Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Sam 24 Aoû - 21:36
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Les jours s’enchaînèrent et se ressemblaient. L’ignorance, les disputes, le mépris ainsi que le dégout étaient devenus ton quotidien insipide et monotone. Préoccupée par tes études et par ta charge de travail au sein du monopole familial, tu n’avais guère vu le temps s’écouler à une allure folle. La nuit avait été longue et désagréable à souhait, comme d’habitude. Tes yeux clos s’ouvrirent dans cette obscurité frappante, une vibration tintait sur ta table de chevet. Tes doigts glissèrent sur le bois noble pour enfin atteindre cet objet de torture technologique que demeurait ton téléphone. Celui-ci t’indiquait qu’il était l’heure pour toi de te réveiller pour songer à réviser tes cours. Les examens à venir devaient te garantir une sécurité supplémentaire dans ta progression professionnelle. Toutefois l’arrivée de ce mariage avait beaucoup trop suscité ton attention. Bien que tes notes demeuraient toujours excellentes, ta motivation s’était amoindrie à mesure que tu te heurtais à cette masse virile qui n’était autre que ton mari.

Te redressant doucement, tu constatais avec déception que ton époux dormait toujours. Non pas que tu souhaitais le voir éveillé, mais sa respiration constante témoignait de sa vitalité. Hm… le destin se serait montré beaucoup trop clément pour te gratifier d’un arrêt cardiaque prématuré. Ton ressentiment pour lui ne faisait que croître. Pourtant, ta raison te dictait de ne plus lui donner d’importance. De tout simplement l’ignorer et faire comme s’il n’existait pas. Toutefois les devoirs conjugaux t’obligeaient à lui adresser la parole, à l’embrasser, partager un moment journalier en sa présence et plus tard lui ouvrir les portes de ton intimité. Tu redoutais ce jour, tu ne comptais pas les jours pour ne pas te perdre en déraison. Tu ne craignais guère d’être uni à lui mais l’idée même qu’il puisse poser ses mains sur ta peau te procurait des frissons de dégoût.

Ravalant ta salive discrètement avant d’attraper ton peignoir de soie pour descendre à la cuisine où tes domestiques s’attelaient déjà à faire ton petit déjeuner. Mumei t’attendait en bas des escaliers, elle s’inclinait avant de demander poliment comment tu allais.

« Bien, merci. Quelles sont les nouvelles d’aujourd’hui ?
- Hum… c’est délicat Mademoiselle…»


Avait elle murmuré avant de pointer du doigt le moniteur présent à côté de la grande porte d’entrée. Marchant jusqu’à celui-ci, tu constatas avec lassitude que le fameux jour était venu. Soupirant longuement, tes yeux se posèrent sur ta domestique qui semblait encore plus embarrassée par la situation. Haussant les sourcils, blasée. Tes iris s’ancrèrent dans celles de la jeune femme qui ne savait plus quoi dire.

« Ne le réveillez pas. Quittez la maison pour toute la journée, ne revenez que demain. »

Mumei hocha délicatement la tête avant de se rendre dans la cuisine pour prévenir les deux autres domestiques. Celles-ci arrêtèrent leurs tâches puis vinrent s’incliner devant toi avant de sortir de la maison. Prenant toutefois ton petit déjeuner en solitaire Profitant de ce semblant de solitude pour décompresser et arrêter de faire semblant de sourire. Tu mordillais tes lèvres nerveusement, tentant de te sortir de la tête cette échéance.
Finalement, tu te dépêchas de terminer le tout. Faisant même ta propre vaisselle afin de pouvoir t’habiller rapidement et t’en aller pour la journée. De toute évidence, il te resterait encore la soirée si tu devais de respecter cet engagement obligatoire.

Ne revenant qu’en début de soirée, vers 19h précisément. Tu fis en sorte d’être très discrète pour que ton mari ne s’alerte pas de ta présence. Allant tout de suite sous la douche pour un dernier moment détente, tu te vêtis d’une petite culotte en dentelle et une magnifique nuisette blanc nacre presque transparente, l’on pouvait distinguer ton nombril ainsi que ta taille. Tu ne cherchais guère à être aguicheuse ou même à faire un quelconque effort pour ton époux. Tu n’avais que ça comme pyjama… il t’arrivait même de dormir nue. Mais depuis ton mariage, tu avais préféré te couvrir pour t’assurer davantage de pudeur.
L’heure de diner allait sonner et l’appétit n’était pas au garde à vous. Tu te rendis donc dans ta salle de jeux, t’asseyant sur l’un des fauteuils luxueux et confortables que tu avais fait disposé pour ton plaisir. Caressant le cuir froid de ton accoudoir, tu avais pris un jeu de tarot que tu mélangeais quelques minutes pour continuer de te détendre. Puis tu tirais six cartes en les disposant sur la table basse qui se trouvait en face des fauteuils, déposant ainsi la pile un peu plus loin. Finalement, tu venais à retourner les cartes pour savoir ce qu’il t’attendait. Sachant pertinemment que c’était ridicule, tu appréciais tenter de déterminer un quelconque avenir avec le simple hasard. Une vraie imposture, mais tu te plaisais à t’imaginer que cela pouvait avoir un réel sens. L’une des cartes de ta sélection éveilla d’ailleurs ton sarcasme ainsi qu’un rire assez jaune.

« L’amoureux ? Quelle ironie. »

Pouffais-tu en jouant avec cette carte entre tes doigts. Comme si un semblant d’amour allait s’installer entre toi et ton mari. Sa condition étant trop basse et vos caractères beaucoup trop différents. Cela n’arrivera très certainement jamais. Et aussi triste que pouvait le penser qui que ce soit, cela te convenait. Jamais tu n’aimerais un homme aussi dominant, il t’étouffait beaucoup trop pour qu’un sentiment naissant puisse s’installer. Un bruit de porte t’alerta que quelqu’un venait de pénétrer dans la pièce. Tu laissais tomber la fameuse carte sur la table au dessus de ses consoeurs en ne prenant même pas la peine de te redresser.

« Votre journée fut agréable ? »

Interrogation aussi fausse que le ton que tu avais pris. Tu te moquais de savoir si son temps passé loin de toi l’avait convenu, tu espérais simplement qu’il ne mette pas sur le tapis, le devoir à venir. Mais tu n’étais pas assez naïve pour te compromettre à une telle bêtise. Il allait certainement te le rappeler au moment voulu. Il restait précisément 4 heures pour accomplir cette tâche ingrate, vous ne manquiez pas de temps.

Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Dim 25 Aoû - 11:20
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

Le corps se tortille allégrement dans le lit, omettant complètement que ce lit est occupé par une autre personne. En l'occurrence son épouse. Les muscles se relâchent, craquent dans des étirements spontanés et libérateurs. Un bâillement, rendu inaudible à mesure que le brun prend conscience de la désarmante réalité, se fraye un chemin entre les lèvres. Une réalité qui l'incite à ouvrir les yeux pour s'assurer qu'il n'a pas malmener la Jogai en s'agitant dans le lit. Mais son côté du lit est froid. Signe qu'elle s'est levée depuis un bon moment. Il tourne la tête pour vérifier l'heure. Il est temps pour lui de se secouer aussi.

Il ouvre le dressing et en sort un costume qu'il étend sur le lit. La porte de la salle de bain se referme aussitôt derrière lui pour une douche revigorante bien méritée. Paré de son costume sobre, le jeune homme n'a toujours pas eu l'idée de regarder son smartphone. Il passe devant le moniteur, porte-document à la main sans un regard pour les instructions de la machine. Sa marche dictée par une célérité involontaire pour être ponctuel au travail.

◊Bonjour madame Harima.

-Bonjour monsieur Detsuko. Toujours à l'heure.

◊Il faut bien. Monsieur Razen vous a confié des actes à rédiger pour moi?

-Effectivement. Mais c'est sur format numérique. Donnez-moi votre clé USB.

◊Oui tout de suite.

Les doigts trifouillent dans le porte-document, le portefeuille, sans grand résultat. Un froncement de sourcils naît.

◊J'ai dû l'oublier dans mon bureau. Vous n'en avez pas une?

-Malheureusement non. Mais vous pouvez me passer votre téléphone. Je vais transférer les fichiers dessus et vous n'aurez qu'à faire de même sur votre machine ensuite.

◊Excellente idée. Vous êtes une perle madame Harima.

Cette fois les doigts débusquent le portable entre toute la paperasse dans l'attaché-case. Le smartphone confié à la secrétaire, Kato a à peine le temps de lui tourner le dos qu'elle l'interpelle.

-Vous avez reçu un message monsieur Detsuko.

◊Oui je vais le lire plus tard. Poursuivez votre tâche.

-C'est qu'il s'agit d'un message qui provient de votre moniteur. Il doit être urgent.

◊Du moniteur?

Intrigué, il pose son attaché-case sur le bureau de Madame Harima avant de récupérer son téléphone. Le message ouvert, ses yeux s'arrondissent à la lecture du contenu.

◊Ça fait déjà deux semaines?

-Que dites-vous monsieur?

◊Non non rien... Dites à Monsieur Razen que je ne me sens pas très bien finalement. Je préfère rentrer.

-Rien de grave au moins?

◊Je ne sais pas. J'ai cru que ça allait passer, d'où ma ponctualité habituelle. Mais là, ça ne va pas du tout.

-Oui ne vous forcez pas. Ne vous en faites pas, j'en aviserais monsieur Razen, rentrez vous reposer.

Évidemment Kato ne rentre pas chez lui. Il a besoin de réfléchir sérieusement à ce qu'il va faire. Va-t-il obtempérer et consommer son mariage avec une femme qui l'insupporte? Ou va-t-il se rebeller et prendre la fuite? La seconde option est plus alléchante. Toutefois il a une pensée pour sa mère qui tient à lui. Elle ne s'en remettra jamais si on l'exécute. Perdre son mari a été une épreuve bien trop poignante pour elle. Perdre son fils unique la tuerait. Alors Kato se raisonne.

Il passe la journée à glander. Il atterrit dans son bar habituel. Pas pour se saouler, mais pour jouer du piano. Il a besoin d'évasion, de liberté que seule la musique peut lui procurer. Enfin la musique et son atelier de peinture qu'il loue en ville. Mais il n'a pas envie de s'exprimer au travers de ses pinceaux. L'habilité de ses doigts qui épousent les touches du piano suffit à l'apaiser. Il est dix-sept heures quand il croise quelques amis avec qui il dîne. Du moins il s'y efforce. L'appétit n'est pas au rendez-vous vu ce qui l'attend.

A dix-huit heures trente, sa décision est prise quand il rentre. La maison est vide. Du moins les pièces principales. Goûter à cette liberté ouvre son appétit. Il casse quelques œufs et se prépare une omelette qu'il dévore rapidement. Toute la journée sans manger, il y a de quoi! Il ôte ensuite son costume et file sous la douche pour se rafraîchir. Lorsqu'il en ressort, une serviette sur la tête et une autre autour de la taille, il peut ouïr comme un bruit à peine perceptible en provenance des bureaux.

Surpris, il enfile son bas de pyjama et un peignoir. Ses pas s'orientent premièrement vers son bureau qu'il trouve fermé. Il en conclut que c'est la Jogai qui a dû se replier dans son antre pour le fuir. Un sourire canaille éclot, soulignant par là même ses fossettes qui dénotent de sa soudaine humeur ludique. La porte est poussée. Une Jogai s'offre à sa vue. Il ferme la porte derrière lui.

◊Bonsoir madame.

Adossé contre le battant, l'italo-japonais se gratte la tempe, amusé.

◊Vous avez dû recevoir vous aussi le message du moniteur. Alors ne me faites pas croire que vous avez passé une bonne journée. Tout ce que je veux savoir c'est si je dois me préparer à dormir au centre de redressement ce soir? Je sais à quel point ma compagnie vous répugne.

(c) oxymort

Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Dim 25 Aoû - 13:49
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Bien que ton visage ne transposait pas l’étendu de tes émotions, ce fameux jeu de tarot t’agaçait au plus haut point. Bon nombre de diseuses de bonne aventure interprétait à leur sauce un simple tirage, tissant un lien entre des cartes possédant différentes significations pour tenter d’y traduire un message propre. Finalement, en regardant le reste des cartes, tu pus observer une composition presque macabre : L’amoureux, le pendu, le valet de coeur, la reine de pique, la mort et le fou. Ces six cartes n’avaient aucune signification commune. Toutefois, tu pouvais l’adapter de sorte à ce qu’elle colle parfaitement à ta situation. L’amoureux signe de rapprochement, le pendu en référence à l’épée de Damoclès trônant au dessus de ta tête ainsi que celle de ton époux, le valet de coeur sans doutes assimilé à ton mari, la reine de pique ne pouvait que te transparaître, le fou symbole de l’Incontestable qui avait la main mise sur ce jeu et enfin la mort… Un charlatan te dirait de prendre garde et d’obéir au sein Incontestable. Mais cette déduction, tu l’as fait toute seule. Nul besoin d’une quelconque devineresse pour procéder à une telle interprétation.

Depuis ce matin, les soupirs ne cessaient de fuser entre tes lèvres. Tandis que tu restais assise sur le fauteuil. Tes iris tentaient de rejoindre cette voix qui semblait t’assurer de sa présence. Mais ton esprit restait fixé sur cette table basse. Tu n’avais pas envie. Non, tu ne souhaitais pas arriver à cette éventualité. Mais tu n’avais pas le choix.
Même si un semblant d’opportunité se dressait devant toi, il n’y avait absolument rien d’alléchant. Tu devais choisir entre le rapport « consentant mais forcé » ou bien un allé-simple jusqu’au centre de redressement jusqu’à ce que cette affaire soit accomplie, mais dans la pire des conditions. Allais tu réellement troquer tes draps de soie contre un sol cimenté dur et râpeux à s’en déchirer la peau. De plus l’idée même que des miliciens te maltraitent ou même qu’ils t’observent faire cette affaire t’aidait tout particulièrement à faire un choix. Quitte à être dans la contrainte, autant que ce soit dans les meilleures conditions possibles. Secouant légèrement la tête, tu te redressais légèrement sur tes pieds gardant une position assise et droite, toujours dans l’élégance. Tu répondais aux premières paroles de ton époux.

« Ce ne serait qu’hypocrisie de vous annoncer que ma journée fut agréable. »

Mordant ta langue, tu tournais celle-ci plusieurs fois dans ta bouche. Allais tu réellement lui dire haut et fort que le centre de redressement était à proscrire. Que tu n’allais pas vous infliger une telle humiliation ? Que tu allais te « soumettre » au désir de cette misérable machine ? Ce songe t’arrachait presque ta langue pourtant si souvent pendue… Finalement, tu te mis debout. Restant dos à ton mari quelques instants en ajoutant calmement.

« Sortez ce songe de votre esprit. Nous n’irons pas dans cette répugnante prison. »

Tes mots furent choisis de sorte à en dire assez sans aller dans le détail. Baissant la tête en fermant les yeux, tes bras se croisèrent contre ta poitrine. Signe de rejet mais aussi de protection, toutefois tes mots avaient conté une histoire bien différente de tes gestes. Ta raison te scandait d’aller au plus vite, de passer rapidement à l’action pour mieux être débarrassé de cette tâche ingrate et affreusement humiliante. Mais ton coeur te suppliait d’attendre encore un peu, de te laisser juste encore quelques minutes de répit avant que ton âme et ton corps soit à jamais offerte à cet homme non méritant. Tu ne l’aimais pas, tu le dépréciais autant par son statut que par son comportement. Toutefois il était bel homme, même si tes ressentiments te donnaient l’illusion de sa laideur, tes iris ne te mentaient guère quand tu le voyais. Raison pour laquelle, tu restais encore de dos pour ne pas affronter sa stature ainsi que son charme sauvage.

Levant les yeux vers le plafond, tu te décidais enfin à affronter pleinement ce qu’il t’attendait. Tournant doucement les talons, ton regard put se poser sur lui. Ses cheveux ainsi que la légère brume qui s’échappait de son corps laissait transparaître qu’il était allé prendre une douche. Un parfum boisé s’installait dans la pièce, peut être du santal ? Pourquoi te complaisais-tu sur ce genre de futilités ? Allais tu réellement essayer de rendre la chose agréable ? Ne sois pas ridicule… De ton côté, ce n’était que des effluves de pêche japonaise mélangé à un soupçon d’anis étoilé qui te parfumait. Un énième détail qui fera l’objet d’une ignorance surement évidente de la part de ton époux.
Observant un instant la prestance de Monsieur Detsuko. Tu avais un vague souvenir de sa force, de sa brutalité mais aussi de son sadisme. Rien de traumatisant en somme… Ce fut sa motivation qui te calma ce jour-ci. Dévisageant un peu trop longuement ton mari, il pouvait voir de lui même que malgré ton visage légèrement enfantin, il avait bien affaire au corps d’une femme. Une taille délicieusement dessinée, une poitrine de taille moyenne mais surtout des fesses excessivement bien rebondies et rondes. A défaut d’avoir eu une grosse poitrine, tu fus gratifiée d’un magnifique derrière.

« Toutefois, je peux vous retourner la question. Cette répugne est mutuelle. Ne me faites pas croire que ma présence est un régal pour vous, ce mensonge sonnerait excessivement faux. »


Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Dim 25 Aoû - 19:11
par Kato Detsuko
Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Dim 25 Aoû - 20:14
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.


Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Lun 26 Aoû - 9:02
par Kato Detsuko
Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Lun 26 Aoû - 15:42
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.


Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Lun 26 Aoû - 18:53
par Kato Detsuko
Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Lun 26 Aoû - 20:26
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.


Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Mar 27 Aoû - 12:43
par Kato Detsuko
Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Mar 27 Aoû - 23:43
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.


Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Jeu 29 Aoû - 17:03
par Kato Detsuko
Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Dim 1 Sep - 0:10
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.



Le lendemain matin, tu fus réveillé assez tard. Environ dix heures du matin. Cela ne te ressemblait guère d’être instinctivement éveillée par toi-même à une heure aussi tardive. Tes sourcils se froncèrent en regardant ton téléphone, il était vrai que tu avais aussi demandé une journée de congé. Bien que tu ignorais si c’était le cas de ton mari. De toute façon, ce n’était pas ton problème. Te redressant doucement en enfilant ton peignoir en satin, tu te levais au bout de quelques minutes afin de te rendre jusqu’à la cuisine. Comme tu l’avais prédit, tu eus un mal fou à t’y rendre. Tes cuisses semblaient aussi molles que de la gelée et ton derrière subissait de vulgaires courbatures. Boitant légèrement tu fus agréablement surprise de constater que tes domestiques avaient déjà préparé le petit déjeuner et qu’en plus Mumei avait prévu un petit coussin sur l’une des chaises pour que tu puisses t’asseoir. La friponne, avait-elle deviné ? La grande brunette alla jusqu’à toi pour te servir une tisane à la lavande et au clou de girofle, ces plantes avaient des vertus relaxantes, elle avait toutefois préparé du café aussi au cas où l’envie te prenait avec quelques viennoiseries françaises. Un pêché mignon de luxe que tu appréciais déguster. Attrapant un chausson aux pommes, tu l’ouvrais en deux afin de le déguster silencieusement. Un bruit t’interpella environ quelques minutes plus tard, Monsieur Detsuko semblait s’être enfin extirpé du lit. Tes iris se posèrent sur lui tandis qu’il se dirigeait vers le frigo.

« Faites donc, il y en a assez pour un régiment. Les filles, rassurez moi. Vous vous en êtes mis de coté pour vous ?
- Non, Mademoiselle…
- Servez vous pendant que c’est encore chaud, vous ne saurez pas en forme avec l’estomac vide.
- Merci, Oujo-sama… »

Les deux demoiselles se servirent avec un pain au chocolat chacune, tes sourcils se froncèrent en les voyant se servir aussi peu. Elles comprirent rapidement qu’elles pouvaient manger à leur faim. C’est pourquoi, elles en prirent un peu plus avant de s’éclipser dans le salon où tu leur avais demandé de s’installer plus confortablement. Dans la demeure de tes parents, il y avait une dépendance plus qu’agréable et très bien agencée. Ce n’était pas le cas dans cette demeure. Donc tu avais proposé le salon pour avoir un peu d’intimité avec ton mari.

« Je suppose que vous ne travaillez pas aujourd’hui. Je voulais vous proposer de vous rendre à une exposition d’Art. Une amie souhaite absolument vous rencontrer. J’espère que la vue d’oeuvres picturales ne vous dérange guère ? »

Tu souhaitais proposer une activité conjugale par toi même. Autant rendre l’action plus agréable et faire une sortie en même temps. Surtout que l’heure était bien au dessus de l’autorisation qu’il t’avait imposé…

« Elle sera à 21h, nous pourrons aller au restaurant avant de nous y rendre. »

Ton amie était bien curieuse d’en savoir davantage sur cet homme qui était devenu ton époux. Contrairement à toi, l’Incontestable ne lui avait pas gratifié d’une lettre rose, elle désirait donc en savoir plus sur ce Monsieur Detsuko dont ta famille avait vanté les mérites…

Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Dim 1 Sep - 11:49
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

Ce personnel constamment dans ses pattes a au moins l'avantage d'assurer une propreté de la maison. La chambre a besoin d'être aérée et les draps changés au plus vite. Mais pour le moment tout le monde déjeune. Kato casse ses œufs, qu'il assaissonne après avoir déposé un morceau de beurre dans la poêle. Il agrémente son omelette d'un croissant au beurre, d'un café noir sans sucre, ainsi que d'un jus d'orange. Le couple accomplit leur devoir conjugal en partageant le petit-déjeuner.

Assis en face de la Jogai, le jeune homme s'alimente de savoureuses bouchées d'omelette. Tout à coup ses iris ambrés s'ancrent dans les prunelles de son interlocutrice avec effarement à sa prise de parole. Vient-elle de l'inviter à une sortie en couple? Ou devra-t-il encore être considéré comme une bête de foire qu'elle veut exhiber dans l'optique de se fendre de viles railleries? Kato dépose doucement ses couverts.

◊C'est vrai que nous n'avons pas encore eu le temps de nous exprimer sur nos loisirs et nos passions. Tout comme je ne saisis toujours pas quel genre de femme vous êtes. Peut-être que tout cela viendra avec le temps madame.

Il porte son verre de jus d'orange aux lèvres pour une grande gorgée. Le verre posé sur la table, il coupe un bout du croissant tout en apportant une réponse sincère et favorable à la surprenante invitation.

◊Je suis un grand amateur d'art. Les œuvres picturales, sculpturales, et musicales me passionnent réellement. Je vous avoue être stupéfait, tout comme ravi d'apprendre que nous avons au moins cet attrait pour l'art en commun. Maintenant au sujet de votre invitation, je suis mitigé. Si cette invitation est encore un prétexte pour qu'on m'accable de propos injurieux et dédaigneux, je vous dis non direct. Par contre s'il s'agit d'admirer les œuvres tout en rencontrant une peintre, là je ne peux que vous accorder mon consentement.

Une nouvelle information marque le visage du brun d'une glaciale expression. Est-ce une entourloupe pour l'amadouer? Elle s'imagine qu'il n'a pas compris son petit manège? Elle veut lever le couvre-feu. Kato a horreur de la manipulation. Si sa raison était prise en otage par un éclair de contrarié, l'italo-japonais aurait tout annulé. Pourtant il n'en est rien.

Étrangement il trempe ses lèvres dans le nébuleux breuvage fumant, muré dans un mutisme intentionnel. Son regard, étonnamment fixe, s'enracine dans les noisettes de la Jogai. Va-t-il céder pour prouver que lui aussi est porté sur les compromis dans une relation maritale? La tasse s'unit à la soucoupe, la serviette de table estompe les gouttelettes qui perlent les lèvres du brun. Les doigts pressent légèrement le tissu, ses yeux gagnent en dureté, pour finalement s'animer de douceur.

◊D'accord. De toute façon, il faudra bien que je me montre moins rigide si je veux que vous vous livrez un peu à moi comme vous venez de le faire. Dîner au restaurant me donnera l'occasion de vous poser des questions plus localisées sur votre personnalité. En somme c'est entendu pour cette sortie nocturne.

Il vide son verre d'orange après avoir terminé son croissant et son omelette. Il préfère laver directement ses couverts, plutôt que les déposer dans le lave-vaisselle. Il lui vient subitement une interrogation qui le contraint à interpeller son épouse.

◊Dites-moi madame, est-ce que vous me trouverez trop intrusif dans votre jardin secret si je vous demande de me montrer votre antre? C'est une salle de jeux, c'est bien cela non? Je suis curieux de savoir ce qui vous attire dans cet univers ludique. Voulez-vous m'initier? Ou est-ce inenvisageable pour vous?

(c) oxymort

Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Mar 3 Sep - 14:53
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

En voilà une prise d’initiative inattendu ? Pourquoi diable avais-tu proposé une telle sortie ? Te montrer de nouveau avec ton prolétaire de mari devenait une distraction ? Surement pas. Mais il semblerait que la nuit dernière avait ouvert tes yeux sur un point essentiel de ta nouvelle vie : Tu allais vivre ta vie entière avec cet homme. Monsieur Detsuko serait ton unique époux jusqu’à ce que la mort de l’un ou l’autre vous sépare. De ce fait, une prise de conscience demeurait inéluctable. Ainsi l’idée même de devoir « supporter » ton mari semblait beaucoup plus désagréable qu’au premier jour. Comment ton père avait fait pour accepter ta mère ? Il t’avait longuement expliqué que ta matriarche pouvait s’avérer très capricieuse et éreintante. Il avait su faire des concessions et apprendre à l’apprécier malgré ses multiples défauts et surtout à rendre sa vie beaucoup plus délectable qu’à leur début. Était ce donc cela que le système imposait ? La capacité d’adaptation ? Si cela s’avérait vrai, il était temps que tu fasses un pas en avant. Peut être était-ce prématuré, que cette idée allait vite s’envoler comme un songe fugace une fois que la tentative aurait échoué. Mais après tout, qu’est ce que tu avais à prendre ? Ton honneur ? Aucunement, tu étais mariée désormais. Il n’était plus question d’honneur. Ton orgueil ? Oh… le voilà ce fameux frein qui t’empêchait de t’admettre vaincu et de ployer le genou face au système. Ta satanée fierté… allais tu parvenir à la dompter pour mieux t’intégrer dans cette mascarade ? Espérons le pour ton avenir.

L’idée de sortie que tu avais suggéré, fut prise avec intrigue et méfiance par ton époux. A la fois, il exprimait que vous n’aviez guère eu le temps d’apprendre à vous connaître et que vos loisirs respectifs étaient inconnus. Un énième point que vous alliez devoir travailler « ensemble », le songe d’un « vous » plutôt que d’un « je » individuel te fit légèrement tressaillir. Étais tu aussi peu prête à intégrer une telle notion de partage ? Il semblerait que oui pour le moment…
Tu fus agréablement surprise d’entendre qu’il appréciait le domaine artistique. Comme quoi le programme dictatorial savait se montrer logique sur quelques détails. Toutefois il remit en question la raison de cette proposition. Sur la défensive, il songeait très certainement à sa précédente rencontre avec ta famille. Sur cette pensée, tu décidas de trancher net.

« Vous humilier publiquement à chaque sortie serait excessivement lassant. C’est donc de bonne foi que je vous propose cette exposition. Le fait que vous soyez un grand amateur d’Art ne peut que satisfaire ma curiosité. Nul besoin de me montrer sournoise avec vous ce soir. Nous aurons l’occasion de rencontrer beaucoup d’artistes présentant leurs oeuvres de tout style. La classe sociale se lira uniquement pendant l’achat des dits tableaux. J’ai toujours eu un profond respect pour les artistes peu importe leurs moyens. Le talent artistique véritable ne se distingue pas par le compte bancaire. »

Ces propos pouvaient sembler faux en sortant de ta bouche. Et pourtant, tu demeurais sincère. Ayant fait affaire avec énormément d’artistes pour acheter leurs peintures ou sculptures, tu n’avais jamais pris en compte la stature pécuniaire mais uniquement la valeur artistique de l’oeuvre. Ainsi certaines statues étaient exposées dans ta salle de jeu, les connaisseurs ne pouvaient qu’être impressionnés de voir une telle excellence dans les détails et le message rapporté par l’artiste. Même si celui-ci n’était pas connu, il finissait toujours par acquérir une renommée grâce à tes louanges pleinement justifiées.
Humectant tes lèvres par ce breuvage doux mais légèrement acide que demeurait ton thé à la lavande, surement à cause de la citronnelle qui y avait été ajouté. Tes iris soutenaient le regard de ton mari. Allait il accepter de sortir aussi tard malgré sa restriction ? Il semblait que oui. Un petit sourire s’étirait discrètement sur tes lippes. Une légère victoire que tu savourais en même temps que ton petit-déjeuner.

« J’en suis fort aise. Avez vous des préférences pour le restaurant ? Classique ou beaucoup plus ethnique ? »

Il était vrai que tu avais un réel faible pour la cuisine française et chinoise. Reste à savoir si Monsieur Detsuko serait d’humeur aussi généreuse à nouveau.
Alors que tu venais à déposer ta tasse dans sa soucoupe, tu faillis perdre contenance face à cette interrogation soudaine. Les efforts étaient de mise visiblement aujourd’hui…

« En effet, il s’agit bien d’une salle de jeux. »

Prenant une légère pause, tu hésitais un instant à en dire plus. Tant de questions semblaient s’éparpiller dans ton esprit. Mais aucunes d’elles ne parvenaient à te faire perdre la face. Finalement, tu pris une décision favorable. Il avait bien compris que cette partie de la maison était ton refuge. C’était son pas en avant, tu n’allais pas reculer de deux pour autant.

« Aux vues de vos capacités mentales, je doute que vous initier soit une tâche ardue. Vous semblez posséder déjà le pouvoir de manipulation. C’est un atout obligatoire dans ce domaine. Vous ne manquez guère d’intelligence, vous assimilerez facilement les subtilités de cette science. Toutefois, je dois vous prévenir. C’est addictif. »

En d’autres termes, tu acceptais de lui montrer ta réelle passion. Prenant la tasse, tu la déposais dans le lave-vaisselle. Attendant sagement que ton époux termine sa petite vaisselle, tu semblais motivée à lui montrer tout de suite. Ce n’était pas comme s’il avait réellement le choix maintenant qu’il t’avait lancé. Mais tu préférais attendre sagement son accord.

Une fois l’accord obtenu, tu l’emmenais donc dans ton antre, ton espace de jeu, ton petit cocon. Il n’avait surement pas eu l’envie ni le temps d’observer toutes les subtilités de la pièce. Beaucoup d’oeuvres y étaient exposés en parfaite harmonie avec les différentes tables de jeux. Venant à t’adosser sur l’une des tables, tu posais cette simple question en commençant à ouvrir un simple paquet de cartes que tu mélangeais.

« Connaissez-vous la notion de bluff ? Cette question peut vous paraître ridicule mais elle est essentielle. Êtes vous capable de mentir à quelqu’un en le regardant droit dans les yeux ? Sans montrer le moindre signe distinctif que vous êtes un menteur ? »

Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Jeu 5 Sep - 12:10
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

C'est donc de bonne foi que la Jogai propose cette sortie artistique. Néanmoins en homme avisé, Kato compte bien rester sur ses gardes pour qu'elle ne lui joue pas un mauvais tour. Quoique jusqu'à présent, il a toujours su anticiper et détourner les attaques de la brunette. Un peu comme sur une table de poker où deux joueurs jaugent la personnalité, les mimiques de son adversaire pour prédire son prochain coup. L'italo-japonais est joueur, mais pas adepte de jeux de cartes.

Pourtant il lui est aisé de parer les nombreuses attaques de la Jogai comme s'il avait l'impression de la connaître depuis toujours. Est-ce parce que dans son métier, il lui arrive de croiser le chemin d'êtres vils et manipulateurs? Ou tout simplement est-ce dû à la transparence de son épouse? Kato ne saurait être catégorique. Cependant, il est certain d'une chose: Peu importe ce qu'elle manigancera contre lui, il sera toujours prêt à contrecarrer ses plans. L'étirement de ses commissures accompagne les mots qui vont se chevaucher.

◊Si nous sommes tous les deux en accord sur le caractère pacifique de cette sortie, je suis disposé à une trêve. Nous verrons bien si vous êtes capable de tenir une soirée sans la moindre hostilité. J'en doute. Mais il est vrai que toutes les subtilités de votre personnalités ne me sont guère encore familières. Cette soirée s'annonce instructive.

Quant à notre passion commune artistique, ma précarité financière, du moins comparé à la vôtre, m'incite à ne jamais outrepasser mon statut social. Toutefois, je suis rarement séduit par les tableaux hors de prix. Les grands maîtres ont souvent tendance à troquer leur talent, leur inspiration, contre l'avidité de la notoriété et le grossissement du compte bancaire. Ils en perdent l'essence même de leur art pour satisfaire aux attentes d'une riche clientèle. A ceux-là je n'accorde aucun crédit. Mais la surprise est toujours possible. Ce soir peut-être qu'un artiste saura ravir mon âme.


Le choix du restaurant est abordé par la Jogai. Les iris ambrés du brun fixent le plafond, signe qu'il est dans une éphèmère réflexion.

◊Nous avons commencé avec un petit-déjeuner typiquement français. Pourquoi ne pas poursuivre sur cette voie. La cuisine française est exquise et légère. Nous ne serons pas incommodés par une mauvaise digestion à l'exposition. Je connais un grand restaurant français où l'accueil y est chaleureux. J'y suis allé avec mon père une fois. Je vais réserver une table tout à l'heure. Disons pour dix-neuf heures. Nous aurons ainsi du temps pour apprendre à nous découvrir.

L'esquisse d'un sourire canaille lorsqu'il s'invite avec hardiesse dans le jardin secret de la Jogai, le jeune homme l'observe avec insistance pour ainsi interpréter la palette d'expressions qui pourrait se révéler sur ce minois de porcelaine. Tout à coup, la mine enjouée du brun se fissure. Sourcil arqué, sur la défensive, il pousse un soupir inaudible.

◊C'est la meilleure ça. Moi je suis manipulateur? De toute évidence vous avez du mal à analyser fidèlement ceux qui vous côtoient. Même quand ils vivent sous votre toit. Mais que cela ne tienne. Ce soir nous aurons l'occasion de rectifier le tir, donc je ne m'en formalise pas. Puis ne nous détournons pas du principal...

Un large rictus espiègle égaye le visage de l'italo-japonais. Son visage se rapproche de celui de la Jogai, les billes ambrées luisent d'impudence.

◊La visite de votre antre inviolable. J'ai hâte.

Le consentement obtenu, l'époux emboite les pas de l'épouse. Les mains dans les poches de son peignoir, les mirettes de l'italo-japonais sont assaillies par les œuvres les plus fastueuses et les plus illustres de cette époque. Une mimique de désapprobation se manifeste spontanément. Les œuvres sont sublimes, mais manquent cruellement d'originalité. Si bien qu'elles s'harmonisent à la perfection, tant elles se ressemblent. Il n'en fait pas état. Il n'est guère là pour juger le refuge de la Jogai, mais pour l'observer dans son habitat naturel. Aussi sa contemplation bifurque pour se centrer sur l'épouse qui bat les cartes. Un rire fuse à son interrogation.

◊Je ne suis pas bon menteur. Avoue-t-il en effleurant le bord de la table de jeux.

◊Par contre, je sais être persuasif quand la situation l'exige. Donc en conséquence, je crois être capable de convaincre un adversaire que j'ai un bon jeu de cartes sans avoir recours à des propos mensongers. J'imagine que vous devez exceller dans l'art de la supercherie. Une partie madame Jogai?

(c) oxymort

Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Dim 8 Sep - 11:37
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Encore et toujours de la méfiance. Enfin si l’on analysait la tournure des événements, le terme appréhension serait davantage exact. Il faut dire que ton entrée en matière précédente ne pouvait qu’inciter un soupçon de doute concernant la véracité de ta bonne-foi. Qu’à cela ne tienne. Tu n’allais guère t’attendre à une entrée en fanfare chantant des louanges à ton honneur pour s’extasier face à une vague initiative de générosité ou même de lucidité. Quelle tristesse de te dire qu’il fallait faire des efforts alors que ton couple ne comptait que deux semaines au compteur. Le destin eut la bonté de te choisir un homme appréciant la beauté de l’Art et des goûts légèrement similaires au tien. Tu n’allais guère faire la fine bouche assez longtemps alors que l’Incontestable te faisait une petite fleur. Laissant l’homme te compter son éternel scepticisme, tu fus d’avantage captivée par sa vision plutôt agréable de l’art. Même s’il avait une certaine précarité financière comme tu avais eu l’occasion de lui rappeler moultes fois, sa vision des œuvres et artistes était juste. Un créateur ne devait guère être jugé selon son statut social mais uniquement par la beauté de son Art. Un petit sourire s’étirait sur tes lèvres avant qu’une simple phrase s’échappe de tes lèvres pour conclure le sujet de cette soirée.

« Après tout Van Gogh fut reconnu pour son talent post-mortem. Un véritable scandale qu’un tel artiste ait du vivre dans la misère en donnant ses œuvres pour espérer avoir du pain pour se nourrir. La preuve irréfutable qu’un artiste ne naît pas dans l’opulence. »

Une énième agréable surprise se lisait sur ton visage face à la proposition du restaurant. Avait il été perspicace après une déjeuner parisien ? Ou appréciait il réellement cette cuisine si délicieuse et minimaliste que demeurait la gastronomie française. Cette nouvelle ne put que te réjouir et tu adhérais parfaitement aux propos de ton mari. Pour une fois que vous tombiez d’un commun accord.. il fallait presque sortir le calendrier pour y imposer une croix symbolique. Mais tout n’était pas encore joué. Un rien pouvait faire basculer ce semblant de complicité qui venait de naître entre vous. Si tenté que le mot soit pleinement juste.. peut être que la comptabilité serait davantage l’essence de ce qui se créait entre vous..

« Je suis satisfaite d’apprendre que la cuisine française vous convienne. Je vous suivrais donc dans ce fameux restaurant. Et l’heure me convient parfaitement. Nous aurons certainement le temps de faire quelques parties.»

Et hop. Voilà un mauvais pas qui te coûta une légère représailles. Quel dommage... le terme manipulateur n’avait rien de péjoratif pour toi. Dans le domaine des jeux d’argent, il était essentiel de posséder ce don. Il s’agissait d’un compliment qui sembla davantage le vexer plutôt que de le flatter. Bon, tu savais désormais à quoi t’en tenir. Aller trop vite en besogne ne t’apporta qu’un grognement de mécontentement métaphoriquement parlant. Un léger soupir vint à franchir la barrière de tes lippes mais là dernière phrase de ce monsieur t’incita tout de même à lui faire découvrir ton havre de paix.
Une fois dans la fameuse salle, tu continuais de jouer avec un paquet de cartes, les demoiselles valsaient entre tes doigts tandis que tu écoutais ton mari d’une oreille très attentive. Oh. Il savait donc se montrer persuasif ? Hm... reste à savoir si cela pouvait suffire. Prenant une moue légèrement adorable, tu venais à montrer un simple as.

« Avant même de tester vos compétences dans le domaine, je dois vous mettre en garde d’une chose. Soyez très attentif aux règles du jeu que vous entreprenez. Celles-ci peuvent être fatales. Je serais toutefois ravie de faire une partie avec vous. Je vais vous proposer un jeu très simple pour commencer : Le pierre-papier-ciseaux. J’ai déjà le jeu préparé, il y a précisément le même nombre de cartes par section. Pour être exacte, il y a dix cartes pour chaque objet. Le but est de savoir si vous avez une main forte ou faible et surtout de savoir jouer en conséquence. Nous utiliserons des jetons simples sans vraiment parier d’argent. Le but est de s’amuser, n’est ce pas ?»

Un éternel sourire d’amusement trônait sur ton visage avant que tu ne t’installes sur la table, tu venais à mettre le paquet dans une urne fermée que tu venais à secouer pour mélanger encore le tout. Puis tu le rendais à ton mari pour qu’il puisse se servir de trois cartes. Le regardant intensivement, tu lui expliquais aussi qu’à chaque tour les cartes allaient être mélangé tout les trois tours.

« Je pense que vous l’avez deviné, le but est de réussir à me tromper.»

Un air de défi venait à s’intensifier dans tes iris, tu aimais réellement jouer. Le hasard et la fourberie demeurait une réelle source de jouissance et d’exaltation pour toi. Reste à savoir si ton époux allait partager ce moment avec autant de fougue que toi... pour le moment tu gardais contenance pour mieux laisser place au suspense.

« Autre point important, la triche n’est pas interdite. Épatez moi.»

Ah.. enfin tu évoquais le vif du sujet. La triche... une fourberie supplémentaire que tu adorais démanteler morceaux par morceaux. Mais sans avoir lui même distribuer ou mélangé les cartes. La tâche sera beaucoup plus ardue. L’avantage pour ton mari était que tu n’avais entamé aucune technique triche, le but n’etait pas de l’humilier ou de lui rouler dessus. Mais bel et bien d’en l’initier à cet art lubrique et dangereux..

Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Lun 9 Sep - 11:19
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

Le jeune homme ne saurait dire de quelle planète débarque son épouse. Les règles du jeu sont assez évasives. Elude-t-elle intentionnellement certains points pour avoir de l'avance dans un jeu qu'il ne maîtrise pas? Peu importe. Au final, il va user de ses talents naturels de déduction et d'observation, mais aussi d'un bon coup de chance pour vérifier son jeu auprès de la Jogai. Cette dernière pourra alors lui dire s'il est ou non dans la bonne voie. La regarder battre les cartes, puis les mélanger dans une urne pour que le hasard couronne cette partie découverte, amuse l'italo-japonais qui décide de prendre place.

◊Hé bien madame, je n'ai pas tout compris à vos règles, mais je vais tenter ma chance. On dit que la chance du débutant assure souvent une incontestable victoire.

Le sourire aux lèvres, Kato fourre sa main dans l'urne pour en sortir dans un prime retrait la carte d'une pierre. La seconde carte est un ciseau. Aucun mot ne filtre, simplement un froncement. Rien de prononcé pour que cela ne passe pas pour de la duperie. Le froncement est à peine perceptible pour qu'elle s'imagine qu'il a tiré deux mauvaises cartes. Bien que dans un tel jeu, il n y a pas vraiment de mauvaises cartes. C'est plus une question d'interprétation des images qui assure la victoire du joueur. Alors Kato tire une troisième carte où s'illustre une seconde pierre. Il est déçu. Un trio d'objets distincts pour parer à ceux de la brunette aurait pu être intéressant à jouer pour un début. Mais il ne laisse rien paraître de son ressenti. Au contraire, il sourit, les doigts sur les jetons.

◊Est-ce à ce moment que je dois déposer mes jetons? Ou je dois attendre que le hasard vous attribue aussi vos cartes? Le but est de vous tromper vous dites, encore faut-il connaître le jeu. Alors je compte sur vous pour m'éclairer dans cette première pratique.

Les iris ambrés du jeune homme s'illuminent de curiosité lorsqu'elle évoque la possibilité de tricher. Décidément la Jogai a une personnalité bien douteuse. Depuis qu'il la connait, il n'a pas encore perçu chez elle un seul sentiment de bienveillance et de droiture. Elle n'est que vindicative et fourbe. Dire que c'est avec elle qu'il doit bâtir son avenir. Quel désastre!

◊Je ne sais même pas pourquoi ça ne me surprend même pas que vous m'encouragez à tricher. Mais...

Les billes ambrées du brun assaillies par la luminosité qui se reflète sur le miroir mural un peu en hauteur derrière la Jogai, se meuvent furtivement dans cette direction pour distinguer avec amusement le trio de cartes de la brunette. Il toussote fortement aussitôt pour que l'objet de son intérêt n'attire pas l'attention de la Jogai.

◊Pardon... Alors je disais que malgré ma désapprobation de cette pratique, nous sommes ici pour nous amuser.

Il avance un jeton et lance en déposant sa première carte de pierre.

◊Que le meilleur gagne madame Jogai.

Les lèvres s'étirent dans un large sourire narquois.

(c) oxymort

Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Mar 10 Sep - 23:05
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Un jeu dangereusement amusant qui perdait surement de son piment avec le manque réel d’enjeu. En effet, tu appréciais davantage les jeux d’argent pour observer ce regard déchiré par le choc et la vision d’horreur de tout perdre. Mais malheureusement cela ne se passera pas. Une prochaine fois peut être ? Pour le moment, ton but était de l’initier au jeu et non de le dégoûter. Allais tu faire exprès de perdre pour mieux le faire entrer dans ce domaine-ci ? Hm… tu y songeais longuement. Toutefois ce n’était guère le but recherché, il fallait être honnête pour une fois. Du moins faire semblant de l’être. Il semblait assez intrigué par le jeu, tu répondais donc à toutes ses questions dans les moindres détails.

« Une fois que vous avez vos trois cartes, vous pouvez parier le nombre de jetons que vous désirez pour cette manche. Si vous gagnez, je dois vous donner les miens. Si vous perdez, vous me les donnerez. Le but est de me faire croire que vous avez un jeu avantageux. Si vous possédez par exemple les trois objets, votre victoire est assurée. Plus vous avez de cartes similaires plus vos chances de gagner seront caduques.»

Ces explications étant terminées. Tu avais l’impression d’avoir été assez claire. Bien que, tu te savais très mauvais professeur dans l’art d’expliquer un jeu. Pour toi, tout te semblait beaucoup trop logique que tu oubliais certains détails. Ce n’était pas foncièrement de ta faute… Espérons pour ton cher mari que l’issue de ce jeu serait en sa faveur.
L’évocation de la tricherie semblait l’avoir déçu. Pourtant il devait se douter que dans un tel milieu, cette pratique était de mise voire même obligatoire pour des personnes beaucoup moins à l’aise dans le maniement de la logique et du bluff. Donc tu avais pris l’initiative de lui en faire part.

« Ne soyez pas déçu, c’est monnaie courante dans ce domaine-ci. »

Les jeux étant faits, tu prenais à ton tour tes cartes dans tes mains. Tu avais deux ciseaux et une feuille. Une petite moue s’étirait sur tes lèvres. Oh quelle pioche misérable pensais-tu. Mais peut être qu’avec un peu de chance et de hasard tu parviendrais à gagner.

« Amusons-nous maintenant. Je mise quinze milles yens.»

Ce petit sourire étiré sur tes lèvres lança les hostilités et tu montras ta carte à ton tour. Tu avais choisi le ciseau. Oh c’était donc lui qui remportait la première manche. Quelle tristesse n’est ce pas ? Non… tu t’amusais davantage en voyant sa réaction face à une première victoire.

« Vous avez gagné la première manche. Mes jetons sont à vous. Je vous invite à remettre vos cartes dans l’urne pour que nous piochons d’autres cartes. »

Ceci étant annoncé, tu rangeais tes cartes dans l’urne, la tendant aussi à ton mari avant de la mélanger pour piocher de nouveau. Cette fois tu avais deux feuilles et une pierre. Tu misais finalement une autre somme un peu plus basse cette fois : 10 000 yens. Avant de dévoiler ta nouvelle carte une feuille cette fois-ci.

« J’espère que vous appréciez ce moment. Je prends beaucoup de plaisir à jouer avec vous. »

Certes, tu n’aimais pas ton époux et tu n’allais certainement jamais l’aimer. Du moins c’est ce dont tu étais persuadée. Et pourtant tu espérais que ta vie soit beaucoup moins désagréable s’il daignait à apprécier ces moments avec toi. Beaucoup de jeux d’argent… Mais il y avait des moyens plus amusants de pimenter cette vie de couple. Il fallait aussi que tu apprennes à le connaître ou même que tu tentes de lui faire apprendre davantage de choses sur toi. Toutefois ce n’était pas dans tes projets actuels… Bien que tu faisais des efforts et que lui aussi semblait prendre cette initiative, tu te demandais si cela allait durer.

« Dites-moi Monsieur Detsuko. Vos affaires marchent bien ? Je sais que cette question demeure totalement hors sujet mais je tenais à en savoir un peu plus sur vos conditions de travail. »

Question étonnante venant de toi et pourtant qui en disait long. Tu te demandais surtout s’il allait davantage devenir indépendant dans les mois à venir. Non pas que son statut augmenterait à ses yeux mais peut être que son humeur serait un peu plus jouasse et ainsi plus généreuse pour écouter tes doléances. Car tu avais vite compris comment votre couple allait fonctionner. Il souhaitait être dominant, tu allais lui donner l’illusion qu’il l’était alors que ton comportement prouvera le contraire. Quelle petite fourbe tu pouvais être quand tu t’y mettais. Cela allait très certainement te perdre…

Codage par Libella sur Graphiorum

Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Jeu 12 Sep - 8:11
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

Derechef la Jogai explique les règles du jeu qui sont un peu plus limpides cette fois. Kato est plutôt satisfait d'avoir pu déduire ce qu'il convenait de faire avant cette deuxième explication. Le jeu est plutôt simple, la tricherie pas réellement indispensable. Alors Kato renonce à mirer les prochains trio de cartes de la Jogai. Il préfère s'en remettre à la chance du débutant.

◊Si la tricherie est monnaie courante, cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas jouer sans. A moins que vous détestez perdre, d'où la nécessité de tricher.

L'italo-japonais suit la mise de la brunette, persuadé de remporter cette première manche. Lorsqu'elle dépose sa carte ciseau sur la table, le jeune homme mime son mouvement pour déposer à son tour une pierre. La pierre bat le ciseau, il sort donc victorieux, ce qui le ravit.

◊J'espère pour vous que vous jouez dans l'optique de me battre, et non pour flatter mon égo? Questionne-t-il en ramassant les jetons sur la table.

Tandis qu'il se doit de remettre ses cartes dans l'urne pour en repiocher d'autres, les lèvres du brun s'étirent en un sourire enjôleur. Les iris ambrés s'attardent sur la silhouette de la Jogai alors qu'il sort un trio de cartes.

◊J'ai une proposition pour animer ce jeu bien trop sage. Que diriez-vous qu'à la place des jetons, on mise plutôt nos vêtements? Oh rassurez-vous, le but n'est pas de vous mettre dans mon lit. Mais j'avoue que cela gagnerait en attrait si on pimente un peu le jeu ainsi. Qu'en pensez-vous? Bon je commence puisque j'ai remporté la précédente manche.

Sans se soucier du consentement de la Jogai, il pose sa première carte: Un ciseau. C'est plutôt bien engagé pour lui. Pourtant il conserve une parfaite contenance. Peut-être que la Jogai n'a pas été gâtée par le hasard, mais la défaite peut toujours frapper à sa porte. Dans tous les cas, le jeu est plus excitant ainsi et promet une situation qui peut se révéler bien cocasse.

◊Le plaisir est partagé madame, croyez-le. Enfin dans la mesure où les nouveaux enjeux sont pris en compte. Il me tarde de vous mettre à nue.

Bon la boutade est un peu facile là. Mais l'occasion était bien trop belle pour ne pas y céder. Fier de sa badinerie, il marque un temps d'arrêt à la première curiosité de son épouse sur son travail. Stupéfait il l'est. Depuis quand s'intéresse-t-elle à ce qu'il fait de ses journées dans son cadre professionnel? Est-ce une manière déguisée d'admettre qu'elle veut œuvrer pour que ce mariage fonctionne? Kato n'en est pas très sûr. Cependant il va apporter une réponse sincère à son soudain intérêt.

◊Malheureusement pour le moment je ne peux pas faire grand chose dans mon travail. Bien que j'ai le statut de juriste au cabinet, je reste un simple assistant notaire. Il ne tient qu'à moi d'être à l'affût du moindre concours pour passer notaire et avoir en finalité ma propre étude, être mon propre patron. Normalement tous les ans il y a un concours. Je compte m'inscrire cette année pour avoir une chance d'être indépendant professionnellement.

Intrigué, Kato lui renvoie la politesse.

◊Cherchez-vous à me connaître un peu plus madame? A pénétrer mon antre comme je viens d'assiéger le vôtre? Sachez que j'apprécie vos efforts. Je crois savoir que vous travaillez en parallèle de vos études. Dans combien de temps aurez-vous terminé vos études et pourrez-vous vous impliquer uniquement sur le terrain professionnel? Vous êtes dans les finances. C'est exact?

Sans crier gare, il ajoute:

◊Vous avez perdu madame. Vous devez retirer un vêtement.

(c) oxymort

Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Lun 16 Sep - 12:38
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Un petit rictus s’étirant sur tes fines lippes tandis que ton cher époux s’empressait de te faire savoir que la tricherie n’était pas nécessairement la solution. Bien sûr, tricher serait choisir la facilité. Aucun plaisir ne découlerait de cette partie s’il s’agissait de gagner frauduleusement, aucune gloire ni amusement n’en ressortirait. L’image la plus exacte serait de donner une délicieuse sucette à un enfant pour le plaisir de lui arracher avec subtilité. Cela n’avait aucun intérêt.
Acceptant ta première défaite, sa précédente remarque ne t’avait guère atteinte. La seconde semblait titiller ton amusement. Comme si tu allais faire semblant de perdre pour flatter son égo et lui offrir une victoire sur un plateau d’argent. Pas d’illusions, tu souhaitais l’initier et non pas t’assurer qu’il désire continuer en le faisant gagner. Secouant doucement la tête, tu dévisageais longuement ton mari avant de répondre avec une pointe d’amusement.

« Si vous sortirez victorieux de cette partie, ce ne sera nullement dû à un laisser-aller de ma part.»

La défaite ne te faisait guère peur. Certes, tu avais pour habitude de tout le temps gagner. Cela en devenait presque ennuyeux de réduire en amas de poussières ceux qui tentaient de te défier. Bien que tu appréciais remettre à leur place ces petits prétentieux qui pensaient être supérieurs à toi. Quelle délectation que d’observer leurs visages se décomposer face l’arrivée subite d’une défaite alors qu’ils songeaient ressortir victorieux avec les honneurs. Mais le but recherché de cette partie avec Monsieur Detsuko n’était pas d’obtenir ce résultat-ci. Tu te moquais éperdument de perdre un peu d’argent pour le plaisir du divertissement. Toutefois, cet homme capta ton attention avec l’arrivée d’un nouvel enjeu. Cela ressemblait énormément au strip-poker où tu avais déjà participé. Le maximum que l’on avait pu en tirer de toi fut une veste et tes bas. Le reste demeura rapidement nu et déclara forfait rapidement. Haussant les épaules, tu acquiesçais légèrement avec un léger rire.

« Très bien, j’accepte cette nouvelle règle. Cela donnera plus de piment. Et ne soyez pas assuré de me voir nue si rapidement. »

Posant finalement ta carte en même temps que ton mari, tu constatas par toi-même qu’il gagnait une fois de plus cette seconde manche. La feuille que tu avais préalablement n’était pas salvatrice. Mais il semblerait que ton interrogation avait suscité un certain intérêt auprès de l’assistant notaire. Restant attentive à ses explications, tu fronçais doucement les sourcils. Mais comment faisait il pour subir un tel travail ? Il n’était guère dépourvu d’intelligence et aurait pu aspirer à un métier bien plus glorifiant et gratifiant. Cette mentalité demeurait bien japonaise… faire un travail sans être payé en conséquence. Mais apparemment, il souhaitait prochainement ouvrir son cabinet. Cette information ne tomba guère dans l’oreille d’une sourde.

« Si vous venez à réussir votre concours, je suis prête à vous aider à ouvrir votre cabinet. Il vous appartiendra intégralement, bien entendu. Ce sera comme un cadeau de félicitions. »

Surprise malgré tout qu’il te renvoie la pareille. Tu ne savais pas vraiment quoi répondre sur le coup. Mais les paroles ne tardèrent à venir, ta langue se délit rapidement.

« Certes, je souhaite en savoir plus sur vous sans devoir passer par je ne sais quelle société privée. Je trouve plus intéressant de discuter de nos intérêts personnels pour mieux nous connaître. Mon domaine d’étude est assez complexe, je dirais que je suis polyvalente pour le moment. Je suis à la fois dans les finances mais aussi dans le management. Le métier que j’aspire et directrice générale de la multinationale familiale. Pour se faire, je dois avoir les diplômes et le mérite pour obtenir ce poste. Il me reste exactement encore 3 années d’étude pour pouvoir prétendre à ce poste. Je pourrais l’obtenir en le demandant, mais je trouve cela trop facile et peu gratifiant. Je ne suis pas mon frère aîné. Je vous remercie aussi de l’intérêt que vous portez à mon parcours. Je crains devoir être étudiante encore un moment, cela risque d’être contraignant pour vous ? »

Une question sincère bien que la réponse ne changerait guère ta pensée. Même en étant étudiante, tu étais déjà très aisée. Tu pouvais très bien tout arrêter et obtenir sans te prendre la tête avec des études qui ne faisaient que radoter tes connaissances déjà acquises. Mais la vie n’était pas aussi simple. A défaut de t’apprendre la notion de l’argent, ton père t’avait inculqué le mérite et le dur labeur pour obtenir ce que l’on désire.
Une petite moue apparût sur tes lèvres avant que tu n’obéisses en faisant un léger sourire. Ton magnifique peignoir de soie ne resta guère sur tes épaules, tu l’ôtas avant de le déposer sur l’un des canapés. Tu demeurais désormais en nuisette et en simple culotte. Le jeu n’allait pas durer très longtemps si tu enchainais les défaites.

« Vous avez eu l’occasion de rencontrer mes parents. Aurais-je ce privilège un jour ? Ou une telle demande est elle encore trop prématurée ? »

En voilà une interrogation à double tranchant ! Etais tu vraiment pressée de rencontrer ta belle famille ? Absolument pas. Tu n’aspirais pas à jouer la parfaite belle fille et faire comme si tout allait bien une fois de plus. Mais tu restais très curieuse de comment avait été élevé ton époux pour avoir de telles valeurs. A ses yeux, tu n’étais qu’une enfant gâtée et détestable par ton comportement de noble snobinarde. Mais au fond de toi, tu espérais que la famille de ton époux n’était pas ce que tu avais connu plus jeune par le biais de Kaname. Un traumatisme qui t’avait valu ce dédain envers la classe moyenne… Désormais tu étais davantage captivé par la discussion personnelle que par le jeu que vous aviez entrepris ensemble. Comme quoi, ta curiosité malsaine ainsi que les efforts dont tu avais fait part n’avaient pas encore de limites.
Glissant tes trois cartes dans l’urne, tu attendis que ton époux fasse de même avant de piocher trois nouvelles cartes : ciseau, feuille et pierre. Pour une fois tu avais les trois objets. Tu jouais finalement la feuille une fois de plus. Peut être qu’il n’allait pas songer à ce que tu tentes une seconde fois le même objet. Qui sait ? Toute bonne surprise était agréable à prendre et à savourer. Cet homme semblait riche en rebondissement.

Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Mar 17 Sep - 12:05
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

Instant intemporel qui statufie l’italo-japonais dans une nébuleuse humeur. Pourquoi faut-il toujours que tout tourne autour de l’argent, du statut social ou de la position qu’on a dans la société ? Pourquoi doit-elle constamment dépouiller de toute noblesse les métiers qui n’offrent pas prestige et honneur ? Est-elle à ce point dénuée de toute estime pour le simple commun des mortels ? Ceux qui à force d’un labeur harassant contribuent aussi à la stabilité, et peut-être même à l’évolution de la société à une plus petite échelle. Kato ne comprendra jamais cette femme, et sans doute qu’il ne pourra jamais la reconnaitre comme madame Detsuko. C’est décourageant, déprimant, mais c’est là son ressenti pour le moment. Elle n’est pas faite pour lui.

Silencieux, il lui est très laborieux de camoufler son désappointement quand elle en remet une couche sur sa participation financière à l’ouverture de son étude. Rien que ça ? Donc selon elle, il est incapable de financer un projet qui lui tient à cœur depuis de nombreuses années ? Toujours selon elle, il n’a pas anticipé cette nomination et tout organisé en conséquence au préalable? S’il peut être avéré que l’offre part d’un bon sentiment, elle a néanmoins le don de tout rendre impur et obscur. Comme une ombre toxique qui souille tout ce qu’elle touche. C’est navrant ! Alors le jeune homme tient à apporter quelques éclaircissements.

◊Je crois bien que vous n’avez pas encore su isoler les traits dominants de ma personnalité. Je me dois donc de vous l’expliquer. Le poste que j’occupe, ainsi que la fonction à laquelle j’aspire, ne sont pas le fruit d’une réflexion spontanée ou aiguillonnée. J’ai toujours eu la conviction profonde que je serai un juriste. Tout comme je savais déjà à l’université que j’ouvrirai un jour mon propre cabinet. Force de quoi, j’ai élaboré un projet financier qui aurait, à son échéance, la pleine capacité de financer l’ouverture de mon cabinet.

Il tapote frénétiquement ses cartes sur la table de jeux sans se départir de sa loquacité.

◊C’est très généreux de votre part…Enfin j’ose espérer qu’il s’agit là de générosité bien sûr, et non de votre exigence d’avoir pour époux un homme qui ne sera plus esclave d’un employeur. Je vous le souhaite en tout cas madame.

Son tempérament acerbe contenu, l’italo-japonais ne parvient toutefois plus à prendre plaisir à jouer. Même à ce vêtement qui choit, exposant partiellement la nudité de la Jogai, Kato n’éprouve aucune satisfaction. Posément, il remet les cartes dans l’urne distraitement. Son esprit vogue déjà vers d’autres cieux. Mais son épouse parvient à le harponner savamment à l’évocation de ses parents. Le jeune homme pose doucement ses cartes, révélant un jeu perdant. Mais il met ainsi fin à la partie.

◊Si vous aviez pris la peine de me poser toutes les questions qui s’imposent à notre rencontre, ou les jours qui se sont succédés, vous auriez su que pour parents je n’ai plus que ma mère. Mon père est mort il y a quelques années. Une balle perdue.

Les mains en appui sur la table, il se lève avant d’ajouter.

◊Et oui. Il est trop tôt pour que j’organise une rencontre avec ma mère. Elle n’est pas de votre monde. C’est une femme fragile que je ne tiens pas à bousculer avec la présentation d’une belle-fille que l’incontestable aura vite fait de lui retirer pour incompatibilité des époux. Nous nous tolérons à peine. Accordons-nous un peu plus de temps pour franchir ce cap. Vous comprenez ?

Les mains dans les poches, il la dévisage froidement.

(c) oxymort

Oujo Detsuko
Messages postés : 130
Inscrit.e le : 27/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Monsieur Kato Detsuko.
Autre:
posté
le Jeu 19 Sep - 23:54
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Cette proposition d’apporter une aide financière à ce projet personnel était simplement pour aider. Mais visiblement ce n’était guère perçu d’un bon oeil. Certes, cet acte aurait été fait avec pour unique sentiment : la générosité et non pas par intérêt. Apparemment des émotions pures venant de toi semblaient aussi fausses que tes sourires devant tes chers géniteurs. Un soupir stagnait dans ton esprit tandis qu’il exprimait son refus. Tout à son honneur, il semblait avoir économisé et pouvait subvenir à ses besoins. Ainsi il pourra mener son projet à bien et avoir son propre cabinet sans user de crédit ou même de quémander l’aide de qui que ce soit. Dommage, toi qui désirais faire une bonne action. Une lueur d’espoir de rendre ton couple moins conflictuel avait aussi effleuré ton esprit. Cette tentative échoua lamentablement face à cette révélation. Pas besoin d’insister davantage, il semblait résolu.

« Je vois. Ma proposition est donc caduque après une telle révélation. Sachez toutefois que malgré ma sournoiserie, je n’use pas constamment de fourberie pour obtenir satisfaction. Je sais aussi faire preuve d’humanisme même si vous semblez en douter fortement.»

Cette remarque étant faite, tu espérais malgré tout en apprendre davantage sur le patrimoine familial de ton époux. Aïe, tu venais d’apprendre qu’il avait perdu son père. Tu avais appuyé sur une corde sensible sans le désirer ? Une légère vague de culpabilité semblait s’emparer de ton muscle cardiovasculaire jusqu’à ce qu’il te déverse un étau de sel au visage. Toi qui semblais faire des efforts en usant de diverses paroles pour permettre un rapprochement, lui te faisait clairement comprendre qu’il n’était guère du même avis. Un pas en avant deux en arrière, pas vrai ? Secouant légèrement la tête, tu laissais choir les cartes sur la table signalant donc que tu ne désirais plus jouer. Tout le plaisir venait de disparaître avec de telles paroles. Assez d’être douce, place à un peu plus de froideur.

« Je vois. Comprenez aussi qu’ils seraient temps pour nous d’aller nous préparer ainsi que d’aller réserver le restaurant, je ne souhaiterais guère être en retard. Je vous remercie pour cette partie, elle fut enrichissante. »

Enrichissante en effet… notamment dans les visions des deux autres époux. Certes, ton couple ne comptait que deux semaines consécutives. Donc nul besoin de prendre des initiatives qui pourraient se succéder par une interruption soudaine et incontestable. C’est donc d’un air légèrement agacé mais tentant de rester le plus impassible possible que tu te redressais en attrapant ton peignoir pour le déposer de nouveau sur tes épaules.

« Laissez donc ceci, je rangerais le reste plus tard. »

Tes iris ne prirent même pas la peine de se déposer sur ton époux. Non, tu ne souhaitais guère lui octroyer cet honneur. Non pas que tu demeurais vexée par ses deux refus mais bien que tu mettais de nouveau cette distance entre vous. Il y avait eu certainement assez d’efforts pour aujourd’hui, pas besoin de prolonger et devenir mielleuse. Cela ne t’allait guère et serait perçu comme de l’hypocrisie pure et dure.
Sortant de la pièce, tu allais prendre un bon bain qui dura une bonne demie heure, faisant tes soins habituels ainsi que de nombreuses étapes pour être en beauté, tu arrivais enfin au dressing pour choisir une tenue de soirée plus casual. Une chemise de créateur ainsi qu’une magnifique jupe crayon ainsi que de magnifiques escarpins, coiffant tes cheveux d’un chignon élégant. Tu demeurais assez élégante sans pour autant être dans l’exagération. Une fois dans le salon, tes yeux se dirigèrent vers l’horloge qui trônait sur un mur. Il était déjà dix huit heures, ta préparation fut longue. Comme quoi, quand tu prenais soin de toi tu y mettais le temps !
Posant ton délicat fessier sur le confortable fauteuil du salon, une de tes domestiques vint te servir du thé pour te désaltérer en attendant ton mari. Ton esprit se focalisa sur un livre d’étude jusqu’à ce que tu entendes les pas au niveau de l’escalier.

« J’espère que cette soirée vous sera plus agréable qu’il y a quelques heures. »

Loin d’être naïve, tu avais senti irrémédiablement que tes deux propositions avaient jetés un froid entre vous. Aller trop vite en besogne t’avait apporté une certaine réticence venant de ton mari, qu’il avait exprimé avec la divine froideur dont il était le maître. De toute évidence, cette exposition avait pour but de respecter les exigences maritales ainsi que les devoirs conjugaux. Ainsi le moment partagé ensemble sera fait mais le baiser n’avait toujours pas eu lieu. Peut être qu’avant le coucher, il sera exécuté.

« Mon amie ne vous importunera guère, elle souhaite uniquement vous voir et non pas vous faire passer un interrogateur structuré. Soyez en rassuré. »

Cette amie allait surement se renverser sur place en voyant l’homme que cette maudite machine t’avait apporté. Son statut social passait encore car elle se moquait éperdument de l’argent. Mais elle sera très certainement morte de jalousie en voyant sa stature. Si elle savait… Certes, Monsieur Detsuko demeurait un homme séduisant et très charismatique, mais son caractère et le tien étaient trop dominants. Ce qui expliquait vos différents…

« Êtes vous fin prêt ? »

Codage par Libella sur Graphiorum
Kato Detsuko
Messages postés : 60
Inscrit.e le : 22/07/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Madame Oujo Jogai
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Ven 20 Sep - 23:59
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

L'entente cordiale entre les deux époux, et même amants, n'est pas toujours florissante. A chacun son tour de titiller l'égo de l'autre pour asseoir une once d'autorité, au mépris des compromis qui tendent furtivement et tacitement à être implantés dans la relation naissante du couple. Sans équivoque, il est plutôt aisé de constater que le chemin sera épineux et laborieux pour garantir une stabilité, ainsi qu'une pérennité de cette union bancale. Comment expliquer ce choix de l'incontestable? Leur besoin viscéral de dominer leurs interlocuteurs? Cette soif et cette délectation du combat face à un adversaire en constante progression dans l'élaboration de sa prochaine attaque? Que nenni! La guerre ne peut être le seul moteur de ce couple. Il doit bien y avoir un élément clé que la machine a décelé, et qui pourra assurer la prospérité de cette union. Mais laquelle? Cette question restera en suspend. Car il est l'heure de se préparer.

Toutefois, il est notable pour l'époux que la Jogai a eu un fort déplaisir à son refus catégorique de lui présenter sa mère. Le jeune homme peut imaginer son ressenti, et reconnaitre de bonne volonté, intérieurement du moins, avoir commis un frustrant impair qui risque d'altérer l'humeur ludique et joviale de la Jogai pour cette soirée qui s'annonçait prometteuse. Lorsqu'elle se soustrait à sa compagnie sans un regard à son adresse, ses certitudes embrassent vigoureusement une émotion bien trop récurrente depuis cette union. Le regret! Il a encore failli à son devoir d'époux. Mais surtout, il a manqué de tact. Il doit corriger cette inadvertance. Aussitôt qu'il déserte l'antre de la Jogai à sa suite, ses pas s'orientent immédiatement vers son bureau pour réserver une table au restaurant. Heureusement pour eux, une table est encore disponible. La meilleure du restaurant. Une manière subtile de se faire pardonner pour sa rustrerie.

Pendant que la Jogai se prélasse dans son bain, Kato en profite pour choisir sa tenue: s'il avait dans l'idée de se vêtir d'un costume sobre et chic, le souhait d'atténuer l'effet formel de cette sortie l'oblige subitement à opter pour une tenue plus décontractée. Son choix s'arrête en conséquence sur un jean bleu nuit, une chemise blanche sur mesure au col libre, enfin un gilet noir qui s'harmonise à la perfection à la chaussure cirée de la même teinte. Effet décontracté garanti. Cela peut déplaire à la Jogai certes, mais il annonce ainsi que le juriste n'est pas de la soirée.

◊Faut vous dépêcher un peu. Vous n'allez pas passer toute la nuit dans cette salle de bain. Je dois aussi... Puis non laissez, je vais dans l'autre salle de bain. Mais n'en profitez pas pour trainer.

Il ouvre un petit coffret et en sort une trousse de toilettes dont il se sert quand il est en voyage. Comme ses affaires de toilettes sont retenues par la brunette, il devra s'en contenter. Il s'enferme donc dans la salle de bain pour une douche relaxante. Après s'être rasé et brossé les dents, il retourne dans la chambre où plus un son n'agresse ton ouïe. Signe que la Jogai en a terminé. Kato se presse donc pour ne pas trop la faire attendre. Il enfile ses vêtements, sa montre, plaque ses cheveux d'un noir corbeau en arrière pour apporter une allure sophistiquée à son style décontracté. Une légère touche d'un parfum raffiné, juste assez pour un sillage frais sans entêtée son entourage, Kato glisse son portefeuille dans une poche de son jean. Il attrape sa clé de voiture et rejoint hâtivement son épouse au salon.

Ses iris ambrés la détaillent furtivement et fugacement dans un rictus enjôleur qui met en exergue ses fossettes. Naturellement il feint immédiatement le désintérêt visuel. Mais sa franchise a raison de sa réserve.

◊Tu es très élégante.

A cette phrase concise, il serait raisonnable de s'y attarder quelques secondes, car elle renferme un double message. Le premier, c'est qu'il la trouve ravissante. Le second, c'est qu'il vient de passer du vouvoiement au tutoiement. Un autre signe qu'il lui lance un filet afin que cette relation évolue.

◊Ne te soucie pas de la curiosité de ton amie. Je saurais me montrer charmant ce soir. Ne serait-ce que pour te faire oublier mon impolitesse. Justement je tiens à m'excuser si j'ai pu être brusque tout à l'heure. Je ne réalise pas toujours que mon tempérament est inconséquent. J'espère que cette soirée sera le début d'une collaboration pacifique entre nous... Enfin allons-y, nous allons être en retard sinon.

Il salue la domestique avant d'ouvrir la porte et céder le passage à la brunette. Il réitère son action face à la portière de la voiture. Une façon de souligner qu'il peut se montrer galant quand il le désire. Après le démarrage, la voiture sort du garage pour emprunter l'allée qui dessert sur la chaussée. Le couple se met en route pour L'Aquaparis. Le nom du restaurant. Un établissement très chic qui propose des spécialités françaises. Pourtant ce n'est pas la cuisine française qui attire autant la clientèle. Mais plutôt la structure de l'établissement en lui-même.

Les clients dînent sous une voûte transparente qui héberge des créatures marines qui offrent une vue incroyable à la clientèle. Tout cela dans une ambiance et une décoration épurée et chic. Reste à savoir si cela plaira à la Jogai? Kato tient à s'en assurer quand ils pénètrent dans la salle où des tables savamment décorées avec raffinement se comptent seulement au nombre de dix. Preuve que le restaurant trie sa clientèle. Heureusement pour lui, son père biologique lui a ouvert les portes lorsqu'ils y ont dîné.

◊Est-ce que le lieu te convient? S'enquit-il alors qu'il s'approche de l'hôtesse d'accueil.

◊Bonsoir madame. Monsieur Zenki. J'ai réservé une table tout à l'heure.

-Bonsoir madame, monsieur. Zenki fils?

◊Exactement. Une table pour deux.

-Effectivement vous avez une réservation à notre meilleure table. Suivez-moi je vous prie.

D'un geste ambre du bras, l'italo-japonais indiqué à son épouse qu'elle peut passer devant. Lui se contente de les suivre. Devant la table, Kato tire la chaise de la Jogai, ensuite s'assied en face d'elle. Son regard se rive sur l'hôtesse qui leur remet une carte des menus, ainsi qu'une carte des vins.

-Une serveuse passera tout à l'heure pour prendre votre commande.

◊Ah très bien merci.

Un sourire policé en guise de gratitude, les yeux détaillent la carte, non sans lancer quelques coups d'œil à sa compagne.

◊Il y a tellement de choix. Mais je vais prendre un velouté de champignons en entrée, un canard normande à l'estragon avec pommes et fruits sautés en plat principal. En dessert un parfait glacé. Comme vin je vais attendre le choix de ton repas. Mais on peut commander des apéritifs si tu le désires?

Il ferme sa carte et l'observe patiemment.

(c) oxymort

Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
posté
par Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
© Street cred
Le contexte original du forum appartient à Aiichirô C. Yori. Les évolutions, précisions et annexes appartiennent aux staff présent et passés de JM.

Design et code par Carmine S. Bellandi / PAN, avec l'appui des ressources de Forumactif et CCC. Optimisé pour Firefox et grandes résolutions d'écran.

Les productions écrites du forum appartiennent à ses membres.

Toute reproduction partielle ou totale du forum, de son contexte ou de son contenu est strictement interdite. Soyez sympas, faites pas vos tarbâs. ♥

Nos partenaires
RPG-Chevalier► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 50-50-2Earth Wolf► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 50x50-56504f9 ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Svin► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 3zm1 ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Opol0Q6► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] FHZzEDv► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 7Uxn8zP► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 494ZUS0► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 1553711497-50-50FTM 50x500► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] B50x50► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 1553722908-no-50x50► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 59e4► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Logo_510► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 190412122437274038 ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] RXqdRpD► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Logo5010► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] VBL1j1M ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 1559228694-50x50► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Qlaa ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] IcoSC5050 ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Bouton10 ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Bouton15 ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] 1498954954-bouton-50 ► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Sans_t12Rejoins-nous sur Intelligences Mécaniques !► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] Dezg