Manutea Poghosian
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le Dim 1 Sep - 16:43
par Manutea Poghosian
Manutea POGHOSIAN
"There's truth in your lies, doubt in your faith.
What you build you lay to waste."

Généralités
Nom ;; Poghosian.
Prénoms ;; Manutea.
Âge ;; 37 ans déjà, né le 26 mars 2074.
Genre ;; Masculin, de corps et de tête.
Origines ;; Nouvelle-Zélande et Arménie.
Activité Légale ;; Greffier.
Activité Illégale ;; Faussaire et receleur.
Sexualité ;;  Une forte tendance aromantique, frivole autrefois avec tout les genres, froid désormais.
Avatar ;; Will Graham de Hannibal.
Règlement ;;
Chemin ;; Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...
Commentaire ;; A ghost story. 231803046
Histoire

Erina.

Il a ce prénom, en permanence, sur le bout de la langue.
Dans la tête, imprimé sur le corps, toujours devant ses yeux.

Erina.

Elle était douce, vous savez. Un rire semblable à des champs de blés, éblouissant et merveilleux, empreint de cette même énergie solaire. Capable de faire soulever des montagnes et sans doute qu'elle aurait su faire de même plus tard. Qu'elle aurait été de ces gens qui soulèvent les foules, ou les inconnus. Qui empreinte à la douceur ce qu'il faut, un soupçon, pour parvenir à les relever, mais avec bien assez de force et d'ardeur pour ne pas les laisser retomber. Elle aurait été une chouette infirmière, pour sûr, si elle avait choisi cette voie. Des allures de conquérantes, à imiter les sauterelles en sautant comme elles, ou les grenouilles, il n'a jamais trop su lui. Il se contentait de rire ou de finir comme elle, dans une position singulière et d'apprendre encore ce qu'était le verbe aimer. Une nouvelle définition, pour ce truc dont il avait du mal à capter tout les contours. Y'avait bien eu Ashley pour l'y ouvrir, égayer son coeur et lui transmettre ce que les caresses pouvaient signifier, quand elles avaient du sens. Mais depuis, ah, ça n'avait pas été grand-chose d'autre que des moments qu'il dévorait sans se soucier de leur importance chez les autres.

Puis y'a eu Erina.

Nouvelle définition. Nouvelles interrogations. Pour elle, il était prêt à parier qu'il aurait pu tuer. Mais Manutea n'avait pas toujours raison. Rarement, même. Il était de ses blocs qui se pensaient infaillibles, de ses gangsters modernes qui se jouent des autorités et qui rit sans arrêt à leur nez, des sourires pleins la face et des obscures pensées. Pas forcément le plus méchant, mais un sacré malin. Des talents insoupçonnés, de l'or dans les doigts et dans la caboche aussi. Un "sacripan" comme sa mère pouvait dire, sans se douter de l'enfoiré qui se cachait dessous. Mais il avait de côté bon vivant, la bonne gueule aussi, de ce chiot qu'on voulait pas soupçonner. La tignasse qui tirait sérieusement au roux, des allures solaires lui aussi. Immuable, dans sa tête, ce cher Manutea. Mais elle était finalement si friable, sa tête, la faute au coeur qui bat dedans.

Erina.

Face à l'océan, l'air impétueux et des allures de conquérant. Seize ans à peine, l'idée de faire du monde le sien. Adolescent fantasque, qu'avait trop de potentiel et qu'en faisait pas grand-chose encore. Il avait ce truc qui pétille, dans le fond de ses iris, avait le vent qu'était comme lui. Manutea n'avait peur de rien, surtout pas des gens, surtout pas de ses envies. Et Ashley en a été une, forte et impétueuse, comme lui, comme le vent. Bien décidé à le faire craquer, le japonnais, d'avant qu'il reparte dans ce drôle de pays qui fait tant parler de lui. Il s'est mis à apprendre des tas de mots pour les lui sortir avec un sourire, l'accent qu'avait tout des allures anglophones. C'était qu'une langue de plus à apprendre, pour le plus jeune des deux. Des mots qu'il distillait au départ avant d'en faire des phrases, du bout de sa frimousse de petit diable que le soleil rendait encore plus roux. Un soleil auquel il a pas résisté trop longtemps, le japonais. Mais l'adolescent avait pas prévu de se découvrir un coeur non plus, alors que les prunelles esquintent le myocarde, qu'était si bien caché sous l'amas de chair. Quand le flic est venu s'installer dans sa ville à lui, il savait qu'il s'en mordrait les doigts. Mais en attendant, y'avait la peau d'Ash à effleurer encore et encore.

Ashley ?

Disparu, le flic. Une lettre rose en guise de rupture, la pierre fendue qui se reconstitue. Nul pseudo Arthur de nouveau dans les horizons pour extraire ce qu'elle peut contenir. Figé à jamais, jusqu'à elle. C'était qu'une aventure, qu'aurait dû connaître quelques embardées encore avant de s'arrêter. Mais elle est tombée enceinte et tout a changé. Il savait pas trop quoi en faire, de tout ceci, Manu. Il était jeune, trop occupé à faire des gravures, à découvrir l'art et la manière de tromper un peu plus son monde, plongé aussi dans ses études. Mais elle a dit qu'il était le père, il a précisé "géniteur" en se pensant malin. Manu oublie souvent qu'il a pas toujours raison. Quand il l'a vu, pour la première fois, ce fut comme une évidence. Qu'elle porterait son nom, qu'elle serait son Erina à lui, de ce type qu'avait cru être drôle et spirituel, de se croire assez fort et détaché de tout pour pas s'attacher à cette bouille dont le roux du peu de sa tignasse trompait personne. Un regard océan, des allures d'épi de blé en devenir. De la douceur à offrir, de la tendresse à venir. Dans ses bras, elle était si petite. Avec elle là, il se sentait grandir.

Puis elle aussi, a disparu.
C'était comme une comptine.
Celle qu'on chantonne aux enfants.
Pour les prévenir des dangers du monde.

Comme une comptine, terrible parce qu'elle était si vrai.
Qu'à la fin de la chanson, Erina n'est jamais revenue.
Nul chasseur pour ouvrir le bide du grand méchant loup.
Nul chasseur pour lui rendre sa fille, au père qu'avait la rage.
Nul chasseur, juste un sombre avertissement, pour les autres.
Pour les gosses, pour leurs parents, pour le monde entier.
Et les cris de Manutea, comme couplet, comme refrain.

Des hurlements, jusqu'à s'en briser la voix.

Elle avait eu huit ans. Toutes ses dents, ou presque. Juste une dans le fond, qui manquait encore à l'appel. Une vie et des promesses à découvrir encore, à accomplir aussi. Un père à faire rire encore, une mère à faire soupirer aussi. Parce qu'elle prenait trop de son père, qu'il était trop incertain comme type mais qu'il était parfait d'avec sa gosse. Qu'il lui apprenait toutes les bêtises possibles qu'il avait déjà pu faire, qu'elle hurlait de peur et d'excitation en même temps quand il se jetait à l'eau avec elle dans les bras. Qu'il lui montrait ce qu'était les bombes dans l'eau, à eau tout court aussi. Qu'il laissait le chien dormir avec Erina et qu'après, elle faisait des caprices à la mère pour dormir avec le sien aussi, quand elle était là-bas. Qu'elle devait avoir l'air paisible encore longtemps, cette gamine. Pas cet air éteint et les traces de suffocation, sur le rond de ses joues, autour de son cou. Que Manu, il aurait jamais dû pleurer comme il a pu le faire, d'avec sa petite entre ses bras qu'aurait jamais dû être sans vie. C'était une comptine où il avait beau hurler que ce n'était pas vrai, nulle magie pour s'en mêler, nulle magie pour lui donner raison. Il a trop souvent tord, vous savez, même s'il le reconnaîtra jamais.

Erina.

Faut pas lui en avoir, il y a cru. Cru qu'il pourrait l'avoir, ce fameux "fils de pute" qui avait fait bien trop d'horreurs à sa gamine. Cru qu'il pourrait lui faire payer au centuple. Qu'il saurait prendre sa vie, comme lui avait pris celle d'Erina, comme celles d'autres enfants aussi. Au départ, vrai qu'il ne savait rien sur ce type. Vrai qu'il ignorait tout, aussi. Vrai qu'il était vraiment juste un père en plus, endeuillé. Un type perdu face aux flics, que la mère de l'enfant ne voulait plus voir. Fallait un coupable, il fut le désigné par madame. Parce que la gamine rentrait seule depuis chez sa copine. Que même si ça n'avait fait que deux cent mètres à peine, il aurait dû surveiller. Il aurait dû. Et ça la hantait, à Manutea. C'est encore un de ses fantômes, à l'heure actuelle, mais à ce moment-là, c'était un esprit bien trop important, qui l'étouffait de sa présence. Il aurait dû. À l'époque, ça s'entrechoquait dans sa tête. Alors, il s'est dit qu'il pouvait encore. Il l'a traqué, ce violeur, ce meurtrier. Il s'était promis, Manutea, qu'il paierait. Qu'il lui ferait payer, même. Il s'était promis, vraiment. Ça a pris trois mois, avant de réussir à foutre la main dessus. Trois mois à se plonger tout entier pour ça.

C'est long trois mois sans toi.

Il a hurlé encore, Manutea. Hurlé si fort, l'arme qu'il tenait si fermement que les motifs s'incrustaient dans sa peau. Si fort qu'elle était devenue une extension de lui. Le bout de ses doigts, transformés. De faussaire, il était passé à une arme chargée. De la poudre bientôt pleins les doigts, des sacs de ciments autour du coeur, pierre fendue par les aléas de la vie qu'il avait fallu renforcer. Du plomb plein l'estomac, qui lui rendait si lourd le tout. Et la gorge pleine d'émotions. De la rage qui en ressortait, de la haine, des ressentis viciés et prenants. Prêt à se briser une nouvelle fois, pour de bon, parce qu'il n'avait plus rien à perdre. Que de revoir Ashley dans le cadre de l'enquête n'avait pas suffit à lui rappeler son humanité. Et qu'elle s'est rappelée soudainement à lui, ce jour-là. Que dans ses "POURQUOI ?!", elle sonnait toute entière. Qu'il a posé les questions que tout être humain poserait, dans ce genre de cas. Qu'il lui fallait une réponse, pour tenter de panser un tant soi peu la douleur. Pourquoi Erina ? C'est une interrogation cruelle, dans le fond, qui invitait le monstre à se servir dans un autre jardin. Pourquoi l'ogre s'en était pas pris à une autre, plutôt ? Les Hommes sont tous cruels, quand ils sont Humains.

Je veux pas savoir ce qu'est une vie sans toi.

"JE VAIS TE TUER !" Qu'il a scandé, les larmes pleins les yeux, tout en étant si asséchés par la peine. Comme une rivière qu'a connu tant de débordement qu'elle n'était plus capable de contenir la moindre eau. Un berceau vide, alors qu'il frappe encore, la rage plein les poings, les veines, le coeur. Et ça battait si fort, d'avoir perdu sa si précieuse Erina à trente et un an à peine. Il était comme prêt à exploser. Et il l'avait fait, cette promesse de voler en éclats. D'irradier tout sur sa route, de mettre le feu à tout ce qu'il pourrait croiser et qui pourrait le gêner. Il le tenait, le coupable. Qui à ses pourquoi répondaient qu'il ne savait pas. Que ça avait été juste ainsi. Et la pierre s'est fendu en mille morceaux à cette réponse. Définitivement tombé à l'eau, puis asséché à son tour aussi, face à ce soleil qu'elle avait été et qu'était mort dans le ciel désormais. Qui plus jamais ne fera briller le lit de cette rivière-là. Terre brûlée, où plus rien ne poussera, parce que ses sourires étaient comme des graines et qu'elles ne peuvent plus germer.

Je ne veux pas connaître tout les recoins de ton absence.

Il était plein de certitudes, l'être humain. Persuadé d'être immuable et pourtant désormais fendu en des milliers de morceaux avec le temps, avec la tragédie. Persuadé qu'il avait souvent raison, le temps démontrant qu'il n'y connaissait finalement pas grand-chose, que l'arrogance était un défaut qu'il n'avait juste pas su corriger. Il se croyait malin et imbattable. Juste imbuvable, dans le fond. Mais au-delà de tout ça, il a toujours cru qu'il serait impitoyable, qu'il n'avait de limites que celles qu'il pourrait s'imposer. Alors... Alors pourquoi le doigt ne sait pas presser la détente ? Pourquoi il a tremblé, si fort, face au coupable qu'a avoué son crime ? Pourquoi il l'a écouté lui raconter une histoire tragique - la sienne, celle d'autres personnes aussi - sans savoir le faire taire, à tout jamais ? Pourquoi il est resté planté face à lui, la face terrorisée tel un gosse face à une trop grosse bêtise qu'il ne pouvait assumer ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? C'était comme se détacher de son propre corps, de regarder la scène depuis l'extérieur. D'hurler à ce type, planté là, de tirer. TIRE, MANUTEA ! TIRE ! Mais il n'était qu'un esprit en colère, face à un corps paralysé. Une rivière sans vie, morte avant même d'avoir su vraiment exister. Il voyait encore les cheveux d'Erina voler, ses allures de princesse guerrière, sa témérité si bien héritée. Y'avait encore Erina.

Et il voulait pas encore la perdre, vous comprenez ?

Il revoit encore la scène, qu'il juge pitoyable encore des années plus tard. Il revoit sa faiblesse, le bras qui se baisse, la face désormais se fendant dans un râle déchirant, les émotions qui reprennent le dessus. Reine depuis trois mois, peut-être même huit ans. C'était Erina qui gouvernait tout. Il en a profité, l'autre, de ce moment de doute et d'Humanité. Fracassant le crâne du rouquin, le plongeant dans un sommeil pas même juste ou reposant. Rien que du noir, alors que l'arme disparaissait de ses mains. Et un réveil, des heures plus tard, le cheveux qu'ont viré de couleur, le poisseux qui lit les mèches. Des faiblesses pleins le corps, un appel finalement à la police. La tête dans des étoiles toutes plombées, où plus aucune brille. La voix si lasse, pour celui qui désormais, se nommera le lâche aux heures les plus sombres de ces nuits. Pas foutu d'avoir tiré. C'est comme avoir laisser Erina une seconde fois, seule, dans la rue. C'était pleurer son échec, toutes ses propres promesses bafouées. En appelant la police, c'était reconnaître une défaite terriblement amère. C'était raconter des bobards - il avait toujours été doué pour ça, vraiment - et tentait d'y croire aussi. Sans y parvenir, pour sa part, parce que la honte était ce qui coulait le plus entre ses veines, désormais.

Il y a des hommes qui tuent pour quelques centaines de dollars à peine.
D'autres pour des milliers, sans rien ressentir de particulier. Pan.

Un tir, et tout aurait été réglé. Il aurait dû, encore une fois.
Mais il a pas su, Manutea. Pas su se perdre dans ses méandres-là.
Mais il aurait dû, vous comprenez ?! IL. AURAIT. DÛ.

L'Humanité, c'est une belle connerie, n'empêche.
L'Humanité, c'est chier à la gueule de ses "principes."
L'Humanité, c'est parfois tout bafouer pour rien.


Y'en a qui tue, pour moins que quelques dollars.
Y'en a qui tue, pour juste manger parfois.
Y'en a qui tue, pour le plaisir aussi.

Et y'a Manutea.
Sans plus Erina.
Y'a lui, qu'a pas su.
Qu'aurait dû, mais non.

Mais non.

[...]

Il est mort.
Et alors ?
Tu devrais être content.
Ça changera putain de rien.
Alors pourquoi tu l'as cherché ?
Parce que je voulais changer les choses.
Et t'as échoué.
Ouais.
Et c'est Ash qui l'a tué.
Je sais.
C'était pas pour toi.


Silence.

[...]

Avec son signalement, ils ont réussi à retrouver l'homme. Bran Costa. Il connaissait déjà son nom, ses habitudes, ses vices. Il savait déjà qui haïr, d'avant tout ça. Malgré le traumatisme crânien résultant de tout cela, il avait su se forger une histoire crédible, d'à cause des horreurs de l'homme. Avait dit qu'il l'avait surpris voulant enlever une autre gamine. Ne se doute pas de tout ce qui a pu suivre de leur entrevue à eux. Ne se doute pas que c'est sans doute avec sa propre arme, obtenue illégalement, qu'il a dû avoir assez pour changer d'identité et passer les douanes, pour se retrouver à Paris. Que c'est là-bas que les agents d'Interpol l'ont épinglé. Et puis tué. Ashley a pressé la détente à sa place. Ashley est un vrai homme. De longs silences, qui ont suivi. Le vide dans le regard, ce voile permanent devant. La blessure a été guérie. Celle à la tête, oui. Mais pas celle en dedans. De longs silences, une mère inquiète et dévastée, qui demande à son fils de ne rien faire d'inconsidéré désormais. "Je vais bien." Qu'il répond souvent, avant de se lever et s'en aller ailleurs. Des hésitations, avant un message pour l'amour de jeunesse, pour l'homme qui a lavé l'honneur de sa petite, d'autres aussi.

Merci.

Simplement. Simplement. Triste à dire, dur à avouer. Ce fut son dernier aveu de faiblesse. Suite à ça, Manutea s'est effacé. A disparu, même, de la surface de la terre. Il y a des événements dont on ne se relève pas. Lui, il a simplement cessé d'exister. Sans plus aucune rage ou colère. Plus rien. Détaché de tout ceci, parce que l'homme était mort le jour-même où il n'avait pas su abattre une sentence qui, pourtant, lui avait semblait si juste à lui. Peut-être était-ce la faute à ce métier qu'il exerçait depuis des années, qu'à force d'être greffier, il avait acquis une valeur quelconque envers la vie. Peut-être s'était-il figuré, l'espace d'un instant, que quelqu'un d'autre irait à pleurer le meurtrier. Il ne saurait jamais, est mort avec ces pourquoi, a été terrassé par l'ogre à son tour. Nul phoenix pour renaître des cendres. Juste ce truc dégueulasse, avec ces allures à lui. Et même son roux a semblé perdre de son éclat. Comme si le soleil l'avait bel et bien quitté. Comme le vent, il avait cessé de souffler. Ce fut un été sec et chaud, celui qu'a pas voulu souffler les bougies pour les neufs ans d'une petite qui n'aura jamais connu cet âge-là. Il a quitté son coin, finalement, Manutea. A juste visité une dernière fois sa famille et c'était la dernière fois qu'il parlait maori, sans même le savoir. A fait un tatouage, symbolique, sur tout un bras. Des heures à suer, à souffrir, à serrer les dents. Celles d'un requin gravé sur la peau désormais. Puis il est parti, l'ectoplasme.

[...]

Regard, dans le miroir. Il ne s'y fait pas tellement, à cette nouvelle teinte de cheveux. L'observe sous tout les angles, ce châtain qui n'aurait jamais dû se trouver là. Les doigts viennent à pincer une boucle, tire dessus, sans la moindre émotion. Puis il hausse les épaules, néglige déjà le tout, accepte. Des années qu'il a quitté la Nouvelle-Zélande pour les États-Unis. Des années qu'il avait déjà recommencé une vie bien loin des lumières de sa terre natale. Bien loin de la tribu maori où sa mère était toujours, bien loin de ce père venu d'ailleurs qui s'était installé là-bas. Bien loin de ses traditions, de sa culture, de ses repères. Il avait tout abandonné, Manutea, pour tenter de continuer ce cycle où il effaçait tout de ce qu'il avait pu être. Presque tout. Il s'étire, pensivement, songe vaguement aux dégâts au Japon. Shukumei est passée par là, a tout ravagé sur son chemin. Il sait les estimations des pertes, connaît vaguement les premiers chiffres qui tombent. La catastrophe ne pouvait passer inaperçu, pour sûr. Il ne ressent pas grand-chose vis-à-vis de ça, ignore encore tout de ce qu'elle peut bien impliquer. N'aura que le coeur pincé, plus tard, pour Ashley, puis pour tout les enfants morts dans ce flot dégueulasse d'eau boueuse. Vrai que ça, ça le touche à l'imbécile au coeur fendu. Drôle de titre, pour un chevalier sans plus aucun royaume à défendre.

Mais tout a du bon, même les horreurs. Et il faut profiter de la situation. Le Japon est affaibli, en proie à ses propres terreurs. Alors dans l'ombre, ça fomente. Et le volontaire pour aller tremper ses pieds dans la gadoue, c'est Manutea. Parce qu'il a ses restes de japonnais appris à l'époque pour les beaux yeux d'Ashley. Qu'il apprend vite et que ça ne sera pas difficile de réveiller les souvenirs. Qu'il avait recommencé à apprendre, même, dans l'idée d'un jour aller le visiter par surprise, le flic. De visiter son pays, comme il avait pu visiter le sien par le passé. Découvrir sa femme, celle qui lui était tant compatible. Sans animosité aucune, parce qu'il fallait que ça ait encore de l'importance pour en ressortir. Qu'il n'y a que dans les contes de fées que les amoureux transis le restent malgré le passage des années. Qu'il n'y a rien d'un prince, Manu, qu'il s'en foutait bien ainsi de tout ceci. Que c'était du passé. Alors il avait eu ce projet, juste pour revoir un vieil ami, pour réussir à le remercier plus concrètement aussi, sans plus jamais user du mot maudit. Tout s'était imbriqué pour finalement l'instant présent, quelques temps plus tard. Quand il a droit à ces questions de pourquoi il veut venir au Japon. Et l'interrogatoire est mené, alors que sur son nez pèse une monture qu'il ne portait pas auparavant. Les cadres de bois sont quelque peu épais, la barbe travaillée mais belle et bien présente. Tatouage caché d'avec une chemise et un blazer, des sourires polis et des airs d’innocent encore, derrière les verres fins. Il parle bien, travaille déjà sur place, a son logement, qui se dit pas gêné par le système et qui  le pense... Un profil si sérieux.

Technologie qu'il bénie, souvent. Parce qu'avec et d'avec de l'argent, on fait des miracles. Que ça fait des années qu'il est faussaire, des années qu'il s'est spécialisé dans la revente d'informations, d'objets clefs parfois dans des affaires qui pourraient salir bien des noms. Parfois il s'agit d'autre chose. Les années lui ont fait voir bien des fantaisies face auxquelles il ne s'arrête jamais. Pas ses affaires, ce qu'il peut advenir du tout. Alors l'argent, il l'avait aussi. Et même si ça fait terriblement mal, il n'est plus qu'un homme comme d'autre. Sans plus de mention d'Erina, dans sa vie. L'acte de décès a disparu dans les entrailles de nombreux autres dossiers, celui de naissance modifié. Elle n'est plus une Poghosian. Sacrifie accepté, parce que de toute manière, il n'a pas su être un bon père, n'est-ce pas ? L'avantage, c'est que la seule personne capable de le mettre en difficulté sur le sujet n'irait jamais chercher à ce point dans sa vie, n'est-ce pas ? Il a confiance en Ashley pour ne plus évoquer tout ça. Il sait qu'il respectera son deuil et ses silences, à ce sujet-là. Qu'Erina, c'est un prénom qu'il garde partout, mais... Juste pour lui. Alors il y consent, oui. À ce qu'elle s'éloigne un peu plus. À n'être qu'un peu plus un pleutre et un lâche, qui se fait opérer rapidement pour avoir cette foutue puce dans le crâne. C'est qu'il n'avait plus rien à perdre, que sa liberté était déjà quelque chose d'illusoire et qu'il est persuadé que jamais on ne pourrait le caser, parce qu'il ne saurait même pas faire un des ordres les plus élémentaires de tout ce système dont les variations ne l'intéresseront jamais, ni même les tests  du gouvernement. Alors il restera un pion solitaire.

Kaore he waimarie.

Caractère

Y'a des hommes, sur terre.
Et puis il y a Manutea, aussi.

C'est qu'il a dissocié les deux désormais, vous savez. Pas homme, avec le grand H. Non. Les hommes, avec leur virilité mal placée et leurs têtes farcies d'idées de merde. Il a pas tant que ça échappé à la règle, a grandi dans un modèle qui dit que l'homme, il protège sa famille, assure le tout. Que la virilité se traduit parfois dans la violence, que le rond des phalanges peut bien se fendre et éclater contre les gueules ennemies, c'est normal. La virilité, c'est un concept pharaonique quelque part, quelque chose d'immense et dont on ne sait jamais faire le tour. N'empêche que. Il se pensait viril, fort, fier. Qu'il avait ce modèle en tête, ce truc idiot qui l'a détruit quand il a pas su s'y confirmer. Que tout a volé en éclats quand il a pas su être un homme. Et depuis, ah, ça le hante. Y'a la culpabilité écrasante, qu'étouffe l'esprit et l'écrase à souhait, balaie tout, lui murmure sans cesse qu'un vrai homme, c'est capable de protéger sa famille, capable de la venger en temps et en heure. Et lui, il a échoué. C'est une boucle permanente, dans son esprit, même quand il n'y songe pas. Parce que ça fait déjà six ans, qu'il a fallu passer à autre chose, parce que le suicide c'était pas possible pour retrouver rien qu'un peu, un jour, cette masculinité atrophiée. Même si aujourd'hui, Manu, il sait pas tellement pourquoi il tient. Qu'il est de ces édifices qui tiennent debout juste par la force des choses. Qu'il a cet air vide et lointain, qu'il n'exprime plus rien. Pas qu'il se retient, pas qu'il fasse semblant. C'est juste ainsi, désormais. Un gouffre que le manque d'un être a détaché de tout, qu'une société dictatrice a terminé d'achever. Il est devenu impuissant, Manutea. Littéralement, métaphoriquement. C'est un cercle vicieux, pas vraiment prêt de cesser sa ronde. Un désintérêt croissant pour la chair, une punition insidieuse, infligé par sa propre conscience. À cause de l'histoire d'un homme devenu père et qui à la mort de la petite, n'a plus rien été. Qu'une vague d'émotions, qui s'est fracassée contre un récif et dont l'écume s'est évadée bien loin. Toute la saveur qui s'en est allée, le sel corrosif qu'est resté.

Une virilité qu'il a tenté de retrouver à sa manière, au travers du sport, d'un art de l'autodéfense en pensant pouvoir reconquérir une masculinité perdue. Mais ça n'a pas fonctionné, ne lui a fait que ressasser les échecs durant l'apprentissage. N'a pas voulu voir les victoires après les progrès. N'a pas voulu remarquer tout ce que ça a pu lui apporter. Ne veut pas voir toute la sueur versée pour ce corps qu'il a sculptait à sa manière, qui pourtant colle bien à l'image viril de beaucoup de monde. Même ainsi, ce n'est jamais assez. Il est coincé dans un entre-deux, ne remarque pas ce que tout le monde pourrait voir pourtant. Il ne se confie jamais, n'a plus vraiment d'état d'âme. Estime avoir vendu celle-ci au Diable y'a bien des années, ne la regrette pas et la laisse à ses bons soins, payera l'addition à la fin de son existence sans craindre l'après, s'il y en a bien un. Pas vraiment croyant ceci dit, Manutea. Spitiruel plutôt, comme tout à chacun de là où il vient. De ce camp où l'âme prime, plutôt que quelque chose de supérieur. Ou peut-être qu'inconsciemment, il y croit un peu quand même, que c'est pour ça qu'il se sent si écrasé, que l'écume s'est barrée à droite et à gauche, qu'il ne reste plus que cette fadeur qu'émane de lui, dans les traits noirs de la nuit. Pas d'air mélancolique à la fenêtre, pas de cigarette aux coins des lèvres. Juste lui face à l'éternel, sans nom, sans visage. Le regard perdu sur un plafond qu'il n'a pas besoin de voir pour se le figurer. C'est sans doute la même chose, pour ce poids qui a tout bousillé, qu'a éparpillé les organes et qui a surtout compressé le coeur jusqu'à le faire exploser. Il en reste des traces, aucun doute là-dessus. Mais elles sont rares et peu peuvent se targuer de les détecter. Ne reste sans doute plus que Ashley dans ce monde, pour ça. Parce qu'il évoque chez cette mer fracassée tout ce passé qu'elle ressasse dans les plaies ouvertes que les vagues ramènent sans cesse sur le rivage. Qu'il est un être resté précieux, une entité à laquelle se rattacher. Plus amoureux, non, parce qu'il n'en ait plus capable désormais. Mais reste ce prime attachement, parce qu'à défaut de ne plus savoir sourire correctement, il sait apprécier la beauté de ceux qui peuvent éclore sur sa bouche à lui. Qu'il ressent encore comme Ash est une épaule sur laquelle il pourrait se reposer, s'il le souhaitait.

Mais c'est sans doute là que l'horreur se situe. C'est qu'il n'en veut pas, de ce repos potentiel. Que l'affliction qu'il se traîne depuis des années et la seule chose qui, à son sens, peut bien lui rester et qu'aucun ne pourra jamais apaiser. Inconsciemment, il bousille tout ses propres efforts. À la recherche d'une masculinité qu'il se refuse de voir alors qu'elle est sous ses yeux, dans ses actes. Qu'il a su être fort finalement, qu'il a été profondément bon quand il avait fallu, en ne prenant de manière triviale une vie. Qu'il a tout ce qu'il faudrait pourtant, pour se pardonner rien qu'un peu. Mais il est obtus, est une mer déchaînée dès qu'on pourrait tenter d'approcher du doigt cet état de fait. Qu'il pourrait hurler et sortir les crocs, les planter dans les chairs à portée. Qu'il a les mots fracassants parce qu'il fallait bien faire couler les navires trop cavaliers. Nul besoin d'un chant de sirène, il a cette colère qui, malgré tout, sommeille encore. Elle fut comme un brasier qu'on aurait cru éteint, il y a six ans, suite à la mort du coupable. Mais c'était sans avoir pris le temps de regarder sous le temps de cendres, sans avoir pris la peine de constater que ça ne pourrait jamais cesser. Et il a ces allures de cynique, de roi du monde qui jamais ne cessera de se couronner pour garder les apparences sauves. Si on le pense fort, même si lui n'y croit pas, alors c'est bien là l'essentiel. L'océan pourra revenir à la normale ensuite, abriter en son sein mille espèce de poissons qui seront autant de sentiments et de ressentis mais qui, rarement, font briller leurs écailles à la surface. Et tout au fond de l'eau reste alors ce volcan qui parfois éclate en des gerbes dégueulasses. Les mots sont aboyés avec force, crachés comme du venin, l'animosité grimpe en flèche et il sourit enfin, Manutea. Des sourires comme des piques supplémentaires, comme un plaisir pris avec malice, le rugueux du sel qui vrille dans les airs. Des allures de carnassier, pour un homme profondément fâché contre la vie. Devenu ogre à son tour, finalement.

Physique
Nouvelle photo. Nouvelle carte d'identité. Nouvelle nationalité. Les traits inchangés, le temps qu'a fait son oeuvre. C'est un mètre quatre vingt pas encore tassé ou peut-être légèrement, peut-être qu'avec l'âge, il a perdu un peu moins d'un centimètre. Bien des années qu'il n'a pas vérifié, qu'il répond automatiquement le chiffre rond sans se soucier de s'il est encore tout à fait juste ou non. Il se souci un peu plus du reste, de ce poids qu'il veut faire rester au même chiffre, les muscles lourds pour une allure de monsieur tout le monde. C'est qu'il n'a pas forcément besoin de bien plus, que le krav-maga demande bien d'autres qualités physiques que d'être une montagne. Entretenu, malgré le compteur qui défile, malgré ce possible centimètre ou presque de perdu. Malgré tout son désintérêt pour son physique - quoique ce ne fut pas le cas quand il était bien plus jeune - il faut bien lui reconnaître qu'il lui sert bien. Parce qu'il a toujours eu une certaine bouille, que les sourires étaient solaires quand offerts avec sincérité, les rires enjouées et le nez qui se retroussait légèrement. On se disait qu'il finirait avec beaucoup de ridules d'expression, mais voilà bien trop longtemps qu'il s'est figé pour que ce fut bel et bien le cas. C'est qu'il vieillira bien, physiquement. Mentalement, c'est autre chose, pas vrai ? De tout ceci, il ne reste que le bout de nez naturellement rond. Que des yeux aux allures fatigués, les cernes souvent présentes d'à cause d'un métier prenant et fatiguant pour lequel on ne doit pas compter les heures. Quoique ça va, au Japon, c'est plus calme que dans le coin où il traînait auparavant. Ne reste encore aussi que les boucles anciennement rousse, désormais châtain. Mais toujours trop longues, qui balaient le front comme une mer qui borde un peu trop les côtes. Puis le regard clair, l'océan aux allures parfois de marais selon la lumière ou le temps. Légèrement plus gris ou vert, par moment, plutôt que d'un bleu limpide. Des nuances qui devraient mettre en garde les gens, qui crient qu'il est bien plus complexe que cette belle gueule d'enfant sage, que le sourcil qu'il relève parfois en parlant. La mâchoire carrée qui se retrouve désormais toujours pourvu d'une barbe soignée, malgré les quelques trous qu'elle peut bien connaître mais que la nature lui a infligé de base. Une lèvre supérieure pas symétrique, un côté plus affaissé qu'un autre sans explication aucune, trait qu'il a hérité de sa mère et qui souvent détourne l'attention, quand on ne se focalise pas sur les lunettes qu'il porte. Un foyer classique, marron foncé ou noir, selon l'envie. Des verres pas encombrants, la correction semble légère pour celui qui portait des lentilles auparavant.

Dans le fond, il paraît méconnaissable par moment, quand on l'a connu aussi roux que le coeur d'un tournesol, sans lunette, sans poils au menton, sans tatouage du rond de l'épaule jusqu'à l'avant-bras. Beaucoup diraient qu'il est juste devenu un homme, d'avec leur définition toute déglinguée. D'autres parleraient qu'il a juste eu un besoin de changement pour réussir à mettre le drame derrière lui. Puis il y a ceux qui s'en ficheront. La majorité, en somme, qui ne se soucieront jamais de ce qu'il a pu être, de ce qu'il est désormais, de ce qu'il sera demain.

Pour eux, c'est juste un homme comme d'autre.
Pour lui, c'est bien moins que ça, ouais.

Seyfried H. Bellandi
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Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
posté
le Dim 1 Sep - 16:45
par Seyfried H. Bellandi
/kick A ghost story. 3766924225

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A ghost story. 181202111716271804

Kinkeabae, fournisseuse de kits swag since 2018

so nobody will ever forget your memorable skill, satoshit:

A ghost story. 85277910
Butch Akikazu
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Époux/se : Asling (bientôt † on espère)
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posté
le Dim 1 Sep - 16:47
par Butch Akikazu
Bon reboot A ghost story. 2432113367
Ce style, toujours A ghost story. 501520050 J'aime ce que je lis, j'ai hâte d'en découvrir plus A ghost story. 1362171446
Satoshi Totsuzen
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Inscrit.e le : 15/07/2014

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : /
Autre: Merci Jian pour l'avatar ♥

★
posté
le Dim 1 Sep - 16:51
par Satoshi Totsuzen
Mon first, Sif A ghost story. 3758795657

Ohlala dude, la hype ! Qu'est-ce que tu fais là ? A ghost story. 128457956
Hâte de lire tout ça ♥


(Manutea, Manucoffee, Manuwater A ghost story. 3182035657)

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


A ghost story. Sato-s10

avatars tournants (voir les noms en dessous). Signa par Chû, merci ♥️
Merci Chû, Keanu, Takashi, Mad et Bacon Beige-Betterave pour les avatars ♥
Ashley A. Agena
Messages postés : 89
Inscrit.e le : 10/04/2018
posté
le Dim 1 Sep - 17:13
par Ashley A. Agena
♥
Teare B. Jefferson
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Inscrit.e le : 21/03/2017

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : fuck la police. ❤︎
Autre: ava : len-yan, deviantart
posté
le Dim 1 Sep - 17:32
par Teare B. Jefferson
♥
ta plume tjr aussi ♥︎ aussi A ghost story. 1258839627
Manutea Poghosian
Messages postés : 42
Inscrit.e le : 19/08/2018

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Birdy askip :sueur:
Autre:
posté
le Dim 1 Sep - 18:09
par Manutea Poghosian
Vous êtes adorables, jpp. A ghost story. 3912395661

Merci à tous. A ghost story. 3912395661
Edéa Ō
Messages postés : 19
Inscrit.e le : 25/08/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : :burn:
Autre: :burn:
posté
le Dim 1 Sep - 18:15
par Edéa Ō
J'aime carrément trop ce que je lis. C'est où la suite. A ghost story. 428445822
Birdie Poghosian
Messages postés : 83
Inscrit.e le : 16/10/2018

★
posté
le Dim 1 Sep - 18:39
par Birdie Poghosian
oh hi you, viens on ouvre un commerce, je vole, tu trouves les clients, on vend A ghost story. 2837704232

(par contre c'est du 60/40 non négociable A ghost story. 2078551763)
Bo D'Elia
Messages postés : 52
Inscrit.e le : 01/12/2018

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : roue libre
Autre:
posté
le Dim 1 Sep - 20:22
par Bo D'Elia
Non négociable qu'on se trouvera en soum-soum des p'tits arrangements bien arrangeants A ghost story. 1353670443

+ t'es beau comme une pomme golden ♥
Ollie Alta
Messages postés : 200
Inscrit.e le : 08/03/2018

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Hirojiro Alta.
Autre: cause en #CC6666. Bosse chez un fleuriste. Aussi menteur que mignon. Aime le rose. Et les lapins. Et aimer, tout simplement.
Veuf noir
Veuf noir
posté
le Dim 1 Sep - 23:41
par Ollie Alta
jsp qui c'est mais il est A ghost story. 1984817200
Corvus Akiyama
Messages postés : 38
Inscrit.e le : 07/06/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Inari-san. ❤
Autre: Corvus vous méprise en #993300 •
posté
le Lun 2 Sep - 16:02
par Corvus Akiyama
A ghost story. 1140568699 A ghost story. 3998388675
Pavel K. Di Luca
Messages postés : 755
Inscrit.e le : 25/05/2015

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre:
♥ Le Saint Panda Ficus ♥
♥ Le Saint Panda Ficus ♥
posté
le Lun 2 Sep - 16:39
par Pavel K. Di Luca
A ghost story. 3766924225

Makoto Nanase
Messages postés : 4497
Inscrit.e le : 10/10/2016

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Kiyohi Nanase
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Lun 2 Sep - 22:51
par Makoto Nanase
C'est nul. J'aime pas. Y'a des fautes en plus. Recommence tout de suite. Erina doit pas mourir akay? A ghost story. 3637992759

Bon... évidemment que c'est trop cool et que j'aime trop A ghost story. 3912395661 Je suis sur tel donc flemme de relever les fautes que j'ai vu.

Jtm.

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[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
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Le plus beau compliment ♥️:
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A ghost story. E9mgMerci à Aria ♥️

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