Mina Sasaki
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Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : NEVER !
Autre: Special thanks to Fubuki pour le vava ♥
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le Ven 2 Aoû - 17:45
par Mina Sasaki
Mina Sasaki
"Now, I'm a warrior."

Généralités
Nom ;; Sasaki
Prénom ;; Mina
Âge ;; Née en l’an 2085, tu souffleras tes 26 bougies ce 24 Décembre 2111. Autant dire qu’entre la soirée des amoureux, les gens qui courent acheter les cadeaux des enfants à la dernière minute et les réunions de famille des uns et des autres, il n’y a jamais eu grand monde pour le fêter avec toi, ton anniversaire, et surtout pas ta génitrice.
Genre ;; Féminin, mais dans le fond, qu’est-ce que ça peut bien foutre ?
Origines ;; Nippones.
Activité ;; Dans les faits, tu aurais pu être beaucoup de choses. Le monde entier te voyait devenir nageuse professionnelle, avant que tu ne rejettes la proposition. Toi, tu aurais voulu être mécanicienne deux roues, pour soutenir ton père à son atelier, mais il a su te convaincre de choisir ta propre voie. Aujourd’hui, tu exerces donc fièrement le métier de photographe indépendant. Néanmoins, comme les temps sont durs pour en vivre, tu travailles (secrètement) en tant que Maid dans un Maid café de Akihabara. Un job qui t’horripile au plus haut point mais… Force est de constater que ça paye plutôt bien.  
Sexualité ;; Pansexuelle qui l’affirme haut et fort.
Avatar ;; OC de Peter Xiao
Règlement ;;
Chemin ;; Reboot
Commentaire ;; C’EST UNE FILLE ! Je m'en bats les boobs !  1503925550 /shot
Histoire
▬ Juin 2092 (6 ans)

Cliquetis. Je sursaute.
Vite, vite. Maman rentre. Il faut se cacher !
Ça palpite, dans ma poitrine. J’ai peur. Parce que je sais que j’ai fait une bêtise, quelque chose que maman n’aime pas… Mais c’est plus fort que moi. Engoncée dans cette salopette – que je trouverai sûrement trop jaune en grandissant – je ramène à moi la plaque de chocolat et les pains au lait que mamie et papy ont ramenés. Dans mes joues gonflées, il y a encore le goût du beurre et du chocolat. Entre mes bras potelés, les trésors de douceur, qui font tant de bien à mon cœur.

La porte s’ouvre et je me faufile sous la table à la vitesse de l’éclair – ou du moins, j’aimerais bien. Scrouitch. Scrouitch, que ça fait, mes chaussettes contre la moquette. Ça siffle depuis mon museau quand je respire. Il rampe, il rampe. Tout au fond, il se colle au mur, le petit asticot blanc de peau. Salopette devient grisounette. Merci dame poussière ! Glups. J’avale les restes de mon troisième encas de la journée. Et j’attends…

Sur la moquette, le claquement assourdi des escarpins de maman qui s’approchent, qui s’approchent. Une fois, je les ai essayés. Ça fait mal aux pieds, je sais pas comment elle fait pour les porter ! Je les ai mal rangés, alors elle a crié. Elle crie toujours, maman, quand je fais quelque chose. Même quand je ne fais rien, d’ailleurs. Ma maman, elle est pas comme les autres mamans… Ma maman, elle s’énerve vite, elle crie, elle pleure, elle casse la vaisselle. Ma maman, elle veut pas qu’on soit dans la même pièce, elle veut pas que je la regarde ou que je lui parle. Alors j’ai commencé à jouer à la petite souris quand elle est là. C’était rigolo, au début.

Et puis…

POF. La plaquette de chocolat s’est échappée de mes mains moites. Je retiens mon souffle. Les escarpins se tournent, pointent en ma direction. Le parfum de jasmin vient piquer mes narines, quand elle regarde sous la nappe. Un instant, nos yeux s’affrontent. Si semblables... Dans ses étendues violines, je vois la flamme de la colère gronder, gagner du terrain jusqu’à déformer son visage de poupée peinturlurée pour la transformer en une qui ressemble au vilain monstre que je vois sous mon lit, quand je fais des cauchemars la nuit.

« MIIIIIIINAAAAA !! » Qu’elle hurle, ses ongles trop longs venant agripper ma cheville avant de me tirer d’un coup sec. Je couine. Mes bras brûlent, ripant sur les fibres rugueuses du sol. « COMBIEN DE FOIS JE T’AI DIT D’ARRÊTER DE BOUFFER EN CACHETTE ?! TU M’DÉGOÛTES !! »

Les doigts attrapent les bretelles de ma salopette, me secouent. Je ferme les yeux tout fort, la laisse me postillonner dessus. Et j’arrête d’écouter. C’est toujours la même chanson de toute façon. Des mots pas beaux, que papy n’aime pas m’entendre répéter. Je bouche mes oreilles, essaye par avance d’oublier. Des « Pardon… Pardon… » larmoyants s’échappent par automatisme de mes lèvres bordées de chocolat mais rien n’y fait. Je crois même que ça la contrarie plus encore. Voilà qu’elle me soulève à bouts de bras. J’ai peur… J’ai toujours peur quand mes pieds ne touchent plus le sol et que c’est elle qui me tient.

« RYÔKO ! ARRÊTE ! » Tonne mon père, me ceinturant pour me ramener à lui.

Elle abdique, commence à lui dire des mots pas jolis, à lui aussi. Il réplique, et moi, je m’accroche à mon héros de toujours, cachant mon visage ruisselant de larmes dans sa barbe poivre-sel. Son t-shirt sent le cambouis et l’after-shave. Un mélange âcre, mais tellement réconfortant…

La furie s’éclipse, aussi le gros-ours qui me sert de papa me ramène dans ma chambre. De ses bras puissants, il me berce, me cajole, m’embrasse pour eux deux sûrement. A nouveau, le même refrain à mes oreilles : celui que je connais mieux encore que les comptines qu’on apprend à l’école…

Dis, papa… Pourquoi elle m’aime pas, maman ?
Ce n’est pas ça, ma chérie. Elle est juste… différente. Tu verras, ça lui passera…


Désolée, papa. A cette époque-là déjà, je n’y croyais pas, à ces gentils mensonges…
C’est con, parce que j’aurais aimé y croire.


{…}


▬ Juillet 2099 (13 ans)

SPLASH
En un plongeon tant et tant répété, je pénètre avec aisance dans la piscine de mon collège. L’eau, ma si grande amie, m’accueille en son sein avec bienveillance. Une myriade de petites bulles chatouillent mon épiderme avant de se dissiper à la surface. Et tel un poisson rendu à son élément naturel, je m’élance. Ou plutôt, je suis déjà partie

Arrivant au bout de ma longueur avant mes camarades du club de natation, je plonge pour amorcer un demi-tour sans tarder. Mes poumons brûlent, mes muscles tirent à mesure que je me bats contre l’eau, que je la séduis, qu’ensemble, nous entamons cette danse avide et intense qui n’appartient qu’à nous. J’halète, travaillant mon endurance et stimulant ces choses qui me font un bien fou. Les autres filles, je les sème, mais au fond, la place à laquelle j’arriverai m’importe peu…

Pour moi, tout ce qui compte, c’est de nager.

J’en ai besoin maintenant. A la base, ça n’était que pour perdre ces rondeurs disgracieuses de l’enfance. Et puis, au fil des séances en solitaire, ce ne fut plus seulement un outil pour maigrir, non. Ce devint… Comme une drogue, une nécessité. Mon oxygène à moi, en un sens. A mesure que je grandissais, l’eau me forgeait. Ses ondes ont fait disparaître mon côté potelé, développé quelques muscles que je n’espérais même pas. J’imagine qu’elle n’est pas non plus complètement innocente à ma poussée de croissance, faisant que je dépasse déjà sans mal toutes les filles de ma classe – même si, vu le géant qui me sert de père, la génétique doit avoir son rôle là-dedans également. Et puis… L’eau cache aussi ce corps qui se transforme peut-être un peu trop à mon goût. Elle camoufle cette poitrine qui gonfle et gonfle tandis que ma taille s’affine, que mes hanches se développent et que mon fessier se galbe. J’ai encore du mal à apprivoiser cette silhouette, qui ne ressemble plus tant que ça à celui de mes potes. Dans le miroir, je ne me reconnais plus. Heureusement que j’ai quelques copines avec qui en parler, avec lesquelles aller faire les boutiques pour tenter de me fringuer – un peu au moins – comme le ferait une fille. Parce que c’est certainement pas mon gentil papa ou Adam qui pourraient me conseiller sur le sujet…

Toutefois, ce qui compte plus encore, c’est que quand je suis dans l’eau… J’ai la sensation de libérer mon cerveau de ce qui le parasite, le trouble au quotidien.

J’oublie avant tout le départ précipité de celle que j’appelais « maman », fut un temps. J’oublie avoir appris qu’elle a trompé papa pendant des années avec un autre homme, et que lui, dans sa grande naïveté, s’imaginait que ça lui passerait, que ça n’était que les aléas de la jeunesse. J’oublie que mon père fait le fort mais a fondu comme neige au soleil, sans sport, lui. J’oublie qu’il m’arrive encore souvent de l’entendre pleurer, quand je ne suis plus dans la même pièce que lui…

J’oublie que mon père n’est pas aussi fort qu’il voudrait me le faire croire.  

J’oublie que cette sacro-sainte machine, dont tout le monde me rabâche les oreilles comme étant une chose formidable, a fini par marier Ryôko au connard avec qui elle trompait mon père. Alors quoi ? C’est ça, l’Incontestable ? Une machine qui accepte l’adultère ? Une machine qui rend les personnes mauvaises heureuses et brise celles qui se montrent honnêtes ? Une machine qui… Rejette mon existence avec le même dégoût que celle qui m’a mise au monde sans l’avoir pourtant désiré ? Si tel est le cas, alors moi je n’en veux pas, de cette machine-là.

J’oublie la colère sourde qui gronde en mes entrailles.

J’oublie même ce garçon que j’observais si souvent, étant enfant. De loin en loin, cachée derrière mes grosses lunettes de vue. J’oublie mes regrets quant au fait de ne jamais avoir osé l’aborder, lui demander s’il voulait bien devenir mon ami… J’oublie à quel point il m’attirait, éveillait en moi des émotions sur lesquelles j’ai encore bien du mal à mettre des mots. J’oublie qu’il s’est envolé très loin, depuis longtemps, et que je ne le reverrais sûrement jamais…

J’oublie… Que trop souvent encore, pourtant, il m’arrive de rêver de lui.
Ou du moins, j’essaye d’oublier.


{…}


▬ Avril 2101 (15 ans)

« … Kof ! »

L’air se vide dans mes poumons quand le poing de cette fille s’écrase avec violence contre mon estomac, juste sous mon diaphragme. J’ai l’impression de suffoquer, maintenue debout, bras immobilisés par trois aînées de mon lycée tandis que la dernière m’assène les coups. Celui-ci est sûrement le pire. Mon cœur s’emballe, je panique de peiner ainsi à respirer, et elles, ça les fait rire. Elles me relâchent en un premier temps, et je m’écroule au sol. Mes genoux goûtent au béton, de minuscules cailloux rentrant et perçant la peau dénudée de mes jambes. Et c’est pire encore quand elles en viennent à me faire une clé de bras dans le dos, me forçant à me plier en deux tandis que la dernière me maintient sans mal au sol en gardant un pied fermement appuyé dans mon dos.

Les garces… A quatre contre une, même avec ma stature, je n’avais aucune chance…

Une fois l’air un peu retrouvé, que leurs rires résonnent en écho dans ma tête, des doigts poisseux se nouent à ma longue chevelure d’ébène, la tirent d’un coup sec en arrière pour me faire relever la tête vers ma tortionnaire en chef. Je geins, fort. Mais ici, personne ne peut nous entendre. Là, je regrette d’avoir voulu faire la forte à suivre comme une idiote des nanas que je ne connaissais que de vue jusqu’à un lieu désert. Trop naïve encore, je suppose, je pensais juste qu’elle voudrait qu’on parle, qu’on mette les choses au clair. Je les croyais capable de faire preuve de civilité. J’avais tort.


Malgré la douleur, la sensation de tiraillement atroce sur mon cuir chevelu, je finis par inspirer profondément et bloquer ma respiration. Mes sourcils se froncent et j’affronte Akemi d’un regard empli de haine. Mâchoires serrées, je la maudis en mon fort intérieur. Et elle, elle jubile.

« Alors, Sasaki-san ? Ça fait quoi de mordre la poussière ? »

Ca m’donne envie de te la faire goûter, à toi et à tes copines là ! Je ne réponds pas. Elle continue, faisant les cents pas devant moi d’un air songeur.

« Tu sais… Ce n’est rien, ça. Par rapport à ce que j’ai ressenti, quand tu m’as volé mon copain. »
« Je ne t’ai pas volé Keichi. Il est assez grand pour décider de lui-même avec qui il veut sortir. » Et si t’es pas foutue de tenir la queue de ton mec, c’est ton problème !

Je savais que je n’aurais rien dû dire, que j’aurais juste dû fermer ma gueule et la laisser faire son petit exposé à la con sur à quel point je suis la vilaine de l’histoire et qu’elle n’est qu’une pauvre victime innocente. Sauf que je ne pouvais pas. C’est vrai, je savais que Keichi avait une copine, avant de me proposer de sortir avec lui. Je ne la connaissais pas, mais je savais qu’il n’en avait rien à foutre d’elle, et qu’il la trompait allègrement au cours de leur relation. J’ignorais toutefois avant la rentrée que cette fameuse copine, c’était une senpai de mon lycée. Une senpai très populaire, au visage d’ange… Mais à la personnalité tordue.
Quand j’ai reçu un coup de pied dans la mâchoire pour m’inciter à la boucler, j’ai compris qu’il valait mieux que je ne l’interrompe pas. Un cri m’a pris. Goût de fer dans la bouche. Douleur lancinante sur ma joue. Elle me faisait ravaler mes écarts de fierté, sa pote tirant plus fort sur ma tignasse en retour.

« Je disais donc… Que tu m’as fait mal, Sasaki-san. Très mal. Bien plus que ce que tu ressens, en ce moment. »

J’en doute fort. Elle, c’est pas le genre de fille à endurer la moindre douleur physique. Je serais même prête à parier que la seule chose qui l’ait fait souffrir dans sa vie, c’était quand Kei’ l’a larguée. Elle n’a pas idée de ce que c’est de souffrir en silence de l’abandon, de s’en vouloir de ne pas avoir osé faire quelque chose, d’avoir peur qu’une personne qui vous est chère disparaisse définitivement sans que vous n’ayez eu l’occasion de lui dire à quel point vous l’aimiez… Non, elle, elle ne sait rien. Elle fait juste un caprice de fille gâtée… Et c’est moi qui dois l’encaisser. Alors je ne réponds rien, mon regard analysant le sol avec fascination sans la voir partir jusqu’à son sac de cours pour revenir vers moi. Je tente déjà trop de ravaler les larmes qui montent à mes yeux. Frustrée que je suis de ne pas pouvoir me défaire de leur prise.

« Tu l’as mérité, Sasaki-san. Ce n’est pas bien de voler ce qui appartient aux autres… »

Keichi n’est pas ta propriété, connasse ! Un bruit étrange me vient aux oreilles. Comme un couteau qu’on affûte, ou… Des ciseaux que l’on fait claquer ? Mes yeux violines se redressent vers elle et se dilatent, s’écarquillent en la voyant s’amuser avec une paire de ciseaux, en effet ; les lames crissant tout juste l’une avec l’autre. Je me sens trembler. Elle compte faire quoi avec ça ?...

« Alors je vais te punir. Tant que tu seras dans ce lycée, crois-moi que tu regretteras de m’avoir fait mal. » Un sourire sadique aux lèvres, elle relève les yeux vers ses copines. « Tenez-la bien. »
« NON ! »

En la voyant approcher, je tente de me débattre, de repousser, comme retrouvant des forces que j’avais oublier posséder. J’y arrive, un peu. Mais ça n’est pas assez. Elles sont quatre après tout. Et moi… Je suis seule et faible. Alors je crie, j’hurle, j’appelle à l’aide. Mais personne ne vient… Alors je pleure, je supplie, j’implore même. Mais rien ne lui suffit. Au contraire, elle semble même prendre son pied comme jamais, jouant avec mes nerfs en attrapant une mèche, la chatouillant sur mon visage, sous mon cou… Avant de couper d’un geste franc et sec devant mes yeux. Je m’égosille, tente de me défaire encore, mais rien n’y fait. Elle réduit la longueur de ma chevelure de manière anarchique devant mes yeux. La coupe n’a aucun sens. C’est juste pour passer ses nerfs. Il parait que les cheveux sont le plus bel atout d’une femme. Une belle et longue chevelure d’ébène, ça plait toujours aux hommes, que j’avais lu dans un magazine récemment. Je m’en étais moquée, ne croyant pas à ces conneries… Mais si c’est pas vrai, alors pourquoi j’ai l’impression qu’elle m’arrache une partie de moi, là ?...

Quand Akemi a eu fini de s’amuser, elle et ses copines m’ont laissée là, me menaçant une nouvelle fois. Ce n’est que le début, qu’elles disaient. Mais moi, je n’entendais plus vraiment, recueillant désespérément mes longues mèches entre mes doigts fébriles, les regardant tomber à nouveau au sol en tressautant… Morts, mes cheveux sont morts.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, au sol, recroquevillée en position fœtale, mes doigts passant sur mon cuir chevelu et ce qu’il me restait de coupe désordonnée sur le crâne. Les larmes ont redoublé, tant et tant que j’ai eu la sensation de me noyer. Le temps m’a semblé long, très long avant qu’Adam et Keichi ne me retrouvent. Je ne sais même pas comment ils ont fait. En faisant le tour du quartier ? Ou alors j’ai fini par décrocher à force de sentir mon portable vibrer dans ma poche ? Si c’est le cas, je ne sais pas ce que j’ai dit. Toujours est-il que lorsque mon meilleur ami s’est agenouillé près de moi, je l’ai instinctivement agrippé, plongeant mon visage dans le tissu froid de son uniforme pour laisser mes dernières larmes s’y nicher. Et il m’a serrée, très fort, m’a bercée en cherchant à comprendre avec mon petit ami. J’ai compris qu’il m’offrait sa veste quand un poids s’est ajouté à mes épaules. Je ne l’ai pas regardé, mais j’ai senti dans l’air, sa colère pulser, derechef avec ses mots :

« Je vais les buter… »

Moi, je ne m’en souciais plus. J’avais juste besoin de vider ma tristesse.
Plus jamais je ne veux vivre une chose de la sorte. Je ne veux pas rester aussi faible. Je dois être capable de me défendre seule. Je ne veux pas être de ces filles qui attendent d’être aidée si l’on s’en prend à nouveau à moi. Non, c’est décidé, dès demain, je me renseignerai pour prendre des cours de self-defense.

Dès demain, je deviendrai plus forte.


{…}


▬ Avril 2102 (16 ans)

Des rires. Les nôtres.
Adam et moi faisons la course jusqu’à chez moi, comme depuis des années, cultivant notre insouciance par des petits bonheurs éphémères. Le butin du jour est le même que d’ordinaire : le premier arrivé donne l’un des biscuits de son goûter à l’autre. Alors on se donne à fond, on s’amuse, on se chamaille jusqu’à ce que j’arrive à toucher l’enseigne de l’atelier de papa la première. Victorieuse, je me vante nonchalamment, Adam me chatouillant en représailles.

On est heureux.
Ou du moins, on fait ce qu’on peut pour l’être.

On pénètre l’atelier. Ça sent l’essence, le caoutchouc neuf, le cambouis… Je balade un regard dans la vaste pièce après avoir salué les employés de mon père. Aucun signe de lui, c’est étrange. On nous informe alors qu’Hajime est monté, qu’il a de la visite. Mes paupières papillonnent derechef avec celles d’Adam. Nous voilà perplexes. De la visite durant ses heures de travail ? Mais qui ? Les mécanos ne savent me répondre, ils ne la connaissent pas, ne l’avaient jamais vue.

Bah ! On saluera la personne concernée puis on s’éclipsera dans ma chambre avec notre goûter, quoi. En toute insouciance, je monte les escaliers menant à l’appartement, Adam sur mes talons. Cependant, en pénétrant dans l’entrée, je tique. Un parfum plane. Une odeur… Qui m’est étrangement familière. Je m’étonne d’ailleurs qu’il n’y ait pas de chaussures de visiteur dans l’entrée, mais je ne m’en préoccupe pas. Peut-être est-elle déjà partie, l’inconnue que les mécanos ont vue. Après nous être déchaussés, on avance, et on capte des voix. Deux. Finalement, elle est encore là. Aussi, sans arrière-pensée, je m’avance sur le pas de la porte de la cuisine… Et je m’y fige.

L’odeur… C’était du jasmin.

Mon regard se fixe sur la silhouette que je ne distingue encore que de dos. Mon cœur semble bien résolu à vouloir exploser mes côtes pour s’extirper de ma cage thoracique… Et fuir. C’est c’que j’voudrais faire à cet instant. Mais mes pieds refusent de bouger, comme ancrés dans l’béton. Un violent frisson me parcourt, de la racine des cheveux jusqu’à la pointe des orteils, hérissant ma peau de mille aiguilles d’effroi. Réaction épidermique, d’une violence inégalée. J’ai la sensation que l’air est gelé, je n’arrive plus à respirer. Je suis presque sûre que j’ai changé de couleur, et pas dans le bon sens du terme. Je crois bien que je les ai perdues d’un coup d’un seul, en observant cette tignasse châtain qui retombe en cascade dans son dos. Je me sens vaciller intérieurement, à l’instant où le regard las de mon père se pose sur moi, vide. Dans un geste désespéré, ma main vient happer celle de mon ami d’enfance. Et je serre. Fort, très fort. Aussi fort que je puisse, je pense, car je sens ses phalanges se crisper entre mes doigts.

« A-Aïe… » Se plaint-il en tentant de détacher ma main. « M-Mina, tu m’fais mal !… »

Je n’entends rien. Je n’entends plus rien. Juste un bruit blanc atroce. Juste cette sensation de dégoût qui me tend autant qu’un string. Pitié, Adam. Pince-moi. Fais quelque chose. Dis-moi qu’c’est un cauchemar, que j’vais m’réveiller… que je l’implore en pensées, tournant un regard dénué d’émotion vers lui. Je vois sur ses traits métissés passer de nombreuses émotions en très peu de temps, jusqu’à ce qu’il se campe sur une dernière en comprenant ce qu’il m’arrive : l’empathie silencieuse, à l’instant où elle se tourne vers moi, m’offrant certainement le premier sourire de sa vie. Il n’a pour effet que de me tendre davantage, me laisser craindre le pire pour la suite.

« Mina ! Ma chérie, ça faisait longtemps ! »

Cette fois, mon estomac se tord. La bile remonte dans mon œsophage, le brûlant sur son passage quand elle se lève pour venir nous saluer. Diable, depuis quand sa voix est-elle capable d’une telle douceur au juste ? Adam se penche à mon oreille, y laisse choir un « Ça va aller. » auquel je ne crois pas mais qui, bizarrement, a le pouvoir de réveiller quelque chose que je tâche de garder endormi depuis des années : ma colère. Et Dieu sait que pour une fois, je suis bien contente qu’elle se montre, cette émotion. Je retrouve mes couleurs ainsi qu’une expression qui me sied mieux : la rancœur. Ses talons résonnent en écho sur le carrelage de la cuisine. Aurait-elle perdu toute notion des bienséances nippones pour même « oublier » de se déchausser en entrant chez autrui ? Ça titille mon agacement, ce petit bruit. Quand elle se plante face à nous, j’ourle un sourcil. Elle était si petite ? Elle me semblait si grande, si imposante en mon enfance… Pour un peu, je me demande bien d’où venaient mes peurs de l’époque, tandis que mes doigts relâchent lentement ceux d’Adam. Il se présente, ne l’ayant jamais vue. Elle glousse comme une dinde, me donne envie de l’étrangler.

« J’ignorais que tu avais un petit ami... »

A cette remarque, Adam et moi échangeons un regard sidéré avant d’éclater d’un rire sonore qui la désarçonne. Ah, elle ne vaut pas mieux que les autres, à tirer des conclusions si hâtives… Et nous, comme d’habitude, nous en jouons. Aussi me plaque-t-il d’un air provocateur contre le chambranle de la porte, plantant un regard incandescent dans le mien auquel je réponds en tirant sur sa chemise. Il se penche, dépose un baiser chaste sur ma pommette… Puis s’éclipse plus loin dans la cuisine, s’adossant au mur après avoir récupéré la boite de cookies. Je soupire, me décidant à regarder l’intruse demeurée sans voix après notre petit numéro.

« Tu veux quoi ? »

Autant aller droit au but. Je ne supporte pas les détours pour un rien. Je les supporterai encore moins avec elle. Aussi, bien qu’un peu décontenancée, j’apprends avec consternation la raison de sa visite. C’est qu’elle a eu une autre fille, cette connasse. Avec son mari, cette fois. Et du coup, elle aurait soudainement réalisé le mal qu’elle m’a fait durant mon enfance. Rien que ça ? J’arque un sourcil, force le dégoût sur mes traits. Et elle en vient aux faits… Sûrement que sa fille voudra apprendre à connaître sa « grande sœur », en grandissant. Je ne la laisse pas finir, car je suis prise d’un rire nerveux que je ne peux retenir, secouant la tête par réflexe.

« Ah… Décidément, t’as pas changé. »

Que j’lui claque, franchissant la distance qui nous séparait d’un pas. C’est à elle de blêmir en réalisant que je fais une demi-tête de plus qu’elle, alors qu’elle est en talons.

« Y’en a qu’pour toi, comme d’habitude... J’en ai eu marre de t’attendre, tu sais. Ta gamine, elle a sûrement reçu bien plus d’amour et de tendresse que tu m’en as déjà donné. « Ma chérie » ...? Sérieusement ? »

J’insiste, haussant les sourcils d’un air hautain. Un sourire mauvais gagne mes lèvres avant que mon ongle carmin ne vienne désigner tour à tour, deux des hommes les plus importants de ma vie à l’heure actuelle, si l’on omet mon véritable petit ami.


« J’suis leur chérie à eux. Mais pour toi… Pour toi, j’ai jamais rien été. Et c’est pas aujourd’hui que ça changera, Ryôko. » Je la sens se crisper à mes dires, mais qu’importe, j’ai pas fini de balancer ma verve. « Juste parce que t’as été engrossée par un autre, genre t’es transformée. Non. C’est pour elle qu’tu viens ici. Pas pour moi. Pas pour m’présenter ces excuses que je mérite, oui, mais n’obtiendrai jamais de ta part. Car elles ne sont pas sincères, et tu le sais. T’en as jamais rien eu à foutre de moi, Ryôko. J’étais ton passe-nerfs, et ptet que j’te manque pour ça, en fait... Mais tu sais, j’ai plus cinq ans. »

J’suis plus aussi naïve. Si elle espérait retrouver la gamine effrayée que j’étais, elle va pouvoir les bouffer, ses faux-ongles. Parce qu’elle a évolué, elle s’est forgée, sans mère. Dans ses yeux, je vois naître cette flamme qui me faisait si peur à l’époque : la haine. Sauf qu’aujourd’hui, nous sommes deux à la maîtriser.

« Si ta gosse veut m’connaitre, pas d’problème. Elle apprendra auprès de sa « grande sœur » à quel point sa chienne de mère n’était qu’une catin tyrannique à l’époque, qui a claqué la porte sans regret sur une famille qui l’aimait. T’inquiètes, Ryôko-chan. Je lui montrerai qui tu es vraiment. »
« Mina ! » me reprend enfin mon père, d’un air sévère, me faisant comprendre que j’ai dépassé les bornes.

J’avoue que je ne me reconnais pas moi-même, en cet instant. Je savais que j’avais pris en assurance au fil des années, que je me sentais mieux dans ma peau. Je savais que je n’avais plus de difficultés à socialiser, outre peut-être avec certaines nanas… Mais jamais je n’aurais cru réagir comme ça si un jour je venais à recroiser le chemin de ma génitrice un jour. Je ne me serais pas imaginée vider mon sac sans flancher, quitte à la provoquer et lui manquer de ce respect auquel les adultes ont droit… Oui, tous sauf elle. Du coin de l’œil, je scanne la réaction de mon père, me sens rassurée par le rictus admiratif qui lui fend la face après coup. Dans le fond, même lui, approuve mon mauvais comportement cette fois.

« Espèce de petite… »

Mon attention se reporte sur elle, et j’ai tout juste le temps de me reculer, bloquant la gifle qu’elle voulait m’asséner en emprisonnant son poignet chétif entre mes doigts. Et à nouveau, je serre, la colère grondant dans ma gorge quand elle prend un air choqué.

« Le voilà enfin, ton vrai visage... »

Celui que j’ai toujours connu : cette grimace de dégoût largement peinturlurée de fond de teint et autres blushs en tous genres… A quelques rides près. Mon sourire disparaît et mon air se fait mauvais.

« Maintenant, tu dégages. » Que je lui ordonne.
« … Hajime ! Dis quelque chose, enfin ! » S’égosille-t-elle en se tournant vers mon père, récupérant son poignet d’un coup sec.

Il soupire, nous regarde toutes les deux avant de lui offrir un sourire de vainqueur. Sûrement le plus beau que j’aie vu sur ses traits depuis des années, tant il déborde de sincérité. Lui aussi, il la provoque. Je la sens, la fierté, dans son regard fatigué.

« T’as entendu ma fille, nan ? Maintenant, tu dégages, Ryôko. » Déclare-t-il, le rire amusé d’Adam venant conclure cette entrevue.

Oui, je suis sa fille, et non plus la leur. Je ne l’ai jamais été… Ainsi Ryôko est partie comme je l’ai toujours connue : s’offusquant, criant, tapant dans les murs. Nous l’avons ignorée. J’avais mieux à faire : ouvrir toutes les fenêtres pour faire partir cette odeur nauséabonde de jasmin, et obtenir les biscuits que j’avais gagnés lors de ma course contre Adam.

Par la suite, je n'ai plus entendu parler d'elle.


{…}


▬ 13 Mars 2103 (17 ans)

Ce jour, je m’en souviendrai toute ma vie.
Je revenais des cours, épuisée. J’avais la migraine, mes oreilles bourdonnaient encore des rumeurs qui courraient sur mon compte. Encore. Si ma réputation n’était déjà pas reluisante du temps de ma relation avec Keichi, c’était bien pire depuis notre rupture en Septembre dernier. Tout le monde a bien vu que ce cher Kei est passé de notre relation non-exclusive, à une qui l’est avec son copain actuel. Quelle bombe ce fut d’ailleurs quand il m’a annoncé qu’il me quittait pour un mec… J’avais beau voir qu’ils étaient très proches, Shûya et lui, j’étais loin d’imaginer qu’il était question de sentiments. Pour autant, la rupture s’est faite d’un commun accord. Il n’était pas amoureux de moi, et moi non plus, je ne l’étais pas vraiment. Il y a un truc, c’est clair. Une relation forte et puissante qui fait qu’aujourd’hui encore, nous demeurons proches – peut-être même trop au goût de son mec, je crois. Il y a une réelle affection entre nous, mais pas d’Amour avec un grand A. Néanmoins, cette rupture ne fut pas indolore pour moi. Après cela, j’avais comme une envie de changement, qui a pris forme sur ma tignasse, que je continue de teindre régulièrement en roux aujourd’hui encore.

Cependant, le mélange de tout ça n’a pas fait du bien à ma réputation. De la pré-ado timide mais volontaire, douée en sport, j’étais reléguée à l’étiquette de la croqueuse d’hommes. En effet, depuis Keichi, j’ai un peu copié son mode de vie, je l’admets. La séduction me plait et il m’arrive de m’acoquiner sans que relation ne suive derrière. Pour beaucoup, je ne suis ni plus ni moins qu’une salope. Juste parce que je suis moins coincée que mes congénères, que j’ai appris de me satisfaire de ce que je peux obtenir sans demeurer frustrée. Si c’est pas triste ! Sans parler du fait que je suis une salope avec de « mauvaises fréquentations », parait-il. Parce que mes meilleurs potes sont soit des types mal vus au lycée, comme Kei, soient des gaijins ou des hafû, comme Adam. Ajoutez à cela un changement de couleur loin d’être naturel – vu qu’ils m’ont tous connue brune – et vous avez le cocktail parfait de la fille pointée du doigt.

Les jeunes sont cons, décidément.

Toujours est-il que ça me fatigue, le lycée. J’ai hâte de quitter ce monde de cons obstinés par la poursuite d’études pour celui des adultes. Certes j’aurais des responsabilités en plus et d’autres problématiques, mais pour l’heure… J’étouffe juste. J’en ai marre. Selon papa, c’est la crise d’adolescence. Selon moi, c’est juste une prise de conscience.

En tous cas, c’était pas le bon jour pour me contrarier, quand je suis rentrée du lycée ce jour-là. J’avais qu’une hâte : plonger sous la couette et dégainer ma tablette pour me perdre sur le net, fureter après des infos au sujet de celui qui hante mes pensées depuis tant d’années… Peut-être me mater un drama piraté même, en grignotant quelques cookies avec un bon chocolat chaud… Bref, j’avais besoin de réconfort et qu’on me laisse tranquille.

C’était bizarre de trouver mon père attablé à la cuisine. Certes il avait terminé le boulot, vu que j’avais bien traîné avec Adam sur le chemin du retour avant de le laisser rentrer chez lui, mais quand même… La cuisine empestait la cigarette, bien plus que l’odeur planante d’ordinaire. Et pour cause : mon paternel avait apparemment bien rempli le cendrier ces dernières heures. Quand mes prunelles tombèrent sur la maudite, je compris. Cette enveloppe rose sur la table m’éclairait assez pour que je sente le sol se dérober sous mes pieds. P’tain, manquait plus que ça à ma vie de rêve, tiens : une belle-mère !

Je soupire, compatissant pour mon père que je vois comme hypnotisé par le papier qu’il lit et relit, une clope coincée au coin des lèvres. Sans réfléchir, je rejoins le frigo et décapsule une de ses bières avant de la lui servir.

« Tiens, tu vas en avoir besoin j’imagine… »

Ses sourcils broussailleux se froncent vers la bibine tandis que je m’affale lourdement face à lui. Un rictus déforme ses traits et je lis avec surprise de la compassion derrière ses lunettes.

« Mh, c’est gentil, chérie… Mais j’pense que c’est plus toi qui aurais besoin d’un remontant là… »

Cette fois, c’est à moi de froncer les sourcils, perdue tandis qu’il me tend les papiers. Sans comprendre, je le regarde se diriger vers le réfrigérateur pour me servir une bonne limonade fraîche. L’anxiété me piquant le cœur, je lis le papier en diagonale. Les poils se dressent sur ma nuque alors que j’attrape l’enveloppe soigneusement ouverte par mon père pour constater ce qu’il avait déjà compris : ce n’est pas lui qui est marié, c’est moi. Choquée, j’entends juste le tintement du verre sur la table tandis qu’il pousse son téléphone vers moi. J’ai le loisir de détailler le profil de celle qui est désormais ma femme selon la loi, sur un réseau social. Mettre un visage sur ce nom me fit un nouveau choc, c’était comme affirmer cette réalité, me forcer à m’y confronter… Alors que je n’avais qu’une envie : fuir. Loin, très loin.

« Apparemment elle est dans ton lycée. » Oui, j’ai vu, mais moi je ne la connais pas.
« Je n’irai pas. »

Réponse du tac-au-tac, me voilà désormais fermée comme une huître. Non, je ne reconnais pas le bien-fondé de l’Incontestable alors il est hors de question de me plie à la volonté de la sacro-sainte machine qui régit mon pays ! Ce genre de conneries, ça sera sans moi. Et puis merde, elle veut me caser avec une meuf, cette boite de conserve ! Non mais ça se saurait depuis le temps si j’étais capable d’éprouver de l’attirance pour les filles, non ?! Dans ma tête, les affirmations fusent, la colère monte. Mon père, lui, se montre plus ferme et sérieux que d’ordinaire. Avec sa patience d’ange, il me donne un ordre sans appel :

« Oh que si, ma fille. Tu iras. » Je relève un regard foudroyant vers lui mais il ne cille pas. « Moi vivant, il est hors de question que tu finisses au centre de redressement pour un caprice. »

Je frissonne. C’est vrai. J’ai pas particulièrement envie de finir en cellule non plus… Résignée, je lorgne la feuille avec dégoût.

« Avec une nana, quoi… » Il me sourit gentiment, posant une main sur la mienne.
« Je sais, ma fille, je sais… Mais qui sait ? Peut-être que ça va te permettre de réaliser des choses sur toi-même, ce mariage ? » J’ourle un sourcil désabusé vers lui. « Peut-être que tu n’es pas seulement attirée par les garçons, dans le fond. »

Je pouffe d’un rire sans joie en retirant ma main de la sienne, tirant la tronche ensuite.

« Qu’est-ce qu’il peut en savoir, l’Incontestable, hein ? C’est qu’une machine. »

Comment une suite de 1 et de 0 pourraient savoir ce qu’il en est de mon attirance sexuelle ? C’est ridicule.


{…}


▬ Juillet 2111 (25 ans)

« T’as été mariée ?! » s’exclame Charlie, sous le choc de la nouvelle.

Je pouffe de rire, avalant une nouvelle goulée de bière avant d’hocher vigoureusement la tête.

« Ouep. Deux fois même. »

Je précise, ourlant un sourire ivre tandis que mon index et mon majeur pour former le V de la victoire, appuyant donc bien sur le nombre de mariages que j’ai encaissés. Quelle victoire ? J’sais pas. J’ai trop bu ce soir aussi. P’tet parce que c’est pas commun d’enchaîner les mariages comme ça si jeune ? No idea.

« La première fois, ma femme est même pas v’nue, t’sais. J’me voyais pas m’vanter d’être déjà veuve à peine mariée en r’tournant au lycée, hein. »

L’entrain s’essouffle aussi vite qu’un soufflet en repensant à cette triste période. C’était stressant, de se rendre tous les soir dans ce p’tit studio de rien du tout où on se serait marchées dessus, attendant de voir quelqu’un débarquer qu’on n’avait vu qu’en photo, qu’on n’arrivait même pas à replacer dans l’établissement. Je suis restée con en recevant ma lettre de veuvage au terme de cette attente insoutenable. Et j’ai pas compris pourquoi j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en apprenant la nouvelle. J’étais de nouveau libre, aucunement forcée à embrasser ou coucher avec une personne que je n’avais pas choisie… J’aurais dû être soulagée. Au final, ça m’a ravagée. Au point que très peu de personnes ont su que j’étais mariée à cette période. C’est certainement le moment où j’ai mis le plus de maquillage sur ma face, pour effacer les vestiges de chagrin que son absence a laissé dans mon cœur, allant jusqu’à prendre forme en l’un de mes tatouages.

Le pire, c’est que l’Inconcon avait raison : j’suis bien attirée par les nanas aussi. Puisqu’il m’a pas fallu très long pour commencer à les reluquer, après ce mariage avorté. Et avoir ma première copine aussi.

Charlie sourit un peu, espérant sûrement me sortir de ma torpeur avec cette petite boutade :

« Et… Si on avait fini mariées toutes les deux, tu crois que ça aurait donné quoi ? »

Je redresse des yeux surpris vers elle. Un sourire charmeur ourle mes lèvres tandis que je bombe le torse au fond de ma chaise, reluquant ce petite bout de femme de haut en bas.

« Si on avait été mariées ? J’t’aurais bouffée toute crue, chérie ! ~ »

Je fais claquer mes mâchoires avant de lui adresser un clin d’œil enjôleur. Elle pique un fard, ne s’attendant visiblement pas à une telle réponse, la p’tite souris. Elle se cache dans sa chevelure châtain, riant nerveusement. Elle est pas attirée par les filles, Cha’, de toute manière. L’avantage, c’est qu’elle m’a redonné le sourire. Je poursuis donc mon récit sans me soucier de son état.

« Le deuxième c’était l’un d’mes colocs ! C’te bonne blague ! » Elle se ressaisit, m’interroge.
« Pourquoi une bonne blague ? » Je ris grassement.
« Parce qu’il est gay, pardi ! »

Si ses yeux pouvaient sortir de leurs orbites, je crois qu’ils le feraient, là. J’avoue que ça m’a fait à peu près le même effet quand j’ai reçu ma deuxième lettre, de surcroît quand j’ai vu le nom dessus.

« C’était un mariage express, j’ai jamais vu aussi court ! »

Nouveau rire. Y’a eu des rumeurs à c’te période, comme quoi l’Inconcon buguait après Shukumei. Si c’était effectivement le cas, c’est quand même la poisse que ça soit tombé sur nous ! M’enfin, plus rien ne m’étonne avec ce gouvernement. Ils ont même désactivé momentanément la machine récemment pour voir si les moutons japonais continueraient à suivre aveuglément les ordres. Manque de bol pour eux, y’avait quelques brebis galeuses dans le lot. Perso, j’regrette qu’ils l’aient pas désactivée tout court, la machine. Au moins, j’aurais pas peur de repasser sur le grill une 3e fois…

« En vrai, c’est p’têt le plus beau mariage que j’aurais pu espérer. J’l’aime beaucoup ce mec, vraiment, j’aurais même pu en tomber amoureuse un jour, j’suis sûre ! » Peut-être même que c’était un peu le cas, à ce moment-là …? songé-je avant de secouer vigoureusement la tête. Je préfère ne pas y penser... « Mais j’suis contente pour lui qu’on soit pas restés mariés. Ça d’vait vraiment pas être simple de son côté… »

P’têt l’équivalent d’une torture « douce » ? L’important c’est qu’on soit toujours en contact et en bons termes, lui et moi. Le perdre à cause de l’Inconcon, ça, ça m’aurait fait chier ! Je termine mon énième bière d’un trait, en commandant une nouvelle dans la foulée avant d’ironiser auprès de Cha.

« Manquerait plus que j’finisse mariée au mec dont j’suis amoureuse depuis gamine pour parfaire le tableau, tiens ! » Wait, nan. Deux mariages ça suffit, j'ai assez donné !

Puis bon, c’est vrai. Il est marié, lui, aux dernières nouvelles. Une raison de plus pour me saouler aujourd’hui ! Ça ajouté au fait que le stress causé par l’arrêt de la machine a rendu mon papa complètement hors service pendant quelques temps, le pauvre. J’espère qu’il va vite se remettre…

Mes pensées demeurent toutefois accrochées à ce visage enfantin devenu magnifique à l’âge adulte, celui-là même que j’ai immortalisé à plusieurs reprises avec mon objectif, après avoir retrouvé sa trace à Tokyo... Je soupire. Je suis pathétique. Faudrait vraiment que je songe à me caser avec quelqu’un de libre et de sérieux pour une fois, ça changerait !

« … T’es amoureuse de quelqu’un depuis que t’es petite ? C’est qui ? »

… Hein ? J’ai dit ça à voix haute ?! m’alarmé-je. Je fronce les sourcils, faisant mine sur le moment de ne pas comprendre ce qu’elle dit, mais vu sa tronche, c’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde de toute évidence. Tss. J’attrape la bière que le serveur vient de m’apporter, balayant l’idée d’un revers de main.

« Un mec qui n’a même pas conscience de mon existence. Tu l’connais pas t’façon. »

Et moi non plus, dans l’fond, j’le connais pas vraiment…
Mais j’aurais bien aimé.
Qui sait ? P’tet qu’un jour nos chemins se croiseront encore. P’tet que j’aurais la chance de devenir quelqu’un pour lui. Une amie ? Ça m’plairait bien d’être son amie… Tu crois que c’est trop demander, Cha ?

Un sourire enivré retrousse mes lèvres. J'ai vraiment trop bu moi, ce soir.
Ça ira mieux demain.

Caractère

Autonome et débrouillarde, Mina est une Strong Independant Woman des temps modernes. Suite à son premier mariage avorté, la demoiselle a ressenti l’intense besoin de se gérer elle-même, de prendre son envol. Elle est donc devenue responsable assez jeune, avec le soutien bienveillant de son père et de ses grands-parents paternels. C’est une personne réaliste, plutôt ordonnée sans en devenir maniaque pour autant. Cela ne l’empêche en tous cas pas de vivre et savourer l’instant présent. Mina est loin d’être la dernière pour faire la fête !

Le temps faisant son œuvre, elle a relégué la petite fille timide et discrète au placard pour devenir cette jeune femme confiante et audacieuse. Femme de caractère, elle n’a pas la langue dans sa poche et ne se laisse plus marcher sur les pieds par qui que ce soit. Franche et spontanée, elle ne garde pas ses ressentis pour elle, et ce, que ça plaise ou pas. Après tout, elle est responsable de ce qu’elle dit, pas de ce que l’autre comprend.

Néanmoins, quand on apprend à la connaitre un peu, on réalise rapidement qu’elle a un tempérament de feu. D’âme rebelle, c’est une personne à la colère sourde. De ces révoltés silencieux qui peuvent toutefois exploser à la moindre contrariété sur les sujets susceptibles de la fâcher. Sa mère, la gente féminine en général ou bien encore l’Incontestable, pour ne citer qu’eux… Toujours est-il que lorsque la colère l’emporte, on ne la reconnait pas. Elle peut se montrer à la fois vulgaire et insolente, si ce n’est pas carrément violente contre le mobilier ou le monde entier – C’est qu’elle n’a pas eu le plus bel exemple en termes de self-control, hélas. Impulsive et fière, elle agit trop régulièrement sur des coups de tête, ne réfléchissant pas aux conséquences éventuelles de ses actes. Il est plus simple d’agir et s’excuser en cas d’erreur que de se retenir et regretter toute sa vie quelque chose que l’on n’a pas fait, elle en sait quelque chose ! Après tout, elle vit avec l’un de ces regrets depuis des années… C’est bien pour cela qu’elle fait bien attention à ne plus répéter ce genre d’erreurs désormais.

Ce qui ne fait aucun doute également, c’est qu’elle ne répond pas naturellement aux critères de mignonnerie que son métier de maid voudrait qu’elle possède. Les manières et les chichis ? Très peu pour elle. Madame est parfois vulgaire, et souvent assez brutale dans ses gestes par habitude. C’est ça de n’avoir grandie qu’élevée par un père, et d’avoir toujours eu un cercle social plutôt constitué de figures masculine ! D’ailleurs, beaucoup de ses amis ont des traits de caractère communs aux siens.

Dès lors où l’on fait partie de son cercle amical toutefois, on découvre une facette de sa personnalité qu’elle ne laisse pas voir au premier venu. Protectrice et affectueuse, elle est très tendre et tactile avec les personnes qui lui sont chères. Le genre de nanas ouverte aux étreintes et aux baisers, même trop ambigus pour n’être considérés que comme de la simple amitié… Elle ne le dira pas franchement, mais Mina a toujours manqué d’affection : entre sa génitrice hystérique et son père affectueux mais de plus en plus distant avec l’âge, elle a toujours reporté son besoin de tendresse sur ses amis proches. Elle-même étant assez secrète sur certains points, elle sait garder ceux des autres – même si ça l’agace parfois prodigieusement quand ça concerne deux amis à elle – et fera tout son possible pour les aider. Néanmoins, gare à celui ou celle qui essayerait de la lui mettre à l’envers ! Mina est extrêmement rancunière et radicale. C’est bien simple, à moins d’avoir de bonnes excuses et de s’acharner pour regagner sa confiance, elle tire ni plus ni moins un trait sur la personne, quand bien même cela la fait souffrir également…

Par ailleurs, Mina n’assume pas ses difficultés justement. Hantée par la peur de l’abandon ou celle d’être trahie, elle ne montre que peu ses peines. Dans les faits, il faut bien la connaitre pour la voir mal, et qu’elle ose se confier à l’autre. La plupart du temps, elle préférera oublier ses difficultés via la natation ou le self-défense. Notons également, comme précisé auparavant, que Mina a quelques difficultés avec la gente féminine. Si elle se complaît à apprécier les courbes de ses pairs, elle n’en demeure pas moins assez méfiante envers les femmes, en raison des mauvaises expériences qu’elle a essuyées au lycée, de sa génitrice, mais aussi des demoiselles qui n’assument pas d’être attirées par les femmes. Et puis, de façon générale : Mina ne comprend pas les autres nanas qu’elle a pu côtoyé et n’a ni la patience ni l’envie de chercher à les comprendre. Pour elles, soit ça matche directe, soit elle va rester braquée un bon moment avant de peut-être se décrisper pour la concernée. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle compte plus de messieurs dans son cercle social, que de mesdames.

Sur le plan sexuel, la minette est totalement décomplexée. Sensuelle, elle aime jouer avec le feu, flirter, faire monter la tension de son vis-à-vis jusqu’à ce que plaisir charnel s’en suive. Néanmoins, même si elle n’est pas farouche, elle n’ira pas s’acoquiner avec le/la premier(e) venu(e). Sans jeu, où est le plaisir ? Sur le plan sentimental toutefois, c’est une autre histoire. Elle a beau ne pas être pudique physiquement parlant, elle demeure incapable de dire clairement « je t’aime » à quelqu’un. Elle ne l’a pas appris, son père étant très avare de ce genre de mots. Si elle se sent de le dire, elle préférera le cacher parmi des généralités, puisqu’elle est plus dans la démonstration d’affection que dans la verbalisation. C’est trop embarrassant… Par ailleurs, elle n’aime pas parler naturellement de ses sentiments quand elle est amoureuse (qu’elle soit en couple ou pas), par peur que ce sentiment s’envole et ne la laisse à cette solitude qu’elle essaye d’étouffer du mieux qu’elle le peut avec une vie bien rythmée. Mina n’est ni jalouse ni possessive, s’estimant déjà heureuse d’être dans le cœur de la personne. Si ça n’était pas le cas, ça lui ferait trop de peine. Également, en amitié comme en amour, la demoiselle est fidèle, même si la réciproque n’est que trop peu le cas à son goût, hélas.

Physique

Si je devais décrire l’apparence de Mina ? Mh…

Déjà, pour enfoncer les portes ouvertes : c’est une grande perche, pour une fille. Elle culmine à un mètre soixante-treize et si, plus jeune, ça la dérangeait, désormais ça l’arrange bien d’être plus grande que la moyenne. Sinon… Ah, si ! Celui qui la questionnera sur son poids ne doit pas tenir à la vie si vous voulez mon avis. C’est pas une question qu’on pose à une fille. Elle n’y répondra donc jamais – outre peut-être pour te foutre un bon coup d’boule ? En vrai… J’suis même pas convaincu qu’elle sache elle-même. C’est vraiment pas dans ses priorités ! Tout c’que je sais c’est qu’elle fait ses trois repas par jour – si on oublie la pause de 11h et l’encas d’après-midi –  en faisant globalement attention à ce qu’elle mange. Elle ne mange pas trop gras – ça l’écœure – ni trop sucré, privilégiant les fruits secs si elle a envie de grignoter. Toutefois, c’est aussi le genre de nana qui fonce sur la bouffe à la moindre contrariété. Il est pas si rare que ça de la voir sortir le pot de glace ou des chocolats pour soigner les maux de son cœur.  

Sinon, si elle n’est pas toujours décrite comme très féminine en terme de personnalité, physiquement, elle l’est totalement. Plutôt fine et élancée, elle a de larges épaules et des bras « de déménageur » comme elle les appelle, en raison de la musculature que son corps a acquis à force d’années de natation. Disposant d’une poitrine généreuse qui l’a longtemps complexée – Par contre me d’mandez pas son bonnet, j’en ai aucune foutue idée ! –, elle possède une taille marquée et des hanches développées.

Ses cheveux sont châtains foncé, raides, coupés en carré plongeant. Néanmoins, cela lui rappelant un douloureux souvenir de l’adolescence, elle a encore du mal à s’y faire… Je l’ai déjà vue dégainer les extensions capillaires quand elle a envie de « faire sa fille », comme elle dit. Quand on sait pas la longueur originale de sa tignasse, on voit pas la différence : c’est bluffant ces trucs ! Quand elle les a plus longs, elle les attache souvent en une queue de cheval haute, afin de ne pas être gênée. Quand sa frange droite se fait trop longue et que Mina a la flemme de retourner chez le coiffeur, elle passe sa journée à soupirer vers le haut pour se dégager la vue. Un peu comme un cheval !... Lui dites pas que j’ai dit ça ! Longtemps aussi, elle a porté les cheveux roux. Près de 10 ans en fait. J’imagine que c’est suite à une déception amoureuse – vu qu’il me semble que ça coïncide avec sa rupture avec Keichi – mais elle ne m’a jamais rien dit d’autre que « j’avais besoin de changement ». Quant au fait de retourner à sa couleur naturelle, bah c’est la même au final. J’sais pas trop pourquoi elle a récemment voulu revenir au brun. Vous aurez qu’à lui demander !

Pour ses fringues… Elle est assez paradoxale. Généralement, elle se prend pas la tête et se cache sous des sweats et autres vêtements amples, bien qu’elle laisse souvent ses jambes dénudées par un petit short quand le temps le permet. Si y’a bien une zone de son physique qu’elle kiffe d’ailleurs : c’est ses longues jambes ! Souvent, elle préfère les tenues pratiques à celles qui la mettent en valeur. Idem, jamais vous la verrez porter de talons ! Elle, c’est baskets et boots à la vie, à la mort ! Par ailleurs, le matin elle porte toujours son maillot de bain sous ses fringues, vu qu’elle essaye au maximum d’aller à la piscine le midi pour se garder du temps libre le soir. Aussi, je l’ai pas souvent vue se balader sans avoir une pièce noire dans sa tenue. Elle est d’ailleurs fan du total look noir. Pas qu’elle soit gothique – bien qu’elle adore ce style – mais cette couleur lui parle. Le paradoxe se fait surtout sentir quand elle veut sortir en fait, ou que son humeur la rend assez… Câline ? Dans ces moments-là, elle sort les robes, les jupes, les crop-top et autres tenues, qui peuvent la rendre assez aguicheuse, il fait le dire. Par contre, elle porte quasiment jamais de bijoux. En dehors de quelques-uns, tant qu’ils ne la dérangent pas. Mina aime séduire, et elle sait se mettre en valeur quand l’envie lui prend – Sauf que justement, faut qu’elle ait envie. Et c’est pas toujours gagné. En tous les cas elle ne sort jamais en jupe ou en robe sans un petit shorty par-dessus ses sous-vêtements. Sans ça, elle ne serait vraiment pas à l’aise. Elle ne voudrait pas que sa tenue l’embarrasse au point de casser sa démarche franche et assurée, un brin féline. Quand on se fringue, faut pouvoir marcher le menton haut, être fier de notre apparence.

Son visage ovale est extrêmement expressif. Clairement si t’es pas sûr de son ressenti quand tu la regardes, c’est qu’tu dois te payer des lunettes ou en changer ! En parlant de lunettes : elle est myope. Par contre, j’ai remarqué qu’elle abandonne de plus en plus ses lunettes pour des lentilles – dont elle se plaint régulièrement, en particulier si elle a dû les porter toute la journée. Aussi, même si ses yeux en amande, typiquement japonais, peuvent te sembler bruns de loin, tu remarqueras en regardant attentivement qu’il n’en est rien. Ils sont en réalité d’un violine discret, plus notable à la lumière. Héritage de sa « mère ». Quand bien même elle les tient d’elle – contrairement à sa chevelure qui vient de son père –, elle les aime bien et n’a jamais cherché à en changer. Un menton prononcé, un petit nez en trompette, des joues potelées, sa peau est relativement pâle et plutôt sensible. Elle rougit facilement, mais a fini par s’y faire avec le temps. Ce n’est pas le genre de femme à se maquiller à outrance. Généralement c’est un coup de rouge sur ses lèvres charnues, du liner et basta ! Il lui arrivera de travailler davantage ses yeux ou de retoucher quelques imperfections mais rien qui la ferait passer pour un pot de peinture ambulant : elle déteste ça !

Outre ses oreilles percées en deux points chacune au niveau du lobe, elle possède pas mal de tatouages aussi ! Tous discrets cependant, à moins de vraiment les chercher. Elle a toujours été fascinée par les tatouages, l’influence de Kei ça... Heureusement, elle peut les cacher sans mal en raison de là où ils sont encrés. Je ne suis même pas sûr de tous les connaitre – et comme j’évite de la regarder quand elle se balade en sous-vêtements chez elle... Celui qui me fait le plus sourire, c’est cette petite couronne qui orne l’ongle de son majeur droit. Elle voulait sûrement envoyer des « la princesse, elle t’emmerde » aux lourdingues qu’elle croise, je suppose ! Il y a aussi ce « Free » calligraphié sur le tranchant de cette même main. Celui qui attire le plus l’œil vu sa taille serait toutefois plutôt la grue en papier sur son poignet. Le mot « Shame » est barré sur son bas-ventre, juste au-dessus de son bassin. Ultime provocation avant le vice…

Pour les significations, j’avoue ne pas avoir retenu – c’est pas mon truc, les tatouages – à l’exception d’un seul, qui est en réalité l’ajout de deux tatouages, à sa cheville droite. Un « Remember » y est écrit, ainsi que la date de son premier mariage inachevé. Plus récemment, elle a refait encrer le « Remember » et a ajouté au-dessus les dates de son court mariage avec son coloc. Est-ce que j’ai vraiment besoin de préciser que ces dates, ainsi placées, signifient qu’elle considère le fait de se retrouver mariée comme un boulet à son pied ?


Adam, petit frère de cœur. ▬
Fubuki Hartcher
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Drunk Grumpy Cat

posté
le Ven 2 Aoû - 17:54
par Fubuki Hartcher
Mdr coucou t'es belle. Je m'en bats les boobs !  3901106482

Re-bienvenue, et courage pour la fin de la fiche, huhu ♥
Makoto Nanase
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posté
le Ven 2 Aoû - 18:10
par Makoto Nanase
OMG UNE FILLE Je m'en bats les boobs !  1140568699 Je m'en bats les boobs !  1503925550 Je m'en bats les boobs !  3170309561 Je m'en bats les boobs !  2047885044

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Merci Lucci pour le kit Je m'en bats les boobs !  1647638966

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Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
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Le plus beau compliment ♥️:
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La famille ♥️:
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Hanz Asuka
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posté
le Ven 2 Aoû - 18:11
par Hanz Asuka
Je m'en bats les boobs !  2047885044

Bon rebooooot !!!! *Garde Hyun dans un coin de son kokoro et accueille la beauté que voilà* Puisses-tu t'amuser avec ce nouveau personnage ♥ Bonne rédaction ! Je vais lire tout ceci avec attention~ Je m'en bats les boobs !  3617929405
Mina Sasaki
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posté
le Ven 2 Aoû - 23:00
par Mina Sasaki
Bucky > Mais quel flatteur lawl ♥ Je m'en bats les boobs !  3766924225
Merci !

Mako > MAIS OUAIS T'AS VU ?!!! Je m'en bats les boobs !  1503925550 Je m'en bats les boobs !  1140568699 Tout arrive Je m'en bats les boobs !  1984817200

Hanzuzu > Je m'en bats les boobs !  2047885044
Aw, me reparle pas de Hyun, mon coeur va le pleurer longtemps Je m'en bats les boobs !  3912395661 ma licorne en sucre d'amûr... Je m'en bats les boobs !  367806265
Merci pour tes encouragements ♥ En espérant que la lecture eut été à ton goût ~


Et sur ces bonnes paroles, j'annonce officiellement que cette fiche est FINIIIIE Je m'en bats les boobs !  1984817200
*dépose une assiette de cookies pour le staffeux qui s'en chargera* :3
Makoto Nanase
Messages postés : 4332
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Sam 3 Aoû - 10:40
par Makoto Nanase
Et bien je n'ai rien à dire à part que Mina est une jeune femme fort intéressante Je m'en bats les boobs !  3473897349 Ta fiche est bien écrite, comme d'hab, et j'adore toujours autant ton style Je m'en bats les boobs !  4115966937
Elle fait de la natation, donc évidemment, il nous faut un lien, t'as pas le choix Je m'en bats les boobs !  3766924225
Je suis aussi curieux de savoir qui est ce mystérieux garçon dont elle est amoureuse Je m'en bats les boobs !  517494357

Aller, viens là que je te tamponne le front Je m'en bats les boobs !  2432113367

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Je m'en bats les boobs !  4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Je m'en bats les boobs !  1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Je m'en bats les boobs !  Ld7d
Je m'en bats les boobs !  BbNTuR8
Le plus beau compliment ♥️:
Je m'en bats les boobs !  Cn3Ckyx
Je m'en bats les boobs !  1EPYLUw
Je m'en bats les boobs !  DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Je m'en bats les boobs !  E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Je m'en bats les boobs !  3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Je m'en bats les boobs !  Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Je m'en bats les boobs !  YqECw0j
Mina Sasaki
Messages postés : 216
Inscrit.e le : 16/02/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : NEVER !
Autre: Special thanks to Fubuki pour le vava ♥
posté
le Lun 5 Aoû - 19:11
par Mina Sasaki
Ayé, de retour de WE et un peu moins malade, je peux donc te remercier officiellement pour cette validation express ! Je m'en bats les boobs !  1451543918 Je m'en bats les boobs !  1984817200
Merci pour les compliments, ça fait chaud au coeur ♥ Ravie d'avoir titillé ta curiosité aussi ~
Et quand tu veux pour un lien, tu le sais Je m'en bats les boobs !  3766924225
Plein dabisous et bonne semaine Makoko !
Naa Ikeda
Messages postés : 28
Inscrit.e le : 24/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Hackeuse activiste anti-incontestable
posté
le Lun 5 Aoû - 19:17
par Naa Ikeda
Wouah j’avais pas vu cette fiche ! Quel personnage et quelle belle fiche *.*

Dis dis on se fait un lien avec Naa ? o.o
Mina Sasaki
Messages postés : 216
Inscrit.e le : 16/02/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : NEVER !
Autre: Special thanks to Fubuki pour le vava ♥
posté
le Lun 5 Aoû - 22:31
par Mina Sasaki
OMG Naa ♥ Je m'en bats les boobs !  1362171446

Je viens de dévorer ta fiche, je te mpotte tout de suite pour qu'on se trouve quelque chose de croustillant Je m'en bats les boobs !  901032552
(et j'ai failli poster avec le mauvais compte Je m'en bats les boobs !  3813954746 touvabien)
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posté
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