Kato Detsuko
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le Dim 29 Sep - 10:34
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

La première sortie non officielle du couple. Une évasion qui n'a pour optique que de partager des instants agréables et de se découvrir un peu plus. Cela ne fait que deux semaines qu'ils sont mariés. Les sentiments n'ont pas à être quemandés, encore moins une entente immédiate entre eux. Toutefois chacun a dans l'idée de poser un pas après l'autre vers son conjoint pour une existence supportable qui sera usuellement parsemée de contraintes. C'est le minimum somme toute. Pour l'heure le début de soirée est prometteur. Aucune manipulation à relever, aucune pique assassine n'a été formulée pour accabler l'autre. L'ambiance épurée et luxueuse, ainsi que le fond de musique encourageant une quiétude des clients, est un coup de pouce du destin pour que les deux adversaires baissent les armes le temps d'une soirée. Pour l'italo-japonais, il lui est inconcevable de passer le reste de sa vie avec une étrangère. Autant rendre cette cohabitation plaisante.

Enfin c'est une idée persistante qui trotte dans la tête du brun, du moins jusqu'à la commande de la Jogai. Langoustine au caviar, homard. En bref, elle ne se refuse rien et le compte bancaire du brun va en pâtir. Hors de question d'exiger qu'ils partagent la note. C'est une question d'honneur. Il est conscient du mode de vie de la Jogai et des facilités résultantes de sa condition financière, de ce fait Kato ne s'en formalise pas et ne la blâme pas. Il devra juste travailler un peu plus pour renflouer son compte. Il ne se permet aucune réflexion cinglante. Pas ce soir. Un autre jour il en parlera à la Jogai. Kato opine juste doucement du chef à la proposition du cidre comme apéritif pour la dame.

◊Je vais prendre un scotch en apéritif. Quant au vin pour le repas, un Saumur me convient également. Il est fin, léger. C'est parfait, va pour une bouteille.

L'index levé pour capter l'intérêt de la serveuse, cette dernière s'approche pour noter les commandes et récupérer les cartes. Le jeune homme se frictionne les paumes qu'il a froides à cause de la climatisation du restaurant, tout en observant les autres clients et en admirant les parois transparentes où il est aisé de contempler les espèces marines certainement capturées et dressées pour offrir un inoubliable spectacle à la clientèle. C'est à ce moment que la voix de son épouse le harponne. La tête est tournée dans sa direction pour ouïr sa question tandis que les apéritifs sont déposés sur la table. Les lèvres du brun s'étirent sobrement avant d'être trempées dans le scotch. Quelques gorgées pour s'assurer un coup de fouet, il pose son verre.

◊Je t'ai dit tout à l'heure que mon père est mort à la suite d'une balle perdue. Seulement il ne s'agit pas de mon père biologique. L'hôpital m'a échangé à la naissance. Je sais c'est dingue et invraisemblable. J'ai longtemps douté de la véracité des propos de ce monsieur Zenki qui prétend être mon père biologique. Alors j'ai mené mes propres investigations. Grâce à quelques contacts, je sais aujourd'hui que je suis effectivement le fils de ce Zenki. C'est un homme qui a une situation enviable et qui n'a pas d'enfants. En conséquence, il s'est imposé dans ma vie quand il a découvert nos liens de sang. Je n'aime pas qu'on me force la main, notre relation s'est rapidement dégradée. Mais il a eu le temps de me faire découvrir ce restaurant.

En passant, j'aimerais revenir sur ton désir de rencontrer mes parents. Ma mère est une femme qui ne s'est jamais vraiment remise de la mort de mon père. C'est une femme fragile et elle s'attache vite. Je n'aimerais pas que ton univers l'expose aux railleries ou aux paroles acrimonieuses de quelques membres de ta famille haineux. Tu comprends mieux mon refus?

Et en parlant de ta famille, pourquoi ton frère a autant d'animosité à ton égard? Je n'ai pas souhaité te poser cette question plus tôt pour ne pas m'ingérer dans vos histoires familiales, mais comme nous en sommes aux interrogations, je m'autorise cette intrusion en guise de curiosité réciproque.


Le couple marque une pause avec l'arrivée d'un serveur qui dépose l'entrée. Le vin débouché habilement, le serveur en verse quelques gouttes dans le verre à vin de Kato pour la dégustation. L'italo-japonais hume, trempe ses lèvres. Il hoche gravement du chef pour souligner que le nectar est plaisant et qu'il peut servir. Il sert la Jogai, puis dépose la bouteille sur le côté de la table pour que le couple ait respectivement un accès libre.

-Bon appétit madame, monsieur.

◊Merci.

Les iris ambrés se braquent de nouveau sur la Jogai afin d'écouter son histoire. Serviette de table sur ses cuisses, un bon appétit adressé à son épouse, Kato savoure son entrée. Ses yeux rieurs à l'aveu de la Jogai, il s'essuie les lèvres.

◊Une femme qui apprécie les petits plaisirs alcoolisés. Ce n'est pas un crime. Tu as raison néanmoins d'en consommer qu'épisodiquement. Tout comme le tabac, l'alcool nuit à la santé. D'autant que je suis au volant ce soir. Mais j'ai déjà une solution toute trouvée pour ne pas me priver d'une soirée alcoolisée bien méritée. Nous allons laisser la voiture ici pour aller en taxi à l'exposition. Sauf si tu tiens vraiment à ce que j'expose nos vies à un danger?

Quoiqu'il y a une autre solution, tu demandes à ton chauffeur de venir nous chercher à l'exposition. Comme ça je ne me contente que d'un verre de vin ici pour me rattraper à l'exposition. Qu'est-ce que tu en dis? Bien sûr c'est à toi que reviens la mission de déguster entièrement ce vin. C'est mal de gâcher. Tu ne crois pas?


Oui Kato a besoin d'évasion et d'instants d'euphorie ce soir. Ça le change de ses journées de travail assommantes. Accordant quelques sourires sincères à son épouse et une discussion tout aussi franche, c'est dans la bonne humeur que Kato reçoit l'addiction. Résigné à assumer seul la note, le jeune homme est pourtant abasourdi quand l'hôtesse d'accueil l'informe que la note a déjà été réglée par monsieur Zenki. Un regard en direction d'Oujo, Kato fronce les sourcils.

◊Comment est-ce possible madame?

-A votre dernier repas ici avec Monsieur Zenki, il nous a confié que vous aviez réellement apprécié le cadre du restaurant et que vous comptiez y revenir. Il a donc pris les devants en nous communiquant son numéro de téléphone pour le signaler votre présence et qu'on puisse transférer votre note sur son compte.

◊Encore une fois il veut m'imposer sa décision. Je refuse son invitation, je vais régler ma note si vous permettez madame.

-Je suis navrée monsieur. Mais nous avons déjà prélevé la somme sur le compte de votre père. Comprenez que monsieur Zenki est un client régulier ici et qu'il est toujours accompagné de personnalités. Il nous est difficile de ne pas satisfaire à ses exigences. Nous espérons que cela ne vous incitera pas à ne plus fréquenter notre établissement. Monsieur Zenki en serait contrarié.

Une grande inspiration pour entraver sa contrariété, Kato range sa carte bancaire et se tourne vers son épouse.

◊Allons-y. Inutile de gâcher la soirée pour si peu. Je parlerai à ce vieux fou demain.

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Oujo Detsuko
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le Sam 12 Oct - 17:07
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Quelle impudence… comment pouvais-tu te permettre de commander de telles denrées alors que ton époux semblait être celui qui règlerait l’addition ? N’éprouvais-tu aucune honte à faire une chose pareille ? Peut être n’avais-tu guère anticipé qu’il songeait à tout régler de lui même. Quelle belle preuve de naïveté ou même de stupidité. Comment avais-tu omis une aussi évidente alternative ? Sans doutes, tes pensées se laissaient transporter par cette délicieuse vision qu’offrait les lieux. Cette atmosphère envoûtait tes sens, empêchant une quelconque méfiance. Comme quoi, il suffisait de t’emmener dans un endroit luxueux et élégant pour avoir la paix ! Intérieurement, tu étais loin de te douter que ton très cher mari était en train de te « juger » pour tes goûts de riche héritière. Après tout qui ne le comprendrait pas ? Ce restaurant devait être très côté et les plats proposés pouvaient surpasser le demi-mois de salaire d’une personne lambda. Comme quoi ta notion de l’argent s’avérait plus altérée que tu n’y songeais réellement.
Obnubilée par ce spectacle maritime qui s’offrait à vos yeux, tu observais cette symbiose de couleurs qui dansaient dans cette eau si limpide. A quand remontait ton dernier voyage en bateau ? Une bonne année très certainement. Cette expérience que t’offrait ton mari avait le mérite de te rappeler de divins souvenirs. Un point positif qui ne sera laissé en reste. Tu fus d’ailleurs ravie qu’il accepte de boire un Saumur en ta compagnie, ce vin faisait réellement parti de tes favoris.

Toutefois, ton esprit fut captivé par l’histoire de Monsieur Detsuko. Tu avais fait preuve d’une vulgaire maladresse. Posant cette question comme s’il s’agissait d’une interrogation banale. Ce détachement demeurait une réelle protection. Ta précédente demande t’avait laissé un goût amer, même si les excuses de l’italo-japonais avait pansé ta fierté blessée. Malgré cela, tu n’avais pas l’habitude de t’immiscer dans la vie d’autrui. L’on se confiait à toi sans même que tu ne poses de questions. Ce magnifique masque de douceur avait eu raison de la méfiance de tes congénères. Ce ne fut pas le cas de ton époux qui avait tout de suite percé à jour ta véritable personnalité. L’on s’arrêtait souvent aux apparences, Kato ne s’était pas donné cette peine. Déjouant ton visage mensonger pour laisser apparaître tes songes les plus sombres et ton regard le plus méprisant. Faire semblant n’aurait été que de courte durée, de toute évidence… Ecoutant ses paroles, tes sourcils se froncèrent légèrement. Tu avais en effet bien compris que son défunt père avait succombé, mais tu n’aurais jamais cru qu’à ton époque, l’on puisse faire une telle erreur dans un hôpital… Quelle honte. Et tu eus le droit à une explication beaucoup plus détaillée de son refus de rencontrer sa mère. Oh… désormais tout s’éclairait. Et sa dernière question te fit tressaillir. Il s’attaquait à une partie encore plus sombre de ta personne…
Une fois que le serveur déposa les entrées, tu daignais finalement à lui répondre. N’émettant aucune réserve, tu esquissais un léger sourire presque attristé.

« Je te demande pardon pour ces questions indiscrètes. Je ne suis guère habituée à me montrer aussi intrusive envers quelqu’un. Je suis désolé qu’une telle erreur ait été commis et je comprends parfaitement ton refus maintenant.
Concernant mon frère… disons que j’ai bel et bien été horrible avec lui. Je lui ai imposé un style de vie qu’il n’aurait jamais désiré. En représailles de ce qu’il m’a fait subir depuis que je suis venue au monde. Je ne suis pas parfaite et j’avoue être très vindicative. Mon frère aîné en a subi les frais. Et je n’ai aucun regret. Je vous en dirais plus quand nous serons dans un lieu plus intime car ce que j’ai fait, pourrait être entendu par des oreilles indiscrètes. »


Une confession ? Cherchais-tu réellement l’absolution de ton acte passé ? Aucunement. Il avait mérité son sort. Souhaitant à ton tour un bon appétit à ton époux, tu dégustais ton entrée. Ton palais appréciait avec délectation les diverses saveurs qui fondaient sur tes papilles. Espérant intérieurement que Monsieur Destuko ne te juge d’alcoolique face à ton aveu légèrement honteux. Il était davantage courant qu’un homme apprécie boire alors que cette même « passion » était perçue d’un mauvais oeil pour la gente féminine. Tu fus donc agréablement surprise par sa prise d’initiative pour apprécier cette soirée autant que toi.

« Je suis rassurée. J’imaginais déjà ton regard réprobateur en apprenant mon goût pour la boisson. Et je dois avouer que boire seule est bien triste. Je suis donc d’avis que nous faisons cela. S’il le faut, je demanderais à mon chauffeur d’aller chercher ta voiture pendant l’exposition et de revenir nous chercher une fois que la soirée sera terminée. Nous pourrions profiter davantage et puis je ne tiens pas à être la seule à m’amuser. »

Un léger rire s’échappait de tes lèvres tandis que tu savourais ce délicieux repas en bonne compagnie. Au moment de payer l’addition, ton regard sembla se durcir face à cette révélation. Il était tout bonnement hors de question que tu laisses passer une telle chose. Tu n’avais guère besoin que l’on t’offre quoi que ce soit. Demeurant une femme indépendante financièrement, tu n’avais même pas songé à ce que ton époux paie seul. Secouant légèrement la tête, tu te redressais alors avant de te lever en invitant ton mari à faire de même.

« Ne vous en faites pas pour cela. J’enverrais personnellement le remboursement de ce repas à cet homme. Je ne souhaitais guère me faire offrir ce repas par un inconnu. Surtout que j’espérais partager l’addition avec vous, nous sommes peut-être marié mais j’apprécie casser le cliché. Oublions ce contre-temps et profitons de la soirée. »

Faisant un léger sourire, tu pris la peine d’appeler un taxi pour vous rendre à cette fameuse exposition. Tu ne patientas guère longtemps, avant qu’une magnifique berline se dresse devant vous. Invitant ton époux à te suivre, tu dévoilas la destination et le trajet put commencer.

« L’exposition ne durera que deux petites heures. Nous ne rentrerons guère trop tard, même si j’ai entravé ton couvre-feu, j’espère que tu apprécieras autant que moi. »

Environ une dizaine de minutes plus tard, la voiture s’arrêta devant un magnifique bâtiment d’un style européen. Le lieu avait été évidemment rénové pour concorder avec les expositions qui y étaient organisées. Sortant de la voiture en bonne compagnie, ton premier réflexe fut de prendre le bras de l’italo-japonais comme pour bien dévoiler qu’il s’agissait de ton mari. Tu n’eus guère besoin de divulguer ton nom que les vigiles vous laissèrent passer sur le tapis rouge. Ton amie t’accueillait avec un délicieux sourire en lançant un regard presque subjugué par Monsieur Detsuko.

«Voilà donc ce cher Monsieur Detsuko ? Enchanté. Je suis Ristuko, une amie très proche d’Oujo. Vous êtes très bel homme, cette petite garce a vraiment de la chance de vous avoir !
- Voyons Ristu ! Un peu de tenue tout de même, ne me dévoiles pas trop rapidement. Tu vas le faire fuir.
- Oups, c’était plus fort que moi ! Je vous laisse profiter de la soirée. Il se trouve que j’ai plus de travail que je ne l’aurais cru. J’ai été ravie de vous rencontrer, Monsieur Destuko. J’espère que vous me ferez l’honneur de venir à mes prochaines expositions. Bonne soirée à vous.»


Elle s’inclina poliment avant de se dépêcher d’aller vers les fameux artistes présents. Maintenant toujours le bras de ton mari, tu observais les différentes oeuvres alors qu’un serveur vous tendait une coupe de champagne. Tu en pris une, afin de laisser le fluide pétillant s’écouler entre tes lippes féminines. Tes yeux vagabondaient avant que tu ne t’arrêtes devant une oeuvre. Celle-ci était plutôt ancienne et elle sembla te crisper à l’instant. Un rire légèrement nerveux s’échappait de tes lèvres.

« Voilà une oeuvre que je ne pourrais avoir dans ma demeure. Même si sa beauté me tenterait son message me glace le sang. Elle m’est beaucoup trop familière. »

Oh oui… cette oeuvre avait longtemps été une parfaite transparence de ta personnalité. L’allégorie des mauvais rêves : le croque-mitaine. De nombreux cauchemars avaient troublés tes nuits, tu étais une âme perturbée par la crainte autrefois. Tu fus donc dans l’obligation de t’endurcir et devenir aussi sombre que tes pires cauchemars.
Cette vision te fit terminée ta première coupe, tu ne tardas guère à en prendre une autre. La savourant davantage cette fois-ci. Te baladant avec ton mari, l’alcool commençait à faire son effet au bout de la quatrième coupe. Ce n’est pas de l’eau ! Pourtant, il n’y avait que cette divine boisson qui n’avait grâce à tes yeux. Un léger sourire calme stagnait sur ton visage tandis que ta prise se faisait plus possessive contre ton époux. Tu n’avais guère du mal à marcher, ta démarche restait élégante et distinguée mais ton pas beaucoup plus lent pour tenter de camoufler ta béatitude provoquée par le champagne. Une heure venait de s’écouler et la sixième coupe venait de se vider. Tu t’étais laissée beaucoup trop allée… et tu ne parvenais à t’arrêter. Pourquoi ne pas profiter des bonnes choses ? Ce fut à la fin de la septième que tu compris que la huitième serait le verre de trop. Tu fis un geste pour t’en assurer, tu vins à pincer discrètement ton bras. Aucune sensation de douleur, il était temps de dire stop.

« Je penses avoir trop abusée de la boisson… Me voilà bien embarrassée de me retrouver dans cet état face à toi… »

Ta voix semblait plus douce, plus posée et calme que d’ordinaire. Tout qui prônait une certaine assurance et un air méprisant habituellement. Ton visage n’exprimait qu’une délicate douceur et un sourire sincère. Tu passais un très bon moment et la compagnie de ton mari t’était davantage agréable. Tes yeux se posèrent sur ton amie qui riait légèrement en te voyant autant attaquée. Elle semblait téléphoner, la connaissant elle était en train d’appeler ton chauffeur pour qu’ils viennent vous chercher. Tes yeux se posèrent sur ton mari, allait il te ressortir avec amusement ton manque de contenance ? Ou au contraire, apprécierait il se laisser aller dont tu faisais part avec lui. Il te voyait en position de faiblesse… Mais actuellement tes songes ne se complaisaient pas dans la culpabilité. Une certaine chaleur s’était installée en toi, tes iris dévoilaient une lueur enflammée. Tu avais une idée peu vertueuse en tête…

« Tu apprécies cette soirée, Kato ? »

La fameuse oeuvre~:
► Un déni nuptial [Feat Monsieur Detsuko] - Page 2 Johann_Heinrich_F%C3%BCssli_053

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Kato Detsuko
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le Dim 13 Oct - 19:37
par Kato Detsuko


Déni Nuptial.

Kato◊ ◊ ◊Oujo

◊ ◊ ◊

La roue du destin amorce lentement, mais sûrement, l'agencement des destinées étroitement liées par l'incontestable boîte de métal. Il y a encore deux semaines tous les deux ignoraient complètement l'existence de l'autre. Aujourd'hui ils sont réduits à quelques amabilités afin de rendre leur cohabitation pacifique, ou du moins tolérable. Un dur labeur qui n'en est encore qu'à ses prémices. Chacun tait son antipathie pour l'autre au profit de l'instauration d'un dialogue inquisiteur et intrusif pour briser définitivement la glace. Aucune des parties n'est prête à totalement se livrer ou à complètement baisser les armes. Toutefois il est indéniable que les deux protagonistes s'affairent rigoureusement à matérialiser l'accord d'une entente partielle. Sans pour autant en occulter les différentes facettes de leur personnalité, et particulièrement celles qui se focalisent sur leurs défauts respectifs qu'il faudra soit apprivoiser, soit dissimuler sous un voile opaque et impénétrable. L'avenir seul statuera sur les compromis qui naîtront de cette union.

Pour l'heure l'italo-japonais aiguise son ouïe pour décortiquer minutieusement les confidences de son épouse. Peut-être pense-t-il y détecter des vibrations, une diction qui indiqueraient que son récit est jonché de véracité, et par conséquent n'est pas que fadaises assommantes et mensongères. Oui niveau confiance, ils n'y sont pas encore. Avec le temps cela viendra. Du moins on l'espère pour eux. Kato l'écoute donc avec une grande concentration. La soudaine réserve de la Jogai titille sa curiosité. Néanmoins il relève qu'ils ont tous les deux des torts dans cette histoire. Elle n'a donc aucunement cherché à se donner le bon rôle, preuve que les faits, peu explicites à bien y analyser, sont véridiques. L'époux porte son verre aux lèvres pour une gorgée avant de réagir à la supplique de son interlocutrice.

◊Si tu ne souhaites en dire plus, je respecte ton choix. Nous avons tout le temps pour y revenir plus tard.

L'affaire est conclue. Le jeune homme bénéficiera le temps d'une soirée des aisances financières et humaines de la Jogai pour que son véhicule retrouve le chemin du garage des époux Detsuko. Satisfait sur ce point capital, l'italo-japonais apprécie d'autant plus l'exquis nectar des dieux qui leur est servi dans ce somptueux et novateur restaurant. Sans surprise, une confrontation au moment de l'addition est avortée. Bien que la Jogai impose sa décision de rembourser monsieur Zenki et insiste sur son désir de partage de l'addition pour rompre les codes de galanterie légendaires. Kato ne tient pas à argumenter sur ce sujet. Il sait comme les femmes aiment vanter leur indépendance financière. Il apprécie ce trait de caractère. Aussi un simple hochement du chef en guise de consentement, et le couple se soustrait à l'élégance et au faste de l'établissement.

Devant le restaurant à attendre sagement le taxi qui gare rapidement devant eux, Kato réprime un rire à l'évocation du couvre-feu dépassé. Sur une pointe d'humour, il rétorque:

◊Profitez-en madame. C'est là votre dernière sortie nocturne. Un rire jovial résonne pendant qu'il ouvre la portière pour monter dans le taxi.

Le trajet n'est pas interminable. Tout le contraire même. Le couple arrive rapidement au lieu de l'exposition. Impatient de découvrir les merveilles artistiques, Kato se raidit à la prise de son bras. Est-ce vraiment nécessaire? Cette prise et cette proximité leur présentent clairement comme un couple officiel. S'ils en ont le statut, sentimentalement ils restent des étrangers qui ne font qu'interpréter un rôle. Si cela l'italo-japonais n'y est point accoutumé, il cède volontiers au rapprochement de son épouse. C'est dans la même cadence qu'ils traversent l'allée écarlate ornée d'un tapis rouge. Ils sont immédiatement repérés par l'amie de la Jogai qui les apostrophe plutôt grossièrement. Kato baisse la tête pour camoufler son sourire canaille.

◊Ça c'est une amie qu'il te faut ABSOLUment conserver... Je suis effectivement Kato Detsuko, l'époux de la garce. Et Kato suffira. Avec un tel accueil, je ne peux bouder une présentation toute aussi familière.

Il se tourne vers la brunette et corrige sa phrase.

◊Malheureusement la fuite équivaut à me tirer une balle dans la tête. Donc nous sommes contraints de nous supporter, garce ou pas... Enfin, nous ne sommes pas ici pour ça, n'est-ce pas? Quoique je dois ajouter que je ne suis guère un ange si cela peut vous tranquilliser.

Le professionnalisme de leur interlocutrice refait surface et elle s'éclipse aussitôt après s'être justifiée. Le couple poursuit l'admiration des toiles, l'élixir doré à bulles pétille dans leur cavité buccale à chaque délicieuse et enivrante gorgée. Les œuvres s'enchaînent sans pour autant émerveiller l'italo-japonais. Cependant il remarque que son épouse impose un arrêt, fébrile face à une toile qui mêle contradiction et effroi. Le jeune homme l'observe avec plus d'attention pour en déchiffrer le message.

◊Ah Johann Heinrich Füssli. Ce tableau illustre la privation de sommeil et le cauchemar.

Cette fois ses iris dorés dévisagent la Jogai avec stupéfaction.

◊Je n'ai pourtant pas remarqué que tu manques de sommeil ou que tu as de récurrents cauchemars. Peux-tu m'en dire plus?

Il vide sa coupe et en prend une autre dont le liquide raffiné enchante son gosier et accentue son ivresse. Généralement capable de résister à l'alcool et modérer ses actions, il se surprend à poser sa main sur l'épaule de la Jogai. Un geste protecteur instinctif.

◊Tu sais, tu n'es pas obligée de te conformer au message délivré par l'artiste. Tu peux t'en créer un autre si tu y tiens. D'ailleurs sais-tu que cette toile a été très controversée à cause de son caractère sexuel? Si on ne connait pas l'artiste et son histoire, il est difficile d'en tirer le message souhaité par le peintre. Alors je te conseille d'apprécier cette toile d'un regard neuf. Peut-être arriveras-tu à y déceler un message qui saura t'aider à oublier le précédent. Je dis ça, je ne dis rien.

Souriant, le regard rieur et embué d'une lueur alcoolisée, Kato se dépossède de sa coupe vide pour une nouvelle. C'est à ce moment qu'il est intrigué par une sculpture dans le coin qui ne gagne aucunement l'intérêt des amateurs d'art, tant elle paraît banale, peu créative. Il s'agit d'une simple caisse de bois soutenue par deux épaisses branches de bois.

◊Tiens, intéressant. Marmonne-t-il en déposant sa troisième coupe sur le plateau d'un des serveurs.

Le jeune homme se sépare un moment de son épouse pour inspecter cette sculpture qui jure avec les autres, mais qui a su susciter son intérêt. Son œil d'artiste est persuadé que cette simple caisse renferme un joyau que seul les plus intrépides et curieux pourront apprécier. Aussi il commence par faire le tour de la sculpture pour y découvrir une ouverture sur les parois parsemées de fins trous, mais n'en trouve aucune.

◊Curieux.

Il s'accroupit et remonte prudemment sa main entre les planches. Il étire ses commissures en agitant ses doigts dans le vide à l'intérieur de la caisse. Il y a bien une ouverture, mais pourquoi? De plus en plus intrigué, il poursuit lentement son ascension jusqu'à sentir la froideur d'un escalier miniature. Celui-ci permet l'accès à une porte en verre qui s'ouvre facilement. A l'intérieur il sent une petite fraîcheur. Il distingue un battement d'ailes, puis un second battement. Deux petits oiseaux enfermés dans une maison de verre. Tout y est parfaitement détaillé. Mais tout est aussi d'une bouleversante fragilité. Comme si la pérennité de cette maison ne pouvait se concevoir qu'avec un entretien et une attention particulière et constante. Comme bien des relations en ce monde. Kato se redresse et saisit une coupe en rejoignant la Jogai.

◊Je vais m'offrir cette caisse là bas. Il va falloir que je parle à ton amie pour nous accorder sur les modalités de paiement.

Le couple reprend leur marche. Sans se départir de leur appétit prononcé pour l'alcool en cette soirée. Les coupes de vident avec une telle célérité que la vue du brun s'altère dans un flou abrutissant. Toutefois il n'a pas de peine à écouter son épouse admettre avoir elle aussi abusé du champagne. Un sourire enjôleur, le bras passé autour de la taille de la Jogai, il lui susurre au creux de l'oreille.

◊La soirée est si plaisante que je suis même tenté de profiter de votre ivresse madame. Un impudent rire éclot.

◊Je plaisante. Sortons un instant pour nous aérer la tête. Cela nous fera un bien fou.

L'italo-japonais empoigne le poignet de la Jogai pour l'attirer vers la sortie. Dans la rue, la présence des vigiles et de passants les incite à emprunter un escalier extérieur du bâtiment qui se clôture sur une porte qui mène au toit de l'immeuble.

◊Nous serons plus au calme ici, à l'abri des regards de tous et une vue panoramique de la ville. C'est si apais...

L'homme se fige aux gouttes qui explosent subitement sur son visage. Les filets d'eau s'écrasent avec vigueur. Le premier réflexe du jeune homme est de chercher à descendre. Mais la porte s'est bloquée derrière eux.

◊Ah génial! Bien joué Kato, super. Désolé, mais ça ne s'ouvre pas. Tu n'as plus qu'à ...

Il allait dire envoyer un message à son amie pour qu'on débloque la porte, jusqu'à la vision sensuelle des formes de la Jogai exposées avec la pluie qui donne un effet transparent du chemisier. Normalement il n'aurait pas cédé à la tentation, mais le trop de consommation d'alcool a tellement vicié sa réflexion que le désir jaillit avec ardeur. Ses pas se rapprochent, ses mains effleurent ses joues, un baiser volé qui embrase les sens, il la soulève brusquement pour une fusion charnelle contre le mur dégoulinant de pluie. L'alcool peut nous pousser à commettre des folies... Ils auraient dû s'en tenir à plus de modération.

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Oujo Detsuko
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Hier à 15:16
par Oujo Detsuko


Le déni nuptial.

Le moment des confidences pris rapidement fin. Non pas que tu n’appréciais pas cette curiosité réciproque dont avait fait part ton époux, mais le lieu n’était guère propice. Des personnes mal avisées ainsi que des oreilles curieuses pouvaient parfaitement écouter votre conversation et soutirer cette information pour mieux te les jeter au visage ainsi que de te mettre sur le fait accompli. Ton frère aurait désormais la preuve irréfutable par ces témoignages que tu étais bel et bien la cause de son malheur et pourrait ainsi détruire cette délicieuse image que tu laisses transparaître sur ton visage devant ta famille.

Ce fut l’unique raison pour laquelle, tu préféras garder cette révélation pour toi. De toute évidence, Monsieur Detsuko n’avait certainement pas l’intention de nuire à ta réputation ou même de te jeter dans l’arène pour que tu t’y fasses lapider. Remerciant malgré tout l’italo-japonais pour sa compréhension, tu pus l’emmener à cette fameuse réception où ton amie allait enfin pouvoir se faire un avis sur ton mari. Devant le taxi, il fit une remarque qui t’arracha un léger rire avant de rentrer dans la voiture.

« Je n’en perdrais pas une miette dans ce cas-là. »

A peine arrivée, tu avais tenté une approche « galante » en prenant le bras de ton époux. Bien entendu, ce n’était guère dans tes habitudes. Cette soudaine proximité pouvait être perçue comme une initiative maladroite ou bien un jeu de rôle beaucoup plus poussé. Le mariage Detsuko n’était qu’une farce sans chute, une comédie grotesque qui paraissait parfaite d’apparence en société. Pourtant, tu tentais malgré tout de rendre cette relation moins froide et distante. Ou même de créer une sorte de tolérance voire un sentiment plus mélioratif. Mais il ne fallait guère aller vite en besogne, le temps ferait son oeuvre. Confondre vitesse et précipitation pouvait avoir des conséquences désastreuses.

Ton amie ne tarda guère à vous sauter dessus pour mieux montrer ton véritable visage. Contrairement aux autres personnes que tu côtoyais, Ritsuko demeurait la seule à te connaître vraiment et elle ne s’était pas privée de t’afficher devant Kato. Heureusement pour toi, tu n’avais pas cherché à te montrer hypocrite avec ton mari sinon elle aurait réduit à néant ce masque que tu te serais créé. Riant doucement, la demoiselle répondit avec amusement à ta place avant de fuir à ses occupations.

« Pardonnez ma familiarité, Kato. J’admets que votre vision du mariage est tout aussi romantique que celle d’Oujo, vous étiez fait pour vous entendre. Je vous souhaite donc une bonne soirée. »

Mordillant ta lèvre inférieure, tu repensais à ses paroles. La fuite avait elle réellement été envisagé dans ton esprit ? Non. Mais une fin prématurée l’était davantage. Le système te dérangeait mais étant née dans ce pays, tu n’avais pas le choix que de t’y confondre. Et puis, cela ne faisait que deux semaines que tu étais mariée. Peut être que dans quelques mois, Monsieur Detsuko finirait par trouver ta présence beaucoup moins insupportable qu’à vos débuts. Du moins, tu étais prête à faire quelques efforts pour que ce soit le cas. Cette sortie demeurait d’ailleurs l’une d’elles, donner de l’importance à ce mariage et à ta relation avec ton époux était une belle preuve d’effort.

Finalement c’est dans ce songe que tes yeux se focalisèrent sur cette oeuvre qui semblait bien connu de ton mari. La stupéfaction de l’homme paraissait presque réconfortante. Ayant honte de cette faiblesse personnelle, tu n’envisageais guère en parler un jour à qui que ce soit.

«  Disons que j’ai de très mauvais souvenirs qui apprécient me hanter pendant mon sommeil. J’ai toujours été très discrète pendant la nuit. Depuis que je dors seule, mon corps est réticent à m’extirper de ces cauchemars en sursaut. »

Après avoir terminé ta énième coupe de champagne, tu fus légèrement surprise intérieurement face à cette main posée sur ton épaule. Un mouvement protecteur et une sensation rassurante plutôt agréable, une certaine chaleur émanait de ce geste. Tu buvais ses paroles comme s’il s’agissait de ce délicieux liquide pétillant alcoolisé dont tu t’enivrais. Sa remarque concernant cette peinture t’était fortement appréciable, il n’y avait rien de plus divertissant que d’en savoir davantage sur une oeuvre artistique dont tu ignorais le sens propre. Fronçant doucement les sourcils avant de faire un sourire franc, tes songes se perdirent dans les paroles rassurantes de ton mari. L’alcool pouvait faire des miracles…

« J’en prends bonne note de votre point de vue et je le partage. Je l’observerais davantage à l’occasion. »

Suivant finalement l’homme jusqu’à une autre oeuvre plutôt banale et délaissée. Ne cachant pas ta surprise par cet intérêt qu’il portait pour cet objet presque ridiculement simple, tu restais en retrait en observant cette contemplation qui submergeait Kato. Ne faisant aucune remarque pour dénigrer cette parfaite curiosité, tes esprits ayant quitté le navire t’empêchèrent de faire une quelconque pique visant à dénigrer le statut familial et financier de l’homme. De toute évidence, ce déni allait vite être passé de mode et beaucoup trop redondant. Tes pensées les plus profondes se refusèrent à y songer. Il y avait surement une raison pour qu’il prête autant d’attention à un objet aussi commun. Enchaînant toutefois les verres en attendant, tes yeux se posèrent de nouveau sur lui quand il revint en te suivant dans ta beuverie.

« Elle sera ravie de t’informer à ce sujet. Une fois qu’elle t’appartiendra je serais tout aussi contentée de savoir ce qui t’a conquis dans cette oeuvre particulière. »

Le champagne te montait à la tête, tu semblais presque plus maîtresse de tes gestes. Tentant de garder un minimum de contrôle, tu ne pus t’empêcher de rire sincèrement mais discrètement, quand il plaisanta sur ton ivresse. N’étant toutefois pas totalement dans les vapes, tu ressentais qu’il demeurait aussi imbibé que toi.
Malgré tout cette proposition de prendre l’air ne te laissa pas indifférente, l’air frais allait te revigorer. Contrainte de le suivre, tu finis par arriver au toit de l’immeuble, observant le magnifique paysage qui s’offrait à vous. Bien que légèrement bancale aux vues du degré d’alcool présent dans ton sens, tu ne voyais que partiellement ce qui se trouvait à plusieurs mètres de toi. La brise fraîche effleurant ton visage, tes yeux se fermèrent en sentant quelques gouttes se déposer sur tes joues. Restant immobile, tu relevais légèrement le menton afin de profiter de ce torrent d’eau qui s’abattait sur toi. Cette humidité te confortait et t’apportait une certaine plénitude. Rouvrant les yeux pour regarder ton époux, tes ardeurs semblaient se contrôler à mesure que la pluie s’écouler sur tes vêtements ainsi que ta peau. A mesure qu’il s’approchait de toi, la chaleur enivrait de nouveau ton corps. Tes phalanges s’agrippèrent sur le tissu humide, tes lèvres se mêlèrent à celle de l’italo-japonais, le désir se retrouvait satisfait. Tu ne répondais plus de rien. Cette trop grande consommation d’alcool venait de te faire perdre un quelconque sens de raisonnement, tu n’étais plus qu’instinct et désir ardent. Cette soirée allait être mémorable autant dans ce rapprochement possible qui venait de produire ainsi que les conséquences qui allaient suivre.

Après un tel moment de perdition, un sourire béat était étiré sur tes fines lippes féminines. Ton chauffeur avait bel et bien été convié, la porte fut ouverte de nouveau par ton amie qui avait surement compris que vous aviez besoin d’un moment intime, bien qu’elle fut désolée de vous voir aussi trempés.

Une fois de retour à la maison, tu ne pris guère la peine de prendre une douche, toujours imbibée d’alcool, tu ne souhaitais que retrouver ton lit. Cette exposition fut riche en émotions.



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