Hikoboshi Tanabata
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le Jeu 24 Jan - 2:52
par Hikoboshi Tanabata
Hikoboshi TANABATA
"Makeup is the war paint of a woman."

七夕  彦星
Nom ;; Tanabata.
Prénoms ;; Hikoboshi.
Âge ;; 17 ans.
Genre ;; Masculin.
Origines ;; Japonaises.
Activité ;; Otoko geisha.
Sexualité ;; Hétérosexuel eh oui.
Avatar ;; Haku/Nigihayami Kohaku Nushi (Sen to Chihiro no Kamikakushi)
Règlement ;;
Chemin ;; Très bonne question blblblbl.
Commentaire ;; Être geisha ne signifie pas être prostitué-e mais étymologiquement être une « personne d'art ». Ceux qui en font leur métier tiennent compagnie à ceux qui en payent le prix (sachant qu'il est très élevé). Les hommes sont historiquement les premiers geisha (on les appelle otoko geisha pour les distinguer des onna geisha). Ceux-ci étaient premièrement des taikomochi (des "bouffons du roi" si vous voulez) ; au fil des siècles, ils ont eu différents noms et différents rôles qui finalement ont abouti à ce qu'on appelle dorénavant des geisha. Les onna geisha se sont cependant très vite répandues et fatalement ils ont très rapidement disparu.

Pour ceux qui connaissent un peu le conte qui est à l'origine du Tanabata... Oui j'ai osé. The entertainment boy 4158426957

É T O I L E

    Aujourd'hui, il pleut. L'obscurité est tombée, seuls les phares de ma voiture illuminent ma route. Le ciel est grisâtre et l'humidité est telle qu'il m'est difficile de marquer la séparation entre le ciel et la terre. Il n'y en a pas. Je suis stressée, inquiète, agacée. Je ne comprends pas pourquoi j'ai finalement accepté de rejoindre mon amie à ce maudit banquet pour riches. Avec des otoko geishas, en plus. Des homosexuels autrement dit et qui ne donnent pas de services plus intimes, qui plus est. J'aurais préféré être invitée dans un host-club, comme toutes les jeunes de mon âge qui rêvent de romance, même artificielle.

    Seuls brillent mes phares et les réverbères et j'ai l'impression que la pluie ne tombe que dans les halos. Je ne sais ce qu'elle mouille sans que ce soit dans mes lumières. Que c'est beau. Enfin, je reste frustrée. De nos jours, le marché des geishas est une escroquerie. On paye le prix fort et on n'est même pas sûrs qu'il ou elle sache danser, chanter, jouer du shamisen, boire ou divertir comme on s'y attend. Il y a de cela des siècles, les geishas apprenaient à en être une toute leur enfance et dorénavant, au bout de trois ans on les met sur le plateau. C'est inadmissible. Il est vrai aussi que la loi japonaise n'autorise pas les enfants à travailler tôt, mais tout de même, payer aussi cher... C'est comme acheter un vêtement en ligne sans pouvoir le retourner ou être remboursé si jamais il y a bourdon. J'espère que la miss a choisi le geisha – il faut être une habituée pour, ne serait-ce, qu'exiger gentiment quelqu'un. Enfin, je n'ai pas vraiment le droit de me plaindre, ce n'est pas moi qui paye. Punaise, quarante mille yens seulement pour la présence du geisha...

    Quelques minutes plus tard, je suis dans l'ochaya (maison de thé) avec mon amie à attendre dans une pièce spacieuse le geisha. Il n'est pas en retard, nous sommes en avance. Je suis impressionnée par le luxe et le confort de la pièce en dépit du fait qu'elle soit fortement traditionnelle – les tatamis, les peintures et les portes coulissantes ont son charme –, c'est vrai et je ressens beaucoup d'engouement à l'idée de passer deux heures avec un geisha, c'est vrai aussi.

    Soudain, on entend toquer. On se tourne en direction de la porte coulissante tandis que l'on ouvre. Sans surprise, le geisha est devant la porte, assis sur ses chevilles ; il se glisse à l'intérieur du salon et se présente, s'incline, les mains et le front contre le tatami dans un mouvement lent et gracieux. Derrière, se trouvent quatre autres personnes : deux autres geishas et deux probables employés de l'ochaya. Mes yeux se focalisent sur celui qui est devant cependant. Celui-ci porte une coiffe noire – sûrement une perruque –, parée de trois kanzashi (épingles à cheveux) dorés. L'une porte un pendentif à l'extrémité qui se balance à chacun de ses mouvements : une pierre verte entourée de fleurs bleues. À lui seul il pourrait me permettre de payer mon loyer. Je déglutis. Cet homme respire le luxe, autant dans son apparence que dans sa façon de se mouvoir.

    Il porte un kimono azur, décoré de fils dorés et de chrysanthèmes blancs tandis que son sous-kimono est rouge nacré. Son sous-obi est tout aussi rouge tandis que son obi (ceinture en soie), noué à l'arrière, est doré et couvert de motifs floraux de la même couleur. Brutalement, mon ami me prend par les cheveux et me fait m'incliner. Je lui jette un regard noir avant de me rappeler que devant un-e geisha, les bonnes manières sont obligatoires donc saluer est évidemment la première chose à faire.

    Il se redresse avec aisance malgré les modestes degrés de liberté qu'incombent le port d'un tel kimono et s'avance en traînant les genoux à l'intérieur, suivi des autres. Il se place immédiatement debout devant nous avec un éventail en bambou, comme s'il s’apprêtait à danser.

« Ce soir, nous ouvrons le banquet en vous offrant un spectacle dansant. »

    Sa voix est si apaisante, claire et douce. Il n'utilise que le langage formel et parle lentement, joliment, comme un vent qui caresse votre oreille.

    Les employés déposent les repas et les boissons avant de partir tandis que les deux geishas « secondaires » se préparent près de nous, l'un avec un shamisen. Rapidement, la pression monte à l'intérieur de moi. Je suis littéralement entourée d'ikemen « travestis en femme ». Tous ont des manières assez efféminées, mais le geisha prestataire l'est plus particulièrement. Son visage, couvert d'une substance à base de poudre de riz blanche est ovale. Ses traits sont fins, juvéniles. Ses sourcils ont l'air peu fournis, ils sont colorés en rouge et dessinés en deux traits droits aux extrémités extérieures légèrement courbées. Ses yeux absinthe en forme d'amande, habillés de longs cils droits et penchés vers l'avant, ont les contours marqués avec du khôl. Le blanc de ses yeux ne présentent aucun vaisseau sanguin apparent. Son nez est légèrement plat et très fin, d'ailleurs ses narines sont toute petite – il n'y a probablement pas moyen de mettre un doigt dedans. Ses lèvres d'un rouge vif sont quant à elles assez larges, la lèvre supérieure est fine et présente un arc de cupidon tandis que l'autre est épaisse. Son menton est un peu pointu, et sa nuque est fine pour un homme ; où est sa pomme d'Adam ?

« Tu as vu ça ? Il a les yeux verts. Il est métisse ?, demandè-je à mon amie à voix basse.
Non, c'est un japonais pur. Il m'a un jour dit que son arrière grand-mère les avait aussi verts. Ça arrive, d'avoir les yeux clairs, tu sais ? C'est juste très rare. »

    Impressionnant. Je le regarde attentivement, comme envoûtée. J'envie sa peau, il n'y a aucune imperfection visible. Il doit en prendre soin tous les jours. Je remarque alors, quand mon amie lui tend une enveloppe qu'il glisse dans son kimono avant de la remercier avec un fin sourire, que ses fines et longues mains sont blanches comme neige. J'écarquille les yeux. Se pourrait-il qu'il ne prenne jamais le soleil ?

« Que lui as-tu donné ?, chuchotè-je à mon amie.
Un pourboire, c'est assez mal vu de ne pas en donner à un geisha.
– Pourquoi ?
– Comment ça "pourquoi" ? Les geishas gagnent moins que ce que tu crois.
– Ah bon. Tu lui as donné combien ?
– Dix mille yens.
– Oh. Je. Vois.
»

    Je suis très embarrassée. Je regarde le geisha, qui danse sur la musique du geisha au shamisen. Il semble dans son élément. Je m'étonne à penser que tous font parfaitement leur rôle.

***

    Le banquet est terminé, les clientes semblaient ravies à mon grand bonheur, et malheureusement je n'ai plus de prestation pour la soirée. Présentement, je suis dans le vestiaire de l'okiya (maison de geisha), à me démaquiller, m'étant d'ores et déjà dévêtu pour ne pas tâcher le kimono. Sans ma coiffe lourde et épaisse, mes cheveux noirs sont lisses et coupés jusqu'au-dessus de mes épaules, au carré. Ma frange est droite et descend jusqu'au-dessus de mes sourcils. Dans le miroir, je constate pour la énième fois que ma physionomie fine et féminine ne comporte toujours pas de muscles saillants – heureusement. Mes jambes sont longues et fines comme celles d'une femme, malgré tout je n'excède pas le mètre soixante-quatorze contrairement à de nombreux hommes de ma génération. Seulement dans mon métier, ressembler au sexe opposé fait toute la différence en termes de notoriété.


A M O U R

    Les mélancoliques nuages se sont peu à peu transformés en étoiles. La lumière bleuâtre de la lune peint le ciel et baigne la terre nappée d'asphalte. Il est dix-neuf heures. Je clos ma fenêtre et quitte ma chambre, chaudement habillé avant d'enfiler mes chaussures et mon manteau à l'entrée pour rejoindre l'extérieur algide. Il y prédomine un silence bizarre et une immobilité marmoréenne frappante que je n'apprécie guère. Il fait sombre, seul le halo des réverbères illuminent le chemin. Au-delà des arbres dénudés et fébriles à ma droite se situe le quartier sempiternel des plaisirs de la capitale, avec ses néons et ses splendides voitures : Akasaka. C'est là-bas que je me rends.

    Quand j'arrive à l'okiya (maison de geisha), on m'interpelle pour me signaler une lettre. Elle est rose. Je me grise instantanément mais après brève réflexion, il est impossible que l'Incontestable en soit l'émetteur : l'okiya n'est que mon agence de rendez-vous. La tenancière, ma tante, pose la lettre sur le comptoir avant de me presser et de me dire que dans un autre mail, on me réclame demain soir. Je hoche promptement la tête, saisis l'enveloppe entre mes doigts et la regarde fixement, intrigué. Il est probable que le choix de la couleur soit innocent – même si j'en doute fortement. Autrement l'humour de l'auteur-e est de très mauvais goût.

    Je monte à l'étage et me dirige vers les vestiaires tout en ouvrant maladroitement la lettre qui ne porte que mon nom ; celui de l'expéditeur-trice n'est pas inscrit. Ce n'est pas la première de ce type que je reçois ici, mais celle-ci en particulier me renvoie un sentiment sordide qui me tord étrangement l'estomac – peut-être à cause du choix de coloris atypique. Quand je tire la lettre de son enveloppe, c'est une écriture ronde et délicate qui embrasse mon regard. Si à première vue, l'apparence semble inoffensive, le contenu ne l'est pas. Mon visage se tord à la lecture et je déglutis. C'est d'une obscénité sans nom.


    Très cher Hikoboshi,

    La première fois que je t'ai rencontré, j'ai été éblouie. Ton sourire d'une flavescence ardente, captivante, même envahissante m'a dépourvue de toute mes capacités. Au fil du banquet, je n'ai pu décrocher mon regard de ton visage juvénile. On a quand même pu passer un moment normal ! On s'est écoutés, on s'est souris à défaut de toi ne pouvant rire, on a joué, on a bu, on a tapé des mains ensemble et on a minaudé, alambiqué ; j'ai su ce soir-là que tu étais un homme de vertus, doux, attentionné et généreux. Oui, ce soir-là, j'ai su que l'on était sur la même longueur d'onde, que l'on se comprenait parfaitement. Que j'étais comme toi.

    Depuis, je te regarde timidement. Je note tes qualités, tes défauts, tes mimiques... D'ailleurs, j'ai remarqué que tu te mâches machinalement les cheveux quand tu es frustré. À force de t'entraîner au buyō, tu satures. Je comprends, c'est dur. Tu préfères chanter, discuter, boire jusqu'à ce que l'autre s'écroule, jouer du shamisen ou même du kokyū à de rares occasions. Tu aimes beaucoup le kyūdō aussi, je crois, mais tu as peur qu'à force de pratiquer, tes épaules s'élargissent. C'est compréhensible, ta notoriété est en grande partie grâce à ta féminité. Tu aimerais être plus populaire mais ta jeunesse repousse les clients qui doutent de tes capacités.

    Tu as beau avoir arrêté l'école après le collège, tu continues de te cultiver et d'étudier ; je sais que c'est pour avoir davantage de sujets de conversation avec les clients. Au vu du prix qu'ils paient pour se divertir, je comprends ta motivation. Elle est très appréciée, crois-moi. Tes parents en sont fiers.

    Tu aimes les femmes. Beaucoup. Tu les trouves belle et tu les aimes toutes de la même manière. À tes yeux, tes clientes méritent d'être heureuses. Elles méritent le meilleur service. Elles méritent qu'on leur décroche la lune et les étoiles. Si l'une d'elles te montrent leur inconfort à propos de son visage, tu demandes avec enthousiasme et hâte qu'on t'amène du maquillage. Et tu la maquilles, essayes de la rassurer, de la faire sentir belle, merveilleuse, parfaite. Tu éprouves moins d'engouement envers les hommes mais tu essayes d'être équitable.

     Tu es une personne appliquée, sérieuse et respectueuse. Tu parles très peu en-dehors du travail si ce n'est pour dire ce qui compte. Tu ne peux t'empêcher de te renfermer, ce n'est pas comme si tu refusais de t'ouvrir ; tu donnes le sentiment de t'ouvrir, en vérité ! Ce qui fait que les clients n'hésitent pas à te conter leurs drames, leurs démons, leurs hantises... Mais au fond, tu aimerais parler de ce qui te tracasse, seulement... Tu ne sais pas qui t'écouteras sincèrement. On est pareils, tous les deux, tu vois ?

    Tu es mature mais intérieurement tu restes un adolescent. Tu perds parfois ta stabilité et il t'arrive de pleurer recroquevillé sur le sol, dans ta chambre. Tu as tes incertitudes, tes doutes, tu n'aimes pas les regards que l'on te jette quand tu marches dans les rues avec ton kimono : cela se comprend. Je trouve ça mignon, tes phases de faiblesse quand la plupart du temps tu te voiles d'assurance. Et dans ces moments de peine, tu écris ou tu tires. Certains garçons s'épanouissent mais toi tu es trop prude, trop puritain, trop chaste pour oser.

    Cependant tu n'es pas le genre d'homme à te morfondre éternellement. Tu as tendance à t'efforcer de voir des leçons dans l'échec. Tu n'es pas un optimiste dans l'âme mais les adages de ton père te poussent à outrepasser tes faiblesses. Ce sont aussi les mêmes maximes qui ont forgé ce sentiment acharné de préserver les traditions japonaises tout comme ta mauvaise foi vis-à-vis de l'occidentalisation. Personnellement, tu n'éprouves pas de haine envers le progrès en général, contrairement à ton père, mais tu te limites à ce qui est indispensable.

    J'aimerais en dire plus à propos de toi pour te prouver que je suis digne de toi, que je te comprends et t'acceptes même dans ta laideur. Ton rêve est d'être un geisha accompli, ton okiya entier le sait et on t'a déjà suggéré cette façon particulière de gravir les échelons – certes tu as refusé mais sûrement par manque de confiance –, or je te le propose moi qui te comprends et te connais : accepterais-tu de me vendre ta virginité ? Elle n'a pas de prix, mais je payerai ce qu'il faudra et accepterai de te payer tous les kimonos et les coiffes nécessaires à l'accomplissement de ton rêve.

    Tu peux me joindre à XXX—


    Un frisson me parcourt l'échine. Je déchire la lettre et entre dans le vestiaire avant de saluer les autres otoko geisha. Cette bonne femme m'observe, me suit, bien trop pour être une simple admiratrice. Je sens le tentacule de la peur d'introduire dans mes entrailles, me tortiller les parois, déposer les œufs des affres dans mon estomac. Je la jette avec véhémence, elle et son enveloppe que mes collègues ne manquent pas de me faire remarquer. Ils m'interpellent, me questionnent vis-à-vis de ma réaction mais machinalement, je secoue négativement la tête tout en commençant à me dévêtir.

« Tu ne te maries pas ? Mais alors, qu'est-ce que c'est que cette lettre ?
– Une mauvaise blague, rien de plus, ne t'inquiète pas.
– Je vois... Tant mieux. Je dois t'avouer que je suis rassuré. Un geisha marié a du mal à se faire un nom de nos jours.
– C'est sûr... Je ne suis pas pressé !
– Tu es talentueux et passionné, ce serait du gâchis à ton âge.
– Haha merci, tu me flattes.
»

    Je pense que le jour venu, je serai heureux d'être lié à l'âme qui pourra parfaire mon existence. J'ai confiance en l'Incontestable pour ce qui est de trouver la personne qui me conviendra. Mais je ne suis pas prêt. Pas encore. Je suis encore trop jeune, trop immature, trop inquiet.

天の川

VOIE LACTÉE

    La vie atypique de Hikoboshi a commencé le 7 juillet 2093. Il n'a jamais connu de grandes péripéties tragiques ou héroïques, il a vécu simplement jusqu'ici, de manière peu commune pour cette époque, certes, mais purement.

    Sa famille est de celles qui naissent et persistent éternellement. Vieille, riche, traditionnelle. Elle s'obstine à rester attachée aux traditions archaïques, à l'histoire, aux vieilles valeurs, tandis que le monde continue sa course – presque – sans elle. Son credo : préserver la culture nippone en dépit de l'occidentalisation.

    Hikoboshi s'est développé dans ce milieu-là. Fils unique et seul homme – il y aurait sûrement pu en avoir davantage grâce aux dernières technologies mais on peut dire que ces méthodes renâclaient le clan –, il est l'héritier de la branche secondaire des Tanabata ; il a pour devoir de servir l'héritier de la branche principale et de nourrir la cause de sa famille ; dans son cas, celui de sa mère, celui de son père et d'une mince poignée de la lignée subalterne : préserver les hanamachi (villes fleurs). Cela semble futile, mais il faut rappeler que seuls les riches et les hauts placés du gouvernement s'y rendent. Les geishas recueillent les secrets les plus noirs de ceux-ci, ils sont également la preuve du pouvoir et de la richesse de ces derniers. Par conséquent, les geishas sont des symboles très précieux dans la haute sphère, tant bien même cela est démodé de seulement en rencontrer et même d'en devenir de nos jours. Ceux qui se lancent dans le métier se lassent généralement au bout d'une année après trois à cinq ans d'entraînement.

    Hikoboshi a vécu presque toute sa vie en autarcie. Il ignore tout du monde extérieur, si ce n'est ce qu'il a vu au travers des vitres de la Mitsuoka de papa. Il n'est jamais allé à l'école, les cours étaient tous à domicile, et si jamais il voulait jouer, c'étaient avec les domestiques et maman. Et les enfants du voisinage ? Il les voyait à de rares occasions. Ce mode de vie était tout à fait normal et respectable à ses yeux. Après tout, son destin est exceptionnel ; un destin exceptionnel est souvent solitaire.

    De six à onze ans et demi, l'enfance de Hikoboshi s'est voué à l'apprentissage : des valeurs, du culte de l'honneur, des bonnes manières, des poèmes, de la langue, de la musique, de la danse, de l'ikebana, de la cérémonie du thé et des arts martiaux. Il avait des professeurs pour lui enseigner toutes ces matières, son père lui inculquait seulement quelques principes « d'homme ». Il avait des programmes pénibles, éreintants, exubérants, chaque jour il n'en voyait jamais le bout. Il lui est arrivé de pleurer des nuits entières, de se lamenter sur la difficulté des entraînements, de demander des pauses et même de se cacher pour ne pas avoir à faire ces choses compliquées comme marcher voire danser deux heures sur des ippon geta (geta à une dent centrale, cela permet principalement de travailler son équilibre et de se tenir droit), seulement il avait un devoir et il le savait. Heureusement, sa mère le serrait dans ses bras quand il avait droit à un peu de répit. Il la voyait rarement mais quand il le pouvait, c'était elle qui gorgeait son cœur de douceur et de tendresse.

    Les sanctions étaient souvent les mêmes et inspirées du temps de Yoshiwara : des coups de bambou sur les doigts, le dos ou les jambes. Durant les cours de danse, de kokyū et de shamisen, ses erreurs étaient souvent punies de coups d'éventail en bambou. Les professeurs étaient sévères mais c'était presque leur devoir de l'être ; Hikoboshi n'avait pas le droit de se relâcher, il devait apprendre et tout faire à la perfection, car c'est ce que l'on attend d'un héritier et notamment d'un geisha.

    L'année de ses douze ans, il a commencé à vivre dans l'okiya de sa tante, à Akasaka en tant qu'apprenti geisha. Il avait l'âge pour apprendre les rudiments du métier auprès d'une Onee-san (grande sœur, ici c'est une geisha confirmée). Les otoko geishas étant rares, il n'y en avait pas pour le suivre dans son apprentissage. Hikoboshi s'est alors lié à sa cousine, Tomie, avec qui il a noué un pacte de hiérarchie autour d'une cérémonie appelée san san kudo (qui consiste à échanger trois verres de saké ; cette cérémonie a fréquemment lieu lors des mariages traditionnels). Elle était douce, gentille et dure parfois, mais il aimait sa façon d'enseigner. Elle lui a fait apprécier la discussion, les jeux, le saké et le maquillage. Le maquillage plus qu'autre, en réalité. Tomie n'a pas oublié de lui apprendre à aimer. Dans ce monde, l'amour est une vertus indispensable et si on n'en possède pas une once, le client s'en aperçoit et fuit en prétextant un passage aux toilettes. Aimer, plus que démontrer ses talents, reste le devoir de tous les geishas. Les clients viennent principalement pour cela.

    Un jour de repos, Tomie a acheté une palette de maquillage en ville. Hikoboshi a été émerveillée par la multitude de couleurs que cette petite boîte contenait. À cette vue, elle l'a autorisé à l'emprunter de temps en temps et depuis, quand il en a le temps, il se montre très créatif.

    L'apprentissage auprès d'une geisha dure normalement un an avant de commencer le métier, or au Japon un enfant ne peut travailler qu'à partir de quinze ans. Hikoboshi a donc assisté Tomie pendant trois ans et demi et seulement le soir sans jamais avoir eu le droit de pratiquer en tant que geisha. Afin de compenser le temps qu'il perdait à attendre, son père l'a inscrit au collège, ainsi il ferait quelque chose le jour. Découvrir le monde extérieur n'est jamais une perte de temps.

    À chaque fois qu'il allait au collège, Hikoboshi se sentait dépaysé. Il n'avait presque jamais vu de gaijin, les seuls étant ceux qu'il voyait dans la voiture de son père et un russe venu prendre du bon temps avec les geishas. De plus, les élèves étaient très souvent fixés sur leurs écrans, ils sortaient souvent après les cours, se nourrissaient de sandwich ou de soba à partir du distributeur, n'utilisaient pas – ou rarement – le langage formel lorsqu'ils s'adressaient à un adulte, se coloraient les cheveux... Toutes ces choses dont il n'avait pas le droit, ignorait pouvoir faire et que les autres faisaient avec aisance. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne les enviait pas, au contraire. Il était heureux avec son petit monde.

    Il était fréquemment taquiné sur ses manières, ses notes, son « hobby » d'apprenti geisha, ses longs cheveux et son apparence trop féminine. On l'accablait de surnoms tels que « femmelette », « tapette », « gonzesse », « p*d* » – bien que l'homosexualité soit accepté de nos jours, certains l'utilisent comme un moyen de raillerie. Autant dire qu'il ne passait pas un bon moment au collège. Il ne pouvait pas non plus lire tranquillement, car il était le bouc émissaire, le japonais trop traditionnel qui n'a pas évolué avec le temps. Pourtant, leur pays était le Japon. Était-ce une honte de respecter les traditions ? Hikoboshi ne comprenait pas la manière de penser des autres. Plus les jours passaient, moins il comprenait ces gens et vice-versa. Jusqu'au jour où la puberté a frappé et qu'il est devenu un ikemen. Soudainement, le monde lui a paru plus simple.

    Après ses quatorze ans, ses traits se sont affinés, sa masculinité s'est développée et sa voix a mué. Il paraissait plus virile, plus beau et soudainement, quand c'était lui en tout cas, être traditionnel, calme et avoir de bonnes notes paraissait « cool ». Les jeunes filles commençaient à l'apprécier davantage, par conséquent les garçons aussi. Il a fini par avoir des amis remarquables. De vrais ennemis aussi, comme ceux qui lui ont collé du chewing-gum sur les cheveux – ce jour-là fut la première fois qu'il dut couper ses cheveux aussi courts.

    Enfin, quand il a eu quinze ans et qu'il a commencé à travailler, certains amis ont persisté.

    Depuis ses quinze ans, Hikoboshi est un otoko geisha, il est considéré comme étant le premier à avoir commencé aussi jeune. Il ne vit pas à l'okiya mais en-dehors, soit avec ses parents pour le moment, par conséquent il touche la totalité des gains de ses prestations et il est plus libre mais doit en contrepartie acheter ses kimonos, ses coiffes et son maquillage lui-même. Au final, il gagne assez peu. Il est seulement affilié à une okiya – encore et toujours celle de sa tante – qui gère ses rendez-vous, lui donne accès aux vestiaires et lui fournit les serviteurs chargés de l'escorter.

    Hikoboshi n'est pas plus populaire que les autres otoko geisha, chacun a ses spécialités et ses particularités, la sienne étant la danse et les jeux, mais si parfois il est demandé – seuls les clients réguliers peuvent se permettre d'exiger et encore –, c'est principalement pour ses yeux verts et sa jeunesse. Souvent, ce sont des femmes ou des hommes mariés dont l'intention est souvent de tromper l'ennui. Voir un-e geisha n'est normalement pas considéré comme de la tromperie mais peut s'y apparenter.

    Aujourd'hui, cela fait deux ans que Hikoboshi pratique. Sa vie en tant que geisha a évolué de manière positive et ses cheveux ont poussé ;  sa légère montée en notoriété ne le préserve évidemment pas du malheur mais il garde la tête froide. Il apprend le chinois et l’anglais afin de pouvoir communiquer avec les touristes. Il faut savoir qu'être geisha incombe de suivre la voie éternelle de l'apprentissage.
 
    Il aime son métier, ses parents sont fiers et tant que son père n'est pas mort, il ne prendra pas la relève de sitôt – les dieux savent qu'il redoute ce jour. La branche principale est également ravie de son travail mais attendent des résultats plus significatifs à son sujet. Elle lui conseille de trouver un danna afin de gagner en notoriété, cependant il serait disgracieux de le réclamer ouvertement. Aujourd'hui, rares sont ceux qui peuvent se permettre d'entretenir un-e geisha. C'est un engagement de longue durée dans lequel il faut investir énormément d'argent. La quête sera par conséquent dure mais Hikoboshi patiente.

    À ce jour, Hikoboshi ne s'est jamais amouraché de personne. Des petites amies, il aurait pu en avoir au collège, certaines jeunes filles l'ont plu mais il a toujours refusé de s'engager dans une relation, aussi enfantine et innocente soit-elle. Tout d'abord parce qu'en tant que geisha, ce serait honteux et inadmissible, la pureté étant de primauté. Ensuite, il n'en conçoit pas l'intérêt sachant que s'enticher d'une personne que l'Incontestable n'aurait pas choisi serait une perte de temps déplorable... Et que s'en séparer ne sera que plus regrettable.
Keanu Kadokawa
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posté
le Jeu 24 Jan - 8:55
par Keanu Kadokawa
OMG.
HAKU.
MON AMOUR D'ENFANCE JPP.
JTM.
♥️
Michiru Hôno
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α Ursae Minoris
posté
le Jeu 24 Jan - 10:16
par Michiru Hôno
Aaaaaah c'est déjà prometteur The entertainment boy 3488335006

On se fera un lien direct ! Entre mineurs on doit se serrer les coudes The entertainment boy 3912395661
Kaori Vanzine
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Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Jeu 24 Jan - 11:11
par Kaori Vanzine
Bon reboot et bon courage pour ta fiche o/

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

En ce moment je suis au ralenti
The entertainment boy Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Inari Akiyama
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posté
le Jeu 24 Jan - 11:51
par Inari Akiyama
Bon reboot The entertainment boy 1362171446
Hayoko Sato
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posté
le Jeu 24 Jan - 18:51
par Hayoko Sato
Bon retouuuuur
Aah tu nous apprend des trucs, je ne savais pas pour les Otoko Geisha
Il à l'air trop bien en tout cas, et Hakuuu quoi :D
Bon courage pour ta fiche The entertainment boy 2244379341
Hikoboshi Tanabata
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★
posté
le Jeu 24 Jan - 21:17
par Hikoboshi Tanabata
Merci pour cet accueil, c'est touchant The entertainment boy 367806265

Keanu → PTDR MOI AUSSI. JTM ÔSSI.

Michiru → Il nous faudra un lien oui ! J'suis totalement pour !

Hayoko → Je pourrais faire tout un article sur les geisha mais ça prendrait tellement de temps et de lignes The entertainment boy 128457956 Merci en tout cas !
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Ven 25 Jan - 16:33
par Invité
Une plume qui se pose avec beauté et un personnage unique qui me laisse pantoise… Pfiouh j'en rougis d'aise ❤️

Amuse-toi bien et bonne validation The entertainment boy 199084845
Hikoboshi Tanabata
Messages postés : 192
Inscrit.e le : 06/01/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: /

★
posté
le Ven 25 Jan - 18:31
par Hikoboshi Tanabata
Tu me flattes, je vais rougir haha !

Merci ;)
Marek S. Russel
Messages postés : 216
Inscrit.e le : 15/05/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Ven 25 Jan - 18:35
par Marek S. Russel
AKU BORDEL DE NOUILLES !!! Blblblblblblfjzekbgouzrmhgnr....

Tu te transformes en dragon aussi ? :'D
Satoshi Totsuzen
Messages postés : 704
Inscrit.e le : 15/07/2014

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : /
Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥

★
posté
le Ven 25 Jan - 18:38
par Satoshi Totsuzen
PTDR T KI

Amour et gloire sur toi. Comme d'hab, ton écriture est on point, c'est que du bonheur pour les yeux. (Et puis ce talent en graphisme, on en parle ou ? non parce que entre toi et Keanu là, ça fait beaucoup trop de belles choses à regarder).
Gimme more pliz. ♥️

(Et HAKU ? DUDE ? SERIEUSEMENT ???? ♥️♥️♥️)

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


The entertainment boy Sato-s10

avatars tournants (voir les noms en dessous). Signa par Chû, merci ♥️
Merci Chû, Keanu, Takashi, Mad et Bacon Beige-Betterave pour les avatars ♥
Hikoboshi Tanabata
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★
posté
le Sam 26 Jan - 1:52
par Hikoboshi Tanabata
Marek → QUELLES NOUILLES CE SONT DES C**LLES

J'aimerais bien me transformer en dragon mais bon, tant qu'il y en a un dans mon p- HURM. Excuse-moi c'est la première fois que je bois du café The entertainment boy 2078551763

Satoshit → Merci tu flattes mon égo, je suis trop gêné, je ne sais plus où me cacher The entertainment boy 3912395661 J'aimerais bien te dire que j'ai du talent en graphisme mais cette fois si c'est Keanu qui a fait la plupart des avatars ptdr. D'ailleurs Kea' je te fais des bisous si tu lis ça !

HAKU OUI. Il est trop parfait, il fallait qu'il soit mon geisha.

Sinon j'en profite pour dire que la fiche est terminée ! L'histoire n'est pas on point niveau écriture mais j'ai sincèrement galéré à mettre tous les éléments nécessaires de façon pas trop hasardeuse The entertainment boy 367806265

EDIT : Courage Satoshi ptdr
Satoshi Totsuzen
Messages postés : 704
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Je suis: pro-Incontestable.
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Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥

★
posté
le Dim 27 Jan - 12:22
par Satoshi Totsuzen
... The entertainment boy 3912395661
Que dire dude ? Que. Dire.
C'est court mais c'est bon. Comme quoi, la grandeur équivaut pas toujours au plaisir, on peut trouver (une grande) satisfaction avec du pas trop long. J'ai l'impression d'avoir un vocabulaire de bucheron et d’illettré face à ce que tu écris, tes phrases se goupillent à la perfection et les mots que tu utilisent accentuent le côté "noble, droit, pure, formel" de ton petit monsieur. J'ai beaucoup aimé la lecture et le caractère de Hikoboshi, l'histoire était originale et bien menée. Il y a eu une ou deux coquille, mais ce que tu racontais était tellement prenant que j'ai pas jugé utile de m'arrêter pour te les noter.
Amuse toi bien, t'as déjà un stalker à ta liste. ;)

Pré-validation par Satoshi
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

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The entertainment boy Sato-s10

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Hikoboshi Tanabata
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Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: /

★
posté
le Dim 27 Jan - 12:26
par Hikoboshi Tanabata
Gdhigshuj ça me touche trop ce que tu dis, merci, je suis vraiment content que tu aies aimé ma fiche The entertainment boy 3912395661 je tâcherai de faire de même en RP ! ❤️
Makoto Nanase
Messages postés : 4332
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★
posté
le Dim 27 Jan - 12:28
par Makoto Nanase
Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥️
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥️

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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The entertainment boy 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit The entertainment boy 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
The entertainment boy Ld7d
The entertainment boy BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
The entertainment boy Cn3Ckyx
The entertainment boy 1EPYLUw
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La famille ♥️:
Nanase's family:
The entertainment boy E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
The entertainment boy 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
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Merci Oz ♥️:
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