Renji Matsui
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le Lun 3 Juin - 20:25
par Renji Matsui
C'est quoi ton problème ?Hiyori & Renji Matsui

Janvier 2111


Ma femme est une créature bizarre et surprenante, on s'en rend facilement compte en l'observant avec suffisamment d'attention. Voilà quatre mois maintenant que nous sommes mariés. Notre relation ressemble à s'y méprendre au premier jour, le côté sexe toujours aussi torride en plus, évidemment… À croire que l'on ne peut s'entendre qu'au lit… Ou sur la table… Sur le canapé aussi… Sur le tapis du salon… Ou encore, dans ma voiture … Bref… De ce côté-là, nous sommes souvent d'accord et nous n'avons pas vraiment besoin des ordres du moniteur pour nous exprimer librement. Mais en dehors de ça, nous restons plutôt distant, elle et moi, en particulier lorsque les mioches sont dans les parages… Je ne suis pas censé m'en occuper, "papa grognon" a été plutôt clair sur le sujet et autant dire que ça m'arrange. Le pouponnage, ce n'est vraiment pas mon truc… Je reste donc généralement dans mon coin, me faisant aussi discret que possible… Suffisamment au moins pour remarquer quelques petits détails chez mon épouse.

Depuis quelques temps, je remarque que ma femme semble parfois totalement perdue, comme déphasée… Pourtant Hiyori ne me paraît pas être le genre de femme qui se perd facilement dans ses pensées, elle est bien trop terre-à-terre pour cela. Elle a quelques oublis aussi… Rien de bien méchant, cela dit, une liste de course, des clés, des rendez-vous… Comme tout le monde, me diriez-vous ? Possible oui, mais instinct me dit pourtant que ma femme n'est certainement pas comme tout le monde. J'ai remarqué que lors de nos conversations, il lui arrive parfois de faire une pause, comme si ce dont nous étions en train d'évoquer lui échappait tout bonnement. En soi, cela peut arriver à n'importe qui, il suffit d'être un tant soit peu fatigué ou encore préoccupé, mais si c'est bien le cas, j'aimerai autant en comprendre la raison, au moins pour pouvoir l'aider si besoin.

Je ne pense pas que cela vienne de moi, puisque, je vous l'ai dit, je reste aussi distant et discret que possible. Et croyez bien que si mon attitude lui déplaisait, la belle n'hésiterait pas une seule seconde à me le faire remarquer, et ce, sans aucune diplomatie. Ce qui m'amène donc à ce jour-là.
C'est un de ces joyeux week-ends où les nabots sont malheureusement à la maison. Nous ne sommes donc pas seuls Hiyori et moi, et l'endroit devient vite bien trop bruyant à mon goût. Je l'idole donc merveilleusement dans mon laboratoire insonorisé où je viens de terminer de développer mes photos de la semaine. Dans la pénombre, à peine troublée par la lumière rougeâtre, j'observe mes clichés se révéler pour la première fois. J'aime cet instant magique, plein de surprises que seul l'authenticité de l'argentique peut nous offrir. Le numérique à bien évidemment ses avantages, mais pour moi, rien ne vaut ce moment précis, pas même l'instant où mon doigt de photographe appuie sur le déclencheur. Non, rien ne vaut cette révélation. On peut être un excellent photographe, peut-être même le meilleur, mais avec ce genre de méthode bien trop souvent oubliée, rien, mais absolument rien, ne nous garantit que le résultat obtenu correspondra à celui que l'on espérait en prenant la photo. C'est cette incertitude que j'aime, plus que la photo en elle-même. J'observe, je découvre les couleurs révélées par les produits chimiques apparaître et je m'émerveille tout seul, comme un gosse.

Dans ces moments-là, rien ne peut me troubler. La porte est fermée à clé, la musique couvre les quelques bruits pouvant encore percer les parois garnies de la porte… Je suis dans mon monde, ma bulle, mon univers personnel où personne d'autre ne sera jamais admis, pas même mon assistante et certainement pas les nains de mon épouse… J'entends d'étranges hurlements féminins venir de la pièce d'à côté… La chambre des nabots… Hiyori doit sacrément être en colère pour que sa voix perce les murs pourtant généreusement rembourrés…" Qu'est-ce qui lui arrive ?"

Je ne l'ai pour ainsi dire jamais entendu crier ainsi sur ses mioches, c'est une mère poule, pas une hystérique. Aussi, je ne peux trouver que cela bizarre… Je décide donc d'aller voir ce qui se trame à côté, mais à peine ai-je ouvert la porte que mes narines se font agresser par une forte odeur de gaz… Je cours dans la chambre des petits pour ouvrir leur fenêtre en grand avant de repartir dans la cuisine pour éteindre la gazinière. J'ouvre ensuite toutes les autres portes et fenêtres de l'appartement avant de retourner auprès de ma femme toujours aussi hystérique face à ses deux brayards couvert de morve et de larmes.  
“Ça suffit,” grondé-je avant d'attraper Hiyori et de la poser sur mon épaule, sans aucun ménagement.

Elle me martèle à coup de pieds et de poings tandis que je traverse le couloir pour me rendre dans la salle de bain, jusqu'à la douche où je la dépose avant d'ouvrir le robinet d'eau froide pour lui rafraîchir les idées.

“Ça ne va pas de hurler comme ça sur tes fils ? Ce ne sont que des bébés ! Et puis, où tu as vu qu'on allumait le gaz et pas la flamme ? Tu as failli tous nous tuer avec tes conneries. Mais, bordel, c'est quoi ton problème en ce moment ? Tu fais n'importe quoi !”

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Hiyori Matsui
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le Dim 9 Juin - 16:57
par Hiyori Matsui
C'est quoi ton problème ? [Renji & Hiyori] Loa5

C'est quoi ton problème ?
Ft. Renji Matsui


Samedi 19 janvier 2111

A quel moment les choses m’ont-elles échappé ? J’ai beau essayer d’y réfléchir, je ne parviens pas à m’en souvenir. Quelque chose a éclaté quelque part et la situation a continué d’empirer au lieu de s’améliorer. La chambre s’est transformée en zone de combat, avec moi d’un côté et l’ennemi de l’autre. L’ennemi, ce sont deux bambins de soixante-quinze centimètres de haut qui s’amusent à me faire devenir complètement folle. Il y a une semaine, ils ont fêté leurs quinze mois. Il y a deux semaines, ils ont commencé à marcher. La hantise de tout parent j’imagine, mais pour ma part, ça s’est transformé en cauchemar. Leur courir après, tenter de les calmer et de leur faire comprendre que c’est moi qui décide et pas eux… Aujourd’hui, ça a commencé par un réveil en fanfare beaucoup trop tôt, avec une couche vidée dans un lit, autant dire un début de journée fortement agréable. Puis le moment de la douche qui a suivi s’est transformé en inondation de la salle de bain pendant que le second hurlait à pleins poumons dans la chambre. Le petit déjeuner a eu des airs de guerre mondiale et la suite me fait péter les plombs. J’ai beau crier, leur demander de rester tranquille, ces deux monstres courts sur pattes n’en font qu’à leur tête. Si je m’occupe de l’un, le deuxième parvient à s’échapper pour aller faire des conneries plus loin. Les « non » fusent, le bruit des jouets tapés sur les autres font résonner mon crâne de façon douloureuse.

Aujourd’hui est un jour qui ne va pas. Pas seulement à cause des garçons, mais parce que je me sens juste incapable de me concentrer sur quoique ce soit. Je sens bien qu’il y a un problème, que la moindre inattention de ma part les incite à me faire tourner en bourrique, mais ma colère grandissante ne fait rien pour arranger les choses. Alors je finis par protester toute seule au milieu de la chambre, en ayant l’air d’une troisième enfant dans la pièce, à taper du pied pour retrouver un semblant d’ordre. Sauf qu’à force de m’entendre crier sur eux, les jumeaux se sont mis à pleurer à leur tour, piquant des crises face à la contrariété qu’ils éprouvent à cause de moi. Rien ne va, absolument rien ne va et je ne sais même plus contre qui ou quoi je suis furieuse et au bord de la crise de nerfs.

Je fais à peine attention à Renji qui entre dans la chambre en trombe pour aller ouvrir la fenêtre. Je lui crie dessus en lui demandant ce qu’il peut bien foutre encore. Mon mari si insupportable qui ne m’aide en rien, jamais, dans ma recherche du calme absolu. Qui prend un malin plaisir à m’agacer jour après jouer, juste pour le plaisir de me voir gueuler. Parce que je suis sûre que c’est le cas, je suis sûre qu’il est content de me voir ainsi. Un choc dans mon tibia me fait jurer haut et fort. Kiseki a lancé son jouet en bois sur un point douloureux. Les larmes me montent aux yeux alors que je l’engueule. Sauf qu’un bébé d’à peine un an et demi ne peut pas comprendre les choses quand on lui crie dessus. Je le sais, mais j’ai perdu tout contrôle sur ma propre raison. Avant même que je ne réalise ce qui se passe, Renji est revenu et m’a attrapée pour me jeter sur son épaule.

« Qu’est-ce que tu fais ?! Repose-moi par terre immédiatement ! Renji ! »

Je continue de lui crier dessus en le frappant de mes pieds et de mes poings, ce qui s’avère inutile jusqu’à ce qu’il me pose dans la douche. De nouveau, je n’ai pas le temps de comprendre ce qu’il se passe que l’eau froide me fige sur place et qu’un cri de surprise m’échappe, me calmant instantanément. Hébétée, l’air donnant l’impression que je viens de me réveiller d’une longue absence, je lève les yeux vers mon mari qui me parle, le regard dur et mécontent. Hurler sur mes fils… Allumer le gaz sans flamme… Nous tuer… Le gaz… Mes fils… Je ne comprends rien à ce qu’il me dit, il faut un moment aux mots pour s’accrocher dans mon esprit afin d’y retrouver un sens correct. Puis je réalise la portée de ses paroles.

« J’ai… Quoi ? Non... J'ai pas... Ce n'est pas... »

Pourtant, je ne peux en être réellement certaine... J’ai laissé allumer le gaz dans la cuisine, sans m’en rendre compte. J’aurai pu faire exploser l’appartement, l’immeuble et tous nous tuer. J’ai mis en danger mes enfants. Sous l’eau qui continue de me couler sur la tête, dans la nuque et d’imprégner mes vêtements, je me mets à pleurer. Je fonds en larmes face à mon mari, en présence duquel j’ai toujours fait en sorte de rester impassible et forte. J’enfouis mon visage dans mes mains et pleure comme je ne l’ai pas fait depuis très longtemps.

« Pa-Pardon… Pardon… Je suis désolée… »

Bêtement, je tente de m’essuyer les yeux, ce qui s’avère bien inutile puisque je me trouve sous une douche froide. Je dois avoir bien piètre allure ainsi, mais je ne parviens pas à m’arrêter.

« J’en peux plus… Pardon… »
Renji Matsui
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posté
le Lun 10 Juin - 13:50
par Renji Matsui
C'est quoi ton problème ?Hiyori & Renji Matsui

Bordel, tu as l'air totalement à côté de la plaque, Hiyori. C'est simple, j'ai l'impression de faire face à une junkie, sauf je sais pertinemment que ce n'est pas le cas. Je te parle, tu as l'air ailleurs, même si je constate tout de même, qu'au bout d'un moment, mes paroles finissent par faire écho dans ton crâne. Les garçons gazouillent à côté, il me suffit de faire un pas en arrière pour m'assurer que tout va bien pour eux. Ils se remettent seuls du choc que tu leur a causé, sans que je ne comprenne pourquoi. Enfin si, tu es seule pour t'en occuper, alors que logiquement, les mioches ça se fait et ça s'élève à deux. Le père et toi ne vouliez pas de mon aide, puisque je suis l'indésirable dans votre si "charmante" famille. Sauf que quand je vois ça, je me dis que c'est des conneries votre histoire. Tu n'y arrives pas ou plus. Tu es fatiguée, excédée et voilà ce que ça donne.

Tu as l'air perdue, là, tout de suite. Tu peines à réaliser ce que tu as fait, n'est-ce pas ? Tu peux bien dire ce que tu veux, tout ça, ça me paraît trop bizarre, même pour toi. Tu t'écroules ma belle, et je ne parle pas de ton corps, mais plutôt de ton mental… Qu'est-ce que tu me fais ? Depuis quand tu pleures, toi ?

Dés que j'estime que tu es assez calmée, j'éteins l'eau avant d'attraper une serviette et de t'enrouler dedans. Je ne tiens pas à ce que tu attrapes froid, néanmoins vu ton état, il te fallait un électrochoc. C'est brutal, certes, mais efficace et indolore. J'aime mieux ça plutôt que de te gifler comme d'autre n'auraient pas hésité à le faire. Je t'attrape pour venir te serrer dans mes bras, au moins le temps que tu reprennes suffisamment ton calme et tes esprits pour me repousser.

“C'est bon. Les garçons vont bien, le gaz s'évacue doucement… La catastrophe est évitée.”

J'essaie de paraître calme et surtout de me montrer apaisant. Ce n'est pas mon fort, tu en conviendras. Seulement, je sais que pour le moment, tu as surtout besoin d'être rassurée. Je te garde ainsi un moment, te serrant contre moi sans me préoccuper de finir aussi trempé que toi. Je te porte ensuite jusqu'à notre chambre, je réinstalle sur le lit pour te laisser te reprendre tranquillement sans m'avoir dans les pattes. On parlera, mais plus tard.

“Souffle un bon coup, puis change-toi. Ce n'est pas le moment de choper la crève,” lançé-je avant de quitter la pièce.

J'attrape ton téléphone au passage pour composer le numéro de papa alpha. Il a voulu jouer au malin, au mâle dominant, bien… qu'il assume maintenant. Je tombe sur la messagerie, tant mieux. Je n'ai pas franchement envie de m'énerver contre lui alors qu'il n'y est pour rien… Mais c'est comme ça, je ne peux pas le voir en peinture. Que ce soit son visage, son regard suffisant ou le son de sa voix, ça ne passe pas…

“L'intrus, à l'appareil. On a un léger problème ici, Hiyori est fatiguée et comme je suis une merde inutile, il faudrait que tu viennes récupérer tes lardons. Au plus vite.”

Je n'ai plus qu'à me diriger vers la chambre des nains. Ils jouent, tant mieux, mais je préfère les ramener jusqu'au salon. Je leur impose un périmètre en me basant à la taille du tapis. Je pousse les meubles pour leur laisser suffisamment de place avant d'y balancer quelques jouets.

“Et maintenant, on reste sage les mioches. Votre mère a besoin de repos.”

Je reste à côté, sans être trop proche non plus. Ce n'est pas mon "boulot" après tout. Je les garde simplement en sécurité le temps que l'un ou l'autre des géniteurs ne prenne le relais. Je ne sais pas combien de temps, je reste là, à les regarder. L'un d'eux se met à chouiner… Sans doute la faim. Je me lève pour me rendre jusqu'à la cuisine pour préparer deux biberons. Facile, même un singe saurait le faire. Ça ne représente rien du tout. Je leur amène leur nectar lacté et leur fiche la paix. Quand Hiyori réapparaît enfin, je lui annonce mon choix de faire appel à monsieur papa pour s'occuper des nabots le temps qu'elle se reprenne. Je doute que ça te plaise, mais au bout d'un moment, il faut aussi savoir dire stop… Quelque chose cloche chez toi, j'en suis certain… Reste à savoir quoi.

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