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Messages postés : 39
Inscrit.e le : 27/11/2017
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 13:04
Aëvan Howard
Howard
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Aëvan
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23 ans
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Masculin
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Pansexuel & Panromantique. Il aime tout le monde, mais à ce jour, on sait qu'il n'a couché qu'avec des femmes et n'a jamais aimé personne.
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Anglais et un tout petit peu Japonais
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Danseur contemporain
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OC de Re°
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Je suis un reboot ! Aëvan est un personnage que je chéris et que j'ai souvent utilisé, normalement c'est le seul Aëvan Howard qui existe à ce jour (j'ai cherché sur Google lel) donc si vous en trouvez un et qu'il ressemble au mien, c'est moi
“My poems are naughty but my life is pure.” — Martial.
Bel homme, bel oiseau
    Je ne saurais dire si tu es réel ou non, je ne pourrais pas non plus affirmer que tu existes. Tu es comme un oiseau, venu d'un autre monde utopique – si je peux me permettre ce terme – qui survole les terres et les observe silencieusement en appréciant le voyage.

    Assis sur ta banquette et accoudé au rebord de ta fenêtre, tu fixes la ville et ses habitants d'un air évasif. Tu regardes sans vraiment regarder. Tu vois peut-être, mais que vois-tu que je ne vois pas ? Nul autre que toi ne peut me répondre, mais je sens que tu ne m'entends pas et que tu es déjà déconnecté de la réalité. Certains croiraient que c'est dû à ta déficience visuelle que tu as cet air flegmatique, sans savoir que tes lentilles peuvent combler cette défaillance, et ceux qui savent diront que tu es dans une profonde asthénie morale.

    Tu as toujours ce regard détaché sur le visage qui perçoit ce « visible » hors de ma portée. Tu as ces oreilles qui entendent les subtiles futilités de l'existence. Tu as cette bouche qui débite des poésies et des paroles passionnées ou suffisantes. Tu as ce nez qui hume des parfums que j'abhorre – talc, peinture ou que sais-je encore. Tu es un ensemble de choses étonnantes et atypiques. C'est peut-être pour cela que je suis encore avec toi ce matin, alors que d'habitude je déguerpis à l'aube.

« Aëvan. », appelé-je doucement.

    Comme je m'y attendais, tu ne m'entends pas. Tu es reparti sur une autre planète, dans un ailleurs dont tu n'as jamais laissé, à personne, l'autorisation d'accéder. Tu as toujours été une sorte d'étranger à ce monde. Non pas que tu es incompris, mais tu rêves sans cesse. Cela a son charme. Moi, c'est ce qui m'a attiré vers toi. Je ne suis pas la première, je n'en doute point, mais j'ai un privilège que d'autres n'ont plus : je peux te toucher et observer ton physique du matin.

    Je m'amuse de ce que je vois de toi présentement. Tes cheveux mi-longs d'un blanc immaculé sont en bataille, ils découvrent ton visage ; visage qui est d'une pâleur presque cadavérique. Quelques épis pendent au-dessus de ton front mais tu ne t'en soucies guère. La lueur enfantine de ton regard lilas se questionne. Quelle réponse attend-elle du monde ? Tes sourcils clairs et peu fournis se froncent quand un bâillement traverse la barrière de tes lèvres fines et décolorées, ta grande main aux doigts minces couvre cette bouche que l'on pourrait croire vierge de baisers – et qui est pourtant loin de l'être. J'aime tes joues creuses, elles mettent en avant tes fossettes et ta mâchoire carrée. Et tes yeux lilas, produit de ta maladie génétique qui ne t'a pas seulement donné des misères. Ces yeux profonds et peu ouverts, couverts de longs cils clairs. On ne croirait pas que ce visage juvénile est celui d'un homme grand d'un mètre quatre-vingt-quinze.

    Je me lève en emportant les draps, couvrant ma tenue d'Ève et t'enlace. Je te sors de ta transe que je croyais immuable et tu me regardes soudain ahuri. J'étire mes lèvres à la vue du trouble présent dans ton regard , puis tu me souris finement et me regardes avec une douceur que je n'ai jamais vue ailleurs qu'en toi. Que vois-tu quand tu poses tes prunelles sur moi ?

« Tu es belle. », me dis-tu, mais c'est ce que tu dis toujours.

    Cet accent anglais me fait toujours craquer. Ta voix est fine, délicate, masculine et mélodieuse. Elle débite parfois des mensonges, parfois tes pensées marginales, parfois des fredonnements, parfois des chants. Tu chantes merveilleusement bien et tu danses bien de surcroît. Tu as été comblé de talents à défaut de ta santé.

    Tu ne vois que le beau, je ne sais même plus si un compliment de ta part peut être qualifié comme tel. Quand je suis avec toi, la valeur de toute chose perd un peu de son sens et ce qui est laid ne peut plus être désigné ainsi car tu arrives toujours à trouver « ce » détail qui embellit la chose. Tu as changé mon regard, tu m'as convaincue que le monde est beau. Et en même temps, tu as détruit ma manière de discerner le bien du mal en société. Ma notion de justice s'est transformée, j'avais celle que l'on inculquait à l'école et maintenant je l'ai perdue. Je dois désormais trouver la justice que je prône et « trouver comment je suis faite », comme tu dis.

    Je pose une main sur ton cœur et alors, tu poses la tienne à mon poignet. La cadence de tes battements est relativement lente sachant que tu es avec la femme que tu as dite belle et qui a passé la soirée à tes côtés, mais je ne t'en tiens pas rigueur, je suis déjà satisfaite du fait que tu n'es pas indifférent à mon charme. Ta peau est brune et creuse à cet endroit ; ce qui n'est pas anodin, ce qui est même étrange. Tu ne m'as jamais parlé de l'histoire de cette cicatrice mais je n'ai pas besoin de l'entendre pour comprendre ce qui a dû t'arriver. Je ne peux que me réjouir que tu es en vie aujourd'hui et que tu sois ce que tu es dorénavant.

« Tu devrais partir, tu risques d'arriver en retard au travail. »

    C'est ce que tu me conseilles mais je sais que derrière ces mots, tu caches l'intention de ne plus me revoir après mon départ. Je me doutais, hier, que si j'acceptais d'entrer dans ton appartement, tu mettrais fin à notre relation le lendemain. C'est ce que tu fais souvent avec les autres et je ne me fais pas d'illusions, je ne suis pas assez exceptionnelle pour que tu décides de me garder à tes côtés. J'ai trente ans mais je suis belle, à tes yeux, sans plus. Tu ne voulais que me posséder une fois et tu as réussi à m'avoir. C'est une triste réalité, néanmoins je suis contente d'avoir suivi mes envies en toute connaissance de cause. Si j'avais tenté de me dévier de celles-ci, je n'aurais probablement  connu que désillusions à tes côtés. Les désillusions me font peur malheureusement, bien trop peur pour que je me risque à me noyer dans leurs abymes.

    Je t'embrasse sur le front, mes mains encadrant ton visage et tu fais de même pour moi après t'être levé avec cette grâce naturelle que tu as, comme pour me dire affectueusement adieu. Ton regard est lucide mais vide, cela me blesse. Je ne peux m'en empêcher mais je suis déçue que tu ne me retiennes pas, que tu ne m'enlaces pas comme moi je le fais. Pourtant je sais que ce n'est pas par amour que tu m'as laissée entrer chez toi, tu n'as jamais aimé quiconque comme on aime son âme sœur. Tu aimes les gens comme on aime son prochain mais qu'en est-il d'aimer quelqu'un avec passion ? Je lève la tête pour te fixer une dernière fois dans le blanc de l'œil, tentant de t'attendrir, en vain. Tu ne fais que me sourire gentiment, de tes lèvres fines dotées d'un arc de cupidon prononcé, claires, sans couleur, comme toi. Tu lèves un bras avec lenteur et précision, agitant ta main pour me signifier ton au revoir en gardant l'autre dans ta poche. Je feins un sourire, attristée.

    Mais ce n'est pas grave, je pense. Je suis déjà ravie de t'avoir aimé.
Utopiste maladif, artiste fou
     Tu n'es qu'un homme, tu veux le monde entre tes mains. Le sable s'écoule entre tes doigts et tu le sais, le temps court après toi, alors tu vis comme si c'était peut-être la dernière fois. Tu sors dehors quand tu peux, tu peins dans les lieux les plus improbables les jolies choses que tu croises, tu danses quand la musique inonde les lieux, tu chantes ou fredonnes ta bonne humeur, tu captures de belles scènes avec ton appareil photo, tu écris quand ton âme rebondit sur une émotion et une scénographie neuve un poème ou une nouvelle. Tu es un artiste. L'art, tu ne peux t'en détacher. Il t'a accompagné toute ta vie, de ta bonté jusqu'à la noirceur de ton âme, l'art t'a prêté tous ses états pour te permettre de te manifester. C'est un talent que tu as, le talent d'être artiste, tu l'as reçu au détriment de ta santé, ou bien c'était le prix à payer pour l'avoir. Regrettes-tu cela ? Tu ne le sais pas, mais tu es heureux.

    Je te vois sortir de ton appartement miteux placé en plein milieu de Tokyo. Tu ne passes pas inaperçu, ta taille et ton apparence atypique ne te font pas défaut. Tu es imposant. Tu aurais pu faire peur mais ton visage d'ange compense. Comme chaque jour, c'est avec des lunettes de soleil que tu affrontes l'extérieur. Pour protéger tes yeux, apparemment, même en hiver. Je te dis que tu es pile à l'heure, tu me dis que je suis en avance. Tu es toujours ponctuel, tu n'aimes pas perdre ton temps en arrivant plus tôt et tu détestes davantage faire perdre le temps des autres en arrivant en retard. C'est tout à ton honneur.

    Depuis que tu t'es inscrit dans le même studio de danse contemporaine que moi, nous avons pris l'habitude de marcher ensemble jusque là-bas. J'ai remarqué que tu n'étais pas bavard, que tu étais toujours assez rêveur, fantasque. Tu sembles parfois ailleurs, perché dans un autre monde plein de fantaisies et de chimères, comme un enfant qui joue au pirate et qui s'imagine être sur un bateau alors qu'il n'est en réalité que debout sur la table à manger. Je me demande souvent à quoi tu penses, ce que tu regardes, comment tu vois le monde, comment tu me vois moi. Quand tu me fixes, j'ai le sentiment, parfois, que tu regardes à travers moi. La coquille corporelle qui m'enveloppe, tu sembles y faire abstraction pour observer la profondeur de mon âme. Est-elle jolie à voir pour toi ?  

    Le feu est rouge, on s'arrête. Je te parle et je sens que tu t'es déjà déconnecté. Je jette un coup d'oeil en ta direction, tes lèvres s'étirent et je suis sûr que derrière tes verres noirs, tes yeux scintillent et pétillent. Serait-ce à cause des geishas de l'autre côté de la rue ? Tu as toujours aimé les femmes d'art, elles te sont magnifiques, parfaites, probablement parce qu'elles partagent ta passion. Leur air pur et leur sagesse t'hypnotisent et quand tu en croises – chose rare – tu ne peux t'empêcher de m'avouer que tu aimerais un jour voir ce que ça ferait de leur demander de porter ton enfant. Évidemment, à ces paroles, je m'exaspère et te claque l'arrière de la tête. Ce futur fantasmatique, ce fantasme dérangeant, si je pouvais te les ôter, je le ferais, car je visualise tes pensées rien que par leur puissance. Honnêtement, je pourrais porter plainte pour atteinte à la pudeur. Tu es de ces hommes qui aiment un peu trop les belles créatures. Tu as du mal à t'en passer, et ce n'est pas pour t'en jouer, ni t'en vanter. C'est parce que tu les adores et qu'elles t'adorent en retour. Tu aimerais ne pas leur faire de mal, tu aimerais donner raison aux espoirs que tu leur donnes inconsciemment, mais c'est malgré toi, tu n'es pas amoureux. Tu profites des bons moments et de leur beauté, qu'elle soit rutilante ou ridée. Je te jalouse de temps en temps car souvent, tu es avec des tops-modèles. Parfois, je questionne tes goûts car la femme qui s'accroche à toi a un physique particulier à mes yeux pour ne pas dire peu flatteur, mais tu es incapable de la voir comme moi je la regarde : « Elle est belle, tout simplement. J'aime comme elle est, j'aime comme elle parle, j'aime comme elle regarde, j'aime comme elle me caresse de sa gentillesse. », me dis-tu souvent avec toute la sincérité du monde. Tu me ferais pleurer, avec ces mots.

    Tu t'achètes des yakitori en cours de route, tu raffoles de la nourriture nippone et même si ta situation financière est des plus moyennes depuis ton arrivée au Japon, tu n'as pas peur de dépenser un peu d'argent pour des petits plaisirs simples – dont les bars, le soir. Peut-être parce que tu sais que tu as su économiser comme il faut pendant trois ans – tu collectionnes même les bons de réduction dans ton petit carnet spécial, aussi étonnant que cela puisse paraître d'une personne aussi inconsciente que toi. Et si jamais la vie devient vraiment dure financièrement, tu fais preuve de maturité et fais des concessions. Généralement, rien de dégradant. On te propose du travail notamment pour ton physique. On te suggère du travail du côté des pubs ou de la mode, notamment. Les individus typés européens attirent facilement les regards. D'ailleurs, ici comme dans beaucoup de parties de l'Asie, on favorise leurs traits et leur taille, alors ils ont d'emblée accès à la porte qui mène au mannequinat. Enfin, ce n'est pas ce que tu veux. Tu veux danser et être reconnu pour cela, être acclamé pour tes efforts, être adoré pour ton amour. La danse contemporaine est l'art auquel tu te dévoues entièrement, corps et âme. Mais parfois, il faut aller au-delà de nos envies, il faut accepter que l'on ne peut pas tout avoir et même si tu ne te fais pas reconnaître tout de suite pour ta danse, au moins tu es reconnu pour quelque chose. Même si c'est dans une pub Dior. Ce qui me rappelle que je ne t'ai toujours pas demandé combien tu as été payé pour celle-là.

« Beaucoup. », me dis-tu d'un air las et peu enthousiaste.

    Ce n'est pas l'argent qui t'intéresse vraiment. Je suis curieux de connaître le montant que l'on t'a déversé, mais tu n'as pas l'air de vouloir en parler.

« Tu vas l'utiliser pour quoi, cet argent ?
– Je vais le donner à ma maman.
»

    Évidemment. L'argent que tu gagnes, tu le donnes en grande partie à ta génitrice qui vit encore en Angleterre, car tu n'en as pas besoin, d'après toi – tu préfères vivre modérément. Parce que tu l'aimes et que tu veux la savoir en bonne santé. Tu veux t'assurer qu'elle ne manque de rien et qu'elle peut vivre comme elle l'entend. C'est en paradoxe avec ta devise : « Vivre le jour, le jour, sans se soucier de rien et sans bagage sur les épaules. Que du rêve et que du bonheur. ». Devise fort enfantine qui démontre bien ta naïveté. Tu es un utopiste qui croit en les bonnes fins, les jours heureux sans lambiner, la force du groupe, l'amitié, ce genre de bêtise auquel on ne croit plus. Où la danse, le pinceau, le stylo et les fleurs, feront offices d'armes, de gaz, d'obus et de bombes. Tu crois en la bonté du genre humain, ce genre de chimère qui se désancre de l'esprit aussi facilement que la pétale d'une rose face au vent. Mais tu t'accroches à cette fantasmagorie sans douter. C'est tout à ton honneur.

    On traverse une ruelle pour accéder à l'entrée du studio – qui est en réalité un peu isolé du monde, dans un coin lugubre où les murs suintent et les gouttes d'eau claquent et font écho dans l'allée. Un chien s'arrête face à nous, j'imagine qu'il a senti l'odeur de la viande. Tu ne te fais pas prier pour lui donner les restes de tes yakitori, tu n'en as mangé qu'un parmi les quatre et je te dis que c'est du gâchis. Tu me réponds seulement d'une voix neutre que tu en as en trop et que ça ne te dérange pas d'en donner à ceux qui en ont moins. Je roule des yeux. Je sais que tu es quelqu'un de gentil. Trop peut-être, cela te fait défaut. Heureusement que tu as des traits plus dérangeants pour compenser.

    Tu es doux et gentil, plutôt expressif et souriant, très libre et franc, simple et satisfait de la vie. Tu es atypique et un peu bizarre parfois, un peu hors de la portée des autres. On ne te comprend pas mais je crois que toi non plus. Tu es très libertin, tu te prends souvent des gifles quand les filles l'apprennent. Tu n'as jamais été engagé dans une relation sérieuse. Quand on te demande ce que tu veux, tu proposes d'emblée une relation libre, sinon tant pis. Tu es plutôt maladroit, tu essayes d'être honnête, tu ne veux blesser personne et tu y arrives tout de même de la pire des façons. L'art te fait pleurer, l'être humain, un peu moins. Tu n'es pas insensible mais tu n'es pas doué pour les interactions simples. En revanche, tu es fort doué pour taquiner tout comme tu l'es pour nous toucher.

    Le lendemain, je reviens à la même heure. Tu sors un peu en avance en panique, cela m'intrigue. Je te demande ce qui se passe et tu me dis que tu as besoin d'aide, ce qui m'étonne car jamais cela n'arrive. J'entre dans ton appartement. Ça sent la peinture, le talc et la vanille. Les murs intérieurs sont peints à l'image du ciel, cela ne m'étonne pas mais la propriétaire risque de te tuer si elle voit ça. Tu le sais probablement déjà. Je n'ai rien à t'apprendre. Soudain, je vois un chien s'agiter dans l'appartement et tourner autour de toi avec tout le bonheur du monde. Je claque une main contre mon visage quand je remarque que c'est celui de la veille. Je te demande ce qu'il se passe, tu me dis que tu l'as accueilli, qu'il était sous la pluie. Puis je vois un pot de fleur sur ta table, il me dit vaguement quelque chose et je me rappelle qu'on l'a vu avant-hier, abandonné près de chez toi. Je te demande ce qu'il t'a pris et tu me dis juste que ce sont des jonquilles, que tu les aimes parce qu'elles poussent en hiver. Quel insouciant. C'est sûrement à cause de ce trait que l'on ne parvient pas à te laisser seul.

Peut-être que le monde est plus beau vu d'en-haut

« J'ai besoin d'un peu d'honnêteté, d'un peu de sincérité, d'un peu de gentillesse, d'un peu de vérité. Quelque chose de simple qui ne nécessite qu'un souffle. J'ai juste besoin de savoir ce qui se passe, maman. Seraient-ce les portes de la mort qui m'attendent ? »

    Cette douleur aiguë, je la reconnaitrais entre mille.

    J'ai le souffle saccadé, l'air me fuit, j'ai froid et mon cœur s'agite comme un cheval au galop. J'ai mal à la poitrine, j'ai comme des pics dans ma cage thoracique. Je me demande pourquoi ça m'arrive. Allongé sur un lit d'hôpital, j'essaye désespérément de m'accrocher à un semblant de chaleur, mais je ne parviens qu'à agripper le rebord en fer froid de mon lit. Pour la première fois, j'ai peur de la mort. Je cherche le réconfort en parcourant la salle du regard pour trouver mes parents mais il n'y a personne, seulement des individus en blouse blanche qui essayent de maîtriser la situation. J'ai peur mais j'essaye de garder courage. Un peu de courage, rien qu'un semblant de courage. J'essaye de me tromper, de me convaincre que rien ne m'arrivera. Mais rien à faire, je sais dorénavant que je ne suis pas invincible. Je crois que je vais mourir. Alors je lâche prise.

    Je me réveille en sursaut, le visage en sueur, me redressant subitement avec une profonde inspiration. Un cauchemar, toujours le même genre. Ces derniers jours, ils sont fréquents. Ils parviennent toujours à me faire ressentir ce sentiment d'impuissance face à la fatalité, face à la peur. À mon corps dépendant, ces réminiscences chatoient les rebords de ma mémoire comme une bourrasque qui percute mon âme. La souffrance, les larmes, l'amour, les dyspnées. Ancrée dans ma chair, mon sang ne fait qu'un tour quand je me ressasse cette époque. Une envie intarissable de consumer ce qu'il reste des sombres reliques que la maladie m'a laissées comme seules marques de sa présence dans mon histoire. J'attends silencieusement derrière les portes de ma mémoire, de les extraire hors de moi, de détruire le miroir qui reflète mes émois. Mais les stigmates qu'elle m'a laissées comme seules vestiges de son histoire demeureront là, à jamais sur mon corps. C'est une vérité implacable, quelque chose qui me rend vulnérable.

    Si j'ai un cauchemar, je me réveille toujours à trois heures pile du matin. Généralement, je n'arrive à me recoucher qu'à quatre heures du matin. Toutefois, je me sens incapable de me coucher, pas avec cette frayeur qui glisse malicieusement sur mon dos. Je me lève de mon lit et m'avance vers mon bureau délabré, bureau que j'ai repêché dans la rue et que j'ai tenté de retaper avec difficulté. J'ouvre le premier tiroir, j'en sors un vieux carnet. Je l'appelais « carnet de voyage » durant mon enfance, pour la simple et bonne raison que mon séjour à l'hôpital était une véritable aventure. Pas forcément la plus bonne, sûrement la plus effrayante, mais je n'en suis pas sorti bredouille. Je l'appelais « autobiographie d'Aëvan Howard » aussi, car ne sait-on jamais, si je venais à mourir, au moins on connaîtrait mon histoire. Le lire me rappelle comme j'étais fort à l'époque, aujourd'hui j'ai l'impression d'être fébrile, immature. Ou du moins maintenant, à l'instant même, je suis en proie à tous les fantômes du passé. Mauvaises hantises, calamités de ma mémoire. J'ai besoin de réconfort, alors je repense à mes débuts sur terre.

    Je suis né albinos en Angleterre, mais jamais cela ne m'a vraiment causé soucis. Je voyais mal, mais j'avais des lunettes. Pour ce qui est de ma peau, j'avais des crèmes solaires pour me protéger. Je pouvais sortir et vivre comme n'importe qui. Je vivais dans une famille modeste, mais je ne manquais de rien. Ma mère travaillait, mon père était un NEET et père au foyer. Je n'avais pas une existence malheureuse, j'étais relativement heureux, j'avais de l'affection et des occupations. Mes principales occupations, c'étaient la lecture quand j'ai appris à lire, donc vers cinq ou six ans, et le dessin mais ça, c'est depuis toujours. Des hobbies simples. Mais j'avais un défi à chaque fois que je terminais un livre : lire un livre encore plus compliqué à chaque fois. Papa me conseillait toujours pour ça.
    Dès ma naissance, on ne m'a parlé qu'en japonais. Ma mère étant très fière de ses origines lointaines – qui reviennent à ceux de sa grand-mère –, et pensant que ce serait utile d'être bilingue, elle a commencé par cette langue peu connue dans mon pays natal pour ensuite commencer à soudain me parler anglais quand il a fallu entrer à l'école. C'est drôle, mais petit j'avais un accent japonais. Aujourd'hui, j'ai un accent anglais.

    Je ris face à ces douces réminiscences. Des années d'innocence et d'ignorance. Des années où croire qu'être invincible était une qualité. C'étaient les beaux jours, les belles nuits. Aussi anodins soient-ils. Peu importe, il est temps d'ouvrir le carnet de voyage.

Chapitre I — quelques jours après l'hospitalisation.

     Je suis gravement malade. Papa a dit que j'allais mourir. Ça m'a fait un choc.
    Je suis atteint de cardiomyopathie dilatée. Je n'ai pas beaucoup de chance, parce que c'est rare à mon âge. Je n'ai que sept ans, et cette maladie me ronge, me fait mal à la poitrine. J'ai l'impression, parfois, que l'air que j'aspire ne veut pas de moi, il s'enfuit à chaque fois. Je me fatigue quand je monte des marches, je m'arrête parfois pour prendre une pause. Ce n'est pas agréable, c'est plutôt pénible. Il m'arrive d'en avoir marre de vivre comme ça, mon père aussi en a assez, il répète que c'est de sa faute si on m'a pris en charge aussi tard car il a ignoré ma douleur et a laissé coulé celle-ci en pensant que ce n'était rien, que Dieu ne pouvait infliger autant de mal à un enfant d'ores et déjà sensible au soleil. Je ne vois pas les choses de la même façon que lui, je pense qu'il se voilait la face et qu'il ne voulait pas affronter la réalité. Heureusement, maman vient malgré son travail et j'ai des voisins de chambre à l'hôpital, je m'ennuie peu, mais je voudrais sortir.

Chapitre II — un mois après l'hospitalisation.

    Je pleure souvent parce que je vois le visage de mes parents s'assombrir. Parce que les douleurs me lancent. On me donne beaucoup de médicaments mais rien ne fait effet très longtemps. Ils réduisent l'insuffisance cardiaque à court terme mais l'efficacité devient nulle très vite aussi. J'essaye de me rassurer mais ça me fait peur. Maman me dit que tout va bien, papa me dit qu'il faut se préparer à partir loin. Je ne sais lequel des deux croire, mais j'aimerais qu'on m'aide à profiter de ce qu'il me reste à vivre si le temps s'arrête bientôt pour moi. Pour ça, donnez-moi juste des livres.

Chapitre III — un mois et deux semaines après hospitalisation.

    J'ai des compagnons de jeu, à l'hôpital. Et il y a des animateurs qui essayent de nous divertir. J'ai tendance à essayer de m'éclipser pour aller lire tranquillement, mais les autres enfants dans ma tranche d'âge me rattrapent toujours pour aller jouer. J'adore passer du temps avec eux, mais j'ai du mal à m'intégrer dans un groupe d'amis. Je ne sais pas, j'ai cette crainte qui me ronge tous les jours, cette crainte de la mort, cette crainte qui me poursuit à mesure que je vois l'emballage du médicament changer. Cette crainte de m'attacher, le poison que ça serait. Et en même temps, j'ai besoin d'un peu de chaleur, de gentillesse, d'amitié, de sincérité. On est tous là au milieu de notre désespoir, s'allier pour se soutenir ne serait pas une mauvaise idée.

Chapitre IV — deux mois après l'hospitalisation.

    Je sais que les médecins sont à court d'idées, ils ne savent plus quoi faire de moi. Mais ce n'est pas grave, je suis heureux, j'ai réussi à me lier aux autres. On se soutient, on se dit de gentilles et jolies choses pour aller mieux, et rien ne sonne comme un mensonge. Tout ressemble à des promesses. Karl veut voyager donc il va vivre, Solen veut devenir médecin donc elle va vivre, Paul veut devenir professeur donc il va vivre, Madeleine veut devenir pompière donc elle va vivre. Moi, je ne sais pas encore, mais je sais que je vais vivre pour les regarder marquer le monde de leur bonté et de l'empreinte qu'ils vont laisser.

Chapitre V — trois mois après l'hospitalisation.

    Karl est mort hier. Dans sa chambre. Ses parents ont pleuré près de la mienne pendant des heures, je n'ai pas pu réprimer mes larmes et moi aussi, j'ai pleuré pendant des heures. Il avait des rêves et une volonté d'acier, mais rien n'a pu empêcher la fatalité de frapper. Hier avant de mourir, je l'entendais dire qu'il ne voulait pas partir, il répétait encore et encore qu'il voulait vivre. Encore et encore, encore et encore. Il a continué jusqu'à son dernier souffle. Je crois qu'il n'a jamais accepté ce qui venait à lui.

Chapitre VI — trois mois et une semaine après l'hospitalisation.

    Solen et Paul sont morts à leur tour, hier. J'ai pleuré pendant des heures, en symbiose avec leurs parents, non pas par compassion envers eux, mais par chagrin et désespoir. Il n'y a plus que Madeleine. Je me demande si elle a perdu espoir, elle aussi. Moi, je n'y crois plus, je souffre sur mon lit, mes doigts sont bleus et mes lèvres aussi. J'en ai assez, je veux mourir, mais les médecins comme ma mère n'abandonnent pas. Qu'est-ce qui les poussent à croire ?

Chapitre VII — le même jour.

    Madeleine est venue aujourd'hui avec une vieille femme. Une psychologue, disait-elle. Elle avait l'air usée par le temps, mais je la trouvais belle, elle souriait gentiment. Elle était gentille, elle me disait de jolies choses. Elle me parlait du temps, d'amour, d'espoir, d'étoiles, de la terre. Elle m'expliquait cela avec simplicité, clarté. Elle m'a dit d'imaginer le monde vu d'en-haut. Les larmes ont déferlé sur mes joues. Elle était gentille. Par de douces paroles, elle m'a apporté le réconfort dont j'avais besoin. Depuis le début, je n'avais pas besoin de soutien. J'avais besoin de rêves et de chaleur. Un peu de fantaisie, un peu de folie. Je voulais qu'on m'emmène ailleurs.
    Madeleine m'a promis qu'on sortirait de l'hôpital car ce n'était pas notre place. C'était ailleurs. Son joli sourire, ses tâches de rousseur, ses yeux bigleux et pétillants me donnaient envie de croire. Je lui ai fait promettre que si un jour je devenais plus grand qu'elle, je l'épouserais. Elle m'a dit oui et m'a dit de vivre. Elle, elle voulait d'autant plus vivre parce que nos amis sont morts. Elle m'a avoué qu'ils voulaient non pas vivre, mais laisser leur empreinte sur le monde, car ils voulaient qu'on sache qu'au moins, ils ont existé et pas pour rien. Ils voulaient juste qu'on reconnaisse leur existence. Qu'on ne les oublie pas. Être oublié, c'est comme n'avoir jamais vu le jour. Ça les terrifiait. Et je crois que moi aussi, ça me terrifie. Plus que la mort.

Chapitre VIII — trois mois et deux semaines après l'hospitalisation.

    Madeleine a été hospitalisée ailleurs, en Amérique. Je ne sais pas pourquoi. La nouvelle m'a plombé le moral. J'étais à nouveau seul, mais je n'étais plus désespéré. Bientôt, j'allais épouser Madeleine, après tout. Il suffisait de survivre. Même si ma condition était des plus mauvaises.

Chapitre IX — quatre mois et trois semaines après l'hospitalisation.

    Plus rien ne fonctionne pour me tenir en bonne condition, alors maman m'a demandé si, si on me proposait un nouveau cœur, en bonne santé, je serais heureux. Je lui ai demandé pourquoi elle me demandait ça, elle m'a répondu sans répondre à la question qu'avec un autre cœur, je pourrais courir, nager, sortir dehors, faire tout ce dont j'ai envie et ce, pendant des années. Je lui ai dit que je serais content.

Chapitre X — six mois après hospitalisation.

    Maman m'a dit qu'on allait me greffer un cœur dans quelques heures. Quand je lui ai demandé ce que ça signifiait, elle m'a dit qu'on allait remplacer le mien. Cette idée-là me fait peur, je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça va faire mal, même si elle me dit le contraire. Peu après, le médecin m'a dit que je pouvais mourir mais qu'il y avait 80% de chance que je survivre grâce aux avancées médicales. J'ai peur.

Chapitre XI — un an après hospitalisation, chez moi.

    Je suis en vie, finalement. Le cœur qui loge dans ma cage thoracique est par miracle parfaitement compatible. Je n'ai plus besoin d'immunosuppresseurs depuis des semaines. Jamais je ne me suis senti aussi bien. J'ai cette sensation de liberté dans mon corps, il y a comme une explosion de lumières et de fleurs quand j'ouvre les yeux chaque matin. Ma mère est heureuse, je l'enlace chaque jour. Elle a beaucoup de cheveux blancs, mais elle sourit énormément. Ah et avant de rentrer, j'ai eu quelques rééducations. Je redouble mon année, aussi. Mais ce n'est pas grave car je prends des cours de danse maintenant. De danse contemporaine. J'ai découvert cet art durant ma rééducation. C'est un art fantastique, magique.

Chapitre XII — deux semaines après mon retour.

    Papa dit que je ne suis plus le même et je me demande pourquoi. Je suis différent, je ressemble à quelqu'un d'autre. Il trouve ça bizarre que je connaisse le nom de mon donneur, mais pour moi, c'est parce qu'on me l'a dit que je le sais. Je ne sais pas qui, mais je sais qu'on me l'a dit...

Chapitre XIII — un mois après mon retour.

    Je ne me sens pas plus différent comme le disent mes parents, mais j'ai comme une grande affinité avec l'art qui s'est découverte avec le temps. Je l'aime et il m'aime en retour. Je lui partage mes états d'âmes, il me les rend avec de jolies choses. Jusqu'ici, j'ai touché à un peu tout : à l'écriture, le dessin, le chant, le piano, la peinture, la danse évidemment... Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai comme une passion nouvelle qui est née en moi depuis quelques mois et ça me fait du bien. Être vivant me fait du bien, et je n'ai qu'une envie maintenant, c'est d'affirmer mon existence et de marquer l'histoire. Car il serait trop triste de mourir sans avoir fait de grandes choses. La vie est belle. Je veux la vivre pleinement.


    Le carnet de voyage s'arrête là. Après ça, j'ai découvert que mes parents avaient des dettes. Pour ma greffe, ils ont dû faire un prêt immense. Je me suis senti coupable, redevable – ces sentiments demeurent. Je les ai inquiétés, et je me sens mal qu'ils craignent que le changement de ma personnalité soit due à la greffe. Je ne voyais pas ce qu'ils voulaient dire à l'époque, mais à la lecture de ce carnet, j'ai su. Je suis devenu différent.

    J'ai arrêté l'école assez tôt pour travailler et les aider à payer les dettes. De toute manière, je ne comprenais pas grand-chose, si ce n'était en littérature, malgré toute ma bonne volonté et je n'avais pas d'amis là-bas. Je côtoyais un peu tout le monde, je riais avec beaucoup de personnes, notamment avec les filles mais je n'ai aucun regret. J'ai arrêté la danse aussi, chose que je n'aurais jamais cru faire un jour, j'étais trop passionné, trop investi. Je me suis impressionné en arrêtant. Puis un jour, un producteur japonais est venu me voir, j'avais vingt ans à cette époque-là, et il m'a dit qu'il pouvait m'aider à gagner beaucoup d'argent. J'avais juste à participer à une pub pour une marque de montres japonaises. J'ai dit oui sans hésiter, ignorant les clauses du contrat qui me retiendrait pendant un an et qui allait me faire vivre au Japon. Qui l'aurait cru. Comme le dirait mon oncle : « Ah bah t'as été con sur ce coup-là. » Oui, j'ai été con. Naïf.

     Avec l’argent que j’ai gagné, mes parents ont pu payer les dettes.
    On m'a obtenu un visa pour le Japon. Je n'ai pas su comment annoncer la nouvelle à mes parents qui ne portaient pas l'Incontestable dans leur cœur – bien que le Royaume-Uni ait un avis plutôt neutre sur la question, même si je pense qu'il n'est que politiquement neutre, sachant que les deux pays ont des relations plutôt étroites, sinon les habitants ne doivent pas en penser moins. Je leur ai seulement dit que là-bas, ils ont beaucoup de danseurs contemporains reconnus, et que si ce qu'on dit sur l'Incontestable est vrai, alors je trouverai enfin l'amour de ma vie qu'ils voulaient tant que j'aie. Et je suis parti, la boule au ventre.

    J'ai été très mal à l'aise quand on m'a implanté la puce dans la nuque. Je me suis senti comme surveillé, traqué. Je savais que je ne réussirais pas à tolérer toutes les décisions de l'Incontestable, je suis ce qu'on appelle un marginal dans le langage commun, après tout, que ce soit au Japon ou au Royaume-Uni. Que ce soit en termes d'amour ou en termes de citoyen, je savais que je ne sauras pas me tenir à carreau. Car pour moi, je ne suis pas libre, ici, et pourtant c'est ce que je suis dans ma tête : libre.

    Cela fait trois ans que je suis au Japon. Je me suis fait un petit nom dans l'industrie du spectacle grâce à quelques pubs, mais je ne suis pas vraiment ce qu'on appelle une idole. Je suis un peu comme un phallus, je rentre et je sors de l'antre sans jamais rester longtemps. Je fais des passages rapides, je fais des passages plus prolongés, mais je ne me concentre que sur une chose : la danse contemporaine.

    Je pense que si je reste tranquillement au Japon – en soi, je pourrais essayer de fuir à mes risques et périls comme l'insouciant que je suis –, c'est parce que je veux voir de quoi est capable l'Incontestable en ce qui me concerne. Va-t-il trouver la personne qui m'est destinée ? C'est un défi que je lui lance. Moi qui n'ai aimé personne d'autre que mon prochain, trouvera-t-il mon âme sœur ? J'attends de voir. Mais il n'y a pas que ça, je pense sincèrement qu'il y a beaucoup de danseurs contemporains incroyables ici, le Japon est assez réputé dans ce domaine. Et les gens sont sympathiques, les femmes sont belles, puritaines mais belles. Vous me direz que j'ai des priorités étranges, mais je ne suis pas du genre à me casser la tête quand il s'agit de s'installer.

    Je regarde l'heure, me sentant somnoler. Quatre heures du matin, déjà. Il est temps d'aller se coucher et de rêver de ma femme idéale.
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Inscrit.e le : 13/11/2017

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire et libre comme l'air !
Autre:
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 13:44
Eh, rebienvenue toi. Comme d'habitude, c'est un vrai petit chef d'oeuvre que tu nous ponds là. Je ne sais pas si nous pourrons garder le lien que nous nous étions "promis" avant ce reboot mais en tout cas ça reste un plaisir de te lire.

Kiss kiss.
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Inscrit.e le : 12/12/2017
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 14:27
Bon reboot /o/
J'ai hâte de lire le caractère et l'histoire ♥️
Ton kit était déjà beau sous shuurei mais là, j'adore /o petit suspens du vava xD
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 15:44
un réveil tout en douceur pour commencer, ça promet ♥️
plus qu'à s'enrouler dans un plaid avec un chocolat et attendre la suite

bon courage pour la rédac' !
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Messages postés : 39
Inscrit.e le : 27/11/2017
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 16:28
Atsuya > Oh trop d'honneur, merci pour toutes tes éloges et ton accueil. Tu vois que tu peux être mignon parfois

Iris > Trop gentille, merci pour tes compliments ! J'espère être à la hauteur de tes attentes haha

Mizuki > Merci Mizuki, c'est gentil j'espère que la suite te plaira haha

En tout cas merci les enfants, je m'applique pour la suite !
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Inscrit.e le : 27/11/2017
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 22:56
Désolé pour le double-post, mais c'est pour vous dire que la fiche est terminée !
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Libre d'aimer, ivre de liberté
Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 23:57
Mais.
Mais non, mais pourquoi ? Comment tu peux nous faire ça ? Pourquoi c'est si triste omg ?? Comment oses-tu me faire tomber un peu plus en amour de tes persos et de ta plume à chaque fois que tu écris une nouvelle fiche de perso ??? C'était tellement dramatique, et poétique, et puis triste, et puis d'un coup, bim "Je suis un peu comme un phallus, je rentre et je sors de l'antre sans jamais rester longtemps.". Mais duuuuude, mais ptn. Je t'aime ptn, toi et ta plume, tes idées de petit chenapan et tes personnages tous plus attachants les uns que les autres. Il fait tellement fragile, et en même temps incroyablement fort après toutes les choses qu'il a pu vivre.
En fait, ma réaction face à ta fiche ça a été ça :
Spoiler:



Ton Aëvan va être tellement intéressant à suivre en rp, c'est pas possible omg. Je te déteste. Voilà.

(Et je vais pas crier face à la longueur. Même si j'en veux plus. Plus plus plus. J'vais te stalker j'te préviens )
Spoiler:

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Voir le profil de l'utilisateur Dim 14 Jan - 0:03
AAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNW SATOSHI JE T'AIME, COMMENT PEUX-TU ME FAIRE UN COMMENTAIRE AUSSI TOUCHANT, JE VAIS PLEURER
Merci de m'aimer et d'aimer ma fiche, tu me redonnes confiance parce que cette fiche a connu beaucoup beaucoup de rénovation de haut en bas
Allez je t'aime, je te fais des bébés et hop-là !
Je te donne l'autorisation de me stalker puisque tu m'aimes Suis-moi !
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