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Ikki Kanzaki
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Inscrit.e le : 15/03/2019
posté
le Sam 16 Mar - 0:07
par Ikki Kanzaki
Ikki Kanzaki 輝 神前
"Don't grow up, it's a trap ! "

Généralités
Nom ;; Kanzaki
Prénoms ;; Ikki
Âge ;; 25 ans
Genre ;; Masculin
Origines ;; Coréo-Japonais
Activité ;; Doctorant en chimie moléculaire
Sexualité ;; Indéterminée
Avatar ;; Tsurumaru Kuninaga de Touken Ranbou
Règlement ;;
Chemin ;; DC over here !
Commentaire ;; J'espère que l'histoire de mon petit Ikki vous plaira ! (NB : le premier qui chante "Ces soirées-là", il aura affaire à moi èOé)
Histoire

Enfance :

Bienvenu (prologue) :


Tokyo. En 2111, cette ville faisait toujours rêver. Certains l’admiraient pour la culture japonaise, pour sa qualité de vie et d’autres pour son savoir-faire sur les nouvelles technologies. Mais une chose était sûre : Tokyo abritait bien des secrets. Parmi ceux-ci, une relation hors mariage entre Kim Ha-ri, commerciale coréenne de talent et un trader japonais hors pair qui engendra un enfant. X. C’est le nom qui lui avait été donné à la naissance, comme tous ces bébés dont personne ne voulait.

Ha-ri ne vit son enfant qu’une journée. Elle comptait bien se sortir de cette situation indélicate. Une seule chose importait pour elle : retrouver l’homme avec qui elle avait été mariée en Corée, après une année d’absence. Cependant, elle n’avait pas prévu l’arrivée de deux hommes qu’elle connaissait bien. Pouvait-elle les appeler des « amis » ? Plutôt des connaissances pour qui elle comptait plus que ce qu'ils comptaient pour elle. Elle leur expliqua son projet de confier l’enfant à la Maternité Nationale où il serait adopté par un couple marié.

- Pardon ?! Ha-Ri, tu ne peux pas faire ça. Qui sait dans quelle famille il va se retrouver. Et quand il va grandir … Tu sais qu’il ne pourra jamais retrouver sa vraie mère ? S’exclama le plus grand des deux. Il semblait hors de lui, comme si cette histoire d’orphelinat le touchait particulièrement.

Malgré son sourire triste, elle ne partageait en rien ses inquiétudes. Elle n’avait cure de ce qui pouvait advenir de cet enfant. Ce n’était pas son problème. Exaspérée, elle lâcha un soupir.

- C’est bien le but de le faire adopter sous X. Je ne veux pas qu’il me pose quelconque problème. Ni maintenant, ni plus tard.

- Ecoute. Je sais que tu regrettes. Dit-il avec compassion. Tu devrais réfléchir. Ce n’est pas une décision qu’on prend à la légère. Cet enfant a besoin de toi. Il y a surement un moyen …

- Qui te dit que je regrette ? Ce qui est fait est fait. Jusqu’à ce que je m’en débarrasse, c’est encore mon enfant. Donc, c’est à moi de décider quoi en faire.

- Être sa mère te donne le droit de le destiner à une vie misérable ?! A ne jamais savoir d’où il vient ? Ce gamin n’a pas choisi de naître, pas plus que toi ou moi. C’est ton devoir de choisir ce qui est le mieux pour lui.

- Ah oui ? Tu penses être mieux placé que moi pour le savoir, Shin ?! Qui va s’en occuper sinon ? Ce n’est surement pas moi qui vais l’élever. A ce que je sache, ce n’est pas ton enfant mais bien le mien et je suis en droit de … pesta-t-elle avant d’être coupée par une voix dont elle avait oublié la présence.

- NOUS ON VA LE FAIRE !

Un silence plana dans l’air. Ha-ri leva un sourcil, étonnée :

- Je te demande pardon, Mikoto ?

Le principal intéressé lui lança un regard plein de mépris. Sa fierté et son ego n’avaient donc aucune limite. Il regarda le nouveau-né dans ses bras qui lui rendit le plus adorable des sourires. Sa décision était prise. Il dit à la jeune mère, les yeux plantés dans les siens :

- Nous allons l’adopter avec Shin. On devait visiter la maternité mais … Je ne peux pas me résoudre à l’abandonner. Peu m’importe à quel point tu le déteste, il mérite de grandir dans le bonheur comme n’importe quel enfant. Nous sommes mariés. Notre couple est solide et nous saurons comment nous occuper de lui. Nous l’élèverons mieux que n’importe qui.

- Tu en es sûr ?

- J’y veillerai. (Je peux t’en assurer.)

( Elle hocha la tête. Il ne pouvait pas croire qu’il l’avait convaincue. Il vit Shin s’approcher pour voir l’enfant de plus près. Voir le rouge qui montait aux joues de son mari l’emplit de joie. Il avait réussi. Impressionné, celui-ci prit la main du petit être fragile qui se mit à rire. « Eh bien, c’est décidé. Bienvenu dans la famille … Ikki. » )

Une seule chose venait assombrir ce tableau… Il fut découvert que Ikki avait une maladie rare, surnommé poétiquement "maladie des os de verre". Seul son nom était beau car ses symptômes étaient terribles. Entre autres, des os fragiles qui seraient sujets à de multiples fractures, une dentition anormale et une grande possibilité qu'il perde son audition une fois adulte. Mais malgré cette horrible nouvelle, Shin et Makoto ne perdirent pas espoir. Une traitement abordable existait mais Ikki serait à surveiller de très près pour éviter toute facture pendant sa croissance. Ils n'avaient pas idée du challenge qui les attendait.

Un petit paradis … ou presque :


Les voici installés dans leur nouveau coin de paradis, une maison traditionnelle perchée sur les hauteurs de Mihonoseki (美保関町), petite ville balnéaire dans la préfecture de Shimane.

Jusqu’ici, la destinée de Shin et Mikoto semblait être guidée la chance et le bonheur. Amoureux depuis des années, ils ont découvert que leurs lettres roses respectives les liaient pour toujours. Et maintenant, ils allaient élever cet enfant arrivé par hasard dans leurs vies. Ils n’oubliaient pas de remercier Tenjin, Dieu du bonheur, priant de tout cœur pour que cela continue. Les années de paix semblaient se succéder comme de paisibles vacances ponctuées par leurs emplois, l’un de traducteur, l’autre d’historien consultant. Leur chance ? Exercer leur travail à distance qui leur permettait de consacrer tout leur temps à l’éducation de leur fils. Ikki eut une enfance douce et heureuse. Les premières années de sa vie s’écoulèrent paisiblement entre les journées à plage, les après-midis de siestes en hamac et les journées d’école riches en rencontres et en découvertes.

Ikki grandissait vite. Son caractère intrépide pouvait presque faire oublier sa malade. A 7 ans, il commençait à comprendre des choses, peut-être plus que ce que ses parents s’imaginaient. Souvent à l’aire de jeu, Ikki allait jouer avec les autres enfants de son âge. C’est même ici qu’il rencontrera ceux qui seraient bientôt ses protecteurs et ses plus fidèles amis. Mais un incident survint. Un soir avant de rentrer, un homme inconnu bouscula Shin. Celui-ci se retourna violement, enragé « Fait attention ! ». Pourquoi était-il en colère alors qu’il était le seul fautif ? pensais Ikki. (Il avait un mauvais présentiment.) L’homme se mit à les détailler tous les trois. Il donna un coup de coude à sa femme, une grimace malveillante sur le visage. « Regarde-ça. Maintenant, ces gens osent même venir dans les lieux publics avec leur rejeton. On n’en voyait pas autant avant. C’est une invasion ! Quand je pense qu’on doit tolérer ça jusque chez nous. Dégoûtant. Eloignez-vous de nos enfants, vous allez les contaminer avec votre perversion. Vous n’avez rien à faire ici ! ». Le jeune couple se défendait du mieux qu’il pouvait mais les réponses de leur agresseur étaient toujours plus cinglantes. Les mots étaient douloureux et rouvraient d’anciennes blessures. Leurs cœurs se serraient en se rappelant une période de leur vie qu’ils auraient voulu oublier. Mais cette époque était révolue. Plus jamais ils ne tolèreraient ce genre d’individu. Ils devaient riposter ! A leur manière. Mais plus ils tentaient de garder leur calme plus l’homme devenait vulgaire, peu préoccupé par la présence de son fils juste derrière lui. Il avait l’air jeune, 3 ou 4 ans à peine. Il lança des regards inquiets à Ikki, qui ne comprenait pas plus la situation. Mais il savait que ses papas étaient en danger... Il devait faire quelque chose ! Alors du haut de ses 7 ans, il se posta devant méchants adultes : « J’ai compris ! En fait, vous aimez pas mon papa et mon papa parce que ils s’aiment plus que vous. C’est ça ? ». dit-il, tout content de lui. Il ne pouvait pas y avoir plus fiers que ses parents qui rirent aux éclats. Mikoto le prit dans ses bras. « C’est exactement ça, champion. Il ne vaut mieux pas donner d’attention à ce genre de personne, tu sais ? » dit-il en s’en allant tandis que Shin adressa un grand sourire aux partisans de la haine avant de les suivre.

Depuis ce jour, plus personne ne leur causa de problème. Il ne savait pas si c’était une question de chance ou si l’Incontestable avait puni ces vulgaires individus. Mais quand Ikki s’en étonnait, Mikoto lui répondait simplement que « le paradis ne sied guère aux mauvaises personnes. ».

Le temps passait à toute allure à Mihonoseki. Bientôt, le petit japonais allait fêter son 10e anniversaire avec les 3 humains les plus chers à son cœur : Haru, Ayato et Suwa.

Aventuriers de nos mondes :




Haru était le plus grand de la bande, un casse-cou aux cheveux noir qui n'était jamais le dernier pour trouver des défis stupides. Ensuite, il y avait Ayato, sans doute le seul mature parmi les quatre, protecteur et sans arrêt inquiet pour eux (ce qui ne l'empêchait pas de les suivre dans leurs aventures). Et enfin Suwa, un cas à part au milieu de tous ces japonais à l'apparence identique. Il avait l'air d'avoir plein d'origines différentes dans ses gênes avec des cheveux blonds et épais, ses yeux bleus et sa peau tannée. Depuis leur rencontre au parc, ils ne s’étaient plus quittés. Ils faisaient tout ensemble. Absolument tout. Tous les quatre habitaient dans la même rue. Ils allaient ensemble à l’école puis revenaient le soir, marchant à la queue leuleu en longeant la route. Quand ils n’étaient pas réunis à l’école, ils ne manquaient pas d’alibi pour se retrouver. La fête du sport. La reprise de la saison de pêche. Le baptême d’un nouveau bateau. Les Matsuri au temple de Susanô, dieu des mers et de la tempête, qui protégeait la ville portuaire. Toutes les occasions étaient bonnes pour sortir ensemble. On les voyait souvent se baigner dans une calanque caché, leur petit repaire à eux où l'eau était transparente. Mihoseki était une petite ville. Alors très vite, on entendit parler de ces quatre petits toujours collés ensemble. Les habitants les appréciaient autant qu’ils s’en méfient. Après tout, c’était compréhensible. Ils étaient capables un jour d’aller aider les vieilles dames à porter leurs courses et le lendemain de détruire les filets de pécheurs en plongeant au mauvais endroit. Pendant les vacances, ils s’invitaient constamment à dormir les uns chez les autres. Ces soirées-là, ils passaient leurs soirées à jouer, à rire et à s’amuser sans imaginer combien ces jours étaient précieux.

Mais il y avait une chose qu’ils adoraient faire les jours où il n’y avait pas école : aller dans la colline au-dessus du village, avec une vue imprenable sur la mer qui avait toujours un œil sur eux. C’était leur terrain de jeu à eux. Là-bas, ils s’amusaient (bien plus que dans n’importe quel parc d’attraction). Il suffisait de laisser libre cours à leur imagination pour se retrouver dans des mondes connus d’eux seuls. A leurs yeux, une petite clairière au milieu de la forêt se transformait en un royaume des fées où la magie donnait des couleurs incroyables aux lieux à la fin de la journée.
Une fois passé le monde des fées, on arrivait dans un lieu qui avait terrorisé l’enfance de Ikki et de ses acolytes. Au bout d’une falaise où les rafales de vent soufflaient très fort trônait une vieille maison abandonnée dont le bois grinçant et les tuiles tremblantes les faisaient frissonner de la tête aux pieds. C’était le manoir des hurlements. Un jour, ils essayèrent d’y entrer … mais en ressortirent aussitôt après avoir failli se faire écraser par le tableau d’un bateau piégé au cœur d’un terrifiante tempête. Ils prirent leurs jambes à leur cou et descendirent la falaise aussi vite que leurs petites jambes leur permettaient. Ikki cru qu’il allait mourir tellement son cœur battait fort. Il fut le premier arrivé à la première maison, vite rejoint par Ayato puis Suwa et Haru qui s’écrasèrent aussi contre le mur. Se regardant tour à tour, à bout de souffle, un ange passa et ils éclatèrent de rire à l’unisson.
Les quatre amis étaient inséparables. Mais c’est avec Haru qu’Ikki entretenait les liens les plus forts. Le grand Haru qui le protégeait, avec qui il partageait son goûter et le premier à courir à son chevet quand il se retrouvait à l’hôpital. Haru était plus grand que la moyenne, surtout pour un japonais. Il a vite pris l’habitude de porter son ami sur les épaules : en concert, durant les matsuri, pour passer par-dessus un mur (cette dernière situation arrivant plus souvent que prévu pour ces quatre-là). Très vite, les deux alter-ego n’avaient plus besoin de se le dire pour savoir quand le petit japonais avait besoin d’être porté. Et même quand Ikki n’était pas dans le coin, il ne fallait pas attendre longtemps pour l’entendre crier « Haruuu » avant de le voir débarque, fidèle au poste.

Adolescence

"Seyu" :




Quand Ikki n'était pas en train de vivre l'une de ses aventures avec ses trois acolytes, il passait des soirées entières à discuter avec ses parents autour de délicieuses ramen, des udon aux fruits de mer comme seul Shin en avait le secret. (Il leur racontait tout, même cette fois où une fille lui avait offert des chocolats pour la première fois pour la St-Valentin. Il s'était toujours confié à eux comme à ses trois meilleurs amis... Et même l'adolescence n'avait rien changé à ça. C'était devenu un rituel entre eux. A chaque repas ensemble, ils se racontaient leur journée et ils en riaient ensemble. Mikoto (qu'il surnommait Miko') lançait souvent des défis... Et le perdant devait faire la vaisselle ! C'était à peu près à quoi ressemblait une soirée chez les Kanzaki.) Mais pendant qu'il riait avec eux, Ikki ne se doutait pas de ce qu'il se passait de l'autre coté de la mer. Quelques détails que ses parents de cœur avaient omis de lui révéler.

Comme à son habitude, Ikki se réveillait en même temps que le soleil avec une vue imprenable sur la mer (il ne faisait jamais de grasse matinée et préférait se réveiller avec la lumière du jour). Il arriva dans la cuisine encore à moitié endormi. Mais aujourd'hui, il découvrit deux inconnu autour de la table. Une dame qui devait avoir la quarantaine et un garçon légèrement plus âgé que lui. Son fils, peut être ?

 " Oops pardon." dit-il en faisait demi-tour, honteux d'avoir été vu en pyjama. Miko' lui avait dit plein de fois que ce n'était pas poli d'être dans cette tenue devant des invités. Justement, celui-ci lui dit de venir saluer les invités. "Héhé." Il fit un grand sourire en se massant la nuque, indice infaillible de gêne chez lui. Ne sachant plus quoi faire, il lui chuchota tout en sachant qu'on l'entendait : "C'est qui ? ><"
"Oh Ikki..."  Shin s'agenouilla devant lui et prit ses mains dans les siennes. Ikki commença à s'inquiéter. Il ne se mettait jamais dans un état pareil. Mais alors, qu'est ce qu'il se passait ? Il continua. "Avec ton père, on t'aime plus que tout. Je t'ai déjà expliqué pourquoi on ne pouvait pas avoir d'enfant. On était très triste. Mais un jour, une dame, ta mère, t'as mis au monde et t'as confiée à nous."
C'était à Miko' d'aller à sa rencontre. C'était toujours lui qui annonçait les nouvelles difficiles. Ikki était tout ouïe. S'agenouillant à son tour, il lui dit, un sourire chaleureux aux lèvres.
"Cette dame qui est ici aujourd'hui, c'est ta mère. Elle s'appelle Ha-ri."
Un silence plana. Facile de voir que ses parents redoutait sa réaction. Puis il éclata de rire. S'essuyant les yeux pour essayant de stopper son fou rire, il leur confia.
 "Vous savez... Je le sais déjà."
"Tu le savais ?" s'étonna Shin.
 "Hum hum ! fit-t-il en hochant vivement la tête. "Vous en parlez plein de fois quand vous faissez la vaisselle et le soir après le coucher aussi, enfin ... J'étais sensé être couché. Mais je dormais pas vraiment.". avoua-t-il, honteux. "Je sais que Ha-ri m'a donné à vous et qu'elle habite à Séoul. Et puis que j'ai un frère et deux sœurs. Sauf que leur père, c'est pas mon père. Mais je m'en fous moi. C'est vous mes vrais papas !"
Il n'avait jamais eu l'occasion de leur dire. Rire avait été sa première réaction pour évacuer.  En vérité, dire ces choses à voix haute lui fit un bien fou. Shin et Miko' s'échangèrent des regards, quelque peu surpris de s'être faits avoir par un enfant de 11 ans. Ikki leur avait donné une leçon importante : rien de tout cela n'était grave tant qu'ils étaient à ses côtés.
"Sacré petit gars ! Viens là que je t'attrape !" s'exclama Shin.
Ce dernier se jeta sur lui, engageant une bataille de guili-guili très vite rejoint par le second. Mais Shin s'arrêta vite en sentant le regard lourd de reproche de Ha-ri qui s'impatientait. Il profita d'un temps d'accalmie pour dire à son fils.
"Alors, si tu allais lui dire bonjour ?"
Le jeune adolescent acquiesça. Se relevant, il partit à la rencontre de la femme qui n'était rien de plus qu'une inconnu à ses yeux. Elle était comme il l'avait entendu ses parents la décrire. Froide et inquisitrice. Pas le genre de femme sympathique. Il se figea sur place. Il n'aimait pas la manière dont elle le détaillait. Il avait l'impression d'avoir fait une bêtise. A contre cœur, il lui fit bonjour de la main. Il n'avait aucune idée de quoi faire ensuite. On aurait dit qu'elle attendait quelque chose de lui... Mais quoi ?
Il respira à nouveau quand Miko' rompit le silence.
"Seyoung ne parle pas très bien japonais alors s'il ne comprend pas tout c'est norm...
Son visage s'illumina instantanément ! Faisant volte face, il se retourna vers ce frère qu'il attendait depuis des années. Ikki lui pris la main et le tira de sa chaise.
"안녕 ! (annyeong) Vient, on va jouer dans ma chambre !"
La main dans la main, ils montèrent les escaliers quatre par quatre. Ils passèrent l'après-midi entier ensemble. Bien sûr, la barrière de la langue ne facilitait pas les choses au début, ce qui ne facilitait pas la communication. Mais la solution fut vite trouvée. Ils ne pouvaient pas parler ? Alors ils décidèrent de chanter ! C'est comme ça qu'ils se découvrirent une passion commune pour le chant. Ils adoraient reprendre ces chansons intemporelles que tout le monde connaissait, même au delà des frontières. Il y en avait une que Ikki et son acolyte ne se lassaient jamais de chanter, massacrant les paroles en anglais avec leur fort accent japonais et coréen au passage. Ils la chantaient ensemble mais Seyoung le laissait toujours faire le solo avec sa voix aiguë qui passait bien mieux que la sienne.

Let it shine!
I will never give it up
All the spirit is gonna let it fly
tsuyogatta hi no kotoba ga sabita yume no karada wo mada sasaeteiru
Running circles around what is mine
I'm getting closer as I move in time
Wo-Oh-—

Let 'em know!
Oh, let it shine!
Oh, let it shine my friend!
sou dare no yowasa mo mae ni tsunageru
You remember, purest heart?
And the beauty of the colors
Wo-Oh-—

Wasn't feeling right and all of the gravity tore me down
I needed to figure dilemmas out
Just wanted to break out of borderlands
And shout
Now it's getting clear and I know why
I feel all the waves
It opens up
I throw up my fist to punch the air

And the sun will shine forever
We can feel this even better
See the sky, it's looking brighter
We have begun to think much deeper now
Hear the praise
I'm getting higher
But I must control the fire
Keep my cool.

Let it shine!
I will never give it up
All the spirits in gonna let it fly
And we know every tear is gonna dry
And the moon will shimmer in the sky
Shimmer. Shimmer for me!
Running circles around what is mine
I'm getting closer as I move in time
Just shine all you want!
Just shine all you can!


Seyoung parti au bout d'un semaine qui était passée à toute allure. Pour la première fois, quelqu'un manqua à Ikki.
Et à force de batailler, ils convaincurent leurs parents de faire revenir son demi-frère l'année prochaine, puis l'année suivant. Finalement, Seyoung revenait tous les étés pour passer un mois à la mer loin de l'ambiance pesante de Séoul. Leur relation devint solide comme du roc. Ikki trouva en lui le frère qu'il n'avait jamais eu, l'admirant comme son véritable aîné. Seyoung de son coté, fut attendri par ce ce petit intenable. Il ressentait le besoin de le protéger, contre les autres et contre lui même. Ils s'adoptèrent l'un l'autre et les étés qu'ils passèrent ensemble étaient gravés dans leur mémoire.

2 ans plus tard, il n'y avait plus de "demi-frère" qui tenait. Ils étaient des frères et s’appelaient cette manière. Il n'y avait pas d'autre mot pour les décrire. Seyoung faisait maintenant parti du groupe avec Haru, Ayato et Suwa même s'il avait 4 années de plus qu'eux. Mais parfois, les deux frères appréciaient de se retrouver juste tous les deux le temps d'une soirée.

Ce soir là, ils avaient décidé de passer la soirée en haut de la colline. Le ciel était dégagé, pas un nuage à l'horizon : le temps parfait pour aller observer les étoiles. Allongés sur le dos, ils appréciait le retour de la fraîcheur de la nuit.
"Il fait frais, ça fait du bien ! Il fait beau ! Ayato s'est pas trompé !"
"Ayato ne se trompe jamais. Sa mère travaille à la station météo."
"Oui, c'est pratique. Mais elle est enfermée dans un bureau toute la journée, la pauvre. Je veux pas travailler comme ça. Jamais de la vie."
" *rire* Eh alors, tu veux faire quoi si tu ne travailles pas dans un bureau ?"
"Moi ? Je veux aller dans l'espace !"

Seyoung tourna la tête vers lui. Absorbé par le spectacle, Ikki continua, des étoiles dans les yeux.

« Nous, on n'est qu'un grain de salle dans l'univers. T'imagines tout ce qu'on peut découvrir. Depuis le temps qu'on observe l'espace, on sait à peine ce qu'il a au delà de notre galaxie. On ne pas combien de planète et d'étoiles on n'a pas encore découvert. Et les extraterrestres ? Tu crois qu'ils existent ? J'ai envie de croire qu'on est pas la seule espèce qui existe. Mais je crois qu'on peut inventer plein de choses pour améliorer la vie des gens avec ce qu'on découvre dans l'espace. C'est ça que je veux faire. »

Son frère senti son cœur se serrer. Mais il ne pu se résoudre à lui dire la vérité.

« Tu sais Ikki, je t’admire beaucoup. Tu es courageux. »
« ERF !… Tu trouves ? »
« Oui sérieusement. Tu es courageux à ta manière. Tu es petit, t’es pas trop costaud, tu te blesse souvent mais … Toi, tu rêves d’aller dans l’espace. C’est assez impressionnant *rires* Je me demande si tu as peur de quoique ce soit, tu sais ! »
« Haha merci Seyu’ mais … Oui, j’ai peur. Souvent, en fait. »
« Tu as peur de quoi ? »
« D’être tout seul … Parfois, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer si jamais tu disparaissais. Ou si mes amis m'abandonnaient. J'ai peur parce que je sais pas ce que je ferai sans vous. Je serais capable de rien, je crois. »
« Mais non, ne dis pas ça : c’est faux. » L'aîné s’appuie sur les coudes et pointe le doigt vers le ciel "Regarde, une étoile filante là bas !" Les deux frères s'émerveillèrent quelques instant. Puis le plus âgé repris là où il en était. "C’est faux parce que tu sais que tes parents seront toujours là pour toi et il y a ces trois idiots. Ils préféreraient mourir plutôt que de te lâcher. Et moi aussi, tu ne te débarrassera pas de moi comme ça. Même si on es loin, tu sais que tu pourra toujours compter sur nous. Mais même si tu es seule, je crois que tu es capable de beaucoup de choses. Tu trouves toujours une solution à tes problèmes et tu es face à un obstacle, BOM ! Tu l’affrontes et tu arrives toujours à t’en sortir." Il laissa planer un silence avant d'ajouter : "Tu es fort, Ikki. Tu as une force intérieure qui surpasse toutes les autres. T'inquiète pas, tu comprendras plus tard."

Ainsi va la maladie :


A la grande surprise de certains, la vie d’Ikki se déroulait paisiblement dans sa ville natale. Seyoung continuait de venir passer un mois tous les étés tandis que ses meilleurs amis grandissaient à ses côtés. Chacun avait sa personnalité bien à lui.
Haru était toujours aussi grand. Sa taille le complexait, surtout dans cette période difficile de la vie mais grâce à Ikki, qu’il continuait à porter, il arrivait à y trouver une utilité. Mais Haru c’était avant tout une passion : la dance. Dès qu’il avait du temps libre, Ikki savait où le trouver. A la salle de dance. Il aimait venir le voir s’entraîner pendant des heures. Il était tellement concentré qu’il oubliait sa présence. Mais ce n’était pas grave. Pour lui, le seul fait qu’il l’accepte dans son univers était déjà le plus beau des cadeaux. Têtu et borné, il était devenu totalement réfractaire à l’autorité. Aller le chercher dans le bureau du proviseur faisait parti de la routine pour Ikki. Seul Ayato persistait à lui faire la leçon à chaque sortie de retenue sans vouloir lâcher l’affaire sur son cas.
Justement, celui-ci était devenu très intelligent mais ne savait jamais comment prendre les compliments à ce propos. Il était humble et c’est une qualité pour laquelle Ikki le respectait beaucoup. Il n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi inquiet pour les autres et aussi peu pour lui-même. Quand il en parlait avec son père, Miko’ lui disait « C’est à cela qu’on reconnait les grandes âmes ».
Suwa, de son côté… Eh bien, c’était Suwa. Il n’y avait personne d’autre comme lui. Alors que tout le monde voulait passer inaperçu, lui il laissait poussait ses cheveux en une grande crinière blonde et portait un bandeau orné d’un petit médaillon. Il avait toujours le sourire, ça faisait partie de lui. Sa présence irradiait les endroits où il se trouvait comme s’il avait un soleil dans son cœur qui n’arrêtait jamais de briller.
Ils avaient maintenant 15 ans. Par chance, leur calanque secrète était toujours rien qu’à eux. Cette année, Suwa avait investi dans plusieurs plusieurs surfs. C’était un événement ! Dès le mois de mai, les quatre amis découvrirent de grottes sous-marines dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. Entre temps, quelque chose avait bouleversé son quotidien. Elle s’appelait Akina. Il avait fallu à ses amis des milliers d’arguments avant de le convaincre de lui proposer d’aller voir les feux d’artifices ensemble à la Matsuri. Ils s’étaient finalement embrassés sous le bouquet final. Cette nouvelle situation avait de quoi l’effrayer mais quelques mois plus tard, il avait l’impression que rien ne pourrait les séparer.
Ikki allait à l’hôpital régulièrement pour divers examens avec ses parents, bien qu’il se gardât de préciser qu’il passait ses weekends en mer à bord d’un surf. Mais il ne s’était rien passé jusque-là, non ? Aujourd’hui semblait être une visite de rappel comme les autres mais pourtant, à la fin de la consultation, le médecin lui demanda de sortir. Troublé, le petit brun se permet de demande : « Pourquoi ? Il y a un problème ? ». Soudain, Shin se retourna et lui ordonna sèchement « Ikki. Tu ne poses pas de question et tu sors ! ». C’était un choc. Jamais son père ne lui avait parlé comme ça. Même pas quand il avait manqué de se faire mal ou pour la pire de ses bêtises. Jamais. Il passa un long moment dans la salle d’attente puis ils le ramenèrent à la maison, silencieux l’un comme l’autre. Ce calme lui était insupportable. Eux qui étaient d’habitude si complices et bavards. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Plus tard dans la soirée, il les entendirent crier l’un contre l’autre. Tout ressortait alors, toutes leurs craintes, toutes leurs inquiétudes qu’ils évitaient de se confier entre eux et encore moins à Ikki. Shin et Mikoto avait oublié que la maladie était toujours là et qu’elle ne se fait pas oublier bien longtemps. Il ne voulait rien savoir, cachant sa tête sous son oreiller pour ne rien entendre. Malgré tout, il entendait tout ce qu’il redoutait sans vouloir se l’avouer. Mais, pire que ça, en entendant l’inquiétude de ses parents, il se sentait horriblement coupable. Dès qu’il les entendit, sortir de leur chambre, il bondit du canapé.
« Shin… »
Il essaya d’attraper sa manche. Celle-ci lui échappa et son propriétaire s’en alla dehors. Ikki se retourna vers Miko’, les larmes aux yeux. *Toi aussi tu vas me laisser ?* lui demandais-t-il silencieusement. Mais le doux intellectuel lui tendit la main.
« Viens, mon ange. »
Il le suivit jusqu’à la terrasse et s’assirent à même le composite chaud.
« Tu es grand maintenant, je crois qu’il y a des choses que tu dois savoir. Même si ce n’est pas facile à entendre. »
Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Il avait tellement peur… Mais il se sentait prêt. Il était temps qu’il affronte ce monstre qu’il avait ignoré ces 15 dernières années.
« Tu sais que tu as une maladie. C’est une maladie orpheline qui attaque les os mais heureusement, on peut la soigner. Le problème est qu’on ne sait pas comment elle peut évoluer. On peut seulement la surveiller. Mais le docteur nous a dit qu’elle s’était aggravée. Si… Si elle continue à progresser, tu risque d’avoir encore plus de risques de fracture. Mais il y autre chose. En grandissant, les gens atteints par cette maladie deviennent sourds… dans 40% des cas. »
Ikki hocha la tête. Son maudit corps s’était figé, ne lui autorisant pas un geste.
« Le docteur nous dit qu’il y a un meilleur traitement. Mais beaucoup plus cher… Bien sûr que nous allons le payer mais c’est possible qu’on parte en vacances moins souvent. Ou qu’on doive vendre le bateau. »
« Non, pas le bateau de Mr Sawano ! Tu l’adores ce bateau et il voulait que tu en prennes soin, tu ne peux pas le vendre ! »
Son père posa tendrement sa main sur sa joue.
« Ikki… Tu as besoin de ce traitement. Et si je dois me séparer de quelques objets qui me sont cher pour ça, je n’hésiterai pas une seconde. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu ailles mieux. Je te le promets. » dit-il en le serrant dans ses bras.

Time flies but friends stay :


Les jours suivants n’avaient pas été faciles pour Ikki et Shin mais au fil du temps, le père et le fils se réconcilièrent. Malgré leur situation financière, les choses allèrent pour le mieux. Et ce n’était pas un hasard. Quand la nouvelle eu commencé à se répandre, la famille Kanzaki reçu un soutien incroyable de tous les habitants. Haru, Suwa et Ayato, les amis de ses parents, les vieux pêcheurs, les commères, le médecin familial, tous voulaient aider cet enfant qu’ils avaient vu grandir. Même les amis du collège d’Ikki voulaient apporter leur contribution pour le soutenir. C’était une petite ville. Au lendemain de l’annonce de la nouvelle à l’hôpital, jeunes et vieux étaient devant leur maison pour contribuer au paiement du traitement.
« Grâce à Susasoo » dit Shin. « Non, grâce à eux. » lui répondit Ikki. Il se dit qu'au final, ce n'était peut être pas en des dieux qu'il fallait croire mais en la bonté de l'homme. C'est ce jour là qu'il commença à questionner sa religion. Ou plutôt celle de ses parents. Peu importe ! Pour l'instant, c'était moment de préparer la grande fête de la sardine qui avait lieu tous les an au mois d’Août.  
-> Akina + Chute à vélo (elle : très blessée / lui : très peu, ou l'inverse ?)


Aishiteru :

Âge adulte :

A l’aventure ! :

Et si je n’étais jamais parti ? :

Je viens d’ici … :




… Mais ma place est ailleurs. :




A l'attention des modo:

/!\ Disclaimer /!\

Bienvenu :

Un petit paradis... ou pas :

Aventuriers de nos mondes :
- Quand je dis "tous ces japonais qui se ressemblaient" je parle bien de l'apparence (l'habillement, la coupe de cheveux, le comportement) des enfants japonais qui doivent rentrer dans le moule et pas que tous les jap' se ressemblent !

Seyu :

Ainsi va la maladie :
- Le traitement coûteux dont parle Mikoto est un traitement à partir de bisphosphonates (voir dernier point).

Aishiteru :

A l'aventure :

Et si je n'étais jamais parti ? :

Je viens d'ici :
- Ici, je suis partie comme ça m'arrangeait mais je pense que ça reste cohérent dans l'ensemble. Même si ce n'est pas globalisé, je pense que certains directeurs d'université aurait pu annuler la dernière semaine de cours avant les vacances d'Octobre pour que les étudiants rejoignent leurs familles victimes de Shukumei.
- Sachant que le 2nd semestre débute le 1er Octobre au Japon, Ikki aurait pu demander de faire un semestre "à distance" en dernière minute ! (+ un traitement de faveur aurait été possible compte tenu de sa maladie).

Mais ma place est ailleurs :
- Le lien entre l’Ostéoporose/maladie des os de verre et la chimie moléculaire est qu'à l'heure d'aujourd'hui le seul traitement est fait à partir des "bisphosphonates". Voilà un petit extrait explicatif qui fait plaisir : "Les bisphosphonates sont des molécules de synthèses s’incorporant dans l’os comme des minéraux, mais qui ont la propriété de ne pas être sensible à la dégradation des ostéoclastes. Ils permettent donc de modifier la balance fabrication/destruction de l’os en faveur de la fabrication."
Donc même s'il y a eu des progrès en 100 ans, j'imagine que c'est dans ce domaine qu'ils continuent la recherche.


Caractère
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Physique
Le physique de votre personnage. 250 mots minimum.
Kaori Vanzine
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Les plus du perso :
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Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Sam 16 Mar - 1:04
par Kaori Vanzine



Re-bienvenue et bon courage pour la suite de ta fiche o/

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