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Voir le profil de l'utilisateur Mer 29 Aoû - 0:25




















 ❝ Seigneur...Tuez-moi ici ! ❞
Ou quand on a envie de mourir...




Sortir. Rien que ce mot ne devrait pas exister. Pourtant, voilà que je me préparais pour passer ma porte. Mes cheveux attachés comme à leur habitude, avec mes petites clochettes sur le côté droit, je mis mes lunettes de soleil et une casquette avant de sortir. Je fermais la porte. Le premier pas était le plus difficile. J’avançais et soufflais, avant de continuer et de sortir de l’immeuble. Vous rigolez, mais pour une personne comme moi asociale et casanière, chaque pas vous paraît être un effort surhumain. Tout cela pour un parfum. Oui, oui, je voulais remercier mon manager et j’avais entendu qu’il n’en avait plus. Malheureusement, ce parfum était dans la seule boutique qui ne faisais pas de livraison ! C’est le comble non ?! Dans ce monde technologique, un parfum non livrable !

Sortant de l’immeuble, je frissonnais en sentant un courant d’air, me faisant grimacer. Mettant mes écouteurs avec le son à fond, je mis mes mains dans mes poches et avançais tête baissée et rapidement dans les rues. En plus, avec mon sens de l’orientation légendaire, il me fallut faire trois fois le tour pour enfin trouver la parfumerie. Qui, en plus, était rempli. Génial !! Vraiment, génial !! Soupirant, j’entrais en retirant un écouteur tout en regardant les divers parfums. Je me dirigeais vers ceux pour homme et regardaient les différentes marques disponibles. Bon, trouvant la marque, je m’arrêtais devant pour chercher désormais le parfum en question.

Le trouvant, je me mis sur la pointe des pieds pour l’attraper. Le saint graal entre les mains, je me dirigeais vers la caisse avec une file d’attente de plusieurs personnes… Trop de personnes. Surtout que voilà qu’un groupe de cinq filles entrèrent, me faisant grimacer. Je commençais à me sentir mal. Je serrais mon pull noir laissant mes épaules dénudées, au niveau de la poitrine tandis que j’essayais de calmer ma respiration. Je paniquais. Je suffoquais. Voyant trouble, je posais une main sur l’une des étagères la plus proches, mais pas la plus stable, car je tombais en faisant tomber des parfums.

Ah… Voilà ce que c’étais que de sortir. Maintenant je devais être le centre de l’attention et dans ces cas-là deux solutions : faire la morte ou se relever et fuir. Je ne pus choisir aucun des deux, car je perdis vraiment connaissance lors de ma chute, perdant ma casquette et mes lunettes dans celle-ci. Ce qui fait que je me retrouvais allongé sur le côté, le visage à découvert, les yeux clos et dans la pénombre la plus totale.

C’est dans ces moments là où vous voulez disparaître. J’aurais dû rester chez moi. Pourquoi j’avais voulu prendre ce parfum déjà ? Pour lui faire plaisir ? La prochaine fois il aurait quelque chose qui pouvait se commander sur internet ! Je ne sortirais plus !! C’était fini ! D’ailleurs, je souhaitais ne jamais me réveiller !! Jamais ! Car je savais qu’à mon réveil la honte serait trop grande. Ha… Seigneur, faites que je ne me réveille pas. Ou dans une salle loin de tout ceci avec personne pour me regarder en faisant des messes basses. J’avais horreur de cela : les messes basses…



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Voir le profil de l'utilisateur Dim 16 Sep - 20:03
Hanazaki & MelchiorLe parfum fait tourner les têtes..
C'était une journée comme les autres, démarrant avec ses enfants. Un café contre deux chocolats. Des céréales pour une, des tartines pour l'autre, rien pour sa part. Un baiser pour chacun lorsqu'ils arrivèrent à l'arrêt de bus et il rentrait chez lui. Bien sur, il n'avait jamais eu l'obligation de se lever aussi tôt, mais il aimait le faire pour être présent auprès d'Ethan et Dolores. Malgré que tout deux grandissaient, ils restaient ses petits. Esquissant un sourire, il rangea la cuisine et se prépara de son côté pour être prêt à partir lorsque l'heure serait venue.

Ne prenant pas la voiture, il décida de se rendre à sa petite boutique à pied ce jour là, étant un peu en avance sur l'heure d'ouverture. Mel entra et regarda les parfums disposés minutieusement sur les étagères. Un sourire flotta sur ses lèvres et il prit soin de tourner quelques flacons ayant été un peu bouger. Ensuite, il devait remplir les présentoirs de petites tiges cartonnées qui serviraient à sentir les parfums, du moins les testeurs qui étaient présents. Tous n'en avaient pas, faute de pouvoir présenter toutes les senteurs, ce qui ferait trop de perte au final. Un tour derrière le comptoir pour vérifier que tout était là, son livre de commande, ses fiches clients et le téléphone pour vérifier s'il y avait des messages. Rien. Bien, il devait aller dans l'arrière boutique, ouvrant le bureau afin de prendre la caisse dans le coffre et recompter le fond pour ne pas en prendre trop, laissant le surplus en sécurité. Une fois celle ci installée, il poussa les pans de bois qui servaient de volets et plaça la petite pancarte "ouvert'' sur la porte.

La journée se passait plutôt tranquillement. Il avait peu de clients le matin en général et le midi semblait parfois un peu long à arriver. Ne fermant pas sur ce temps là, il se contentait de manger derrière son comptoir, près tout de même à répondre aux attentes de quelques clients qu'il pourrait y avoir. C'est surtout après les sorties de cours qu'il faisait les plus gros chiffre, quelques étudiants aimaient venir acheter leur parfum ici. Tout comme des employés assez aisés appréciaient quelques senteurs plus subtiles et un parfum fait sur mesure. C'est donc dans ces moments là que sa petite boutique se trouvait un peu plus bondée, mais heureusement elle avait assez de place pour accueillir la plupart des personnes qui venaient se réfugier dans ce monde aux milles fragrances.

Pourtant, tout ne se déroula pas comme d'habitude. Melchior n'avait pas tout de suite fait attention à la demoiselle entrée dans sa boutique, ni à son trouble au monde présent. D'autres jeunes filles venaient de passer le seuil et l'homme releva la tête une fois l'encaissement fait. Pas le temps de saluer les arrivantes qu'un bruit de verre se fit entendre. Un mélange de parfum se répandit sur le sol et envahit l'espace clos de la boutique. Les clients s'écartèrent sur son passage et il se pencha pour récupérer la jeune fille dans ses bras. Elle semblait évanouie, mais il valait mieux s'en assurer, alors il l'emmena dans l'arrière boutique pour l'allonger sur le canapé qui s'y trouvait. Prenant son poul, elle semblait aller relativement bien et il put la laisser quelques minutes ici, le temps de demander cordialement aux clients de revenir une prochaine fois. Il ferma donc et se mit sur le nettoyage. Mince, cette foutue planche n'avait pas tenue semblerait il. Bon, il faudrait qu'il la répare convenablement que cela ne se reproduise pas. En attendant, ça lui faisait de la perte tout ce parfum gâché sur le sol.. Un petit soupir quitta ses lèvres et il termina de ramasser le liquide ainsi que les morceaux de verres. Une fois fait, il retourne dans l'arrière boutique et prépare un chocolat chaud pour la demoiselle, le posant sur une table basse qu'il rapproche du sofa, s'installant sur celle ci en l'observant. Elle devait avoir dans les âges d'Ethan. Plus jeune peut être ? Il ne savait pas trop.

Attendant encore quelques minutes, elle ne se réveilla pas pour autant. Alors, il tendit la main vers ses cheveux pour les effleurer avec toute la douceur dont il pouvait faire preuve en tant que père lui même. Soufflant un léger "Mademoiselle" pour tenter de la faire revenir en dehors du sommeil.  
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Voir le profil de l'utilisateur Lun 17 Sep - 16:35




















 ❝ Seigneur...Tuez-moi ici ! ❞
Ou quand on a envie de mourir...




Je rêvais que je nageais. Ou plutôt que je coulais. Ah que j’avais horreur de cette sensation. Tomber sans pouvoir remonter car mon corps refusait de bouger. A regarder le soleil ou la lune se refléter dans l’eau et éclairé légèrement celle-ci et les alentours. Bien que cela ne m’apprit rien sur ce qu’il y avait autour de moi ? De l’ombre. La nuit. La fraicheur. J’avais froid et j’étais mal. C’est alors que mon esprit divagua vers le passé, vers le jour où j’avais annoncé à mes parents que je voulais devenir une femme. Leurs réactions, leur regard dégoutés et leur grimace. J’étais devenus une pestiférée pour eux. Désormais, je voulais me réveiller.

C’est alors que je me sentis porter. Où est-ce que l’on m’emmenait ? Et surtout qui ? Je ne savais pas, je ne savais rien. Mon corps refusait de m’obéir J’avais envie de pleurer de ma faiblesse. Disparaître devant ma honte. Cependant, je ne savais pourquoi, j’étais apaisé en me sentant dans les bras de cette personne. C’était presque… Protecteur… Un sentiment que je n’avais connu qu’avec mon frère qui me surprotégeait. J’étais bien, finalement, je ne voulais pas partir. Pourtant, lorsqu’il me posa sur une surface moelleuse, c’est ce qu’il se passa.

Ce qui me réveilla plus tard fut l’odeur du chocolat. Mon met favoris ! Puis il y eu une main chaude et chaleureuse sur mes cheveux et je ne sais pourquoi, j’avais envie de pleurer. Si… Je n’avais jamais ressenti ça. Je n’avais jamais eu le droit à ce toucher tendre, à ce « mademoiselle » soufflé doucement. J’ouvris ainsi mes yeux, brillants sous les larmes qui montaient et lorsque je les refermais, ceux-ci coulèrent sur mes joues.

En faisant attention, je me redressais doucement en les essuyant, avant de regarder où j’étais. Vu l’odeur, j’étais toujours dans la boutique. Peut-être la salle de repos, l’arrière-boutique certainement. Je posais mes yeux sur le chocolat chaud fumant, avant de lever mon regard sur l’homme en face de moi. La gêne me prit de nouveau tandis que je m’inclinais légèrement en restant assise. Je balbutiais une excuse, mes lèvres tremblantes sous l’émotion. Je voulais disparaître… Vraiment. Je me redressais pour regarder vers l’homme une nouvelle fois.

« Je… Pardonnez-moi… Il y a eu des dégâts ? Je paierai…. Je suis terriblement désolé… »

Je me confondais en excuse sans savoir quoi vraiment dire. Je devais avoir l’air pathétique et je voulais partir. Je me levais afin de m’exécuter, avant de me rasseoir en me tenant la tête et grimaçant. Je cherchais mon sac du regard pour la prendre et en sortir trois médicaments différents, je regardais le chocolat chaud et demanda du regard si je pouvais. Comprenant ensuite qu’il était pour moi, je souris légèrement en le serrant entre mes mains. J’adorais vraiment le chocolat et sous toute ses formes. Mettant les comprimés entre mes lèvres, je pris une gorgée du liquide brun pour l’avaler, laissant le goût sucré emplir mon palet. Il ne manquait plus que les marshmallows pour aller avec et il aurait été parfait.

Désormais mieux et ayant certainement retrouvés des couleurs, je dégustais la boisson en soupirant d’aise, caressant doucement la tasse. Me raclant la gorge, je relevais mon regard vers l’homme qui avait l’âge d’être mon père à mon avis, mais qui magnifique grâce à l’âge. Enfin, je trouvais que les hommes devenaient de plus en plus magnifiques en vieillissant… Allez savoir pourquoi. M’humidifiant les lèvres en passant ma langue dessus, je posais la tasse vide sur la table basse.

« Je tiens à vous remercier pour vous être occupé de moi. Comment puis-je vous dédommager ? Je rembourserai le parfum cassé et les autres dégâts s’il y en a eu ! »




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