! Heureuse de voir une petite tête famillier =w=

Fuyumi : Iro internationale, je suis tellement contente de te voir ici ! Merci pour ton bienvenue et j'espère que nos fleurs toutes cassés puissent devenir un joli bouquet ensemble et peut-être se raccorder ensemble !

Honoka : Tu as pas changé, l'Usain Bolt des fiches ! Merci pour le bienvenue ! Heureuse de te revoir ta jolie bouille et ton graph est si magnifique

Iris : *Check sa copaigne* IRIS VAINCRA ! Avoir Lily comme vava est gage de bon goût, merci de ton compliment pour le mien ! J'espère que la suite de Irisviel te plaira !

Mizuki : Merci, mes petits doigts te remercient avec ou sans nécroses dessus o/ Ton vava m'a fait très rire, je veux le même mais avec un coq !
Haiko : Merci pour le bienvenue ! c:

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Anonymous
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posté
le Dim 7 Jan - 10:28
par Invité
Elle ne pourra que me plaire ♥️
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Invité
posté
le Dim 7 Jan - 12:06
par Invité
Re-bienvenue ! ♥️ très bon choix d'avatar au fait
Simon Lechat
Messages postés : 359
Inscrit.e le : 16/07/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Libellule. ♥
Autre: Connard pathétique IRL, passe ta route.
01010011 01110100 01101111 01110000
posté
le Lun 8 Jan - 15:56
par Simon Lechat
Re-bienvenue ! Bonne rédaction ! Take me somewhere nice 2244379341
Irisviel Von Weichmann
Messages postés : 25
Inscrit.e le : 06/01/2018
posté
le Jeu 11 Jan - 9:03
par Irisviel Von Weichmann
Merci à vous deux =w= (Bracken, Zen est si bonne idée =w=)
J'ai fini ma fiche !
Carmine S. H. Bellandi
Messages postés : 1738
Inscrit.e le : 24/01/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Seyfried Bellandi
Autre:
Buldozer diplomate
Buldozer diplomate
posté
le Ven 12 Jan - 12:15
par Carmine S. H. Bellandi
Hello, hello, rebienvenue ! Take me somewhere nice 2432113367

On va taper direct dans ce qui turlupine :
• la raison de la mère pour venir au Japon est un peu légère, d'autant plus si elle est extrêmement religieuse (un logiciel qu'on peut voir comme prenant la place de dieu en influençant les destins quand même). Et tu dis aussi dans l'histoire qu'elle pense "amèrement' à l'Incontestable. Donc je comprends plus trop pourquoi elle vient si elle se méfie (à raison) du programme.
• J'ai aussi du mal à comprendre ce qui se passe quand elle sort. Elle souffre à cause de quoi ? Qu'est-ce qui la met dans un état pareil ? Parce que si c'est juste le froid, j'ai l'impression que c'est assez léger également. Pas forcément vis à vis d'elle, si elle a une constitution fragile ça se tient, mais plutôt parce que qu'elle aurait pu aller dans un magasin, un konbini, un truc ouvert h24 pour rester au chaud et demander de l'aide, non ?
• J'ai besoin d'une petite précision aussi, quand tu dis "doigts de carbone", tu le dis parce qu'elle porte des gants ? Parce que si c'est dans l'idée "ils sont noirs à cause de la nécrose" ça ne va pas être possible, les nécroses sont systématiquement amputées pour qu'elles ne puissent pas se propager au reste du corps. On peut "récupérer" d'engelures mais pas de nécrose, donc à toi de voir comment tu veux tourner ça.
• Tu dis dans l'histoire qu'avoir son amour n'est pas aisé, et dans son caractère qu'elle est quelqu'un de très aimant.
• Et petit point style et orthographe : si tu veux donner une allure soutenue à ton style et à ton texte, il faut vraiment mettre les négations en entières, et ne pas zapper les "ne", sinon ça casse l'ensemble, en plus de faire sortir de la lecture.

EDIT : Aussi, les études de médecine pour être généraliste c'est 9 ans, Iris est donc trop jeune de deux ans, je te laisse arranger ça aussi !


Pas mal de fautes dans la fiche également, aussi bien ortho que syntaxe ainsi que des sauts dans les temps que tu utilises (passé/présent), donc je vas te demander une bonne relecture. Voilà pour le caractère, je te laisse checker le reste :
Elle a toujours aimer
elle l'a intériorisée
Quand ça va pas, les médicaments la console
qu'elle n'aie pas
Son monde a fait de Miss Von Weichmann, une personne du grand monde. - Pas besoin de virgule
digne d'être aimer
Elle ne fait peu confiance à ses goûts - Tu dis donc qu'elle fait confiance à ses goûts, je pense que c'était l'inverse ?
Elle ne fait pas abuser
Comme si, une mère fatiguée d'attendre.
Depuis la grossesse, des choses avaient changés en Miss Von Weichmann. - tu change de temps à ce passage
Son éducation religieuse l'a eut
Sa foi est hanté
ça serai
tout ce que les autres font pour elle, semblent aller de soi. - pas de virgule non plus
consacrant ses réussites comme acquises - considérant, plutôt
C'est pour ça qu'elle veut pas avorter
Ces parents
se résoudre à clotûres des réseaux internes
ce qu'on  attendrai


Bon courage ! Take me somewhere nice 1361789270

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


So if you want to push, I'm a shove || If you want to spar we can do it no gloves || And if you're gonna run at me you better do it hard || 'Cause I fear no fall, no brawl, no scars
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And all around the sirens play
Don't get in my way
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posté
le Ven 12 Jan - 22:25
par Invité
Re-bienvenue princesse ♥️
J'adore ton feaaat, j'ai regardé Violet Evergarden hier, quel bel anime qui commence si bien ! J'ai perdu quelques petites larmes en le visualisant, je l'avoue.
Ton personnage semble tellement pleine de douceur, en plus tu es médecin généraliste, comme moi ? On est collègues alors haha, mais qu'elle est jeune !
Bonne validation !
Irisviel Von Weichmann
Messages postés : 25
Inscrit.e le : 06/01/2018
posté
le Dim 14 Jan - 15:29
par Irisviel Von Weichmann
Hey Cal o/
Merci d'être passé en premier lieu, o/

ALORS
J'ai corrigé du mieux que j'ai pu pour les fautes !
Pour les retouches, je te mets ce que j'ai fais

J'ai rajouté le fait que la mère d'Iri est à moitié japonaise, à cause d'un secret de famille
Parents:

Hansel a mit le doigt sur un secret de famille bien gardée. Japonaise, sa mère était japonaise. Elle n'avait jamais connu sa mère, jamais lu les lettres enflammées de sa mère pour son père. Jamais lu l'acte de décès de Sadako Eirin. Le secret autour de sa naissance. Adoptée par la femme officielle de son père, Hansel n'a jamais su, jamais vu qu'elle était japonaise. Et de ce sang découvert est apparu la malédiction japonaise. 'L'Incontestable".

Pour les doigts de Iri, elle souffre du froid, à force d'être sur couvée, elle possède une constitution fragile donc, le fait de sortir dehors sans gant en plein hiver et de passer aussi longtemps dehors, ça a fait la nécrose qui a conduit à une amputation de deux doigts
Froid + Amputation:
Pour la première fois, Irisviel a ressenti la douleur. La vraie, celle qui brûle. L'intenable. Sur ses doigts, le bout de son être semblait si inhumain. Elle ne put pas rentrer ce soir-là. Petite princesse s'était perdue dans les détroits de cette trop grande ville qu'elle ne connaissait pas. Pas de téléphone, Mère lui avait dit que sinon ça lui ferait mal à la tête. Une adresse vague que la douleur rendait floue. Le froid était là. Mordant, détruisant tout. Sa peau qui était trop exposée au froid,. Son corps habitué à la douceur a tel point qui en est devenu fragile, ne pouvait pas tolérer ce froid mordant. Elle avait trop attendu, dehors. Des heures dehors à vagabonder, à oublier le temps.

Elle n'avait pas pensé à se réfugier, elle ne savait que faire. Elle ne voulait pas rentrer dans les magasins, honteuse. Persuadée que tout le monde allait la dévisager, l'accuser. Elle pensait crédulement que dès qu'elle serait à la maison, tout s'arrêterait ; que Maman ferait disparaître ceux qui la font souffrir.
La solitude. La déchéance d'une enfant bourge. Personne ne pouvait entendre ses cris sous son visage impassible. La douleur la rendait muette, titubante. Dieu. Elle ne sentait plus ses doigts, son corps devenait fou. N'importe qui aurait pu l'aider ou la descendre. Mais rien. Juste ce muet soupir que minuit était passé. Puis plus rien. La neige avait moulé le corps d'Irisviel, formant la tombe où elle était trop jeune pour rejoindre

.

Blanche Neige avait vu ses doigts blancs tournés aux noirs.

Le réveil fut difficile, l'hôpital fut trop blanc. Irisviel se sentait honteuse, comment avait-elle osé ?
Personne n'était là, aucun papier d'identité ne pouvait prouver son identité. Elle n'était personne. Elle avait le même lit que la veuve, l'orphelin et le drogué. Irisviel de nulle part.
Le médecin lui a dit, avec un tact hypocrite. Pour la première fois de sa vie, Irisviel voulait la vraie version, pas le joli conte qu'elle aimait tant boire jusqu'à plus soif.

Elle l'eut. Nécrose des tissus. Suite à l'exposition brutale avec le froid hivernal, ses capillaires si fragiles se sont contractés, trop contractés. Irrécupérable pour certains doigts, sauvés pour les autres. Elle avait donné deux doigts ainsi, le majeur et l'index gauche. Oui. Il a commencé à lui parler prothèse et elle ne pouvait pas comprendre. Elle ne voulait pas comprendre.

Irisviel est tombée. On a appelé son père pour venir la voir, venir la réconforter. La peur, la douleur et la honte dans le regard de son père ont suffi à Irisviel de souhaiter que la nécrose aille toucher son cœur. Mais, il l'a embrassé sur le front et ainsi est née le deuxième serment d'Irisviel.
Pour amour, aimante, c'est une confusion de termes ! Je pensais plus Amour, comme "tomber amoureux" et aimante comme plus "tendre". Plus dans le sens "doux". Je voyais qu'Aimant pour correspondre à ça mais, avoir son Amour en tant que relation amoureuses btw (je m'embrouille désolée)

Le pire, c'est que je le savais pour l'âge, j'ai fais de la merde D: Merci de l'avoir pointé !

J'ai corrigé de mon mieux les fautes et les temps, j'ai mis du présent pour décrire le cabinet et pour les réalités générales, j'espère que ça ira là dessus !

Merci Ae ~ Enfin Shuurei avant o/ Tu graph vraiment très bien, oxo Violet Evergarden est tellement bien ! Je suis heureuse qu'une autre personne connaisse et aime ! J'ai aussi bien hâte de voir la suite de ton petit nouveau bon courage pour ta validation o/
Carmine S. H. Bellandi
Messages postés : 1738
Inscrit.e le : 24/01/2016

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Buldozer diplomate
posté
le Mar 16 Jan - 12:14
par Carmine S. H. Bellandi
Alors, alors.

Okay pour les parents, comme ça c'est parfait.
Okay pour amour/aimante, j'avais mal compris, excuse moi. xD

Par contre, la nécrose ça coince toujours (d'ailleurs j'avais oublié des trucs dans mon post d'avant, pardon pour ça), je m'explique :
• Le froid touche toutes les extrémités sans distinction. Donc déjà, ce n'est pas logique que seulement deux doigts sur dix soient touchés (d'autant plus si elle est faiblarde de partout, tous ses doigts auraient dû prendre cher), mais ça veut aussi dire que son nez et ses oreilles devraient avoir subi le même sort.
• La nécrose n'arrive qu'après des engelures au troisième degré. Or pour en arriver là, il faut passer entre 24h et 48h dans des températures (souvent extrêmes) en dessous de 0°. Tokyo l'hiver, ça tourne dans des minimales entre 1° et -10°. Donc même en considérant sa constitution fragile, elle ne passe pas assez de temps dehors pour que nécrose s'en suive.
• Mais surtout, bien avant les nécroses en fait, Iris risque de souffrir d'hypothermie. Autrement dit, simplement mourir de froid, d'autant plus à cause de sa faible constitution. L'hypothermie risque de lui tomber dessus bien avant que ses engelures aient le temps de se nécroser.
• Je réitère aussi qu'avec une enfant seule dehors dans les rues en plein milieu de la nuit alors qu'il neige, il doit forcément y avoir quelqu'un qui a dû se demander ce qu'elle faisait là et lui proposer de l'aide. Qu'elle-même refuse d'aller au chaud pourquoi pas, mais je doute que les passants soient restés sans rien faire, ou qu'elle soit restée longtemps dehors évanouie sur le trottoir. Elle aurait été amenée à temps à l'hosto pour éviter des séquelles je pense.

(Je précise que je sors pas ça de nulle part, j'suis encore une fois allé faire chier mon pote et son père médecin pour être sûr de pas dire de conneries. Si tu veux plus d'info pour les engelures, je te renvoie aussi à ce site http://www.medisite.fr/dictionnaire-des-maladies-engelure.121926.5.html)

Côté faute j'ai vu que tu avais fait l'effort pour la négation et que t'as fait un petit nettoyage dans le physique, ça c'est bien. Take me somewhere nice 1728200632
Par contre j'ai aussi vu qu'il reste des trucs que je t'avais soulignés dans le caractère et que quasi toutes les fautes de l'histoire sont encore là, ça c'est moins bien. Take me somewhere nice 3637992759

J'te remets pour le physique et le caractère, je te confie l'histoire (s'il reste encore des trucs, je te les indiquerai au prochain passage et ça devrait être bueno) :
Son regard était plongé dans le point de fuite. Ses yeux ne sont pas - Tu passes du passé au présent
sur la photo - tu parlais d'un tableau je crois ?
la douce certitude d'un monde qui semble tenir qu'en elle - négation, qui semble ne tenir qu'en ou qui semble tenir uniquement en
Une bouche qui semble se distinguer que par ses sourires - idem
Ils sont épais et doux, heureux réussiste d'Irisviel et de sa famille - réussite heureuse
elle les attachent
sa poitrine plus ronde que l'original
ceux qui porte
Il sont pas ternes
sur la photo -
tirée au quatre épingles - à quatre épingles

On croit qu'elle est que la poupée
Elle ne fait peu confiance à ses goûts  
Comme si, une mère fatiguée d'attendre
ça serai
tout ce que les autres font pour elle, semblent aller de soi.
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Bon courage pour les modif', on y est presque ! Take me somewhere nice 1361789270

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Bacon L. Beigbeder
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Celle qui fait du couscous. (Aka la plus belle, la plus perf, la plus merveilleuse, la plus...)
Autre: Connard pathétique IRL, passe ta route.
#JeSuisJeanne
#JeSuisJeanne
posté
le Mer 17 Jan - 18:05
par Bacon L. Beigbeder
Délai dépassé, ajout des 3 jours bonus.
Irisviel Von Weichmann
Messages postés : 25
Inscrit.e le : 06/01/2018
posté
le Mer 17 Jan - 18:42
par Irisviel Von Weichmann
Hello Cal o/

J'ai repassé tout l'histoire sous Scribens, reverso et bonpatron, il apparaît que c'est très kinder bueno, donc j'espère que ça passe now !
Désolée pour les fautes du physique que du caractère que je n'ai pas corrigé, j'ai dû aller trop vite, faire l'idiote et voila, brah.

ALORS
Pour l'histoire brute
Pour les engelures/nécroses, je me base sur un cas que j'ai vu à l'hosto une fois, je pense que je ne maîtrisais pas assez le sujet pour baser un personnage dessus, j'ai honte de tout ça ! J'ai décidé de changer ça, parce que ça correspondrait pas à l'idée d'Iri que j'ai, donc, elle a eu un accident de voiture qui a conduit à des lésions irréparable et, craignant une septicémie, ça a été coupé directement.
Je te met en spoilet le passage
Accident Iris:
Elle aurait pu être n'importe où dans ce Tokyo hautain. Dans un konbini, à prendre un Sencha brûlant d'une machine à café. Dans un maid coffee, à baver devant la beauté de ses femmes. Partout était mieux que là.
Il y avait ce stand où on pouvait louer des motos avec un conducteur. C'était si simple, comme solution. Tu payes pour un tour, tu es passager, tu profites. Le conducteur s'appelait Louis, c'était amusant ce prénom. Le tour commençait doucement, puis tout est parti en fumée. Des gens, des cris, la carrosserie. Puis, rien.
Le néant, la douleur.
Le ciel était beau, ce soir-là. Tout le monde semblait flou autour d'elle. Elle le sentait. Il avait tourné à ce moment-là, il l'avait fait. Mais la voiture avait tourné aussi, pensant que Louis n'allait pas tourner. Iris était tombée, la première tombée. L'autre voiture était là, elle était rouge. Elle a roulé sur Iris. Oui, elle le savait. Les yeux vers le ciel, elle pouvait le jurer.
Son bras. Elle ne le sentait plus. Plus rien.

Black-out.

Donc, avec tout ça, j'ai modifié le physique pour dire que tout son bras est perdu mais que viva le cliché "mains de lady", elle s'inquiète plus pour ses doigts que pour le reste.

Pour l'histoire, j'ai traqué les fautes que j'ai pu trouver, je repasse dessus assez régulièrement pour tenter de trouver les dernières.
ENFIN, en espérant que tout soit bon !
Bonne soirée/journée o/
Carmine S. H. Bellandi
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posté
le Jeu 18 Jan - 15:07
par Carmine S. H. Bellandi
Eh ben voilà, tout roule ! Take me somewhere nice 1728200632

Rebienvenue sur le forum et amuse-toi bien Take me somewhere nice 1361789270

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Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥️
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• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥️

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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