Nojiko Asaara
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le Mer 23 Oct - 22:10
par Nojiko Asaara
fantasy
Elle était là, sous ses yeux, cette fameuse lettre rose. Une belle enveloppe qui promettait l’amour éternel, l'âme sœur choisie par les yeux du système robotique. Des statistiques et des calculs imaginaires pour guider un être vers un autre. Beaucoup résistaient à l’incontestable et ne souhaitaient pas être des pions pour le gouvernement, pourtant, c’était une malheureuse vérité. Il n’y avait aucune raison de se battre, après tout, une majorité des couples finissent heureux et avec une petite famille. Alors pourquoi dire non au cupidon japonais ? Nojiko respectait l’incontestable, et il le remerciait de l’avoir laissé célibataire jusqu’à ses vingt-cinq ans. Aux yeux de tous, ce nombre représentait une longue chance. Plusieurs souhaiteraient être dans sa position : libre comme l’air depuis son adolescence. Il ne se vantait pas de ce détail, mais une certaine fierté régnait en lui. Par contre, maintenant que son tour se présentait, sa vision changeait.

La solitude était sa meilleure amie, sa joie de vivre. Seul, il n’avait pas à se casser la tête. Sa routine se résumait à une catastrophe, comment une autre personne pourrait suivre son rythme ? Soyons honnêtes cher incontestable, qui voudrait se plier aux désirs et à la critique du Asaara pendant une vie complète ? Selon lui, personne ne lui arrivait réellement à la cheville. Trop unique, trop précieux pour ce monde sans couleur. Face à la lettre, Nojiko boudait. Son torse éprouvait un lourd pincement, causé par la folie de son cœur qui paniquait. De joie ou de peur ? Le deuxième adjectif était le plus probable. Lorsqu’il décida enfin de lire le papier, un frisson lui traversa le dos.

Satsuki Eizan.

Peut-être se trompait-il, mais ce prénom était généralement associé au masculin. Le styliste grogna en maudissant le ciel. Depuis le secondaire, il se battait pour prouver qu’il n’était pas gay, et voilà que l’incontestable l’associait à un homme ! Quelle connerie. Ce mariage sentait déjà l’échec, alors il n’y avait pas de quoi à perdre son temps. Avec chance, ils ne toucheront pas la deuxième semaine et pourront retourner sur leur chemin, loin de l’autre. Oui voilà, il n’y a aucune raison d’être en colère. L’incontestable se trompait, cela arrivait. Ce sera une histoire cocasse à dire dans quelques mois.

Nojiko prépara ses boîtes dans la même journée, mais décida de dormir une dernière fois dans sa petite maison. Avec chance, il la retrouvera bientôt. Ses boîtes débordaient de vêtements, tissus, matériaux divers, bouquins… cela le blessait de déposer ses biens dans de misérables cartons, mais tenir tête au système pouvait causer la mort. Nojiko ne pouvait pas mourir, pas avant de réaliser son rêve. Il appela aussi une compagnie de déménagement pour amener sa machine de couture et son bureau de bois massif à sa nouvelle demeure. D’ici quelques heures, il allait découvrir le visage de son mari. Il frissonnait de dégoût à cette pensée, mais peut-être aussi d’excitation.

Quelle jolie maison ! Asaara était le premier à arriver, ce n’était pas grave. Son mari n’avait sûrement pas aperçu la lettre ou était en route pour venir partager son quotidien. Nojiko fit le tour de la maison et remarqua des détails très... Perturbants ? Il y avait deux chambres. Sans trop réfléchir, et sans vouloir y réfléchir, il se dit que c’était une pièce pour les invités. Rien d’inquiétant. La chambre des maîtres charma tout de suite le brun. Le lit semblait confortable et assez grand pour éviter le contact physique pendant la nuit, parfait ! La dernière pièce était grande et très éclairée, ce sera parfait pour monter l’atelier de couture. Le reste du domicile convenait parfaitement à l’homme. Bon sang, il y avait même un garage ! Son salaire était élevé, mais celui de son mari devait aussi jouer pour avoir le droit à tout ça, c’était intéressant.

Mais celui-ci ne se pointa pas.

Le deuxième jour se termina avec Nojiko endormi sur une chaise de la cuisine, prêt à accueillir son mari. Le troisième jour, il se permit de dormir dans le lit et se réveilla à toutes les demi-heures pour vérifier si quelqu’un arrivait. La journée avait été longue. Le quatrième jour, le styliste du s’absenter pour consulter une cliente en besoin d’une nouvelle tenue. Lorsqu’il entra le soir, des boîtes traînaient un peu partout, mais aucun signe d’humain. Pas de voiture dans le garage et personne ne répondit lorsqu’il appela le prénom. Il en avait marre. Depuis trois jours, il portait ses plus beaux vêtements pour impressionner Eizan, il préparait des repas au cas où il crève de faim en arrivant, mais non, rien ! Comment osait-il venir déposer ses cartons sans retour ? La frustration grimpait, tout comme la colère. Satsuki jouait à un jeu dangereux. Un jeu que seul Nojiko pouvait gagner.

À la première heure du cinquième jour, le brun entama des recherches sur son mari. Il creusa très loin et communiqua avec quelques personnes pour l’aider. Satsuki semblait être très discret, comme s’il ne voulait pas être aperçu. Finalement, Nojiko obtenu la meilleure information possible : le numéro de téléphone du boulot d’Eizan. Avec des yeux cernés et un rire presque diabolique, il appela l’endroit. La conversation fut étrangement non malaisante et la personne à l’autre bout du fil semblait comprendre la situation et invita le styliste à venir. Il accepta l’offre.

Et le voilà devant un garage. Sa tenue, trop chic, ne convenait pas à un tel environnement, mais tant pis. Nojiko se devait d’être présentable, c’était plus fort que lui. Un rouge à lèvres vert couvrait ses lèvres, ses yeux étaient contournés d’une même couleur et ses pommettes étaient rouges, mais pourtant, aucun maquillage ne couvrait cette partie. Quelqu’un l’accueillit et le guida jusqu’à son conjoint. Maintenant qu’il était si proche de rencontrer l’homme, il ne se sentait plus si bien. La confiance diminuait.

« Satsuki Eizan ? »

Sa voix paraissait forte et en confiance, c’était bien. Il trahissait ses réels sentiments. D’un pas hésitant, il approcha sa cible. Il tenta de conserver un regard neutre, mais ce fut presque impossible. Son mari était très beau. Plus jeune que lui, plus petit et musclé, mais… sublime. Un certain côté ténébreux, des prunelles qui hypnotisent et un corps parfait. Enfin, pas que Nojiko le pensait hein. Il le regardait avec son œil de styliste, pas avec ses préférences. Parce que non non non, Asaara n’aimait pas les hommes. Ils n’étaient pas beaux. Pas du tout.

Pourquoi il était là déjà? Ah ouais.

« QU’EST-CE QUE TU FAIS ? » Nojiko s’approcha pour bien le menacer avec ses cinq centimètres de plus. « Je t’attends depuis cinq jours, et tu oses venir déposer tes trucs sans me laisser un mot ? Tu aurais pu me prévenir, ou même rester ! Tout est en place, il ne manque plus que toi ! Tu me fais honte. Tu veux terminer en prison, c’est ça ? Je te laisserai pas nous traîner jusqu’à cette étape. Lorsque je vais quitter ce garage, tu viens avec moi. » il marqua une pause et termina sur un ton hésitant : « je ne suis pas colérique ou violent, je ne te ferai pas mal. Je veux simplement que tu ramènes ton cul à la maison pour que je puisse me reposer et arrêter de paniquer. S’il te plaît ? »

C’était un ordre. Nojiko devait probablement attirer l’attention avec sa voix qui ne cessait d’augmenter. Il faisait une scène. C’était la faute à qui ? Eizan.
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Satsuki Asaara
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le Mer 23 Oct - 22:22
par Satsuki Asaara
FANTASY
❝ Feat Nojiko Asaara
J'y crois pas. Ou plutôt, je ne veux pas y croire. Je ne veux pas la voir du tout. Cette couleur, c'est juste. Rhaa !!! J'ai beau chercher à essayer de me calmer, y a rien à faire. Je tourne en rond, incapable de dormir. Et si je me suis pas mis à hurler et tout casser c'est bien parce qu'il y a Toboe à côté. Putain, je peux pas le laisser maintenant. On commençait enfin à s'en sortir vraiment, à gagner notre petit bonheur à deux alors merde quoi ! Fais chier !!!

Cette lettre, j'arrive plus à me la sortir de la tête. Je l'ai lu une fois, un peu trop lentement et maintenant, je vois plus que ça. Cette saleté de rose, le nom de Toboe qu'ils m'ont volé pour m'en coller un autre. Merde, ça veut dire qu'en plus, je suis casé avec un mec ça. Bordel, mais pourquoi ? Satsuki Asaara, c'est pas moi. Je m'appelle Kiba ! Et je veux plus de mari, de femme ni quoi que ce soit d'autre. Une fois, ça m'a suffit, je veux pas que ça recommence.

Pourtant, je sais que j'ai pas le choix. La cellule, c'est exclu. Jamais ! J'ai déjà cédé à cause de ça alors, je sais que je recommencerais mais ça me colle la nausée rien que d'y penser. Je veux pas. Je peux pas. C'est trop me demander, là. Tellement que ça fait 3 nuits que j'en dors pas. Le choc, la déception, la colère, la panique, la rancœur, l'horreur, c'est pire que les montagnes russes dans ma tête et mon coeur suit alors, je vous raconte pas dans quel état je suis. Le Chef d'atelier m'a même renvoyé chez moi et collé en repos obligatoire demain.

Mais passer une journée à rien faire, c'est juste pas envisageable. Faut que je m'occupe, que je bouge, que je fasse quelque chose. Je veux pas mais j'ai pas le choix alors, je finis par me faire violence et emballer mes affaires. C'est fou de penser que toute ma vie tient dans 5 sacs de voyage. Ouais, j'ai rien. Shukumei a tout emporté et j'ai rien cherché à récupérer alors je vais voyager léger. Même pas besoin de déménageurs, 2 allers retours en moto suffiront. Punaise, ça fait vide quand même l'appartement maintenant. Heureusement qu'il reste toutes les affaires de mon frangin sinon, ce serait carrément mort.

L'adresse est pas dure à trouver et si je peux pas nier que la maison est sympa, je m'y sens pas à l'aise. IL est déjà là. Y a ses affaires installées et son odeur flotte dans l'air. Je sens que ça me fait frissonner alors que je dépose juste mes sacs dans un coin, avant de ramener la suite. Et si la curiosité me pousse à faire un rapide tour du propriétaire après avoir fini de décharger mes maigres possessions, je sens les souvenirs qui remontent alors que je passe devant les chambres. J'ai pas le courage d'affronter ça maintenant alors je déguerpis littéralement, j'ai besoin de prendre l'air, d'urgence.

Je traîne dehors un moment, errant plus qu'autre chose avant de passer chercher Toboe à son boulot. La fleuriste le lâche tôt ce soir alors je l'embarque manger une glace et aller se faire une toile. Le dernier film d'animation de son réalisateur préféré vient de sortir et franchement, même s'il était génial, je m'en souviens pas. J'étais là mais ailleurs aussi. Et ça n'a pas échappé à Toboe. Je ne veux pas l'inquiéter mais si je me tais, ce sera pire alors, je lui dis. Que je suis passé là-bas et que j'ai pas réussi à rester. Pour pas qu'il panique non plus de plus trouver mes affaires.

Ca le fait rire, ce petit con. Et résultat, je finis par suivre le mouvement. Ouais, je sais c'est nul mais au moins, j'ai fait un pas. En y allant doucement, ça va le faire. Surement. Je sais pas, j'ai clairement pas la foi. Après, je suis fatigué aussi d'avoir zoné toute la journée et de manquer de sommeil alors, on se prend un truc à grignoter sur le chemin du retour, on pique-nique dans le salon avant de s'écrouler ensemble sur le canapé. Y a des trucs qui changeront jamais et ça, je m'y accroche car ça fait du bien aussi.

Au matin, je suis pas très frais mais assez reposé pour aller bosser. De plus trouver mes fringues ici, ça me chiffonne. Et Toboe me tire la promesse de rentrer chez 'moi' ce soir et j'accepte, plus pour lui que pour moi. Je vérifie la date sur cette foutue feuille avant de partir mais c'est bon, j'ai encore 2 jours. Alors je peux même faire que passer et y rester que le lendemain. Voilà, un pas à la fois. Au boulot, les mecs voient bien que je suis pas au mieux de ma forme mais je grogne toujours quand ils viennent me taquiner donc, ils viennent pas fouiner trop. Parfait.

En fin de matinée, mon frangin me laisse un message pour me proposer de passer avec moi visiter ma nouvelle maison. Je sais pas si j'en ai envie mais j'accepte. Il est curieux, je le sais. Et puis, comme ça, il verra et sera rassuré. C'est quand même une jolie baraque et j'ai rien contre elle. Enfin, la pauser déjeuner terminée, je retourne me caler sous les roues de la Harley qui demande mes soins. Et je suis tellement focalisé sur ma réparation que je ne remarque pas de suite la présence du patron. Faut que Géro me file un coup dans le tibia pour que je sorte de sous la cylindrée avant de me redresser et de venir m'essuyer les mains avec le premier torchon à portée.

« Satsuki Eizan ? »

"- Ouais. C'est pour ?"

La voix me dit rien, le visage non plus, l'allure encore moins. C'est la mode de débarqué en sortie de défilé dans un endroit qui tâche comme pas possible. Déjà l'autre princesse, maintenant lui. Il fait vraiment pas motard, je me demande ce qu'il vient faire ici. Et ce qu'il me veut surtout. Parce que c'est moi qu'il fixe avec ce regard trop perçant à mon gout. Il compte s'approcher encore beaucoup comme ça ? Et puis, c'est pas que j'ai du boulot mais quand même alors s'il pouvait en venir au fait.

« QU’EST-CE QUE TU FAIS ? »

"- NANI ?! "

« Je t’attends depuis cinq jours, et tu oses venir déposer tes trucs sans me laisser un mot ? Tu aurais pu me prévenir, ou même rester ! Tout est en place, il ne manque plus que toi ! Tu me fais honte. Tu veux terminer en prison, c’est ça ? Je te laisserai pas nous traîner jusqu’à cette étape. Lorsque je vais quitter ce garage, tu viens avec moi. »

Bug. Error 404. System not found. Reboot de la machine en cours. J'ai arrêté de respirer, blêmissant violemment alors que j'encaisse le monologue autant que la hargne que me renvoi mon vis à vis. Ce type, c'est LUI ? Non, c'est pas possible. J'ai du m'endormir, c'est un cauchemar. Il peut pas être là, pas devant moi, maintenant, à mon boulot. Envahissant mon espace vital pour venir me déverser sa colère dessus. J'entend ses mots sans tout à fait réussir à les saisir pour autant, encore complètement soufflé par la véhémence de son apparition. A tel point que même après une pause de sa part, je suis incapable de balbutier le moindre mot, le laissant reprendre la parole par défaut.

« Je ne suis pas colérique ou violent, je ne te ferai pas mal. Je veux simplement que tu ramènes ton cul à la maison pour que je puisse me reposer et arrêter de paniquer. S’il te plaît ? »

"- Parce qu'après la scène que tu viens de me faire, tu crois que j'ai envie de te suivre ? Tu te prends pour qui à débarquer comme ça pour me faire la morale en plus ?"

La stupéfaction passée, c'est la colère qui prend le dessus. Il n'y a pas de meilleure défense que l'attaque et là, je me sens agressé. Carrément, complètement. Cette fois, c'est moi qui fait pas vers lui et même plus petit, je le défi avec un regard noir. C'est toi qui a ouvert les hostilité alors maintenant, assume !

"- Et genre je vais te croire sur parole ? Je ne suis pas colérique ou violent, je ne te ferai pas mal. Tu crois que tu vas me faire avaler ça alors que t'es là, à me menacer devant tout le monde ? Du regard, de ta taille et de tout ton être ? Tu me prends pour qui ? Et surtout tu te prend pour qui ? Je te fais honte, grand bien t'en fasse ! Toi tu me d.... "

/ZBAFF/

Un blanc, le temps que mon esprit se reconnecte et que ma vision fasse le point. Je vois mes pieds, ou plutôt je les devine derrière le voile un peu flou sur mes yeux. La taloche du Patron n'était pas particulièrement forte mais elle a au moins le mérite de me faire fermer ma gueule. Ce qui me permet de redescendre aussi, un peu violemment. Je serre les dents et les poings alors que je lutte pour ne surtout pas laisser échapper une larme. De colère ou de peur ? Ça par contre...

On se calme, maintenant. Vous avez besoin de parler, pas de vous beugler dessus.
Géro, accompagne-les en box 7.
Les autres, au boulot. Et que ça saute !


La main imposante du Chef d'atelier qui se pose sur mon épaule me fait violemment frissonner. Je croise son regard qui se veut encourageant tout en étant clair : l'ordre est donné, je dois obéir. Je déglutis difficilement avant d’emboîter le pas à Géro et... l'autre. Je profite d'être derrière eux pour passer ma manche sur mes yeux et renifler un coup. Non, je le laisserais pas gagner. J'ai rien fait de mal alors merde ! Et nous voilà arrivé dans le box 7, vide actuellement. Le seul avec une vraie porte, super. Que je peine à passer et qui se referme trop vite derrière nous.

Prenez votre temps.

Comme s'il avait besoin de rajouter ça ! Je grogne avant de venir enfouir profondément mes mains au fond de mes poches. Je lui laisse la table, les chaises et même le pouf du fond si ça l'amuse. Moi, je me laisse tomber dos contre le mur, juste à côté de la porte. Plus prêt de la sortie, y a moins de risques. Putain, si j'avais mon sweat, je pourrais foutre ma capuche mais là, je que baisser la tête. Assis par terre, genoux relevés devant moi et clairement en position défensive, je finis par soupirer un grand coup avant de lâcher quelques mots.

"- J'allais venir... Revenir... Enfin, rester quoi...
Putain, y avait pas besoin de ça ! Ksss..."


Je grogne sourdement, le regard clairement fuyant. C'est sa faute aussi, qu'est-ce qu'il avait besoin de venir me chercher là ? Personne savait en plus, j'avais rien dit. Bordel ! Ma main passe nerveusement dans mes cheveux, trahissant mon malaise si cela ne se voyait pas assez. J'ai pas envie de parler. Pas après ça. Encore avec Lui. Pourtant....

"- Alors c'est toi, Asaara ? "


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Nojiko Asaara
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le Mer 23 Oct - 23:51
par Nojiko Asaara
fantasy
Nojiko ne faisait preuve d’aucuns remord à se présenter sur le lieu de travail de son mari et l’attaquer verbalement de sa haine naissante. Il n’en avait rien à foutre que la Terre entière l’écoute, puisque présentement, toute son attention se déposait sur le jeune homme. Il causerait toutes les scènes possible pour l’attirer à la maison sans possibilités de retour. Son attitude était agressante, il le savait. Pourtant, était-il tenté d’améliorer la formule envers sa nouvelle connaissance? Pas du tout. Cracher son venin lui semblait naturel, c’était une deuxième nature chez lui après celle d’être méprisant envers tout le monde.

Avec surprise, Asaara découvrit que sa douce moitié savait répliquer, et ce sur un ton similaire au sien. Bien, ça promettait du piquant pour les prochains jours, voir jusqu’au divorce. Avec les têtes qu’ils tiraient, une séparation ne serait pas étonnante. L’incontestable se trompait définitivement, c’était décevant. Après tant d’années à respecter l’oeil magique, un tel résultat venait irriter le plus vieux. Était-ce si étonnant que le système lui colle aux fesses un mec hors de ses capacités ? Pas vraiment. Nojiko se considérait déjà meilleur que Satsuki. Plus parfait, plus élégant, plus… lui-même ? Le brun était si narcissique qu’il ne pouvait pas accepter le fait d’être en couple avec une personne autre que son reflet. Et bon sang, Eizan n’avait rien de similaire à son corps et sa personnalité. Physiquement, quelques traits banals les rapprochaient, mais rien de plus. Mentalement, il pouvait parier que son interlocuteur était grincheux, têtu, privé, sensible… en bref, des défauts et qualités que partageait aussi le styliste, mais celui-ci ne l’avouera jamais. Le jeune homme devant lui était un bon match, mais cela, il ne pouvait pas l’assumer, ni le deviner.

Le plus jeune s’approcha avec une malice qui ne plaisait pas à Nojiko. Par pure provocation, il avança aussi de quelques pas. Il ne reculerait pas devant son mari. Ses paroles continuaient et ne semblaient pas vouloir prendre fin. Tant mieux! Le brun pouvait l’écouter parler pendant des heures pour mieux répliquer. Par contre, il n’appréciait pas que Satsuki pointe un probable comportement violent en privé. Le styliste s’apprêta à le couper pour le faire taire à ce sujet, mais une sacrée main vint arrêter le débat. Une claque du siècle offert par monsieur le patron. Asaara devrait être enchanté, mais au contraire, il grinçait des dents et envoya un regard noir en direction du patron. C’était son mari qu’il venait de toucher, il n’avait pas le droit de lui faire subir une telle douleur sous son regard! Ses poings se refermèrent et un fin grognement s’échappa de sa bouche. Si quelqu’un osait le toucher une seconde fois, Nojiko se promettait de partir à la guerre pour le défendre. C’était leur argument, pas celui des autres. Bien que, la scène était publique.

Avec soulagement, aucune main se déposa sur son épaule. Nojiko suivit le duo jusqu’à la fameuse box sept. À l’intérieur, le décor lui faisait penser à la prison. Magnifique. Le couple possédait une chance d’être enfermé dans une pièce sans condition de sortie. Ils n’étaient pas obligés de s’embrasser ou quoi que ce soit, comme en prison. Non, il suffisait de discuter et de retourner à la maison avec la tête plus ouverte. Le baiser pouvait attendre.

Les meubles brillaient de poussières et de saleté, le styliste préféra rester debout et tourner le dos à son mari. Celui-ci ne semblait pas être dans le meilleur état, comme si les larmes souhaitaient sortir, si ce n’était pas déjà fait. Devait-il se sentir mal pour imposer cette situation ? Peut-être… rares étaient les fois où le brun se questionnait sur ses choix, mais cette fois-ci, son coeur ne supportait pas la tristesse et le malaise vécu.

Puis, la voix masculine vint le chercher.

« Qu’est-ce que tu crois ? Que je me fais passer pour ton mari pour le plaisir de te voir souffrir? Tss. » il marqua une pause avant de déposer sa main contre son visage et soupirer. « … oui c’est moi, Nojiko Asaara. Et toi, tu es Satsuki Eizan. Savoir nos prénoms ne change rien à la situation. »

Nojiko regarda enfin le jeune homme et commença à faire quelques pas par-ci par-là pour tenter de se calmer. La tâche ne semblait pas difficile, mais cela signifiait se baisser au niveau d’une autre personne et accepter que l’autre à des sentiments. Visiblement, Eizan éprouvait une difficulté concernant le mariage. Premier ou non, quelque chose le marquait pour être si réticent à l’idée de rencontrer le styliste. L’hésitation régnait. S’il osait faire des efforts pour calmer le mécanicien, est-ce que cela éloignerait le divorce ? Pas qu’il souhaitait lui faire plaisir, mais juste pour que ce soit plus… vivable ? L’idée lui trottait en tête pendant plusieurs longues minutes.

Bon okay… il pouvait essayer.

Asaara approcha sa cible et tenta de s’installer devant lui. Le cul au sol, la mine troublée. Toute la saleté contre ses beaux vêtements le tuait de l’intérieur. Ses mains tremblèrent de dégoût.

« Pourquoi tu n'es pas resté hier ? Je ne mentais pas quand je disais que tout était en place. J’ai eu le temps de vider toutes mes boîtes et arranger mon bureau. Je n’ai pas touché tes sacs par respect. Chaque soir, j’ai préparé des repas pour ta venue, même le matin je cuisinais une quantité plus grosse au cas où tu sois plus matinal que nocturne. Je me répète, mais il ne manque que toi, Satsuki. » son ton était étrangement calme et doux, c’était une facette que lui-même ignorait. « Je ne connais pas ta situation avec l’incontestable, mais laisse-moi te dresser mon portait. Je m’appelle Nojiko Asaara, j’ai vingt-cinq ans et je n’ai jamais été marié. Je suis styliste, mon métier est tout ce que je possède. Je ne perds pas mon temps avec l’amour, je préfère rester dans mon atelier pour bricoler. Puis-je présumer que nous partageons ce point . Peut-être était-ce un cliché, mais les mécaniciens aiment se perdre des heures de temps à vérifier des engins, non ? »

Son derrière lui faisait mal et la nausée jouait sur son humeur. Nojiko ne se sentait pas très à l’aise à faire face à Eizan et lui parler sur un ton si délicat. Son théâtre de tout à l’heure ne ressemblait pas du tout à celui présent. Le brun avait l’impression de se tromper sur sa personne. Ce n’était pas de l’amour, au contraire, il devait sûrement agir ainsi pour manipuler le jeune homme et atteindre son objectif de retourner à la maison au plus vite. Une robe l’attend depuis un bon moment.

« Et je confirme que je ne suis pas violent. D’accord, certains diront que je suis sarcastique et rapide sur les répliques, mais je ne toucherai jamais un proche ou même un inconnu, sauf si c’est pour me défendre. Malheureusement, tu es mon mari, alors, je ne lèverai jamais la main sur toi. »

Une première promesse.

Nojiko ne sentait aucun besoin de frapper Satsuki. Même que, ce serait plutôt difficile de tenter de le dominer ainsi puisqu’il ne possédait pas ses muscles. Le styliste trimbalait une taille fine et presque féminine. Il tournait autour du pot, ne sachant pas comment quitter la box sept avec un mari un peu plus souriant ou tout simplement, soumit. Ils allaient sûrement passer un moment à discuter, alors autant sauter sur un sujet intéressant.

« Je me permets de te poser une question et je m’attends à une réponse honnête. Dis-moi, est-ce que tu as un enfant? » la question paraissait soudaine, mais logique. « Dans la maison, il y a deux chambres meublées de lits et commodes. Je trouve cela particulier, mais cela ne me dérange pas. Par contre, je ne veux pas être embêté par ton gamin ou ta famille en général. Je déteste être dérangé pendant mes heures de créativités. »
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Satsuki Asaara
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le Jeu 24 Oct - 0:40
par Satsuki Asaara
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« Qu’est-ce que tu crois ? Que je me fais passer pour ton mari pour le plaisir de te voir souffrir? Tss. »

Qui sait. Après tout, tout est possible dans ce putain de monde mais je garderais mes pensées pour moi. Surtout que visiblement, mon avis est bien la dernière de ses préoccupations alors me faire souffrir, n'en parlons pas. Personne n'aurait débarqué de la sorte avec un minimum de considération pour la personne lui faisant face.

« … oui c’est moi, Nojiko Asaara. Et toi, tu es Satsuki Eizan. Savoir nos prénoms ne change rien à la situation.  »

Au contraire, cela change énormément. Tout, même. Tu as lu la lettre comme moi alors tu sais que je ne m'appelle plus ainsi. Techniquement, Satsuki Eizan a cessé d'exister depuis un peu plus de 5 jours maintenant mais c'est bien ainsi que tu me considères. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre que tu ne veux pas de ce mariage. Alors pourquoi tu viens me chercher jusqu'ici ? En plus d'effacer mon nom, tu veux me faire disparaître, c'est ça ? Mais ça marchera pas, je peux pas me le permettre. Y a Toboe qui m'attend et je le laisserais pas, jamais ! Je lui ai promis et je ne reviens jamais sur ma parole.

Je devine ton approche et mon seul réflexe reste de me braquer davantage. Si tu me touches, je répond plus de rien alors recule. Va t'en. Dégage même. Laisse-moi tranquille, putain ! Faut que je calme et là, j'y arrive pas, y a trop de trucs qui se bousculent sous mon crâne. Qu'est-ce que je donnerais pas pour aller fumer une clope, là. Perdu entre mes réflexions et autres interrogations, j'en sursaute en entendant ta voix qui résonne de nouveau. Bien trop proche à mon gout.

« Pourquoi tu n'es pas resté hier ? Je ne mentais pas quand je disais que tout était en place. J’ai eu le temps de vider toutes mes boîtes et arranger mon bureau. Je n’ai pas touché tes sacs par respect. Chaque soir, j’ai préparé des repas pour ta venue, même le matin je cuisinais une quantité plus grosse au cas où tu sois plus matinal que nocturne. Je me répète, mais il ne manque que toi, Satsuki. »

Et merde ! Je savais que j'aurais pas du y aller. Parce que le souci, c'est que je sais qu'il raconte pas des cracks. Je l'ai senti, que ça faisait vivant là-dedans. Y avait déjà sa patte dans cette baraque. C'est ce qui m'a fait fuir aussi en partie. Moi, je marque pas. Rien ni personne alors forcément, j'ai pas l'habitude. Je lâche un soupir profond et las alors que doucement, je relève un peu la tête. Au moins, quand il gueule pas, il a une voix qui me fait pas hérisser le poil. Mais son ton plus calme ne suffira pas à me donner assez confiance pour que je quitte ma posture défensive.

« Je ne connais pas ta situation avec l’incontestable, mais laisse-moi te dresser mon portait. Je m’appelle Nojiko Asaara, j’ai vingt-cinq ans et je n’ai jamais été marié. Je suis styliste, mon métier est tout ce que je possède. Je ne perds pas mon temps avec l’amour, je préfère rester dans mon atelier pour bricoler. Puis-je présumer que nous partageons ce point . Peut-être était-ce un cliché, mais les mécaniciens aiment se perdre des heures de temps à vérifier des engins, non ? »

"- ... Ouais... "

Rien que d'y penser, je pourrais presque sourire. Des heures ? On voit qu'il me connait pas. Des jours et des semaines je serais capable de pas lâcher une bécane. Enfin, je vais prendre ça pour un point positif. Chacun dans son coin à faire ce qu'il aime, ça me convient. D'ailleurs, j'ai vu qu'il y avait un garage même si j'ai pas visité ce coin-là. Faudra que j'y jette un oeil. N'empêche, il a 25 ans, lui ? Je sais pas, j'aurais pas cru. Et jamais marié avant, il peut dire qu'il en a eu de la chance.

« Et je confirme que je ne suis pas violent. D’accord, certains diront que je suis sarcastique et rapide sur les répliques, mais je ne toucherai jamais un proche ou même un inconnu, sauf si c’est pour me défendre. Malheureusement, tu es mon mari, alors, je ne lèverai jamais la main sur toi.»

Malheureusement ? Je suis censé le prendre comment ça ? Et il peut ce qu'il veut, la violence c'est pas que les coups. Alors, il est peut-être pas du genre à en venir aux poings mais niveau verbal, j'ai eu plus que ma dose. Bon, je suis pas franchement mieux à ce jeu-là mais je me targue pas d'être doux comme un agneau non plus. De toute façon, il pourra me raconter tout ce qu'il souhaite, je le croirais pas pour le moment. J'attend de voir. Les actes sont toujours bien plus parlants que les mots.

« Je me permets de te poser une question et je m’attends à une réponse honnête. Dis-moi, est-ce que tu as un enfant? »

"- Pardon ?!
Non mais genre j'ai une tronche à avoir un gosse ? Mais ça va pas la tête ! T'en as d'autres des idées à la con comme ça ? "


« Dans la maison, il y a deux chambres meublées de lits et commodes. Je trouve cela particulier, mais cela ne me dérange pas. Par contre, je ne veux pas être embêté par ton gamin ou ta famille en général. Je déteste être dérangé pendant mes heures de créativités.»

"- Alors rassure-toi, oh grand créateur ! T'auras pas ce genre de problème avec moi. J'ai jamais eu de parents et j'ai pas plus de famille. T'auras que ma sale tronche et mon caractère de merde à supporter. "

Deux chambres. C'est vrai que je les ai vues aussi mais j'ai pensé que c'était pour lui, moi. Qu'est-ce que j'en ferais, sérieux ? Et ouais, je suis pas encore redescendu. Même si lui se montre moins agressif, j'ai encore du mal à arrêter de grogner. Il est trop près, trop grand, trop impressionnant dans ses fringues qui détonnent pour l'environnement du garage. Je rêve ou il a du rouge à lèvres en plus ? Vert c'est... je sais pas en fait, je comprends pas. Après, c'est sympa comme couleur, Toboe en met partout, lui. D'ailleurs...

"- Y a juste... Toboe.
C'est mon petit frère. Enfin, adoptif mais c'est pareil. Il vit avec moi depuis Shukumei. Mais il a 17 ans, c'est plus un gamin. Il bosse, même. En apprentissage mais voilà. Il veut devenir fleuriste... "


C'est con hein mais j'ai pas vraiment de mal à parler de lui. je me suis même calmer un peu pour le coup. La chambre serait pour lui ? Je sais pas si l'idée me plait ou me fait flipper en fait. Pouvoir garder un oeil sur lui, je serais pas contre mais avec un mari... Non, y a des trucs qu'il faut pas qu'il sache. Je veux pas. Et puis, il semblait fier à l'idée de garder l'appartement. La preuve, il parlait même de chercher un colocataire.

"- J'ai que lui. Et il a que moi alors, il passe avant tout. Depuis toujours et ça changera pas. S'il a besoin de moi, je serais là. Marié ou pas, c'est pareil."

Donc la cellule, j'y poserais jamais le pied. Ça devrait te rassurer ça, non ? Nouveau soupir de ma part alors que je bouge un peu. Juste de quoi venir poser mes bras sur mes genoux et mieux l'observer. Je suis pas à l'aise mais maintenant que je le vois mieux, il fait moins le malin aussi. Il fait vraiment complètement décalé dans le paysage avec sa tenue chic et son attitude princière. Il a rien à faire là, vraiment. Mais au moins ici, j'ai un repère. Et avec un minimum de calme, j'arrive à moins paniquer.

"- Satsuki... Asaara Satsuki, maintenant. 22 ans. Mécano deux roues. Ici, tout le monde m’appelle Kiba. Une blague du patron qu'est restée et puis, j'aime bien alors voilà. Je bosse, je veille sur Toboe et... voilà, t'as le résumé de ma vie.
Ça arrivera à pas trop te déranger ? "


J'avais pas besoin de rajouter ça mais c'est plus fort que moi. Comme si je savais pas que je dérangeais. C'est pas contre lui, je suis juste comme ça, c'est tout. Faire un pas en avant sans aussitôt faire machine arrière, c'est compliqué pour moi. Surtout à ce sujet là. C'est mon mari et si lui n'a pas encore connu ça, c'est pas mon cas.

"- J'ai déjà été marié. Une fois, et ça a duré 20 jours.
C'était juste après Shukumei... Avec un couple..."


Mes dents ont trouvées ma lèvre et à trop la serrer, je viens la percer. Merde, fais chier. Le gout ferrugineux du sang sur ma langue me fait grogner alors que je détourne le regard. Putain, je frissonne rien que d'en parler. Je veux pas revenir là-dessus, j'ai horreur d'y repenser. Mais lui qui voulait de l'honnêteté, il devrait être servi là. Et puis comme ça, c'est dit. Chapitre clos, définitivement.


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Nojiko Asaara
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le Jeu 24 Oct - 1:19
par Nojiko Asaara
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Quelle forte réaction pour une question si banale. L’entendre parler d’une telle façon, faisait rire intérieurement le plus vieux. C’était presque mignon, bien qu’il poursuive sur un ton plus agaçant. Grand créateur ? Sans l’honnêteté des mots, le compliment ne valait rien. Nojiko ne fit rien pour répliquer, sinon ils tomberaient dans un cercle vicieux et ne sortiraient jamais de la box seven. Leur premier argument se déroulait dans un garage, c’était amusant. Enfin, avec les voix plus calmes et le sujet différent, la scène ne ressemblait plus à une engueulade. Le couple discutait sans joie, mais cela marquait le début de leurs relations.

Pas de parents, ni de famille ? Le cerveau du styliste ne chercha pas très loin pour comprendre le sens de la phrase. Satsuki vivait sans le luxe d’un père et d’une mère. Un enfant abandonné et possiblement, jamais adopté. Nojiko se sentait intrigué par cette révélation. Peut-être que ce point pouvait expliquer pourquoi son mari ne cessait de grogner et de l’ignorer du regard. Un manque d’amour ? Un manque d’éducation ? Il s’exprimait bien et semblait connaître les bases de la politesse, c’était difficile de le juger. Approcher le grincheux sera une tâche compliquée, mais rien n’était impossible pour Asaara. Soudainement, il oublia le divorce. Ça lui reviendra sûrement en tête.

Voilà que Eizan semblait trouver du positif à parler de ce petit frère adoptif. La conversation se rafraîchissait pour le mieux. Ce Toboe représentait beaucoup pour le mécanicien. Nojiko comprenait que le lien était puissant et les séparer serait stupide. Ce fut plus fort que lui, mais un sourire apparut sur son visage au mot fleuriste. Il adorait les plantes et les fleurs, alors ce rêve de devenir fleuriste lui plaisait.

« Je ne te demanderai pas de changer ta routine et ta vie pour notre mariage. Je ne souhaite pas m’accrocher à toi et je m’attends à ce que tu restes éloigné. Avec chance, l’incontestable remarqua son erreur et nous divorcera. Par contre, je ne refuserai jamais ton petit frère à la maison. S’il souhaite s’installer avec nous, ou nous visiter tous les jours, ce n’est pas un problème. La seconde chambre restera libre pour lui. »

Son interlocuteur continua sur une courte présentation. Kiba ? Un surnom intéressant et qui lui collait à merveille. Ses grognements lui méritaient bien ce prénom. Pouvait-il se permettre de l’appeler ainsi ? Il ne souhaitait pas imposer un ton trop familier pour les mêmes raisons que tout à l’heure, alors pour le moment, il préférait éviter de prononcer Kiba. Mais… ce Asaara Satsuki, prononcer avec sa voix masculine… ça le faisait frissonner. Quelqu’un, qui n’était pas une femme, portait son nom. Dans un sens, quelqu’un lui appartenait. Cette idée lui donnait le vertige.

« Tss. Tant que tu ne viennes pas grogner derrière moi pendant que je travaille, ta présence ne sera pas un problème. Je me laisserai pas distraire par toi. »

C’était à la limite de repartir en cacahuète. Le brun faisait un énorme effort pour de pas ajouter une insulte ou une autre remarque sarcastique. Il se mordillait amèrement l’intérieur des joues et tournait sa langue pour contrôler la situation.

Mais boom, sa langue rencontra ses dents.

Un sursaut. Un regard intrigué. L’expression choquée.

Nojiko se perdit dans ses nombreuses questions. Ah donc, ce bug avait réellement été si bizarre . Un mariage à trois, c’était complètement fou. Puis, vingt jours… Kiba avait donc été forcé de se plier à deux individus, physiquement. Cette pensée le dégoûtait et le terrifiait. Encore une fois, son respect tomba à zéro pour le cupidon du Japon. Comment était-ce possible d’imposer un tel traumatisme à un humain ? Quelle horrible formule. Nojiko se promettait de ne pas effrayer son mari avec des moqueries déplacées ou à l’arrivée de la deuxième semaine. S’ils se rendaient jusqu’au grand jour, le brun ferait son possible pour rendre la chose plus agréable. Mais… what. Pourquoi pensait-il déjà à ce putain de jour ? Et pourquoi se sentait-il si protecteur envers Satsuki !? Bon sang, c’étaient sûrement les odeurs du garage et le manque de sommeil qui jouait avec ses neurones.

Perdu dans son monde, Asaara remarqua enfin la lèvre du mécanicien. Il était mignon à regarder ailleurs et à grogner, mais le sang coulait et ce n’était pas agréable à observer. Nojiko sortit un mouchoir brodé de sa poche et le déposa sur le genou de son interlocuteur.

« Nous n’en parlerons pas. » dit-il sur un ton rassurant. « Ne te fais pas mal pour un fragment du passé. Maintenant que nous sommes mariés, personne ne te touchera. Je ne suis pas attiré par les hommes, si ça peut te rassurer. »

Mensonge. Le styliste bavait pour les hommes et commençait à le comprendre, mais comme toujours, il préférait nier l’information pour se convaincre de l’impossible. Probablement que son mari allait le découvrir. Il était con à croire ses propres paroles. Son physique criait le cliché de l’homosexuel : bien habillé, du maquillage sur la gueule, les ongles colorés, des mouvements parfois féminins et pleins d’attitudes... c’était gênant d’être collé à l’étiquette du gay, mais Jiji ne changerait pas pour plaire aux autres. Rien, ni personne, ne pourra l’influencer. Et Eizan, aimait-il les hommes ou les femmes? Au premier coup d’oeil, rien n’indiquait une préférence. Hum, c’était à voir.

« Je mets un terme à cette rencontre. »

Nojiko se leva et passa ses mains sur ses fesses et cuisses pour retirer la noirceur. Putain, plus jamais il remettait les pieds ici. Son départ semblait soudain, mais honnêtement, il ne souhaitait pas s’éterniser dans un garage. Le benjamin avait répondu à un minimum, ça lui convenait pour l’instant. Le forcer ne mènerait à rien.

« Sache que je ne suis pas désolé, je ne ressens aucun regret. Tu m’as fait une sacrée peur en ne laissant aucune note. Comment pouvais-je savoir que tu allais revenir ? Prochaine fois que tu fais un coup similaire, préviens-moi et je ne débarquerai peut-être pas à ton boulot avec l’idée de t’arracher la tête. »

Pas violent? Ouais, ça sonnait un peu faux avec la fin de sa phrase. Il détestait se justifier, mais il devait mettre les choses au clair pour une dernière fois avant de quitter.

« Concernant ta mauvaise expérience… je… je ne te forcerai jamais. Je ne vais pas m’éterniser sur ce point, mais voilà. Je ne veux pas te faire du mal. » murmura-t-il.

Il détourna son regard. Ses pommettes devinrent rouges et sa posture moins confiante. Il se sentait con à lui redire qu’il ne souhaite pas lui faire du mal, mais Eizan semblait sensible et difficile à percer. Pour un garçon qui n’a que son métier et son petit frère en jeu, la confiance ne devait pas régner en lui. Nojiko ne serait pas prêt à se lancer dans la tâche impossible de l’aider, mais le supporter pour le peu de temps partagé, ne le dérangerait pas. Qui sait, peut-être arriveront-ils à s’entendre respirer sans vouloir taper l’autre ?

Nojiko se sentait trahi par ses propres sentiments. Maintenant que son mari était sous ses yeux, le mariage semblait moins lourd. Un jeune homme mignon portait son nom, ils arrivaient à communiquer sans trop se bagarrer verbalement, ils se ressemblaient sur certains points… Il aurait pu tomber sur quelqu’un de fou amoureux et prêt à lui sauter dans les bras, cela le terrifiait. En fait, Eizan était idéal pour sa routine et son moral. Il pouvait déjà parier que les prochains jours seront étranges, mais agréables. Bon sang, c’était si étrange… son cerveau se contredisait sans arrêt.

« Est-ce que tu vas venir ce soir... ? Si tu veux attendre encore une journée, je ne dirai rien. Par contre, si tu n’es pas là demain, je n’hésiterai pas à venir te chercher ici et piquer une autre crise. J’obtiens toujours ce que je veux, si tu n’as pas compris. Comptes-toi chanceux que je te laisse l’option de te pointer ou non le nez ce soir. Oh et, à force de grogner, tu vas te faire mal à la gorge. »
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le Jeu 24 Oct - 18:49
par Satsuki Asaara
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❝ Feat Nojiko Asaara
« Je ne te demanderai pas de changer ta routine et ta vie pour notre mariage. Je ne souhaite pas m’accrocher à toi et je m’attends à ce que tu restes éloigné. Avec chance, l’incontestable remarqua son erreur et nous divorcera. Par contre, je ne refuserai jamais ton petit frère à la maison. S’il souhaite s’installer avec nous, ou nous visiter tous les jours, ce n’est pas un problème. La seconde chambre restera libre pour lui. »

Pour le coup, ses mots me laissent clairement partagé. Toboe sera toujours le bienvenue, il ne peut pas en être autrement mais l'entendre carrément proposer de le laisser s'installer, ça me prend de court, réellement. Nan parce que j'ai bien entendu le reste de son discours et il ne s'est pas gêné pour bien me faire comprendre que j'étais un indésirable, moi. Rester éloigné, divorce, erreur, pas s'accrocher. Et qu'il en rajoute avec ma façon de grogner. Ça te plait pas, ça ? Bah va falloir t'y habituer. Et t'en fais pas, chacun de son côté, ça me va parfaitement. Chacun sa merde comme on dit.

Sauf que forcément, venir la remuer, ça peut pas donner le sourire. Surtout pas à moi. Encore moins à ce sujet. J'ai rien dit encore pourtant, mais je la sens, cette boule revenue se caler dans ma gorge alors que mes tripes se serrent. J'aurais pas du lui dire ça. C'est mon problème, mon histoire, ça le regarde pas. Comme s'il avait déjà pas de quoi se sentir supérieur, faut en plus que je lui offre encore. Fais chier !  

Le silence a envahi le box et je sens mon rythme cardiaque qui s'emballe alors que je ferme les yeux un instant avant de secouer un coup la tête. Evidemment, mes dents recommencent à mordiller ma lèvre ouverte et je grimace à la douleur que cela provoque mais c'est tellement insignifiant en même temps. Quel crétin, pourquoi j'ai sorti ça ? En plus, ici et maintenant... Rhaa ! Et le contact soudain de sa main sur mon genou provoque un mouvement instinctif de recul de ma part, totalement incontrôlé.

« Nous n’en parlerons pas.
Ne te fais pas mal pour un fragment du passé. Maintenant que nous sommes mariés, personne ne te touchera. Je ne suis pas attiré par les hommes, si ça peut te rassurer. »


Alors que tu viens de me faire une scène pour pas aller en cellule ? Tu connais pas les lois, peut-être ? Arrête de te foutre de ma gueule ! Ton attirance, j'en ai rien à secouer parce que quoi qu'on veuille, c'est la Machine qui décide pour nous. Tu crois que je voulais être marié avec toi ? Et si je sens la hargne déjà prête à jaillir de ma gorge, toute ma colère est balayée par ce carré blanc que je découvre sur mon genou. Un simple mouchoir, certes. Mais de sa part, pour moi. Je dois le prendre comment du coup, ça ? Putain, que ce soit ses gestes ou ses discours, y a rien de clair ni de logique avec lui.

« Je mets un terme à cette rencontre. »

Pardon ? Genre tu décides ça comme ça, tout seul ? Ah ouais, forcément. ici, c'est pas le strass et les paillettes alors la poussière et la sueur doivent le déranger. La grimace de dégoût se devine dans toute ton attitude alors que de nouveau debout, tu t'empresses de te nettoyer de ton mieux. Il serait dommage que ton passage ici laisse des traces sur ta superbe tenue, c'est vrai.

« Sache que je ne suis pas désolé, je ne ressens aucun regret. Tu m’as fait une sacrée peur en ne laissant aucune note. Comment pouvais-je savoir que tu allais revenir ? Prochaine fois que tu fais un coup similaire, préviens-moi et je ne débarquerai peut-être pas à ton boulot avec l’idée de t’arracher la tête. »

Mon regard t'as suivi alors que tu redressais et s'il était davantage curieux et surpris, tes derniers mots ramènent la méfiance au premier plan. M'arracher la tête, rien que ça ? Et tu vas encore venir me servir le laïus du type non violent après ça ?

« Concernant ta mauvaise expérience… je… je ne te forcerai jamais. Je ne vais pas m’éterniser sur ce point, mais voilà. Je ne veux pas te faire du mal. »

Comment je suis censé te croire après ce que tu viens de me sortir juste avant ? mais merde quoi ! Tu sais pas ce que tu veux en fait. Non, pire. T'essayes juste d'acheter ma confiance pour t'assurer que je plierais et que je serais là pour t'éviter la taule. Si c'est comme ça que t'en parle pas en plus, ça promet.

« Est-ce que tu vas venir ce soir... ? Si tu veux attendre encore une journée, je ne dirai rien. Par contre, si tu n’es pas là demain, je n’hésiterai pas à venir te chercher ici et piquer une autre crise. J’obtiens toujours ce que je veux, si tu n’as pas compris. Comptes-toi chanceux que je te laisse l’option de te pointer ou non le nez ce soir. Oh et, à force de grogner, tu vas te faire mal à la gorge. »

"- Y a aucun risque à ce sujet ! "

Je devais surement savoir grogner avant de causer alors avant d'avoir mal à la gorge pour ça, les poules auront des dents. Une main vient passer sur mon visage alors que mon regard reviens fixer le mouchoir toujours posé sur mon genou. Que je finis par venir prendre avec une certaine délicatesse avant de le déposer sur ma lèvre abîmée. Voilà, déjà supprimer le gout du sang, ça devrait m'aider. Faut que je lui réponde maintenant. Alors, on inspire un grand coup et on se lance.

"- Je serais là ce soir... "

Parce que c'est ce que j'avais prévu. Un pas après l'autre et après avoir vu les lieux, la prochaine étape était de venir m'y installer. Qu'il soit venu là avant ne change rien. Il aura juste gaspillé son temps en plus de me faire perdre le mien, c'est tout. Par contre, je serais pas seul ce soir alors, autant le prévenir.

"- J'ai promis à Toboe de lui montrer la maison alors, il va surement rester le temps de visiter un peu.
Le connaissant, il voudra pas que je le ramène avant de t'avoir rencontré alors... Si tu peux prévoir ça dans ton emploi du temps,... "


Comme t'as l'air d'être plutôt du genre surbooké et très occupé, tu pourras pas dire que je te prend au dépourvu. Je grimace un peu en retirant le mouchoir de ma plaie. Punaise, j'ai mordu fort, ça peine à s'arrêter. Alors, je le remet en place avant de revenir poser mon regard sur le styliste. Qui semble beaucoup moins sur de lui à présent qu'il a fini de me beugler dessus. Plus humain aussi, avec son expression un peu fuyante.  

"- Je te retiens pas plus, du coup."

Je ne doute pas uns seule seconde que tu dois avoir des tonnes de chose bien plus importantes à faire. On se voit ce soir de toute façon, pas comme si on avait le choix.

"- Merci... pour le mouchoir... "

Un remerciement sincère même s'il est plus murmuré qu'autre chose. Je garde ce dernier bien pressé contre ma lèvre alors que je le laisse quitter le box en premier. Je guette le son de ses pas qui s'éloignent à travers la porte restée entrouverte derrière lui avant de me lever. Sauf que je n'y arrive pas. Je reste prostré là au sol, sentant les tremblements me gagner. Non, on respire profondément et on ne laisse pas l'angoisse prendre le dessus.

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Nojiko Asaara
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le Ven 25 Oct - 2:27
par Nojiko Asaara
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Bientôt, la broderie du mouchoir laissera sa place à tout le sang accumulé. Le bout de tissu perdait peu à peu sa valeur pour atténuer la douleur du jeune homme grincheux. Nojiko ne pliait pas les genoux face à cette image. C’était étrange puisque personne n’avait le droit de toucher sa collection de mouchoirs. Voilà que Kiba salissait la pureté de l’objet sans avoir le moindre doute de son importance. Celui-ci continua la conversation en promettant de se présenter à la maison, plus tard.

« Très bien, votre présence sera attendue. Si je suis occupé, je te permets de venir me chercher dans mon atelier. »

Ses bras se croisèrent et sa tête retrouva une allure plus confiante. Eizan l’invitait à partir. Il n’attendait pas sa permission pour quitter la box, mais son corps ne semblait pas avoir bougé pour prouver ses mots. Ses pieds s’alignèrent vers la porte, prêt à partir sans dire un mot de plus. La main sur la poignée, déjà la tête ailleurs, Nojiko fut surpris d’entendre une petite réplique. Un adorable murmure, timide, sincère… Asaara ignorait comment réagir face à cette ouverture, il se sentait bloqué. Quelques secondes passèrent avant que son cerveau lui permette de fonctionner.

« Aucun problème.. tu peux le garder, si tu le souhaites. »

Cette fois-ci, Nojiko décida de verbaliser son départ.

« À plus tard, Satsuki. »

Aussitôt, le styliste disparu derrière la porte avec un regard vide et les pommettes rouges. Il évita tout le monde sur son passage et quitta le garage dans l’espoir de ne plus jamais revenir. Même si Kiba était son mari, rien ne l’incitait à revenir le voir dans ce bâtiment. Nojiko démarra sa voiture et traça le chemin jusqu’à sa maison. Avec surprise, deux heures s’étaient écoulées depuis son arrivée. Le silence avait donc beaucoup joué pendant qu’ils étaient enfermés dans la box. Pas étonnant.

Il restait beaucoup de temps à la journée avant de supposer que Satsuki et Toboe arrivent. Nojiko n’avait pas l’âme à s’appliquer dans l’art de la couture, alors il rêvassa à son bureau en dessinant des tenues qui ne faisaient pas de sens. Son crayon le guidait dans un monde imaginaire. Au moins, son esprit ne repassait pas en boucle la scène matinale. Par contre, le mouchoir ensanglanté ne quittait pas sa mémoire.

Ce fut plus fort que lui : Asaara commença à broder un carré de tissu bleu marine. La couleur lui rappelait l’océan sombre et à tous ses mystères aquatiques. Son après-midi se résuma à chantonner et fabriquer un cadeau pour son mari. Il avait un peu honte de lui confectionner une pièce qu’il n’aimera sûrement pas, mais voilà. Kiba semblait se mordre régulièrement les lèvres et Nojiko ne souhaitait pas voir du sang s’accumuler sous ses yeux. Après plusieurs heures à s’appliquer sur des motifs, une dernière touche fut ajoutée : les initiales du jeune homme, mais pas n’importe quelles. S. A. Satsuki Asaara. Il avait hésité, mais le résultat était joli. Les lettres étaient formées d’un fil doré, cela contrastait bien avec la noirceur du fond.

Lorsque Nojiko tourna son regard vers l’extérieur, il s’étonna à voir le soleil bientôt se coucher. Merde. Avec rapidité, il se rendit dans la cuisine pour commencer à faire bouillir de l’eau et à couper des légumes. Le duo Eizan ne devait pas tarder. Habituellement, Asaara s’appliquait toujours lors de ses repas, mais ce soir, c’était un peu raté.

Et que dire lorsqu’il entendit la porte principale ouvrir. D’un pas rapide, il s’empressa de les accueillir avec l’effort d’un sourire.

« Bonsoir Toboe et Satsuki. Je vais vous laisser visiter la maison. Je prépare le repas, une soupe udon au miso avec des légumes. Ce sera prêt dans une demi-heure, donc prenez votre temps. J’ai fait une portion suffisamment grosse pour inclure Toboe à la table. Hum.. Puis-je te parler en privé pour une petite minute ? »

Sans attendre une réponse positive ou négative, il se dirigeait déjà à quelques mètres de l’entrée. Toboe ne le dérangeait pas, au contraire, mais il préférait rester discret sur son prochain geste. Il se sentait hésitant et timide, mais il n’avait pas passé son après-midi à fabriquer un truc pour le garder cacher de son maître.

« Tiens. » Nojiko lui offrit un cadeau, le mouchoir bleu. « Tu travailles dans un environnement sale et tu sembles avoir l’habitude de te mordre les lèvres, alors.. utilise le. Je pourrai tenter de nettoyer l’autre, si tu me le demandes. »

Sans un mot de plus, le brun tourna sur ses talons et disparut à la cuisine pour continuer sa magie culinaire. Il montait la table comme si ses invités étaient de la royauté. Il espérait que la maison convienne au duo et qu’ils ne se plaignent pas. Toboe ne ressemblait pas à un adolescent bête et méchant, la douceur de son visage faisait fondre Asaara.

Lorsque tout fut prêt, Nojiko s’installa à la table et appela les deux jeunes hommes à venir manger. Il se sentait comme une mère ou pire.. un foutu mari.

« Alors dis-moi Toboe, est-ce que ton frère grogne depuis toujours ou c’est moi qui le rends ainsi ? » dit-il sur un ton joueur. Il ne cherchait pas à insulter Eizan.
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le Ven 25 Oct - 18:05
par Satsuki Asaara
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❝ Feat Nojiko Asaara

Kiba ?
Ta lèvre, c'est ...

"- Ma faute.... c'est rien "
Eh....

Ma voix qui déraille sur la fin trahi la panique qui me gagne avant que les larmes ne montent à mes yeux. Le mouchoir serré entre mes doigts, je tente encore de garder contenance mais la main de Yosuke sur mon épaule termine de faire céder mes défenses. Assis au sol, dos au mur, les dents serrés et le coeur battant la chamade, je laisse les perles d'eau salées rouler sur mes joues en silence le temps que mes sanglots cessent de secouer mes épaules de manière sporadique. Laisser sortir la frayeur, je ne peux faire que ça.

La vague finit par passer et je rejoins enfin l'atelier. Le patron m'offre un regard mêlé d'excuse et d'encouragement avant de m'envoyer prendre une vraie pause. Dehors, à l'air libre. Je reste là un moment, appuyé contre le montant du préau de l'arrière cour avant d'être rejoint par Géro. Il m'offre une clope que je fume plus par automatisme que par envie. Je l'entends tenter de me rassurer et je l'écoute, hochant de la tête ou approuvant d'un grognement. Lui aussi est marié alors il sait ce que c'est. Mais malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à vraiment retrouver mon calme.

De retour à l'atelier, je file me replonger sous la Harley abandonnée plus tôt mais même là, je suis moins efficace. Mon esprit se perd et je peine à rester concentré sur mon boulot. Je lâche un juron en venant rouvrir ma lèvre après une manipulation ratée et m'extirpe des entrailles du bolide pour venir m'essuyer les mains avant de saisir de quoi arrêter le saignement qui reprend. Un mouchoir en tissu, brodé à ses initiales. Que je range de nouveau au fond de ma poche une fois que je n'en ai plus besoin. Ne pas oublier de le laver avant de lui rendre.

La fin de journée me parait longue et pourtant, je ne me sens pas soulagée en quittant le garage. Les mecs acceptent mon silence mais me rappellent qu'en cas de soucis, ils restent joignables et dispo. Je grommelle des remerciements avant de monter sur ma bécane pour aller rejoindre Toboe. Il a dû finir avant moi vu que j'ai pris du retard. J'espère qu'il sera bien devant la boutique et pas parti se balader.

Son sac sur l'épaule, mon frangin discute avec sa tutrice de stage ce qui me tire un sourire. Il fait déjà des heures supplémentaires ? Sacré gamin. Enfin, c'est avec un grand sourire que je viens échanger quelques mots avec la fleuriste. Il semblerait que Toboe se débrouille de mieux en mieux, je suis fier de lui. Ah, faut encore travailler l'attention ? Ça m'étonne, il a toujours été du genre papillon. Dès qu'il voit un truc qui l'intéresse, il oublie de terminer ce qu'il avait commencer. Bah, ça s'apprend et je l'aiderais si besoin.

Patronne saluée, casques attachés et frérot bien installé, je démarre  avant de prendre le chemin de la maison. Pas la notre, la mienne. Ça me fait bizarre et je lâche pas un mot du trajet. Ce dernier est assez long comme il faut s'éloigner un peu du coeur de Tokyo pour trouver les coins plus résidentiels. Je ne connais pas bien ce quartier encore et j'ai besoin de m'y reprendre à deux fois pour retrouver l'adresse. Voilà, c'est ici.

Evidemment, Toboe est enchanté. Il trépigne d'impatience à côté de moi tandis que je termine de ranger  les casques et de mettre la chaîne. Le garage est surement assez grand mais pour faire le tour du propriétaire, autant entrer par la porte. Je laisse donc l'honneur à mon petit frère de venir découvrir mon nouveau 'chez moi'.

« Bonsoir Toboe et Satsuki. Je vais vous laisser visiter la maison. Je prépare le repas, une soupe udon au miso avec des légumes. Ce sera prêt dans une demi-heure, donc prenez votre temps. J’ai fait une portion suffisamment grosse pour inclure Toboe à la table. Hum.. Puis-je te parler en privé pour une petite minute ?  »

"- Hein euh... Ouais, je....
Je reviens. "


Non, je n'ai pas du tout eu l'impression qu'il nous a sauté dessus. Au moins, il gueulait pas ce coup-ci, c'est déjà ça.  Toboe va faire un tour dans le garage tandis que je suis mon 'mari' vers le salon. Qu'est-ce qui va encore me tomber dessus ce coup-ci ? Je suis pas en retard, je suis rentré comme j'avais dis et il savait pour Toboe alors, c'est quoi le souci ? Et c'est moi ou il ne semble plus si à l'aise que ça ?

« Tiens.  Tu travailles dans un environnement sale et tu sembles avoir l’habitude de te mordre les lèvres, alors.. utilise le. Je pourrai tenter de nettoyer l’autre, si tu me le demandes.  »

"- ... "

Pris par surprise, j'ai pas le temps d'en placer une qu'il est déjà reparti dans la cuisine. Je cligne des yeux avant de venir observer son cadeau. C'est son truc les mouchoirs on dirait. En tout cas, la couleur est plus adaptée que le blanc, c'est sur. Je n'ai fini de le déplier que j'entend un bruit de choc provenant de l'entrée. Je sens que la maladresse de Toboe a encore frappée alors je range le mouchoir bleue dans la poche de mon pantalon avant de filer rejoindre mon frangin. Il a cassé quoi ?

Fausse alerte, il a juste fait tomber les cartons qui étaient mal empilés. Je l'aide à les remettre correctement avant de commencer la visite. Rez de chaussée pour le coin jour et le coin nuit à l'étage. Je traîne pas devant la Suite Parentale et remarque la présence d'un bureau. Surement ce qu'il appelait son atelier. Et d'entendre Toboe s'extasier devant la chambre libre me fait sourire. Oui, ça pourrait être la sienne si besoin.

Un appel provenant du bas nous fait tourner la tête. C'est vrai qu'on est pas seul mais j'ai pas l'habitude d'être appelé pour manger. Enfin, je suis mon frère pour venir m'installer à table. Ou tout est déjà prêt en fait, ce qui me surprend un peu. Je sais pas, je le voyais pas faire ça alors, ça me perturbe un peu. Par contre, ça sent drôlement bon.  

« Alors dis-moi Toboe, est-ce que ton frère grogne depuis toujours ou c’est moi qui le rends ainsi ?  »

- Ah nan, t'y es pour rien. Il grogne tout le temps, même parfois quand il dort. C'est amusant, on dirait qu'il chante un peu d'ailleurs dans ces moments-là.

"- Je suis là, je te signale. Et je t'entend."

- Je sais.
C'est toi qui a tout fait ? Hum, c'est délicieux, Nojiko ! Enfin, je peux t'appeler Nojiko ? Ou je dois te dire... beau-père ? Ça fait bizarre, ça.


"- Mange pendant que c'est chaud. T'auras le temps de discuter après."

- D'accord.
Dis, toi aussi t'as un grand frère qui prend soin de toi ?


Je soupire un grand coup avant de grogner de nouveau sur mon frangin qui finit par revenir à son dîner. Plus tard les questions. Mine de rien, c'est vraiment super bon et du coup, une fois lancé, Toboe finit son assiette sans s'interrompre de nouveau. Il a l'air à l'aise et ne semble pas inquiet avec Nojiko alors bêtement, je crois que ça me rassure aussi un peu. Et puis, pour le premier soir chacun de notre côté, je serais sur qu'il a bien mangé.

Le repas avance et maintenant que les assiettes se terminent, Toboe se lève pour aller faire la vaisselle. Non, on s'en occupera après, il y a le temps. Alors, il en profite pour venir interroger un peu Nojiko. Avec une question qui pour le coup m'intéresse aussi.

-  Du coup,  tu as répondu tout à l'heure. Tu as de frères et soeurs ? Et de la famille ?


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Nojiko Asaara
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le Dim 27 Oct - 23:22
par Nojiko Asaara
fantasy
« Intéressant. » dit-il en riant doucement.

La révélation était mignonne et le ton de Toboe rendait l’ambiance moins lourde. Le premier repas aurait été très silencieux sans la présence de l’adolescent. Nojiko s’attendit à entendre d’autres anecdotes cocasses pour le plaisir de ses oreilles, mais son jeune invité tourna plutôt la conversation sur un sujet choquant pour sa personne. Beau-père!? La soupe passa dans le mauvais trou et Nojiko toussota pour faire passer le morceau de vérité.

« Tu peux m’appeler Nojiko, Noji ou Jiji, mais.. pas beau-père, ce serait très étrange. Et oui j’ai préparé le repas. J’aime cuisiner dans mes temps libres pour me détendre, sans me venter, je crois avoir un certain talent pour confectionner des plats réconfortants. Merci pour le compliment, Toboe. Je suis content de savoir que ça te plaît. »

Il sourit et continua de déguster son bol qui se vidait peu à peu. Contrairement à son grand frère, Toboe semblait très ouvert à la discussion et se permettait de poser une seconde question. Nojiko n’eut pas le temps de répondre puisque Satsuki grogna, cela mit fin à l’interrogatoire. Le brun n’ajoutait rien, il trouvait cette relation mignonne. Ils étaient si différents et pourtant, leur amour était visible à l’oeil.

Lorsque tout le monde termina de manger, toute la vaisselle s’accumula dans le levier. Le styliste alla chercher une boîte de biscuit et du lait, qu’il déposa sur la table. Il n’avait pas eu le temps de faire un dessert, donc il espérait que la sucrerie suffit.

« Oh, pardonne-moi. Je suis un enfant unique. Mes parents travaillent en duo dans une entreprise, donc ils voyagent régulièrement ensemble, hors du pays. L’incontestable ne s’est pas trompé sur leur cas. Je communique à toutes les semaines avec ma mère et elle transmet les messages à mon père. Ils m’ont offert une enfance agréable et confortable, alors je suppose qu’ils m’aiment. Ils sont très supporteurs dans mon rêve de devenir un grand couturier. D’ailleurs, ils savent à propos de mariage et nous félicite. Ils espèrent te rencontrer, Satsuki. Ils seront probablement heureux de te voir aussi Toboe, ils sont très ouverts et accueillants. »

Cela l’embêtait un peu de discuter de sa famille en sachant que les deux jeunes hommes devant lui ne possédaient pas cette joie. Il ne connaissait rien à la sensation de ne pas avoir de repaire, la chaleur d’une mère ou les blagues nuls de père. En fait, il ne s’était jamais penché sur cette triste réalité que vive les orphelins. Pourtant, Kiba et Toboe dégageaient de la joie et un aspect solitude, donc, cela ne devait pas être si mal, pas vrai ?

« Puis-je savoir comment vous vous êtes rencontrés et depuis combien de temps ? Vous semblez être très proche. »

Nojiko souhaitait en apprendre plus sur son mari et il savait que Toboe n’allait pas se priver de commentaire. C’était une chance d’avoir l’adolescent ce soir. D’ailleurs le brun n’osait pas trop regarder Kiba pour ne pas le gêner ou l’embêter. Bientôt, ils devront partager la maison ensemble et se confronter à dormir dans le même lit. Il se croisait les doigts pour que tout se déroule convenablement.

« Toboe, il nous reste encore un peu de temps avant la nuit, mais est-ce que tu souhaites dormir ici ? La chambre d’invité est tout à toi. »
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le Lun 28 Oct - 0:06
par Satsuki Asaara
FANTASY
❝ Feat Nojiko Asaara

« Tu peux m’appeler Nojiko, Noji ou Jiji, mais.. pas beau-père, ce serait très étrange. Et oui j’ai préparé le repas. J’aime cuisiner dans mes temps libres pour me détendre, sans me venter, je crois avoir un certain talent pour confectionner des plats réconfortants. Merci pour le compliment, Toboe. Je suis content de savoir que ça te plaît.  »

C'est vrai que c'est bon. Moi aussi, j'aime bien alors que les soupes, c'est pas réellement mon truc. Toboe le sait mais n'en rajoute pas tandis que le repas reprend. Putain, je suis tombé sur un mec qui sait tout faire ou quoi? La cuisine, la couture, s'imposer, se faire apprécier aussi... Bon, avec mon frangin c'est pas dur mais merde, je vais avoir l'air de quoi, moi ?

Je m'arrête pas à l'idée des surnoms, si Toboe veut les utiliser il pourra mais moi, je m'en sent pas capable. Pas maintenant en tout cas. Et ça fout un coup le beau-père, hein? Enfin, les bols finissent parfaitement nettoyés et l'évier rempli avant que le dessert n'arrive. Du lait et des biscuits ? J'en connais un qui va être ravi. Lui manque que le sirop en fait, faudra que je pense à en acheter. A la menthe verte pour tous les deux. Mine de rien, ça passe mieux parfumé que seul, le lait.

Toboe tente une fois de négocier la vaisselle mais j'ai dit non alors il abandonne et pique un biscuit avec appétit avant d'en revenir à Nojiko. Du coup, niveau histoire familial, ça donne quoi du côté du styliste ?

« Oh, pardonne-moi. Je suis un enfant unique. Mes parents travaillent en duo dans une entreprise, donc ils voyagent régulièrement ensemble, hors du pays. L’incontestable ne s’est pas trompé sur leur cas. Je communique à toutes les semaines avec ma mère et elle transmet les messages à mon père. Ils m’ont offert une enfance agréable et confortable, alors je suppose qu’ils m’aiment. Ils sont très supporteurs dans mon rêve de devenir un grand couturier. D’ailleurs, ils savent à propos de mariage et nous félicite. Ils espèrent te rencontrer, Satsuki. Ils seront probablement heureux de te voir aussi Toboe, ils sont très ouverts et accueillants.  »

"-  Moi aussi ? Bah, je veux bien venir alors. On fera ça, hein ?"

"- Euh... Ok."

Je sens que j'ai serré un peu les dents alors que son discours avance. Et j'observe davantage mon frère que mon mari pour ne pas laisser deviner mon trouble. Punaise, il fait partie des gens qui y croit. Il le dit, la machine ne s'est pas trompée, ils m'aiment, ils le félicite même. J'ai beau vouloir faire des efforts, ça j'ai clairement du mal. Ces gens, je vois pas ce qu'ils gagneront à me connaitre. Ouais, c'est normal, la famille ça s'inquiète alors ça veut savoir mais quand même. Enfin, on verra. Pas tout de suite. Un jour, oui.

Après, je me dit qu'il a de la chance au final. Une famille qui l'aime, qui le soutient, c'est toujours ça de gagné. Que leur cher trésor soit marié avec un homme ne semble pas les déranger vu ce qu'il en dit alors, je devrais m'en réjouir. Si je peux éviter d'avoir la belle-famille sur le dos, j'apprécierais. Enfin, ouverts et accueillants, j'attendrais d'y être pour le croire.

« Puis-je savoir comment vous vous êtes rencontrés et depuis combien de temps ? Vous semblez être très proche. »

"- Normal, c'est mon super grand frère que j'ai choisi moi-même."

Sale bête, me regarde pas avec ce grand sourire en disant ça ! Comme à chaque fois, mon sourire se fait attendri alors que je viens ébouriffer ses cheveux pour le faire râler un peu. Tu le fais exprès, hein ? Petit con, va. Ouais, j't'adore moi aussi.

« Toboe, il nous reste encore un peu de temps avant la nuit, mais est-ce que tu souhaites dormir ici ? La chambre d’invité est tout à toi. »

"- Kiba m'a dit, que tu avais proposé que ce soit ma chambre. C'est trop gentil, vraiment. Mais je me lève tôt demain et puis, ... C'est votre maison alors, faut vous y habituer un peu tous les deux. "

Je connaissais déjà ta réponse et même si j'avais espéré qu'elle change, je comprends ce que tu veux dire alors, je n'insisterais pas. Cette demeure est celle du couple Asaara et lui, c'est un Eizan. Comme je l'étais. Faut croire que les noms et moi, c'est destiné à changer constamment. Enfin, et si on en revenait à du plus joyeux, hein?

"- T'as pas fini de raconter, tout à l'heure. Faut que je le fasse ? "

"- Non ! Tu sais pas bien raconter. "

"- C'est nouveau, ça ?"

"- Ouais, de maintenant.
L'Incontestable a demandé à mes parents d'avoir un nouvel enfant dans la famille. Mais c'était compliqué pour eux alors, ils ont décidés d'adopter. L'idée d'avoir un bébé leur plaisait pas et comme j'avais 5 ans et que j'allais devoir m'y habituer aussi, ils m'ont emmené avec eux et ils m'ont dit que je pouvais choisir un enfant avec qui je m'entendrais bien. On a visité plusieurs orphelinats et puis, j'ai rencontré Kiba. Il grognait déjà mais il m'a laissé l'aider avec sa planche à roulettes et ça m'a fait drôlement plaisir. Du coup, on est revenu le voir et on l'a adopté."


Voilà. Moi, j'y suis pour rien, c'est les autres qui ont tout décidé pour moi. Après, je vais pas m'en plaindre parce que Toboe, c'est clairement la meilleure chose que ce monde de merde m'est offert mais bon, on peut pas dire que ce glorieux comme récit. Après, la vision de mon frangin reste joliment raconté alors vaut mieux qu'il ait celle-là. Au pire, il aura le temps de connaitre ma version des choses. Si la Machine ne se réveille pas avant.

"- Ça fait donc 12 ans qu'on se supporte.  "

"- Et j'en ai toujours pas marre de toi ! Alors je suis sur que Nojiko aussi, il pourra le faire. "

Non, y en aura pas besoin. Il parlait de divorce ce matin alors c'est bien qu'au fond, il veut pas que ça tienne. Tant mieux, ça m'arrange. Mais je garde ça pour moi en venant grignoter un nouveau gâteau avec mon verre de lait. L'heure tourne et le dessert terminé, j'invite Toboe à aller se préparer pour que je le ramène. Il connait pas encore le chemin, il est tard et il bosse tôt demain alors, je le raccompagne, c'est obligatoire. Pour sa sécurité et me rassurer aussi.

"- Laisse la vaisselle. Comme t'as fait à manger, déjà.... Je le dépose et  je m'en charge. Toboe, je t'attend dehors."

"- Ca marche."

Je rejoins le garage avant de venir déverrouiller la chaîne et préparer la bécane. J'hésite à m'allumer une clope mais mon frangin m'a demandé si j'allais arrêter alors finalement, je la range. Toboe finit son biscuit et récupère ses affaires avant de récupérer le calepin dans sa poche et d'en arracher une page sur laquelle il griffonne rapidement avant de la tendre à Nojiko.

"- Tiens, c'est mon numéro. Hésite pas surtout !
Dis, tu voudras bien ... prendre soin de lui, s'il te plait ? Moi, je suis que son petit-frère alors..."


"- Toboe ?"

"- J'arrive !
Merci  pour le repas en tout cas. Ravi de t'avoir rencontrer, Nojiko. A bientôt."


Avec sa spontanéité ravageuse et sa naïveté d'enfant, le voilà qui vient même déposer une bise sur la joue du styliste avant de filer à toute vitesse pour me rejoindre. Je vérifie que son manteau soit fermé avant de lui passer le casque et seulement une fois assuré qu'il soit bien harnaché, je démarre pour venir déposer Toboe à... son appartement maintenant. Ça aussi, ça me fait bizarre.


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Nojiko Asaara
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posté
le Jeu 31 Oct - 18:22
par Nojiko Asaara
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Le résumé de leur rencontre était mignon, simple et un peu naïf. Être adopté à un âge mature ne devait pas être évident. Comment Kiba se sentait face à cette injustice ? Sans famille pour les premières années de sa vie, en solo contre le reste du monde. Cela pouvait expliquer son comportement grognon et ses gestes discrets. Toboe était son rayon de soleil, sa petite joie. Nojiko se sentait étrangement rassuré. Son mari possédait un porte-bonheur, quelqu’un qui resterait présent pendant la relation et qui apporterait du positif. Il se doutait que les engueulades allaient être nombreuses dans les prochains jours, alors l’éphèbe serait la bienvenue pour adoucir le ton froid de la maison Asaara.

« C’est plutôt à lui de me supporter. » murmura-t-il avec un faible sourire.

Un biscuit arriva dans sa bouche pour cesser la conversation. Il pourrait dire la vérité sur la situation et briser le coeur de Toboe, mais il ne souhaitait pas commettre cette grossièreté. La première soirée s’alignait pour un pointage parfait, il fallait mieux ne pas réduire les efforts au néant.

Satsuki invita son petit frère à partir. La chambre d’ami restera toujours libre pour son adorable bouille, mais pour ce soir, le couple devra partager une maison vide. Nojiko craignait le premier baiser, la prison, le lit… une peur passagère qui le faisait frissonner. Il laissa tomber l’idée de faire la vaisselle, puisque son mari insistait pour faire sa part du mariage. Très bien, cela ne le dérangeait pas de céder cette tâche. Alors que le styliste se préparait à déserter le premier étage, l’apparition soudaine de Toboe le retenait.

Prendre soin de lui… ? Nojiko accepta le bout de papier, mais hésita à répondre. À ses yeux, ce mariage ne fera pas long feu. Kiba ne lui amènerait rien de positif. Bon sang, il n’était même pas une femme, comment pouvait-il subir un tel choix de l’incontestable ?

« Je ferai attention à lui, ce n’est pas dans mes désirs de le blesser. » Un furtif bisou se déposa sur sa joue maintenant rouge. Nojiko sourit timidement avant de laisser partir son invité. « Bonne route, faites attention. »

Le voilà seul. La porte se referme et le silence règne. Ses pas sont hésitants, le brun ne sait pas comment agir. Dans peu de temps, il ne sera plus un loup solitaire. Nojiko décida de monter à l’étage supérieur pour se débarrasser de ses vêtements et d’opter pour un pyjama tout autant coûteux et soyeux. Il passa ensuite à la salle de bain pour retirer tout le maquillage sur sa gueule. Sans le vert sur ses lèvres et autour de ses yeux, il avait l’air un peu malade. Des cernes creusées, une bouche pâle et un teint laiteux. Kiba allait le voir sous un nouvel angle. En bref, l’aîné se préparait à aller au lit, mais avant, il alla s’installer devant la télévision du salon pour attendre son mari.

Des vieux cartoons jouaient à l’écran, les lumières étaient toutes éteintes et le corps de Nojiko s’endormait peu à peu sur le sofa. Ses émeraudes observèrent les images avant de peu à peu se fermer. Son cerveau se calmait à l’idée de partager ses prochaines semaines avec le jeune homme. Kiba n’était pas un vilain personnage, ni violent ou quoi que ce soit. Ils vont s’embêter, mais la routine allait s’installer et… le divorce arrivera. La règle numéro un restait qu’ils ne devaient pas s’attacher, ce ne sera pas un problème. L’un dans le garage et l’autre dans l’atelier, ils passeront le moins de temps possible ensemble. Tout ira bien. Absolument bien…

Soudainement, un bruit de porte fit sursauter Nojiko. Il se leva rapidement et lâcha un petit cri de peur.

« Satsuki! »

Avant de continuer, le styliste ricana bêtement face à cette fausse alerte de voleur. Il déposa sa main contre sa poitrine et respira un bon coup.

« Tu m’as fait peur… je ne suis pas habitué de partager une maison avec quelqu’un. »

Il marqua une pause avant de s’approcher vers Kiba, doucement, sans se montrer agressif comme ce matin. Il ne pouvait pas se permettre de veiller tard, ni de se prendre la tête avec le mécanicien. Malheureusement, un devoir devait être accompli. Embrasser son partenaire. Nojiko ne voulait pas forcer le plus jeune, mais il ne pouvait pas le laisser se dégonfler. Puis, bientôt, il ira rejoindre son lit… il se cassait la tête à résoudre ce puzzle et pourtant, la solution était sous ses yeux.

« Je vais bientôt me coucher, mais rien ne te force à me rejoindre pour l’instant. Si tu veux, nous pouvons discuter ou regarder la télévision. D’ailleurs, je tiens à te dire que ton petit frère est sympathique et amusant. Je n’en doute pas que tu préférerais vivre avec lui, mais si ça peut te rassurer, dans quelques jours ou quelques semaines, tu vas le retrouver. »

Bien sûr, le divorce revenait dans la conversation. Nojiko tentait de se montrer rassurant, mais quel con qu’il pouvait être parfois.
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Satsuki Asaara
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posté
le Ven 1 Nov - 11:39
par Satsuki Asaara
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Le trajet se fit dans le silence, principalement parce que j'étais concentré sur la route. Mine de rien, ce n'est pas la porte à côté mais le chemin est simple et facile a retenir. Après, venir raccompagner mon frère jusqu'à l'appartement me laisse un gout bizarre dans la bouche. Je sais qu'il ne craint rien ici mais je n'aime pas le savoir seul malgré tout. J'espère qu'il ne fera pas de cauchemars, qui arrivera à le calmer de ses terreurs nocturnes maintenant que je ne suis plus à côté ?

"- Tu vois, toi qui rêvais d'un garage, t'en as un maintenant. Et en plus, Nojiko à l'air gentil. "

L'air seulement. Je ne me rappelle que trop bien son passage ce matin et ça, je le digère pas encore. Il a fait bonne figure devant Toboe mais j'ai vu son vrai visage alors je ne réponds pas vraiment. Je me contente de grogner comme je sais bien le faire en couvant mon frangin du regard. Ouais, le garage c'est cool, c'est vrai. Mais ce n'est pas avec lui que je suis marié.

"- Ca va aller, n'est-ce pas ? "

"- Bien sur, t'en fais pas.
Et quoi qu'il se passe, tu m'appelles. Ca change rien, compris ?"


"- Compris.
Merci Suki.... "


Y a que lui qui m'appelle comme ça et ça me remue les tripes. Heureusement qu'il est venu dans mes bras pour m'enlacer, il verra pas que j'ai les yeux qui brillent aussi un peu. T'es plus un gnome de 5 ans maintenant mais à mes yeux, toujours. Alors ouais, c'est dur de te laisser. Enfin, je m'assure que tu sois prêt à aller te coucher et que tu verrouilles bien derrière moi avant de reprendre le chemin en sens inverse.

Je suis attendu aussi là-bas, mais par toi. Et même si je veux pas le montrer, je flippe complet en fait. Cette fois, y a plus de garde-fou, juste lui et moi. Sans le réaliser vraiment, j'ai roulé un peu au ralenti avant de venir arrêter la moto devant la maison avant de la pousser dans la garage. Le moteur qui s'éteint ravive le silence pesant qui  me serre la poitrine. Ça va aller, y a pas d'autre choix. Une grande respiration, je souffle un grand coup et je viens rentrer. Chez nous.

« Satsuki! »

"- Hein ? Quoi !"

Quoi, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi il crie encore ? Je suis rentré, comme prévu. Evidemment, je suis passé sur la défensive alors que je l'entends se mettre à rire un peu bêtement. Putain, il se passe quoi ce coup-ci ? Tu te fous de ma gueule ou quoi ?

« Tu m’as fait peur… je ne suis pas habitué de partager une maison avec quelqu’un.  »

Bon. Ok, d'accord.  
On se calme et on redescend. N'empêche, quel con, il m'a fait peur aussi du coup. Ca promet. Allez, on respire et on vient ranger la veste. Lui est visiblement déjà prêt à aller se coucher vu sa tenue. Enfin, c'est vraiment un pyjama ce truc ? C'est pas un peu trop... chic ? Enfin, il fait ce qu'il veut, c'est son problème pas le mien. Et qu'il compte pas me faire porter un truc pareil.

Comme la vaisselle m'attend, je fais un pas vers la cuisine mais déjà, le voilà devant moi. Il ne semble pas agressif cette fois mais je me méfie de l'eau qui dort. C'est drôle, il fait vachement fatigué là en fait. J'avais pas remarqué qu'il avait les yeux aussi marqués. Il était donc vraiment inquiet ? Je me sentirais presque un peu coupable pour le coup. Seulement presque. Moi aussi, je le vis mal et c'est pas pour autant que je me venge sur lui alors j'ai rien à me reprocher.

« Je vais bientôt me coucher, mais rien ne te force à me rejoindre pour l’instant. Si tu veux, nous pouvons discuter ou regarder la télévision. D’ailleurs, je tiens à te dire que ton petit frère est sympathique et amusant. Je n’en doute pas que tu préférerais vivre avec lui, mais si ça peut te rassurer, dans quelques jours ou quelques semaines, tu vas le retrouver.  »

"- J'espère...
J'ai déjà la vaisselle à faire, je vais commencer par ça. "


Partage des tâches, ça aussi ça fait parti des impératif du mariage alors je m'y plie sans discuter. Pas de prison, jamais. Et il y croit tant que ça, au divorce ? Même si l'idée me plairait, je le sens pas pour autant. Des divorces prononcés par la Machine, à part suite à Shukumei, ça arrive trop rarement pour que j'espère  réellement. La chance et moi, on est pas vraiment potes alors forcément.

Je me décale un peu pour passer à côté de lui quand ses paroles résonne de nouveau dans ma tête. Il va aller dormir. Ça veut dire qu'avant, les ordres doivent être réglés. Et je sais qu'il y en a un qu'est en attente. D'ailleurs, s'il est là, c'est surement pour ça. Tiens, il a les lèvres drôlement claires sans le vert de ce matin. Tant mieux, hors de question que je me retrouve avec du maquillage sur la tronche, manquerait plus que ça.

Et fallait qu'il soit plus grand que moi, hein ? Parce que du coup, ça m'oblige à lever les yeux et la tête un peu vers lui. Mon regard croise le sien à peine un instant et je ferme les yeux avant de venir rapidement poser mes lèvres sur les siennes. Juste un contact, 2 secondes pas plus, avant de reculer et de  baisser les yeux. On a pas le choix et maintenant, c'est réglé alors voilà.

"- T'as l'air fatigué alors... repose-toi."

Forcément que je ne peux pas rater ce détail, on est limite collé, là. Enfin, je file en direction de la cuisine ou je m'active à venir faire couler l'eau avant de frotter surement trop fort la vaisselle. C'est la même sensation, comme avec eux et ça, ça me secoue. Avec Jin c'était différent mais là, ça me rappelle trop cette période et j'ai du mal. Alors, je tente de penser à autre chose. Mais c'est dur vraiment.

"- Je vais surement... regarder un peu la télé avant de monter. J'allumerais pas en me couchant, pour pas te réveiller.
T'as besoin de la salle de bain le matin ? Et longtemps ?
Juste pour m'organiser..."


Moi, j'y passe juste rapidement, histoire de me passer à l'eau, me réveiller et m'habiller alors autant savoir. Si je dois prévoir de me lever plus tôt pour que ça fasse pas d'histoire, autant être prévenu avant.  


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Nojiko Asaara
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posté
le Sam 9 Nov - 15:58
par Nojiko Asaara
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Soudainement si proche, Nojiko ne pouvait pas éviter les prunelles mélancoliques de son interlocuteur. Une lueur de mystère vivait à travers le gris nuageux de ses yeux. Une fois face à ce regard, son corps ne trouvait pas la force pour reculer. Une courte obsession qui l’emporta dans un monde lointain, hors de ce salon qui ne lui apportait aucune source de réconfort. Une furtive pensée réussit à envahir son esprit embrouillé. Il déclina cette petite voix. Elle murmurait sans cesse, ne sachant pas se retenir. Elle répétait des mots identiques, mais toujours plus lourds à supporter. Et si tu craquais pour ce regard argenté ?

Avec son silence et son état de statue, il imposait sa requête. Obligatoire par le devoir du mariage, donc nécessaire pour éviter la prison. Son corps formait une barrière passive. Sa main ne le touchera pas, ni ses vilains commentaires. La matinée avait marqué l’agressivité du couple, plus particulièrement celle de Nojiko, donc ils pouvaient profiter pour respirer et se laisser aller dans une ambiance plus douce. Le regret ne touchait toujours pas le coeur du styliste, mais cela viendrait.

Avant même d’humidifier ses lèvres pour initier le baiser, Nojiko fut surpris de sentir une bouche contre la sienne. Le temps de réponse ne lui suffit pas pour prolonger ou non le geste de tendresse. Satsuki avait opté pour la froideur et la rapidité. Le brun n’allait pas se plaindre sur ce choix. La voix de Kiba le secoua de son état givré.

« Je vais essayer. » murmura-t-il.

Aussi rapidement qu’elle était arrivée, la chaleur de son partenaire disparue. Elle s’éloigna dans la cuisine, loin du corps froid du styliste. Leur devoir était accompli. Nojiko ne ressentait plus le besoin d’embêter son interlocuteur, mais pour une raison inconnue, il allait le rejoindre pour l’observer faire la vaisselle. Sa force semblait exagérée, il n’avait pas apprécié l’échange physique. Pour ne pas l’envahir, il décida de le contourner et préparer une tisane. Nojiko ne formait aucune opinion sur le baiser, à ses yeux, il n’y avait aucune dose de sentiment, donc, pas d’inquiétude à avoir.

« Hum ? » émit-il en se tournant pour observer Kiba. « Ah, et bien.. oui, je prends mon temps pour me préparer. Par contre, n’oublie que nous avons trois salles de bains, je te laisserai celle de notre chambre et je prendrai celle du couloir. Problème résolu. »

Se casser la tête pour une question d’horaire ne l’inspirait pas à une heure si tardive. Peut-être en meilleure forme il aurait répliqué, mais pour l’instant, ses cernes exprimaient clairement son envie de tomber dans les bras de Morphée. De plus, s’ils débutaient un accrochage sans supervision, qui sait comment ça se terminerait. Le styliste ne doutait pas de la force de son égal.

« Je présume que tu te réveilles tôt pour aller au garage ? Mes journées sont toujours variées, mais en général je me réveille un peu après le soleil. Je pourrai te faire le petit-déjeuner au quotidien. J’ai l’impression que t’es le genre de mec à partir avec le ventre vide. »

Nojiko riait doucement avant de déposer une tasse chaude sur le comptoir, pour son mari. Une tisane au miel pour l’aider à dormir et à se détendre. Il prit sa propre tasse et se dirigea vers l’escalier pour monter au second étage.

« Bonne nuit. »

Quelques minutes passèrent et le voilà qu’il se glissait sous les chaudes couvertures du nid. Habituellement, il opterait pour la nudité ou un simple sous-vêtement, mais il se sentait étrangement pudique à l’idée de se dévoiler à Satsuki. Sans lumière, seul, Nojiko contemplait le plafond. La lune réussissait à pénétrer la fenêtre pour éclairer un peu la pièce. Son sommeil était peu agréable : il se réveillait régulièrement, il faisait trop chaud et ses rêves ne montraient rien de captivant. Kiba semblait occuper toute son imagination, il n’y avait rien d’autres que lui dans sa vision. Nojiko se débarrassa de son haut après une longue guerre entre les tissus et continua à dormir, sans remarquer si son mari était arrivé.

Finalement, aux petites heures du matin, le brun ouvrit l’oeil en grognant, presque sans s’inspirer de Satsuki, et remarqua le jeune homme couché à ses côtés. Ah, il ressemblait presque à un ange. Un faible sourire joua sur les lèvres du styliste. Maintenant, ils commençaient réellement une vie commune. Ils partageraient tous, se croiseront à de multiples reprises et devront s’abandonner à de stupides devoirs. Des activités, le baiser, le repas partagé… Ils pourront regarder la télévision, et quoi d’autres ? Ce n’était sûrement pas Kiba qui allait s’intéresser à la couture, et à l’inverse, Nojiko ne voudra pas se salir les mains. La journée débutait et il se sentait déjà malade par l’incontestable.

Avant de passer à la salle de bain, le styliste prépara le petit-déjeuner : Des œufs, du pain grillé et quelques morceaux jambons. En espérant que Satsuki ne soit pas une vraie princesse pour la nourriture. Quoi que, la veille, il ne semblait pas se plaindre pour le souper. Il n’avait pas reçu de bons commentaires, mais il soutenait son expression qui ne montrait aucun dégoût. Ah bah ouais, il ne pouvait pas lui retirer son talent pour la cuisine. Une petite femme parfaite que jouait Nojiko.

Par contre, il était encore très tôt. L’assiette de Kiba refroidissait à la table et celle de Noji était vide. Celui-ci était couché sur le sofa et dormait paisiblement. Il suffisait de lui remplir l’estomac pour l’endormir.
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Satsuki Asaara
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posté
le Dim 10 Nov - 17:20
par Satsuki Asaara
FANTASY
❝ Feat Nojiko Asaara

« Hum ?
Ah, et bien.. oui, je prends mon temps pour me préparer. Par contre, n’oublie que nous avons trois salles de bains, je te laisserai celle de notre chambre et je prendrai celle du couloir. Problème résolu. »


On fera donc comme ça. Je prend la salle de bain de la chambre et lui la grande du couloir. De toute façon, vu le temps que j'y passe, j'ai pas besoin de plus. Je sens qu'il traîne derrière moi dans la cuisine et forcément, je garde un oeil sur ses déplacements. Je croyais qu'il était fatigué puis qu'il parlait de lui-même d'aller au lit mais visiblement, pas assez encore. Enfin, tant qu'il me colle pas, ça passe.

« Je présume que tu te réveilles tôt pour aller au garage ? Mes journées sont toujours variées, mais en général je me réveille un peu après le soleil. Je pourrai te faire le petit-déjeuner au quotidien. J’ai l’impression que t’es le genre de mec à partir avec le ventre vide.  »

"- J'ai des horaires assez traditionnels et je suis pas franchement du matin alors, j'ai tendance à me lever juste pour me préparer et filer, ouais."

Quitte à clairement zapper le petit déj, c'est vrai. Après, comme je levais Toboe, il s'arrangeait pour me coller un truc dans les poches pour que je tienne jusqu'au déjeuner mais de moi-même, j'y pense pas. Par contre, genre comment il a deviné ça, lui? On va dire que c'est un coup de chance. A moins que ça se lise sur ma tronche? Je m'en fous dans le fond, ça change rien. Ça me fait juste bizarre qu'il ai capté ça comme ça. Peut-être que Toboe lui en a parlé ? Rhaa, j'en sais rien.

"- Juste, te force pas à le préparer pour moi..."

Si c'est là, je piquerais dedans mais qu'il ne vienne pas commencer à se mettre en tête qu'il doit faire des trucs pour moi. J'attend rien des autres et je veux pas avoir à me sentir redevable vis à vis de lui. En plus, il a bien appuyé qu'il compte sur le fait que ce mariage ne tiendra pas alors, je vais surtout pas m'investir dedans. Seulement faire ma part et éviter la prison.

« Bonne nuit.   »

"- 'Nuit."

Ses pas disparaissent dans l'escalier et je reporte toute mon attention sur ma tâche. Frotter, savonner rincer puis venir essuyer avant de tout ranger. J'aime pas trop quand ça traîne, l'habitude avec l'atelier alors ici, je fais pareil. Et je ne remarque la présence de la tisane sur la table qu'une fois mon rangement terminé. J'avais même pas vu qu'il en avait fait une tasse pour moi.

Je suis pas fan de la tisane mais j'ai horreur de gâcher alors, je viens récupérer le tout pour m'installer dans le salon. Le son à faible niveau, je viens suivre un peu les actualités avant de souffler un grand coup. J'ai les nerfs en pelote et la simple idée de devoir aller me coucher là-haut réveille l'angoisse tapie dans mes tripes. Je veux pas y penser mais une idée fixe tourne dans ma tête, que je ne parviens pas à chasser. Comment ça va se passer?

En me repassant le film de la journée, je suis pas plus avancé. Sa colère n'étais pas feinte et j'arrive pas à le croire quand il me dit ne pas être violent. Mais j'ai aussi son mouchoir, dans ma poche. Les deux mêmes alors, je dois prendre ça comment ? Une manière de s'excuser, une façon de me rappeler que je suis marié, un geste vers moi ?... J'en sais rien, j'arrive pas à réfléchir en fait. Moi aussi, je dois être crevé.

Poussé par la fatigue, je finis par éteindre l'écran que de toute façon je ne regardais pas avant de déposer ma tasse terminée dans l'évier et de monter me coucher. J'allume pas la chambre, seulement la salle d'eau le temps de me changer. Un t-shirt trop grand et un boxer suffiront, je dors que comme ça de toute façon. Et c'est sans bruit que je viens me caler au bord du lit, évitant un maximum de trop me coller à lui. Qui sait comment il réagirait, je veux pas d'un coup perdu. Déjà qu'il a failli me sauter dessus quand je suis rentré parce qu'il a eu peur...

Morphée doit avoir pitié de moi car je ne tarde pas à m'endormir. Un sommeil profond et réparateur, dont j'avais sérieusement besoin. Aussi, en entendant mon réveil se manifester, je ne peux m'empêcher de grogner avant de m'extirper de la couverture. Je m'habille rapidement pour descendre et repérer une assiette sur la table. Pour moi ?

C'est vrai, il me l'a dis hier mais je ne pensais pas qu'il le ferait. Ça sent bon en plus alors, je viens y goûter et même finir le tout avant de débarrasser et de me préparer à partir avant de repérer une silhouette sur le canapé. Non mais sérieux, il ponce là ? La panique me gagne un instant mais non, le moniteur note que l'ordre a été respecté donc il a du se rendormir seulement. Ouf !

Par contre, il va chopper froid comme ça. Alors, je récupère une couverture à l'étage avant de venir le couvrir. Je pourrais pas m'occuper d'un malade et puis comme ça, on sera quitte pour le coup du mouchoir hier. Oui, voilà. C'est tout à fait ça. Uniquement ça. Merde, je vais être à la bourre si ça continue. Du coup, j'attrape ma veste au vol et enfile mon casque en démarrant avant de décoller pleine balle.

Evidemment, arrivé à l'atelier, le Patron vient s'assurer de mon état. C'est bon, je suis opérationnel, pas de souci à se faire. Il m'offre une tape sur l'épaule et un sourire d'encouragement avant de me laisser vaquer à mes occupations. Et ça me fait du bien de me replonger dans la mécanique, ça m'évite de trop me torturer l'esprit.

A la pause, les mecs viennent forcément m'interroger également. Mais j'ai trop rien à raconter. Toboe est venu à la maison, il l'a rencontré aussi et lui a plutôt une bonne impression. D'ailleurs, j'ai envoyé un message  mon frangin pour m'assurer qu'il s'était bien levé même sans moi. Tout va bien de son côté, c'est rassurant.

L'après-midi passe et ma journée terminée, je sens l’inquiétude revenir. Cette fois, il n'y aura pas Toboe avec moi et du coup, je rentre un peu à reculons. Je me sens pas serein quand je gare la moto dans le garage avant de passer la porte d'entrée.

"- C'est que moi. "

Je ne sais pas ou est Nojiko mais comme ça, il me filera pas la même frousse qu'hier, quand lui s'est taper un flippe à mon retour. Et pour le coup, direction le canapé pour me poser 5 minutes.


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Nojiko Asaara
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posté
le Mer 13 Nov - 9:25
par Nojiko Asaara
fantasy
La porte claqua et le bruit suffit pour que le styliste ouvre l’oeil. Il était inutile d’analyser le premier étage pour comprendre que Kiba avait quitté pour le garage. Sa moto ronronnait au loin, cela annonçait la seconde journée en solo. Nojiko soupira et fixa le vide. Ses rendez-vous se situaient après le dîner, donc il pouvait flâner et se détendre les méninges. Au final, la nuit ne lui avait pas porté conseil. Il se sentait toujours aussi misérable et fatigué. Comme un étrange sortilège, la maison possédait l’odeur du mécanicien. Elle envahissait l’air, mais ce n’était pas désagréable… Nojiko ne se plaignait pas du tout.

Peu motivé à se lever une seconde fois, le brun dégagea ses pieds du sofa et se leva pour finalement remarquer la couverture sur ses épaules. Oh, il ne s’était pourtant pas endormi avec une cape sur le dos. Se pouvait-il que..? Non, sûrement pas. Ou peut-être que si… Il n’y avait pas un fantôme qui habitait la nouvelle maison, donc la solution était logique, Satsuki avait déposé la couverture. Probablement pour éviter le froid. Nojiko souriait doucement à cette banale attention. Bah, il lui avait préparé le petit-déjeuner donc, ils étaient quittes. Il ne fallait pas pousser le geste plus loin, ça ne signifiait rien de particulier. D’ailleurs, lorsqu’il se dirigea vers la cuisine, il remarqua la table vide. Kiba avait mangé et ça lui faisait drôlement plaisir.

La journée fut rapide. Entre les rencontres avec des clients et une horloge trop courte, Nojiko s’endormait presque à sa table de travail. Il griffonnait des tenues d’hiver et ses modèles ressemblait bêtement à un certain jeune homme. Les couleurs froides se liaient bien à son regard argenté. Oh, un foulard gris lui irait très bien avec sa moue boudeuse. C’était une bonne idée de cadeau, s’ils se rendaient jusqu’à Noël. Ohlala, il pensait déjà aux fêtes…

Comme ce matin, la porte claqua. Pour cette fois, Nojiko notait la présence de son mari et non un voleur. Non sans terminé un dernier brouillon, le styliste quitta son atelier pour saluer son compagnon. Le jeune homme semblait profiter de quelques minutes de repos au salon, devait-il l’interrompre ? Il était préférable que non. Nojiko prépara une collation qui regroupait des petits fruits et du fromage. Il alla rejoindre Kiba et déposa l’assiette sur la table, signe que tous les deux pouvaient en prendre.

« Tu as passé une belle journée ? J’espère que tes collègues ne t’ont pas embêté avec notre situation. »

Bon, c’était le moment de se jeter à l’eau.

« Justement, concernant hier… Je tiens à m’excuser. C’était impoli de ma part de débarquer à ton travail. Mon comportement à été tout sauf agréable. Cette engueulade aurait pu être éviter de bien des façons et je considère que ce n’était pas de ta faute, j’ai agi bêtement, sans réfléchir. Il est rare qu’on me tienne tête alors… j’ai perdu mon sang froid après l’attente de plusieurs jours. Je suis sincèrement désolé, j’espère pouvoir me rattraper auprès de toi. »

Ouais, il ne souhaitait pas devenir son mari ou son fidèle compagnon, mais déjà être un ami, ce serait bien. Présentement, il se sentait comme un monstre. Ça le dégoûtait d’être si horrible aux yeux d’une autre personne. Il n’était pas doué pour marcher sur le chemin du pardon, mais il se sentait déjà mieux d’en parler.

« Je me suis dit qu’on pourrait discuter, tu sais, apprendre à se connaître ? J’aimerais déjà savoir si tu aimes ce que je cuisine, parce que jusqu’à maintenant, tu as mangé deux repas et je n’ai pas eu de retour positif ou négatif. »
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Satsuki Asaara
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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
posté
le Jeu 14 Nov - 23:38
par Satsuki Asaara
FANTASY
❝ Feat Nojiko Asaara

Plus avachi qu'autre chose, je viens souffler profondément en fermant un peu les yeux. Voilà, 5 minutes de calme ça fait toujours du bien. Mine de rien, je sens que j'arrive pas à vraiment me détendre, surtout que j'ai entendu du bruit depuis l'escalier. Je devine que Nojiko est passé à la cuisine et pour le coup, je me demande s'il passe juste se prendre un truc à grignoter ou si c'est autre chose. Et la réponse arrive rapidement quand ses pas résonnent plus près et que je rouvre les yeux pour le découvre arrivé au salon.

« Tu as passé une belle journée ? J’espère que tes collègues ne t’ont pas embêté avec notre situation. »

"- Non, ça va. Merci."

Ouais, niveau communication je peux faire mieux mais j'ai pas trop l'habitude. Evidemment qu'ils sont venus m'interroger mais je me suis pas étalé. Et le boulot ne manque pas alors à ce niveau-là, pas de souci. Je note la présence d'un nouveau plateau sur la table, avec des fruits et du fromage et je me pose bêtement la question. S'il ramène de la bouffe à chaque fois que j'arrive, je suis censé comprendre quelque chose ? Ou je me fais juste trop de films ?

« Justement, concernant hier… Je tiens à m’excuser. C’était impoli de ma part de débarquer à ton travail. Mon comportement à été tout sauf agréable. Cette engueulade aurait pu être éviter de bien des façons et je considère que ce n’était pas de ta faute, j’ai agi bêtement, sans réfléchir. Il est rare qu’on me tienne tête alors… j’ai perdu mon sang froid après l’attente de plusieurs jours. Je suis sincèrement désolé, j’espère pouvoir me rattraper auprès de toi.  »

Alors là, je me suis redressé un peu en ouvrant des yeux ronds. Je rêve ou après la scène d'hier, il est vraiment en train de s'excuser? Je m'y attendais pas et franchement, je sais pas comment réagir. Je me contente de le fixer, surpris. Il a l'air sincère en plus alors. Ma main vient se poser sur ma nuque alors que je détourne un peu le regard, cherchant quoi répondre.

"- On a tous les deux des torts alors... Je m'excuse aussi..."

C'est vrai que pour le coup, j'avais pensé qu'à moi et à Toboe. Le coup de laisser un mot, j'aurais pu le faire mais ça m'avait pas effleuré l'esprit. Après, j'accepte ses excuses mais je ne peux pas oublier son intervention pour autant. C'est encore trop frais dans mon esprit. Mais comme il fait un geste dans ma direction, je peux bien tenter de faire pareil. Si je peux éviter de revivre un mariage 'prison'...

« Je me suis dit qu’on pourrait discuter, tu sais, apprendre à se connaître ? J’aimerais déjà savoir si tu aimes ce que je cuisine, parce que jusqu’à maintenant, tu as mangé deux repas et je n’ai pas eu de retour positif ou négatif. »

"- Je suis pas difficile pour la nourriture et comme moi je sais pas vraiment cuisiner pour ma part, je vais pas me plaindre. En plus, c'était bon donc... voilà."

Y a de l'idée, mais c'est pas encore ça. Je fais un effort pour répondre mais relancer la conversation, c'est clairement pas mon truc. Enfin, comme ça il pourra être rassuré. Si j'aime pas, je mange pas et là, j'ai fini à chaque fois donc c'est que c'était bon. J'ai pas caché non plus que je me forçais pas. Enfin, s'il me demande un retour, je pourrais essayer de lui dire à la fin des repas directement ? Faudra juste que j'y pense.

"- J'ai jamais beaucoup parlé alors... Faut pas hésiter à me demander si tu veux une réponse. J'ai pas le réflexe de moi même, c'est tout.
Après, y a pas grand chose à savoir sur moi. Je vois même pas ce que je pourrais te raconter comme ça...."


Ce n'est pas de la mauvaise volonté, juste ma façon d'être. Je suis comme ça en fait et je ne lui cache pas. Redressé pour me tenir plus correctement, je viens piquer un fruit devant moi tout en cherchant ce que je pourrais bien lui apprendre à mon sujet. Je suis un monsieur tout le monde, y a rien d'important à connaître à mon propos. Donc, je ne vois pas ce qui pourrait l'intéresser. Qu'est-ce que je peux bien lui raconter ?

"- Pour la nourriture, je suis pas très 'gastronomique'. J'ai plus l'habitude du sandwich, des trucs sur le pouce et du vite fait que de la grande cuisine. D'ailleurs, le seul truc que je réussis à tous les coups, ce sont les onigiris. Après, j'ai rien contre le fait d'essayer d'autres types de nourritures que celle du coin.
J'me connais pas d'allergies ou d'intolérances, ni alimentaires ni autres.  Pour les plats, je suis plus salé en général mais plus sucré pour les sauces.  "


Punaise, ça n'a vraiment aucun intérêt ce que je lui raconte. Après, je fais un effort. Puis bon, il a dit qu'il voulait discuter mais il m'a pas vraiment posé de question non plus alors, je fais ce que je peux. Et là, niveau cuisine, j'ai clairement fait le tour. Maintenant, faut passer à la suite. Du coup, je devrais lui demander un truc, histoire de relancer, non?

"- Et toi ? C'est quoi tes goûts ?
Sinon, j'ai vu que tu avais un bureau en haut mais tu bosses toujours ici ou tu en as un autre aussi ailleurs ? "



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