Carmine S. Bellandi
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le Mar 16 Oct - 16:17
par Carmine S. Bellandi
C’est ton chat qui a récupéré la lettre. L’a bouffée, pour être plus exact.

Bon, l’a mise en charpie, soyons honnêtes.

Tu peux pas vraiment lui en vouloir en vrai, les seuls trucs que tu reçois d’habitude c’est des vieux prospectus gras et de piètre qualité, là au moins il avait un peu de standing et de matière sur laquelle s’acharner, un peu plus de corps. Il a dû être surpris, le con.
Après tout, plus personne n’envoie de lettre de vos jours, pas même le fisc. Tout se fait par mail et par pop-up, par rappel inopportun directement dans vos téléphones et vos écrans, les citoyens à portée de clic et les clients des montagnes de données accessibles à tous, bienvenue dans les joies du 22ème siècle. Et puis le papier, c’est des arbres, et il en reste si peu de vos jours, plus personne devrait oser y toucher, pas vrai ? Mais bon, les gouvernements et l’écologie.
Parait que c’est pour faire plus romantique. Une lettre, comme à l’époque tant idéalisée de la peste noire et des MST à tous les coins de rue. Du rose, parce que les gens en charge sont des abrutis finis, quels que soient les pays.

Des confettis roses, en l’occurrence.

Tu observes les miettes se baladant sur le sol sans trop savoir quoi en foutre. L’idée de les ramasser pour reconstituer le bordel t’effleure mais tu ignores combien de mots Ellis a pu bouffer et le connaissant c’est sûrement les plus importants. Tu pousses les restes de la lettre du bout de ta chaussette pour faire un petit tas bien rangé, secouant ton pied pour faire tomber un bout resté accroché.

Tu entends la course des pattes contre le sol avant de voir la bête et c’est déjà trop tard quand tu repères sa fourrure. Ellis s’est déjà jeté dans ton super petit tas bien rangé et course les bouts de papiers dans l’entrée comme le démon possédé qu’il est.

Foutu mongol de chat.

*

Tu parviens à sauver la troisième lettre in extremis. Une chance que tu te sois murgé la veille au point de finir comateux sur le canap, sans énergie pour aller t’écraser sur ton lit en slalomant à travers les cartons à moitié faits.

Ca miaule et ça feule et ça fait cliquer ses griffes de partout contre la porte et le sol en béton. Great, tout ce qu’il te fallait pour dorloter ta parfaite gueule de bois à huit heures du mat’ un dimanche. Tu te lèves et tu dégages Ellis de l’entrée d’un léger coup de pied dans le flanc, assez pour le faire lâcher la lettre et s’en prendre à ton jean, jusqu’à ce que tu le ramasses à deux mains pour le jeter sur son vieux fauteuil. Il se vengera sûrement en pissant dans les serviettes de bain propres, t’en doutes pas.

Tu récupères la lettre à moitié laminée et l’ouvres. Bon, le texte officiel a méchamment souffert et il manque des mots ici et là mais l’adresse est quasi intacte et l’information qui t’importe le plus est lisible elle aussi. Le prénom a disparu derrière un coup de griffe mais tu lis parfaitement que tu gardes ton nom. Et putain, tu sens un poids insoupçonné disparaître, te rendant une respiration que tu n’avais même pas remarqué s’échapper.
Tout ça pour te laisser tranquillement en compagnie de ta migraine et du reste de toutes les pires appréhensions de ta vie.

*

« Allô ? … Ouais, j’y suis, ouais, bordel c’que cette connerie d’immeuble est haute … Quelle heure ? … Putain t’es chié, tu vas vraiment me laisser poireauter pendant trois heures pour trois cartons de merde que- Nan tu sais quoi, laisse tomber, j’vais choper un chaland dans la rue et faire sans ta sale gueule … Oui, Bo m’a planté aussi à l’instant … C’est ça marre toi … Ouais, va crever. »

Ayez des potes qu’ils disaient.

Tu glisses ton portable dans la poche arrière de ton jean d’un geste passablement énervé et observes la rue. Pas grand monde pour un lundi. Peut-être que le fait qu’il soit six heures du matin joue un peu.

Même à deux mains, et une paire d’yeux empruntée à un étudiant un peu flippé mais ayant su monter la garde sur tes quelques possessions pendant que tu te tapais les aller-retours, il t’aura fallu moins d’une demi-heure.
Oui, t’avais vraiment pas besoin d’aide, au fond. Mais t’aurais quand même préféré pas être seul pour ça. Encore moins toujours ivre de ta déprime paniquée de la veille, qui avait mis Bo ko.

Tu récupères le sac de transport d’Ellis des mains de ton étudiant look out. Un merci, un de rien, et il repart faire sa vie pendant que toi, t’es censé commencer la tienne.

Au moins, l’appart est sympa. Et meublé, thank God. Tu poses un bol d’eau sur le comptoir de la cuisine pour ta vermine à quatre pattes et tu déballes quelques cartons d’affaires pour pouvoir prendre une douche. Le déni fait bien les choses. Le déni fait en sorte que tout te paraisse encore normal tant que personne d’autre n’aura franchi la porte d’entrée.

La douche est ultra clean et ça te met de bonne humeur. Tu siffles faux sous le pommeau puis, une fois récuré, sentant le savon au lieu de l’alcool de bas étage et un peu plus réveillé après ta nuit blanche, tu te glisses dans un vieux bas de survèt’, serviette sur la tête, clope au bec, et vas te faufiler sur le mini balcon. Super upgrade comparé à ta dernière piaule, ça.
Appuyé sur la rambarde, tu déplores quand même le fait d’être au premier. Pas que tu kiffes spécialement les hauteurs, puis quand on voit des chantiers aussi souvent que toi on apprend à se méfier de la solidité des tours aussi monumentales que celle-ci (70 putain d’étages, sérieusement ?), mais être aussi bas voulait dire être très, très proche du niveau de la mer. Avec la commémoration du tsunami s’éloignant tout juste dans vos rétroviseurs, la perspective d’une nouvelle vague à cette piètre hauteur de vie te glaçait très sereinement les sangs.
Arrête d’y penser.

Une dernière latte et tu dégages ta clope dans la rue en contrebas d’une pichenette distraite. Tu penses à fermer la baie vitrée en entendant Ellis miauler quelque part dans l’appart et tu te vautres de tout ton long sur le canap, tapotant tes doigts sur le sol pour attirer le démon rayé essayant de se faire passer pour un chat. Il rapplique en vitesse, saute sur ton bide, y enroulant ses neuf kilos de muscles et de poils bien sagement pour votre instant sieste.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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posté
le Sam 20 Oct - 23:06
par Harumi Hohental
Comme chaque matin, même ceux où je n'avais pas cours, mon horloge biologique m'a réveillée bien plus tôt que nécessaire. Pour moi ce n'était pas plus mal, j'avais toujours un paquet de truc à faire dans la journée. De la couture, des répétitions, raconter mes histoires pourries, bref, il fallait se lever tôt pour respecter ce cahier des charges que je m'imposais moi-même. Le casque sur la terre et la brosse à dent dans la bouche, je me baladais en dansant dans la maison en essayant de pas faire tomber de dentifrice par terre au passage. Puis en manquant de me béner la gueule contre la table, j'ai vu un tout petit paquet d'enveloppes pas ouvertes dessus. A la fois par curiosité, et pour emmerder Sif, j'y ai jeté un œil. Et tout en dessous, il y avait une lettre rose. Rose sa maman même. Le même rose qui a coloré mon visage deux secondes après que je réaliste que ça pouvait être pour moi. Brosse à dent en suspens, je me suis jetée dessus pour l'ouvrir sans même faire gaffe au destinataire.

Et là j'ai recraché tout mon dentifrice sur la lettre. Littéralement pour le coup, c'était pas une image.

« Mais merde j'suis conne ! » que j'ai bavé. J'ai débarbouillé le tout comme j'ai pu pour vérifier ce que je venais de lire. Je n'avais pas halluciné, Sif se retrouvait marié à un homme et perdait même son nom de famille au passage. Oulala que j'ai pensé, le connaissant, ça, il allait vraiment pas apprécié, et moi j'pourrais le faire chier avec. Ça lui apprendrait à se foutre de mon appareil dentaire. D'ailleurs, je n'avais aucune idée d'où il se trouvait et quelque part je m'en fichais un petit peu. J'avais en tête d'aller jeter un œil à notre nouvel appartement avant que son nouveau mec s'y trouve. Je suis aller finir de me brosser les dents, me suis habillée en vitesse, ai mangé un croissant un peu dur parce qu'il datait de la veille et zou ; adresse dans le GPS, direction la grande ourse.
Non pour le coup ne cherche pas, il n'y a aucun sens. Et quant à mes affaires, je comptais sur Sif pour bien tout déménager. De toute façon je n'avais plus grand chose depuis que j'étais partie de chez M'ma.

Et quelques temps plus tard, je me retrouvais devant une tour immoche et mense. Le papier indiquait le deuxième étage et j'étais un peu triste. Parce que quitte à habiter dans un truc comme ça, autant pouvoir profiter de la vue de tout en haut, même si ça nous coûte une cinquaine de minute d'ascenseur. J'ai recopié le code d'entrée, et je suis quand même montée par l'ascenseur, pour faire genre.

C'est pendant cette cinquaine de seconde que j'ai commencé à réaliser ce qu'il se passait. Sif allait être marié. Je me disais que si ça se trouve, il voudrait pas et qu'il finirait par finir en prison, me laissant de nouveau toute seule pour survivre. Et en me disant ça, je me suis dit qu'il pourrait encore plus le faire rien que pour me faire chier. Que j'allais partager mon espace vital avec un type complètement inconnu, je n'avais même pas pensé à aller voir sur internet pour repérer sa tête. Ça allait être mon beau-frère et ça s'trouve il se prendrait pour le beau-père. Je me demandais ce qu'il allait advenir de moi, mais surtout de la santé mentale de Sif. Ça allait peut-être être l'occasion de fuir indéfiniment chez Peneloppes.

J'avoue, ça n'a pas duré que cinq secondes, ça aurait été beaucoup trop court pour que tout ça me passe par la tête.

Mais durant ce laps de temps, j'avais complètement oublié la possibilité que le keum en question se trouve déjà dans l'appartement. Je suis rentrée en trombe en m'oubliant dans la musique de mon casque. J'ai à peine eu le temps de trouver ça super beau que j'ai aperçu quelqu'un sur le canapé. Enfin, des jambes seulement. Mais j'imaginais qu'elles appartenaient à quelqu'un et que Sif ne s'était pas retrouvé marié à une paire de jambes, alors je dis quelqu'un. Sinon oui, les jambes DE quelqu'un si tu préfères. D'ailleurs, les miennes ont commencé à un peu trembler sous l'effet du stress, mais par ma fameuse formule magique « 1,2,3, zou ! », je me suis reprise.
« Bonjour ? » que j'ai demandé, car bonjour peut être une question. L'idée m'est passée à l'esprit quelques secondes que ça pouvait être Sif. Puis après avoir réfléchis je me suis dit que ce n'était sûrement pas possible vu que c'était moi qui avait ouvert la lettre. Puis je connaissais bien les jambes de Sif, et elles ne leur ressemblaient pas.

« C'est toi Machin ? » Oui je m'en fichais un peu de le respecter, ce n'était pas mon mari après tout, et surtout, j'avais complètement oublié son nom.
Carmine S. Bellandi
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posté
le Dim 11 Nov - 21:25
par Carmine S. Bellandi
On peut dire des tas de choses sur ta gueule. Que t’as l’air aimable, puis aussi que t'as l'air aimable comme une porte de prison, que t’es prompt aux conclusions hâtives, que tu souris beaucoup mais que tu dis pas grand-chose ou que t’as le bagou d’un arracheur de dent. Que t’es un bon coup, que tu baises comme tes pieds, que t’es un gentleman et le pire fils de pute de la ville. Les avis divergent à peu près autant qu’il y a de langue pour les raconter.
Mais y’a quelques trucs sur lesquels tout le monde accorde ses violons. Tu parles peu de toi. T’es sympa pour de vrai, parfois. Que tu vendrais père et mère sans broncher. Qu’au final, t’es toujours sur tes gardes.  

T’es pas un mec qui aime se faire surprendre.

En témoignent nombre de joues bleuies et de nez cassés. En témoigne le sursaut un peu brusque qui te réveille de ta somnolence en entendant la voix fluette. En témoigne les griffes trop longues d’Ellis qui trouent ton manque de t-shirt et se plante directement dans ton torse comme des putains de harpons sous la surprise de voir le matelas entrer en plein séisme. Putain ça pique.

Tu choppes ton chat et tu le jettes sans vergogne -et sans violence- par-dessus le dossier du canapé, t’attirant un crachement haineux avant qu’il ne déguerpisse dans la chambre. Il a l’habitude. Et il retombe sur ses pattes la plupart du temps de toute façon.

T’as autre chose à faire que penser à ce putain de chat.

Tu te redresses assis sur le canapé, jetant un coup d’œil à la personne derrière la voix fluette. On va pas mentir, t’as le cœur qui bat à cent à l’heure, suffisamment fort pour risquer de passer à travers les p’tits trous qu’Ellis y a fait, t’en es certain. Mais tu montres rien de tout ça. Rien du stress, rien de l’appréhension, ni de la fatigue ; d’ailleurs le shoot d’adrénaline que tu te prends dans le palpitant s’occupe bien de cette dernière. Tu dévisages cette gamine blonde et tu te dis que c’est sûrement une erreur. Tu mets quelque secondes avant de percuter que c’est de la déception.
Tu percutes tout aussi vite qu’elle doit l’être aussi et tu décides de pas trop lui en vouloir d’être une chiarde qui devrait encore dans les jupes de sa mère plutôt que dans cet appart avec toi. Après tout, elle a rien demandé.
Mais si elle commence à chialer, tu réponds plus de rien.

« Carmine, ouais. »

Tu te lèves et choppes un coin de la serviette encore à ton cou pour tamponner les griffures perlantes de sang. Des fois tu te demandais vraiment ce qui t’avais pris de récupérer ce cataclysme sur pattes. Mais t’as cette moue agacée et résignée à la fois qui laisse entendre que tu regrettes pas vraiment.

Laissant retomber le coin de serviette, tu te plantes devant la môme, sourcil haussé. Très blanche et très blonde, petite et menue. Vraiment pas ton genre. T’aimes bien ses yeux, au moins. Tu lui choppes le menton en t’inclinant vers elle, lui volant un baiser rapide avant de continuer ta route vers la cuisine. Baiser du jour fait. Ça de moins à gamberger avant que vous vous lanciez dans les présentations, parce que tu te sentais clairement pas la patience de la voir s’effaroucher pour un truc insignifiant.
Elle a les lèvres douces, t’aimes bien.

« La chambre est par là si tu veux poser tes affaires. » Un vague geste de main vers l’antre refuge d’un Ellis en rogne. « J’vais avoir besoin d’un verre je sens. Tu veux un truc ? Café, thé ? J’imagine que t’es pas encore légale pour le reste. » Putain, elle faisait quand même super jeune, vraiment pas tes bails ces conneries. Tu te sors une bière, lançant la bouilloire de l’autre main avant de te tourner vers elle. Elle ?

« C’est quoi ton nom ? Mon chat a bouffé les lettres, j’ai eu droit qu’à l’adresse. »

Voilà. Keep it simple. Simple, honnête et sans prises de tête. Pas besoin de paniquer, une chose à la fois et vous vous en sortirez sûrement très bien. Ca va le faire.

Ouais, ça va le faire.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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posté
le Lun 19 Nov - 21:32
par Harumi Hohental
Le type s'est levé. Il ressemblait à... un type. En fait je m'en fichais pas mal puisque ce n'était pas moi qui lui était mariée.

«Carmine, ouais. »

Et ça, c'était la raison pour laquelle je ne me souvenais plus de son prénom, il était tout moisi et il ne venait certainement pas d'ici. Mais ça encore, je m'en fichais pas mal. Moi ce que je voulais savoir c'était où était ma chambre dans cette histoire et si le monsieur allait m'embêter pendant mon séjour ici ou pas. Et j'ai vite eu ma réponse quand il s'est approché de moi avec sa serviette sur lui. Je m'attendais à, je sais pas, une poignée de main ou quoi. Du coup je lui ai tendu la mienne avec un air un peu « euh ouais ok gars ». Et là ce gros con m'a attrapé le menton et avant que je ne puisse réagir m'a volé un baiser. Oui, je dis bien voler, car il faut savoir que c'était mon premier. Alors je ne suis pas du tout du genre romantique, bien loin de là vu mon comportement dans les quelques pauvres histoires que j'ai eu. La preuve en est que justement, je n'avais jamais embrassé quelqu'un.

Je suis restée bouche bée quelques instants. Avant de m'indigner complètement, le coupant dans sa prochaine phrase.

« Wa wa wi wa ?! Je l'ai poussé avec mes petits bras. C'est quoi ton problème tu comptes te taper toute la famille Hohental ? Le mariage c'est avec mon frère, j'ai une tête à m'appeler Seyfried ? Je me suis essuyé les lèvres avec dégoût. Et t'as intérêt à pas l'avoir tué avec ton vieux baiser moisi là, j'espère que ça compte pas comme tromper, parce que sinon je te bute avant que ce soit la milice, c'est clair ? Je l'ai poussé de mon chemin pour aller vers la direction qu'il indiquait avant que je le coupe. Par là la chambre, c'est ça ? » lui ai-je demander rhétoriquement.

Et c'est en explorant un peu l'appartement que j'ai fait une morbide réalisation. Il n'y avait qu'une seule chambre à coucher. Ce qui impliquait le fait que j'allais me retrouver reléguer au second plan. « Second plan » signifiant canapé dans une pièce sans intimité. Oui, j'étais déjà folle amoureuse de ce mariage pourri, alors je n'imaginais même pas la tête de Sif quand il lira la lettre pleine de dentifrice à la maison.

« Mon nom c'est Harumi Hohental, je suis la petite sœur de ton mari. Et j'habite avec lui, alors faudra me supporter un moment. De ton côté faudra changer ta façon de dire bonjour. »

Il m'avait aussi parlé de truc à boire en se servant une bière, alors j'avais bien l'intention de l'imiter, âge légal ou pas. Je m'en suis donc servi une que j'ai ouvert d'un coup de briquet, avant de me diriger vers la fenêtre pour aller fumer une cigarette. Il m'avait vraiment foutu les nerfs de débilus.

« Tu verras, mon frère est encore plus sympa que moi, surtout avec les gens qui m'embrassent. », que j'lui ai dit avant de sourire, imaginant déjà la réaction de Sif quand je lui dirais qu'il m'a embrassée.
Seyfried Bellandi
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posté
le Mar 25 Déc - 20:54
par Seyfried Bellandi
Les mains tremblent. Il a l’impression que le sol tangue autour de lui. Sa poitrine se serre, ses entrailles se rétractent, l’angoisse et la colère viennent nouer sa gorge en une insidieuse tension. Il a envie de vomir tout ce qu’il lui reste de conscience et de partir tuer ce type qui lui a tout volé en à peine dix secondes. Carmine Bellandi, hein. L’étrangler, sentir sa trachée rompre sous ses doigts et enfoncer ses pouces dans sa mâchoire jusqu’à atteindre le cerveau.

En attendant, ses poings froissent la lettre poisseuse de dentifrice anti-tartre. Mais il ne le sent pas, il ne voit plus rien tant sa colère croissait à vue. Assourdi par les battements dans ses tempes, le simple fait de garder l’équilibre relève presque de l’exploit. Enfoiré. Pour une fois que quelque chose allait bien dans sa vie. Avec Harumi, avec Havari, avec le boulot même. Il n’a fallu que quelques calculs et un péquenaud passant par là pour tout envoyer en l’air. Manquant de souffle, noyé de panique, il se rattrape de justesse sur le radiateur du salon.

Respire, Sey. Respire. Même si là, tout de suite, on dirait plutôt le taureau qui mugit avant d’envoyer balader le toréador. A force, on en finit par oublier que le mariage est une maladie contagieuse ici-bas. Ça lui était totalement sorti de la tête, tout japonais qu’il puisse être, et la surprise est une source de colère comme une autre en l’occasion. Il ne veut pas y aller. Plutôt mourir que d’y aller. Faire l’autruche ? Les mauvaises langues auraient crié au fuyard, lui préférait parler d’oubli stratégique pour profiter de ses derniers instants de liberté. Car il est vrai que niveau anguille, il est plutôt doué Seyfried. Un petit whiskey pour la peine. Meilleur ami du trouillard.
Il hésite à envoyer un sms à Havari mais le destin décide pour lui et fait tomber le téléphone de ses doigts tremblants. Et il jure à en perdre un poumon alors que l’écran commence un remake de Matrix sous ses yeux fous.

« MERDE. PUTAIN DE BORDEL DE MERDE. »

Le verre se brise en mille morceaux par terre, un poing serré se perd contre la cloison. Une fois, deux fois, trois fois, il se retrouve sanglotant par terre comme un gosse perdu.

« Fait chier… »

Il a envie de ne plus être là, de se réveiller d’un immonde cauchemar et envoyer bouler tout ce système à la con. Il a envie de revoir Havari, ce petit bout d’âme qu’il ne veut pas perdre pour rien au monde. Et surtout, ne pas penser à l’avenir. Parce que la lettre n’est que le premier pas. Il y a encore bien d’autres marches après pour se casser la gueule.

Il serait bien aller voir sur les réseaux, histoire de mettre une tête à claque sur le connard qui vient bien de tout envoyer en l’air. Mais son téléphone aurait pu lui déclencher une crise d’épilepsie en deux minutes dans son état actuel, alors inutile d’y penser. Inutile de tenter quoi que ce soit, après tout il est bien posé, là, à apprécier encore les quelques instants de répit qu’on veut bien lui accorder. Maintenant qu’il est lui aussi entré dans le programme des mariages, il s’attend à voir débarquer la milice à tout instant.

En fait, il aurait bien attendu là jusqu’à la fin de la semaine s’il le pouvait. Voir débarquer les poulets et leur gerber sa haine au visage, leur coller des pains jusqu’à ce que leurs mères ne puissent plus les reconnaître. Se remettre en jambes avant de retrouver son cher époux en cellule et se faire accuser d’assassinat avec préméditation et tutti quanti. Oh, oui, il serait bien resté prostré là jusqu’à la dernière minute. Mais il y a ce dentifrice sur la lettre et l’absence de piaillements intempestifs partout dans l’appartement – Harumi a dû tomber sur la nouvelle et s’être déjà cassée voir ce que ça donne.

Mais si ça se trouve. L’autre, là. C’est peut-être un gros con sur tous les plans.

Peut-être que c’est un ancien tueur en série.

Pire, un pédophile ?

Et s’il pense qu’il est marié avec Haru, par erreur ?

Non, parce qu’elle a un peu une tête à s’appeler Seyfried quand même, avec sa poitrine toute plate et son air renfrogné.

Et puis on lit de tous dans les journaux.

Ou sinon, encore pire. Est-ce que son absence ne donnerait pas une occasion en or à la sœurette pour se débarrasser de lui sans laisser de trace ? Elle a juste à raconter ses salades au type et hop, direction l’échafaud, même pas besoin de passer par la case prison. Il lui fait confiance hein. Mais dans la limite du raisonnable. Et avec le temps, il a quand même développé de légers instincts paranoïaques.

Ses haut-le-cœur le forcent à se lever et déverser toute sa bile et son angoisse dans les chiottes. Putain. Il sait exactement ce qu’il doit faire, ça a été martelé dans son crâne depuis des années sans discontinuité. Il sait étape par étape tout ce qu’il lui incombe mais il est incapable d’esquisser le moindre geste. Il ne veut pas de tout ça. Il a juste envie de partir quelque part dans un pays où les Carmine sont bannis, c’est trop demander ?

Mais la petite voix de la raison hurle à pleins poumons dans ses oreilles de se reprendre en main. De s’habiller avec les premiers trucs qui lui tombent sous la dent et de partir. Tout sauf la prison, qu’elle s’évertue à répéter. Tout sauf la prison. Et plus la distance de sécurité est grande, mieux il se porte. Tout sauf la prison, alors il met un pied devant l’autre et sort de l’appartement, de l’immeuble, de la rue. Un automate. Un robot qui a la boule au ventre et qui ne sait exprimer ses peurs que par la violence.

Il aurait aimé tout descendre en bloc. Dire que le quartier, c’est de la merde, que l’immeuble, c’est de la merde aussi et que les gens du voisinage, ils sont tous merdiques. Mais c’est tellement propret, simple, lambda. Il n’y a que des petits vieux souriants aux balcons et des mômes qui braillent avant d’aller à l’école – ou au centre aéré, ou tout simplement se faire foutre pour ce qu’il en a à cirer. Scheisse. Aucune raison de râler.

Doublement Scheisse. Ça le rend encore plus vénère

Devant la porte, il s’arrête. Inspire. Expire. Retient un éternuement et se râcle la gorge. La nervosité, le malaise, la peur, l’angoisse, ça lui faisait un très mauvais cocktail dans les veines. Il se sent prêt à frapper tout ce qui bouge. Et pas besoin d’être un génie pour savoir qu’il y a mieux comme mood pour rencontrer son nouvel époux.

La poignée lui brûle la main. Pas le choix. La porte s’ouvre. Peut-être qu’il aurait pu attendre demain. Ou le jour d’après ? Ou rester prostré toute la semaine contre un mur, comme il l’avait envisagé. Il n’est pas prêt du tout, il panique.

Pas un mot, il entre dans l’appartement avec la gorge nouée. Il voit Harumi clope au bec, ça aide un peu. Il voit un intérieur bien trop design pour être chaleureux. Il voit plein de meubles à balancer contre tous les murs mais, surtout, il voit aussi sa future cible.

En une fraction de seconde, tout retombe.

Tout.

Il avance, tranquillement.

Bien trop calme.

Extrêmement serein.

Et comme les animaux blessés qui mordent quand ils sont acculés, son poing va directement s’écraser contre la pommette du voleur.

Meurs.

Meurs.

- Va bien crever, connard.

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Alcool, coups et blessures ♪ Faites péter les sutures ♫ 181202111716271804

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posté
le Mar 1 Jan - 16:52
par Carmine S. Bellandi
T’as cette seconde de latence où tu manques d’échapper un rire. Marrante la blague, vraiment. Très drôle. Ouais, y’a cette lueur d’hilarité incrédule qui s’embrase dans ta poitrine, aussitôt soufflée par la bise acérée de la panique. De l’incompréhension. De la colère, aussi. Et puis de la peur, pesant de plus en plus lourd à vouloir te filer la gerbe.

Comment ça son frère.

Un truc casse. Tu penses que c’est quelque part en toi et ça te surprend parce que, franchement, il y reste plus rien à briser, du moins c’est ce que tu te dis à chaque fois qu’un mur s’effondre. C’est le dernier, c’est fini, après ça ça ira.
Panique pas, Mino. C’est qu’une bouteille de bière.

« Puttana troia. »

Tu baisses les yeux sur les morceaux de verres éclatés à tes pieds nus, sur la flaque ambrée glissant au sol. Le premier truc qui te vient à l’esprit c’est que t’aurais bien aimé la garder, cette bouteille, car t’as une envie furieuse de balancer quelque chose à la gueule de la gamine soudainement. Le second c’est qu’il faut que tu nettoies ce bordel fissa pour pas qu’Ellis vienne s’ouvrir le ventre sur les tessons. Il est capable de se rouler dedans le con, tu le sais. Il l’a déjà fait.
L’habitude prend le dessus, la répression violente. Tu cherches une serpillère sans un mot pendant que la gosse va fumer sa clope. Tu calcules même pas qu’elle parle encore. A vrai dire, tu trouves qu’elle ouvre déjà beaucoup trop sa gueule.

Elle ment. Elle dit ça pour échapper à sa réalité. Elle ment. Elle ment, c’est pas possible. T’es tombée sur une de ces gamines tordues désillusionnées qui croient encore que quelqu’un viendra les sortir de la merde de leur engagement avec un inconnu. C’est forcément ça.

Tu dégages la serpillière imbibée dans un coin de la cuisine, au moins les morceaux de verre sont écartés, et tu retournes te prendre une autre bouteille. Fais quelque chose de tes mains. Sinon, tu sais comment ça va commencer. La paralysie lente, l’impression de ne plus pouvoir bouger, de ne plus rien contrôler, l’affaissement de toute capacité de penser puis l’effondrement complet. Le sol qui s’ouvre, les poumons qui se noient et- dai, Mino, dai. Prends une gorgée, ou trois ou dix, et ça ira mieux.

Un coup sec et la capsule de bière finit sa course dans l’évier. Elle a pas fini de rebondir que t’as déjà le goulot à la bouche. Et avec tes œillères, le tintement résonne plus fort encore que le sang battant à tes tempes et tu n’entends pas la porte d’entrée s’ouvrir.

Tu le vois arriver du coin de l’œil. Ce type blond et trop grand.

Elle ment.

Tu reconnais la haine quand tu la croises, elle te colle aux basques depuis l’enfance. Tu connais ce regard, tu connais cette tension. Et putain, tu les lui retournes avec tout autant de dégoût.

Elle ment.

La bouteille valdingue sur le comptoir et finit sa course -intacte- dans l’évier, la fin de son contenu disparaissant dans les égouts tokyoïtes. Tu manques te casser la gueule à cause du sol glissant mais les réflexes te sauvent la mise. Ca, et l’envie furieuse de défoncer cette salope de gamine que tu reconnais un peu dans le visage de ce type.

Elle ment putain.

Tu lui retournes son salut, phalanges s’emplâtrant dans son œil droit sans retenue. Et ta main s’ouvre, les ongles griffant sa tempe avant d’agripper un bout de tignasse blonde. Tu serres, tu tires. Sa tête rebondit sur la bar et tu la choppes au vol pour être certain qu’elle y reste, doigts s'enfonçant dans les côté de sa nuque, lui écrasant la face contre l’établi, ton autre main lui chopant le poignet pour lui tordre un bras dans le dos à un angle tout sauf sain.

« Pezzo di mierda. Touche-moi encore et j’te pète ta putain d’épaule. »

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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posté
le Mar 1 Jan - 18:11
par Seyfried Bellandi
Il a une sale gueule le con. Enfin, du peu qu’il en a vu en tout cas. Parce que ce n’est pas en cinq secondes qu’on se fait une idée claire de la tronche de quelqu’un mais c’est ça le problème, c’est tout sauf clair. Il n’est pas raciste, Seyfried, absolument jamais. Même quand, la bouche pleine de loukoums, ils se retrouvaient en bande de cinq ou six pour se foutre de la gueule des autochtones - parce que rire en pleine nuit dans le désert de Gobi, ça réchauffe aussi sûrement que toute la gnôle qu’ils s’enfilaient. Même quand, en plein métro de Tokyo, il insulte les Tchongs de tous les noms - ils ne se sont pas emmerdés à se faire des visages différents, il ne comprend pas pourquoi il se ferait chier à leur inventer des prénoms.

Il n’est pas raciste, il n’aime simplement pas les autres. Mais faut dire que leurs bizarreries là, ça n’aide pas non plus à rester stoïque. Alors il en rigole, vaut mieux. Si tout le monde était normal, on se ferait bien trop chier.

Après, quand il est question mariage, c’est différent. Plus qu’à espérer que ça ne sera pas couscous tous les jours non plus. Parce qu’il en avait déjà soupé pendant des années, rien que la vision du bol lui donne des nausées à présent. Pas pire que les onigiris, s’il était tombé sur un japonais il l’aurait bien étouffé avec son riz gluant trop cuit. Le pire était évité, maintenant il n’y avait plus qu’à faire avec le plan B de la loi de Murphy.

En soi, ce n’est pas dit que le bol de couscous ne finira pas dans sa sale tête un jour ou l’autre.

C’est fou tout ce qu’on peut penser quand on se fait écraser la tête sur le plan de la cuisine.

Il ne s’attendait pas à une riposte, aussi. Scheiße, le connard sait répondre en plus.

Scheiße, vraiment ?

« Geil, grogne-t-il. Und jetzt, stirb »

Le connard sait répondre. Espérons que ça offrira un peu de challenge.

Même si la clef de bras, ça fait un peu pitié Arschloch.

D’un mouvement de hanches, il parvient à créer du jeu dans la prise et à se décoller du plan en marbre – en se luxant un peu l’épaule au passage mais qu’est-ce que c’est face au plaisir de déglinguer un connard. Il passe le bras en avant, déséquilibre un peu l’abruti et renverse la prise en forçant sur le coude pour éviter qu’il ne lui mette de coup en douce. Ça serait tellement facile de le foutre par terre. Appuyer sur l’omoplate, mettre un pied dessus et le rouer de coups au sol. Mais il veut plus. Il veut le défoncer à grands coups de poing et déchirer, briser entre ses doigts. Le gars ne desserre pas sa prise sur ses cheveux, ça fait mal mais pas assez. Pas assez, Arschgesicht. Il va te falloir mieux que ça, hein.

Il envoie son genou cogner côte, torse, ventre. Une fois, deux fois, trois fois. Tiens, voleur. Tiens, prends, souffre, meurs. Si seulement tu pouvais mourir. Si seulement il avait le courage de le tuer, celui-là. Mais il ne peut pas. Il ne peut pas, Scheiße.

Harumi, dehors. Il la regarde. Dans l’élan, il perd l’équilibre. Comme ses mains sont encore agrippés à l’autre, rien ne prévient la chute. Alors il se casse la gueule et entraîne l’autre avec lui. Scheiße. Scheiße, Scheiße, Scheiße.

Sur le dos, tête la première. Ça le sonne deux longues secondes.

« SCHEIßE ! »

Alors il lui colle un coup de coude dans la tête pour rétablir l’équilibre.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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posté
le Mar 1 Jan - 20:20
par Carmine S. Bellandi
Bout de souffle, souffle court, coup de pute.
Ca explose derrière tes côtes, ca irradie dans tout ton torse. C’est douloureux, sans surprise, et en un sens tant mieux. Ca coupe à vif dans toutes les pensées et émotions parasites pour ne laisser que la colère face à l’injustice, face à cette putain de farce.

On aime à croire que les bastons au corps à corps sont toujours pensées, construites, visualisées. Que dalle. Certaines le sont. Les niakwés et tous leurs styles de combat sur tatami le sont, souvent. A l’inverse, l’arrachage de gueule impromptu dans une cuisine l’est rarement. Il s’agit juste de faire mal. De toucher quelque chose, de cogner un truc, de mettre un impact. C’est plus proche d’une bagarre de cour de récrée que d’autre chose, quand on y pense. Le jeu en moins.

La chute te prend par surprise en même temps que ce connard mais t’éprouves une joie vicieuse au son dur de son crâne s’explosant contre le sol. T’espères le sentir s’évanouir, t’espères qu’il s’est ouvert le crâne et qu’il mourra bien commodément, mais t’as la sensation primale que ce sera loin d’être aussi facile. Le coude qui t’ouvre joyeusement l’arcade te le confirme, de même que ton poing le frappant à la gorge.
Et c’est pas grand-chose, deux secondes. C’est vraiment pas grand-chose. C’est aussi une éternité quand tout n’existe qu’à travers un shoot d’adrénaline pure. T’entends la gamine se précipiter vers vous. Tu l’entends gueuler. Tu vois la serpillière juste à côté de la couronne de cheveux blond que tu empoignes toujours. Tu vois ton sang qui tâche le sol et sa sale gueule. Y’a le bol d’eau d’Ellis, tombé, qui a roulé un peu plus loin. Non, deux secondes c’est vraiment rien.
Juste assez pour que ta main libre arrache un tesson de verre de sous la serpillière.

Tu tires violemment sur les cheveux blonds, tu sens une mèche s’arracher, lui dégageant la gorge et y pressant le tesson. Et tu persifles à voix basse, le souffle court et les yeux dangereusement alertes.

« Dai, apri la tua fottuta bocca per vedere, figlio di puttana*. »

La gosse est là, et elle beugle. Tu lui craches sans quitter l’enfoiré du regard.

« Casse-toi, ou je lui troue une deuxième bouche. »

Casse-toi, sinon une fois que j’en aurai fini avec lui, c’est toi qui va prendre.

Tu contemples l’idée de le buter. De presser un peu plus sur ton pouce et de laisser le tranchant acéré s’enfoncer dans la peau pâle jusqu’à la couper nette, une jolie ligne traversant la carotide. A moins que tu ne le poignardes juste. Tentant, mais les chances de survies sont plus grandes.
Ca te révulse. T’es loin d’avoir tout assimilé. T’es loin de vouloir le faire et tu le feras probablement jamais, préférant faire le mort face à la réalité, peut-être boire jusqu’à enfin en crever pour faire en sorte d’échapper à tout ça. Le déni, le refus, l’aveuglement. Même face au fait que derrière tout ce que tu te racontes, tu n’iras jamais aussi loin, peu importe à quel point la situation te donne envie de te tirer une balle. Cette idée aussi tu la contemples, depuis plusieurs années. Mais t’as pas survécu à toute cette putain de misérable vie pour partir comme un lâche. Que la vie aille se faire foutre.

Ca te révulse. Plus que si ça avait été une mineure. Plus que si on t’avait marié à un clebs. Et la proximité, la dureté tout sauf féminine, ça te fout la gerbe.




* Vas-y, ouvre-la ta putain de bouche pour voir.

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posté
le Mar 1 Jan - 21:52
par Seyfried Bellandi
Ça a peut-être cogné plus fort qu’il ne le pensait au départ. Et peut-être que le whiskey du matin avait tapé un poil plus dur qu’attendu. Le double, triple, quadruple whiskey – il n’avait pas surveillé tant il se noyait déjà dans son dépit. En plus, il semble être tombé sur un sacré numéro. Du genre de ceux qui ne sont drôles que pour les abrutis et dont on sort forcément déçu.

Au fond, tout au fond de lui, Sey pleure. Les longues années de liberté volée l’ont rendu confiant, bien trop confiant. Maintenant, il contemple la cire fondue de ses ailes perdues lui brûler les mains avec aigreur. Le goulot d’étranglement a bien fini par l’achever, au moins n’aura-t-il plus d’épée de Damoclès sur la tête pour le menacer à tout va. Non, elle a disparu en le traversant au passage. Adieux, Seyfried. Il n’a plus envie de rien, sinon de récupérer sa vie d’avant.

Avant de voir ce gros con de rital. C’est vrai qu’ils sont bien basanés là-bas aussi. Adios les tajines, bonjour à vous pizzas et spaghettis. Moins pire, mais toujours à chier. Sauf que l’autre ne fait rien. Littéralement rien. Oh, il a réussi à envoyer Harumi balader, bravo monsieur vous apprécierez bien votre médaille en chocolat hein, faire peur à une gamine de seize ans ça demande tellement de bravoure, encore bravo. Mais à part ça, l’océan de l’indécision semble l’avoir englouti sans faire de survivant.

Les secondes passent. Ils restent comme deux cons à se fixer dans le blanc des yeux. Un lâche. Il est tombé sur un lâche, ça fait plaisir. La machine l’avait jugé compatible avec un couard, son ego en prend un coup en plein orgueil. Il le fixe de toute sa rage, de toute sa haine. Il le fixe avant de pousser un grand soupir et de le dégager d’un mouvement de hanches. Quelle lavette. Il se lève, remet ses vêtements à peu près bien et essaie de faire rouler son épaule luxée. Aïe.

« Par contre tu vas causer meilleur à ma sœur la prochaine fois, Hurensohn. »

Ça le démange de lui décocher un nouveau coup de pied. Peut-être qu’il y a quelques années, il l’aurait fait. Il aurait tout mis en œuvre pour l’éliminer, mais là… Seyfried est las. L’adrénaline semble être retombée d’un coup, ses mains tremblent comme jamais. La respiration saccadée, tout ce qu’il souhaite maintenant c’est un verre de mauvais whiskey. Ça et une clope loin de sa sale tête de Schwein.

« Putain, pourquoi y a que de la vieille binouze ici ? »

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posté
le Dim 10 Fév - 13:45
par Carmine S. Bellandi
Le verre s'enfonce dans la peau jusqu'à ce familier point de rupture, quand la chair se fend comme une bulle sous la pression et le tranchant d'une lame. On est vraiment peu de chose. Le sang perle sous la coupure, en une ligne droite et nette le long de la gorge malmenée. Putain de bordel de merde. Si y avait pas cette foutue gamine derrière la porte, tu aurais sûrement pu le tuer, ni vu ni connu. Ce serait pas la première fois, tu sais te débarrasser d'un corps et pour que la foutue machine des niakwés te foute une brute aryenne de trois mètres dans les pattes c'est que les options sans casier judiciaire ne devaient jamais arriver. Tu te dis qu'il manquerait sûrement à personne et l'espace d'un battement du palpitant, tu cours le long d'une réalité alternative qui te fait de l'oeil, tentante, très.
Mais y'a cette gamine.
Sa soeur. Qu'est-ce qu'elle fout là, sa fille de chienne de soeur, dans tout ça ?

Tu laisses le tesson t'échapper et le balances dans la serpillière quand la montagne humaine te dégage sans ménagement, baissant les armes. Parce que qu'est-ce que tu pouvais faire d'autre. Tu te relèves et ignore la menace comme un roi. Choppant un des torchons propres et bien pliés qui étaient déjà là avant que t'arrives, tu le fous contre ta paume mordue par le verre. Tu serres le poing pour l'y garder et ramasses le bol d'Ellis de l'autre pour le reposer sur le comptoir. Tu devrais t'assurer qu'il va bien, ce chat de l'enfer. Puis ça te ferait pas de mal de t'éloigner cinq minutes pour faire le point avec toi-même et bien comprendre l'ampleur de la merde dans laquelle tu te trouves. Comment ça va, Carmine ? Oh, pas mal, pas mal, ma vie vient d'être foutue en l'air sans retour possible, et toi Carmine ? Imotep, imotep, j'envisage l’homicide volontaire comme job à temps plein, on m'a toujours dit que j'avais un avenir prometteur devant moi.

Un coup d'oeil sous le torchon pour vérifier la plaie nette et tu te casses de la cuisine sans lui répondre. Bière de merde pour accueil de merde dans une vie de merde. Toi tu trouvais ça plutôt adéquat.
Tu rejoins la chambre en quelques pas, dégageant les sacs de la môme dans le salon. Tu pressentais la squatteuse en titre. Règle numéro un, ne jamais laisser la vermine prendre ses aises.
Tu jettes un coup d'oeil dépité à Ellis, dormant comme un putain de loir sur le lit, pas dérangé pour un sou. Chat de merde aussi, tout concorde. T'enfiles un t-shirt propre, éventrant l'un de tes sacs à la recherche d'un paquet de clope. Tige au bec, roulette du briquet. Tu tires un latte d'une main un peu trop tremblante en t'asseyant sur le bord du lit, fixant la baie vitrée donnant sur le balcon.

Et merde.

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posté
le Mar 19 Fév - 22:34
par Seyfried Bellandi
Incroyable.

Mais quel connard.

Je te hais.

Je te hais tellement.


Et ça tourne en boucle, en boucle, en boucle. Ça se répète dans sa petite tête tandis qu’il fixe de ses grands yeux écarquillés les petites bouteilles soigneusement alignées devant lui. Déjà c’est quoi cette putain d’aberration, l’enfant impie de l’erreur marketing et de la mort du bon goût. Et puis qu’est-ce que ça fout là, surtout ? Parce qu’à un moment, à force de le lui presser ça dans le crâne à grands coups de marteau-piqueur scolaire, il avait fini par croire un tout petit peu que la machine savait un minimum ce qu’elle faisait. Et si elle pouvait se planter sur le partenaire, au moins elle était censée faire les choses bien sur le mobilier et toutes ces merdes là. Leur donner de quoi pas crever la dalle les premiers soirs. Tout le nécessaire pour un emménagement réussi, qu’ils disaient. Putain de naïf. Elle est bien belle, la propagande.

« Mais c’est quoi cette merde, Scheisse. »

Il prend une bouteille, la regarde de plus près. C’est peut-être une blague de très mauvais goût élaborée entre les huit cœurs d’un processeur au bord de la dépression. Il gratte le coin de l’étiquette mais une partie de lui n’y croit déjà plus vraiment. A raison.

Mais quel trou du cul avait bien pu mettre de la binouze zéro pourcents chez lui. Enculé.

« Me dis pas qu’il est halal en plus, qu’il commence à réfléchir en grommelant dans sa barbe. Mais quel connard. Mais quel connard. Du zéro pourcent. Il va se la prendre entre les dents, cet espèce de gros con. Arschloch. »

Un regard plein de haine se glisse vers la chambre. Il n’a qu’une envie, faire disparaître le nouveau cancer de sa vie. A grands coups de chimiothérapoing dans sa tête métastasée.

« Continue de fumer à l’intérieur et je te pète la mâchoire en rentrant, hijo de puta. »

Sur un malentendu c’est sa langue de barbare spaghettis. Aucune idée - à part peut-être celle de le faire chier un maximum alors même qu’il s’en balançait bien que leur piaule empeste la clope froide.

Et là-dessus, il balance la bouteille dans le placard et se relève pour se tirer de ce nouveau foyer merdique.

Les parties communes de l’immeuble sont toujours aussi propres, les jardins entretenus, les morveux heureux. Et Sey qui marche entre eux comme un chien dans un jeu de quilles. Si ça se trouve la puce est défectueuse. Ils l’ont confondu avec une grognasse docile qui kiffe les pétunias de sa race. Ou un petit puceau prof d’école, il n’en sait rien, mais rien ne pouvait être plus éloigné de sa réalité que ce quartier plein de gens biens. Heureusement qu’un konbini traînait au coin de la rue parce que sinon il aurait fallu aller au marché tous les dimanches et là, on aurait pu dire que tout ce qu’il lui restait de sa loubardise habituelle avait fondu dans un panier-trolley de mamie et la jardinière de leur balcon.

En fait il ne savait même pas s’il y avait une jardinière, et peut-être bien qu’il n’y avait pas de balcon non plus.

Et pourtant, c’était déjà tout infesté de chiendent.

Oui bonjour connard de vendeur, heureusement que t’as des binouzes à vendre parce que sinon il aurait fait exploser le magasin. Oh, du rhalouf pour ce connard de haram-salopard. On fait le plein de jambon et de saucisses, sur un malentendu ça peut le faire crever de faim qui sait. Six ou sept gobelets de nouilles déshydratées au porc et un peu de pâté, en plus ça lui rappelle Dresde c’est parfait. Quelques bonbons (à la gélatine bien évidemment) pour finir le tout – les crocodiles les meilleurs – et on va voir qui va gagner la guerre ispice di counar.

Ouais, non, toujours pas raciste promis.

Et c’est les mains lourdes de ses victuailles sentant bon la victoire porcine qu’il repart chez lui, guilleret.

« Tadaima fils de pute. »

Il vire ses chaussures à la va-vite et pose ses sacs à côté du frigo. Sauf que bien sûr, rien ne pouvait se passer comme prévu. Ouais, non, sa vengeance aurait été trop parfaite et discrète si ce putain de chat venu des enfers ne s’était pas roulé dans la fausse binouze qui coulait lentement du placard. Peut-être qu’il avait balancé la bouteille un peu trop fort ouais.

Alors il laisse tout en plan et chope la bestiole de Satan par la peau du cou pour la trainer jusqu’à la chambre.

« Et laisse pas trainer tes merdes, sinon ça dégage direct par la fenêtre. »

Depuis l’encadrement de la porte, il lui jette la bestiole imbibée dessus sans autre forme de procès.

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posté
le Dim 10 Mar - 21:24
par Carmine S. Bellandi
Un majeur fermement tendu et levé dans la direction générale de la voix insupportable plus tard, tu expires toute la fumée crasseuse vers le plafond, tirant aussi sec sur le filtre.
Combien de temps pour tourner tout l’appart en aquarium tiens ? Tu jettes un coup d’œil à la chambre, pas si grande que ça maintenant que tu sais avec quoi tu dois la partager. Le salon est assez vaste, avec la cuisine ouverte, mais tu estimes que quelques heures bien remplies devraient suffire.
Et là il pourra râler, le cazzino. S’il voulait des raisons, t’allais pas te priver pour lui en donner.

Une bien maigre consolation face à la sensation d’étouffement qui te prend peu à peu à la gorge. Et elle n’a rien à voir avec la fumée, elle.

Tu te laisses tomber en arrière sur le lit, avant-bras en l’air pour éviter de faire flamber les draps avec la fraise incandescente. Tu entends Ellis feuler doucement sous l’impact qui fait trembler le matelas et tu devines ses pas le menant jusqu’au bord du lit. Un léger bruit au sol et tu as le lit pour toi. Un bruit de bouteille qui se casse et de porte qui claque et tu as l’appart pour toi.

Les volutes s’effilent vers le plafond, danse délicate que tu ne prends plus la peine d’interrompre, et les minutes défilent. Ton pouce va et vient le long du filtre distraitement et tu laisses la cigarette se consumer seule. Et tu laisses l’affliction te consumer toi.
Tu sais pas ce que t’avais imaginé, après tout ce temps. Qu’un truc bien finirait par t’arriver. Que la technologie pourrait sauver les miettes d’humanité qui s’accrochent encore à ta carcasse complètement vide à l’intérieure. Que t’aurais toi aussi droit à quelque chose qui en vaille la peine, à quelque chose qui finirait par donner un sens à une existence aussi misérable parce que sinon qu’est-ce qui te retient encore ?
T’as été assez con pour y croire, ouais. Depuis tout gosse, tu t’es toujours dit que ça finirait par s’arranger. Mais ça s’arrange jamais pour les gens comme toi. Jamais.

Peut-être que c’est le moment de se résigner, à ta foutue vie de merde ou à enfin y mettre un terme. Amer, tu te dis que l’appart est même pas situé assez haut pour t’assurer une mort nette et propre si tu décidais de sauter du balcon. Un comble.

Tu passes l’avant-bras libre de toute cigarette sur tes yeux pour en chasser les larmes de rage et d’impuissance avant qu’elles ne débordent pour de bon. Tu l’y laisses, profitant de la pénombre et du silence urbain pour essayer de calmer les prémisses de panique, toujours à l’affût, toujours dans l’attente de te sauter à la gorge à la moindre occasion.

Un, expire, deux, expire. Ça finira par passer. Ça, à défaut du reste.

Et ça fonctionne un temps. Puis la porte de l’appart s’ouvre de nouveau et la voix de l’autre connard raisonne dans ton calme tout relatif, explosive et assourdissante, t’imprimant sa sale funcia di minchia derrière les rétines. Eh merde.

Y’a le vague son d’un sac plastique qui te parvient, puis ses pas de gros tas, puis le miaulement indigné d’Ellis partant en vol plané. Tu te prends le chat effrayé en plein torse, récoltant de nouvelles lacérations et une imbibation immédiate à la bière de bas étage.

« Putain de- »

La fin de clope t’échappe des doigts quand tu sursautes, le chat déguerpissant sous le lit en crachant dans la seconde qui suit. T’as une autre urgence à fouetter, chopant la clope en vitesse avant qu’elle ne commence à faire flamber le lit.
Y’a un trou aux bordures cramées dans le drap. Et tu sais pas pourquoi mais ce trou stupide te fait l’effet d’une claque, ruinant tous tes efforts pour essayer de garder l’agitation sous contrôle.

Tu te lèves, clope en main, et tu te plantes devant cette géante montagne de merde blonde.

« Que t’aies été fini à la pisse c’est pas mon problème, troia. Mais touche encore à ce chat et je te crame les yeux dans ton sommeil. »

Pour faire bonne mesure, tu lui écrases le mégot encore rougeoyant sur le t-shirt.

Des p’tits trous, des p’tits trous.

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posté
le Lun 11 Mar - 0:43
par Seyfried Bellandi
A la réflexion, il n’aurait peut-être pas dû balancer ce chat. Non parce qu’en soi il n’a rien contre les bestioles, c’est pas de leur faute si elles se tapent des humains débiles – surtout celui-là – et puis se venger gratuitement sur les bêtes c’est pas son délire. Mais il n’avait jamais demandé un mariage option poils dans le lavabo et barrique sur le lit, hein… Enfin. Ouais, on parle toujours de chat, même si l'image porte à confusion.

Il n’a qu’une poignée de secondes pour regretter un peu son acte parce que dans le fond, c’est autre chose qu’il a vraiment envie de balancer contre le mur. Un poil plus gros et gras, option dents jaunes et relents de clope froide. Du même genre que celui qui s’approche en ce moment-même de lui et qu’il attend avec une colère à en arracher des têtes – la sienne y-compris. De près comme de loin, il a toujours la même envie de lui en coller une bonne à ce qu’il se retrouve coincé entre deux parpaings.

Sauf qu’en plus d’être moche, il est con comme une brique le gars. Et encore, même un moellon aurait plus d’instinct de survie que ce type qui lui écrase sa clope sur le torse. Il sent un ou deux poils brûler sous le contact – et ça fait mal, espèce de fils de chienne. En un seul mouvement, vif et mu par un réflexe, sa main s’empare de sa gorge et le plaque contre l’arrête d’un mur en finissant son crochet. Il sent l’aorte palpitante sous ses doigts. Un, deux. Un, deux. Les palpitations s’accélèrent, il appuie un peu plus. Bonjour trachée, bonjour colonne. Il coince pouce et index sous sa mâchoire et le hisse de quelques centimètres contre la paroi.

« Ecoute caralho, qu’il crache en s’en foutant bien de si c’était une insulte à base de pasta ou non. Que t’aies eu des soucis dans ta life je m’en carre le cul avec une pelle. Mais si tu continues à manquer de respect tu passeras pas la journée. Pareil, ta merde sur pattes ça traîne pas n’importe où sinon ça dégage. Vas-y, continue à faire la fiotte et je me fais tes couilles au genou. Si t’as un problème, conduis-toi en homme et dis-le moi en face, j’ai pas de temps à perdre avec tes conneries. »

Il serre un peu plus, juste histoire de, avant de le projeter vers le matelas. Qu’il se casse le cou contre les montants du lit, ça lui fait une belle jambe. Il n’en peut déjà plus de ce malade, qu’il rumine en se dirigeant vers la cuisine pour se prendre une bière, une vraie. L’Incontestable l’a pris pour Mère Thérésa à lui refiler du cassos comme ça, là ? Non parce qu’il n’arrive déjà pas à gérer sa vie, c’est pas pour qu’en plus un connard vienne le parasiter en prime.

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posté
le Lun 11 Mar - 22:36
par Carmine S. Bellandi
Tu t’attendais à quoi ?

Rien d’autre.

C’est ça que tu voulais, Mino ?

Oui.

Un éclair blanc barre ta vision quand ton crâne se mange l’arrête du mur. Tu te demandes vaguement si la peau a cédé. Si la première souillure visible dans cet endroit honni est enfin là, une ligne carmin à l’entrée de la chambre, première pierre d’un édifice immense. Un putain de château en devenir et vos corps pour en porter les fondations. Tu le voyais aussi clairement que tes poumons s’incendiant à cause du manque d’air.

Non, clairement, tu ne t’attendais pas à grand-chose d’autre de la part de ce type.

Outre une légère grimace de douleur sur le coup, tu n’as aucune surprise face à la réaction que tu te manges en pleine gueule. Aucune réaction non plus face aux étoiles dansant au coin de ta vision qui se trouble, aucune réaction face à l’asphyxie lente et à ses mots vides de réel sens. Il aboie fort, le chien galeux. Il grogne, il mord, il frappe et il débite des inepties auxquelles il ne croit qu’à moitié.
Tu te contentes de l’observer, de le jauger et de le juger, reconnaissant là le type d’enfoirés que tu buttais de sang froid dix ans plus tôt.
Tu te dis que, ce type, tu pourrais le haïr. T’espères que ça se lit dans tes yeux.

Sa haine à lui, elle te glisse dessus, et tu te contentes de lui retourner un regard méprisant, même si l’instinct sous ta peau commence lentement à te dicter de lui briser le poignet, de t’échapper et d’inspirer, vite. Même si des deux, t’as l’air d’être celui dans la situation la moins envieuse.
Parce que tu sais qu’il te fera rien, ce fils de pute.

Il parle trop pour ça. Et, l’air de rien, ses doigts tremblent contre ta gorge.

Le connard d’enfant géant finit par se lasser, sans doute, ou par penser qu’il a assez roulé des mécaniques. Tu ajoutes un bleu sur la hanche à la liste, prenant une inspiration hachée et urgente et levant une main à ta gorge. Des bleus y’en aura là aussi. L’avantage c’est que chez toi ils se verront moins que sur sa sale gueule d’aryen. Et bordel ce que tu comptais l’en peindre.
Tu t’assieds deux minutes au sol, le dos contre le lit, tirant la tronche à chaque fois que tu avales ta salive. Ca fait un mal de chien. Mais comme le reste ça finit par passer. La question maintenant, c’est qu’est-ce que tu fais. Hein, Mino, tu vas faire quoi ?

Tu peux pas buter le gros tas, t’as déjà écarté cette option. Tu veux pas passer par le centre de redressement non plus, parce que t’es pas suicidaire, même si pour l’instant tu laisses ton inconscient te voiler la face en occultant totalement ce qu’il faudra faire pour l’éviter.
Tu pourrais lui retourner la faveur, l’assommer pour de bon, lui sauter à la gorge jusqu’à évanouissement. T’avais une bonne idée de la puissance du connard maintenant, assez pour te donner un angle des possibles assez jouissif sur comment lui faire bouffer le parquet.
Tu pourrais ouais.

Tu pourrais aussi te casser jusqu’à ce soir mais hors de question de laisser la vermine prendre ses aises. Et à vrai dire, t’es trop crevé pour avoir envie de sortir et affronter d’autres sales gueules en plus de la sienne. Puis putain, t’as la dalle aussi.

Poussant sur tes jambes, tu te lèves et te sors une nouvelle clope. Pendant que tu tires sur le filtre, tu cherches ton portable, commandant un ramen miso et poulet croustillant au premier bouiboui du coin livrant à domicile. Puis tu t’avances vers le bar, grimpant à moitié par-dessus pour choper une bière du paquet sans un mot. Presque.

« Tu veux du respect ? Suce ma queue, connard, et va te faire foutre. »

Chaque mot tombe autour de ta clope avec une indifférence crasse. Tu fais demi-tour dans un nuage opaque. Un mouvement du poignet, un coin de briquet qui s’abime et la capsule s’envole, sa chute étouffée sur le tapis du salon. Tu récupères ta place sur le canap’ et t’y allonges de tout ton long après avoir descendu la moitié de ta bière et ses bulles comme du verre pillé dans ta gorge encore douloureuse.

Tu nies l’état de choc et la crise de panique tuée dans l’oeuf.
Tu nies la colère, la peur et tout le reste, laissant l’étouffement complet de tes sensations balayer tes émotions hors de toi. Reste ta bière, tes ramen à venir et un endroit où dormir ce soir -ne pense pas à tous ceux qui suivront. Si tu n’y penses pas, ils n’auront jamais lieu.

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posté
le Mar 12 Mar - 20:41
par Seyfried Bellandi
La bière a un goût à en faire pleurer les meufs dans les pubs de dentifrice. Un peu comme du jus d’orange quand on vient de se brosser les dents – du coup plus de brossage matinal, tu vas souffrir pasta-man. Quelle vie de merde qui s’annonce. Sur un malentendu c’est un mariage test et dans quelques jours il y aura des papiers de divorce dans leur boîte aux lettres bon chic bon genre. Le genre de conneries qui remplissent les drama à la télé pour que les héros puissent finalement être mariés ensemble et remplir leurs vies d’alliances et de marmots. Génial.

Il manque de s’étouffer à la deuxième gorgée et finit par tout crachoter dans l’évier. Putain d’épaule de merde, putain de gros tas sur le canapé et surtout, surtout, putain de karma de vie de connerie de merde. Putain de bière au goût d’alu, putain de chat qui pleure depuis la chambre, putains de rideaux orange citron et putain d’incapable vautré de tout son long en plein milieu du salon – un soupir. Derniers élans de toux avant qu’il ne finisse sa bière.

Suce ma queue connard bla bla bla. Tu vas voir qui finira le premier à suffoquer au pieu, Arschloch. Tout à l’heure c’était qu’une intro.

Il finit par poser ses mains à plat sur le plan de travail, faisant rouler lentement la canette du bout d’un doigt. Il ne sait même pas quelle heure il est – et il faudrait qu’il retourne voir Havari pour tout lui dire. Non, ne pas penser à ça, la moindre faille de tristesse et l’autre déglingos n’hésiterait pas à frapper en plein dedans.
Un autre soupir. Raclement de gorge et gros molard dans l’évier. Un bâillement et une main qui part à la recherche d’une clope dans la poche arrière de son jean. Le briquet pour éclairer sa vie et il bouge sa grande carcasse jusqu’au balcon. Une canette vole malencontreusement à la rencontre de la sale tête du rebeu – headshot, c’est cinq cent points pour Seyrpentard.

« Tiens bouffe, sale bâtard. »

Surtout ne pas lui sauter dessus pour le buter, surtout ne pas lui sauter dessus pour le buter. C’est fatigant d’être marié à un connard, en fait. Mais au moins, ils ont un balcon. Et ça, c’est vraiment cool, qu’il pense en allumant sa clope. Pas assez haut pour envisager un accident mortel malencontreux, mais un balcon malgré tout. Quelque part, ce petit luxe incongru l’apaise au gré du vent frais et pollué de Tokyo. Une vie de merde, certes, mais avec une vue de merde sur la civilisation de merde d’un peuple de merde.

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posté
le Lun 18 Mar - 12:43
par Carmine S. Bellandi
En fait, ce connard est encore pire qu'un connard classique. C'est un connard immature et, ça, ça risque vite de te foutre en dehors de toi. T'as jamais eu beaucoup de patience avec les gosses.

Tu presses ta paume contre la zone d'impact sur ton front, injuriant sa face de cul lépreux et maudissant toute sa putain de famille, et tu te dis qu'il va falloir que tu fasses quelque chose. Pas que l'avenir prometteur de vous mettre sur la gueule toutes les cinq minutes ne t'enchante pas, loin de là, ça te conviendrait même plutôt bien car un accident est si vite arrivé. Mais ça allait juste pas être possible.
Il va falloir le dresser, ce fils de chienne.

Abandonnant ton portable sur la table basse, tu tires sur ta clope en te relevant et t'avances jusqu'au balcon sans te presser. Tu choppes la porte coulissante, tu la fermes et tu la verrouilles. Avec la porte fenêtre de la chambre verrouillée également, il lui restait plus qu'à sauter ou attendre sagement, au stronzo. Qu'il prenne un peu l'air le clebs, ça lui ferait pas de mal.

Tu toques à la vitre pour faire bonne mesure. Une fois que tu as son attention, tu appuies ton majeur contre la fenêtre, prenant le temps de tirer une latte pour savourer l'incompréhension puis la compréhension se succéder sur sa sale gueule d'aryen. Jamais baisser sa garde, vieille pute barbue, tu sais bien à quel point on est sournois nous les bronzés, pas vrai ?
Tu ne te fends même pas d'un sourire ou d'un rictus supérieur, te contentant de le regarder droit des les yeux quelques secondes avant de te détourner pour retourner jouer à Candy Crush peinard sur ton canap'.

Y'a pas à chier, l'immeuble est de bonne facture. Tu bénis l'isolation quasi parfaite de l'appartement et de sa baie vitrée. Du triple vitrage, au moins. Ca c'est de la qualité. Après quinze minutes de lutte contre les lignes de bonbec, la jauge de vie à zéro, tu te lèves pour aller déballer un peu tes cartons. Autant profiter de cet instant  de calme  -que tu devinais déjà rare- pour choper les meilleurs spot de l'appart. Et puis ça occupe le temps que ta bouffe arrive.

Un autre quart d'heure plus tard et, enfin, on sonne à la porte. Tu arrêtes de faire semblant de t'intéresser à la penderie pour aller ouvrir la porte. Au moment où tu ouvres, tu as cet éclair de lucidité et d'appréhension. Merde. Et si c'était l'autre connasse de blonde ?
Mais non, c'est bien le livreur. Un bon bridé brun bien de chez eux. Putain tu pourrais l'embrasser tellement t'es heureux de voir du niakwé plutôt que de la sale tronche blanche comme un cul. Par contre lui il a l'air un peu flippé. Et ça s'explique quand, ayant récupéré ton sac sentant bon la boustifaille, il fronce les sourcils et se tape l'un des dits sourcil avant de faire descendre son index le long de sa joue.

"Euh. Vous avez un truc, là. Genre. Du sang."

Ah putain. L'arcade ouverte par l'autre tantouze.
Tu frottes ta main contre le côté de ton visage et observes la paume pleine de petites miettes de sang séché avec un air agacé.

"Ah ouais. Merci."

Et sans plus d'explications, parce que tu lui dois que dalle, tu lui fermes la porte au nez.
Victuailles en mains, tu prends bien ton temps et tes aises pour déballer la bouffe et tout installer sur la table basse, bien en vue depuis le balcon. Et après ça, tu prends tout ton temps pour manger. T'accordes pas assez d'importance au chien galeux pour voir s'il salive ou s'il enrage, mais tu te dis que s'il devait le faire ça te mettrait presque de bonne humeur.

Ellis sort de son trou sous le lit à l'odeur, évidemment. Il est pas con. A lui, tu donnes un bout de poulet croustillant.
Tu prends ton temps pour manger et pour réfléchir. Tu occultes toujours le à venir, ne te focalisant que sur le maintenant. Pas que tu te sentes l'âme d'un diplomate mais t'étais fatigué et quitte à haïr l'engeance humaine qu'on t'avait collée au basque, peut-être que tu pouvais le faire avec assez de recul pour que ton quotidien reste un minimum supportable.
Un rot de satiété plus tard, tu te lèves à nouveau et retournes toquer à la vitre. Quand le sale clebs se retourne sagement, tu sors ton portable et tapes ton propre numéro, lui montrant l'écran. Avec un peu de chance, même lui et sa gueule d'attardé serait capable de comprendre la manoeuvre. Mais bon, tu doutes quand même jusqu'au dernier moment.

Tu décroches l'appel du numéro inconnu venant du balcon.

"Moshi moshi, sac à merde. On va établir quelques règles, toi et moi, ou tu refoutras pas un pied dans cet appart sans t'improviser expert en saut de l'ange depuis balcon."

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posté
le Lun 18 Mar - 23:27
par Seyfried Bellandi
Il plante ses coudes sur la rambarde avant de jurer en retroussant ses manches à présent noires de suie. C’est désolant. Tout dans cette histoire est désolant – et il a même hérité d’un chat, c’est ça le pire. A s’en demander si ce n’était pas l’épreuve de trop, le pied-de-nez du destin. Il se sent fatigué, trop pour continuer à lutter comme ça. Depuis des semaines, des mois, ça dure et ça le vide petit à petit. Insidieux et constant. Combattre est éreintant, surtout quand on n’a connu que ça de tous ses trente-et-un ans.

Il porte la clope à ses lèvres, appréciant le calme relatif de cette pause bienvenue. Inspire. Expire. La tension qui pulse au rythme de sa rage dans sa tête s’amenuise lentement, il a l’impression de récupérer une pensée cohérente. Enfin, cohérente. Si l’on peut qualifier ainsi le plan meurtrier qui se construit petit à petit dans son esprit.

Il fatigue. Et il ne voit qu’une solution à ça.

L’arabe doit revenir d’où il vient – le caniveau.

Il tire encore sur la cigarette. Quelques essais de ronds de fumée plus tard, on se rapproche plus de Picasso que de la forme parfaite mais ça ferait l’affaire pour ne pas penser à cette odeur grasse qui émane du salon. Quel bâtard. Bien sûr qu’il ne lui a pas fait le plaisir de forcer la serrure après avoir entendu le cliquetis du verrouillage, juste un gros bras d’honneur – c’est tout ce que mérite ce merdeux des cités. Et ça fait bien la demi-heure que ça dure. Enfin, jaugé à vue de nez parce que sa montre est restée quelque part dans son sac.

Quel fils de pute.

C’est ce que son ventre doit être en train de hurler dans son langage d’estomac.

Quel immonde fils de pute. Faites qu’il s’étouffe avec son poulet de merde.

Un bruit sourd en provenance du salon le tire de ses invocations de malheurs, il se retourne avec dégoût. S’il n’y avait rien eu entre eux, il aurait bien craché sur sa sale gueule de fuyard. Putain de lâche, qu’est-ce qu’il veut encore. Un poing entre les yeux pour calmer un peu son petit air suffisant. D’où il croit qu’il peut faire le snob avec son gros pif et ses petits yeux porcins, c’est grotesque.

Et puis là il commence à faire le babouin en désignant frénétiquement son téléphone du doigt. C’est bon il l’a bien enregistré ton numéro, arrête de faire le singe en le prenant pour un abruti. Sauf que le voir faire ça, ça lui donne encore plus envie de le fixer d’un regard vide – en vrai, la scène est assez marrante, si son téléphone était suffisamment en état il en aurait fait un gif.

Mais à un moment même se moquer des cons ça lasse, alors il sort Matrix le retour de sa poche et commence à batailler pour l’allumer. L’écran est constellé d’éclats, un espèce de rayon vert le balaye sur toute sa longueur en saccades. Il ne voit rien de ce qu’il fait, et c’est au bout de cinq minutes qu’il parvient enfin à appeler le connard à l’aveugle. Haut-parleur, il le pose sur la rambarde. Au pire, s’il tombe, il n’aura pas besoin d’autre excuse pour ne pas écouter l’autre con.

"Moshi moshi, sac à merde. On va établir quelques règles, toi et moi, ou tu refoutras pas un pied dans cet appart sans t'improviser expert en saut de l'ange depuis balcon."

Ouais ouais, fais le gros dur tant que tu le peux sale con.

« Ta gueule, si t’as un truc à dire accouche. »

Il termine sa clope avant de l’écraser contre le sol du bout de sa chaussure. Et de s’en rallumer une deuxième.

« Et prépare-toi à te les coller au cul, tes règles. »

Si tu crois que ça va changer quoi que ce soit dans sa vie, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au coude garçon.

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posté
le Dim 14 Avr - 13:19
par Carmine S. Bellandi
Tu hausses un sourcil puis te demandes pourquoi tu es surpris. Ca se voit qu'il a pas toutes les lumières allumées à l'étage, puis on manque d'oxygène là haut, ça atteint vite le bon sens.

« Okay. Bon courage pour te faire livrer à bouffer au deuxième sans ascenseur. »

« Ptite bite. Même pas le courage de parler face à face. [Pause tirage de clope] Tu crois tu peux tout imposer parce que t'as réussi à te planquer ? T'as de l'espoir, Arschloch »

Tu hausses les épaules.

« Pas mon problème, t'es le crétin coincé sur un balcon, pas moi. T'es prêt à la fermer et écouter deux secondes ou faut que je repasse demain ? »

« [Grommelle des trucs pas catholiques en allemand] Si dans cinq minutes t'as pas fini, t'es mort, fenêtre ou pas fenêtre. Vas-y, parle. »

« Ben voilà, c'était pas si compliqué. » que tu lui dis avec un sourire qui n'a rien d'avenant. « Premièrement, le chat. Si tu lui écorches un poil je t'explose, on est bons là-dessus ? »

« Scheisse. De tous les connards sur lesquels j'aurais pu tomber y fallait que ça soit un mémé à chats. Je m'en bats les couilles de ta merde, tant que ça vient pas toucher à mes affaires. T'as quoi d'autre ? »

Des tonnes de trucs. Des tas de doléances possibles. Mais tu vas pas essayer de tout lui faire bouffer en un coup et bourriner ton poing dans sa gorge pour qu'il avale toutes les couleuvres. Faut être plus stratégique que ça. Commencer simple avant de la lui foutre à l'envers.

« Pas de pompes dans l'appart, ça reste dans l'entrée. Chacun gère sa bouffe et ses repas, compte pas sur moi pour entretenir ton sale cul merdeux. Et la blondinette là, elle refout pas un pied dans l'appart. »

« Euh... Non mais t'es qui pour dire ça ? T'as ramené ta bestiole, j'ai la gamine, soit tu le fous à la SPA et je l'emmène à la DASS soit tu te la boucles et tu gardes ton sac à puces. [Marmonne des trucs en mélangeant jap & allemand en mode "non mais n'importe quoi"] »

Ton hypocrisie t'en touche une sans faire valser l'autre et tu te colles une nouvelle clope au bec, tirant sur le filtre.

« [Comment ça ' t'as la gamine ' ? Vous êtes de ces connards qui s'accouplent entre chromosomes de la même portée ? »

« [Pouffe de façon ironique] Bizarre que la comparaison te donne ce genre d'idées, j'te croyais pas comme ça avec ta bestiole. Par contre va falloir arrêter ça garçon, je veux pas crever pour tes kinks dégueulasses. [Petite pause tirage de clope] J'te pose pas de question sur ta life donc ta gueule, elle est là elle est là point. »

« [Ricane] Dai, chiaro le chat est déjà une solution plus attirante que toi troia. Tu poses pas de question c'est ton problème. Pourquoi elle est là ? »

« C'est pas une règle, ça fait plus de cinq minutes, soit t'ouvres la fenêtre soit je la défonce - ah, et la réparation ça sera pour ta sale gueule. »

« Si tu veux des règles okay : on répond aux questions posées dans cette baraque. Pourquoi elle est là ? »

« Ah bah ok tête de con, nouvelle règle. Pas de question perso. T'as fini de foutre ton gros pif partout là c'est bon ? »

« Si je dois me coltiner une chiarde en guise de coloc en plus de ta face de rat je veux au moins savoir pourquoi. Ah, et tu t'occuperas de sa bouffe et de son bordel aussi, je raque pas un rond pour son squat. »

« Et pourquoi je me coltine une bestiole, des binouzes sans alcool, tes iep qui puent à dix mètres et ta sale gueule en prime de bienvenue ? C'est comme ça, y a rien à comprendre, eh bah elle est là et y a rien à comprendre non plus. Pense ce que tu veux je m'en bats les couilles et imagine que c'est la vérité si vraiment t'as besoin d'une raison pour qu'elle squatte le salon. »

« [Froncement de sourcil qui correspond à je pense un tas de chose tout bas right now et l'une d'elle est que tu es un crétin fini] Les pompes dans l'entrée, chacun se démerde pour ses dépenses et celles des +1, tu laisses le chat tranquille et je fous pas ton aryenne de soeur à la porte. Chacun s'occupe de ranger son bordel, la blondinette comprise, et puisque qu'elle vient gruger sans raison et gratos elle s'occupe du ménage. »

« [Soupir] Deal. C'est bon t'as fini de bander sur tes règles à la con ? Ouvre. »

T'aimerais dire que t'es un mec bien qui a hésité avant de répondre. Haha, que dalle ouais. Du moment où t'as fermé la porte vitrée tu savais que tu l'ouvrirais plus.
Tu laisses rien passer sur ton visage sinon l'indifférence que t'inspire le schleu.

« Non. »

Et tu raccroches. Et tu te casses.

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posté
le Mer 15 Mai - 23:59
par Seyfried Bellandi
Ah mais quel gros fils de pute. Quel énorme fils de pute.

Il aurait du s'en douter. Même à peine quelques heures ça lui avait suffi pour se dire qu'on l'avait maqué avec un odieux connard. Mais au fond tout au fond, même quand on creuse les abysses du trou dans lequel on est jeté à s'en retourner les ongles on regarde le point lumineux du ciel avec espoir. Bah voilà. Entre deux allusions poétiques, il a osé croire qu'on l'avait pas jugé bon qu'à être appairé à un salopard fini.

En plus ça fait que deux ou trois heures, là. Ça va finir comment dans deux mois, un pied dans la tombe en mexican standoff ? Avec Harumi en troisième raclure ? Parce qu'y a Harumi, aussi. Ha-ha. Peut-être que ça a joué sur la bonne humeur de l'autre enculé tiens. Non parce qu'elle est gentille la Schwester mais il va pas prendre les balles pour elle très longtemps, déso pas déso niveau chair à canon il a déjà donné merci beaucoup, arigatou gozaimasu et sayonara surtout.

Tu crois que t'as gagné hein ? Tu t'installes dans le canap comme le derniers des plus gros connards et tu le laisses pourrir sur son balcon de merde ?

OK fils de pute, tu veux la jouer comme ça ?

Ouais, c'est ça. Sayonara.

"Bouge ton gros cul et fous les courses au frigo blude Fotze, sinon ça finit dans la gamelle du sac à puces."

Et là, il saute.




Il a vadrouillé des heures. Des heures. De longues et belles heures de solitude à maudire encore et encore l'autre face de pet. S'il avait eu le courage, il aurait arrêté le sketch là et il serait parti loin. Loin. Shinkansen direct jusqu'à Hokkaido sans escale. Sauf qu'y a la prison et là, . Toute sa verve et sa colère se transforment en une peur livide. Alors il shoot dans une canette et continue d'arpenter les trottoirs de Tokyo d'un pas véner.

Il a pas envie de rentrer. Il a pas envie de rentrer. En plus il a pas les clefs de l'appart vu que toutes ses affaires sont restées avec l'enculé de service. Il fait froid, surtout quand on déambule en t-shirt troué dans la basse-ville. Et surtout, surtout, il a fini son paquet de clopes sans le moindre billet pour renflouer ses stocks.

Oui, c'est la raison pour laquelle il se retrouve devant la porte d'entrée de l'immeuble à attendre que la petite vieille suspicieuse du rez-de-chaussée lui ouvre. Quelle plaie. Quinze minutes de tergiversations plus tard elle finit par actionner la poignée en le fusillant de ses petits yeux méfiants. Ah, ça. L'habitude a la vie dure hein.

"OUVRE FILS DE PUTE SINON JE T'EMBARQUE AU TROU BALLEK."

Et il tambourine à la porte à en faire lever les morts.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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Carmine S. Bellandi
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posté
le Dim 19 Mai - 19:02
par Carmine S. Bellandi
Tu t'en rends pas compte tout de suite.

Déjà parce que t'es occupé à tout faire pour effacer l'existence du type enfermé sur le balcon, hein, puis aussi parce que tant qu'à faire, autant continuer de ranger ses boîtes et possessions dans l'appart. Ca distrait. A défaut de soulager.
Donc forcément, quand tu t'accordes une pause clope une heure plus tard et que tu jettes un coup d'oeil dehors et que tu vois personne, tu percutes pas trop.

A vrai dire, l'espace d'une délicieuse seconde, tu te dis que t'es peut-être en plein bad, toujours bourré, peut-être défoncé, probablement que t'as trop fumé chez Bo, ouais ça doit être ça. Et toute cette débacle n'était qu'une hallucination.
C'est ça. Une hallu.
T'as forcé l'appart de quelqu'un que tu connais pas pendant que ton pire cauchemar se réalisait.

L'espace d'une seconde.

C'est aussi absurde qu'éphémère et ça te fout en rogne, en plus, parce que d'où ton esprit se permet des coups de pute comme ça, franchement.
Viens ensuite le reste des questions. Clope au bec, tu ouvres le balcon et referme la porte, pour pas qu'Ellis soit tenté par le suicide lui aussi, te penchant par dessus la rambarde. Tu tires une latte, songeur. Faudrait avoir un grain mais c'est sûrement faisable quand on est aussi grand que l'autre face de rat là. Et tu mises aussi sur le fait qu'il n'y ait pas d'attroupement en bas, pas de marre de sang, ni de flics qui soient montés taper à la porte pour savoir si l'aryen avait sauté de son plein gré ou si, techniquement, c'est toi qui l'y avais poussé.

Tomato tomato, hein.

Il doit toujours courir, le fils de chienne. Ca survit à tout les bâtards dans son genre.
Même à toi.

« Bah. Il peut encore se faire renverser par une bagnole. »

Tu balances ton mégot par dessus bord et rentres.


La gamine revient la première.

Quand elle te demande où est son frère, tu lui dis que t'en sais rien et que t'en as pas grand chose à foutre. Puis tu lui expliques les deux trois règles convenues et forcément elle commence à gueuler, comme son trisomique de frater et là aussi tu lui dis que t'en as rien à foutre. Si elle veut pas pioncer sur le balcon, elle se tapera le ménage, point barre.

La voir s'installer à son tour te met dans le mal.
De voir Ellis lui tourner autour avec méfiance pour accepter sans broncher ses papouilles quand elle réalise qu'un chat l'aidera à survivre à son calvaire coincée qu'elle est entre votre couple, tu te sens trahi. Putain de chat inutile.
Du coup, tu lui dis que tu sors toi aussi. Faire un tour. Inspecter le quartier. Voir si y'a pas un chantier pas trop loin qui pourrait te prendre, peut-être, parce qu'à bouffer pour quatre ça se paie pas en claquant des doigts. Ou en comptant sur un duo d'aryens.




« Dio, t'es toujours aussi bruyant ? » que tu lances au tournant des marches juste avant le palier, lui jetant un coup d'oeil énervé d'avance.

Tu l'entendais depuis le hall d'entrée, deux étages plus bas. Et en montant les escaliers, ça t'a juste donné mal au crâne. Bien joué fisdeup.
Pas étonnant que sa connasse de soeur préfère le laisser dehors.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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posté
le Dim 26 Mai - 21:26
par Seyfried Bellandi
Le couloir sent le désinfectant et les produits d’entretien. Avec les murs immaculés et le sol bien trop propre, ça donne à l’endroit un côté aseptisé qui rappelle l’hôpital. Génial. Sauf qu’à la place de l’infirmière sexy et de la docteure directive il se tape l’agent d’entretien aigri et son plumeau à griffes. Si encore il avait la tenue- non, décidément rien ne peut sauver sa sale gueule.

Ew. Maintenant il a une sale image gravée dans le cerveau et-

Et la sale gueule de la sale image qui apparaît au bout du couloir. Entre lui et la cage d’escaliers. Sauf qu’y a pas de fenêtre de laquelle sauter à nouveau dans cette immeuble de merde bien entendu.

Ah putain. Le contre-jour non plus arrive pas à cacher à quel point il est moche ce gars.

« Dio, t'es toujours aussi bruyant ?

- Ça t’arrive de fermer ta gueule ou tu kiffes montrer à quel point t’es con ? »

Donc si lui est là et que l’appartement a l’air occupé par autre chose qu’une descente de lit vaguement vivante, ça veut dire que la Schwester l’a volontairement laissé sur le pallier à attendre l’autre fils de chienne.

Ah, Harumi.

Et dire que jusque là ça allait mieux entre eux. Parlez de solidarité fraternelle hein, tout juste bon à planter un couteau dans le dos au moindre moment ces bestioles-là. Ou une clef dans la serrure pour enfermer son pauvre frangin hors de chez lui avec le pire des timings au monde.

« Si t’ouvres pas la porte je jette tes affaires dehors, qu’il reprend en hurlant contre le bois lisse. Et je vire le canapé avec, t’auras qu’à dormir sous le porche. »

Et dire qu’il la nourrit en plus. Elle va se prendre de la mort aux rats dans les céréales qu’elle va rien y comprendre la saloperie. Ouais ouais t’inquiète pas c’est du lait d’amande, c’est pour ça le goût.

En plus y a l’autre qui se rapproche en traînant avec lui l’odeur dégueulasse de la clope froide bon marché. Sérieusement, au bingo des cassos il remporterait le premier prix parce que là, y a pas une seule case qu’il ne coche pas. Ah. Il lui manque juste une bouteille de Label Five à la main et limite alors, il lui aurait donné une pièce par charité. Ouais, c’est ça. Une teille billig wie Sau pour un connard cheap as fuck.

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Harumi Hohental
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posté
le Lun 27 Mai - 4:40
par Harumi Hohental
Si je devais résumer ce qu'il s'est passé, je dirais... Non, je dirais rien. A dire vrai, je n'ai absolument pas compris ce qu'il s'était passé. D'un coup je fumais ma cigarette sur le balcon, et pif, d'un autre coup je me retrouve à échouer lamentablement dans ma tentative de calmer les deux maris. Enfin, je ne sais pas vraiment si j'essayais de les calmer parce que je suis surtout arrivée en hurlant. Ce qui m'a calmée par contre, ce sont les paroles de l'autre tâche. Ah c'est sûr, dix minutes avant il te galoche le plus naturellement du monde et après il menace de tuer ton frère et par ricochet, toi aussi. Je suis restée un moment paralysée par la peur, la rage, l'impuissance, puis j'ai décidé que s'ils étaient partis pour se tuer, autant qu'ils en finissent. En vérité, je ne me suis pas du tout dit ça. Ca, c'est ce que je dis pour me déculpabiliser du fait d'avoir abandonné mon frère. Non, la vérité c'est que j'ai juste fuit comme la dernière des chagasses. J'ai pris mes cliques, mes claques, mes autres expressions un peu nullos, et j'ai cliqué-claqué la porte. J'avais presque l'habitude maintenant d'être le boulet qu'on se traîne de maison en maison. Et vas-y que je te trimballe pour te refourguer à la famille, et vas-y que je te laisse squatter dans mon appartement infesté de rats, et vas-y que je te trimballe dans mon appartement infesté de connards.

L'avantage d'être au deuxième étage, c'est qu'à chaque fois que j'allais partir en pleurs, j'allais avoir le temps de sécher mes larmes en descendant les escaliers. Le désavantage de n'avoir que seize ans, c'est qu'on ne pouvait pas s'arrêter au premier bar du coin pour oublier. De toute façon c'était le mauvais plan parce que du premier bar du coin on pouvait voir le balcon de l'appartement et du coup on pouvait rien oublier du tout. Fin si, mais rien en rapport avec l'appartement ou ce qu'il se passe dedans. J'ai donc fait ce que n'importe quelle autre personne dans ma situation ferait : j'ai acheté des portes-clefs.

Au départ j'ai voulu fuir chez Pénéloppes. Après tout, pourquoi est-ce que je m'infligerais aussi le fléau de ce mariage ? Je n'avais qu'à plus jamais revenir ici et rester dans un endroit où je me sentais bien. Puis j'ai eu l'image en tête, machin avec son tesson sous la gorge de Sif. Si je n'étais plus là, qu'est-ce qui empêcherait machin de le tuer sur un nouveau coup de tête ? Ou même l'inverse d'ailleurs, Sif qui pète un plomb et le balance du haut du balcon. Non vraiment, dans les deux cas c'était pas faisable.

Donc oui, j'ai acheté des portes-clefs pour sceller ma décision de rester là-bas comme une SDF au milieu d'un appartement. Et je dis « des » parce que j'en avais pris aussi pour les deux autres. J'avais l'idée naïve que ça puisse être un petit cadeau de bienvenue pour calmer le jeu. Et peut-être un peu aussi pour passer pour la gentille de la fratrie et éviter de me prendre de nouvelles menaces en pleine tête. Pour Seyfried j'ai pris une capsule de bière, parce que je trouvais ça rigolo. Pour machin j'ai pris un chat parce que... je le connaissais pas du tout mais j'ai vu qu'il avait un chat. Et pour moi, j'ai pris une petite démone. Parce qu'il fallait bien ça pour marquer les clefs des portes de l'enfer. Mais aussi parce qu'elle était rigolote.

Mes petites courses finies et mes cadeaux emballés, je me suis dit que c'était le moment pour rentrer à la maison. Première mauvaise surprise, Seyfried n'était pas là. La deuxième ? Machin commence à me raconter que je devrais me taper le ménage. J'ai voulu partir morte de rire, puis je me suis rappelée qu'il n'hésitait pas à menacer les gens avec des tessons. Après ça, j'ai pensé que si je faisais le ménage, il y aurait sûrement moins de tesson avec lesquels menacer les gens. Puis je me suis dit que c'était stupide et que ce gars-là était juste un gros con. Et finalement, on se demande bien pourquoi passer par toute cette réflexion pour arriver à une pareille conclusion. J'ai laissé passé l'affaire de toute façon, ce n'était pas avec des mots que j'allais lui faire comprendre mon inaction future face à leur crasse.

Faute d'avoir envie de me poser sur le canapé à côté de lui, je me suis assise par terre comme me le permettait ma situation de sdf d'intérieur. Il n'a pas fallu plus d'une minute au chat pour venir squatter mes jambes et se mettre à ronronner sous mes caresses. Et j'ai bien vu que ça l'embêtait machin. Mais s'il croyait que j'allais m'empêcher de donner l'amour que j'avais à la seule entité présente dans l'appartement capable de la recevoir, il se fourrait le doigt dans l’œil. On ne mêle pas les animaux aux affaires des parents, déjà. C'est peut-être au chat que je devrais donner le porte-clef, pensais-je. Finalement, m'a dit qu'il se cassait et a joint les gestes à la parole.

« Pourquoi il me raconte sa vie ? » ai-je marmonné alors que la porte se refermait.

Je me suis relevée délicatement pour que le chat ne se fasse pas mal pour aller refermer le verrou derrière lui, puis j'ai constaté l'étendu des dégâts. Par dégâts j'entendais « dans quoi j'allais vivre si ce n'était dans la chambre ? » Parce que les bouteilles cassées et l'alcool par terre, ça j'avais l'habitude, ce fusse chez M'ma ou chez Sif. Mais machinalement, j'ai fait le ménage. Pas parce que l'autre tordu me l'avait demandé, mais parce que j'en avais besoin. Comme lorsque j'ai tout retapé dans le studio pourri de Seyfried. J'ai eu une pensé pour mon ami le rat que je ne reverrais sûrement jamais. J'aurais aimé pouvoir lui envoyer un texto pour le prévenir de ne pas venir me rendre visite ici, à cause du chat tu comprends.

Un coup de balais, un coup de serpillière avec laquelle le chat s'est battu, un coup de vaisselle, un coup de « je jette les bières zéro pour cent » car ça n'avait rien à faire sous le même toit que mon frère. Un coup de mon parfum dans chaque pièce et tadam, comme chez moi j'étais. Enfin, jusqu'à ce qu'un des deux rigolos revienne. Je pouvais même pas aller m'enfermer quelque part et dormir. Alors j'ai pianoté mon portable, j'ai zappé les chaînes de la télé, j'ai fumé des cigarettes et finalement, je suis allée me doucher en mettant la musique à fond.
C'est à ce moment là que j'ai entendu des bruits sourds. J'ai pensé que c'était de l'orage au début, et quelque part, c'était tout comme. Mais je n'y ai pas fait attention. Puis quand j'ai fermé le robinet, j'ai clairement reconnu la voix de mon bourrin de frère vociférer des menaces à l'égard de... De machin, non ? Il devait pas être au courant qu'il était sorti, alors j'ai pensé qu'il serait content de me voir en ouvrant la porte. J'ai enfilé une serviette et j'ai semi-couru jusqu'à la porte (pas trop pour pas glisser) alors que le chat me poursuivait en courant, pensant que je jouais avec lui.

Puis alors que j'allais lui ouvrir, j'ai entendu la voix de machin. « AH ! », ai-je pensé. Oui, l'ère de tranquillité était terminée et à tout moment ça pouvait partir en bagarre dans le pallier. Ce n'était pas spécialement un bail joyeux, mais un peu plus qu'une bagarre chez moi. Je ne voulais plus de bagarre chez moi. Et maintenant que j'avais l'avantage de jouer en intérieur, que machin m'avait énumérer ses règles complètement connes et autant misogyne que Sif est raciste, c'était à moi de dicter mes règles. Mais contrairement à ces deux couillus, je ne jouais pas perso, mais pour l'équipe. Alors je me suis raclé la gorge, bombé mon torse alors qu'ils ne me voyaient pas et pris ma grosse voix.

J'ai pas de grosse voix.

« ALORS ! Ah non, attendez. »
J'ai vérifié que tout était bien fermé, et que la clef que Sif avait laissé était bien verrouillée dans la serrure pour empêcher machin d'ouvrir.
« ALORS je disais. Maintenant que vous êtes enfermés dehors c'est à moi de jouer à la débile qui fixe des règles. Les miennes sont simples. Premièrement, pas de bagarre à la maison, vous avez la cours dehors pour ça et c'est pas responsable avec un chat et une gosse. Deuxièmement Machin me touche plus jamais, m'embrasser une fois c'était déjà trop. Troisièmement, le ménage... Bah je veux bien le faire, mais pas parce que machin me l'a demandé. Dernièrement, je... vous ai acheté des cadeaux, sont sur la table, c'est cool si vous les utilisez. »

J'ai enlevé la clef de la serrure mais sans ouvrir la porte, me prévoyant le temps qu'ils comprennent pour aller me changer en vitesse, parce qu'il fallait que je m'équipe pour le froid qui arrivait.
Carmine S. Bellandi
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posté
le Sam 8 Juin - 18:30
par Carmine S. Bellandi
« Si t’ouvres pas la porte je jette tes affaires dehors, qu’il reprend en hurlant contre le bois lisse. Et je vire le canapé avec, t’auras qu’à dormir sous le porche. »

Putain mais il était né avec un mégaphone dans la gorge ce type ou bien ?
Tu grimaces sans t'approcher plus, le laissant s'enrager contre la porte et contre la blondinette bien maline de l'autre côté. Un bref aperçu de ta nouvelle vie de famille Carmine, t'es pas content ?

Ca commence à pépier depuis l'intérieur.

« ALORS. »

Une pause.

« Ah non, attendez. »

Tu fronces légèrement les sourciles, appuyé contre le mur que tu es à attendre de voir c'que cette foutue situation va donner. Les clefs restent sagement dans ta poche. T'essaies même pas de forcer la serrure, tu préfères les voir s'écharper entre eux. T'es fatigué putain.

« ALORS je disais. Maintenant que vous êtes enfermés dehors c'est à moi de jouer à la débile qui fixe des règles. »

Ben tiens.

« Les miennes sont simples. Premièrement, pas de bagarre à la maison, vous avez la cours dehors pour ça et c'est pas responsable avec un chat et une gosse. »

A ça, tu hausses un sourcil peu convaincu et tu zieuttes l'aryen écumant devant la porte. Tu le regardes, il te regarde, et vous savez très bien que ça va être compliqué.

« Deuxièmement Machin me touche plus jamais, m'embrasser une fois c'était déjà trop. »

T'inquiète gamine, aucun risque. Claquement de langue. 'tain, c'qu'il faut pas entendre quand même.

« Troisièmement, le ménage... Bah je veux bien le faire, mais pas parce que machin me l'a demandé. Dernièrement, je... vous ai acheté des cadeaux, sont sur la table, c'est cool si vous les utilisez. »

A ça, tu hausses le deuxième sourcil, ou tu les fronces un peu, bref, façon de dire que, pour le coup, tu es surpris. Et pas qu'un peu. Ca va sonner con mais tu saurais même pas dire la dernière fois que quelqu'un t'as offert un truc. Si, peut-être une bouteille de la part de Boomer ou un pull de la part de Baby, mais ça compte pas vraiment avec elles. Parce que vous êtes déjà potes. Qu'est-ce qui pouvait bien pousser une gosse que tu connais ni d'Eve ni d'Adam, a qui tu as parlé comme de la merde et dont tu as tabassé le frère pépère à t'offrir, à toi, un cadeau ?

Ca sent l'entourloupe de fumiste. A ton les coups c'est un cadeau empoisonné, tu vois que ça.

Mais t'as aussi très envie de rentrer "chez toi", de reprendre une douche et d'aller dormir jusqu'à l'année prochaine donc tu t'approches de la porte et tu toques -à un niveau raisonnable, pas comme l'autre- en soupirant.

« Okay, ça marche. T'ouvres maintenant ? »

De toute façon si vous dites non il va se passer quoi ? Elle va rester enfermée là dedans sans sortir pendant les 3 prochains mois ? As if.

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posté
le Mer 12 Juin - 4:43
par Seyfried Bellandi
Il pose son front contre la porte tellement ça le saoule déjà. Tout. Burn-out à base de seum et de connerie humaine, si c'est pas un bon cocktail ça, à t'en casser les couilles en cinq secondes et la tête avec en cadeau. Deux pour le prix d'un, t'inquiète c'est encore ce moment-là de l'année, les soldes où on brade tout ce qui réunit à peine trois neurones et on te les fourre entre les pattes. Il n'en peut plus. Et la longue, très longue journée n'en a pas encore fini de s'étirer en longueur. Après Pastabox et son laïus de prophète en panne d'inspi, voilà-t-il pas que c'est la mioche qui s'y met - pas un pour rattraper l'autre, manquerait plus qu'elle s'en fasse son modèle et c'est définitif, il se pend. Déjà qu'il a l'air con pour vingt-cinq celui-là, si elle s'y met aussi ça va tout mettre puissance dix et ça fait l'équivalent de... deux cent cinquante couillons ? Deux mille cinq cent trous du cul ?

Il est toujours aussi mauvais avec les chiffres, c'est terrible.

Dans tous les cas ça fait largement assez pour que la mioche s'abstienne, ça c'est sûr.

« ... Deuxièmement Machin me touche plus jamais, m'embrasser une fois c'était déjà trop. »

Il se glace instantanément. Y a Harumi qui continue en arrière-plan mais il faut bien avouer qu'il écoute absolument rien de ce qu'elle pépie. Son sang se glace, il ne peut plus bouger.

IL EN ETAIT SÛR. BIEN ÉVIDEMMENT QU'ELLE A UNE GUEULE DE SEYFRIED LA MORVEUSE.

Dans tous les bouquins qu'ils ont dû étudier en primaire, la milice se ramène immédiatement après 'l'infidélité. Mais à ça il n'a jamais cru, ils en sont pas au point de savoir se téléporter quand même hein. Il y a forcément un délai.

Et s'il étaient en train de bouffer le délai là ? Et si la police débarquant genre dans deux minutes ?

Face de cul ouvre la gueule, s'il la referme pas direct c'est quatre dents en moins au moins.

OK Seyfried, respire et réfléchis d'accord ?


Quel immonde petit fils de pute.

Il se redresse du battant, fixe Pastaboy.

Ca va aller. La milice va pas débarquer de toute façon promis.

Il respire très fort et croise les doigts encore plus.

Souffle. . Ça va al-

Le coup de poing part avant qu'il n'ait pu s'en rendre compte. Encore un. Mais c'est le plus mérité de la soirée.

"Bah, alors comme ça on roule des patins aux merdeuses de seize piges et on croit qu'y va rien nous arriver ? Sale con."

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