Daiki Mikami
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posté
le Ven 26 Oct - 20:49
par Daiki Mikami
大希関
"It's a joke not a dick, don't take it so hard."

Généralités
Nom ;; Seki.
Prénom ;; Daiki.
Âge ;; 25 ans, né le 9 sept 2085.
Genre ;; Masculin.
Origines ;; Japonais.
Activités ;; Monsieur bosse dans une cantine scolaire cinq midis par semaine et dans un Yatai (échoppe ambulante) certains soirs pour aider une pote. Autrement, il passe beaucoup trop de temps à faire du bmx ou du vélo, et poster des conneries sur Instagram. À savoir qu'il pose aussi pour des magazines érotiques de temps en temps.
Sexualité ;; Il est homosexuel.
Avatar ;; Bobby aka Kim Jiwon.
Règlement ;;
Chemin ;; Reboot du vieux Hanz.
Commentaire ;; ( ⊙‿⊙)
Impose ta vie

C'était un mariage comme tant d'autres, avec une rencontre, une cohabitation et des ordres. C'était deux âmes censées trouver un équilibre, deux inconnus, assemblés pour offrir au pays un avenir meilleur. C'était, dès le départ, la confrontation de l'excès et de l'indifférence. C'était deux cœurs, qui ne vibraient pas à l'unisson...

Les années passèrent lentement à travers le voile d'une doucereuse acceptation. Sous l'injonction de l'Incontestable, la femme finit par enfanter. Une fois, deux fois, puis trois. Est-ce que les choses étaient stables ? Peut-être. De l’extérieur du moins, la famille semblait banale. Lui, passait pour être un salaryman modèle. Elle, une compositrice discrète et sans histoire. Personne ne se doutait avoir sous les yeux le foyer de ressentiments puissants, nourrit au fil des ans par la rancœur vaniteuse d'un homme qui ne voyait pas l'amour dans les yeux de sa femme. Ce mariage ne fut qu'une succession d'étapes bancales entre deux êtres désunis. Ce ne fut qu'une confrontation permanente couplée à du désespoir, de la colère et de l’incompréhension.

Le divorce tomba comme les larmes sur les joues de l'homme, un triste après-midi de décembre 2093.

Il lui fallut un temps pour comprendre. Saisir qu'un nouveau papier rose venait de briser tous ses espoirs, tout ce qu'il avait voulu construire si avidement. Un lien invisible se brisa en lui. Quelque chose qu'il avait longtemps contenu, une l'hostilité latente, assoupie, écrasée sous un ''paraître'' faussé. Mais dès lors qu'il avait assimilé, tout avait explosé en son for intérieur.

Sale putain de système !!! Un putain de papier et je perds tout ?! Avait-il hurlé dans un accès de rage. Non. Non, c'était impossible. Comment aurait-il pu accepter ? Il avait tout fait pour cette famille. Tout donné pour cette garce qui ne l'avait jamais aimé en retour ! Comment aurait-il pu accepter qu'elle parte, avec ce doux sourire au coin des lèvres, pour refaire sa vie loin de lui ? Les gosses, il s'en foutait royalement... il en avait jamais voulu, de toute façon. Mais elle ?! Elle, elle était à lui. À lui. Et à personne d'autre !

Dans un premier temps, il s'accrocha. Il essaya d'amadouer, de convaincre. Pour les enfants. disait-il, avant de perdre patience et de recommencer à menacer. Oh, tu vas rester. TU VAS RESTER ! Le manège dura quelques mois. Jusqu'à ce que les cris ne résonnent dans tout le quartier, que son image du parfait époux ne s'en retrouve, elle aussi, écornée. La rumeur le frappa aussi brutalement que l'annonce de son divorce. En définitive, la violence dans ses mots fut comme un coup d'accélérateur. Il dépassa la limite. Sasara emmena les enfants.

Baignant dans le jus de sa jalousie, Hiroto rumina cet échec de longs mois durant, espérant chaque jour recevoir une nouvelle lettre de l'Incontestable qui lui rendrait sa femme. Cette attente se mua en obsession, et peu à peu, une idée finit par éclore en lui. Une idée, que nul homme ne devrait un jour avoir à imaginer ou même effleurer. Mais il était aveuglé, gonflé d'irraison et de rage... Et celle-ci le consuma. Elle étendit ses longs doigts crochus sur son âme. Et elle le consuma. Encore, encore, encore...

Jusqu'à ce qu'une l'allumette ne soit craquée, que le feu prenne, finalement, ailleurs qu'en son cœur...


Kyoto, nuit du 14 Février 2095.

Tu sais pas ce qui s'est passé. Tu sais juste que t'as fini par sentir l'odeur âpre de la fumée, tout d'un coup, que celle-ci commençait déjà à envahir tes poumons quand tu t'es finalement réveillé, en panique. Ce n'était pas un rêve, pas un cauchemar : elle était là. Jusqu'à manquer te faire suffoquer, jusqu'à te faire pleurer : elle était là. Brûlante pour tes yeux et ta peau, occupée à s'infiltrer sous la porte de votre chambre, dans chaque fente, comme une sinistre messagère ! Et il faisait noir, tout était tellement opaque, difforme et terrifiant ! Ton cœur s'est mis à battre comme un fou, les larmes ont dévalé tes joues. Ton premier réflexe fut de partir à l'assaut de la porte. Quelques pas précipités, pour tâcher t'extraire de ce nid de brume asphyxiante. En vain... Ta main s'est collée sur le métal de la poignée. La brûlure t'as fait hurler tout l'air que retenaient encore tes poumons, avant que la peau ne s'arrache sous ton impulsion désespérée.

Et une lueur rougeoyante s'incrustait sous le bois... Le feu était déjà là. Il léchait les murs, les escaliers, la maison tout entière. Quelque part dans la chambre, ton petit frère s'est mis à tousser lui aussi. Ses sanglots se sont mêlés aux tiens. Son timbre t'a percuté. Cette fragilité implorante qui le faisait vibrer, cette peur intestine, la douleur résonnant comme un écho de la tienne... Difficilement, tu es parvenu jusqu'à lui. Tu l'as étreint de toutes tes forces. Vous étiez piégés. Piégés et pétrifiés...


Quelques jours plus tard.

Tu te souviens du verre qui éclate. Tu te souviens des voix, des mains qui empoignent. Tu sais que ton père a été arrêté. Ta paume te fait mal, tes poumons brûlent encore et ton cœur ne s'est toujours pas calmé. Et ton père a été arrêté. Tu ne comprends pas. Il est celui qui a suivi ta mère après son rendez-vous galant, ce soir-là. Il est celui qui s'est introduit et qui a mis le feu, fait craquer l'allumette en s'assurant qu'aucune alarme ne viendrait retentir. Il est celui qui a voulu vous tuer, et le sentiment que tu éprouves va au-delà des mots. Au-delà de l'imaginable. C'est un curieux mélange de peur et de peine. C'est une prière : celle que tout ceci ne soit qu'un rêve, qu'un cauchemar.

Et c'est sa faute, si ta mère a ce visage que tu ne reconnais plus, qui a fondu, a été en partie rongé par les flammes. Rena et Tôma s'en sont sorti quasi indemne, par miracle. Mais toi, tu sais que dans le cœur de chacun, la meurtrissure et le traumatisme vont demeurer. Des gens sont là pour vous néanmoins. Papy Takujin a sauté dans le premier train pour venir vous rejoindre. Et des gens sont là. Ils tentent de vous rassurer, de vous faire parler, d'atténuer le choc. De soigner ce qui peut l'être, en gros, tant que c'est possible. Cela dura des mois. De longs et interminables mois. Et ton père est en prison. Tu comprends pas tout, mais tu sais qu'il ne pourra plus faire de mal, derrière des barreaux. Est-ce que c'est une bonne chose ? Sûrement. Car tu sais aussi que ta mère souffre. Son beau visage a disparu sous cet amas de chair difforme. Et elle souffre...


Katori, Novembre 2095.

Vous avez déménagé. Pour le meilleur ou pour le pire, vous avez fuit Kyoto et le tas de cendres de votre ancienne vie pour rejoindre le Minshuku de papy Taku. Entre vous tous le silence est pesant. Ta mère doit toujours avoir recours à des soins. Toi aussi, pour ta paume. Mais l'esprit pourra peut-être enfin s'apaiser, maintenant ?

Tu n'as que dix ans, et tu sais déjà qu'il va te falloir devenir plus fort, pour combattre ce qui s'agite dans ton cœur. Pour ton frère, pour ta sœur, pour ta mère. Tu te dis que tu peux le faire. C'est toi l'aîné, après tout. Tant pis pour les cauchemars.


Katori, Janvier 2096.

Cela fait un moment que tu vois passer ce garçon, dans ton quartier. Aujourd'hui, il s'est rétamé sur le trottoir, juste sous tes yeux. La chute était violente, t'as eu l'impression qu'elle se rejouait au ralenti dans ton esprit ensuite. Et son skate est venu buter contre ton pied, qu'illuminé par sa prestation, tu t'es mis à le fixer bizarrement. C'était bizarre, ouais, sur le coup. Et c'était une belle chute. Gracieuse, anormalement gracieuse. Totalement ton style.

Dès que t'as croisé son regard, que tu t'es rapproché de lui pour tendre ta main valide et l'aider à se relever, marmonnant un compliment sur son skate, t'as su que tu venais de rencontrer ton futur meilleur pote. Ce sourire qu'il a eu pour toi... il t'a fait tellement chaud au cœur. T'avais déjà envie de le revoir. De le partager. Et tu le savais pas encore, mais il allait faire renaître le tien. Doucement mais sûrement.


Katori, 2098.

C'est bizarre la vie. Après cet événement violent qui avait déjà marqué la tienne et celle de ta famille, tu pensais pas pouvoir faire comme si tout allait bien. Pourtant, la routine qui s'est instaurée à Katori t'a rendue une certaine assurance, un équilibre. Tu t'es fait des copains, tu es devenu un As du skate -ou presque, rêve pas trop- avant de préférer te mettre au bmx, parce que, je cite : c'est maxi-trop-mieux !!! La brûlure dans ta paume te gêne, mais c'est pas très grave. Et même si tu t'inquiètes pour ta mère, que tu continues d'avoir des cauchemars à cause de son visage, de ton père. Même si tu envies les mamans des autres qui sont si jolies, tu arrives malgré tout à te saisir de ce positif qui germe tout autour de toi. En tout cas, voir beaucoup de monde t'aide. Au Minshuku, il y a souvent des touristes, des gens relativement bienveillants avec qui tu peux échanger, te changer les idées. T'as aussi décrété que tu voulais apprendre à cuisiner avec papy Taku, pour pouvoir préparer tes propres bentos ainsi que ceux de Rena et Tôma. Comme un grand.

Cette année-là -à ton grand désarroi- t'as également découvert que t'étais amoureux de ton meilleur ami. Mais toi, ça te va. Le fait que ce soit un garçon aussi. Tu te dis juste que c'est un peu comme de l'amitié plus-plus. Quelque chose de grisant, d'un peu effrayant aussi, mais qui est ultra cool.


Katori, 2100.

Ça fait mal d'apprendre au détour d'un couloir que celui dont tu es amoureux ne sera jamais intéressé par toi, parce que t'es un mec. Ça fait mal, de comprendre que même si éprouvé avec ferveur, l'amour peut juste être ignoré. Juste être à sens unique...

Cela te donne une bonne raison de te la fermer, à ce sujet.


Katori, 2101.

C'est le début du lycée.

Toi, t'es dans cette période où tu bâcles volontiers tes devoirs, juste pour avoir le temps de jouer avec tes copains, faire du vélo et t'occuper de Rena et Tôma comme il faut. Tu penses pas trop à ton avenir, tu t'en fous. Ta mère, par contre, t'inquiète de plus en plus, à rester terrée dans sa chambre. T'as bien remarqué ces pilules, mais tu es trop occupé à remplir les tâches qu'elle ne veut pas faire, pour songer à ce qu'elle peut ressentir. Et puis, c'est du boulot, mine de rien, de s'occuper d'un Minshuku. Papy Taku se gêne pas pour réquisitionner toutes les mains à disposition...

Et puis, après avoir survécu au dernier module sur l'Incontestable, cet été-là, t'as décidé d'expérimenter le sexe. C'était pas la meilleure idée de l'année -ni la pire- mais les pensées se bousculaient trop vivement dans ton esprit. Même ton cœur s'est mit à déconner un peu sans prévenir, sans que tu comprennes trop pourquoi. Et tu as vu ce doute renaître en toi, quant à ta volonté d'être marié ou non. Parce que tu avais l'âge, désormais, mais aussi foutrement peur de passer à côté de belles choses, ou de finir avec quelqu'un comme ton père... Savait-on jamais ? T'avais vu ce que cela avait donné avec tes parents après tout. Alors, quand t'as remarqué ce touriste de passage chez vous, qui n'arrêtait pas de te tourner autour comme une mouche : T'as sauté sur l'occasion. Tu l'as fait avec lui, et voilà... Que dire à ce sujet... ? Même si l'expérience t'a laissé un arrière-goût chelou, tu regrettes pas.

Heureusement qu'il est reparti, dira-t-on simplement...


Katori, 2102.

Une année que t'es pas prêt d'oublier.

D'abord, t'es mystérieusement tombé amoureux du garçon le plus antipathique de ton école. C'était un nouveau. Sei, qu'il s'appelait. Aujourd'hui encore tu ne te l'expliques pas. Est-ce que c'était son appareil dentaire, qui t'avait charmé ? Ses froncements de sourcils sauvages ? Ou bien encore, sa fichue manie de ne jamais dire merci ou pardon ? Tu sais pas. Mais le fait est que cinq mois plus tard, vous sortiez ensemble. Sei est devenu ton premier petit-ami, et ça, c'était vraiment d'la balle ! T'oublieras jamais la tronche de ton meilleur pote lorsqu'il a pigé que, primo t'étais gay, et secundo, t'étais désormais en couple... Waw. Ce que t'avais pas prévu en revanche, c'était l'inimitié qui régnerait entre eux... bonjour le climat.

Et quelques mois se sont écoulés après cette douce parenthèse. En fait, l'année aurait pu défiler en toute quiétude... s'il n'y avait pas eu ce nouveau drame, pour refaire vaciller ta vie, affoler ton cœur.

C'était les vacances. Tu t'en souviens encore comme si c'était hier. Papy Taku était parti faire les courses avec Rena et Tôma. Il n'y avait aucun voyageur chez vous, ce qui en soi, était assez remarquable pour être souligné. Toi, t'avais passé l'après-midi à t'entraîner sur ce nouveau trick : le truckdriver. T'étais tellement fier. Tellement en sueur, aussi, en rentrant. Un sourire béat flottait toujours sur tes lèvres alors que tu te dirigeais vers la salle de bain, pour en finir avec cette crasse qui te collait à la peau.

Puis tu l'as senti, qu'un truc n'allait pas... Tu l'as senti avant même de le voir. Dans ta poitrine, dans ta gorge, le long de ton dos. Comme une intuition morbide, un truc qui n'existe pas mais qui est quand même là, invisible. T'as entrouvert la porte et une plainte très fine s'est échappée de l'embrasure. Et c'est là que t'as compris... Là. En voyant tout ce rouge se répandre, en voyant toute cette vie s'échapper, serpenter entre les dalles froides du carrelage. Ton cœur frappait déjà si vite, merde... ! Mais là... ce fut pire que tout. T'as vraiment eu l'impression que ça allait éclater dans ta poitrine. Ton visage s'est décomposé lentement, sous le coup de l'incompréhension puis de la terreur ; juste le temps que ton cerveau comprenne, qu'il soit pleinement frappé, lui aussi. Et ta mère t'a regardé avec cet œil presque éteint, son faciès dévoré. Lentement, t'as plaqué une main contre ta bouche, retenu un cri. T'as rien moufté malgré l'horreur, cette sueur froide qui coulait dans ton dos, sur ta peau. Sans un mot, t'as refermé la porte. La première chose que tu as faite, c'est appeler les urgences. Puis, tu t'es accroupi près d'elle avec ce cœur pour te pincer les côtes, pour t’essouffler, te donner l'impression que toi aussi, tu vas mourir. À défaut de pouvoir éponger la panique qui transpirait de tous tes pores, t'as essayé d’éponger son sang. T'as pris la main de ta mère, tu l'as imploré du regard.

Vous vous êtes tous retrouvés dans une ambulance, au beau milieu d'un tas d'appareils clignotants. Ta mère a rapidement été prise en charge. Toi, t'étais vraiment à deux doigts de t'évanouir. Ça tambourinait toujours à la folie, contre tes os, tes tempes. Quelqu'un te parlait, mais t'entendais pas. Tu voyais juste ta mère, ces bandages grossiers épinglés sur ses avant-bras. C'est là que les larmes sont montées, que tu t'es mis à pleurer. C'est là que t'as voulu t'accrocher à elle. Et c'est là, aussi, que t'as compris que la dépression, le désespoir, cette détresse insufflée par la vie parfois : elle pouvait pousser les gens à se tuer. C'était une nouvelle leçon que tu n'oublierais pas. Jamais...


Plus tard.

Ils ont dit qu'il te fallait des examens plus poussés. Pourquoi ? T'es pas malade toi ! C'est ta mère qui souffre ! Qui a failli se vider de son sang ! Parce que tu t'es plaint d'une douleur à la poitrine, de battements incessants, ils t'ont cloué sur ce lit aseptisé et t'ont examiné. Il souffre d'arythmie. Il fait de la fibrillation auriculaire persistante. Ont dit les médecins. Paraît que tous les maux ont des noms, celui-là c'est le tien. Un cœur qui déraille, qui fait mal, qui provoque fatigue, essoufflement, étourdissement. La cause ? Incertaine. Peut-être que t'auras inhalé trop de fumée toxique dans cet incendie, avant, et que ça aura favorisé le terrain. Quoi qu'il en soit, le constat tombe. Et t'as peur, mais on te dit que ça va aller, que rien ne va changer. On te prescrira juste quelques pilules à prendre chaque jour, on te dira qu'il faut surveiller ton sang à cause de ces soi-disant anticoagulants. Parce que tu pourrais avoir des saignements suspects, il te faudra tout signaler. Surveiller les chocs à la tête, surtout. Éviter les sports trop violents. Et si t'avais une hémorragie interne ? L'angoisse...

Elle a regretté, ta mère. Son geste. Elle s'est confondue en excuses, t'a demandé pardon pour t'avoir fait vivre ça. Pardon pour ton cœur, aussi. Mais à quoi bon ?

Quand t'es rentré chez toi, même si ton cœur battait plus tout à fait comme avant, même si t'avais encore cette peur de voir quelque chose d'affreux arriver, t'as passé la journée à faire comme si tout allait bien. T'as aidé à faire à manger, t'as échangé quelques mots avec ton grand-père, tu t'es chamaillé avec ta sœur. Et puis, deux écouteurs cloués aux oreilles, tu t'es enfermé dans ta chambre. T'as chanté comme un mini caïd en imitant tes chanteurs de hip-hop préférés, dansant devant ton miroir avec un peu trop d'énergie. T'aurais aimé tout oublier... À la place, t'as simplement oublié le temps. Fatiguer le corps pour que l'esprit baisse les armes, c'était ça, ton but... ? T'as même pas remarqué ces larmes qui dévalaient tes joues. T'as pas écouté, non plus, ce sanglot qui était coincé dans ta gorge et qui altérait ta voix, pour la rendre à peine audible et misérable...

Si t'avais pas été obnubilé par les sentiments que t'entretenais pour Sei ces derniers temps, est-ce que tout ceci serait arrivé ? T'aurais dû ouvrir les yeux et capter les sentiments de ceux qui t'entourent. C'est traître, hein ? Si t'avais un peu mieux regardé cet œil quasi livide, si t'avais osé seulement. Alors, t'aurais sûrement pu lire toute la détresse que ressentait ta mère, cette solitude étouffante qui lui faisait vivre un enfer. T'aurais pigé... t'aurais été là pour elle.


Katori, 2104.

Les choses vont mieux. Un peu par miracle, t'as réussi à décrocher ton certificat de fin d'études. Le lycée, c'est fini ! Puis lorsque la question de savoir ce que tu allais faire de ta vie s'est naturellement posée : t'as haussé les épaules. Du vélo et d'la bouffe ? que t'as dit, comme si c'était pas déjà ce que tu faisais ces dernières années. Les mots sont bêtement sortis de ta bouche, ce qui a fait lever les yeux de ton papy au ciel. Quoi ? Est-ce que c'est moche de pas caresser d'ambitions particulières ? En vrai, t'as conscience que ton foutu cœur t'empêchera de pousser tes activités de bmx plus loin. Tu vas pas arrêter d'en faire pour autant, mais t'as juste envie de prendre soin de ta famille. Et pour ça, la cuisine c'est un bon moyen, non ? C'est plus qu'une lubie, c'est devenu une vraie passion au fil des ans. À force de préparer des plats pour tout le monde, clients, potes, etc, c'en est venu au point où tu penses sincèrement qu'un plat cuisiné avec amour, pourrait remplir même les cœurs les plus affamés. Ouais. C'est ta croyance, ta religion. Faut-il être con pour penser un truc pareil ? Après tout c'est plausible... Toi, tu plaisantes pas avec la nourriture. C'est comme les sentiments. Et t'aimerais tant trouver le remède pour la tenir au loin, la douleur ; qu'à sa place, s'imprimer le bonheur !

Puis au fond, le plus important, pour toi, c'est que ta mère aille bien. Et c'est le cas. En ce moment, t'as l'impression que peu à peu, elle sort de sa bulle. Depuis peu, elle s'est même remise à composer. Ton plaisir de l'entendre jouer de son piano ou de sa guitare est sans failles. Vraiment.


Katori, 2105.

T'as commencé à fumer un peu d'herbe pour calmer tes nerfs. Peu importe que ça t'attire les foudres des toubibs. De toute façon, t'es bien décidé à continuer à faire du vélo et tomber, t'écorcher les genoux, tout le reste, peu importe les risques.

Ton meilleur pote s'est barré de Katori pour partir vivre à Tokyo. Tu vas pas te cacher le fait que tu l'as mal vécu. Mais malheureusement, c'était pas terminé. Quelques mois plus tard, Sei aussi, il t'a abandonné. Parce que t'as pas su répondre favorablement à son ultimatum, il est parti sans toi, quelque part. Tu sais même pas où ni pourquoi. Tu sais juste que tout d'un coup, t'as eu le cœur brisé. Et c'était moche.


Katori, 2106.

Wow. Non mais... WOW ?!

Ta mère... elle a été remariée...

Le bug mental que t'as ressenti en apprenant la nouvelle a été effroyable. T'étais un peu défoncé en plus, ce jour-là. Du coup, t'as ri. T'as ri... puis t'as vu le mec en question. Suguru. Un putain de beau gosse... l'incarnation du sexe et du vice -du moins dans tes yeux. Au début, t'as cru que c'était une blague. T'as pas pu t'empêcher de le mater pendant des jours, de le ''surveiller''. Comment c'était possible, ça ? Que ta mère soit remariée à un gars pareil ? D'à peine quelques années de plus que toi ?!

Franchement, t'as pas compris. Mais une fois la surprise passée. Une fois la nouvelle quelque peu digérée, tu t'es mis à stresser comme un fou. Et s'il était méchant, et s'il détestait ta mère à cause de son visage ? Pour ne rien arranger, ils ont déménagé un peu plus loin dans le quartier. Et toi, t'as sincèrement éprouvé une jalousie sans bornes. Pas parce qu'il était canon. Pas parce qu'il avait été désigné pour être ton beau-père. Mais parce que... ce mec, bordel, il allait prendre ta place !!!

Papy Takujin a rapidement vu que ça n'allait pas. Il t'a demandé de faire des efforts, d'avoir confiance. Mais comment aurais-tu pu ? Nan. C'était une blague. C'est toi qui devais prendre soin de ta mère. Pas ce... ce...


Tokyo, 2107 et les années suivantes.

Et ce qui devait arriver arriva. T'as légèrement dépassé les bornes en t’immisçant entre ta mère et Suguru. Tout le monde t'a fait sentir que t'avais merdé. Et pour ne rien arranger, t'es contrarié. Et quand t'es contrarié, ton cœur déconne de trop. Et tu fumes, tu épluches des légumes. Des tonnes de légumes.

Papy Taku a décrété que ça ne pouvait pas durer. Il a agi. Il t'a coincé entre quatre yeux un beau matin de Mars, et t'a parlé pendant des heures. C'était pas vraiment une expérience réjouissante. Il a pointé divers éléments de ta vie, de ton comportement, qui étaient assez blessants, en soi. Bref. Tu sais pas tellement pour quelle raison tu as accepté de saisir l'opportunité qu'il te tendait, mais tu l'as saisie.

Et t'es parti pour Tokyo. T'es parti pour l'expérience, pour vivre pour toi, comme l'a si bien dit ton grand-père. C'était aussi aigre-doux qu'angoissant de laisser ta famille derrière toi, mais tu l'as fait. Et il t'a fallu trouver un logement. Il t'a fallu faire gaffe à tes thunes. Il s'en est passé des choses étranges. Quelqu'un t'a repéré dans la rue, t'a proposé de poser pour un magazine en étant quasiment à poil. T'as trouvé ça cool, t'as accepté. Et t'as rencontré des gens, t'as retrouvé ton meilleur pote... Pendant un moment, t'as travaillé chez le vieil ami de ton grand-père, un vénérable maître sushi. Il t'a appris tout un tas de recettes et de techniques de ouf, avant de devoir tout arrêter, à cause de soucis de santé. T'aurais pu retourner à Katori à ce moment-là, mais t'as décidé que la vie à Tokyo te plaisait bien. C'était le début de beaucoup de choses. Des bonnes, comme des mauvaises...

Dernièrement, une amie t'a proposé de bosser dans son Yatai. Tu bosses aussi dans une cantine. C'est vraiment une nouvelle expérience de type culinaire où l'hygiène est portée à son paroxysme. Là-bas, il faut laver les légumes TROIS FOIS ! Et bordel, c'que tu kiffes ça... ça devrait pas être permis...


Ton groove

La musique qui pulse à fond dans tes oreilles, tu pédales à la vitesse de la lumière sur ces pavés déserts. Tu t'amuses bien, tu t'crois invincible, libre de toutes ces pensées parasites. Quelques tricks bien placés, et dans ta tête, ça fait comme un loop de bonheur détraqué. Tu l'sais pourtant, qu'un simple bobo pourrait t'envoyer à l'hosto si jamais ton INR est mauvais, mais c'est pas très important. T'as confiance en toi, abruti.

Et parfois, t'as l'impression d'être un oiseau. L'esprit qui vole haut, tout près des buildings de Tokyo. Le nez qui se lève tout seul, inconsciemment. C'est plus facile de tomber, que tu clames, de pas voir le sol approcher. Et même quand tu t'écorches les genoux, qu'il en vient à perler sur ta peau ces rubis : tu ris. Certains disent que t'es con. D'autres encore, que c'est juste que tu consommes trop, que ton cerveau a grillé. Mais la vérité s'est nichée ailleurs, dans ton besoin de ressentir les plaisirs, dans celui d'être...

… Là pour les autres, pour ta famille et tes potes. Telle une sentinelle, qui cherche, qui surveille. Non pas que t'aimes spécialement fourrer ton nez partout. Nan. C'est un réflexe, parce que t'as appris à voir au-delà des silences, au-delà des masques. Et que t'as peur dès lors, de percevoir cette petite lueur dans les regards : celle du mal-être. C'est comme ça depuis que t'es ado, que t'as eu cette sorte de déclic en comprenant qu'il fallait prendre soin de ce qui couvait dans le cœur des gens, avant qu'il soit trop tard.

Alors ouais t'as l'air chill. Ouais, t'as la déconne facile et t'as l'air d'être un bon gars. Et tu l'es, 75% du temps, vraiment. Toujours là pour faire la teuf, toujours là pour ramasser les pots cassés et te foutre de la gueule d'un pote, en lançant une blague vaseuse, un big smile collé aux coins des lèvres. Mais ceux qui pensent que tu prends tout à la légère se trompent. T'es pas juste Daiki, ce chaud-lapin qui dit jamais non à un plan cul et qu'on peut toujours appeler quand ça va pas. C'est pas aussi simple et c'est pas le cas. Bon dieu, non, c'est pas le cas... Suffit de voir combien ça vacille dans le fond de tes jolis yeux verts ; dans cette forêt mystérieuse, où sans faire gaffe, beaucoup se sont déjà perdus... Au fond, t'es qu'un trouillard. Un mec un peu paumé qui a juste oublié, en grandissant, comment prendre soin de lui-même, comment être attentif à ses propres maux. Je sais même pas comment tu fais, mais tu l'fais bien -ou mal, selon le point de vue. Comment fais-tu, Dai ? Tu trouves ça simple, toi ? De survoler ta propre vie, de faire genre, comme si... tu pouvais déconner à l'infini ?

En vrai, je sais que t'essaie d'effacer les ratures de ton passé en te concentrant sur celles des autres. Pour oublier, hein ? Oublier la peur, ce malaise en toi que rien ni personne ne semble pouvoir apaiser, hormis ces quelques drogues récréatives. Oh. Idiot. T'aime ça, te sentir utile ? Que les gens dépendent clairement de toi ? Merde. T'es vraiment altruiste ou c'est juste une façon de te booster l'ego ?! Faudrait que t'arrête de jouer à l'antidépresseur humain... Parce que c'est bien de donner de sa personne, d'ouvrir son cœur et ses draps à qui veut, à qui en ressent le besoin. Mais un jour, toi, bah il t'restera plus rien. Y aura plus qu'ce trou qui t'effraie déjà trop. Ce vide. Béant. Et t'auras beau rire, alors, en affirmant que t'es un pro du remplissage. Tu pourras dire que tu t'en fiche, si ça colle plus très bien, que ça tombe ensuite, en arrachant d'autres petits bouts de toi. Mais crois-moi. Tu finiras par ne plus savoir te relever...

T'es cool, mec. Mais ceux qui te connaissent savent combien t'es exécrable quand tu manques de sommeil, que tes médocs te plombent physiquement ou qu'un truc te taraude de trop. (ou que t'as pas attrapé le pin's que tu reluquais, dans l'un de ces distributeurs d'escrocs). Si vite, tu tombes dans ces petites phases cheloues... T'aimes pas trop parler dans ces moments-là, t'es chiant, tu t'emportes, te renferme et t’envoie les gens bouler -avant de te mettre à regretter inévitablement, quand ça va mieux. Pas que tu sois spécialement maniaque ou quoi, mais il t'arrive de faire des choses ridicules dans ces moments-là, genre : nettoyer et éplucher des légumes avec frénésie, cuisiner pendant des heures. Ouais, c'est ton fameux mode ''Epluchator'' comme le dit si bien Rena, en se foutant de ta gueule. Et ton mode du ''Chaos Coordinator'' ? Faut-il en parler ? Quand celui-ci s'active... Merde, mec, le monde doit savoir combien ton seuil de chiantitude atteint son maximum dans ce cas précis ! Je t'ai vu faire. C'était flippant.

Mais est-ce que quelqu'un sait, seulement ? Est-ce que quelqu'un sait ce qui agite ton cœur ? J'parle pas seulement d'arythmie, nan, mais de toutes ces ombres au goût de cendre. Celles que le feu a laissé, indélébiles ; celles-là même qui ont marqué ta vie quand t'étais petit. Est-ce que quelqu'un sait pour ton père ? Pour cette terreur indicible qu'il t'inspire alors qu'il est sur le point de sortir de taule ? Quelqu'un sait pour ta mère ? Quelqu'un sait à quel point t'as cauchemardé, à cause de son visage défiguré ? Et l'odeur de la fumée ? Aujourd'hui encore, ça t'arrive de la sentir quand t'as trop chaud la nuit. Une impression d'étouffement, l'odeur qui apparaît, sans même exister. Et te voilà qui t'éveilles avec la sensation que tout recommence ; que le feu est là, dans le creux de ta paume, quelque part, niché, en train de tout brûler...

Alors c'est pas le tout de jouer au gars accessible quoique légèrement obsédé sur les bords. Range ta panoplie du séducteur. Et si tu finissais comme ton père, d'une façon ou d'une autre ? Tais-toi... Même si parfois t'as cette petite voix qui te murmure que t'es pas vraiment un gars bien, dans le fond, n'y pense pas. N'y pense pas, ou ton palpitant va vraiment dérailler. Continue de jouer au relou qui rit trop fort, qui vit trop fort, qui aime trop fort. Sort ton vélo. Donne tout, si tu veux. C'est toujours mieux que d'être un pauvre mec éploré incapable d'éprouver du plaisir à vivre.

Shhh... j'te promets, personne n'a remarqué. Personne saura pour cette lourdeur que t'éprouve, parfois, et qui t'pince si durement le cœur...

Tant que tu souris...

Et ta gueule de con.

Driiiing. Driiing !
(Quelque part dans une chambre, la sonnerie d'un portable résonne un instant avant qu'une jeune fille ne décroche.)

- Moshi-moshiiii~ ? Rena !? Oh, Rena, faut que je te parle d'un truc...
- Salut Yoyo. Quoi d'neuf ?
- Ton frère...! Il est célibataire ?!
- …Mon frère ? Euh. Daiki ou Tôma ? Ils sont célib' tous les deux, pourquoi... ? (le ton est méfiant, clairement sur la défensive)
- Daiki... Je le trouve trop mignon... tu crois qu'il accepterait de sortir avec moi ?
(à l'autre bout du fil, on entend brusquement quelqu'un en train de s'étouffer)
- Rena, est-ce que ça va ?!
- …
- Rena... ?!
- …Tu mesures combien ? Ah nan mais attends. EN PLUS, t'es plus grande que lui j'suis sûre !
- Bah, 1m75. Mais c'est quoi le rapport ?
- AH BAH VOILÀ. Lui il fait 1m74. Et me demande pas comment je le sais. Je le sais, c'est tout. Et même qu'il pèse dans les 65 kg et qu'il chausse du 43. Et que parfois, il porte pas de caleçons.
- Wah...
- Je t'entends t'extasier. Ne t'extasie pas, c'est le mal.
- Maiiiis ! Il est tellement chou avec ses grands sourires paresseux et ses petits yeux verts en forme de...  
- En forme de rien, ouais ! Alors déjà, soyons claires, s'il a une bouille mignonne, c'est parce que la génétique a voulu qu'il ressemble à un lapin, avec sa grosse tête, son p'tit pif et ses grandes dents de traviole. Mais je t'assure qu'il n'a rien de mignon, sinon. Si tu regardes de plus près, tu le vois qu'il a une tête de garce. Spécialement quand il sourit.
- Tu dis ça parce que c'est ton frère. Tu peux pas le voir comme je le vois.
- Ouais. Ben tu m'as tout l'air d'avoir une maladie oculaire là. T'es sûre que c'est pas plutôt un ophtalmo que tu devrais appeler ?
- Mais...
- On parle bien de Daiki, là !? Dois-je te rappeler qu'il s'est fait tatouer ''Spank-me'' sur la fesse ? Ok, il a l'air solide et sympa. Mais qui pourrait être attiré par un mec qui se tatoue SPANK-ME sur la fesse ! Franchement ?! À moins que tu n'aies pas reçu mon mail à ce sujet, avec la photo ? Rah, s'il te plaît, Yorika, OUVRE LES YEUX !
- Je. J'ai imprimé cette photo. Haaan, non mais tu peux pas comprendre ! J'trouve son style tellement unique et, et, et il est tellement cooool avec ses piercings, sa cicatrice de brûlure dans la paume et ses lèvres maxi pulpeuses !!! Oh, Rena ! Et quand il fait du BMX ou du skate, et qu'il transpire dans ses habits déchirés sous le soleil, avec ses drôles de coiffures... ! Hanlàlà... (soupir)
- Argh ! Mais tais-toi ! Je viens de déjeuner, là !!! ...Bon, cela dit j'avoue que ses piercings sont pas trop nazes... surtout celui au bridge et ceux aux tétons. L'arcade et la lèvre, en revanche, c'est d'un banal... Ok. J'admeeets que les minis dreadlocks ou les tresses colorées aussi, ça passe. C'est toujours mieux que cette fois où il a décidé de se décolorer la moitié de la tête. Argh. Mais ça s'arrête là. Ne me parle pas de ses fringues, on dirait qu'il se bat avec des chiens avant de les porter, sérieux. Et-... Comment ça, t'as imprimé la photo ?!! Me dis pas que t'as la photo des fesses de mon frère accrochée au-dessus de ton lit !?
- Je l'ai fait.
- YORIKA !
- RENA !
- Laisse-moi te dire, Yorika. Tu es un cas désespéré.
- Pourquoi ?
- Et tu n'as aucune chance avec lui.
- Pourquoi... ?!
- Bah. Il est gay. (et elle se met à rire bruyamment en tapant sur un truc, à croire que c'est de famille)
- … j'te déteste, Rena. (elle raccroche)

Bip... bip... bip...

P'tits détails : De base, Daiki est brun. Ses iris sont d'une couleur vert sapin foncé un chouilla plus clair autour de la pupille (modification génétique). Ses lobes sont percés et il a quatre autres tatouages en plus du ''spank-me''. Le mot ''s w e e t'' inscrit aux couleurs de l'arc-en-ciel sur le dos de la main gauche (il est discret), un skate cassé en-dessous du coude droit, un pansement avec un petit cœur à l'intérieur sur le genoux, et deux larges bandes noires dans le dos.
Mina Sasaki
Messages postés : 233
Inscrit.e le : 16/02/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Ahah. T'as cru. 8D
Autre: Special thanks to Fubuki pour le vava ♥
posté
le Ven 26 Oct - 20:50
par Mina Sasaki
BROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
T'ES LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Take my hand and run ! 1984817200 ♥️
OMG Take my hand and run ! 1362171446
Satoshi Totsuzen
Messages postés : 768
Inscrit.e le : 15/07/2014

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : /
Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥

★
posté
le Ven 26 Oct - 21:05
par Satoshi Totsuzen
Seki ? Se'Daiki Take my hand and run ! 2078551763

Re-bienvenue mon beau,, j'suis super impatient de découvrir le nouveau personnage que t'as concocté ! Take my hand and run ! 2432113367
Les infos générales et les images lancent déjà le rythme, hâte hâte hâte. Take my hand and run ! 3303333686
Bonne rédac' et bon courage pour le suite ♥️

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


Take my hand and run ! Sato-s10

avatars tournants (voir les noms en dessous). Signa par Chû, merci ♥️
Merci Chû, Keanu, Takashi, Mad et Bacon Beige-Betterave pour les avatars ♥
Daiki Mikami
Messages postés : 540
Inscrit.e le : 09/09/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Sexy Shôji ♥
Autre: ✚ Parle en : #ff9172

★
posté
le Dim 28 Oct - 0:04
par Daiki Mikami
Merci les copains, vous êtes trop doux j'mérite pas ♥️ *hi5* Take my hand and run ! 1362171446

EDIT :
Take my hand and run ! 0c4806eba6c171cbe81f32ffb5f98811

Meh. Et j'crois que j'ai terminé. Merci par avance à celui ou celle qui s'occupera de ma fiche, du coup. ;w;
Moon Raitô
Messages postés : 439
Inscrit.e le : 22/03/2018

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Bao Yong ♥ | Chû 4ever in my heart ♥ ╥﹏╥
Autre:
Croquette
posté
le Dim 28 Oct - 14:55
par Moon Raitô
Analyse de fiche
Le staff de Just Married te souhaite la re-bienvenue sur le forum ♥️

Introduction

Bonjour vous :3
Comme on se retrouve. Take my hand and run ! 3766924225
*envoie Hyun faire un gros câlin a son meilleur pote*
(et ce gif de lapinou est beaucoup trop craquant omg Take my hand and run ! 1984817200 )

Histoire

Hiroto rumina cet échec de long mois durant
Vous étiez piégé. Piégé et pétrifié...
si ta mère a ce visage que tu ne reconnais plus, qui a fondu, [x] été en partie rongé par les flammes
le tas de cendre de votre ancienne vie
que tu continus
des gens relativement bienveillant
Aujourd'hui encore tu ne te l'explique pas.
Mais le fait est [x], cinq mois plus tard, vous sortiez ensemble.
T'oubliera jamais
Et quelques mois se sont écoulé
pour te pincer les côtes, pour t’essouffle, te donner l'impression
Quelqu'un te parlait, mais t'entendait pas.
Il souffre d'arythmie. Il fait de la fibrillation auriculaire persistante. On dit les médecins.
ils te faudra tout signaler.
Elle s'est confondue en excuse
T'aurai aimé tout oublier...
T'aurai dû ouvrir les yeux
t'aurai été là pour elle.
d'ambitions particulière
T'aurais pu retourner à Katori à ce moment-là, mais t'as décidé que la vie à Tokyo te plaisait bien., t'as sauté sur l'occas'. >> Un point en trop Take my hand and run ! 4115966937
où l'hygiène et portée à son paroxysme

Caractère

beaucoup se sont déjà perdu...
Un mec un peu paumé qui as juste oublié,
Validé ♥️
Physique

- Je l'ai fais.
C’est tout bon ♥️
Conclusion

Rien à redire. Voilà.

J’aime toujours autant ta plume et Daiki est touchant as hell ;w; Jolem tout fort ♥️ Touchant de réalisme, il m’a foutue en PLS à plusieurs moments. Ces montagnes russes que tu fais subir à mon cœur, ça devrait pas être permis Take my hand and run ! 367806265

Pas d’souci de logique ou autres, quelques petites fautes d'inattention à corriger toutefois, mais on en fait tous quand la fiche commence à s’allonger Take my hand and run ! 4115966937 J'te les ai listées ci-dessus mais sinon pour moi c’est du tout bon. J’te fais confiance pour les corrections o/

Souhaitons une belle et longue vie à ce cher Daiki ♥️ Take my hand and run ! 1353670443

Analyse : 1/3


Pré-validation par Moon
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.
Daiki Mikami
Messages postés : 540
Inscrit.e le : 09/09/2017

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Sexy Shôji ♥
Autre: ✚ Parle en : #ff9172

★
posté
le Dim 28 Oct - 15:12
par Daiki Mikami
Merci Moon-moon pour ta modération éclair ♥️ C'est tout corrigé ! Take my hand and run ! 1451543918
Benji N. Tarkovski
Messages postés : 235
Inscrit.e le : 12/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Kinbae N. Tarkovski ♥
Autre: [color=#996666]
posté
le Dim 28 Oct - 15:40
par Benji N. Tarkovski
Le caractère était triste, le physique m'a fait sourire, et l'histoire m'a donné beaucoup trop de feels pour mon bien être. J'ai beaucoup aimé te lire, c'était très prenant et on s'attache aux différents personnage orz.
Blblbl bcp de coeurs sur toi Daiki.
Kaori Vanzine
Messages postés : 2977
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Dim 28 Oct - 16:10
par Kaori Vanzine
Omg ce lapinou trop kawai ♥️

Bonne nouvelle tête ! o/


Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥️
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥️

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Take my hand and run ! Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
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posté
par Contenu sponsorisé
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