Maël Perside
Messages postés : 11
Inscrit.e le : 22/09/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
posté
le Dim 22 Sep - 21:18
par Maël Perside
Maël Perside
J'aime pas les citations
Informations générales
Nom :Perside
Prénom.s :Maël
Âge :23 avril 2088
Genre :Masculin
Origines : Franco-japonais
Activité :Auxiliaire spécialisé vétérinaire
Sexualité :Hétérosexuel
Avatar :Fūtarō Uesugi - Go-tōbun no hanayome
Réglement : -
Chemin Top site !
Autre :
Histoire
Le chant d’un oiseau au loin et le doux bruissement du vent dans les arbres annoncent une belle matiné d’été. Le soleil baigne la pièce d’une lumière chaleureuse. Les rayons viennent réchauffer les cheveux noirs du petit garçon qui s’y trouve.
Maël fait face au grand miroir à pieds de la chambre parentale. Blanche et orangée, modestement mais joliment meublée, c’est l’une de ses pièces préférées. Elle est toujours pleine d’une odeur de fleurs et du bruit de la nature, car sa mère aime laisser la fenêtre ouverte. C’est un endroit où il se sent bien. Tout lui rappelle son enfance.
L’enfant tourne et se retourne face à son reflet. Il ébouriffe ses cheveux, les examine en penchant la tête grossièrement. Il observe ses yeux, son nez, sa bouche tordue par un rictus d’enfant boudeur. Il a les sourcils froncés et lâche de grands soupirs. Son visage reflète un souci qui n’est pas commun chez les petits garçons de sept ans.

Finalement, Maël se détourne du miroir et quitte la pièce sans fermer la porte. Il se laisse guider par l’odeur du pain chaud qui émane de la cuisine. Il sait qu’il va y trouver sa mère, affairée à la cuisine comme toujours à cette heure-ci. Elle est là, face au plan de travail, occupée à couper les légumes qu’elle destine au repas avec un sourire doux sur les lèvres. Elle est comme ça, maman : toujours paisiblement heureuse. Comme il l’admire : posée, intelligente, menant de front sa carrière et sa vie de famille.
La vie est douce, pour Maël. Deux parents aimants, qui vivent en parfaite harmonie. Un petit frère de cinq ans son cadet qu’il adore voir évoluer et balbutier. Un grand jardin pour jouer avec les copains.
Mais le petit garçon se sent tout retourné à l’intérieur.

Maël tire bruyamment la chaise et s’assoit avec un coude posé sur la table, le menton sur la main. Lorsque sa mère tourne la tête, elle voit la mine contrariée de son grand garçon et s’étonne de ce regard mécontent : quel grand chagrin peut bien habiter un enfant d’ordinaire si heureux ?

« Antoine c’est pas mon papa, hein ? »

Sa mère lui tourne le dos, mais il la voit se raidir et immobiliser son couteau au-dessus des tomates. Comme il comprend qu’il a vu juste, il sent ses yeux s’embuer de larmes.

« A l’école, tout le monde dit que je ressemble à un asiatique, renifle-t-il, la voix brouillée, et puis y’a aucune photo d’Antoine avec moi bébé. Toi j’ai tes yeux, mais Antoine je lui ressemble pas du tout. »

Maël a baissé les yeux vers le carrelage blanc de la cuisine, qui lui paraît tout à coup tellement étranger. Il a toujours vaguement su qu’il ne ressemblait pas à son père, mais il ne s’était jamais posé de question avant que ses camarades ne lui fassent douloureusement remarquer. Son petit frère, lui, ressemble beaucoup à son père.
Les mains de sa mère se posent doucement sur ses épaules. Elle a quitté le plan de travail pour venir près de lui. Son sourire est devenu triste et ses yeux sont plein de résignations. Lentement, elle rapproche une chaise et s’assoit en face de son fils ; Claire a toujours su qu’il poserait des questions un jour. Naïvement, pourtant, elle espérait qu’il n’éprouve jamais le besoin de trouver des réponses.

« J’ai rencontré ton papa de sang quand j’étais à l’université. Nous sommes tombés très amoureux et nous avons vécu ensemble, et nous t’avons eu. Elle sent sa voix défaillir, mais poursuivit : mais il n’était pas français, alors quand tu étais encore dans mon ventre, il a dû retourner dans son pays et il n’a plus pu revenir. Ensuite, j’ai rencontré Antoine, il t’a adopté et on a eu ton petit frère. »

Il faut quelques minutes à Maël pour assimiler la nouvelle. Son vrai papa est étranger et il vit quelque part dans le monde. Il ne sait pas vraiment s’il est triste ou heureux. Son papa est là, quelque part, il existe. Maintenant que la vérité est dite, il se sent étrangement plus léger.

« Il est où, maintenant ? Est-ce qu’il a demandé des nouvelles de moi ?
- Je ne sais pas
, soupire sa mère en secouant la tête. »

Claire a l’air particulièrement tendue, mais Maël ne le remarque pas. Il pourrait demander d’où vient son père – quel pays, quel endroit du monde – mais à sept ans, ce n’est pas quelque chose qui lui semble important. Il est heureux de connaître la vérité et, aussi, il sent que cette conversation fait du mal à sa maman : alors il relève courageusement la tête et il dit :

« Merci, maman. Tu sais, mon vrai papa, c’est quand même Antoine, parce que c’est lui qui m’aime et qui m’emmène à l’école. »


Interlude:

Maël ne se souvenait pas avoir un jour manqué de quoi que ce soit dans son enfance. Il avait grandi dans la campagne de Nantes, en France, avec des parents aimants et un petit frère admiratif devant tout ce qu’il faisait.
Après avoir eu cette fameuse conversation avec sa mère, il était revenu à l’école en disant qu’il avait de la chance d’avoir deux papas, un qui l’avait fabriqué et un autre qui l’avait choisi. Comme il ne semblait pas perturbé par cette révélation, personne n’y avait vu l’occasion de l’embêter à l’école.
Il eût une scolarité parfaitement classique, avec des notes moyennes, des amis et des loisirs d’enfants de son âge.

Arrivé au collège, il lui vint l’idée de demander d’où venait précisément son père biologique, mais sa mère ne voulut jamais vraiment lui répondre – il était chinois, puis coréen quelques années après, puis elle n’était plus sûre, ou bien elle n’avait pas envie d’en parler car c’était douloureux.
Très vite, Maël préféra ne pas aborder le sujet : il ne voulait pas blesser sa mère si bonne ou son père qui lui avait tout donné sans qu’ils ne partagent le même sang.
Lorsqu’il était trop curieux de ses origines, il se sentait également coupable : est-ce qu’il n’avait pas tout ce qu’il fallait pour être heureux ici, auprès de sa famille ?


« Tu ressembles à un chanteur de boy’s band coréen, avec ta coupe de cheveux.
- Qu’est-ce que tu racontes ? Pas du tout… »


Un peu de rock en fond sonore, une lumière tamisée et des rideaux fermés pour donner un sentiment d’intimité. Maël est allongé sur son lit, la tête posée sur les genoux de Mathilde. Ils ont quatorze ans et elle, c’est sa première petite amie. Comme les parents de Maël ne sont pas là, ils passent la journée ensemble et profitent de la maison.
Lorsqu’il est entré dans la puberté, sa mère a été très claire : pas de petit ou petite-amie. Il est trop jeune et il doit se concentrer sur ses études. Maël s’agace quand il y songe : qui pense encore comme ça, de nos jours ? Il a l’impression que sa mère cherche simplement à l’emprisonner.

Il n’a pas une adolescence trop difficile, pourtant ; Maël est plutôt bon élève, il a des loisirs – le théâtre et les jeux vidéo –, des amis, il participe aux tâches ménagères de la maison, il sort le chien. Il rechigne un peu lorsqu’il faut partir quelques jours chez ses grand -parents, mais c’est assez compréhensible – ils n’ont même pas de Gatebox !
Lorsqu’il voit que ses copains mènent la vie dure à leurs parents mais peuvent fréquenter quelqu’un sans avoir à se cacher, Maël se demande bien ce qu’il a pu faire pour qu’on lui interdise d’aimer. Est-ce que sa mère a peur qu’il mette sa petite-amie enceinte et l’abandonne comme l’a fait son père ?
Maël pense beaucoup à tout ça. C’est un garçon sensible et réfléchi qui se pose beaucoup plus de questions que lorsqu’il était enfant. Souvent, il a l’impression que quelque chose est enfermé en lui et ne peut pas sortir.

« Peut-être que je suis à moitié coréen, reprend-t-il en haussant les épaules après un petit moment de silence.
- Je ne sais pas, sourit Mathilde, les coréens sont plus… enfin, non, je ne sais pas, tu n’as pas trop une tête de coréen. »

Mathilde fait une sorte de grimace, et ils rigolent tous les deux.
Finalement, en grandissant, Maël a beaucoup pris de sa mère et peu de son père biologique. Il ressemble beaucoup moins à un asiatique que quand il était petit. Parfois, il se dit même qu’il ressemble un peu à Antoine. C’est quelque chose qui le rend heureux : il est très proche d’Antoine, même un peu plus que son petit frère qui est pourtant son fils biologique. Ils partagent beaucoup de choses – l’amour de l’art, de la cuisine et des animaux, entre autres, ou le fait de toujours faire mourir les plantes dont il s’occupe.

« Tu es peut-être japonais, si ça se trouve.
- N’importe quoi,
s’esclaffe Maël. Si j’avais une puce dans le cerveau, ma mère me l’aurait dit. Tu te rends compte, un truc aussi grave… »

Ils rient encore, s’imaginent que Maël pourrait se retrouver marié avec un inconnu à l’autre bout du monde si tel était le cas et se disent que ça doit bien arriver à des gens, n’empêche. Ils rient. Passent à autre chose.
Ils savent bien quelques choses à propos de l’incontestable, ils en ont parlé en cours d’histoire.
Mais si peu.
Tout leur paraît lointain et irréel, à eux, adolescents amoureux de France.


Interlude:

Bien-sûr, Maël et Mathilde ne restèrent pas ensemble pour toujours. Ils se séparèrent un peu plus d’un an plus tard, en de bons termes, simplement parce qu’ils grandissaient différemment. Puis il y eut Lindsay, ensuite, dont il tomba très amoureux. Il aurait voulu vivre avec elle à la fin du lycée ; mais lorsqu’il annonça cette relation à sa famille, sa mère fit tout pour les séparer. Il la découvrit sous un autre jour, digne des terribles belle-mère qu'on voyait dans les mauvais films. Lui ne comprenait pas et, comme il n’avait pas le cœur à rejeter sa mère, n'osa jamais intervenir. Lindsay en eut marre.
Alors que ses relations avec sa mère se dégradaient, il termina le lycée et s’orienta vers des études pour devenir auxiliaire spécialisé vétérinaire.


Il fait sombre dans la maison. Pas un bruit, pas une odeur. C’est comme si personne ne vivait ici. Lentement, Maël referme la porte derrière lui. Il soupire.
Il est environ deux heures du matin et il vient de rentrer. Il a un peu bu – pas trop, c’est un garçon responsable – et il ne veut pas réveiller ses parents ou son petit frère. Sa mère n’aime pas beaucoup qu’il sorte et participe aux soirées étudiantes. Plus il grandi et plus elle est envahissante. Étouffante.
S’il a longtemps été aveugle puis compréhensif, il s’aperçoit maintenant que son comportement n’est pas normal.
Le plus discrètement possible, Maël enlève son manteau et ses chaussures.
Il entre dans le salon pour monter dans sa chambre.
La lumière s’allume.

Sa mère lui fait face, en chemise de nuit, les cheveux ébouriffés et les yeux rouges de larmes. Il veut dire quelque chose mais elle le devance, la voix tremblante de colère :

« C’est à cette heure-ci que tu rentres ?
- Maman, j’ai vingt-deux ans, je suis adulte, je peux rentrer à l’heure que je décide. »


Maël fait de son mieux pour rester calme.
Lorsqu’il avait seize ou dix-sept ans, il lui est arrivé de s’énerver lorsqu’il surprenait sa mère entrain de fouiller ses textos, son ordinateur ou de renifler ses sous-vêtements. Pour vérifier ses amours. Sa vie sexuelle. C’est à cette époque, sûrement, qu’il a compris que sa mère n’était pas simplement une mère poule.

Elle lui fait face, avec son petit corps frêle. Maël songe souvent, lorsqu’il regarde les photos de son enfance, qu’elle a beaucoup maigri. Son visage est toujours pâle et elle est moins joyeuse qu’avant. Parfois, il a l’impression qu’elle traîne des secrets et des horreurs dont elle ne parle à personnes mais qui la tuent. Il aimerait bien l’aider ; il a toujours été si proche de sa maman, et elle a tant fait pour elle.
Il soupire. Il se demande ce qui a pu la mettre dans un tel état. Ce qui la ronge.

« Je vais aller me coucher, maman…
- Tu étais où, hein ? Avec des filles ? Tu as une petite-amie ? »


Le ton monte, il ne peut pas s’en empêcher :

« Si j’ai une petite amie, ça me regarde ! J’ai le droit d’avoir une vie privée, d’accord ?
- Tu ne comprends pas,
maugère sa mère en baissant la tête.
- Non, soupire Maël, je ne comprends pas pourquoi est-ce que tu es comme ça. »

Il y a un court silence, pendant lequel ils regardent tous les deux le sol.

« C’est quoi cette obsession malsaine pour ma vie amoureuse, hein… tu trouves ça normal ? »

Elle ne répond pas. Maël entend un bruit sourd et il relève la tête : sa mère s’est effondrée en pleurs sur les escaliers.
Maël est désemparé. Il n’a jamais vu sa mère pleurer, même pas lorsqu’elle se dispute avec Antoine. Mal à l’aise, il s’approche d’elle et s’assoit à ses côtés, posant une main hésitante sur son épaule. Elle redouble de sanglots.

Maël songe souvent que, peut-être, sa mère cache un terrible secret de famille.
Il ne voit pas d’autre explication à une telle dégradation de son état et à un pareil changement dans son caractère. Comme si une force invisible l’enfonçait chaque jour un peu plus. Il l’a vue sombrer dans une étrange mélancolie et un comportement obsessionnel.  
Il s’est souvent dit que ce devait avoir un rapport avec son père. Que peut-être il est le fruit d’un viol ou d’un adultère. Qu’il n’est peut-être même pas son fils, mais celui de cette tante qu’il n’a jamais connue.
Il s’imagine souvent le jour où il apprendra tout. Le jour où son père biologique frappera à la porte, le jour où sa mère lui dira qu’ « il est temps que tu saches ».
Les révélations, pourtant, arrivent souvent aux moments où on les attend le moins.

Maël se retourne. Il entend des pas dans les escaliers. Son père et son frère, qui ont sans doute été réveillés par leurs voix, se tiennent debout en haut des marches et ont l’air grave. A cet instant, Maël se sent glacé par l’effroi. Il a toujours pensé que seule sa mère était au courant de la vérité : maintenant il comprend. Il est le seul qu’on a maintenu dans l’ignorance.

« Tu dois lui dire, maman. J’en ai marre de mentir… »

C’est Luc qui a parlé ; Luc, son petit frère, qui a tout juste quinze ans et toute la culpabilité du monde dans les yeux. Le regard de Maël va de son père à son frère, le cœur au bord des lèvres. Il sent encore l’alcool qui lui embrouille un peu l’esprit et a l’impression de ne plus rien comprendre.
L’instant d’après, ils sont tous les quatre assis à la table de la cuisine, lumières allumées, avec chacun un verre d’eau auquel ils n’osent pas toucher. Maël voit sa mère qui n’a toujours pas réussi à s’arrêter de pleurer, son petit frère qui n’est guère plus à l’aise.
Alors, finalement, Antoine prend la parole :

« Ton père… ton père biologique est japonais. »

Maël accuse le coup. Il ne comprend pas encore ce que cela signifie. Il songe à quel point ce doit être dur, pour Antoine, de dire « ton père » en parlant d’un autre.

« Ton père a rencontré ta mère à l’université. Il devait retourner au japon l’année suivante mais ils sont tombés amoureux. Tu es né par accident. »

Il y a encore un silence.

« Ton père est parti quand il a appris la grossesse. »

Maël sent des milliers de questions qui se bousculent dans sa tête ; pourquoi être parti ? Avait-il honte, essayait-il de fuir la réalité ? C’est sa mère, la voix cassée, qui reprend la parole.

« C'était trop tard pour avorter, j'étais seule pour affronter ça et... j'étais bouleversée par son départ, je lui en voulais de fuir... sa voix se casse. Il y a un silence, mais personne ne parle. J’ai pensé que j’allais m’enfuir de la maternité avec toi… elle a un rire cynique. Je me suis endormie, ils sont venus et lorsque je me suis réveillée tu avais déjà la puce. »

Maël a l’impression qu’on vient de lui cogner le ventre. Il déglutit douloureusement : quelque part au japon, l’attend son futur époux ou sa future épouse. Sa gorge émet un étrange gargouillis et il se met à rire. Un rire nerveux.
Il a du mal à s’arrêter.
C’est absolument surréaliste.

« Quoi… lâche-t-il entre deux rires, les yeux larmoyants, j’ai une puce dans le cerveau depuis toujours et j’en savais rien ? Je… je vais me retrouver marié à une personne au hasard au japon ? C’est complètement dingue, c’est pas des choses qu’on ignore, c’est pas des choses… il est coupé par un accès de rire. »

Sa mère pleure à nouveau et Antoine a détourné le regard, lui-même au bord des larmes.

« J’ai trouvé ton acte de naissance en rangeant le grenier cet hiver, murmure Luc. Je voulais te le dire, mais… sa voix se brise.
- Ça va, c’était pas à toi de me le dire. »


Sa mère accuse le coup. Maël prend sa tête entre ses mains.

« C’est dingue… j’aurais pu l’apprendre de tellement de façon, et pourtant… ça fait vingt-deux ans que je vis dans le mensonge…
- Je voulais te le dire,
sanglote sa mère. Ce n’était jamais le bon moment, et… je voulais te le dire quand tu as posé la question concernant ton père, mais c’était trop dur… ensuite tu as eu une petite amie, le temps passe si vite, on croit toujours qu’on aura le temps…
- Tu m’as caché que j’avais une puce dans le cerveau,
gronde Maël. Le ton est monté. Tu m’as caché que je pouvais être marié du jour au lendemain, comme ça ! »

Silence. Maël se lève, les poings posés sur la table.

« Si papa ou Luc n’avaient pas été là, quand est-ce que je l’aurais su, hein ? »

Pas de réponse.

« J’aurais dû attendre de recevoir une lettre et d’être marié ? »

Silence.

« Comment ça se passe, déjà ? Maël cherche les mots les plus assassins. Ah, oui ! Si je ne baise pas mon ou ma chère épouse toutes les deux semaines, je me retrouve en taule ! C’est comme ça qu’ils font, les japonais, hein ? »

A l’instant, Maël se dit qu’il pourrait bien la tuer. Ou se tuer lui-même, peut-être.

« C’était trop dur, sanglote encore sa mère. Je me suis dit… je me suis dit que peut-être que cette lettre n’arriverait jamais… après tout, tu n’as pas grandi au japon, ils feront peut-être une exception… elle-même ne semblait pas y croire. C’était trop dur, tu comprends, c’était…
- Oui, c’était trop dur pour toi, alors tu as passé toutes ces années dans le déni !
- Je voulais te protéger…
- Tu m’as caché que ma vie allait être régie par un ordinateur !
- Je pensais que tu allais me haïr de t’avoir mis au monde avec un destin aussi horrible !
- Eh bien tu avais raison, maman. »


Un silence. Tout le monde retient son souffle et baisse le regard. Il n’y a que Maël, bien campé sur ses jambes, qui regarde sa mère bien en face.

« Je te hais. »


Interlude:

Maël avait toujours été reconnaissant d’être né dans une famille aimante et soudée, où chacun pouvait compter les uns sur les autres. Enfant, il s’était toujours beaucoup confié à sa mère. Lorsqu’elle était devenue étouffante et si étrange, il avait été le premier à lui chercher des excuses.

Après cette nuit qui changea sa vie, Maël fit son sac et alla s’installer chez un copain qui avait un petit appartement étudiant.
Il songea à poursuivre sa vie comme si de rien était, mais cela serait revenu à simplement vivre avec une épée de Damoclès et à continuer sur le chemin qu’avait tracé sa mère. Il devait faire quelque chose de ce qu'il avait appris.
Continuant à travailler dans une petite clinique vétérinaire de la ville, il entreprit de suivre des cours de japonais en ligne. Sans vraiment savoir comment. Sans vraiment savoir pourquoi. Il passa plusieurs semaines sans dormir, sans savoir à quoi réfléchir, sans savoir quelle décision prendre. Il tenta d'en apprendre un peu plus sur le japon au gré des sites internet, et ne trouva que des témoignages beaucoup trop encourageant.
Il songea, parfois, qu'il aurait été mieux de ne rien savoir.

Une longue année s'écoula. Torturé. Hésitant.
Il commença à épier les sites de location d'appartements dans les plus grandes villes, juste comme ça, sans jamais en parler à personne. Il suivit en direct le bug de l'Incontestable et l'épidémie, commentés toujours prudemment par les médias français, sans savoir ce qu'il devait en penser ou en espérer, toujours anesthésié par la vérité, ne sachant pas s'il devait se sentir concerné.
Il songea à aller vivre au fin fond de la campagne, sans donner son adresse à personne, dans l'espoir qu'on ne le retrouve jamais et qu'il ne soit jamais mêlé à tout ça.
Finalement, comme il avait l'impression que sa vie entière était en suspend, comme il songeait que tout ce qu'il construisait pouvait voler en éclat - encore, Maël finit par prendre une décision. Brutale. Sur un coup de tête.
Le lendemain, il passa chercher son acte de naissance chez ses parents pour attester de sa nationalité et réclamer ses papiers. Dans la foulée, il donna sa lettre de démission.
Il annonça finalement sa décision à ses proches, qui ne comprirent pas la raison de ce choix soudain et le mirent en garde sur les dangers d'une action irréfléchie : il n'avait aucun contact là bas, pas non plus de travail, et il balbutiait à peine quelques mots de japonais.
Encore une fois, seule Antoine le soutint, comprenant sa souffrance muette. Ils regardèrent encore les annonces de location et déterminèrent laquelle semblait la plus sérieuse, vérifiant que le logement ne se trouvait pas dans une zone qui l'exposait aux tsunamis - tous gardaient une image effrayante des reportages sur Shukumei.
Peut-être qu'il ne trouverait rien là bas. Peut-être que son logement serait insalubre. Peut-être qu'il ne serait jamais marié. Peut-être que son père biologique ne voulait rien savoir de lui ou avait péri dans le tsunami.

Tant pis.
Besoin de connaître. De comprendre. De découvrir cette famille japonaise dont il ignorait tout. De reprendre un semblant de contrôle sur sa vie. De se faire à l’idée qu’un jour, demain peut-être, il serait un homme marié.


Un soleil resplendissant, pas un nuage ou une brise à l’horizon ; la chaleur est même étouffante. Ils ont ouvert les vitres de la voiture pour aérer un peu et ne pas mourir de chaud.
Au-dessus du petit parking désert, un énorme avion quitte la piste de décollage.

« S’en est un gros comme ça que tu vas prendre ?
- Oui, un Boeing.
- C’est cool. »


Luc suit fixe le gros oiseau de métal tandis qu’il s’éloigne, sans doute prêt à quitter la France. Maël regarde son petit frère à travers le rétroviseur, la gorge serrée.

« Bon… »

Antoine a la main posée sur la poignée de la portière mais ne semble pas décidé à l’ouvrir. Maël non plus. Il pourrait rester là et rater l’avion – l’idée lui traverse l’esprit un instant.
Antoine l’a emmené à l’aéroport ce matin. Luc a tenu à les accompagner. Claire dormait encore lorsqu’ils sont partis : elle n’a pas vu son fils aîné depuis environ six mois. Bien-sûr, Maël est peiné ; on ne peut pas arrêter d’aimer sa mère, même si elle nous a menti pendant des années.
Jamais Maël n’aurait pensé quitter sa famille dans de telles circonstances. Antoine va énormément lui manquer : il l’a beaucoup soutenu depuis que la vérité a éclaté. L’homme se sent extrêmement coupable face à la souffrance de celui qu’il considère comme son fils. Quel parent ne voudrait pas protéger son enfant des souffrances de la vie ?

« Je peux t’accompagner jusqu’à l’enregistrement des bagages, si tu veux, murmure Antoine.
- Non, je ne préfère pas. »

Maël quitte la voiture, les yeux embués de larmes. Avec son frère, il ouvre le coffre et sort sa grosse valise pour la poser sur le bitume. Le claquement des portières resonnent douloureusement dans sa tête.

« T’es pas obligé de partir, tu sais, soupire Luc.
- Je sais, Maël se force à sourire. J’en ai besoin. Un jour, un bout de papier me mariera à un parfait inconnu, il faut que je me prépare… »

Les deux frères échangent un rire nerveux. Parler de ça les rend mal à l’aise ; Luc se sent coupable d’échapper à un sort qui s’impose à ce frère qu’il admire : pourquoi pas lui ?
Maël essaie de s’approprier son destin en en rigolant ; mais c’est difficile à accepter.
Les deux garçons s’enlacent. Vient le tour d’Antoine. Des larmes coulent.

« N’hésite pas à me dire si tu as besoin que je t’envoie plus d’argent, d’accord ? »

Maël acquiesce. Il ne peut pas dire à quel point il est reconnaissant : c’est grâce à Antoine s’il peut partir sans avoir encore trouvé de travail. Le jeune homme serre un peu plus son père contre lui, enfouie la tête dans son cou. Comme quand il était enfant.

« Merci, papa. »
Physique
« Tu es sûr que tu veux les couper ? »

Cette phrase, Maël l’a entendue toute son enfance, lorsqu’il s’asseyait sur une chaise en face du miroir pour qu’Antoine lui coupe les cheveux. Antoine aurait adoré qu’il se laisse pousser les cheveux. Maël a toujours préféré les arranger en une sorte de coupe au bol à la frange un peu désordonnée, qui lui donnent encore un air d’intello désabusé.
Le cliquetis des ciseaux frôlait son oreille et les mèches venaient recouvrir le parquet. Des masses de cheveux sombres, noires de jais, épaisses, brillantes et lumineuses. Maël les regardait d’un drôle d’air : il n’aimait pas beaucoup sa tignasse sombre, qui lui rappelait toujours ses origines obscures.

Maintenant qu’il vit au japon, Maël remarque à quel point il a les airs d’un européen.
Lorsqu’il se détaille dans le miroir, il constate qu’il n’est pas vraiment typé. Il a le nez un peu petit et le visage un peu rond, d’accord, mais il a beaucoup pris des traits caucasiens de sa mère. On ne saurait dire s’il est à un quart ou à moitié japonais – ou chinois, ou coréen – lorsqu’on n’a pas l’œil affuté.
Ses grands yeux bleus et sa peau pâle ne trompent pas. Sa silhouette fine et élancée, un peu dégingandé, son mètre soixante-seize non plus. Son sourire franc et souriant, son visage expressif et ses joues rougissantes également.

« Je suis un peu banal, non ? »

Il soupirait dans son adolescence, à son frère et son père qui étaient si beaux garçons. Si ce n’est l’assortiment atypique des yeux bleus et cheveux raides et noirs, il s’était toujours trouvé un peu fade. C’était peut-être une question de style – il ne s’habillait pas de façon très originale.
Un jour, Antoine lui avait répondu : « Tu n’es peut-être pas le plus beau des hommes, mais tu as ce quelque chose qui te rend unique. Tu es doux, chaleureux, il y a quelque chose sur ton visage qui donne envie de t’aimer. »
Caractère
« Lorsqu’on apprend qu’on est le fruit d’un mensonge ou d’un mystère, on a souvent l’impression de perdre son identité. »

Perdu. Morose. Irritable. Angoissé. Insomniaque.
Maël n’aurait jamais pensé accoler ces adjectifs à son nom, lui qui était d’ordinaire un garçon doux et posé, bienveillant et réservé, assez égal en humeurs avec les inconnus et plutôt jovial en privé.
Bien-sûr, son monde s’était effondré lorsqu'il avait appris que son père était japonais et qu’il lui faudrait se marier avec un.e inconnu.e dans la décennie, l’année, ou peut-être le lendemain. L’homme est ainsi fait qu’il base son identité sur des certitudes du passé car elles sont supposées être des piliers inébranlables. Là où le présent est fragile et le futur incertain, le passé ne change pas.

Bienveillant, attentif, le rire léger et discret. Maël, le garçon souriant et paisible au fond de la classe, qui a quelques amis mais pas trop, quelques amours mais pas trop, quelques bêtises mais trop. Un peu songeur, un peu taquin, réfléchi mais idéaliste aussi.
Un peu torturé à ses heures d’adolescence, poète maudit à ses chagrins d’amour. Philosophe en devenir, peut-être.
Un enfant plus mature que les autres, attentif et protecteur d’un petit frère capricieux et d’une mère instable.
Un fils admiratif devant un père adoptif qui transmet des valeurs d’amour, de respect, de justice et d’égalité.
Un garçon curieux et volontaire, un peu hésitant, pas toujours confiant, très souvent rêveur.


Maël, cassé en plein vol mais pourtant étrangement soulagé, délivré d’un secret qu’il sentait peser sur ses épaules. Maël, lui qui était toujours altruiste, enfin autorisé à détester et à pleurer.
Curieux d’un père biologique qu’il ne connaît pas mais effrayé à l’idée de faire souffrir ceux qu’il aime, jusqu’à faire taire ses véritables désirs – encore.

A la frontière du garçon léger et modéré qu’il était et de l’homme en colère et peureux qu’il devient. A la recherche d’une identité et de nouvelles limites, des goûts qu’il ne s’est pas encore découvert, des histoires qu’il n’a pas encore vécues.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Doux – discret – passif – réservé – rêveur – juste – attentif – protecteur – dévoué – altruiste – jovial – taquin – créatif – curieux – critique – perspicace – ingénieux.

Temporaire : angoissé – hésitant – irritable – morose – sarcastique – haineux.
Généré avec le formulaire
[/b]
Kaori Vanzine
Messages postés : 2971
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Dim 22 Sep - 23:11
par Kaori Vanzine
Bienvenue et bon courage pour ta fiche o/

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Maëlstrom Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Louise Hasegawa
Messages postés : 30
Inscrit.e le : 16/09/2019

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Je ne parle pas très bien japonais. Mais je parle plus souvent anglais
posté
le Lun 23 Sep - 8:44
par Louise Hasegawa
Coucou ! Bienvenue ! :D
Clyde E. Hawkins
Messages postés : 943
Inscrit.e le : 06/08/2015

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se :
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?

★
posté
le Dim 29 Sep - 13:47
par Clyde E. Hawkins
Bienvenue!
Tu fais les serpents?
Maël Perside
Messages postés : 11
Inscrit.e le : 22/09/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
posté
le Mar 1 Oct - 23:34
par Maël Perside
Hei ! Maëlstrom 2244379341
Merci pour votre super accueil !

Je pense que j'ai fini ma fiche. /o
Ambroise H. Vinsmoke
Messages postés : 100
Inscrit.e le : 15/08/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Aaron Vinsmoke
Autre:
posté
le Mer 2 Oct - 8:54
par Ambroise H. Vinsmoke
Bienvenue petit bibouuuu Maëlstrom 2244379341
Kaori Vanzine
Messages postés : 2971
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Mer 2 Oct - 14:50
par Kaori Vanzine
Analyse de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥

Introduction
Bienvenue sur le forum !

J'aime beaucoup ton avatar *-*

Histoire

♠ une belle mâtiné
♠ Ils rient encore, s’imagine
♠ sa mère fit pour les séparer → Il manque un mot j'pense
♠ Plus il grandi
♠ ils sont venus et lorsque je me suis réveillée tu avais déjà la puce. » → Si elle n'a rien dit au père biologique concernant le bébé, tant qu'il est dans l'ignorance l'Incontestable le sera aussi et donc, l'enfant n'aura pas la puce. Pour qu'il l'ait dès la naissance il faudrait avoir mis au courant le père pendant la grossesse. Ou alors il faudrait que la mère soit elle-même japonaise (tant que l'Incontestable ne les marie pas, ils peuvent vivre hors du Japon sans aucun souci et mener leur vie) et là, effectivement l'enfant aurait la puce sans que le père biologique soit au courant pour l'enfant. Néanmoins dans tous les cas, il faudrait qu'il soit pucé tôt ou tard dans ta fiche.
♠ tous les quinze jours → Quatorze
♠ A vingt-trois ans, jouant pour la première fois de sa nationalité japonaise, Maël déposa un dossier de location pour un petit studio à Adachi-ku. → Il l'a pris sans le visiter ? Attention parce que même si c'est faisable, les photos de l'appart sur le web peuvent être traîtres donc ça reste généralement assez déconseillé de louer un appartement sans l'avoir visité au préalable. Maëlstrom 4115966937 De plus, il compte se rendre au Japon sans connaître les bases de la langue ? Même si les nippons peuvent parler anglais, la majorité des choses sont tout de même écrites/faites/parlées en japonais. S'il ne parle pas un mot japonais il aura du mal à s'intégrer.

Ce serait bien de rajouter quelques lignes par rapport au Shukumei. Il était certes en France donc physiquement ça ne l'a pas touché mais les infos sont quand même passées dans les médias des autres pays. Peut-être que ça l'a touché moralement, peut-être qu'il s'en fout, qu'il ne s'y est pas vraiment intéressé ou que le fait de savoir ce qu'il s'est passé et quels quartiers ont été le plus touchés l'a aidé à se décider sur le lieu où il voulait vivre. Bref juste besoin de savoir si la catastrophe naturelle a eu un quelconque impact dans sa vie ou ses choix ou si ça lui est passé au-dessus.

Ce serait bien aussi de parler de l'épidémie qui a eu lieu au Japon. Est-ce qu'il arrive quand elle est encore en cours ou est-ce qu'il arrive après ? Est-ce qu'il l'a crainte (ou la criant encore) ou est-ce que ça ne l'effraie pas ? En fonction de quand il arrive au Japon, ça peut aussi avoir un impact sur lui. Maëlstrom 4115966937

Caractère

Validé !

Physique

♠ et se peau pâle

Validé !

Conclusion
Quelques modifications/ajouts à effectuer mais en soi ce n'est pas grand-chose, ça devrait être rapide. Je te laisse donc les faire et modifier le reste en conséquence. Dans l'ensemble c'est une fiche simple mais agréable à lire. Très peu de fautes et celles que j'ai vues étaient pour la plupart juste de l'inattention. Et étant donné que ton délai se termine aujourd'hui, je te rajoute les 3 jours supplémentaires. Courage pour les corrections o/


Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3
Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Maëlstrom Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Maël Perside
Messages postés : 11
Inscrit.e le : 22/09/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
posté
le Mer 2 Oct - 18:19
par Maël Perside
Hei ! Maëlstrom 2609568152

Modifications apportées ! Le père est parti sans qu'on sache pourquoi après avoir appris la grossesse (le vilaiiiin) et j'ai étoffé un peu le récit du départ de Maël pour le japon, et enfin donné quelques informations sur les évolutions du contexte :
Modifications:
Après cette nuit qui changea sa vie, Maël fit son sac et alla s’installer chez un copain qui avait un petit appartement étudiant.
Il songea à poursuivre sa vie comme si de rien était, mais cela serait revenu à simplement vivre avec une épée de Damoclès et à continuer sur le chemin qu’avait tracé sa mère. Il devait faire quelque chose de ce qu'il avait appris.
Continuant à travailler dans une petite clinique vétérinaire de la ville, il entreprit de suivre des cours de japonais en ligne. Sans vraiment savoir comment. Sans vraiment savoir pourquoi. Il passa plusieurs semaines sans dormir, sans savoir à quoi réfléchir, sans savoir quelle décision prendre. Il tenta d'en apprendre un peu plus sur le japon au gré des sites internet, et ne trouva que des témoignages beaucoup trop encourageant.
Il songea, parfois, qu'il aurait été mieux de ne rien savoir.

Une longue année s'écoula. Torturé. Hésitant.
Il commença à épier les sites de location d'appartements dans les plus grandes villes, juste comme ça, sans jamais en parler à personne. Il suivit en direct le bug de l'Incontestable et l'épidémie, commentés toujours prudemment par les médias français, sans savoir ce qu'il devait en penser ou en espérer, toujours anesthésié par la vérité, ne sachant pas s'il devait se sentir concerné.
Il songea à aller vivre au fin fond de la campagne, sans donner son adresse à personne, dans l'espoir qu'on ne le retrouve jamais et qu'il ne soit jamais mêlé à tout ça.
Finalement, comme il avait l'impression que sa vie entière était en suspend, comme il songeait que tout ce qu'il construisait pouvait voler en éclat - encore, Maël finit par prendre une décision. Brutale. Sur un coup de tête.
Le lendemain, il passa chercher son acte de naissance chez ses parents pour attester de sa nationalité et réclamer ses papiers. Dans la foulée, il donna sa lettre de démission.
Il annonça finalement sa décision à ses proches, qui ne comprirent pas la raison de ce choix soudain et le mirent en garde sur les dangers d'une action irréfléchie : il n'avait aucun contact là bas, pas non plus de travail, et il balbutiait à peine quelques mots de japonais.
Encore une fois, seule Antoine le soutint, comprenant sa souffrance muette. Ils regardèrent encore les annonces de location et déterminèrent laquelle semblait la plus sérieuse, vérifiant que le logement ne se trouvait pas dans une zone qui l'exposait aux tsunamis - tous gardaient une image effrayante des reportages sur Shukumei.
Peut-être qu'il ne trouverait rien là bas. Peut-être que son logement serait insalubre. Peut-être qu'il ne serait jamais marié. Peut-être que son père biologique ne voulait rien savoir de lui ou avait péri dans le tsunami.
Kaori Vanzine
Messages postés : 2971
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Ven 4 Oct - 17:53
par Kaori Vanzine
Yop

Alors c'est déjà beaucoup mieux Maëlstrom 4115966937
J'aurais juste besoin d'une petite précision juste pour être sûre. Quand tu dis qu'il a passé des semaines sans dormir, c'est juste dans le sens d'avoir quelques insomnies durant ces semaines ou tu veux dire que Maël n'a réellement pas dormi du tout ? Dans le second cas, il faudra revoir un peu ce bout de phrase parce que le record n'est que de 11 jours sans dormir. Et même après seulement 2-3 jours, ce n'est pas sans conséquences puisqu'il y a des changements d'humeur, du stress, une pression artérielle en hausse, etc et ça, ça peut être dangereux à un certain stade voire même mortel. Maëlstrom 4115966937

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Maëlstrom Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Maël Perside
Messages postés : 11
Inscrit.e le : 22/09/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre:
posté
le Sam 5 Oct - 0:46
par Maël Perside
Hei !

Ahah je n'aurais pas pensé que ça puisse porter à confusion !  Maëlstrom 3674552758 Non, c'est juste une expression pour signifier que quelque chose le met réellement à mal et que son sommeil en est perturbé, comme quand on dit "P*tain ça fait des semaines que je dors pas".. of course il dort, le pauvre ! Maëlstrom 2661302001
Je peux modifier la phrase pour éviter les quiproquos ahah
Kaori Vanzine
Messages postés : 2971
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Mrs. 4x4
Mrs. 4x4
posté
le Sam 5 Oct - 12:43
par Kaori Vanzine
*avait oublié l'expression....*

Non pas besoin de changer la phrase, c'était juste pour être sûre que c'était pas mis au sens propre du terme. x)
Du coup pour moi c'est bon Maëlstrom 1362171446


Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Maëlstrom Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
posté
par Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
© Street cred
Le contexte original du forum appartient à Aiichirô C. Yori. Les évolutions, précisions et annexes appartiennent aux staff présent et passés de JM.

Design et code par Carmine S. Bellandi / PAN, avec l'appui des ressources de Forumactif et CCC. Optimisé pour Firefox et grandes résolutions d'écran.

Les productions écrites du forum appartiennent à ses membres.

Toute reproduction partielle ou totale du forum, de son contexte ou de son contenu est strictement interdite. Soyez sympas, faites pas vos tarbâs. ♥

Nos partenaires
RPG-ChevalierMaëlstrom 50-50-2Earth WolfMaëlstrom 50x50-56504f9 Maëlstrom SvinMaëlstrom 3zm1 Maëlstrom Opol0Q6Maëlstrom FHZzEDvMaëlstrom 7Uxn8zPMaëlstrom 494ZUS0Maëlstrom 1553711497-50-50FTM 50x500Maëlstrom B50x50Maëlstrom 1553722908-no-50x50Maëlstrom 59e4Maëlstrom Logo_510Maëlstrom 190412122437274038 Maëlstrom RXqdRpDMaëlstrom Logo5010Maëlstrom VBL1j1M Maëlstrom 1559228694-50x50Maëlstrom Qlaa Maëlstrom IcoSC5050 Maëlstrom Bouton10 Maëlstrom Bouton15 Maëlstrom 1498954954-bouton-50 Maëlstrom Sans_t12Rejoins-nous sur Intelligences Mécaniques !Maëlstrom DezgMaëlstrom 179wRemainsofhellMaëlstrom LsuvxJW