Mélusine Bukowski
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le Mer 22 Aoû - 19:21
par Mélusine Bukowski
Mélusine Bukowski
"Trouve ce que tu aimes, et laisse le te tuer."

Généralités
Nom ;; Bukowski
Prénoms ;; Mélusine
Âge ;; 26ans
Genre ;; Femme
Origines ;; Autrichienne
Activité ;; Reine
Sexualité ;; nani?
Avatar ;; Des originaux de blondes d'Anya Tomicka (les images venant d'autres artistes ne seront pas réservées)
Règlement ;; Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 3766924225 - Bacon
Chemin ;; ardu
Commentaire ;; :melul:
Histoire
Pendant combien de temps peut-on briser ce qui a déjà été brisé ?

Les âmes en perdition qui naviguent sur le Styx qu'est ta vie s'envolent, une, puis une autre. Une, puis encore une autre.
Une nouvelle fois, lui aussi est parti. Et ces étranges mois passés avec Simon sont une brume que tu peines à déchiffrer, étrange absurdité résignée. Il est devenu une habitude obsolète. Le téphrite que tu irrites, lorsque inlassablement contre lui tu t'effrites. Il est devenu le symbole de ton fatalisme fatigué.
Mariage.
Divorce.
Mariage.
Divorce.

Tu ne veux plus comprendre. Tu te laisses flotter et emporter par ce qui est trop grand pour toi. Nath est parti. Le temps fugace d'un amour consommé dans l'hypnose, trop parfait pour être vrai, trop vrai pour être faux. Une comédie jouée l'instant d'un battement de cil, mais où est la comédie lorsqu'on interprête son propre rôle et que l'on récite tout haut ce que murmure le coeur tout bas ?

D'un geste devenu trop mécanique, tu retournes dormir dans ta maison. Comme la première fois.
Tu tires la couette fine sur ton visage. Elle sent la poussière. La naphtaline usée. Tu te laisses grelotter en dessous, il y a bien longtemps que la maison n'a pas été chauffée. La pièce commence à peine à devenir supportable. C'était la maison de ta maman, là où elle a grandi. Au milieu de toutes les maisons de Tokyo, aussi petite qu'un appartement. Tu as eu beaucoup de mal à ouvrir la porte, ça grinçait, l'électricité et l'eau courante ont été coupées depuis des années. Et malgré tout, ils veulent toujours en faire ton habitat ? Soit. Au moins il y a une cheminée. Même si tu aimes jouer avec le froid, parfois tu acceptes de faire un feu. Tu as un lit. Tu as une maison. C'est tout ce qui t'importes. Tu as fait les poussières toute la journée en éternuant. Le nez rouge et les doigts bleus. Tu n'y croyais plus.

Oh, tant de dégoût, tant de chagrin, de haine, de larmes et de rejet. Trop de mélanges dans les émotions de tes parents, alors qu'ils te retrouvent dans un tel état de miséreuse à l'hôpital. Retrouvée rouée de coups et jetée dans le caniveau. Et dans ce qu'indiquaient tes papiers, leur numéro fût le seul à joindre. Ils t'aimaient toujours malgré tout, comme des parents aiment leur enfant. Mais ils ne peuvent plus vivre avec toi. Toi non plus. Cette maison et cette vie au Japon est le dernier geste qu'ils ont fait à ta pauvre âme. Pensant que tu y trouverai un toit et une vie de femme normale.
Usée. Décharnée. Cernée. Noyée. Brisée. Après tant d'absence, retrouver sa progéniture ainsi transformée. Un choc qu'ils n'avaient pas su appréhender.
Même moi je ne saurais dire si cette nuit a été une chance pour toi. La dernière nuit passée sous un pont, où tu as été agressée. C'est ainsi que tu t'es retrouvée dans cette clinique, qui marquera la fin de ta vie en Autriche.
Et il t'a fallu peu de temps pour dire au revoir à ces trois années de ta vie loin de ton cocon.

Ces trois longues années à la rue. Par choix pur ou fatalité sure, je ne sais plus. Et tu marches, chantant à qui veut entendre. La journée, tu souriais à longueur de temps, coincée entre des murs de briques et la rive d'un lac inconnu. Les gens ont fini par te connaitre, tu es une de ces personnalités à reconnaître. Si jeune et fichue ? Des fois elle tangue, elle a trop bu. Mais dans ces valses alcoolisées, elle sourit. Tu souris. Car tu as enfin décidé d'admettre ce qu'on te dit, tu t'aimes. Ce n'est pas une mauvaise chose, tu as toujours eu bon goût. Le plus bel amour qu'il puisse exister, il sera toujours réciproque. Tu aimes la Reine, tu es la Reine. Qu'importe les pierres et les mots aussi durs qu'on te jette. Tu n'es pas folle. L'accepter n'était pas la chose la plus simple à faire, mais une fois qu'on y plonge, on se fait ses propres lunes de miel. Les tiennes, allongée sur des ponts, tu les passais à observer le ciel, à le trouver beaucoup trop beau. Beaucoup trop haut. Et les murmures qui rampent autour de toi se taisent pour te laisser goûter au silence. Et tu aimes ta solitude parmi la multitude, elle te rendrai presque invulnérable. Elle te nourrit. Tu n'en tires pas vanité, tu en es juste tributaire. Et que chacun s'écarte de toi, qu'ils te laissent dans ton coin. Tu n'en as cure.
Tu es à la rue, tu vis la nuit. Le regard qui tangue et le sourire faible, tu te couches au petit jour. L'impression de visiter un monde que tu refais chaque soir sur un bout de tête, dans les faubourgs du Royaume. Tu n'as pas besoin de dormir pour rêver pouvoir te l'offrir. Les rires avec ces personnes éphémères qui t'aiment pendant cette nuit. Qui ne gardent de toi que la marque d'un rouge à lèvre, et ce souvenir embrumé par les vapeurs d'alcool. Et parfois, des chants, des histoires, le goût froid de ta peau blanche. Le cliquetis des bijoux infinis, ou la douceur des mains qui rient. La Souveraine qui valse au sein d'un peuplé aimé. Eux, ils t'applaudissent et t'attrapent, et te baisent les lèvres, et ils t'aiment. Pour une nuit. Tandis que toi aussi tu t'aimes, pour la vie.

Je vais vous raconter l'histoire du Royaume. Vaste étendue désertique, qui s'étire jusque l'horizon. L'enfant est arrivé, elle a vu tout ce rien. Elle a posé la première pierre à côté du lac. Puis d'autres. Peu à peu, en grandissant, le mur s'étirait avec elle. Elle taille la pierre à main nue, parfois jusqu'à se blesser les doigts. Mais le château a fini par se dresser. Fier. Imposant. Marmoréen. Sans aucune prétention l'Enfant Innocent s'est construit son édifice. Elle a dompté le Royaume et ses règles étranges. Les fleurs peuvent pousser dans la neige. L'eau du lac n'a jamais gelé. Elle est même agréablement chaude pour celui qui veut s'y baigner. Fraîche pour l'assoiffé. Entre ses doigts, l'Enfant a sculpté un second Soleil. Celui qui embrasse l'horizon, tourne autour, sans jamais se coucher. Le Soleil de l'éternel crépuscule.

Un soupire. Ton cœur gonfle et s'étire, explose et se dilate. C'est un long soupire. Tu regardes aujourd'hui tes propres bras. Ces jambes rachitiques qui semblent avoir de la peine à te traîner. Carcasse que les regards évitent. Tu as connu la faim, la vraie, celle ou tu n'as pas le choix. Tu ne comprends pas ceux qui refusent de se nourrir alors qu'ils en ont toutes les occasions. Tu fermes les yeux sur ces souvenirs sales, ceux où tu te voyais de nouveau dans ces bars puants l'alcool renversé et la sueur acide. Quand tu dansais autour de ces hommes jusqu'à en attraper un entre tes serres pour le séduire. C'était simple. Tu le connais, ce manège, presque par cœur. La même boucle. Tu finissais allongée sur un lit inconnu. A écarter les cuisses et les lèvres, à refermer la petite cage de ta tête et toutes les portes du château. Le bélier qui défonce à grands coups de boutoir. Des soupires faux. Mais à la fin, tu avais un repas chaud. Jamais le moindre plaisir. Tu ne t'en souviens plus. Mais tu n'avais plus faim. Tu savais juste que tu aimais les hommes à alliance, parce qu'ils s'endorment plus vite, et plus profondément. Et qu'ils ont une armoire remplie d'habits de leurs femmes. Tu n'as jamais pris plus d'une tenue avant de fuir. Tu savais que tu ne les reverrais plus jamais. Mais tu n'avais plus faim pour un temps. Et un peu plus chaud cette fois. Et tu te détestes.
<Tu ne t'aimes pas, Mélusine. Tu te vomis. C'est la Reine ta salvatrice.>

As-tu seulement songé un jour à rentrer ? Je me suis souvent posé la question. Visiblement, toi, beaucoup moins. Tu t'es rapidement faite à ta nouvelle vie sans chercher à l'améliorer. Cela valait-il le coup de fuir comme tu l'as fait ?

Au loin, dans ce désert, l'imposant castel est devenu un phare pour les voyageurs perdus. Ils sont arrivés, hagards, on vu l'Enfant seul sur cette terre qui lui appartient. C'est eux qui ont déposé sur ses boucles blondes sa couronne. Et elle est devenu Reine. Leur Souveraine. Elle les a accueilli. Elle les a aimé. Choyé. Leur a donné un endroit où vivre. Les faubourgs sont nés autour du château. Ses maisons bigarrés que chacun construisait selon ses souhaits. Aucune ne se ressemblait. Le Royaume commençait enfin a resplendir. La joie. La musique. La danse.

Il avait brûlé tes carnets après tout. Il y a des choses que tu ne peux pardonner. Depuis tu n'as plus jamais dessiné.
Parce qu'avant ça, tu étais devenue sombre. Silencieuse. Tu en voulais à la Terre entière. Tu commençais à entendre les murmures sur ton passage, des murmures poignants. Qui t'étranglaient alors qu'ils riaient au creux de ton oreille. <Je ne suis pas folle!> Ton père n'a jamais été aussi dur avec toi. Tout ceci était si dur à comprendre ? Ton monde. Ton Arche. Le Pays de Nulle Part. Ce nid rempli de contes, de fées, et de magie. Celui fermé à double tour dans l'armoire de ta tête. Il doit rester en toi, c'est tout. Sur ces multitudes de pages accueillant tes encres, tu lui donnes vie. Tu dessinais les vastes étendues avec tendresse.
Les paysages de papier sont morts? Non. Ils sont beaux. Les fleurs poussent de la cendre. Les corps figés dans les arbres les faisaient bourgeonner un peu plus. Le sang coule et fait naître une rivière pour les poissons. Les multitudes de mains blanches et décharnées percent le lac pour enlacer leur Majesté. L'horreur est admirable, quand la réalité tord et ment. C'est elle qui rend le Royaume immonde aux yeux de ses étrangers. Et tu cherches la perfection. Rendre la beauté à ce que vous trouvez laid.

Elle naissait, elle s'épanouissait, cette terre mutilée à l'âme envolée, tu la nourris de ton amour corrosif. Tu lui a tout accordé. Dans le blizzard reposant, enlacée par des chrysanthèmes, tu berces et chantes pour apaiser ceux que tu as accueillis. Ceux qui, à ton image, ne recherchaient qu'un endroit où se réfugier. Les estropiés, les oubliés, certains ce sont perdus, d'autres ont été curieux. Mais les autres les ont aussi rejetés.
Oui, ces autres.  Au début, ils détournent le regard. Souhaitent que ça passera. Ton père continuait de t'éduquer malgré tout pour reprendre ses entreprises. Avec une vigueur renouvelée. Il ne te laissait rien passer. Pas le moindre échec. Il devenait si dur à mesure qu'il sentait que ton attention lui échapper. Une raclée pour chaque sourire éthéré. Il ne supporte plus ton regard aujourd'hui vide.

Tu te perds peu à peu dans l'autre monde.

C'est vrai qu'avant, on te disait juste étrange. Bizarre. Au collège, tu n'avais pas beaucoup d'amis. Tu te contentais de ramener des bonnes notes à ton papa. Maman a disparu peu à peu. Elle s'effaçait d'elle-même, sans comprendre ce qui arrive à sa fille. Elle avait essayé de t'expliquer qu'elle n'est pas ta vraie maman. Tu n'avais pas compris. Papa était parti au Japon pour son travail, il est revenu avec une compagne souhaitant fuir le pays avant qu'on ne la rappelle de force. Elle t'a gardée et elle t'a élevée comme si tu venais de sa chair. Mais tu l'évites, elle et ton père, constamment. Tu coures dans les rues de Viennes, là où ils ne peuvent te rattraper. Tu cherches les cachettes et les recoins secrets. Pour que tes carnets puissent dévorer fusain et pastel. Des montagnes brillantes. Des lacs gris et sereins. Du cristal liquide, des plantes dans la pierre, des paysages que personnes n'a encore visité. Tu as dessiné tes chansons et tes histoires, tes fables et ton monde. Le Royaume de l'Enfant Innocent. Tu n'aimais pas les exclamations admiratives. Jusqu'à ce que tu décides un jour d'éteindre cette partie de toi aux yeux des autres. Ta mère te regardait avec tendresse avant ça. Elle pouvait observer l'agilité de tes mains pendant longtemps. Mais elle ne faisait que ça. Elle ne savait plus que regarder. Même quand ton père hurlait. Même quand ton père était dur. Qu'il voulait casser tes rêves pour que la réalité puisse s'immiscer entre ces fissures. Elle regardait sans rien dire. Et tu lui en veux. A elle. A lui. A tous.

C'est pour ça que tu t'es mise à dessiner un monde meilleur. Parce que tu voyais ce que les autres ignoraient. Tu boudais les enfants dans la cour de primaire qui riaient trop fort en courant. Ceux qui arrachaient les plantes en pot, avant de se rendre compte que ça fane. Alors ils les jettent. Et tu étais celle qui ramassait les feuilles, pour les redéposer là où elles n'auraient jamais du partir. Celle qui hurlait quand ils oubliaient de percer des trous dans le couvercle, et qu'ils disaient que "c'est nul", en laissant tomber le cadavre de l'insecte dans la poubelle. Tu voulais qu'on les libère, qu'on les laisse voler. Pas qu'on les secoue. Parce que tu as déjà essayé d'en attraper un, toi, et tu coures, tu coures, les bras tendus vers le ciel. Les doigts comme un filet, tu lui as cassé les ailes. Trop fort, petite innocence, tu as serré trop fort. Tu en étais tellement désolée.
Tu écoutais encore ton père à cet âge. Quand il pestait que tu es une enfant pénible. Même s'il devait t'attraper par le col parce que tu coures, quand le reste du monde marche. Parce que tu apprenais tes leçons sur les branches des arbres au lieu d'être devant ton bureau. Parce que lors des sorties scolaires, tu fuis pour explorer en pensant être la première à découvrir ces endroits. Maman te laissait vagabonder en souriant. Peut-être aurait-il fallu que tu restes cette enfant joyeuse, joueuse. Insouciante.

<Dans les sillons d'encre noire je dépose des égarements de lumière.
Combien de fois faut-il sombrer pour y voir plus clair ?
>



Caractère
Mélusine n'aime pas. Mélusine ne déteste pas.
Mélusine, tu es une blague errante, une plaisanterie déconcertante. Tu sais bien. Tu sais bien que tu passes si facilement du ruisseau calme au torrent qui érode les terres. Trop rapidement du torrent à la pluie qui tombe et recouvre un monde. Tu joues les marées capricieuses. Non, tu ne joues pas vraiment. Mélusine ne se joue pas. Mélusine est une marée capricieuse. Que Mélusine effraie comme une possédée, ou que Mélusine pense et dit tout haut ce que murmurent les eaux croupies du fond de son cœur.

Tu grandis avec l'aube, tombes furieusement sur les roches en pointe des récifs, te retires avec calme dans un soupir, caresse les chevilles qui s'approchent, emportes au large les âmes qui s'éloignent de la berge. Une mer capricieuse. Trop capricieuse pour te contrôler, même lorsque tu joues, même lorsque tu devrais te brider. Tu te moques de fluctuer. A défaut de comprendre qui tu es et ce que le monde est, tu restes perchée sur le fil tendu et ténu donnant directement dans le chaos de tes pensées les plus fantasques.

Mélusine aime. Mélusine déteste.
Mélusine, tu vis pour tes enfants. Tu vis pour leurs sœurs et leurs frères qui te hantent chaque jour sans relâche dans ta tête. Tu ne sais pas qui ils sont, mais dans ton monde ils existent. Tu les nourris d'un amour sans fin. Le plus pur, distillé jusqu'à la dernière goutte. Qui de Dieu ou de ta folie, s'ils ne font pas qu'un, leur a donné la vie ? Mais alors tu les entretiens. Jusqu'au bout tu les aimeras.

On aime pas trop Mélusine parce qu'elle donne l'impression d'être tout le temps malade, et qu'elle vous rend malade. On aime pas trop Mélusine parce qu'elle parle beaucoup trop. Et si ses silences mettent mal à l'aise, ses paroles encore plus. On aime pas trop Mélusine parce qu'elle refuse de vous laisser regarder dessiner son monde d'encre, encore moins toucher et tourner les pages. De toute façon, personne ne veut s'approcher de ses enfants, ils sont morts, tués, et encore tués. Encre morte. Mélusine est morte. Elle a l'air morte. La voix morte. On aime pas trop Mélusine parce qu'elle est le reflet livide et forcé de la vie. On aime pas trop Mélusine parce qu'on attend qu'elle se tue avant qu'elle nous tue.

Et pourtant à l'intérieur de toi, tu cries. Tu cries à te déchirer la gorge. Tu cries tout ce que tu ne peux dire. Tu veux faire jaillir hors de toi ce que tu ne peux crier de vive voix. Toutes leurs voix. Ils sont des dizaines, des centaines, à se frayer un chemin de tes tripes à ta peau, griffant et pulsant sur leur passage. Et tu ne peux tout contenir, sans crier silencieusement. Tu ne peux pas supporter le chaos entre tes côtes. Alors tu leurs donnes la vie. Tu leurs donnes la mort. Tu leurs dispenses ton amour sans fin. Noyée dans l'encre et le papier sans espoir de sortir un jour la tête hors de l'eau. Sans espoir de retrouver une nouvelle bouffée d'air frais.

Physique

Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.


Maigre fille à la peau pâle, boucle blonde sur une épaule nue. Un faciès qui flanche, pièces bleues jetant un regard ingénu. Un saphir fondu dans les yeux, les paupières pleines à craquer. Une étreinte roide, un corps coi, une cambrure creuse. Un piège à loup dans un gant de satin. Une perle dans du papier froissé. Une démarche insidieuse, le pas sinueux, la destination hasardeuse. Un grain de beauté au creux du cou, un sourire abîmé, le sentiment froissé. Reflet éthéré, une chevelure trop fine, les veines marquées à l'encre de chine. Une odeur d'absence. Un parfum de danger.

Noyée. Poupée cassée. Rictus ridé. Tentatrice cantatrice.

Blanche dame aux membres décharnés, les deux vitres de ses yeux vous pénètrent bien plus profondément qu'une lame dans le dos. Ses cheveux sont aussi fatigués que ses soupirs, mais sa fierté lui offre la grandeur, et la beauté. La caresse de sa main est une involucre qui valait bien plus qu'une commune aventure. Les doigts claquent contre les murs, comme quelques allumettes prêtes à craquer. Flamber. Mais les doigts sont froids, comme toujours. Longs et fins, mains arachnides. Les doigts sont prêts à filer. Fil d’or, cheveux cassés, boucles qui s’arrachent par poignées, qui chutent, quand les doigts passent entre les mailles. Alors les doigts tissent avec ce qu’ils récoltent. Une toile, la tapisserie de l’araignée. Une araignée bien particulière, la veuve noire. Veuve noire à peau blanche. Qui dévore ses amants, les crocs brisent les os, mordent la chair, sucent le sang. Veuve noire suppliant qu’on lui vienne en aide, que l’on vienne lui retirer le verrou, et qu’elle tue son gardien.
Les doigts effleurent les gants du bourreau. Ils sont l’épine de la rose venant se planter dans les cœurs démunis. Ils déchirent, pulsent, mordent. Les doigts se brisent comme tout ce qu’ils touchent.
Et pourtant dans ses yeux. L’étincelle ingénue de celle qui est perdue. Elle ne sait pas ce qu’elle fait, la Reine usant de son pouvoir sans en avoir conscience. Damnée qui se targue de récits incomplets. Aux fins bâclées.

A sa vue, la nuit aurait pâli.
Elle n'est pas jolie.


Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Bacon L. Beigbeder
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posté
le Mer 22 Aoû - 19:24
par Bacon L. Beigbeder
Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 2078551763
Makoto Nanase
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★
posté
le Mer 22 Aoû - 19:27
par Makoto Nanase
Bon reboot Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 1984817200

Attention, mauvais code règlement Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 901032552

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. Ld7d
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Le plus beau compliment ♥️:
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La famille ♥️:
Nanase's family:
Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
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Mélusine Bukowski
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le Mer 22 Aoû - 19:33
par Mélusine Bukowski
... déjà changé ? Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 1534650057

sait-on jamais que je connaisse pas encore trop bien le règlement Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 3766924225
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posté
le Mer 22 Aoû - 19:53
par Kyle A. Inagawa
Mehlu ♥️
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posté
le Mer 22 Aoû - 20:34
par Fubuki Hartcher
:melul:

bon retour poulette 8)))
Invité
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Invité
posté
le Mer 22 Aoû - 22:30
par Invité
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

LA MERLUUUUUUUUUUUE ! AIAIAIAI !!!!

welcome backk :3
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posté
le Mer 22 Aoû - 22:39
par Invité
MELUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU *sent le Benoit en elle grogner de joie*

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Seyfried Bellandi
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posté
le Jeu 23 Aoû - 0:15
par Seyfried Bellandi
:melul:

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Simon Lechat
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posté
le Jeu 23 Aoû - 0:46
par Simon Lechat
Je me suis dit que j'allais venir poster avec ce compte pour te dire que je suis très heureux de te voir revenir. Et que j'ai toujours ton cadeau de noël à te donner. ♥️
Mélusine Bukowski
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posté
le Jeu 23 Aoû - 20:50
par Mélusine Bukowski
OHLALA LALA je vous multiremercie avec tout mon amour ♡
Mélusine Bukowski
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posté
le Sam 25 Aoû - 3:18
par Mélusine Bukowski
ayaaa, je déteste faire les fiches.
j'suis claquée de ma semaine.
j'me suis rappelée d'à quel point ma première histoire était toute pourrie.
alors forcément, je l'ai laissée lol

j'ai juste rajouté un paragraphe aussi tout pourri au début mais au final si jamais je décide d'écrire vraiment son histoire on se revoit dans 3ans, je la publie en roman trois tomes à la fnac sous les Marc Levy tellement j'ai de trucs à dire. Alors fuck it on laisse le résumé grossier. Jvous aime.
Raghnall A. Nicolson
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posté
le Sam 25 Aoû - 3:27
par Raghnall A. Nicolson
Coucou. Je t'aime. Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 3766924225
Mélusine Bukowski
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posté
le Sam 25 Aoû - 3:30
par Mélusine Bukowski
Coucou. Moi aussi. Très très fort. T'es le plus beau. Et tu sais t'occuper de mon coeur contrairement aux autres ♥️ Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 3813954746
Bacon L. Beigbeder
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posté
le Dim 26 Aoû - 17:45
par Bacon L. Beigbeder
Ah que coucou. Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 3766924225

ALORS, on va la faire rapide, on se connaît bien toi et ouam, donc j'ai un point qui me fait tiquer :

• Papa était parti au Japon pour son travail, il en était revenu avec une puce et une nouvelle femme.
S'il est désormais jap' et marié, il ne peut plus quitter le pays autrement que pour des vacances. Il est juste revenu la chercher du coup ?

Voilà, c'est là où j'ai bug bug. :melul:
Mélusine Bukowski
Messages postés : 80
Inscrit.e le : 19/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Takeshi Kitano
Autre:
posté
le Lun 27 Aoû - 22:34
par Mélusine Bukowski
Je préférais l'époque où les modos étaient corruptibles quand même Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 1362171446
Chika Mazino
Messages postés : 159
Inscrit.e le : 22/01/2017

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Akane Mazino
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Mar 28 Aoû - 1:24
par Chika Mazino
Ravie de revoir ce nom parmi les dernières connexions.

Rebienvenue Mélusine Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 1854274601
Bacon L. Beigbeder
Messages postés : 1796
Inscrit.e le : 23/08/2016

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Celle qui fait du couscous.
Autre: Connard pathétique IRL, passe ta route.
#JeSuisJeanne
#JeSuisJeanne
posté
le Mer 29 Aoû - 14:31
par Bacon L. Beigbeder
Mélusine Bukowski - Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés. 1362171446

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