Nanako Kanon
Messages postés : 27
Inscrit.e le : 10/05/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Ven 10 Mai - 15:57
par Nanako Kanon
Nanako KANON
"Il était vraiment ridicule quand il imitait Ultraman."

Généralités
Nom ;; Kanon-san
Prénoms ;; Nanako-chan
Âge ;; La troisième planète du système solaire a tourné 28 fois depuis le 10 mai 2083.
Genre ;; Onnanoko desu
Origines ;; Made in Japan
Activité ;; Tente de ré-ouvrir son neko-café détruit par shukumei. Bosse au 7eleven en attendant.
Poste ses repas et autres photos random sur les réseaux pour faire genre qu'on s'intéresse à sa vie.
Membre d'une association de préservation de Tashirojima, l'île aux chats.
Sexualité ;; Touche à tout, du moins a tenté. Sans grand succès au final.
Avatar ;; Blanche Neige, personnage éponyme
Règlement ;;
Chemin ;; Ai-je déjà précisé que je vous aime ?
Commentaire ;; Ils sont obligés de diffuser du porno de panda dans les zoo pour les faire se reproduire. Le saviez-vous ?
Histoire

Dis Nanako-chan, on va manger un truc après les cours ?

A toutes les époques, j’ai entendu dire autour de moi que l’amour n’existe plus. Voire n’existe pas, pour les plus pessimistes. Cette affirmation m’interroge, et m’a inspiré cette rétrospective.

Le premier… C’était Shinichi. A l’école primaire de mon village natal. Il n’était ni mignon, ni sportif, ni gentil. Mais les filles étaient timides, et les garçons trouvaient les filles dégoûtantes. Alors je les aidais. J’apportais les lettres d’amour derrière l’école. J’allais leur vanter les qualités de la fille intéressée. A la fin toutes mes copines avaient un amoureux, sauf moi. Alors j’ai décidé arbitrairement que le mien, ce serait lui. Et je me suis persuadé en ce sens. J’ai commencé tout à coup à le trouver mignon avec son pansement sur la joue. Et drôle, lorsqu’il imitait Ultraman. Ma famille n’est ni aisée, ni modeste. J’ai une sœur aînée, présidente du conseil des élèves de son lycée à l’époque. Et un frère cadet, qui s’enfonçait ses crayons de couleur dans le nez. Mes notes étaient moyennes dans tous les domaines. L’été j’attrapais des insectes, l’hiver je faisais des lapins de neige. Mon plat préféré, c’était le steak haché. Mon dessin animé préféré, c’était Anpanman. Mais Shinichi s’en fichait des filles, c’était nul. Il ne rêvait que de jouer au baseball avec ses copains. Et tout à coup quand ce fut mon tour, c’était bien moins facile que le faire pour les autres. Je n’arrivais pas à attirer son attention.

Depuis toujours, je passe l’été à Tashirojima, l’île aux chats. Ma grand-mère en est l’une des dernières habitantes. Même aujourd’hui, je trouve toujours le temps de passer quelques jours chez elle. Il n’y a strictement rien à faire sur cette petite île presque déserte. Mais j’ai toujours apprécié ces journées d’été paisibles. Ma robe blanche, mes sandales en plastique qui claquaient contre le goudron des routes, les traces de bronzage du maillot de bain, la petite échoppe de bonbons où je prenais tous les jours une glace au ramune. Les chats bien sûr, des dizaines et des dizaines, qui te grimpent sur les jambes dès que tu t’assois une minute. Les pastèques du jardin de ma grand-mère. Les cigales à toute heure de la journée. Le tintement cristallin de la clochette en verre et le vrombissement du ventilateur. Comme il n’y avait pas de festival d’été, on mettait des yukata avec ma grand-mère et on allumait des feux d’artifice dans le jardin. On pilait de la glace et on versait du sirop dessus.

A la rentrée, Shinichi avait déménagé. Tout à coup, je le trouvais vraiment stupide lorsqu’il imitait Ultraman. A côté de lui, notre professeur principal était bien plus mature et intelligent. Et sans ses lunettes, il était trop beau. Je ne me souviens même plus de son nom, ni de son visage. Mais j’ai tout à coup eu beaucoup de questions sur les cours. Pendant un temps, mes notes ont un peu augmenté. Quand il me parlait, je guettais les signes qui me persuaderaient qu’il m’aime aussi. Quand on cherche on trouve, n’est-ce pas ? J’étais jeune et bête, et il le savait, même si je n’en ait jamais rien dit. Ça se voyait comme un panda sur un arc-en-ciel. Mais il ne m’en tint pas rigueur, il faisait mine de rien. Et moi j’étais morte de honte tout en ne pouvant m’empêcher de continuer ce petit manège d’enfant.

Je suis entrée au collège à Iijima, à une heure en bus, dans une ville voisine. Et finalement me séparer de lui n’a pas été si difficile que ça. Ma sœur est partie étudier à Tokyo, mon frère s’est cassé la jambe en tombant à vélo. Mes notes sont revenues à la moyenne. L’été j’envoyais des textos à mes copines depuis l’île aux chats, L’hiver on regardait des émissions stupides sous le kotatsu. Mon plat préféré, c’était le katsudon. Mon émission préférée, c’était un drama dont j’ai oublié le nom. J’ai commencé à mettre du gloss, mais attention, pas d’une couleur trop voyante non plus. Et à surveiller mon poids, comme mes amies. Le week-end on allait chez l’une ou l’autre et on regardait la télé toute la journée. J’ai testé différents clubs, mais finalement je préférais passer du temps avec mes copines après les cours. Elles ont toutes commencé à avoir leurs règles peu à peu, mais les miennes n’arrivaient pas et ma poitrine restait plate. Tout à coup je me trouvais hideuse avec mes cheveux trop gras, mes dents du bas de travers et mes gros grains de beauté. Mais nouvelle école, nouveaux amours. Je continuais à conseiller les filles de ma classe pour qu’elles fassent leur déclaration. Même les garçons ont commencé à s’y mettre. Pour tout le monde, j’étais « la marieuse du collège ». J’aimais ça. Dans notre monde moderne où les sentiments ont si peu de place… J’étais fière de voir qu’avec ma contribution, l’amour s’est installé à l’école, peu à peu.

C’est à cette période que j’ai eu mon premier vrai petit ami. Il s’appelait Muroi. Il avait de bonnes notes, et il était plutôt bien placé aux classements. C’était le délégué de notre classe et il envisageait même de rejoindre le conseil des élèves. C’était le garçon brillant dont la voie était toute tracée. C’était à se demander ce qu’il avait bien pu voir dans une fille aussi moyenne que moi. On s’est mis à se parler lorsqu’on a commencé à organiser des sorties au karaoké avec la classe. Je m’étais proposé d’aider le délégué à trouver des salles et à planifier les chansons. Et soudainement, j’étais moins dérangée par mes dents du bas de travers. C’était ces premiers pas maladroits de collégiens, rien de plus excentrique que se tenir la main de temps en temps. Mais à l’époque, ça nous satisfaisait bien. Juste pouvoir dire « lui, c’est mon copain » nous suffisait. Mais ce n’était rien de sérieux, et ça s’est terminé aussi vite que ça a commencé. Dès les premiers examens, tout à coup étudier était devenu bien plus important. Il ne fallait pas perdre des points au classement après tout.

Les jours ont suivi leur cours ainsi, tranquillement. Si bien qu’on pensait qu’ils n’auraient jamais de fin. Il y avait cette étrangère au nom imprononçable qu’Aoko avait pris en grippe. Elle disait que Gaijin voulait l’empêcher de se rapprocher de Banpei. On était tristes pour elle alors on a voulu l’aider à se venger un peu, rien de bien méchant. Mais petit à petit, avec ce petit air supérieur que Gaijin se donnait et Aoko qui se plaignait de plus en plus, les tensions augmentaient et on finissait par oublier pourquoi on avait commencé à la base. Mais prises dans le manège, on ne se posait pas vraiment la question.

En deuxième année je me suis ridiculisée en tombant pendant la course de relai à la fête du sport. Mais à l’infirmerie, avec mon pansement sur le nez, les filles sont venues me montrer leur médaille. Pour le festival culturel en troisième année, notre classe avait organisé un café à thème vintage. Je me suis beaucoup amusé à m’habiller avec les autres. On est allé chez Saya et on a passé la journée à faire des essayages. Et pour la première fois, j’ai osé porter un rouge à lèvres rouge vif. Là, en me regardant devant le miroir, j’ai eu l’impression de découvrir un nouveau visage. Je ne voyais plus mes dents de travers, ni mes cheveux gras. Juste ce beau rouge carmin. Mais en dehors du festival, je n’en avais plus reporté.

Lors du voyage scolaire à Kyoto en dernière année, j’ai embrassé pour la première fois un garçon dont j’ai oublié le nom, lors d’un jeu de la bouteille organisé en catimini dans le dortoir. Puis j’ai embrassé Hiyako, au tour suivant. Et avec ce dernier voyage vint rapidement la cérémonie de remise des diplômes. L’insouciance était derrière nous.

Toutes mes amies ont intégré des lycées différents. A vrai dire, les seuls visages que je reconnaissais dans ce nouvel établissement, c’était ceux de Gaijin et de Banpei. Et je n’avais pas très envie de leur adresser la parole. Mes notes étaient correctes, sans plus. Mon plat préféré, c’était l’ikayaki. Ma musique préférée, c’était les albums de City Girl. Ma sœur s’est mariée à la capitale. Mon frère a rejoint le club de baseball de son collège. Et le temps a suivi son cours. Au début, on se parlait tous les jours par texto avec mes copines. Et puis tous les deux jours, une fois par semaine, une fois par mois. On a fini par perdre contact. Pour la première fois, je me suis sentie vraiment seule. Alors j’ai essayé de nouer de nouveaux liens.

C’est à cette période que notre prof principal m’a désigné pour aller m’enquérir des problèmes de comportement de Banpei, sous prétexte qu’on était du même collège. Quelle plaie je me disais. Je ne lui avais jamais trop parlé avant ça, je ne voulais pas qu’Aoko le prenne mal. Mais il avait rapidement réussi à me mettre à l’aise. Il avait ce côté cool dans le genre qu’il se donnait, je ne saurais pas l’expliquer. Au début je venais tous les jours le sermonner pour qu’il suive sa scolarité sérieusement. Mais il trouvait toujours une nouvelle pirouette pour s’en sortir. Et au fur et à mesure, je trouvais ce petit manège de plus en plus amusant, ça a fini par devenir un genre de jeu. Finalement avant que je le réalise on s’était naturellement rapprochés. Et pendant un temps, j’ai repris un peu confiance. Un morceau de mon orgueil se satisfaisait d’avoir pris le dessus sur Aoko. Au fond je leur en voulais d’être parties. Mais avec Banpei, je ne m’ennuyais pas. Il avait toujours un nouveau truc à me faire découvrir. J’ai commencé à porter des bijoux sous mon uniforme, je voulais qu’il me dise « T’es mignonne aujourd’hui. ». J’ai commencé à mettre des bigoudis pour me boucler les cheveux.

C'est quoi cette mine de chien battu, là ? Non, non, change rien. Ça va bien avec ta nouvelle coupe, ça fait très... Caniche.

J’ai commencé à changer de style vestimentaire. Je m’étais tellement amusée à préparer les tenues de ce café vintage, pour la première fois j’avais eu l’impression d’être vraiment jolie. J’ai voulu m’en inspirer.

Tu l'as piquée à ta grand-mère, cette robe ?

Gaijin ? Qu’est-ce qu’elle me voulait celle-là ? Elle était jalouse ou quoi ? Avec le recul ça ne méritait pas de se pourrir la vie pour des remarques puériles de ce genre. Mais à cet âge-là, tous les mots percutaient. Même de la bouche de cette folle. Et petit à petit, chaque fois que j’ouvrais la bouche, chaque fois que je faisais quelque chose, c’était l’occasion d’une remarque. Elle trouvait toujours un truc à dire. Je lui reconnais au moins ça, elle avait une imagination débordante.

De toute façon si tu te plains auprès de lui tu sais déjà qui il choisira entre toi et moi, hein Kanon ?

Elle avait raison. Même si je savais que je la laissais gagner par mon silence, je n’ai rien pu dire à Banpei. J’ai continué à me boucler les cheveux un moment, par fierté. Pour lui montrer qu’elle ne m’atteignait pas. Et puis j’ai abandonné. J’ai commencé à pleurer dans le bus, aux toilettes, dans ma chambre. J’ai commencé à hésiter avant d’ouvrir la porte de la salle de classe. J’ai commencé à avoir peur de dire quelque chose de ridicule. A avoir du mal à trouver mes mots. A bégayer. A fuir l’école et la conversation. Le regard des autres me faisait mal. Leurs mots sonnaient tranchants, même quand ils disaient des banalités. J’avais l’impression que tout le monde me dévisageait, même si c’était faux. Qu’on allait guetter la moindre faille dans laquelle s’engouffrer. Je ne pouvais rien dire. Je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas arrêter l’école. Tous les jours, je savais que j’allais la revoir. J’aurais donné n’importe quoi juste pour une journée sans voir son visage. Sans entendre sa voix. Un tunnel sombre sans échappatoire.

T'en es consciente que tu sers à rien, hein Kanon ?

Tu pourrais crever que personne s'en rendrait compte.

Si. Il y avait… Une solution. Une direction vers laquelle avancer. Une seule. C’était le seul chemin possible dans ce tunnel. Il n’y avait vraiment pas d’autre choix. La voix dans ma tête commençait à me susurrer des idées répugnantes, que je chassais d’un revers de pensées. Mais petit à petit, elle recouvrait tout le reste. Comme un disque rayé qui répétait encore et encore la même chanson. Elle ne me laissera pas tranquille tant que je ne l’aurais pas fait. C’était aussi vrai pour cette fille que pour cette voix. Chaque fois que je longeais la route, je m’imaginais faire un pas de côté au moment propice. Chaque fois que je traversais un pont, j’imaginais l’air claquer ma peau lorsque j’aurais sauté. Les ceintures de mon armoire m’apparaissaient comme autant de cordes que j’aurais pu accrocher à la tringle à rideaux. Et ça se répétait sans cesse, du matin au soir.

T'es une ratée, Kanon.

Alors sur le coup, ça m’a semblé tout ce qu’il y avait de plus naturel lorsque le cutter a tranché ma peau. Je n’ai pas pris le temps d’y réfléchir, je ne pensais même à rien du tout. Il n’y a pas particulièrement eu d’élément déclencheur. C’est juste venu comme ça, un lundi matin avant d’aller en cours. Ça faisait même moins mal que ce que j’imaginais. Je ne sais pas si c’est le choc ou l’anémie qui me faisaient halluciner, mais ces spirales écarlates qui tourbillonnaient dans le syphon de la douche étaient vraiment… Jolies. Tout ce rouge, si pressé de s’échapper. Aaah… Je pouvais comprendre ce sentiment. Mais personne ne meurt d’une coupure au poignet. Et je pense… Que j’en avais conscience quand j’ai fait ça.

J’ai arrêté l’école quelques temps, finalement. J’ai arrêté pas mal de choses à vrai dire. Sortir, manger, parler. Non en fait j’ai beaucoup, beaucoup dormi. Tant que je dormais, je ne pensais pas. Mes parents ont raconté au voisinage que j’étais tombée malade. Il fallait préserver les apparences. Mais tout finit toujours par se savoir. Cela dit, à ce moment-là, rien de tout cela n’avait la moindre importance à mes yeux. Il n’y a pas eu d’évènement particulier qui m’a fait remonter la pente. C’est juste arrivé, peu à peu. Un petit geste après l’autre. J’ai recommencé à manger un peu, à prononcer quelques mots, à sortir, à supporter le regard que l’on pouvait porter sur moi. J’ai noué un petit bandana autour de mon poignet. Caché cette cicatrice que je ne saurais voir.

Quand j’ai trouvé la force de revenir, on m’a dit que Gaijin et Banpei avaient été mariés par l’Incontestable, et qu’ils sont partis vivre ailleurs. Quelle ironie, c’était à mourir de rire. Tout ça pour ça. Je ne pensais rien de particulier de l’Incontestable jusqu’à présent, mais à ce moment-là je me suis dit que cette machine essayait de me torturer. Je n’avais plus aucun repère. Je ne connaissais plus personne, j’avais manqué des semaines de cours et j’avais l’impression que tout le monde me regardait. Que tout le monde savait. Mais je ne supportais plus d’être seule.

J’ai rejoint le club de photographie, un peu au hasard. Par ce que ça avait l’air facile. D’un coup, c’était comme si j’avais oublié le mode d’emploi pour se faire des relations. Mais finalement il s’est avéré que j’ai bien aimé ça. J’ai commencé à publier mes photos sur les réseaux sociaux, et j’ai recommencé à parler avec des gens, en ligne et au lycée. J’ai commencé à apprécier l’idée de savoir que des gens attendaient ma prochaine publication, posteraient des compliments, viendraient m’envoyer des messages privés. Et alors j’ai voulu avoir l’air jolie sur les photos. J’ai recommencé à boucler mes cheveux. J’ai recommencé à sortir avec les membres du club. Au début c’était pour prendre des photos, et puis on s’arrêtait pour boire un verre, et on a finit par aller au karaoké. Quand j’ai recommencé à interagir avec les autres, d’autres gens se sont naturellement greffés autour de moi, comme un effet boule de neige. Tous ces visages flous ont fini par avoir des noms, peu à peu. Et avant que je le réalise, j’étais de nouveau intégrée.

J’ai rencontré un garçon sur internet. Je ne connais que son pseudo, il ne m’a jamais donné son vrai nom. Mais il aimait mes photos et il est venu me parler en message privé. Moi, je voulais oublier Banpei et… Cette fille. Surtout elle. Je voulais être aimée à nouveau, j’en avais besoin. Alors j’ai joué le jeu et on a continué à se parler de plus en plus. Un soir il m’attendait à la sortie du lycée. On a passé la soirée ensemble et avant que je réalise ce qui arrivait, il louait la chambre du love hotel. Je ne me suis pas demandé si c’était ce que je voulais ou non. A ce moment-là, tout ce que je me disais c’était que j’allais devoir assurer et faire comme dans les films pornographiques que j’avais un petit peu regardé avant. Je me suis dis que c’était normal. Et en plus, pas mal de gens de mon entourage l’avaient déjà fait. Si je tardais trop, j’allais être pathétique. Et il avait l’air de m’aimer, alors tout irait bien, pas vrai ?

Après ça on se parlait de moins en moins, et c’était toujours moi qui le relançais. J’ai fini par laisser tomber. J’imagine qu’il avait eu ce qu’il voulait et que je ne lui servais plus à rien. Et la vie a reprit son cours, tranquillement. En dernière année, on avait la tête remplie par les examens. Il n’y avait plus beaucoup de place pour les activités de club et les sorties. Après ce dur labeur, nos diplômes dans les mains, chacun a suivi son chemin. La plupart de mes amis du club ont passé les concours pour une université d’Art et ont continué la photo. Moi, je n’étais pas assez douée pour faire des études. Mais malgré tout, une cité de néons m’appelait déjà de tous ses feux. La grande ville, la capitale. Là ou tout est possible. Là où on peut recommencer une nouvelle vie. Dès que j’ai eu les moyens, j’ai quitté mon job pour prendre le premier Shinkansen venu. Je n’avais pas de rêve particulier. Je voulais juste partir loin d’ici. Me fondre dans la masse grouillante tokyoïte. Et qui sait ce que l’avenir me réserverait.

J’ai logé chez ma sœur un certain temps, je l’aidais comme je pouvais avec son bébé tout en travaillant dans un neko café. Malgré tout ça, j’ai continué à venir à Tashirojima l’été. Une année, ma grand-mère m’a parlé d’un projet de relogement pour les derniers habitants de l’île. Ils voudraient en faire un complexe hôtelier avec des spa de luxe. Les habitants, si peu nombreux qu’ils soient, ont fondé une association pour préserver l’île et je les ai rejoints pour les soutenir. On fait tourner des pétitions, essaye d’attirer l’attention des gens. On part à la chasse aux contacts, toujours plus hauts placés, pour tenir toujours un peu plus longtemps avant l’expulsion. J’ignore ce qu’il adviendra de ce projet, mais moi et ma grand-mère faisons de notre mieux. Même si elle commence à fatiguer.

Quand Akemi a eu son deuxième enfant, j’ai commencé à comprendre qu’il n’y avait plus trop la place pour moi. J’ai passé quelques mois dans un cyber café pas loin de mes deux jobs. Là-bas j’ai rencontré un groupe d’hommes avec des étuis à instruments. Ils voulaient percer dans le rock, ils donnaient déjà quelques concerts par ci par là. En les accompagnant j’ai découvert un univers dont j’ignorais tout. Les concerts dans un petit bar miteux plein à craquer. Les répétitions à des heures improbables. Je me suis mise à travailler comme serveuse dans le bar où ils se produisaient. J’ai commencé à fumer pour les accompagner. Et j’ai recommencé à porter ce rouge à lèvres écarlate que j’avais retrouvé dans mes affaires. Avec Kei, le bassiste, c’était la première fois que je pouvais aimer librement et profondément. Il n’y avait plus rien pour nous arrêter. On était jeunes, sans aucune entrave, et il ne nous restait plus que le monde à conquérir. On a fini par louer un appartement à Harajuku. Au milieu de l’effervescence et de l’excentricité de la jeunesse nippone.

Et même quand il a été marié par l’Incontestable et que le groupe s’est séparé, j’ai continué à squatter l’appartement. Je me suis dis qu’il était temps pour moi aussi d’évoluer. J’ai commencé à travailler dur pour monter mon propre projet. En vérité, je me maintenais occupée pour oublier. Mais il y a quatre ans, mon labeur a enfin porté ses fruits. Le Black Cat Club. Décoré exactement comme je voulais. Peuplé des créatures à quatre pattes les plus adorables de Tashirojima. Y’avait-il une façon plus ludique de sensibiliser le public à la cause de l’association ? Avec mes photos et la publicité sur les réseaux, c’était une magnifique vitrine, et un endroit où je pouvais enfin me sentir chez moi. Et pour être honnête… ça marchait bien. Au bout d’un an j’ai même engagé une petite lycéenne. Elle n’était pas forcément la plus efficace à servir les clients, mais elle prenait mieux soin des chats que n’importe qui. Je me suis revue en elle, à son âge. Ça me paraissait être dans une autre vie.

11 Octobre 2109, le maelstrom de boue et d’eau a envoyé voler en éclats la capitale et une grande partie du pays. Comment l’oublier ? Mais ça, on s’en souvient tous. Je ne me plains pas, J’habitais assez en hauteur pour avoir pu trouver refuge. Le Black Cat Club n’a pas eu cette chance, et un neko café n’entre pas en priorité dans la liste des bâtiments à rénover. Retour aux jobs alimentaires. Heureusement le 7eleven a besoin de monde à toute heure. Aaaah… Parfois, je suis fatiguée. Je donnerai tout pour revenir à l'époque où Shinichi imitait Ultraman.



Nous sommes en 2111. J’ai 28 ans depuis quelques jours. Mon, plat préféré, c’est l’umeboshi ramen. Ma chanson préférée change selon les vedettes à la mode. L’été, je gratte mes piqûres de moustique. L’hiver, j’écris mon nom sur la buée de la vitre. Akemi, ma sœur aînée s'occupe de ses deux enfants. Toshio, mon petit frère est parti vivre en ermite dans les îles d’Okinawa. J’économise pour réouvrir mon neko café, entre deux bubble tea postés en ligne. Ma vie a été placée sous le signe des amourettes foireuses. Mais même après toutes les saloperies que l’Incontestable m’a fait, une part de moi continue à croire qu’un jour, mon tour viendra.

Caractère

Nanako-chan ! Tu viens au karaoké ?

Parfois j’en ai marre du Tatemae. Je respire en Honne. Nouilles instantanées. Je traîne sur mon balcon la nuit. Je gaspille mon salaire dans des crèmes miracles qui ne marchent pas. Je collectionne les cactus.  Je ne veux pas trop réfléchir. Je préfère le karaoké. City girl. J’ai du mal à me passer des commentaires sur les réseaux. Parfois je vais manger quelque part juste pour publier la photo. J’actualise un milliard de fois ma page à l’affût d’une notif. Je suis le mouvement. Je fais comme les autres.  Je deviens niaise quand je suis amoureuse. L’Incontestable est l’outil du Destin. Alcool triste. Quand je viens sur l’île aux chats, je passe en mode contemplation. Je t’écoute. Je t’aide, si tu es assez cool. Si tu ne m’écoutes pas, je serais là pour dire : « Je te l’avais dit. ». Je ne le ferais pas si ça a l’air trop chiant. Je veux pas me prendre la tête. Même si parfois je me laisse embarquer dans des dramas nuls. Tu ne me verras jamais démaquillée. Umeboshi dans tous mes plats. Je ne regarde ni en avant, ni en arrière. On verra bien. A l’affût des ragots croustillants. Tu ne devineras jamais ce qu’elle m’a dit. Sponsorisée par le konbini. C’est pas mon problème. Si tu veux des conseils pour t’habiller, tu sais où me trouver. Entremetteuse presque professionnelle. Tu peux venir squatter à n’importe quelle heure. S’il t’a trompé, je lui coupe les bourses. Je peux rouler des heures en vélo et oublier où j’allais à la base. Au final, je suis souvent plus impliquée dans la vie des autres que dans la mienne. Mon projet d’avenir : Folle aux chats. J’adore regarder des photos de tatouages. Mais j’ai pas encore osé m’en faire un. Je ne fume qu’avec quelqu’un d’autre. Ou presque. Je consomme. Je vis par procuration. J’ai pas toujours la foi de faire la vaisselle. J’ai une chaise sur laquelle j’entasse tous mes pulls, jusqu’à ce qu’elle s’écroule. L’été je respire. J’hésite pendant trois heures entre deux chemisiers pratiquement identiques. J’adore quand ils font un cœur dans mon latte. Je ne peux pas faire un trajet sans mes écouteurs. Je fais moins la fière quand je ne suis pas en groupe. S’il ne répond pas à mon texto, je commence à m’imaginer les pires scénarios. Encore un épisode et après au lit. Parfois je prends une salade au Mcdo, me juge pas. J’ai pas toujours une orthographe irréprochable. Tu me trouves plus grosse ou moins grosse qu’elle ? Si tu actives mon mode « bitch », tu vas me trouver. Je vais faire comme si j’avais rien vu. Je fais des cauchemars de shukumei. Je ne m’intéresse pas vraiment à ce qu’il se passe dehors. Je n’ai pas l’esprit de compétition, sauf si on me provoque. Tu m’arracheras des excuses du bout des lèvres. Mais je me sentirai mal et j’essayerai de me rattraper. J’ai besoin d’être aimée. Je t’appelle à n’importe quelle heure, avec un prétexte bidon juste pour entendre ta voix. J’adore tripoter les cheveux et masser le crâne. Laisse-moi te relooker, tu ne le regretteras pas ! Si tu as des lunettes, j’essayerai de te les piquer pour voir au travers. J’ai du mal à voir quand je vais trop loin. Je préfère être mal accompagnée qu’être seule.

Le temps coule, et je respire toujours.
#Lifestyle

Physique

Ouah, ça te va super bien Nanako-chan !

Pure production japonaise. Ni grande, ni voluptueuse. Silhouette élégante dans sa sobriété. Carré de cheveux noirs comme seules savent en porter les asiatiques. Bouclés artificiellement la plupart du temps. Je dors avec des bigoudis. Et un masque de sommeil. Petits yeux bruns agrandis par le mascara. Un rouge à lèvres écarlate qui capte le regard. Une touche excentrique. Coquette. Très coquette. Vintage 4ever. Bleu, jaune, rouge. Boutiques de fringues à la mode. Un bandana rouge dans les cheveux. Tête à chapeaux. Tête à kimono. Boucles d’oreille cerises. Ras-de-cou.  Ruban rouge. Eau de rose. Masque à l’argile verte. Le dernier produit Apple. Mes yeux sont plus clairs au soleil. Si tu me vois avec du vernis à ongles dans les mains, fiche-moi la paix pour les 40 prochaines minutes. Je dors en débardeur et shorty. Je souffre le soir après avoir passé la journée en talons. Genoux cagneux. Chaussettes hautes. Sous-vêtements noirs. Pas trop osés non plus. Gestuelle de petite princesse en ville. Plus relax à la maison. Sac à main en forme de pomme. Sourcils broussailleux par moments. Je ressemble à un mouton noir quand il pleut. Fard à joue rouge corail. Crop top. Cicatrices au poignet. Cachées derrière une série de bracelets. Je veux pas en parler. Collier de perles. Un miroir de poche. Un vieux polaroid dans les mains. Je passe plus de temps à préparer ma tenue de sport qu’à faire du sport. Toujours un paquet de tagada dans le sac. Jamais très loin d’un chat. Grains de beauté un peu partout. J’enroule mes cheveux autour de mon doigt quand je suis embarrassée. Dents du bas un peu de travers. Lunettes rondes de hipster. Juste pour lire. Je dors sur le ventre. Je cherche le frais sous l’oreiller. Peau blanche en hiver. L’été je grille plus vite que le toast du matin. Traces de bronzage du maillot de bain. Collection de petites robes estivales et de chapeaux de paille. Animal totem : Le rouge-gorge. Un soupçon de dentelle. Team pois ou team rayures ? Trop dur de choisir. Les Kanji de mon nom m’habillent. Odeur pomme-cannelle. Regard malicieux. Sourire ingénu. Je sculpte ma beauté. Un accessoire après l’autre.

Je veux sentir mon regard sur moi. Et pourquoi pas le tien, au passage.
#MadeInJapan
Cho Thorne
Messages postés : 250
Inscrit.e le : 17/05/2017

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Haven ♥
Autre:
— Icarus —
posté
le Ven 10 Mai - 16:14
par Cho Thorne
Moi lisant ton commentaire : Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 4200135721 Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 1786428005
Re-bienvenue à toi, j'aime déjà les généralités.
Benji N. Tarkovski
Messages postés : 226
Inscrit.e le : 12/07/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Kinbae N. Tarkovski ♥
Autre: [color=#996666]
posté
le Ven 10 Mai - 16:39
par Benji N. Tarkovski
BB TOI ICI, SO SOON ♡♡♡♡♡♡.
OHLALA jai vraiment bcp hâte de lire tout ça jpp ♡.
Birdie Bradshaw
Messages postés : 52
Inscrit.e le : 16/10/2018

★
posté
le Ven 10 Mai - 17:17
par Birdie Bradshaw
A quelques années près t'aurais pu être la Kanon que baby a poussée au suicide au lycée. Dommage Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 2078551763

Bon DC Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 1353670443
Nanako Kanon
Messages postés : 27
Inscrit.e le : 10/05/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Ven 10 Mai - 18:28
par Nanako Kanon
JPP pourquoi y'a que les boloss qui répondent à ma fiche ? Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 4209819182

Sauf toi Cho JTM Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 3303333686
Satoshi Totsuzen
Messages postés : 704
Inscrit.e le : 15/07/2014

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : /
Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥

★
posté
le Sam 11 Mai - 0:07
par Satoshi Totsuzen
Salut toi, t'es Kanon tu sais ? Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 2078551763
Balance l'histoire, can't wait de lire cette fiche Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 3998388675

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Sato-s10

avatars tournants (voir les noms en dessous). Signa par Chû, merci ♥️
Merci Chû, Keanu, Takashi, Mad et Bacon Beige-Betterave pour les avatars ♥
Nanako Kanon
Messages postés : 27
Inscrit.e le : 10/05/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Dim 12 Mai - 16:59
par Nanako Kanon
Oooh toi Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 3303333686

C'est pas l'histoire, mais c'est mieux que rien
Nanako Kanon
Messages postés : 27
Inscrit.e le : 10/05/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Mer 15 Mai - 21:45
par Nanako Kanon
Et c'est finit mes beautey Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 3303333686
Seyfried Bellandi
Messages postés : 481
Inscrit.e le : 09/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : BELLANDIVE (╯°□°)╯︵ ┻━┻
Autre:
Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
posté
le Ven 17 Mai - 0:21
par Seyfried Bellandi
Que ton rêve devienne réalité cutie Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 3303333686

Et j'ai hâte qu'elle et Baby se croisent Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 460889352

Pré-validation par Sey
Votre fiche a été pré-validée par un modérateur, un administrateur passera sous peu valider officiellement celle-ci.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 181202111716271804

Kinkeabae, fournisseuse de kits swag since 2018

so nobody will ever forget your memorable skill, satoshit:

Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 85277910
Kaori Vanzine
Messages postés : 2874
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Ven 17 Mai - 0:24
par Kaori Vanzine
Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 1362171446

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

En ce moment je suis au ralenti
Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
posté
par Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
© Street cred
Le contexte original du forum appartient à Aiichirô C. Yori. Les évolutions, précisions et annexes appartiennent aux staff présent et passés de JM.

Design et code par Carmine S. Bellandi / PAN, avec l'appui des ressources de Forumactif et CCC. Optimisé pour Firefox et grandes résolutions d'écran.

Les productions écrites du forum appartiennent à ses membres.

Toute reproduction partielle ou totale du forum, de son contexte ou de son contenu est strictement interdite. Soyez sympas, faites pas vos tarbâs. ♥

Nos partenaires
RPG-ChevalierCarré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 50-50-2Earth WolfCarré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 50x50-56504f9 Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. SvinCarré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 3zm1 Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 5yh3Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Opol0Q6Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. FHZzEDvCarré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 7Uxn8zPCarré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 494ZUS0Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 1553711497-50-50FTM 50x500Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. B50x50Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 1553722908-no-50x50Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Tdj2Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Logo_510Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 190412122437274038 Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. RXqdRpDCarré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Logo5010Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. VBL1j1M Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. 1559228694-50x50Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Qlaa Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. IcoSC5050 Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Bouton10 Carré de cheveux noirs, rouge à lèvres carmin. Bouton15