Valeriya Karayenkova
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le Ven 21 Juin 2019 - 19:27
par Valeriya Karayenkova


Valeriya Karayenkova

  • 26 ans ❙ 10/10/2085
  • Féminin
  • Roumano-soviétique
  • Diplômée en médecine légale
  • Hétérosexuelle, sur le papier
  • Tout droit revenus d'entre les morts !
  • Création de Ross Tran
"Quand on veut la pluie, il faut assumer la boue aussi." Robert McCall, Equalizer, 2014.

Histoire

Une lumière tamisée, un grand miroir au plafond et un lit à baldaquin, dont le tissu des draps en soie te griffait sournoisement le visage et le corps, une odeur de tabac froid et d'alcool flottant dans l'air, couvrant le parfum synthétique du latex et du lubrifiant. Dans cette chambre d’hôtel de luxe des beaux quartiers de Tokyo où le bruit de la pluie battante qui venait s'écraser contre la grande surface vitrée, te séparant d'un plongeon mortel, le décor était posé, un peu comme un de ces films en noir et blanc avec une seul couleur qui dénotait et accentuait la scène, le contexte ou la chute.
Tu sentais la douleur de tes poignets et de ton bassin, la brûlure de tes larmes dans tes yeux et ta gorge cisaillée d'avoir tant crié, tu ne bougeais plus, le regard vide, les yeux voilés, tant inerte qu'on t'aurait cru morte si ton buste ne se soulevait pas si difficilement à chaque bouffée d'air refroidi par l'air conditionné que tu peinais à prendre t'accrochant à la vie, comme une tique à un chien.

C'était là tout ce qui te traversait l'esprit et te revenait en mémoire lorsque le hasard abordait le sujet de la première fois d'une femme. Cette fameuse première fois que toute jeune fille voudrait passer avec l'élu de son cœur, dans un salon au coin du feu avec des coussins et un tapis moelleux, dans un champs en plein été, sur une toile bleu tissée entourée de fleur au pied d'un arbre ou dans un une chambre d'adolescente encore à demi dans l'enfance. Quoique tu n'étais pas une femme, tout au plus une fillette à peine pubère, pas à cette époque, pas cette nuit d'automne pluvieuse. Cette nuit qui t'avait donné tant de cauchemars, qui t'avait forcé à te réveiller soir après soir, trempée de sueur, en proie à des crises d'angoisse, la gorge sèche et le regard fou pendant des mois. Toutes ces nuits où tu avais dû te faire violence pour ne pas t'entailler la chair ou te pendre à la poutre en bois qui traversait le plafond de ta chambre d'enfant de 14 ans.

C'était il y a douze ans. douze longues années te séparaient de la pire nuit de ton existence. Celle où tu avais été offerte gracieusement à un fils Yakuza, offerte par ton propre père, comme preuve de sa bonne foi dans leur alliance. Offerte comme un agneau à un abattoir. Trahie par ton propre sang. Ils t'avaient tous deux pris quelque chose ce soir là, ton père avait volé ton enfance alors que cet homme avait pris ton innocence. C'est sans aucun doute ce soir là que cet arrière goût amer s'était frayé un chemin derrière ta langue, que cette colère s'était insinuée dans ton âme derrière tes yeux vitreux rivés sur la chute mortelle derrière cette baie vitrée, le goût acide d'une rancune tenace qui te hanterait comme ton ombre.

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Assise derrière cette grande fenêtre à la peinture blanche écaillée et jaunie, rongée par le temps, tu regardais les lumières de la ville, de ses bas fonds, de l'envers du décors de Tokyo. Comme si le sommet de la ville et de ses buildings n'était que lumière et spot light alors que son sol était un amas de déchets et de crasse. Tous ces projecteurs sur les immeubles louant une vie parfaite, vénérant un être dématérialisé, vendant les unions comme des bonbons bien emballés dans un plastique scintillant. Des bonbons au chocolat, mais avec un fruit pourri en son cœur, enrobé de liqueur, aussi amer qu'infect. Tout ça n'était que de la poudre pailletée et irritante, comme celle que l'on vous souffle au visage durant les anniversaires de petite fille, celle qui vous agrippe, vous colle à la peau et dont il est presque impossible de se défaire, celle qui vous gratte et vous brûle les yeux.  Toi, tu le voyais, tu la connaissais l'arrière de cette vérité qu'on voulait vous faire avaler, comme ces canards gavés pour devenir plus gras, la population de ce pays n'était rien d'autre qu'une oie que l'Incontestable gavait de belle paroles et de faux semblant. Un peu comme ces pancartes à l'entrée des villes américaines qui vous souhaitaient une bienvenue dans une ville déserte et fantomatique.

Ton regard se perdait sur les lueurs cadavériques de la fourmilière qu'était la capitale, tous ces millions de gens qui grouillaient et s’affairaient dans leur train train quotidien à attendre que le couperet ne tombe pour les enchaîner à une autre fourmi tandis que la reine se terrait derrière un système soit disant infaillible.
Non pas que tu méprises les gens qui acceptaient leur sort ou pire, qui s'en réjouissaient, mais disons plutôt que tes yeux n'avaient plus cette lueur douce et pleine d'espoir depuis de longues années.

Pourquoi y repensais-tu ? Pourquoi se souvenir de ces jours sombres de ton passé ? L'odeur de ta propre cigarette t'aurait-elle ramenée si loin en arrière ? Sans doute aussi la vodka que tu sirotais allègrement n'y était pas étrangère non plus. Prise dans une atmosphère lourde de souvenirs, passant au dessus de ta tête à travers la fumée grisâtre de ton poison à fumer, ton regard comme captivé désormais par la braise qui consumait l'objet de ton addiction avec une certaine fascination, tu  replongeais peu à peu dans tes songes les plus profonds.

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Une vision unique, ce regard hystérique, de cette violence dans les gestes et la voix. Un autre jour inscrit à jamais dans ta mémoire de progéniture de bratva* en quête de pouvoir au Japon. Inscrivant dans ta chair et tes os son pouvoir et son désespoir de ne t'être pas vu mariée à un puissant homme japonais, issu d'une grande famille de yakuza.

Hormis le fait que toute ton enfance fût un subtile amalgame de brutalité, de manipulation et de discipline, tu avais gardé cette part de rébellion en toi, n'acceptant jamais rien sans rechigner, sans mettre des bâtons dans les roues de tes éducateurs. Sans doute une part de ton tempérament de feu que ton père tolérait au vu de tes résultats plus que satisfaisants.
La danse classique et l'apprentissage des us et coutumes tant bien japonaises que soviétiques étaient mis sur un pied d'égalité avec le maniement des armes de poing et une base solide de l'art martial russe, le systema. Autrement dit, tu étais formatée pour pouvoir évoluer et t'adapter à toutes situations. Ayant appris le russe, l'anglais, le chinois et le japonais depuis l'âge de 6 ans, ton père voyait en toi son enfant prodige, son héritière, son pass VIP dans le marché noir du Japon.
Tu devais exceller en chacune des matières enfin de dominer le monde qui s'offrirait à toi via ton mariage, c'était la règle première que t'inculquait Iosef Karayenkov**.

Iosef était un homme d'une grande force physique, une montagne pour les japonais lambda, avec ses 2m07 et ses 129 Kg de muscles. D'une nature plutôt vicieuse, autoritaire et manipulatrice, il n'était pas un psychopathe, plutôt un homme qui aimait que tout aille en son sens, comme il l'avait décidé, faute de quoi il n'hésitait pas à faire usage de sa force gargantuesque.
À l'origine, c'était un soldat d'élite soviétique, un spetsnaz***, reconverti plus tard dans le trafic d'arme, de drogue et d'êtres humains en Russie après 20 années de bons et loyaux services.
C'est d'ailleurs en Roumanie, lors d'un de ces nombreux voyages à la recherche de nouvelles filles à mettre sur le marché, qu'il avait rencontré ta mère, Miléna Pietru, une professeur d'école dans un village du nom de Piatra Neamț. Ils s'étaient marié en Russie, à St Petersbourg 2 ans après leur rencontre et s'il l'avait aimé, il n'en était plus rien lorsqu'il avait décidé de partir, 5 ans après ta naissance. Ayant étendu son trafic en Europe de l'est, Iosef avait décidé de conquérir le marché du pays du soleil levant, avec ou sans ta mère.
Il était entré au Japon comme tout étranger, y avait ouvert quelques restaurants, bar et magasins d'informatique dans un premier temps, en guise de couverture pour ses activités, pour enfin s'offrir certains établissements pour y laisser ses filles et ses affaires plus importantes et pas plus recommandables. Les hommes de mains étaient installés la bas depuis quelques années et arrivèrent encore après par petits groupes au fur et à mesure pour grossir les rangs, bien que des recrutements locaux aient eu lieux.

Coupée du monde, emprisonnée derrière les murs d'une propriété japonaise typique, tu n'avais jamais pensé qu'un jour tu puisses voir ton père dans une rage pareille. Bien que recevant une éducation à domicile stricte et sans compassion, adepte des châtiments physiques et des humiliations comme base de formation, tu t'étais perdue à penser que malgré tout il pouvait ressentir une certaine forme d'amour pour toi. À travers ses enseignements, tu pensais qu'il ne voulait que te protéger, te préparer à la vie monstrueuse à laquelle te destinait le programme dictateur. Douce illusion d'enfant.

Avais-tu seulement pensé que ce jour viendrait avec tant de souffrance ? Ce fût en brisant ses rêves de grandeur basés sur toi et son envie de tromper l'Incontestable que tu signais la fin de ton conditionnement à être une héritière parfaite à la famille Karayenkov.

À te faire vivre en recluse, comme une nonne dans son couvent, ne t'organisant que des rencontres avec les différents héritiers des familles influentes de votre univers, ton père posait sur tes frêles épaules son unique ambition : te voir lui ouvrir pleinement les portes du Japon. Mais l'Incontestable ne voit pas les choses de cet œil. Son processeur n'étant pas fondé sur les affinité humaines, les liens noués ou les rencontres hasardeuses, il t'avait enchaînée à un compatriote russe, certes, mais bien loin du mafieux qu'attendait Iosef.

Tu avais à peine soufflé ta dix-huitième bougie lorsque tu fis la rencontre de celui qui devait, sur le papier, partager ta vie jusqu'à ce que la mort vous sépare. Lié à toi par la force régissant le pays et ses habitants, devenu ton cher et tendre époux pour le meilleur et pour le pire, il avait été le premier à se montrer doux et attentif à ton égard. Soignant ton corps des blessures qu'avait causé ton paternel le jour où il t'avait passé à tabac devant toute la maisonnée pour ce mariage humiliant.
Ce jour là, ni hommes de main trop loyaux et ni femmes trop soumises n'étaient venu à ton secours, tous avaient tourné la tête, baissé les yeux et ignoré tes râles. Aucun ne s'était interposé alors que la chair de ta chair te brisait les os et tentait de te défigurer à coup de pied alors que tu gisais déjà au sol. 

Tu te souvenais de la première fois où vos yeux s'étaient croisés. Tu étais assise sur ce qui était alors votre canapé, gris chiné, en tissus avec des fibres grossières de qualité moyenne, comparée à ce à quoi tu étais habitué. Tout se passait dans votre logement, le visage tuméfié, les côtes douloureuses, une arme braquée sur lui, tremblant comme une feuille, tétanisée de constater l'ours qu'il était, de toute sa hauteur face à la faible fillette que tu étais encore. Apeurée par ses origines, par ses yeux perçant et ses larges mains qu'il levait en signe de reddition, inoffensif le pauvre. Angoissée par la carrure de cet homme qui te rappelait celle de ton père, large d'épaule, grand, massif, tu avais mis du temps a ne plus dormir avec ton arme sous l'oreiller.

Il avait aussi entrepris de soigner ton âme déchirée par le dégoût des hommes, la haine du genre masculin. Entre les accords de ton géniteur, offrant femmes, forcées à se prostituer, et enfants à ses partenaires commerciaux et les violences conjugales dont tu étais le témoin silencieux, il y avait de quoi maudire cette catégorie du genre humain.
Avec du temps, de l'attention et toute la douceur du monde, il avait ravivé cette flamme dans tes yeux, cette lueur d'espoir en autre que la violence et la haine, jusqu'à ce que naisse un semblant de quelque chose que tu ignorais jusqu'alors. Une esquisse douce et velouté qui te faisait rester contre lui soir après soir, une chaleur qu'il dégageait et dont il t'enveloppait pour te rassurer et te faire te sentir en sécurité pour la première fois. Il t'avait appris que tous n'étaient pas des monstres, du moins pas lui.

Sans doute avais-tu été heureuse et sereine durant les mois de votre union. Tu avais même commencé tes études de médecine, il t'apportait soutien et force chaque jour. C'était beau, votre relation était belle, il n'y avait pas d'autre mots. Malgré des ratés, comme tout à chacun, mais rien d'irréparable.
Pour le première fois ton ciel était plus bleu, plus éclatant et même en ces jours de grisaille ou tu te sentais maussade à regarder la pluie tomber contre la vitre. Ces jours où il posait cette couverture jaune moutarde en grosse maille sur tes épaules et s'asseyait dans ton dos avec une tasse de thé noir aromatisé aux fruits rouges, donnant cette délicate couleur rosée à ton eau.
Dieu sait combien tu avais galéré à la faire cette couverture, pensant recevoir une toute faite, tu n'avais reçu que des grosses pelote de tissus doux à la place. Mais tu l'aimais tellement. Il avait dormi avec pendant des jours pour qu'elle soit imprégnée de son parfum. Quelques fois encore tu en vaporisais quelque pression lorsque ça venait à disparaître à cause du lavage en machine ou du temps simplement. Tu t'assoupissais souvent, enroulée sur le canapé le soir en attendant son retour pour qu'il fasse le repas et te raconte sa journée. Jetant sur lui ce regard doux et d'un amour sans limite, écoutant sa voix, soir après soir.

Mais comme si rien de devait aller bien dans ta vie, une fois que tu avais été réparée comme une machine, le glas qui annonçait la fin de l'idylle avait raisonné à travers une nouvelle lettre chacun. Brisant ton couple, ton quotidien et ta stabilité. Tu n'étais plus faite pour lui. Brisant ton cœur une seconde fois, t'arrachant cette part de toi que tu avais nourri pour lui, te noyant dans le chagrin cette femme que tu aurais dû être.

Vous aviez essayé pendant un temps de continuer à faire comme si tout allait bien, que ce n'était qu'une erreur, que vous auriez plus de temps encore ensemble, refusant les faits. Ce cinéma avait duré plusieurs mois jusqu'à ce qu'il ne reçoive une nouvelle enveloppe rose. Mais pas de jumelle dans la boite de métal dans le hall de l'immeuble. De toute évidence, une autre femme devait être réparée par lui, ses bras, son parfum musqué et sa douce voix.

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Ce souvenir t'arracha une larme. Coulant sur la courbe de ta joue, ne revêtant plus les traits d'une enfant, tu avais levé la tête au ciel, laissant l'arrière de ton crâne toucher le mur froid, luttant contre la gravité pour garder ta dignité face à ces songes, étendant tes longues jambes galbées jusqu'à poser tes pieds sur la vieille table de nuit de cet appartement miteux et en ruine. Ton regard perdu entre le réel et ton inconscient, tu tirais une longue latte et crachais la fumée vers le plafond comme pour te redonner un peu de contenance. L'oreille tendue, à jamais sur le qui vive, tu avais à peine tourné la tête en direction de la porte que cette dernière s'ouvrait sur un homme, les bras chargés de boites à emporter.

H - J'ai le repas ! Vu que tu m'as pas dit ce que tu voulais, comme toujours, je t'ai pris du poulet au soja.

V - Je déteste le soja.

H - Quoi ? Depuis quand ??

V - сдаваться / laisse tomber.

Une voix reflétant tes origines russes, au même titre que ton apparence, rappelant à chaque instant que tu n'étais pas d'ici, que tu restais une gaijin malgré un japonais irréprochable et des manières parfaites. C'était un fait, tu étais moscovite de naissance mais tu avais aussi été contrainte de quitter ta patrie pour le pays du soleil levant par et avec ton père. Emportant en plus de sa petite garantie de 5 ans, une cinquantaine de ses hommes les plus féroces et loyaux pour infiltrer les réseaux yakuzas et étendre son pouvoir. Abandonnant ta mère à Moscou où elle avait refusé de subir les mœurs d'un pays fou, comme elle disait, t'arrachant aux bras de la seule personne qui t'avait aimé de toute son âme et par ce fait, coupant toute communication avec elle pour ne pas te détourner de ton utilité dans ce projet de conquête.

H - T'es une plaie, t'avais qu'à me dire ce que tu voulais. Mange, fais pas ta difficile, arrête de boire, après t'es intenable. Et putain arrête de causer ta langue de sauvage, je pige que dalle !

Un ricanement s'échappait de tes lèvres tandis que tu reprenais une gorgée de ce nectar aux apparences trompeuses. Provocatrice, l'instinct de contradiction prenant le pas sur tout. Brûlant ta gorge, embrumant encore ton esprit et posant un voile sur tes yeux tandis que tu te laissais sombrer de nouveau dans un voyage vers ton passé. Laissant l'homme veiller sur votre pitance et sans doute sur toi aussi, d'une certaine manière.

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Entourée d'hommes en noir et de femmes voilées, la tête basse, sans un bruit, uniquement le silence brisé par les résonnement de tes pas sur la moquette pourpre, marchant tout droit vers lui, ta dernière marche vers cet homme, dans cette église gothique, à travers cette allée sobre et fleurie de bouquets blancs. Lui, bien installé dans ce cercueil noir en bois verni et toi, penchée au dessus de son dernier berceau de soie, un air apaisé alors que tu contemplais son cadavre. Iosef Karayenkov était mort.

Il semblait si détendu, comme si toute la violence dont il avait fait preuve durant toute sa vie avait été balayée d'un revers de la main. Une rupture d'anévrisme, c'était un comble, tu aurais pourtant cru que ça aurait été une fusillade, un attentat, une voiture piégée ou quelque chose dans ce goût là qui aurait eu sa peau, quelque chose de violent et douloureux, quelque chose de lent et de vicieux à son image. Pas un vulgaire gonflement et éclatement de vaisseaux sanguin. C'était une mort bien trop douce pour cet homme. Tu n'y pouvais rien, si ce n'étais que de le maudire encore et encore même après sa mort, priant pour que son âme ne trouve jamais le repos éternel.

La seule chose qu'il te restait à présent de celui que l'on qualifiait de grand homme d'affaire, était ce qu'il avait mis si longtemps à construire ici au Japon. Son empire. Chose étonnante, ébranlant ta conviction qu'il n’éprouvait que dégoût à ton égard depuis ton mariage, étant donné qu'il n'avait jamais cherché à te retrouver, à te faire revenir après ton divorce. Sans doute avait-il simplement contemplé ta déchéance, que c'était lui, ce regard persistant par dessus ton épaule, cette impression permanente d'être épiée, sans jamais intervenir, te laissant te débrouiller avec tes faibles moyens et tes dettes.

La seule chose qui avait été faite pour assurer la suite des affaires était de laisser la gérance du business à son bras droit, chose logique, cependant tout t'appartenait désormais. À Toi et toi seule. Nouvelle propriétaire des affaires Karayenkov et principale actionnaire à 79%, laissant les 21% restant à qui voulait bien y participer. Sa mort avait fait de toi une femme honteusement riche.

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Toute personne normale aurait gaspillé cet argent gagné sans mérite en voyages, en caprices matérialiste ou même en œuvre caritatives, mais pas toi. Déjà parce que tu te complaisais dans cette image égoïste et misanthrope que tu renvoyais au monde mais aussi parce que tu ne savais pas quoi faire de tout cet argent. On ne parlait pas la d'un héritage grossier de grand mère laissé dans un coffre, mais de plusieurs comptes en banque à 7 ou 8 chiffres, de propriétés en Roumanie, en Russie et en Pologne, la plupart des villas où se prostituaient les filles du business, alors tu ne t'en préoccupais pas, et de quelque petites autre chose matérielle comme des voitures ou un yacht.

Qui possédait un yacht ? Et pourquoi faire ? Tu avais trouvé tout ça ridiculement clinquant et exagéré, si bien que tu avais préféré faire appel au gestionnaire financier qu'employait ton père. Tu avais exprimé ton envie d'élagué le patrimoine, clairement et simplement, tu ne toucherais pas aux actions, au bien destiné à l'entreprise, mais tout le coté personnel, tu n'en voulais pas. Tu avais souhaité qu'il vende tout, voiture, villa privée, bateau et tout ce qui s'en suivait.  A partir de là tu pouvais enfin y voir clair, opter pour les meilleurs placements et enfin disposer de fond pour combler tes dettes et reprendre tes études en médecine.

A la mort de Iosef, tu entrais en troisième année, tu avais à peine franchi la vingtaine et vivais dans un studio miteux dont le bâtiment menaçait de s'écrouler au prochain tremblement de terre, tu n'acceptais pas beaucoup de contrat il fallait dire, tes études étaient prenantes et l'argent que tu gagnais servait surtout a payer les factures. Il fallait avouer que sa mort tombait à pique, d'une certaine manière. Son argent t'avait permis de t'acheter un petit appartement plus près de la fac, une voiture et de te poser le soir dans ton canapé, sereine. Pour la première fois tu pouvais sentir ton esprit s'apaiser totalement, comme si chaque nuage brisant ton paysage venait de s'en aller. Une sensation le plénitude, de repos et de calme intérieur, c'était ça, la paix, tu n'avais plus de parasitage ni d'onde néfaste qui venait perturber le flux de tes pensées.

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Un regard perçant dans la direction du japonais qui te servait d'ami. Tu te perdais un bref instant à le dévisager, observant ses traits, ses rictus et ses mimiques. Un homme grand, brun, cheveux longs et délicatement attachés, les traits fins et le visage carré, un vrai petit soldat au CV bien rempli. Tout à fait le genre d'homme viril que toutes les femmes rêveraient d'avoir pour mari ou au moins avec qui elles pourraient passer des nuits torrides. Malgré un style vestimentaire laissant à désirer, il avait tout du parfait garçon que l'on présente à ses parents.

Il était sans doute la seule personne à pouvoir partager ta vie sans que tu n'y trouves de réel intérêt. Un homme de ton age, tout ce qu'il y avait de plus banal, ayant les même occupations que toi, ni plus ni moins. Rencontré pendant un cour de cuisine privé, il semblait que son « détressomètre » ait sonné l'alarme en te voyant, selon ses dires.
Une fille paumée, sans but, allant à un cour de cuisine ridicule pour combler son temps monstrueusement vide de sens, usant d'un argent qui ne lui appartenait que depuis peu. Il avait raison sur les deux point quoiqu'un troisième devait s'ajouter à l'équation : tu prenais ces cours parce que tu n'avais jamais cuisiné de ta vie et que désormais tu ne voulais plus attendre qui que se soit le soir, enroulés dans une couverture moutarde, pour manger.

Bien qu’hermétique à toute forme de sentiment désormais, vous aviez tout de même pris l'habitude de vous retrouver une ou deux fois par mois pour partager un repas, souvent chez toi, parfois chez lui, occasionnellement dans la même chambre de motel puant l'humidité et au plafond moisi. Au début, c'était de son initiative à lui, mais comme si son enthousiasme permanent te revitalisait, c'était peu à peu devenu comme une drogue, ta bouffée d'oxygène pendant tes longues apnées dans ce monde, tu finissais par avoir besoin de ces moments de rare complicité pure avec quelqu'un. Il était l'ami que tu n'avais jamais eu, celui pour qui tu n'assumais pas tes sentiments, aussi chastes soient-ils.

Un sourire en coin se dessinait sur ton visage alors que tu détournais les yeux, en proie à des pensées interdites avec l'alcool que tu avais dans le sang. Malgré tout tu n'étais plus une enfant et il restait un mâle séduisant, combien de fois vous aviez failli terminer la soirée dans un lit, sur le canapé, à même le sol ou dans la baignoire, lui tenant tes cheveux au dessus de la cuvette avant qu'il en te fasse prendre des douches froides pour te faire décuver.
Mais tu te refusais depuis des années à laisser un homme s'approprier de nouveau ton corps, un peu comme un tantra que tu te récitais chaque fois que l'occasion se présentait et il le savait. Il ne savait pas pour ton passé houleux, mais il savait que tu refusais de fréquenter un homme, de te lier à quelqu'un de cette manière et il le respectait.

V - Bon, mange ensuite casse toi, j'ai encore du boulot.

Tu écrasais ta cigarette et posais ton verre vide sur le sol avant de te lever avec ta grâce éternelle, jetant un dernier regard à travers la vitre avant d'aller te passer de l'eau sur le visage et revenir pour prendre ta barquette, triant les germes de soja pour les mettre dans une boite vide. C'était fou ce qu'ils pouvaient ressembler à de grands vers blanc, croquants et frémissants... d'immondes vers dans ton plat.


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* : Bratva - La Mafia russe est une organisation criminelle appelée aussi Bratva (en cyrillique : Братва) ou « Mafia Rouge ». C'est un terme donné à beaucoup d'organisations criminelles d'origines ethniques différentes et qui sont apparues après la dislocation de l'ex-Union Soviétique.

** : Karayenkov / Karayenkova - Les noms de famille ajoutent un « a » en terminaison lorsqu'ils sont appliqués aux femmes ( Marat Safin et Dinara Safina : frère, champions de tennis et sœur, championne de tennis ou encore  Maria Sharapova et Youri Sharapov : père, champion de vélo et fille, championne de tennis - par exemple).

*** : Spetsnas - Le terme générique Spetsnaz (russe : Спецназ) désigne de multiples groupes d'intervention spéciaux de la police, des ministères de la Justice et des Affaires intérieures russes, du FSB et du SVR ainsi que de l'armée russe.

Caractère

Il y a encore quelques années on aurait dit de toi que tu étais une petite furie, téméraire, prête à tout pour avoir ce qu'elle voulait, observatrice, quoique ce point n'ait pas tant changé, et capricieuse surtout. Aujourd'hui tu n'avais gardé de cette jeune femme fougueuse que la force, la violence de caractère et le besoin compulsif de dépasser tout le monde. Avec ton franc-parlé, ton esprit méthodique et bien rangé, les gens pensaient de toi que tu étais une machine, à ne jamais transmettre ton ressenti profond dans tes paroles sauf certains cas particuliers, mais là encore il fallait le vivre pour le croire.

D'un passif houleux et violent était né une femme aux allures lentes et calculées. Pour arriver à capter une émotion véritable sur ton visage, à travers ces micro-changements de voix, de ton, ces variations imperceptibles de tes muscles faciaux, il fallait s'accrocher et prendre son temps car jusqu'ici tu avais constamment veillé à ne laisser personne te percer à jour. Secrète, sournoise et très introvertie, tu préférais et de loin les actes aux grands discours, rester enfermée dans ton appartement ou dans ton bureau à éviter la foule. Pourtant malgré tout tu étais respectée avec ton esprit vif, ton intelligence qui n'était plus à prouver, crainte pour certains même, émanant une aura à la fois séduisante autant que repoussante selon les situations.

Éternelle insatisfaite de tes actes, de ceux des autres, tu ne parvenais jamais à la satisfaction pleine et constante. En perpétuelle recherche d'amélioration, tu ne complimentais ou ne félicitais que trop rarement, usant de sarcasmes sans limite lorsqu'on te réclamait plus d'attention que tu ne donnais et ne pouvais donner. C'était parfois simplement au-dessus de tes forces de te montrer agréable, repoussant chaque approche sentimentale avec violence pour ne pas retomber dans les travers de ton passé. Dès que quelque chose s'approchait de ton idéal, tu le dénigrais pour te rassurer à lui trouver des défauts et ainsi te protéger malgré les apparences, laissant simplement entendre que tu étais une femme froide et arrogante.

Si un jour tu avais pu être joyeuse et douce, tu n'étais plus aujourd'hui que rancœur et amertume, acceptant très mal d'être contrainte à quoique se soit, aboutissant toujours à des représailles sur le long ou court terme. Non pas que tu sois violente en temps normal, au contraire tu faisais preuve de grande diplomatie lorsque la situation l'imposait, mais tu n'hésitais pas à remettre les choses à leur juste place par tes propres moyens, toujours avec une certaine élégance.

Tu étais de ces personnes qui ont un besoin continuel de garder le contrôle sur leur vie, tout ce qui gravite autour d'eux, de ce fait dans n'importe quelle situation, tu prenais le temps de t'adapter, adapter ton comportement, ton allure, ton regard, pesant chaque mot avec application, jugeant chaque personne avec rigueur pour définir leur potentiel dans tous les domaines et enfin déterminer si tu pouvais t'en servir ou non. Il n'y avait pas de demi mesure dans ton fonctionnement. Aussi savais-tu faire preuve d'une extrême concentration et d'une patience incroyable pour parvenir à tes fins.

Vêtue d'un masque de froideur et instaurant une distance continue autour de toi, tu n'aimais pas qu'on vienne tenter de percer ta bulle de confort personnel, cette zone autour de toi qui avait été violée trop de fois. Aussi ne laissais tu entrer des gens que par intérêt, par nécessité. Apportant en toi un certain dégoût de ton propre corps, un objet que tu pouvais toi-même utiliser et changer au grè de tes envies rien de plus. Bien que jamais tu ne te sois laissé prendre encore comme un animale qui donnerait son corps, le seul fait de sentir les regards vicieux et lubriques sur ta croupe te donne la nausée.

Il t'était impossible de concevoir qu'on puisse t'apprécier et c'était le but recherché, tu n'étais devenu une femme cruelle que dans ce but, empêcher quiconque de te faire souffrir encore, asséchant ton cœur de tout amour ou sentiment d'attachement.

Physique

Une démarche calme, assurée et le dos droit, il émanait de ta personne une aura imposante malgré ton statut dans la société. Tu étais simplement comme ça. Née d'un agréable mélange entre la Russie et la Roumanie, tu étais le produit typique des pays de l'est : une jeune femme mince, haut perchée sur tes 1m02 de jambes galbées à en faire rougir un saint et à la crinière d'un orange vif et nuancé.

Ta chair pouvait témoigner de tes années de pratique du sport aussi rigoureux de difficile qu'était la danse classique. À haut niveau, tu en avais la plante des pieds déformée en arc de cercle et souvent il t'arrivait de faire des flexions sans même t'en rendre compte, lorsque la concentration s'emparait de toi, assise à un bureau et te faisait oublier tout ton environnement.
Les muscles fins et le corps souple, quelques taches de rousseur venant finement parfaire ton grain de peau claire, on ne pouvait pas dire que ta morphologie soit désagréable à observer, néanmoins tu n'en jouais pas si ça ne s'avérait pas nécessaire. Ton épiderme n'était pas tâchée de ses traces de naissance, ni d'un quelconque tatouage, tu étais entièrement vierge de toute marque plus grande qu'une tête d'épingle.

Tes mains attestaient d'un passif houleux, des articulations solides, des cicatrices aujourd'hui presque invisibles, c'était sans doute là un des rares défauts de ton anatomie, malgré des ongles fort et réguliers, tu ne trouvais pas que tes mains soient un atout conséquent. Simplement la terminaison de tes bras tout aussi minces et musclés que tes jambes ceux-là racontaient une autre histoire, celle de l'exercice du sport de combat russe auquel t'avait formé ton père, renforçant tes os, élevant ton seuil de tolérance à la douleur et affûtant tes réflexes.

Tes épaules quant à elles étaient souvent nouées, les trapèzes et les rhomboïdes souvent crispés et douloureux à cause de ta posture trop arquée en avant pendant ton travail, pourtant elles gardaient une certaine souplesse et une rondeur appréciable, le haut de ton corps était en harmonie avec le bas, malgré des détails désagréables, il était indéniable que tu demeurais une belle femme.

Ton métabolisme habitué très jeune à brûler les rares apports graisseux, tu n'avais pas pu développer tes cellules adipeuses de manière standard et ainsi ne prenais pas de graisse facilement, bien que tu ne sois pas non plus très mince, tu n'entrais pas dans la catégorie de la maigreur. Tu avais effectivement pris du poids après avoir quitté le « cocon familiale », t'offrant une silhouette plus féminine qu'androgyne, avec une petite poitrine et des hanches dépassant de la ligne de ta taille. Tu n'avais pas des mensurations de top-modèle mais tu étais équilibrée.

Pour ce qui était de ton visage, les deux seules choses qu'on y voyait, qui captivait les regards étaient tes yeux d'un bleu clair et éclatant, et tes taches de rousseur, subtiles et clairsemée sur tes pommettes hautes. Ce regard vif était plus expressif que tu n'aurais voulu il y a quelques années, aujourd'hui il était éteint, terne et dur, traduisant de ton histoire remplie d'éléments dévastateurs.
La mâchoire carrée, entourée par ta tignasse flamboyante, coupée en dégradé, presque jamais disciplinée, hormis lorsque tu travaillais en un chignon serré, comme ceux que tu faisais lorsque tu dansais. On aurait dit des perles de feu sur du sable blanc, prenant au piège deux oasis.

Ton sourire pouvait autrefois illuminer un cœur, doux, communicatif et éclatant, mais aujourd'hui tes lèvres ne laissaient filtrer que sarcasmes et moyen de repousser toutes personnes cherchant à pénétrer ton esprit, à percer ta carapace. Dans tes paroles et ta gestuelle, tu annonçais clairement que tu ne voulais pas qu'on s’intéresse à toi.
Créé par Nectarine
Suite à de nombreuse réflexions avec moi même, je ne pensais pas lui faire prendre le tournant "tueuse à gage", mais je vais tenter l’expérience ! Et si l'histoire déjà est validée, mais qu'en rp je sens que je n'y arrive pas, je lui ferai simplement raccrocher cette carrière pour se consacrer à sa carrière de médecin légiste.
Kintaro N. Tarkovski
Messages postés : 163
Inscrit.e le : 09/12/2018

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Benji N. Tarkovski
Autre: [color=#CE3D3C]

★
posté
le Ven 21 Juin 2019 - 20:26
par Kintaro N. Tarkovski
Madame Karayenkova ♥

Soyez à nouveau la bienvenue J'pose ça ici.  3488335006
Akirō Takahashi
Messages postés : 240
Inscrit.e le : 08/09/2018

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Jessica ♡
Autre: Passe la vodka !
Serial Dredger
Serial Dredger
posté
le Ven 21 Juin 2019 - 20:30
par Akirō Takahashi
J'me disais bien que je l'avais déjà vu... J'pose ça ici.  872998743

Bon retour parmi nous !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


Akirō se pavane en cc0033 et ça lui convient très bien.
Valeriya Karayenkova
Messages postés : 6
Inscrit.e le : 21/06/2019
posté
le Ven 21 Juin 2019 - 21:07
par Valeriya Karayenkova
Kin - Monsieur Tarkovski J'pose ça ici.  901032552 ♥ merci choupidouchouchou

Akiro - Han merci ♥
Logan Nicolson
Messages postés : 55
Inscrit.e le : 19/02/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Le vieux pervers >.>
Autre:
posté
le Sam 22 Juin 2019 - 14:37
par Logan Nicolson
Salut beauté J'pose ça ici.  210053242 et bienvenue !

Quand tu veux pour un pti rp des familles si t’aimes bien les têtes brûlées au caractère de merde J'pose ça ici.  2432113367
Heisuke T. Honda
Messages postés : 350
Inscrit.e le : 07/04/2016

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Usagi >.>
Autre:
TYRANT
TYRANT
posté
le Sam 22 Juin 2019 - 15:21
par Heisuke T. Honda
*Claque son cul*

Mais c'est que je le connais ce joli minois et ce beau cul! T'es en grande forme en ce moment pour revenir comme ça avec un beau texte.

Allez Chérie. On s'revoit de l'autre côté si t'es sage J'pose ça ici.  1752512782
Makoto Nanase
Messages postés : 4332
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Sam 22 Juin 2019 - 16:38
par Makoto Nanase
Analyse de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction
Bienvenue J'pose ça ici.  1362171446

Histoire
- un lit à bal d'Aquin, > C'qui Aquin ? Je veux bien aller au bal moi aussi J'pose ça ici.  901032552
- le tissus
- le décors
- t'entailler la chaire
- à un abattoirs
- tes yeux vitreux rivé
- à une autre fourmis
- depuis de longue années
- t'aurait-elle ramener
- Autrement dis, tu étais formaté
- des matières enfin dominer le monde > manque un mot ? J'pose ça ici.  517494357
- reconverti plutard dans le trafic
- de nouvelle filles
- la vie monstrueuse à laquelle te destinais le
- ses rêves de grandeur basé
- l'Incontestable ne vois pas
- n'étaient venu à ton secours
- Aucun ne s'étaient interposés
- une armes braquée sur lui,
- de cette homme
- les violence conjugales
- tu avais été réparé
- Tu n'étais plus faites pour lui.
- elle avait refusée
- Mange, fait pas
- de causer le ta langue de sauvage, je pige quedal !
- dont n'avais jamais plus => manque un mot aussi
- et sons sourire
- une gamine de dix-neuf ans trouvé
- De nombreuse fois ²
- crachée par un canon le canon court
- et de touts ceux qui pouvaient
- la femme que tu étais devenu
- d'un assassins de carrière, tu t'étais frayé
- quelques personne riches
- la violence dont il avait fait preuve durant toute sa vie avait été balayé
- de celui que l'ont qualifiait
- combler tes dette
- que tu gagnait
- si chaque nuages brisant ton paysage venaient
- tu ne voulais plus attendre qui que se soit le soir, enroulé
- a même le sol
- d'immonde vers

✗ Avec toutes ses activités illégales, comment a fait le père de Valeriya pour obtenir la nationalité japonaise ? Pareil pour tous ces hommes partis avec lui ?

✗ Tu sous-entends que c'est une lettre annonçant le remariage du mari de Valeriya qui leur a fait comprendre qu'ils étaient divorcés. Mais avant que son mari ne soit remarié, il faut déjà qu'ils reçoivent leurs lettres de divorce. Donc ils l'auraient su bien avant quand même J'pose ça ici.  517494357

✗ Attention, la majorité est de 20 ans au Japon. Entrer dans un bar pour se saouler à 19 ans est compliqué.

✗ J'ai bien compris que le type l'avait formée pour devenir tueuse à gages, mais elle n'a pas protesté ? Il lui a demandé de tuer des gens donc elle a dit "ok" ? Je veux bien croire qu'il l'ait manipulée, mais c'est quand même assez direct de sa part d'accepter de faire ça, non ?

✗ Comment échappe-t-elle à la justice à chaque contrat/meurtre qu'elle fait ? Pourquoi n'a-t-elle jamais été inquiétée par les autorités ? Comment parvient-elle a vivre une vie "normale" à côté de ça ? A faire ses études, etc ? Quel impact à ce métier sur sa vie ? Il faudrait davantage de développement autour de ça J'pose ça ici.  4115966937

✗ 20 milles yens pour tuer quelqu'un ?! Ça correspond à 163€ pour te donner une idée. Tuer quelqu'un pour si peu, c'est... Enfin, elle a vraiment très peu de morale pour en arriver là. Déjà en étant tueuse à gages, faut pas vraiment en avoir, mais là... xD

Caractère
✗ Comment prend elle le fait de tuer pour vivre ? Quelles conséquences ce métier a sur elle ? Ce n'est pas anodin d'ôter la vie pour de l'argent, même si elle a été formée pour. Surtout que ça fait à peine dix ans qu'elle fait ça.

Physique
Validé ♥

Conclusion
Pas mal de petites fautes qui traînent, notamment des pluriels qui s'incrustent ou qui sautent. J'ai relevé une majorité de celles que j'ai trouvées dans l'histoire, je te laisse chercher celles des descriptions J'pose ça ici.  4115966937
L'histoire est bien racontée, j'aime beaucoup ! Le personnage de Val est intéressant et bien construit je trouve, même s'il manque encore quelques petites choses, notamment autour de son boulot de tueuse à gage. Ça manque de détails dans l'intégration de ce travail dans sa vie, ça donne l'impression d'être en arrière plan alors que ça doit tout de même avoir un sacré impact. Mais je ne doute pas que tu sois capable de bien mettre ça en place J'pose ça ici.  2432113367

Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

J'pose ça ici.  4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit J'pose ça ici.  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
J'pose ça ici.  Ld7d
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Le plus beau compliment ♥️:
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La famille ♥️:
Nanase's family:
J'pose ça ici.  E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
J'pose ça ici.  3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
J'pose ça ici.  Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
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Valeriya Karayenkova
Messages postés : 6
Inscrit.e le : 21/06/2019
posté
le Sam 22 Juin 2019 - 18:52
par Valeriya Karayenkova
HEY ! :D merci pour ce passage rapide ! :D
Spoiler:

✗ Avec toutes ses activités illégales, comment a fait le père de Valeriya pour obtenir la nationalité japonaise ? Pareil pour tous ces hommes partis avec lui ?

Effectivement, à bien y reflechir .. un avion entier de russe d'un coup.. c'est très suspect /mur omg, du coup comme justification j'ai ajouté ça :

(...)pays du soleil levant, avec ou sans ta mère.
Il était entré au Japon comme tout étranger, y avait ouvert quelques restaurants, bar et magasins d'informatique dans un premier temps, en guise de couverture pour ses activités, pour enfin s'offrir certains établissements pour y laisser ses filles et ses affaires plus importantes et pas plus recommandables. Les hommes de mains étaient installés la bas depuis quelques années et arrivèrent encore après par petits groupes au fur et à mesure pour grossir les rangs, bien que des recrutements locaux aient eu lieux.

✗ Tu sous-entends que c'est une lettre annonçant le remariage du mari de Valeriya qui leur a fait comprendre qu'ils étaient divorcés. Mais avant que son mari ne soit remarié, il faut déjà qu'ils reçoivent leurs lettres de divorce. Donc ils l'auraient su bien avant quand même

AH ! effectivement, je ne savais pas vraiment comment se faisaient les divorces inRP (c'est chose faites maintenant ♥), j'ai donc modifié un passage :

Mais comme si rien de devait aller bien dans ta vie, une fois que tu avais été réparée comme une machine, le glas qui annonçait la fin de l'idylle avait raisonné à travers une nouvelle lettre chacun. Brisant ton couple, ton quotidien et ta stabilité. Tu n'étais plus faite pour lui. Brisant ton cœur une seconde fois, t'arrachant cette part de toi que tu avais nourri pour lui, te noyant dans le chagrin cette femme que tu aurais dû être.

Vous aviez essayé pendant un temps de continuer à faire comme si tout allait bien, que ce n'était qu'une erreur, que vous auriez plus de temps encore ensemble, refusant les faits. Ce cinéma avait duré plusieurs mois jusqu'à ce qu'il ne reçoive une nouvelle enveloppe rose. Mais pas de jumelle dans la boite de métal dans le hall de l'immeuble. De toute évidence,
une autre femme devait être réparée par lui, ses bras, son parfum musqué et sa douce voix.

✗ Attention, la majorité est de 20 ans au Japon. Entrer dans un bar pour se saouler à 19 ans est compliqué.

Par le changement fait sur leur divorce j'ai ajouté des mois en plus, ce qui laisse supposer qu'elle aura eu ses 20 ans ? J'pose ça ici.  901032552

✗ J'ai bien compris que le type l'avait formée pour devenir tueuse à gages, mais elle n'a pas protesté ? Il lui a demandé de tuer des gens donc elle a dit "ok" ? Je veux bien croire qu'il l'ait manipulée, mais c'est quand même assez direct de sa part d'accepter de faire ça, non ?

Je me disais aussi que ça ferait bizarre /mur Vu l'état psychologique assez instable et fortement atteint par l'alcool, je pense qu'il aura surtout joué la dessus, du coup j'ai modifié ça :

Un an et demi après qu'il t'ait trouvé, tu avais appris que celle qu'il aimait avait été mariée à ton père. Un triangle amoureux plus que morbide quand on savait quel genre de personnage il était. Il s'était servi de toi, il savait depuis longtemps qui tu étais, profitant de ta faiblesse, de ton état émotionnel instable pour créer cette addiction à lui, comme si tu ne pouvais que dépendre de lui. Lorsqu'il t'avait trouvé, il avait su te noyer de belle parole et te retourner l'esprit.

A travers ses attentions, le mensonge de son altruisme, tu n'étais qu'une gamine bourrée à qui il avait offert une nuit au sec au départ, manipulateur, tu t'étais laissée enrôler dans sa vendetta contre ton père pour qui tu vouais deja une colère sans faille.  Il était évident qu'il n'avait jamais partagé tes sentiments.
Car toi, l'idiote dans tout ça qui avait commencé ridiculement à t'attacher à ton mentor. Lui et son charisme, ses belles paroles, sa foutue odeur de jasmin et sa manière de te féliciter. De nombreuse fois tu t'étais offerte à lui. De nombreuse fois il t'avait laissé entendre ce que tu voulais croire, pour mieux te cerner, t'avoir sous la main, une manière de posséder ton esprit et ton corps à la fois, faisant de toi une parfaite marionnette de la mort.

✗ Comment échappe-t-elle à la justice à chaque contrat/meurtre qu'elle fait ? Pourquoi n'a-t-elle jamais été inquiétée par les autorités ? Comment parvient-elle a vivre une vie "normale" à côté de ça ? A faire ses études, etc ? Quel impact à ce métier sur sa vie ? Il faudrait davantage de développement autour de ça

j'ai bien envie de dire qu'elle utilise un sniper, avec des balles maisons intraçable avec de la kryptonite, mais j'ai peur que ça fasse trop WTF xD ?

Bon en partant de la base qu'elle ait passé 2 ans avec son mentor (elle aura donc 22 ans), à le suivre dans ses frasques et à apprendre les ficelles du métier, logées, nourries, blanchies, lorsqu'elle se retrouvera toute seule en soit elle saura comment ne laisser que très peu d'indice, personne n'est infaillible ! Mais elle sera trop peu sûr d'elle pour prendre plus d'un contrat tous les deux  ou trois mois, lorsqu'elle manquera vraiment d'argent pour reprendre sa vie en main, concrètement ça sera devenu un peu comme une forme de prostitution (grosso modo hein...) sauf qu'au lieu de vendre son corps occasionnellement elle louera ses capacités à tuer des gens ^^', ce qui lui est plus simple en partant du fait qu'elle reste une personne misanthrope et qu'elle sera parvenu à freiner au maximum ses émotions.

Lorsque son père mourra Val' aura 23 ans, elle héritera de la fortune de papa et reprendra ses études normalement, mettant au placard son passif de tueuse, elle aura survécu grâce à ça, mais n'en aura plus besoin pour la suite, même si des fois elle y pense très très fort... (j'aimerai d'ailleurs développer ce trait de personnalité inRP !)

Elle finira ses études de médecine légale à 27 ans révolus concrètement (1 an et demi mariée + 6 mois en 'concubinage' = deux ans de médecine (19 - 20 ans) / 2 an avec son mentor = année de 'césure'  (21 - 22 ans)/ 1 ans à galérer pour reprendre sa vie en main et tenter de mettre assez d'argent de coté pour reprendre les études (23 ans)/ mort de daddy = 3 eme année à 6eme année (24 - 25- 26 - 27 ans) roule ma poule xD).

J'ai modifié le texte comme ceci :

Forte des treize années d'efforts fournis par ton père pour ton « éducation » et les deux ans de remise en forme avec un assassin de carrière, tu t'étais frayée un chemin avec une certaine facilité dans le monde qui se dessinait derrière le tableau idyllique de l'Incontestable. Tu n'étais pas mauvaise, tu n'étais pas la meilleure cependant, prenant le métier comme moyen d'arrondir les fins de mois plus que comme un sport, ce que disait souvent ton mentor « C'est un art, comme si tu chassais le cerf ! ». Aujourd'hui tu ne travaillais plus que pour quelques personnes riches, mafieux ou non, tu n'étais pas si sélective. Pouvant un jour travailler pour un riche yakuza et le lendemain l'assassiner pour un autre. Tu te complaisais dans cet univers solitaire dans un sens, érigeant des barrières entre toi et le monde, aussi ne te déplaçais-tu jamais pour moins de deux cent mille yen. Il fallait au moins ça pour que tu puisse joindre les deux bout et prétendre mettre un minimum d'argent de coté, bien à l'abri pour reprendre tes études.


✗ 20 milles yens pour tuer quelqu'un ?! Ça correspond à 163€ pour te donner une idée. Tuer quelqu'un pour si peu, c'est... Enfin, elle a vraiment très peu de morale pour en arriver là. Déjà en étant tueuse à gages, faut pas vraiment en avoir, mais là... xD

AAAH Ouai nan j'avoue omg ! J'ai trompé xD c'était 200.000Y pas 20.000Y que j'voulais mettre (j'ai pas bien lu le chiffre du convertisseur meaculpa xD) du coup j'ai bien modifié ça !

Du coup j'ai corrigé les fautes que tu avais trouvé, ainsi que celles des deux autre catégories ! :D


EDIT : Après discussion et étude du cas VK, j'ai retiré la partie concernant sa vie de tueuse à gage ! ^^
Makoto Nanase
Messages postés : 4332
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Dim 23 Juin 2019 - 11:30
par Makoto Nanase
Aller c'est bon ! J'pose ça ici.  716243026

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
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