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Voir le profil de l'utilisateur Dim 29 Juil - 10:54
Bonjour, (Car après tout, entre gens civilisés, les mondanités voudraient que l'on se salue avant de commencer toute interaction de communication qui comprendraient un minima de deux individus dotés d'une conscience qui leur est propre.) nous allons ici vous raconter une brève histoire sur la vie de Takeao (Et accessoirement d'une dame qui s'appelle Tsugumi,, mais elle vous la racontera mieux que moi plus tard. Je crois. J'espère.) et son évolution dans ce monde de brutes. (Dont au sujet duquel il contribue en partie, à son échelle, bien entendu)

Takeo, qui, dans son petit quartier tranquille , (Dont nous tairons le nom pour des raisons d'anonymat) (Et pas du tout parce que je suis quelqu'un de négligent et que je n'ai même pas pensé au nom de la rue dans lequel il habiterait du fait que je n'ai strictement aucune culture sur le japon. Non. Rien à voir.) (Promis j'arrête les parenthèses) s'apprêtait à partir se dégourdir les jambes en cette belle matinée d'été printanière. (Donc il fait pas trop chaud... Et oui, j'ai menti pour les parenthèses. Et vous savez le plus mieux dans cette histoire ? C'est que vous ne pouvez rien y faire pour m'en empêcher ! Je me ris de vous sardoniquement.)

Takeo, donc, jeune homme fringant, les traits tirés, la clope au bec, le dos légèrement voûté, n'ayant que peu dormi à cause des gamins qui hurlent parce qu'ils font leurs dents ou celles des autres, et qu'il travaille tard, car oui, monsieur travaille alors arrêtez un peu, puis que bon, il était quand même plutôt très tôt, avouons-le. Le vieux Takeo, qui, comme tous les matins, allait relever son courrier du jour, ou de la veille... Il n'était pas très assidu, bien qu'il s'assurait de toujours le ramasser quand même régulièrement, histoire d'éviter les mauvaises surprises. Disons qu'il ne restait plus accroché à sa boîte aux lettres en fixant les passants et en grognant quand l'un faisait mine de s'en approcher, de peur qu'on ne lui laisse le fameux courrier.
Choses qui n'arriverait de toute façon jamais car Takeo est un olibrius inapte à toute interaction sociale et civilisée dans ce monde édulcoré de lavettes indécises qui sont obligés de suivre les directives arbitraires d'une unité centrale et pseudo-intelligente contrôlée par des fonctionnaires frustrés qui n'arrivent qu'à peine à dézipper leur braguette tout seul sans l'aide d'un bras mécanique pour aller pisser.

Takeo, posa sa grosse paluche mollement sur sa boî-boîte, comme presque chaque matin, après l'avoir préalablement ouverte avec sa petite clé, puis tira délicatement la petite porte en métal vers lui. Un petit grincement perça jusqu'à ses frêles oreilles pour venir briser l'inexpugnable silence qui régnait dans cette sordide résidence d'un quartier dont on taira toujours le nom pour ne porter préjudice à ses habitants qui sont sans doute des gens très bien.
Quelle ne fut sa surprise de voir une lettre à l'intérieure. Pas une de l'alphabet, non, une vraie enveloppe en papier avec, sans doute un mot plié en deux dedans. Un mot, pas le truc que quand tu combines des lettres ça en fait un, non non, un morceau de papier avec, justement des mots écrits dessus, puis quand ils sont bien organisés d'une manière précises, forment des phrases. (C'était l'instant culture. Merci d'être passé, vous pouvez éteindre votre ordinateur et redeviendre un membre actif de la société.)

Le jeune homme frissonna un instant, son cerveau injectant une dose de doute dans son esprit qui traversa son corps de part en part. Cela le réveilla quelque peu de sa torpeur matinale. Et si... Non, ce n'était pas possible.
De ses mains fébriles, il vint ouvrir délicatement ce pli litigieux.
Quelle ne fut sa surprise de voir ce qu'il contenait.

Takeo resta bouche bée un instant. À tel point qu'il en fit tomber sa clope de sa bouche et ne chercha même pas à la ramasser, même à cause de la règle des trois secondes, c'est dire ma bonne dame. (Je ne m'adresse ici à aucune dame en particulier, c'est une formule. Encore que, je pourrais m'adresser à Tsugumi qui sera obligatoirement contrainte de lire ce fatras jusqu'au bout alors que tous, déjà, avez décroché depuis fort longtemps, comme moi d'ailleurs car cela fait bien des années que je n'ai plus aucune idée de ce que j'écris.)

Takeo, déconfit, regardait avec stupeur cette lettre abominable, ce pli de l'enfer, ce mot démoniaque. Il resta cependant impassible, ne cédant pas à la panique qui envahissait son esprit.
Alors que dans sa tête, ça sonnait le signal d'alarme, son visage lui n'affichait presque plus aucune émotion. Son regard s'était perdu dans le vague, il était devenu brumeux. Sans substance...
Mais dans son esprit ça ressemblait plus à un cri aiguë et strident d'un simple mot qui exprime la négation au mieux, c'est à dire "NOOOOOOOOOOOOOOOOOON". À peu de choses près.

Quelques "non" plus tard, le jeune homme tenta de se reprendre, froissant ce courrier entre ses mains et le balançant par dessus son épaule. Il prit une grande inspiration. Takeo est un homme fort, viril, indépendant et surtout, libre. Ses yeux étaient maintenant plein d'assurances, les sourcils froncés il recula d'un pas et serra les poings et les dents avant de siffler :

"Putain."

Il leva les bras aux ciels et se mit finalement à hurler. Cédant à la panique... Et à la colère. Avec un touche d'incompréhension et d'injustice sociale et matrimoniale.

"PUTAIN DE BORDEL DE CUL D'ENCULÉ DE SA RACE..."

Puis il cliqua énergiquement la porte de sa boîte aux lettres, si bien qu'elle se décrocha, la vis s'échappant, retournant sans doute à la nature, de là où elle venait, un arbre à vis ou un truc du genre, j'y connais pas grand chose en vis moi vous savez, j'en parle comme ça mais bon... Et la petite porte tomba aux pieds du japonais vénère.

"... DE MERDE."

Puis Takeo aperçu un voisin qui, interpellé par le bruit, ou qui venait de se réveiller et allait chercher lui aussi son courrier, en peignoir, était dans l'escalier. En une fraction de seconde, le regard vindicatif de Takeo se porta sur lui, le foudroyant du regard.

"CASSE-TOI, TOI OU J'TE DÉFONCE TELLEMENT FORT QUE..."

Il n'eut pas le temps de terminer sa réplique que l'homme prit immédiatement peur et, sans demander son reste, disparu derrière la porte de son appartement, la refermant à clé derrière lui. Dans le doute, vous savez...

Takeo, excédé, défait, dû s'avouer vaincu. Il savait qu'il ne pouvait y échapper... Ou peut-être que... Sait-on jamais. Un miracle. Non ? On sait pas, un accident de chasse, de deltaplane, une maladie mortelle qui la foudroie dans l'instant, là, bîm. Et hop, on est à nouveau libre...

En parlant de liberté, Takeo s'y risqua une dernière fois, se tirant de son quartier pourri, dont nous tairons toujours le nom, arrêtez d'insister,  et c'est à bout de nerfs qu'il reparti en vadrouille... En tant que célibataire accompli.

Ce n'est que bien plus tard, dans la soirée que le jeune homme se rappela qu'il lui fallait répondre à certains devoirs et surtout SE PRÉSENTER SUR LE LIEU DE SON INCARCÉRATION, histoire de ne pas finir comme son super pote aux cheveux blonds, qui avait sans doute fait le malin un peu trop longtemps. Aussi, le jeune japonais alla ramasser la lettre... Enfin, plutôt la chercher dans les poubelles en priant pour ne pas l'avoir perdue, car même si ils en renvoient, attendre c'est chiant et surtout qu'il perd vite le compte des jours alors, des fois que ça fasse déjà une semaine, vous savez... Il retint l'adresse, mais ne se soucia pas du nom dessus. Car de doute façon, peu importe qui cela pouvait être, il décida à cet instant qu'il la détesterait. C'est comme ça et pas autrement.
Après tout, ce serait sa faute, à cette personne, si il en était arrivé là ? Elle n'avait qu'à pas naître, cette inconnue, puis comme ça tout le monde était content.

Mais de nouvelles questions assaillaient son esprit tandis qu'il partit de chez lui... Qu'allait être cette personne ? Allait-elle être bonne, méchante, hideuse... Vieille ? Fripée ? Un gros monsieur barbu, avec des bras gros comme ses cuisses ? Une lycéenne attardée dans la trentaine fan d'anime ? ... UN FLIC ?
La vie allait devenir épouvantable.

Puis, Takeo se souvint qu'il fallait qu'il travaille un peu, aussi, accessoirement... Non pas pour ramener de l'argent pour le ménage, non non... Mais car il le faut bien, parfois. Puis accessoirement cela lui permettrait d'être plus autonome et d'être là le moins souvent possible...À commencer par maintenant. Si l'inconnue pensait pouvoir compter sur lui, elle se mettait le doigt dans l’œil jusqu'au trognon.

Ce n'est que vers une heure trente du matin que Takeo surgit devant la porte de l'appartement de son nouveau chez lui. Apparemment. C'est pas comme si il avait le choix non plus. Et c'est dans son habit de prince charmant qu'il pouvait, fièrement, se présenter à sa nouvelle compagne. Car, non seulement la présentation est importante, mais la première impression l'est d'autant plus.
C'est donc vêtu de son plus fidèle sweat à capuche et... De c'est à peu près tout, si ce n'est son collier et de quoi veiller à ce que son intégrité et son intimité d'individu soit préservée, c'est à dire ses sous-vêtements, c'est à dire un simple caleçon ET accessoirement, le torse couvert de sang pas à lui ET l'arcade sourcilière gauche  éclatée qui déverse donc du sang, à lui cette fois-ci, sur son visage. Ah oui, et il saigne du nez. Aussi. Un peu.
Par les deux narines. Enfin, en réalité, tout ça s'est arrêté de couler, disons juste qu'il n'a pas pris la peine de se soigner ni même de s'essuyer. Car après tout, qui s'en soucis.
Et une canette à la main, pour oublier ses malheurs.

Spoiler:

Pour pallier à toutes les péripéties du soir, la rencontre avec... Lui... (Sa Némésis. Vous comprendrez plus tard) il allait devoir rencontrer sa deuxième plaie du soir... Aussi espérait-il qu'elle serait un peu phasmique, pas trop chiante, ni bruyante, genre une fonctionnaire à la mairie un peu effacée,  pas trop à l'aise, qui aurait peur de lui et de ce qu'il pourrait lui faire, avec son apparence brutale et ses poings ensanglantés eux aussi. Il frappa à la porte, car sonner c'est chiant et pour les gens civilisés.
Il lâcha succinctement un petit "Aïe" car il venait de frapper énergiquement avec son petit poing à vif. Non, vraiment, vous avez déjà essayé ça vous ? Eh bien moi non, mais j'imagine que c'est douloureux, alors lui aussi.
Il patienta une demi-fraction de seconde avant de soupirer et de regarder la porte droit devant lui, d'un air fataliste.

*Putain de merde.*

Le jeune homme ouvrit se canette d'un soda quelconque, acheté avec une pièce même pas à lui dans un distributeur plus ou moins en panne. D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, il n'avait pas mis de pièce dans l'appareil... Lui avait-il mis une rouste... Fonctionnait-il avant ça, d'ailleurs... ? Oh, aucune importance.

(Maintenant, deux options surprises pour ma partenaire de RP :

Si elle envoie le moucheron ouvrir : Il boit une gorgée, voit la gamine, recrache instantanément et va crier : PUTAIN FAUT PAS POUSSER en pensant que ce sera ça sa bonne femme.

Si c'est Tsugumi qui ouvre, il va boire sa canette jusqu'à ce qu'elle soit terminée, ne prêtant pas attention à ce qu'elle dira, si elle lui parle. Et il la fixera. Pour la tester. Genre si elle tient son regard. Genre bataille du regard. Zioooum. Non ? Bon...

Amuse-toi bien. ♥️)
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 4 Aoû - 12:17
Le prince pas trop charmant et la belle aux bois pas trop dormants

Tsugumi venait d'ouvrir sa boîte aux lettres, geste tout à fait anodin. En revanche, ce qui s'y trouvait l'était moins, quoique pas tant que ça puisque chaque japonais le recevait au moins une fois dans sa vie. Son regard resta posé sur la lettre rose, secondes durant lesquelles son cerveau tâchait d'assimiler cette nouvelle information. Jusqu'à ce que le tant attendu eurêka ne se produise enfin. Sa main vint alors rerermer brusquement la boîte aux lettres, alors qu'elle s'en écartait déjà.

"Non, non, non... J'ai rien vu du tout, ça n'existe pas !"

C'était juste une petite hallucination, ou une illusion d'optique qu'importe. Ca ne pouvait pas être ÇA. Sa vie était déjà bien chargée entre Kikyo, ses études, son art et sa vie sociale, sans qu'un ou une épouse ne s'ajoute à son emploi du temps. Elle avait rêvé voilà tout.
Puis elle devait emmener Kikyo à l'école en plus, pas le temps pour ça. De toute façon qu'est-ce qu'ils pouvaient bien faire si elle n'y allait pas, hein ?

"Ah oui, ils me foutent en taule puis m'exécutent... Et merde." songea Tsugumi avec résignation.

C'était clairement pas le programme de ses rêves... Visiblement elle n'avait pas d'autres choix que d'alourdir son planning si elle voulait continuer à vivre. Et elle ne préférait pas imaginer les dégâts que sa mort laisseraient à Soren et Kikyo.
Il fallait donc ouvrir cette lettre.

"Ugh... Pas envie du tout." grommela Tsugumi en s'approchant à nouveau de la boîte métallique.

Ça allait être un homme ou une femme ? Faites que ce soit une femme. Quoique non, c'est pas ça le plus important ! Où se trouve son nouveau logement surtout. Est-ce qu'il a été adapté pour accueillir Kikyo ? C'est la cata' si elles doivent déménager loin d'ici... Soren et Hinata habitent dans le coin, et Kikyo commence à s'adapter à sa nouvelle école, elle n'allait tout de même pas devoir déjà en changer ?
Il est bon de noter que toutes ces questions auraient trouvé leur réponse bien avant si Tsugumi avait ouvert cette fichue lettre.
Mais elle était quelque peu effrayée que voulez vous. Ouvrir cette lettre rendrait immédiatement la situation plus réelle, alors autant retarder le moment fatidique, même si c'était là un espoir vain.

"Nee-chan, c'est l'heure de l'école."

Kikyo venait d'ouvrir la porte de leur appartement, sa peluche Monsieur Botan coincée dans ses petits bras, et ses yeux chocolat lui lançaient un regard curieux.
Prendre le courrier était la dernière chose qu'elle faisait avant d'emmener sa petite soeur à l'école d'habitude, pas étonnant que ce soit déjà l'heure d'y aller. Et à vrai dire, ça l'arrangeait de devoir reporter ça à plus tard.

"J'ai jamais été aussi heureuse de ta présence Kyo-chan !" pensait l'étudiante en son fort intérieur, bénissant l'enfant haute comme trois pommes.

Quelques minutes en voiture plus tard, elle disait au revoir à Kikyo, qui allait tranquillement rejoindre sa copine Usagi.
Une fois revenue, elle eut le plaisir de déplier enfin cette lettre rose. Ses yeux parcoururent rapidement les lignes jusqu'à tomber sur le nom de son.. époux probablement. À moins que ce ne soit une femme portant un nom masculin, qui sait. Mais c'était mal parti. D'après Fumi, y'avait un rapport sexuel toutes les deux semaines minimum, et elle pouvait dire adieu au plaisir sexuel. Encore heureux que sa libido ne soit pas aussi élevée que certaines femmes de son entourage, elle perdait pas une trop grande partie de son quotidien.
Quoique, est-ce que draguer comptait comme de la tromperie pour l'Incontestable ? Ça risquait d'être compliqué, la brunette faisant partie de ceux ayant naturellement une attitude flirty avec son entourage.
Comment elle en était arrivée à réfléchir sur ça déjà ?

Elle continua sa lecture, découvrant sa nouvelle adresse. Au moins c'était à Shibuya. Un peu loin de là où elle vivait actuellement et elle allait devoir se lever plus tôt pour aller à l'univ' et emmener Kikyo à l'école mais ça allait, il ne devrait pas y avoir dr trop grands changements dans son quotidien.

À présent, l'important était d'aller à son nouvel appartement pour voir de quoi il avait l'air et l'aménager à ses goûts. Surtout concernant son atelier. Fourrant la lettre dans sa poche, Tsugumi reprit sa voiture et roula jusqu'à destination. Elle était supposée aller en cours ce matin mais là ça allait clairement passer à la trappe. Avec un peu de chance, elle arrivera avant son époux et pourra faire les ajustements nécessaires sans qu'il ne soit au courant.

Tsugumi arriva finalement dans le fameux appartement, beaucoup plus petit que l'ancien et surtout, aucune pièce disponible pour son atelier. Est-ce qu'elle allait devoir travailler dans un coin du salon à la vue de tous ? En même temps, elle n'avait pas temlement d'options, elle ne pouvait pas faire ça sur le balcon non plus !
...si ?
C'était pas bête du tout en fait. Se saisissant de son téléphone, elle appela Soren, elle avait besoin de son aide pour le coup.

"Soren j'suis mariée, et dans mon nouvel appart' j'aimerais arranger le balcon pour en faire mon atelier. Tu connais des gens qui peuvent venir enlever la porte qui mène au balcon ? Ça va me prendre des jours si c'est moi qui le demande !

-Oui, je devrais pouvoir te trouver ça. Plus important, comment s'appelle la personne avec qui tu as été marié ? Est-ce que tu l'as rencontré ? Ah et donne moi ton adresse."


Tsugumi décida d'appeler l'agence de déménagement une fois son appel avec Soren terminé, histoire qu'ils lui ramènent ses appareils électroniques, sa bibliothèque et les affaires de Kikyo, pour que la petite ne soit pas trop dépaysée. Il faudrait aussi qu'elle ramène ses animaux et les affaires de son atelier, quand le plus important sera fait.

Une fois tout cela fait, Tsugumi eut le plaisir de remplir le petit balcon fermé de ce qu'il se trouvait dans son ancien atelier. Elle ne pouvait malheureusement pas tout mettre, c'était bien trop petit.
Elle rappela ensuite les déménageurs pour qu'ils déplacent sa bibliothèque devant l'espace laissé par la porte manquante. Ils étaient là pour ça après tout, et elle ne pouvait pas déplacer un meuble aussi lourd toute seule.
Ce dur labeur porta néanmoins ses fruits puisqu'elle obtint l'atelier tant convoité.

Elle eut à peine le temps d'apporter Loki et Anzu qu'elle devait repartir pour aller chercher Kikyo à l'école, lui annoncer la "terrible nouvelle". La fillette le prit nettement mieux que sa soeur, bien que visiblement déçue de devoir changer d'appartement une nouvelle fois. Et vu la minuscule chambre dont elle avait hérité, y'avait de quoi être déçue. Mais en voyant que son petit nez douillet ressemblait fort à l'ancien, cela paru la détendre.

"Dis Nee-chan, il est où le monsieur avec qui tu es mariée ?"

Cette question toute innocente lui rappela qu'elle n'avait pas juste déménager, elle était supposée vivre ici avec son époux.
Occupée qu'elle avait été à s'improviser chef de chantier, ce détail lui était totalement sorti de la tête. Il avait une semaine pour venir, peut-être qu'elle le verrait ce soir, ou demain ?

Aucune nouvelle de ce Takeo, même une fois à l'heure du dîner avec Soren et Kikyo. Elle n'était pas tombée sur un anti-Incontestable qui allait lui poser un lapin quand même ? Tsugumi laissa cette idée dans un coin de sa tête, mais tâcha de ne plus y penser pour l'instant. Ça ne servait à rien de penser au pire.
Soren dû percevoir son appréhension, ou alors il n'avait pas apprécier les informations qu'il avait réussi à choper sur Takeo, puisqu'il décida de pasder la nuit ici.
Habituée à dormir dans la même pièce que Tsugumi, Kikyo les rejoignit dans le lit pour leur première nuit dans leur nouvel appartement.

Tous les trois dormaient d'un sommeil paisible, jusqu'à ce que Kikyo ne soit réveillée par plusieurs coups frappés à la porte. Effrayée par le boucan, la bambin secoue l'épaule de sa soeur jusqu'à ce que celle-ci se réveille à son tour.

"Nee-chan, quelqu'un a toqué à la porte, ça a fait boum boum !"

À moitié endormie, Tsugumi peina à se redresser avant d'appeler son IA à la rescousse.

"Mmh.. Chichi, quelle heure il est ?"

Aussitôt, une fille de type animé apparu sur le socle posé sur la commode de nuit, semblant se réveiller elle aussi. Elle avait les cheveux bleus et des ailes de fée de la même couleur. Sa voix s'éleva dans la pièce, le timbre robotique habituel venant de ces machines.

"Il est 1h33 du matin, tu te lèves tôt demain, il vaudrait mieux te recouches !"

Un peu mieux réveillée grâce à la voix de l'IA, Tsugumi se leva du lit et se dirigea vers la porte. S'habiller dans une tenue décente ? Et puis quoi encore, elle est chez elle, si elle voulait aller ouvrir vêtue d'un shorty et d'un débardeur c'était son droit.

Qui venait frapper à une heure pareille sérieux ? L'idée qu'Hinata puisse être son invitée surprise lui traversa l'esprit mais disparu bien vite: elle ne l'avait pas encore prévenue concernant son mariage. En fait, elle n'avait prévenu personne en dehors des deux personnes se trouvant ici.
Serait-ce son époux ? Ils avaient tous les deux les clés de l'appartement alors c'était peu probable qu'il toque.

Sceptique, Tsugumi ouvra néanmoins la porte pour faire face à un homme amoché à moitié à poil et en train de boire un soda, sans avoir l'air de se soucier d'elle plus que ça. Alors Tsugumi fit ce que n'importe quelle femme aurait fait à sa place: elle lui claqua la porte au nez puis la verrouilla.

Encore un mec qui avait trop bu et n'avait pas réussi à trouver son appartement. Comment il avait fait pour finir aussi debraillé ? Et dire qu'il y a des les gens qui la trouvent à la limite de la pudeur..
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 9 Aoû - 9:35
Comment dire... En vérité Takeo s'y attendait un petit peu. Mais pas à ce point-là. Puis quelque chose semait désormais le doute en lui. Était-il seulement au bon endroit ?
Le jeune japonais termina sa canette tranquillement, prenant un air songeur. Cette porte était-elle celle de sa future prison ? Hm... Il fallait en avoir le cœur net. Takeo prit donc la route des escaliers, sortit dehors. Il checka alors si le bâtiment était le bon, puis essaya de se souvenir du numéro de l'appartement. Après quelques minutes de réflexions, il put conclure conclure ceci : Aucune idée de si c'est le bon endroit et "Quelle mémoire de merde, vraiment".

C'est ainsi que Takeo, à approximativement deux heurs du matin, se retrouva à devoir retourner chez lui, pour y glaner des informations dans ses propres (Et par propre, j'entends au sens figuré) anciennes poubelles (Voilà pourquoi) pour tenter d'y récupérer, pour la seconde fois, la lettre... Et peut-être la conserver, cette fois...
Aussi, après moult péripéties, dont dans le désordre : l'esquive d'une grosse bête inconnue qui semblait être sanguinaire, dangereuse car elle tenait la dépouille inanimée d'un autre animal, de la taille d'un chat approximativement, à moins que ça ne soit un blaireau... Ou un putois. Ou un bébé daim. Allez savoir, toujours était-il que le gros animal avait ça dans la gueule et que, du coup, Takeo prit le temps de le laisser passer et de disparaître dans la nuit.
Puis il y a eu le réveil de ses anciens voisins à cause du fait que, comme il n'avait pas de lumière, il avait "accidentellement" renversé la poubelle à coup de latte, répandu les ordures par terre "par inadvertance", éventré "malencontreusement" plusieurs sacs au cas où et menacer un guignole, qui venait de l’alpaguer de sa fenêtre en hurlant des obscénités, de lui mettre "par erreur" sa main en travers de la gueule si il la fermait pas très rapidement, quitte à devoir monter le chercher par la fenêtre si il le fallait.

Takeo ne retrouva cependant pas la lettre tant désirée et s'enfuit, tel le raton laveur qu'il devenait peu à peu.
Tout ceci était fort étrange. Cette jeune femme, cet appartement. Comment aurait-il pu habiter par là ? Si loin de son quartier (Dont nous tairons toujours le nom car, pour rappel, je n'ai aucune idée de ce que j'écris ET car nous souhaitons conserver son anonymat, pour ne pas gêner encore plus les voisins) et puis... Ça avait l'air grand, quand même. Puis elle, elle était déjà là, c'était sans doute meublé et tout. Du coup, elle habitait déjà là, la dame. DU COUP... C'était sans doute pas le bon appartement. Sinon elle lui aurait dit bonjour, lui aurait demandé où est-ce qu'il était encore passé, si il était encore au bar avec ses amis, ce à quoi Takeo aurait répondu "J'fais encore c'que j'veux !" avant de lui demander si elle avait préparé le dîner, après quoi il lui aurait mis la main sur le postérieur, aurait pris une baffe, aurait dû lui mettre un gnon sur le coin de la trogne pour lui apprendre à vivre et, accessoirement, arrêté de suivre les conseils transmis par voie orale de son ami blondinet. Car, après mûre réflexion, tout ceci ne lui semblait pas spécialement correct.
Puis, c'était désormais une femme mariée certes, mais n'étaient-ils pas trop jeunes et pas suffisamment familiers pour qu'il lui cogne dessus ?
Il faudrait attendre pour ça, que le couple s'habitue, que les habitudes s'installent, que les patiences s'usent.
Dans deux semaines ça devrait être bon.

Takeo, voulant tout de même s'assurer de cette sombre et curieuse histoire de "Chez lui", se rendit une nouvelle fois à ce qui semblait devoir être son nouvel appartement. Sur le chemin, il reçut un appel de détresse d'un de ses clients. Sa petite sauterie manquait cruellement d'animation aussi, il comptait sur lui, comme toujours, pour lui apporter un moyen de rallumer les flammes de la passion.
Takeo, toujours prêt à rendre service, n'écoutant que son sens du devoir, pris son courage à deux mains et sa marchandise dans l'une des deux (Il n'a pas tant de courage que ça) et vola au secours d'un de ses réguliers.

Cela le mis quelque peu en retard pour son prochain rendez-vous avec son hypothétique dulcinée. Puis, accessoirement il commençait à faire jour. Cela ne pouvait signifier qu'une seule et unique chose...

Qu'il était temps de mettre un pantalon, car dans la nuit c'est pas dérangeant car nos amis légumifiés par le système ne sont pas nyctalopes et ne sortent que peu dans la pénombre, de peur qu'un olibrius ne leur demande une cigarette ou pire encore... Vous vous rendez compte ? Une interaction sociale en dehors des heures ouvrables ? Mon Dieu. Quelle horreur. Vraiment.

Takeo fit un crochet par son ancien chez lui, qui était toujours plus ou moins chez lui, car pas encore occupé par quelqu'un d'autre et le fait qu'il ne ferme que rarement chez lui par négligence et car son grand dada c'est de ne pas retrouver ses clés.
Non, il ne les perd pas, pour votre gouverne. Il ne sait juste pas les retrouver... Mais elles sont là, quelque part. Il faudrait juste chercher.

Ce ne sera donc qu'au lendemain, après quelques heures de sommeil mérité et réparateur que notre ami, un homme neuf, décida de se faire un brin de toilette, car le sursaut de son régulier ainsi que les yeux écarquillés des gens qu'il croisait lui avaient signifié que se balader ensanglanté et en slip au milieu d'une résidence n'était pas quelque chose de concevable dans une société comme celle dans laquelle nous évoluons au quotidien. Ce qui peut, même pour Takeo, être concevable.

C'est donc en garçon respectable et présentable qu'il quitta définitivement pour la seconde fois, son appartement de toujours. Il devait être approximativement huit ou neuf heures... Il prît le temps de ne pas déjeuner et retourna sur les lieux du crime de dedans la dernière fois que c'était là bas dans les immeubles.

Après avoir pris le temps de se perdre, de demander son chemin poliment à une vieille dame qui est partie en courant, donc en fait pas trop et quelques autres péripéties très ennuyeuses car les gens ne vous regardent même pas donc c'est difficile d’interagir avec eux, Takeo se retrouva devant la porte de son nouvel hypothétique appartement.

Cette fois-ci, pas de sang, son sweat sans tâche (Car il esquive miraculeusement le sang), un pantalon, des chaussures, un jeune garçon propre et beau, comme un sous neuf. Presque coiffé, le visage presque avenant, pas trop de cerne, le collier autour du cou et une gueule de petit ange rebelle, véhiculant cette petite image de jeune homme éternel, un peu wesh sur les bords mais qui aide les mamies à transporter leurs courses et à traverser la route alors que le feu est vert.

Et les poches pleines de fric gagné au noir de la vente de drogue auprès de jeunes en train de se noyer dans leurs flaques de vomi respectives.
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Voir le profil de l'utilisateur Mer 15 Aoû - 15:31
Le prince pas trop charmant et la belle aux bois pas trop dormants

Tsugumi retourna dans la chambre, où Kikyo l'attendait, la bouille curieuse.

"Ça va Kikyo, c'était quelqu'un qui s'est trompé de porte ! On peut de recoucher maintenant !"

Tsugumi s'allongea à nouveau dans le lit, laissant Kikyo se glisser entre elle et Soren, et elles ont pu reprendre leur nuit de sommeil, injustement interrompue par un ivrogne inconnu.

Chichi les réveilla tôt dans la matinée, et la brunette bondit immédiatement du lit, prête à affronter une nouvelle journée. Tandis que Soren s'occupait de réveiller Kikyo en douceur, elle alla se doucher rapidement puis leur laissa la place.
Tout en se rendant dans la cuisine, elle pu constater que le mari ne s'était pas ramené entre temps, tant mieux remarque.

Elle avait bien envie de faire des pancakes pour Kikyo ce matin, alors elle se mis tranquillement aux fourneaux en enclenchant sa playist. Les pancakes ca met de bonne humeur pour commencer la journée ! Bien qu'elle ait toujours la pêche en se réveillant. Mais vu qu'elle allait probablement bientôt faire la connaissance de son mari, elle avait besoin d'un petit remontant, histoire de s'y préparer psychologiquement. Et comme on le sait tous, le réconfort passe avant tout par la bouffe.

Elle venait juste de servir tout le monde quand Soren arriva avec Kikyo, propre et habillée. La petite avait opté pour sa peluche Himawari aujourd'hui, un autre lapin, tout comme la forme de ses pancakes. Voilà ce qu'il se passe quand une gosse de trois ans adore un animal autant qu'une adolescente adore son chanteur préféré.
Kikyo parut ravie de son petit-déjeuner, et l'engloutit en quelques minutes, avec la même voracité que d'habitude.

La salle de bain était plutôt petite, on se sentait vite a l'étroi en étant à trois dedans pour se brosser les dents. Une fois ce rituel obligatoire terminé, Soren déposa Kikyo à la maternelle avant d'aller à son travail, pendant que Tsugumi s'occupait de la vaisselle, en parfaite femme au foyer, et de flâner dans son nouvel appartement.
Ses cours n'avaient lieu que dans l'après-midi, elle n'avait donc rien de prévu jusqu'à ce qu'il soit l'heure d'aller récupérer Kikyo.

Peut-être qu'elle pourrait en profiter pour prévenir ses amis qu'elle avait changé d'adresse, et était mariée dorénavant. Meme si elle n'avait pas encore eu l'occasion de le rencontrer et que le silence de Soren à ce sujet ne lui donnait pas grandement confiance. C'est pas comme si elle rêvait du prince charmant à travers l'incontestable, juste quelqu'un qui pourrait vivre sa vie de son côté pendant qu'elle vivait la sienne, sans qu'ils n'interfèrent plus que nécessaire dans la vie de l'autre.

Tsugumi prit son téléphone et composa le numéro de sa meilleure amie, qui décrocha au bout de la troisième sonnerie. Vu l'heure matinale, ce n'était pas étonnant. Hinata n'avait pas cours non plus ce matin et ne travaillait pas, aucune raison pour qu'elle ne profite pas d'une grasse matinée.

"Humph.. Qu'est-ce qu'il y a Su-chan ? Il est à peine 9 heures !

-Je t'informe de ma nouvelle adresse, c'est le: 1-5-3 Yaesu, Shybua-ku. Ah et j'suis mariée donc mon nom c'est Hirohito maintenant !

-Attends, quoi ?! Depuis quand ?!

-Hier.

-Pourquoi tu l'as pas dis avant ! Je me prépare et j'arrive avec deux chocolats chaud ! Il est comment ton époux d'ailleurs ? C'est bien un mec ou..

-Yep, c'est un mec mais j'ai pas encore eu le plaisir de le rencontrer !

-Redis moi ton adresse, que je note !

-Sérieusement.. Attends deux secondes, jvais retourner voir ce qui est écrit sur la boîte au-"


La fin de sa phrase resta coincée dans sa gorge après qu'elle eut ouvert la porte et fit face à un visage inconnu. Quoique.. il ressemblait pas mal à l'ivrogne de la nuit dernière. À cette constatation, son cerveau fit finalement le lien.

"Euh... Takeo ? hasarda-t-elle."

Sentant Hinata s'agiter de l'autre bout du fil, Tsugumi atteigna rapidement et visuellement la boîte aux lettres avant de lui répéter l'adresse.

"Bon faut que je te laisse, il vient juste d'arriver."

Elle se tourna finalement à nouveau vers lui. Contrairement à la nuit dernière, il était fringué de manière décente. Ce qui n'était pas vraiment son cas. Un petit t-shirt saumon, ouvert devant, avec un col plongeant jusqu'au noeud empêchant le t-shirt de passer pour une veste à manches courtes, ainsi qu'un mini short blanc et une paire de pantoufles. Aka la tenue des matinées où on glande. Aka celle qui te donne l'air d'une chaudasse quand tu la portes en public comme ça.
Mais bon, c'est pas vraiment ce qui préoccupait Tsugumi dans la situation actuelle. Sans rien dire, elle retourna à l'intérieur, lui jeta un nouveau coup d'oeil avant d'entamer le dialogue.

"T'as l'intention de rentrer ou tu es livré avec l'option paillasson ?"
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Voir le profil de l'utilisateur Lun 20 Aoû - 10:19
Takeo arbora immédiatement ce visage du genre "Azy, qu'est-ce t'as dis, meuf ?", fronçant les sourcils et tout ce qui pouvait être froncé en signe de désapprobation de ce genre de remarque désobligeante. De quelle droit cette énergumène elle l'invectivait de la sorte, avec sa sale bouche d'adolescente post-pubère mal lavée ? Hein ? De quel droit, d'abord ?

C'est alors qu'armé de ses talents de diplomate, Takeo pénétra dans ce qui allait être désormais son foyer et jeta son regard à droite et à gauche, avant de répondre sur un ton mêlant désinvolture et la non-désinvolture due au non-respect de son rang, de sa lignée, de son pedigree et de son statut de japonais pur souche cis-genre et probablement colonisateur, qui plus est portant le nom d'un ancien empereur du Japon, même si il n'avait aucun lien de parenté (Après avoir préalablement vérifié une quarantaine de fois, au point de se faire mettre des pieds au cul pour qu'il ne revienne jamais dans une agence spécialisée dans les généalogies hasardeuses)

Takeo se permit alors de répondre à cette greluche à peine habillée de la sorte : "Et toi, t'es livrée avec l'option politesse..."

Puis il se tourna vers elle et chercha à capter son regard, avant de prendre un air un peu plus... Agressif, avant de reprendre sur un ton plus cassant : "Ou faut que je te mette ma main en travers de la gueule pour l'activer ?"

Un diplomate je vous dis.

Takeo reprit son exploration visuelle assez générale. Ce qu'il voyait ne le plaisait pas... Il sentait que ce n'était déjà pas chez lui. Tout était meublé, installé, comme si elle vivait là depuis des années. Il porta ses mains à ses poches, comme pour vérifier que quelque chose s'y trouvait, son regard hagard se perdant un peu dans le vague... Comme si il continuait de regarder l'appartement, mais en réalité... Il ne voyait aucun endroit où planquer son maigre pécule. Son butin, comme on dit dans le milieu. Enfin... C'est surtout lui qui dit ça, pour le côté piraterie. Même si il n'attaque pas de navire...
Enfin, pas encore. Qui sait, un jour, si son entreprise est florissante...

Reprenant sur un air plus calme, et si il n'a pas encore pris de pain dans le groin, Takeo posa à nouveau ses yeux noirs sur celle qui allait désormais être sa femme.
Ça pourrait être pire, se dit-il simplement. Enfin... Du moins physiquement. Sur le plan purement visuel; Enfin... Cela manquait cruellement de finition au niveau de la présentation, mais ce n'est pas comme ci c'était non plus quelqu'un de très exigeant ou de très regardant sur l'apparence générale des individus avec lesquels il interagit.
Puis, avouons qu'il serait très mal placé pour critiquer ou donner des conseils en présentation.
Il stoppa rapidement d'observer son interlocutrice, le garçon avait certes beaucoup de défauts, mais était loin d'être libidineux. Il n'allait donc pas lui mater le postérieur en bavant pendant des heures...
Il avait bien mieux à faire. Puis il n'y avait pas tant à mater que ça, donc bon...

Il tourna les talons et alla s'hasarder dans ce qui semblait être la chambre. Puis un détail important atteint son esprit embrumé par les émotions et par la simple idée du fait qu'il faille trouver de nouvelles planques pour sa marchandise qui doive convenir non seulement à d'éventuels malintentionnés mais également à celle qui allait désormais partager sa vie... À moins qu'il ne s'agisse d'une personne très ouverte et qu'elle accepte ses exactions... Mais au vue de leur première entrevue aussi brève que charmante, cette option semblait bien peu envisageable. Aussi, valait-il mieux tenter de renouer le dialogue et essayer de ne pas se la coller trop à dos.

Puis au pire, il pourrait passer sa vie dehors. C'est pas comme-ci ce doux foyer allait lui manquer, puisqu'apparement madame a déjà fait comme si il n'était pas là.
Bon... Puis c'est pas comme si il n'avait pas spécialement de meuble ou quoi que ce soit auquel il tenait, donc quelque part...

C'est alors, penché vers la chambre que ces quelques paroles chargées d'un ton interrogateur franchirent le seuil de ses lèvres :
"Et toi, c'est comment déjà ?"

Puis il se tourna à nouveau vers elle avant de reprendre, l'air déjà bien plus calme, presque neutre : "Et y aurait pas une pièce où je pourrais m'étaler ?" Il laissa un blanc, attendant une quelconque réaction. Puis cherchera à l'interrompre en disant "Au cas où je voudrais ramener quelques affaires..." Avant de se retourner et poser son regard sur le bibelot étrange qui projette des images de gens en anime, ou, si il y a, une peluche et se demandera alors si elle n'est pas plus jeune qu'elle ne paraît et si il aurait légalement le droit / devoir de lui faire des trucs alors qu'elle joue encore avec ses doudous.
Cette idée lui ferait froid dans le dos.
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Voir le profil de l'utilisateur Mer 22 Aoû - 18:47
Le prince pas trop charmant et la belle aux bois pas trop dormants

"Et toi, t'es livrée avec l'option politesse..."

Haussant un sourcil, elle se tourna vers lui. L'hôpital qui se fout de la charité là.

"Parce que venir frapper à une heure du mat' c'est poli peut-être ? railla-t-elle avec un sourire moqueur."

Lui qui lui tournait le dos jusque là finit par la regarder, mais c'était pas pour lui lancer un regard enamouré. Pour le coup de foudre au premier regard promis par l'incontestable, on repassera. Ceci dit, la couleur de ses yeux était plutôt jolie.

Mais il avait un de ces langages par contre.. Il avait intérêt à se modérer devant Kikyo. Au moins il avait l'air de savoir communiquer autrement qu'avec ses poings, c'était déjà pas mal. Il ne se serait jamais donné la peine de la menacer sinon, et l'aurait immédiatement frappé, non ? Les mecs sans aucune jugeote ont tendance à partir au quart de tour assez facilement, de manière plus violente. S'il s'en tenait à ça, ça irait.
Tsugumi eut un léger rire.

"Essaye donc, je suis jamais contre un moment de rigolade."

Elle le laissa explorer l'appartement et alla s'asseoir sur le canapé.

"Chichi, allume la télé."

L'IA s'exécuta et tandis qu'elle changeait mécaniquement de chaîne, cherchant un truc cool à regarder, son mari repris la parole. Faisant glisser son pendentif contenant le muguet du bout de ses doigts, elle lui lança un regard lourd de sens.
Visiblement il avait perdu ses clés, mais il avait aussi lu de travers la lettre. Il était juste tête en l'air ou bien voulait-il en savoir le moins possible sur ce mariage ? Elle devait bien l'admettre, c'etait son cas aussi.

"Tsugumi."

Continuant de parcourir les chaînes, elle finit par s'arrêter sur une émission de pâtisserie. Elle devait continuer à renforcer ses skills dans ce domaine puisque Kikyo en raffolait. Concentrée sur le dessert qui était préparé, elle répondit machinalement au brun.

"Nope, c'est super petit, ya plus rien de libre. Hm.. Ça dépend, c'est quoi que tu veux ramener ?"

Pendant un instant, elle se demanda s'il parlait de vêtements avant de se raviser. Il y avait une armoire bien en évidence dans la chambre, il ne se serait pas donner la peine de demander. Ce qu'il avait l'intention de ramener ne l'intéressait pas vraiment, à moins que ça dérange ses propres affaires donc autant savoir ce que c'était malgré tout.
Sans plus de cérémonie, Tsugumi retourna à son émission culinaire, en attendant l'arrivée imminente d'Hinata.
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 25 Aoû - 10:00
Cet endroit ne lui plaisait guère... Le territoire et l'hôte de maisons étaient hostiles, la place inhospitalière, l'immeuble inadapté au monde des affaires nocturnes, le quartier bien famé... Impossible donc de trouver une clientèle fiable et sérieuse. Sans doute n'y aurait-il que quelques jeunes qui veulent échapper à leur quotidien édulcoré et encore... Il lui faudrait donc compter sur ses habitués, mais eh, ça commence à faire loin. Takeo n'avait pas signé pour ça.
Puis ça voulait dire, quand même, par conscience professionnelle, prospecter à nouveau, se familiariser avec les lieux, réapprendre les bases de la communication, se faire les bons amis, repérer les forces de l'ordre du coin, apprendre leurs habitudes...
Tout était à refaire. Rien qu'à cette simple idée, le jeune japonais soupirait. Lui qui s'était pourtant donné tant de mal pour être irrecevable à la candidature maritale. Il devait y avoir une erreur quelque part. Ou alors l'incontestable était un trou du cul vicieux, qui se rit de pareilles situations.

Heureusement pour lui, Takeo n'avait que peu d'affaires de valeur auxquelles il tenait. Non... En revanche, trouver une planque pour son butin ne serait pas chose aisée. Encore que, du peu qu'il avait pu en voir, il pouvait considérer sa conjointe comme un être pseudo-phasmique. Avec un peu de chance, elle appartenait à l'archétype de la femme au foyer "chausson" et finirait, dans une dizaine d'année, la clope au bec, bigoudis dans les cheveux, robe de chambre sur les épaules et les seins jusqu'aux genoux.
Tout un programme en perspective que Takeo se devait d'esquiver avec toute la force de sa volonté.
Et parfois, la victoire est dans la fuite. Aussi allait-il devoir être un homme trèèèès occupé.

Puis, tout à coup (Quel suspense. Quel rebondissement inattendu.) la porte sonna. Par réflexe, ET par sens du devoir (Et l'appel des sous) habitué à répondre à la porte au quart de tour chez lui, car certains dealers laissent la porte de chez eux ouverte et Takeo trouve ça très négligé, le jeune japonais accouru à la dite porte avant que dame Hirohito ne puisse l'atteindre de sa grosse paluche. Ignorant même si elle avait bravé les lois de la gravité pour soulever son postérieur du moelleux canapé et se retrouver à son côté, à l'autre bout de la pièce, ou si elle n'en avait carrément rien à secouer, notre ami aux cheveux noirs ouvrit.

Le hasard extraordinaire voulu qu'il connut ce visage. Devant lui, Hiyo. Un brave garçon, un peu collant et un peu flippant. Un bougre de un mètre quatre-vingt dix au garrot, plutôt maigre, dans la vingtaine, l'air un peu perdu, mais très débrouillard et toujours en train de faire la fête. Takeo le dévisagea, l'air entre surprise et panique générale à bord.

"Aaah, Takeo, ça fait plaisir de te..."

"Comment t'as eu mon ad..." Puis le cerveau de Takeo ne fit qu'un tour... Ou deux, avant de se souvenir que fanfreluche l'épiait sans doute et allait lui poser force question. Il fallait agir vite et finement, avant qu'elle ne se rende compte de quoi que ce soit. Aussi, Takeo usa d'un habile stratagème : "C'est à quel sujet ?' reprit-il sur un ton qui se voulait neutre, mais mauvais acteur qu'il était, la gêne pouvait se faire entendre dans sa voix hésitante. Ses yeux oscillaient en direction de là où devait se trouver la jeune Tsugumi, faisant signe de son regard à son interlocuteur que quelqu'un était là et qu'il valait mieux ne rien dire.

Bien évidemment, Hiyo ne remarqua pas ça et continua naturellement : "Il te reste un peu du truc de la dernière fois ? Tu sais là..."

Takeo se mit à tousser pour couvrir sa maladresse et le son de sa voix, tandis qu'il s'approchait un peu de lui et lui souffler, entre deux quinte de toux "Casse-toi."

"Oh, mais Takeo, tu es malade ?" Le grand dadais se mit à chercher dans ses poches et en tirer un flacon d'aspirine ou d'un paracétamol quelconque ou une énième saloperie générique en gelule qui te tue sans doute plus lentement que la maladie, mais qui te tue quand même parce qu'on sait pas trop ce qu'il y a dedans.
Takeo eut un moment d'absence et il n'osait pas trop savoir si il se foutait ouvertement de sa gueule ou si il était complètement attardé. L'air inquiet du grand benêt et l'insistance avec laquelle il venait de lui coller le flacon sous le nez semblait confirmer la deuxième hypothèse. Il toussa d'autant plus fort, tentant de ne pas céder à ses pulsions que lui commandaient de provoquer une rencontre entre son pied à lui, Takeo, et le visage de l'énergumène et de l'envoyer rejoindre ses ancêtres pour venir ainsi l'incommoder dans sa demeure... Entre deux *Koff koff* qui prenaient de l'ampleur, Takeo tenta de le raisonner une dernière fois. "Mais voyons monsieur, je ne vous connais pas et je ne veux pas de vos pilules litigieuses !" Dit-il en prenant le temps de bien articuler et de hocher la tête en direction de la porte, pour bien appuyer ses propos.

"Oooh... J'ai compris... Y'a ta nouvelle femme et..."

"PUTAIN BARRE-TOI !" rugit Takeo à bout, qui s'apprêtait à lui décocher son poing au moment où le grand, qui prit subitement peur car il connaissait un peu le bougre, partit tout de même avec un grand sourire, se rendant compte de sa bourde. Il leva son téléphone, fit signe qu'il l'appellerait prochainement et un grand clin d'oeil avant de disparaître dans la pénombre de la matinée ensoleillée.
Et puis d'abord, comment cet olibrius pouvait-il savoir tout ça, alors que lui-même n'avait rien retenu, hein ?!

Takeo, accablé, soupira en fermant la porte avant de se retourner, n'osant pas croiser le regard de sa conjointe. Il fit un pas en avant, ou en arrière, dépend du point de vue, avant d'entendre la porte sonner à nouveau.

"Fuck."
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Voir le profil de l'utilisateur Sam 25 Aoû - 20:22
Le prince pas trop charmant et la belle aux bois pas trop dormants

La sonnerie de l'entrée retentit, et la logique des choses aurait voulu que ce soit Hinata. Elle aurait été très rapide, mais ce n'était pas impossible la connaissant. Tsugumi commença naturellement à se lever du canapé, mais à peine l'eut-elle fait qu'elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Takeo s'était jeté dessus visiblement. Restant pantoise un instant, elle le suivit néanmoins. Le pauvre venait de se jeter dans la gueule du loup sans le savoir, et allait se prendre un océan de questions. Enfin, ça c'était ce qu'elle pensait jusqu'à ce qu'une voix d'homme ne retentisse dans l'entrée.
Oh.
C'était donc pour lui. Il attendait quelqu'un aussi, ceci expliquant pourquoi il s'était jeté sur la porte. Bien décidée à appliquer sa politique de chacun sa vie, Tsugumi s'apprêtait à retourner sur le canapé, mais les paroles de l'inconnu la firent dévier net.

"Il te reste un peu du truc de la dernière fois ? Tu sais là..." 

À peine le temps de dire ouf que l'oreille de Tsugumi était déjà collé au mur, sa curiosité légendaire ne lui faisant jamais défaut. Le reste de la conversation fût inintéressante et elle n'obtint pas plus d'informations. Mais le peu qu'elle avait entendu lui avait bien fait comprendre de quoi il en retournait.
Ça expliquait la réaction de Soren, et ce qu'étaient les fameuses affaires de Takeo.
Elle était mariée à un fucking dealer.
C'était le karma ? Elle était punie pour tout ce qu'elle avait fait par le passé ?
Elle avait déjà eu sa période "je-traîne-avec-des-mecs-louches", ça aurait pu être un peu plus original quand même. Mais plus important, il n'avait pas intérêt à perturber la vie de Kikyo avec ses histoires. Si déjà ses clients se ramenaient ici.. Ok une discussion s'annonçait.

La sonnette retentit à nouveau, ne laissant aucun doute possible sur l'identité de la personne cette fois-ci. Tsugumi se rua dans l'entrée, plus rapidement qu'un serpent fond sur sa proie, attrapa le bras de Takeo et lança un "Deux minutes !" à Hinata, à travers la porte, puis l'entraîna dans le salon.

"Les affaires dont tu parlais, c'était de la drogue ?"

Pas le temps de faire dans la subtilité. Hinata attendait alors il fallait être rapide et efficace, histoire qu'elle ne se pose pas trop de questions. Lui faisant signe de la suivre dans la chambre, elle lui désigna le lit.

"Les lattes du plancher peuvent être enlevées ici, pareil pour celles sous la table basse du salon. J'ai pas encore eu le temps de faire quelque chose pour les murs."

Aussitôt, elle retourna dans le salon et se dirigea devant la bibliothèque, qui cachait l'entrée du balcon.

"Les livres avec les couvertures de couleur complémentaire au orange sont des faux."

Prenant un livre pour montrer un exemple, elle l'ouvrit, dévoilant le compartiment qui s'y trouvait. Elle le reposa et lui montra la lampe posée sur le meuble de la télé.

"La lampe est faite pour une ambiance tamisée, on ne voit pas les objets sous son chapeau vu qu'il est opaque."

Tsugumi se permis alors de respirer à nouveau. Maintenant qu'il connaissait les cachettes de l'appartement, ou du moins, celles qu'elle l'autorisait à utiliser.
Il fallait établir certaines règles.

"Pas de clients ici, pas d'appel concernant ça ici, je ne sais rien, et tu ne nous mêle pas à tes histoires. Ah et tu ne cache pas tes trucs dans la maison de Loki ou d'Anzu ! ajouta-t-elle en désignant son serpent et son lézard, dans leur terrariums respectifs. C'est bon pour toi ? Bien parce que tu vas avoir droit à un interrogatoire !"

Courant presque jusqu'à l'entrée, elle ouvrit la porte à Hinata, qui devait être sur le point de faire une syncope. Elle entra immédiatement visiblement soulagée de la voir, mais clairement méfiante de l'attente à laquelle elle a eu droit.

"Bon sang, Su ! Me dis pas que t'étais en train de cacher son corps ! Et bois ça ! lui lança la japonaise en lui fourrant un chocolat chaud dans les mains.

-Tu sais bien que t'aurais été au courant si c'est le cas, se moqua-t-elle en la laissant observer l'entrée.

-Bon, plus sérieusement. Comment il s'appelle ?!

-Takeo, il est dans le salon. Jte préviens tout de suite, c'est plus un mec comme Shiro que le prince charmant.

-Et merde, un délinquant sérieusement ?"


Tsugumi suivit son amie jusqu'au salon où celle-ci bondit immédiatement sur le brun pour l'assailler de questions, allant de son boulot, jusqu'à son avis sur l'Incontestable, en passant sur ses compétences culinaires. Tsugumi retrouva son cher canapé, laissant son mari aux mains de sa meilleure amie.
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Voir le profil de l'utilisateur Mar 4 Sep - 19:45
Dire que la jeune Tsugumi est une jeune femme directe serait un euphémisme. Et quand bien même Takeo était également du genre franc, il n'appréciait que peu qu'on le juge ainsi sur ses activités... Ou qu'on tente malhabilement de lui dire comment faire son travail ou qu'on lui dicte sa conduite. Ainsi, sagement, il suivit la jeune demoiselle... Enfin, la jeune dame, faire son petit manège, lui indiquer des planques plus ou moins élaborées.
D'ailleurs... Pourquoi avait-elle ça chez elle ? Était-elle elle même contrebandière ou bien avait-elle prévu le coup et... Avait-elle des renseignements sur lui ? Après tout il ne savait rien d'elle. Qui sait... Elle pouvait être détective... Ou fouille-merde à temps partiel.
Ou qui sait, peut-être avait-elle hypothétiquement les sous pour se payer les services d'un privé. La pauvre n'avait pas dû en avoir pour son argent.
Toujours est-il que la situation ne lui convenait guère et il lui faudrait comprendre qu'on n'impose pas son mode de vie à Takeo et que si elle comptait lui marcher dessus, elle était plutôt mal tombé.

Le jeune japonais fit mine de prendre des notes dans sa tête et de suivre avec assiduité ce qu'on lui disait. En réalité, elle venait simplement de lui indiquer où il n'allait pas ranger ses petites affaires. Hors de question qu'elle puisse checker ses marchandises, peut-être était-elle consommatrice, ou pire encore, revendeuse et que tout ceci n'était qu'un manège pour déstabiliser son entreprise florissante. Hors de question de faire confiance à cette inconnue qui débarquait ainsi dans sa vie de manière assez incongrue.

Puis ce fut au tour d'un petit discours péremptoire sur comment ça fonctionnait dans ce foyer qu'elle s'était visiblement approprier. Il se contenta d'un sourire narquois. Elle pouvait compter là dessus, tiens.
En réalité, il allait sans doute appliquer ses commandements mais pas pour les raisons qu'elle pensait. Déjà car Takeo est un garçon prudent, puis pour les raisons évoquées plus haut. C'est pas comme si, non plus, il irait se répandre et lui raconter sa vie, son oeuvre, lui présenter ses habitués ou quoi... Comment elle pensait ce milieu ? Faut être discret, oh. Cette créature n'avait aucune de idée du fonctionnement d'un jeune auto-entrepreneur dans des milieux un peu illégaux.
Mais la tentation de violer ses lois était plus que tentante... Juste pour la pousser à bout... Et par pur instinct de contradiction.
Et pour faire chier son monde. Soyons honnêtes.

À peine l'avait-il quitter qu'il put entendre une voix parvenir jusqu'à ses oreilles. Cette personne, trop familière avec sa nouvelle petite femme à son goût semblait être bien trop énergique... Qui plus est, la dernière mise en garde de la jeune chevelue ne l'avait pas spécialement mis en confiance. Qui plus outre, la jeune personne fit éruption dans le salon alors qu'il tentait une manœuvre tactique à base de "Je ne fuis pas, j'avance dans une autre direction" à grand coup de "J'enjambe la fenêtre de manière dérobée pendant que les deux greluches papotes." Malheureusement, Tsugumi, à part pour donner des leçons et lui faire des reproches ne semblait pas être l'archétype intarissable de la jeune femme type. Aussi, alors qu'il avait les doigts posés le long de la fenêtre Takeo se retourna pour admirer cette... Énergumène qui était censée la couvrir de questions plus indiscrètes les unes que les autres. Aussi, alors qu'elle entrouvrit la bouche, Takeo en une enjambée ou deux lui écrasa le plat de sa paluche sur la tronche, la repoussant nonchalamment en lui sifflant en passant : "J'ai pas l'temps, meuf."

Puis le jeune japonais, sans se soucier de la réaction de la super best-bud-4-ever étoo de sa nouvelle compagne d'infortune, il vint se rapprocher du canapé, voyant alors la jeune dame avec un chocolat chaud entre les mains.
Le jeune Takeo tira un petit sac contenant sa substance favorite de sa poche, discrètement, tout en se penchant vers celle qui allait désormais partager son existence puérile jusqu'à la fin des temps, genre quand t'es mort à vie et tout.
La jeune Tsugumi avait omis, dans sa liste de planques, de lui indiquer que les boissons chaudes ne sont pas un bon endroit. Aussi, par maladresse, le jeune Takeo déposa le petit sachet dans sa boisson, en veillant bien à ce qu'elle puisse le voir, bien entendu.

"Santé." se contenta-t-il d'ajouter avant de se diriger vers la porte, l'ouvrir calmement, puis de partir calmement en quête de nouvelles aventures chocolatées.
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Voir le profil de l'utilisateur Dim 16 Sep - 21:04
Le prince pas trop charmant et la belle aux bois pas trop dormants

Tsugumi abandonna Takeo à Hinata sans regret, pour déguster son chocolat chaud. Mais l'instant de répit fût de bien courte durée. Hinata se fit immédiatement coupée par le brun, rapportant l'attention de Tsugumi sur lui.
Ah oui. La délicatesse, la subtilité, tout ça, c'est fait pour quoi après tout ?

Hinata ne devait pas s'y attendre, puisqu'elle resta muette de stupeur tandis que Takeo se dirigeait vers la canapé. Une fois qu'il lui eut tourné le dos, sa réaction ne tarda pas et elle échangea un regard avec Tsugumi, signifiant clairement "Il est encore pire que Shiro bordel."

La brunette esquissa un sourire amusé en haussant les épaules. Elle l'avait prévenu, c'est pas le prince charmant ici. Elle n'imaginait même pas sa réaction si elle lui disait qu'il s'agit d'un dealer en plus de ça. Il faudrait qu'elle aide Hinata à cacher un cadavre si ça arrivait.

Plouf.

...Il ne vient tout de même pas de faire ça ? Tsugumi lui jeta un regard sceptique, avant de se tourner vers Hinata, se demandant si elle avait vu quelque chose de là où elle se trouvait. Apparemment non, vu le regard curieux qu'elle lui rendit en voyant Takeo quitter la pièce.

"Fais comme chez toi, Hinata, je reviens dans deux secondes."

Son chocolat toujours dans les mains, Tsugumi s'élança à la poursuite de Takeo. A peine cinq minutes qu'ils se sont rencontrés, qu'elle lui court déjà après, ça commençait bien cette histoire. Quelques secondes après, elle l'avait rattrapé, en réussissant l'exploit de ne rien renverser en cours de route.

"T'as lu nos devoirs avant de venir au moins ?!"

Qu'il parte ne lui posait pas de problème, mais si c'était pour revenir à trois heures du matin,  ça n'allait pas le faire. Elle allait pas se réveiller en pleine nuit parce qu'il a oublié de le faire avant de partir, et risquer d'être envoyée en cellule d'enfermement.
Sans crier garde, elle tira sur le col du t-shirt de Takeo et pressa ses lèvres contre les siennes, ne se gênant pas pour lui renverser allègrement son chocolat dessus, ainsi que le sachet qu'il contenait. Elle s'éloigna de deux pas, son verre toujours à la main, avec un petit sourire satisfait.

"On doit partager un repas, donc sois là pour midi ou 19 heures ce soir."

Puis, elle repartit comme si de rien été, et qu'elle ne lui avait pas renversé une boisson brûlante dessus tout en lui volant un baiser.
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