Dana O'Neill [II]
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Dana O'Neill [II]
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Dana O'Neill [II]
posté
le Ven 12 Juil - 0:24
par Dana O'Neill [II]
Rappel du monde:
A celle que j'étais~ Uyyg Adulte
A celle que j'étais~ Lbmf 5 ans

Présentation du personnage:
Dana évolue à Sin Theatre. Ce monde est contemporain et fantastique. La magie existe mais est encore cachée aux moldus. Seuls les anciens de Sin – qui est une école – et les étudiants actuels , plus deux-trois cas particuliers, savent l'existence de la magie.

Et dans tout ça, Dana est irlandaise et, comme toutes personnes ayant passé le portail de l'école (pour elle, lorsqu'elle avait 14 ans), possède une race et un pouvoir. Sa race – Divyzia - lui permet de voir son jumeau mort-né (alors ça paraît glauque mais en fait... Non si, c'est un peu glaude. Pardon de l'interruption) qui lui est sous forme de qilin. (Pardon, je reviens, mais en fait on s'en fout pour le texte.)
Son pouvoir est à double-tranchant. Elle peut guérir n'importe quelle blessure physique. Que ce soit une coupure, une fracture, un membre manquant [#lézard] ou la Mort elle-même. Et ouais, Dana peut rez quelqu'un. Néanmoins, Dana est immortelle. Et à chaque fois qu'elle utilise ses pouvoirs, gagne des « points » de malchance. Lorsqu'elle atteint un certain point – où quand mon sadisme prend le dessus- Dana passe par des périodes de malchance qui lui pourrissent la vie. Sa pire expérience en la matière est l’événement d'Halloween où plusieurs centaines de morts ont eu lieu suite à un dérapage. Elle-même, perdant le contrôle, réanimera une ville... Avant de passer deux mois à mourir tous les 5m en dehors de chez elle.

Juste une mini-légende par rapport aux dialogue. Les dialogues de Dana adulte seront en #ff0000 et ceux de mini-Dana en #3399ff. En italique seront les dialogues en irlandais et sans italique, la langue "de base" est l'anglais. Voilà! Bonne lecture ♥

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Il y a des choses qui me sont devenues habituelles. Déprimantes lorsqu'on les voit sans une certaine force d'esprit mais malheureusement habituelles. La frayeur de l'avenir, la malchance... Et sûrement tout le reste. L'année passée, un de mes élèves – de la classe qui m'avait comme professeure référente, Alix de son nom, a trouvé ça rigolo de transformer tout le monde dans le sexe opposé. Nous avons eu Alicia, fin octobre, qui a été le point de départ d'une tuerie en masse, d'un certain point de vue cela a été notre meilleur Halloween. Enfin. N'y revenons pas.

Tout ça pour dire que j'ai l'habitude des événements bizarres. Cela ne m'inquiète plus. Ainsi, quand j'ai trouvé une mini-moi dans mon salon, je l'ai d'abord ignoré. Peu importe ce que c'était. Rien ne m'empêchera de prendre mon café matinal. Je me suis accoudée au bar pour l'observer en silence. Je la connaissait en la redécouvrant. De grands yeux verts pétillants, deux couettes que j'adorais avoir étant toute petite, deux nœuds violets dans les cheveux... Je crois que c'est feu ma grand-mère qui me les avait cousus. Et ce roux... Il me manquait tellement... Je l'avais perdu quand j'avais passé ce foutu portail.

Je me suis étirée avant d'aller chercher un débardeur pour aller avec la culotte en satin que je portais. En revenant, par réflexe, j'ai commencé à rouler un joint. Nous étions samedi... Mon week-end aurait dû être … plus lubrique que ce que j'avais sous les yeux.

- Gabh mo leithscéal ... Cé tú féin? (Excusez-moi... Qui êtes-vous ?)

Ah oui. Je parlais pas anglais à l'époque. Enfin... Pas naturellement. Je me laisse allumer le joint et la hotte afin de ne pas trop m'importuner. Pourquoi dès ma première grasse mat', alors que j'avais dans l'idée de revenir avec un amant ou deux ~, je me retrouvais devant... moi, à 5 ou 6 ans ? Et puis parler irlandais... oui je vais le faire... Mais bon... C'était quand même mon seul moyen de communication...

- Je m'appelle Dana. Nous sommes dans un rêve.
- Bien sûr! On ne peut pas se croiser. On ne plie pas le temps voyons!

Elle se releva pour m'observer et je revis mes anciennes mimiques. Elle sourit avant de se planter devant moi.

- Il est où ton chocolat? J'ai soif. Et du coup... Si tu es moi du futur...

Je lui souris doucement en retour. C'est vrai que déjà enfant, je me fichais des conventions. Jusqu'à l'apprendre. C'était rigolo... Je me retournais pour préparer un chocolat comme je les aimais. Le lait se mit à bouillir et j'en venais à en vouloir un. Un parfait au goût d'enfance. Enfin... Presque.

- Je n'ai plus de guimauves.
- Tant pis. Bref. Tu fais quoi, grande Moi ?
- Je fais quoi ? Comment ça ?
- Et bien... Tu es moi en adulte non ? Alors tu as un métier ? Un mari ? Des enfants ?

Outch. Touchée. Je laissais mes paupières se fermer quelques secondes avant d'avaler une longue bouffée de fumée blanchâtre, porteuse d'un monde illusoire. Je me tus, me laissant terminer son chocolat en le lui tendant avant de répondre, aussi douce que possible.

- Ni mari, ni enfant. Il y a pas mal de choses qui vont changer dans ta vie. Je ne suis plus humaine. Ça va rapidement changer ta façon de vivre.
- Si tu n'es plus humaine... On devient quoi ?
- Ce n'est pas important. Le plus important ce sont tes pouvoirs.
- Ce que tu dis n'a aucun sens.
- Je sais.  

Je soupirais, allant m'échouer dans le canapé, rapprochant mollement le cendrier de ma main droite. Cette même main qui traînait au sol, joint allumé, alors que mon buste se relève pour boire une gorgée de liquide chaud. Je me permis de me perdre une seconde ou deux dans mes souvenirs alors que la miniature s'asseyait, jambes droites et parfaitement collées l'une à l'autre. Depuis combien de temps n'avais-je plus ce sérieux ? J'avais déjà été ainsi ? Déjà petite je n'avais pas de rêves ? C'était encore plus triste que ce dont je me souvenais...

- Alors c'est ça que je vais devenir ? Je vais fumer, boire du café à moitié nue et rien faire ? Et je fais plus de sport ? Je vois qui ? J'ai des amis ? Raconte-moi !

Mon regard doré se dirigea pour croiser le sien, aussi vert qu'une prairie dans un parfait début de printemps irlandais. Je pouvais sentir le frais des vents côtiers et entendre le chant des mouettes pendant mes petits-déjeuners matinaux. Je souriais doucement. Je n'étais pas méchante. J'étais une enfant curieuse. Positive. Qui allait de l'avant. Comme quoi, des fois, on change trop et vite.

- On est samedi. Je ne travaille pas aujourd'hui. Je suis devenue professeure dans le même lycée que celui où j'ai été.
- Oui ! Papa m'en a parlé... Sinatré ?
- Elle s'appelle « Sindarë » oui et... Attend. Comment ça « papa m'en a parlé » ?
- Bah oui ! Il m'a dit que c'était un endroit où je pourrais voir les farfadets et les esprits du vent.
- Ah oui. C'est vrai qu'on écoutait toutes les légendes qu'on pouvait entendre... J'avais oublié ça tiens...
- Dis ! Si t'es professeure, tu connais plein de choses non ? T'es professeure de quoi ?

Forcément... Quant à connaître plein de choses... Les souvenirs me prirent longuement. Les années à errer avec Kean, mon meilleur ami – vampire de son état, dansant, ignorant les règles du monde. Nous cherchions un moyen de me tuer. D'ailleurs j'avais toujours mon carnet... J'ai noté chaque nouvelle tentative de décéder. Et chacune de mes tentatives, vous le devinez, s'est soldée par un échec cuisant. Tente et si bien que j'en suis venue à arrêter de vouloir mourir. Enfin non. Je veux mourir. Mais je ne mettrais sûrement pas plus d'efforts que ce que j'ai déjà fourni. Ça m'a prit exactement vingt-quatre ans pour trouver une routine qui me convienne à peu près... Non même pas. J'aime mon travail. Mais je voulais devenir aventurière. Je voulais découvrir et laisser ma trace quelque part. Ma condition d'immortelle m'empêche de le faire.  

- Je suis professeure de santé. J'aide les lycéens à comprendre leurs corps, les maladies et comment se comporter.  
- Comme une médecin?
- Euh...
- Bah si ! C'est pareil ! Tu fais un peu l'infirmière mais dans une école et qui fait cours non ?

En mémoire me revient les jeux de rôles et les débats que j'organisais régulièrement afin de faire parler et s'exprimer les gosses devant moi. Un sourire vint sur mes lèvres. Ce n'était pas vraiment ce que je devais imaginer à cinq ans en parlant « d'infirmière ».

- En quelques sortes.
- Trop bien ! Je vais aider plein de gens ! Ils vont être contents grâce à moi et …  

Un petit rire jaune passa mes lèvres, ce qui la fit se taire instantanément. Et le manque de caféine doublé à l'absurdité de la situation m'empêcha de retenir quelques mots.

- Tu seras traitée de monstre. Tu seras chassée parfois. Comme un animal. Tu n'auras que peu de choix ou d'échappatoires. Tu seras sur tes gardes. Tout le temps. Tu te drogueras. Tu boiras du whisky bien plus que de raison. Pour oublier. Parce que tu as une bonne mémoire, hein Dana ? Tu en est fière. Bientôt, tu la détesteras. Et il te faudra oublier. Oublier que tu n'es rien de plus qu'une observatrice. Rien ne peut te tuer. Pas une balle, un cancer... Tu n'en attraperas jamais un d'ailleurs. Et le pire dans tout ça ? C'est que même sans tout ça, tu n'as jamais choisi. Tu n'as pas choisi d'être épargnée de la mort, tu n'as pas choisi de la contrée, tu n'as pas choisi les conséquences d'un tel contre.  

Mon corps se redressa et m'assit. Les jambes écartées, coudes soutenus par mes genoux. J'ai rallumé mon bâtonnet de drogue et finit mon café. Je me suis levée rapidement pour aller me servir un whisky.

- Et je peux même te prédire le futur, mini-Dana. L'enfer continue. Tu ne te marieras pas. Parce que tu ne voudras pas prendre le risque d'enterrer tes enfants et leur père. Tu n'auras pas d'amis pour les mêmes raisons. Bien que ça tend à changer. À voir. Mais à terme... Tu n'auras aucun avenir. Tu erreras seule. Tu ne seras ni vivante ni morte. Tu seras là sans vraiment être là. Et pire encore. Mentalement. Tu finiras cassée. Tu ne sauras plus distinguer une année d'un siècle.

Et elle de répondre, doucement.

(Mini-Dana) - Alors dans le futur je suis déjà morte. Je pensais que j'étais fière. Finalement... J'étais sûrement un déchet.  

Elle cracha le dernier mot et lorsque j'ouvris les yeux, la pièce était vide. Lentement, mes yeux s’embuèrent alors que je murmurais faiblement, regard clos.

(Dana) - Les morts ne pleurent pas...
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