Kanon Sugimoto
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Mar 2 Avr 2019 - 11:43
par Kanon Sugimoto
SUGIMOTO Kanon
No so bad, just perfect
Carte d'identité
Nom : - Sugimoto
Prénom.s : - Kanon
Âge : - Vingt-cinq ans
Genre : Femme.
Origines : Japonaise.
Activité : Psychologue du centre de redressement.
Sexualité : - Hétérosexuelle.
Avatar : Mari Kurihara [Prison School]
Réglement : -
Chemin Top-site.
Autre : ♥️
Histoire - Citation

I. MEMORIES :

13 Février 2090

Tout est très grand. Tout est très blanc. Il fait un peu froid, parce qu’on laisse les portes ouvertes. Il n’y a personne dans le hall alors les pas résonnent.

Tac toc, tac toc, tac toc, tac.

Une grande dame s’est arrêtée. Elle est là, face aux deux petites filles qui se resserrent l’une contre l’autre. La plus jeune marche à peine mais personne n’a proposé de la porter. Son aînée la maintenant autant qu’elle le peut avec la force de ses petits bras. Elle doit avoir trois ou quatre ans.
La grande dame s’adresse à elle – juste à elle. Kanon se sent importante. Très adulte. Elle se redresse et dégage une mèche de ses cheveux noirs. Elle a l’air déterminée.

« Bonjour, Kanon. Je suis Itomi, c’est moi qui vais m’occuper de toi et de ta petite sœur, maintenant. »

La grande dame a une drôle de voix. Elle est douce, sa voix, elle est chaude et elle donne envie de se blottir contre elle. Pourtant, il y a une note discordante, peut-être de tristesse. Si elle avait été un peu plus âgée, Kanon aurait pu y reconnaître de la pitié.
Elle doit avoir l’air un peu perdue, Kanon, parce que la grande dame agrandit son sourire et lui demande, un peu forcée :

« Kanon ? Tu sais où tu es ?
- C’est l’orphelinat.
- Tu sais pourquoi tu es là ?
- Papa et maman se sont suicidés. »


Silence gêné.
La grande dame sourit un peu bizarrement, comme lorsque maman se force à ne pas s’énerver devant le tapis tâché de peinture. Elle s’abaisse vers Kanon et elle pose une main sur son épaule, rassurante, autoritaire. La petite fille sent cette main resserrer sa prise, comme pour la retenir prisonnière. Elle n’aime pas beaucoup ça.
En fait, elle n’aime pas la grande dame.
Kagome a dû le sentir, parce qu’elle se met à chouiner comme seuls les très petits enfants savent le faire.

« Non, petit ange. Ton papa et ta maman ne se sont pas suicidés. Ils ont été punis parce qu’ils ont été de mauvaises personnes. Tu comprends ça, Kanon ? Tu ne veux pas être une mauvaise personne, j’en suis sûre. »

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7 février 2090. Exécution du couple Irotomi pour cause d’adultère de la part de Mme Hikaru Irotomi.
Les filles du couples, Kanon et Kagome, âgées de quatre et d’un an, sont placées sous la tutelle de l’état et confiées à l’orphelinat de Tokyo en vue d’une possible adoption.

Elles y passent trois années agitées.
La santé fragile de Kagome ne lui permet d’abord pas d’être proposée à l’adoption. Kanon refuse obstinément d’être séparée de sa sœur et développe un comportement sauvage, mutique et parfois agressif. Elle est victime de brimades de la part des autres enfants, face auxquelles elle reste étonnamment indifférente, consciente du besoin d’extérioriser ce profond sentiment d’injustice qui anime chacun d'eux.
En trois ans, elle devient une petite fille débrouillarde et inventive, rêveuse, ambitieuse. Elle écrit de longues histoires dans lesquelles elle s’enfuit avec sa petite sœur pour aller vivre une vie d’actrice à Hollywood, dont elle a entendu parler dans les films.
Dans d’autres rêves, elle reçoit à seulement six ans une lettre de mariage qui lui permet de rejoindre un beau prince charmant sur son cheval. C’est un cheval gris pommelé, comme celui qu’elle voit dans son dessin animé préféré.
Ce contact exacerbé avec une organisation de l’état la confronte à une propagande pro-incontestable particulièrement importante, à laquelle elle est très sensible - comme beaucoup d’enfants orphelins : ils sont éduqués avec l’image du Mariage comme seule issue positive à leur vie, promesse d’amour et de sécurité que la plupart d’entre eux n’ont jamais connu.
Educateurs, professeurs et pédopsychologues axent leur approche sur la culpabilisation et la responsabilisation précoce de l’enfant ; l’idée de « bien agir » est obsédante, et il ne faut pas devenir une « mauvaise personne » au risque de finir « mal ». Lorsqu’un enfant n’est pas sage, on affabule en assurant que la milice viendra le chercher ou qu’il ne recevra jamais de lettres roses.

Tout, pourtant, n’est pas noir.
En grandissant et vers l’âge de sept ou huit ans, Kanon parvient à se faire quelques amies dans son dortoir. Ensembles, elles jouent à « se marier » et s’envoient de fausses lettres qui les unissent ensembles ou à d’autres enfants de l’orphelinat. Le personnel encourage ses jeux et y participent même lorsque l’emploi du temps le permet.
Il y a aussi de grandes sorties au parc, des semaines au centre aéré, des visites pédagogiques.
Kanon est une très bonne élève et, avec une poigné d’autres enfants doués, elle reçoit parfois des livres des professeurs qui souhaitent leur fournir la meilleure éducation possible.
Kanon a la chance de réussir, dans un système où la réussite est systématiquement récompensée et où l’échec n’est pas toléré. Elle développe rapidement une obsession pour le succès et veille à toujours se faire bien voir, des adultes ou des autres enfants, car elle comprend vite que c’est le seul moyen de ne pas se faire embêter.
Ainsi, elle cesse rapidement de parler de ses parents par crainte d’être assimilée à une rebelle.

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II. CHILDHOOD :

09 août 2094

C’est sucré.
Kanon s’applique à sucer le bonbon à la cerise. Elle le promène dans sa bouche, à droite, à gauche. Très concentrée, comme les enfants sont souvent concentrés sur ce genre de tâches dérisoires.
Elle est assise sur un banc de la cour, sur le dossier, avec les pieds sur l’assise. C’est interdit, normalement, d’être assis sur le dossier du banc. Mais Yoshie, elle s’en fiche, que ce soit interdit. Elle est assise sur le dossier, elle aussi. Quand elles se sont assises ici pour la première fois, un an auparavant, Kanon a demandé si elle n’avait pas peur de se faire disputer par les surveillants. « Qu’ils aillent se faire voir, les surveillants », elle a lancé. Mais parce que Kanon était encore petite, elle a tout de même ajouté : « Enfin, il ne faut pas dire ça, ce n’est quand même pas très poli. »
Yoshie a vingt-trois ans. Elle est mariée et elle est très heureuse. Elle travaille à mi-temps comme femme de ménage à l’orphelinat pour pouvoir terminer ses études. Elle a un chien auquel elle aime beaucoup acheter des jouets. Son mari joue de la guitare et elle trouve que c’est très sexy – mais ça non plus ce n’est pas très poli, et il ne faut pas le dire.
Kanon et Yoshie sont devenues amies un jour où Kanon a fait pipi au lit et où elle a essayé de le dissimuler au surveillant. Yoshie l’a aidée et lui a promis de ne rien dire. Ensuite, elle lui a donné un bonbon à la cerise.

Le mardi, le mercredi et le vendredi, Kanon et Yoshie discutent une heure après avoir mangé. Parfois, Kanon sèche le rendez-vous chez le pédiatre pour discuter avec Yoshie.
C’est sa première amie et elle l’aime beaucoup.
Comme Kanon est toujours très observatrice, elle remarque bien qu’aujourd’hui son amie n’est pas dans son meilleur jour. Elle est pensive, un peu inquiète, et la petite fille espère de tout son cœur qu’elle n’a rien fait de mal.
Il fait beau, le soleil brille au-dessus d’elles. C’est chaud.
Soudain, Yoshie brise le silence qui s’est établit. C’est léger, c’est doux, sa voix est comme un rire à peine dissimulé.

« Chigiru et moi devons avoir un enfant. »


Il y a un flottement.
Kanon la regarde avec des grands yeux étonnés, pleins de toutes sortes d’interrogation, et peut-être d’une jalousie qu’elle ressent pour la première fois.
A côté d’elle, Yoshie sourit au ciel.

« On aimerait vous adopter, Kagome et toi. »

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Ainsi, en 2094, Kanon et Kagome deviennent les filles du couple Sugimoto.
Cette adoption réjouit beaucoup Kanon, qui retrouve rapidement le côté enjoué et avenant qui la caractérisait dans sa petite enfance. C’est une enfant vive et joyeuse, mais paradoxalement très autonome, raisonnable et responsable. Les Sugimoto n’ont et n’auront à déplorer aucune bêtise, même involontaire, de la part de l’aînée.
Kanon voue en effet toute sa concentration à la perfection. A l’adolescence, un psychologue reliera ce perfectionnisme maladif à la peur de l’abandon et de la mort. Kanon refusera tout suivi.
Aucune faiblesse, aucun écart.
Elle est d’autant plus responsable qu’elle se sent encore en charge de sa petite sœur. A l’orphelinat déjà, Kanon prend beaucoup soin de sa cadette : elle la surveille, la défend, tâche de lui transmettre des valeurs qu’elle-même se construit par mimétisme et interprétation face au monde qui l’entoure. Elle se fait enfant et parent à la fois.

Peut-être parce qu’elle est de nature plus expressive, ou parce qu’un environnement mieux protégé lui permet de laisser libre court à son enfance, Kagome présente beaucoup plus de comportements en lien avec ses nombreux traumatismes.
Elle est sauvage, virulente et insolente, capable de passer du rire aux larmes. Il faut beaucoup de temps aux Sugimoto pour l’apprivoiser et elle demande bien plus d’attentions que sa sœur aînée, en proie à de grosses difficultés scolaires et à des terreurs nocturnes.
Elle se montre plus enfantine, cherchant constamment l’affection.
Elle admire aussi beaucoup Kanon, qu’elle suit partout et dans toutes ses entreprises jusqu’à ce que celle-ci entre au collège et se fasse ses propres amis.

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III. TRAUMA :

14 novembre 2098

C’est humide et étouffant.
Kanon se débat furieusement entre ses couvertures. Les liens invisibles se resserrent autour d’elle et c’est comme si elle allait mourir asphyxiée.
Soudain, un gros choc. La douleur engourdie ses fesses et le côté droit de son crâne.
Elle ouvre brusquement les yeux, le souffle coupé.
Dans l’agitation de son cauchemar, elle est tombée du lit. Sa sueur lui trempe le front jusqu’à goutter dans ses yeux ; elle l’essuie d’une main encore tremblante, fébrile, le souffle toujours court.

Derrière elle, la porte de sa chambre s’ouvre à la volée sur un visage inquiet. Yoshie se précipite vers elle, encore en chemise de nuit et les traits déformés par la peur.
Kanon se mord la lèvre.
Elle s’en veut.
C’est la troisième fois de la semaine qu’elle réveille Yoshie et Chigiru pendant la nuit. Deux mois que ça dure. Ils ne disent rien – pour ne pas l’inquiéter – mais elle voit bien la fatigue alourdir leurs yeux. Lorsqu’elle les voit si investis pour elle et qu’elle constate à quel point elle leur complique la vie, elle songe parfois à s’endormir pour ne jamais se réveiller.
Elle a envie de pleurer.
Pas question de pleurer.
Pourtant, lorsque Yoshie l’interroge sur son cauchemar en l’entourant de ses bras, elle peine à contrôler sa voix chevrotante. Les images du terrible rêve s’imposent à elle et, réflexe d’enfant, elle se cache les yeux en se recroquevillant.

« Maman… maman mourrait… »

Elle sent les bras de Yoshie la soulever délicatement pour la reposer sur son lit. Kanon se laisse border, embrasser, et regarde la jeune femme s’asseoir à côté d’elle avec de grands yeux humides emplis de gêne et de culpabilité.
La voix de Yoshie est douce et réconfortante.
Elle est toujours douce.

« Ma chérie… tu as le droit d’être triste, c’est terrible ce qui est arrivé à ta maman… »


Elle veut caresser la joue de Kanon, mais elle a un brusque mouvement de recul. Ses sourcils se sont froncés, son regard a durci : en un instant, elle a déjà perdu ce brusque excès de l’enfance :

« Non, non ! »

Elle se rembrunit, serre son bras de sa petite main comme pour s’obliger à continuer :

« Ce n’est pas horrible, c’est normal… il ne faut pas être triste… il ne faut pas être triste pour les criminels, parce qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent. »

Kanon relève la tête avec brutalité, presque sauvagerie, et elle plonge des yeux provocateurs dans ceux de Yoshie. Un rictus de colère lui brouille le visage : pas une colère de petite fille, une colère sourde teintée de haine, de ceux qu’on ne créer que par l’injustice profonde faite aux enfants.
Elle met au défi la morale. Elle met au défi la vérité.
C’est vrai, hein ? C’est vrai qu’ils doivent être punis ? C’est vrais qu’ils ne sont pas morts sans raison ?
Trouver un sens à ce qui n’en a pas. Trouver une justice à l’injustice. Mettre des mots sur l’indicible.
Plus facile d’avoir des parents criminels et de les renier plutôt que de marcher dans leurs pas.

« Je n’aurais jamais de peine pour eux. Ceux qui désobéissent à l’incontestable ne se rendent pas compte de leurs chances, et s’ils meurent, c’est qu’ils doivent mourir. »

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Les années passent.
Kanon entre au collège et évolue rapidement en une belle jeune adulte. Les ingratitudes de l’adolescence la marquent bien-sûr de boutons et d’une irritabilité caractéristique de cet âge, mais elle a toujours ce petit quelque chose de parfait.
Kanon est joviale sans trop en faire. Un peu mystérieuse. Elle se veut discrète mais tout le monde la regarde. C’est l’intello ; mais l’intello cool. Celle à qui on demande de l’aide aux devoirs juste dans l’espoir de lui arracher un baiser.
Distante. Sérieuse. Investie. Ambitieuse.
Kanon travaille dans le club théâtre, est déléguée de classe trois ans de suite et dessine un peu à ses heures perdues. En dernière année, elle fonde le Journal du Collège.
C’est une jeune fille populaire.
Elle déçoit les garçons et les filles, que ce soit en amour ou en amitié, parce qu’elle est réticente à s’attacher aux autres et que ses nombreuses activités la tiennent souvent trop occupée pour qu’elle se permette de sortir. Kanon est très exigeante avec elle-même, mais elle l’est également avec les autres.

A la maison, les choses se compliquent un peu.
Kagome n’a pas l’adolescence aussi facile que sa sœur : elle est rebelle et aime défier l’autorité.
En 2103, Kagome est arrêtée par la police devant son collège à sept reprises, pour motifs de « dégradation de la voie publique », « propos diffamatoires » et « affabulation à visée diffamatoire à l’encontre du gouvernement ».
Elle est particulièrement fière de son tag « Fuck the milice », rédigé en anglais sur le mur principale du collège, qu’elle a pris en photo pour distribuer des copies à ses camarades de classe.
Là où Kanon est une petite intellectuelle sérieuse, Kagome s’enfonce dans la délinquance et est même surprise à fumer devant la maison par sa sœur aînée alors qu’elle a tout juste douze ans. Besoin de se démarquer de cette grande sœur trop parfaite, d’extérioriser un mal-être profond ? Kagome est suivie par un psychologue et se montre étrangement plus réceptive que sa sœur à cette thérapie, qui ne calme pas ses actes de rébellion mais apaise ses relations avec leurs parents adoptifs. Yoshie est tout particulièrement permissive et estime qu’il faut que « jeunesse se fasse » ; cette divergence de pensée avec Kanon, qui ne supporte pas le comportement puéril de sa sœur, les éloigne quelques peu.

Kanon grandit et mûrit ; elle se croit probablement un peu trop adulte et sa nature indépendante la pousse à s’éloigner du noyau familial.
Elle se sent parfois étrangère, bien en peine de montrer des marques d’affections à Yoshie et Chigiru, les nommant pourtant fièrement comme ses parents devant les autres et refusant obstinément toute affiliation à ses parents biologiques ; au contraire de Kagome, qui souhaite plus que tout en savoir plus sur ceux dont elle se souvient à peine.

Elle se réfugie dans des passions. Le théâtre, le dessin, l’écriture.
Elle se rêve journaliste ou avocate.
Elle ne sait pas trop.

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IV. FUTURE :

06 Mai 2102

Il fait beau.
Le soleil brille bien haut dans le ciel, seulement caressé par de beaux nuages blancs et duveteux.
Ses rayons s’insinuent difficilement entre les volets de la chambre.
Les rayons du soleil, c’est pénible ; ça gêne les yeux, ça brouille l’écran.
Ils ont besoin de beaucoup de concentration pour terminer cet exposé sur l’évolution des droits des personnes LGBTQ+ depuis le vingtième siècle.

Avec le temps, Kanon a réussi à se faire quelques amis. Chihiro et yukio, ce sont ses amis les plus chèrs. Ils ont beaucoup en commun et gèrent ensemble le journal bimensuel du lycée. C’est Chihiro qui a choisi le thème de leur exposé, parce qu’elle est lesbienne et qu’elle a récemment discuté des conditions de vie des personnes LGBTQ+ en Ukraine avec une touriste ukrainienne. Elle en est restée profondément marquée.

« C’est incroyable… vous vous rendez compte qu’il y a deux-cents ans, c’était considéré comme une maladie ? Des gens étaient internés pour ça ! »


Kanon soupire. Elle est allongée sur le lit de Yukio et elle hoche machinalement la tête ; c’est terrible, c’est vrai. Mais c’est du passé. Comme souvent, les hommes ont appris et corrigés leurs erreurs. La condition de la femme, des enfants, des homosexuels, des transsexuels, des immigrés, des…
Tout ça, tout a bien évolué.
Kanon est une optimiste. Elle a foi en l’humanité et en sa capacité à évoluer dans le droit chemin. Les hommes sont aussi capables de belles choses : la preuve avec l’Incontestable.

« Les choses ont beaucoup changées. Je trouve que ça donne espoir ; ça veut dire qu’on peut changer les choses lorsqu’elles sont injustes. Qu’on a vraiment du pouvoir sur le monde qui nous entoure.
- Oui. On a la chance de vivre dans un pays où gouvernement écoute son peuple et fait au mieux pour lui… »


Yukio et Kanon acquiescent ; en ça, ils sont toujours d’accord. Vivre au Japon à leur époque est une chance. Ils en sont intimement persuadés.

« Je ferais bien de la politique, tiens, après le lycée.
- Toi ? T’es déjà pas capable de parler à un inconnu sans bégayer, Yukio !
- Bah vas-y, dis-nous ce que tu veux faire toi !
- Mh… je n’en sais rien. Médecin, peut-être ? J’ai envie de faire des choses bien, pour aider les autres. Faire partie d’une association humanitaire, ou… pompier, tiens ! »


Ils se chamaillent longuement.
Chihiro et Yukio, se sont les bons amis un peu clichés, ceux qui se connaissent depuis l’école primaire et se taquinent sur chacun de leur mot. Kanon a toujours un peu envié leur complicité naturelle, tandis qu’elle a toujours besoin de faire des efforts pour vraiment comprendre et être comprise des autres.

« Et toi, Kan ? »

Elle sursaute, dévisageant Chihiro.

« Qu’est-ce que tu veux faire, après ? Tu voulais être journaliste, l’année dernière, non ?
- Euh… oui. Mais non. »


Journaliste ; c’est un vieux rêve.
Mais ce n’est pas assez prestigieux, et ça ne paye pas vraiment. Yoshie et Chigiru n’ont pas énormément d’argent et elle nourrit l’espoir de pouvoir les aider, surtout lorsqu’il faudra que Kagome aille elle aussi à l’université.

« J’ai envie de faire quelque chose de bien, moi aussi. Je pourrais travailler à la maternité nationale ou… je sais pas, peut-être même dans la milice. 
- Ah ! J’avoue, tu pourrais être militaire ! »


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NOW

Militaire.
La milice.
Longtemps, jusqu’à la dernière minute qu’elle avait passé au lycée, l’idée avait germée dans l’esprit de Kanon.
C’était une bonne idée, et elle l’aurait probablement suivie si elle n’avait pas eu vent de la violence parfois omnipotente du métier, qui ne l’attirait pas particulièrement.

S’il n’y avait pas eu ce vague souvenir de parents exécutés, aussi.

Alors, elle s’était évertuée à trouver un projet satisfaisant : assez ambitieux, assez reconnu, assez utile. Elle voulait bien faire, servir ce système dans lequel elle avait été si bien éduquée. Il lui fallait quelque chose qui la fasse se sentir suffisamment nécessaire aux yeux de la société, qui puisse justifier par son seul statut de son droit de vivre et d'exister.

Alors, que voulait-elle faire ?
Elle postulat dans plusieurs universités, avec plus ou moins de conviction.
Elle se dirigea finalement vers la psychologie comme elle aurait pu se diriger vers l’astronomie ou le commerce, avec intérêt mais sans passion, regardant l’utilité qu’elle aurait pour les autres avant son propre intérêt, prenant en compte ses capacités d'analyse et oratoires. Une décision finalement très méthodique, réfléchie, basée sur un savant calcul et un système de tableaux évaluant les "pour" et les "contre".

Son expérience de l’université ne fut pas incroyable, quoique agréable. Elle se fit remarquer pour son intelligence et sa pertinence, sa fine analyse de son environnement et des autres personnes. Elle rencontra son premier amour, son deuxième aussi, dont elle se sépara assez rapidement par crainte de s’attacher ; « si c’est le bon, alors on sera mariés. »
L'affection, c'était perturbant ; presque un contre-temps. Quelque chose qui fatigue et éloigne d'activités beaucoup plus nécessaires.

Elle trouva enfin sa voie au cours de sa deuxième année d'université, en observant du coin de l’œil une émission de télé-réalité qu'affectionnait particulièrement Yoshie ; l'émission présentait différents couples qui, après avoir été emprisonnés au centre de redressement, reconnaissaient leurs erreurs et se repentaient du mal causé à leurs familles. Il était question de culpabilité et de rédemption, de reconnaissance, de soulagement et de bonheur retrouvé. Tous remerciaient particulièrement les psychologues du centre de redressement qui les avaient conseillés, aiguillés, révélés.
L'idée fit son chemin dans ses pensées pendant une année. Elle avait l'image de ses parents – contrairement à sa sœur, elle s'en souvenait distinctement – gravée dans la mémoire et frissonnait à l'idée de croiser un couple qui leur ressemblerait au détour d'une cellule. Suivre une pareille voie, c'était se rapprocher de ses parents plus qu'elle ne le voulait, plus qu'elle s'en sentait capable, car elle souhaitait rester le plus loin possible de tout ce qui pouvait s'assimiler à leur souvenir.

Ce qui la décida finalement, ce fut Kagome.
Une énième fois houspillée par la direction du lycée et menacée d'expulsion, elle s'était disputé très fort avec Chigiru qui ne supportait plus ses écarts. La dispute avait donné lieu à de grands cris et des portes claquées ; lorsqu'il avait été l'heure de dîner, elle n'était pas descendue de sa chambre. Les cris avaient repris, il avait été question de son immaturité et de son agressivité. Quelqu'un avait lâché qu'il lui fallait se calmer avant son mariage, et elle avait hurlé à qui voulait l'entendre :
« Je ne me marierai pas, je préfère mourir que d'être mariée ! »

Kanon était sincèrement troublée et, plus qu’agacée, inquiétée par le comportement de sa petite sœur. Elle y voyait la conséquence de leur enfance difficile, de la perte de leurs parents et de ses mauvaises fréquentations qui se perdaient dans des propos anti-Incontestable. Kanon ne les avait jamais vraiment pris au sérieux ; c'était des adolescents, ils ne savaient pas ce qu'ils disaient. Tout ça, c'était une petite rébellion, comme lorsqu'on refuse de ranger sa chambre.
Pourtant, Kanon s'inquiétait : et si sa sœur était mariée demain ? Si elle n'était pas capable de grandir à temps ? Si elle faisait les mêmes erreurs que leur mère avant elle ?
Il apparut à Kanon que, peut-être, les rares couples dissidents étaient simplement perdus et manquaient de maturité, comme c'était le cas de Kagome – car elle était persuadée que sa petite sœur finirait par calmer sa haine, qu'il ne pouvait s'agir que d'une crise d'adolescence sévère et non pas d'un réel idéal. Sa petite sœur ne pouvait pas être une mauvaise personne.
Pour aider les plus égarés, dans l'espoir que quelqu'un rendrait un jour la pareille à sa sœur s'il le fallait, elle décida donc d'orienter ses études dans l'idée de travailler au Centre de Redressement.

Alors, titulaire d’un master en psychologie mention criminologie – c'était très recommandé pour travailler dans le système carcéral, même de l'Incontestable – elle travailla un an dans un cabinet indépendant qui suivait les anciens criminels de tous horizons. Enfin, elle décrocha un entretien avec le Centre de redressement.
Ce fut un succès, et elle débutât son contrat en février 2111. Il s'agissait de travailler deux jours par semaines – le lundi et le jeudi – au centre, et les trois autres jours de la semaine dans un cabinet, au centre de Tokyo, relié à celui-ci et qui suivait les couples libérés mais souhaitant un suivi – ou se l'étant vu sérieusement conseiller.
Peut-être regrettait-elle, secrètement, que ses parents n’aient jamais pu être ainsi ramenés à la raison.

Physique
Banale.
Banale.
Une taille banale. Un poids banal.
Je suis si banale. Alors, pourquoi les gens me regardent ?

Il y a une étonnante photo que Kanon garde au fond de son tiroir. C'est une photo de famille, où elle doit avoir quelque chose comme trois. Elle pose entre ses parents et sa mère, enceinte, lui sourit tendrement.
La petite fille est joyeuse et rayonnante. Elle a bien changé ; chemisier et pantalon, vestes un peu trop grande mais toujours très classe.
Kanon n'a pas regardé cette photo depuis plus de dix ans.
Mais elle est incapable de la jeter.

Sa mère. Comme elle ressemble à sa mère !
Les cheveux longs noirs et lisses, d'abord. Les grands yeux en amandes, très sombres, très francs, qui tranchent sur un visage porcelaine à la rougeur facile. Le fameux rouge aux joues, celui qui vient la teinter lorsqu'elle a un peu chaud, un peu peur, un peu envie, un peu de gêne.
Un visage expressif, même si travaillé pour être suffisamment contrôlé. Afin de bien paraître.
Les femmes de la famille ont du chien.
C'est ce que disent les occidentaux pour parler de ce petit quelque chose caractériel, sauvage et déterminé. Tout est dans le regard, dit-on : une pointe d'amusement, d'ambition, un peu de suffisance, juste une touche de curiosité, quelques brins d'intelligence. Le regard décidé. Le regard inquisiteur. Le regard qui marque, sans qu'on sache pourquoi.
C'est dans la démarche, aussi ; ce petit quelque chose de désinvolte et de gracieux tout à la fois, comme si elle voyait un peu au dessus du monde. Comme si rien ne le ferait se décider.
C'est dans l'énergie. L'énergie qui émane de ce corps, l'énergie titanesque qui sert tous les idéaux qu'il est possible d'avoir. L'énergie qui fait tenir et retenir. L'énergie de la guerre contre tout ce qui peut être combattu.

Banale.
Kanon est banale. Elle se le dit souvent.
Mais elle ne regarde jamais la photo.
Parce que de sa mère, elle a pris ce quelque chose : dans le regard, dans la démarche, dans le quelque chose.


Caractère
« Les gens dont le couple fonctionne mal n'en veulent ni à l'état ni à l'Incontestable, parce qu'ils savent que le problème vient d'eux et qu'il leur revient de parvenir à s'accorder. C'est simplement du bon sens. Mon rôle, c'est de les aider à trouver le problème et à le régler, pour qu'ils puissent enfin s'épanouir dans ce mariage qui les réunit avec leur partenaire idéal. J’apprends aux couples à s’apercevoir de la chance qu'ils ont. »

Aérienne.
De ces gens qui passent et vous effleure, qui semblent arrêter le temps en frôlant le sol de leurs pieds. De ceux qui jettent un regard distant, qui raccroche, qui accroche, qui attache.
Elle est indifférente. Pas vraiment hautaine, pas vraiment avenante. Pas vraiment morose, pas vraiment souriante.
Un geste de la tête qui replace ses cheveux : parfaitement calculé, pas une mèche de travers, ni trop à droite ni trop à gauche. Il n’y a pas de place pour le hasard.
Le chemisier parfaitement repassé, le pantalon très exactement ajusté. La démarche est assurée, un peu pressée, comme animé par un sentiment d’urgence.
Ouragan calme.
Elle respire l’ordre et l’énergie.

•••••••••••••••••••••

Toujours propre sur elle. Toujours impeccable. Kanon fait attention à son apparence, veille à donner d’elle cette image sérieuse et respectable. Elle est un peu intimidante, Kanon. Elle fait un peu froide, un peu fougueuse, un peu sauvage.
Calme et sereine, mais d’une sérénité qui cache la tempête.
Tout en elle respire le désir de réussite et de perfection. L’exigence est son maître mot, envers elle comme envers les autres. L’échec ? Impossible. La faiblesse ? Pour les autres. Toute sa vie, Kanon a dû tenir les autres à bout de bras – elle-même, aussi. Interdit de flancher, défense de pleurer.
Kanon est hermétique à ses propres émotions, véritable robot lorsqu’il s’agit du devoir et du travail. Ce qui doit être fait doit être fait. Elle ne rechigne pas à l’effort, Kanon, elle adore ça, Kanon.
Travailler, toujours travailler ; quand ce n’est pas travailler, c’est écrire ; quand ce n’est pas écrire, c’est dessiner.
Toujours mieux faire. Toujours bien faire.
Une phrase hante son esprit, une phrase qu’elle a tellement entendue depuis sa tendre enfance : « Tu ne veux pas devenir une mauvaise personne, n’est-ce pas ? »
Être à l’heure. Tenir la maison. Travailler. Etudier. Forger sa culture. Rire. Aider son prochain. Respecter l’ordre. Se marier. Être heureuse. Sourire. Être polie. Aimer. Rire. Être heureuse. Se marier. Aimer. Être heureuse.
Réussir.
Assurer. Assumer.
Ses erreurs. Celles des autres.
Ne jamais se plaindre. Encaisser.

Loin de son rapport obsessionnel au travail, Kanon est de ses femmes fortes qui préfèrent diriger plutôt qu’être dirigée. Sûre d’elle-même sur le plan intellectuel, elle assume haut et fort la plupart de ses idées et à le mépris facile.
Elle est de ceux qui jugent sur les actes et peinent à changer d’opinion. Elle est moralisatrice, aussi, à ses heures perdues.
Sa propre rigueur, elle a tendance à l’attendre des autres ; elle est donc peu encline au pardon ou à la complaisance. Elle est bienveillante, pourtant, souvent à l’écoute des autres, désireuses de les aider autant que faire se peut.
On pourrait la qualifier d’agréable si elle allait plus facilement vers les autres ; elle n’est pas timide mais plutôt renfermée, un peu secrète, assez perso.

Lorsqu’on la connaît, pourtant, Kanon se révèle être d’assez bonne compagnie. Elle peut être joviale et est dotée d’un sens de l’humour tout à fait douteux. Lorsqu’elle est suffisamment à l’aise, elle peut aussi se révéler fêtarde bien qu’elle soit plutôt coincée et peu apte à se dévoiler. Elle n’a par ailleurs jamais bu jusqu’à perdre ses moyens, préférant s’arrêter avant ce dernier verre.
Toujours, toujours trop raisonnable.
C’est une amie fidèle, aussi, qui se montre même capable de lever ses aprioris et ses jugements de valeurs pour mieux comprendre celui qu’elle considère comme son ami. Dotée d’un sens de l’abnégation que peu connaissent, elle est de ceux qui se rendent malade à essayer d’aider leurs proches.
Elle est vive d’esprit et très observatrice, suffisamment intelligente pour qu’on considère qu’il s’agit d’une de ses qualités les plus notables. Cartésienne, très logique, elle fonctionne par calculs et par schémas, préfère peser les avantages et les inconvénients plutôt que se fier à ses sentiments et émotions. Adepte de réflexion, de littérature et de philosophie, c’est aussi une excellente oratrice, un peu manipulatrice quoique souvent sans mauvaise intention, qui devine les intentions de son interlocuteur avant même de connaître les siennes.
Tournée vers l’autre.
Kanon est tournée vers l’autre et elle s’oublie un peu.

On la caractérise aussi, lorsqu’on la connaît véritablement, par son incapacité à gérer correctement des relations sociales. Un temps distant et l’autre demandeuse d’affection, d’abord virulente puis confondue en milles excuses, Kanon est incapable de différencier ce que l’autre veut d’elle et ce qu’elle-même veut.
Elle tait ce qui lui déplaît, craignant l’abandon comme on craint la peste. Elle enfouit ses désirs, fuit l’idée même de pouvoir un jour être heureuse, comme s’il lui fallait expier toutes les fautes du monde.
Les concepts d’affection ou d’attention lui sont assez étrangers et elle a tendance à repousser les marques de tendresses venant de son entourage, qui a pris l’habitude – cercle vicieux – de ne plus lui proposer.
Elle est donc plutôt mal à l’aise avec les relations amoureuses, incapable de trouver du plaisir dans la sexualité ou les caresses tendres. Elle y préfère souvent les conversations profondes, qui sont pour elle le véritable indice d’une relation fonctionnelle.

•••••••••••••••••••••

Anecdotes & autres :
Elle aime : Le chocolat, le café, les bananes, le fromage, les tomates, les séries policières ou historiques, les documentaires, les livres, l'écriture, le théâtre, les sources thermales, la musique, le travail, l'honnêteté, la culture, les enfants, les chiens.

Elle déteste : Le pain, les chips, le thé, les rongeurs, les comédies romantiques, la télé-réalité, le vin, la cigarette, les bruits de bouche, la manipulation volontaire, la faiblesse.

Autres : Elle voudrait adopter un animal mais elle a peur de ne pas savoir s'en occuper. • Elle a un côté fleur bleue dont elle a honte. • Quand elle pleure, elle se pince très fort de bras droit. • Elle a un énorme grain de beauté au dessus du sein droit. • Elle parle couramment anglais et a de bonnes notions en français et en russe, même si son langage est très scolaire. • Son auteur préféré est Roger Vitrac. • Elle va au théâtre presque tous les jeudis soirs. • Elle a une légère peur des orages. • Elle n'aime pas la peau de la pêche.

Benji N. Tarkovski
Messages postés : 226
Inscrit.e le : 12/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Kinbae N. Tarkovski ♥
Autre: [color=#996666]
posté
le Mar 2 Avr 2019 - 14:51
par Benji N. Tarkovski
Bienvenue Kanon ♥️.
J'ai bcp bcp bcp aimé l'idée derrière l'histoire, en plus ça se lit super bien.
On avait vraiment besoin d'une psy pour nos habitués du centre de redressement mdr.

Bonne suite à toi ♥️.
Alekseï Arizona
Messages postés : 264
Inscrit.e le : 06/03/2017

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Petit Prince Lullaby ♥
Autre:
— L'Araignée —
posté
le Mar 2 Avr 2019 - 18:01
par Alekseï Arizona
Kanon a écrit:« Ils ont été punis parce qu’ils ont été de mauvaises personnes. Tu comprends ça, Kanon ? Tu ne veux pas être une mauvaise personne, j’en suis sûre. »
Cette madame. Mais ne dis pas ça à une gosse Kanon Sugimoto |  1451543918
C'est hyper intéressant ce que tu as fait avec l'histoire franchement, j'ai hâte de voir Kanon évoluer dans le contexte. L'idée est nice et ça se lit agréablement.

Bonne fin de rédaction Kanon Sugimoto |  1362171446
Kanon Sugimoto
Messages postés : 19
Inscrit.e le : 02/04/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Mer 3 Avr 2019 - 20:52
par Kanon Sugimoto
Heeey ! Merci à vous pour votre accueil ! ♥️

Ma fiche est terminée.
Seyfried Bellandi
Messages postés : 481
Inscrit.e le : 09/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : BELLANDIVE (╯°□°)╯︵ ┻━┻
Autre:
Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
posté
le Sam 6 Avr 2019 - 11:06
par Seyfried Bellandi
Hellcome miss Kanon Sugimoto |  1362171446

C'est une jolie fiche bien écrite que tu nous présentes là, simple et concise comme je les aime. Je t'embête pas plus, juste peut-être pour la lisibilité mets des tirets entre les répliques dans tes dialogues Kanon Sugimoto |  4115966937

Amuse toi bien parmi nous !

Pré-validation par Sey
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Kanon Sugimoto |  181202111716271804

Kinkeabae, fournisseuse de kits swag since 2018

so nobody will ever forget your memorable skill, satoshit:

Kanon Sugimoto |  85277910
Makoto Nanase
Messages postés : 4328
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Sam 6 Avr 2019 - 12:11
par Makoto Nanase
Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥️
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥️

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Kanon Sugimoto |  4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Kanon Sugimoto |  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Kanon Sugimoto |  Ld7d
Kanon Sugimoto |  BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
Kanon Sugimoto |  Cn3Ckyx
Kanon Sugimoto |  1EPYLUw
Kanon Sugimoto |  DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Kanon Sugimoto |  E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Kanon Sugimoto |  3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
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Merci Oz ♥️:
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