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Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 15:52
Utako Zetsu
Zetsu
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Utako
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24 menottes, bientôt 25
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Femme
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Hétérosexuelle
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Anglaise et Française
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Agent de police dans la Division des Mœurs / Serveuse dans un Maid-Café
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Artoria Pendragon - Fate series
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Je me suis pris un mur, puis une porte et une cheminée. Et j'ai fini par atterrir à l’hôpital ... (Top-site)
Mais il n'y a ni chair, ni sang qu'on ne puisse tuer, sous ce masque. Juste une idée. Les idées sont à l'épreuve des balles. ©️ Alan Moore
« Quand on avance vers l'ennemi, on ne meurt pas de deux balles dans le dos. »
Le son d'une épée qui fend l'air. Le son d'une personne qui halète. Le son d'épées qui s'entrechoquent.


Il pleut. Les gouttes dévalent lentement tes joues. Toi, jeune femme debout face à la nature. Tête levée face au ciel. Défiant la terre. Défiant ce qui ne peut être défié. Les yeux grands ouverts, regardant ce ciel torturé. Peuplée de nuages aux airs menaçants. Montrant divers visages. Tous plus horribles les uns aux autres. Aucune percée ne trouble ce rassemblement. Aucune lumière ne perce ses nuages. Le soleil demeure caché à tes yeux. Laissant la colère de la nature se déverser sur toi. Laissant la nature te mouiller. Profondément. Jusqu'au fond de ton cœur. Tandis que tes iris, d'une couleur similaire à l'herbe, ne quittent pas le ciel. Tes cheveux détachés, trempés, ne descendent pas plus bas que tes épaules. Seulement un peu. Mais tu préfères nettement les attachés. Ils te gênent. Souvent.



Une goutte dévale ton front. Se posant sur ton nez qui pointe vers le haut. Avant de redescendre le long de ta joue. Arrivant à l'extrémité de tes lèvres si pleines et pourtant si fine. Si roses. Un peu gercées. Sûrement à cause du froid. Puis sans crier gare, elle finit par se suspendre à ton menton. Pointu. Avant de venir te chatouiller dans le cou. Continuant son chemin dans tes habits. Parcourant tes courbes. Ni trop généreuses, ni trop osseuses. Pour finalement redescendre dans le sol. Le nourrissant. Elle était si froide. Cette goutte si solitaire. Perçant ton armure pour te parcourir. Avant de nourrir le sol. L'abreuvant de sa brève expérience. De sa descente du ciel jusqu'à la terre. Lui murmurant sans nul doute la beauté vue d'en haut. A-t-elle disparu ? Non. Elle demeure vivace dans ton esprit.



Tu finis par rentrer. Il fait froid. Dehors. La pluie continue de faire rage. Redoublant d'intensité. Hurlant sa colère de te voir abandonner. Mais tu n'as aucun choix. Tu ne souhaites pas tomber malade. Alors, tu préfères abandonner ce défi. Préférant devenir sourde aux supplications de la pluie. Elle te pleure. Tu ne la pleures pas. Tu pars te laver. Quelque chose de si basique. Après la froideur des gouttes, tu repars avec elles. Mais celles-ci sont chaudes. Celles-ci ne verront jamais le ciel. Ni la terre. Elles demeurent emprisonnées dans ta demeure. Et tu penses. À beaucoup de choses. Trop de choses. Ne regardant pas les cicatrices qui peuplent ton corps. « Les risques du métier ! » , certains diraient-ils. Des simples inattentions. Des cicatrices pour pointer du doigt les fautes que tu as commisses. Elles ne disparaîtront jamais vraiment.



Tu ne peux pas rester indéfiniment dans la douche. Tu finis par sortir. Un peu bancale sur tes deux jambes. On peut voir ton corps parcourus de quelques muscles. Dû à ton entraînement. Ton acharnement. Cela te procure une petite fierté au fond de ton cœur. Tu te sèches. Tu t'habilles. D'un simple pyjama. Parcourus de quelques nounours. Cela n'est pas très sexy. Mais cela n'est pas pour plaire à quelqu'un. Cela est simplement pour ton confort. Pour ton envie. Qu'importe l'avis des autres. Tu es seule chez toi. Mais tu ne souhaites pas te reposer. Pas maintenant. Pas encore. Bientôt. Mais pas maintenant. Tes pieds te guident jusqu'à ton dressing. Ton armoire. Regardant tes diverses tenues. Certaines sont pour sortir. Des robes moulantes. Courtes ou longues. Des robes à froufrous. Avec de la dentelle. Tu as aussi ta tenue de travail. Pour le café. Une tenue noire et courte avec des rubans à souhait. Affublé d'un tablier blanc. Comme une maid. Tu fais une petite moue. Non pas de dégoût. Mais presque d'amusement. Tu continues ton observation. Tes cheveux blonds, captant la maigre lumière. Ils sont si beaux. Si doux. Une des rares choses que tu aimes chez toi. Et qu'importent les tenues. Ils vont avec tout. Ta tenue de policière trônant à part. Défiant les autres de se rapprocher. Une maigre tenue pour le dojo. Et quelques hauts. Avec des pantalons. Et des jupes. Néanmoins, on peut remarquer un tiroir peuplé de chaussettes hautes. Ce que tu aimes par-dessus tout. Des tigrés. Avec pois. Dentelle ou sans dentelle. Transparente ou non. Vive ou ternes. Tellement de chaussettes hautes. Tu retournes sur ton lit. T'allongeant dessus. Regardant ton plafond. Fermant tes yeux. Laissant les rêves t'entraîner dans des dédales de labyrinthe. Un cul-de-sac équivaut à un cauchemar. La sortie du labyrinthe entraînant un rêve. Les paris sont ouverts. Combien de cauchemars cette nuit sera-t-elle peuplée ?



Tu t'agites. Le son d'un halètement. Le bruit des couvertures se glissant jusqu'au sol. Le son d'un cri. De peur et de détresse. Murmurant deux simples mots : « Aidez-moi ... ».


Caractère

« Quand l'homme qui témoigne est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme. »

Lunatique ᴥ La nuit tombe. Doucement. Sûrement. Avec lenteur. Le soleil faisant place à la lune. La lumière à l'obscurité. Le jour à la nuit. La lune prend place dans le ciel. Entouré d'étoiles. Chantant à l'unisson. Attendant que le temps s'écoule. Dans le sablier du temps. Et toi, tu demeures présente. Regardant le ciel. Profitant du silence. Tu regardes la lune. Son premier quartier. Tu sens l'anxiété dans ton cœur. Plus la lune deviendra pleine, plus tu seras anxieuse. Plus la lune deviendra pleine, plus tu changeras d'émotion. Plus vite. Plus rapidement. Au premier quartier, tu sens déjà son effet. Néfaste ? Bienveillante ? Tu ne sais pas. Tu sais seulement que tu commences déjà à passer de l'un à l'autre. De la colère à la tristesse. Les flammes laissant place aux gouttes. Scientifiquement, on ne pense pas que la lune influe vraiment sur les émotions. Mais tu le crois. Tu crois que c'est la lune. Qui décide. Au fond, tu ne sais pas vraiment. Est-ce parce que tu crois à cela que tes émotions changent ? Ou bien est-ce dû à autre chose ? Tant de mystères entourent cette boule grise.

Impulsive ᴥ On te prévient. N'ouvre point la bouche. Que fais-tu ? Tu le fais. Idiote jeune fille. Jeune femme. Tu le fais. Poussée par une force indescriptible. Tu le veux. Tu veux le faire. Alors, tu le fais. Qu'importent les recommandations d'autrui. Qu'importe le danger. Tu n'y penses pas. Ta volonté est forte. Plus forte que ta réflexion. Cela est un défaut. Un défaut cruel. L'impulsivité peut t'emmener dans des situations dangereuses. Beaucoup plus dans ton métier. Mais tu le fais. Courageuse ? Non. Cela est trop généreux pour toi. Non. Tu ne réfléchis pas. Tu ne le fais même pas pour avoir quelque chose en retour. Tu le fais, car tu ne peux pas faire autrement. Paroles. Gestes. Mouvements. Tu ne contrôles plus rien quand ce sentiment te domine. Alors, tu te laisses dominer. Tu deviens un pantin. Guidé par un marionnettiste. Une marionnette qui ne se rebelle pas. Montrant à autrui un drôle de spectacle. Un spectacle téméraire. Un spectacle qui peut se transformer en cauchemar ou en rêve. Selon les situations. Oui, ce sentiment peut te conduire dans le ventre du loup. Ou bien, il peut te conduire à dominer ce loup. Tu n'es pas libre du choix. Tu ne subis que la pièce. Finira-t-elle bien ? Ou mal ?

Hyperactive ᴥ Une maladie. On dit que cela est une maladie. Que tu ne tiennes pas en place. Que tu doives toujours faire quelque chose. Tu peux très bien jouer à un jeu. Puis laisser tomber. Car tu ne t'amuses plus. Car tu n'arrives plus à te concentrer dessus. On dit de cela que c'est une maladie. Quand tu dodelines de la tête. Quand tu fais craquer tes doigts. Quand tu fais bouger frénétiquement ta jambe. Quand tu sifflotes. Rien ne peut te retenir. Rien ne t'attire. Aucune cage ne te retient. Qu'importe où tu te trouves. Avec qui. Ce que tu fais. Tu ne contrôles pas cela. Tu es ainsi. C'est tout. Alors, tu fais avec. Cela est dur au quotidien. Cela est dur au travail. Mais on arrive à palier aux difficultés. Il suffit de persévérer. Il suffit de ne pas lâcher prise. Il suffit de resserrer la bride. Il suffit de te laisser faire ce que tu souhaites faire. Car cela ne dure jamais très longtemps.

Persévérante ᴥ Est-ce dû à ta maladie ? Est-ce une alternative de ta personnalité ? Pour combler tes défauts ? Pour combler ta maladie ? Tu ne sais pas. Tu sais peu de choses après tout. Tu es ignorante. Ignorante de tout. La seule chose que tu sais, c'est que tu continues de te lever le matin. Pour aller travailler. Pour manger. Pour parler. Pour te divertir. Mais, tu le sais. Cela ne dure jamais très longtemps. Au fil du temps, tu as développé un cycle. Tu essayes de te concentrer sur quelque chose. Cela ne réussit pas. Alors, tu ne cherches pas à te forcer. Tu abandonnes. Tu le sais. Si tu te forces, cela t'irritera. Alors, tu lâches prise. Puis tu passes à autre chose. Quand ta vue se pose sur quelque chose ayant plus d'intérêt. Puis, encore une fois, tu finis par abandonner. Mais au lieu de repartir sur une autre occupation, tu reprends la première. Qui a piqué, encore une fois, ta curiosité. Et ce cycle continue. Sans fin. Tu persévères à chaque fois. Alternant de l'un à l'autre. Pour finir au moins une chose dans ta journée. Des fois, cela fonctionne. Des fois, non. C'est ainsi.

Mime ᴥ Il t'arrive souvent d'oublier. Des mots. Des pensées. Et tu rumines, essayant de les retrouver. Ils sont sur le bout de ta langue. Mais ne sortent point. Et tu as beau te creuser la tête, tu n'y arrives pas. Et pourtant, là où ton cerveau fait défaut, ton corps, lui, s'en souvient. Alors, tu mimes. Cela est grotesque. Cela est hilarant. Cela est gênant. Mais tu n'as pas le choix. Tu ne te souviens plus. Ton corps, si. Il t'arrive donc de mimer des directions. Des objets. Des personnes. Tu utilises de temps en temps ta bouche. Ton visage. Pour illustrer avec des émotions. Tu produis des bruits. Imitant la voix d'autrui. Tout faire pour essayer de retrouver le mot. Utilisant autrui pour t'aider. Après tout, tu ne mimes pas devant ton miroir. Non, tu mimes devant une personne. Plusieurs des fois. C'est comme un jeu. Un jeu presque perpétuel. Cela t'arrive souvent. Les personnes proches de toi deviennent habituées. Les autres, non. Puis, si le mot n'est point trouvé, tu finis par abandonner. Et tu le retrouves plus tard. Tu claques alors des doigts. Hurlant, chantonnant ou chuchotant un « Mais oui ! ». Souvent seule dans un endroit inconnu.





« La meilleure arme est celle qui est la plus proche de la main. »





発給 の ホープ

Espoir de Délivrance



Comme chaque enfant, tu es née de l'amour de tes parents. Tu le penses et l'espères. La vérité est peut-être tout autre. Mais tu ne souhaites pas la trouver. Tu préfères ta propre vérité. Que tes parents s'aimaient assez pour pouvoir avoir un deuxième enfant. Oui, tu es la petite dernière. Une petite fille. Après le grand-frère. Il est de trois ans ton aîné. Et pourtant, tu aurais presque aimé être fille unique. Pourquoi ? Car la vie est dure quand un enfant est doué.

Tu étais un peu maladroite. Pas du tout méchante. Mais tu fus élevé durement. Ta mère travaillant pour pouvoir vous nourrir, tu fus élevé par ton père. Il prétend que ta famille descend des samouraïs. Tu le crois. Après tout, c'est ton père. Il ne te mentirait pas. Tu appris donc, dans cette maison familiale et ancienne, à combattre. Au moyen d'une épée en bois. Tu combattais contre ton frère. Il gagnait toujours. Et pourtant, malgré ton acharnement et ton dévouement, tu n'y arrivais pas. Ton père était fier. De lui. Pas de toi. Qu'importent les efforts que tu faisais. Qu'importe que tes mains finissent couvertes de cloques. Qu'importent toutes les douleurs que tu endurais. Tu n'arrivais pas à avoir sa fierté. Et tu pleurais jeune fille. Seule, dans ta chambre, tu pleurais. L'absence de ta mère. La dureté de ton père. Ton incapacité à être aussi forte que ton frère. Tu te pleurais.

Le temps passait. Tu t'étais fait une raison. Tu n'arriveras jamais à égaler ton frère. Tu faisais donc diverses activités en dehors de ta scolarité. Des fois, du judo. Après, du karaté. Des fois de l'athlétisme. Puis finir par la couture. Mais rien ne t'intéressait jamais assez longtemps. Rien ne te procurait de joie. Et quand tu rentrais, fatiguée des cours, il t'attendait. Ton père. Avec ton épée en bois. Et tu passais à côté. L'ignorant. Lui et ton épée tendue. Tu montais dans ta chambre. Résolue à ne plus jamais toucher une épée de ta vie. Malgré ses cris. Malgré la modernité qui faisait face à l'ancienneté de ta famille. Tu mettais tes écouteurs. Et tu chantonnais. Sourde à ton cœur qui saignait. Sourde aux supplications de ton frère aîné qui souhaitait seulement te parler. Tu fermais les poings. Des larmes dévalant tes joues. Des notes s'échappant de tes lèvres. La douleur est présente. Si fermement ancré dans ton petit cœur.

Encore une autre année qui passait. Encore une autre. Tu avais presque fini ta scolarité. Tu savais dans quoi tu voulais partir. Policier. Un travail qui pourrait t'occuper l'esprit et le corps. Enfin, tu savais quelle direction prendrait ta vie. Tu t'attendais presque à voir ton père qui t'attendait. Il continuait. Tu avais beau l'ignorer. Têtu, il continuait. Croyant sûrement que tu reprendrais les armes. Tu ne voulais plus être comparé à ton frère aîné. Si beau. Si intelligent. Un petit génie. Qui sait tout faire. Qui arrive à séduire n'importe qui. Un être parfait en soit. Pointant sans cesse ta propre faiblesse. Toi, être imparfaite. Tu ne savais pas. Si tu l'aimais ou si tu le détestais. Cela faisait maintenant trois années qu'il avait pris son propre appartement. Qu'il a commencé à travailler. Qu'il monte les échelons. On estime que dans quelques années, il deviendrait lui-même chef d'entreprise. Ta mère absente en était contente. Si fière. Tu ne lui parlais jamais. Elle ne faisait qu'envoyer des messages. Ironique. On entendait sa voix mécanique. Jamais sa vraie voix. À croire qu'elle n'existait pas. Et pourtant. Avocate, madame gagne assez pour subvenir à la famille. De plus, le grand-frère envoie chaque mois quelques sous pour aider la « famille ». Mais cette famille n'a jamais existé pour toi. Ces personnes ne sont que des êtres qui t'ont élevé. Mais tu n'as jamais connu la chaleur et l'amour. Cela te fait défaut. Cruellement.

Mais il ne t'attendait pas. Tu eus beau cligner des yeux. Te pinçait. Il n'était pas là. Tu fronçais les sourcils, essayant toutes les pièces. N'osant pas élever la voix pour l'appeler. Tu entendais des murmures venant de la salle d'entraînement. Tu te rapprochais le plus discrètement possible. Aucune porte n'était ouverte. Essayer d'entrevoir signifierait trahir ta présence. Tu ne pouvais pas. Tu t'accroupis, collant ton oreille aux panneaux de bois. Traditionnel, comme aime dire ton père. En parlant de celui-ci, tu entendais sa voix. Rude. Entrecoupé de temps en temps. Telle la tige d'une rose. Entrecoupé d'épines.

" Tu n'es pas obligé de faire cela. "


Une seconde voix se fit entendre. Douce et légère comme une plume. Ton grand-frère était présent. Pourquoi ?

" Bien sur que si, père. Une fois que je deviendrais chef, je reprendrais ce dojo.
Pour lui redonner sa gloire d'antan. "


Qu'entendait-il par là ? Il voulait le détruire ? Ou bien le reconstruire ? Tu ne comprenais rien du tout. Ton père reprit la parole. Élevant la voix. Tu sentais qu'il était en colère. Tu frissonnais. Tu essayais de te calmer. Sa colère n'était pas dirigée vers toi.

" Nous n'avons pas besoin de ta miséricorde et de ta pitié.
Je peux très bien lui redonner sa gloire d'antan sans toi !  "


Il y eut un blanc. Tu sentais la pression sur tout ton corps. Tes poils se dressaient. Attendant que l'orage s'abatte. Il n'allait pas tarder. Tu le sentais. Tu allais sans nul doute entendre les coups d'épée. Non pas de bois. Mais d'épées réelles. Un héritage de l'ancien temps. Quand la technologie n'avait pas tant de place que cela. La voix d'ange reprenait la parole. Ton cher frère.

" Vous vous faites vieux, père.
Vous n'y arriverez pas sans mon aide. "


Sa voix n'était plus si douce. Elle était froide. Tu ne l'avais jamais entendu parler ainsi. À chaque fois qu'il te parlait, il avait une voix empreinte de douceur. Tu comprenais maintenant pourquoi ton cœur se remplissait de malaise quand il prenait la parole. Sa voix n'était qu'un subterfuge. Sa voix réelle n'est qu'enroulé de glaçons. Froide au toucher. Froide et dure. Aucunement empreinte de douceur.

Tu ne savais pas quoi faire. Tu sentais que tu n'allais pas tarder à taper du pied. Il ne fallait pas. Tu serrais les poings à t'en faire mal. Mais tu réussis sans peine à trouver une autre réponse. Tu commenças à dodeliner de la tête. Tu te sentis immédiatement mieux. Chantonnant dans ta tête une chanson. Au rythme de la musique. Tu commençais à te lever quand tu te figeas sur place. La tension de la pièce disparaissait. D'un coup. Tu n'avais pourtant rien entendu. Pas de frottements de pieds. Pas d'épées s'entrechoquant. Tu ne comprenais pas. Jusqu'à ce que tu entendes une voix empreinte de maternité. Ta mère.

" Calmez-vous, vous deux. Nous en reparlerons devant une tasse de thé, plus tard.
Pour l'instant, allez-vous détendre. Et cela n'est pas une requête, mais un ordre. "


Et malgré sa douceur, tu entendais transpirer la voix d'avocate. L'ordre en était bien un. Et cela n'était pas discutable. Tu entendais déjà ton frère se relevait. Tu pris tes jambes à ton cou. Arrivant dans ta chambre, tu t'affalas sur ton lit. N'osant pas croire que ta mère était belle et bien présente. Belle et bien vivante.

Le temps passa. Ce fut à ton tour de quitter la maison. La remise des diplômes étant terminée, tu étais reparti chez toi pour prendre tes affaires. Et partir dans ton nouvel appartement. Ton père t'attendait. Ton épée dans sa main. Tu sentais bien que cela fût la dernière fois que tu verrais cette scène. Par pitié, tu te dirigeas vers lui. Lui prenant l'arme des mains. Tu ne voyais aucune joie dans son regard. Mais tu le fis quand même. Et une dernière fois, tu croisas le fer avec lui. Tu retenais tes larmes à grande peine, faisant de ton mieux. Te rappelant des leçons du passé. Tu t'étais entraîné sans relâche. La nuit. Dans ta chambre. Faisant les exercices. Du mieux que tu le pouvais. Car au fond, tu voulais juste être reconnu par ton père. Tu voulais juste le rendre fier.

Le combat était terminé. Tu avais perdu. Tu fis un salut. Comme il t'avait appris. Une larme glissant sur ta joue pour se poser sur le sol. Ce sol que tu ne comptes plus voir. Il pris ton menton entre ses doigts. Te regardant. Te fixant droit dans les yeux. Sans détour. Ses lèvres enchaînant les sons.

" Je suis fière de toi, ma fille. "


Tu n'arrivais pas y croire. Tu entendais enfin les mots si attendus. Tu laissas tes larmes souillées ton visage. Un sourire entre deux pleurs. T'affaissant entre ses bras. Il te pris maladroitement. Te serrant. Tel un père réconfortant sa fille.

La crise de larmes terminée, tu te remis droite. Un sourire sincère au visage. Il te tourna le dos un instant pour décrocher le sabre sur le mur. Puis, il était revenu en face de toi. Te le tendant des deux mains. Tu pris le sabre délicatement. Il était si beau. Orné de fleurs de Sakura. Il t'expliqua ses origines.

" Il est maintenant à toi. Prends-en soin. "


Tu hochais la tête vigoureusement, émerveillée de ce cadeau. Tu pris la parole, enrouée.

" Oui, père ! "


Et tu partis sans te retourner. Droite. Comme ton père te l'avait appris. Et tu n'oublieras jamais. Qu'importe ce que la vie te réservera. Qu'importe le mari que tu auras. Tu ne plieras jamais le dos. Droite. Et fière d'être fille d'un samouraï.



© NEURO




ʕ•̫•ʔ Hamster-chan ʕ•̫•ʔ
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Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 16:31
Prem's !

Bienvenue et bon courage pour ta fiche ! =)
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 17:27
Setsu s'amuse de
Bienvenue par ici. Bon courage pour la rédaction de ta fiche !!
TYRANT
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Jan - 22:18
SABBBEEEEEEEEEEEEEER! YOU'RE MIIIIIIIIIIIIIINE !!!


Je n'ai rien d'autre qu'à ajouter à mon magnifique portait qu'une bienvenue en bonne et due forme! Bonne chance pour la fiche et à la revoyure dans ce charmant monde qu'est JM

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Voir le profil de l'utilisateur Dim 14 Jan - 15:10
Setsuka ==> Merci

Iris ==> Merci chère fleur

Kayden ==> Oui je suis tout à toi Merci
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