Philémon Saito
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le Dim 17 Jan - 10:45
par Philémon Saito
Philémon Mashimoto
C’est en forgeant que l’on devient musicien.  

Généralités
Nom ;; Mashimoto
Prénoms ;; Philémon
ge ;; 54 ans
Genre ;;
Origines ;; Japonaise
Activité ;; Scénariste, spécialisé dans le drama.
Sexualité ;; L’Incontestable fait bien les choses.
Avatar ;; Caza, Scènes de la vie de banlieue. (je ne dirais pas tous l’amour que j’ai pour cette oeuvre)
Règlement ;; Validé ~ Keithu ♫
Chemin ;; Top site il y a longtemps… Reboot pour avoir à nouveau deux comptes actifs.
Commentaire ;; Je vous aime.


Toute histoire a un début, une fin et des péripéties… Mais qui a dit qu’elles devaient s'enchaîner dans cet ordre là ? Quel est cet abruti mal luné qui a décrété qu’une vie ne se vivait que dans un sens ? Et si j’avais envie de dépasser tout le mauvais avant d’entamer le bon, cela me serait-il interdit ?


Il naquit dans la grande ville de Tokyo, il était l’un des premiers « enfants de Incontestable » et ses parents ne s’étaient faits implanter la sainte puce qu’une fois adultes. Ils n'avaient pas rechigné à se soumettre à la loi quand l'ultimatum était tombé, après tout, aucun d’eux n’était désireux de finir sa vie seul. Addicts à leurs écrans comme ils l’étaient, ils ne risquaient pas de rencontrer qui que soit. La loi ne faisait que répondre à l'un de leurs besoins. Le hasard fit qu’avant même de se retrouver mariés, ils se connaissaient, faisant partie de la même guilde sur Dofus. Dofus c'est une histoire de famille, mais nous y reviendrons.
C’est donc dans cette famille que naquirent les deux fils Mashimoto. Auguste était l’aîné et Philémon le cadet. Leurs noms avaient été choisis par leur mère, qui fille d’une étrangère avait gardé de la culture française le goût de sa sonorité. Les deux enfants passèrent d’ailleurs nombres de leurs vacances dans cette lointaine contrée.

Il lui fut dans son enfance agréable de s’isoler dans les montagnes où avait grandi leur aïeule, il lui était alors plaisant de jouer à construire des cabanes, faisant de ces monts et vallées son terrain de jeu. Lui et son frère aimaient par-dessus tout quand elle leur racontait des histoires de son enfance. De ces temps où le goudron n’avait pas tant d’emprise sur la nature. Elle leur narrait que jadis, elle avait appris à marcher sur des chemins pavés, et qu’il ne tenait qu’à la municipalité de l'époque d’avoir saccagé ce qu’elle nommait avec nostalgie patrimoine.
Pourtant elle aimait ces lieux intemporels plus que quiconque, et c’était ici qu’elle était rentrée à la mort de celui qu’elle avait aimé. Son époux japonais. L'enfant avait appris, au travers des yeux de la vieille, à aimer cette terre pleine des légendes qu’elle leur narrait.

Puis il avait grandi, il n’avait pas compris pourquoi la vieille femme avait fait retirer la box internet de sa maison. Sa mère lui avait pourtant raconté que jadis elle avait été une grande joueuse. L’âge semblait lui avoir redonné goût à d’autres valeurs. Alors que silencieuse s’étendait sur elle l’ombre de la maraude, elle profitait paisiblement de son dernier logis. Lui ne comprenait pas, et ces vacances privées d'internet lui paraissaient bien longues.

Elle fut la première dont tu pleuras la mort, mais il en était ainsi les anciens faisaient place aux nouveaux. Jamais il ne retourna en France dont il maîtrisait pourtant la langue . Il commença à s’éloigner de son frère. Jadis liés comme les doigts de la main, il faisait à présent bande à part. Il se mit à passer plus de temps devant son écran et il en devint taciturne, ses parents pensaient qu’il s’enfermait dans son deuil, mais ils ne firent rien. Quelle crédibilité auraient-ils eu de toute manière, eux qui avaient passé leur vie séparés par deux écrans, pour le reprendre ?
Il naviguait donc à longueur de journée sur le net, parlant bien plus avec des inconnus qu’avec les membres de sa famille. Il n’était d’ailleurs pas rare que sa mère préféra envoyer un mail de groupe pour appeler ses hommes auprès d’elle pour le dîner. C’était plus simple, comme ça elle n’avait pas besoin de s’époumoner pour franchir l’ouate de leurs écouteurs. Elles ne se faisaient pas de soucis pour ses enfants, elle avait grandi ainsi et ça lui avait réussi.
Il fit nombre de belles rencontres sur le net, il parlait notamment à un Ecaflip, un guerrier chat portant le nom d’Echo. Il aimait grandement leurs discussions et le respect avec lequel il le traitait. Souvent ils s’écrivaient « quand on se verra » mais ne fixaient jamais de date. Cela leur convenait cette fausse proximité. Ils avaient  quinze ans et peur du monde qui les entouraient comme nombre des enfants de leur temps. Otakus était un mot qui les désignait. Ils parlèrent pendant des années et une complexe relation s'installa entre les deux adolescents. Un jour cependant le besoin se fit plus grand de se rencontrer.  
La veille de leur rencontre Echo lui envoya un petit message. « Je n’osais pas te le dire, je suis une fille. » La révélation l’abasourdit, Echo une fille ? Il ne la cru d’abord pas. Pourtant elle ne lui avait pas menti, c’était une petite japonaise à la coupe carrée, qui dissimulait ses grands yeux sombres derrière une épaisse paire de lunettes. Il la trouvait mignonne quand elle préférait être banale et se fondre dans la masse.

Quelle ne fut pas la surprise de sa famille quand il la ramena quelque temps plus tard chez lui. On aurait pu s’attendre à ce qu’ils fassent des choses, si ce n'est sales, des choses de leur âge. Si ce fut le cas nul ne le sut. Ce que l'on put observer fut que le nombre de leur kamas prospéra pendant cette période. Ils avaient un élevage de dragodindes dont ils étaient très fiers. Ils marièrent même leurs personnages pour les avantages que cela leur procurait. Ils étaient aux yeux de tous ceux qui les connaissaient le parfait petit couple gay, car d’aucun dans leur réalité virtuelle ne se doutait qu’Echo était une jeune fille.

Il s’ouvrit au monde ; Echo avait une très bonne influence sur lui. Il reprit plaisir au contact de ses pairs et se rapprocha à nouveau de son frère. Les deux jeunes garçons retrouvèrent leur complicité d’antan. Ce fut une douce période dans la famille Mashimoto, les liens se resserrèrent. C’était beau à voir : cette  famille partait à la conquête de donjons ensemble, s'haranguant les un les autres, se soutenant devant les plus terribles des boss. Unis par-delà la réalité, les mobs ne faisaient pas long feu devant cette dream team.

Les choses auraient pu rester ainsi pour l’éternité et c’était un sort enviable que le leur, ils rêvaient ensembles, ils riaient ensembles. Tout cela grâce à la jeune éca. Elle-même avait trouvé une place dans cette dynamique qui liait ceux du même sang. Elle était fille et sœur, amie et confidente parfois. L’harmonie fut rompue le jour où l’Incontestable la réquisitionna. Pendant un temps ils continuèrent à jouer ensembles mais la réalité reprit peu à peu ses droits. Elle s'éloigna de la famille qu'elle avait réuni pour fonder la sienne.

Ce départ déclencha les prémices de la fin. Le caractère du jeune homme changea du tout au tout. On aurait pu s’attendre à ce qu’il se referme sur lui, s’effondrant suite à la perte de son amie. Ce ne fut pas le cas, bien au contraire il devint plus sociable. Il avait besoin de sortir de plus en plus, de rencontrer de nouvelles têtes. Il avait de plus en plus de projets farfelus et bien souvent irréalistes, mais il ne s’en rendait pas compte.
Il pouvait du jour au lendemain décider qu’il serait une rockstar. Trois vues sur Youtube devenaient dans sa bouche une foule d’admirateurs.  S’il avait joué un morceau dans une rue passante, il était évident que tous ceux qui y avaient assisté parlaient de lui en termes élogieux "en ce moment même !". Le lendemain il voulait devenir joueur d’échec professionnel : il gagnait deux parties qui le confortaient dans son délire et le faisaient se sentir invincible.
Sa tête était remplie d’idées folles. Son esprit fonctionnait à toute allure. Les pensées les plus incongrues dans sa bouche semblaient accessibles, mais son esprit changeant l’empêchait de rester concentré longuement sur une seule pour la réaliser. Beaucoup de projets mais peu de concrétisation. Il était méconnaissable.

Sans qu’on ne l’ait vue venir la dépression s’abattit sur lui. C’était douloureux pour sa famille de le voir à nouveau s’enfermer dans sa chambre et refuser de leur parler. Il ne se réfugiait même plus dans le monde virtuel.  Il passait simplement ses journées allongé sur son lit, laissant le temps filer en fixant le plafond. Il ne s’alimentait plus que sous les menaces maternelles. Plus rien n’avait de goût. Il se trouvait tellement nul.
Tellement inutile. Toute sa vie n'était basée que sur du virtuel… Des jeux en lignes, des amis numérisés, des animaux de compagnie pixelisés. Même Echo n'avait été qu'une virtuelle amie, l'abandonnant comme si leur amitié n'avait été que factice... Alors peut-être que sa vie elle même était aussi virtuelle ? Il ne ressentait plus aucun plaisir à rien. Il se laisser aller.

Cet état ne dura pas, bientôt il eut à nouveau la tête pleine d’idées. Il se remit à sortir, il ramenait souvent des jeunes filles différentes pour la nuit, ne se souciant nullement de réveiller sa maisonnée. Il fréquentait beaucoup de monde. Il était séduisant, vif et pétillant, il cumulait les aventures.  Pour quoroches c’était insoutenable. Ils ne le reconnaissaient plus. Parfois même il leur faisait peur. Ils ne savaient jamais sur quel pied danser avec lui : il ne supportait plus d’être contrarié, quiconque n’était pas de son avis devenait un ennemi.
A peine émettaient-ils une retenue quant à ses projets grandiloquents qu’ils devenaient persona non grata à sa vie. Ils souffraient, mais il ne s’en rendait pas compte. Il était obnubilé, se persuadant que tous lui voulaient du mal plutôt que de reconnaître qu’ils pouvaient réellement se soucier de lui et de remettre en question ses rêves de grandeur.
Il rejetait toutes les échecs de sa vie sur eux. S’il n’avait pas réussi son certificat d’étude et se retrouvait dans la même classe que son frère c’était bien évidemment car sa mère avait trop joué aux jeux-vidéos plutôt que de le soutenir. C’était la faute de son frère s’il avait eu des périodes de noires dépression car il avait un jour fait un donjon sans lui. Il s'était alors senti rejeté. Aucun d’entre eux ne l’aimait, tout était de leur faute.

Il finit par partir à la fac, et ils n’entendirent plus tellement parler de lui. Bien qu’ils s’inquiétèrent, ils avaient peur à présent de se confronter à lui. Ils avaient tellement souffert de ses assauts verbaux qu'ils n'osaient plus lui faire face. Ils s'étaient d'abord remis en question, s'approchant eux même de leur point de rupture ils cherchaient ce qu'ils avaient mal fait, ce qui avait pu le blesser... Puis ils avaient compris que le jeune homme ne mesurait pas du tout ce qu’il disait. Il n’avait plus aucune retenue, plus de "filtre relationnel". Il n’était plus simplement brut de décoffrage, il était dément. Alors ils essayèrent de l'amener consulter un psychiatre ; google leur avait soufflé le nom d'une maladie qui collait parfaitement sans qu'ils puissent en poser formellement le diagnostic : la bipolarité. Ou peut-être bien un trouble schizo-affectif ? Les avis divergeaient en fonction des forums.
Il se sentit trahi, il les rejeta. Pourquoi refusaient-ils de le soutenir alors qu'il était amené à faire de grandes choses ? Pourquoi le détestaient-ils au point de toujours le tirer vers le fond ? Il les exclue totalement de sa vie.
Alors se sentit-il un jour totalement abandonné. La solitude fut trop lourde pour ses épaules, elle l’écrasa littéralement. Ne trouvant plus d’issues, il choisit la fuite.  Fuyant ce monde qui n’était plus fait pour lui. Ce monde où il ne trouvait plus sa place car personne ne l'y attendait. Un soir il avala plusieurs plaquettes de médicaments et partit en silence.


Son corps tu ne le découvris que quelques jours plus tard quand ne l’ayant pas vu se connecter depuis plus de trois jours tu t’étais inquiété. Tu avais alors parcouru le campus vous séparant pour vérifier qu'il allait bien. Tu regretterais toute ta vie de n’avoir plus insisté, de ne pas être resté malgré tout à ses côtés. De ne pas l’avoir vu s’enfermer à nouveau dans la dépression. De ne pas l’avoir retenu, de ne pas l’avoir plus aimé.  De ne pas l’avoir fait interné de force. Tu regretterais d'avoir été impuissant car tu avais perdu Auguste, ton frère aîné, et par la même ton enfance.

C’est à lui que tu pensais ce jour-là, lui que tu considérais jusqu’à présent comme ta plus grande perte… Lui que parfois tu avais réussi à oublier… Trouverais-tu aujourd’hui encore le courage de te relever ?

Elle était là inaccessible dans son linceul. Tu ne dis mot, tu te taisais comme les hommes savent se taire dans la douleur. Ta langue ne possédait pas de mots assez forts pour clamer sa perte. Ton silence serait son ultime oraison.
Ton regard n’était plus fixé sur la peau glabre de celle qui t’avait accompagné une grande partie de ta vie, il n’était pas fixé sur ces yeux qui ne pétilleraient plus, sur cette bouche qui se tairait à présent. Il ne regardait pas non plus ce visage apaisé par la mort car tu gardais dans ton esprit les stigmates des dernières épreuves de sa vie.
Tu n’avais pas oublié ces mois de souffrance que vous aviez tous endurés à l’annonce de la sentence. “Il ne vous reste que quelques mois à vivre.” avait dit le médecin, sonnant le glas de votre romance. Pourtant il y avait eu de l’espoir, il y avait de l’amour et de la tendresse dans la triste incertitude d’un lendemain qui était devenu votre quotidien. L’amour était plus fort que vous… Tu n’avais pas oublié ses joues qui s’étaient creusées à toute allure, ni la peur qui avait gagné le regard de ta femme quand elle avait senti que le temps lui filait entre les doigts. De cela tu ne pourrais jamais rien oublier…

C’était cependant un souvenir bien plus ancien que contemplais, celui de la femme qui avait redonné un sens à ta vie quand perdu tu avançais sans but. Ses yeux rieurs, son sourire enjôleur… Elle s’était emparée de ton cœur en un instant. Tu avais su au moment même où tu l’avais aperçue qu’elle serait ta geôlière. Tu n’avais pourtant pas luté ; tu ne t’étais pas débattu. Tu l’avais accepté entièrement. C’était ce que l’on attendait de toi, c’était ce que tu avais fait. On t’avait toujours dit, “l’Incontestable fait bien les choses.” Tu l’avais donc aimé en un instant, comme on t’avait demandé de le faire ni plus ni moins.
La réciproque n’avait pas été vraie. La belle étrangère était éprise d’un autre homme. Celui qui se trouvait être le père de son enfant, un bébé joufflu et attachant, et la raison de sa venue au pays du soleil levant. Elle avait espéré, non, ils avaient espéré que leur amour véritable suffirait à contraindre la machine… Le métal n’est pas assez tendre pour comprendre l'émoi de la chair.
Amoureux transi tu avais vite compris que tu ne posséderais jamais le cœur de la belle. Quant à son corps tu le lui volais par légalité une fois toutes les deux semaines. Tu espérais que ses sentiments changent, mais jamais tu ne les lui reprochas. Elle en aimait un autre mais c’était toi son mari. C’était toi qui te réveillais chaque matin à ses côtés. C’était toi qui étais fait pour elle puisque l'Incontesté en avait décidé.
Tu n’eus jamais le courage ou la bassesse de ton frère. Pour cruel que cela fut, tu ne pus d’ailleurs jamais te résoudre à le regretter. Tu te savais égoïste quand tu ressentais cette joie à chaque fois que vos regards s’accrochaient. Tu l’aimais tout simplement… Et cet enfant qui n’était pas le tien, comment pourrais-tu lui en vouloir d’être né d’un autre que toi ? Tu aurais pu voir en la petite Zachary le visage de l’homme qui t’avait volé le cœur de sa mère, mais tu préférais y voir celui de la fille de ta femme tant aimée.

C’était cruel pour tout le monde. Ton existence même signifiait la souffrance de ta douce. Homme égoïste tu en profitais. Tout t’était à présent donné. Comme il te fut donné la mort de cet autre qui aurait dû être à ta place, cet homme qui n’eut pas le courage comme ta belle d’affronter cette situation pour protéger l’enfant chérie. Tu eus même l’hypocrisie d’en être attristé, car cela réveillait en toi la souffrance que tu avais ressenti en perdant Auguste. Bien entendu tu aurais dû te réjouir, mais tu n’y arrivais pas. D'ailleurs tu n’aimais pas la voir si triste. Alors tu restas à ses côtés, toujours dévoué. Elle n’eut pas la sottise de te rendre responsable, elle se sentait elle-même trop coupable d’avoir été à l’origine de cette infamie.
Tu l’épaulas toujours, la tirant vers l’avant, masquant à l’enfant ses élans de faiblesse, prenant le relais quand elle était sur le point de craquer. Elle se releva pour sa fille comme tu t’étais relevé pour tes parents. Quand on a quelque chose à protéger on se découvre un courage que l’on ne se connaissait pas.

Elle finit par s’attacher à toi, et l’amitié qui vous avait premièrement liés fut remplacée par une sincère affection.
L’Incontestable n’avait pas fait d’erreurs, vous étiez bien faits l’un pour l’autre. Vos caractères s’accordaient naturellement. Ils s’équilibraient. Alors l’harmonie, si l’on peut parler ainsi de quelque chose qui n’avait pas été désiré, s’installa dans le foyer où la petite Zachary grandit entourée d’amour.
Tu ne la reconnu jamais comme ta fille, tu ne l’adoptas pas non plus, car tu savais que cela peinerait trop sa maman. Elle voulait qu’elle garde le nom de l’homme qu’elle avait aimé et l'acceptas. Un nom ne signifiait rien à tes yeux, l’amour qui vous liait était la seule preuve de paternité dont tu avais besoin.

T’étais un peu un papa ours, pas vraiment le plus causant des hommes. Faut avouer que tu étais même plutôt silencieux, plus fais pour écouter que déblatérer. Pourtant quand tu commençais à raconter des histoires on ne t’arrêtait plus, tu parlais de terres inconnues où évoluaient des marchous mesquins et des baleines volantes. Souvent tu reprenais les héros des histoires qu’elles aimaient. Des dessins animés, des livres que ta petite avait appréciés tu reprenais les personnages pour lui narrer des aventures inédites.
Ta femme avait vite compris qu’il n’était pas toujours aisé de tirer de longs discours à son grizzly de mari. Elle l’avait accepté et parlait pour deux, comblant tes silences ; si tu avais quelque chose à dire tu le dirais car ils n’étaient pas couverts de secrets et venaient de ton absence sincère de choses à dire. Elle l’avait compris. Tu étais à l’aise avec elles et ne voyais nul intérêt de combler les vides.

Cette attitude te valait par contre une réputation terrifiante dans le milieu où tu travaillais. Tu avais toujours voulu être écrivain, tu avais longtemps écrit des livres qui n’avaient jamais été publiés, alors tu les avais diffusés sur un blog, te contentant de vivre des revenus que te rapporter ton travail de traducteur assermenté. Ils étaient d’ailleurs bien élevé aux yeux du jeune qui bien dans son époque n’était pas un fieffé consommateur. Tant que tu avais la wifi et des nouilles instantanées dans ton placard, tu ne demandais plus. En effet tu passais tes journées sur internet et ne sortais guère que pour entretenir ton corps lors de ta petite heure de sport quotidienne. Tu t’y tenais depuis ton enfance comme te l’avaient appris tes parents, suivant les incontestées instructions. Peut-être est-ce de cette vie de solitaire que naquit ton avarice de mots.
Étrangement derrière un écran tu devenais toujours plus loquace, tu parlais beaucoup avec des inconnus, de tout de rien... Surtout de rien en fait. De leurs vies, de leurs passions, tu riais de leurs traits d’humour numériques. Devant cet écran tu ne se sentais jamais seul.

Un jour pourtant on te contacta, ta façon d’écrire avait plu, bien que la trame de l’histoire semblait “vieillotte", le verbe était clair et le producteur voulait faire un essai… Cela te plairait-il d’écrire le scénario d’une histoire déjà composée ? Tu hésitas, mais après tout pourquoi pas ! Le cachet était intéressant et te permettrait d’être à l’aise si un jour le travail venait à manquer. Les robots faisant de plus en plus de progrès, tu sentais que bientôt l’on n’aurait plus besoin de toi. De toute manière ce nouveau défi l’intriguait.
Étonnamment le script que tu rédigeas fut celui d’un drama à grand succès. Bien étonné tu ne s’en attribuas aucun mérite, les acteurs avaient bien joué voilà tout ! Mais quand on refit appel à toi l’expérience se renouvela à chaque fois. Alors les producteurs eurent plus confiance en tes talents que toi-même et tu creusas ton trou dans le milieu. Allant jusqu’à proposer des créations originales qui plurent tout autant. Tu avais trouvé ton moyen d’expression, tu en fis d’ailleurs une passion qui subvint par la suite avec aisance aux besoins de ta maisonnée.

Vingt-cinq années de bonheur et d’équilibre. Tu ne savais pas si tu pourrais de nouveau avancer… La main de ta fille s’était alors glissée dans la tienne. Ensemble vous continueriez. Tu le savais, tu ne pouvais pas t’arrêter maintenant car elle aurait encore besoin de son papa dans les années à venir. A tes yeux elle serait toujours une enfant. Une enfant que tu protégerais toujours.




La tyrannie est une habitude.

Le truc avec lui c’est qu’une vie d’habitudes ça se change pas facilement. Parfois tu n’as même plus conscience que tes actions sont bizarres, dans le meilleur des cas, et malvenues dans le pire. Elles sont pour toi presque normales.
L’exemple sans doute le plus frappant de cet aspect ta personnalité concerne les portes… Tu sursautes dès que l’on en ouvre une. Toujours perdu dans tes pensées, dans tes univers alternatifs tu ne peux rester stoïque lorsque retenti le violent claquement d’une poignée ! Tu te retrouves alors projeté dans la réalité et sens ton cœur pris d’effroi bondir hors de ta poitrine. Quand tu as un stylo dans la main, il n’est pas rare que la feuille que tu remplissais se retrouve barrée d'un impromptu mouvement. Alors que ton cœur se calme, tu te sens bien embêté, partagé entre l’envie de crier sur le malotru qui t’a dérangé et le désespoir de devoir recommencer ce que tu étais en train de faire. Peut-être est-ce ce désespoir qui te donne envie de crier ? En tous les cas, le temps a attendri ton caractère car tu as définitivement arrêté de rouspéter sur ceux qui te dérangent à l'âge de vingt ans, prenant en revanche l’habitude de laisser toutes les portes de ta demeure ouvertes à l’exception de celles donnant sur l’extérieur. Ainsi tu n’es plus surpris par le bruit…
Si cela ne dérangeait personne dans un premier temps, ta fille quand elle atteint l’adolescence te le reprocha vivement. Papa ne devait SURTOUT PAS laisser la porte de sa chambre ouverte en sortant, et toquer avant d’entrer n’était pas négociable ! Si tu avais facilement intégré la première partie des instructions, la seconde t'était bien plus dure à digérer. Ce qui bien entendu mettait l’adolescente en pétard contre toi. Elle te fit la leçon de nombreuses fois… qui ne réussirent pas à te faire perdre cette manie.

Dans tes habitudes à controverses, se place sans doute ton abstinence de protéines animales. Cela doit faire trente ans que tu n’as plus ingurgité quelque chair qui ait respiré, aimé ou rêvé sur cette terre. Enfin peut-être une ou deux araignées pendant ton sommeil, puisque il parait que tous doivent en passer par là.
Cette lubie t'est venue après une longue discussion sur un chat quelconque avec une inconnue, ou peut-être un inconnu bien qu'il usa de formes féminines pour s'exprimer. Elle t'avait expliqué pourquoi la viande était trop cher payé pour ce qu'elle apportait. Taxe écologique, maladies… Elle n’y était pas allée avec le dos de la cuillère, démontant un a un chacun des arguments que tu avais jugé solide. Aussi le matin venu, elle t’avait convaincu. Jamais plus tu n’avais salivé devant une belle pièce de steak.

.


Avec ma gueule de métèque de juif errant de pâtre grec et mes cheveux au quatre vents, je viendrais ma douce captive, mon âme sœur, ma source vive, je viendrais boire tes vingt ans...
L’âge a pris ses repères sur ta tronche de gaijin, ton front s’allongeant de plus en plus par le haut. Tu te dégarnis et ta tendre enfant ne manque pas de te le rappeler tous les quatre matins. Dès qu’elle peut enfoncer le clou, elle en remet une couche. Tu ne serais pas étonné qu’elle tienne une liste de tes rides dans un journal histoire de pouvoir souligner chaque nouvelle apparition.
Tu as des yeux clairs comme l’eau. Ce qui est peu courant chez un japonais, tu en conviens. Tu les as d'ailleurs toujours attribué à tes origines françaises bien que tu sois le seul de ta famille depuis des générations à présenter ce trait génétique si particulier. Ta grand-mère te disait souvent que tu avais les mêmes yeux que son père… Mais ne le connaissant pas tu ne pourrais le confirmer. Tout comme tu ne saurais affirmer avoir hérité tes cheveux roux et bouclés de cette partie de ta famille quand bien même cela soit hautement probable. Tu as une barbe que nombre pensent très entretenue alors que tu te contentes d'y passer un coup de tondeuse de temps en temps. Un jour tu en as eu marre de te raser tous les matins, tu as dis merde au dicta du rasoir pour voir tes joues se garnir d'une douce barbe rousse.
On l’aura compris tu n’as pas la tête du parfait japonais et souvent on t’a pris pour un étranger. Tu ne ressemblais pas aux autres membres de ta famille, si tu avais fréquenté d’autres êtres humains qu’eux peut-être cela t’aurait-il dérangé que l’on te le fasse remarquer, mais ce n’était pas le cas. Toujours devant un écran, jamais devant un véritable humain.
C’est de cet amour des écrans que te viennent les immenses lunettes qui te mangent le visage et te donnent un air d’hurluberlu. Tes yeux n’en ressortent que plus démesurément bleus derrière ces verres épais. Elles te donnent une tête de chouette et tu pourrais te faire opérer pour te défaire de leur compagnie... Mais tu repousses sans cesse l’échéance, tu t’es habitué à ton visage ainsi déformé et tu vas même jusqu’à ne plus t’apprécier sans ce volumineux artefact. Le poids de l’habitude te poursuit même dans ton apparence.  
Tu es plutôt dans la norme un mètre soixante et dix pour soixante-dix kilos. Ton heure de sport quotidienne et ton régime semblent t’avoir maintenu en forme. D’ailleurs tu impressionnes souvent les nouvelles idoles. Tu dois avoir l’air peu accessible (de méchant ?) et ton incapacité à parler quand tu n’as rien à dire ne leur facilite pas la tâche. Pourtant dès lors qu’elles ont croisé ton regard rieur, elles comprennent que tu ne leur veux nul mal. Tu n’as pas la tête d’un méchant de Disney, mais possédant celle d’un étranger tes compatriotes ont bien du mal à interpréter tes intentions réelles.

Tu es un adepte des tenues sobres, peut-être pour contrebalancer l’extravagance de tes lunettes toutes droit sorties des années soixante-dix, mile neuf-cent-soixante-dix bien entendu. Elles sont un peu ta marque de fabrique dans le milieu du drama… Toujours plus que ces immondes cols roulés doux et ternes que tu affectionnes.


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posté
le Dim 17 Jan - 11:43
par Invité
Bon dieu un papy scénariste.
Bon dieu un papa à barbe.
Bon dieu toi tu vas être spotted direct ou pas.

Bon d... bon reboot je voulais dire ♥︎
Clyde E. Hawkins
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posté
le Dim 17 Jan - 14:42
par Clyde E. Hawkins
Encore un "vieux" XD
Amuse toi bien ^^
Invité
Anonymous
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posté
le Dim 17 Jan - 15:10
par Invité
Sexe: Féminin
Age: 58 ans
Profession: Magnétiseur et vendeuse sur les marchés de plantes/cailloux/choses.
Hobbies: la méditation, son potager, les rencontres, le partage.
Style: Bohême
Gouts: multiples
Enfants: 3
Caractère: sage
Coeur: amoureuse de la vie
Incontestable: juge bon de la marier
Philémon Saito
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★
posté
le Dim 24 Jan - 0:05
par Philémon Saito
Elle a dit papiiiiiiiiiiiii ???? *Regarde Zach' avec suspicion* Dis tu es toujours vierge hein ma petite chérie ?

Merci Tara ♥
Alba : si j'fais des vieux c'est j'aime écrire l'histoire de leur vie (Et pis 54 ans ce n'est pas vieux, c'est dans la fleur de l'âge)
Neha : Tu sais au combien j'aime ton personnage mais je crée ce personnage en doublon avec celui d'une amie, on a déjà de grands rêves loufoques pour leur avenir.

En résumé merci vous trois ! *retourne sur la coriace histoire*

EDIT : FINITO, je n'ai pas utilisé bonpatron pour une fois... Donc doit y avoir un petit tas de fautes d'orthographe, je m'excuse auprès de ceux qui liront. (et surtout auprès de la personne qui la modèrera et devra se coltiner mon histoire car elle est longue et je sais que c'est fatigant, merci les gars ♥)
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Dim 24 Jan - 8:57
par Invité
♥ Tout ce que tu touches deviens de l'or. ♥


...ou un petit caillou rouge qui dit merci d'une drôle de petite voix...
Philémon Saito
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posté
le Dim 24 Jan - 10:19
par Philémon Saito
Gracias cariña mia ♥
Invité
Anonymous
Invité
Invité
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posté
le Dim 24 Jan - 14:01
par Invité
Et ben voilà, nullement surpris par la qualité de ton pavé 8D Re bienvenue à toi trésor ♥
Alors pour ta fiche, je ne serais pas le premier, et surement pas le dernier à te dire qu'elle est magnifiquement bien écrite et rédigée ! J'ai adoré ! Bon, c'est un peu complexe à comprendre par moment et j'ai du plusieurs fois me relire parfois pour bien saisir, mais c'est pas grave parce que la lecture est agréable ! Juste pour être sur, la première partie c'est bien le point de vue du frère aîné ? Parce que bordel, quelle surprise ! 8D (Ouais, ce smiley est atroce quand on sait ce qui lui est arrivé..)
Sinon, juste au niveau du contexte, au tout début, tu dis que les parents se sont faits implanter la puce une fois adulte. Mais pour cela, il faudrait qu'ils soient étrangers et qu'ils aient débarqués au Japon une fois adulte. Sinon la puce est implantée dès la naissance D: Et la génération n'est pas assez vieille vu qu l'Incontestable a été mis en route il y a plus de cinquante ans. Donc automatiquement ils ont eu une puce implantée dans le crâne à la naissance.
Sinon quelques petiotes fautes aussi ! Mais rien de grave, passe une fois sur bonpatron et ça passera largement ! Juste corrige celles ci au moins parce qu'elles me rendent dingue xD

Si tu avait quelque chose à dire tu le dirais car ils n’étaient pas couverts
alors tu les avait diffusés sur un blog,
tu ne demandait plus.

En sommes, bientôt validé pépère ! 8D
Philémon Saito
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posté
le Dim 24 Jan - 15:18
par Philémon Saito
Merci de tes correction ! (je t'esclavagise un tantinet trop dernièrement pardon ><)

La première partie de l'histoire c'est le point de vue du narrateur sur l'histoire de son frère aîné. Deux frères ont la même enfance plus ou moins, j'en ai peut-être un peu trop joué, le passage du il au tu est le switch de protagoniste dans le récit. Quand j'ai une idée en tête (même une idée débile)... Impossible d'écrire cette histoire sans en passer par là !

Mon raisonnement sur ses parents : l'Incontestable a été mis en place en 2053 le contexte se passe en 2108. Du coup avec son âge de 54 ans il est né en 2054, pour que ses parents aient reçu la puce à la naissance ils auraient du avoir un an lors de sa naissance à lui... Ce qui ne collait pas, donc dans ma tête ils pouvaient demander à se la faire implanter une fois adulte comme les étrangers... Si ce n'est pas le cas je modifierais cette partie ! (ma logique n'est parfois logique que pour moi)...

J'avais écrit le texte en Il à la base avant d'avoir l'idée précédemment évoquée hahaha... >.>
Dans la mesure où je ne screen plus mes posts dur bonpatron mais me contente de les relire ce serait tricher que d'en user à nouveau (oui dans ma tête les choses sont compliquées... ) Bref, j'ai relue et je suis scandalisée par le nombre d'erreurs que j'ai laissé... (arguer au lieu d'haranguer, je ne m'en remets pas ><)

En espérant que mes explications conviennent...

Edit : je suis un poulet qui avait oublié de parler de la barbe de monsieur dans son physique... J'y ai donc rajouté deux phrases "Tu as une barbe que nombre pensent très entretenue alors que tu te contentes d'y passer un coup de tondeuse de temps en temps. Un jour tu en as eu marre de te raser tous les matins, tu as dis merde au dicta du rasoir pour voir tes joues se garnir d'une douce barbe."
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posté
le Lun 25 Jan - 11:25
par Invité
Alors alors ! Pour la partie puce, tu as entièrement raison, j'ai oublié de prendre en compte l'âge de ton bonhomme D8 -habitude- Mais cela dit, c'est pas un choix mais une obligation de se faire implanter la puce, c'est le bonheur des dictatures ça 8)
Pour les fautes je te fais entièrement confiance !
Et c'est bon, j'avais bien compris pour la première partie, je ne suis pas fou ! En tout cas c'est très bien joué !
Donc je te laisse un peu de temps pour modifier ce micro détail et je te valide vers 13h 8)
Philémon Saito
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posté
le Lun 25 Jan - 11:33
par Philémon Saito
Si l'implantation a été obligatoire pour les nouveau-nés elle l'a aussi été pour les adultes ?
Cela me semble pas cohérent car certains devaient être déjà mariés et qu'une telle loi ne peut pas être facilement rétroactive ( on puce qui ? Tout le peuple ? C'est obligatoire sous peine de perdre la nationalité ?) Du coup ceux qui étaient déjà adultes auraient été exempté de se faire pucer. Du coup j'imagine qu'ils pouvaient se la faire implanter s'ils en faisaient la demande.
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posté
le Lun 25 Jan - 11:44
par Invité
A vrai dire je vais voir ce détail la avec Black vu que c'est lui qui a créé le contexte. Je ne sais pas si l'Incontestable fut imposé radicalement ou plutôt progressivement, il n'est pas précisé dans le contexte.  J'ai des doutes parce que actuellement tous les japonais sont pucés, non pas seulement pour être casé mais aussi pour être tracé. Pour pouvoir contrôler sa population, que personne ne quitte le pays. Et si on suit ta logique, ça veut dire qu'il serait possible que certains japonais n'ont pas de puce, vu qu'ils ont décidé de ne pas en porter, ce qui semble plutôt incroyable dans la société actuelle.

EDIT : D'autant plus que l'Incontestable a déjà brisé des couples. Si un couple marié débarque de l'étranger, il est directement séparé à son arrivé au Japon. La société ne prend en compte que les couples formés par l'Incontestable :/
Philémon Saito
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posté
le Lun 25 Jan - 12:23
par Philémon Saito
Je ne tiens pas plus que ça à ce passage, je l'ai écrit pour coller au contexte "apparition de l'Incontestable 2053" et que ses parents soient tout de même pucés je peux le retirer sans regrets xD
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posté
le Lun 25 Jan - 12:46
par Invité
Oui je comprends, mais cette question pourrait potentiellement être un problème à l'avenir avec un membre moins conciliant, donc j'ai quand même sollicité Black au cas où xD
Mais ça n'empêchera pas la validation t'inquiètes pas, dans le doute change quand même pour dire qu'en gros les parents se sont faits implanter la puce, point barre, sans plus de précision sur le opinion quoi D: Comme ça, ta fiche passera sans problème !
Philémon Saito
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posté
le Lun 25 Jan - 12:56
par Philémon Saito
Je ferais ça quand je rentrerai ( écrire depuis mon portable risque de me faire péter le code)

Du coup ce sera modifié pour demain matin !
Invité
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Invité
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Invité
posté
le Lun 25 Jan - 18:37
par Invité
Ca marche !
Ps : J'ai eu confirmation de Black, toutes les puces ont été obligatoirement plantées, avec ou sans l'avis des Japonais ! Donc nous sommes fixés =)
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Lun 25 Jan - 19:18
par Invité
J'adore.

J'adore comme t'as l'air d'avoir cerné ton propre perso, comme tous les détails concrets sont adroitement placés pour lui donner vie et comme, en plus de ça, t'as les pieds sur la réalité.

Pis t'sais quoi, je kiffe les grizzly.

Re-bienvenue mate et j'ai hâte de voir le bonhomme en action. o/
Philémon Saito
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posté
le Lun 25 Jan - 20:25
par Philémon Saito
Keith : C'est modifié ! et ça m'a donné une nouvelle idée de merde... affaire à suivre ! Merci pour tes corrections !
Le passage modifié :
Il naquit dans la grande ville de Tokyo, il était l’un des premiers « enfants de Incontestable » et ses parents ne s’étaient faits implanter la sainte puce qu’une fois adultes. Ils n'avaient pas rechigné à se soumettre à la loi quand l'ultimatum était tombé, après tout, aucun d’eux n’était désireux de finir sa vie seul. Addicts à leurs écrans comme ils l’étaient, ils ne risquaient pas de rencontrer qui que soit. La loi ne faisait que répondre à l'un de leurs besoins. Le hasard fit qu’avant même de se retrouver mariés, ils se connaissaient, faisant partie de la même guilde sur Dofus.

Matou : Merci ♥ Je savais que les poils t'excitaient !
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
posté
le Mar 26 Jan - 9:00
par Invité
PERFECT ! Du coup tu es validé mon Loulou 8D


Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

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