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Voir le profil de l'utilisateur Mar 15 Mai - 23:22
Alice J. BARKER
"Bon t’as payer pour discuter ou t’envoyer en l’air ?"

Généralités
Nom ;; Barker, un nom hérité d'un homme que tu ne connais pas, quand bien même tu sais où il est et qui n'est en rien ton père. Tu ne l'aimes comme tu ne le hais point, c'est un nom, rien de plus, rien de moins.
Prénoms ;; Alice Jack. Nom féminin issu de la folie de ta mère, nom masculin qu'à cru bon de rajouter ton frère à ta naissance. Au final, tu ne sais même plus lequel tu préfères.
Age ;; Vingt-six ans passés et toujours un tête de gamin. Un jour, tu auras ta barbe, un jour.
Genre ;; Fluid Glacial raté, car tu ne peux le nier, tu manques de féminité. Loin d'être androgyne, ta part féminine s'en retrouve souvent frustrée et amère, mais qu'importe qu'on te prenne ce que tu n'es pas, tu t'y joues, au final, avec beaucoup d'amusement.
Origines ;; Le japon est le seul pays que tu connais, tu aimes vivre. Tu aimes ton pays, plus que tout et tu es fier d'en avoir la nationalité. Sans lui et ses lois, tu n'existerais pas, et tu le sais.
Activité ;; Lorsque le soleil éclaire le ciel, tu joues avec les cheveux, les coupes, les colores selon leurs envies, leur visage. Tu n'es pas causant mes efficaces dans ce que tu fais. Mais une fois la nuit tomber, tu changes de robes. Contre un salaire forcée, tu écartes les cuisses, subis ou profites, gémit ou cri et le cycle recommence.

Sexualité ;; Les hommes t'attirent, te charment là où la femme te répugne. Pourtant, il t'est arrivé de devoir partager ton corps avec une de ces créatures, ni belle, ni moche, mais sans intérêt.
Avatar ;; Darek de Goldentar/Reju
Règlement ;;
Chemin ;; QC
Commentaire ;; 9 mois que je veux le faire mon bébé ! Il est temps d'accoucher !
Bon par contre j'attendais qu'on me valide pour faire ma prez' (paranoooo !), donc les idées sont sur papier, ça risque de mettre du temps à se mettre en forme   .
The whorehouse of life..
I
FREEDOM

Elle était belle, si belle. Sourire radieux figé sur la surface luisante d'une simple image, Naoko parcourt d'un regard nostalgique les photos de sa tendre jeunesse. Une jeune femme, svelte, aux cheveux de jais et aux yeux profondément noirs, qui faisaient fondre n'importe quel homme, n'importe quelle femme. Derrière ses airs de bonne famille et ses notes excellentes, la belle nipponne a su user et abuser de ses charmes. Elle s’était sentie libre, si libre, et pourtant. La machine n'épargne personne, elle le savait, mais elle a préféré la nier, se rendre aveugle face à ses chaînes factices. Elle a toujours été enfant modèle, mais elle a toujours eu le désir de faire ce qui lui plaît. Alors, la nouvelle a été violente, pour elle, dans son âme, dans sa liberté et ses choix.

À côté d'elle, il était grand, très grand. Air patibulaire et renfrogné, Lysander Barker n'avait rien d'un gentleman anglais. Bien au contraire. Pourtant, il n'était pas violant, et malgré ses apparences rustres, il était d'une douceur sans borgne avec la jeune femme. Il en était tombé amoureux au premier regard et il faisait tout pour qu'elle l'aime. Ce n'était hélas pas le cas ; elle lui en voulait. Lui en voulait d'exister, d'être là pour lui voler sa liberté qu'il s'efforcait de récréer, en l'étouffant la moins possible malgré un désir de protection.
Pourtant, malgré cette tension palpable, ils eurent un enfant. Un petit garçon aux cheveux blonds comme ceux de son père : Lewis. Il n'était pas prévu pour les deux parents, mais prévu selon l'Incontestable. Il était né sous un ordre, et pourtant, Naoko ne put s'empêcher de l'aimer. Elle s'en occupa de son petit, se découvrant une passion, un amour, pour son rôle de mère. S’y enfermant complètement. Elle délaissait son mari, devenu simple porte-monnaie à ses yeux, ramenant le fric qu'il fallait pour faire vivre la petite famille. Beaucoup d'argent d'ailleurs, et jamais elle ne s'était demandé d'où il pouvait provenir. Lysander n'était qu'un ouvrier.

Elle le sut une dizaine d'années plus tard. Lysander avait été prudent, mais pas suffisamment. Il n'aurait pas dû continuer ses magouilles, son passé l'a rattrapé comme des traces dans la neige fraîche. Criminel de son état, Barker a une réputation en Angleterre qui l'avait fait fuir à l'autre beau du monde. Derrière ses airs de doux mari et de père attentionné, il nettoyait les erreurs de ses semblables. Traqueurs et meurtrier aux yeux du monde, il n'avait pu cacher son travail illicite plus longtemps. Prison à perpétuité, ce fut sa sentence. Et Naoko fut maintenant prisonnière à l’extérieure, et seule.

Elle reposa doucement le cadre loin d'elle. La vitre se brisa sous l'impact du sol, éparpillant des bouts de verre sur le sol. Elle attrapa la bouteille de rosé et but de longue gorger avant de poser son regard sur la petite fille de sept ans, qui jouait avec les voitures de son frère. Regard mauvais, elle fixait l'enfant comme un échec. Elle se leva agacée, se dirigeant, toujours bouteille en main, vers la gamine, l'attrapant par ses longs cheveux pour la tirer vers elle.
─ Qu'est-ce que je t'ai déjà dit petite conne ! Les voitures, c'est pour les garçons ! Va jouer avec tes poupées.
L'enfant hurla, s'agrippant aux mains de sa mère pour s'en défaire. Elle regarda vers la chambre de son grand frère, mais aujourd'hui encore Lewis était au collège, il ne viendrait pas l'aider. Aujourd'hui encore, Alice allait se faire battre.


II
FAILURE

Elle l’a voulu, vraiment voulue. Maintenant seul, avec un adolescent devenu indépendant, l’enfermement et la solitude la pesait de plus en plus. Alors que son mari était en prison depuis déjà cinq ans, elle prit la décision d’avoir un autre enfant. Dans un pays qui prône la natalité, on ne pouvait lui refuser ça et ce même si elle n’avait plus de contact charnel avec son mari et qu’elle ne pouvait procréer avec un autre. Insémination artificielle, c’est ce qu’elle réussit à se payer avec les quelques économies faites sur son salaire de misère. Faut dire qu’après l’arrestation de Lysander , les dettes familiales se sont enflammée et elle enchaînait boulot sur boulot. Elle espérait aussi qu’avoir un autre enfant à charge lui donne accès à des aides vitales pour elle.
Mais ce qu’elle voulait plus que tout, c’était une fille, une petite fille qu’elle habillerait en princesse, avec qui elle partagerait ce qu’elle n’a jamais pu partager avec son fils. Et quoi de mieux que l’éprouvette pour s’assurer ses envies. Sauf que ce n’est pas aussi simple. On peut modifier les gènes pour changer la couleur des cheveux, des yeux, ou éviter une maladie héréditaire grave, des détails limités pour éviter l’eugénisme, et de ce fait, le choix du sexe n’est pas possible. Mais elle restait confiante, trop confiante. Et elle tomba de haut lorsque la petite chose qui sortit de son ventre n’était pas une, mais un.
À croire que sa vie est un échec, tout ce qu’elle entreprend l’est. Son mariage, son travail, et maintenant son deuxième enfant. Elle qui avait tant espéré une petite fille, voilà qu’elle se retrouvait avec un second garçon. Mais la jeune mère voulait sa fille, et elle l’aurait, quoi qu’on lui donne. Alors elle appela sa “fille” : Alice, comme l'héroïne d’un petit conte où tout était possible et daigna lui donner un second prénom sous l’insistance de Lewis : Jack.

Naoko éleva Alice comme une petite fille, l’affublant de robe, lui donnant des jouets dignes du pire des clichés. Évidemment, le petit garçon, se faisait à ce genre que sa mère lui imposait. Mais lorsqu’elle commença à aller à la petite école, tout se compliqua. Au début prise pour une fille par ses camarades, elle déchanta lorsque sa maîtresse lui demanda de se changer avec les garçons. Élevé comme une fille, mais restant garçon sur sa carte d’identité, elle était traitée comme tel. Elle ne comprit pas, tout simplement pas pourquoi elle n’était pas avec les autres gamines de son âge pour se changer, pourquoi elle ne pouvait pas mettre l’uniforme avec une jupe, pourquoi elle devait se prendre les moqueries de ses camarades masculins et le rejet des copines. Il n’y a pas plus cruel qu’un enfant.
Autant dire que l’enfant se sentit très mal. Heureusement, son grand frère Lewis, de dix ans son aîné, était là pour lui remonter le moral et la faire rire. Mais surtout lui expliquer ce qui n’allait pas. Ce fut assez long d’expliquer à une gamine de trois ans qu’elle n’était pas une fille, mais Alice finit par comprendre. Alors, elle commença à s’intéresser aux jouets de son frère, à apprécier les jeux de garçons à la maternelle. Mais ce n’était pas aux goûts de Naoko. Au début, elle la laissa s’amuser avec les jouets de son frère, mais peu à peu la peur de perdre sa fille se fit sentir en elle, et le jour où Alice osa lui demander des vêtements de garçon pour être un vrai garçon, elle craqua. Le premier coup était partie tout seul, puis le second suivit, hurlant à sa progéniture qu’elle ne sera jamais un garçon, la frappant comme si elle essayait de lui faire rentrer ça dans le crâne. Ce fut Lewis qui s’interposa, arrachant l’enfant des griffes de sa mère pour la protéger avant de s’enfermer dans la chambre.

Ce jour-là, quelque chose se brisa en Alice. Sa confiance. Iel avait peur de sa mère désormais, inconsciemment, iel ne lui pardonnait pas. De ce fait, iel se rapprocha de plus en plus de son grand frère qui était là pour protéger l’enfant, lea poussant vers le haut. Devant sa mère, elle faisait bien attention d’être ce qu’elle voulait, mais avec son frère iel pouvait être ce qu’iel voulait, lui piquant ses petites voitures, faisant des choses autant pour petite fille que petit garçon.
Mais chez Naoko, aussi, quelque chose se brisa. Le rêve. Elle ne remit pas en question son acte, elle ne voyait plus Alice comme étant un autre échec. Depuis le début ça en était un, et même si elle a tout tenté pour rectifier ça, elle a échoué. Et tout en Alice le lui rappelait, au fur et à mesure où il grandissait. La consommation d’alcool de la mère augmenta, les crises de colère en même temps et tout était prétexte de s’en prendre à sa fille ratée. Un couvert mal lavé, un truc qui traîne, parfois rien. Selon ses humeurs, Alice était devenue son souffre-douleur et seul Lewis était capable de la calmer. Mais souvent, il n’était pas là. Trop souvent.
Petit à petit, l’enfant se referma sur lui-même, passant ses journées enfermées dans sa chambre quand sa génitrice lui demandait pas de rester dans le salon avec elle, ou dans la chambre de son frère. Iel avait peur le soir, après l’école de rentrer à la maison et se perdait exprès sur les chemins jusqu’à ce que Lewis vienne lea chercher. La maîtresse s’inquiétait de voir son élève déprimé, mais Alice lui répondait qu’iel était juste un peu fatigué.e, que tout allait bien. Alice n’aurait jamais pu dire que sa mère le battait. Car au fond, Alice l’aime quand même et faisait tout pour qu’elle soit fière de son enfant raté.


III
SCAR

Tu as toujours été un.e bon.ne élève. Au début, pour tenter de faire plaisir à ta mère, puis finalement pour rassurer ton frère. Mais aussi pour toi-même, car tu ne voulais pas finir comme l’exemple qui t’était donné à la maison. Ton père était en prison, du moins le mari de ta mère et cette dernière n’était qu’une épave sur le canapé. Lewis travaillait toute la journée, enchaînant des petits boulots pour subvenir aux besoins de tout le monde.
Ta relation avec Naoko était quelque peu tendue, surtout quand tu appris que tu n’étais que le fruit d’un caprice. Devenu grand, tu savais te défendre lors de ses crises et tu évitais de la croiser, car ta présence l’énervait, surtout quand tu décidais de t’habiller en garçon. À onze ans, tu avais enfin réussi à mettre un mot sur ce que tu étais : tu n’étais pas un garçon, ni une fille, mais un fluide ; et mettre un mot sur ce que tu ressentais te fit énormément de bien. Plus perdu, tu assumais complètement ton genre, quitte à l’imposer aux autres. Au début, c’était facile, ça t’allait si bien les robes, tu étais mignon.ne et tu le savais. Mais au fil des années, la puberté prit une énorme place dans ta vie.
Tu te mis à ressembler de plus en plus à un homme, et ça, tu ne pouvais rien y faire. Tu perdis assez rapidement ton androgynéité infantile et acquis un certain malaise, te trouvant de plus en plus ridicule. À cela, se rajoutait le regard des autres élèves, de moins en moins tolérant, aux paroles de plus en plus acerbes. Encore une fois, ton demi-frère réussit à te faire garder le sourire, ainsi que de rares amis proches qui se risquaient à rester avec l’ijime que tu étais devenu. Et pourtant, tu réussis à supporter cette condition comme tu l’as toujours supporté, redoublant d’efforts dans tes études pour être meilleur qu’eux, pour tenter de leur clouer le bec. Tu as toujours eu une grande force de caractère qui t’empêchait de sombre dans la déprime. Tu ne te laissais pas faire et avais un certain répondant aux brimades qu’on t’infligeait. Des insultes gravées sur le bureau et tu félicitais l’auteur de son imagination avec un certain cynisme, une moquerie en public sur ta tenue et tu remercies qu’on ait vu ta jolie robe d’uniforme, une remarque sur les poils qui apparaissait sur ton corps et que tu assumais plus ou moins, tu proposais au critiqueur d’aller ensemble dans un salon d’épilation. Tu étais une victime qui ne se laissait pas faire et donc fortement agaçante. Alors forcément, un jour, ça te fit défaut.

Te prendre des coups, tu en avais l’habitude. Ça ne te faisait plus grand-chose et tu attendais que ça passe avant de reprendre ta vie normale. Un frottement de paume pour essuyer le sang sous ton nez et c’était fini. La plupart du temps, c’était rapide, tu insultais et cherchais la merde, on te mettait une branlé, on te piquait ton repas que tu t’amusais à piéger de laxatif et de piment, la routine. Mais une fois, tu as trop ouvert ta grande gueule. La gorge appuyant contre la lame d’un couteau, tu t’étais débattu en gueulant et insultant les mères de tes agresseurs de mots très recherchés. L’arme, à la basse uniquement intimidante, exerça sa fonction première et d’un mouvement maladroit le sempai qui te maîtrisait, te trancha la gorge. Une partie de la trachée pour être exact, évitant par miracle les jugulaires. La peur t’avait envahi.e alors que sous la panique, tes agresseurs s’étaient enfuis. Tu t’étouffais, comme si tu te noyais et c’est un élève du collège qui te trouva avant qu’il soit trop tard.
Tu te réveillas des heures plus tard dans une chambre d'hôpital, avec un mal de gorge digne d’une bonne angine. La blessure avait été prise en charge rapidement, et une fois recousue, ta vie n’était plus en danger. Par contre, tu héritas d’une belle cicatrice défigurant ton cou et il n’était pas sûr que tu puisses reparler un jour.

Après cette agression, ton comportement inquiétait énormément Lewis. Tu étais trop optimiste et tu avais repris ta vie comme si de rien n’était. Tu avais refusé de vendre tes agresseurs, prétextant que tu avais oublié, tu t’étais remis au travail, en plus de te réentraîner à parler, écrivant sur une ardoise en attendant de guérir et retrouver ta voix. Tu venais de subir un énorme choc psychologique, de perdre potentiellement ta voix et on te brimait au collège, mais tu restais hyperactif. Tellement que tu ne dormais plus la nuit pour faire tout ce que tu t'imposais. C’était même de pire en pire, on t'arrête plus, tu partais dans des projets de plus en plus fou, les profs avaient du mal à t’arrêter dans le boulot. Tu disais que tout allait bien, mais derrière ton large sourire, les cernes de la fatigue en disaient long sur ton état. Un truc n’allait pas chez toi, vraiment pas et ton frère le voyait.
Et la chute survint un mois plus tard, comme si tout ce que tu avais nié depuis des années explosait en toi. Tu te mis à refuser d’aller en cours, te refermant sur toi-même et ne sortant plus de ton lit. Alors que tu avais réussi à retrouver ta voix, tu restais mutique et communiquais plus qu’avec ton ardoise. Si ton demi-frère n’avait pas été là, tu te serais aussi laissé mourir de faim. La dépression s’installa aussi vite qu’un ouragan, ravageant la bonne humeur qui t’animait habituellement. Au bout d’un moment, Lewis te força à aller voir un psychiatre afin de te sortir de là. D’autant plus que sous le stress et l’angoisse, ta peau commençait à se décolorer ; ce n’était pas étonnant, ayant des cas de vitiligo dans ta famille maternelle, il a suffi d’une baisse immunitaire issue de ton état pour déclencher ce facteur génétique. Mais là, ce n’était pas le problème.
Le verdict tomba assez rapidement : entre ta phase maniaque et ta dépression, tu avais nettement les symptômes de la bipolarité. C’étaient les premières crises, se déclarant naturellement autour des quinze ans, et la maladie put rapidement être prise en charge. Ton frère t’aida à prendre tes traitements, surtout quand tu revenais en phase positive, dans laquelle tu aimais être, et qui poussait la plupart des bipolaires à arrêter leurs médicaments au risque de retomber brutalement dans la dépression. Non surveillé, tu aurais fait la même erreur.
Il fallut plusieurs mois avant de te stabiliser, réussissant à rester dans une phase normale. Aidé par Majora, un petit iguane que t’avait offert Lewis pour te tenir compagnie quand tu allais mal. Un lézard, qui maintenant, fait quarante centimètres de long, passe son temps collé à toi et prend donc beaucoup de place. Tu avais pris énormément de retard sur le parcours scolaire et tu sacrifias tout ton temps libre aux rattrapages pour ne pas rater ton année. Finalement, tu réussis à l’avoir de justesse, te promettant de tout donner l’année suivante. Car les projets que tu t’étais donné.e, tu comptais bien les réaliser. Tu voulais faire des études dans l’informatique, entrée dans l’entreprise Hitachi, et gagner assez pour aider ta famille. Rien n’a pu te faire changer d’avis.


IV
FLESH

D'un revers de la main, tu chasses le moustique de ton bras, soupirant d'un ennui profond. Il y a exactement soixante-quatre plaques au plafond, tu le sais, tu les as comptées deux fois. La plante sur le rebord de la fenêtre, possède vingt-sept feuilles et semble aussi désespérée que toi. Et le mec qui te prend depuis tout à l'heure, à une moyenne de quarante coups par minute. Sauf qu'il est nul, que tu sens que dalle et que t'as qu'une envie, c'est qu'il finisse, car tu commences à avoir des crampes. Le souci, c'est qu'il a payé. Alors tu la fermes et tu subis.
Pourquoi je suis là, pensas-tu quelques secondes. Ah oui, pour payer mes études, enfin, plutôt mes dettes.
C'est aussi simple que cela. Trop pauvres pour payer cette école dans laquelle tu voulais aller, des rires face à tes demandes de prêts, tu n’avais pas eu d’autres choix. Tu avais tenté des petits boulots, mais au Japon, c’était difficile de travailler en tant que mineurs. Non, ironiquement, c’était plus simple de faire de l’illégalité et puis, on ne t’a pas vraiment laissé le choix. Au début ; tu as commencé à vendre du shit à tes copains, le même que tu fumais depuis quelque temps derrière le dos de ton frère. Et puis, tu t’enlisas de plus en plus dans ce cercle vicieux. Des mauvaises fréquentations qui te tirèrent vers une fausse facilité. Alors forcément, quand un mec que tu connaissais depuis quelques mois, te propose de t’aider, tu acceptes.
Je lui ai fait confiance, dans ma naïveté. S’il avait été un inconnu, j’aurai sans doute moins facilement accepté. En plus, il était relativement sexy. D’ailleurs, je couchais régulièrement avec lui.
Et ce fut là le problème. Tu l’avais rencontré dans un bar, vous vous êtes mutuellement charmé, mais tu es tombé.e dans ses griffes sans t’en rendre compte. Tu aimais partager son lit, il était gentil, poli, et te fit découvrir un monde que tu ne connaissais pas. Ô, tu avais déjà couché avant lui, tu aimais ça, mais trouvais rarement cela très palpitant. Et lui, avait su trouver le petit truc qui te manquait. Cela avait commencé avec des liens, puis des étranglements et chaque rencontre était un vice en plus. Toi qui avais encaissé les coups toute ta vie sans broncher, cet homme avait réussi à te faire aimer la douleur, dans un certain contexte. Agressif et doux, sadique et soucieux, ce sont ces mélanges contradictoires que t’aimais, t'excitaient, te poussant à t’accrochait à lui sans vraiment t’en rendre compte, car tu avais confiance en lui. Non, il ne te ferait pas de mal au-delà de tes limites. Tu le pensais. À force de partager des moments intimes, tu oublias que tu ne le connaissais que charnellement. Alors quand il t’a proposé de t’aider financièrement, tu acceptas de ta jeunesse aveugle. Lui promettant de le rembourser un jour. Si tu avais été plus curieux, tu aurais appris qu’Alekseï était un yakuza. À croire que c’est de famille que de baiser avec des criminels.
Je ne sais pas ce qui est le pire, avoir des dettes envers une banque ou envers des yakuzas. Dans les deux cas, tu te fais baiser, et c’est le cas de le dire.
Forcément, ça, tu l’appris à tes dépens après avoir commencé tes études. Au moment où il t’était impossible de lui rendre l’argent quand il te l’a exigé. La pression morale, la peur, et les menaces te firent craquer et accepter n’importe quoi. Tu ne voulais pas que ton frère apprenne et en subisse les conséquences, alors tu as été le jouet de cet homme pendant un long moment. Au final, ce pour quoi tu avais cédé à cette aide ne servait à rien, car à force de te vendre pour rembourser ta dette, l’école, tu la délaissas de plus en plus, n’arrivant pas à suivre, aussi bien physiquement que moralement.
Et à côté, je faisais ce que je pouvais pour rien montrer à mes proches. Mais c’était de plus en plus dur, car malgré mon traitement, ce que je vivais rendait mes phrases dépressives de plus en plus longue. Et pourtant, je tenais bon, car ce n'était pas moi en réalité qui risquait le plus. Mais mes proches.
À force, comme tu ne lui rapportais pas grand-chose, il décida de te vendre à un bordel, te foutant sur la tête une dette bien plus conséquente qu’auparavant. Tu ne savais vraiment pas comment te sortir de cette merde. Tu te renfermas sur toi-même, apprenant à mentir comme un banquier. Et c’est dingue à quel point, tu devins de plus en plus avare sur tout ce que tu gagnais, ce que tu dépensais. Tu allais même jusqu’à grappiller sur ton traitement pour économiser le plus possible. En réalité, tu n’aurais pas tenu très longtemps si elle n’était pas arrivée dans ta vie.


V
CRAZY LOVE

Elle est arrivée à travers une lettre rose, un beau matin de juillet sur ton lieu de travail. Tu crus mourir de l’intérieur quand ta maquerelle te tendit la lettre, autant en colère que désolée. Avec cette lettre, le bordel perdait un employé et toi un revenu qui t’aurait permis de racheter ta vie. Tu l’as ouvert avec angoisse pour y découvrir un prénom : Kiyo. Une femme, un putain de vagin. Bien qu’il t’arrivait de coucher avec elles par obligation, tu détestais ça. Tu étais homosexuel, c’était une certitude, alors tu ne compris pas le raisonnement de cette machine.
Quand je l'ai rencontré, j’ai été choqué.e par son âge. Elle avait vingt-cinq en de plus que moi, moi qui venais de toucher ma vingtième-troisième année. Elle aurait pu être ma mère. Mais contrairement à elle, Kiyo était vraiment très belle, du moins, elle avait une beauté bien à elle, particulière et rassurante.
En réalité, bien qu’elle fût une femme, vous étiez fait pour être ensemble. Kiyo était attentionnée et attentive. Elle prenait soin de ne pas t’étouffer et te remonter le moral quand ça n'allait pas. Ironiquement, elle travaillait dans un centre d’aide pour dépressif. Autant dire qu’elle lui a évité bien des conneries. Kiyo n’hésitait donc pas à sacrifier ses jours de congé lorsque son bipolaire de mari allait mal et à tenter de réaliser toutes ses idées fantasques lorsqu’il était en phase hyperactive.
─ Tant que tu es en vie, tout est rattrapable, disait-elle souvent.
Elle le sortait pour qu’il se change les idées et lui acheta un petit chaton sphinx du nom de Beerus. Les thérapies par les animaux fonctionnaient bien avec toi, tu te sentais mieux en leur présence et le chaton apportait une chaleur que Majora n’avait pas. Il se sentait bien avec elle, elle le comblait sur tous les points. Et il tentait de faire pareil pour elle, oubliant presque sa sexualité. Il ne la considérait plus comme une femme, mais comme Kiyo. Derrière ses airs angéliques, elle cachait bien son jeu. Un jeu amusant et agréable. Kiyo semblait si innocente, mais sous la couette, elle faisait preuve d’une dominance et un sadisme délectable. Je ne sais pas comment j’ai fait pour vivre sans elle pendant tout ce temps.

En dehors de sa vie de couple, tu continuais à travailler au bordel, le soir, y faisant le ménage ou d’autres corvées. La journée, Kiyo avait réussi à te convaincre de faire un autre travaille, pour te sortir un peu de ce monde déviant. Elle savait que tu avais des dettes et ne pouvait pas en échapper si facilement, mais tu pouvais faire autre chose de tes journées à déprimer en l’attendant.
Je ne sais pas trop ce qui m’a poussait à faire ça. Je n'avais pas franchement la gueule à l’emploi. Peu souriant, cynique et pas très causant. En termes de sociabilité, je ne faisais franchement pas un bon coiffeur. Mais en termes de technique, après deux ans de formation, j’étais plutôt doué. Alors même si je n'étais pas le cliché du coiffeur gay, les gens aimaient bien que je m’occupe d’eux. Ironiquement, dans chacun de mes métiers, je m’occupe avec soin de mes clients.
Tu étais doux, attentif à leur demande et avais un certain regard à la morphologie des gens. Et puis tes tenues, surprenantes au début, amusaient gentiment les gens qui venaient. Et puis c’était toujours sympa de parler robe avec les clients.

Tu étais marié à une femme qui te rendait heureux, tu avais réussi à apprendre un travail qui te passionnait. Si ça n’avait été le bordel et les yakuzas, ta vie serait parfaite.


VI
SHUKUMEI

Ce jour-là, ce fut l’apocalypse, pour tout le monde. La terre trembla à se fendre sur elle-même, remuant la mer qui vint s'abattre sur les côtes, sur Tokyo. L’eau s’était engouffrée entre les bâtiments, un raz-de-marée destructeur comme si les dieux avaient décidé de tout nettoyer.
C’est arrivé d’un coup, sans prévenir, ou presque. Pendant la nuit, il y avait eu ce tremblement de terre, mais on y est habitué au Japon, les tsunamis, un peu moins. Ce fut la surprise, le petit effet kiss-cool déplaisant.
Tu étais au salon de coiffure ce jour-là, à ranger les bordels issus du séisme. L’alarme avait retenti et vous vous étiez réfugié dans le bunker le plus proche. Tu y passas les plus longues heures de ta vie, serrant Majora que tu emmenais partout avec Beerus. Habituellement, ils restaient sur les hauteurs, amusant les clients du salon, mais là, ils étaient aussi effrayés que toi, se réfugiant tous deux sous tes habits. Lorsque tu sortis, tu fus soulagé d’être en vie, ainsi que tes collègues. Mais ce fut de courte durée lorsque l'hôpital t’appela.

S’il n’y avait pas eu la bague, tu n’aurais jamais réussi à la reconnaître. Visage arraché par ce qui entraînait les flots avec eux, elle était allongée, sur un brancard, couverture à moitié retirée pour te la montrer, pour que tu l’identifies. La première chose que tu fis en la voyant, ce n’est pas de pleurer, mais de vomir. Il te fallut de longues heures avant que tu réalises que c’était Kiyo sur cette table mortuaire ; le temps de remplir les papiers du décès, de rentrer chez toi, de t'asseoir sur ton lit, avant de fondre en larmes.
Je ne savais pas quoi faire, je me sentis totalement perdu. J’avais l’impression que tout mon monde s’effondrait autour de moi.
Il te fallut plusieurs jours avant de dénier sortir de ton lit, avant de réaliser que ton frère avait tenté de te joindre à plusieurs reprises. Quand tu vis ses appels et ses messages, tu te sentis mieux, il était toujours en vie. Alors tu revins habiter avec lui, lui qui était toujours là pour te soutenir. Ça commençait à aller mieux pour toi, si au moins le bordel te foutait la paix.

À peine avaient-ils appris que tu avais perdu ta femme qu’ils te remirent sur le marché. Le deuil, ils s’en foutent, tu avais une dette à payer. Ce fut assez difficile pour toi, on ne va pas dire que tu étais très enclin à faire des efforts, mais avec des menaces ça marche toujours. Petit à petit, tu te mis à faire du delivery health pour les clients avec qui tu avais l’habitude de travailler. Cela t’évitait de tenir le bordel et te forcer à sociabiliser plus que nécessaire. Puis ça devint une routine. Par ta particularité physique et ton caractère bien trempé, tu étais demandé, un peu trop à ton goût, et pas assez payé.
Mais au final, on finit par s’y faire à ce genre de vie, enfin, c’est ce que j’essaye de me convaincre.

Paradoxical spirit
Si on devait te décrire avec un mot, ce serait : Tête-à-claque. Tu es agaçant, par ton air, ton attitude, un.e fouille merde par excellence. Sourire provocateur, tes paroles ne sont que cynismes et ironies. Tes mots sont acerbes et manquent pas de mots fleuris. Tu es une personne relativement pessimiste, pour toi-même principalement, mais pas forcément pour les autres. À tes yeux, l’échec est ta plus fidèle compagne, là où la réussite te trompe. Et pourtant, tu gardes un sourire permanent, aussi faux que les seins d’une pin-up.

Tu n’as jamais su sur quel pied danser. Homme, femme, tu ne sais pas où te placer. Tu te sens les deux ou aucun. Tu es fier d’être un homme, mais tu as raté ta part de féminité. Alors tu passes plus souvent pour un. transsexuel.le que ce que tu es vraiment. Tu t’y es adapté, mais parfois ça te pèse et te déprime. Mais la dépression et le paradoxe sont ton quotidien.
Tu es bipolaire, oscillant entre joie et effondrement. Tu as tes phases hyperactives, pleines de bonheur et d’idées folles malgré la vie qui ne t’y aide pas. Tu nies tes problèmes, tu restes aveugle et fuis pour mieux vivre. Tu es bon, plus ou moins, dans tout ce que tu fais. Du moins, tu le penses. Tu as envie de tout et tu conquerrais le monde si tu pouvais. Tu as l’impression de contrôler ta vie, que rien n’est grave. Mais d’un coup, tu peux te retrouver au fond du gouffre, apathique et important, la dépression de ronge et te pousse inexorablement vers le précipice. Tu t'éteins face au monde, tu te complais dans un mutisme permanent, daignant écrire que quelques mots sur une ardoise pour communiquer. Tu refuses de sortir, ta misanthropie et ton agoraphobie latentes se déployant à leur paroxysme. Tu te sens perdu comme irrécupérable et tu rejettes par contradiction l’affection dont tu as besoin.

En raison de son travail, tu es devenu une tombe en plus d’être cachottier, malin et menteur. Pour cacher ta vie nocturne à tes proches, mais aussi manipuler ceux qui le méritent. Tu es quelque peu opportuniste, essayant toujours d'obtenir ce que tu veux. Surtout de l’argent, car tu es du genre avare avec la monnaie, comptant tes sous aux centimes prêts, mais ce, pour de bonnes raisons. Tu serais bien capable de faire payer ton conjoint pour que vous couchiez ensemble. Et pourtant, lors de tes phases maniaques, tu peux décider de tout dépenser sous un coup de tête avant de te morfondre sur la connerie de ton geste.
Alors tu en as entendu des choses, de tes clients te prenant pour confident, achetant ensuite ton silence après s’être rendu compte qu’ils ont trop parlé. Mais malgré ton caractère bien trempé, tu sais garder les secrets, même les plus fous, les plus dénonçables. Parfois, tu t’en sers pour faire chanter, opportuniste, mais tu ne t’y risques pas trop. Tu es véritable une boîte de Pandore.

Mais tu n’as pas vraiment besoin de chantage pour mener les gens par le bout du nez. Car dans tes bons jours, tu peux te montrer très charmeurs, tu connais ton potentiel attirant dû à ton apparence atypique. Souriant et doux, tu répondras dans un murmure, à ceux contre lesquels tu te blottis, à quel point oui, tu les aimes aussi, avec une hypocrisie assumée. Tu donnes ce qu’ils veulent pour mieux les obtenir. Car tu es bien incapable d’aimer, ton cœur étant aussi vide qu’un désert. Tu préfères garder tes distances émotionnellement. Même si paradoxalement, tu aimes te sentir aimait, te sentir rassurer comme tu aimes l’exact inverse.
Car autant le dire, s’il y a bien un truc que tu assumes, c’est ton masochisme. Bien que dans la vie publique, tu ne le montres pas, dès que la barrière du privé se dresse, on ne t’arrête plus et tu peux te montrer relativement agacé si tu n’es pas satisfait.

Pour finir, concernant l’Incontestable, tu es pour, complètement pour. C’est assez étrange puisque son existence est une entrave à ton activité, mais tu ne peux que croire à la fiabilité d’une machine qui t’a permis de vivre les plus belles années de ta vie. Mais tu en as peur aussi, peur de te remarier, peur de t’attacher et peur de perdre à nouveau.

Les trucs inutiles, mais important quand même que j'ai la flemme d'écrire : aime les fringues, autant masculins que féminins – fume et se drogue à la cocaïne pour tenir la distance de ses journées – oublie souvent ses médicaments si on ne le surveille pas – aime ses phases maniaques – aime avoir la sensation de contrôler sa vie – est incapable de se concentrer et oublie souvent des choses – est passionné par les animaux étranges et mal aimés – a un iguane vert (Majora) et un chat sphynx (Beerus) – a la phobie des fantômes et donc du noir– dort donc avec une veilleuse et ses animaux dans le lit – son plat préféré sont les onigiris – déteste les aubergines – fait des coups de pute quand on s’y attend le moins lorsqu’il boude – déteste passer l’aspirateur – adore les câlins mais le dira jamais réellement – se sent mal à l’aise avec les couteaux pointus – sait très mal faire la cuisine – aime chanter sous la douche – a une voix enrouée qui monte pas dans les aiguës – aime pas pleurer en public – fait les fier sans l’être vraiment – n’est pas gaucher mais aime faire des trucs avec sa ma gauches – est maladroit dans les tâches quotidiennes – se confie difficilement et selon la personne – aime les barbus – est soumis au lit – peut avoir une libido débordante et envahissante – aime le jus d’orange sanguine – sait jouer de la basse – aime le rose – puis d’autre choses encore...

Patchwork
Tu es petit.e. Petit.e par ta taille, petit.e par ton poids. Tu ne dépasses pas les uns mètre soixante-cinq et ne pèses habituellement pas plus lourd.e qu’une brindille. Pourtant, tu manges, suffisamment, sauf quand tu décides de ne plus avaler quoi que ce soit pendant plusieurs jours. À vrai dire, ton poids fait légèrement le yo-yo en fonction de tes phases, alors parfois tu as une petite brioche et parfois tu es aussi maigre qu’un clou rouillé. Alors, tu as une garde-robe qui va et vient en fonction de ta ligne, des robes larges aux petits shorts en passant par le pantalon simple, le tout avec des couleurs vives.
Tu aimes les habits, prenant ton temps le matin pour choisir ta tenue dans le peu de chose que tu possèdes en réalité. Revêtir chaque jour un agencement de tissus différant qui vient recouvrir ta peau. Une peau hâlée parsemée de taches décolorées par le vitiligo et les frottements. Une maladie auto-immune, non contagieuse, mais impressionnante dont tu as su tirer parti pour te mettre en avant. Tu aimes tes tâches contrairement au reste de ton corps, beaucoup trop masculin à ton goût.

Trop musclé, trop étroit, trop sans forme, pas assez féminin. Pourtant tu assumes ta pilosité, à moins que ce soit parce que l’épilation est une souffrance dont tu aimes te passer. Masochiste oui, mais faut pas déconner non plus. Mais en parallèle tu as un cou et des poignets fins marqués par de fines cicatrices dépressives. Des doigts longs qui se glissent partout où ils veulent ; ton corps marqué est tout en longueur malgré leur manque de courbes et parsemé de trois discrets piercings. Ta gestuelle est douce quand tu le souhaites mais légèrement maladroite, pataude et trainante quand tu n'es pas fatigué.e. Dépendante de ton état d’esprit

Tu as un visage relativement carré arborant un nez plutôt rond, entouré de joues rondes ou creuses selon les périodes. Tes grands yeux arborent deux iris, couleurs herbes, aussi ternes que pétillants. Quel que soit ton état d’esprit, ton regard est cerné par la fatigue et le manque de sommeil réparateur. Au-dessus, d’épais sourcils surmontent ton regard, le rendant très expressif. Tout comme ta bouche, étirée régulièrement par un sourire aux lèvres fines, recouvrant une denture pas droite et presque enfantine.
À quelques points de ton visage, des points de beauté se démarquent de tes taches de rousseur en partie effacées par le vitiligo. Ton visage est entouré d’une masse de cheveux brun châtain, dont la longueur varie selon tes envies et qui parfois, dans de rares occasions, tu t’amuses à teindre.
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Voir le profil de l'utilisateur Mar 15 Mai - 23:22
Bon bah non en fait
Alors pour combler je mets une photo de Majora et Beerus, voilà.

Mrs. 4x4
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Voir le profil de l'utilisateur Mar 15 Mai - 23:33
Bon QC et bon courage pour la fiche !

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Thanks Kenken pour le kit ♥
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Bruh.
Voir le profil de l'utilisateur Mer 16 Mai - 7:09


D'puis l'temps, didon 8)))

Bon courage pour la rédaction ~
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 17 Mai - 14:02
Merci

J'essaye de finir au plus vite, mais en semaine c'est chaud patate !
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Époux/se : ♥ Simon ♥
Autre: Signa codée par Exordium.
Voir le profil de l'utilisateur Dim 20 Mai - 14:49
Bon QC....
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Voir le profil de l'utilisateur Hier à 13:38
Re-bienvenue ! :) J'ai hâte de voir ce que va donner ce personnage :3
Et félicitation pour ce QC vu le temps que tu attendais :") !
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Voir le profil de l'utilisateur Hier à 16:28
Chû - Mon p"tit Chû chou choupinet ♥️. Merci ♥️.

Bracken - Ah ah ! Oui en effet ! Merci :3.


J'AI FINI !!!!


J'en ai chié avec la personne neutre... je sens que je fais finir par tout foutre au masculin dans mes rps car je sens que j'ai zappé des accords malgré mes relectures X_x...
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