Ine K. Tsuta
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Je suis: neutre.
Époux/se : Petite Appia.
Autre:
posté
le Dim 19 Aoû - 18:05
par Ine K. Tsuta
Ine K. Tsuta
Tsuta.
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Ine Koneko.
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25ans.
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Masculin Cisgenre.
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Tu aimes les femmes, cis ou trans.
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Origines japonaises.
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Tu dirais simplement que tu es alpiniste. Ce qui se traduirait par bien des choses. En grande partie, tu es guide de haute-montagne sur le mont Fuji durant la saison estivale, pisteur-secouriste durant la saison hivernale. Tu dois parfois porter un nom pour une expédition, ou tu joues parfois au cordiste à même Tokyo. Ces deux dernières facettes de ton métier sont toutefois les plus rares.
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Tu es un OC commissionné à droite à gauche (on dépense comme on veut son SMIC, chut).
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Venu par l'appel des top-sites dans le mauvais timing des vacances, qui m'auront permis d'écrire posey ma fiche au moins ♥️ Excusez-moi d'avance pour l'histoire, j'ai un problème de temps de conjugaison quand j'écris ce genre de texte, pardoon, même si je me suis relue j'espère que ça ira †
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne
Ce que le Bleu et le Noir peuvent voir - PHYSIQUE
A te voir passer rapidement dans la foule, sans rencontrer la moindre épaule contre la tienne, on ne te trouverait sans doute rien de remarquable, si ce n'est cette faculté gracile à éviter ces corps en mouvement. En un coup d’œil, on relèverait surtout tes origines japonaises. Normal, c’est ce que tu es, il suffit de lire l'encart à gauche pour le savoir. Une taille d’un souffle plus grand que la moyenne, avec ton mètre soixante-quatorze, te laissant pourtant vite dominer par tous ces grands messieurs. Des cheveux noirs, courts,  surtout désorganisés, qui encadrent ton visage aux traits fins. Difficile de décrire plus efficacement ta coiffure, tu ne les brosses que de tes doigts, ne leur faisant rencontrer qu'un ciseau tenu par tes soins de temps en temps. Ta peau, elle, possède le hâle de l’air et du soleil. Des yeux bridés, dont l’un est de la même intensité, si sombre, que tes cheveux. L’autre...L’autre commence à te rendre un peu plus original, à te sortir un peu, un tout petit peu du lot.

Cet œil droit, couleur brume d’azur. Choc dans ton regard, tes iris à l’opposé l’une de l’autre sur l’échelle colorimétrique. Un peu déstabilisant, peut-être. Surtout gênant. Le bleu te fait mal, il n’était au goût de la Montagne, et voilà qu’un jour il fut brûlé. Maintenant, il semble souffrir d’une perpétuelle kératite, à rougir sa sclère, à le faire larmoyer au moindre rayon un peu trop fort. Ou est-ce toi qui pleure un peu trop vite par cet œil trop empathique, qui trahit ta peur ou ton chagrin plus que ne le ferait l’œil noir ? Tu te protèges à revers de lunettes polarisées, dès lors qu'un rayon se fait trop agressif. D'ailleurs, tu portes aussi des lunettes de vue, pour lire, disposant d'une forte correction sur le verre droit, pour cet œil qui ne voit plus grand-chose. L’œil noir, lui, est d'une précision supérieure à la moyenne, compensant cette vision catastrophique du droit. Et t'offrant quelques maux de tête, avec une telle disparité de vision... Tu gardes souvent les yeux plissés, réduits à deux petites fentes, qui te donnent un air rieur.
Tu ne vois d'ailleurs pas très bien les couleurs, elles t'apparaissent bien ternies. Cela te rend incapable de faire la différence entre un rose pastel et un gris, un bleu nuit et un noir. Il n'y a que les couleurs marquées, vives, qui te parviennent correctement, celles qui tranchent dans le monochrome de ta vision.

Puisque l’on est rentré dans les détails, parlons du reste. La Montagne n'aura pas que touché ton œil droit, oh, elle aura aussi touché ta main gauche. Ces engelures qui auront prit ton auriculaire et ton annulaire, jusqu’à la première phalange et font ressembler un salut Vulcain à la bénédiction d’un Jésus gaucher. Quelques cicatrices, de ci de là, des marques de cette vie qui t’en donnera sans doute d’autres. Tu dis que chacune d'entre elles viennent de tes périples : alors est-ce la montagne, qui crama sur ton torse ses cigarettes, est-ce la campagne, qui brisa sur tes épaules quelques verres ? Ce n’est pas grave, tu ne souffres d’aucun complexe, de toute façon, ton corps est libre de conserver les traces de ses blessures en souvenir. Et puis il est solide, ton corps. Des épaules et un dos qui ont l’habitude de se charger, des bras qui ont l’habitude de te porter, des jambes qui franchissent de longues distances, fiable ami qu’il est lors de chacune de tes excursions.

Ce corps que tu pares de hauts colorés, par habitude de tes activités, parce que tu aimes ça aussi, que c'est la seule chose que tu vois bien. Un kimono traditionnel sur un haut occidental, des getas en été pour des baskets en hiver, tu mélanges essence natale et pays parcourus pour mieux te retranscrire en quelques morceaux de tissus. Tu aimes le confort, la praticité, tu aimes aussi t’adapter aux situations pour ne jamais détonner. Ah, et si ces tissus n'ont besoin d'être repassé, c'est encore mieux. En dehors de ça, tu n’arbores aucun piercings. Tu n’as rien contre, les autres peuvent bien s'en parer sans que tu ne trouves cela vulgaire, mais toi tu n’en veux juste pas. Quant aux tatouages, tu n'en as pas non plus, mais peut-être te laisserais-tu un jour convaincre, qui sait.
Tu n'as d'ailleurs aucun bijoux, si l'on exclut deux petits bracelets en corde à l'un de tes poignets, en réalité nœuds de Prussik te permettant de mieux pouvoir monter un abri en pleine nature. Tout est toujours pensé pour être utile, avec toi.

Tes pas et tes gestes sont marqués d'assurance, comme si tu savais exactement où devait aller chacun de tes membres. Une démarche féline, des mouvements souples, tu te faufiles sans jamais trébucher. C'est drôle, cette assurance tranche souvent avec cet air perdu vers d'autres sommets que la réalité, qui marque ton visage lorsque tu erres dans la rue. Ce même air qui s'oublie dans la ville, lorsque tu en sors pour mieux gagner la nature et l'épanouissement qu'elle te procure.
Et c'est ainsi que se clôt cette appréciation de ton physique, d'une banalité entrecoupée de ces détails atypiques.

Le calme et sa tempête - CARACTERE

Tu as lu un jour que chacun porte en lui sa définition de vivre et d’exister.
Certains chercheront à se préserver de tout pour qu’il ne leur arrive jamais rien, à conserver leur petite routine bien confortable, à refaire le monde de leur canapé. Toi, bien entendu, tu n'es pas de ces certains-là. Toi, tu préfères partir en quête de sensations et d'acceptation du risque. Tu as toujours eu ce goût pour l’aventure, Ine, pour les choses brutes, les beautés communes et universelles. Tu vis à travers tes pas et ta respiration accélérée, pour ce cœur qui bat vite, pour ces efforts dans chacun de tes muscles. Tu as besoin de ressentir, de te sentir vivant. Que la montagne te fasse te sentir humble, que les champs te rappellent à ta petite taille, que la mer coupe ton souffle. Un besoin permanent de ressentir dans tes veines cette adrénaline, de faire en sorte que l'aventure ne traine jamais. Et surtout, ce sentiment de non-appartenance. T'as besoin de ça, vraiment, tu es un oiseau libre.
Une totale indépendance mêlée à un amour fou (presque sans faille, presque) pour la vie, qui te fait toujours suivre tes envies et tes instincts. Tu te laisses guider par ton propre corps, oui, par ces instincts qui pulsent en toi.
Tu vis d'ailleurs de peu de choses, te contentant d'être heureux avec le minimum, dans ta non-matérialité qui fait paraitre ton appartement si vide. Pas besoin de bibelots, quand on peut avoir un sac sur les épaules et une tarp en guise de toit. Il n'y a que quelques photos, pour te faire sourire en les regardant, pour cultiver un peu tes souvenirs. C'est que tu es à deux doigts -ceux qu'il te manque, sans doute- d'être en marge de la société, de tourner asocial dans la nature, d'être un homme qui n'aime vivre qu'avec sa chienne (Tomo, toujours ensemble).

Mais non, parce que tu les aimes quand même, ces gens. Si ta sociabilité à l'air de sentir le renfermé, n'en reste que tu ne veux pas finir tout seul, toi. Tu aimes quand les gens t'abordent, ne sachant le faire de toi-même, ou autrement que d'une façon trop décalée.
Tu aimes voir les autres vivre, tout comme tu ne peux supporter les voir déprimer. Tu l'as été trop longtemps, ça, et tu aimerais verser quelques gouttes d'espoir dans ces bouillonnants soucis. Alors, il te prend parfois ces quelques folies, ces envies de les emmener loin, avec toi, sortir des sentiers battus pour leur faire regarder le ciel. Tu es un doux rêveur. Ou un gars un peu perché, selon les versions, dont les sommets auraient dégradés la raison. Tu parles de sensation et ouvre ton âme à celles qui croisent ta route, tu veux transmettre ton énergie et les pensées brouillonnes qui tournoient dans ta tête.
C'est pour ça que tu aimes ton travail, en dehors du fait qu'il te permet de passer tes journées en montagne, aux côtés de ta chienne. Ça te mène au contact d’un groupe de nouveaux inconnus quotidien, dont tu peux marquer la journée d'un point positif, dont tu peux briser leur quotidien en les emmenant là-haut, sur de meilleures hauteurs.

Tu es vivant, Ine. Ta sensibilité te fait pleurer -le Bleu, toujours en premier-, ta rage te fait crier, ta joie te fait rire. Tu t'exprimes, tu ne gardes rien, tu as cessé de te renfermer pour mieux éclater. Grand optimiste, grand positif. Tomo l'attesterait, de ça, c'est comme ça que tu l'as éduqué et non dressé, sans un non ferme et dans ce respect de l'existant qui t'es propre. C'est peut-être pour ça, d'ailleurs, que tu sembles si à l'aise avec les animaux, dans cette recherche de compréhension permanente des autres pour mieux t'y adapter. Il y a juste avec les enfants, que tu disposes de quelques soucis. Pas que tu ne les aimes pas ! Disons que tu te comportes avec eux comme tu le ferais avec un chien, en attirant leur attention avec de petits bruits de bouche, en les patpatant, en les félicitant à outrance dès qu'ils font quelques chose de bien. C'est un peu bizare, ça fait aussi parfois peur au parent lorsque tu donnes un bonbon à leur gamin, aussi.
Tu cherches souvent à protéger les plus petits que toi, en tout cas, à ramasser un chaton égaré, voir une petite plante flétrie, en prenant soin avant de les confier à quelqu'un. Et s'il est normal de voir placarder un "Chaton à donner", ou repassera pour le "Ficus cherche bonne âme".

Globalement, tu es donc un bon garçon. On peut dire ça, oui, si l'on exclut ce sarcasme qui peut te prendre lorsqu'on souhaite te faire courber l'échine. Parce que tu préfereras toujours lutter plutôt que de te retrouver, à nouveau, les ailes attachées. Tu es libre, libre, terriblement libre. Et de ne pas l'être te fait tendre vers une déprime imminente, ça te ronge, ça t'angoisse autant que peut le faire cette peur de l'abandon.

L'Incontestable, maintenant, il faut l'aborder. Si tu ne t'étais coupé du monde à travers un écran et une assistance technologique perpetuelle, tu l'étais par ton amour de l'aventure solitaire, à te faire des amis tout en ne souhaitant t'engager dans une relation amoureuse. Tu ne pouvais que renforcer la raison pour laquelle il a été mis en place, même s'il te dérange. Tu as déjà été marié une fois, après tout, après une faille de celui-ci, même si tu n'es conscient de ce dernier point. Un mariage qui t'a un peu cassé, qui fait parfois naitre des angoisses, en toi. Tu ne peux plus ouvrir ta boite aux lettres sans avoir mal au ventre, sans cette tension au fond de ton coeur. Plus bête encore, tu t'effrayes quand on fait claquer un peu trop fort un verre sur une table, à te faire préférer des gobelets en bambou pour chez toi.
Pourtant, tu sais que ce n'est pas une si mauvaise chose que ça : tes parents, ceux qui t'ont élevés, n'auraient pu être mieux accordé, de même que ta soeur et sa compagne...
Mais toi, tu aimerais avoir le choix de ton amour, cet amour contre qui tu luttes de peur de t'en voir brusquement séparé. Ça, ça vient de tes parents biologiques, de l'épanouissement qu'il aurait manqué à chacun d'eux en étant séparé de l'autre, et qui leur ont fait préférer la mort à leur soumission au système. Tu préfères donc rester célibataire, pour ne pas faire souffrir ni te faire souffrir.
Quand tu en as marre de te sentir emprisonné par l'Incontestable, il t'arrive parfois d'avoir envie de te planter un tournevis dans l'oreille, juste pour voir si tu toucherais la puce avant ton cerveau. Tu ne l'as jamais fais, bien entendu. Ce n'est qu'une pensée parmi tant d'autres.

Allez, voilà que ton mental est à peu près cerné. Parlons de tes hobbies, de ce que tu aimes faire, maintenant. Il est évident qu’au vu de ton métier, de ton physique, les activités sportives en extérieures, en particulier l’alpinisme, tiennent une place importante dans ta vie. Tu aimes courir, grimper, tu navigues aussi auprès de ton père, sans toutefois trouver vocation ou talent particulier là-dedans. Tu aimes dessiner, sortir ton Moleskine pour croquer ce qui t’entoure. Tu disposes d’une collection de carnet remplis de chacun de tes voyages, ta façon à toi de photographier l’instant vécu là, où chaque coup de crayon témoigne de tes sentiments. Ça te fait du bien, aussi, de t’exprimer comme ça, le crayon qui marque la feuille baisse ta tension et t'apporte sérénité.
Sensible à la cause écologique et n'aimant pas le gâchi, il est fréquent que tu passes derrière quelqu'un qui n'aurait fini son bento, à récupérer le consommable fraichement jeté pour le manger. Oui, en bref, tu fais les poubelles. C'est plus fort que toi, et puis, tu aimes bien manger, toi qui cuisine pourtant si mal. C'est vrai, que tu es mauvais, en tambouille... Tu es si magicien de la cuisson que tu es capable de rendre collant un riz au grain lond. Raison pour laquelle tu manges exclusivement cru chez toi, ne cuisinant qu’ainsi. C’est mieux pour tes casseroles, et pour tes voisins qui risqueraient de s’inquiéter d’une forte odeur de brûlée. La seule chose que tu sais bien faire, c'est le thé. Et si, ça compte comme savoir faire un truc en cuisine, s'il vous plait.
En dehors de ça, tu es sensible au mystique, à tout ce qui attrait aux médecines alternatives et aux choses inexpliquées. Tu es d'ailleurs fidèle au shintoïsme, et du genre à ne jamais partir en expédition sans une amulette accrochée à la sangle de ton sac. La seule fois où tu l'auras perdue fut la fois où tu perdis aussi tes doigts et les capacités du Bleu, c'est suffisant pour te convaincre de ne jamais t'en séparer.

Par delà les horizons – HISTOIRE



    L'histoire. Cette partie longue et fastidieuse à écrire, que tu te passerais bien te raconter aussi. Pas parce que c'est dramatique, triste, ou que cela te rend nostalgique. Oh non : tu regardes toujours vers l'avant. Mais pour faire une histoire, il faut se souvenir de tout, y compris des choses dont tu n'as pas forcément connaissance. Cette dernière partie, c'est pour moi, forcément. Tu essayes d'organiser tes pensées. De toute ta vie, il te revient surtout des fragments, plutôt qu'une longue énumération fluide et continue.Alors la voilà, oui, ton histoire.

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    De tes cinq ans, tu te souviens de ce jour. Avant cet âge, tout est souvent flou, tu ne te souviens pas de grand chose d'autre, comme si le juvénil cerveau se retrouvait incapable de la moindre faculté de mémorisation. Ce n'était d'ailleurs pas un souvenir important, qui te revenait là. Seulement quelque chose de bien, de beau, qui te faisait sourire, là, comme ça.

C'est la première fois que tu vois la mer. Du moins, que tu t'en souviens. L'eau te monte jusqu'aux genoux, ton père a fait des ourlets à ton bermuda pour ne pas que tu finisses trempé. Les vagues viennent pourtant lécher le tissu, tout comme elles chatouillent ta peau. Tu lui tiens la main, à ton père, cet homme juste à côté de toi. Il ne te ressemble pas, et ce n'est pas parce que tu tiens exclusivement de ta mère.
Ça, tu t'en rappelles aussi. Tu sais que jusqu'il y a peu, tu étais entouré d'un autre papa, et d'une maman aussi. Mais maman t'aura laissé avec ce papa là. Ça fait trois nuits qu'il te laisse dormir auprès de lui, parce que tu as trop peur de rester tout seul. Tu as peur qu'il disparaisse, lui aussi, qui est si gentil et qui sait si bien faire le tamago kake gohan (quel long nom, pour un si petit plat).


    Et qu'est-ce que le petit garçon, ce petit-Ine, ne savait pas ? L'histoire véritable, celle sans poésie, celle racontée de façon brute. Tes parents biologiques n'étaient liés par l'Incontestable, et c'est pour cela que tu t'étais retrouvé avec Fukuo Tsuta. Sur tes papiers, tu es né sous le nom d'Aiji. Ine Koneko Aiji, né le 8 décembre 2084 à Nara. Tu étais né de l'union de deux marginaux, deux anti-Incontesblable, d'une façon un peu accidentelle. Non prémédité, mais non indésiré pour autant. Peut-être avaient-ils trop respiré de vapeurs irréelles, peut-être que dans leur lutte contre tout et rien ils avaient jugé bons d'être contre la contraception aussi, qu'en savais-tu. Ils vivaient sans famille autre que ce qu'ils pouvaient être l'un pour l'autre, sans même d'attaches matérielles si l'on exceptait ce van avec lequel vous parcouriez le Japon. Ce van qui fut aussi leur flamboyant tombeau. Tu n'auras pas gardé beaucoup de souvenirs, de tous ça. Quelques réminiscences, ces petites madeleines qu'on trempe dans un thé, qui surviendraient parfois dans des années futures. Tu fermes les yeux, tu tentes de retrouver un fragment d'eux plus net. En vain. Ce fut une lettre rose qui te sépara de tes parents biologiques. Un bien pour un mal, il aurait été difficile de se positionner sur le sujet. Dans l'innocence de l'enfance, tu n'avais après tout remarqué à quel point le couple était plus fort que la famille, à quel point tu n'avais toujours eu qu'un second rôle auprès de chacun d'eux. Tu avais eu le temps de réfléchir, et l'adulte que tu es maintenant était capable de savoir ça.

Alors que tu serres ton t-shirt de la main qui ne tient celle de ton Papa, celui-ci te sort de l'eau pour te monter sur ses épaules, tournant le dos à l'horizon pour revenir sur la plage. Il ne parle jamais beaucoup, alors tu n'oses pas prendre trop souvent la parole. Tu avais pourtant bien des choses à lui demander. Si tu pouvais vraiment l'appeler Papa, pour commencer, toi qui le pensais sans le faire pour autant. Tu voulais aussi savoir s'il pouvait te parler un peu plus de la mer et des bateaux. Il est navigateur, ton nouveau Papa, et en une histoire, il avait réussi à avoir toute ton attention.

Papa ?

Tu tentes, tu en as bien trop envie. En guise de réponse, sa main vient affectueusement trouver tes cheveux.


    Fukuo, salvateur d'un enfant qui menaçait de tomber en ruine. Tu penses à ton père à chaque fois que tu regardes la mer. Tu lui dois beaucoup, tu es conscient de ça. Lui qui avait vu dans cette lettre rose un remède à sa solitude, quand ta mère n'avait vu que des chaines autour de ses ailes (tu tiens ça d'elle) avait trouvé avec une facilité déconcertante sa place auprès de toi, comme si vous vous étiez toujours connu, comme si vous aviez toujours été père et fils.

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Deux mois, c'est le temps qu'il avait fallu pour finir de s'apprivoiser. Le vieux et solitaire loup de mer, le jeune louveteau orphelin. Tu te sentais bien, avec lui. Papa t'emmenait souvent au port, t'emmenait naviguer aussi. Il t'initiait à son monde en t'y faisant prendre part entière. Il faisait ce que tous les Papas font, aussi : il veilla sur toi lorsqu'une bronchite écourta tes nuits, il t'emmenait à l'école, il épanouissait tout petit être, il jouait avec toi et portait sur toi un regard protecteur.
Alors de le voir à nouveau marié, ça... Ça te fit pleurer.


    La peur. La peur de l'abandon. C'était ce paquet cadeau laissé par un couple fusionnel, qui avait préféré la mort plutôt que de se retrouver séparé, même s'ils leur en avaient coûté de te laisser derrière eux. C'était ta faiblesse, ton unique crainte, sur laquelle tu feignais de passer outre mais qui t'avait rongé au remariage de ton père, qui se manifestait toujours aujourd'hui en tordait tes entrailles. Une anxiété profonde, que les bonnes paroles de Fukuo ne pouvaient faire passer.


Emiri Tsuta.
La femme qui allait partager votre quotidien, maintenant. Pour la seconde fois de ta vie, tu replias tes bagages pour changer de maison. Tu ne la connaissais pas, toi, mais c'est la femme que l'Incontestable avait choisi pour Papa. Lui te disait qu'elle ne pouvait être que gentille, qu'il la connaissait grâce aux magasines. Elle était célèbre ? Seulement dans son milieu. Emiri était une alpiniste, une himalayiste. Une quoi ? Tu apprendrais plus tard ce que ce terme signifiait.



    On pouvait aisément deviner à quel point Emiri avait influencé ta vie, à quel point cette lettre rose avait été autant pour Fukuo que pour toi. L'Incontestable avait joué la carte de l'aventure en mariant un navigateur à une alpiniste. Tu n'aurais pu le contester, ce si bien nommé. Ils formèrent ensemble un couple fort, parfait, celui auquel tout le monde aurait sans doute voulu aboutir. Ils formèrent ce couple appelé parents.


C'était une petite femme un peu forte, au regard qui la faisait savoir bienveillante mais assurée.
La première fois que tu la rencontras, elle força ton respect et t'impressionna bien plus que ne l'avait fait Fukuo. Ça te fit te sentir tout petit, à côté de Papa, à te demander si lui aussi ressentait ça.
Mais non. Lui, il était bien plus fort que toi. Lui avait l'assurance de parler à cette madame, une madame qui était désormais sa femme.
Elle était venue s'installer avant vous, s'excusait d'avoir déjà pris quelques aises. Elle tint à vous présenter votre foyer.
Chez nous. C'est ce qu'elle avait dit, à la place de foyer. Ça voulait dire chez toi, aussi.


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Un manche courbé, surmonté d'un côté d'un couteau, de l'autre d'un marteau. Tu ne sais pas ce que c'est, mais tu l'as trouvé dans la maison, en t'amusant de ton côté à fouiller dans ces coins nouveaux. Dehors, tu plantes la pointe dans la butte de sable devant toi, t'en aide pour te hisser.
C'est fou, comme tu aimes sentir le sable et les cailloux glisser contre tes paumes et salir tes vêtements. Tu aimes cet épuisement qui prend petit à petit ton corps. Tu pousses sur tes jambes, sourit quand tu arrives en haut.



    C'était la première fois que tu tenais un piolet. C'était la naissance d'une passion. Ta première montagne se trouvait au fond de ton jardin, et ne devait pas faire plus d'un mètre cinquante. Pour un enfant plus petit que cette taille, ce tas de gravats relevait déjà d'un mont céleste. Et comme toutes tes ascensions, tu aurais été capable de décrire avec précision celle-ci. Tes maladresses, ta mauvaise tenue du piolet, mais la force que tu déployais dans tes jambes pour mieux te hisser là-haut.Les premières fois sont toujours les plus importantes.


La voix d'Emiri te rappelle à l'ordre. Tu prends peur, trébuche, manque de tomber. Mais tu tiens bon ! Et de ton sommet, tu lui fais face, parce que tu as décidé de ne pas avoir peur d'elle, qu'il n'y avait de toute façon une moindre hostilité dans ses mots.
Tu croises son regard. Il brille, il est fier.
Elle fera de toi son apprenti, c'est décidé.



    De ces quatre personnes un jour appelé Papa ou Maman, Emiri était sans nul doute celle de qui tu tenais le plus. Une passion qui vous liait, cette même lumière dans les yeux, cette féline assurance dans chacun de vos pas. Vous aviez un jour vendu votre âme à la Montagne, c'est ça, qui vous unissait autant.


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C'est aujourd'hui que tu rencontrais le quatrième membre de votre chez-vous. Ta petite-soeur, de six ans ta cadette.
Miuna.
Si petite, blottie contre Maman. Tu la regardes avec distance, sans trop oser t'approcher, jusqu'à ce que Maman t'incite à venir t'asseoir à côté d'elle. Elle te demande si tu veux la prendre dans tes bras. Tu acceptes.
Et dans tes bras, tu sens brusquement cette affection pour elle te saisir. C'est fort, beau, puissant. Ça te saisit sans crier gare et ton coeur hurle d'amour pour ce si petit être.
Précieuse petite-soeur qu'est Miuna.


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    En allant dîner chez tes parents, tu ne pensais pas retomber sur tes livrets scolaires.Tu n'as pas de mémorables souvenirs de cette période allant de la maternelle au lycée. Tu étais un élève discret, aux notes correctes. Tu devais te situer dans la moyenne haute, quelque chose comme ça, si tu en crois tes notes... Pas de quoi faire de toi le premier de la classe, pas de quoi t'inquiéter pour ton avenir.  Tu avais quelques amis, une place notaire dans le bukatsu d'escalade, où tu auras décroché quelques prix pour ton lycée. Ça te rendit un peu populaire, au moins, ça faisait tomber quelques barrières sociales. C'est que tu auras même été jusqu'à avoir une petite amie, à cette époque, c'est dire. Tu te demandes ce qu'elle est devenue, d'ailleurs... Refermant la boîte, tu regardas ce que contenait sa voisine. Encore de la paperasse, issue cette fois-ci de tes années en France.


Cinq ans passés dans l'Hexagone, de tes dix-huits à tes vingt-trois ans, une fois ton certificat de fin d'étude obtenu, pour obtenir leur Brevet d'État de Guide de Haute Montagne. Pourquoi un tel choix ? Tu aurais pu prétendre à une école au Japon, mais tu voulais voir d'autres horizons. Tes parents le savaient. Tu avais besoin d'un nouvel air, tu avais besoin de goûter à l'un de ces pays pionniers de l'alpinisme. Tu y conquérais les Alpes, le Mont-Blanc. Feras tient le fameux style alpin. C'est avec un pincement au coeur que tu avais laissé Miuna derrière toi, et tes parents aussi, mais tu avais peur de regretter toute ta vie de ne pas tenter cette aventure.
De ton avion direction Paris, Tokyo te semblait bien minuscule. Tu regardas sa pleiade de lumière s'éteindre derrière un nuage. Arrivé à Paris, tu pris les transports jusqu'à Chamonix.
Durant ce temps, tu fis tient ce pays. Et tu appris leur langue, découvrit l'amour à la française, déjeuna de baguette de pain beurré sur la terrasse d'un chalet. Parfois, ta famille venait te rendre visite, parfois, c'est toi qui retournait au Japon. Tu profitas de tes années là-bas pour aller rendre visite à quelques pays limitrophe de la région où tu te situais, à suivre quelques comparses ou à partir en solitaire.



    Malgré tous ces bons souvenirs que tu peux avoir de ces années passées loin des tiens, tu ne peux t'empêcher de repenser à cette tourmente perpétuelle. Tout du long, tu avais été charié entre ta vocation et les tiens, à te réjouir de l'opportunité de ta formation comme à te sentir seul malgré tes connaissances, trop loin de cette famille dont tu te sentais si proche.C'est derrière toi, tout ça, la tourmente s'était stopé le jour où tu étais retourné sur tes terres natales, ce pays où se levait le soleil.


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Se lever le matin, à l'effluve d'un petit-déjeuner qui se prépare. Tu entends l'eau du riz bouillir, ta mère s'activer en cuisine. Tu te lèves, te laves, t'habille, échange tes premiers mots de la journée avec Miuna. Vous descendez ensemble pour vous installer autour de la table, attendez Papa en poursuivant votre discussion.
Tu ne sais plus de quoi vous parliez, quand votre père est entré dans le salon. Toi, tu portais tes yeux vairons sur la lettre rose qu'il tenait entre ses mains.



    Encore une, de lettre rose. C'est à croire que c'est elle, qui dicte ta vie, du début jusqu'à sa fin. C'en deviendrait presque redondant, tu ne trouves pas ? Ton histoire ne semble marquée que de ce papier.


Et si tu regardais la lettre, ta mère et ta soeur te regardaient toi. Pour toi ? Non, pourtant.
Pour Miuna. Petite Miuna de 17ans à peine, pas même majeure mais déjà mariée. C'est fou, comme elle n'a pas peur, alors que tu trembles pour elle. Elle est ta colombe, ton oiseau fragile que tu aurais voulu garder pour toi.
Elle te dit qu'elle la connait déjà, celle que l'Incontestable lui a choisie. Elle fut à plusieurs reprises sa camarade de classe, elle l'était encore l'an dernier. C'est fou, ce n'est pas à elle qu'elle aurait pensée être mariée !



    Et à ce jour, tu as sans doute du mal à réaliser que cela fait déjà deux ans que Chami a joint votre famille, portant le nom de ta soeur. Un mariage aussi éclatant que celui de vos parents. Si tu n'avais d'abord pas toléré Chami, de peur qu'elle abime ta Miuna, tu jouais maintenant au grand-frère avec cette enfant unique.


Mais à ce moment là, tu pensais surtout à repartir, une fois ta soeur partie pour vivre sa nouvelle vie. Oh, oui, t'en aller, loin de l'étouffante Tokyo, loin de l'Incontestable, loin du Japon... Tu fuis, lâchement, mais tu t'en fiches.
Voici venue le temps d'une aventure.


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L'Himalaya.
Comme tout alpiniste, ce fut ton projet. Le projet d'une vie, précipité dans ton besoin de vivre un instant hors de la société nippone. Le besoin de te retrouver quatorze fois à plus de huit mille mètres du niveau de la mer, juste parce que c'était là, juste parce que ça t'attendais.
Tu en rêvais. Ta réputation naissante dans le monde de l'alpiniste dûe aux prouesses pour ton âge, et le fait que tu fus le digne fils d'Emiri, concrétisèrent le rêve en réalité par le gain de quelques sponsors, finançant en intégralité ton projet d'expédition.
Tu ferais honneur à la chaîne, en gravissant un à un le moindre de ses sommets, et tu ne rentrerais au Japon qu'une fois ceci-fait. Tu les dompterais en style alpin et sans apport d'oxygène, à la force de ton corps, comme bien des grimpeurs l'avaient entrepris avant toi.
Tu te laissais moins d'une année, de ce qu'il restait de tes 23ans à tes 24ans révolus.
Tu étais jeune, mais c'était pour toi l'expédition qui concrétiserait à elle seule ton existence.



    Il serait dur, de raconter cette histoire. Tu fermes les yeux, lève la tête comme pour mieux sentir la brise qui te parvient du balcon de ton appartement. Comment partager ton flirt avec l'Himalaya ? Comment faire ressentir, à tout ceux qui n'avaient tenu un jour un piolet dans leur main, qui n'avait peut-être même jamais foulé un chemin de randonnée, ce que tu avais vécu là-bas ? Tu leur bazarderais sans doute, avec un regard qui semble reparti quelque part entre le Népal, le Pakistan, la Chine et ces quelques autres pays traversés, tout ce qui te revenait alors, d'un coup.


Le son sec du piolet qui mord la glace, les crampons qui t'offrent cette sensation d'équilibre. Une concentration optimale au moindre de tes mouvements.
A chaque montagne, la sensation que les cuisses et les bras étaient choses secondaires : lors de l'ascension, il n'y avait que tes tripes pour te faire grimper plus haut, toujours plus haut.
Et le dernier pas, le plus dur, celui qui coûte les derniers erzatz de motivation, pour finir submergé par l'émotion lorsque s'offre le panorama du toit du monde.
Il y a ensuite toute une palette de sensations uniques. Celle qui nous murmure que l'on est le seul être-humain à cette altitude (oublions les autres sommets, juste à côté), celle qui nous fait croire qu'on pourrait, rien qu'en tendant les bras, toucher le ciel et attraper une étoile.



    Tu tends une main vers la nocturne céleste. D'ici, tu as l'impression que tu ne pourrais jamais rien attraper. Tu ramènes ta main à toi, la pose d'une façon presque blessée contre ta poitrine. Tes yeux se pose sur la petite bibliothèque, qui continent tes carnets.


A chaque sommet, on ne pouvait rester qu'un quart d'heure, tout au plus. A plus de huit mille mètres, le corps n'est plus capable d'aucune adaptation : les organes finissaient par se dégrader. Tu prenais cinq minutes à te laisser hypnotiser par cet horizon de montagne tracé au pinceau, avant que tu ne te décides à rapidement croquer ce que tu voyais là pendant que tournais la caméra sur ta poitrine, offrant à ces riches hommes la même vision que la tienne. Un croquis gauche, maladroit, comme si ton crayon avait pesé bien plus que ses quelques petits grammes. On pouvait ressentir, à chaque de tes traits, la pression, la fatigue, mais aussi le ravissement, la joie de ton accomplissement.
C'était plus vivant qu'une photo.
Après ça, il fallait descendre.



    Tu ranges le carnet t'ayant servi à croquer cette chaîne. Tu ne venais de ne parler que des montées. C'est souvent ça, qui était porté à l'honneur, après tout. Et pourtant, pourtant... La descente.Tu comprendrais sans doute les drogués, sur ce point. C'est si bien, de montée : on ressent tous les effets, on se sent vivant, l'espace d'un instant.Et puis vient la descente, cette foutue descente. Celle qui nous épuise, émotionnellement, celle qu'il faut franchir pour pouvoir espérer encore remonter.C'est à cause d'une descente, que ses yeux te hantent encore.


Tu avais toujours réussi tes descentes.
Même celle qui marquait la fin de ton aventure, cette Annapurna que tu laissais derrière toi. Pourquoi elle, en dernière ? Parce qu'elle avait été le premier huit mille à être franchi, et qu'ainsi, la boucle était bouclée. Une raison qui ne tenait qu'à toi...
Son ascension terminée, tu ne pensais dorénavant plus qu'à retourner au camp. Le camp. On y pensait dès que l'on le quittait pour monter. Mais là, maintenant...Tu y pensais bien plus particulièrement, à cause de la fatigue, à cause de cette météo que tu sens tourner en ta défaveur. Là-bas, tu y retrouverais ta mère, venue particulièrement pour fêter la fin de ton périple, et ton retour prévu au Japon.

Mais tu avais sans doute pris trop de confiance, à n'essuyer que de vagues blessures sans importance, à penser que la Montagne était devenue tienne. T'étais alors venue une brusque solidarité, lorsque tu l'avais vue elle, en détresse, un peu plus bas que toi. Tu ne l'avais cotoyée que quelques semaines, au camp, le temps de votre acclimatimation. Quelques semaines durant lesquelles vous aviez à peine échangé.
Alors pourquoi, pourquoi risquer ta peau pour elle ? Sans doute parce qu'une vie reste une vie, et que s'il y a une chance de la sauver, il faut savoir la saisir. Sa voie était périlleuse, plus que ne l'était celle que tu comptais prendre maintenant, et le temps se gâtait dans cet art de tempête que possédait l'Himalaya. Tu voyais le sérac sur lequel elle se trouvait se faire tangeant, tu lui trouvais une allure d'instabilité qui te faisais frissonner.
Tu te retrouvais pourtant dessus, à descendre vers elle, à lui faire signe.
Tu troquas tes ascensions solitaires pour ce fragment de descente en cordée, attachez l'un à l'autre pour mieux s'accrocher à la vie. Ça irait, non ? Non.
Vous avanciez lentement, et le brouillard t'empêchait de voir à un pas autour de toi. Désastreuses conditions, une peur qui grandit, un instinct qui te hurle danger.
Et puis un bruit, après une heure de lutte pour cinq mètres descendus.
Celui des crampons qui raclent, au-dessus de toi. Ça te fait relever la tête, parce que tu l'entends, ça, malgré le vent. Et tu l'entends aussi, le bruit de fouet. La corde vient de céder, et elle dérape. La glace se dérobe sous elle, et si elle se trouvait un mètre au-dessus de toi, la voilà désormais deux mètres den dessous.
Puis trois. Puis quatre.
Tu croises son regard, alors qu'elle disparait sans un cri. Ses yeux restent gravés dans ta tête.
Pour la première fois, tu as le vertige.



    Il y avait eu une erreur de votre part, dans votre tentative. Vous auriez dû vous arrêter, sans doute. Elle n'aurait pas dû prendre cette voie, tout comme toi tu n'aurais dû la rejoindre. Des tas de conditions, de "Et si..." laissé en suspent. A ce soir, tu n'aurais trouvé autre solution : sans doute était-elle déjà condamnée, et toi rendu un peu trop fou par le froid.Toi, tu l'avais été de peu. Ta main gauche tremble, le Bleu pleure. Ils se souviennent, de tout ça.


C'est un miracle, que tu n'ais pas chuté. La chance à cette corde. Etait-ce elle, qui l'avait coupée pour ne pas t'emporter ? Ou avait-elle cédée d'elle-même ? Tu ne le saurais jamais.
Tout ce que tu sais, c'est que tu t'étais à nouveau retrouvé seul, au flanc de la montagne. Tes lunettes gelées remontées sur ton front (c'est un détail important, quelque chose qui te couterait plus tard), tu reprends ta descente, sans pitié. Tu ne peux pas t'arrêter maintenant, même si tu penses désormais autant au camp qu'à ses yeux.
Tu dérapes. Ton coeur bat vite.
Combien te reste-t-il de mètres à franchir ? Tu vas chuter, toi aussi. C'est ce qui se passe, lorsqu'un morceau de sérac vient fracasser ton bras.

Tu te retrouvas deux mètres plus bas. C'est une chance inouïe, ce qui le sera moins sera la première chose que tu feras, lorsque tu reprendras connaissance.
Ouvrir les yeux. Ouvrir les yeux, pour mieux laisser la Montagne te punir. Toi, qui croyais l'avoir dompté, toi, qui croyais avoir vaincu.
Voilà qu'elle te prenait tes deux yeux, et que le froid dévorait un peu plus tes doigts aux gants abimés. Le reste n'appartenait plus qu'aux secours, à cette mère venue protéger son fils, et à tout ce qui pouvait cloturer cette aventure.

Une piqure de morphine pour te faire oublier ta douleur, quelques jours pour te remettre sur pieds, un billet d'avion pour le Japon partagé avec une kératite et quelques engelures.



    Au revoir, Himalaya.


-----


Un face à face avec ton miroir, où ton regard croise ton reflet. Tu as une sale mine, Ine. Ta keratite aura viré en autre chose. Si le Noir s'en était relevé, le Bleu en serait sans doute marqué à jamais.



    Tu confirmais cet état de fait.


Et ton bras en écharpe, et tes os qui te tirent. Et les yeux de Liv (tu avais appris son nom, entre temps), qui persistent dans ta mémoire, qui te laissent en sueur au milieu de la nuit. Tu soupires.
Ça ira mieux demain. Et puis il y a pire, que de rêver des yeux d'une fille, tu te dis.
Tu ris, mais ne souris pas pour autant. Ton père t'a téléphoné, inquiet. Il t'a conseillé d'aller adopter un chien, toi qui semblait toujours les avoir portés dans ton coeur. Tu te dis qu'il a raison, que ça te ferait du bien, un animal, quelqu'un pour qui rentrer le soir. Ton appartement est trop vide, son silence pesant.



    Tes doigts se perdent dans le pelage court de Tomo, allongée contre ta cuisse. Bien entendu, que ça avait été une bonne idée. Cette chienne avait été un anti-dépresseur, dans ton moment de convalsence et surtout, surtout, ta meilleure amie lors de tes nuits blanches.


Tu l'écoutas et te rendi au refuge le lendemain matin, à peine les portes de celui-ci ouvertes. Tu passes les chiots. Tu veux un animal avec du vécu, tu veux laisser ta chance à un adulte prêt à devenir ton partenaire de randonnée.
C'est comme ça que tu tombes sur elle. Une shiba-Inu de deux ans, abandonnée après avoir mordue le petit garçon de la famille. Il y a comme un coup de foudre, là, et tu demandes à passer un peu de temps avec elle. Et puis il y a ce regard, lorsque l'après-midi passe, qui cri "Qu'attends-tu ? Allez, emmène-moi, tu sais qu'on fera une bonne paire, toi et moi. Me laisse pas là, ou tu le regretteras."
Tu l'adoptes, tu la renommes Tomo.
Elle t'aide à te sentir mieux, à passer le pas, à te réhabiliter à la ville, toi qui as passé trop de temps dans les hautes-montagnes, si loin des foules et de la circulation. Tu reprends du poil de la bête, en même temps que tu l'éduques. Positivement, bien entendu. Sans une main qui se lève pour se faire menace, sans même un non ferme sans suite constructive.
Elle est ta délivrance, ta Tomo.

Tu reparviens à dormir, avec son petit corps à tes pieds, elle qui se fait gardienne de tes nuits et de ta paix intérieure. Une fois soigné, ton moral est assez bon pour te faire rapidement décrocher du travail, un travail où tu peux l'emmener.
On t'offre l'une des clés du Mont Fuji, à toi qui en sera un guide.


-----


Ine..Tu m'avais pas dis que tu venais d'être marié ! Ohlàlà, je peux regarder qui s/

Miuna et Chami étaient venus s'installer dans ton appartement, après que Shukumei ai ravagé leur logement, les laissant sans abris. C'est dans une évidence que tu les avais acceptés dans ton modeste appartement. Tu aimais partager ton quotidien avec elles, Chami était de plus dingue de Tomo.
Mais là, tu aurais sans doute préféré être seul. Tu te bloques. Respires. Inspire. Et d'un bond, te retournes, pour fondre sur elle et lui ôter la lettre des mains. Ta réaction t'échape, tu ne veux pas blesser ta soeur. C'est pourtant plus fort que toi, tu lui arraches le papier rose pour mieux le serrer entre tes doigts, alors que huit de ces derniers sont prêt à la déchirer. A deux près, tu l'aurais sans doute fais. Ça l'a surprise, ta Miuna. Ce n'est pas pour autant que tu t'excuses immédiatement, ou que tu cherches à abaisser la tension qui t'a sauvagement gagné.
Tu préfères rester figé, la main levée avec ta lettre, pour qu'elle ne voit pas les deux noms inscrits dessus.
Deux. Tu étais marié à deux personnes. Le Bleu trahi ta détresse et pleure, et tu cèdes d'un air désolé, haussant tes épaules.

Pardon, Miuna. Mais je n'ai jamais beaucoup aimé le rose.
A ce point ? Mais pourquoi, Ine ? Tu n'as pas à avoir peur d'un mariage, tu sais ! Regarde comme Papa et Maman sont bien ensemble, et Chami et moi !
Je sais, Miuna, mais c'est plus compliqué que ça. J'ai toujours eu peur de cette lettre, je crois. Peur que ça finisse de la même façon que mes parents biologiques, peur de me voir abandonner par celui, celle ou ceux que j'épouserais, j'en sais rien. J'ai peur, c'est tout.
...
...Ça te surprend autant que ça, pour que tu me tires une tête pareille ?!
C'est surtout que je savais pas moi, que tu avais eu d'autres parents avant Papa et Maman !!

Tu tiques un instant, ouvre la bouche. Mince. C'est pas vrai, personne ne le lui avait jamais dit ?!

Je pensais que tu le savais moi, que tu t'étais un jour questionné sur le fait que je ne ressemble ni à Papa, ni à Maman !
Oh, quand même, au niveau des yeux bridés on aurait pu émettre un doute..!

Chami arrive, vous donne à chacun une tasse de thé. Elle te détend, te fait sourire à nouveau en penchant un peu la tête sur le côté. Elle a raison sur ce point.
Au moins auront-elles l'appartement pour elles, alors que tu t'apprêtais à rejoindre de façon surprenante un mari et une femme, leur confiant la garde de Tomo dans l'attente de voir à quoi ressemblait ces supposés élus de ton coeur.  


-----


Ton mariage dura exactement seize jours.
Seize jours au cours desquels tu vécus avec Elle et Lui. Deux entités gravitante autour d'un Toi ajouté.
Elle. Elle, c'était la tempête qu'on maîtrise en rabattant ses grandes voiles, en se cachant contre la montagne. Vous aviez en commun un esprit libre entravé dans ce triangle forcé. Tu te souviens surtout de ses lèvres rouges, éclatante parmi le blanc de sa peau et le noirs de ses cheveux. Et tu aimais, lorsque sa bouche venait colorer la tienne.
Lui...Lui, c'était compliqué. Il était fait de colère et de sang qui pulse trop fort, trop vite. Dès qu'Elle te parait de Rouge, Lui te rehaussait de Bleu. Il te faisait si mal, à t'en faire oublier ces nuits trop colorées. Il aimait trop les habitudes, et tu semblais en permanence perturber sa petite routine.
Elle t'aimait. Lui te détestait.
Paradis et Enfer au quotidien.
Dépression fulgurante de l'oiseau mis en cage.

Au point où il y eut un jour où tu ne cru plus à la vie, Ine, où tu te serais bien laissé tenté par un flirt avec le repos.
Un jour où tes côtes te tiraient trop (on en viendrait dans la partie suivante à la raison de cette douleur), où tes doigts manquant te dérangeaient, où tes bleus ressortaient bien trop à la lumière des lampadaires, à t'en donner un air bien misérable. Tu marchais vouté dans les rues de Tokyo, ton sac à dos sur les épaules, toi qui revenais tardivement des zones innondées où tu jouais au cordiste et qui tardait à rentrer chez toi, maintenant, parce que tu ne voulais pas les retrouver. Ni Elle, ni surtout Lui. Ton âme était en peine, l'oeil bleu perlait parfois. Il y avait cette déprime qui te collait à la peau, qui faisait trainer tes pieds et pesaient sur ton dos. Dans ta capacité à tout vivre pleinement, tu t'étais laissé engloutir par ton mariage en quelques jours à peine.
T'en pouvais plus, putain. A bout. Tu étais à bout.
Cette privation de liberté te rendait dingue. De savoir ce qui t'attendait te rendait fou.
Juste envie de dormir quelque part, de ne pas te réveiller avant quelques jours.



    Juste...Oublier tout ça.


Tu te sentis brusquement épuisé, à devoir t'asseoier sur un banc. Tête basse, yeux fermés, à laisser l'envie de pleurer te submerger, à sentir le froid t'engourdir doucement. Tu te sens lourds de tes émotions.
Il se passe un temps, une valse lente et silencieuse qui t'endort doucement. Tu ne cherches plus à ouvrir les yeux, tu veux juste sentir le froid, comme sur la montagne. Ce n'est plus très grave, si demain tu te lèves en prison, parce que tu n'auras pas trainé ton corps dans le même lit qu'eux.
Pourtant...
Pourtant voilà qu'un contact te tire de ton enlisement négatif. Une main sur ton bras, qui te retient de cette chute vers Morphée, qui te tire pour mieux équilibrer ton éveil. Un regard qui se croise, alors que tu tournes avec surprises la tête vers cette lumière. Des mots échangés. Un café offert, qui eu l'audace de te réchauffer de l'intérieur et de te faire sentir ton coeur qui battait contre ta poitrine, faisant fourmiller tes sens et cette envie de vivre.
C'est fou, comme il en fallait peu, parfois. Un acte bienveillant, un seul, tu en avais eu si besoin, là.



    Tu repenses souvent à cette personne, dont le nom ne t'auras été connu.Tu aurais pourtant voulu lui dire à quel point elle avait été importante, pour cette soirée qui te fut salvatrice. Que tu avais, l'espace d'un instant, oublié ta douleur, que tu avais aperçu quelques lumières à saisir.Tu la remercierais bien, un jour.


C'est en pensant à elle que tu étais retourné près de ton couple.


-----


Parmi les seize jours de ton mariage, il y eut quinze nuits durant lesquelles tu devenais composition en rouge et bleu. Il ne t'aurais manqué plus que le jaune...



    Il y a toujours un schéma, qui se répète dans ta tête et te tyrannise, alors que tu pensais profiter de ta fin de soirée. Ça commençait toujours comme ça, et tu fermes les yeux lorsque cette banalité vient à ta rencontre.Le cul d'une bouteille qui se pose sur la table dans un son trop brute, presque grossier, à résonner à tes oreilles comme une insulte. Ça signifiait que c'était l'heure.


...que ces soirées trop arrosées ne t'aurons par chance pas donner, lorsque Lui sortait sa bouteille pour la vider...



    L'heure de boire, suivie d'une heure sans espoir.


...puis vous cogner.



    Son poing baigne dans l'ivresse dans la vodka, il cogne. Il te cogne. Et sans un regard pour ton corps nu, tu aurais pu poser exactement les doigts sur les cicatrices laissées par ses cigarettes, par ses bouteilles fracassées.


On taira bien des choses. Pas besoin de tout expliquer.
D'être séparé d'eux fut comme ouvrir la cage d'un oiseau sauvage. Une liberté retrouvée au prix d'ailes aux bouts coupées, dont on ne savait plus trop quoi en faire. Elle t'embrassa une dernière fois, après ça, même lorsqu'elle n'en eut plus le droit. Ses lèvres se parèrent d'un goût d'adieu.
Elle avait si bien porté le rouge, d'une passion jusqu'à la mort.


-----


Avait-on déjà évoqué l'image de l'oiseau aux ailes coupées ? Oui. C'est ce que tu étais maintenant, c'est ce que tu disais tous les jours. Tu promenais ce corps aux côtes meurtries dans les rues dévastées d'une Tokyo estropiée. Tu gardais pourtant la tête haute, et cette démarche aérienne qui affirmait que le monde pouvait bien s'écrouler que toi, tu tiendrais bon. Tu étais libre, rien ne pouvait plus compter que ça

Tu devrais accepter, de partir avec Papa. Ça te ferait du bien, après tout ça.

Miuna, douce Miuna, pose une main sur ton bras, te faisant tourner la tête vers elle. Tu avais parfois l'impression d'entendre votre mère, lorsqu'elle se faisait si sage et attentionnée avec toi. Leur ressemblance devenait des plus frappantes, même si elle te rétorquerait que tu étais celui qui lui ressemblait pourtant le plus.

S'il a besoin d'un équipier, il ferait mieux de te prendre toi. On sait tous les deux que tu es meilleure navigatrice que moi, et de loin. Toi, tu sais dompter le vent dans les voiles, tu serais même capable de compter le nombre de vagues venues lécher la proue.
–  Mais toi, tu lui apportais tes petites fantaisies. Puis c'est pas question de navigation, Ine. Il s'inquiète beaucoup pour toi, tu sais. Je pense..Je pense qu'il veut retrouver son fils, tu vois. Allez, fait un p'tit effort, pour lui, avec l'expédition de Maman il va se retrouver seul un moment, tu vas pas quand même le laisser redevenir un vieux loup de mer ? Puis moi, je pourrais pas embarquer Chami avec, hors tu sais qu'il est hors de question que je voyage sans elle !
Si Tomo n'a pas le mal de mer, je me permettrais de réfléchir à cette proposition alors. C'est vrai que ça me permettrais de marcher dans une autre eau que celle-ci, nous reviendrons lorsque Tokyo aura cessé de vouloir ressembler à Venise. Au cas où, je te conseille d'apprendre l'Italien.

Elle rit, et ça te tire un petit sourire. Elle, votre père, ils avaient raison. Tu avais besoin de rattraper cette libertée un instant perdue, et tu es heureux de pouvoir compter sur ta famille pour façonner des bases solides à ton nouvel avenir.


-----


Tu empruntas quelques mois la voie de ton père, en renouant avec la mer. Vous viviez à trois sur son multicoque. Lui, Tomo, toi. Une fine équipe, non ?
Un petit voyage, sans pression quelconque. Pas de concurrence, pas d'objectifs à atteindre. Juste un moment à se laisser porter par les flots, à accoster là où vous le pouviez, là où vous le vouliez.
Ça te fit terriblement du bien, de savoir que plus rien ne te retenait à quiconque, que tout ce que tu faisais relevait de ton seul choix. Tu profitas de tes escapades pour renouer avec l'humain, fit quelques belles rencontres, te brûla un peu contre quelques peaux d'ébènes.
Tu parvins à suffisamment redresser la tête pour la remettre dans les nuages, à regagner cet esprit rêveur et à le garder perché là-haut.
Tu retourna bien plus sereinement que les fois précédentes à Tokyo, y accostant en juin dernier.



    Ça y est. On en vient à bout, de ton histoire, on en vient maintenant à rejoindre le présent. Ce soir tu te coucheras, Tomo au bout du lit, sans savoir de quoi sera fait ton lendemain. D'une rencontre, peut-être. D'une aventure, sans doute.D'une lettre rose, un jour.


Mei Bennett
Messages postés : 208
Inscrit.e le : 12/07/2018

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★
posté
le Dim 19 Aoû - 19:00
par Mei Bennett
Bienvenue à toi et bonne validation :)
Honoka Nicolson
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Je suis: neutre.
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Fast'action de Logan
Fast'action de Logan
posté
le Dim 19 Aoû - 20:28
par Honoka Nicolson
Bienvenue et bonne validation ! o/
Alishka Watanabe
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Crevette Fracasseuse (ง •̀_•́)ง
posté
le Dim 19 Aoû - 20:35
par Alishka Watanabe
Bienviendu et bonne validation Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 1362171446
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 19 Aoû - 21:17
par Invité
Han la la. Le perso de fiouuuuuuuuuuuuuuuuh. C'est bô ;^;

Wouelcomouh Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 577894034
Moon Raitô
Messages postés : 427
Inscrit.e le : 22/03/2018

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Un adorable chaton ♥
Autre:
Croquette
posté
le Dim 19 Aoû - 21:53
par Moon Raitô
Oh my. J'adore le skin que tu as choisi à ton perso 'w'
Il a l'air bien intéressant >w< Bonne validation ♥️
ET VIVE LES TOP SITES Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 1362171446
Ine K. Tsuta
Messages postés : 44
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Petite Appia.
Autre:
posté
le Dim 19 Aoû - 22:06
par Ine K. Tsuta
Mercii à vous tou(te)s Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 2631673787

Et j'avoue Moon, j'ai enfin percuté tout l’intérêt de voter, il était temps Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 4115966937
Kaori Vanzine
Messages postés : 2874
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Lun 20 Aoû - 19:33
par Kaori Vanzine
Analyse de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥️

Introduction
Bienvenue sur le forum !

Il manque la source de ton avatar ^^

Histoire

♠️ de grand chose d'autre → Il manque le tiret.
♠️ Ce van qui furent
♠️ de tous ça
♠️ Tu vouvais
♠️ Si petite, blottit contre Maman
♠️ Ça te saisi → Il manque la terminaison
♠️ Présieuse
♠️ S'en deviendrait presque redondant → Tu peux remplacer par Cela donc c'est C'en
♠️ qui persiste dans ta mémoire → S'accorde avec "les yeux de Liv"
♠️ qui te laisse en sueur au milieu de la nuit
♠️  à un adulte près à devenir → Ca c'est l'adverbe pour dire à côté de. L'adjectif s'écrit prêt
♠️ qu'on maîtrise en rabattait

Validé !

Caractère

♠️ qui encadre ton visage → S'accorde avec les cheveux
♠️ si l'on exclu → Manque la terminaison
♠️ que se clos cette appréciation

Validé !

Physique

♠️ Une totale indépendance mêler
♠️ si l'on exclue
♠️ tu en as mare → Il manque un r. COmme tu l'as écrit c'est plutôt le point d'eau où on voit facilement les canards

Validé !

Conclusion
J'ai vu quelques coquilles par-ci, par-là, t'en ai relevées quelques-unes mais au vu de la longueur de la fiche, c'est rien de problématique. C'était très agréable à lire et fluide, les changements de temps dont tu parlais n'ont pas gêné outre mesure. Je te laisse donc juste me dire la source de ton avatar (histoire d'être sûr qu'il ne soit pas pris, ça serait bête de valider et de devoir changer de vava peu après en découvrant qu'en fait il était déjà utilisé ^^) et ce sera bon pour moi. o/


Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3
Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥️

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

En ce moment je suis au ralenti
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Ine K. Tsuta
Messages postés : 44
Inscrit.e le : 19/08/2018

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Petite Appia.
Autre:
posté
le Lun 20 Aoû - 22:33
par Ine K. Tsuta
Merci beaucoup pour ta patience et ta correction Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 2631673787

Les fautes ont été corrigées, et pour l'avatar j'ai ajouté ce point du coup, il s'agit de mon OC commissionné à une artiste~
Kaori Vanzine
Messages postés : 2874
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Lun 20 Aoû - 23:17
par Kaori Vanzine
J'te remercie pour cet ajout. =)

Pré-validation par Kaori
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

En ce moment je suis au ralenti
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Makoto Nanase
Messages postés : 4328
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Mar 21 Aoû - 0:02
par Makoto Nanase
Bienvenue Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 1362171446

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥️
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥️

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta Ld7d
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta Cn3Ckyx
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 1EPYLUw
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Laisse-moi considérer l'amour comme une montagne – Ine K. Tsuta YqECw0j
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