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Voir le profil de l'utilisateur Dim 16 Sep - 14:00

Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Et j'ai pas fait exprès, promis.—

Je doute. Un peu.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

C'est papa qui me dit de m'asseoir, sur le canapé. Il dit que c'est important, avec un air grave sur le visage.
J'me méfie. Férocement.
Parce qu'avec lui on est jamais trop sûr de rien, vraiment. Parce qu'il a pu mettre une punaise là où j'vais poser mon ptit fion, qu'il va sûrement faire tomber une fausse araignée du plafond, ou peut-être qu'il a appris une nouvelle blague de con. Alors je m'assois prudemment, le jauge du regard l'air de rien, attendant la bombe, me demandant si elle est désamorçable.

« Ça risque de te faire un choc mais... tu te souviens de la camionnette qui vendait des pizzas en bas de chez nous y a quelques mois ? »

« Euh... »

Je cherche dans ma mémoire, une partie de mon esprit concentrée sur la voix, sur les mimiques de mon père.
Ça a l'air important, ça a l'air grave. Ça n'a pas l'air beau.

« Ouais, pourquoi ? »

« Eh bah... Ça n'a rien à voir mais t'es marié ! »

Ouais. Il me dit ça tout content, en sortant une enveloppe rose de sa manche, le vieux con. Si je le connaissais pas depuis toutes ces années, je me serais laissé avoir. Par son jeu d'acteur de tout à l'heure, déjà. Et puis maintenant par ça.
Je réfléchis à comment c'est possible. Je fais des suppositions, avant de choisir l'une des hypothèses les plus plausibles. Tout ça en regardant le blanc de ses yeux et le papier qu'il me met entre les pattes, tour à tour.

« Alors t'as scanné ta lettre au moment où t'as été marié à maman, et t'as conservé la copie pendant... pendant quarante-quatre ans, le temps d'avoir un niveau en Photoshop suffisant pour pouvoir la retoucher et me faire la blague. Je te pensais pas aussi fou, respect. »

« Non, pendant quarante-six ans ! »

« Mais non ! Rina a quarante-et-une piges, vous l'avez eu trois ans après le mariage, ça fait quarante-quatre. »

« C'est pas toi qu'as quarante-et-un ans ? »

Ah, c'est bon, j'ai compris.

« ...En fait tu te fous de moi. »

« Ouaip ! Mais regarde quand même la lettre, tu vas voir c'est drôle. »

Oh. La lettre c'est vrai. J'avais déjà rangé et oublié ça dans le tiroir CD (Conneries du Daron) de mon esprit. Je le regarde avec une moue exagérément désapprobatrice, et inspecte le papier sous toutes ses coutures avant de finalement l'ouvrir. Je m'éclaircis ensuite la voix pendant un temps inutilement long.

« Monsieur, madame, par la présente et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la loi, Abraham A... Abraham ? »

Je fronce le nez. Je fronce les sourcils. Je fronce le visage, même.
Je lis ensuite silencieusement, essayant de comprendre la blague. Abraham Abatangelo. Euhm. Anciennement Calum ?

« Je suis perdu là, t'es parti trop loin. »

« Alors c'est qui qui fait la fille ? »

« Hein ? »

« Bah il s'appelle Abraham donc, forcément c'est un homme. C'était une façon bien trop poétique pour toi de te demander qui perdait son nom. »

Après on me demande pourquoi je suis aussi lourd avec mes vannes parfois.

« Ah. Aaah ! Bah. Bah... C'est lui qui... fait la fille. »

« Cool. »

Il s'installe un peu plus confortablement dans le canapé, cherche paresseusement la télécommande de la télé avec sa main gauche. Moi bah... Bah. BAH !

« MAIS ! Ça veut dire que je suis marié pour de vrai !? »

« Non sans blagues ! »

Je baisse de nouveau les yeux vers la lettre, ma lettre, notre lettre. Et je relis ton nom.

« Abraham. Abra... »

« Ham. »

On se regarde dans les yeux pendant un instant.

« ABRA ! »

« HAM ! »

« ABRA ! »

« HAM ! »

« ABR- »

« Mais il vous arrive quoi à vous deux !? »

Y a maman qui rapplique en mode pas contente mais sur le coup je réalise pas je réalise pas je réalise pas pas pas du tout et je réponds bêtement avec fougue et passion.

« IL EST MARIÉÉÉ ! »

Et là, et là; elle nous regarde comme si elle avait un petit pois à la place du cerveau. L'air de se demander si elle doit être heureuse ou nous dire que c'est pas une raison d'ouvrir autant nos grandes gueules.

« C'est vrai ?! Je commençais à croire que le temps que ça arrive, tes spermatozoïdes seraient devenus défaillants. »

Ça, c'est ce qui arrive quand on veut simplement dire qu'on pensait pas pouvoir être grand-mère, mais qu'on a passé quarante-quatre années de sa vie avec mon père non-stop.

« Non mais chérie faut voir le nom du gars, on va faire plein de jeux de mots débiles avec ! »

Bon bah... moi qui avait peur de leur réaction si jamais j'étais marié à un mec... Voilà voilà Abraham. Tu le sais pas encore, mais on t'aime déjà.


À défaut de me pointer dès le premier jour à notre nouveau domicile, (la faute à mes parents, ils m'ont dit que j'attendrais longtemps pour rien) j'ai commencer à ranger, à empaqueter mes affaires. Les fringues, les disques durs, les babioles, la console... et plein d'autres trucs dont tu comprendras pas l'utilité à moins d'être dans ma tête.
J'ai prévenu Maya, aussi. Je t'épargnerais les détails de notre conversation téléphonique (même s'ils sont croustillants mes détails) mais à un moment, elle m'a même demandé si je voulais qu'elle vienne. Proposition face à laquelle j'ai répondu négativement, bien sûr. Je lui ai dit que je voulais pas te faire trop peur tout de suite. Parce que je suis déjà une bombe à moi tout seul, alors le combo Mayachiban risque de te faire halluciner sévère. Dans tous les sens du terme.

Je me suis installé au bout du deuxième jour, comme le vieux type impatient et friand d'affection que je suis, ouais. C'est pas très glorieux comme constat je sais, mais l'auto-dérision fait vivre.
La déco est un peu... vide ? Quoique c'est pas grave parce que je vois déjà mes posters accrochés un peu partout (mais comme je sais pas trop quel genre de mec t'es, je me suis contenté d'envahir le bureau pour l'moment). C'est un peu loin de chez papa-maman, mais au moins c'est pas à moi qu'on demandera d'aller faire les courses. Chaque point négatif est contrebalancé par un positif. Au final, il manque plus que toi, Abraham.


Le troisième jour vers midi, moins affecté par les papillons que j'ai dans le ventre, plus lucide, j'entame la rédaction d'un mail. C'est un peu un message d'excuse, un message de secours. Dans le cas où tu pointes pas le bout de ta frimousse dans les délais, et qu'on va en redressement. Pour prévenir les entreprises avec lesquelles je travaille que je vais être grave retardé. M'enfin, ça c'est dans l'cas où tu fais le con, je l'enverrais dans quatre jours, onze heures et trente-deux minutes, t'as largement le temps d'arriver et... euhm. C'est moi ou on est en train d'ouvrir la porte ? Je pose mon ordi et mes lunettes sur la table basse du salon (où je passe le plus clair de mon temps lorsque je travaille pas dans le bureau, histoire de pas rater ton arrivée) et je me lève d'un pas ferme, histoire que l'inconnu(e) m'entende arriver.

J'arrive à l'entrée et je découvre la porte entrouverte, bloquée contre mes cartons (autant je sais ranger mes fichiers sur un ordi, autant tout ce qu'est physique, je suis totalement désorganisé tu verras). C'est sûr que t'allais rentrer facilement avec ça. Au moins grâce à ce monsieur de l'autre côté de la porte (qui doit largement taper dans le un mètre quatre-vingt-dix si je le compare à moi) tu seras épargné de cette mauvaise surprise. On peut faire mieux comme première impression.

« Oui, c'est pour ? »

Je regarde le type avec un air dissuasif et peu convaincu avant même qu'il n'ait ouvert la bouche, alors qu'en arrière-plan j'essaie de me souvenir de si la porte était verrouillée. J'suis en train de faire glisser lentement le carton qui bloque la porte avec mon pied, avant d'avoir un éclair de génie et de m'arrêter, levant brusquement la main entre le type et moi, lui coupant la parole au passage.

« Vous- Tu- Euh, vous seriez pas, genre, Abraham Cal- euh, Angelo ? Abatangelo ? »

Parce que y a que toi et moi qu'avons le code d'entrée, quand t'y réfléchis bien. Alors j'ai... j'ai fait une mauvaise, mauvaise, mauvaise première impression là, Abraham. J'ai le cœur qui commence à faire doki doki comme un imbécile, de plus en plus vite. Et mon pied, il fait glisser le carton coupable un peu plus loin, avec force et sans élégance. Je recule d'un pas pour pouvoir te faire plus de place, t'ouvrir un peu plus grand. Avec pour seules protections mes poils et mon short (j'ai pas très froid en cette période de l'année, tu comprends j'espère).

« Enchantey, moi c'est Joseph. »

Pardon. C'est plus fort que moi. J'ai paniqué.

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Voir le profil de l'utilisateur Mar 18 Sep - 13:06

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Il n'avait pas réussit à dormir de la nuit aujourd'hui. Pas qu'il dormait vraiment en temps normal mais si il pouvait fermer l’œil au moins pour trois heures, cette fois-là cela avait été compliqué pour lui de fermer les paupière. La raison? La lettre rose. Il avait reçu la fameuse lettre de l’Incontestable qui lui disait qu'il était désormais marié à un homme du nom d'Ichiban. Ils avaient viré son nom de famille pour mettre celui de son conjoint à la place et mine de rien cela l'avait quand même grandement vexé. Mais ce n'était pas vraiment ça qui l'avait empêché de dormir mais surtout le fait d'être de nouveau marié à quelqu'un. Puis, bien qu'il avait eut déjà quelques relations homosexuelles, cela lui faisait quand même étrange d'avoir été mit avec un homme. Comme si aux yeux de l'Incontestable, cela avait été un échec avec la gente féminine. Il avait pensé à des choses comme ça toute la nuit sans même pouvoir les enlever de sa tête... Il n'avait pas réellement peur de rencontrer cet homme à vrai dire, il avait connu plus tragique comme situation mais... ça le stressait plus qu'autre chose. Il se posait des questions qu'en temps normal il ne penserait même pas. Cela chamboulait un peu son quotidien et c'est peut-être pour ça qu'il se sentait comme oppressé. Et il savait que attendre trop longtemps ne serait pas du tout une bonne idée.

Et pourtant, les jours passaient relativement vite. Beaucoup trop vite même parce que à peine était-il marié que le temps filait et il ne s'était toujours pas décidé de bouger de son chez lui pour aller dans sa nouvelle demeure. Car il savait pertinemment qu'il allait retrouver son nouveau conjoint. Enfin, si ce dernier était d'accord avec le mariage. Parce qu'il avait entendu tellement d'histoires sur des rebelles qui allaient en prison et qui y mourraient là-bas... Il craignait que ce soit le cas, mais... Pour le savoir il fallait y aller. Ses parents eut vite vent de son mariage et était venu alors le voir chez lui. Cela faisait deux jours et demi qu'il n'avait pas bougé et semblait encore hésiter. Et deux jours et demi qu'il n'avait pas encore trouvé le sommeil... Le stress était à son comble alors qu'il pourrait très bien s'en foutre et y aller en arrêtant de réfléchir ainsi. Mais il allait pouvoir compter sur ses parents qui allaient le prendre encore pour un gamin pour le décider. Aah les géniteurs...

« - Mais qu’est-ce que tu attend pour y aller Abramiaw ?! Tu ne veux pas te retrouver en cellule non ?
- Abraham 'man... Et oui je sais qu'il faut y aller mais... J'sais pas.
- Me dis pas que tu as peur ?
- Mais non, ne vous faites pas d'idées... »

Il était bien évident que ses parents voulaient à tout prix connaître l'identité et le visage de l'homme avec qui il était marié. Ils ne voulaient pas non plus voir Abraham derrière des barreaux sans pouvoir faire quoi que ce soit. Tandis que le petit bout de femme qu'était sa mère essayait de le bouger, le père lui, lui mettait une grande claque dans le dos, plus pour le réveiller qu'autre chose mais il avait fait une petite grimace.

« - Hé, c'est bon, j'ai compris ! Vous êtes... pas possible.
- Tu sais quoi ? Je vais appeler une société de déménageurs et je vais demander des types bien costauds pour éviter que tu fasses trop d'efforts. Et tu verras, tu seras vite expédié dans ton nouveau chez toi !
- Je n'ai qu'une quarantaine d'années tu sais ? Je peux encore porter de lourdes charges.
- Pas avec ta santé qui fait du yoyo. »

Saleté d'insomnie oui. Il avait haussé les épaules, s'avouant complètement vaincu. Tout seul, forcément il se posait beaucoup de questions mais dès que ses parents étaient dans le sparages ils avaient le don de lui faire tout oublier. Sauf qu'il avait de mauvais pressentiments sans même être encore arrivé dans son nouveau chez lui. Il avait une gueule de zombi à force de pas dormir et la troisième nuit fut éprouvante. Les transporteurs, le lendemain étaient déjà là et il avait dû se lever et se préparer un minimum pour y aller. Et de ce fait, il avait mit son masque sur la tête pour cacher son visage où l'on pouvait voir de grosses cernes noirs dessous ses yeux. Il savait très bien qu'avec son masque il faisait encore plus peur mais il s'en fichait bien. Il avait préparé ses affaires avec ses géniteurs, et une fois que tout était terminé, il avait donc mit son grand manteau avec sa capuche et son masque. Un peu steampunk celui-ci... Il appréciait beaucoup pour sa part. Mais une fois en route pour sa nouvelle maison, il doutait. Il se reposait des questions. Et surtout, est-ce que le lit allait être confortable ? Grosse interrogation. Il voulait dormir. Et si son mari était sympa ou du moins ne voulait pas lui faire faire vivre un enfer, il espérait pouvoir fermer les yeux.

Il ne savait pas combien de temps s'était écoulé avant qu'ils n'arrivent devant l'immeuble. Il laissait les déménageurs y aller en premier pour monter tout les cartons tandis qu'il tentait de remettre ses idées en place. Aller, ce n'était pas son premier mariage... Il fallait juste que ce soit le dernier. Une fois que la plupart des cartons étaient déposés dans l'immeuble et certainement devant la porte de son appartement, il suivait d'un pas lent l'un des déménageurs qui apportait le dernier carton jusque l'appartement. C'était l'un des plus jeunes mais qui avait presque la même taille que lui, il s'était mit devant la porte et sonnait afin de voir si il y avait déjà quelqu'un dedans. Oui, Abraham avait les clefs... Mais le regard dans le vide, il ne pensait pas aux gestes simples et logiques. Lorsque la porte s'entrouvrait et ensuite s'ouvrait enfin pour qu'ils puissent entendre quelqu'un parler, ce dernier d'ailleurs pensait que le déménageur était son mari. Et bien... non.

« Euh, c'est-à-dire que... Je ne suis pas votre mar-... »

Abraham ne lui laissait pas le temps de finir sa phrase qu'il le poussait gentiment pour prendre sa place et entrer dans l'appartement d'un pas nonchalant. Le jeune homme qui l'attendait allait certainement avoir une petite frayeur de voir une ombre soudaine apparaître en coup de vent avec un visage en forme de crâne bizarre. Sauf que... Le brun ne s'arrêtait même pas devant lui. Il marchait tout droit en se cognant dans quelques cartons au passage avant de chercher presque naturellement la chambre à couchée. Curieusement, il ne mit pas longtemps à la trouver, poussant la porte pour aller jusqu'au lit... Et tout simplement se laisser tomber dessus. Son corps rebondissait légèrement, signe que c'était moelleux. Mais surtout, dès l'instant où il avait toucher le tissus du lit, il avait pu constater à quel point il allait être bien dessus. Il poussa un long « Awwwww » bien grave, à croire qu'il venait de se taper une jouissance rien qu'en constatant à quel point le lit était douillet.

« Ahah... On le trouve assez... étrange aussi, mais il n'a pas l'air bien méchant. » Disait le déménageur au mari du corbeau, tout en posant le dernier carton. « Oh, et félicitation ! Tout est monté. Vous lui donnerez ça, il sait déjà quoi faire. »

Il lui donnait un papier, certainement la facture pour le déménagement. Et sur ce, il partit, laissant les deux nouveaux conjoints ensemble. Abra, Abra... Toujours allongé sur le lit, il n'avait même plus envie de bouger. Mais après un tel cirque, son mari devait se poser des questions. Il n'avait même pas eut le temps de voir son visage en faite. Il soupirait avant de lentement se relever du lit. Il s'étirait et sortait de la chambre pour rejoindre son conjoint dans le salon. Et enfin, il se décida à enlever son masque et laissait retomber sa capuche le long de ses épaules.

« …Bonjour. Je suis... Abraham. Joseph hein... » Il se rapprocha de lui, lentement, le regard fixé sur le brun en face de lui. Il était plus jeune. Légèrement plus petit, seulement de quelques centimètres. Il avait l'impression de se voir un court instant... hm, trop bizarre. Et au fur et à mesures de ses pensées, sa tête s'était peut-être trop rapprochée de celle du jeune homme. « Désolé de mon retard. On s'tutois maintenant ? Tu es Ichiban... Enchanté. Je crois ? »
feat. Ichiban
Blblbl
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Voir le profil de l'utilisateur Mer 26 Sep - 19:57

Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— C'est qu'on doit avoir un don pour les premières impressions.—

Tu commences à bafouiller un truc confusément, mais je t'interromps bien vite. Histoire de pouvoir confirmer la chose, confirmer ton identité, sans pour autant te laisser le temps de répondre. Et pis y a ce type, y a ce truc qui passe comme une ombre, limite j'aurais crié avec ma voix de diva en danger si t'étais pas là. J'me retourne vers lui, puis vers toi, une deux trois fois avant de te demander silencieusement si tu le connais, avec l'aide de mes fabuleux sourcils. À la tête que tu tires tu dois pas bien comprendre le langage poilu, mais t'en fais pas ça va venir.
C'est ce que je croyais en tout cas, sauf que y a ce "on" et ce "il" dans ta phrase, dont je comprends pas trop le sens. Et puis tu dis "félicitations", comme si tu n'étais pas acteur mais simple spectateur de la chose, spectateur du mariage.

« Euh, d'accord... merci je suppose. »

Je baisse les yeux vers le papier que tu m'as remis, avant d'ajouter un "au revoir", en voyant que tu t'en vas. Et pendant un instant Abraham, j'me demande si t'es pas un gars de type cool mais un peu foufou, genre comme moi, qui a un meilleur ami pour la vie, genre comme Maya. Assez meilleur ami pour que vous fassiez une farce sans queue ni tête à ton pauvre mari avant même de l'avoir rencontré. Sauf qu'en lisant j'commence à comprendre. Le courant revient. Le réseau passe, c'est de plus en plus fluide.
En fait, je crois que je t'ai pris pour le déménageur. M'enfin, que j'ai pris le déménageur pour toi. C'était bien un déménageur hein ? Et toi, t'es vraisemblablement le truc qui m'est passé devant sans bonjour ni merde. Très charmant, je l'avoue.

J'ai aucune idée de quoi faire, là. Enfin, si.
Je suis censé te chercher maintenant, je suppose. Mais j'ai un peu peur j'avoue. Je sais pas où t'es, je sais pas ce que tu fais. Tu pourrais être en train de poser une bombe ou de te pendre, je serais pas étonné vu ta dégaine. Quoique t'aurais pas pris la peine d'appeler des déménageurs, si ? Et puis le masque... vraiment ? Qui arrive le premier jour de son mariage avec un masque ? Qu'on m'explique. Sauf si t'es un grand brûlé ou balafré, je vois pas le pourquoi du comment. À moins que tu ne sois un cosplayer hardcore Abraham ? Quoique j'ai aucune idée de ce que serait un hardcore cosplayer en fait...

J'entends des bruits de pas qui se rapprochent. Les tiens probablement.
Et là c'est le dilemme. Je sais pas si je suis censé m'énerver et faire une scène ou en rire, demander des explications ou faire le gars blasé. Je veux pas être le type qui dit oui à tout en hochant la tête mais... je sais pas si c'est grave ce que t'as fait y a quelques instants. Je crois que non, sinon je me poserais pas la question. Mais y paraît que les premières minutes sont représentatives du reste et, je veux pas te courir après tout ma vie.

En fait je vais juste- je vais just- Merde. T'es genre, à deux pas fois six de moi, c'est à dire douze pas de moi, euh maintenant onze, dix- en fait, le problème c'est que, je sais pas quand est-ce qu'on est censés se regarder dans les yeux, ça t'arrive jamais dans les couloirs ? Genre la meuf tu la vois un peu de loin et, ta mère t'a un peu trop bien élevé, du coup tu dis bonjour aux gens que tu croises mais, si tu commences à la regarder de trop loin tu vas ressembler à un fou, et si t'attends trop longtemps ça va faire le mec méga hautain je-

«  …Bonjour. Je suis... Abraham. Joseph hein... »

Trop tard, je t'ai regardé approcher et maintenant je ressemble à un fou.

« Euh ouais, bonjour quand même. »

C'est lâché un peu sur la défensive. Comme un monstre en mode défense face verso dans Yugioh. C'est une forme de bluff. Une forme de pique, une carte à effet flip. Pas trop méchante comme pique quand même. Mais c'est vrai que c'est quand même bien de dire bonjour aux gens en entrant chez eux hein.
Je te regarde te rapprocher lentement, dangereusement. J'me méfie encore, parce que tu sais Abraham, y a tellement de fous dehors, on est jamais trop à l'abris. Mais il n'empêche que je ne recule pas non plus. Je veux pas que t'y vois un signe de faiblesse - si jamais t'es pas un fou mais un gros salopard manipulateur de mes deux.

Tu reprends la parole, t'excuses de ton retard - je sais pas si tu parles du fait d'être arrivé aujourd'hui ou de m'avoir mis un vent dès notre première rencontre (si on peut appeler ça une rencontre). Moi j'assimile ta voix, grave et fatiguée, mais pas désagréable.
Et puis je prends une grande inspiration nasale, histoire d'être discret mais pas trop non plus.

« T'es pas en retard. J'suis arrivé hier. »

On est que le troisième jour tu sais. Je t'aurais considéré en retard à partir du... cinquième ? Et oui, oui, on se tutoie.

« J'ai- Enfin, oui, c'est Ichiban, pas Joseph, j'ai un peu paniqué sur le moment, avec... l'émotion et tout ça... »

Je dis ça en regardant brièvement sur le côté, pris par la terrible envie de me mettre les mains dans les poches.

« Euh... Tu sais, tu m'as genre méga fait flipper à rentrer comme ça avec ton casque- ton masque et ta capuche sans dire bonjour, j'ai pas compris ma vie. »

Rire nerveux.

« Et puis t'as pas genre chaud avec tout ça ? »

« Je dis trop "genre". Ça va finir par me tuer. » est ce que je me serais normalement dit sur le moment, mais je peux pas m'empêcher de baisser un peu les yeux sur ma propre tenue, avant de croiser les bras.

« Je t'avoue que je me balade tout nu d'habitude, mais j'ai fait des efforts pour toi. »

Voilà, ça c'est dit. Histoire que tu m'attaques pas sur le fait que je porte rien en haut. Merci.

« J'ai encore rien fait à manger, quand je suis seul je peux manger assez tard donc... Je sais pas si tu veux que je nous prépare quelque chose avec amour ou bien si tu te sens de le faire, si tu veux commander... ou même si tu veux qu'on cuisine à deux ? »

La dernière partie de la phrase est accentuée par mon sourcil qui s'arque exagérément et mon petit sourire.

« Ah ! Mais t'as tes affaires qui sont dans le couloir si j'ai tout compris ? D'ailleurs le dernier type m'a dit de te donner ça. »

Je te tends ce qui est visiblement une facture, avant d'ouvrir la porte puis de me retourner.

« Et t'es genre du type méga canon, mais qui devrait dormir un peu plus. Sinon je sens que ton petit nom ce sera "Panda" ! »

Voilà. Je l'ai dit. Tu es carrément mon genre d'homme, physiquement au moins. Ça fait pas cinq minutes qu'on se connait. C'est l'émotion, j'te promets ! Je suis pas un mec facile en vrai... si ? C'est malaisant dans tous les cas, alors je dis la première chose qui me passe par la tête alors que ma main est en train de broyer la poignée de la porte.

« Je- Je pourrais t'aider à maquiller tes cernes si tu veux. »

Tuez moi.

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Voir le profil de l'utilisateur Ven 28 Sep - 16:23

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Il peinait à rester concentré devant son nouveau conjoint. Il essayait de comprendre ses faits et gestes, ses expressions de visage. Savoir si il devait s’inquiéter ou pas, si il avait fait vraiment de mauvaises choses pour cette première rencontre. Il restait longuement silencieux tandis que l'homme en face de lui semblait perdre ses moyens au fur et à mesure de la discutions. Il était si imposant que ça ? Il se posait sérieusement la question, mais en y réfléchissant un peu mieux, vu son arrivé... étrange, c'était tout à fait normal que le jeune homme soit assez perturbé. Il était donc arrivé hier ? Il se considérait quand même en retard.

« Il y a des heures qui nous sépare de notre arrivé respectif. »

Il n’aimait pas être en retard. Penser que le jeune homme l'avait attendu. Peut-être avec stress vu son comportement actuel. Se grattant la barbe, il l'écoutait se plaindre de son masque, et de son arrivé assez inattendu. Oui, bon. Il s'était attendu à que cela ne plaise pas beaucoup, mais il ne faisait pas si peur avec, non ? Il avait l'impression d'avoir été un monstre pendant un court instant. Et que ce jeune homme soit un enfant terrifié. Mais il ne pouvait pas lui en vouloir pour ça, c'est sûr. Il était assez.... lent, à réagir. Tout ce qu'il voulait c'était de piquer un somme. Que ce soit d'une heure ou deux, tant qu'il pouvait dormir un peu, ça lui permettrait de mieux écouter son conjoint et de pouvoir lui parler correctement sans avoir l'air d'un zombi. Il essayait d'assimiler tout ce qu'il lui disait afin de lui fournir les infos dont il avait besoin. Mais c'était... Très compliqué.

« Mon... masque, c'est moi qui l'ai crée. » Disait-il tout d'abord, cherchant ses mots. « C'est rare que j'en mette. Je les mets en vente normalement, mais... Aujourd'hui, j'avais pas envie de montrer ma gueule de zombare au monde entier. »

Lui, avoir chaud ? Pas vraiment. À vrai dire il détestait avoir froid. Il n'était pas spécialement frileux mais il voulait toujours éviter de tomber malade inutilement. Et puis, c'était son habitude de toujours mettre des vêtements un peu chauds, même quand il fait grand soleil. Ichiban était tout le contraire. Et encore, il avait fait un effort de ne pas l’accueillir avec la zigounette à l'air... Parce qu'il aurait été bien, dans cette tenue face au déménageur. Il n'était pas tellement dérangé par sa presque nudité, c'était surtout par principe qu'il aurait voulu pouvoir le rencontrer... Il penchait légèrement la tête sur le côté, le fixant silencieusement. Puis il levait très lentement ses mains. Attack. Mode.

Sans pouvoir s'en empêcher, et étant encore assez proche du jeune homme, il s'attaquait à ses côtés en le regardant sérieusement pour voir sa réaction. Une sorte de petite punition enfantine qui allait rapidement lui annoncer la couleur. Avec le quel genre de type il était tombé... Mais c'était bref. Il arrêtait aussitôt, sans qu'il esquisse un seul sourire. Oh non, il n'était pas de mauvaise humeur, loin de là... Au fond ça l’amusait de voir la réaction du brun en face de lui.

« Je sais une de tes faiblesses. » Disait-il avant d'esquisser enfin un léger sourire. « J'ai pas chaud, non. Je préfère rester couvert. »

Il passait sa main sur son visage, soupirant. Crevé. Et il y avait ses affaires à rentrer dans l'appartement. Il avait faim, certes, mais le plus important pour l'instant était de rentrer d'abord les affaires. Il n'avait aucune envie de faire lui-même à manger, alors soit ils commandent, soit c'est son... cher et tendre mari qui le fera si l'envie lui prend. Tandis qu'il y réfléchissait, il baissait ensuite le regard vers la feuille que lui tendait le brun. Ah oui. La facture. Il hochait la tête avant de la ranger dans sa poche un peu en vrac.

« On a qu'à commander à manger... N'importe quoi, je suis pas difficile. Ou tu fais quelque chose si tu en as envie... Je vais rentrer mes affaires. »

Il était prêt à déjà sortir de la pièce, et faire ça tout seul. Mais le jeune homme reprit encore la parole. Lui, canon ? Il en apprend tout les jours visiblement. Cela le touchait d'un certaine manière, de savoir qu'il était encore séduisant. Panda... C'était un surnom banal mais qui allait bien vu les cernes énormes qu'il se trimballait. Il le suivait pour sortir de l'appartement et commencer à se pencher pour attraper les cartons, les ramener dans l'appartement.

« Si tu as un remède miracle pour que je puisse dormir une nuit complète je veux bien. Mais pas de somnifères. » Il posait le carton, avant de se craquer le dos, grimaçant. « Non merci, je préfère rester au naturel, quitte à faire peur... C'est ce qui fait mon charme non ? »

Enfin, il l'espérait. Il finissait quand même par enlever son gros manteau à capuche pour l'envoyer valser tout droit sur le canapé. Il remontait les manches de sa chemise, déjà trempée de sueur. Hmmm, miam... Charmant en effet. Il traînait les pieds pour faire enter le dernier carton. Il était assez chargé mais c'était surtout parce qu'il y avait des objets qu'il allait vouloir accrocher et mettre sur les meubles. L'appartement était remplis de cartons... C'était vraiment chaotique et il avait grandement hâte de ranger tout ça pour y voir plus clair. Il soufflas, fatigué. Il passait une main contre son front, avant de tourner son regard vers le jeune homme.

« Bon... Je prend ma douche, tu commandes ? On pourras... parler après, si tu veux. »

Les formalités, tout ça... Un peu gêné, il se redressait avant de fouiller dans un des cartons pour prendre ce qui l’intéressait. C'est-à-dire des affaires de toilettes, de quoi se changer... Son cœur battait vivement dans sa poitrine. Car après tout, c'était son deuxième mariage... Il priait pour que cette fois-ci que cela se passe mieux que le précédent. Il allait donc visiter un peu plus l'appartement en allant dans la salle de bain. Il ne tardait pas à enlever ses vêtements sales et/ou trempés de sueur pour aller dans la douche avec les produits. Il ne fermait pas la porte comme à son habitude. Au cas où si Ichiban voudrait lui demander quelque chose. Et puis, il était son mari désormais, il devait s’habituer à devoir le laisser entrer un peu partout -bon, sauf aux wc quand même, soyons réaliste- et il n'était pas gêné de se dire qu'il pourrait très bien le voir nu. Il allait le voir ainsi bien un jour ou l'autre après tout. Et c’est dans ce genre de pensées vagabondes qu'il se mettait à se laver de fond en comble, assez rapidement pour pas faire attendre son conjoint. Une fois nettoyé, il sortait, se séchait et s'habillait avec de nouveaux vêtements propre. Il s’habillait plus léger cependant, un tee-shirt avec un jogging et sortait enfin après avoir rangé.

Qu’est-ce qu'il allait pouvoir bien dire à cet homme maintenant ? Il était encore assez perturbé par ce nouveau mariage et ne connaissait pas son conjoint. Il soufflait, se dirigeant alors dans le salon avant de lourdement se laisser tomber dans le canapé. Moelleux aussi et c'était très plaisant. Il ne dormait jamais sur les canapés mais il pourrait faire juste de micros siestes ou pouvoir bien se reposer devant la télé sans trop avoir mal partout. Il passait sa main dans ses cheveux humides, cherchant du regard son mari.

« Alors, tu as préféré faire quoi ? » lui demandait-il avec curiosité avant de s'étirer. « Oh... Et excuse moi pour cette entrée. Tout ce que j’ai voulu pour le coup c'était d'essayer le lit. Comment dire... J’espère pouvoir « bien » dormir cette nuit... »

Il allait peut-être finir par comprendre qu'il avait quelques soucis technique niveau sommeil.
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Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Si tu n'es pas convaincu, alors chui con et vaincu.—

D'accord. Très bien. Tout à fait. Tu as gagné. Tu es en retard. Je te l'accorde, si tu y tiens tant. Moi pas. Je voulais simplement te faire déculpabiliser (ou au moins te décoincer le balais du cul si tu t'excusais juste par politesse), mais puisque tu insistes sur le fait d'être arrivé après, bah c'est pas grave. On trouvera bien un autre sujet sur lequel se faire la guerre hein, t'inquiète pas.

« Mon... masque, c'est moi qui l'ai créé. »

Woh. T'as l'air limite aussi perdu que moi. Sauf que là ça s'entend. Est-ce que ça s'entend que je suis perdu ? Bonne question Watson, je ne sais pas moi-même.

« Oh, d'accord. Pas mal. »

Je meuble le petit silence de façon pas très ingénieuse, sauf qu'heureusement t'avais pas fini, et j'apprends que déjà, t'en as plusieurs de masques, et qu'en plus tu les vends. Et je suppose que c'est pas ta source de revenus principale, sinon t'aurais précisé, n'est-ce pas ? Je porte une plus grande attention à tes cernes, et c'est vrai que j'en avais pas vu des comme ça depuis mes copines en internat, à l'époque du lycée.

« Je vois ouais, ça s'tient. »

Argument validé monsieur Abatangelo bis, félicitations !
Il n'empêche que y a comme un blanc là. Tu me fixes sans rien dire, la tête sur le côté, l'air impassible. C'est vraiment si choquant que ça de se balader tout nu ? Tu sais, après une quinzaine d'années de célibat hors du nid familial, on finit par prendre ses marques hein, ça devrait pas t'étonner. Ou téton-ner. Voilà je l'ai dit. Par contre j'aime pas comment tu lèves les mains lentement comme ça, ça m'a l'air dangereux.

« Plait-il ? »

À l'instant T où tes mains s'approchent trop près de mes aisselles, je les emprisonne en resserrant direct mes bras contre moi, te regardant dans l'blanc des yeux sans plus rien comprendre.
Ça t'empêche pas de remuer tes doigts et très vite, je me mets à trembler en lâchant des sons fluets et aigus. Mes mains viennent se poser désespérément sur tes avant-bras sans opposer une résistance digne de ce nom, la faute aux chatouilles de un, et puis au fait que ce soit toi, de deux. Parce qu'on ne se connait pas, que je ne sais pas si je peux me débattre à plus de 70% (si j'y vais puissance max tu risques d'avoir mon genou dans les roupettes et ce sera pas fait exprès en plus, j'aimerais éviter), je ne sais juste pas encore comment faire, avec toi.

Mais au moment où tu t'arrêtes, j'arrive à me dire que tu dois pas être bien méchant, que c'est probablement ta manière (un peu très perchée) de me dire que tout ira bien... sauf que je croise ton regard, je regarde ton visage, et il est toujours aussi... pareil. Pas l'ombre d'un sourire ou d'une pointe de sournoiserie. J'ose plus rien dire.

« Je sais une de tes faiblesses. »

Ah. AH. Le voilà, le sourire tant attendu. Je suis tellement rassuré sur le coup que je lâche un autre rire nerveux, plus long que le premier.

« Sers-t'en bien. »

J'ai failli rajouter que "j'ai hâte", mais on va essayer de se calmer.

« J'ai pas chaud, non. Je préfère rester couvert. »

« Je peux t- »

Je peux te couvrir, si tu veux.

« ...Aha non, oublie, oublie. »

JE SUIS PERTURBÉ.
Voilà, il fallait que je le dise même si c'était déjà assez évident comme ça. J'essaie de reprendre la conversation, malgré qu'une partie de mon cerveau soit occupée à ré-imaginer tes mains posées contre mes côtes. Ça me fait tirer un sourire en coin involontaire, tandis que toi t'as l'air au bout de ta vie. Tu me laisses mollement choisir quoi faire niveau bouffe, avant "d'aller chercher tes affaires". Je sais pas si c'est une manière de te débarrasser de moi, mais comme chui con je fais la gaffe du siècle : je te fais savoir que t'es bien à mon goût alors que ça fait pas dix minutes qu'on se connaît. Et comme si ce n'était pas déjà te donner des armes, je te propose en plus une séance maquillage.
Que tu refuses poliment.
Ce qui est fort dommage, pour toi comme pour moi, parce que ça me donnerait une excuse pour entrer dans ton espace vital, et c'est super agréable de se faire maquiller. Limite si tu t'endors pas pendant. Le maquillage, c'est l'ancêtre du massage. Après je comprends pas ton histoire de vouloir dormir sans somnifères. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait les somnifères ? Et puis pourquoi t'en as besoin à la base ? M'enfin, je saurais bien ce soir. Me fait penser qu'on dort dans l'même lit. Si c'est pas beau ça ?

« Je suis pas encore grand-mère alors pour les vieux remèdes tu vas devoir repasser, sorry not sorry. »

Même si j'ai plein d'autres choses en stock.
AH ! Je dois lutter pour rien dire de trop bizarre, c'est horrible ! T'horrible. Torride. AH-
Rentrer tes cartons m'offre un peu de répit, permet à ma tête de plus faire n'importe quoi, à mon cœur d'arrêter de faire du vroum vroum à tout-va. Tu m'annonces ensuite que tu vas prendre ta douche mais qu'on pourra parler après, si je veux. Je secoue la tête de haut en bas en répondant faiblement par l'affirmative, faisant mine de retourner à mes occupations alors qu'en vérité, je te mate regarde prendre tes affaires puis t'éloigner.

Moi, j'ai vite fait de me diriger vers la cuisine en sautillant, récupérant mon portable au passage pour appeler ma chère et tendre Maya. Au final, je passe plus de temps à parler les fesses posées contre un plan de travail qu'autre chose. Je vide mon sac, je lui vante ta belle taille, ta carrure, ton entrée insolite dans l'appart' - et dans ma vie en fait - le quiproquo avec le déménageur... tout ça en retournant au salon sans vraiment faire attention, lorsque j'entends un bruit de canapé qu'on agresse, qu'on écrase...

« Et il a des cernes pires que Yumi-san. ... Mais si tu sais bien ! La fille que tu trouvais bizarre en seconde, très gentille d'aill- »

C'est là que je me retrouve face à toi. C'est là que je me rends compte que logiquement, si le canapé a fait du bruit, c'est que tu t'es assis dessus. Que si t'es assis dessus, c'est que t'es là. Et que si t'es là, t'entends tout ce que je dis, en fait. Voilà l'étendue de mon intellect. Glorieux.
En vérité je bug pas seulement parce que j'ai peur que t'interprètes ma conversation - j'ai vraiment rien contre tes cernes, j'aime juste donner les détails tu vois - mais aussi à cause du tablier rose que je porte, là, de suite. On pourrait presque dire qu'il est beige en chipotant, me regarde pas comme ça. Non mais déjà que je t'ai dit d'office que je te trouve canon, t'ai proposé une séance maquillage, sans compter l'accent gay que t'as pas encore entendu... ce serait un miracle que tu te fasses pas d'idées sur moi avec ça en plus. Je pleure à l'intérieur, si tu savais.

« Tuuu... t'es lavé vite. »

Oui, comme ça. Sans décoller le téléphone de mon oreille. Sans décoller mes yeux de toi. Ça ne répond pas à ta question, pardon.

« Euh- En fait j'ai- je comptais faire un truc vite fait mais c'est ma copine qui- enfin je parle beaucoup au téléphone et, je comptais te faire venir dans la cuisine et te parler pendant que je fais à manger mais, puisque t'es déjà assis je vais commander. Oui voilà. »

Vroum vroum. C'est la fiesta dans ma poitrine, ça s'arrête pas.

« Et avant que tu ne le demande, oui, je porte quelque chose en dessous, mais si tu veux on peut arranger ça. »

Et pour appuyer mes paroles, je soulève le fameux tablier, révélant mon short. Je précise parce que sous cet angle, c'est vrai qu'on dirait que je porte genre, vraiment rien en dessous. La faute à mon buste nu.
Un rire à l'autre bout du fil me fait revenir à la réalité. "T'es vraiment un gros malade des fois" qu'elle dit. Oups ? Je tends le bras vers toi en mode parle à ma main, histoire que tu comprennes que je ne m'adresse plus à toi, regardant sur le côté.

« Oui c'est à lui que je parlais. ... Oui je suis pas doué je sais. ... Mouais, et embrasse les enfants pour moi tant que t'y es. »

Bip. Je baisse les bras, osant à peine respirer lorsque mes yeux se tournent vers toi.
Rire nerveux.

« ...Elle a hâte de te rencontrer, toi et ta barbe. »

Je pense que ça résume bien la chose.

« C'est... C'est pas grave pour ton entrée. Ça me fait rire quand j'y repense, en fait. »

Chose totalement vraie. C'est une anecdote avec laquelle je bassinerais tout mon entourage.

« Tu m'as l'air d'avoir des cycles de sommeil qui sortent de l'ordinaire en tout cas. J'ai dit ça sous le coup du stress mais finalement, je vais vraiment nous préparer un truc, ça ira plus vite que de se faire livrer. »

Ça me fera une excuse pour m'éloigner de toi. Parce qu'à chaque fois qu'on est dans la même pièce, je commence à faire et dire n'importe quoi.

« Je tiens d'ailleurs à préciser que le tablier était déjà là. Y en a un deuxième assorti, accroché à la porte de la cuisine. »

Je te regarde dans le blanc des yeux, me demandant vaguement si tout soupçons que tu pourrais avoir sur moi sont levés.

« J'ai euh- pris le rose parce que c'était le moins grand des deux. »

Convaincu ?

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Il ne savait vraiment pas comment se comporter avec cet homme. Il semblait comme perturbé par quelque chose... Ou par lui peut-être ? Il essayait de se poser la question mais c'était pas évident. Il venait de le rencontrer alors forcément il ne le comprenait pas très bien pour l'instant. Mais lorsqu’il revenait dans le salon, le jeune homme était là, au téléphone à parler avec quelqu'un. De lui d'ailleurs si il comprenait bien. Il était si coqué de ses cernes ? Quand il comprendra ce qu'il a, il va vite plus s’en préoccuper.. Quoi que. Il ne l'avait pas encore remarqué alors que pourtant il n'était pas aussi discret que ça. Il s'était vêtu d'un tablier, sans doute qu'il s'était apprêté à cuisiner mais que la personne qu'il a au bout de fil l'a appelé. Il l'observait jusqu'à que ce dernier remarque enfin sa présence. Et ses mimiques recommençaient. Il se posait d'avantage de questions en voyant à quel point son conjoint était étrange en sa présence. Peut-être qu'il n'avait pas l'habitude de côtoyer des mecs ou... Quelque chose comme ça. Il l'observait, et restait silencieux tandis que le jeune homme bredouillait tout et n'importe quoi comme pour se déculpabilisé, comme si il avait fait quelque chose de mal en faite. Abraham, la tête complètement dans le cul, comprenait pas du tout son charabia. Il n'avait rien fait de spécial pourtant... Il cherchait encore ce qu'il aurait pu faire pour que le jeune homme soit ainsi.

Il restait au téléphone mais finissait quand même par raccrocher après quelques paroles vives. Abraham essayait surtout de le suivre, garder ce qu'il avait dit en tête afin de pouvoir lui répondre et parler plus calmement que lui. Il pouvait être malade aussi pour parler ainsi... Silencieux. Aucun mot ne sortait de sa bouche. Il analysait son conjoint, essayant de réfléchir aussi à ce qu'il pourrait lui dire sans que cela paraisse bizarre. Ils étaient dans une situation assez délicate et... gênante. Aucun ne comprenait les faits et gestes de l'autre et évidemment c'était impossible de lire dans les pensées. Il avait presque envie de lui caresser les cheveux dans l’espoir qu'il se clame un peu, comme pour un enfant qui aurait peur du noir ou une chose du genre. Parce que pour l'instant il le prenait comme ça,a lors que c'était sans doute totalement autre chose ce qui se passait dans la tête de son conjoint... En tout cas il s'apprêtait à faire à manger, au moins c'était clair. C'était même bien que l'un des deux sachent faire ça... Pas qu'il ne sache pas le faire, c'est surtout qu'il ne savait jamais quoi cuisiner et ce n'était juste pas son truc à la base. Quoi qu'il en soit, il devait dire quelque chose. Sinon ça allait forcément faire paniquer le jeune homme. Toujours assit sur le canapé -très confortable- il finissait par se redresser un minimum.

« T'es... sûr que ça va ? » lui demandait-il, hésitant. « Qui était-ce au bout du fil ? Je vois que tes arguments l'ont convaincue. »

Enfin il n'avait entendu que pour ses cernes mais il se doutait qu'ils devaient être au téléphone tout le long de sa douche. Il baissait le regard vers le tablier puis les yeux du jeune homme sans vraiment être choqué par quoi que ce soit. À vrai dire il se fichait bien de la couleur qu'il pouvait avoir, ce n'était qu'un tablier fait pour être salis. Cette impression qu'il avait que le jeune homme devait avoir peur d'être jugé pour ce qu'il était était plus forte que jamais. Il semblait craindre les réactions du vieux. Ce dernier comprenait juste pas pourquoi il se comportait ainsi mais il restait assez calme et se montrait compréhensif. Essayait de le détendre un maximum.

« Tu n'as pas à te justifier pour un tablier. Il pourrait être jaune fluo je m’en préoccuperais pas pour autant. » Directe. Clair. Il finissait par se lever avec regret pour se rapprocher du jeune homme. « Bon... Autant que je te le dise tout de suite : je suis insomniaque depuis quelques années. Donc effectivement, je dors généralement que 3 à 4 heures par nuit, si rien ne m’empêche de fermer les yeux... Et dieu sait que j’ai souvent les pensées encombrées. » Il soupirait, puis posait une main contre son épaule. « Je te sens vraiment nerveux. C'est quoi le problème ? Je pense que l'on peux d'entrée de jeu dire si il y a quelque chose qui gêne ou ne vas pas. »

Il était vraiment sérieux quand il lui disait ça. Il s'attendait à tout de la part de ce jeune homme dont il ne connaissait presque rien. Il voulait qu'ils puissent déjà se dire la vérité, dire quand quelque chose gênait ou allait pas pour éviter les quiproquos. Les yeux dans les yeux, il pensait faire la bonne chose, il voulait juste le bien de cet homme qui allait partager sa vie désormais. Il voulait que tout se passe bien, que l'enfer ne recommence pas comme avec son ancienne épouse... Ça ne pouvait plus se passer comme ça.

« Maintenant que l'on va vivre semble, autant qu'il n'y ait pas trop de malaise entre nous, non ? » Surtout qu'ils allaient devoir se plier aux règles de l'Incontestable... « J'en ais vu des vertes et des pas mûres dans ma vie alors je ne pense pas que je serais choqué par ce que tu pourrais me dire. Enfin, à pars si à la limite tu me dis que tu as une maladie rare ou quelque chose comme ça... »

Bon, c'était pas la meilleure chose à supposée mais il s'attendait au pire. Fallait peut-être, d'ailleurs qu'il arrête de se faire des films... Il resserrait doucement sa main contre son épaule, tentant d'être rassurant.
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Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Tout dans la queue, rien dans la tête.—

Y a un autre silence. Je sais pas si tu vas sourire, me chatouiller comme tout à l'heure, ou me sortir une blague de nulle part. Je sais pas si c'est quelque chose de ce genre, ou bien si je te saoule juste. C'est très possible quand on regarde bien, je suis chiant. T'as rien demandé et tu te retrouves greffé à un type comme moi. Je ne sais pas quoi faire.

« T'es... sûr que ça va ? »

Moi ? Aller bien ? Est-ce que je t'ai dit que ça allait ? Non non, ça ne va pas du tout. Je suis en train de faire oui de la tête, certes, mais c'est le stress tu sais. C'est bien connu que dans ce genre de cas, on demande "qu'est-ce qu'il y a". Demander si ça va, c'est juste une formule de politesse à laquelle on se doit de répondre par l'affirmative 90% du temps, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? Et excuse moi si je te regarde comme si t'étais un fantôme, ça m'arrive quand je me perds dans mes pensées pas très sexy.

Tu me demandes ensuite à qui je parlais au téléphone, avec une histoire d'arguments que je capte pas vraiment mais, plutôt que de bloquer dessus et de paniquer plus encore, je décide de simplement répondre à la question.

« C'était ma euh...  »

Ma femme ? Ma copine ? Ma petite copine ? Mon ex ? Ma meilleure amie ? Ma deuxième mère ? On a jamais vraiment mis les choses aux clair et c'était très drôle jusqu'à maintenant. J'finis malgré tout par sourire un peu en pensant à elle, à nous.

« Disons que c'était mon âme sœur. Âme sœur bis maintenant que tu es dans l'équation. Tu comprendras en la voyant, elle est... enfin, voilà... »

Je décide de pas m'étendre sur le sujet, avant que ça ne se transforme en Les mille et un défauts de Maya, ou pourquoi Ichiban l'aime.
Sur le moment j'me sens un peu comme un gamin qui vient de révéler un de ses secrets, à la fois embarrassé et heureux de l'avoir fait. Bêtement, brièvement euphorique. Le cœur qui se calme et bat un peu moins vite. Et puis j'vois tes yeux se baisser sur mon tablier et je reviens trop rapidement à la réalité. Sauf qu'en fait tu me dis simplement, tu me dis calmement, tu m'expliques que la couleur du tablier, t'en as rien à faire. Sur le coup chui soulagé même si je me demande si tu lis pas dans les pensées. Je m'apprête à dire un autre truc sans queue ni tête, sauf que tu te lèves et je m'arrête net, ayant peur de la tournure que toute cette scène va prendre.
Tu te rapproches simplement de moi, avant de me déballer le fait que t'es insomniaque.

« Ah. »

Ceci explique cela. Ça ne me dérange pas. C'est un peu comme toi pour le tablier : ça me fait ni chaud ni froid. C'est juste que... je me sens un peu mal. J'ai rien contre tes cernes, vraiment. Mais je suppose que tu penses le contraire, pour me dire ça comme ça. Et je suppose que tu ne pourras pas deviner par l'intervention d'un saint esprit. Je suppose qu'il faudrait que je te le dise clairement. Je suppose. Et toi, tu poses ta main sur mon épaule. Je frémis l'espace d'un instant.

« Je te sens vraiment nerveux. C'est quoi le problème ? Je pense que l'on peux d'entrée de jeu dire si il y a quelque chose qui gêne ou ne vas pas. »

Oui, c'est ce que j'dis. Enfin, c'est ce que je pense. Ce que je voudrais dire. Mais je n'y arrive pas, alors t'es obligé de le faire à ma place et ça m'énerve. Contre moi-même, t'en fais pas pour ça.
J'avais décidé de plus faire mon timide avec les gens, et là, j'ai l'impression de faire une rechute. Ça me désole.

« Maintenant que l'on va vivre ensemble, autant qu'il n'y ait pas trop de malaise entre nous, non ? »

Oui. Et là, c'est le moment où on est censés s'embrasser comme dans les films romantiques avec queue mais sans tête. Et je frémis une fois encore en me traitant intérieurement d'imbécile, alors que t'es là à essayer de me rassurer, de m'inciter à parler; m'affirmant que rien de ce que je pourrais te dire ne te fera flancher. Et je le sais en plus, que tu vas pas être choqué ou quoi. Le problème est tellement insignifiant que c'en est ridicule. Et j'ai toujours aimé être le type ridicule dans le coin sombre de la pièce. Sauf qu'il y a des niveaux qu'on ne veut pas atteindre, des gens qu'on ne veut pas saouler.
Toi Abraham, tu fais partie de ceux que j'aimerais atteindre, mais que je veux pas saouler.

« C'est que- »

Ta main se resserre. Je sais pas si c'est une manière de dire que t'es là, avec moi, ou si c'est parce que t'en attends beaucoup de moi, même inconsciemment. Je réfléchis beaucoup, beaucoup trop, et j'ai du mal à te regarder longtemps dans les yeux. C'est gênant.

« Je crois que c'est... moi le problème. »

Je te lâche complètement du regard, le temps de prendre et reprendre mon souffle.

« Je n'ai pas de maladie génétique extrêmement rare, pas d'handicap, pas de partenaire à proprement parler au moment où j'ai reçu la lettre, rien... j'ai- il n'y a pas de problème à la base, c'est moi qui en fait t-tout seul... »

Je m'efforce de lever les yeux vers toi, les bras le long du corps, incapable de bouger parce que je veux pas que t'interprètes mes mouvements. Que tu penses que je veuille que tu retires ta main. Que tu le fasses. Que tu retires ta main. Elle est bien là où elle est, au final.

« J'ai... j'ai peur de tes réactions. Parce que tu sais, ça va faire un peu plus de trente ans que... que j'attends d'être là, avec toi- enfin, d'être marié. Et... je suis- je suis un peu spécial tu sais ? J'ai des tendances, des manies, je fais des blagues lourdes parfois, je ris fort, je suis un peu bizarre, j'ai peur que ça t'agace. Ou que ça te dégoûte. Et même là, je sais que j'ai l'air d'un mouton un peu fleur bleue qui croit trop en l'Incontestable mais... j'y peux rien... »

J'attrape des bouts de mon short que je triture nerveusement avec mes mains moites.

« C-C'est pour ça que- c'est à cause de tout ça que je suis nerveux et, j'ai peur que t'interprètes ce que je dis, aussi. Que tu crois que je pense certaines choses, alors que non. Et je suis trop timide pour mettre les choses au clair avant d'être dos au mur. Donc t'es obligé de prendre les choses en main et de m'écouter me plaindre, alors que tu devrais pas avoir à faire ça.»

Je finis par réussir à te regarder plus longuement, les yeux dans les yeux. Me sentant un poil plus léger.

« M-Mais je le dis tant qu'on y est, j'ai vraiment vraiment rien contre tes cernes. Ça fait partie de ton charme comme tu dis. C'est juste que j'adore raconter ma vie alors, quand je suis arrivé au téléphone, je me plaignais pas de tes cernes, je- j'en parlais juste juste.... Voilà quoi.... »

Et je suis du genre à tomber amoureux très vite. Trop vite, c'en est effrayant. Aujourd'hui plus encore. C'est comme si mon cœur avait fait boom dès le moment où j'ai lu ton nom, et boom boom en l'associant à ton visage. Je sais pas si je pourrais attendre deux semaines avant de venir me frotter à ta jambe mais... dans tous les cas je te forcerais pas.

« Moi c'est Ichiban Rubben Abatangelo, trente-six ans, marié et sans enfants, m-mais déjà amoureux. »

Ça c'était l'indice du jour. Vu ton état je pense pas que tu capteras grand chose, mais c'est ma façon de le sous-entendre. J'en ai déjà trop dit pour mon propre bien. Je veux juste en finir et aller faire des pâtes.

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Il le fixait, intensément. Ne sachant pas si ça allait ou non gêné le jeune homme en face de lui. Il voulait juste savoir ce qui n'allait pas, pourquoi semblait-il si... perturbé. Il avait plusieurs idées qui lui trottinaient dans la tête mais... Il ne savait vraiment pas quoi en penser. Alors il restait silencieux en espérant avoir les réponses à ses questions même si ça avait été assez... maladroit. Il l’écoutait, calmement. De nouveau, il allait devoir tout stocker dans sa tête et trier pour pouvoir répondre sans rien oublier de ce qu'il allait lui dire. Il commençait par vouloir dire qui était cette personne... Ah. Il avait comme sentit son cœur manquer un bond. Il ne savait pas pourquoi cela lui faisait cet effet là. Aucune idée de ce qu'il avait ressentit à cet instant, il espérait que cela ne s'était pas vu... C'était perturbant. Elle est ? Il ne comprenait pas où il voulait en venir, et ne savait pas on plus ce qu'elle était encore pour lui en ce moment-même. Il était complètement déboussolé pour pas changer, et encor,e il n'était pas du tout prêt à ce qu'allais sortir Ichiban après qu'il lui avait demandé ce qui n'allait pas.

Il ne s'était pas attendu à qu'il déballe un si important nombre de mots et de phrases qu'il avait du mal à assimiler. Mais il restait à l'écoute, essayant de ne pas le stopper dans son élan. Il faisait un effort in-considérable pour ne pas perdre le fil. Mais plus il parlait et plus Abraham comprenait plus ou moins où il voulait en venir. Ce qu'il ressentait même si quelque par,t il y avait de nombreuses choses qu'il ne comprenait pas. Son conjoint semblai se prendre la tête pour beaucoup de choses... Il avait attendu beaucoup de temps pour être marié, il avait été grandement pressé... Il le fixait toujours intensément de son regard fatigué mais aussi drôlement intrigué. En effet il était spécial mais pas dans le mauvais sens. C'était un bon gars et rien qu'avec ce grand discours, ça montrait à quel point il était pas méchant pour un sous. Il s’inquiétait déjà de ce qu'Abraham pourrait penser de lui. Le réel problème c'est que... Ce dernier était loin d'être le plus fort dans les relations humaines et il se sentait affreusement con à ne pas savoir quoi dire. Ce qui serait le mieux à répondre, si il y avait ou non un geste de plus à faire pour le rassurer... C'était compliqué.

Il était là, à l’écouter parler, complètement perdu. Il reprenait presque ses esprits lorsqu'il lui reparlait de ses cernes. Oui, ça il avait fini par le comprendre par contre... Il n'y faisait même plus attention au final. Il se contentait juste de se concentrer sur ce que le jeune homme lui avait dit juste avant. Ses craintes, se-... Enfin non, en faite il bloquait de nouveau lorsque le brun lui sortait sa dernière phrase de son long monologue. Amoureux ? De quoi, de qui ? Lui ? Cela semblait si évident à cet instant mais Abra ne pouvait s'empêcher d'être surprit à cette phrase. Cela lui semblait si loin qu'une personne lui ait dite ce genre de choses. C'était pas son ancienne femme qui aurait pu lui dire ça... Gros malaise. Qu’est-ce qu'il devait répondre à tout ça ? Il se sentait con d’avoir été demandé ce qui n'allait pas pour qu'au final il ne puisse même pas réussir à réagir et savoir comment le rassurer au lieu de le gêner encore plus.

« … Ah. »

Oui, très belle réponse, très bien Abraham. Quoi que c'était la même réponse que lui avait offert Ichiban avant de s'expliquer. Alors que peut-être allait-il avoir un éclair de génie après ça pour se rattraper et reprendre la situation en m-... Ah bah non. Il restait comme un con, complètement immobile avec une tronche d'ahuris. Il avait même sans doute prit des rougeurs aux joues... Surtout par honte d’avoir une réaction pareille. Vite. Dire quelque chose. N'importe quoi !

« Jeee... » Commençait-il avant de pincer l'arrête de son nez. « Sais pas quoi te dire. »

… Ca a le mérite d'être clair n'est-ce pas ? Il n'était pas agacé loin de là. Il était surtout atrocement gêné d’avoir mit autant de temps pour dire ce genre de choses. Il comprenait ce que ressentait Ichiban, car après tout, lui-même pouvait avoir des réactions et paroles étranges. Il déglutissait, très perturbé maintenant que son conjoint venait de tout lui balancer. Mais il ne voulait pas le faire fuir non plus, ce serait bien bête... Il se mordait la lèvre tandis qu'il enlevait sa main du jeune homme. Ses mains étaient moites. Il devenait un peu nerveux, cherchant ses mots.

« J'ai du mal avec les grands discours alors.... enfin- » Il se grattait l'arrière de la tête « Si... Si tu es comme tu as essayé de me l’expliquer... Soit. Je n’ai aucune raison de te... juger ? Tu es comme tu es... je crois... »

Phrases bateaux... Mais il le pensait. Il le pensait qu'il ne le jugerait pas et il aimait même très bien l'homme qu'il était, déjà. Ça changeait beaucoup de son ancienne épouse et il préférait le voir ainsi que triste et muet. Mais il n'était pas encore prêt de le lui dire... Peut-être plus tard quand la blessure ce sera mieux refermée. Il était cependant... heureux ? De se sentir apprécié autant alors qu'ils ne se connaissaient même pas. Pas encore du moins. Et il avait envie d'en savoir plus sur lui. Rien qu'avec ce commencement de relation un peu hasardeux... Il savait au fond que ça pourra toujours mieux se passer que son dernier mariage et il devait faire en sorte que cela se passe bien.

« Ce que j'essaie de dire -maladroitement- c'est que... euh... Je t'accepterais tel que tu es. Je suis pas mieux niveau bizarrerie. »

Il n'en croyait pas lui-même d’avoir dit autant de choses mais si Ichiban était du genre à se faire des idées et craindre de se faire juger à chaque faits et gestes... Autant tenter le tout pour le tout. Mais à force il devenait aussi nerveux que Ichiban et c'était pas ce qui était le mieux dans cette situation.

« Bref. Soit toi-même et je ferais en sorte de te le faire comprendre si tu vas trop loin à un moment donné. »

Vite. Fuyons cette situation plus que gênante ! C'est presque avec une démarche robotique qu'il allait se rasseoir sur le canapé. Tendu comme un string, il n'en revenait pas de ses mots. Il passait ses mains contre son visage devenu chaud tandis qu'il soupirait. Il s'était tellement répété que ça en devenait désespérant. Et dire qu'ils allaient devoir faire les devoirs de mariés avant la fin de la journée... Il ne savait pas comment s'y prendre avec lui. Il se sentait perturbé d'avoir perdu le contrôle de lui-même. Ce garçon... était pas comme les autres. Il avait l'impression d’avoir oublié de répondre à des tonnes de trucs. Et sa semi déclaration... C'était impossible de pouvoir y répondre de suite ou avoir une serais-ce qu'un début de réaction. C'était impossible pour lui.
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 25 Oct - 1:42

Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Je pensais pas spécifiquement aux boules.—

« ...Ah. »

Ah. Ah ? AH ?!
Je vois. Je comprends. Je crois que t'as capté la fin de ma phrase. Je pensais que, vu mon monologue de fou et ton nombre supposément important d'heures de sommeil manquantes, ce serait hors de ta portée.
J'me suis visiblement gouré. J'ai gaffé - encore.
Mais quel con punaise.

« Jeee... »

Tuuu... ?

« Sais pas quoi te dire. »

Ah.
Je te regarde te pincer le nez sans trop comprendre, le cœur qui se remet à battre dans tous les sens. J'ose rien dire, parce que je sais pas si t'es saoulé ou embarrassé. Voire gêné. Je comprendrais hein, tu devrais pas avoir à entendre tout ça alors qu'on se connait depuis moins d'une heure. Et puis le "déjà amoureux", non mais allô quoi. Je suis stupide parfois c'pas possible j'ai honte de moi.
Tu viens de retirer ta main, la honte la honte la honte la honte.
Putain, je vais y repenser pendant dix ans et à chaque fois j'aurais envie de me cogner la tête contre un mur.

« J'ai du mal avec les grands discours alors.... enfin- »

C'est ta voix qui me ramène à la réalité, alors que j'étais occupé à m'insulter mentalement. Je t'écoute bredouiller quelques trucs et tourner en rond, un sourire nerveux et crispé aux lèvres. J'ai l'impression qu'on échange presque les rôles tout d'un coup. C'est... drôle ? Ne parlons même pas de tes mimiques, qui sont tout simplement adorables une fois dans le bon contexte (parce que le coup du nez là, j'ai cru que t'en avais marre de la vie). Mon sourire se fait plus naturel, et je bats exagérément des cils en mode "Oui ? La suite ?".

Tu me sors finalement que tu m'accepteras comme je suis (je crois que tu sais pas dans quoi tu t'engages), et que de toute façon t'es pas mieux pour ce qui de la bizarrerie - et ça, ça a vite fait d'éveiller une lueur de curiosité dans mon regard. Je m'apprête à sortir une autre ânerie mais décide de te laisser finir. C'est que je fais des progrès.

« Bref. Soit toi-même et je ferais en sorte de te le faire comprendre si tu vas trop loin à un moment donné.  »

« C'est- C'est noté ! »

Si tu vas trop loin à un moment donné. Ça fait un peu peur mais, si jusqu'ici tout va bien, je pense qu'on va s'en sortir. En tout cas t'as bien vite fait de retourner t'asseoir. Je sais pas si c'est parce que le canapé est vraiment à ton goût, ou si c'est pour t'éloigner de moi, dissimuler tes rougissements que j'observe béatement depuis un moment déjà.
Je reste planté là comme un con à te regarder, un peu moins de dix secondes avant que tout ne se remette en place dans ma tête.

« Eh bien, euh, dans tous les cas j'ai hâte que tu me fasses une démonstration. »

J'attends que nos yeux se croisent avant d'ajouter :

« De ton niveau de bizarrerie, je parle. »

Après si tu veux me montrer autre chose je suis ouvert.
Et un cas désespéré, aussi.

Je recule d'un petit pas avant de t'annoncer que je vais - enfin - préparer le repas, désignant avec grâce mon tablier du bout des doigts. J'espère que cuisiner pourra me changer les idées, parce que pour l'instant j'ai l'impression d'être un gros pervers, et le pire c'est que j'en ai pas honte contrairement à tout à l'heure.

Une fois en cuisine - la porte grande ouverte au cas où tu veuilles me parler en même temps - je réunis tous les ingrédients dont je pense avoir besoin. Une fois mes mains lavées, je fais cuire du riz une dizaine de minutes avec du beurre et, pendant ce temps je cuis aussi des steaks hachés à la poêle. Je mets en route ma chère et tendre friteuse et, pendant que le tout refroidit, je fais fondre du fromage râpé au micro-ondes. Beaucoup de fromage.
Les steaks découpés en touuut petits morceaux et le fromage sont fourrés dans des boulettes de riz, qui elles-mêmes sont roulées dans de la chapelure avant que je ne les juge coupables et ne les condamne à une peine de six minutes dans la friteuse.
Ouais voilà.

Pour le coup j'hésite à retourner te voir mais, ce serait bizarre, je saurais pas quoi te dire. Si encore je faisais un truc au four, je sortirais un truc comme "ce sera prêt dans vingt minutes", mais là euh... "ça cuit genre cinq minutes à peine mais comme je m'ennuyais je suis venu voir tes beaux yeux". Ça le fait moyen tu penses bien.
Du coup je laisse le temps passer, puis je prépare tout : j'extraie les prisonniers de la friteuse, les lâche dans un grand bol, prends deux assiettes, deux verres, une fourchette, deux paires de baguettes, puis me rends compte que je pourrais pas tout emmener d'un seul coup et que la vie est parfois nulle.

Une fois le tout sur la table, avec en bonus les boissons et le papier, je me tourne vers toi, hésite à prononcer ton nom pendant un instant.

« Abraham ? C'est prêt. Maaais encore un peu chaud. Mais prêt. »

Abraham. C'est encore étrange. Ça sonne encore faux pour moi de le dire quand tu es là. Je m'habituerais bien.

« On peut manger sur le canapé si tu veux. Comme je sais pas si tu manges avec des baguettes, je t'ai aussi pris une fourchette et, si tu tiens pas vraiment aux assiettes, on piquer directement dans le bol. C'est des boulettes de riz frites, avec du fromage et du steak haché dedans. Y en a seize mais il en reste encore une dizaine en cuisine. »

Comme t'as pas l'air d'être tellement d'ici, je me suis dit que ce serait bien de faire des boulettes de riz, mais pas japonaises.

« Euh... voilà. »

Maintenant que je regarde, en cherchant assez loin, les boulettes ça peut-être connoté. On peut dire que je me suis vidé l'esprit en jouant au cuistot, punaise.

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Voilà. Il avait à peux près tout dit... Il espérait que ça n'allait pas vexé le brun qui lui, avait fait un gros monologue. Mais c'est vrai qu'il n'aimait pas trop parler. C'était bien plus facile de tout résumer... Il craignait que le brun le prenne juste mal. Alors il le regardait sans être trop sûr de ce qu'il venait de dire et sa plus grande surprise... Il le prenait visiblement plutôt bien. C'était noté ? Très bien. Alors si il devait pas s'expliquer d'avantage c'était tant mieux... Il déglutissait, avant de soupirer, soulagé. Bon, son cœur faisait toujours des bonds dans sa poitrine mais il l'ignorait. Lui faire une démonstration ? Il en avait déjà eut une rien qu'à leur rencontre, mais passons... Il l'observait aller dans la cuisine pour cuisiner et Abra était bien content de pouvoir être seul quelques minutes pour se calmer. Il fermait les yeux, se détendant sur le canapé. Il sentait presque le sommeille venir comme ça. Mais il sentait encore la présence du jeune homme pas loin et surtout, l'odeur de la nourriture. Et rien que ça l’empêchait de s'endormir. Mais il sentait qu'il aurait pu très bien s'allonger comme un phoque et dormir... Au moins une demi heure. Il rêvait d'une nuit de quelques heures... Chose qui était encore très loin.

Il avait le temps ainsi de réfléchir. Longuement... Qu’est-ce qu'il pensait de son époux ? Il avait encore du mal à le centrer. Mais il semblait... Gentil ? Assez maladroit. Mais il n'avait pas mauvais fond, il était assez naturel... Il aimait bien ce genre personnage justement. Simple, maladroit mais pas méchant. Il était mignon et n'imposait pas trop sa présence au vieil ours. Alors pour l'instant c'était parfait. Ils avaient chacun leur espace vital et Abra voulait surtout prendre son temps, commencer à s’habituer à cette nouvelle vie, à cet homme... Mais le plus bizarre c'était qu'il sentait lui-même que ça allait certainement mieux se passer que son ancien mariage. Rien ne pouvait être pire que le suicide de son épouse... Et pendant que le temps passait, que son conjoint continuait de cuisiner, Abraham restait là, les yeux fermé, à méditer. Sans pouvoir trouver le sommeille. Il voulait attendre d'être vraiment dans le lit, voir si il pourrait enfin dormir quelques heures avant d'affronter les jours suivants...

Sauf qu'il s'était tant enfoncer dans ses pensées que lorsque le brun revenait pour lui annoncer que c'était prêt, il sursautait. Ouvrant vivement les yeux en se demandant brièvement où est-ce qu'il était. Mais il relevait son regard vers Ichiban. Il sentait la nourriture et posait ses yeux sur celle-ci. Rien que le visuel lui donnait très envie. Il n'avait rien avalé alors forcément, il avait une faim de loup désormais. Il pourrait presque en baver... Et bien sûr qu'ils allaient manger ici. Il n'avait pas spécialement envie de manger... Et pendant que le jeune homme était entrain de s'expliquer sur sa cuisine, Abraham finissait par agripper son poignet avant de l'attirer à lui pour qu'il s'asseye sur le canapé à ses côtes. Au moins c'était clair. Il fallait pas qu'il se prenne trop la tête avec le restant.

« Va pour le canapé. Et merci pour la fourchette. Et le repas... Enfin, tout quoi. »

Il lui tapotait maladroitement la tête. Ouep... Il ne savait décidément pas comment se comporter avec lui... Mais il discutait au moins. Il évitait de rester fermé sur lui-même malgré la fatigue. Puis surtout de tenter de détendre son conjoint après tout ce qu'il lui avait avoué. Il était toujours perturbé par cette fille dont il avait parlé... C'était... Plutôt compliqué comme situation du coup non ? Il appréhendait un peu le jour où il allait devoir la rencontrer, curieusement. Mais le pire allait surtout être les parents, enfin... Certainement. Il savait que les siens avaient hâte mais qu'en était-il des siens à son conjoint ? Tant de stress pour un rien du tout... Et sur ce, il préférait commencer à manger après s'être servit lui et son conjoint, pour tenter de se changer les idées. Mais ça restait en tête donc bon... Par contre même si c'était une cuisine semblant simple, ça restait bon. Lui, n'était pas un grand cuisiner, voir pas du tout alors il était bien content qu'Ichiban sache le faire.

« C'est... Très bon. J'sais pas faire grand chose personnellement en cuisine, il faudra pas m’en demander de trop, si jamais. » Disait-il en observant sa moitié de boulette de riz entamée « C'est bien la seule chose que je me risque pas à faire. »

Bon il exagérait mais c’est parce qu'il n'avait vraiment pas envie de s’en occuper. Le regard un peu dans le vide, il continuait de se remplir l'estomac, commençant à ressentir un léger malaise. Il est tellement pas causant... Il voulait juste pas ennuyer son conjoint à rester comme un zombi à rien dire. Il se creusait la tête avant de dire ce qui lui passait dans la tête.

« Au faite... Je dois rencontrer cette fille, d'accord... Mais... Tu as de la famille aussi ? Parce que moi... Je suis presque sûr que je vais bientôt me faire harceler de messages... J'ai beau dépasser la quarantaine, mes parents sont aussi collants que de la super glu... »

Voilà, c'était dit. Il sentait que si pour Ichiban c'était pareille, alors les réunions de familles allaient être très animées. Et... Au fond c'était une bonne chose, clairement. En attendant sa réponse il engloutissait une x boule de riz et commençait enfin à être calé. Le temps passait et les cartons étaient encore là... Ça le désespérait d'avance. Mais il rangera ça demain, c'est sûr et certain. Il se lécha les lèvres et osait enfin tourner son regard vers son conjoint. C'était encore si étrange... être de nouveau marié. Et lui, c'était son premier mariage, si il avait bien comprit tout le charabia qu'il avait sortie peu de temps avant. À vrai dire, même en ayant eut quelques aventures avec des homme,s ça n'avait jamais duré et... Bah maintenant il devait vivre toute sa vie avec un gars. Mine de rien ça trottinait dans sa caboche qui fonctionnait encore qu'à moitié. Et malgré la fatigue, il réfléchissait beaucoup. Trop, oui. Mais il avait envie de tout savoir de lui.

« Et euh... Comment dire... » Commençait-il à dire en se grattant la nuque. « C'est ton premier mariage si j'ai bien compris ? » Les yeux dans les yeux -il essayait- il penchait légèrement la tête sur le côté « Tu as déjà eus des rapports avec un homme ? »

Ok. Question un peu trop directe pour le coup, non ? Mais il voulait savoir pourtant. Parce que lui qui était pas doué pour les relations humaines, il allait falloir un peu d'aide pour ça... Alors si autant l'un que l'autre n'était pas doué, ça allait... être très corsé. Mais en voyant que sa question semblait trop brusque, il essayait de se reprendre, sans grand succès.

« Enfin, j'veux dire... » Il finissait par aplatir une de ses mains contre son visage, gêné « être sortie avec un homme quoi... Vivre un peu avec... tout ça. Parce que... J'sais pas quel avait été ton rapport avec cette fille... »

Bon... Il devrait se taire maintenant. C'est gênant.
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Voir le profil de l'utilisateur Lun 29 Oct - 15:22

Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Je crois que j'ai pris la confiance.—

Euh ? Euh. EUH.
Tu- Je suis- C'est moi je suis fou ou bien tu viens de genre, me faire m'asseoir à côté de toi ? C'est trooop bizarre. C'est trop surprenant. C'est juste trop de choses. "Va pour le canapé."
J'te regarde dans les yeux et pendant un instant j'imagine qu'on est dans un webcomic, et que les lecteurs sont en mode "wow, la tension sexuelle monte" dans l'espace commentaire et c'est genre insoutenable, sauf que tu te mets à me tapoter la tête et là c'est mort, je me mets à rire nerveusement. Genre, t'es sérieux ou juste perdu ? T'es du genre très tactile en fait, quand j'y repense. La main sur l'épaule, mon poignet, et maintenant ça. T'es définitivement pas né ici pour être touche-touche comme ça. J'irais pas jusqu'à te faire la remarque, parce que même si je vais préciser que ça me dérange pas du tout, je veux pas non plus que t'y repenses à chaque fois que tu comptes me toucher. Dans tous les sens du terme ? Je fais vraiment, vraiment pas exprès de penser à des bêtises pareilles punaise.

Je pensais pas avoir une démonstration aussi vite en tout cas. J'veux dire, le masque c'était déjà méga chelou, mais c'est limite déjà oublié et pardonné. M'enfin. Je te donne la fourchette, moi les baguettes, et on commence à manger. Est-ce que je dois préciser que c'est moi qui tiens le bol et que dès que tu veux piquer dedans, tu dois te pencher un peu sur moi et que c'est agréablement stressant ?

« C'est... Très bon. J'sais pas faire grand chose personnellement en cuisine, il faudra pas m’en demander de trop, si jamais. »

Je t'écoute en finissant de mâcher la boulette que j'ai fait le malheur de mettre entièrement en bouche d'un seul coup, agréablement surpris.

« Eh bien tu pourras déjà faire la vaisselle. »

Je dis ça avec un air presque mesquin.

« Mais euh... merci, ça me fait plaisir. »

Et bientôt, je suis entièrement concentré sur la nourriture, seulement perturbé de temps à autre par ta fourchette. Je sursaute presque lorsque tu rengages la conversation. J'enregistre comme je peux, presque pris au dépourvu. Tu me parles de devoir rencontrer Maya, me demandes si j'ai de la famille et... j'apprends que tu as plus de la quarantaine ? Avoir plus de la quarantaine pour toi, c'est être en plein dedans, ou avoir au moins cinquante piges ? Parce que j'aurais pas dit. Surtout quand je regarde mes cheveux blancs et mon âge...

« Mhm... ne te dis pas que tu dois la rencontrer. Dis toi plutôt que c'est elle qui va te rencontrer, en fait. Elle s'appelle Maya et, y a pas besoin d'avoir peur, elle est cool. Genre, si tu m'aimes bien moi alors tu vas bien l'aimer elle. C'est limite une version de moi plus performante. Sauf niveau cuisine, justement. »

Je glousse un peu.

« Mais sinon oui, j'ai une sœur- une grande sœur, un père, une mère. Ils sont sympas. Même si l'humour de mon père vole pas bien haut, et c'est de lui que j'ai tout appris à ce niveau-là. Tu comprendras des choses en lui parlant la première fois. »

Y a un autre silence qui s'installe, moins lourd que ceux d'avant parce qu'on mange et que c'est... naturel ? Je peux pas trop me goinfrer et parler en même temps. Et puis c'est pas pour me vanter ou quoi, mais c'est vraiment bon, alors forcément je suis absorbé par la bouffe et-

« Et euh... Comment dire... »

« Mhm ? »

Je tourne la tête vers toi, intrigué. Un poil amusé aussi. T'as l'air limite embarrassé comme ça à te gratter la nuque, j'ai vraiment l'impression que les rôles se sont inversés d'un coup et ça me donne envie de rire, un peu. Me demande pas pourquoi. Mais maintenant, j'ai presque plus peur de ce que tu pourrais me dire. C'est comme si t'étais devenu inoffensif à mes yeux.
Tu me demandes alors confirmation quant au fait que c'est mon premier mariage, chose que je valide en hochant de la tête. Sauf que je sens que tu cherches vraiment mon regard et là, mon sourire nerveux refait surface parce que je commence à avoir peur finalement.

« Tu as déjà eus des rapports avec un homme ? »

J'éclate de rire.
Pardon, désolé, mais je- c'est juste-

« Enfin, j'veux dire... »

« Tu demandes ça parce que j'ai fait des boule-ettes ou bien ? »

J'me retiens de rire, une main contre la bouche, te faisant signe de continuer avec la tête.

« Pardon pardon continue. »

Je te laisse donc détailler et en fait, tu me demandes simplement si j'ai eu quelque chose de plus ou moins proche d'un mariage avec un mec. Ouais, ça aurait pu être si simple. Sauf que tu bredouilles un truc que comme quoi, tu me demandes ça parce que tu sais pas quel genre de relation on a, Maya et moi... enfin, je crois ? Ça l'air de te travailler tout ça n'empêche.

« Alors attends. »

C'est dit sur un ton presque impératif mais amusé. Je laisse deux secondes passer pendant lesquelles on se regarde, avant de déposer le bol sur la table basse devant nous, et de me mettre à dire à voix haute ce que je suis en train de faire.

« J'vais me lever; prendre un verre sur la table; me servir du soda... eeet revenir m'asseoir. »

Choses dites, choses faites. Je sirote une gorgée avant de me tourner complètement vers toi.

« Alors euh... ta question me surprend beaucoup. »

Petit gloussement inutile à la Ichiban.

« Mais non, enfin- Oui, je suis déjà sorti avec des mecs, j'ai rien contre si c'est ça qui te fait peur. Par contre j'ai jamais emménagé avec personne, je trouvais pas ça très utile en partant du principe qu'on serait mariés à un moment ou à un autre. J'me suis dit que ça se finirait pas forcément super bien dans tous les cas et j'aime pas spécialement le drama tu vois donc... euh, voilà ouais. »

Deuxième gorgée, plus longue.

« Pour ce qui est de Maya eh bien... je dirais pas que c'est compliqué mais... que c'est difficile à définir avec des mots ? Disons qu'on est meilleurs amis plus plus plus ? Je- Enfin dans tous les cas tu devrais pas t'inquiéter, on a jamais vraiment mis les choses au clair... mais on a discuté du cas de figure où on serait pas mariés l'un à l'autre et, c'est tout bon. Elle va pas essayer de "s'immiscer" entre nous... Quoique. Euhm, dis toi juste qu'elle va pas essayer de foutre la merde. Elle est assez intelligente, mais pas assez stupide pour ça. Et pis on s'aime trop. »

Pendant un instant je l'imagine entre nous, marcher en nous tenant par le bras. L'image est plaisante.
Je souris bêtement en regardant dans le vide, avant de rediriger mon attention sur toi.

« Pour ce qui est des rapports sexuels, je suis paré à presque tout ce que tu voudrais me faire- ou que je te fasse. »

Je suis euphorique sur le moment, j'réussis à dire des choses comme ça sans la moindre hésitation ou nervosité. Je croise même les jambes pour appuyer mon propos.

« Et toi du coup ? Tu es fils unique je présume. Tu as de l'expérience... avec les hommes ? Ça a l'air de te turlupiner. Si ça peut te rassurer, au moins au niveau du relationnel, t'as peut-être un ptit feeling différent mais on reste des êtres humains. C'est pas différent d'avec une femme. Ça dépend de tout un chacun en fait. »

Je pensais pas me retrouver à être celui qui rassure quelqu'un ici. Vraiment.

« Et... je vais un peu réduire sur ce genre de compliments ou ça risque de devenir gênant mais... t'es vraiment trop chou quand t'es embarrassé avec ta main contre ta joue comme ça. »

Est-ce que je fais exprès pour te faire rougir ? C'est très possible. Et c'est mesquin, je sais. Je continue de te regarder en prenant une troisième gorgée, plus bruyante.

« C'est pas grave si tu sais pas quoi dire. »

Comme je suis gentil je vais te donner quelque chose d'autre sur quoi te focaliser. Je te tends le verre.

« Soda ? Je te préviens déjà, poser tes lèvres sur mon verre comptera pas comme le bisou du jour. »

Je sais que je suis difficile à cerner Abraham, mais faut pas m'en vouloir. Même moi j'ai du mal à me suivre parfois. Je dois être trop à l'aise.

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Il n'avait pas spécialement peur de cette fille. Il redoutait peut-être juste lorsqu'ils se rencontreront, même si finalement ce n'était qu'une... amie + + de son conjoint. Et puis, elle aussi ne savait pas cuisiner alors ils avaient au moins un point commun. Il ne savait pas pourquoi il en faisait une fixette mais il était tellement fatigué que tout semblait avoir de l'importance. Par contre, il essayait quand-même d'écouter attentivement les réponses du brun qui avaient elles réellement de l'importance pour lui. Il espérait toujours que ce qu'il disait n'était pas trop bizarre ou incompréhensible. Mais sa famille était visiblement sympa aussi alors, il y avait déjà ça de moins à s’inquiéter. C'était toujours bizarre de rencontrer des beaux parents et belle sœur mais... Il allait s'y faire. Rien que de savoir que ses parents aussi étaient un peu perchés, alors ça suffisait à le rassurer. Il avait l’impression d’avoir de nouveau vingt ans... Par contre, il faisait une drôle de tête lorsqu'il éclatait littéralement de rire à ses dernières paroles. Il ne comprenait pas ce qui était marrant vu comment il avait été gêné de le lui demandé. Il se vexa un peu sans trop s’en rendre compte, fronçant les sourcils. Il fixait longuement le jeune homme qui prenait tout ça à la complète rigolade.

Encore complètement dans le brouillard, Abraham avait du mal à prendre à la légère les sujets qu'ils abordaient. Il avait l'impression d'être un enfant qui se faisait rassurer par son grand frère. Il n'était pas prit au sérieux à première vue... Mais c'est juste qu'il n'avait pas envie de réfléchir plus que ça, alors il faisait la gueule. Il n'était pas en colère contre son conjoint, loiiiin de là. Il comprenait juste pas sa réaction mais au mois il lui répondait. Il avait au moins de l’expérience avec les hommes-et les femmes?- et c'est tout ce qu'il voulait savoir. Quant à la relation avec Maya.. Effectivement, c'était bien complexe. Mais c'était leurs histoires et pas la sienne... Tant qu'elle venait pas, effectivement y mettre son grain de sel, mais après il fallait voir ça à ce moment-là. Il ne savait pas trop comment il pourrait réagir si une situation pareille arriverait... Et il n'y pensait même pas, pour l'instant. Rien ne lui traversait trop l'esprit à vrai dire vu son état... Et il fixait toujours Ichiban avec ce regard presque méchant sans qu'il s'en rende compte lui-même. Il était juste concentré -et un peu vexé-... Et il accentuait son regard en plissant des paupières lorsque le jeune homme parlait de rapports sexuels. Alors là... Lui a toujours été « au dessus » jusque là parce que les personnes avec qui il,couchait, avaient tendance à vouloir être dominés par lui -et il n'a jamais vraiment comprit pourquoi- et puis il n'a pas eut non plus trente six milles relations afin de tester diverses... choses....

Il fut coupé court à ses pensées -et heureusement parce que, erm...- lorsque le jeune homme faisait des suppositions sur sa famille et retournait ses questions. Son regard dur se transforma en surprise, assez légère cette fois. Oui, ils étaient humains malgré tout... Quoi que pour lui... Il ressemblait plus à un mort vivant qu'(autre chose. Il ouvrait la bouche mais la refermait. Il le trouvait réellement « chou » ? Lui ? Avec sa gueule de déterrée ? Il se fichait de lui ou c'était vraiment un compliment ? Son crâne fulminait. Qu'est-ce qu'il devait ire déjà ? Il avait la tête qui tournait d'un coup. Trop d'infos sans qu'il ait pu dire quoi que ce soit. Pas grave si il savait pas quoi dire hein... Tout fourmillait dans sa tête et il était plus que frustré d'être comme un débile à pas trouver ses mots. Il serrait les dents tandis qu'il baissait les yeux, re fronçant les sourcils. Mais merde. Il continuait d’écouter son instinct, relevant sa tête et tendant ses bras -après avoir lâché sa fourchette, bien entendu-. Il prit entre ses mains le visage du brun, agrippant ses joues qu'il pressait lentement en le fixant toujours de ce regard presque trop sérieux pour la situation.

« Je suis. Pas. Mignon. »

C'est vrai, il savait maintenant qu'il n’aimait pas tellement que l'on lui dise ça, il avait toujours cet impression d'être prit pour un con ou un enfant. C'est un homme !... Croisé avec un extraterrestre, oui. Cette soudaine proximité faisait battre son cœur encore un peu plus vite, mais il ne se démontait pas.

« J'ai de l’expérience, oui. Mais à l’époque... J'avais pas cette insomnie de merde... J'étais plus... Vivant, j'imagine. » Il se stoppait, juste quelques secondes. Avant de reprendre sa respiration. « J'ai pas soif... »

Par contre, ça serait Lui qui ferait le premier pas, rien que pour montrer l'exemple. Sa tête toujours dans le creux de ses mains, il enlevait quand même un peu de pression parce que sinon il avait une drôle de tête... Les yeux dans les yeux, il redécouvrait cette petite excitation innocente que l'on ressentait lorsque l'on voulait donner le premier baiser à une personne... Que l’on connaissait à peine. Sa vue devenait flou sous la fatigue qui faisait exploser son cerveau mais il approcha suffisamment sa tête pour prendre d'assaut les lèvres du brun. Aller, on lui cloue un peu le be,c il parle beaucoup trop... C'était pas désagréable mais par rapport à son ancienne épouse, c'était très... différent, une toute autre personne, totalement l'opposée. Mais ce n'était qu'un simple baiser, chaste. En plus de remplir le contrait de l'Incontestable, il se sentait comme gagnant de la première manche ! Quoi, c'était pas un jeu ? Peut-être...

« Désolé mais... Je suis.... Vraiment fatigué. »

Le souffle coupé, il le voyait de plus en plus flou. Et c'est à ce moment-là qu'il se rendait compte que son corps faisait un burnout. Peut-être parce qu'il se détendait enfin après tant de jours à stresser comme pas possible et redouter le pire. Sa tête chutait lourdement sur l'épaule de son conjoint, tandis que ses mains avaient lentement glissées jusqu'à pendre le long de son corps. Un léger tremblement gagnait le corps du plus vieux tandis qu'il fermait à demi les yeux. Merde le con... C'est bien de faire le kéké mais si il peut même pas l'assumer après... Ouep.
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Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Je devrais désinfecter mon pied, mais je crois que c'est ma punition.—

C'est moi ou t'es genre, pas vraiment content ? Tu me lances de ces regards parfois, et j'ai aucune idée de ce qui s'passe dans ta tête dans ces moments-là. J'continue de sourire malgré tout, avec de moins en moins de confiance. J'commence à raviser mon verre avant d'avoir honte, et puis je te vois baisser la tête en fronçant les sourcils. Pour le coup c'est moi qui les fronce. J'ai dit un truc qu'il fallait pas ? C'est très, très possible. J'ai parlé sans presque m'arrêter, parce que j'ai pris la confiance, parce que j'étais à l'aise. C'est dans ces moments-là que je fais pas attention à ce que je dis, dans ces moments-là que je mets mal à l'aise ou que je blesse. Et je sais pas encore quelle connerie j'ai faite mais je- je... je.
Je suis. Entre tes mains. Tu. Je ne comprends pas.

Je me retrouve soudainement le visage entre tes mains, chaudes mais un peu moites. Et je te regarde avec de grands yeux sans comprendre, retenant mon souffle... et puis...

« Je suis. Pas. Mignon. »

Je cligne des yeux.
Euh, d'accord ? Si j'étais pas en train de me demander ce que j'ai fait, je rirais encore, sérieux. Limite j'ai cru que t'allais m'embrasser ou quoi, et tu me sors juste ça. Tout ça pour ça. J'en peux plus. J'me remets à sourire comme un con. Bien que mon expression redevienne plus neutre, lorsque tu te remets à parler. Parce que je te sens moins calme, plus fatigué. Et tu conclus simplement sur le fait que t'as pas soif.

« Ah. D'accord. »

Au moins je me suis pas pris un vent, c'est déjà ça. Par contre... C'est pas tout ça mais, tu peux me lâcher maintenant, je pense. Parce que pour le coup on est obligés de se regarder dans les yeux et, c'est pas que j'aime pas les tiens, mais mon cerveau recommence à partir - littéralement - en couilles. Je risque de faire ou dire quelque chose de débile et j'aurais honte pendant dix ans.

« Tu- »

Je m'arrête très vite parce que je sens que tes mains m'entourent avec un peu plus de douceur, que ton visage se rapproche du mien. Alors je laisse simplement les choses se faire, et à la fin, nos lèvres font connaissance. Boop. C'est que tu dois vraiment lire dans les pensées, parce que je m'apprêtais à demander. Ou bien on commence à être connectés, qui sait ?

« Désolé mais... Je suis.... Vraiment fatigué. »

« Hein ? C- »

Je vois dans tes yeux que tu me regardes plus vraiment, tes mains n'ont plus de force, et le temps que je comprenne ce qui s'passe, t'es déjà en train de tomber sur moi.

« Oh put- »

Pendant un instant j'ai cru que t'allais tomber du canapé, et j'ai instinctivement passé mon bras par dessous le tien, manquant de renverser mon soda dans le même temps.

« A-Abraham ? »

Pas de réponse.
On est là, l'un contre l'autre. C'est tout ce que je voulais mais... là j'ai juste peur. Je prends une grande inspiration en réfléchissant à ce que je suis censé faire. Je me rappelle que la dernière chose que t'ai dite, c'est être fatigué. Et t'es insomniaque. Et t'as des cernes de panda. Ce doit être une syncope bénigne. J'espère que c'est ça. Je suppose que c'est ça. Ce doit être ça. Si t'avais autre chose, tu me l'aurais dit en même temps que l'insomnie non ?

Je tends le bras pour essayer de mettre mon verre sur la table basse, mais j'me vois dans l'obligation de le poser à terre. Je prends ensuite ton pouls. C'est lent, mais régulier. Ce doit être une syncope ouais, chute de tension, je sais pas je suis pas docteur. L'idée de te porter - ou de te traîner - jusqu'à notre chambre m'effleure, mais on a déjà eu de la chance que tu te casses pas la gueule en tombant, si c'est pour te cogner la tête sur le chemin, autant rester là. T'as l'air de bien l'aimer en plus, le canapé. J'commence à t'allonger dessus, seulement pour envoyer voltiger ta fourchette de l'autre côté de la pièce, côté cuisine. Parce que je suis stressé, et que je fais des choses qu'ont pas forcément beaucoup de sens dans ces moments-là. Mais je voulais pas que tu te blesses dessus. T"avais qu'à pas la lâcher là punaise.

J'rallume nerveusement mon ordi que j'avais laissé sur la table basse en allant t'ouvrir et, genoux à terre, j'fais quelques recherches rapides pour bien confirmer le fait que t'es en train de me faire une syncope - sans oublier de reprendre ton pouls toutes les vingt putain de secondes. Une fois sûr de ce point-là, je cherche combien de temps dort en moyenne un insomniaque, sauf que je trouve rien, puisque ça dépend de combien de temps tu dors normalement. Et puisque tu me fais une syncope par rapport au fait que t'aies pas dormi, j'ai aucune idée de si tu vas te réveiller dans une heure, ou dans huit. Je sais pas à partir de quand je suis censé m'affoler.
Et ça m'rend fou.
J'commence à faire les quatre-cents pas dans le salon, mains sur les hanches, les yeux tantôt rivés sur toi, tantôt sur mes pieds. J'me rappelle finalement que t'as pas bu une goutte d'eau de tout le repas, alors je fais la chose la plus intelligente à laquelle je peux penser sur le moment : aller mouiller des mouchoirs et t'éponger le visage. C'est pas très ingénieux mais ça m'occupe.

Bien sûr, je dois aller à la cuisine pour l'eau du robinet, et je marche sur la fourchette parce que j'ai un très bon karma. Je te passe les injures que j'ai lâchées, c'était pas beau du tout. Quand je te penses assez hydraté comme ça, je prends mon portable et je mets plusieurs alarmes. Je prends ton pouls tous les quarts d'heure jusqu'à ce qu'il soit normal, te réhydrate toutes les demi-heures, et si au bout de quatre heures t'es toujours pas réveillé, j'appellerais les urgences.

Je comptais passer le temps sur mon ordi entre chaque alarme mais je reste figé sur le bureau, sans la moindre idée ou envie. J'ai juste la tête à rien. Alors j'allume la télé pour pas simplement rester dans le silence, mais je la regarde même pas. Je fixe simplement un point sur le mur en imaginant d'abord le pire. Puis, une fois un peu plus calme, je me remémore tout ce qu'il s'est passé, depuis le "début". Pour essayer de voir si je rate pas quelque chose. Pis je repense à quand t'étais embarrassé. À quand j'ai ris. C'est horrible quand j'y pense. Parce que si toi t'avais ri quand j'étais désemparé tout à l'heure, j'aurais juste fondu. Ou j'aurais pleuré. J'aurais eu peur. Je l'aurais mal pris.
Mais t'as posé ta main sur mon épaule.

Et moi, j'ai ri.

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Plus aucun contrôle sur son corps. Il était là, complètement impuissant face à son évanouissement pur et simple. Il n'avait rien pu dire de plus qu'il était fatigué, plongeant simplement dans l'inconscience. Après tout il allait bien finir par se réveiller, dans une heure ou deux. Histoire que son corps se repose ainsi que son esprit et qu'il puisse ensuite reprendre complètement ses esprits... Sauf que, cela ne se passait pas tellement comme ça. Il ne savait pas si c'était le changement brusque de vie ou si le canapé était VRAIMENT confortable mais, il ne se réveilla pas vraiment dans une heure ou deux. Il ne le savait pas lui-même parce que le temps semble passer très vite quand on dort mais il ne s'attendait en tout cas pas à dormir autant. Il se passait beaucoup trop de choses pendant qu'il pionçait et que son corps se reposait. Beaucoup de choses qu'il ne voyaient pas et il ne pouvait surtout pas rassurer son conjoint qui était carrément entrain de se faire des films complets sur son état. Il dormait, quelques heures... le temps passait, les heures défilaient sans qu'il ne se réveille.

Mais... Il avait beau bien dormir, il y avait bien un moment où ça devait arriver. Alors qu'il pensait pouvoir se réveiller sans trop de casses, ce rêve arrivait comme un cheveux dans la soupe. Ce cauchemars qu'il détestait faire et qui sans cesse revenait le hanter. Toujours ces même scènes, ce visage. Et c'est à cause de ça qu'il se réveillait toujours en sursaut. Aujourd'hui, ça ne loupait pas... Il se réveilla brusquement, et tellement violemment qu'il n'arrivait même pas à savoir où est-ce qu'il était en se réveillant. Cette lumière blanche lui faisait mal aux yeux et son cerveau était complètement en vrac. Parce qu'après quelques minutes à essayer de remettre ses idées en place, il se rendait compte qu'il n'était tout simplement pas dans l'appartement. Pas sur le canapé, mais dans un lit, une couverture le couvrant à moitié. Il avait du mal à réaliser ce qu'il s'était passé et quel était cet endroit. Merde qu’est-ce qu'il faisait là, on l'avait enlevé ? Il était là, les yeux grands ouverts à pas savoir comment réagir. Il essayait de savoir déjà où est-ce qu'il avait atterrit. Il essayait de se rappeler ce qui s'était passé, ses mains plongeant dans sa chevelure désordonnée.

Cette odeur. Ça sentait l’hôpital à plein nez, est-ce qu'il était réellement dans cet endroit ? Puis, très naturellement tout lui revenait soudainement en tête. Merde. Il s'était complètement évanoui dans les bras de son conjoint, il avait peut-être paniqué et appelé une ambulance. Il avait vraiment cru que c'était si grave que ça pour l’emmener à l’hôpital ? Il s’en mordait la lèvre, s’en voulant d'avoir autant inquiété le brun. Décidément, cette première rencontre avait été vraiment mouvementée. Un mal pour un bien peut-être... Parce que même si il se retrouvait dan cet horrible endroit, il se sentait tout de même plus ou moins reposé. Il aurait peut-être pu dormir encore plus longtemps si il n'avait pas fait ce cauchemars. Ce saleté de cauchemars qui le suivait depuis bien trop longtemps. Il soupirait, passant sa main contre son visage. Et lorsqu'il regardait autour de lui, il se rendait compte aussi qu'il était seul. L'avait-il laissé là ? Ou il était peut-être sortit chercher de quoi boire. Dans tout les cas il ne savait même pas ce qu'il pourrait lui dire. Peut-être qu'il y avait pas eut besoin de l’emmener jusqu'ici ? Ouais non, il avait juste voulu bien faire...

Quelle vie d'être confronté à ce genre de problèmes débiles... Il détestait cet endroit, ça lui donnait des frissons. Il espérait pouvoir directement sortir lorsqu'il verra un médecin... Mais pour l'instant, il se demandait surtout si il allait revoir son conjoint ou si il l'avait vraiment laissé ici comme un con.
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Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Tu le sauras jamais assez,
mais je suis vraiment désolé. —

Tout va bien.
On est arrivés à l'hôpital aux alentours de cinq heures du soir. Un médecin t'as rapidement ausculté, loin d'être impressionné, et il a dit que t'allais très bien. Qu'il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre, et qu'il n'y a pas à s'inquiéter puisque tu ne t'es cogné nulle part. Que tu pourras même sortir au réveil, si tu te sens d'attaque.
Bien sûr, je l'ai fait répéter trois fois, juste pour être sûr de pas rêver.
Il m'a vu boiter un peu, et quand je lui ai expliqué que j'ai marché sur une fourchette, il m'a envoyé un joli infirmier qui faisait un peu la gueule, mais qu'a fait son boulot.

Je suis retourné à la maison en taxi après un peu plus d'une heure, puisque je suis venu avec l'ambulance. Et vu que j'avais oublié mon portefeuille, ça a été toute une épreuve de convaincre le type de me laisser aller le chercher pour le payer. Au final il est même venu avec moi à l'appart', histoire d'être sûr que jm'enfuis pas. Je peux comprendre.

Là, j'ai récupéré mes papiers, parce que je suis sûr qu'ils vont me faire payer un bras le fait que t'occupes un lit et qu'on m'ait mis un pansement au pied. Je me suis rincé le visage, aussi. J'ai soufflé, en fait. En essayant de comprendre tout ce qu'il s'est passé.
Et c'est pas croyable.
J'ai fouillé dans tes cartons, et j'ai pris une veste à toi, pour te l'apporter. Je t'ai pris tes chaussures dans un sachet, aussi. J'pense pas que t'apprécieras le sol froid de l'hosto. J'en ai également profité pour mieux m'habiller moi, parce que j'avais enfilé un t-shirt en partant, mais j'avais un peu froid avec mon short t'imagines bien.

Je reviens avec ma voiture, fringué d'un chandail noir et d'un jean. Je sais que j'ai l'air d'un tebé avec mes lunettes de soleil alors qu'il est dix-neuf heures passées, mais je veux croiser le regard de personne. Je les accroche à mon pull une fois dans le couloir de ta chambre, et j'entre sans frapper. Nos yeux se croisent et je sers un peu plus fort la lanière du sac à dos que je porte sur une épaule. J'ouvre la bouche mais aucun son ne sort sur le moment. Je reste planté là à l'entrée pendant encore deux trois secondes, avant de réussir à dire :

« Tu es réveillé. »

Oui, oui. Tu es réveillé. C'est logique je sais, mais c'est comme si je nous demandais confirmation, à toi comme à moi.

« Tu es réveillé... »

Je le répète une seconde fois, plus doucement, pour moi-même. Je souris très brièvement avant d'avancer d'un pas, de fermer la porte derrière moi.

« Tu te sens comment ? Bien ? Tu... »

Je commence à te harceler de questions, alors que c'est toi qui dois en avoir. Je regarde ma montre, nerveusement.

« Il est vingt heures moins le quart. Je sais pas depuis quand t'es réveillé mais, t'as dû dormir à peu près six heures. Euh... Le médecin a dit que !- que tu pouvais sortir dès le réveil si, si tu te sentais bien et- »

Je ne m'arrête plus.

« Et je t'ai fait un bento, au cas où tu resterais cette nuit ou que- que tu veuilles manger ici. Il parait que la bouffe des hostos est pas très bonne haha... »

Et puis j'avais pas envie d'avoir des frais supplémentaires ou quoi, alors je t'ai pris quelques boulettes de ce midi, que j'ai accompagnées de rondelles de concombres découpées en étoiles, et de deux saucisses cocktail.

« Et je t'ai pris une veste et- et tes chaussures et... et... j'ai pas pensé aux chaussettes je- »

Je devrais me taire là, non ?
C'est drôle. Parce que tout va bien.
T'es réveillé. T'as l'air de comprendre tout ce que je dis. Tout va bien et pourtant...

« DéSolÉ... »

Pourtant j'ai la voix qui part en couille. Pourtant j'ai le cœur qui bat à une vitesse folle. J'ai la respiration qui accélère. Je... Je veux pas te mettre dans l'embarras. Je veux pas t'embêter avec mes problèmes - si au moins j'en avais. Tout va bien, mais je repense à tout à l'heure. À quand t'as été obligé de poser ta main sur mon épaule pour me faire parler. Tu viens de te réveiller, j'ai pas envie de te faire le même manège. Alors résigné, les yeux baissés, je m'approche finalement en boitant. Je prends la chaise dans un coin de la pièce, et je la mets à côté de ton lit.
Je lâche le sac, m'assoies, et je te regarde comme je peux dans les yeux.

« ... Tu te souviens de- de quand je t'ai dit que j'ai des manies, que je ris fort, que je suis bizarre ? Je- »

Je me courbe, la tête dans les mains, les coudes sur les genoux. Je souffle bruyamment.

« J'ai oublié de précisé... mais je pleure facilement pour... p-pas gRand cHoSe... »

Et j'ai honte. Et ça m'énerve. Je fais pas ça pour me rendre intéressant ou que tu me prennes en pitié. C'est juste comme ça que je suis.

« Je vais b-bien, c'est juste que j'ai eu peur alors ça- ça remonte et... »

Ma voix déraille un peu, alors que les premières larmes s'échappent. Je les frotte vigoureusement.

« Ç-Ça va passer... Excuse-moi. »

C'est juste comme ça que je suis...

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Alors qu'il réfléchissait à une possible évasion de cet endroit, son regard s’accrochait à celui de son conjoint qui venait d'arriver. Il s'immobilisait tandis que le brun ouvrait la bouche, commençant à dire tout et n'importe quoi. Il était comme troublé qu'il soit réveillé, comme si il ne s'attendait pas à qu'il soit déjà conscient. Il s'était autant inquiéter que ça pour être dans cet état ? L'ours se contentait de rester silencieux. Il sentait qu son esprit était déjà plus clair, il se sentait beaucoup moins fatigué. Il avait l'impression d'être soudainement un autre homme. Et c'est avec plus de facilité qu'il avait à enregistrer ce que disait son conjoint. Complètement désorienté, à passer par divers sentiments. Son visage était très expressif à cet instant. Abraham fut surpris de le voir réagir ainsi mais il le laissait s'exprimer. Il écarquillait les yeux lorsque ce dernier lui disait l'heure. Il était si tard ?! Il tournait instinctivement la tête vers la fenêtre, voyant la nuit qui était tombée. La vache... Il n'y croyait pas. Avoir dormit autant, c'est inédit. Il était presque choqué d’un tel événement. Sauf que... Bah il n'allait pas dormir de la nuit du coup. Mais pour l'instant, il était plus agréablement surprit d’avoir dormit autant. Il se sentait mieux physiquement.

Sauf que voilà. Ichiban lui, n'allait pas bien. Il le voyait, à ses mimiques, sa voix qui partait un peu à la dérive. Son regard qui en disait long. Abraham lui, ne savait pas quoi faire pour qu'il aille mieux. Enfin si, il fallait le rassurer. Mais... C'était compliqué. Il ne savait pas comment s'y prendre et il craignait encore se comporter comme un daron à son gosse. Sauf que c'était son conjoint et pas son enfant. Il le laissait parler sans être capable de lui répondre, comme au début de leur rencontre. Sauf que là, il avait l'esprit clair, il allait très bien... Mais il y avait toujours ce problème : il était très nul dans les relations humaines. Et il connaissait que trop peu Ichiban. Même si il aurait voulu lui dire un et mille mot pour le voir sourire et avoir de nouveau cet assurance qu'il avait eut avec lui un peu plus tôt. Il le regardait, impuissant. Il était venu avec des affaires, à manger. Il s'était démené pour que le plus vieux aille mieux et puisse repartir avec de quoi se mettre sur le dos et dans l'estomac. Il déglutissait, se sentait mal pour cet homme qui faisait tant pour éviter le spas de travers.

Sa voix partait de plus en plus en couille et il n’en riait pas. Bien au contraire, il se redressait un peu plus, se rapprochant légèrement du bord du lit pour être plus proche du jeune homme qui était entrain de s'enfoncer plus bas que terre, à penser qu'il avait fait quelque chose de grave. Alors que finalement... Non. Abraham avait juste été trop fatigué. Son corps et son esprit se sont mit sur off sans son consentement, c'est tout. Par contre, il se sentait un peu paniqué lorsqu'il voyait le jeune homme vraiment commencer à pleurer. Merde merde merde. Il n'est pas fait pour calmer des gens qui pleure ! Il se tendait, le regardant avec une drôle de tête sans s'en rendre compte. Il s'excusait. Et Abraham comprenait pas pourquoi. Merde, c'était pas lui l'insomniaque, c'était le vieux ! Il hésitait à poser une main sur sa tête mais au dernier moment, il se stoppait.

« Je... Hé. Je vais bien. Ok ? J'ai juste fais... un burnout. J’ai pas dormis depuis quelques jours alors... Voilà. C'est pas de ta faute. Tu as été plutôt d'une grande aide en faite. »

Il l'avait nourrit. Puis après, bien qu’au final ce n'était pas grave, il avait quand même eut le réflexe de l’emmener à l’hôpital au cas où. Et il était là. Inquiet, avec des affaires. Et il craignait que Abraham lui en veuille pour... Quelque chose, il ne savait pas quoi. Peut-être de son comportement censé être bizarre. Il se grattait la tête, cherchant ses mots. Mais voir le jeune homme comme ça, c'était impossible. Il finissait par tendre la main pour attraper des mouchoirs sur le petit meuble à côté du lit afin de le tendre au brun.

« Calme toi. Je ne sais pas pourquoi tu t'excuses, mais vraiment, j'sais pas pourquoi je t'en voudrais pour quoi que ce soit. » Il soupirait, passant une nouvelle fois une de ses mains contre son visage. « Je peux être très... ronchon quand je suis crevé. Et j'enregistre pas tout très bien... Bref. »

Il s'en voulait de pas pouvoir en faire plus pour lui. Mais maintenant qu'il avait tout en place dans le cerveau, il osait moins être tactile. À croire que la fatigue le rendait plus collant.

« Et pour être franc... Je veux pas rester trop longtemps ici. J'aime pas les hôpitaux... Donc la prochaine fois tu me laisse juste dormir, ok ? Enfin, à pars si vraiment je suis au bord de la mort, ce qui ne va pas arriver de sitôt. » Il prit une grande inspiration, finissant par tendre sa main pour pouvoir lever la tête du jeune homme vers lui pour le regarder dans les yeux. « On... Rentre chez nous ? »

Chez nous. Ça lui faisait tellement bizarre de dire ça. C'était... Pas nouveau certes mais, le redire était spécial. Et c'était avec cet homme. Homme qui, même si semblait avoir honte d'être « lui »... Avait ce charme que Abraham n'arrivait pas à ignorer. Il ne voulait pas le voir dans cet état. Et il l'était à cause de lui, rien d'autres. Il retirait sa main, avant de retirer la petite couette pour pouvoir s'asseoir au bord du lit.

« C'est tout aussi bien d'être sensible. Parce que être quelqu'un d’aussi neutre-...Rustre que moi, c'est pas évident tout les jours. Comme actuellement d'ailleurs... Tu te sens mieux quand même malgré tout ? »

Il réussissait tout de même à faire apparaître un léger sourire aux coins de ses lèvres. Aller... Un p'tit sourire pour tonton Abra ? Enfin, pas tonton... urgh.
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Voir le profil de l'utilisateur Ven 2 Nov - 1:28

Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Maintenant j'ai une raison de m'excuser. —

Je sais bien que tu vas bien. Je sais bien que c'est pas ma faute. Je sais bien. Mais j'ai eu peur tu sais ? C'était une peur infondée, dénuée de sens, mais ça m'affecte quand même, et faut bien que ça sorte d'une façon ou d'une autre. Moi, je pleure. C'est comme ça que mon corps fonctionne, j'y peux rien Abraham. J'y peux rien. C'est pas comme si t'étais entré par la porte, m'avait dit bonjour, et étais tombé comme ça. On a eu le temps de parler. On a eu le temps d'apprendre à se connaître - ou d'essayer - un peu. Ça m'a donné le temps d'avoir peur.

Je t'écoute tourner en rond en reniflant un peu beaucoup, et ça me fait culpabiliser. Parce que je te mets dans des situations pas possibles. T'essaies de me calmer comme tu peux, mais c'est visiblement pas ton point fort. Tu devrais pas avoir à faire ça. Si ça tenait qu'à moi, je serais parti au moment même où j'ai senti l'envie de pleurer venir. Mais on doit dormir sous le même toit, et tout le schmilblick. Alors t'es obligé de subir. De me subir.

« Et pour être franc... Je veux pas rester trop longtemps ici. J'aime pas les hôpitaux... Donc la prochaine fois tu me laisse juste dormir, ok ? Enfin, à pars si vraiment je suis au bord de la mort, ce qui ne va pas arriver de sitôt. »

« S-S-Si on pouvait évi-iter une, une prochaine fois... ça m'arrangerai-ais... »

Je tousse un peu alors que ça commence à se calmer à l'intérieur de moi, même si je tremble encore. Je m'essuie le visage avec les mouchoirs que tu m'as donnés. Mouchoirs que je m'étais contenté de serrer très fort jusqu'à maintenant. Si tu pouvais juste éviter de parler de ta mort, tu serais un ange.

« On... Rentre chez nous ? »

T'attires mon attention avec un autre contact qui me surprend presque autant que la question. J'aimerais simplement répondre oui, mais même ça j'en ai un peu peur, alors je meuble.

« Y aura q-quelques papiers à-à signer mais... enfin... »

Je détourne le regard.

« Oui... »

Te revoilà à tourner en rond. Je sais pas trop ce que t'essaies de faire mais, j'aimerais bien t'y voir moi. Y a une différence entre sensible et hypersensible, et elle est juste horrible.

« T'es- T'es pas rustre. T'es juste- T'es juste... »

Tu me souris... ou, tu te forces à me sourire ? Punaise chui désolé, tu devrais pas- tu devrais pas avoir à faire ça pour moi. Pas si vite. Pas dès le premier jour. Pas-

« T'es juste difficile à-à sonder parfois mai-ais.. t'es pas méchaNt tu sAis... »

Et ça repart. J'essaie de sourire moi aussi. J'te promets. Mais... Je suis submergé. Je suis tellement en colère contre moi-même, de te laisser voir ça. De te le faire subir. Alors, à court de solution, je me lève et vient te serrer contre moi, trop fort sûrement. La tête contre ton épaule, les mains qui s’agrippent au tissu. Je suis désolé mais, t'as pas l'air aussi révulsé par le contact que le japonais lambda, et puis on est mariés, alors même si je sais que je devrais pas - pas si vite, pas maintenant - je me permets. Je me permets de rester comme ça, contre toi, à chialer un peu. Je vends pas du rêve je sais. J'aimerais, pourtant.

« Je suis- désolé si, si ça te met encore plus m-mal à l'aise mais je- »

J'ai pas fait exprès ?

« Je suis d-désolé c'est tout. »

Parce que c'est pas une position désagréable. Parce que je suis égoïste. Parce que je suis un peu faible, aussi.

« E-Et je suis désolé d'avoir ri t-tout à l'heure, q-quand tu m'as demandé pour, pour mes rapports avec les hommes. Quand j'étais embarrassé t'as cherché à me comprendre, a-alors que moi j'ai ri. Je- Je voulais pas me moquer mais- »

Je te serre un peu plus fort.

« Ça m'a tellement surpris que- que j'ai ri sur le coup et... »

Je reste comme ça un peu plus longtemps sans rien dire, les yeux fermés. Avant de revenir à mes esprits. Avant de me calmer. Avant de me rendre compte de ce que je viens de faire. Alors je te lâche subitement, avant de reculer d'un pas.

« ...Et voilà. D-Désolé de, pour- de pas t'avoir demander avant de... te sauter au cou... Ç-Ça a dû être gênant... »

Très gênant putain. Je vais en avoir honte toute ma vie. J'ose plus te regarder dans les yeux.

« Je vais... Je vais appeler quelqu'un pour... prévenir que t'es réveillé et... tout payer. Je suis venu avec ma voitu-ure... euhm...»

Je crois qu'à ce stade, tout ce que je dirais rendra le tout encore plus gênant. Autant fermer ma gueule, hocher de la tête et partir.

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Merde, il faisait que des choses qui ne fallait pas ou non ? Il voyait bien que ça semblait pas tant que ça calmer son conjoint et il se demandait bien ce qu'il avait en tête pour réagir ainsi. Il essayait simplement de détendre l'atmosphère mais ce n'était pas ça. Il n'arrêtait pas de s'excuser et ça ne faisait que de tendre l'ours. Il n’aimait pas quand on s'excusait comme ça alors qu'il n'y avait rien du tout de mal qui a été fait.. Il restait silencieux mais cela se voyait qu'il ne savait juste pas quoi dire à force. Il n'avait plus les mots et comment faire face à ce type de gars ? En faite il avait juste à se taire, comme ça ils pourraient vite sortir sans qu'un malaise ne s'installe. Du mal à le sonder hein... Son conjoint était pas mal dans ce domaine aussi. Parce que Abram ne savait pas non plus comment prendre cette situation et comment se comporter surtout maintenant qu'il avait déjà dit tout ce qu'il avait dans la tête. Mais, c'était pas fini parce que le jeune homme finissait par s'approcher de lui pour le prendre dans ses bras. Il ne s'y attendait pas, c'est bien pour ça qu'il avait écarquillé les yeux sans oser bouger d’un seul pouce. Ca ne le dérangeait pas, bien au contraire mais dans cette situation c'était surprenant.

Il se sentait mal à l'aise. Mais vraiment. Il ne savait vraiment pas comment faire pour qu'il se sente mieux. Ses mains restaient là où elles étaient tandis que le jeune homme le serrait un peu plus contre lui, à continuer de s'excuser. Il s’excusait d’avoir rit... Et lorsqu'il racontait, il se souvenait alors de leurs discutions avant qu'il ne s'évanouisse. Oh bah il avait déjà oublié quoi... Ce qui voulait dire que ce n’était pas important. Il soupira pour le coup, finissant par enfin lever une de ses mains pour s'apprêter à tapoter son dos, mais il se détachait de lui avant. Il s’en voulait pour des choses qui pourtant étaient si insignifiante. Mais était-ce pire qu'un homme qui s’en ficherait ce que sentait son conjoint ? Non, bien sûr que non. C'était juste difficile à vivre parce qu'il commençait à lui-même à s’en vouloir de le mettre dans cet état. Et alors qu'il s'apprêtait à partir, il lui prenait les mains pour l’en empêcher. Il avait beau ne pas le regarder, Abram lui, le fixait, les sourcils légèrement froncés.

« Tu t'excuses vraiment, beaucoup trop. » Il soupira, avant de serrer ses mains dans les siennes. « C'est déjà oublié. Je ne t'en ai pas voulu... spécialement. Je ne t'en tien pas rigueur. »

A ce moment-là, un médecin arrivait. Lorsqu’ils les voyaient comme ça, il eut une petite hésitation mais Abraham lâchait alors les mains du jeune homme pour lui faire comprendre qu'il ne les gênaient pas. Enfin, si, mais il fallait pas le laisser repartir. Alors il le laissait lui poser les questions de base et il sentait bien que le vieux ne voulait pas rester trop longtemps. Il lui parlait aussi du traitement qu'il prenait pour son insomnie et tout le reste chiant. Il pouvait ainsi se rhabiller... Il voyait bien qu'il faisait noir dehors et se rendait bien compte qu'il avait gâché toutes ces heures à dormir et à inquiéter le brun. Qui d'ailleurs parlait beaucoup moins maintenant. Mais maintenant qu'ils pouvaient partir autant le faire, pas vrai ? Il posait une main sur son épaule et en un signe de tête, lui disait silencieusement qu'ils pouvaient enfin partir. Il saluait le personnel avant de quitter la chambre. Il ne savait pas quoi dire. Cette situation était assez spéciale et comme cet endroit était pas ce qu'il préférait, il voulait juste partir. Et comme c'était pas suffisant...

Il croisa le regard d'une personne qu'il fallait pas.

Et à ce moment-là, c'est comme si le temps s'était mit à ralentir d'un seul coup. Le père de sa défunte épouse, était là. Marchant dans l'autre sens des deux hommes. Il croisa non seulement sa route mais aussi son regard. Tout les souvenirs remontaient d’un seul coup. Il se rappelait de ce jour où il avait faillit le tuer tellement que la haine et la colère l'avait envahit après avoir enterré sa fille chérie. C'était en partie à cause de lui qu'Abraham s’en voulait autant. C'était aussi une partie qui faisait partie de ses cauchemars. Son cœur ratait un battement. Ce si court instant qui pourtant avait duré que quelques secondes, pour lui s'était passé en quelques minutes. Peu importe la raison pour laquelle il était dans l’hôpital au moment où Abraham et Ichiban y étaient... Il l'avait vu, et l'autre aussi. Son regard se perdait dans le vide tandis qu'un très léger vertige le prenait. Mais il ne tombait pas, il avait juste tangué. Cognant légèrement son épaule contre celui de son conjoint. Naturellement, il avait tourner son regard vers ce dernier. Il pouvait ainsi y lire tout le mal être que ressentait Abraham à ce moment-là. Il eut le souffle coupé, coupant vite le contacte visuel, il reprit son souffle avant d’accélérer le pas. Il fallait qu'il sorte, au moins prendre l'air. C'est dans ces moment-là qu'il aurait bien aimé avoir une cigarette et s’en griller une. Une fois dehors, il prit une grande inspiration, se sentant déjà mieux. Mais ce regard... ça le troublera toujours autant. Il enroulait ses bras autour de lui, frottant légèrement ses avant bras. Lui 'est si chaud habituellement, avait l’impression d'être glacé à ce moment précis.
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Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— Et te faire savoir que je suis là pour toi. —

Mes mains.
T'en prends pas une, mais deux, et ça m'oblige à te faire face, même sans te regarder. J'ose pas, j'ose plus. Je veux pas voir dans tes yeux tout l'embarras que je te cause.

« Tu t'excuses vraiment, beaucoup trop. »

Je me retiens vivement de m'excuser, encore une fois. C'est un réflexe. C'est dans la culture nippone de s'excuser, n'est-ce pas ? Même si ici, ça n'a rien à voir, ce n'est pas par obligation ou par pression extérieure. Je suis vraiment, vraiment désolé. Quand bien même tu devais même pas t'en souvenir, que j'ai ri. C'est sûrement pas la première chose à laquelle t'as pensé en te réveillant, ou en me voyant entrer.

« C'est déjà oublié. Je ne t'en ai pas voulu... spécialement. »

Qu'est-ce que je disais ? Mais même si tu as déjà oublié, ça t'a pas forcément fait plaisir. Je revois encore ton visage, tes mimiques, alors que je te prenais à la rigolade. Je suis content que tu m'en veuilles pas mais, si ça t'a fait mal en quelque part, je voulais juste m'en excuser. C'était pas sympa, surtout quand on compare à ta réaction face à mon tablier, à mon stress, ma peur.

Mes yeux quittent mes pieds, remontent doucement alors que je relève la tête, et un médecin fait son apparition avant que mon regard ne puisse recroiser le tien. Et mes mains, tu les lâches. Ça fait presque froid d'un coup, mais il fallait bien que ça arrive.

Je me range dans un coin de la pièce, dos contre le mur, main dans les poches, sac à mes pieds. Vous m'oublieriez presque si je reniflais pas de temps en temps. Quand vient le moment où tu peux t'habiller, je prends une grande inspiration avant d'approcher, te donnant chaussures et veste sans oser t'aider à les mettre. Tout ça sans un mot ou un sourire. C'est peut-être pour ça que tu poses ta main sur mon épaule. Pour essayer de me réconforter - encore. C'est peut-être naturel, ou juste une habitude. Maintenant que j'y pense, quand t'as dit avoir de l'expérience avec les hommes, je sais pas si ça incluait aussi tout le relationnel, être sorti avec, etc. D'un côté c'était ta question à la base, mais de l'autre t'avais l'air juste tellement perdu... Je ne sais pas. Je ne peux pas savoir. Mais elle est pas désagréable ta main, alors je vais pas me plaindre. Je devrais même peut-être te remercier... même si c'est un peu tôt pour ça ? Je sais pas, j'ai l'impression d'avoir déjà brûlé tellement d'étapes avec toi. Ça fera de mal à personne, une de plus, une de moins...

Et puis y a ce type qu'on croise et, je sais pas toi mais moi j'ai l'impression qu'il nous regarde méchamment. Sur le coup je suis tellement malaisé que je lui sors mon sourire nerveux mal formé - celui qui me donne un air de tebé - et je crois que c'est bon signe, en fait. Je souris pas nerveusement quand je suis mal. J'me sens mieux. J'ai même envie de rire pour le coup, même si je me retiens tant bien que mal.

Et ton épaule bute contre la mienne.
Je me tourne immédiatement vers toi, ne voyant que la fin de ta perte d'équilibre. Il y a ensuite tes yeux, et l'expression de ton visage a beau ne pas être très différente de d'habitude, il y a tout un tas de subtilités qui me crient qu'il y a un problème. Un problème qui n'est pas d'ordre physique ou physiologique.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » est ce que j'aurais voulu te demander, sauf que tu te mets à tracer ton chemin très vite, me laissant presque en plan.

« A- »

Ma voix est trop encombrée sur le coup, j'ai besoin de l'éclaircir. Je me contente alors de te suivre à grand pas, ne voulant surtout pas te perdre de vue. Quand on arrive finalement dehors tu t'arrêtes, prenant une grande inspiration que tu cherches pas à cacher. Je reste en retrait, inquiet, le cœur battant, essayant de comprendre le pourquoi, de comprendre le comment.

Et je veux parler. Te parler. Mais tu te mets à te frotter les bras, comme si t'avais froid. J'ai peur de parler. De te déranger. Mais je veux aussi te comprendre, t'aider.

« Tu... euh... »

J'avance jusqu'à être à côté de toi, en reniflant un peu.

« Je- Je sais que tu veux pas dormir ici mais, si tu te sens pas bien, je pourrais pas te porter mais, tu peux au moins t'appuyer sur moi ou... quelque chose du genre... »

Je ris un peu, c'est nerveux. Je sais que c'est pas ça. Mais je te propose quand même cette aide, au cas où.

« Et euh, s'il y a autre chose... »

Je prends mon courage à deux mains et j'en pose une dans ton dos.

« Comme tu me l'as dit, s'il y a quelque chose qui gêne ou qui ne va pas, on peut en parler donc... enfin, je te demande pas de pondre des romans comme moi mais, tu peux me dire... ce que tu veux bien me dire... enfin... »

Et elle glisse de ton dos jusqu'à ton épaule, lorsque je fais quelques pas pour pouvoir te faire face.

« Tu... vois ce que je veux dire ? »

Je me mets à te frotter doucettement l'épaule, et c'est aussi embarrassant qu'agréable, alors je m'arrête pas. Et j'ai du mal à te regarder dans les yeux correctement en te disant ce que je vais te dire, mais je le fais :

« Et... t'as le droit de... me prendre dans tes bras sans prévenir, si jamais t'en ressens le besoin, un jour. Comme je l'ai fait moi aussi... euh... »

Je te regarde en relevant simplement les sourcils, ressentant l'envie pressante de me rattraper, d'ajouter autre chose.

« Tout ça pour te demander : qu'est-ce qu'il y a, Abraham ? »

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Voir le profil de l'utilisateur Lun 12 Nov - 16:23

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Une fois dehors, il savait que son conjoint allait être inquiet et vouloir ce qu'il se passait. À vrai dire il ne savait pas si il serait capable de lui dire la vérité. Pour l'instant, il tentait de se reprendre, avoir une nouvelle respiration, tenter de rester neutre. Mais après tout ce qu'il s'était passé en peu de temps, c'était difficile de se remettre les idées en place. Et ça ne s'arrangeait pas avec Ichiban qui revenait à la charge, voulant savoir ce qu'il avait. Bien sûr, il avait toujours cette petite maladresse qui le rendait touchant, mais c'était vraiment pas le moment pour qu'il connaisse cette sombre histoire. Il en avait juste pas envie. Et pourtant c'était pas parce qu'il était fatigué et avait la flemme de lui raconter mais... C'était encore trop récent et il venait à peine de le rencontrer. Alors l'emmerder avec ça, c'était pas possible. C'était difficile pour lui, de devoir faire face à cette bouille qui tentait de le rassurer à sa manière. Il posait sa main contre son dos et il se tentait sans vraiment le vouloir. Il se retenait. Il réfléchissait à ce qu'il pourrait lui dire pour ne pas le vexer ou le décevoir. C'est vrai. C'est lui-même qui a dit qu'il fallait le dire quand quelque chose n'allait pas ou dérangeait. Mais ça... Il n'y arrivait pas. Il ne voulait pas avoir l'air d'un monstre ou autre chose de ce genre.

Le regard toujours orienté vers un point invisible, il ne répondait pas aux paroles du jeune homme dans un premier temps. Il l’écoutait sans vouloir lui couper la parole et il voulait pas non plus avoir l'air trop préoccupé. Mais c'était trop tard n'est-ce pas ? Il avait fait peut-être le rapprochement avec l'homme qu'ils ont croisés. Il baissait un peu plus le regard avant de se mordre la lèvre. Ce qui était sûr, c'est qu'il n'allait rien lui dire. C'était trop tôt pour tout lui raconter de ce passé dont il avait envie d'oublier un peu. Ce n’était pas forcément juste vu que son conjoint lui avait tout avoué ce ce qui l'avait tracassé à midi mais... Ça n'avait rien à voir, si ? Il soupirait doucement, posant avec hésitation sa main contre celle de l'homme qui avait glissé la sienne sur son épaule. Il devait au moins trouver le courage de décliner l'aide de son conjoint. Alors que pourtant c'est ce dont il avait besoin.

« Je... » Il relevait difficilement son regard vers le sien. « Je peux pas. Désolé. Je veux juste... Rentrer. » Il re baissait le yeux, tentant quand même de s'expliquer, sans rentrer dans les détails. « On a croisé quelqu'un que je n'avais pas forcément envie de voir... » Chuchotait-il avec difficulté avant de serrer la main du jeune homme.

Mal à l'aise. Rien que d'essayer de s'expliquer il se sentait un peu plus mal. Juste partir loin d’ici l'aiderait à aller mieux et une fois dans la voiture, il pouvait mieux respirer. Mais même dans cet endroit il n'allait ps réussit à dire un seul mot sur ce qui s'était passé. Il attendait juste que le temps passait et qu'ils arrivent e nouveau chez eux. Retrouver l'appartement remplit de cartons. Il passait une main dans ses cheveux, abandonnant son manteau quelque part dans l'appartement. Il était si tard... C'était sûr qu'il allait passer une nuit blanche après avoir dormit autant à l’hôpital. Il essayait de se détendre pourtant, s'imprégnant du calme de l'endroit et de la présence réconfortante de son conjoint. Il se rappelait de la manière dont il lui avait presque sauté dessus pour l’embrasser comme si il avait eut peur de ne pas se réveiller avant minuit. Très bête quand on y pense... Et il ne pouvait pas vraiment l'oublier ce petit détail.

« Huit heures de sommeille... J’ai fais fort ce coup-ci. » Disait-il finalement. Enfin des mots après tant de silence depuis l’hôpital. « Et... J’espère que je t’ai pas trop gêné à... enfin, t'embrasser sans vraiment te prévenir. J'ai sentis que mon esprit divaguait alors j’ai préféré... Anticiper... ? » Gêné, il se mordillait la lèvre inférieure, regardant ailleurs. « Enfin... Techniquement maintenant que l'on est marié y'a pas forcément à prévenir pour ça mais.... J'sais pas... »

Et dire qu'il allait devoir se réhabituer à embrasser au moins une fois par jour... Et puis, il allait devoir se montrer plus affectueux que ça parce que pour l'instant il avait l'air d'un ours mal lécher à être aussi distant. Mais il n'y pouvait rien, il devait au moins s'habituer au jeune homme et ses manie,s sa façon d'être... Ce qui en soit n'allait pas être bien difficile mais bon. Il allait vite se sentir gêné si il n'était pas plus détendu que ça. Il finissait quand même par se rapprocher du jeune homme, soucieux de son état à lui.

« Par contre... Toi tu dois être crevé non ? Avec toutes ces émotions, tout ce que tu as dû faire pour moi hum... » Il se massa la nuque, observant les traits du visage de son conjoint, essayant de voir par lui-même son état « Juste... Si tu veux que je fasse quelque chose pour toi, je peux le faire. »

Il n'avait su comment formuler sa phrase mais il était prêt à l'aider pour quoi que ce soit si ça pouvait lui permettre d'arrêter e faire des efforts pour rien. Et maintenant qu'il était de nouveau seul avec lui... Il se sentait bien mieux.
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Voir le profil de l'utilisateur Mar 13 Nov - 21:24

Tu ne le sais pas
mais je t'aime déjà

— On récolte ce que l'on sème, mon cœur.—

« Je peux pas. Désolé. Je veux juste... Rentrer. »

C'est drôle, j'ai un peu mal sur le coup. Pas même parce que tu veux pas en parler, mais à cause de ton regard, du son de ta voix. Je sens que t'as mal, que t'es mal, et ça me fait mal à moi aussi, en quelque part. Parce que je suis empathique. Ou sensible, comme tu dis. Ça me rend pas la vie facile dans tous les cas.

« On a croisé quelqu'un que je n'avais pas forcément envie de voir... »

Et je repense immédiatement au type qui nous a regardé mal quand on marchait. C'est... C'est un ex-ami ? C'est ton ex tout court ? Ton ex ??? Il a l'air quelques poils plus vieux que toi quand même mais... ça c'est mal fini ? J'ai tout un tas de scénarios qui commencent à se lancer dans ma tête, mais ils s'arrêtent tous au moment où je sens ta main serrer la mienne. Ça me permet de me recentrer sur le plus important : le présent. J'évite donc la gaffe du millénaire et ne te demande pas de précisions. Je lâche juste un truc comme « Je vois », avant d'appuyer ma main un peu plus contre toi. J'ai limite encore envie de te faire un câlin, mais une fois sans prévenir c'est déjà beaucoup, et je viens de te dire que si tu veux tu peux. Alors je me contente de marcher jusqu'à la voiture sans te lâcher la main.

Une fois à la maison, je retire joyeusement mes basques (qui sont certes belles, mais un peu trop petites pour les palmes que j'ai à la place des pieds), et suis agréablement surpris de te voir rouvrir le dialogue, même si j'ai vite fait de tiquer.

« Six heures mon c- euh, je vieux dire- veux dire, oui, six heures. Tu as dormi six heures. Pas huit. »

Je viens mettre ma main sur ma joue, presque devant ma bouche. J'ai failli t'appeler "mon cœur", la boulette de fou. Genre, je t'appellerais pas mon cœur en plus, c'est juste que ça rimait avec "heure" et j'ai un cerveau hyper trop performant je- punaise. Sale con Ichiban. Sale con.

« Et... J’espère que je t’ai pas trop gêné à... enfin, t'embrasser sans vraiment te prévenir. »

Hein ? Attends reprends ça m'intéresse là. Ohw, ça je m'y attendais vraiment pas, et je redirige toute mon attention sur toi, te dévorant presque du regard, t'écoutant avec avidité. Tu finis par te mordiller la lèvre - tu le fais souvent j'ai remarqué - avant de marmonner un truc que comme quoi, tu sais même pas si tu devrais t'embêter à me dire ça puisqu'on est mariés. Et là je glousse un peu.

« Excuse-moi excuse-moi je me moque pas mais..! À chaque fois je m'y attends pas et je finis par rire, c'est naturel chez moi ! »

Je presse mes mains avec mes joues. Euh, mes joues avec mes mains.

« Je crois que je rougis... »

J'arrive pas à m'arrêter de sourire.

« E-En tout cas... c'est vrai que je préfère moi-même demander, au moins pour le premier baiser mais... pour tout t'avouer... tu m'as embrassé quelques microsecondes avant que je ne te demande si je pouvais le faire alors, j'étais vraiment agréablement... surpris sur le coup, même si tu t'es endormi juste après et que ça a cassé un peu le truc. »

Ça y est, je rougis, ça se voit peut-être pas, mais moi je sens tous mes vaisseaux sanguins s'agiter au niveau de mon visage. C'est terrible. Je crois que j'ai pris mon accent un peu gay en plus, punaise. Calmons-nous Ichiban, calmons-nous.

« Donc culpabilise pas pour ça ou quoi hein, j'aime être surpris pour... ce genre de choses, de toute façon. J'ai été un poil déçu, mais je comprends parfaitement que t'aies pas voulu faire tout un échange de salive dès la première fois, c'est normal. »

Je glousse une fois de plus après cet aveu.
La bienséance, le bon sens, tout ça tout ça je présume. Ou peut-être que tu voulais pas avoir l'air d'un pervers en manque. Je comprends t'inquiète pas.

« Par contre... Toi tu dois être crevé non ? Avec toutes ces émotions, tout ce que tu as dû faire pour moi hum...  »

J'hausse timidement les épaules. Crevé, j'irais pas jusque-là mais... Sûrement en fait. Pour l'instant j'me sens d'attaque, mais au moment où ma tête rencontrera l'oreiller ce sera la fin, ouais. Malgré tout, je suis comme qui dirait... touché, par toutes ces questions. Cette préoccupation que tu as à mon égard. J'ai pas tellement l'habitude qu'on s'inquiète pour moi, ça me fait encore drôle par moments.
Agréablement drôle.
Et puis vient la fameuse phrase.

« Juste... Si tu veux que je fasse quelque chose pour toi, je peux le faire.»

Sur le coup je suis sans voix. C'est juste tellement...

« C'est... C'est gentil. »

Très gentil.

« Très très gentil. Vraiment. Euh... »

Tu me diras que ça va de soi, que c'est normal "après tout ce que j'ai fait". Je peux le concevoir mais... Je sais pas. Je sais pas si c'est la façon dont tu l'as formulé, si c'est comment t'as passé ta main sur ta nuque avant de le dire, ou si c'est simplement parce que c'est toi et que je suis un imbécile trop amoureux mais... je trouve ça juste adorable.
Je glousse.

« Dans ce cas, ferme les yeux et bouge pas. Ce sera pas très long, promis. »

Mon sourire perd de son innocence au moment où tu baisses tes paupières. Je m'approche d'un pas léger, et vient doucement poser mes mains sur tes hanches. Je peux sentir ta respiration sauter au moment où je m'incruste.

« J'ai remarqué que tu te mords souvent les lèvres quand... t'es gêné, ou embêté par quelque chose. Je trouve ça chou. Tu remarqueras que c'est pas toi qu'est chou, mais ta manie de te mordre les lèvres, monsieur "je ne suis pas mignon". Ça m'a surpris ça aussi d'ailleurs. T'aimes pas ce genre de compliments ? »

Je te parle comme si de rien n'était. Comme si j'avais pas les mains posées sur toi, arpentant poliment ton corps. Je les fait remonter doucement vers ton grand buste, vérifiant de temps à autre si t'ouvres pas les yeux. Je les fais finalement se diriger vers tes côtes, et là...
V e n g e a n c e .
Tu te souviens de quand tu m'as chatouillé alors qu'on connaissait à peine nos prénoms ? Je te renvois l'ascenseur mon cœur.
AH ! J'ai encore dit "mon cœur" punaise ! Pas de ma faute si ça rime aussi. Dans tous les cas c'est bien fait pour toi. Tout à l'heure j'aurais jamais osé, mais maintenant que j'ai au moins l'impression de te connaître un peu mieux, je me permets, et j'y vais pas de main morte.

« Voilà, ça, c'est fait. »

Je recule d'un petit pas, tout fier, avant de retirer mon haut sans aucune pression. La pudeur et moi ça fait trente-deux.

« Dooonc... moi je vais me laver, si tu me rejoins pas dans la douche le bento est toujours... »

Je le cherche du regard.

« ...Dans le sac que j'ai lâché par terre à côté de la porte. Je laisse beaucoup de trucs dans l'entrée, j'vais essayer de faire des efforts. Y a déjà une fourchette dedans, au cas où. »

Fourchette que j'ai achetée aujourd'hui pendant que tu comatais. Sur le coup je voulais que tout soit vraiment parfait, et j'ai cru que faire du shopping me changerait les idées. Au final ça m'a plus stressé qu'autre chose, mais les fourchettes sont trop magnifiques donc ça valait le coup. T'sais, les petits manches colorés avec des têtes d'animaux kawaii sur le bout. Y en a une ours, une crocodile, une canard, et une requin. Devine laquelle est dans ton bento qu'on rigole.

« Et je compte pas aller dormir de suite après ça et toi non plus je pense, donc on se... reverra très vite ? Même si j'ai surtout pris du retard sur mon travail en fait. Dooonc... je te laisse ! »

Et je t'adresse un dernier sourire exagéré avant de filer vers... notre chambre. Ce n'est qu'une fois tout nu dans la salle de bain que je daigne demander en passant ma tête par la porte :

« Sauf si tu veux qu'on mange ensemble ?! »

Cerveau hyper performant ouais.
J'ai un cerf-volant, plutôt.

(c) oxymort

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Voir le profil de l'utilisateur Mer 14 Nov - 13:51

And I am aware now of how
Everything's going to be fine one day
Too late, I'm in hell, I am prepared now,
Seems everyone's going to be fine
One day, too late, just as well…

Seems everyone's going to be fine

Il avait bien vu que ça avait rendu mal le jeune homme qui devait bien se demander ce que le vieil ours avait. Mais chaque chose en son temps n'est-ce pas ? Il lui dira ça plus tard quand il se sentira prêt... Pour l'instant ce n'était pas trop le cas, et il voulait se reposer l'esprit avant out. Et être chez soit c'était plutôt agréable même si il devait maintenant s'habituer à son nouveau chez lui. En espérant qu'il fasse pas le coup de retourner dans son ancien chez lui en rentrant du taff... Ce serait balo et il sentait que ça allait forcément arriver. Six heures de sommeille ? Ah. Il aurait cru plus... Enfin bon, à deux heures près, c'était la même pour lui. Tout ce qu'il voyait c'est qu'il n'allait pas dormir de la nuit et allait être obligé de rester au pieux à se faire chier. Il faudrait vraiment qu'il pense à acheter un ordinateur portable pour s’occuper sur le net... Et pendant qu'il pensait à ça, Ichiban gloussait avant de répondre à ce que l'ours lui avait dit au sujet du baiser. Bon, ben il semblait pas du tout gêné par ça donc c'était tant mieux. Il l'aurait même demandé si il n'avait pas fait le premier pas... Il était clairement entrain de rougir et réagir comme un adolescent après son premier baiser. Finalement c'était marrant de le voir comme ça fallait avouer... Ca faisait du bien une discussion détendue et aussi plaisante. Il avait presque envie de lui pincer la joue mais il s'y résignait.

« Je vois... Très bien, dans ce cas plus besoin de prendre de pincettes. »

Il avait dit ça d'un air le plus naturel au monde. Lui ne pensait pas du tout forcément aux pelles et autres choses de ce genre mais à l'avenir il pensera à pas se prendre la tête à demander ou autre juste pour un simple baiser... Au moins ça. Par contre il ne s'attendait pas à qu'il soit aussi surprit que Abraham lui propose de l'aide pour quoi que ce soit. Cependant, il pouvait bel et bien faire quelque chose même si... Fermer les yeux c'était quand même étrange. Alors il haussait simplement les épaules, s’exécutant. Il se sentait con à rester debout avec les yeux fermés mais il risquait pas de s'endormir donc ça va... Il sentait le jeune homme s'approcher de lui, avant de légèrement tressauter lorsque les mains du brun se posèrent sur lui. Ça ne le dérangeait pas, bien au contraire, juste un peu surprit. Il l’écoutait en fronçant légèrement les sourcils. Oui bon... Il ne faisait pas attention à ce qu'il faisait la plupart du temps... Et il se mangeait les lèvres sans jamais faire attention. Il voulait répondre à ça mais il sentait les mains d'Ichiban bouger et il scellait sa bouche tandis qu'il se demandait bien ce qu'il voulait faire.

Son souffle se coupait et c'est que lorsque ses mains se dirigeaient vers ses côté qu'il comprit. Mais ce fut trop tard vu que le jeune homme se mettait à l'assaut de ses côtes. Sauf que... Si il s'attendait à que Abraham se débatte en éclatant de rire ou juste en le suppliant d'arrêter, il eut une toute autre réaction qui allait être... terriblement gênante. Surtout pour lui en faite. Si pour beaucoup c'était sensible et provoquait des rires incontrôlés, lui ne pouvait s'empêcher de toujours sortir une sorte de gémissement de surprise mêlé à un petit plaisir coupable. C'était heureusement pas d'une voix aiguë et pas du tout virile mais dans tout les cas ça prêtait à confusion et directement il avait ouvert les yeux tandis que son corps avait sursauté et frissonné. Il se pinça les lèvres tandis qu'il avait légèrement écarquillé les yeux du style « non, c'est pas vrai, je viens pas de gémir comme si tu m'avais touché le zboob »... Il se sentait con parce que si il n'aurait pas fait le coup à Ichiban, ce dernier n'aurait pas eut l'idée de le faire aussi et maintenant il allait encore se poser mille et une questions voir faire des suppositions... Et vouloir très certainement recommencer.

Il ne disait plus rien, car e toute façon le jeune homme tait fier de ce qu'il venait de faire et laissait pas le temps à l'ours de dire quoi que ce soit. Mais le voir partir prendre sa douche était rassurant parce qu'il allait pouvoir calmer son cœur qui tambourinait contre sa poitrine et faire descendre la température de son corps. Ouais...Ils se reverrons... A pars si il mettait trop de temps à se laver. Il hochait simplement la tête tandis qu'il ,reprenait sa respiration. Lorsque le jeune homme disparu de son champs de vison, il soupira, lonnnguement... Il s'apprêtait à repartir lorsqu'il entendait la question du jeune homme.

« Évidemment que l'on mange ensemble. »

Il disait ça comme si c'était une évidence mais c'est vrai qu'ils avaient déjà partagés un repas ce midi alors ils avaient remplis aussi l'un des contrat du jour de l'Incontestable. Mais même, il était assez bien éduqué pour attendre un minimum son conjoint pour manger avec lui malgré l'instant très gênant qui venait de passer... Il se contentait d'aller fouiller dans les cartons pour se vider l'esprit et s'occuper. Mais il n'allait rien ranger pour l'instant, il n'en ressentait pas du tout l'envie. Par contre, il prit les affaires d'Ichiban dont le bento qu'il apportait dans la cuisine, il prenait ensuite soin de prendre son gros plaid pour aller ensuite s'installer sur le canapé, s'enroulant dedans. Il n'avait pas forcément froid mais il aimait bien ce genre de confort... Ichiban allait vraiment croire qu'il était in love du canapé. Mais c'était plus confortable que sur une simple chaise. Qu'il croyait pas qu'il avait gagné la manche... Il s'était peut-être vengé mais il n’allait pas le laisser faire comme ça ! Mine de rien l'ours avait sa fierté et il voulait pas rester sur cette histoire de gémissements gênants. Il grognait d'ailleurs tout seul comme un gosse, enroulé dans son plaid avec seuls ses pieds qui en sortaient.

Silencieux, il avait fini par sortir son portable et voir tout les messages qu'il avait reçu. Sacrés parents... Il n'avait pas spécialement envie de leur dire qu'il avait fait un passage à l’hôpital... Alors il envoyait un message en mentant un peu. Il aimait pas ça mais il était sûr que la mère allait appeler en catastrophe et ils allaient le prendre pour un fragile. Il levait les yeux à cette pensée, avant que son portable ne lui glisse des mains... Et qu'il pestait, essayant de récupérer l'objet à terre, sans grand succès.

« Hmppfffff..... »
feat. Ichiban
Blblbl
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