Angelo Bennett
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le Jeu 9 Mai - 16:56
par Angelo Bennett


C'est quoi ce merdier ?
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La vie reprend son cours, avec son lot d’emmerdes, d’inquiétudes et de déceptions. La déception, c’est ce que vit la bridée en ce moment et une fois la cuite passée, c'est le retour à la réalité, elle est revenue dans ses travers. Si j’ai un boulot, elle, elle n’en a plus et je sais que ça la mine profondément parce qu’elle est le genre de nénette qui ne peut pas rester en place. Il faut qu’elle s’occupe, surtout son esprit en effervescence, au risque de péter une durite et bien sûr, c’est moi qui en ferai les frais. J’ai pas hâte, j’sais que ça va me tomber sur l’coin du pif un jour ou l’autre. Les premiers jours, il n’y avait rien à signaler, hormis son manque cruel d’énergie et ce genre de truc, c’est à redouter, c’est comme le calme avant la tempête.
Qu’est-ce que t’as prévu de me foutre dans les dents, l’asiat’ ? J’l’ai surveillée de loin, avec ma tronche de constipé comme diraient ces nazes qui me servaient de camarade de classe à l’époque. Tu parles d’un début de maquage toi. C’est intérieurement que je soupire, faisant mon devoir de mari, contraint et forcé par cet InCONtestable de malheur. J’insiste bien sur cette partie de ton nom, ouais, pour te signifier que je suis bien CONtre ton système merdique. Et ça sera quoi après ? Pire. Je préfère même pas imaginer c’qui m’attend au tournant. Elle non plus, hein ? On est deux.

Routine quotidienne, je suis parti au boulot pour ramener de quoi grailler à nos deux cimetières à poulet histoire de tenir sur nos deux pattes, pauvres bipèdes que nous sommes. J’y ai pensé toute la journée, mine de rien, à cette bonne femme et son genou mal foutu. J’suis pourtant pas du genre à gamberger mais quand t’es marié depuis un jour et que tu dois penser à deux plutôt qu’à ton c*l, y a de quoi te remettre les pendules à l’heure. Je dois tirer une sale tête pour que les employés me regardent avec cette face. Bah quoi, vous voulez ma photo ? Ouais, j’suis pas sous mon meilleur jour, et alors ? Alors j’me défoule comme je peux, j’tire mes nerfs sur ma clope, mon pied tape un peu trop souvent l’sol pour que j’ai l’air calme et serein. Au moins je dissuade les p’tits malins de vouloir outrepasser les règles de sécurité dans le magasin.

Ma journée se solde sur un ras-le-bol total, aux alentours de 21 heures. Je rentre à pattes après être passé au konbini pour préparer le repas du soir. Pour deux. Ouais, pour DEUX. T’entends Angie ? Je peste contre moi-même en écrasant mon clou de cercueil contre le paquet de cigarette puis le débarrasse des cendres avant de le fourrer dans la poche arrière de mon futal. Je porte encore mon costume noir qui me donne un air plus distingué, plus différent, absolument employé. Tout comme la société japonaise férue des bons éléments aime. Au bout de mon parcours quotidien, je repère la porte de l’appartement devant laquelle je me pointe pour sonner. Un bruit retentit pour me signaler que l’accès est permis. J’ouvre cette porte, sacs en mains puis me déchausse dans l’entrée avant de…

« C’est quoi c’merdier ? »

Y en a partout. Je hausse les sourcils à mi-chemin entre la consternation et le dépit. Je soupire, tique. On aurait pu croire qu’un chien habite dans les parages mais il ne s’agit que de celle que j’ai épousé de force, de cette femelle désespérée aux élans amers d’avoir été livrée à elle-même. J’l’ai laissée seule face à son mal-être, elle m’le fait payer.

J’avance parmi la catastrophe, évitant les quelques débris qui pourraient me faire glisser puis abandonne mon sac de courses sur la table de la cuisine. Elle est là, non loin, peut-être pas aussi penaude qu’un chiot qui a fait sa connerie. J'suis là, debout, prêt à grogner de protestation.

« Qu’est-ce que t’as foutu sérieusement ? »

J’peux pas trop te blâmer mais j’aurais sincèrement aimé ne pas me retrouver avec un bordel comme celui-là à mon retour au bercail.
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le Ven 10 Mai - 11:43
par Mei Bennett






C'est quoi ce merdier ?


Je n'avais jamais imaginé pouvoir perdre mon boulot, certainement pas comme ça du moins. Il me fallut un jour ou deux pour digérer la nouvelle plus indigeste encore que ce foutu mariage. Puis une fois la phase amer passée, j'ai pu commencer à chercher du travail en envoyant mes C.V dans tous les journaux de la ville. Petits et grands. Important comme insignifiant. Je ne dis aucune différence, je voulais simplement travailler quitte à recommencer par le bas de l'échelle. Cela valait mieux que de rester enfermée dans cet appartement.

Une bonne dizaine d'entre eux ne me donnèrent aucune réponse, d'autre me fournirent la lettre type de refus qui ne méritait même pas d’être lu… J'obtins quand même pas moins de six entretiens, auxquels je me rendis vétue de tout mon savoir et mon professionnalisme avec confiance… Mais rien… Aucune promesse d'embauche et pire, chacun de ces maudits entretiens ressemblaient à une sorte de procès, pointant du doigt mon arrestation au pire moment et au pire endroit possible… Je compris bien rapidement qu'Ogasawara avait parlé polluant soigneusement toute une carrière avec une seule et unique faute qui m'avait tout fait perdre. Tanaka me confirma d'ailleurs ma théorie, le gros tas de m*rde prenant grand plaisir à me casser autant de sucre sur le dos que possible… Et là… Mon amertume se changea en colère, le genre que je ne suis absolument pas capable de contenir…

Alors j’arrachais les rideaux, imaginant que c'était sa p*tain de face de rat obèse que je griffais. Je cassais la vaisselle, les bibelots ridicules et inutiles qui trônaient un peu partout. Je décrochais les toiles avant de les percer sur une chaise que je renversais aussitôt derrière. Je brisais tout autour de moi sans prendre la peine de réfléchir puisque je n'en fus pas capable. Des voisins vinrent tambouriner à la porte, inquiets de savoir ce que je pouvais bien foutre dans cet appartement de malheurs, mais ils n'obtinrent rien d'autre de moi que des insultes que je préfère faire ici.

J'explosais le miroir de la salle de bain, je décrochais les portes de placards avant d'en vider le contenu… Je voulais que tout ce qui existe autour de moi disparaisse complètement. Je voulais que tout me ressemble, brisé, branlant, instable. Mon petit massacre, mon carnage me prit toute l'après-midi et me laissa dans un état léthargique, presque anesthésiée ce qui au moins eu le mérite de me calmer.

Je ne l'entendis pas entrer, j'étais trop ailleurs pour prêter attention au bruit… Et puis, pour être honnête, je l’avais presque oublié ce mari...

« C’est quoi c’merdier ? »

Je levais les yeux vers lui ne lui offrant qu’un bien morne regard.

“J'ai fait le ménage,” lui répondis-je négligemment.


J'aurai bien pu rester calme tant je me retrouvais vidée de toute énergie. Mais impossible face à l'ursidé. Sa voix m'agressait les tympans, son visage fermé m’agaçait et je ne supportais pas son regard…

« Qu’est-ce que t’as foutu sérieusement ? »

“Jusqu'à preuve du contraire, le meurtre est illégal, alors j'ai improvisé” grognais-je amère. “ Je ne pourrais jamais trouver de boulot dans cette ville, l'autre enfl*re y a veillé… Ça m’a énervé, tu vois.”

Je me relevais, essuyant la poussière et les débris de porcelaine sur mes genoux. J'allais jusqu'à la cuisine pour me servir un verre d'eau… Mais il ne restait plus un seul verre entier.

“Bon, ok, je me suis un peu laissée emporter… Je crois qu'il va falloir aller manger dehors… Dormir aussi…”

J'éclatais de rire. Le genre nerveux et incontrôlable avant de fondre en larmes comme une pauvre folle. C'est en tout cas l'image que cela me donnait. Je ne savais plus où me mettre… J'avais perdu le contrôle sur tout, ma vie, mon travail, mes nerfs et il fallait qu'il soit là… C'en était trop pour moi, beaucoup trop. Je ne demandais pas à ce qu'il me comprenne, loin de là, j'aurai préféré le voir disparaître comme le reste. Au moins j'aurai pu tenter ma chance ailleurs sans avoir ces p*tains d'attache et ces obligations à la con.

“Tout ce travail, toutes ces nuits blanches passées à rattraper leurs conneries pour ça… Pour rien. Alors, ouais, désolée, mais fallait que ça sorte.”



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le Sam 11 Mai - 20:46
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C'est quoi ce merdier ?
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Ouais, j’vois bien que t’as fait l’ménage.

« T’as une sacrée façon d’faire l’ménage hein. »

J’m’arrête là, j’l’écoute vomir son désespoir, ces quelques paroles chargée de haine et pourtant elle n’est qu’une coquille vide. Elle a une dent contre ce gars que j’ne connais pas parce que, jusqu’à présent, j’lui ai jamais posé de questions sur son boulot. Faut dire que la première fois qu’on s’est croisés, c’était dans une espèce de scénario catastrophe où t’avais un cou*llon qui voulait absolument foutre une branlée à un autre p’tit voleur à la c*n. La deuxième fois, c’était le hasard qui nous avait réunis et là, c’était l’évasion, on avait envie de tout sauf de se ressasser nos journées de boulot respectives. Enfin, la troisième était la moins glorieuse. D’ailleurs j’connais toujours pas les détails de cette histoire de cette perruque, ni pourquoi elle était affublée comme ça.

De c’qu’elle me dit, il y en a un qui lui met des bâtons dans les roues pour la faire plonger. Suffisamment pour qu’elle me mette le souk partout dans l’appartement. Si elle pense que je vais m’taper le nettoyage de son bordel, elle rêve et puis là j’étais parti pour cuisiner, pas pour me retrouver au milieu du bourrier. J’la regarde toujours, elle se relève en évoquant la suite des emmerdes avec un air complètement détaché. Elle dédramatise complètement. Enfin c’est c’que je crois jusqu’au moment où elle fond en larmes après s’être marré telle une demeurée. Que veux-tu qu’je dise, là ? Elle m’en fait voir des vertes et des pas mûres, elle aussi. J’suis quand même un peu moins bordélique et si j’dois péter un truc, c’est à l’extérieur, sur quelque chose qui craint pas parce que ça coûte cher, les meubles. Et la vaisselle aussi.

Un nouveau soupir franchit mes lippes, je glisse une œillade vers son genou toujours bandé de la veille puis je m’avance avant de me gratter le crâne, non par gêne. J’réfléchis, j’me demande juste comment j’dois la cueillir parce que mine de rien, elle peut se manifester violemment. J’ai pas oublié ce qu’elle m’avait raconté, là-bas, quand elle avait évoqué rapidement son enfance. C’était des bribes mais pas n’importe lesquelles. Alors j’prends mes précautions, j’essaie de tenter un truc au risque de me prendre un coup dans la tronche. Aki me disait toujours que si j’me risquais pas, je pouvais pas savoir si c’que je faisais c’était bien. J’avais pas besoin de son conseil pour me jeter dans la gueule du loup, en général, j’agis avant de réfléchir, emporté que j’suis. J’ai l’sang chaud, il fait un quart de tour, ma veine temporale bat jusqu’à me donner un mal de crâne. J’suis du genre migraineux, en plus. Alors j’évacue, je frappe, je grogne, j’expulse, je fais peur à voir et à entendre parfois. « T’es comme un animal sauvage », ouais et alors ? Les humains sauvages ça existe aussi et j’en suis la preuve si tu viens m’chercher les noises. Je sais que j’suis pas patient pour un sou, pour autant, j’laisse pas quelqu’un dans la merde encore plus s’il s’agit de… Ma femme. J’l’ai dit dans ma tête, ça y est.

Je suis déjà devant elle, j’me demande de quelle façon je dois l’interpeller et puis… Ouais, j’ai trouvé. La lumière s’est allumée dans ma caboche, seulement, elle n’appréciera peut-être pas, mais j’aurais fait d’une pierre deux coups.

« Eh… »

J’commence mal. J’peste encore contre moi-même, dans mon for intérieur. Il n’y a rien d’agressif dans ma voix, mais reste à savoir comment elle reçoit mon espèce d’injonction qui n’en est pas une. J’suis près d’elle, tout proche, puis je lui saisis ses poignets pour écarter ses mains dissimulant son visage teinté de peine, trempé de larmes. Est-ce que tu pleures toujours autant quand t’as cette rage ? J’le vois bien, sa peine mais j’ai l’air absent, pas concerné alors que j’devine bien ce que ça peut te faire. J’essaie d’être doux, un poil rassurant, j’défronce mes sourcils mais ma ride du lion est déjà là, gravée dans ma chair à mon grand dam. J’fais silence le temps qu’elle puisse un minimum reprendre ses esprits mais j’la quitte pas des yeux. Tu m’donnes vraiment du fil à retordre, hein… Mais t’y peux rien, t’es blessée et c’est à moi de jouer les infirmiers, sauf que j’suis bien mauvais en la matière. Je sais aussi que tu t’en es rendue compte de ça, alors ouais, désolé.

« C’est pas la fin du monde même si ça t’fait mal. La fin du monde serait d’être seul et abandonné et là tu l’es pas. J’suis pas c’lui que t’aurais voulu et que tu vas te coller pendant un bon bout d’temps. Moi non plus j’avais pas prévu ça mais maint’nant que c’est fait, y a pas l’choix que de traverser les emmerdes ensemble, parce que tes emmerdes deviennent les miennes. T’as une grosse épreuve là mais va falloir la surmonter, tu peux pas te laisser aller et tu l’sais. Tu redémarreras et p’têtre même que la suite sera mieux, ça on peut pas l’savoir d’avance. Rien n’est perdu, c’est que l’début d’une autre aventure. »

Je relâche ses poignets puis, sans lui laisser le temps de réfléchir j’viens presser mes lèvres contre celles de la bridée qui sont en parties humides de ses larmes. Elles me laisseront une saveur salée, celle de son chagrin. Je me retiens dans ma brutalité, mon baiser ressemble presque à un effleurement sans doute plus impétueux. Je la ménage, je la console à ma façon et j’obéis à l’ordre qui nous est donné. Elle a besoin de soutien quoi qu’elle en dise et même si je foire, j’lui aurais au moins démontré que j’suis là. Ca me ressemble pas, hein ? Tant pis pour ça, on s’en fout. Enfin, après mon passage furtif, j’la quitte. J’me détourne comme si j’fuyais, comme si j’avais pas envie de voir son émotion. J’veux pas connaître la mienne non plus au risque de devenir étrange.

« J’espère que t’as pas cassé l’aspirateur ou l’balai parce que là, faut quand même faire quelque chose et j’compte pas grailler là-dedans. »

Alors je quitte mon blazer, détache les boutons des manches de ma chemise avant de les retrousser, près à en découdre avec ce tohu-bohu.
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le Sam 11 Mai - 22:48
par Mei Bennett






C'est quoi ce merdier ?


Qu'aurais-je bien pu donner pour être seule, complétement livrée à moi-même sans avoir de compte à rendre à personne… Certainement pas à une machine, certainement pas à lui…

J’ai toujours agi ainsi… À chaque fois que mes nerfs prenaient le pas sur le reste, je détruisais… Tout… Je cassais tout ce qui me passait par la main, puis une fois calmée, je rangeais le tout, libérant ainsi l’espace de ces objets à l'utilité plus ou moins discutable. Rapidement, j'appris à me contenter du strict nécessaire, ce genre de chose n'arrivant pas lorsqu'il n’y avait rien à briser autour de moi. Je trouvais un autre moyen de me défouler, en me réfugiant dans le travail… Or, on m'avait privé de cette possibilité et mon ordinateur gisait en miettes, pile au milieu des restes de ce qui composait notre salon quelques heures auparavant… Mais je me fichais de tout cela. Ces objets ne représentaient rien pour moi mis à part d'autres choses imposées par un gouvernement vérolé… Comme lui…

Il aurait pu m’ignorer, me gueuler dessus comme un poissonnier, me faire une de ces ridicules leçons de morale dont les gens semblaient raffoler. Au fond, j'aurai peut-être préféré qu'il le fasse parce que ça, au moins, je l'aurai compris… Mais non, au lieu de cela, il choisit de m'interpeller à sa manière qui me force à lever les yeux vers lui en dégageant mes mains de mon visage. Il les tint dans sa poigne sans pour autant les serrer. Son regard me capture encore et j'y lis quelque chose de … différent, même si je ne compris pas immédiatement ses intentions. Non, ça, je ne le réalisais que lorsqu’il ouvrit la bouche pour m'offrir quelques paroles plus ou moins réconfortantes…

« C’est pas la fin du monde même si ça t’fait mal. La fin du monde serait d’être seul et abandonné et là tu l’es pas. J’suis pas c’lui que t’aurais voulu et que tu vas te coller pendant un bon bout d’temps. Moi non plus j’avais pas prévu ça mais maint’nant que c’est fait, y a pas l’choix que de traverser les emmerdes ensemble, parce que tes emmerdes deviennent les miennes. T’as une grosse épreuve là mais va falloir la surmonter, tu peux pas te laisser aller et tu l’sais. Tu redémarreras et p’têtre même que la suite sera mieux, ça on peut pas l’savoir d’avance. Rien n’est perdu, c’est que l’début d’une autre aventure. »

Non… C'était faux tout ça, tu sais ? Tu ne me connais pas l'ursidé, évidemment que tout ceci signifie la fin de MON monde. Être seule et abandonnée n'a jamais été une fatalité pour moi, bien au contraire, puisqu’au fond, je n'aspirais qu'à cela. Perdre mon travail, Angie, c'est perdre mon identité, tout ce qui constitue ma personne, mon existence en son intégralité, simplement parce que je me suis entièrement construite autour de ça et que je n’ai jamais rien voulu connaître d'autres. Il ne s'agit pas seulement d'un vulgaire boulot choisi pour des raisons alimentaire, mais c'était un rêve, une vocation… Aujourd'hui aussi brisé que notre vaisselle.

Tu ne peux pas comprendre, je le sais. Je n'ai jamais été une fille “normale” alors forcément, mes sentiments, mes émotions ne peuvent qu'être également hors normes. Mais au fond, je sais malgré tout que tu n'as pas tout à fait tort, même si pour l'heure, je ne suis pas capable de le réaliser pleinement. Je continue de me dire que tu te trompes, car il ne saurait en être autrement. Je n’ai pas envie que tu puisses avoir, ne serait-ce que la possibilité de me comprendre. Je ne veux pas t’octroyer le droit ou le pouvoir de me consoler parce que la simple idée d’en avoir besoin, de dépendre de toi d’une manière ou d’une autre me débecte. Je n’aime pas tes mots, mais ils me touchent, probablement parce que je ressens l’attention se trouvant derrière même si je n’en veux pas. Tu m’énerves Bennett, réellement. Je ne te tolère que parce que je n’ai pas le choix et je sais que c’est pareil pour toi alors, bordel, dis-moi pourquoi tu fais tout ça ? C’est quoi ? Une sorte de pitié dégoutante et méprisable ? Tu penses que notre vie commune sera plus acceptable si tu t’efforces d’agir en “bon mari” ? Je ne te comprends pas et ça m’agace… Ca ne te ressemble tellement pas, alors pourquoi bon sang ? C’est ça “jouer le jeu” ?
Mais tu ne me laisseras pas te répondre, ni même t’interroger n’est-ce pas ? Pour preuve, ce nouveau baiser que tu viens quérir, non plutôt voler… Un droit offert par un gouvernement stupide, un devoir chargé d’obligation que tu t’appliques à respecter chaque jour pour ne pas crever comme un chien. Je vois bien que celui-ci est bien plus “doux” que les autres. Je te vois me fuir juste après que tu ne m’aies abandonné à mon hébétude purement grotesque.

… Mais bordel, pourquoi fallait-il que ce soit toi ? Juste toi … Tu t’éloignes et mes poings se serrent de nouveau tant ma colère ne cesse de grandir. Tu te moques de moi, n’est-ce pas ? Ton comportement n’a rien de normal ou d’habituel, quelque chose cloche et je déteste ça. Je tremble, comme une feuille luttant pour ne pas se faire balayer par le vent. Mais toi… Malgré tes belles paroles compatissantes à souhait, tu m’ignores…

« J’espère que t’as pas cassé l’aspirateur ou l’balai parce que là, faut quand même faire quelque chose et j’compte pas grailler là-dedans. »

Alors quoi ? C’est ça l’important pour toi ? Se débarrasser du bordel visible pour mieux se renfermer dans celui, bien plus subtile qui compose notre jolie vie commune.

-Je n’ai pas besoin de toi, grognais-je entre mes dents serrées tandis que tu t'apprêtes à t’attaquer à ce foutu ménage.

Mes mots sont amers, venimeux et chargés de sous-entendus.

-Sans toi, ma vie ne ressemblerait pas à cette pièce, continuais-je sur le même ton tout en avançant lentement.

Je me plantais face à toi, affrontant ton regard tout en t’offrant ce qu’il y a de plus dur en moi. Je sais bien, qu’au fond, je suis injuste envers toi, puisque tu n’as strictement rien demandé. Mais là, le bon sens, la logique n’existent plus. J’ai mal … Je souffre de bien des manières et quelque part, tu en es la cause.

-À quoi tu joues ? Tu penses que quelques mots et un coup de balai peuvent tout arranger ? Elle est où ta baguette magique, hein ? Il est où le sens dans tout ça, au juste ? Si tu veux te moquer de moi, fais-le correctement au moins, assume et ne fuis pas comme un rat, ce n'est pas toi ça !

Je ne sais pas pourquoi je fais ça, pourquoi je m’en prends à toi de la sorte, honnêtement, ça me dépasse. Je ne vois même pas ma main agripper ton col pour te ramener vers moi, je ne me vois pas non plus écraser littéralement tes lèvres sous le poids des miennes. Je ne sais pas pourquoi cette proximité ne m’effraie pas, alors que ce devait logiquement être le cas. Je ne sais pas pourquoi je me montre aussi sauvage que toi, ni pourquoi ma langue s’en va chercher la tienne. Je ne sais pas ce que je cherche à faire, ou à te prouver en m’attardant bien plus que nécessaire. Et puis, une fois que je réalise ce que je suis en train de faire et à quel point je suis déboussolée, je te repousse. Je t'abandonne à mon tour, pour aller chercher un putain de rouleau de sac-poubelle dans le placard sous l’évier comme si de rien était.

Bordel, mais tu me fais quoi là ?



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le Lun 13 Mai - 21:55
par Angelo Bennett


C'est quoi ce merdier ?
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C’était à prévoir, cette réaction là. Tu te sens attaquée alors tu rejettes la faute sur quelqu’un et comme j’suis le seul pignouf en face de toi, tu me balance tout à la tronche. C’est facile hein ? Parce qu’il faut toujours un coupable, toujours un « souffre-douleur » pour défouler ses nerfs dessus, j’suis la bestiau parfait. J’croirai me voir quand tu me sors que t’as besoin de personne pour t’en sortir mais là, faut pas être c*n pour comprendre que dans ta situation, tu vas plus t’enfoncer qu’autre chose. Tu n’veux pas mais tu veux, un gros paradoxe à toi toute seule.

J’t’écoute sans pour autant réagir, parce que je te sais mal et que tu brasses plus du vent que du concret. J’m’approche, tu me repousses, je m’éloigne tu dirais que j’te laisse tomber. Qu’est-ce qu’il faut faire finalement ? C’est foutrement compliqué les nénettes et ça j’le sais depuis le collège. C’est pire en grandissant. Les hommes et les femmes n’ont pas du tout la même façon de penser mais l’un et l’autre se complètent, nous on n’a pas la corde sensible, du moins pas si sensible que la leur. Mais l’avantage qu’on a, c’est qu’on se morfond sans doute moins sur des contrariétés. M’enfin, y a toujours des exceptions, c’est pas tellement l’genre qui définit ça mais généralement, on se rend bien compte de la différence.

Pis ça y est, elle continue de péter sa durite, elle noircit le tableau, se fait des films, s’enferme dans ses idioties qui me font presque soupirer de lassitude tant elle me désespère. J’dois comprendre, j’le sais.

« Penses c’que tu veux, j’crois pas que ça changera grand-chose. »

Voilà c’que je lui balance à mon tour. Que veux-tu que j’te dise ? Que je défende mon bout d’gras ? Pour quoi faire ? C’est vraiment gaspiller de l’énergie pour rien dans une telle situation. Si elle souhaite vraiment que j’assume, j’peux toujours lui montrer ce qu’elle cherche mais ça serait pour son plus grand déplaisir, et j’suis pas le genre à profiter d’une âme en peine.

« T’es vraiment bornée hein. Et arrêtée dans tes idées qui plus est, t’en as pas marre de te rajouter des conneries ? J’pourrai croire que t’es maso sur les bords. »

Parce que c’est se faire souffrir pour rien que de se monter la tête comme tu l’fais. Mais j’vois bien que tu m’connais pas, que tu t’arrêtes encore à l’image que je renvoie, à c’que tu penses être du dégoût ou de la lâcheté. T’es pas la première à me faire la réflexion mais j’y suis tellement habitué que ces reproches ne m’atteignent plus. Je ne m’insurge même plus sauf quand on titille trop ce qui me fait vriller. Ma voix reste calme, mon visage impassible si l’on oublie ma fâcheuse tendance à froncer les sourcils. Je crois que tu m’as bouffé toute mon énergie, celle qui me restait à peine à la sortie du boulot. J’en ai pourtant en stock habituellement mais le carnage dans la baraque a été le point final. Ouais, j’suis fatigué.

J’me suis résigné dans cette bataille ridicule, digne d’une querelle de couple, mais j’t’entends arriver et j’me sens tiré par le col de ma chemise, tu l’empoignes avec force et alors que j’m’attendais à me prendre une claque dans la trogne, tu viens assaillir mes babines sans ménagement.

« … ? »

Hein ? Woh. C’est une blague ? J’avoue, j’suis complètement surpris de ton initiative, tu m’as pris en traître et surtout, tu viens me chercher. Encore. Ca n’est pas un timide baiser que tu me donnes là c’est carrément osé. Tu pousses tes limites ? Toi non plus, ça te ressemble pas, Mei. J’t’ai jamais vu agir comme ça pour l’moment et là tu me prouves bien de quoi tu peux être capable dans tes moments de déblocages. J’crois que j’ai même pas réagi comme je l’aurais dû, l’étonnement s’est lu dans mes yeux qui se sont quelque peu écarquillés sous la stupéfaction. J’ai du mal à réaliser que t’aies pu faire une chose pareille, une fois que tu t’arrêtes. J’reste un peu bête, te zieutant quand tu t’éloignes pour fuir à ton tour. J’ai vraiment envie de t’en faire la remarque et je m’en gênerai pas.

« Tu fuis parce que t’assumes pas ? »

C’est pas sympa mais j’te retourne ta réflexion. Comment tu te sens après ça ? Moi, étrange. J’sais pas quoi penser parce que toi-même tu n’sais même pas pourquoi t’as fait ça. Instable. Qu’est-ce que tu cherches à te prouver ? A me montrer ? Tu veux m’faire payer ce que je viens de te faire subir juste avant ou alors c’est une question d’orgueil, de contrôle de soi ? Tu veux m’dominer ? Quoi d’autre ? J’ai vraiment envie de te déstabiliser davantage, parce qu’à cet instant précis, c’est toi qui a lancé les « hostilités ». Le chat et la souris. Qui m’cherche me trouve, même si tu te planques. J’te repousse pour mieux t’attraper ensuite, c’est ça ? Viens si tu l’oses, j’attends, moi.

« C’est tout ? »

Tu l’as déjà entendue, celle-là, souviens-toi. Comme je n’ai pas dit mon dernier mot, j’m’avance vers elle qui a jeté son dévolu sur le pauvre rouleau de sac poubelle dans l’espoir d’oublier son acte. C’est un peu tard pour ça parce que mes lèvres, elles, ont encore la marque de ton audace, ton imprudence. Alors mes pieds écrasent les débris au sol, je me fiche même d’un des minuscules morceaux de porcelaine brisée qui pénètre ma chaussette pour venir se loger dans la plante de mes pieds jusqu’à m’en faire saigner. Je réduis cette petite distance qu’il y a entre nous pour la rendre inexistante, prêt à la repousser de nouveau dans ses retranchements, parce que j’peux pas m’empêcher de la provoquer après ce qu’elle vient de me montrer. Si tu dois te défouler encore, vas-y, on a toute la nuit devant nous et si ça peut te soulager, alors prends-moi comme tire-nerfs, j’te garantis que je saurais te répondre. Et moi qu’est-ce que j’veux au juste ? Moi, j’m’accroupis à côté de toi, je fiche ma dextre sur ton épaule pour te forcer à te retourner puis je reviens à la charge pour violenter cette bouche impétueuse avec plus de hargne, ne te laissant nulle part où aller, ni même respirer. Si t’étouffes, autant le faire pour de vrai, entre mes lippes, ainsi tu auras une bonne raison de m’en vouloir avec rage. A moins que tu n’en perdes la tête.
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le Lun 13 Mai - 23:08
par Mei Bennett






C'est quoi ce merdier ?


« Tu fuis parce que t’assumes pas ? »

Évidemment que je n'assume pas, idiot. Je ne sais même pas ce que je viens de faire. Je ne me comprends pas là, tu vois. J'essaie de reprendre un minimum de contrôle sans y parvenir et ça m'énerve plus encore. Je m’acharne misérablement ce pauvre rouleau, parce que je ne sais plus. Je suis à la frontière de la panique, sauf qu'à ce point-là… Je ne connais pas. Alors oui, là, tout de suite, j'ai peur et ça m'énerve. Merde, merde, merde… Qui a inventé ces saloperies de sac en rouleaux ? Pourquoi fallait-il qu’ils soient aussi difficiles à détacher ?

Mais j'ai beau pester intérieurement, je le sais… Je sais que le problème vient de moi, de mes mains si tremblantes qu'elles en perdent toute dextérité. Je peine à respirer parce que je me sens oppressée et que la fenêtre est fermée. Mes oreilles bourdonnant bizarrement, j'ai l'impression que l'on vient de coincer mon crâne dans un étau pour mieux écraser la pression sur mes réflexions stériles. Mon cœur tambourine comme un idiot, si fort que j'entends ces putains de boom boom directement dans mon crâne. Ma vue est floue, pourtant, je ne pleure plus…

« C’est tout ? »

Quoi “c'est tout” ? Qu'est-ce que tu veux de plus ? Que je m’écroule devant toi pour pouvoir dire “j'ai gagné”. Je ne veux pas de ça moi, je veux la paix. Je veux te dire de me laisser. Je veux que tu partes, que tu ailles ou tu veux, mais pas ici, pas avec moi… Mais ça sort pas. Mes mots restent coincés dans ma gorge et ça fait mal. Je n'ai même pas envie de te piquer, je veux juste reprendre le contrôle sur mes émotions parce que là, tu vois, je ne sais même plus où je suis. Je suis juste perdue… Et toi, tu t'amuses n'est-ce pas ? Toi qui rêvais de me voir perdre le contrôle, tu dois être en train de jubiler là… Et bien sûr ça ne te suffit pas…

Je t'entends approcher et c'est pire que tout. Tout mon corps se resserre sur lui-même, c'est atroce. Ma gorge s'assèche, mes mains ne savent plus ce qu'elles font avec le rouleau que je tiens toujours, j'arrache, je déchire et je me coupe l'index avec mon ongle. Il y a du sang, très peu… Mais c'est le mien et je ne supporte pas de le voir couler. Je n'aime pas l'idée qu'une chose de plus m'échappe et certainement pas ma vie. Je suis figée lorsque ta main se pose sur mon épaule, même si le terme le plus approprié serait :“s'écrase douloureusement sur mon épaule”. Je n’ai pas la possibilité de réfléchir, tu ne m'en laisse pas le temps. Tu me pièges, tu me captures pour mieux m’emprisonner par la suite. Tes lèvres s'emparent si violemment des miennes que je ne sais même plus comment réagir.

Tout s'affole chez moi, un signale d'alerte s'allume quelque part sans que je n'en comprenne la raison. Tout cela n'est qu'un jeu pour toi, je le sais… C’est seulement un jeu minable et sacrément humiliant que tu t'échines à me faire subir parce que je t'ai piqué. C'est une bien odieuse vengeance, rien de plus et pourtant…

Si je me suis débattue au début, cela ne dure pas bien longtemps. Je n'ai plus de force et le peu qu'il me reste se focalise sur tes lèvres. Je te la rends ta hargne, je l'amplifie même. C'est plus fort que moi… Je devrais paniquer, te frapper de toutes mes forces pour t'éloigner de moi, mais non. Au lieu de cela, mais je te ramène à moi pour sentir ta chaleur contre mon corps tremblant.

Je ne comprends plus, je ne sais plus, je ne réfléchis plus… Mais je te hais.

Je te déteste pour toutes ces choses que tu me fais ressentir contre mon gré. Je ne supporte pas tes manières, ton regard ou ta façon de vouloir toujours tout contrôler, moi la première. Je veux que tu partes, mais je ne supporte pas l'idée que tu m'abandonnes. Je veux que tu me lâches, mais c’est bien ma main qui te ramène à moi lorsque tu fais mine de le faire. Il n'y a rien de logique là-dedans, strictement rien… On s'attaque, sans cesse. On mord, on griffe, on se rejette constamment pour ça… Alors dis-moi l'ursidé, c'est quoi le sens de tout ça ? Parce que là, tu vois, moi… je ne sais plus.




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le Sam 18 Mai - 22:19
par Angelo Bennett


C'est quoi ce merdier ?
Feat. Mei et Angie

Sa résistance n’aura pas duré bien longtemps, c’était comme si elle abandonnait. Du moins c’est ce qu’elle me laissa penser un court instant avant de se rebiffer à son tour et contre toute attente, elle ne fuit pas. Elle va dans mon sens, dans ce jeu malsain que j’ai instauré en pensant la faire flancher. C’était sans doute le cas au départ mais plus maintenant. Elle vient contre moi, elle me presse de ses lippes, de son être, elle m’agresse…Ce qui m’incite à continuer. Parce que j’suis un homme et qu’un mâle est sans conteste plus sensible d’une minette. Je t’aime pourtant pas, la bridée, c’est ce que tu crois dur comme fer. Moi non plus j’crois que je t’aime pas, j’ai pas de sentiments particuliers, pas le palpitant qui menace de me déchirer la cage thoracique à chacun de ses battements. Pourtant, il tape un peu plus fort que j’l’aurais voulu, je fous ça sur le dos d’une légère excitation qui anime ma carcasse à force de t’embrasser avec vigueur. J’te lâche pas, je poursuis en approfondissant cet échange houleux. D’ailleurs, ma voix gronde doucement, je t’écrase presque de mon poids jusqu’à ce que ton dos se rapproche violemment du sol parsemé de brisures de verres et autres débris non identifiés.

On se blesse déjà, se tue à petit feu alors autant continuer jusqu’à ce que mort s’en suive. On aura au moins une bonne raison de se détester, encore plus que maintenant. Mais moi, j’te hais pas, j’te cherche juste. Et toi ? Tu m’fais quoi ? J’te répugne au point que tu veuilles me dévorer, me bouffer tout cru pour mieux me vomir après ? T’es vraiment bizarre comme nana tu sais ? Si des fois j’te comprends, d’autres fois tu parais loin et c’est l’cas maintenant. Parce que j’vois sincèrement pas où tu veux en venir en me capturant comme ça. C’est c’que tu crois, me capturer, voire me dompter. J’vais pas dire que t’as complètement perdu parce que même si j’y mets de ma volonté pour te faire céder, tu réussis à m’accabler avec c’que tu es. Est-ce que j’dois t’en vouloir ?

J’me perds et toi avec.

Alors je te relâche un instant, à bout d’souffle. J’te zieute, tu es dans le même état que moi, je sais foutrement pas quoi te dire là. Simplement parce qu’y a rien à dire, juste à faire. C’est de la folie, de la pure connerie mais allons-y. T’as rien à perdre puisque tu penses avoir tout perdu et moi j’ai rien à gagner non plus de tout ça. Peut-être juste une claque ou un coup bien placé entre les cuisses. Ca serait pas la première fois que tu m’envoies valser, comme au mitard où tu m’as décoché une bonne gifle dans la face pour me remettre les idées en place. J’étais bien sobre, certes roués de coups et la mâchoire bleuie mais complètement conscient de mes actions. Ma vilaine marque est encore là et j’suis parti bosser avec. J’ai dû camoufler ça avec un bandage pour veiller à l’image de l’établissement mais aussitôt sorti de là, j’l’ai retiré sans délicatesse pour le jeter dans la première poubelle venue.

J’suis une crapule sans scrupules, c’est c’que tu te dis hein ? Ton regard gronde et brille à la fois. Il est le ciel orageux chargé de ses éclairs. Mais ça m’effraie pas, ça m’donne plutôt envie de l’voir se déchaîner jusqu’à ce qu’il y ait déluge. Qu’est-ce que tu prévois maintenant ? J’me suis tut, j’parcours ta frimousse en restant dans ma position dominante. J’suis bien trop près de ton enveloppe de chair, si bien que j’peux même renifler ton odeur féminine. Merde. Maintenant j’me retrouve face à un dilemme. Faire ou ne pas faire ? J’ai pas la gueule d’un philosophe et encore moins sa matière grise. J’agis avant de penser et après j’me pose les questions une fois que j’ai fait les dégâts. Mais j’hésite, j’renifle avant de chasser brièvement l’air de mes narines non sans grimacer.

« J’m’attendais pas à ça. »

Carrément pas, même. C’est pas important de toutes façons. Tant pis pour l’ménage, tant pis pour la cuisine, mettons l’bazar un peu au hasard. Ou pas. Je viens vers toi, cette fois vers ta mâchoire sur laquelle mes lèvres se referment, ma paume s’écrase au sol pour me maintenir en équilibre et je continue de t’assaillir à ma façon, me faisant un peu plus brutal. Stop. Ça va pas du tout, j'prends trop de risques là.

« Tss ! »

Faut qu’j’arrête. J’me sépare rapidement d’elle, l’expression de ma tronche demeurant pourtant lisse. Mais à bien en regarder mes mirettes, tu pourras deviner que j’suis pas l’type insensible. Par contre, l’asiat’, si t’as la mauvaise idée de pousser le crime plus loin, tu risques fort de me trouver et pas pour le meilleur, mais bien pour le pire.

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le Lun 20 Mai - 13:46
par Mei Bennett






C'est quoi ce merdier ?


Arrête ça…

C’est ce que je ne cesse de me répéter sans savoir à qui s’adressent ces mots. Qui a commencé ? Lui, en voulant jouer avec moi, comme il le fait chaque fois que nous nous retrouvons face à face… Ou bien moi ? Qui domine qui ? Qui est le chat dans cette histoire et qui est la souris ? J’en sais fichtre rien… D’ailleurs, c’est bien simple, je ne sais plus rien du tout. Je devrais être en train de le cogner de toutes mes forces pour le pousser à me lâcher. Il est bien trop proche, plus proche que n’importe qui avant lui. Personne ne m’avait jamais touché comme ça, j’ai toujours veillé à garder les autres à distance, même lui. Pourtant, je m’étonne de ne pas tout faire pour l’éloigner, pire encore, je l’attire contre moi, m’accrochant à lui comme à une bouteille d’oxygène. C’est stupide, rien de tout cela n’a de sens, rien du tout. Je me perds dans chacun de ses baisers, j’y réponds, même, tout en les approfondissant, malgré moi.


Je subis ton poids, je m’étalerai presque contre le sol, mais je résiste encore, probablement parce que je ne suis pas encore prête à céder... Toi aussi, tu ne te laisses pas fléchir, pas tout à faire du moins. Je le vois dans ton regard… Tu as l’air presque aussi perdu que moi, l’ursidé. Tu ne m’aides pas là, tu le sais ? Qu’est-ce qui nous pousse à faire ça, au juste ? On ne s’aime pas toi et moi. On est bon qu’à se battre, se détruire pour mieux admirer les miettes ensuite. On n'est même pas fichus de se parler sans se disputer. Je t'énerve. Je sais bien que tu ne peux pas me supporter, comme tu sais que c'est réciproque. Alors, pourquoi fait-on ça ? C'est quoi au juste ? Un nouveau jeu de force entre nous ? Je sais que tu penses que j'essaie d'avoir la mainmise sur toi, mais c'est faux. Je cherche juste à te résister comme je peux, quand je ne peux tolérer que tu ais le contrôle sur tout… Sur moi.

Je sais que je ne suis pas dans mon état normal, sinon nous ne serions jamais dans cette situation. J'essaie de respirer, juste, car pour l'heure, je dois ressembler au bris de verres et de porcelaines jonchant le sol contre lequel tu me maintiens. C’est ça que tu essaies de faire, n’est-ce pas ? Me dominer parce que tu crois que c'est justement ce que je cherche à faire… C'est faux… Tellement faux… Je te réponds simplement, comme je me laisse aller à mes instincts comme c'est souvent le cas avec toi… Il est là ton pouvoir sur moi en réalité… Tu m'éveilles d'une manière que je ne peux accepter parce que tu t'évertues à briser tout ce que j'ai essayé de construire. Mon masque, ma coquille, mes barrières. Tu détruis tout… Et ça, je ne peux tout simplement pas l'accepter.

Je soutiens ton regard, même si je ne dois pas avoir fière allure dans cette position, le souffle court, insuffisant. Tu t’interroges, toi aussi… T'en sais pas plus que moi bordel, tu ne sais pas s'il faut continuer ou arrêter cette danse malsaine qui vient de je ne sais où. Si tu ne t’attendais pas à ça, alors que devrais-je en dire moi ? Ce n'est pas normal tout ça… Pas du tout… Mais je ne dis rien, je me contente de t'observer en silence. J'attends que tu t'éloignes, mais tu ne le fais pas, tu reviens à la charge prenant d'assaut ma mâchoire avec une avidité que je ne saisis pas …

Mais merde, pourquoi je ne me rebelle pas ? Pourquoi je ne l’arrête pas, au lien de lui offrir ma gorge comme si j'en espérais encore plus ? Je suis en plein conflit intérieur là. Ma tête t'exhorte de t'éloigner… Mon corps t'appelle… Je soupire d'aise sous tes baisers… Puis tu t'éloignes, brusquement… Trop brutalement même. Cela me fait l'effet d'une gifle ô combien douloureuse. Ça y est, tu réalises que c'est du n'importe quoi ? Que je te dégoûte beaucoup trop pour poursuivre cette connerie ? Pourquoi je pense à ça moi ?

Enfin, tu t'éloignes, mais à peine… Je ne peux toujours pas bouger. Je cherche à comprendre ce qui se passe dans ta tête et pourquoi tu me regardes comme ça… Ce n'est pas ton regard habituel ça… Tu me perturbes…


- Qu'attends-tu au juste ? Si je te dégoûtes tant que ça, lâche-moi...

Pourquoi je te dis ça ? Qu'est-ce que j'espère au juste ? Que tu me lâches ou que tu achèves de me réveiller ? Je ne comprends pas… Je ne me comprends pas moi-même. Je pourrai te repousser facilement, mais je ne fais rien. J'attends comme une idiote que tu te pousses de toi-même simplement pour me donner raison… À moins que ce soit tout l'inverse que j’espère. J'affronte ton regard, je ne compte pas baisser les yeux face à toi, jamais. Je t'affronterai sans cesse, parce que je n'ai jamais été du genre à renoncer… Oui, voilà… C'est ça… Je ne renonce pas moi. Je tombe, puis je me relève, c'est ce que j'ai toujours fait… Il me faut juste du temps cette fois. Le temps de réaliser, de comprendre pour agir… Agir… Toi aussi, tu attends, hein ? On est tour à tour, deux chats ou bien deux souris… Stupide n'est-ce pas ?

Je suis épuisée par tout ça… Vraiment. Et ça m'énerve… Je me redresse, approchant mon visage du tien sans pour autant l'effleurer…

-Alors ?

Je te lance un défis, du moins, ça m'en a tout l'air. Je veux savoir jusqu'où tu peux nous conduire, si l'on peut se perdre plus encore dans l'absurde… Savoir où tout cela nous mènera… Je n'ai pas peur, étrangement… J'en rajoute même.

- Ou alors... Peut-être que tu fuis parce que tu n'assumes pas ?

Retour à l'envoyeur...


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le Ven 24 Mai - 22:43
par Angelo Bennett


C'est quoi ce merdier ?
Feat. Mei et Angie

C’est malsain et j’le sais. M’enfin on me dirait que non, puisqu’il s’agit de ma « femme » mais l’est-ce vraiment ? Aux yeux de l’Incontestable oui, mais aux miens, elle est quoi au juste ? Une colocataire ? J’ai beau y réfléchir, j’arrive pas à mettre de mots d’ssus. Ça craint, comme dirait Aki. Bah ouais, qu’est-ce que j’y peux moi hein ? Quand on choisit pas, difficile de s’prononcer dessus. C’est juste un pion, comme moi. On est des pitoyables pièces sur l’échiquier géant de cette foutue machine. Si elle pouvait s’marrer, elle le ferait à gorge déployée, cette saleté.

J’ai beau connaître ton ambivalence, ce soir ton audace qui me chiffonne. Tu joues à un truc, j’sais pas encore lequel mais t’es en train de te foutre en danger. J’espère que tu sais c’que tu fais parce que la suite risque de te déplaire et tu l’auras bien cherché à me provoquer comme tu l’fais. Tu sais pourtant de quoi je peux être capable quand je m’y mets et crois moi, pour le moment je t’ai préservée. T’en doutes pas j’crois. T’as tellement plus rien à perdre que tu te jettes à corps perdu dans une espèce de bataille que tu pourrais bien perdre, suicidaire que tu es. Si t’attends tellement que j’vienne te chercher, je te montrerai mais j’te permettrai sûrement pas de venir me geindre après une fois que le mal sera fait.

J’grogne. J’la toise de nouveau, mâchoires serrées, parce qu’au fond je risque de regretter mon geste.

« Tss ! »

J’sais faire que ça, tiquer. J’ai rien d’autre à répondre après tout. Tu voudrais que j’te dise « ouais t’as raison, j’te supporte pas » ? C’est là où tu te goures la bridée. J’ai pas compté le nombre de fis où tu m’as sorti cette connerie mais ça doit bien faire cinq ou six fois. Ca t’épuise pas à force ?

« Tu sais vraiment pas c’que tu fais, crois moi. J’veux pas t’entendre te plaindre après. »

Inconsciente. T’y connais que dalle là-dessus mais tu insistes quand même. J’suis censé t’ignorer parce que je sais que t’es pas dans ton état normal, que t’es vulnérable, mais j’ai besoin de te montrer que t’as tout faux sur ce que t’imagines que je pense. J’me retiendrai pas, l’asiat’. Tu veux de la franchise ? T’en auras. Qu’est-ce que t’en fera après, de tout ça ? C’est toi qui me détesteras encore plus, qui trouveras un moyen de te déculpabiliser et moi, même en sachant ça, j’me lance. J’ai pourtant rien à te prouver.




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posté
le Dim 26 Mai - 13:18
par Mei Bennett






C'est quoi ce merdier ?


"Mais qu'est-ce que tu es en train de faire, Mei ?"

J'en sais rien, honnêtement. Je le provoque, je m'en rends bien compte, même si je ne sais pas pourquoi. C'est bien stupide de ma part, parce que je sais que je vais forcément le regretter plus tard et que je ne pourrai m'en prendre qu'à moi-même. C'est un homme après tout, un homme que je ne connais pas, même si je me retrouve à devoir porter son nom que je méprise. Je n'éprouve rien de particulier pour lui, du moins c'est ce que je m'efforce de croire parce que je ne veux me retrouver lier à personne. J'ai toujours pensé que mon caractère et mes tares me rendraient indésirable aux yeux de l'Incontestable. Je l'ai cru, aveuglément, peut-être aussi parce que Sara a toujours veillé à me mettre cela en tête. Je ne sais pas comment ni pourquoi j'en suis venue à me dire qu'elle avait raison, probablement parce que je souhaitais que ce soit effectivement le cas… J'en sais trop rien, je ne suis d'ailleurs plus certaine de rien du tout…

Non, tu as raison, l'ursidé, je ne sais absolument pas ce que je fais. J'ai perdu pied, totalement, mais le pire, c'est que j'en ai strictement rien à faire. Tu pourrais bien essayer de me tuer que je ne réagirai toujours pas, qui sait, je t'y encouragerai peut-être. Je ne suis pas moi-même et tu en as tout aussi conscience que moi. Pourtant, tu poursuis tout en le sachant, qui pourrait te blâmer de cela ? Je ne le ferai pas, puisque je te cherche, je te pique, je te provoque sans en comprendre la raison. C'est stupide, n'est-ce pas ? Et pourtant, si je le fais ce doit être parce que j'en ai envie quelque part, sans quoi je t'aurai repoussé depuis un moment et sans prendre de gants.

J'ai l'impression d'être morte, c'est dire… Une morte qui ressent bien des choses entre tes bras… Et si c'était justement ce que je cherchais ? Je ne cherche pas à te dominer, je ne suis pas en train de te combattre, mais bien à te pousser à poursuivre.





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