Matteo Natsume
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Ophélia D. Natsume.
Autre: Bisous sur les fesses de Natsume & Kamui pour les oeuvres d'art ♥️
Knight of Night ♤
posté
le Dim 29 Juil - 23:31
par Matteo Natsume
Matteo NATSUME
"I'll fly you to the moon..."

Généralités
Nom ;; Natsume.
Prénoms ;; Matteo.
Âge ;; 26 ans.
Genre ;; Masculin.
Origines ;; Japonais, Italien de par ma mère.
Activité ;; Pas grand chose de légal… Viens dans la rue, tard le soir, et j'te montrerai.
Sexualité ;; Hétérosexuel.
Avatar ;; Toshiro Hitsugaya (adulte) - Bleach.
Règlement ;;
Chemin ;; Un petit tour par les annuaires… Et un prédéfini qui m'a tentée!
Commentaire ;; Euuuh… Laissez-moi réfléchir, et j'trouverai… Promis!
Histoire
J'ai du mal à comprendre pourquoi tu veux connaître ma vie... Considère qu'elle est comme la tienne : je suis né, j'ai grandi, et me voilà. Nah? T'es vraiment dérangé faut croire. T'as gagné, assieds-toi, et récupère la bouteille de saké. Y'en a pour un moment…

Je suis venu au monde une nuit d'hiver... Enfin, à vrai dire, nous sommes venus au monde. La grossesse gémellaire qui a immiscé dans ce monde de dégénérés ma soeur et moi a pris fin le vingt décembre deux mille quatre-vingt-trois. En plein hiver... C'est ce même hiver qui a emporté nos parents. Notre mère a fermé ses paupières juste après notre premier cri. Une hémorragie à laquelle elle n'a pas résisté. Notre père, lui, a perdu l'étincelle de sa vie. Il n'était plus que l'ombre de lui-même après cet évènement. Je peux concevoir sa douleur, son désespoir après avoir perdu l'amour de sa vie... Mais jamais je ne lui excuserai son absence.

Notre enfance fut plutôt banale, bien qu'une esquisse assez déprimante de ce que serait le reste de notre vie. Shin, notre père, ne vivait plus, non. Il se contentait de survivre. Il tâchait de subvenir à nos besoins, de jouer son rôle de parent de manière responsable, d'être là quand il le pouvait. Mais de toute évidence, il n'avait qu'une envie, c'était de retourner auprès de celle qui avait été son âme soeur au premier regard. Est-ce que je peux vraiment lui en vouloir? Aucune idée. Mais c'est le cas.

Les seuls moments où ce géniteur était vraiment un père pour nous, c'était juste avant que le marchand de sable ne passe nous voir, Yuna et moi. Ces moments étaient les seuls où une étincelle de bonheur semblait animer son regard. Les seuls où nous formions l'illusion d'être une petite famille parfaite... Ou tout du moins, nous nous en convainquions. Ces petits moments qui nous mettaient du baume au coeur nous permettaient de goûter à la tendresse d'une famille "normale" par procuration.

Notre mère, nous la connaissons comme l'on connaît les princesses qui ont chamboulé l'Histoire : par le biais de récits, de souvenirs, de bribes de vie... Des instants de vie, que l'on a entendu parfois à plusieurs reprises, toujours avec de nouveaux détails. Des moments insignifiants, auxquels nous accordions un intérêt passionné. Et nous nous imaginions une vie belle à en crever avec cette femme qui nous avait donné la vie. Je demeure persuadé que notre existence aurait été tellement différente si elle avait été à nos côtés. Mais ça fait un moment que j'évite de penser à ce que nous aurions pu être. Sûrement parce qu'imaginer ce bonheur qui nous a échappé me serre le coeur à m'en faire monter les larmes aux yeux…

Malgré cette situation, nous étions des enfants plutôt joyeux, avec une enfance des plus quelconques en apparence. Sûrement parce que nous n'avions pas la moindre idée de ce qui se tramait réellement autour de nous. Des responsabilités que cette société imposait. Et que même si l'absence d'une mère nous pesait, nous ne saisissions pas la détresse de notre père. Et lorsque celui-ci était absent, une nourrice s'occupait de nous. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs d'elle je dois dire... Puis nous avons mieux compris tous les enjeux de cette petite lettre rose lorsqu'elle a fait son apparition dans notre petite routine.

Ce fut dur à assimiler pour moi. A sept ans, je dois admettre que j’ai vraiment peiné à m’habituer à une présence féminine à la maison presque omniprésente autre que celle de Yuna. Et surtout, c’était là ma première occasion de faire face de manière concrète à l’Incontestable, qui s’immisçait dans notre quotidien. Naoko débarqua dans notre vie, et ce n'est qu'avec le recul de quelques années que je comprends tout ce que son arrivée a engendré. A l'époque nous n'avions remarqué que la disparition de ces moments de complicité du soir, et une présence féminine à la maison. Mais désormais tous ces petits détails insignifiants à l'époque me permettent de dresser un tout autre portrait de leur couple.

Naoko était une journaliste, une jeune femme indépendante qui avait de toute évidence d'autres aspirations et projets dans la vie que celui de se retrouver liée à un homme désespéré par la perte de sa femme, et encore moins avec deux bâtards. Son travail était l'excuse parfaite pour se tenir éloignée de cette famille qu'elle n'avait jamais demandée, et de notre père, qui n'était plus que l'ombre du fantôme qu'il était. En ayant mûrit, je me doute bien qu'elle n'avait sûrement pas un mauvais fond. Et que cette situation devait être compliquée pour elle. Elle ne nous a jamais chéris, mais jamais haïs pour autant. Elle s'est contentée d'accomplir ce que l'Incontestable leur ordonnait, et de se consacrer à sa carrière en nous laissant vivre notre vie. J'aurai aimé être plus âgé pour la comprendre, la rassurer... Ou garder contact avec elle. Simplement pour savoir si elle avait enfin eu droit au bonheur auquel elle aspirait très certainement.

Mais j’imagine que cette enfance était pour nous la préparation parfaite à la vie qui nous attendait. Nous deux, face au monde. Et avec ce système rôdant comme un prédateur à nos côtés. Mais il ne nous en fallait pas plus. A deux, nous n’avions besoin de rien, de personne d’autre. Nous étions un peu le cliché des jumeaux : fusionnels, passionnels, indéchiffrables. Yuna était en quelques sortes la mère que nous n’avions jamais eu. Je ne saurai jamais où elle a puisé cet instinct maternel sans jamais avoir d’exemple concret. Alors de mon côté j’essayais d’être à la hauteur, à sa hauteur… Et j’ai vite deviné qu’être un homme, ce n’était sûrement pas suivre le chemin de mon père.

Je refusais de refléter ce qu’il nous offrait : de l’absence, de la tristesse, de la distance, de la faiblesse. De la lâcheté. Il se défilait à ses responsabilités, se contentait d’être simplement là, près de nous. Il se contentait de survivre, de cohabiter avec nous. Pas fichu d’être fort pour nous, de nous aider à grandir, à nous forger, à devenir ce que notre mère aurait sûrement espéré pour la chair de sa chair. Alors j’ai tout fait pour devenir le contraire de lui. Quelqu’un de fort, de présent. Un homme de confiance pour ma soeur.      

J’ai envie de croire que cette absence nous a permis d’être plus forts, plus liés. A peine enfants, nous avions une sorte de maturité, d’indépendance un peu forcée. La petite fille qu’elle était devait jouer la Maman, la grande soeur, mais aussi la meilleure amie et confidente de son frère. Et moi je tâchais de suivre le mouvement. De remplacer notre père comme il se devait, de jouer le grand frère, meilleur ami, confident… Mais les deux jeunes âmes soeurs que nous étions n’étaient que des gosses, et les jeux d’enfant dans lesquels je l’entraînais la blessaient malgré moi… Je manquais de prudence, et surtout de minutie.

Je ne l'ai jamais réellement blessée en lui apprenant quelques techniques de self-défense, il a fallu que ça nous arrive en jouant... Ca reste en moi comme un vieux souvenir, quelque chose qui aujourd'hui me fait sourire, contrairement à ce jour là. Nous jouions souvent au chevalier. Chacun armé d'un bâton, et... En garde! Nous étions des gosses, moi sûrement plus qu'elle. Son petit côté gaffeuse, maladroite, pas stable sur ses fines jambes, ça ne m'était pas venu à l'esprit... Résultat, elle garde une cicatrice en travers de son regard turquoise. Elle s'en est sortie avec une simple griffe, mais elle aurait pu perdre la vue... A l'époque, tout cela était survenu comme un drame dans la petite famille que nous étions. J'aurai dû apprendre de ce moment, ne pas refaire les mêmes erreurs... Mais avec cette petite marque, je me consolais en me disant simplement qu'elle pourrait penser à moi à chaque fois qu'elle croiserait son propre reflet…

J'ai commencé à regretter nos jeux d'enfants quand l'adolescence et ses soucis ont pointé le bout de leur nez. Je compris à cette époque que la vie était plus dure avec les demoiselles qu'avec leurs homologues masculins. Pour moi, ce fut une époque plutôt rose. Mon charme eurasien, ma tignasse blanche et mon regard ne laissaient pas les demoiselles indifférentes. Et pourtant... Pourtant, pour ma Yuna, ce fut un sujet de railleries. Si elles aimaient ces aspects chez un homme, mais pas chez une femme... Pour moi, c'était de la jalousie. Des pestes sans cervelles. Jalouses à en crever.

Ma princesse découvrait l'Enfer du Monde. L'Enfer des autres. Pas une soirée ne passait sans qu'elle fonde en larmes. Ces pétasses de gamines ne cédaient devant rien. Des coups. Sa chevelure coupée. On a même failli la brûler à l'aide d'une cigarette... "Filles" ou pas, personne ne touchait à ma Yuna. Alors même si ça nous a valu des renvois... Je me devais d'intervenir. Je me devais de la défendre. Et plus les situations s'accumulaient, plus je me défoulais ouvertement.

Personne n'était là pour nous. C'est à ce moment-là que je l'ai vraiment compris... Tu crois que, lorsque sa fille rentrait les cheveux coupés, notre père s'alarmait? Je me demande même s'il s'en rendait compte... Tu crois qu'on blâmait, qu'on renvoyait ces sales gamines pour avoir emmerdé une élève? Bien sûr que non, c'était les jumeaux qui finissaient engueulés... Personne. Rien que nous. Seuls face au Monde. Seuls... Et jamais ce connard n'a réagi. Jamais il n'a bougé son cul de sa petite dépression merdique. Nous étions ce qu'il restait de sa femme "chérie". Et cette enflure n'était pas foutu, une fois de plus, de prendre ses responsabilités en main.

Il était hors de question, hors de question, tu m'entends, que je finisse comme lui. Je n'étais qu'un gosse, mais cela m'avait semblé clair comme de l'eau de roche : je serai l'appui de ma soeur. Son soutien dans ce monde. Et pour le moment, ça passait par la défendre. Alors moi qui n'avait que mes petits poings serrés, qui frappaient en désordre... Devenir meilleur dans ce domaine me semblait être une superbe idée.

Quelques gamins plus âgés du quartier allaient dans cette salle de sport... Alors je les ai suivis. Ils y enseignaient de la boxe thaï. Première fois que je voyais ce sport de combat. Et m'imaginer à leur place, réalisant leurs mouvements, protégeant ma Yuna... Je m'idéalisais. Et j'en voulais! Alors j'ai demandé à ces grands de m'apprendre! Ce à quoi ils ont ri, bien évidemment. Un gosse d'une douzaine d'années, je n'avais rien à faire dans cette salle clandestine. Je me suis fait recaler, sans détour.

Je suis resté planté là. Comme un con. Je me suis décomposé sur place... C'était fichu pour moi, je n'aurai pas droit de revenir. Pas le droit d'apprendre. Je devrai me débrouiller pour Yuna, faire autrement... Faire comme jusqu'à présent, à vrai dire. C'est ce que je me suis dit. Jusqu'à cette petite étincelle. Je faisais comme mon père. Je pensais comme lui. J'abandonnais Yuna au premier obstacle. Je ne sais pas d'où m'est venu ce brin de folie, ce que ma soeur a toujours considéré comme de l'ambition chez moi…

Je me suis élancé. En criant, les larmes au bord des yeux. J'ai fondu sur l'entraîneur, lui qui m'avait refusé. Et je l'ai cogné. De toutes mes forces. De toutes les forces qu'un gamin à peine sorti de l'enfance pouvait avoir. Face à un jeune adulte avec une musculature taillée dans le marbre, autant vous dire que j'étais risible. Je devais faire pitié à voir. Mes petits bras s'agitaient, mes petits poings se faisaient mal contre cette chair. Et le retour de bâton fut d'autant plus douloureux. Une simple gifle. Une claque qui s'est abattue avec autorité sur ma joue et qui m'a couché. Moi qui dominait tous les gosses de mon âge, je n'avais pas fait le fier longtemps. Il m'avait hurlé de ne pas oser me repointer le lendemain. Je suis parti, une main honteuse dissimulant ma joue rougissant à vue d'oeil. La première des blessures pour lesquelles Yuna deviendrait ma petite infirmière...

Malgré l'avertissement, toute la rage qui m'habitait me poussa à revenir le lendemain. Le surlendemain. Et tous les autres soirs. L'entraîneur ou d'autres, plus âgés que moi, m'écartaient à coup de pied au cul. Alors je patientais, larmes aux yeux et mâchoires serrée. Je campais devant la salle comme un parasite. Et plus les jours passaient, plus j'avais la sensation qu'on me dégageait avec une certaine sympathie. Jusqu'à l'un de ces soirs.

Ce soir là, on ne me chassa pas. Alors que presque tout le monde était parti, on me fit signe d'entrer. Sans tendresse, sans détour, l'entraîneur me pris à part. Il acceptait de m'apprendre deux trois trucs. Moyennant de petits services. Je n'ai pas réfléchi, j'ai acquiescé, bêtement. Sans même demander de quoi il s'agissait. Sans le réaliser, sans le comprendre, je venais d'atterrir dans ce qui deviendrait mon quotidien. Et mon moyen de tout offrir à Yuna.

Le gamin que j'étais se chargeait de passer dans certains quartiers avant d'aller à la boxe, de raconter ce qu'il s'y passait, parfois d'y embêter quelques commerçants, ou quelques personnes. Pour moi, c'était presque un jeu. Et l'entraînement me passionnait. Plus le temps passait, plus je pouvais cogner. Et là où, au début, je me faisais engueuler dès que je portais des coups à un adversaire à terre, petit à petit on commençait à m'y inciter. C'est sûrement là que j'ai compris que me battre, blesser les autres, et surtout gagner... Ca me faisait vibrer.

L'adrénaline qui montait, la rage qui pouvait éclater, et surtout la sensation de supériorité que j'éprouvais me faisaient sentir tellement bien, tellement... A ma place. Et j'ai compris, à force d'abattre mes phalanges sur les mâchoires des autres, que la violence m'apportait un plaisir presque malsain. J'étouffais cette facette. De toute évidence parce qu'il était inenvisageable à mes yeux qu'elle explose face à Yuna.

Il faut croire que malgré notre gémellité, rien ne se ressemblait en nous. Yuna était la douceur incarnée, et moi, un petit diable en devenir. Nous étions si étroitement, si parfaitement liés... Et pourtant, que ce soit dans nos caractères ou nos chemins de vie, nous étions comme le reflet d'une même âme à travers la glace. Comme si une douceur hivernale fixait, par le biais d'un lac gelé, son double d'un autre monde. Mais nous étions complémentaires, et c'est très certainement ce qui nous a tenus si fusionnels.

A une quinzaine d'années, j'avais clairement compris que c'était dans un gang que je m'étais embarqué. Mais je pouvais me laisser aller, et en échange d'un rôle de messager et petit vendeur, je pouvais mettre un peu d'argent de côté. C'était facile... Et avec ça, je me disais que je pourrai offrir la belle vie à Yuna. Nous écarter de cette vie d'absence, d'abandon. Nous offrir un petit Paradis, rien qu'à deux. Et surtout.... Surtout, nous éloigner le plus longtemps possible de ce système.

"L'incontestable" n'avait pas séparé les âmes soeurs qu'étaient nos parents, non... Quelque chose d'autre l'avait fait à sa place. Et je dois admettre que je redoutais notre sort. Mon père avait mis un peu plus de sept années à recevoir cette foutue lettre, après que notre mère soit partie... Alors oui, j'avais espoir. Je me disais que si l'on pouvait vivre sans être rattrapés par cette petite enveloppe rose jusqu'à nos trente ans, comme notre père, je parviendrai peut-être à trouver un moyen de ne jamais la perdre…

A dix-sept ans, mon ascension a pris un peu plus d'ampleur. Après cinq ans à traîner dans les pattes de ce gang, les plus grands avaient décidé de me donner un peu plus de responsabilités. Moi qui distribuait auparavant de petites marchandises avait désormais plus de choix, et surtout un petit secteur à gérer : en l'occurrence les zones alentours aux lycées de la ville. Quelques nouveaux avaient des comptes à me rendre, et je poursuivais la vente près de notre école. J'avais toujours eu l'avantage, je l'avais d'autant plus avec le temps. Les adolescents me voyaient comme un "pote". Les adolescentes comme un mec charismatique qui leur proposait de quoi s'amuser. Mon charme vendait. Et peu importait la méthode, l'essentiel était de mettre de côté pour Yuna.

Et l'une des adolescentes à qui je vendais s'était avérée plus utile que prévue. L'un des grands du gang, de ceux qui se chargeaient de racoler des nouveaux, avait entendu parler du grand frère de l'une d'elles. Nanako. Je la connaissais plutôt bien. Une quinzaine d'années, et elle était parmi les clientes fréquentes. Elle n'était pas du style influençable, non. Plutôt du style libéré. Du genre qui décide de sa propre vie, et de la tournure qu'elle prend. Elle fumait pas mal, et ce n'était pas pour déplaire à mes affaires. Son frère, de quatre ans son aîné, deviendrait l'un des éléments clefs de ma vie.

Je l'ai rencontré quelques jours plus tard. C'était il y a presque dix ans... Kamui, dix-neufs automnes. Je me suis contenté de faire ce qu'on m'avait demandé, et par conséquent lui avait donné de quoi revendre, et quelques points clefs où se placer pour éviter d'avoir des ennuis. Il était dévoué, déterminé, et j'ai compris plus tard pourquoi. Au final, nous n'étions pas si différents l'un de l'autre, sûrement pour ça que je me sentais si lié à lui. Nous étions tous deux là pour notre soeur, d'une manière ou d'une autre. Et nous finirions tous deux par aimer cet univers…

Et comme toujours, dans le petit monde de Yuna et Matteo, quand tout va bien, il faut qu'un élément vienne chambouler le tableau. Cette fois, ce fut notre père. A croire qu'il avait au moins eu le courage d'attendre que nous puissions prendre notre envol... A dix-huit ans, il nous quitta. D'un vilain rhume... J'ai oublié le nom exact, mais Yuna te le dirait sans soucis. Même pour ça, il avait été lâche. Et hors de question pour nous de rester avec Naoko... Alors on a pris notre envol.

Dans ce petit appartement, Yuna a pu attaquer les études qu'elle voulait : infirmière. J'étais si fier d'elle... Si fier de pouvoir l'aider à suivre son rêve. Je ne voulais pas que la prunelle de mes yeux suive la voie de notre père, et renonce à ses envies d'études pour une simple question d'argent. Je serai le sauveur qu'il avait été pour notre mère, sans devenir le lâche qu'il avait été. Elle se doutait de ce que je faisais pour assurer pécuniairement. Mais elle ne disait rien. Elle savait. Je le sentais à son regard, elle se doutait. Elle avait toujours été intelligente. Alors bon... Notre petite routine était presque belle, les blessures que je ramenais à la maison écartées. Elle était assidue, et ne mettait pas de côté sa passion pour le violon pour autant. Elle était ma fierté..." Yuna, un jour on s'en ira loin d'ici et nous vivrons la vie dont on rêve. Loin de cette ville de fou, je ferai tout pour ça. Crois en moi. "

Du côté de mes activités nocturnes, ma routine était bien différente. J'avais monté les échelons, j'étais de plus en plus mêlé aux affaires illégales. Le trafic de drogue du gang était devenu une banalité. Désormais, ce qui me permettait de subvenir aux besoins de Yuna, mais aussi de me défouler, c'était les besognes plus sombres. Plus sales. Les tabassages. Les tortures. Les kidnapping... Et parfois, un peu plus. Mais cette routine était presque plaisante... Sûrement dûe à cette présence qui n'était pas des plus désagréables!

Kamui était resté parmi nous. Pour des raisons diverses et variées, qui lui étaient bien propres. Et je devais dire que ça ne me déplaisait pas... Nous avions pas mal de points communs. Et quand j'avais besoin d'un coéquipier, je me tournais d'office vers lui. Nous étions un duo digne d'un film d'action hollywoodien, ou de je ne sais quel manga à sensations fortes. Deux beaux jeunes hommes, la vingtaine, impliqués dans un gang pour leur frangine, et qui finissent par prendre leur pied en faisant du mal aux autres. Sadiques, manipulateurs, impulsifs, brutaux, violents. Ensemble nous étions la terreur des rues sombres et mal famées de la capitale… Bon d’accord, j’exagère. Mais fais comme-si. C’est ce qu’on faisait… Et j’dois dire que les mâchoires serrées et le regard noir, ça a d’la gueule. En tout cas, ça fonctionnait dans notre petit bout de quartier. Mais avoir un ami, faire confiance à quelqu'un d'autre que Yuna... Je n'y songeais même pas.

Le temps avait passé. Ca faisait plus de dix ans que j'étais dans ce gang. Et cinq années que nous avions pris notre envol. Soit tout autant d'années que j'avais pu dévouer à ces activités secrètes. Le chef n'avait pas changé durant tout ce temps, et ma dévotion avait payé. J'avais prouvé que j'en voulais, que j'étais fiable. Et prêt à tout pour celle que j'aimais... J'étais désormais dans l'entourage proche du chef. Par conséquent, j'avais été dans les rares chargés de ses affaires... Lui qui était vulnérable ces temps-ci. Notre gang était violent, pas étonnant qu'il ait eu quelques retours de flammes me direz-vous?

Les personnes de confiance du chef étaient toutes parties pour discuter des clauses d'un contrat ce soir là. Toutes, sauf moi, et ce type. A trois dans le bureau du chef, nous n'avions pour simple mission que de veiller sur lui, et mettre ses affaires en place. Il rangeait la paperasse. Je nettoyais les armes. Vautré dans un fauteuil, il nous parlait de banalités, nous racontait ses dernières frasques. Il peinait à respirer. Le bandage qui enserrait son thorax maintenait les pansements, refaits le matin même, qui devaient permettre à ses plaies de se refermer. Il s'était fait planter. Deux coups de couteau dans le torse avant que son bras droit n'abatte le sbire du gang ennemi qui avait été envoyé. Les tensions étaient montées ces derniers temps. Plus vite que l'on ne l'imaginait. Quel cruel monde, n'est-ce pas?

Pour nettoyer les armes, je portais toujours mes gants en cuir. On m'avait appris qu'une simple douille, un couteau oublié... Et c'était la peine de mort qui te souriait. J'avais bien retenu ce passage... Tout autant que celui qui disait que dans ce gang, tuer le chef signifiait obtenir son rang.

Ce groupuscule de voyous n’était pas vieux. Sûrement pour cela d’ailleurs qu’il s’était retrouvé affilié à une famille de Yakuza plutôt récente : les Hondo-Kai. Etre rattaché à eux impliquait de rendre des comptes sur les activités, des enveloppes également sur les bénéfices réalisés, sans pour autant être maternés. Disons que dans la famille, nous n’étions pas les seuls enfants… Mais nous jouissions tout de même de certains avantages. Notamment celle d’avoir nos arrières en sécurité lorsque cela risquait de ternir aux affaires des Yakuzas. Après tout, il était évident que leur marchandise était entre nos mains pour être distribuée. Et que les tâches ingrates avaient intérêt à vite être exécutées. Et si être tout en haut n’était sûrement qu’un doux rêve… Je pouvais au moins tenter d’atteindre le haut de la petite colline où j’avais attaqué mon ascension.

Agrippant fermement au creux de mon poing la lame, je me suis élancé vers ce type pour entailler sa gorge dans toute sa longueur. Et il était à moi... Faible, et avec un alibi tout prêt. Alors je me suis lancé. J'ai planté son torse. A de multiples reprises. Les détails, je te les passe. L'essentiel était que la justice croit sincèrement à une rivalité de gangs...

Un grand sourire était ancré sur mon visage. La chair avait été plus dure à transpercer que je ne le pensais. Mais je n’avais qu’une chose en tête en fixant droit devant moi : “Ca va, c’est pas si terrible… Quels faibles, à en faire toute une histoire…”. Cet état d’esprit n’a duré une dizaine de secondes tout au plus avant que la vérité ne revienne me frapper en pleine face. J’ai baissé le regard sur la lame que je tenais. Sur le sang qui avait imprégné mes gants et les tâches sur mon t-shirt. Et avec une lenteur morbide, j’ai balayé du regard la pièce et le corps. J’ai compris qu’il n’y avait pas de retour en arrière. Et que j’avais un assassinat sur le dos… J’avais assassiné celui qui avait joué un rôle pour lequel mon père avait été absent.

Mon souffle s’est coupé, j’ai cru que je ne pourrais plus inspirer d’air alors que je fixais le corps sans vie se vider lentement de ce liquide pourpre… Je ne pouvais pas me retrouver derrière les barreaux… Que me dirait Yuna… Et notre mère, qu’est-ce qu’elle me dirait? J’ai déraillé, paniqué. J’ai laissé le couteau là, et j’ai déguerpi avec mes gants pour m’isoler dans un coin. Et je suis incapable de dire combien de temps j’ai repensé à ce corps. Dès que je fermais les yeux, je le voyais, se vidant de son sang, livide, me faire la morale avec la voix de mon père. J’avais beau ressasser, il a fallu que je me ressaisses, que je fasses bonne figure devant les autres. Que je me relève, et garde ma frousse pour ma petite personne. Mais je t’avoue qu’encore aujourd’hui, son sang s’écoule dans mes rêves.

J'avais réussi. J'avais gravi les échelons. J'avais détruit le Roi et pris sa couronne. L'entourage proche du chef désormais anéanti était mitigé. Certains ne s'exprimèrent pas. D'autres se contentèrent de tourner les talons, ce que je compris. Et d'autres enfin se réjouirent. Une joie que je devinais simulée. Je ne sais pas si j'étais paranoïaque. Méfiant. Ou simplement si j'avais senti le vent tourner. Mais je comprenais bien qu'ils se contentaient de faire bonne impression. Un seul des regards me semblait franc. Celui de Kamui. Seules ses félicitations me semblaient sincères. Et surtout, je sentis bien que ma décision de ne m'entourer de personne pour diriger... N'était approuvée que par lui. Mais je me sentais invincible. J'avais gagné après tout... Ouais... J'avais tout gagné.

De cette soirée, j’ai de brefs souvenirs. Comme s’il s’agissait d’un film, et que des bandes avaient brûlé. Mais les souvenirs que j’ai sont intenses. Et intacts… Je te situe le contexte. Tout était beau, parfait. L’ascension d’une vie. Yuna devait donner une représentation de violon, à l’orphelinat, ce soir là. C’était la cerise sur le gâteau pour l’obtention de son diplôme, et surtout le poste qu’elle venait de décrocher à l’endroit-même. Moi? J’avais suivi les directives et revu les secteurs d’activité du gang. Adieu le blanchiment d’argent et les armes. Au programme, uniquement la drogue, et évidemment les besognes de la famille nécessitant des mains faites pour le sale boulot. Et à tout ça devait s’ajouter, en remplacement des secteurs abandonnés, celui de la prostitution. Ca tombait bien, une rue avoisinant notre territoire regorgeait de demoiselles qui étaient sous l’aile d’un même homme. Et la discussion que j’avais eu avec elle la veille annonçait de superbes projets.

Je me souviens de ma Yuna. Toutes les lèvres étaient scellées, les regards rivés sur elle. Ses fins doigts parcourant le bois, l’archet filant sur les cordes. Cette mélodie si pure brisant le silence de l’orphelinat. La salle était subjuguée. J’étais quelques peu jaloux, au début, de partager la musique divine de ma prunelle… Mais bon dieu, ce que c’était ridicule face à cette fierté. Je me tenais droit, me délectant de ces notes. Mais je vais être franc… A chaque silence dans la partition, je déglutissais pour ravaler presque péniblement les larmes qui s’aventuraient devant mon regard, à la limite de perler.

Qu’elle était talentueuse, ma précieuse soeur. Qu’elle était belle, ma délicate princesse. Je me sentais fier. Et je dois le dire, impressionné. Nous avions quitté les lieux après la représentation, et mon sourire ne me quittait pas alors que je parcourais son visage du regard et que nous nous éloignions de l’orphelinat. Sous les reflets de la lune pleine, je repensais à ce petit être qu’elle était… Et qui aujourd’hui, par elle-même, était devenue la plus accomplie des jeunes femmes.

Nous avions marché, parlé. J’avais porté ses affaires, comme chaque soir en la raccompagnant de l’orphelinat. Même si j’étais un adepte de la moto, je ne l’emmenais que rarement à bord. “Les pires accidents de la route arrivent sur les parcours quotidien”, ouais. Ce soir, il faisait plus sombre. Il était plus tard. La représentation avait rajouté du temps à ses horaires habituels. Pour rentrer à l’appartement, il ne nous restait que quelques dizaines de mètres. Une rue. Une ruelle, à vrai dire. Peu fréquentée, étroite. Sombre. Nous nous y sommes engouffrés. Comme chaque soir…

La lune éclairait de rayons épars cette ruelle. Ils ont dévoilé à nos regards le visage de sept hommes. Des japonais. Que je n’avais jamais croisé. Nous avons ralenti, nous sommes arrêtés. J’ai fait un pas de plus, et à leurs regards, j’ai compris bien trop de choses...

" C'est bien toi Natsume ? On a des comptes à régler avec toi."

Tu sais ce qu’il se passe, dans ce genre de moments, dans ton esprit? Non? Moi j’vais t’le dire. Ton sang ne fait qu’un tour en toi. Ton coeur se bloque, se serre. Il accélère, déraille, oublie comment battre. Tes poumons se remplissent, et pourtant tu manques d’air. Et ton cerveau, bordel. Pendant les quelques secondes où ces raclures se rapprochent, ton cerveau, il a déjà tout réfléchi. Tu sais ce qu’il va se passer. Pas en détail. Mais tu sais que cette soirée se finira dans le sang. Et c’est triste à dire, mais tu espères que pour celle que tu aimes, elle se passera dans les larmes. Qu’elle soit encore là pour pleurer…

Incapable de savoir si j’ai lâché, jeté, ou déposé les affaires de Yuna. Mais j’ai courru. Je me suis élancé vers ces enflures. J’étais quasiment sûr qu’elle ne le ferait pas, mais j'espérais que ma soeur fuit. De toutes ses forces, qu’elle courre. Je me doutais que si elle faisait ça, elle serait sûrement rattrapée en vitesse… Mais je priais je ne sais quel dieu pour qu’en sortant de la ruelle, elle tombe sur quelqu’un, qu’on l’aide. Qu’on la sorte de ce piège. De ce putain de piège où je devais être le seul à tomber.

J’ai tout envoyé. Tout ce que j’avais. Mes poings, mes jambes, mon crâne. Je savais d’avance que c’était foutu. Même si je parvenais à en coucher un, peut-être deux… Les autres vautours plongeraient sur moi. Mais pour ma Yuna… J’ai tout donné, et ça n’a pas manqué. Je me souviens avec une horrible précision du moment où je me suis retrouvé à leur merci. Mon front est venu s’éclater contre le nez de l’un d’eux. Le sang a giclé, il a reculé en geignant. Un bras a entouré ma gorge, m’a tiré vers l’arrière. Un poing s’est lové dans mon ventre. Puis deux mains ont agrippé ma chevelure pour accompagner ce genou qui est venu heurter ma mâchoire et ouvrir ma lèvre.

Je suis tombé en arrière, droit. Sonné, j’ai à peine eu le temps de cligner des yeux, d’entendre les cris de Yuna… On agrippa mes bras fermement. Et je sentis le poids d’un homme se laisser tomber sur mon torse. A cheval au dessus de moi, ses poings fusèrent. Ses phalanges s’éclataient contre mon visage à la chaîne. Mes tempes, ma mâchoire, je suis incapable de dire combien de temps cela a duré. A chaque choc, je recrachais du sang et ma vue se troublait. Je voulais me dégager. De toutes mes forces… Mais je ne sais même pas si mon corps bougeait.

Il s’est redressé, on ne m’a pas lâché. Et un dernier coup de pied est venu s’éclater dans ma mâchoire… Ma tête s’est éclatée contre le bitume, tournée vers Yuna… Une semelle s’est appuyée sur ma joue, écrasant ma chair contre l’asphalte, la raclant contre les petits graviers du sol. Mon regard était maintenu sur ma Yuna… Ma Yuna et ces ombres tout autour d’elle… Si tu avais vu ce regard… Ce regard. Jamais, jamais je ne pourrai le sortir de ma tête. Elle était à quelques mètres. Juste quelques mètres… Ses prunelles tremblaient. Elle tremblait. Tout son monde vacillait, et j’étais là… Inutile. Coupable. Responsable.

Le sang coulait partout sur mon visage, alors je pourrais avoir une excuse. Mais… Mais je vais être franc avec toi. Je n’ai pas pleuré quand notre père est mort. Pas quand on faisait des cauchemars. Pas quand on m’engueulait. Pas quand j’avais mal. Au mieux, je larmoyais. Mais je ne pleurais pas… Quand j’ai croisé le regard de Yuna, les larmes sont sorties d’elles-même. Et ce genre de douleur, de souffrance… Tu ne peux pas la comprendre. Tu ne pourras jamais saisir à quel point ça fait mal, à moins d’y avoir été confronté.

Tu comprends toute l’horreur qui se joue lorsque tu croises un regard en dérive. Un de ces regards qui te supplie de l’aider. De mettre fin à tout ça… Un regard qui te demande pourquoi. Et qui te demanderait presque de l’achever. Un regard qui porte toute la honte, la culpabilité d’une situation dont il est juste victime. Un regard qui tente de fuir… De s’éloigner de ce qu’il est en train de subir… Un regard qui souffre.

Je suis incapable de te dire si on m’a parlé. Si on lui a parlé. Si elle a parlé. Ce qu’ils ont fait en détails. J’étais noyé dans ce regard… Je revoyais en Yuna la petite fille qui pleurait tant lorsque l’orage éclatait… Et que je serrais fort, si fort contre moi… A qui je parlais tout bas, à qui je caressais les cheveux pour la rassurer… Et qui me faisait confiance, qui se laissait apaiser. Ce petit ange à qui j’ai menti… Et qui m’a cru tellement, tellement fort quand je lui disais de ne pas s’inquiéter, de me faire confiance… Que je serai toujours, toujours là pour la protéger… Oh, ma Yuna…

Et nous sommes à nouveau restés seuls… Elle, la lune et moi… Je ne sais pas combien de temps je suis resté à terre, à chialer… Ma mâchoire explosée tremblait entre les larmes alors qu’elle, elle avait tu les sanglots, et se contentait de rester silencieuse, tremblante. Elle fixait le vide, les larmes chutant le long de ses joues. Elle était loin. De toute réalité, de tout son être. J’aurai pu me redresser, aller la rejoindre, la réconforter, tenter de rentrer. J’aurai du. Mais je n’ai pas su… Je n’ai pas su quoi faire… J’étais incapable…

J’étais à terre, et vu mon état, je savais bien que me traîner au sol ne nous aiderait pas à rentrer… Mon souffle rauque rompait le silence de cette rue et mon cerveau cogitait en fixant Yuna. Ceux sur qui nous étions tombés… Pendant un instant, j’avais songé au fait qu’ils aient pu être envoyés par l’un des anciens bras droits. Une façon de me donner une leçon… Mais ça ne collait définitivement pas. Vu l’état dans lequel j’étais, m’achever et prendre ma place aurait été un jeu d’enfant. Le motif n’était pas le bon…

Les filles. Ca m’est revenu en tête, un flash. Les filles que nous avions accosté. De toute évidence, leur “patron” avait eu vent de notre démarchage… Quoi de plus simple que de nous viser, moi et la fille que j’aime, pour me faire céder et changer d’avis? Quel connard je faisais… Prendre les rennes ne me mènerait qu’à ma perte sans les chevaux pour avancer. Jamais je n’avais entendu d’histoires du genre avec l’ancien chef… Si ce genre de choses s’était tramé, quelqu’un aurait été là pour lui, dans ses pattes, à assurer ses arrières. Qu’est c’que j’raconte… Quelqu’un d’autre aurait été dans ce quartier, parler à ses filles. Jamais ces enflures ne seraient remontées si aisément à lui...

Et moi, j’avais décidé d’être seul. J’avais presque été hautain face aux personnes si utiles à ce gang. Même Kamui, qui était toujours là pour moi, je m’étais contenté de le laisser de côté. Et là ça a fait tilt. Kamui. Fouillant dans ma veste, j’agrippais mon portable. Miracle, il était encore fonctionnel. Je pianotais, patientais face à la tonalité. Et je te laisse imaginer le soulagement quand j’ai entendu la voix de Kamui. Je n’avais jamais été aussi apaisé par un “J’arrive”. Et jamais je ne m'étais senti si coupable d'avoir repoussé l'amitié de quelqu'un...

Cette nuit-là, il a été le héros là où je m’étais planté. Il avait rattrapé mes erreurs. Quand il est arrivé sous la lumière de la pleine lune, je dois dire que je me souviens d’assez peu de choses… Je sais qu’il a aidé Yuna avant de venir vers moi. Je me souviens m’être relevé alors qu’il me soutenait… Puis le noir. Je me suis réveillé dans une pièce que j’avais déjà vu à plusieurs reprises, amorphe. Yuna était assoupie sur un fauteuil, une couverture sur elle. Kamui se tenait droit, appuyé contre le mur me faisant face. Et cet homme que j’avais eu l’occasion de voir plusieurs fois désinfectait mes plaies. On l’appelait “Doc’”. Ses coordonnées nous avaient été données par la famille qui nous gérait. Disons qu’il était là pour assurer nos arrières et nous éviter de rendre des comptes aux hôpitaux de la ville.

Nous sommes restés là le temps de reprendre des forces, assez pour pouvoir tenir debout. Puis Kamui nous a reconduit jusqu’à chez nous… Il était resté là, à veiller. Je l’avais dérangé en pleine nuit, et il avait déboulé. Il n’avait pas posé de questions il s’était contenté d’agir au mieux pour nous… Et de prendre les bonnes décisions. En rentrant, j’ai douché le corps si frêle de Yuna en ayant constamment peur de la blesser… Et je l’ai glissée au creux de notre lit… Et elle était toujours loin… Je le voyais bien, dans ces petites prunelles… Ma soeur n’était pas là. Elle ne voulait pas revenir… Et j’étais presque heureux qu’elle reste loin de la réalité encore un peu.

Tout contre moi. Je l’avais gardée tout contre moi, je ne sais combien de temps. Et je revoyais chaque détail de cette soirée d’horreur… C’était moi. Moi et moi seul qu’ils cherchaient. Il n’était plus question de notre adolescence, ou je défendais ma soeur lorsqu’on souhaitait s’en prendre à elle. C’était à moi qu’ils en voulaient… Et j’ai ramené mes soucis jusqu’à elle. Je l’ai mêlée à une horreur sans nom. J’ai détruit ce petit corps qui n’avait rien à voir avec quoi que ce soit… Ces mecs… Ces mecs, c’était des abrutis comme moi, au final… Au final… Au final, j’avais violenté ma soeur pour la violer dans une ruelle…

Les jours sont passés. Les semaines. Les mois… Yuna était détruite. Tout en elle avait éclaté en mille morceaux. Elle était recluse. Et j’étais avec elle… Il était hors de question que je la laisse seule… Pas pour affronter ça… Je l’ai chérie. Chérie comme elle m’avait chéri. Soignée comme elle m’avait soigné. Maternée comme elle m’avait toujours materné… Ce n’était pas l’heure de la vengeance. Mais l’heure pour moi de recoller les morceaux de ma poupée.

La goutte d’eau que j’étais pour elle avait fait déborder le vase avec ses conneries, et chuter les larmes sur ses joues…. Après cette soirée d’horreur, toutes mes failles, mes faiblesses, mes erreurs me sautaient soudainement aux yeux. Dans ce monde, je ne pouvais pas tout faire avec Yuna. De toute évidence, faire d’elle mon seul appui la mêlerait à de terribles choses… Comme l’autre nuit. Et je refusais que cela se produise à nouveau. Mais pour ça… J’avais besoin de m’entourer. D’avoir des personnes de confiance autour de moi. De pouvoir me fier à d’autres. Et j’ai tout de suite su vers qui me tourner. Je n’avais pas besoin de quelqu’un d’autre. Pas si j’avais Kamui à mes côtés.

Kamui, c’était mon frère d’une autre mère. On avait versé du sang ensemble, le notre, et celui de bien des opposants. On avait fait les quatre cents coups, établit un palmarès des plus déroutants sans jamais se faire attraper. Je lui avais appris des choses, sauvé ses arrières… Et il m’avait rendu la pareille, un nombre incalculable de fois. Lui et moi partagions tellement de points communs… Que notre proximité en était presque évidente. Bordel, si j’avais été une nana, j’aurai sûrement craqué pour lui tu sais! Mais revenons-en à l’essentiel.

J’avais passé des nuits à cogiter, à ressasser les moments où j’avais foiré, où ça avait merdé. Et j’ai compris quelque chose d’important, quelque chose que je refusais d’admettre mais qui aurait pu, peut-être, éviter l’horreur de ce soir là… J’avais besoin de Kamui à mes côtés… J’avais besoin de cet ami auprès de moi. J’avais toujours refusé de m’attacher, moi qui changeait d’école, moi qui n’avait besoin de personne d’autre que Yuna. Mais lui il avait été là pour moi, sans jamais rien demander en retour. Et ce que nous avions lié, c’était de toute évidence une amitié, tout autant qu’une fraternité à toute épreuve.

Après quelques jours reclus, à ne voir que Yuna, à ne parler qu’à elle et Kamui, j’ai eu tout le temps de repenser à cette soirée, et aux erreurs que j’avais commis en reprenant ce gang. J’ai profité des instants de repos de Yuna, et de ces moments où la musique illuminait son coeur, et grâce à l’appui de Kamui, j’ai pu avancer, et reconstruire petit à petit les choses. Kamui me rapportait le moindre événement, et nous discutions - pour la première fois- à deux des directives à prendre. Je lui faisais confiance pour assurer comme “bras droit”, même si à mes yeux, il était devenu mon égal.

Puis j’ai pris quelques moments pour laisser Yuna un peu seule, et aller “sur le terrain”, comme on dit. Là j’ai compris quelque chose qui m’a fait terriblement mal. Des anciens “bras droits”, des “grands” sont venus me voir. Savoir comment je me remettais. Me faire part de leur soutien si je souhaitais entreprendre quoi que ce soit en représailles… C’est à ce moment là que j’ai repensé à tous ces moments… Tous ces instants où ces hommes avaient appris tout un tas de choses au gosse que j’étais. Au final ils m’avaient vu évoluer, grandir. Au final, j’avais tout à gagner à m’entourer.

Alors j’ai mis de côté ma fierté. Mis de côté toutes mes idées à la con de Roi qui règne en solitaire. J’ai commencé à déléguer. A m’entourer. A agir comme un frère dans cette famille de substitution. A laisser ces hommes agir à nouveau à leur place, eux qui avaient tant d’expérience. Et grâce à ça, j’ai pu passé une année complète aux côtés de ma Yuna, pour lui permettre de se reconstruire tout en douceur, à son rythme…

Petit à petit, Yuna semblait reprendre quelques peu goût à la vie. Mais peu importait les journées, les progrès, avancements du jour. Peu importait les petits moments d’amélioration… Même les petits sourires… Les moments de chaleur dans son coeur… Chaque soir, dès que ses yeux se fermaient et que son coeur se reposait… Chaque soir depuis cette nuit-là… Chaque soir j’ai pleuré.

J’ai serré Yuna contre moi toutes les nuits. Et je ressassais tout et n’importe quoi. Des moments de notre enfance, des sourires. Mes putains de conneries. Ses larmes. La force qu’elle retrouvait. Mais c’était là… C’était là à cause de moi, tout ça. J’avais brisé l’amour de ma vie, et j’étais incapable de réparer ça… Je l’aimais tellement, si tu savais comme mon coeur souffrait avec le sien… Si frêle, fragile, endormie dans mes bras… Et j’étais là à pleurer, à laisser mes larmes chuter sur sa chevelure…

Je ne pouvais pas la blesser à nouveau… Je ne pouvais pas à nouveau détruire Yuna… Mon âme soeur, ma chérie… La femme de ma vie, de mon éternité… Mon univers tout entier… Et je l’avais blessé comme jamais je n’avais blessé personne… Et au lieu d’agir, j’étais là à pleurer dans son sommeil… Elle était forte… Elle a toujours été tellement forte alors je… J’ai attendu qu’elle soit stable… Debout sur ses douces jambes… Qu’elle ait retrouvé de sa force d’avant…

C’était une nuit. Un vendredi soir. Cette nuit-là, je ne l’oublierai pas… Pas avant de pouvoir en revivre une similaire… Il y avait un peu de vent, Yuna s’était bien endormie… Je l’ai serré contre moi, fort… Comme quand on était gosses… J’ai parcouru chacune de ses mèches du bout des doigts, je me suis enivré de son parfum à en faire une overdose. J’ai fermé les yeux, si longtemps… Pour que tout mon corps se souvienne du frisson de sa peau sur la mienne… Et sans pouvoir retenir ces foutues larmes, j’ai couvert son visage d’ange de baisers… Et je me suis doucement effacé, doucement détaché d’elle… Et tout ce que j’ai laissé, c’est quelques mots sur un papier...

" Ma tendre Yuna,
Je ne sais pas comment te dire cela alors je ferai court. Je suis terriblement désolé pour ce qui est arrivé il y a maintenant plus d'un an, terriblement désolé. C'était entièrement ma faute, à moi qui lentement construisait notre vie meilleure. Moi qui m'était promis de toujours te protéger, toi celle qui est le plus cher à mon cœur. Toi et toi seule, ma sœur qui représente mon univers. Si jusqu'à présent j'ai toujours réussi à prendre soin de toi, te protéger, t'aimer, vivre et rire avec toi. Maintenant ce n'est plus possible. Ce que je fais risque de nouveau t'impliquer dans mes affaires alors c'est pour cela que, maintenant que tu es redevenue la femme que tu étais - que tu as toujours été - je pars. Pour un temps, je te promets qu'un jour je reviendrai, et que je te rendrai heureuse. Je reviendrai et tu sauras tout, mais pas pour l'instant.

Promets moi de rester forte, de sourire, de rire, d'être tout ce qui constitue ta si adorable personne.
Je t'aime, attend moi et sois heureuse. Je reviendrai un jour.
Matteo. "

J’ai passé une dizaine de jours à chialer dans une chambre d’hôtel, à l’autre bout de la ville. Puis j’ai refais surface, un masque pour effacer tout ce que je cachais au fond de moi. J’avais rejoins celui que tout le monde prenait pour mon bras droit, Kamui. A mes yeux, il était mon égal. Lui et moi, on a repris ce que l’on avait laissé, et attaqué la reconstruction de tout un business avec les autres. La prostitution avait stagné durant cette année. Seules quelques filles avaient été débauchées. Et quand bien même les autres affaires avaient mené leur barque comme il se devait entre les mains expertes des “grands” du gang, il était temps d’avancer. Et avec toute la hargne que nous avions, nous avons fini par faire de ce business quelque chose de fleurissant.

Et quand bien même j’étais anéanti… Je n’avais rien oublié de cette nuit-là. Moi qui pensait pouvoir tout boucler en un an, cela fait deux ans que je suis parti… En deux années… J’ai fais pas mal d’affaires, pas mal de conquêtes. Mais surtout, tu sais ce que j’ai fait? J’ai retrouvé sept personnes chères à mon coeur. Kamui et moi… On les a tous retrouvés. Sept assassinats. Sept vengeances… Sept moments savamment réfléchis et orchestrés, tu sais…

J’ai assez vite arrêté de compter les nuits blanches passées là-dessus. Ce fut un savant mélange d’expériences qui nous a pas mal aidés : tous ceux qui avaient déjà tué et dissimulé des preuves, tous ceux qui avaient déjà participé à ce genre de choses… Chaque témoignage, chaque plan était une source d’inspiration.

J’avais à coeur de d’abord me charger des hommes qui avaient touché à Yuna. Une suggestion avait été faite pour deux d’entre-eux. L’idée était de suivre l’un, et de réussir à récupérer un effet personnel lui appartenant. D’abattre le second dans un quartier à proximité de leur lieu de prédilection, et de laisser traîner sur la scène de crime l’effet personnel du premier. Le gang devait tomber sur l’objet en question, faire le lien, et se charger eux-même de finir le boulot à notre place.

Les hommes que nous avions chargé d'exécuter le plan s’étaient débrouillés à merveille. Mais il se trouve que c’est “l’après” assassinat qui a foiré… Sur appel d’un civil, la police avait déboulé. Et fort heureusement, la seule preuve qu’ils trouvèrent fut le bouton de manchette laissé par nos soins. L’enquête avait stagné, le “suspect” placé en détention… Pendant un temps, je dois admettre que la paranoïa nous a cotoyés de très près… Jusqu’à la libération quand la presse a annoncé qu’il avait été planté par son co-détenu et était décédé de ses blessures.

Pour les deux autres qui avaient touché à Yuna, le plan était censé se baser sur un vieille technique qu’un ancien bras droit avait déjà vu exécutée. De l’eau de javel, de l’acide, et je ne sais quels autres produits chimiques. Tout devait effacer les traces de leur passage. J’imagine que les noms compliqués m’ont donné confiance, alors je les ai laissés s’organiser. Tout n’était plus si beau quand les autorités ont embarqué l’un de mes hommes comme suspect. Heureusement, le fait que son véhicule ait été aperçu par une caméra de surveillance à proximité des lieux du crime aux alentours de l’heure du décès n’a pas semblé suffisant pour l’inculper. Quatre en moins, et pour le moment, nous étions toujours sur pieds.

Ceux qui m’ont tenu ce soir-là ont eu un destin des plus arrangeants, de mon côté. Un accident de moto assez stupide leur a ôté la vie. L’un était conducteur, l’autre passager. Tous les deux étaient sacrément alcoolisés d’après les autorités. Un feu rouge grillé, et une voiture qui les percute. L’un d’eux est décédé sur le coup, l’autre a succombé quelques heures plus tard aux urgences. Deux en moins sur la liste, autant te dire qu’on a pas fait les difficiles.

Celui qui s’était soigneusement amusé à me tabasser a sûrement été le plus gros morceau de cette vengeance. Les rares moments où il était seul, et par conséquent aisément atteignables, étaient moindres. Et ces instants avaient toujours lieu dans des endroits bondés, ou filmés. Pour agir, il nous a fallu demander de l’aide. L’un des plus anciens du gang savait qu’un yakuza pouvait nous aider à dissimuler ce qui pourrait être gênant… Alors c’est sans hésiter que j’ai mis la main au porte-feuilles en échange d’une panne inopinée de caméras de surveillance et d’une porte d’immeuble laissée ouverte.

Nous l’avons cueilli dans le sous-sol de l’immeuble où il vivait. Kamui et moi avons attendu qu’il se glisse dans le local à poubelles, et pendant que des hommes étaient postés à surveiller les entrées, nous l’avons coincé. Les accès par lesquels nous étions passés étaient énormément fréquentés, les autorités auraient du mal à récupérer des empreintes quelconques ou de l’ADN de manière correcte. Nous n’avons pas traîné : nous n’avions pas l’opportunité pour. Cette faille qu’un pot-de-vin nous avait ouvert était trop belle pour vouloir être gourmands. Kamui l’a bloqué fermement et étouffé ses cris… Je me suis contenté de nicher toute ma haine, toute ma rage dans cette lame, pour la faire glisser le long de sa gorge.

Nous l’avons lâché, laissé s’étouffer dans son sang, et nous avons décampé. Les jours qui ont suivi, nous sommes restés comme d’habitude pendus aux informations. Et comme l’avait promis le yakuza, les pistes étaient brouillées… Et rien n’a, pour le moment, abouti jusqu’à nous… Le gang en face n’a pas fait le lien avec nous, sûrement parce qu’une année s’était écoulée entre temps. Et avec lui, je bouclais cette foutue vengeance… Pourtant, il m’a hanté bien plus mort que vivant… Sûrement le karma. En échange de ce soulagement, des palpitations que j’avais pu éprouvée… J’aurai à partager mes nuits avec lui dans mes cauchemars. Mais désormais, mes journées pouvaient avancer...

J’avais tout arrangé. J’étais monté, j’avais réparé mes erreurs. Appris à m’entourer, à agir de manière intelligente. J’avais grandi, mûrit. Souffert de cette absence… Mais je savais que maintenant, je pourrais offrir à Yuna tout ce que j’avais, bien peu comparé à ce qu’elle méritait… Mais je savais que maintenant, je pouvais tout lui dire… Et la rendre heureuse en la gardant en sécurité. Il ne me reste qu’à retrouver ma prunelle..

La suite de cette histoire, il ne me reste plus qu’à l’écrire… Et peut-être que tu en feras partie, qui sait…?


Caractère
Considère-moi comme un être versatile. J'ai deux facettes, bien distinctes. Mais tu n'en connaîtras qu'une : celle que j'accepte de montrer.

Disons que je suis plutôt sanguin. Mais ce n'est pas vraiment ma faute si certains ont tendance à oublier leur place. Une opposition, un défi... Je suis toujours là pour y répondre. Bien que je préfère être à l'origine des hostilités. Matteo Provocation Natsume, c'est moi! Il faut dire que j'ai toujours été au coeur de bagarres. Au début, avec les enfants de ma classe. C'était amical, bonne humeur, fairplay. Puis ça a été pour protéger ma soeur. Je n'ai jamais été trop loin avec ces sales gamines, pourtant ça nous a valu plusieurs renvois.

Plus je goûtais à ça, plus je devenais agressif, violent. Je me refusais à devenir un lâche comme notre père. Plutôt crever. On joue pour gagner dans cette vie. "L'essentiel c'est de participer", c'est qu'une phrase à la con pour rassurer les perdants. Les déchets. Plus les adversaires s'accumulaient sur mon tableau de chasse, plus je devenais rusé. Avoir du nez et un cerveau, ça sert toujours pour flairer les bons coups et s'y inclure de la meilleure des manières. Un peu de calme avant la tempête permet toujours de mieux choisir ses armes et organiser ses plans. Considère-moi comme une tête brûlée si ça te chante... Mais retiens bien une chose : je n'ai peur de rien.

Que pourrais-je te raconter d'autre… Qu'est-ce qui me définis… J'aime fumer. Les cigarettes mentholées, mon petit pêché mignon… J'adorer rouler pendant des heures sur ma bécane, à toute allure. La sensation du vent dans mes mèches… Le sucre aussi, j'adore le sucre! La caféine, aussi… Oh et je parle Japonais, ma langue natale, Italien, ma langue maternelle, et Anglais. Savoir parler plusieurs langues, ça peut s'avérer utile. J'ai des petites manies. Jouer avec mes cheveux, ma langue, mes lèvres… Rien de bien important. Je suis un oiseau de nuit. J'aime la musique. J'ai un petit côté sadique, rien de bien secret… Hm, quoi d'autre, laisse moi réfléchir…

Ah ouais, aussi… J’ai un sommeil agité. Depuis tout jeune, je bouge beaucoup la nuit. Mais depuis quelques années maintenant, j’ai droit aussi à des terreurs nocturnes, cauchemars, et merdes en tout genre pendant que je dors. Tu sais, on dit que les cauchemars nous renvoient à nos peurs du quotidien. Pour moi c’est assez différent. Disons que je revois des choses avec lesquelles je ne suis pas forcément très à l’aise. Des personnes surtout. Un peu comme si certaines choses me suivaient pour me hanter…

Et ça peut m’arriver en journée, aussi, j’ai parfois des moments d’absence. Il suffit que je repense à un truc, et mon cerveau bloque. Il ressasse. Le passé, et les détails. Les regards… Parfois j’ai des espèces de tétanies. C’est rare, mais intense quand ça se produit. Et cela devient tout de suite compliqué de m’en sortir quand j’y suis niché. Je me bloque, me fige, parfois je tremble… Si c’est plus fréquent que ce genre de trucs m’arrive en journée, en public, plutôt que la nuit, quand je suis seul… Malheureusement, c’est toujours plus vibrant.

“Tout le monde a des insécurités, tu peux en parler, t’as pas à en avoir honte.”, tu veux en venir où? T’entends quoi par là, que j’suis un faible? Fais bien gaffe à c’que tu m’racontes… J’ai pas d’insécurités. Aucune. Enfin... Certains te diront que j’ai des points faibles, comme ma soeur. C’est sûr que je ferai n’importe quoi pour elle, pour son bonheur. Que je m’embarquerai dans tout ce qu’il y a de plus fou. Mais ça ne compte pas. C’est comme ceux qui te diront que je suis impulsif. Ils disent simplement ça parce qu’ils n’ont pas le cran de se lancer à corps perdu dans une rixe sans forcément en connaître les raisons. Mais c’est parce qu’ils ont peur de perdre. Tous ceux qui te diront ça. Tous ceux qui te sortiront des “insécurités” à la con n’ont jamais été dans notre situation. Ils n’ont jamais été seuls, à deux face à l’univers et ses évènements plus ou moins hasardeux. Ils n’ont jamais perdu les pédales sous l’effet de la violence. Ils n’ont jamais tout perdu en voulant juste bien faire les choses. N’ont jamais craqué en tâchant de garder la face, ou ravalé des larmes simplement pour que l’amour de leur vie garde confiance. Alors allez vous faire foutre avec vos jugements, vos échecs. Me parlez plus de ça… Et passons à la suite.

Le reste de ma personnalité, c’est quelque chose que je réserve pour Elle. Une partie de moi, de ma personnalité, qui n’éclot que lorsqu’Elle est auprès de moi. Et qu’Elle est la seule à mériter.

Pour la perle qu'est Yuna, ma soeur jumelle, j'ai cette attitude protectrice, tendre... Presque comme un masque qui oppresserait jusqu'à étouffer cette face sombre qui sommeille en moi... Du moins, tant que j'étais auprès d'elle. J'ai toujours aspiré à être quelqu'un d'autre avec Yuna. Quelqu'un de bien. L'homme dont elle avait besoin dans sa vie. Un père, un grand frère, un meilleur ami... Une âme soeur. Je protégeais la perle de douceur qu'elle était, comme si elle représentait la pureté pour nous deux. Nous étions complices. Et la taquiner était pour moi comme accéder aux rayons de soleil du Paradis dans l'Enfer où je m'étais niché. Même ses doigts jouant sur les cordes de son violon sonnaient pour moi comme les louanges d'un être céleste. Et même si je me suis entiché des mélodies de violon, comme pour faire résonner ses souvenirs, je n'ai jamais retrouvé les frissons qu'elle me procurait. Et sa cuisine... Je t'ai parlé de sa cuisine? Je ne sais pas si je suis né en étant une bouche sans fond ou si je le suis devenu en m'entichant de ses mets... Mais elle a toujours eu ce talent derrière les fourneaux. Quand j'emmenais ses bento, j'avais la sensation de manger dans un restaurant gastronomique à emporter. Elle faisait tout pour moi. Elle illuminait mon monde. Qu'est c'que j'raconte... Elle était mon monde. Elle m'avait tant apporté, c'était une évidence pour moi que de lui rendre comme je le pouvais.

Notre relation était pure. Un idéal sans faille jusqu'à ce que j'en immisce une dans sa vie. J'imagine que certains devaient voir cette proximité comme un vice incestueux ou je ne sais quel autre délire. Et je dois admettre... Que si rien de charnel n'avait jamais éclos entre nous, elle demeurait la seule personne pour qui mon coeur battait. Elle me faisait vibrer, elle chamboulait mon coeur. Et je savais qu'elle demeurerait à jamais mon âme soeur, mon idéal féminin, mon double à toute épreuve.

Je suis un Don Juan, j'aime user de mes atouts, je ne m'en cacherai pas. J'aime me servir de mon charme, de mon charisme. J'aime que les femmes me désirent. Que les hommes me jalousent. Qu'elles meurent d'envie d'être dans mes draps. Qu'ils meurent d'envie d'être à ma place. Ce physique m'a déjà permis d'arriver à mes fins, plus d'une fois. Et je n'en ai pas honte, pas le moins du monde. Quand bien même cela me ferait passer pour un connard prétentieux... Tant que j'arrive à mes fins. Qui plus est, jamais je n'ai cédé à des sentiments quelconques qui enchaîneraient mes poignets. La seule qui a eu accès à mon coeur, qui a retourné mon cerveau, c'est Yuna. Et je ne compte pas changer. Je ne compte pas me traîner un poids dans cette vie.

Alors tant que cette petite enveloppe rose ne me sera pas adressée, je profiterai de cette jeunesse. Et je mets au défi l'Incontestable de me changer. Et surtout, de placer un autre regard que celui de Yuna au fond de mon esprit.



Physique
Me décrire physiquement... C'est à la fois ce qu'il y a de plus simple - il suffit de me poser devant un miroir et décrire ce que je vois - et de plus compliqué - par où commencer, et par où finir, sans oublier quelque chose d'important…

Commençons par ce qui saute aux yeux : une tignasse blanche des plus naturelles. Une petite modification génétique maternelle, qui te permet également de deviner sous ces mèches éparses et plus ou moins longues des prunelles turquoise. Il faut croire que les crinières ébène et les iris noisettes des nippons et des ritals, je n'y aurai droit qu'en passant par des lentilles et une perruque ou une teinture. Pas ma tasse de thé, en somme. D'un asiatique, je n'ai que les yeux bridés et joliment en amande. Mon nez est fin, légèrement en trompette. Et mes lèvres sont à peine charnues. Tout cela couplé à ma peau pâle, je dois dire que ça a son charme. Du moins, je m'en suis convaincu, à coup de regards et compliments dont j'ai écopé. Et ce n'est pas pour me déplaire…

Je suis plutôt grand, et quand bien même je ne suis pas épais, je jouis d'une allure plutôt svelte, et d'une musculature taillée à coup de boxe thaï. Mon regard froid, ma mâchoire serrée et le fait que je me tienne droit comme un "i" ne font pas de moi quelqu'un aux airs tendres. Tant mieux, ce n'est pas ce que je souhaite inspirer.

Pas mal de cicatrices arpentent ma chair. Plus ou moins amples, plus ou moins anciennes, plus ou moins visibles. Je ne les compte plus. Les piercings? Pas mon truc. Les tatouages? On va dire que je suis tombé dedans, d'où mon dos complet. Les fringues? J'aime faire dans le simple, classe. Mais aussi les petits détails. Je peux passer d'une veste et chemise à un gros sweat à capuche informe. Disons que ça change selon mon humeur.

Quoi d'autre, quoi d'autre... Bon tu sais quoi, tu verras par toi-même! Toi qui a l'air si passionné par moi, j'imagine que tu vas me suivre pour un p'tit bout de chemin... Non?


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posté
le Dim 29 Juil - 23:39
par Invité
Bienvenue sur le forum !

Hitsugayaaaaaaaaaa ♥ ♥ ♥

Bon courage pour la suite de ta présentation Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 2022029269
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posté
le Dim 29 Juil - 23:43
par Invité
Tu as ta première fan-girl ! Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1362171446
Bienvenue !
Mei Bennett
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Angelo Bennett
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Dim 29 Juil - 23:45
par Mei Bennett
Bienvenue ^^ Bonne rédaction.
Alishka Hinrich
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : L'asperge basketteuse
Autre:
Crevette Fracasseuse (ง •̀_•́)ง
posté
le Dim 29 Juil - 23:58
par Alishka Hinrich
Bienviendu, keupin d'cheveux blancs Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 2078551763
Kyle A. Inagawa
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Lun 30 Juil - 0:20
par Kyle A. Inagawa
Oh my my... Hitsugayaaaaaaaaaaaaa
Bienvenue ♥️
Bon courage pour ta fiche o/
Matteo Natsume
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Ophélia D. Natsume.
Autre: Bisous sur les fesses de Natsume & Kamui pour les oeuvres d'art ♥️
Knight of Night ♤
posté
le Lun 30 Juil - 0:35
par Matteo Natsume
Marchi tout le moooonde! Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 433025899
Honoka Nicolson
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Zetsu Izumo
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Chihuahua hargneux
Chihuahua hargneux
posté
le Lun 30 Juil - 1:13
par Honoka Nicolson
Toshiroooooooooooooooooooooooo ♥️

Bienvenue et bon courage pour ta fiche o/
Maze Jefferson
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Sexy langue de vipère Teare ♥
Autre: Merci Driss pour l'ava ♥

★
posté
le Lun 30 Juil - 8:36
par Maze Jefferson
Yo bienvenue Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1362171446 bonne rédaction !
Seyfried H. Bellandi
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Époux/se : BELLANDIVE (╯°□°)╯︵ ┻━┻
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Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
posté
le Lun 30 Juil - 12:09
par Seyfried H. Bellandi
Hellcome Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 3766924225

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 181202111716271804

Kinkeabae, fournisseuse de kits swag since 2018

so nobody will ever forget your memorable skill, satoshit:

Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 85277910
Kyoya Matsuhara
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Les plus du perso :
Je suis: Pour ou contre l'Incontestable ?
Époux/se : Edwige ♥
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
❝ LAPINS, POULPES & GALIPETTES ❞
posté
le Lun 30 Juil - 17:14
par Kyoya Matsuhara
AHAH LE BEAU FRÈRE QUI SE RAMÈNE !! #JaredCavanaught

Hate que tu sois validé !!
Matteo Natsume
Messages postés : 61
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Ophélia D. Natsume.
Autre: Bisous sur les fesses de Natsume & Kamui pour les oeuvres d'art ♥️
Knight of Night ♤
posté
le Lun 30 Juil - 21:37
par Matteo Natsume
Merci à tous! Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1886222708

Hâte de venir t'embêter, beau-frère chéri =3
Fubuki Hartcher
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : a (not yet) gay doctor named Elliot ♡♡
Autre: Je cause en CRIMSON (#DC143C).
Drunk Grumpy Cat

posté
le Lun 30 Juil - 21:41
par Fubuki Hartcher
j'dois avouer que l'avatar est cool
p'tête que c'est mon côté déchet fan de bleach qui resurgit lmao

blague à part, bienvenue, et courage pour la fin de la fiche & pour ta valid !

grosse bise Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 3901106482
Yuna Natsume
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : //
Autre: Thanks Bro, I know you know. 4ever.
Dolce Lupa Bianca
posté
le Lun 30 Juil - 23:05
par Yuna Natsume
* cours, puis tombe face contre terre et roule jusqu'à Matteo *

Yaaaaaaaaaah o/ * grimpe sur ses épaules *

Mais t'étais où ?! T^T
Bienvenue amor mio * lance des patates *
Matteo Natsume
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Ophélia D. Natsume.
Autre: Bisous sur les fesses de Natsume & Kamui pour les oeuvres d'art ♥️
Knight of Night ♤
posté
le Jeu 2 Aoû - 3:45
par Matteo Natsume
Merciii!
*récupère sa frangine sur ses épaules*

Pitit message pour dire que z'ai terminé!
Invité
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Invité
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posté
le Jeu 2 Aoû - 20:48
par Invité
TO-SHI-RO. blblblfkdjd.

Bonne chance pour ta validation et bienvenue ! ♥️
Jazz L. Mikolajczyk
Messages postés : 135
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : un lutin. ❤︎
Autre: avatar : callum joanne, apriorii
posté
le Ven 3 Aoû - 11:45
par Jazz L. Mikolajczyk
BLEAAAAAAAACH <3
Bienvenue Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1362171446
Matteo Natsume
Messages postés : 61
Inscrit.e le : 29/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Ophélia D. Natsume.
Autre: Bisous sur les fesses de Natsume & Kamui pour les oeuvres d'art ♥️
Knight of Night ♤
posté
le Ven 3 Aoû - 16:57
par Matteo Natsume
Merciiii à vous! =3
Makoto Nanase
Messages postés : 4547
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Sam 4 Aoû - 12:27
par Makoto Nanase
Analyse de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥️

Introduction
Bienvenue sur le forum ! Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1362171446

J'ai écrit un pavé, mais surtout n'aie pas peur hein Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 3813954746

Histoire
- Mon charme eurasien, ma tignasse blanche et mon regard ne laissait
- Je lui avait appris
- Qu’elle ai retrouvé

✗ En grandissant au Japon, Yuna et Matteo ont été mis face à la propagande de l'Incontestable dès leur plus jeune âge. Par le biais de la télévision (publicités, dessins animés), à l'école, etc. Donc même si leur jeune âge les confronte à la surprise de voir une femme débarquer dans leur vie, ils savent un minimum comment fonctionne la société.

✗ Bon, le plus gros point de l'histoire qui me gêne un peu, c'est toute son ascension au sein du gang dont il fait partie. Dans un premier temps, il faut savoir que le monde de la pègre, au Japon, ne ressemble en rien à ce que l'on peut voir dans les séries/films américains. C'est un monde parfaitement encadré et surveillé, et ce, par les yakuza. C'est eux qui gèrent tout ce qui est illégal pour ne pas qu'il y ait de débordements, et c'est l'une des raisons qui fait que leur présence est tolérée par le gouvernement japonais. De ce fait, un simple gang, même sans être yakuza à proprement parler, est forcément rattaché à l'une des familles Yakuza.

Prenons les choses dans l'ordre en ce qui concerne l'histoire de Matteo:
- Ses débuts et son intégration au gang: de ce côté-là pas de souci, tu expliques bien la façon dont il s'est retrouvé embarqué là-dedans dès l'âge de 12 ans. Les petits services qu'il rend par-ci par-là, les entraînements, la petite vente de drogue (d'ailleurs, dure ou douce ?). Bref, sur ce point ça me va.

- Son ascension à l'âge de 17 ans: pareil, là je n'ai rien à dire. Ça paraît un peu gros de donner des responsabilités à un adolescent, mais après tout pourquoi pas tant que ça reste un minimum surveillé par les "chefs".

- C'est la suite qui va commencer à me chiffonner (oui j'utilise des mots comme chiffonner Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1451543918 ). Déjà j'ai du mal à comprendre les activités du gang. C'est quoi exactement ? Drogue ? Armes ? Kidnapping (de qui ?) ? Qu'est-ce que tu entends par "un peu plus" ?
Ensemble nous étions la terreur des rues sombres et mal famées de la capitale. => comme dit plus haut, ce n'est pas un petit gang de rue qui va les faire devenir des "terreurs" très importantes. A la limite d'un petit quartier pourquoi pas, mais pas de la capitale...

- Ensuite, la mort du chef du gang. Matteo a 22 ans à ce moment-là si je comprends bien et il tue un homme (le premier ?) sans aucune pitié, ce qui n'a visiblement aucune conséquence sur sa propre psychologie. Ce genre d'acte n'est pas anodin, loin de là, et ça aurait dû avoir des retours sur Matteo. De même qu'au niveau de la justice, je veux bien qu'il parvienne à maquiller ça en rivalité de gangs, mais attention quand même. De plus, Matteo ne s'entoure d'absolument personne pour diriger le gang. Qu'est-ce qui empêcherait d'autres membres de venir le tuer pour prendre sa place ? Après tout, ça reste un type de 22 ans qui, visiblement, n'a personne pour l'aider ou le protéger, en dehors de Kamui.

- Quand Matteo décide de laisser son pote à la tête du gang pendant une année entière, c'est hyper risqué. Comme je l'ai dit au-dessus, qu'est-ce qui empêcherait les autres de prendre sa place en butant son pote ? Quand tu fais partie du monde de la pègre, tu peux pas tout laisser de côté comme ça, du jour au lendemain, et revenir comme une fleur au bout d'un an.

- Quand tu parles du fait qu'il se reconstruit un business, ça laisse sous-entendre, encore une fois, qu'il devient un grand gangster de Tokyo. Je me répète, mais non, ce sont les yakuza qui gèrent tout ça et Matteo n'est qu'un simple petit chef de gang, rien de plus.

- Encore une fois, sept meurtres pour se venger, je veux bien, pourquoi pas. Mais comment il a fait ? Les preuves ? La justice ? On ne tue pas sept personnes sans en subir les conséquences.

Pour conclure un peu le point sur tout ça, il faut bien comprendre que Matteo ne peut faire partie que d'un petit gang de quartier, rien de plus, avec ses affaires à diriger. Trafic de drogue, par exemple. Néanmoins, comme je l'ai dit plus haut, le gang est forcément surveillé et sous l'ordre d'une famille de Yakuza, et il aura forcément des comptes à leur rendre. Rien que pour le fait d'avoir une certaine protection judiciaire en fait. Attention donc à ne pas te fourvoyer sur ce qu'est l'univers du crime au Japon.

✗ Après l'attaque sur Yuna et Matteo, pourquoi ne sont-ils pas allés à l'hôpital ? Yuna venait de se faire violer et Matteo était dans un sale état. Je doute qu'ils auraient pu rentrer chez eux comme si de rien n'était.

Caractère
✗ Comme dit dans l'histoire, il ne semble y avoir aucune conséquence sur la psychologie de Matteo après les meurtres qu'il a commis.

Physique
Validé ♥️

Conclusion
Mon pavé peut te faire peur, mais sache qu'on fait très attention à tout ce qui touche au monde de la pègre pour ne pas avoir de débordements en rp après. Mais une fois que tu as compris comment ça marche, dans les grandes lignes, ça devrait aller :)
En dehors de ça, je dois avouer que j'ai pris plaisir à lire ta fiche Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 4115966937 Aucune faute (ou alors minime (en dehors des trois que j'ai relevées parce qu'elles m'ont sautées aux yeux et que je suis un psychopathe)), belle plume, le texte est fluide et agréable à lire ! Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 4115966937 Bref, j'ai beaucoup aimé :)

Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥️

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] Ld7d
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] Cn3Ckyx
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1EPYLUw
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] YqECw0j
Matteo Natsume
Messages postés : 61
Inscrit.e le : 29/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Ophélia D. Natsume.
Autre: Bisous sur les fesses de Natsume & Kamui pour les oeuvres d'art ♥️
Knight of Night ♤
posté
le Lun 6 Aoû - 23:48
par Matteo Natsume
Voila, fiche retouchée, en espérant que ça convienne! Et merci encore d'avoir pris de ton temps pour les conseils et les idées =3

J'ai tout mis en dessous pour éviter de devoir relire la fiche dans son entièreté!

HISTOIRE
Eléments modifiés :
Spoiler:
Puis nous avons découvert cette petite lettre rose lorsqu'elle a fait son apparition dans notre petite routine.
Ce fut dur à saisir pour moi. A sept ans, ni ma soeur, ni moi n'avions eu ce fameux cours qui expliquait ce système omniprésent dans la société nippone. Comprendre qu'un petit bout de papier influencerait le quotidien de notre famille et le chamboulerait me taraudait.

Puis nous avons mieux compris tous les enjeux de cette petite lettre rose lorsqu'elle a fait son apparition dans notre petite routine.
Ce fut dur à assimiler pour moi. A sept ans, je dois admettre que j’ai vraiment peiné à m’habituer à une présence féminine à la maison presque omniprésente autre que celle de Yuna. Et surtout, c’était là ma première occasion de faire face de manière concrète à l’Incontestable, qui s’immisçait dans notre quotidien.
Spoiler:
Moi? J’avais revu les secteurs d’activité du gang. Adieu le blanchiment d’argent et les armes. Je ne voulais garder que la drogue, et les éventuels contrats incluant la violence. Et ajouter à cela des filles. Ca tombait bien, une rue avoisinant notre territoire regorgeait de demoiselles qui étaient sous l’aile d’un même homme. Et la discussion que j’avais eu avec elle la veille annonçait de superbes projets.
Moi? J’avais suivi les directives et revu les secteurs d’activité du gang. Adieu le blanchiment d’argent et les armes. Au programme, uniquement la drogue, et évidemment les besognes de la famille nécessitant des mains faites pour le sale boulot. Et à tout ça devait s’ajouter, en remplacement des secteurs abandonnés, celui de la prostitution. Ca tombait bien, une rue avoisinant notre territoire regorgeait de demoiselles qui étaient sous l’aile d’un même homme. Et la discussion que j’avais eu avec elle la veille annonçait de superbes projets.
Spoiler:
Je ne sais par quel miracle, j’ai trouvé la force de la prendre au creux de mes bras. De la porter jusqu’à chez nous.J’ai douché ce corps si frêle en ayant constamment peur de le blesser…
J’étais à terre, et vu mon état, je savais bien que me traîner au sol ne nous aiderait pas à rentrer… Mon souffle rauque rompait le silence de cette rue et mon cerveau cogitait en fixant Yuna. Ceux sur qui nous étions tombés… Pendant un instant, j’avais songé au fait qu’ils aient pu être envoyés par l’un des anciens bras droits. Une façon de me donner une leçon… Mais ça ne collait définitivement pas. Vu l’état dans lequel j’étais, m’achever et prendre ma place aurait été un jeu d’enfant. Le motif n’était pas le bon…

Les filles. Ca m’est revenu en tête, un flash. Les filles que nous avions accosté. De toute évidence, leur “patron” avait eu vent de notre démarchage… Quoi de plus simple que de nous viser, moi et la fille que j’aime, pour me faire céder et changer d’avis? Quel connard je faisais… Prendre les rennes ne me mènerait qu’à ma perte sans les chevaux pour avancer. Jamais je n’avais entendu d’histoires du genre avec l’ancien chef… Si ce genre de choses s’était tramé, quelqu’un aurait été là pour lui, dans ses pattes, à assurer ses arrières. Qu’est c’que j’raconte… Quelqu’un d’autre aurait été dans ce quartier, parler à ses filles. Jamais ces enflures ne seraient remontées si aisément à lui...


Et moi, j’avais décidé d’être seul. J’avais presque été hautain face aux personnes si utiles à ce gang. Même Kamui, qui était toujours là pour moi, je m’étais contenté de le laisser de côté. Et là ça a fait tilt. Kamui. Fouillant dans ma veste, j’agrippais mon portable. Miracle, il était encore fonctionnel. Je pianotais, patientais face à la tonalité. Et je te laisse imaginer le soulagement quand j’ai entendu la voix de Kamui. Je n’avais jamais été aussi apaisé par un “J’arrive”. Et jamais je ne m'étais senti si coupable d'avoir repoussé l'amitié de quelqu'un...

Cette nuit-là, il a été le héros là où je m’étais planté. Il avait rattrapé mes erreurs. Quand il est arrivé sous la lumière de la pleine lune, je dois dire que je me souviens d’assez peu de choses… Je sais qu’il a aidé Yuna avant de venir vers moi. Je me souviens m’être relevé alors qu’il me soutenait… Puis le noir. Je me suis réveillé dans une pièce que j’avais déjà vu à plusieurs reprises, amorphe. Yuna était assoupie sur un fauteuil, une couverture sur elle. Kamui se tenait droit, appuyé contre le mur me faisant face. Et cet homme que j’avais eu l’occasion de voir plusieurs fois désinfectait mes plaies. On l’appelait “Doc’”. Ses coordonnées nous avaient été données par la famille qui nous gérait. Disons qu’il était là pour assurer nos arrières et nous éviter de rendre des comptes aux hôpitaux de la ville.

Nous sommes restés là le temps de reprendre des forces, assez pour pouvoir tenir debout. Puis Kamui nous a reconduit jusqu’à chez nous… Il était resté là, à veiller. Je l’avais dérangé en pleine nuit, et il avait déboulé. Il n’avait pas posé de questions il s’était contenté d’agir au mieux pour nous… Et de prendre les bonnes décisions. En rentrant, j’ai douché le corps si frêle de Yuna en ayant constamment peur de la blesser…
Spoiler:
Ensemble nous étions la terreur des rues sombres et mal famées de la capitale.
Ensemble nous étions la terreur des rues sombres et mal famées de la capitale… Bon d’accord, j’exagère. Mais fais comme-si. C’est ce qu’on faisait… Et j’dois dire que les mâchoires serrées et le regard noir, ça a d’la gueule. En tout cas, ça fonctionnait dans notre petit bout de quartier
Spoiler:
Presque comme une évidence, j’ai laissé pendant une année entière Kamui à la tête du gang. Et j’ai passé une année complète aux côtés de ma Yuna…
Après quelques jours reclus, à ne voir que Yuna, à ne parler qu’à elle et Kamui, j’ai eu tout le temps de repenser à cette soirée, et aux erreurs que j’avais commis en reprenant ce gang. J’ai profité des instants de repos de Yuna, et de ces moments où la musique illuminait son coeur, et grâce à l’appui de Kamui, j’ai pu avancer, et reconstruire petit à petit les choses. Kamui me rapportait le moindre événement, et nous discutions - pour la première fois- à deux des directives à prendre. Je lui faisais confiance pour assurer comme “bras droit”, même si à mes yeux, il était devenu mon égal.

Puis j’ai pris quelques moments pour laisser Yuna un peu seule, et aller “sur le terrain”, comme on dit. Là j’ai compris quelque chose qui m’a fait terriblement mal. Des anciens “bras droits”, des “grands” sont venus me voir. Savoir comment je me remettais. Me faire part de leur soutien si je souhaitais entreprendre quoi que ce soit en représailles… C’est à ce moment là que j’ai repensé à tous ces moments… Tous ces instants où ces hommes avaient appris tout un tas de choses au gosse que j’étais. Au final ils m’avaient vu évoluer, grandir. Au final, j’avais tout à gagner à m’entourer.

Alors j’ai mis de côté ma fierté. Mis de côté toutes mes idées à la con de Roi qui règne en solitaire. J’ai commencé à déléguer. A m’entourer. A agir comme un frère dans cette famille de substitution. A laisser ces hommes agir à nouveau à leur place, eux qui avaient tant d’expérience. Et grâce à ça, j’ai pu passé une année complète aux côtés de ma Yuna, pour lui permettre de se reconstruire tout en douceur, à son rythme…
Spoiler:
Alors lui et moi, on a repris ce que l’on avait laissé. Reconstruit tout un business…
Lui et moi, on a repris ce que l’on avait laissé, et attaqué la reconstruction de tout un business avec les autres. La prostitution avait stagné durant cette année. Seules quelques filles avaient été débauchées. Et quand bien même les autres affaires avaient mené leur barque comme il se devait entre les mains expertes des “grands” du gang, il était temps d’avancer. Et avec toute la hargne que nous avions, nous avons fini par faire de ce business quelque chose de fleurissant.

Eléments ajoutés :
Spoiler:
Ce groupuscule de voyous n’était pas vieux. Sûrement pour cela d’ailleurs qu’il s’était retrouvé affilié à une famille de Yakuza plutôt récente : les Hondo-Kai. Etre rattaché à eux impliquait de rendre des comptes sur les activités, des enveloppes également sur les bénéfices réalisés, sans pour autant être maternés. Disons que dans la famille, nous n’étions pas les seuls enfants… Mais nous jouissions tout de même de certains avantages. Notamment celle d’avoir nos arrières en sécurité lorsque cela risquait de ternir aux affaires des Yakuzas. Après tout, il était évident que leur marchandise était entre nos mains pour être distribuée. Et que les tâches ingrates avaient intérêt à vite être exécutées. Et si être tout en haut n’était sûrement qu’un doux rêve… Je pouvais au moins tenter d’atteindre le haut de la petite colline où j’avais attaqué mon ascension.
Spoiler:
J’ai assez vite arrêté de compter les nuits blanches passées là-dessus. Ce fut un savant mélange d’expériences qui nous a pas mal aidés : tous ceux qui avaient déjà tué et dissimulé des preuves, tous ceux qui avaient déjà participé à ce genre de choses… Chaque témoignage, chaque plan était une source d’inspiration.

J’avais à coeur de d’abord me charger des hommes qui avaient touché à Yuna. Une suggestion avait été faite pour deux d’entre-eux. L’idée était de suivre l’un, et de réussir à récupérer un effet personnel lui appartenant. D’abattre le second dans un quartier à proximité de leur lieu de prédilection, et de laisser traîner sur la scène de crime l’effet personnel du premier. Le gang devait tomber sur l’objet en question, faire le lien, et se charger eux-même de finir le boulot à notre place.


Les hommes que nous avions chargé d'exécuter le plan s’étaient débrouillés à merveille. Mais il se trouve que c’est “l’après” assassinat qui a foiré… Sur appel d’un civil, la police avait déboulé. Et fort heureusement, la seule preuve qu’ils trouvèrent fut le bouton de manchette laissé par nos soins. L’enquête avait stagné, le “suspect” placé en détention… Pendant un temps, je dois admettre que la paranoïa nous a cotoyés de très près… Jusqu’à la libération quand la presse a annoncé qu’il avait été planté par son co-détenu et était décédé de ses blessures.

Pour les deux autres qui avaient touché à Yuna, le plan était censé se baser sur un vieille technique qu’un ancien bras droit avait déjà vu exécutée. De l’eau de javel, de l’acide, et je ne sais quels autres produits chimiques. Tout devait effacer les traces de leur passage. J’imagine que les noms compliqués m’ont donné confiance, alors je les ai laissés s’organiser. Tout n’était plus si beau quand les autorités ont embarqué l’un de mes hommes comme suspect. Heureusement, le fait que son véhicule ait été aperçu par une caméra de surveillance à proximité des lieux du crime aux alentours de l’heure du décès n’a pas semblé suffisant pour l’inculper. Quatre en moins, et pour le moment, nous étions toujours sur pieds.

Ceux qui m’ont tenu ce soir-là ont eu un destin des plus arrangeants, de mon côté. Un accident de moto assez stupide leur a ôté la vie. L’un était conducteur, l’autre passager. Tous les deux étaient sacrément alcoolisés d’après les autorités. Un feu rouge grillé, et une voiture qui les percute. L’un d’eux est décédé sur le coup, l’autre a succombé quelques heures plus tard aux urgences. Deux en moins sur la liste, autant te dire qu’on a pas fait les difficiles.

Celui qui s’était soigneusement amusé à me tabasser a sûrement été le plus gros morceau de cette vengeance. Les rares moments où il était seul, et par conséquent aisément atteignables, étaient moindres. Et ces instants avaient toujours lieu dans des endroits bondés, ou filmés. Pour agir, il nous a fallu demander de l’aide. L’un des plus anciens du gang savait qu’un yakuza pouvait nous aider à dissimuler ce qui pourrait être gênant… Alors c’est sans hésiter que j’ai mis la main au porte-feuilles en échange d’une panne inopinée de caméras de surveillance et d’une porte d’immeuble laissée ouverte.

Nous l’avons cueilli dans le sous-sol de l’immeuble où il vivait. Kamui et moi avons attendu qu’il se glisse dans le local à poubelles, et pendant que des hommes étaient postés à surveiller les entrées, nous l’avons coincé. Les accès par lesquels nous étions passés étaient énormément fréquentés, les autorités auraient du mal à récupérer des empreintes quelconques ou de l’ADN de manière correcte. Nous n’avons pas traîné : nous n’avions pas l’opportunité pour. Cette faille qu’un pot-de-vin nous avait ouvert était trop belle pour vouloir être gourmands. Kamui l’a bloqué fermement et étouffé ses cris… Je me suis contenté de nicher toute ma haine, toute ma rage dans cette lame, pour la faire glisser le long de sa gorge.

Nous l’avons lâché, laissé s’étouffer dans son sang, et nous avons décampé. Les jours qui ont suivi, nous sommes restés comme d’habitude pendus aux informations. Et comme l’avait promis le yakuza, les pistes étaient brouillées… Et rien n’a, pour le moment, abouti jusqu’à nous… Le gang en face n’a pas fait le lien avec nous, sûrement parce qu’une année s’était écoulée entre temps. Et avec lui, je bouclais cette foutue vengeance… Pourtant, il m’a hanté bien plus mort que vivant… Sûrement le karma. En échange de ce soulagement, des palpitations que j’avais pu éprouvée… J’aurai à partager mes nuits avec lui dans mes cauchemars. Mais désormais, mes journées pouvaient avancer...
Spoiler:
Un grand sourire était ancré sur mon visage. La chair avait été plus dure à transpercer que je ne le pensais. Mais je n’avais qu’une chose en tête en fixant droit devant moi : “Ca va, c’est pas si terrible… Quels faibles, à en faire toute une histoire…”. Cet état d’esprit n’a duré une dizaine de secondes tout au plus avant que la vérité ne revienne me frapper en pleine face. J’ai baissé le regard sur la lame que je tenais. Sur le sang qui avait imprégné mes gants et les tâches sur mon t-shirt. Et avec une lenteur morbide, j’ai balayé du regard la pièce et le corps. J’ai compris qu’il n’y avait pas de retour en arrière. Et que j’avais un assassinat sur le dos… J’avais assassiné celui qui avait joué un rôle pour lequel mon père avait été absent.

Mon souffle s’est coupé, j’ai cru que je ne pourrais plus inspirer d’air alors que je fixais le corps sans vie se vider lentement de ce liquide pourpre… Je ne pouvais pas me retrouver derrière les barreaux… Que me dirait Yuna… Et notre mère, qu’est-ce qu’elle me dirait? J’ai déraillé, paniqué. J’ai laissé le couteau là, et j’ai déguerpi avec mes gants pour m’isoler dans un coin. Et je suis incapable de dire combien de temps j’ai repensé à ce corps. Dès que je fermais les yeux, je le voyais, se vidant de son sang, livide, me faire la morale avec la voix de mon père. J’avais beau ressasser, il a fallu que je me ressaisses, que je fasses bonne figure devant les autres. Que je me relève, et garde ma frousse pour ma petite personne. Mais je t’avoue qu’encore aujourd’hui, son sang s’écoule dans mes rêves.

CARACTERE
Eléments ajoutés :
Spoiler:
Ah ouais, aussi… J’ai un sommeil agité. Depuis tout jeune, je bouge beaucoup la nuit. Mais depuis quelques années maintenant, j’ai droit aussi à des terreurs nocturnes, cauchemars, et merdes en tout genre pendant que je dors. Tu sais, on dit que les cauchemars nous renvoient à nos peurs du quotidien. Pour moi c’est assez différent. Disons que je revois des choses avec lesquelles je ne suis pas forcément très à l’aise. Des personnes surtout. Un peu comme si certaines choses me suivaient pour me hanter…

Et ça peut m’arriver en journée, aussi, j’ai parfois des moments d’absence. Il suffit que je repense à un truc, et mon cerveau bloque. Il ressasse. Le passé, et les détails. Les regards… Parfois j’ai des espèces de tétanies. C’est rare, mais intense quand ça se produit. Et cela devient tout de suite compliqué de m’en sortir quand j’y suis niché. Je me bloque, me fige, parfois je tremble… Si c’est plus fréquent que ce genre de trucs m’arrive en journée, en public, plutôt que la nuit, quand je suis seul… Malheureusement, c’est toujours plus vibrant.
Makoto Nanase
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posté
le Mar 7 Aoû - 10:05
par Makoto Nanase
Ok c'est tout bon pour moi Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 1362171446
Merci à toi d'avoir bien pris en compte mes remarques surtout Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 4115966937

Attention de bien voir avec Beni Nobunaga pour la relation du gang avec le Hondo-kai, c'est lui qui a créé la famille Tu m'attendais? Me voila... Matteo Natsume. [Terminé] 4115966937

Amuse-toi bien et bonnes retrouvailles avec la sister !

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