Kusagi Senjougahara
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le Mar 9 Juil - 19:26
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Quelle délicieuse sensation que de sentir ce liquide amer et pourtant si tonifiant franchir la barrière de tes lèvres. Il devait être aux alentours de six heures et demi, tu t'étais réveillée en douceur mais ta drogue matinale t'avait empêché de t'habiller rapidement. Savourer ton café demeurait un rituel pour toi, il faut dire que tes origines françaises t'empêchaient de faire preuve de bon sens par moment. Tu appréciais énormément les rituels purement français qui t'allaient si bien. Un expresso court avec une brioche que tu commandais chaque matin pour attaquer une journée au Ministère des affaires étrangères.

Un soupir s'échappait de tes lippes tandis que tu terminais ton délicat breuvage, une heure s'écoula tandis que tu t'habillais convenablement puis tes yeux se posèrent sur ta porte. Tu avais gardé cet appartement où tu avais vécu avec ton Alex, tu espérais chaque matin qu'il te fasse la surprise d'être revenu et qu'il ne soit plus marié. Quelle naïveté que de songer à une telle chose, une fois que cette maudite machine t'avait dans le grappin, elle ne te lâchait plus. Tu espérais avoir encore beaucoup de temps pour toi et ne jamais être compatible avec qui que ce soit. Tu  vérifiais ton agenda de la journée après avoir enfilé tes chaussures à talons puis tu sortais enfin de ton espace de vie. Tes yeux se portèrent sur ta boite aux lettres qui notifiait la réception d'un courrier. Etrange. Cela faisait bien longtemps que tu ne recevais plus aucune lettre, hormis des cartes postales envoyées par ta mère. Celle-ci voyageait énormément et partageait tout le temps ses photos avec toi. Mais tu savais qu'actuellement, elle était au travail. Tu avais même reçu son message te souhaitant une agréable journée.
C'est donc sceptique et sur la défensive que tu ouvris le compartiment. Ce que tu y vis ne te plut guère. Cet écœurant papier rose qui te rappelait un très mauvais souvenir. Celui où tu avais perdu ton aimé. C'était donc ton tour d'être entraînée dans le système ? Tu jetas l'enveloppe sur la table de ton appartement puis repartit comme si tu n'avais rien vu. Il était hors de question que tu sois mariée. L'envie irrésistible de déchirer le contenu sans la lire t'avait lourdement effleurée l'esprit et pourtant tu te retins et te contenta de poursuivre ta matinée dans le plus grand des calmes. Tu te faisais toujours appelé Yoshiatsu, tu ne savais même pas quel était le nouveau nom que l'on t'avait attribué.

Tu restais dans le déni jusqu'au dernier jour. Même si tu ne souhaitais absolument pas accepter la triste vérité, tu t'étais résolue à prendre une journée de congé pour déménager. Disant ainsi adieu à cet appartement rempli de souvenirs heureux. Tu avais fait tes cartons sans même avoir jeté un oeil à cette enveloppe. Ce n'est qu'aux alentours de seize heures que tu l'ouvris. Mais horreurs et stupéfactions.. Quand tes yeux virent le prénom de ton "âme soeur"... Lolita. C'était une fille nom d'un chien ?! Cette imbécile d'algorithme t'avait offerte à une femme ?! Il devait y avoir un bug dans la matrice pour qu'une telle chose se produise, n'est-ce pas ? Tu te savais attirée par les hommes mais tu n'avais jamais rien essayé avec les femmes, tu ne t'étais jamais vraiment préoccupée de ta sexualité ! Bon ok... tu avais déjà roulé une pelle à ta meilleure amie, Miki quand vous étiez un peu trop bourrées.. mais ce n'était arrivé qu'une seule fois ! Et là cette information te retombait sur le recoin du nez comme un cheveu sur la soupe !

Prenant une grande inspiration, tu observas ce nom à rallonge qui t'avait été attribué : Senjougahara. Tu connaissais bien cette famille de nom. Ton père avait même déjà invité le fameux Ryûnosuke Senjougahara à un gala de charité où tu avais été conviée. Tu connaissais donc la renommée de cette famille, mais étrangement tu n'avais jamais entendu parler d'une certaine "Lolita". Etait-ce une cousine ? Ou bien une femme qui avait décidé d'être beaucoup plus discrète que le reste de sa famille ? Tu n'en savais foutrement rien. A vrai dire, tu avais d'autres préoccupations que la renommée de sa famille ! Cette nouvelle vie allait être totalement ingérable ! Tu n'étais surement pas faite pour être mariée à une femme ! Imaginant le pire, tu avais appelé un déménageur pour emmener tes affaires dans le fameux appartement située à Meguro.

Il devait être environ dix heures du soir quand tu avais enfin fini de ranger toutes tes affaires. Après avoir exploré la demeure, tu remarquas qu'il y avait un arbre à chat, signe que ton épouse avait un petit félin avec elle. Pourquoi pas après tout, un peu de douceur ne te fera pas de mal. Tu avais pris la peine de commander à manger pour te nourrir bien que l'appétit n'était absolument pas présent. Ton regard se baladait sur cette espace assez grande, peut être même plus grand que celui que tu possédais avant.
Finalement ce fut très tard que tu rencontras ta femme. Elle arriva presque à la dernière heure, tes bras étaient croisés contre ta forte poitrine tandis que tu observais la jeune femme. Tu voyais déjà qu'elle demeurait plus jeune que toi, bon elle était très mignonne, identique à une petite poupée. Toutefois il fallait toujours se méfier des apparences, elle semblait avoir un caractère très prononcé. Finalement tu annonças simplement.

- Nous sommes condamnés à cohabiter. Donc essayons de rendre cette collocation la moins désagréable possible. Je suis Kusagi. Apparemment je porte ton nom maintenant. Il faut que je te préviennes tout de suite, je ne suis pas lesbienne. Essayons d'être amies à défaut d'être amantes.



Tu étais sans doutes beaucoup trop cash à cet instant, tu ne lui avais même pas laissé le temps de s'installer et voilà que tu lui annonces que concrètement, tu n'étais pas attirée par les femmes. Concrètement tu avais déjà du mal à imaginer que tu allais pratiquer le coït avec ta femme. Déjà que tu avais du mal concernant le contact masculin... tu allais explorer une zone totalement inconnue. Et te connaissant, plutôt que d'explorer tu allais camper sur tes positions et n'absolument rien tenter.

- J'ai commandé à manger si tu as faim, sers toi.



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Lolita E. Senjougahara
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le Jeu 11 Juil - 0:59
par Lolita E. Senjougahara
C'est, tapie dans l'ombre, enveloppée dans une double couche de couverture, qu'elle tente de prendre un peu de sommeil, d'oublier le jour. Voire sa vie entière. Enfermée à double tour dans sa chambre, les rideaux tirés, le calme absolu, pas la moindre lueur ni le moindre son ne parvient dans cette salle où le temps semble s'être figé. Comme si elle s'était faite elle-même prisonnière de sa propre tour, à l'attente d'un prince charmant... Dont elle n'espérait jamais en voir la venue.

Se déplaçant péniblement sous ses couettes, elle rumine. Baille, se forçant presque à croire que Morphée pointe le bout de son nez. Mais cette dernière est partie depuis bien longtemps. Emportant avec elle le reste de ses envies et espoirs. En effet, cela fait déjà bien sept longs jours, que la joueuse reste cloîtrée chez elle, se traînant quelques rares fois pour gober un paquet de chips au réveil, une tartine de confiture au coucher... Les heures s'inversent, son rythme de vie se trouble, et toutes ses idées se mélangent dans sa petite tête aux pensées saturées.
Penser, à quoi bon ? Si plus rien ne peut la délivrer à présent... Car elle est maudite. Oui, elle aussi, comme le reste de son pays. A peine sortie de l'hôpital à cause des problèmes liées au système du pays, à peine rétablie, que tout s'enchaîne. Elle voit son destin scellé de par une simple lettre rosâtre, et sa vie brisée en quelques mots. Ces quelques instants qui ont tout foutu en l'air, elle s'en souvient encore ; à bout d'une énième défaite dans un de ses multiple mondes fictifs, elle a décidé sur un coup de tête de s'aérer les idées et de sortir un peu de son PC. Et finalement, lorsque ses doigts atteignent cette petite enveloppe couleur passion restée dans le fond de sa boîte... C'est comme le coup fatal, l'échec ultime. Mais qui, cette fois, ne touche plus seulement sa vie virtuelle, mais celle réelle.
Et toute son existence, déjà bien fade, se retrouve bouleversée, renversée.
Il fallait que ça tombe, forcément. Mais pourquoi sur elle, pourquoi maintenant ? Comment, elle, a pu finalement se retrouver mariée ? Quel fou peut bien lui avoir été destiné...
Ou quelle folle, plutôt.
Tandis que ses doigts froissent déjà le papier délicat, un nom apparaît à côté du sien.
Kusagi.
Sans même en connaître plus de cette personne, déjà, les insultes ont fusé, des plans ont fulminé dans l'esprit de la jeune femme. Lutter, refuser cette union. A quoi bon, avec ses petits bras ? L'E-sport, ça muscle à peine les doigts, les réflexes, et l'esprit. Et encore, vu à quel point sa famille la traite de conne, c'est que ça doit pas être trop ça. Se barrer de là, pour aller où ? La jolie petite puce qu'elle a dans le crâne leur servirait de carte, pour la retrouver bien rapidement. Nulle part où aller, nulle part où fuir.

Et c'est, presque résolue à se laisser crever, qu'elle s'est enfermée chez elle, ces sept derniers jours. L'estomac vide sans pour autant avoir envie de bouffer, un manque de sommeil atroce sans pour autant qu'elle n'ait envie de dormir, et les idées tournoyant sans cesse, sans qu'elle ne parvienne à trouver la moindre solution, le moindre espoir.
Mais le temps presse, et il sera bientôt trop tard. Sept jours, déjà.
Et dommage. Vraiment dommage. Car elle a finalement retrouvé l'envie. L'envie de jouer, sentir ses doigts s'acharner sur les boutons et le stick de sa manette. De voir ses ennemis se faire rétamer, d'enjamber leurs cadavres gisant au sol sans la moindre goutte de sang (le virtuel, dans toute sa splendeur) et de courir à la poursuite d'autres gobelins, elfes, ou quelconques créatures ressortant tout droit de l'imaginaire.
Pourra-t-elle seulement encore jouer, là-bas ? Bien sûr que oui. Elle ne sait pas sur quoi elle est tombée, mais s'il y a bien quelqu'un à redouter, dans un couple, c'est bien elle.

La joueuse se laisse glisser péniblement en-dehors de son lit. Et, bien que toute engourdie, elle se décide à se diriger dans un premier temps dans la salle de bain. Ses yeux se confrontent à son image, reflétée par sa glace. Piètre spectacle. On lui a déjà sorti qu'elle était pas agréable à regarder au petit matin. Et pour le coup, elle en a bien la preuve, cette fois.
Elle prend une douche rapidement avant de se changer, s'apercevant qu'à présent, chaque instant la rapproche dangereusement de l'heure fatidique. Sa tenue du jour (ou du soir) ? Juste des vieilles fringues qui ne plaisent qu'à elle, un T-shirt avec le logo d'un lapin, un jean délavé. A quoi bon se mettre sur son 31 vu qu'il s'agit là d'un des pires jours de sa vie, probablement. Elle ne prend la peine que de se coiffer les cheveux sans les sécher. Pas le temps pour ça, pas le temps pour rien. Mais si elle choppe la crève en arrivant chez elle, au moins, elle aura une excuse en plus pour rester cloîtrée dans le lit.
… Mais l'idée de devoir alors partager ses draps avec cette autre personne l'horripile déjà.

Elle appelle un taxi, qui s'engage à se ramener d'ici une vingtaine de minutes. Et ainsi, se fait le pari de préparer ses affaires dans le même délai. Juste de quoi tenir quelques jours, le plus important quoi. Mais c'est compliqué, de savoir ce qui est le plus important... Elle perd quelques précieuses minutes à trancher, entre telle et telle pochette de jeu, puis fourre dans la même valise quelques vêtements. Dans un tote bag, c'est quelques rations qu'elle met.
Et enfin, ce qui l'encombrera le plus, probablement... Lolita fouille rapidement sa chambre du regard, à la recherche de son familier. Cette petite bestiole poilue répondant au nom de Looki, étalée dans un coin de la pièce, qui dort paisiblement. La joueuse lève les yeux en l'air. Un chat reste un chat. Ingrat et insouciant, une fois au chaud. Néanmoins, lui aussi, devra accepter ce changement de vie.

C'est pas loin d'une demi-heure qui s'écoule, avant qu'elle ne parvienne à se pointer hors de sa maison. Emportant avec elle sa valise, son tote bag, la cage de transport avec Looki, et quelques griffures au niveau des bras au passage, suite à un rapide affrontement avec le félin ayant eu visiblement le réveil difficile.

Et c'est ainsi que le voyage commence. Le premier et malheureusement pas le dernier. Lolita sait qu'elle devra faire au moins un deuxième passage chez elle (ou son ancien chez elle, officiellement), afin de récupérer d'autres affaires : Ses jeux, sa collection de mangas, ses figurines, posters, ses... Bon, plus qu'un voyage, probablement.
Le quartier où elle se dirige, elle le connaît bien. Elle a la chance d'y vivre pas très loin. Et au moins, c'est pas un quartier trop moche, si on en juge l'architecture, mais aussi les nombreux parcs situés dans tous les coins.
Ce n'est qu'après avoir traversé une bonne partie de Meguro, que la voiture semble arriver à destination. Après avoir réglé sa course et sorti ses affaires, la jeune mariée voit son taxi reprendre son chemin, sûrement en quête d'autres clients.
Lorsque son regard affronte le bâtiment qui se dresse en face, elle prend une grande inspiration, avant de se mettre en marche.
Et chaque pas lui paraît plus lourd que le précédent. Et chaque pas lui rapproche de l'inévitable...
Une fois l’ascenseur pris, elle traîne un petit moment dans le couloir, à la recherche de son adresse. Et quelque part, elle aurait presque voulu ne pas la trouver. Mais ça aurait été assez con de se présenter en taule sous prétexte que l'on a pas trouvé son appart' à temps.
Une fois face à sa porte, elle prend une autre grande inspiration. Derrière cette entrée, c'est tout un autre univers. L'enfer, le Game Over. Et le boss final se tiendra probablement quelque part dedans. Ce boss, c'est juste une personne... Quel genre de personne ? Sans aucun doute une personne détestable, vu qu'elle lui vient de l'Incontestable. Et à ce niveau, si elle ne peut lutter contre ce système... Elle lutera contre cette personne.
Que la partie commence.

Après l'avoir déverrouillée, elle pousse la porte, et à affaire... A pas grand-chose, en fait, juste le hall plongé dans l'obscurité. Elle traîne sa valise dans un coin, ouvre sans attendre la cage de son animal qui s'empresse de se libérer de là.
Lui non plus, il aime pas trop s'faire emprisonner... Tel maître tel chat, pense-t-elle, comme pour avoir une pensée réconfortante. Emboîtant le pas à son familier, elle part déjà à l'exploration, cherchant elle aussi à faire ses repères. Les toilettes à gauche, des bureaux à droite... L'un lui semble bien sympa, en vue de sa décoration et du mobilier. Tandis que l'autre lui semble bien plus sinistre et sérieux, de par ses étagères de romans, ce bureau sinistre.
Puis, décidant de prendre la porte du fond, cette fois, elle tombe sur une bien vaste place, le salon. Et d'ailleurs, une voix fluette l'interpelle. Lolita se retourne tout de suite en la direction de cette voix, et aperçoit effectivement qu'une femme se tient dans la cuisine. Une grande blonde au regard de saphir, au visage d'ange... Dommage que l'apparence ne fait pas tout.
Pas de salutations, pas de questions sur son voyage, rien. Lolita aurait fait bien pire, pour accueillir son nouveau compagnon, mais le fait d'avoir affaire à ça... Cet accueil froid qui paradoxalement la fait bouillonner déjà.
La brune la fusille du regard, décidée à ne pas garder sa langue dans sa poche.

- Meuf, tu vas te calmer direct. J'suis aussi enjouée que toi de cette union. T'es pas lesbienne ? Tu sais pas ce que tu rates. Moi j'le suis. Mais t'inquiètes, t'es pas mon genre. Et Non. Non, on sera pas potes, rien de tout ça.

Tout de suite, l'ambiance s'apprête à être palpable. Pourtant, bien que la dénommée Kusagi n'a pas été des plus agréables, elle a au moins eu l'effort de lui suggérer une entente, et de l'inviter à manger. Mais ce genre de détails, c'est rien, pour la grande et fière joueuse, qui ne s'apprête pas à en rester là.

- J'sais pas qui t'es, et je m'en tape. Tu vis ta vie, et je vis la mienne. Et nan, j'en veux pas de ta bouffe, j'sais me débrouiller, t'inquiète.

Elle pose son tote bag au sol, se laisse choir telle une pierre dans le canapé. Se servant dans son sac, elle y sort une brique de jus de fruit ainsi qu'une boîte de sandwich triangulaire, décidée (par flemme, ou juste par provocation) à manger dans le salon. Déjà, elle déballe l'emballage plastique, et fait un croc dans son repas.

- Et en passant, j'compte bien utiliser la télé du salon pour m'faire des soirées jeux avec des potes de temps à autres. Si tu pouvais, dans ces soirées-là, bouger tes gros lolos ailleurs.
Kusagi Senjougahara
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le Jeu 11 Juil - 20:24
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Wow… toi qui t’étais donnée la peine de rester polie et courtoise, tu venais de te prendre une gifle bien cinglante. Et dire que les regrets de ce mariage te faisaient déjà bien assez de torts, il fallait que cette petite peste en rajoute une couche. Pour qui se prend-t-elle à te parler de la sorte ? Et depuis quand le terme « meuf » était il un surnom que l’on pouvait donner à quelqu’un ? L’envie irrésistible de la recadrer sèchement t’avait bien effleuré l’esprit. Pourtant, tu n’étais pas sa mère. Ce n’était guère ton rôle de lui apprendre les bonnes manières. Toutefois, tu sentais que cette première soirée à passer ensemble allait être un carnage. Elle ne voulait pas que vous soyez amies ? Très bien. Il semblerait que tu allais passer le reste de ton existence avec une inconnue dénuée de toute civilité. Tu regrettais presque de ne pas être tombée sur un homme finalement.. Tu aurais certainement été beaucoup moins vexée. Déjà que te faire des amies étaient une véritable épreuve alors si l’on rajoutait à ça, le fait que ta propre épouse ne souhaitait n’avoir rien à faire avec toi… Le chemin vers la tranquillité s’annonçait beaucoup plus houleux et éloigné que prévu.

- Ravie d’apprendre que mon épouse est une sauvage.


Oui, tu n’avais pas fait que le penser. Cette phrase était clairement sortie de ta bouche sans le moindre philtre. Pourquoi faire des chichis si ta femme ne prenait même pas cette peine ? Et surtout la remarque qui t’agaça le plus fut sa dernière réplique après qu’elle se soit vautrée comme une vulgaire loque sur le canapé.

- Grand bien t’en fasse. Tant que tu ne laisses pas traîner tes cochonneries sur le sol, je m’en moque. De tout évidence, tu as ton bureau attitré.  


Gros lolos ? Sérieusement ? Ce surnom te rappelait des souvenirs, de très mauvais souvenirs qui te firent tressaillir. Finalement, tu mis le repas que tu avais fait dans le frigo. Puis tu claquas la porte de ton bureau. Pourquoi passer plus de temps avec une personne qui à peine arrivée commence déjà à t’insulter ? Mordillant ta lèvre inférieure, tu ouvris la fenêtre avant de finalement attraper une cigarette pour la saisir entre tes lèvres, allumant le bout pour finalement inhaler cette fumée toxique mais addictive. Cette première rencontre était un véritable fiasco… Et dire que tu allais être dans l’obligation de dormir avec elle cette nuit. Tu te remémorais cette phrase qu’elle avait prononcé avec tant de nonchalance. « Gros lolos… » était-ce la première chose que l’on voyait chez toi ? Ta paire de seins ? Etais-tu stigmatisée à cause de ton bonnet beaucoup trop au dessus de la moyenne ? Ou bien avait-elle compris qu’il fallait te tacler sur ton physique pour avoir la paix ? Si tu la connaissais un peu mieux, tu l’aurais envoyé sur les roses avec beaucoup plus de ferveur, tu lui aurais même fait très certainement bouffer l’un des coussins présents sur le canapé. A en juger par le corps chétif de la demoiselle, tu aurais très bien pu te le permettre. Mais était-ce réellement une bonne idée de se battre dès le premier jour ? Tu ne le pensais pas.
Un autre détail t’effleura l’esprit tandis que tu soufflais la fumée dehors, le devoir journalier… Il fallait que vous vous embrassiez. Comment ? Il ne restait plus qu’une demi-heure avant que la milice débarque pour vous arrêter.. Soupirant longuement, tu terminais ta cigarette puis tu allas dans la salle de bains te laver les dents. Tu y passas un bon quart d’heure afin de faire disparaître le goût du tabac de ta bouche, puis tu retournas dans le salon. Ayant pris cette fois la peine de te préparer mentalement.

- Que nous le voulions ou non, nous sommes mariées maintenant. Il faut que l’on se plie aux exigences du moniteur. Actuellement, nous devons nous embrasser une fois par jour. Et je n’ai pas envie de terminer au centre de redressement. Donc je te pris de bouger ton derrière de petite princesse et de faire un effort.  


Le terme « petite princesse » n’était pas prononcé dans le sens mignon. Mais bien pour appuyer sur le fait que cette chère Lolita se comportait comme une réelle diva (DVA xD). Et en toute franchise, tu n’avais clairement pas envie de perdre ton temps avec ses simagrées. Fronçant les sourcils, tu croisas tes bras en dessous de ta forte poitrine en la dévisageant du regard. Apparemment, il fallait que tu forces le pas alors que tu avais horreur de ça.

- Le temps presse ! Il nous reste que dix minutes ! Tu auras le temps de faire ta nuit blanche sur tes jeux après !  


Oh… fut un temps tu en faisais toi aussi.. Mais tu t’étais beaucoup plus assagie avec le temps. Tu n’avais pas tellement eu le choix pour le coup. Surtout avec tes études d’interprète, tu avais du beaucoup apprendre en diplomatie et formule de politesse… Pour le coup, ces cours ne te servaient absolument pas, puisque tu avais perdu ta patience et que tu n’allais pas être fausse avec ton épouse.

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Lolita E. Senjougahara
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le Lun 15 Juil - 0:35
par Lolita E. Senjougahara
Tout est fait, tout est dit. Si avec ça, sa pauvre épouse tente de revenir à la charge... Et bien sûr qu'elle le fera. Et c'est bien ça qu'elle cherche, la Lolita. Les emmerdes, et ce dés le début. C'est son train quotidien. Mais depuis l'arrivée de la lettre, elle sait que tout sera pire encore. Ce système, ses choix hasardeux, elle ne les respecte pas, et compte bien le montrer, de par son attitude insupportable. Qui sait, à force de persévérer, la machine reviendra sur ses calculs, comprenant que personne au monde ne pourrait parvenir à dompter une tigresse pareille.

- Ravie d’apprendre que mon épouse est une sauvage.

- Navrée d'apprendre que la mienne est juste coincée du cul.

Du tac-o-tac, sans retenir ses mots, sans même se poser de question sur la légitimité de ces derniers. Si jamais la belle Kusagi s'obstine à parler, elle compte bien lui donner une raison de se taire.
Au moins, son épouse ne semble pas s'offusquer du fait qu'elle reste sur son canapé, à manger ses saletés. Et elle ne réagit pas non plus, lorsque la joueuse lui prévient qu'elle compte bien inviter ses amis. C'est toujours ça de pris.
Tandis qu'elle continue tranquillement son repas, elle voit du coin de l’œil que sa rivale abandonne sa place, range finalement son repas, avant de se diriger vers le hall. En direction d'un des bureaux, sûrement. Elle entend la porte claquer, faisant presque gronder le sol sous ses pas. Un soupir s'échappe des lèvres de la mariée, alors qu'elle se laisse choir lourdement dans le fond du canapé.

- J'espère qu'elle a pris le plus moche.

A ces mots, elle pense directement au bureau aux tons sombres, avec des étagères de livres. Car les romans, très peu pour elle. Elle fait parti de cette génération qui supporte difficilement les livres sans images, sans onomatopées, et effets quelconques dont seuls les bandes dessinées, comics et mangas ont le secret. Mais plus encore que cette lecture qui peut paraître bien enfantine pour un bon nombre, c'est les jeux qui font battre son cœur. Et vu l'allure, l'attitude de sa chère épouse... Elles ne doivent sûrement pas partager cette passion.

Pendant une bonne vingtaine de minutes, Lolita passera son temps à explorer les derniers horizons inconnus, tels que la salle de bain (avant que Kusagi ne s'y pointe), et les deux autres chambres, dont l'une qu'elle devine sienne, en vue du lit deux places. Dormir à ses côtés... Vraiment ? La joueuse redoute le pire, songeant d'avance aux fois prochaines où elles se crêperont le chignon dans les draps. S'il y a bien un espace qu'elle se doit de protéger, en plus du superbe bureau à l'ambiance geek, c'est bien cette chambre...
Puis, décidant plutôt de se distraire un peu, elle finira par retourner dans le canapé, jouant sur son portable, observant de temps à autres son chat faire son petit tour. Kusagi l'a-t-elle aperçu depuis le temps ? Espérons qu'elle ne tente pas de se venger sur ce pauvre animal... En ayant regardé brièvement les lieux, elle a repéré une litière et quelques installations pour lui. C'est toujours ça de moins à ramener. Comme quoi, les pions de l'Incontestable peuvent être prévoyants. A défaut d'avoir une âme.
Mais l'inconscience de la jeune femme la rattrape très vite... Quand, entendant de nouveau cette voix qui lui est rapidement devenue détestable, elle se souvient qu'en effet, leur programme n'est pas encore terminé. Le bisou quotidien...
C'est un électrochoc qu'elle sent en plein cœur. Se saisissant de son portable pour vérifier l'heure, elle se rend compte que, comme d'après les dires de l'autre blonde, le temps commence à leur manquer... Et si elle s'est dépêchée à arriver à temps ici, c'est pas pour se faire traîner en taule le lendemain !

-  Raah meerde !

Voyant que sa femme ne semble vraiment pas décidée à bouger d'un pas, elle hésite presque à ne rien faire, elle non plus. Mais le danger est bien plus fort que son arrogance, pour le coup. Et l'admettant à contre cœur, elle se lève du fauteuil, et se dirige vers sa femme. Se tenant droite, face à elle, son regard noir se plante dans celui de Kusagi, la jaugeant silencieusement, quelques secondes durant.
Elle peut déconner pour pas mal de choses, la Lolita. Elle peut bluffer, vouloir pousser les gens à bout. Mais là, sachant que tout semble dépendre de sa personne, elle n'a pas trop de choix. Et son destin, sa liberté, ou le peu qui lui en reste... Elle compte bien le prendre en main.
Littéralement.
Ses deux mains viennent se plaquer contre les joues de Kusagi comme pour l'empêcher de fuir, puis ses lèvres viennent chercher les siennes. Sa femme l'a réclamé ce baiser, eh bien elle est servie à présent ! Et Lolita compte bien en profiter. S'abandonnant au contact enivrant des lèvres douces de son épouse, elle les dévore sans modération. Retenant son souffle, bloquant ses pensées, savourant ce baiser passionnel mais pourtant amer et dénué de sens...
Puis, ses lèvres relâchent les siennes, et elle recule d'un pas, comme pour retrouver sa distance, sa liberté.
D'une manière vicieuse, la grande brune la scrute du regard. Pas besoin d'être devin, pour comprendre que Kusagi doit être quelque peu déroutée, non seulement parce qu'elle vient de se faire voler un bisou, mais par une fille, qui plus est.

- Alors ? Tu vas me dire que les mecs sont mieux pour ça ?

Simple raillerie, pour appuyer sur la gêne de madame. Puis, préférant retourner à sa tranquillité, Lolita retrouve son canapé, sa place fétiche du moment.
Mais très vite, elle déchante... Car si Kusagi lui a rappelé une partie des devoirs conjugaux... Il y en a bien un autre, qu'elle n'a pas encore cité.

- Attends, attends, attends... Il est quelle heure là ? Merde ! On a pas fait d'activité à deux !

Absolument rien. Elles se sont à peine échangées quelques paroles pleines de venin à leur rencontre, mais ont essayé de s'ignorer le reste du temps. Et maintenant qu'il ne reste même pas une dizaine de minutes avant qu'une autre journée ne commence, que peuvent-elles bien faire pour éviter le désastre ?
Le cerveau de Lolita fulmine, tant elle essaie de réfléchir à toute vitesse, à toutes les possibilités qui leur restent. La télé ? Ça ne risquerait pas d'être trop simple ? Que peut-il y avoir d'autre dans cette foutue maison...
Alors, d'un claquement de doigt, surgit une idée. La seule, assez expéditive et efficace. Tout de suite, elle se rue sur sa valise qu'elle a amenée entre temps, et en sort deux appareils. Deux consoles de jeux-vidéo portables. Elles ne sont pas de la même génération, Lolita prenant un malin plaisir à s'offrir toutes les nouvelles consoles, mais au moins, les deux peuvent se connecter entre elles, pour lancer un jeu commun.

- Ramène-toi, on va s'faire une partie de kart, ça sera rapide.

Elle se rassoit à sa place, paramètre l'appareil, avant de la tendre à sa femme.

- Bon, pour conduire, tu maintiens ce bouton là. Pour les objets c'est celui-là... Dépêche !
Kusagi Senjougahara
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le Lun 15 Juil - 10:45
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Cette prise de conscience se fit simultanément dans ton esprit. Une sorte d’instinct de survie qui t’avait permis de mettre de côté ton aversion envers ton épouse. Toutefois, il semblerait que c’était plus fort que toi. Impossible de prendre la moindre initiative, tu en étais incapable. Comment aller vers une personne envers qui tu n’éprouvais que du mépris et de la haine ? Et surtout… comment embrasser une femme ? Ton expérience s’était résumée à deux hommes, un que tu craignais l’autre que tu avais perdu. Tu n’avais eu aucun mode d’emploi pour savoir comment te conduire dans ce cas de figure. Beaucoup diraient que c’est exactement la même chose, que le sexe d’autrui ne compte pas. Mais pas pour toi, tu éprouvais un certain blocage. C’était beaucoup trop dur pour toi, cette impuissance t’empêcha d’ailleurs de faire le moindre geste quand ta femme s’approcha de toi. Tu sentais sa vigueur, sa hâte mais aussi son manque cruel de bon sentiment quand ses lèvres vinrent se poser sur les tiennes, te volant ce premier baiser de femme mariée. Malgré tout, une certaine passion s’écoulait de ce contact si intime, elle ne te ménageait pas. Ta respiration se coupa, tes poils s’hérissèrent et tes yeux se fermèrent pour que ce moment soit le moins désagréable. « Penses à autre chose… penses à autre choses… » voici la phrase que tu te répétais en imaginant une autre situation. En dépit de sa personne, les lèvres de ta femme étaient douces, légèrement sèches surement dû à l’alimentation désastreuse de celle-ci et pourtant, tu avais l’impression de caresser une pêche du bout de tes lippes. Cette sensation n’était pas si désobligeante en fin de compte…
Quand ce baiser fut interrompu, tes yeux s’ouvrirent à nouveau avant de fixer celle qui avait consenti à obéir au devoir conjugal.

- - Alors ? Tu vas me dire que les mecs sont mieux pour ça ?.



En voilà une question déroutante. Avais-tu une réponse concrète à lui transmettre ? Absolument pas. Tu étais lourdement mitigée. Ta fierté de femme hétérosexuelle te scanderait de lui répondre que oui, mais tes souvenirs semblaient noyer cette pensée. Tu te souvenais de ces baisers forcés et volés que Reiga te prenait, de la souffrance que tu avais éprouvée quand il t’obligeait à l’embrasser. Alors oui, ton épouse était bien plus agréable à embrasser, plus délicate aussi. Elle ne t’avait ni mordu, ni étouffée. Tout était resté dans la finesse, elle avait fait les choses correctement sans te traumatiser pour autant. Toutefois, tu ne donnas pas suite à sa réponse. Tu en étais tous simplement pas capable, ton honnêteté t’aurait sans aucun doute forcé à lui dire la vérité et donc son orgueil en aurait été flatté. Tu optas donc pour un long silence.
Mais l’énonciation de cette fameuse activité te sauta aux oreilles. Il était vrai que Lolita n’avait pas tort. Celle-ci te tendit donc sa manette de jeux, une partie de kart hein ? Elle avait même pris le soin de t’expliquer comment jouer. Evidemment que tu savais jouer à ce jeu, tu l’avais énormément saigné pendant tes études au lycée ou même quand tu étais encore à la fac. Toutefois, ce n’était pas écrit sur ton visage. Tu avais su dissimuler tes années de jeux compulsives sans éveiller le moindre soupçon. Allais-tu garder cette image longtemps ? Avec tant de tentation ? Peut être quelques temps, mais pas indéfiniment.

- D’accord.  



Pas un mot de plus, tu t’asseyais donc sur le canapé avant de bien prendre en main cette manette, tu aurais pu le faire de façon nonchalante et faire exprès de perdre ou même de ne montrer aucun intérêt pour ce jeu. Mais ce fut loin d’être le cas, tu fus très sérieusement pendant cette partie. Même si tu étais fortement rouillée vu le temps qui s’était écoulé depuis ta dernière partie, tu avais réussi à finir deuxième derrière ton épouse. C’était très serrée mais tu manquais d’entraînement et cette map ne te disait rien. Il faut dire que tu en avais passé des heures à apprendre les stratégies par coeur, les meilleurs combinaisons et raccourcis, mais le souci de version fit que tu avais lourdement échoué à la tâche. Tu espérais que ta femme ne remarque pas ton aisance ou même qu’elle ne soupçonne quoique ce soit concernant ton passé de gameuse. Tu perdis donc ce match où ta femme sortit victorieuse.

- J’ai perdu. Il faut croire que ce jeu n’est pas fait pour moi, je n’ai même pas réussi à te dépasser une seule fois.  



Il fallait que tu appuies sur sa réussite ou même que tu lui montres qu’elle était bien plus forte que toi. Boarf… en toute franchise tu étais bien plus douée dans les jeux de stratégies que dans les kart ou FPS. Tu appréciais beaucoup plus les connaissances ou même la ruse plutôt qu’une bonne vision ou un certain instinct, le skill comme l’on pourrait le dire.
Soupirant légèrement, tu te redressais du canapé pour aller te servir un verre de lait. Il était déjà bien trop tard pour continuer ce petit jeu. Votre activité commune étant finie, tu allais pouvoir te coucher tranquillement.

- Je vais me coucher. Bonne nuit.



Te rendant dans la salle de bains, tu pris une douche rapide et enfila ton kimono court et une petite culotte avant de te rendre dans ton lit. Un lit beaucoup trop petit à ton goût, celui-ci allait bientôt finir aux oubliettes. T’allongeant sur celui-ci tu fermais doucement les yeux en laissant le drap couvrir uniquement ton bassin, ta ceinture de ton kimono ne tarda pas à se défaire comme à son habitude et ta poitrine ne perdit pas le nord. L’on pouvait voir le tissu s’écarter de tes mamelles pour laisser ta peau nue respirer, tandis que tu succombais dans les bras de Morphée. Ton épouse aura une surprise de taille quand elle viendra se coucher, si tenté qu’elle daigne s’y résoudre.

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Lolita E. Senjougahara
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le Mar 16 Juil - 1:29
par Lolita E. Senjougahara
Le temps presse, et bien qu'il s'agisse là pas loin d'un défi, de simuler une activité de couple en moins d'une dizaine de minutes, Lolita et Kusagi semblent bien être prêtes à prendre le pari. Ne la contredisant pas, la blonde accepte l'appareil que la joueuse lui tend, après avoir pris place à ses côtés.
Sans trop perdre de temps, toutes les deux viennent choisir leur personnages, le terrain sur lequel elles s'apprêtent à s'affronter... Et le jeu, qui habituellement créé une bonne ambiance si l'on se fie aux pubs qui passent souvent à la télé, se fait dans le plus grand calme pour nos joueuses. On entend à peine la musique, divers bruits des appareils, et Lolita qui s'agite comme à son habitude, sur sa console. Car le couple ne cherche pas à se décrocher le moindre mot, plongée dans l'univers... Elles ont beau céder aux caprices de l'Incontestable, elles ne comptent clairement pas en faire davantage.

Et c'est dans le plus grand des silences, dans un bien triste enthousiasme que, sans trop de surprise, Lolita arrive à la première place. Ce jeu, bien sûr qu'elle le maîtrise. Le premier jour où elle l'a eu, son but a été juste de mémoriser les différents parcours, les meilleures stratégies pour obtenir la première place et de la garder jusqu'à la fin. Si quelques fois, elle a pu avoir certaines difficultés face à ses amis lors de ses soirées jeux, ici, il n'y a rien eu de trop difficile.
Mais elle a tout de même la petite surprise de voir que sa femme la seconde.
Lorsque Kusagi prétend ne pas être faite pour un tel jeu, Lolita en reste perplexe. Après avoir vérifié les paramètres, elle se rend compte que la difficulté des IA a été pourtant au maximum...
Notre joueuse a beau croire en la chance des débutants (qui touche les trois quart de la population masculine), elle ne donne aucun crédit au miracle. Comment peut-on être dans les premières places, dans un jeu à la difficulté élevée, si on n'y a pas joué un minimum de fois ?

Mais ses interrogations resteront sans réponse. Car sa femme, maintenant la conscience allégée, lui déclare préférer aller dormir.
« J'allais pas t'inviter à refaire une partie, t'inquiète hein... », se retient-elle de dire.

- Ouais. A toute.

Et pourtant, ses propre mots-là lui font mal, à cause du douloureux rappel qu'ils portent. En effet, un autre devoir conjugal... Dormir tous les soirs dans le même lit. Mais elle n'a pas vraiment la tête à batailler là tout de suite, et se contente de la regarder du coin de l’œil disparaître derrière le cadre de la porte, avant de se retourner vers sa console.
Elle aurait pu aller sur son ordinateur, lancer un jeu, un anime, film, n'importe quoi. Tout pour passer le temps. Mais l'envie encore n'y est pas trop. Mais d'un autre côté, le fait de devoir la retrouver tout de suite près d'elle ne l'enchante guère.
Son premier choix, par élimination, se porte sur son portable, pour consulter les nouvelles, ou traîner sur les réseaux sociaux. Mais hélas, ce dernier est à court de batterie.
Alors, toujours sans bouger de son canapé, gardant une console avec elle et éteignant l'autre, elle décide de faire quelques tours encore, en kart. Sans le moindre challenge, sans véritable désir. Il se passe bien une heure, durant laquelle, commençant à lutter contre un début de fatigue, elle reste là, à jouer sans s'amuser.
Si elle avait su un jour que même ses propre univers n'arriveraient pas tant à la consoler...

Puis, au bout d'une trentaine de minutes supplémentaire, se rendant compte que ses paupières elles-même peinent à lui obéir, et ont de plus en plus de mal à rester ouvertes, elle décide de lâcher prise. Il serait vraiment idiot de finir en taule juste à cause de son entêtement. Surtout que là, Kusagi lui en ferait baver, et elle n'aurait pas tort de le faire.

- Pfff. Fuck.

Elle met fin à cette énième course, et pose la console sur le canapé. Après avoir donné quelques caresses à Looki, et s'être assuré que ce dernier dort tranquillement dans son nouveau panier, elle décide d'aller dormir, et de rejoindre fatalement sa femme. « Au moins, lorsqu'elle dort, elle fera pas trop chier » se marmonne la joueuse elle-même.
Elle pousse doucement la porte de la chambre, entrant des lieux plongés dans le noir. Ici, le clair de lune ne se fait qu'à peine apercevoir, les rideaux étant complètement tirés. Ce qui n'arrange pas Lolita, n'ayant ni lampe ni portable utilisable à porté de main.. Pas sa veine, en somme. Mais elle compte bien faire autrement.
Le pas léger, elle avance doucement vers ce qui semble être le lit. La fatigue s'ajoutant au peu de lumière, elle ne distingue pas grand-chose. Doucement, elle tâte des pieds, et des mains. Enfin, du bout des doigts, elle touche le bord du lit.
« c'est bon ! » pense-t-elle, en s'y dirigeant. Et avec un peu de chance, ce côté-là est libre. Le bon côté du lit, quoi.

Mais alors qu'elle fait quelques pas, son pied se prend dans un sac, et elle manque de chuter sur le lit. Les sens et les réflexes se réveillant en une seconde, ses mains cherchent à se rattraper comme possible sur le matelas, et trouve effectivement un appui.
Mais bien que ça soit moelleux, ça ne semble pas être le matelas ou la couverture...
Mauvais côté du lit, de toute évidence.
Il ne faut qu'une seconde avant que Lolita ne comprenne ce qu'elle vient de toucher et fasse un bond en arrière, sans retenir un cri de surprise.

- Putain qu'est-ce que... Meuf ! tu dors les lolos à l'air en plus ?!

Quelque part, elle sait bien que la seule qui a fauté ici, c'est elle. Mais comme on dit, la meilleure défense, c'est l'attaque, après tout...
Kusagi Senjougahara
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le Sam 20 Juil - 21:45
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
La journée avait été longue. Beaucoup trop longue à ton goût, tu étais tout simplement épuisée. Tu savais pertinemment que toutes celles à venir allaient être aussi désagréables les unes des autres… Voilà ton nouveau quotidien, tu allais passer le reste de ta vie avec une femme qui te hait, que tu vas apprendre à détester à ton tour. Etant donné qu’elle est du sexe féminin, tu pouvais abandonner l’idée de l’enfant accidentel qui allait apparaître en ton sein. Toi qui espérais en porter un… ce n’allait très certainement pas être demain la veille… et puis en toute franchise, tu ne savais même pas comment tu allais faire pour les devoirs conjugaux. Une véritable bataille morale faisait rage dans ton esprit, mais la fatigue l’emporta et tu fus abattu par ce manque de sommeil qui s’était accumulé à mesure que Lolita tardait son arrivée.

Ton kimono avait la fâcheuse manie de s’ôter pendant la nuit, c’était un fait avéré. Mais de toute évidence, tu avais envisagé que ton épouse allait se coucher tellement tard que tu aurais eu le temps de te réveiller pour te préparer à aller au travail. Mais ton estimation s’avérait faussée… Puisque c’est cette même voix que tu trouvais de plus en plus insupportable qui vint à te réveiller après qu’un contact assez intriguant ce fit sur ta poitrine. Tes sourcils se froncèrent et tu te redressas en douceur, frottant l’un de tes yeux en t’étirant légèrement, les manches de ton kimono descendant jusqu’à tes coudes, tu ouvris les yeux avant d’offrir un regard des plus assassins sur ton épouse. En plus de te réveiller de la manière la plus désagréable au monde, elle se permettait de critiquer ta façon de dormir ? N’était-ce pas un peu exagéré ?

- Et alors ? Je n’ai pas besoin d’étouffer la nuit. C’est beaucoup plus agréable de dormir ainsi, tu comprendrais si tu avais une poitrine volumineuse.


Et toc, une petite pique gratuite tout droit sorti des enfers. Pour lui coup tu n’avais eu aucun scrupule à lui en faire une. Il faut dire que tu n’étais pas du tout matinale et que ton réveil était la chose la plus importante pour t’assurer une agréable journée. Heureusement pour toi et pour ta femme, il restait encore du temps avant que tu n’ailles au travail, tu allais pouvoir donc te rendormir comme si de rien était.

- Il était temps que tu viennes te coucher. Je n’ai pas l’intention de te violer pendant ton sommeil, pourquoi tu as fui le lit comme ça ?


Chose très importante, tu faisais preuve de beaucoup moins de tact au réveil. Ta femme avait fait la gaffe de sa vie en trébuchant comme une malpropre. Tu lui en voulais ? Oh que oui. Allais-tu te venger ? Plus tard. Pour le moment, tu souhaitais te rendormir le plus vite possible. Te connaissant, tu savais pertinemment que si tu n’arrivais pas à recouvrir le sommeil, ton lendemain allait être une véritable purge. Ton agenda s’empressa aussi de te rappeler à quel point tu étais débordée… Il fallait donc que tu aie toute ton énergie.
Craquant ta nuque comme pour montrer ton mécontentement, tu allumas ta lampe de chevet afin que ton épouse puisse voir à quel point tu n’étais pas satisfaite de ce réveil des plus désagréables. Il faut dire qu’il était à l’image de celle qui venait de te le faire..

- Et puis à l’avenir, évite de crier comme une crécelle juste parce que tu as touché ma poitrine. Tu en possèdes une toi aussi. Ne fais pas ta sainte nitouche.

Pas un seul mot gentil ne sortait de ta bouche. De toute évidence, tu avais toutes tes raisons pour ne pas l’être. Un soupir s’échappait de tes lèvres avant que tu n’attrapes le drap pour cacher tes opulentes mamelles car celles-ci semblaient être beaucoup trop outrageantes pour le regard de ton épouse.

- Satisfaite maintenant ? Bonne nuit.


Tu éteins de nouveau la lumière sans lui laisser le temps de répliquer.


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Lolita E. Senjougahara
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posté
le Mer 24 Juil - 17:25
par Lolita E. Senjougahara
Ne pouvant se retenir de grimacer, la joueuse nocturne fulmine, et se tient quelques pas plus loin du lit, comme s'il était infecté. Et en effet, il l'est à ses yeux. Touché d'un horrible virus du nom de « Kusagi », qu'elle aurait bien voulu mettre en quarantaine, ou supprimer pour de bon.
Ce même virus, qui vient de l'atteindre en plein cœur, avec des paroles bien crues. Car pour sa femme, si Lolita ne peut pas apprécier l'idée de dormir les seins à l'air, c'est parce qu'elle en a pas autant...
« Mais je te les ferais bouffer, connasse, oh ! » se retient-elle de hurler, se mordant la lèvre inférieure. Déclencher une bagarre en pleine nuit, un premier jour, cela en vaut-il la peine ?

- Ouais. Bah c'est pas moi qui m’étouffera un jour dans mon sommeil, hein.

Bon, c'est toujours assez provocateur mais ça ne les amènera pas jusqu'à se crêper le chignon... Avec un peu d'espoir.
Sans comprendre s'il s'agit d'une autre pique ou d'une véritable question, Kusagi lui demande pourquoi a-t-elle autant tardé à venir au lit, en précisant qu'elle n'avait de toute évidence pas l'intention de la violer, ce à quoi la grande brune ne tarde pas à rétorquer.

- Normal, tu saurais pas comment t'y prendre. Et moi fuir ? C'est pas moi qui me suis barrée tout à l'heure. Puis va falloir t'habituer à mes venues tardives, je joue toujours une bonne partie de la nuit. Ton rituel à toi, c'est de te désaper avant de dodo. Bah moi c'est de jouer. Mon hobby me paraît quand même plus sain.

Jouer, c'est vite dit. Disons qu'elle a traîné quelques heures sur le canapé, les yeux rivés sur sa partie de kart, sans trop y prendre de plaisir. Juste pour fuir le temps, fuir la réalité, la fuir elle. Mais ça, impossible pour la jeune mariée de l'admettre.
Lorsque Kusagi allume la lumière, Lolita aperçoit la mine furieuse de sa femme. Si à leur première rencontre, elle n'a pas paru autant affectée, cette fois, elle semble réellement en avoir marre. Et pour le coup, la joueuse ne sait pas si elle peut s'en réjouir...
« Sainte Nitouche, moi ? Putain mais c'est le monde à l'envers ! » a-t-elle envie de lui jeter. Mais Kusagi ne lui en laisse pas le temps, éteignant la lumière et lui souhaitant la bonne nuit. Enfin des paroles agréables ! Bien qu'elles sonnent fausses, de toute évidence.
Ne trouvant pas l'intérêt de rebondir sur ces dernières phrases, Lolita se contente de grommeler entre ses dents, et de contourner le lit pour avoir son côté pour de bon. S'enroulant dans ses couettes, elle s'offre enfin à Morphée, qui lui semble de bien meilleur compagnie que sa propre femme.


Il est bien 14h du matin, quand la lumière du jour finit par la sortir péniblement du réveil. Trop tôt, à ses yeux, mais le jour ne semble pas le lui laisser le choix. Elle ne se souvient pas que les rideaux aient été autant tirées, un coup de sa femme avant de partir peut-être ? En tout cas, une chose de bien à prendre, c'est qu'elle a retrouvé le sommeil. Et son cycle habituel, qui plus est.
Baillant comme un ours, étirant ses bras comme dans le but de toucher le plafond, Lolita commence sa journée. Dans l'après-midi, certes. Elle zieute rapidement l'autre côté du lit au cas où, mais s'aperçoit que sa femme a réellement disparue. Et a l'intime pensée et désir qu'elle ne réapparaisse plus. Mais bon, rêver c'est beau, mais ça ne marche que la nuit.
Elle se traîne hors du lit, prend quelques instants pour se lever, et se décide à profiter de cette nouvelle journée, ces quelques moments où Kusagi ne semble pas là, pour aller enfin ranger ses affaires.
C'est après un rapide passage à la salle de bain, qu'elle se pointe dans le salon. Saluant d'abord sa petite créature domestique, qui semble déjà s'être faite à son environnement. Assis dans son arbre à chat, à y planter ses griffes, il miaule doucement, lorsqu'il voit sa maîtresse, qui ne se fait pas prier, pour venir le caresser en guise de bonjour. Qui sait, il sera peut-être aussi difficile avec Kusagi qu'il l'a été avec elle-même, à leur début. Cette pensée fait malicieusement sourire Lolita, qui voit déjà son chaton devenir une arme importante dans leurs prochaines luttes. Les félins de combat, ça existe en masse, dans les MMO. Pourquoi pas en vrai ?
Sortant de sa rêverie lugubre, elle se tourne vers sa valise, qu'elle se décide enfin à décharger. Transportant son ordinateur portable et d'autres affaires à son bureau, rangeant ses vêtements dans une armoire, sortant une console qu'elle branche tout de suite à la télé du salon... Malheureusement, elle n'a pas pris beaucoup de jeux avec elle. Et ne se voit pas faire un aller-retour à son ancienne demeure aujourd'hui. La flemmingite aiguë, un fléau... Pourtant, elle sait qu'il faudra bien qu'elle s'y atèle au plus vite. Pareil pour les stream, et les compétitions. Car avec le virus de l'Incontestable et son mariage, ça fait un petit moment maintenant qu'elle est en arrêt travail, et les sous, ça se récolte pas comme ça. En plus, si ça lui donne un bon prétexte pour éviter sa femme, c'est pas plus mal.

Autre chose aussi, à ne pas oublier... Lolita a son regard qui se perd sur son portable, plus loin, branché à son rechargeur. Prévenir ses proches... Genre qui ? Amalia, sa petite-sœur dévouée, qui va sûrement s'inquiéter de cette nouvelle ? Elle qui sait à quel point Lolita haït l'Incontestable... Mais pour lui dire quoi ? Qu'en effet, tout lui paraît être un désastre depuis ce mariage ? Elle n'en a pas le courage. Sinon... Prévenir ses amis ? Qui vont juste eux aussi, s'inquiéter pour elle ? Ah, et il y a aussi Eva, sa grande-sœur avec laquelle elle vient tout juste de faire la paix. Une paix tangible, où les deux tâtent le terrain. Une paix qui pourrait d'un jour à l'autre prendre fin. Il était paradoxal pour Lolita de se sentir obligée à s'entendre avec celle qu'elle détestait le plus au monde. Mais cette dernière l'ayant sauvée lorsqu'elle était touchée par ce fichu virus lié à la puce, elle n'avait plus vraiment le choix, à présent. Néanmoins, ça ne va certainement pas forcer Lolita à la mettre au courant de quoi que ce soit. Et elle ne connaît que trop bien sa grande-sœur, qui ne saura pas tenir sa langue plus de deux minutes, avant de s'empresser de faire passer la nouvelle à tout le reste du monde. Non, elle attendra. Ils attendront tous.

Sans même checker son portable, elle allume la télé et sa console. Au programme... Tous les jeux qu'elle a pu amener. Qui sait, elle arrivera peut-être à s'amuser véritablement, cette fois.


Il doit bien être pas loin de 19h, lorsque Lolita échange une nouvelle fois de disque, optant pour un jeu de baston pour ce coup-ci. Le son à fond résonnant dans le salon, elle en a même entendu une ou deux fois des coups contre son mur, signe de désapprobation d'un voisin furieux. Qu'importe, la police ne va pas venir pour si peu hein ?
Assise en tailleur par terre, entourée de jaquettes de jeux, de paquet de chips ouvert, de briques de jus de fruits vidées, et surtout de miettes et autres saletés, la joueuse est bien décidée à s'éclater... Mais malgré que le brouhaha ait étouffé le bruit de la porte d'entrée, et les quelques pas de sa femme venant de rentrer à la maison, Lolita la voit, du coin de l’œil. Alors, toujours plongée un peu dans son monde, elle lui tend une deuxième manette.

- Yo. ça joue ?
Kusagi Senjougahara
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posté
le Jeu 25 Juil - 2:31
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Intérieurement, tu souhaitais remonter le temps et te retrouver dans ton ancien appartement où tu avais emmagasiné tant de souvenirs avec celui que tu aimais vraiment. Ton Alex… son doux contact te manquait tant, sa délicate voix quand il te caressait les cheveux… Mais tout ça c’était terminé. Et aussi difficile que ça puisse l’être, tu allais devoir t’y faire et surtout apprendre à vivre ainsi. Et c’est donc avec cette désagréable désillusion que tu t’endormis, rêvant d’un monde meilleur où tu aurais été marié avec ton ancien amant.

Ton téléphone se mit à vibrer, il était déjà l’heure d’aller au travail. Tu ne pris pas la peine de te hâter pour ne pas la réveiller. Visiblement, elle s’était couchée tellement tard qu’elle n’entendit pas une seule seconde les vibrations désagréables de ce smartphone. Marchant délicatement pour éteindre cet outil du démon, tu te rendis dans la salle de bains pour te préparer. Ta tenue habituelle était une jupe crayon avec une chemise blanche avec une ceinture marron et des talons aiguilles pour relever le tout, un petit chignon pour avoir l’air plus distingué et hop, tu étais parée pour aller au travail.

[Quelques heures plus tard]

Il était déjà seize heures. Tu avais eu beaucoup trop de rendez-vous politiques et ton mal de crâne naissant semblait te tourmenter à mesure que ton après-midi s’éternisait. Soupirant longuement, ton assistante t’observait d’un air inquiet. Celle-ci t’avait fait la remarque que tu avais quelques cernes pour une fois, tu n’avais pas réussi à totalement les camoufler avec le maquillage. Mais bon, tu avais su captiver l’attention ailleurs. Notamment sur ta parfaite connaissance de la langue française et anglaise.
Tu regardas ta montre une énième fois. Enfin ! Ta journée de travail était enfin terminée. Toutefois un autre combat allait naître une fois de retour à la maison. Tu n’y étais pas encore préparée mentalement. Bon… tu attrapas ta bouteille d’eau ainsi qu’une pilule contre le mal de crâne puis tu craquas légèrement ta nuque signe que cette bataille allait faire rage. Ta secrétaire s’inclina poliment pour te souhaiter bonne chance, consciente de ta situation conjugale, elle se doutait que tu n’allais pas réellement te reposer une fois rentrée dans ta nouvelle demeure.

La première chose que tu observas en arrivant à la maison fut le bordel qu’avait éparpillé ta femme. Tu n’eus d’ailleurs même pas le temps de poser ton sac sur la table qu’elle te tendit la manette pour jouer. Tiens ? C’est du Dead or Alive ? Bon… tu n’avais pas envie de t’éterniser avec ce jeu… même si tu adorais cette version que tu avais déjà testé en salle d’arcade, tu avais beaucoup trop mal au crâne pour lui laisser le loisir de s’amuser. Tu attrapas donc la manette avant de t’asseoir juste à côté de ton épouse puis tu pris ton personnage préféré avec ta tenue préférée. Et là… ce fut un carnage. Tu offris la pire dérouillée de sa vie à ta chère femme. Enchaînant les combos sans lui laisser la moindre chance de gagner. Bien sûr elle réussissait à te frapper de temps en temps mais tu avais réussi à compléter les deux rounds obligatoires avant de déposer la manette au bout de cinq misérables minutes de jeu.
Tu ne fis qu’une seule remarque après avoir battu à plate couture cette chère Lolita.

- Oh, j’ai gagné.


Et Bim, la fierté de cette demoiselle venait surement d’être réduit à néant et cette dernière réplique venait surement de l’achever. Tu pris la peine de te rendre dans la cuisine pour mieux savourer un jus d’orange après une victoire écrasante. Pour une fois que tu montrais que tu avais des compétences de jeu. Toutefois il était hors de question que tu assumes ton passé de joueuse compulsive, ce temps était révolu même si dans ta table de chevet, tu avais caché ta console de poche pour y jouer un peu avant de dormir. C’était ton petit secret.

- Bon, j’ai la flemme de préparer à manger. Donc je vais commander, tu veux quoi ?


Et hop un petit changement de sujet pour tenter de ne pas créer de disputes mais dans le fond tu savais que le mal était déjà fait. Tu venais tout de même de blesser l’orgueil d’une joueuse professionnelle.. car oui, tu avais pris la peine de te renseigner sur sa profession.

(Personnage que Kusa a choisi pour mettre sa tôlée à Loli :3 ♥):
C'est une blague ? [Feat my dear ♥] Maxresdefault

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Lolita E. Senjougahara
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posté
le Dim 28 Juil - 0:35
par Lolita E. Senjougahara
Spoiler:
Juste petit rappel pour pas se perdre !
Lolita a pris comme personnage Tina, la catcheuse.
Kusagi a pris comme personnage Helena, la chanteuse

Elle a pourtant passé une bonne partie de la journée à jouer, qu'elle en redemande encore. Mais hélas, on ne peut pas envisager moins, venant de la part de la grande xKeyp, la « droguée des jeux sans vie », comme elle a pu se faire appeler plusieurs fois, au sein de son propre foyer familial.
Si jouer seul, c'est bien, à deux, c'est mieux. Enfin, tout dépend du jeu... Mais sur un univers de baston, c'est toujours plus jouissif de savoir que l'on a rétamé un joueur réel. Surtout s'il s'agit d'un vrai rival. Et à ce niveau, Kusagi remplit parfaitement les critères.
Les premières secondes, Lolita s'est plutôt attendue à des remarques bien cinglantes de sa femme, concernant la bouffe laissée un peu partout au sol. Mais il n'en est rien, s'est-elle déjà faite à l'idée de devoir passer sa vie face à une femme bordélique au tempérament indomptable ?
Mieux encore, sans rechigner, la voilà qui s'installe à ses côtés, s'emparant de la manette, preuve qu'elle accepte l'invitation. Qui sait, elle a peut-être envie de se débarrasser au plus vite de la tâche quotidienne.
En tout cas, pour Lolita, cela ne sera pas différent d'hier soir. A part que sa victoire sera plus directe : dans ce jeu où il n'y a que deux joueurs, c'est soit tu gagnes, soit tu perds. Pas de deuxième place possible. Enfin, techniquement si, la place de la perdante en gros. Celle que la joueuse professionnelle se voit déjà donner à son épouse.

Dead or Alive, le jeu de combat très populaire pour son fan service mais aussi pour le gameplay plutôt agréable. Ce jeu qui a traversé les âges sans perdre son public. Après tout, pour être bien vendeur, quoi de mieux que des boobs et du combat ?
Quittant sa partie en cours, elle change les paramètres. Mode deux joueurs. Dans la sélection des personnages, elle s'empresse de prendre Tina, la catcheuse du jeu. Aussi spectaculaire que fluide dans ses attaques, elle livre tout le temps des combats grandioses. Et faut dire ce qui est, le catch, c'est la classe.
Sa femme, elle, se décide plutôt à prendre Helena... La chanteuse française, avec une histoire dramatique bidonne, pour attirer un minimum de public. Particulier, comme choix, aux yeux de Lolita. Les débutants ont tendance à prendre les personnages les plus beaux et basiques à jouer. Bien que la combattante blonde ait ses atouts autant au niveau du style qu'au niveau du combat, elle est rarement le premier choix des joueurs. Mais la geek se fait rapidement un avis sur le sujet : grande, blonde, bien lotie et le regard bleu... Comme Kusagi, en gros. Elle retient un sourire moqueur. Ce n'est pas si mal, après tout si son ennemie ressent autant le besoin de s'identifier à son personnage. Notre brune aura presque l'impression de mettre une raclée à sa propre femme, pour de vrai.
« Dommage que ça soit qu'une illusion » pense-t-elle.

Sans consulter la deuxième joueuse, elle fait ensuite son choix de territoire, prenant une citée où divers obstacles s'y trouvent.
L'écran de jeu ouvre alors sur le lieu du combat. Après une rapide présentation des personnages et un décompte, le combat se lance...
Et Tina, contrôlée par Lolita n'a pas même le temps d'esquisser plus de deux pas, que sa rivale se jette sur elle, enchaînant combo sur combo, et parvenant même à l'attaquer en la mettant à terre. L'avantage de Helena, c'est bien la vitesse, et Kusagi semble visiblement bien s'en servir. Mais ses attaques, ses combos... Rien ne semble être laissé au hasard. Les gens qui ne sont pas habitués au système d'un jeu de combat ont tendance à appuyer sur tous les boutons, le temps de voir lesquels sont les plus utiles. Une technique aléatoire qui marche souvent, donnant le sentiment au joueur même débutant, de se débrouiller plutôt bien. Mais il suffit de s'y connaître plus, pour comprendre que chaque personnage, chaque coup a sa stratégie.
Mais là, bien que Lolita connaît plutôt bien les mécaniques de l'ensemble des personnages de l'univers de Dead or Alive... Elle peine à rendre les coups à l'adversaire, ratant ses chance de contrer les attaques de cette dernière, les encaissant de plein fouet, et ne parvenant pas à reprendre le dessus. En résultat à cette situation, sa jauge de vie fleurte rapidement avec le zéro, tandis que celle de Helena ne descend qu'à peine à la moitié.
Alors, le premier round se finit sur la victoire de son épouse.

- C'te bordel... C'était quoi ça ?

Mais pas le temps de souffler ! Car déjà, le jeu ouvre sur la deuxième manche. Si Helena a eu l'avantage du premier coup, cette fois, sur ses gardes, le personnage de Lolita parvient à contrer sa première offensive, avant de lui asséner un coup en retour. Mais bien qu'elle a su tirer profit de sa garde, son adversaire change rapidement de technique, prenant de recul, le temps que Tina attaque, et se retrouve à gesticuler dans le vide, pour ensuite lui sauter dessus, et lui faire mordre la poussière. Littéralement... Car il ne faut pas trente secondes, pour que de nouveau, le personnage catcheur se retrouve à terre, K.O.
Double victoire de Kusagi.

La mâchoire tombante, les yeux grands ouverts, la joueuse reste scotchée à cet écran affichant en lettres capitales la victoire de sa femme. Jamais, au grand jamais, elle n'a perdu face à des joueurs débutants ou casuels, sur des jeux qu'elle maîtrise autant. Et impossible pour elle de protester, prétendre que le jeu a été truqué, hacké, étant donné que c'est le sien. Alors quoi ?...
Abandonnant sa manette et visiblement l'idée de refaire une partie, la blonde se lève, et se dirige vers la cuisine. Ce n'est qu'à ce moment, que Lolita arrive enfin à retrouver la parole, pour marmonner juste un mot, traduisant tout son trouble.

- Mais...

Elle se laisse choir sur le dos, s'écrasant entre ses provisions, laissant bientôt sa chevelure s'emmêler dans les miettes des chips et biscuits. Abattue (c'est le terme, d'ailleurs), plus rien ne compte pour elle, de toute façon.
Cela ne fait que deux jours, et pourtant Kusagi l'a de nouveau mise si bas. Une chose pareille, est-ce vraiment possible ? Si d'un point de vue extérieur, la joueuse peut avoir l'air bien ridicule de s'écrouler pour si peu, cette dernière, ayant perdu la face, ne le voit pas de la même façon. Si, dans ce pour quoi elle excelle, elle n'arrive même pas à tenir tête face à des gens tels que sa femme, alors elle n'a rien à faire dans le monde du jeu.

- Bon, j’ai la flemme de préparer à manger. Donc je vais commander, tu veux quoi ?

- Juste le skill qui m'a manqué pour te mettre une raclée...

Douloureux aveu qu'elle rumine tout bas, ne cherchant pas spécialement à se faire entendre. Puis, se redressant d'un coup en position tailleur, les mains sur ses chevilles, elle décide de mettre de côté son amertume, répondant plus sérieusement à la question.

- 'Fait trop chaud. Prends-moi des sushis, steup'...

Car, bien qu'elle n'ait pas vraiment d'appétit après tout ça, ses rations de survie se sont envolées tout au long de la journée. Et elle ne se voit sûrement pas sortir s'acheter quoi que ce soit.
Lâchant un soupir, elle se redresse,  et se dirige à son tour dans la cuisine, prenant la première place disponible. Elle croise alors les bras sur la table, et pose son menton sur ces derniers, le regard suspicieux fixant sa femme.
Deuxième au jeu de course hier, victorieuse à un jeu de combat aujourd'hui... ça en fait trop d'un coup. Et cette fois, Lolita ne compte pas passer à côté de ça.

- Meuf. T'as déjà joué à Dead or Alive, hein ? Avoue.

Curiosité ? Ou simple besoin de se rassurer rien qu'un peu ?
Kusagi Senjougahara
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le Dim 28 Juil - 2:35
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Dead or alive était ton jeu préféré sur tous les jeux de bastons où tu excellais. Ayant saigné ce type de jeux-vidéos pendant un certain temps de ta vie étudiante, ton skill en la matière était plutôt impressionnant. Apparemment ta femme s’attendait à gagner à coup sûr. Elle fut énormément déçue du résultat puisqu’elle sembla plus que dépitée face à sa cuisante défaite. Dans le fond, tu jubilais intérieurement du désespoir de ton épouse. Un petit « Tiens ! Dans tes dents ! » Mais tu restais muette car le silence était la pire des tortures quand une fierté s’est retrouvée bafouée aussi sauvagement. La voyant se laisser tomber sur le canapé comme une véritable carpette, tu riais dans ton fort intérieur comme si tu venais d’assigner un coup de fouet sur ses petites fesses de petite prétentieuse.

Toutefois, tu pus entendre cette fameuse phrase qu’elle prononça doucement comme pour ne pas se faire entendre « Juste le skill qui m'a manqué pour te mettre une raclée... » Oh mon dieu… tu ne pus retenir un pouffement de rire face à cette remarque. Ce fut plus fort que toi. Tu avais été impitoyable pendant cette partie et tu le savais pertinemment. Faut dire qu’elle t’avait défié sur ton terrain. Hier, elle t’avait foutu une dérouillée monstrueuse sur ce jeu de kart et tu avais su te montrer très calme. Bien que tu te moquais éperdument de gagner ou non, mais cette fois-ci tu voulais qu’elle se sente comme une moins-que-rien. Tu lui en voulais à ce point pour ce réveil dégueulasse ? C’était ta vengeance, oui.

Quand elle te répondit finalement des sushis. Tu commandas le tout en restant raisonnable pour toi et tu optas pour quelque chose de plus volumineux pour ton épouse. La raison ? Il fallait que tu fasses quelques provisions pour elle. Manquerait plus qu’elle mange d’autres cochonneries. La commande étant faite, tu posas ton téléphone portable sur la table en terminant ton verre de jus d’orange. Puis elle te posa cette fameuse question. Hm… allais-tu lui avouer la vérité sur ton pedigree de gameuse ? Non. Hors de question. Elle risquerait de te bassiner pendant un moment avec ça. Et puis tu ne souhaitais pas spécialement avoir un point commun avec elle. Ce serait la chose de trop. Une preuve de plus que l’Incontestable avait raison sur une potentielle compatibilité. Donc tu ne souhaitais absolument pas prouver par a + b que cette stupide machine avait potentiellement raison. Plutôt crevée pour le moment…
Tu posas doucement le verre avant de hausser les épaules d’un ton calme et assez amusé d’ailleurs. Bon, tu jubilais toujours face à ce sel de mer qu’elle était en train de te déverser.

- Hm… J’ai dû y jouer pendant mes années de lycée. Deux, trois fois peut-être.


Répondis-tu en faisant mine de réfléchir alors que tu te souvenais parfaitement des nombres d’heures que tu avais passé sur ce jeu. Et franchement… ça se comptait en mois… Tu souhaitais l’enfoncer plus bas que terre. Tu ajoutas donc.

- Ne fais pas cette tête. Je me doute que le personnage que tu as choisi était celui que tu maîtrisais le moins et que tu as fait exprès de perdre car tu avais pitié de moi. Fais pas ta fausse modeste.


Tu enfonçais le couteau dans la plaie comme une véritable bouchère. Pas de quartier et pas de pitié pour ton épouse. Tes yeux se posèrent sur Lolita en souriant avec ce petit rictus faussement innocent. Bon… faut avouer que tu cherchais très certainement la bagarre. Ou la voir péter un câble pour avoir perdu contre une « débutante ». Ou même espérer observer une petite crise venant d’elle. L’observant pendant sa transe impulsive et enragée de joueuse professionnelle serait une expérience très enrichissante et jouissive. Quoi ? Etais-tu sadique à ce point ? Pour le coup, tu n’allais pas te montrer gentille avec quelqu’un qui t’avait fait comprendre qu’elle n’avait pas l’intention d’être ton amie à défaut d’être ton épouse. T’approchant d’elle, tu déposas tes lèvres sur les siennes comme pour respecter le fameux contact habituel mais bizarrement tu ressentais comme un arrière goût assez amère et salé… Avait-elle ravalé sa fierté au point de s’en mordre les lèvres ?

- Et puis tu ne maîtrises peut être pas assez ce jeu ? Tu ne peux pas être parfaite sur tout type de jeux-vidéos. Par exemple les jeux de…  guerre non ? C’est très compliqué, pas vrai ?


Connaissant les FPS les plus connus, tu faisais mine d’absolument pas t’y connaître. Tu avais entendu et testé plusieurs d’entre eux. Notamment Overwatch [héhéhé], Black Ops, Destiny, Battlefield, Paladins et encore pleins d’autres encore. Ce n’était pas ta tasse de thé, tu préférais les jeux de stratégie tel que HeartStone ou les MMORPG, mais ta vraie drogue était bel et bien les jeux de bastons. Il fallait rester crédible aux yeux de ta femme. Soupirant doucement, tu t’approchais de la vaisselle pour commencer à mettre la table, le livreur t’avait assuré qu’il serait présent dans environ une petite demi-heure, autant être prévoyante car sans mentir, tu avais une de ses faims… Tu pourrais manger un éléphant. Malheureusement, tu savais te montrer beaucoup trop raisonnable pour te gaver comme autrefois.. La maturité t’avait fait presque presque tout ton fun.. la fougue de ta jeunesse… Peut être avec un peu de chance et beaucoup de temps, ta femme réussira à te faire redécouvrir cette partie de toi… Mais pour le moment, cela semblait assez compromis et un chemin très long à parcourir…

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Lolita E. Senjougahara
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le Jeu 1 Aoû - 1:05
par Lolita E. Senjougahara
Suspendue à ses lèvres, attendant le verdict, Lolita observe Kusagi poser son verre, avant de lui répondre. Mais ces quelques premières paroles la surprennent d'autant plus. Dans quel univers, une personne ayant à peine touché à la manette la battrait sur son propre terrain ? Mais à peine doit-elle encaisser cette révélation que son épouse enfonce le clou. La voilà qui la lui fait à l'envers, prétextant qu'elle sait très bien que Lolita ne se serait pas mise à fond, juste pour la laisser gagner. Frappée en plein cœur, la joueuse grimace de plus belle. « Non, elle se fout juste de moi, c'est pas possible ! » se hurle-t-elle intérieurement. La voilà coincée entre l'idée d'avouer que non, elle ne s'est pas laissée faire, juste pour lui faire cracher le morceau, et entre l'idée de jouer dans son jeu, juste pour garder un peu de fierté. Indécise, elle reste dans le silence. Mais ce sourire idiot que sa femme s'obstine à garder en s'adressant à elle... Lolita aurait cruellement envie de le lui faire ravaler, à cet instant.
Dans l'impasse, elle se terre dans le silence, ne préférant pas répliquer. Mais sa femme ne semble pas prête à la laisser tranquille. Sans prévenir, la voilà qui vient à elle, déposant un baiser sur ses lèvres. Sous la surprise, Lolita n'a pas même le temps d'esquisser un mouvement, que déjà, sa femme retourne à sa place... Et en rajoute une couche, encore.
La grande xKeyp, ne pas maîtriser un de ses jeux de prédilections ? Ne par être parfaite ? La vie en couple s'annonce rude, mais désire-t-elle réduire la sienne ?
Décidant de se reprendre en main au plus vite, avant que sa femme ne se rende compte (si ce n'est pas déjà le cas) qu'elle bouillonne de l'intérieur, la brune finit par reprendre la parole, rebondissant tout d'abord sur ce baiser volé.

- Eh bah ? ça devait pas être si mauvais, si madame vient en chercher d'elle-même.

Elle n'ignore pourtant pas qu'il s'agit là de l'ordre de l'Incontestable. Et sûrement pas du libre arbitre de sa chère femme. Mais se dire qu'hier Kusagi était comme bloquée, à deux pas d'elle, incapable de venir l'embrasser comme elle vient de le faire... Cette petite pensée fait sourire la joueuse, qui, reprenant un peu plus d'entrain, est déjà prête à la narguer un peu.

- Yep, les jeux de « guerres », comme tu dis, c'est pas pareil. Là, 'suffit pas d'appuyer sur toutes les touches de la manette hein. Faut plus de skill. Que ce soit pour le tir dans les FPS, ou la stratégie dans les MOBA et tout... Oh, et puis, tu dois pas piger tout ça. Mais savoir conduire un kart ou spammer les touches, c'est déjà pas mal hein ! Si tu veux, je t'apprendrai un peu, sur d'autres jeux.

A ces mots, un petit sourire hypocrite se trace sur son visage, désirant lui rendre la monnaie de sa pièce. Kusagi, une énorme chanceuse ou une joueuse qui se cache ? Lolita n'en sait rien, mais elle compte bien lui faire ravaler chacune de ces paroles piquantes.
Ne lui laissant pas le temps de répliquer, elle se libère de sa place, préférant retrouver son éternel salon. Un jour, il faudra bien qu'elle retourne sur son PC, cependant... Lasalle de séjour est si vaste, elle compte bien en profiter un peu.

- Bon, il commence à faire faim ! J'espère que ton livreur est pas du  genre à trop traî...

Se coupant net dans son élan, quelque chose alerte Lolita. Une petite odeur familière et infâme, sans qu'elle ne découvre tout de suite l'origine de cette dernière. Fouillant la pièce des yeux, elle réalise que le chaton a disparu. Depuis quand l'a-t-elle perdu de vue ? Oh, juste quelques heures, sûrement...
Looki, elle ne l'a que depuis quelques mois, mais elle sait déjà à peu près comment cette petite boule de poil fonctionne. Lorsqu'il est heureux, il se montre, est très joueur. Lorsqu'il est stressé, il en vient rapidement à se calmer dans un coin, à sa façon. Quoi de plus stressant pour un chaton que de changer de maison et de perdre ses repères ?
Alors cette odeur...

- Merde.

Le terme parfait. Mais aucune trace de l'animal dans la pièce de séjour.

- Dis Kusagi... T'as pas laissé la porte de ton bureau ouvert hein ?
Kusagi Senjougahara
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le Jeu 1 Aoû - 18:19
par Kusagi Senjougahara
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Bien sûr que tu étais une joueuse, une très bonne joueuse d’ailleurs. Mais tout ceci était du passé, tu n’avais nullement envie de remettre ça sur le tapis. Ce changement de passion était dû à ton amant Alex… celui-ci détestait les jeux-vidéos et par amour, tu avais fait un trait dessus pour ne pas le décevoir. Même s’il t’arrivait de jouer compulsivement sur ton téléphone ou même sur ta console portable quand personne ne pouvait te voir. Il fallait que cette partie de toi reste secrète. Même si ton époux demeurait une joueuse professionnelle, l’envie de partager cette passion avec elle n’était pas d’actualité et ne le sera très certainement jamais. Puisque tu avais pour projets de ne jamais tomber amoureuse de cette femme… Elle avait le même sexe que toi ! Comment pourrais-tu un jour éprouvé un quelconque sentiment envers elle ? Impossible, l’Incontestable pouvait aller se rhabiller. Tu ne lui accorderas pas ce plaisir.
Le baiser que tu offris à ton épouse était davantage une provocation pour appuyer sur sa rage déjà bien présente. Une sorte de pique supplémentaire pour la faire enrager d’avance. Tu ne pris d’ailleurs pas la peine de répondre à sa première interrogation et tu la laissas « t’expliquer » ce qu’était un FPS, prenant même un air impressionné alors qu’en réalité, tu savais très bien de quoi il s’agissait. Ah làlà… si elle savait qui elle avait en face d’elle. Puis une odeur désagréable vint à caresser tes narines tandis que Loli demandait quand le livreur arriverait… Fronçant les sourcils, tu vis finalement que ta femme était légèrement inquiète. Avait elle perdu quelque chose ? Finalement, elle te demanda si tu avais laissé la porte de ton bureau ouverte.

- Si j’ai aérer la pièce, pourquoi ?


Réfléchissant quelques secondes, tes yeux se posèrent sur l’arbre à chat présent dans la pièce et l’odeur qui se dégageait de ton bureau se faisait de plus en plus nauséabonde. Un soupir s’échappait de tes lèvres avant que tu ne te rendes dans ton autre lieu de te travail. Ouvrant grand la porte, tu clignas des yeux un instant face à la claque odorante que tu venais de te prendre, t’approchant du coin de la pièce. La petite boule de poil s’était caché derrière un meuble et avait… vomi et déféqué sur le sol… Heureusement que c’était du lino… Secouant la tête, tu murmurais doucement à la petite bête pour que Loli n’entende pas.

- Bah alors mon chat… on est stressé à cause du déménagement ? Ce n’est pas grave, je vais nettoyer. Mais que ça ne devienne pas une habitude d’accord ?


Tu ne cherchas même pas à le toucher. Le pauvre devait déjà assez se sentir honteux pour que tu ne viennes en plus empiété sur son espace personnel. Attrapant des linges ainsi que ta poubelle pleine de papier, tu nettoyais le tout en usant d’autres produits qui étaient rangé dans ton bureau. Ouvrant légèrement la fenêtre pour que la bête ne puisse pas sortir. Tu vaporisas un produit particulier qui maîtrisa l’odeur en quelques secondes, puis tu allumas des bougies pour retrouver une magnifique odeur de vanille dans la pièce.
Ton regard se pointa sur la bête qui sortait de sa cachette, tout penaud, tu le laissas sortir du bureau avant de fermer la porte derrière toi. Le livreur sonnait à la porte, attrapant ton porte-monnaie tu allas jusqu’à l’entrée pour lui donner son pourboire et prendre la commande.

- Le repas est servi. La prochaine fois, n’oublies pas le chat. Il a besoin d’attention à ce stade de sa vie.


Tu commenças à mettre les plats dans les assiettes, puis tu servais l’eau dans les verres. Croyait elle vraiment que tu allais martyriser cette pauvre bête qui avait juste pas de chance et n’avait pas réussi à contrôler ses intestins ?

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Lolita E. Senjougahara
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posté
le Dim 4 Aoû - 0:22
par Lolita E. Senjougahara
- Si j’ai aéré la pièce, pourquoi ?  

- Ah.

Un « Ah » qui résonne bien fort dans la pièce, suivi d'un silence, comme pour appuyer sur le fait que ça pose sérieusement problème. Pourquoi ? Car en mettant le pied dans le hall d'entrée, l'odeur se fait plus forte et nauséabonde, mais aucune trace de la boule de poil ou de quoi que ce soit. Le bureau de Lolita ainsi que les toilettes sont fermés, alors en effet... Il ne reste que la pièce de Kusagi.
Ironie du sort. Madame désire aérer sa pièce et voilà qu'elle empeste.
Doublée par cette dernière, Lolita laisse sa colocataire passer en première dans son espace personnel. Et sans faire de manières, elle la rejoint, s'arrêtant dans le cadre de la porte. Instinctivement, elle se pince le nez pour se protéger de cette senteur abominable. Alors, dans un coin, elle retrouve enfin son familier, en boule, ne parvenant pas même à affronter son regard à elle. Autour de Looki, c'est un mélange affreux qui s'étend.
Empathie, confusion et agacement s'entremêlent dans l'esprit de Lolita. Si elle voit bien que son pauvre animal ne se sent clairement pas bien, l'idée de se fritter une nouvelle fois à sa femme ne la réjouit pas du tout. Et rapidement, la colère prend le dessus.

- Looki, bon sang ! T'as une litière en plein milieu du salon. Si tu veux dégueuler ou chier, t'as ton espace.

Des paroles certes strictes, qui ne feront certainement pas sens au chaton. Pire encore, de par le ton sévère, elles ne font qu'accentuer sa crainte. Mais dans un élan plus tranquille, Kusagi vient à sa rencontre. Lolita craint quelques secondes durant que sa femme ne le chasse brutalement, mais c'est une toute autre scène qui se déroule.
Armée de sa sagesse et de son calme, Kusagi prononce tout bas quelques paroles aussi douces que le ton qu'elle utilise. Déjà, le chaton semble se détendre, et lui adresse un regard craintif et touchant à la fois. Puis, sans chercher à s'imposer, la blonde s'occuper ensuite de nettoyer.
Surprise, Lolita regarde la scène sans rien ajouter. Elle qui s'est attendu à plus de remontrances de la part de sa épouse... A sa place, elle ne se serait pas gênée, elle, pour gueuler un coup. Et à vrai dire, elle a pensé à devoir se charger de tout ça elle-même, se sentant tout de même responsable des galères de son chat.
D'ailleurs, ce dernier finit par en profiter, et s'enfuit de la pièce, pour retourner dans le salon. Le suivant du regard, Lolita préfère s’éclipser elle-aussi.
Mais à peine a-t-elle le temps de passer la porte du salon, que l'on entend l'interphone sonner. Ce à quoi sa femme s'empresse de répondre.
Disparaissant quelques minutes, le temps de prendre leur commande et de la régler, Lolita, de son côté, part chercher son porte-feuille. Elle ne sait pas pour combien elle peut en avoir, mais compte bien s'en défaire.
Lorsque Kusagi réapparaît, sans une parole, elle se dirige dans la salle à manger, les bras chargés de sacs. Après avoir signalé que le repas est prêt, elle se permet aussi une petite remarque, concernant son chat, ce à quoi, Lolita tique.

- Ohé. C'est mon chat, hein. Je sais encore m'en occuper. Il est juste un peu perturbé par le changement.

Affichant une moue boudeuse, croisant des bras, la jeune femme est piquée au vif, hésitant entre la carte de la mauvaise foi et celle de la culpabilité qui résonne en elle. Mais Kusagi détient la bouffe, ce qui aide rapidement Lolita à trancher.

- Hmm. Mais j'suis désolée pour tout à l'heure. Pour le tas de merde, je m'en serais occupée si tu me l'avais demandé. Bon et puis... J'te dois combien pour les sushi ?

Pas qu'elle désire vraiment lui montrer une facette d'elle un peu plus responsable et conciliante, mais pour le coup, c'est toujours mieux que de passer pour une malpropre sans âme.
Après avoir réglé cette dernière affaire, décidant toute seule de passer à autre chose, la brune se hâte à s'installer à table, découvrant différents plats face à elle. Elle s'arme de ses baguettes, et explorant des yeux le contenu de la table, elle lance :

- J'ai la daaalle ! Ça a l'air trop bon. T'as pris quoi ? J'veux goûter !

Mais, coupant Lolita dans son enthousiasme, un invité semble bien déterminé à quémander sa part. Bondissant sur la chaise voisine de la brune, Looki semble intrigué par la nourriture présentée.

- Ah non, viens pas encore me casser la tête, toi. Bouge !

Déjà, accompagnant son impératif par des gestes, elle commence à secouer la chaise sur laquelle son ami animal vient de se poser...
Kusagi Senjougahara
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le Mar 20 Aoû - 22:52
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Pourquoi s’en prendre à un pauvre chaton qui ne rendait même pas compte de sa petite bêtise ? Ce serait démesuré et cruellement stupide. S’il n’avait pu se contrôler et avait fini par se soulager dans ton bureau, tu n’allais guère le chasser comme un vulgaire indésirable alors qu’il devait surement éprouvé assez de honte comme ça. Ton but n’était pas de l’enfoncer mais simplement lui faire comprendre que ce n’était pas grave. Comment aurais-tu réagi si c’était ton enfant ? Aurais tu pu te montrer aussi impitoyable que ton épouse face à un comportement déviant ? Non. Ce fut donc pour cette raison que la colère ne te gagna pas et que tu restas très calme.
Tandis que tu mettais la table, ta femme te fit comprendre qu’elle savait prendre soin de son chaton. Un rire moqueur et sarcastique manqua de s’échapper de tes lèvres tandis que l’ironie envahissait ton esprit. Toutefois, rien ne put sortir de ta bouche. A quoi bon se battre avec une demoiselle pensant tout savoir ? Un léger soupir ne put rester coincé dans ta gorge alors que tu disposais convenablement les assiettes ainsi que le contenu. Tes épaules se haussèrent, Lolita s’excusait pour son animal et demandait même combien elle te devait pour le repas. Secouant doucement la tête avant de t’asseoir pour commencer à manger ton chirashi, tu répondis sagement et calmement.

- Ce n’est rien, de toute évidence même s’il s’agit de ton chat, nous devons partager notre quotidien. C’est à dire aussi réparer les bêtises faites par notre animal de compagnie. Ça ne me gêne pas. Et tu ne me dois rien du tout, c’est moi qui ai décidé de commander.



Commençant à mâcher une tranche de sashimi de thon rouge, avec un peu de sauce soja. Ton épouse semblait vouloir goûter à ton repas alors que tu avais pris la peine de prendre quelque chose de beaucoup plus léger contrairement à l’assiette que tu lui avais commandé. Tu lui en fis toutefois profité avant de froncer les sourcils en voyant le comportement puéril de la demoiselle. Manquant de sortir de tes gondes, ton calme imperturbable venait à être titillé et tu attrapas le chaton ainsi que ton assiette. Attrapant une demi-douzaine de morceaux de thon pour les faire cuire dans une poêle huilé, puis tu pris la gamelle présente sur le sol afin de mettre ta petite préparation dedans, reposant le contenant sur le sol, le mignon petit animal put autant en profitant que toi. Ce serait égoîste qu’il ne puisse pas manger quelque chose de différent ce soir, n’est-ce pas ?

- Manges bien, petit chat.



Silencieusement, tu revins à ta place pour terminer le peu qui te restait dans ton assiette. Tu ne souhaitais pas rentrer dans une nouvelle dispute, tu n’en avais pas le courage ni l’envie. Ta journée avait été beaucoup trop fatigant pour une énième embrouille.
Tes yeux se posèrent sur la demoiselle qui sentait les chips ainsi que le soda. L’envie de dégobiller te titillait la gorge avant que tu n’entraines ton épouse une fois qu’elle termina son assiette. L’attrapant par le bras, tu l’emportas directement dans la salle de bain avant de la pousser toute habillée dans le bain qui avait déjà coulé, elle était tiède. Tes iris ne quittaient pas la brunette qui demeurait déjà trempée.

- Ton alimentation ne me convient pas. Ton parfum de nourriture bon marché enivre la maison. Prends un peu plus soin de toi, je te pris. Si tu continues à être comme ça, j’ai bien peur que le moment venu, je ne veuille pas que tu me touches.



Il faut croire que ta passivité venait de partir en sucette, voilà que tu la provoquais. L’observant silencieusement, tu pus voir son soutien gorge ainsi que sa culotte. Sans grande surprise, elle avait une poitrine raisonnable comparée à la tienne. Et dire que bientot, vos deux corps devront s’unir. Un frisson de dégoût parcourait ton échine face à un tel songe.

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le Ven 23 Aoû - 1:15
par Lolita E. Senjougahara
Lorsqu'il voit sa maîtresse s'agiter et le gronde de nouveau, Looki se tourne vers Kusagi, la fixant d'un air battu. Sans doute a-t-il déjà compris qu'il gagnerait plus avec elle. Et ça se révèle très vite être vrai. Sans adresser ni un mot ni un regard à sa femme, la grande blonde se lève et lui prépare une gamelle de morceaux de thon cuits avant de la lui livrer. Le chaton, s'il ne peut s'exprimer, semble ravi, et se frotte quelques secondes à la jambe de sa nouvelle amie en ronronnant, avant de se ravitailler. D'un œil accusateur, Lolita ne cache pas son agacement.

- Pff. Bah tu te plaindras pas quand tu verras qu'il quémandera Tous les jours, à Chaque repas.

Car ça, elle l'a vécu. Elle avait réussi à débarrasser sa petite boule de poil de cette fâcheuse habitude, bien qu'il lui est arrivé de tenter, de temps à autres. Mais une fois que quelqu'un cède... C'est fichu, en plus de ses croquettes et de sa bouillie, il reviendra réclamer sa part du repas, à chaque fois que l'on se met à table.
Mais plus que ça, c'est d'autres mots qui lui reviennent et restent en tête. « Notre chat ». Vraiment ? Looki, le petit familier légendaire qu'elle a drop dans un coin paumé, qu'elle a logé nourri répar... Soigné ? Son compagnon d'infortune à Elle, et rien qu'à Elle ! « Notre chat » ? Elle zieute le chaton, dévorant le contenu de sa gamelle, avant de reposer un regard énervé à sa femme. Non, ce qui est à elle est à elle, c'est tout. Mais rien que l'idée que son chaton se tourne plus vers l'autre blonde sortie de nulle part que vers elle la ferait presque bouillir.

Mais bon, une engueulade à la fois, et la joueuse préfère finir tranquillement son repas, avant de retourner se divertir... Enfin. C'est ce qu'elle aurait voulu, avant que Kusagi ne la traîne par le bras à toute vitesse en dehors de la cuisine.

- Wow eh mais qu'est-ce que tu fous !

Sa femme ne se donnera pas la peine de répondre, préférant sûrement l'acte à la parole pour ce coup. Arrivées toutes les deux dans la salle de bain, elle la pousse violemment dans la baignoire remplie d'eau, et Lolita se retrouve à quatre pattes dedans, faisant gicler une bonne vague. Comme si cela n'est pas suffisant, la brune entend dans son dos sa femme lui faire la leçon sur son hygiène.
La joueuse stupéfaite par ce qu'il vient de se passer, provoque d'autres remous dans cette eau déjà bien agitée en se retournant, pour faire face à son adversaire. Elle croit halluciner, en vient à bugger quelques secondes. C'est vraiment sa femme qui vient de la foutre dans la baignoire, toute habillée, sous prétexte que son odeur ne la convient pas ?

- Mais grosse folle, t'as cru que t'allais faire la loi ici ?!

Réagissant au quart de tour, elle bondit sur sa femme, une main l'attrapant par l'épaule, l'autre au niveau du bassin. Et, dans une étreinte qui n'a rien de passionnel, elles basculent toutes les deux, Lolita prenant soin de la faire tomber la première dans l'eau.

- Tiens, tu veux pas m'toucher ? J'vais t'noyer dans tes conneries !

Plus colérique que sérieuse, évidemment, Lolita ne fait que la foutre dans le bain, avant de la relâcher, pour lui envoyer plusieurs charges d'eau. Bien que l'on ne pourrait presque voir là qu'un simple jeu d'enfants innocent, on sent qu'elle ne fait que déverser sa colère dans chaque nouvelle vague. Et dans tout ce joyeux bordel, c'est bien une partie de la baignoire qui se vide, tandis que les produits et l'éponge en mousse posés sur le rebord chutent au sol.
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le Ven 23 Aoû - 2:46
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Décision prise sous un coup de tête, tu n’avais guère calculé les conséquences de cet acte. Pourtant, ton instinct eut la bonté de te prévenir qu’une telle folie allait te coûter cher. C’est donc d’un regard calme que tu observais ton épouse à quatre pattes dans la baignoire. Tu fus nullement surprise par sa réplique mais plutôt par la force dont elle fit part pour te faire basculer dans la baignoire à ton tour. Mordillant tes lèvres, te voilà trempée dans le contenant après un petit combat. Tournant la tête pour tenter d’esquiver l’eau, celle-ci put atteindre ton visage plusieurs fois sans que tu ne puisses boire la tasse, tu constatais avec un léger air las tout le vacarme ainsi que le bazar présent dans la pièce. C’est qui qui allait tout ranger après ? C’était bien toi… Un soupir s’échappait de tes lèvres une fois que cette bataille d’eau prit fin, tes yeux se posèrent sur ta femme qui semblait avoir un comportement différent.

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le Lun 26 Aoû - 20:21
par Lolita E. Senjougahara
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le Mar 27 Aoû - 22:57
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?

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le Mar 3 Sep - 23:32
par Lolita E. Senjougahara


Une bonne demi-heure plus tard, c'est, vêtue d'une nuisette, les cheveux séchés, la console à la main, que Lolita décide de faire un tour rapidement dans le salon avant de pénétrer la chambre maritale. Après avoir donné la ration nocturne à son animal, elle se glisse dans le bureau de sa femme, quelques idées en tête. Toute l'aversion qu'elle accumule pour elle ne s'est clairement pas calmé après ce bain... Et, un premier désir de vengeance, bien que puéril, la fait agir. S'armant d'un stylo, elle cherche dans son sac (de travail ?) quelques dossiers à hm... Styliser, à sa façon. Alors, dans une pochette, elle tire quelques papiers, y dessinent des phallus, y inscrit quelques petites choses en gras du genre "KUSAGI + STRAPON", avec quelques cœurs... Et le tour est joué. S’éclipsant très vite, dans la peur de se faire choper, elle se dirige enfin dans leur chambre.
Sans jeter le moindre coup d’œil à celle avec qui elle partage le lit, elle se glisse sous la couette, dans le côté libre. S'adossant contre le mur, elle allume son appareil. Le son presque à fond, elle ne remarque même pas si sa voisine de chambre dort. Mais cette dernière semble s'agiter, dans le lit. Profitant de l'occasion, la joueuse prend la parole.

- Au fait. Vu ce que tu m'as fait, tout à l'heure, j'crois avoir un petit indice sur tes préférences, à ce niveau. Bah j'suis pas fan de strapon, j'préfère te prévenir.

Elle ne ressent aucune gêne à lancer une chose pareille. Puis, avec ce qu'il vient de se passer, dans la salle de bain, après tout... Et quand bien même, elle avait juste envie de la faire chier un peu. En soit, pour une femme qu'elle aurait vraiment aimée, ou désirée, elle aurait pu faire des compromis. Mais pour la Kusagi, c'était niet.
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le Mar 10 Sep - 22:23
par Kusagi Senjougahara
Seigneur pourquoi de telles épreuves ?
Quelle méchanceté tout de même… faire preuve d’un tel sadisme allait t’attribuer quelques désagréments à venir. Evidemment ta femme allait te faire payer pour une telle humiliation. Mais en avais tu réellement conscience ? Te rendais tu compte que de telles actes pouvaient avoir des conséquences fastidieuses ? Bien sûr que tu le savais. Toutefois ton instinct t’avait trompé en t’obligeant à commettre l’irréparable. Tu n’aimais pas cette femme, tu n’avais éprouvé aucun plaisir charnel à faire tout ceci.

Et pourtant un sentiment de satisfaction n’avait de cesse d’accroître dans ta poitrine. Tu avais été cruelle et fourbe. N’étant pas fière de toi pour le coup, tu avais entrepris de t’excuser auprès de ton épouse une fois qu’elle reviendrait. Mais quand celle-ci semblait enfin sortir de la douche sans prendre le temps de te regarder ou même de t’adresser une parole gentille. Ta langue resta liée et tes lèvres muettes. Un sourcil froncé face à sa remarque. Tu te demandais bien ce que cela voulait dire « strapon ». Mais par peur de passer pour une vulgaire inculte sans expérience, tes yeux s’arrêtèrent sur la dentelle d’une culotte confortable et un kimono en soie rouge. Enfilant le tout, tu haussais légèrement les épaules avant de t’allonger à ton tour sur le lit.

« Je n’aurais pas dû faire ça. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je suis navrée. »



Ah… les voilà tes fameuses excuses ? Etaient elles suffisantes pour la demoiselle ? Surement pas. Il fallait surement une explication bien plus plausible et surtout une justification digne d’un tel manque de respect en son égard.

« Je n’ai jamais eu aucune relation avec une femme. Ma curiosité a pris le dessus puis ma fierté la suivit. Peut être avais-je encore du mal à digérer ma défaite d’hier soir. Je suis très mauvaise perdante. »



Mais quelle mouche t’avait piqué de te comporter ainsi ? Cela ne te ressemblait absolument pas. L’envie irrésistible de t’enfuir de la chambre conjugale pour aller dormir dans le salon t’effleura l’esprit moultes fois. Mais l’Incontestable ne le permettrait pas. Donc tu restais assise avant de prendre en livre présent dans ta table de chevet. Tu avais tenté d’être assez discrète en dissimulant ta console de jeu portable pour éviter que ta femme puisse l’apercevoir.

« Je sais que ce n’est pas pardonnable aussi facilement. Mais je tenais à te le dire. Tu peux m’envoyer sur les roses comme tu as l’habitude de le faire, je ne le prendrais pas mal. »



Bien entendu qu’elle allait le faire. Pour toi cette situation n’avait rien eu d’humiliante, elle demeurait ta femme, celle qui allait partager le reste de ta vie avec toi. Donc pourquoi prendre mal les choses alors qu’il n’y avait pas de raisons ? Raisonnement peu tangible puisque tu n’étais pas quelqu’un de très susceptible. Ou peut être parce que ton passé ne t’avait appris à énormément relativiser.

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Lolita E. Senjougahara
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posté
le Jeu 19 Sep - 17:16
par Lolita E. Senjougahara
Elle manque presque de lâcher sa console, lorsqu'elle entend Kusagi revenir elle aussi sur ce qui vient de se passer entre elles. Elle s'est attendu à un retour bien glacé, ou à des moqueries. Tout mais... Pas des excuses. La blonde a le mérite de la surprendre, une nouvelle fois.
Consternée, Lolita se tourne vers elle, la sondant des yeux. Bien qu'elle ait toujours cette mine presque indifférente, on pouvait y lire un sentiment désolé sincère.
Avalant chacune de ses paroles, toute la frustration et toute la haine que Lolita a accumulées en elle semblent s'évanouir en un instant, quand bien même ça ne l'aurait pas tant dérangé de se chamailler une dernière fois avant le dodo. Mais comment être méchante, après des mots aussi gentils ?
Yeux dans les yeux, Lolita cherche une parade. Le moyen de se convaincre de rester cruel dans ses mots et actes, comme elle s'en est faite la promesse pour tout le long de leur vie commune.
Pourtant, avec de simples jolis mots, avec un regard aussi bleu et profond que l'océan, et une chevelure aussi rayonnante que le soleil, c'est comme si une nouvelle fois, elle se laisse faire envoûter. Et si plus tôt, c'est son corps qui l'a trahit, là, c'est juste son cœur qui semble vouloir prendre la parole.

- Ouais. T'es une putain de mauvaise perdante.

Lâchant sa console, Lolita fond sur Kusagi, et ses lèvres viennent se poser sur les siennes. Dans un baiser bien plus simple et doux. Un bref instant de tranquillité, dans lequel la brune sent quelques picotements agréables s'emparer de son cœur, en plus de ces battements fous incessants. Son visage se sépare du sien, et elle ajoute quelques mots, dans un murmure qu'elles seules peuvent ouïr.

- Mais tu peux presque être mignonne des fois.

Puis, elle se replace sur son côté du lit, reprenant en possession son appareil. Avant de lancer son jeu, elle check l'heure.

- Pas encore minuit. Dommage, il ne comptera pas pour demain celui-ci !

Dans cette plaisanterie légère, elle adresse un petit clin d’œil à sa femme.
Puis, comme si de rien n'était, elle lance une partie, dans l'idée de se fondre à nouveau dans l'univers virtuel.
… Et pour fuir la réalité, en fait. Car elle n'arrive pas à expliquer son action, ce qu'elle vient de faire... Ni cette drôle de sensation qui parcourt tout son corps. Le bain est pourtant terminé, tout est passé, non ? Alors pourquoi elle se sent presque secouée quelque part ? Puis tout ça là... Ce bisou inutile, vu qu'elles se sont déjà embrassées plusieurs fois, plus tôt dans la journée... C'était juste pour dire qu'elle accepte ses excuses ! C'est juste une trêve, rien de plus ! Enfin, elle aurait voulu se le dire, s'en convaincre...
Mais d'ailleurs, cette trêve...
Elle se retrousse les lèvres, un air gêné, en repensant à ses graffitis, sur les documents de Kusagi qu'elle a faite plus tôt, dans un esprit de vengeance. Cette dernière aura une belle surprise, une fois au bureau.
Tant pis. Les trêves ont toute une fin, en ce qui concerne Lolita.

Le lendemain, c'est vers à peine une heure de l'après-midi que la joueuse refait surface dans le monde de la réalité, se libérant de son sommeil sans rêve. Checkant son portable, elle aperçoit qu'elle a loupé quelques appels... Et le nom du contact qui s'affiche, elle aurait espéré ne pas le voir avant un bon moment... Eva Senjougahara. Sa chère grande sœur, une vipère prête à tout, pour réussir et attirer le regard de ses parents. Lolita aurait pu médire dessus des heures durant, mais les événements récents font qu'elles ont fait la paix. Ou qu'elle n'a pas trouvé d'autres moyens que d'accepter la paix, lorsque sa grande-sœur est venue à sa rescousse quand elle a été en piteuse état. Depuis, sans trop grande enthousiasme, Lolita accepte de garder contact avec elle, la voir de temps à autres, dans l'espoir de peut-être un jour pouvoir réellement l'apprécier, et oublier leur passé assez tumultueux. Mais bon, ça ne la force pas pour autant à répondre à tous ces appels hein. Ni a la rappeler, si elle les a loupés. Eva attendra.

Pour ce troisième jour, Lolita a un petit programme pour sa journée. Aller chercher le reste de ses affaires chez elle, mettre un peu d'ordre, et se remettre au stream, dés ce soir. Et peut-être faire chier un peu Kusagi, juste « au nom des tâches de l'Incontestable ».
Après avoir quand même traînassé un peu sur son ordinateur, elle décide de s'y mettre, et sort de chez elle pour se mettre en route.
Pour l'allée, elle décide de se dégourdir un peu les jambes, et prend le métro afin de se rendre à son ancien foyer. Une fois qu'elle sera chargée de valises, elle contactera un taxi, ça sera plus simple.
Une bonne heure plus tard, elle finit par trouver son appartement. Et alors qu'elle s'avance vers le hall de l'immeuble, elle voit sur le chemin une personne dont elle reconnaît tout de suite les traits, le style exagérée... Bordel, on ne lui échappe jamais.

- Te voilà ! Ça fait quelques minutes que je suis là, j'ai failli laisser tomber... Tu m'as inquiétée tu sais ! Tu ne réponds pas à mes appels maintenant ? Et la propriétaire des lieux vient de me dire que tu n'habitais plus ici. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Arrivant à son niveau, Lolita distingue plus précisément cette personne. Ce visage aux traits parfaits, sous une bonne couche de maquillage. Eva, dans toute sa splendeur. Même hors de la scène, des caméras, elle garde toujours son rôle.
Les lèvres de Lolita s'ouvrent, manquent de sortir une excuse bidon. Un argument, n'importe lequel. Mais à quoi bon lutter, la vérité est là.

- Je suis mariée.

Les yeux de la grande-sœur s'ouvrent grand, quelques secondes de silence se font... Avant qu'elle ne se jette sur sa cadette, la prenant dans ses bras avec énergie.

- Oh, Lolita ! Je suis si heureuse pour toi ! Quelle chance, vraiment... !

A cet instant précis, la joueuse réunit toutes ses forces pour se contrôler. Ne pas rejeter Eva. Ne pas lui hurler dessus. Ne pas mettre fin à cette entente naissante. Elle est soit juste débile, soit cruelle pour lui faire part de ses vœux de bonheur, alors qu'elle sait pertinemment que sa petite-sœur n'a pas un très bon avis de ces mariages. Se contentant de soupirer, elle la laisse faire une bonne vingtaine de secondes.

- Quel est son nom ? Sa profession ? Dis-moi tout !

- Eva... Désolée, mais j'suis là juste pour faire mes cartons et rentrer chez moi. Peut-être qu'on peut se voir une aut...

- Mais absolument ! Je comprends que tu dois être en plein déménagement. J'ai une idée ! On a qu'à faire tes affaires ensemble, je suis venue avec ma voiture, tu n'auras qu'à tout mettre dans mon coffre. Puis on ira chez toi, que je puisse faire sa connaissance !

- Quoi...

Déjà, Eva traîne sa sœur par le bras, en direction de l'entrée. Mais même à bout, la joueuse ne compte pas se laisser faire.

- C'est peut-être trop tôt.

- Pour que je fasse sa rencontre ? Ou que les parents l'apprennent ?

Le mot « parents » fait tilter Lolita, bien qu'elle ne comprenne pas trop ce qu'ils viennent faire là-dedans.

- J'imagine que tu ne leur as pas encore dit la nouvelle. Je peux m'en charger.

Cette menace à peine voilée, qu'elle prononce avec un sourire qui pue l'hypocrisie. Alors c'est ça ? Soit elle a ce qu'elle veut, soit elle la fait chier encore en utilisant les parents ? Bien sûr qu'ils le sauront un jour ou l'autre. Et même s'ils ne cessent de casser du sucre sur son dos, la rejettent, lui font comprendre qu'elle est la honte de la famille, ils trouveront le moyen de mettre encore plus le bordel dans sa vie, lorsqu'ils seront au courant. D'autant plus que sa famille n'est pas spécialement ouverte d'esprit, alors apprendre qu'il s'agit d'une femme et pas d'un homme...
C'est pour cette raison, que Lolita préfère rester dans le silence. Juste encore, quelques temps. Un problème à la fois.
Face à cette provocation, Lolita fulmine, et se laisse sortir de ses gonds.

- Tu vas vraiment la jouer comme ça ?

- Je veux juste savoir à qui ma sœur à affaire. Je suis de ton côté, tu sais. Mais si tu ne fais pas l'effort, je n'en ferais pas non plus.

- Mais tu crois faire plaisir à qui en faisant ça ?

La jeune mariée n'écoute même plus les arguments que sa sœur déballe. Soi-disant pour veiller sur elle, pour jouer son rôle de grande sœur, pour... Au diable toutes ses conneries ! Et qu'elle aille en enfer elle aussi !

- Tu sais quoi, qu'importe. On va y aller à deux, si tu y tiens tant. T'as pas intérêt à en toucher un mot aux parents, c'est à moi de le faire.

Elle serre les dents, prend une grande inspiration.

- S'il te plaît.

Ravie de cette décision, bien que prise à contre cœur, Eva affiche un petit sourire. Et, fermant le pas, elle la suit, en direction de son ancien appartement.
(presque) discrètement, Lolita se rue sur son portable, pianotant sur son clavier. Un premier message s'envoie à l'e-mail de Kusagi, pour la prévenir de l'affaire.
Car après tout, cette nouvelle épreuve aussi, elles vont le vivre à deux.
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