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Buldozer diplomate
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Voir le profil de l'utilisateur Mer 5 Sep - 0:30

Carmine Sciara

Bellandi

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36 ans
Masculin
Lybien
ouvrier / démolisseur
hétérosexuel
bricolé main

:winkwink:
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Tu fermes la porte d’entrée en t’y adossant lourdement, ta main plaquée au creux de ses reins la tirant aussitôt vers toi. Tu es trop brusque dans tes mouvements, elle trop avide.
Un goulot coincé entre ton index et ton majeur, tu tâtonnes pour tourner le verrou. Le clic du mécanisme, vos pas avançant vers le salon.
Le verre de la bouteille de whisky quasi vide claque maladroitement contre la table basse quand tu l’y poses à l’aveugle, trop occupé par le corps chaud collé au tien. Ses cheveux détachés s’emmêlent à votre baiser sans que vous y prêtiez attention. Toi, tu t’en fous. Ce ne serait pas la première fois que ta langue fait connaissance avec les charmes de la pilosité féminine.
Elle finit par s’éloigner pour dégager ses mèches derrière son oreille. Un regard, un silence, et la frénésie reprend. Elle enlève un escarpin en empoignant ton t-shirt pour garder l’équilibre. Tu enlèves ta veste et la laisse tomber sur ton chat, qui a toujours eu le pire timing du monde, le faisant miauler puis déguerpir à toute vitesse dans un autre coin de l’appartement. En tout cas, ça te fait bien ricaner sur le coup. Pauvre best-
Ah. Sa main relâche ton t-shirt et-
Ahh.
C’est sous la ceinture ça.
Tu expires doucement et elle sourit de son effet, t’observant de ses yeux un peu vitreux, d’une couleur que tu auras oublié demain matin.  

« Comment tu t’appelles au fait ? »

Question piège.
Tu n’es pas né Bellandi. Et pour dire vrai, tu n’es pas non plus né Carmine.

Tu te demandes si ça vaut le coup d’essayer de répondre, une demi-seconde, avant de décider que, définitivement, non. Tu l’embrasses pour la faire taire et tu reprends ton moonwalk sans classe vers la chambre, mains dansantes le long de ses courbes. Histoire de lui rappeler que les présentations, au fond, vous vous en cognez pas mal. Ta voix s’élève entre quatre lèvres rougies, lourde de promesses.

« C’est une longue histoire, on n’aura pas le temps pour ça. »

*


Camp de concentration pour migrants – 2080 / 2084 – Italie du Sud

Kamel.

Ils ont une façon particulière de dire ton prénom ici, trop cons pour le prononcer correctement. Kamel. Keah-meel. Deux syllabes à peine, rien de compliqué, mais non. Ils ajoutent de nulle part un r roulé, accentue la tonalité du a sans raison, plante un i trop pointu.
Karmil, qu’ils t’appellent, ces connards.
Karmileh, pour les pires d’entre eux, ceux qui ont la sale manie de faire trainer tous les mots qu’ils crachent dans leur putain de langue.

T’as pas fait gaffe au début. T’étais plus jeune, abasourdi, choqué d’avoir failli mourir, choqué d’être encore en vie. T’as été soigné puis t’es retombé malade, t’as vu d’autres gosses mourir, des adultes aussi, puis t’as été parqué avec les survivants. Depuis, vous attendez.

Et depuis, ils déforment vos prénoms, quand ils daignent vous donner un peu de considération humaine en les utilisant.
Ils, c’est les gens en charge du camp et en charge de vous. Des instructeurs, des surveillants, des prêtres et des soeurs, quelques infirmières et docteurs, des gens qui font de la paperasse et qui souhaitent probablement votre disparition pure et simple pour ne plus être noyés sous les montagnes de dossiers.
Y’a les militaires aussi. Ils se baladent avec des armes en bandoulière pendant leurs rondes et quand ils vous emmènent dehors une fois par jour. Les militaires sont plus sympas que les gardes civils ou les flics qui viennent aussi au camp, si tant est qu’on puisse dire d’un mur d’indifférence qu’il est sympathique. En tout cas c’est toujours mieux qu’un mur qui vous tombe sur le coin de la gueule matraque en main si vous avez le malheur de croiser son chemin.

Tu ne les aimes pas vraiment. Tu sais que certains sont sincères dans leur envie d’aider. Les deux professeurs d’italiens par exemple, qui viennent tous les jours vous donner des cours. Il y a une infirmière qui vous donne toujours trois sucettes au lieu d’une quand vous allez la voir et une autre qui ne sait pas vous soigner sans vous faire mal. Elle est beaucoup moins populaire, mais elle veut bien faire.
Les militaires te sont indifférents. La plupart vous ignorent et ils font simplement leur job, stoïques. Vous avez réussi à en convaincre quelques-uns de jouer au foot avec vous de temps en temps quand vous avez le droit à un ballon. Pour le reste, ce serait des robots que ce serait pareil.
Il y en a plein d’autres que tu ne connais pas et c’est tant mieux. Car ceux qui restent, tu les connais trop.

*


T’as attendu quatre ans dans cette antichambre de l’enfer, à te demander tous les jours ce qui allait vous arriver. Est-ce que vous sortirez aujourd’hui ? Est-ce qu’on vous renverra dans un chez vous qui n’existe plus ? T’espérais qu’ils vous sortiraient des frontières en avion. Tu priais pour ça. Tout sauf un bateau. Est-ce qu’un nouveau groupe de chanceux allait être transféré dans un vrai foyer ? Est-ce qu’un jour ce sera à ton tour ? Tu voulais partir. Puis tu regardais les autres, tes camarades de cellules-qui-n’en-étaient-pas, et tu espérais égoïstement qu’aucun d’eux ne te serait enlevé. On s’attache vite à ces âges. Surtout lorsqu’on n’a plus rien à part les autres.

Tes autres, y’en avait pas mal. Dans vos conditions, tout le monde finissait par connaître un peu tout le monde. Tu t’es fait des amis, des vrais, du moins l’illusion suffisait. Des petits groupes ont fleuris par bunks et ailes. La plupart d’entre vous ne cherchiez pas d’emmerdes au camp. Vous aviez peur, vous attendiez, vous oubliiez d’avoir peur en commençant à considérer que c’était des jours normaux, vous vous êtes faits à votre quotidien.
Il y a eu quelques accrocs.
Les enfoirés n’existent pas que chez les adultes et certains gosses sont précoces dans leurs pratiques des pires bassesses. T’en as rencontré quelques-unes et quelques-uns dans cette veine. Tyrannie, coups, vols, agressions. Avoir des autres à toi, des amis, un groupe, vous protégeait au moins un peu. Même si Jyan et toi pouvez attester que un peu n’est pas toujours suffisant.

Une rencontre aussi brève que violente, comme d’autres, qui t’a fait passer le goût de jouer les héros pendant un moment.
Elle n’a plus quitté son lit pendant des jours, hurlant et pleurant dès que quelqu’un essayait de la toucher. Elle en faisait des caisses, à ton sens. Si l’un de vous avait le droit d’être hystérique, c’était bien toi, après avoir servi de vide foutre à sa place en voulant la sauver de connards de l’aile C.
Et elle a mis des semaines avant de te regarder de nouveau dans les yeux. Des semaines qui ont vu le choc, l’incompréhension et la déception se transformer en mépris et en haine pour cette chienne ingrate.

Elle, et toi, et d’autres, vous avez vu votre brève enfance mourir dans cet endroit.

*


Tu te dis qu’après le marathon que tu viens d’avoir au pieu, ton cerveau aurait au moins pu avoir la décence de se noyer dans l’endorphine et te laisser pioncer peinard. Faut croire que c’était trop demandé.

Tu te dis qu’après quasi trente ans à faire les mêmes cauchemars, les réveils seraient moins abrupts. Que quelque part, l’habitude aurait pris le pas sur les sueurs froides et les nausées.

Que dalle.

Tu pousses le bras fin posé en travers de ton torse pour t’asseoir sur le bord du lit, te faisant violence pour calmer ta respiration. Derrière toi, les ronflements légers t’assurent qu’elle n’a pas l’air de vouloir se réveiller. Tant mieux. Tu lui aurais probablement fait bouffer un oreiller plutôt que de risquer voir une once de pitié à ton égard.

Après une minute, tu fais assez confiance à tes jambes pour te lever et avancer à tâtons jusqu’à la salle de bain, fermant la porte à clef derrière toi. Tu jettes un regard désintéressé au miroir, trop dans les vapes pour admirer ta sale gueule bien longtemps. Tu vires ton boxer, manquant te casser la gueule quand il se coince à l’une de tes chevilles, saloperie, mais finalement ta dignité s’en sort indemne.

Et tu restes debout devant la douche, infoutu de faire un pas de plus.

Le cauchemar -souvenir- te colle encore à la peau.

Tu te souviens de l’eau. Tu te souviens du froid, de la nuit, des voix qui s’éteignent une à une. Tu as l’impression de te souvenir de la faim, un peu. De la peur, beaucoup. Et du froid. Et de l’eau.
Tu ne fais pas partie des chanceux possédant un cerveau coopératif, qui occulte les traumas et tronque les perceptions pour protéger le reste de la coquille. Non, rien de ça pour toi. Le naufrage aurait pu avoir eu lieu la veille, tant les sensations sont claires, perçantes.
Ton corps et ton esprit se souviennent parfaitement, que tu le veuilles ou non, débordant dans ta vie consciente, gravant les sensations jusque dans tes os, te marquant aussi certainement qu’un fer rouge.

Continuant de t’emmerder sec et de te les briser sévère, trente ans plus tard.

Tu comptes jusqu’à cinq lentement, t'obligeant à respirer avec calme et discipline, puis tu fais un pas et t’avances sous le jet de douche. Un bref tressaillement, l’éclat vif de la panique aussitôt soufflé par la pensée rationnelle, durement cultivée et entraînée, que tu es en contrôle de la situation et tes muscles se détendent à contre coeur. Tu attends encore un peu avant d’oser mettre ta tête sous l’eau et les restes du cauchemar glissent dans le siphon, t’autorisant à prendre une putain de douche tranquille.

*


Des quatre ans que tu as passés là-bas, il y a toujours eu des gosses qui trainaient autour de votre camp. Des roms, des gosses italiens sans le sou, des migrants plus chanceux que vous, des petites frappes de petits gangs prenant exemple sur les grands. Des paumés, un peu comme vous, sauf qu’eux avait encore la chance d’être chez eux, même si personne ne voulait plus d’eux que de vous.

Vous vous balanciez des cailloux de loin au début, testant les eaux. Ils vous insultaient en italien, vous répliquiez en arabe. Tout le monde y trouvait son compte. Mais la curiosité, l’envie de changer la monotonie abrutissante de vos quotidiens de misère, prirent le pas sur le reste. Les insultes laissèrent la place aux questions, chacun d’un côté de la barrière, et ils ont pour beaucoup été dans l’amélioration de votre italien incertain. Après un an, dans vos bons jours, vous vous balanciez un ballon par-dessus le grillage. Dans les mauvais, les ballons étaient jalousement gardés, ou renvoyés crevés. En fonction des humeurs, les militaires en poste vous laissaient plus ou moins le champ libre pour discuter avec eux. Parfois, ils vous faisaient retourner à l’intérieur plus tôt à coup de gueulante si vous aviez le malheur d’approcher trop prêt des barrières. Des fois c’était les gosses d’en face qui se faisaient chasser de l’autre côté, par la police. Un joyeux bordel.

On ne peut pas dire que vous et eux étiez amis. Mais il y avait une compréhension tacite que vous étiez tous du même moule. Un tas de laissés pour compte dont personne ne savait quoi faire.
Alors, probablement parce qu’ils n’avaient rien de mieux à faire, ils ont aidé certains d’entre vous à s’enfuir.

De la simplicité, énormément de chance, vos naïvetés d'enfant et beaucoup d’incompétence. La vie tient à peu de choses.
Avec les années, le personnel du camp s’est relâché et son effectif réduit au strict minimum. La lassitude, la fatigue, le poids d’une situation qui ne promettait aucun changement, comme depuis près de soixante ans sur ce foutu continent, l’absence de problème de votre part… Les circonstances étaient propices. Vous n’étiez que des gosses, ce n’était pas une prison mais un énième petit camp de transition mis en place à la va vite, de plus en plus oublié par le monde, qui pouvait s’attendre à un truc pareil ?
Une paire de tenaille pour ouvrir un trou dans le grillage côté Italie. C’est tout ce qu’il a fallu. Et après ça, il a fallu courir, plus vite que jamais vous n’avez couru dans votre courte vie, pendant que les gosses du coin fuyaient à vos côtés.

Vous avez été une petite vingtaine à avoir eu le temps de sortir, à tout casser, avant que les gardes en faction parviennent à remettre de l'ordre dans la cohue de la cour et endiguent la saignée. A peine une vingtaine. C’était pire que peu mais dans le fond, qui s’en souciait ? Certainement pas toi.

*


La suite est d’une banalité à crever.

[En cours]

6th rule : no shirt, no shoes
Tu as les yeux noirs, les cheveux et la barbe noirs, et la peau d’un grain semi-sombre bâtard, héritage au mixeur d’un croisement d’ethnies aux antipodes quelque part dans ta généalogie proche. Rien de remarquable, sinon qu’on te remarque, dans la foule de peaux pâles, blanches et jaunâtres du coin.
Rien de remarquable, non.

Tu ressembles à tous les connards en sweat et basket troués du monde. A mi-chemin entre le presque clochard et le hipster bas de gamme. Le genre de type qu’on contourne par derrière sur le quai du métro car on ne sait jamais, il a l’allure d’un type qui pourrait vous pousser sur les rails sans prévenir.

Tu te tiens droit, la plupart du temps, les restes de l’armée qui te collent aux semelles. Plus souvent qu’à ton tour, tu finis voûté au-dessus d’un verre dans un bar quelconque, les épaules limées par le poids qu’elles portent quotidiennement depuis trop d’années. Elles sont larges, pourtant ; solides. Elles se parent de bleus réguliers selon les charges que tu te retrouves à porter pour ton taf, celles qui coupent dans la chaire et le muscle, qui broient le tout, et que toi et les autres supportez sans broncher. Des vrais bêtes de sommes, et la carrure qui va avec.
Ca vaut absolument rien tout ça, sous le poids des emmerdes.

T’en as connu pas mal de celles-là. Presque-mourir par noyade à six piges, les sévices et vices et dérives du camp, la rue, l’armée. Franchement, c’est plus des casseroles que tu traines, c’est une cuisine cinq étoiles avec plancha et barbecue compris. Et ça se voit, tout ça. Ca se compte, souvent du bout des doigts ou du bout des lèvres, laissant des traces de rouge sur des cicatrices et des fantasmes de femmes te baisant de retour parmi les vivants. Tu n’iras pas les contredire. Si ça leur plait de se faire des films et qu’elles prennent leur pied en s’imaginant sauveuse du dimanche, grand bien leur fasse.

Il y a la ligne pâle qui court tout le long de ton avant-bras droit, du creux du coude au poignet, là où un bout de grillage t’a écorché alors que tu te jetais à travers ce trou minuscule vers le monde, râpant tes maigres fringues en loques. Assez profond pour marquer, pas assez pour te mettre en danger. De toute façon, tu n’aurais vu venir avant qu’il ne soit trop tard si ça avait été le cas. Trop jeune, trop con.
Il y a le reste. Des éraflures de chantier, des cales dans tes paumes, les cicatrices sur tes phalanges et sur le dos de ta main gauche lorsqu’il avait fallu opérer pour tout reconstruire après qu’un connard ait trouvé malin d’y faire tomber un morceau de grue. La faute vent et au mauvais temps, ton cul.
Il y a les éraflures de couteau et de balles aussi, moins nombreuses, plus profondes.

Mais ce qui les rend folles, vraiment, au-delà du mètre quatre-vingts plus que banal et de la puissance tranquille et entretenue roulant sous ta peau, c’est le serpent. Non, tu n’appelles pas ton sexe de la sorte, quelle bande de dépravés vous faites.
Le serpent, un tatouage à l’encre aussi noire qu’une nuit sans étoiles ni lune, qui s’enroule autour de ta jambe gauche, en courbe sinueuses et irrégulières, glissant sur le côté de ta fesse, mordant hanche et aine et flanc, jusqu’à lover ses crocs entre tes côtes. Une œuvre aussi massive que délicatement confectionnée. Un rappel permanent, une impulsion, quelque chose pour te garder sur tes gardes et monter garde, jusque dans tes rêves.

Yeah, you're a natural
On ne peut compter que sur soi-même.

Tes parents ont fait confiance à un passeur et ont finis noyés au fond de la Méditerranée.
Tes camarades de camp comptaient sur les adultes en charge pour vous garder en sécurité et vous offrir une nouvelle vie. Vous n’avez eu que leurs queues et cons humides et un aller simple pour les rues.
Des régiments ont compté sur toi pour avoir leurs arrières. Des gosses ont misé sur toi pour les aider à survivre. Des civils ont prié pour que ton implication serve à faire un pas en direction d’une paix quelconque. Mauvais cheval.
Tu as espéré l’existence d’un Dieu, resté indifférent.

Non, vraiment. Attendre quoi que ce soit d’autrui est suicidaire. Et pour être honnête, tu as déjà flirté suffisamment avec la mort pour ne pas parier de nouveau sur l’humanité.

Tu n’as rien contre l’autre. Le contact t’est nécessaire, le dialogue, la chaleur. Tout ce qui peut se donner sans implication outrancière de ta part, tu donnes. Pour le reste, tu fuis les engagements comme la peste, sans regrets. Ta confiance a été torpillée trop souvent, estropiée jusqu’à être méconnaissable, pour que tu risques les miettes restantes.

On ne peut compter que sur soi-même et sur les faux-semblants servant à nous voiler la face et à rendre cette chienne de vie supportable.

Alors tu mens avec aisance. Sur beaucoup de chose, simplement, car l’honnêteté suppose de la patience, de l’aveuglement stupide en un bon sens qui s’est fait la malle depuis des siècles. Tu mens aux autres, certes. Tu te mens beaucoup à toi-même, aussi. Et tes propres tissus de mensonges sont un monstre tapis dans un recoin, logé entre tes côtes, au sommeil incertain. Un rien pourrait le réveiller. Tu fais tout pour que ça n’arrive pas car, franchement, il ne faut pas être Hawking pour savoir que seul un désastre t’attend dans cette direction. Tu te dis qu’en avoir conscience te donne une longueur d’avance, même si tu ne sais pas trop sur quoi. On se rassure comme on peut.

Avec l’indifférence vient la conversation facile. Tu te fous pas mal de l’avis des autres et la vie n’en est que plus simple. Tu sais te rendre agréable s’il le faut, sourire poliment tout en imaginant en détail la façon dont tu étranglerais ton interlocuteur, si l’occasion se présentait de lui donner ta véritable opinion sur sa personne. Ça arrive assez souvent. Les abrutis et crétines méritant un bon concentré de phalanges dans les gencives se reproduisent à une vitesse hallucinante. Tu es plus tolérant envers les crétines, ceci dit. Après tout, il n’y a pas besoin d’être une lumière pour être un bon coup, tant que la plastique te convient. Coucher avec quelqu’un qui t’insupporte n’a rien de compliqué. Du moins, tant qu’il s’agit d’une femme. Tu as perdu le compte des pauvres types qui ont finis au sol avec ta semelle dans la gueule pour un simple regard un peu trop intéressé. Putain d’engeances. Ils devraient s’estimer heureux que tu ne les crèves pas sur place.

Ah ça, la violence, ça te parle. Ton huitième péché, enfant bienheureux de la colère qui couve en permanence derrière tout le reste. Avec l’âge, rien n’a changé. Ni la rancœur, ni l’amertume, ni les haines, ni l’indignation. Rien. Rien, sinon le contrôle plus serein que tu peux exercer sur tes impulsions. Et si rien ne devait jamais changer, tu t’en contenteras très bien.

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Yzma, spirit animal:
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blblbl
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Fiche refusée.


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Je suis au ralenti, ok ? Répondeur éteint.

Quand Bacon dit qu'il est de nouveau apte à supporter la société :

Made by Alishka !
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Refusée avant même qu'elle soit terminée. Record battu XD

Bon reboot ! Rip Cali ;w;

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Thanks Kenken pour le kit ♥
Croquette
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Oh my, le refus qu'on n'a pas vu venir. Try again ? /mur
Bon reboot ♥️

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Moon  s'exprime en #cc6633 ♥️
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Tu me fais vachement penser à un admin mais je sais plus à qui.
Rewelcome par ici. ♥️

(Et GG pour l'avatar encore une fois, c'est de toute bowté, give me ton skill jpp)

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I am a question to the world,
Not an answer to be heard.

— Ariel vous inonde en #009999. ~

Spoiler:
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Olala ! Le beau personnage :')

Bon courage pour finir ta fiche et te fait pas trop maltraiter pour ta validation :'D
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Je suis fan du vava *o* superbe. Bonne valide l'admin distingué o7
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Témoch

(Jtm ♥️)

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Merci Lucci pour le kit 

Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"


Le plus beau compliment ♥️:




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Merci à Aria ♥️


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ptdr t ki?
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Rebienvendu
Bon en vrai j'étais pas censé lire ta fiche de si tôt (ptêtre un an après t'vois) sauf que j'ai lu une ligne pis je suis tombé et quand j'me suis relevé bah voilà orz
C'est sûrement trop demandé vu que c'est un de tes perso (nez cassés qui pissent le sang bonjour (j'me remet toujours pas du fait que t'aies jamais dessiné un Chris en bonne santé quoi)) mais je lui souhaite que de bonnes choses Carmine de rien, sa vie a pas été très Bell


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...OMG. voilà. c'est bref mais au moins ça traduit mon émotion en lisant

Faut croire que JM, t'aimes trop

Amuse-toi bien mon chat ~
Buldozer diplomate
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Bon, bah, si c'est refusé alors.

Merci tous (sauf Melu, go crever dans une poubelle ♥️).

Ken - J'ai dû relire cinq fois pour capter cette énième pun, c'était si beau.

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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 6 Sep - 1:59
Dis donc, ce perso en jette déjà

Sans oublier son visu, il est damn fucking cool, tout comme l'était celui de Calib'.
J'ai déjà lu ce qu'il y avait - c'est quand la suite stp.

Amuse-toi bien avec celui-là 8)
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Ah que thank you.

Passage express pour prévenir que j'aurai sûrement pas le temps de finir demain ni samedi (mais l'espoir fait vivre) donc j'veux bien un p'tit délai siouplaitmerci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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Je refuse

Délai d'une semaine ajouté o/

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Ajout d'une semaine

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Merci Lucci pour le kit 

Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"


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