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 ❝ Seigneur...Tuez-moi ici ! ❞
Ou quand on a envie de mourir...




Sortir. Rien que ce mot ne devrait pas exister. Pourtant, voilà que je me préparais pour passer ma porte. Mes cheveux attachés comme à leur habitude, avec mes petites clochettes sur le côté droit, je mis mes lunettes de soleil et une casquette avant de sortir. Je fermais la porte. Le premier pas était le plus difficile. J’avançais et soufflais, avant de continuer et de sortir de l’immeuble. Vous rigolez, mais pour une personne comme moi asociale et casanière, chaque pas vous paraît être un effort surhumain. Tout cela pour un parfum. Oui, oui, je voulais remercier mon manager et j’avais entendu qu’il n’en avait plus. Malheureusement, ce parfum était dans la seule boutique qui ne faisais pas de livraison ! C’est le comble non ?! Dans ce monde technologique, un parfum non livrable !

Sortant de l’immeuble, je frissonnais en sentant un courant d’air, me faisant grimacer. Mettant mes écouteurs avec le son à fond, je mis mes mains dans mes poches et avançais tête baissée et rapidement dans les rues. En plus, avec mon sens de l’orientation légendaire, il me fallut faire trois fois le tour pour enfin trouver la parfumerie. Qui, en plus, était rempli. Génial !! Vraiment, génial !! Soupirant, j’entrais en retirant un écouteur tout en regardant les divers parfums. Je me dirigeais vers ceux pour homme et regardaient les différentes marques disponibles. Bon, trouvant la marque, je m’arrêtais devant pour chercher désormais le parfum en question.

Le trouvant, je me mis sur la pointe des pieds pour l’attraper. Le saint graal entre les mains, je me dirigeais vers la caisse avec une file d’attente de plusieurs personnes… Trop de personnes. Surtout que voilà qu’un groupe de cinq filles entrèrent, me faisant grimacer. Je commençais à me sentir mal. Je serrais mon pull noir laissant mes épaules dénudées, au niveau de la poitrine tandis que j’essayais de calmer ma respiration. Je paniquais. Je suffoquais. Voyant trouble, je posais une main sur l’une des étagères la plus proches, mais pas la plus stable, car je tombais en faisant tomber des parfums.

Ah… Voilà ce que c’étais que de sortir. Maintenant je devais être le centre de l’attention et dans ces cas-là deux solutions : faire la morte ou se relever et fuir. Je ne pus choisir aucun des deux, car je perdis vraiment connaissance lors de ma chute, perdant ma casquette et mes lunettes dans celle-ci. Ce qui fait que je me retrouvais allongé sur le côté, le visage à découvert, les yeux clos et dans la pénombre la plus totale.

C’est dans ces moments là où vous voulez disparaître. J’aurais dû rester chez moi. Pourquoi j’avais voulu prendre ce parfum déjà ? Pour lui faire plaisir ? La prochaine fois il aurait quelque chose qui pouvait se commander sur internet ! Je ne sortirais plus !! C’était fini ! D’ailleurs, je souhaitais ne jamais me réveiller !! Jamais ! Car je savais qu’à mon réveil la honte serait trop grande. Ha… Seigneur, faites que je ne me réveille pas. Ou dans une salle loin de tout ceci avec personne pour me regarder en faisant des messes basses. J’avais horreur de cela : les messes basses…



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Voir le profil de l'utilisateur Dim 16 Sep - 20:03
Hanazaki & MelchiorLe parfum fait tourner les têtes..
C'était une journée comme les autres, démarrant avec ses enfants. Un café contre deux chocolats. Des céréales pour une, des tartines pour l'autre, rien pour sa part. Un baiser pour chacun lorsqu'ils arrivèrent à l'arrêt de bus et il rentrait chez lui. Bien sur, il n'avait jamais eu l'obligation de se lever aussi tôt, mais il aimait le faire pour être présent auprès d'Ethan et Dolores. Malgré que tout deux grandissaient, ils restaient ses petits. Esquissant un sourire, il rangea la cuisine et se prépara de son côté pour être prêt à partir lorsque l'heure serait venue.

Ne prenant pas la voiture, il décida de se rendre à sa petite boutique à pied ce jour là, étant un peu en avance sur l'heure d'ouverture. Mel entra et regarda les parfums disposés minutieusement sur les étagères. Un sourire flotta sur ses lèvres et il prit soin de tourner quelques flacons ayant été un peu bouger. Ensuite, il devait remplir les présentoirs de petites tiges cartonnées qui serviraient à sentir les parfums, du moins les testeurs qui étaient présents. Tous n'en avaient pas, faute de pouvoir présenter toutes les senteurs, ce qui ferait trop de perte au final. Un tour derrière le comptoir pour vérifier que tout était là, son livre de commande, ses fiches clients et le téléphone pour vérifier s'il y avait des messages. Rien. Bien, il devait aller dans l'arrière boutique, ouvrant le bureau afin de prendre la caisse dans le coffre et recompter le fond pour ne pas en prendre trop, laissant le surplus en sécurité. Une fois celle ci installée, il poussa les pans de bois qui servaient de volets et plaça la petite pancarte "ouvert'' sur la porte.

La journée se passait plutôt tranquillement. Il avait peu de clients le matin en général et le midi semblait parfois un peu long à arriver. Ne fermant pas sur ce temps là, il se contentait de manger derrière son comptoir, près tout de même à répondre aux attentes de quelques clients qu'il pourrait y avoir. C'est surtout après les sorties de cours qu'il faisait les plus gros chiffre, quelques étudiants aimaient venir acheter leur parfum ici. Tout comme des employés assez aisés appréciaient quelques senteurs plus subtiles et un parfum fait sur mesure. C'est donc dans ces moments là que sa petite boutique se trouvait un peu plus bondée, mais heureusement elle avait assez de place pour accueillir la plupart des personnes qui venaient se réfugier dans ce monde aux milles fragrances.

Pourtant, tout ne se déroula pas comme d'habitude. Melchior n'avait pas tout de suite fait attention à la demoiselle entrée dans sa boutique, ni à son trouble au monde présent. D'autres jeunes filles venaient de passer le seuil et l'homme releva la tête une fois l'encaissement fait. Pas le temps de saluer les arrivantes qu'un bruit de verre se fit entendre. Un mélange de parfum se répandit sur le sol et envahit l'espace clos de la boutique. Les clients s'écartèrent sur son passage et il se pencha pour récupérer la jeune fille dans ses bras. Elle semblait évanouie, mais il valait mieux s'en assurer, alors il l'emmena dans l'arrière boutique pour l'allonger sur le canapé qui s'y trouvait. Prenant son poul, elle semblait aller relativement bien et il put la laisser quelques minutes ici, le temps de demander cordialement aux clients de revenir une prochaine fois. Il ferma donc et se mit sur le nettoyage. Mince, cette foutue planche n'avait pas tenue semblerait il. Bon, il faudrait qu'il la répare convenablement que cela ne se reproduise pas. En attendant, ça lui faisait de la perte tout ce parfum gâché sur le sol.. Un petit soupir quitta ses lèvres et il termina de ramasser le liquide ainsi que les morceaux de verres. Une fois fait, il retourne dans l'arrière boutique et prépare un chocolat chaud pour la demoiselle, le posant sur une table basse qu'il rapproche du sofa, s'installant sur celle ci en l'observant. Elle devait avoir dans les âges d'Ethan. Plus jeune peut être ? Il ne savait pas trop.

Attendant encore quelques minutes, elle ne se réveilla pas pour autant. Alors, il tendit la main vers ses cheveux pour les effleurer avec toute la douceur dont il pouvait faire preuve en tant que père lui même. Soufflant un léger "Mademoiselle" pour tenter de la faire revenir en dehors du sommeil.  
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Voir le profil de l'utilisateur Lun 17 Sep - 16:35




















 ❝ Seigneur...Tuez-moi ici ! ❞
Ou quand on a envie de mourir...




Je rêvais que je nageais. Ou plutôt que je coulais. Ah que j’avais horreur de cette sensation. Tomber sans pouvoir remonter car mon corps refusait de bouger. A regarder le soleil ou la lune se refléter dans l’eau et éclairé légèrement celle-ci et les alentours. Bien que cela ne m’apprit rien sur ce qu’il y avait autour de moi ? De l’ombre. La nuit. La fraicheur. J’avais froid et j’étais mal. C’est alors que mon esprit divagua vers le passé, vers le jour où j’avais annoncé à mes parents que je voulais devenir une femme. Leurs réactions, leur regard dégoutés et leur grimace. J’étais devenus une pestiférée pour eux. Désormais, je voulais me réveiller.

C’est alors que je me sentis porter. Où est-ce que l’on m’emmenait ? Et surtout qui ? Je ne savais pas, je ne savais rien. Mon corps refusait de m’obéir J’avais envie de pleurer de ma faiblesse. Disparaître devant ma honte. Cependant, je ne savais pourquoi, j’étais apaisé en me sentant dans les bras de cette personne. C’était presque… Protecteur… Un sentiment que je n’avais connu qu’avec mon frère qui me surprotégeait. J’étais bien, finalement, je ne voulais pas partir. Pourtant, lorsqu’il me posa sur une surface moelleuse, c’est ce qu’il se passa.

Ce qui me réveilla plus tard fut l’odeur du chocolat. Mon met favoris ! Puis il y eu une main chaude et chaleureuse sur mes cheveux et je ne sais pourquoi, j’avais envie de pleurer. Si… Je n’avais jamais ressenti ça. Je n’avais jamais eu le droit à ce toucher tendre, à ce « mademoiselle » soufflé doucement. J’ouvris ainsi mes yeux, brillants sous les larmes qui montaient et lorsque je les refermais, ceux-ci coulèrent sur mes joues.

En faisant attention, je me redressais doucement en les essuyant, avant de regarder où j’étais. Vu l’odeur, j’étais toujours dans la boutique. Peut-être la salle de repos, l’arrière-boutique certainement. Je posais mes yeux sur le chocolat chaud fumant, avant de lever mon regard sur l’homme en face de moi. La gêne me prit de nouveau tandis que je m’inclinais légèrement en restant assise. Je balbutiais une excuse, mes lèvres tremblantes sous l’émotion. Je voulais disparaître… Vraiment. Je me redressais pour regarder vers l’homme une nouvelle fois.

« Je… Pardonnez-moi… Il y a eu des dégâts ? Je paierai…. Je suis terriblement désolé… »

Je me confondais en excuse sans savoir quoi vraiment dire. Je devais avoir l’air pathétique et je voulais partir. Je me levais afin de m’exécuter, avant de me rasseoir en me tenant la tête et grimaçant. Je cherchais mon sac du regard pour la prendre et en sortir trois médicaments différents, je regardais le chocolat chaud et demanda du regard si je pouvais. Comprenant ensuite qu’il était pour moi, je souris légèrement en le serrant entre mes mains. J’adorais vraiment le chocolat et sous toute ses formes. Mettant les comprimés entre mes lèvres, je pris une gorgée du liquide brun pour l’avaler, laissant le goût sucré emplir mon palet. Il ne manquait plus que les marshmallows pour aller avec et il aurait été parfait.

Désormais mieux et ayant certainement retrouvés des couleurs, je dégustais la boisson en soupirant d’aise, caressant doucement la tasse. Me raclant la gorge, je relevais mon regard vers l’homme qui avait l’âge d’être mon père à mon avis, mais qui magnifique grâce à l’âge. Enfin, je trouvais que les hommes devenaient de plus en plus magnifiques en vieillissant… Allez savoir pourquoi. M’humidifiant les lèvres en passant ma langue dessus, je posais la tasse vide sur la table basse.

« Je tiens à vous remercier pour vous être occupé de moi. Comment puis-je vous dédommager ? Je rembourserai le parfum cassé et les autres dégâts s’il y en a eu ! »




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Voir le profil de l'utilisateur Mer 26 Sep - 16:38
Hanazaki & MelchiorLe parfum fait tourner les têtes..
Elle ouvrit finalement les yeux, mais lorsqu'ils se refermèrent, quelques larmes vinrent glisser le long de ses joues. Mince, ce serait elle blessée ? Tendant une nouvelle fois sa main vers elle, il essuya une de ces traces d'eau sur sa peau et tenta un petit sourire rassurant pour lorsqu'elle le regarderait de nouveau. Bien qu'il ait des enfants, ce n'était jamais vraiment simple de réagir à une situation dont on ne connaissait pas grand chose avec une parfaite inconnue. Il l'aida à se redresser et suivit son regard vers le chocolat chaud, lui tendant pour bien lui faire comprendre qu'il était pour elle. Bon, il n'avait pas grand chose dans son arrière boutique et avait fait avec ce qui lui restait. Sa fille avait dévalisé les placards avec sa mère lorsqu'elles étaient venues le voir ensemble la dernière fois. Payer pour les dégâts ? Ah mais, ce n'était pas son genre ça ! Mel n'allait pas demander de l'argent à une demoiselle juste parce qu'elle avait fait un malaise et avait manqué de se blesser sur une étagère un peu branlante.

- Arrête de t'excuser et ne t'en fais surtout pas pour ce qui a été cassé. Je préfère quelques flacons brisés plutôt que la santé d'une cliente.

Son sourire est emplit de la tendresse d'un père, comme ceux qu'il donnait à ses enfants. Quel âge pouvait bien avoir cette demoiselle ? Sans doute dans les même eaux qu'Ethan. Peut être un peu plus, mais à peine. C'était toujours difficile à déterminer par l'apparence et il était sans doute le mieux placé pour le savoir après tout. Jamais on ne lui donnait l'âge qu'il avait réellement et c'était plutôt flatteur. Fallait dire qu'il s'entretenait aussi, question d'habitude après toutes ces années. Parce qu'il n'avait plus rien à prouver à qui que ce soit après tout.

Elle voulut se redresser, mais retomba aussitôt sur le canapé, prenant alors quelques cachets dans son sac et comprenant enfin que ce chocolat était pour elle. Peut être qu'il aurait du le dire clairement dès le début ? Bah, ce n'était pas lui qui le boirait dans le fond, préférant largement le café pour sa part. Le parfumeur resta silencieux durant ce temps où elle dégusta sa tasse et gardait son petit sourire doux. Adorable gamine, il se demandait bien ce qu'elle pouvait faire toute seule alors qu'elle semblait si peu à l'aise en présence d'inconnus. Bon, sans doute qu'il ne donnait pas l'air rassurant aux premiers abords, pourtant il s'assurait de ne pas paraitre mauvais non plus, se faisant un point d'honneur à ne jamais effrayer qui que ce soit.

- Tu n'auras rien à rembourser, ne t'en fais pas. Et tu ne payera que le parfum que tu étais venue chercher, en échange.. disons que je te demanderais juste comment tu t'appelles. Ca te va ? Moi c'est Melchior.

Est ce que Dolores deviendrait une demoiselle quelque peu craintive aussi ? C'était difficile à dire, mais sans doute qu'il prendrait autant soin de cette petite demoiselle que de sa fille. Quelques points communs entre les deux le laissait perdre le fil de ses pensées vers sa petite qu'il chérissait tellement. Un brin plus que son fils, mais les circonstances avaient été bien différentes dès le départ. D'ailleurs, il était bien heureux d'avoir les deux avec lui à l'instant présent. Même s'il savait qu'Ethan finirait marié bien avant qu'il n'ait eu le temps de souffler. Et dans ce cas, il craignait pour la réaction de la petite Dolores.. Mais bon, ils n'y étaient pas encore. Heureusement.

Se reconcentrant sur la demoiselle en face de lui, il récupéra la tasse vide et se leva de la table basse pour aller la laver. Ca lui faisait penser à quelques soirées d'hiver qu'il avait fait plus jeune avec sa tendre Emma. Chocolat chaud, chamallow dedans et plaid bien chaud, devant la télé à rire devant un navet. C'était encore le bon temps à cette époque, mais c'était passé maintenant et depuis longtemps.
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 27 Sep - 4:36




















❝ Chose promise, chose due...❞
Ou quand il tient au moins sa promesse...




Le contact de sa main sur ma joue me fit tressaillir, je ne dis rien cependant, me contentant de le regarder tout en déblatérant des excuses quant à ma gaffe. Je me sentais mal et honteuse d’avoir eu une telle réaction dans un magasin. Me mordant l’intérieur de la joue, je le regardais me parler avec douceur et compréhension et je dis retenir une nouvelle fois mes larmes. Comme j’aurais voulu avoir un père ainsi… compréhensif et patient. Tandis que là, c’était un parfait inconnu qui me traitait, certes comme une enfant, mais avec respect toutefois et j’appréciais énormément.

Tel un chiot perdu, mon regard suivait ses mouvements, tandis que mon corps restais ancré dans le fauteuil sans savoir que faire. Je baissais le regard quand il me déclara ne pas vouloir de dédommagement et je me mordis légèrement la lèvre inférieure. Je ne voulais pas juste payer mon parfum et fuir comme ça. Je me sentirais mal et j’aurais l’impression de m’être jouée de lui. Soupirant doucement, je relevais mon visage pour insister quand il déclara vouloir être remboursé en connaissant mon nom. Je souriais, avant de glousser légèrement, une main devant mes lèvres.

« Hanazaki…. Fukkatsu Hanazaki. »

Je détaillais un peu plus l’homme et me demandais s’il n’avait pas des enfants pour être aussi… doux, avec moi. Certainement. Un homme comme lui devait forcément en avoir, ainsi qu’une femme. Je secouais doucement la tête tandis que mes pensées divaguaient loin, m’imaginant avec un tel père, avant de reporter mon attention sur la table basse. Je repensais au chocolat chaud et souris légèrement en murmurant :

« Il ne manquait plus que les marshmallows dedans…. »

«me rendant compte d’avoir dit cela à voix haute tout en étant basse -Oui, oui, je vous jure que c’est possible !- Je portais une main à mes lèvres et levais mon regard vers l’homme avant de m’excuser une nouvelle fois.

« Pardon ! C’était très bon !! Je ne sais pas pourquoi j’ai dis ça ! Ne le prenez pas mal ! »

Aïe, aïe, aïe… Moi et les discussions… j’étais très nulle à ce niveau. Autant il m’était aisée de parler derrière un écran ou un haut parleur, autant en face à face… j’étais nulle. Je devais cela à mes moments limites passés dehors. Je préférais être à l’intérieur. Chez moi. Dans ma zone de confort. Il n’y avait personne pour me juger, personne pour me rigoler au nez. J’étais seule. Tandis que là ? Ce n’étais pas du tout le cas. Loin de là même. Je me sentais honteuse et stupide et voulais simplement disparaître. Cependant je ne pouvais pas pour deux raisons : la première était que je devais vraiment prendre ce parfum. La deuxième était que je voulais absolument le rembourser, ne serait-ce qu’une partie, pour les dégâts que j’avais causé.

« Hum… s’il vous plaît…. Melchior ? J’aimerai vraiment vous dédommager d’une partie… je me sentirais mal de partir avec seulement mon achats et vous avoir donné mon prénom comme compensation…. Après tout, vous avez eu de la perte et j’entends au silence que le magasin est fermé, ce qui va vous pénaliser quand à votre chiffre d’affaire et je sais que je ne pourrais pas le regarder devant une glace si je partais… comme une voleuse….. »

Oui, car j’avais déjà du mal à me regarder dans une glace de base, mais alors là. Je crois que j’allais m’enfermer pour de bon chez moi à double tour et n’ouvrir à personne ! C’était bien ça. Rester chez moi à vie ! Après tout, avec la technologie on pouvait tout nous livrer ! Ou presque vu ce foutu parfum non disponible en livraison…. Comment pouvait-on être non disponible en livraison hein ?! A croire que mon manager avait fait exprès ! Je suis sur qu’il en aurait été capable en plus !! Ah le bougre ! J’allais lui demander tiens !




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Voir le profil de l'utilisateur Mer 3 Oct - 17:17
Hanazaki & MelchiorLe parfum fait tourner les têtes..
Elle se présenta finalement, un nom aussi jolie que la demoiselle qu'il avait sous les yeux. Ah, si sa Dolores devenait aussi mignonne, elle allait en briser des cœurs.. Melchior se retint une remarque de ce goût là, ne voulant surtout pas paraître lourd ou dragueur, alors que ce n'était absolument pas son intention. A son âge, vouloir fréquenter une jeune femme comme Hanazaki d'ailleurs serait sans doute un peu idiot, elle devait plus être dans ceux de son fils après tout.

Un petit rire lui échappe en l'entendant parler des chamallow, avant de s'excuser à nouveau. Il revint donc s'installer près d'elle, sur la table basse, posant ses avant bras sur ses cuisses. C'est qu'il y avait pensé en plus à cette guimauve que l'on mettait dans le chocolat chaud.

- Ne t'excuse pas pour ça voyons. J'en avais, mais ma fille les a fini à son dernier passage. Je tâcherais d'en racheter pour la prochaine fois que tu viendras casser des parfums ici.

Il lui fait un petit clin d'oeil amusé, voulant la taquiner plus que la faire culpabiliser, ce n'était pas vraiment son genre. Puis, ce n'était pas non plus une perte énorme les deux flacons brisés, le reste avait été intacte grâce aux boites. Ah mais, la voilà qui recommençait à vouloir parler de remboursement.. Bon, ce n'était sans doute pas la meilleure des idées d'en avoir reparlé même pour plaisanter. Retenant un petit soupir, il tendit une main vers Hana pour la poser sur le haut de sa tête.

- Quel âge as-tu ? Sans doute dans la vingtaine, un peu plus peut être ? Tu n'as plus l'air d'être de ces demoiselles qui vont encore à l'école, je me trompe ? Alors, si tu es rentrée dans la vie active depuis peu, tu ne dois pas avoir énormément d'argent ou en gagner beaucoup pour l'instant. Ce serait mal venu de t'en demander pour deux flacons cassés et une étagère tombé ou même en dédommagement parce que j'ai décidé de fermer le magasin. Ce serait comme demander de l'argent à mon fils.

Et Melchior n'était pas du genre à demander de l'argent pour si peu, surtout aux jeunes hommes qui avaient la moitié de son âge. En revanche, ce qu'il pouvait faire, c'était d'essayer d'améliorer son service pour qu'elle n'ait pas à venir se mettre dans le monde qu'elle ne semblait pas supporter outre mesure. Mais, les livraisons n'étaient pas faisables pour lui, parce qu'il avait ses enfants à récupérer, le diner à préparer et qu'il ne pouvait pas se permettre de fermer plus tôt ou en journée pour apporter des flacons. Ce serait pourtant une idée à développer ça.. Ah mais !

- Ce que je peux te proposer pour la prochaine fois, si tu veux toujours acheter du parfum dans ma boutique bien sur. Envoi moi un mail, je vais te donner le mien, comme ça tu pourras venir le chercher chez moi directement. C'est la seule solution que je puisse te proposer.

Melchior se releva une nouvelle fois pour retourner dans la boutique, sur son comptoir, afin de prendre une petite carte de la boutique. Au dos de celle ci, il note son mail personnel et son adresse, avant de revenir et la tendre à Hanazaki.

- C'est la seule solution que je peux te donner pour t'éviter de revenir ici lorsqu'il y a trop de monde. Ou alors, tu peux passer juste à la fermeture et je mettrais un flacon de côté pour toi. Par contre, je suis toujours un peu pressé lorsque je ferme le soir, alors il faudrait vraiment que ce soit à l'heure juste.

Son appartement n'était pas très grand, mais il était suffisant pour trois personnes. Au deuxième étage, pas loin d'un arrêt de bus pour le ramassage scolaire et d'une petite épicerie si jamais il manquait quoi que ce soit. Même son magasin n'était pas si loin que cela, puisqu'il pouvait s'y rendre à pied lorsqu'il n'était pas trop juste en temps. Si la demoiselle décidait de prendre l'option de passer chez lui, ça ne le dérangerait pas d'avoir une troisième ''enfant'' à diner un de ces soirs, au contraire, cela ferait une nouvelle connaissance en dehors de l'école à Ethan et Dolores.
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