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Animation ;; Noël 2018

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— 渇いた叫び —

le Mer 26 Déc - 22:02
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Okiko m'as transmis un message de la part du père noel ici Animation ;; Noël 2018 - Page 2 4158426957

Ensuite, j'ai eu droit à un visual novel sans visuel, avec un vava à la clé Animation ;; Noël 2018 - Page 2 4200135721 (j'ai eu la fin "t'avais pas besoin de te mettre à genoux")
Okiko Iwasaki a écrit:Ce petit conte de Noël peu traditionnel est un peu différent. Tu devras faire des choix pendant ta lecture qui changeront la destinée de Monsieur Noël. Et si, à la fin du conte, tu as sauvé Noël, je t'offrirai peut-être même une petite surprise en plus.

On commence au Spoiler 1 ;)

Spoiler 1:


Un amour de Père-Noël
Un conte de Noël pas trop féérique

L’homme se glissa hors de ses couvertures et se leva en faisant craquer son dos. Il ne comptait plus les rides sur son visage et même s’il se rappelait du visage de chaque enfant sur terre Dieu sait qu’il ne pourrait pas vous dire combien d’années avaient passées depuis l’époque ou lui-même avait encore l’âge de jouer à saute-mouton. 600 ans ? Peut-être plus ? Cela faisait-il déjà 1000 ans qu’il avait pris en charge le dur travail de Père-Noël ? Vous savez, à l’époque, la terre était moins peuplée. Monsieur Claus pouvait se permettre de faire le travail seul. De préparer soigneusement chaque paquet. De glisser une orange près de la couchette d’un enfant sage. De laisser derrière lui un morceau de charbon empli de regrets. De nos jours, c’était beaucoup plus prenant et il n’avait pas eu le choix de faire appel à des amis bien placés dans le monde du fantastique.

Ainsi lui avait-on envoyé des employés dévoués, des petits êtres travaillants et efficaces qui avaient tout aussi à cœur le bonheur des enfants que lui. Les lutins étaient parfaits et, rapidement le bonhomme rouge c’était attaché à chacun d’un. Il s’efforçait d’apprendre chacun de leurs 1456 noms (bien qu’il lui arrivait souvent de mélanger Berdin et Malu, il faut dire qu’ils étaient des cousins éloignés de par leur grande tante Caroline). Ainsi entouré des lutins et de ses tout nouveaux rennes, le travail était beaucoup plus efficace et les services du Père Noël pouvaient couvrir la population grandissante. Cette équipe féérique pensait être prête pour le millénaire à venir, mais ils n’avaient pas prévu devoir affronter les changements climatiques. Le Pôle Nord était un endroit formidable, isolé de tous, trop froid pour que les curieux s’y aventurent, mais très peu à l’abri d’un réchauffement planétaire. Alors que la calotte glaciaire s’amincissait, tous avaient dû plier bagage et trouver refuge sur une île isolée de l’archipel japonais. Un endroit un peu trop chaud au goût des rennes, mais qui ferait bien l’affaire jusqu’à la prochaine ère glaciaire.

Père Noël traîna des pieds jusqu’à sa cuisine. La grande table de la salle à manger était déjà pleine de lutins dégustant leur déjeuner en discutant chaleureusement à l’idée de distribuer les cadeaux d’ici quelques jours. Il prit place devant une énorme pile de crêpes et, immédiatement, un petit lutin qui semblait très anxieux vint le voir.

« Vous… vous avez du courrier M… monsieur »

« Ho ho ho, cet enfant sait se faire attendre dis donc. De qui s’agit-il donc Perlu, est-ce encore le petit Adam de Berlin ? »

« Eh bien… pas tout à fait Monsieur… c’est… enfin… »

Monsieur Claus se releva si soudainement qu’il en fit tomber les verres de lait de ses voisins. Dans les mains de Perlu se trouvait une lettre. Une lettre toute rose. Incontestablement rose. Il l’arracha presque des mains de son lutin. Il serait sorti de la cuisine en courant, mais ses vieux genoux ne lui permettaient pas ; il le fit donc en trottinant nerveusement. On ne l’avait jamais vu dans cet état. Sur le papier, il reconnut immédiatement le nom de son nouvel époux. Père Noël n’oublie jamais le visage d’un enfant et celui-ci n’avait jamais eu que du charbon pour remplir son bas de Noël. Il n’avait pas le choix…
« … il devait se rendre à son nouvel appartement » (Voir Spoiler 2)
OU
« … il ne pouvait abandonner sa fabrique pour se marier. » (voir Spoiler 3)

Spoiler 2:

… il devait se rendre à son nouvel appartement, sans Père Noël que deviendrait Noël ? Santa Claus emballa peu de chose. Il savait qu’il devrait revenir ici. Il ne pouvait pas tout laisser tomber comme ça. Il trouverait une solution. Un moyen d’allier travail et mariage. S’il devait cesser de dormir, il le ferait. Il ne se pardonnerait jamais si un seul enfant sage sur cette terre pleurait à Noël par sa faute.

L’appartement désigné par l’Incontestable se trouvait en périphérie de Tokyo. Après sa journée de préparation, le vieil homme trouva l’endroit rapidement. Aussi vite qu’il fallut à Rudolph pour le parachuter au-dessus de la petite demeure. De l’extérieur, ça semblait être un endroit plutôt modeste. Il faut dire que le métier de Père Noël ne rapporte pas un sou. Que le bonheur de voir un enfant sourire et la chaleur d’un million de cœurs ravis. Mais bon… Ça ne paie pas un appartement la joie et la bonté du monde.

Bip Bip Bip. Chaque nouveau chiffre entré sur le clavier de la porte d’entrée faisait battre le cœur de l’homme déjà si confus. Il ne s’était jamais imaginé qu’on le marierait. À son âge, il n’avait plus besoin d’un mari. Il était déjà bien entouré. La poignée tourna dans sa main en émettant un petit déclic. Il laissa la porte glisser d’elle-même vers l’intérieur de l’appartement dévoilant, centimètre par centimètre, un bordel incroyable. D’un seul coup d’œil, il vit un sofa défoncé dans un coin, des coussins éventrés, un vase jeté au sol avec violence, le verre réparti en un millier d’éclats de colère. Monsieur Noël s’avança d’un pas dans l’appartement.

Silence. Le coup l’a rendu sourd. Il a arrêté le bruit du vent dehors, celui de la voiture qui passe derrière lui. Il l’empêche d’entendre les pas de son agresseur à ses côtés même s’il voit ses pieds. Il n’a laissé derrière lui qu’un cillement étrange. Qu’un étourdissement qui fait chuter. La main rattrapant le corps tombé à genoux. S’écrasant sur un morceau de verre cassé. Qu’une douleur confuse du côté droit du visage. Que quelques secondes de panique. Des secondes qui paraissent bien plus longues avant que tranquillement il puisse réentendre. Qu’il tourne la tête pour le voir. Son mari se tenant au-dessus de lui.

« Jpensais qu’on me faisait une blague, mais non… C’est vraiment toi ! Putain, je rêve ! Je vais éclater le Père Noël ! »

Il lève son poing prêt à refrapper et Santa n’a qu’une idée :
« … le frapper plus rapidement et lui faire payer cet affront ! » (Voir Spoiler 4)
OU
« … l’arrêter et comprendre sa colère. »  (Voir Spoiler 5)
Spoiler 3:

… il ne pouvait abandonner sa fabrique pour se marier. Impossible. Jamais il ne s’était imaginé qu’on le marierait vraiment. À son âge, c’était insensé. Qui se mariait à cet âge ? Personne. Personne n’avait son âge il faut dire. Le fait est que c’était impossible. Les obligations des mariés l’empêcheraient de travailler. Et Noël c’était toute son existence. Il serait ralenti, ne pourrait plus s’investir autant. Les enfants paieraient le prix de son idiotie. Non. Pas question. Jamais on ne le marierait.

L’enveloppe s’est transformée en confettis. Jetés au foyer, ils ont rapidement été oubliés. Père Noël est retourné à son déjeuner en affichant son plus beau sourire. Un sourire faux. Forcé. Couvert par des « ho ho ho » qui ne sonnaient plus aussi sincères. Aucun lutin n’a osé poser de question. Tous avaient une vague idée de ce qui venait de se produire (les rumeurs voyagent vite chez les lutins), mais personne ne voulait vraiment y croire. On se contentait de vivre dans le mensonge. Le déni de l’évidence. D’observer ce Père-Noël automatique qui vaquait à ses occupations, persuadé que personne n’avait compris.

Ils ont débarqué sans frapper. Ils l’ont embarqué sans se faire prier. La milice et toute sa stature. La milice imposante. La milice menaçante. Ils ont foutu le bordel. Renversé des chaises. Effrayé les rennes. Terrorisé les lutins. Ils ont saisi le grand homme rouge et l’ont balancé dans une voiture. Ils ont roulé. Roulé. Longtemps. Trop longtemps. Jusqu’à Tokyo. L’ont traîné sans douceur, dans les couloirs du centre de redressement. Ils l’ont jeté sans ménagement dans une cellule trop petite. Trop froide. Trop sombre. Trop tout.

« Oh là là ! On suit pas les règles papa Noël ? On dirait que toi aussi t’es pas vraiment un enfant sage. »

Dans le coin de cet endroit pas si grand, il était là. Cet enfant qui n’avait jamais été sur la bonne liste. Celui dont on voulait faire son mari. Non. Jamais. Santa s’adosse au mur froid. Assis sur le sol parce qu’on ne lui donnait pas d’autres choix. Il passe une main sur son visage, essuie une goutte de sang. Un souvenir d’un voyage un peu trop mouvementé. L’homme s’approche. Visiblement un peu amoché par son voyage personnel. Il se penche.

« Aller Santa Baby, embrasse-moi qu’on puisse rentrer »

Mais il n’était pas prêt. Pas prêt à tout laisser tomber comme ça. Non.
« Sa volonté était d’acier. Il ne se marierait jamais » (Voir Spoiler 6)
OU
« Il ne lâcherait pas maintenant, mais peut-être pourrait-il se laisser convaincre » (Voir Spoiler 7)
Spoiler 4:

… le frapper plus et lui faire payer cet affront ! La main qui n’est pas encore blessée s’élance. Elle agrippe la jambe de ce nouvel époux et la tire du plus fort qu’elle le peut. Sur une seule jambe, le premier agresseur perd l’équilibre. Il tombe au sol dans un grand bruit. Le genre de bruit qui inquiète. On se dit que le corps ne peut pas recevoir un impact comme celui-là. Le poids d’un corps qui se cogne contre un sol dur. Qui s’étend sur un plancher couvert de verre. La peau qui se perce en une centaine de petits endroits. Parce que ce c’est ce que le verre fait. Il devient infime. Il se loge pour devenir indélogeable. Tous petits grains de sable piquants. Douloureux. Et les plus gros morceaux coupent comme ils l’ont fait dans la paume du Père Noël.

Celui-ci frappe ce qu’il peut atteindre en tentant de se relever. Un ventre ? Une poitrine ? Un bras ? On ne saurait plus dire. Le mari ne se gêne pas pour répliquer. Ses coups sont plus puissants. Il faut dire qu’il a quelques années en moins. Mais ils sont moins précis. Ratent souvent leur adversaire. À croire que ce n’est pas le premier combat de Monsieur Noël. Il y a des secrets qu’on ne révèlera jamais.

Le corps s’agite moins et Santa se relève avec toujours cette petite douleur aux genoux. Un coup de pied se plonge dans les côtes. Un grognement s’échappe de l’homme au sol. Son regard affaibli se retourne vers l’homme à la barbe blanche. Celui-là même qu’on ne reconnaît plus vraiment. Est-ce vraiment lui qui fait sourire tant d’enfants ?

Derrière lui dans l’appartement, un tintement se fait entendre.
« Santa ignore cependant le bruit et recommence à frapper. » (Voir le Spoiler 9)
OU
« Il se retourne vers la provenance du bruit. »  (Voir le Spoiler 8)
Spoiler 5:

… l’arrêter et comprendre sa colère. Cet homme devant lui a un jour été un enfant. Il ne peut s’empêcher de revoir les lettres de ce dernier, toujours empreintes d’espoir. Un enfant incapable d’apprendre. Empli de mauvaises intentions, mais exigeant toujours un peu plus de celui qui rendait tous les enfants heureux. C’était toujours avec un peu de regret que son traineau passait au-dessus de sa maison sans lui offrir ce qu’il avait demandé. Toujours en espérant que le garçon comprendrait. Qu’il changerait son comportement, arrêterait de torturer les filles, d’insulter ses camarades ou de briser les jouets des autres. Que c’était-il passé ?

Un nez qui remue et le voila glissé derrière son nouveau mari. Ses bras l’entourent pour l’empêcher de bouger. On ne s’en prend pas si facilement au Père-Noël ; c’est le mettre de l’évasion. Passer devant des chiens bien entraîner. Se faufiler sans activer le système d’alarme. Rester invisible face à l’enfant au sommeil fragile. Il sait faire tout ça, ce n’est pas son premier rodéo. Il lui souffle à l’oreille des mots qui apaisent. Des mots empruntés au Marchand de Sable. Qui endorment les enfants, mais apaisent les adultes.

Et de ses lèvres s’échappe sa douleur. Sa souffrance accumulée. De tous ces Noëls gâchés par celui qui aurait dû en être le héros. D’une vie un peu trop difficile. Difficile à surmonter. Difficile à continuer. Difficile à oublier. Des souvenirs d’un enfant troublé qui a tout rejeté sur un homme invisible qui devait tout lui offrir. Qui devait tout régler. Et qui n’a jamais rien fait d’autre que lui laisser un charbon sous son oreiller. Que rajouter un poids sur ses épaules. N’être qu’une critique de plus. Qu’un nouvel adulte qui lui rappelait ses vices. Il te raconte comment la colère est née de cette douleur trop pesante. Comment elle s’est forgée. Comment il en est venu à détester. Et maintenant qu’il était là devant celui sur qui il avait tout rejeté, il n’avait pas l’intention de le laisser filer. Pas l’intention de laisser Noël continuer et pourrir la vie d’un autre.

Encore coincé entre ses bras, il souffle impuissant…

« J’te jure, Noël va disparaître grâce à moi »

Père Noël ne peut pas laisser une menace comme celle-là planer au-dessus de cette fête inoubliable pour nombre d’enfants. Il doit s’en débarrasser en…
« … éliminant son mari. » (Voir spoiler 10)
OU
« … s’excusant sincèrement. » (Voir spoiler 11)
Spoiler 6:

Sa volonté était d’acier. Il ne se marierait jamais. Ainsi commença la ronde. D’abord son fiancé qui n’avait pas l’intention de moisir ici. Il insista. Rusa d’insultes, de mots mielleux, de bonnes intentions et de plus mauvaises. Puis les gardiens. Qui tentèrent de le faire craquer. Mais le Père Noël en avait déjà vu de toutes les couleurs. Il avait vécu la guerre. Les famines. Les drames climatiques. Les catastrophes politiques. La folie du genre humain il l’avait vue tant de fois qu’elle ne l’affectait plus. On le changea de cellule si souvent qu’il ne pouvait plus compter. On l’isola avant de le ramener à son nouveau compagnon. Ce dernier dépérissait sous ses yeux. Perdait espoir. Se confinait dans le silence.

C’était un jeu dangereux. Un jeu ou personne ne gagnait. Sa volonté n’était plus volonté, mais entêtement. Santa avait perdu son objectif de vue. Noël était passé sans qu’aucun cadeau ne soit distribué. Le jeu pris fin un jour de janvier un peu frisquet. Ils quittèrent leur cellule, pour se rendre nulle part.
C’est fini:
(C’est terminé. Noël est mort. Pardon, pas de surprise)
Spoiler 7:

Il ne lâcherait pas maintenant, mais peut-être pourrait-il se laisser convaincre. Après tout, c’est un homme sage. On ne vit pas tant d’années sans savoir reconnaître ses portes de sortie. Santa a vu, toutes ces années, ces hommes, ces femmes qui entraient au centre de redressement sans jamais en ressortir. Il a entendu les pleurs des enfants inquiets. Glissé-là, sur leur liste, entre une poupée et un chaton « Père-Noël demande à l’Incontestable de me ramener papa ». Cet homme devant lui, c’est sa porte de sortie.

Il n’en a pas envie. Il n’a pas voulu le croire. Mais ils sont mariés. Oui. Mariés. Il ne peut plus l’ignorer. Coincé ici, dans ce petit endroit clos. Il ne voit plus que ça. S’il veut préserver Noël, il n’y a qu’une solution : assumer son choix de s’installer au Japon et tous les risques qui venaient avec celui-ci. Accepter la lettre. Accepter celui qu’on a choisi pour lui.

« Je savais que tu ne m’aimais pas Père-Noël. Je l’ai toujours su, tu sais. Moi aussi je t’aime pas. Pas du tout même. J’aurais préféré me marier à un beau brun avec un petit accent américain, mais je veux pas crever non plus. »

Monsieur Noël ouvre enfin la bouche…
« pour lui dire ses quatre vérités » (Spoiler 12)
OU
« pour lui proposer une entente » (Spoiler 13)
Spoiler 8:

Il se retourne vers la provenance du bruit. Remarque le moniteur dans un coin stratégique de l’appartement. L’écran s’est allumé. Père-Noël délaisse derrière-lui son nouveau mari qui grogne légèrement, toujours étendu au sol. Il s’approche de la machine. Celle qui ordonne. Qui guide. Le messager des Dieux. Et sur l’écran quelques mots. Banals. Inconscients.

« Père Noël, bordez votre conjoint »

Le ridicule le frappe. C’est tellement minime. Un geste si parental. Affectueux. Protecteur. Ça le ramène sur terre. Et lorsqu’il se retourne pour voir celui avec qui il devra passer toute une vie, il le voit là amoché. Abîmé. Un peu plus cassé qu’avant. Comment en est-il arrivé là ? À faire du mal aux gens du monde. Lui qui aurait dû le protéger plutôt.

Il refait la courte distance qui le sépare du deuxième habitant de cette demeure. Les coups que ce dernier lui a portés se font aussi ressentir. Péniblement, il se penche pour l’aider à se relever. Et bien que celui-ci résiste un peu, craintif, il se tient finalement debout supporté par Santa. Ensemble ils marchent jusqu’à la chambre et Monsieur Noël suit les ordres qu’on lui a donnés. Il replace l’homme sur le lit, passe la couverture par-dessus lui et replie bien les bords autour de lui.

Il aurait pu s’arrêter là, mais les remords le gagnent. Il tire un fauteuil et s’y laisse tomber lourdement, épuisé il faut l’avouer. Il passera les heures qui suivent là à observer son nouvel époux. À se demander ce qu’il faisait vraiment ici. À se demander s’il s’était renié en s’emportant ainsi. Si finalement, l’Incontestable ne n’était pas une si mauvaise idée qu’il l’avait toujours cru.  

Après de longues discussions à boire mille et un chocolats chauds, chacun trouvera petit à petit une place dans le cœur de l’autre.
C’est fini:
Un mariage heureux et un Père-Noël prêt à retourner célébrer Noël ! Bravo, voici ta petite surprise :
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Spoiler 9:

Santa ignore cependant le bruit et recommencer à frapper. Frapper encore. Frapper plus fort. Il est n’est plus là. Il est absent. On l’a perdu. D’où vient cette rage en lui ? De la peur ? Pour la première fois que quelqu’un s’en prenne à lui. De se retrouver marié. De voir son univers s’effondrer ? Ou est-ce que ça viendrait d’autre chose ? D’une carrière à chercher à être parfait. Ou peut-être que l’on cherche trop loin. Peut-être que ça a toujours été lui. Caché là où personne ne pouvait le voir. Peut-être que ça n’a jamais été lui. Cette personne qui assène coup de pied sur coup de pied. Qui se penche à nouveau sur sa victime. Peut-être qu’il s’est perdu entre deux coups trop bien placés. Entre deux coups reçus. Entre deux coups donnés.

Le regard est vide. Il ne voit plus ce qu’il fait. Ne réfléchit plus. Il survit. Il expulse. Lui-même ne pourrait dire. Une sirène retentit. Le bruit a alerté les voisins. La police est là. Les coups ralentissent. C’est trop tard. Les poings sont rougis par le sang. Le sang de qui ? On ne sait plus. Le sang d’un poing qui a trop frappé. Qui s’est fendu. Détruit. Le sang d’un corps qui en a trop pris. Qui s’est vidé. Qui ne bouge plus. Qui ne respire plus.
Le Père-Noël est un meurtrier.

C’est fini:
(Ouin… Bah félicitations, t’as tué Noël!  Pas de surprise pour toi ! Meilleures chances la prochaine fois)
Spoiler 10:

… éliminant son mari. C’est après tout son devoir de protéger Noël et ce ne sera pas la première fois qu’il se salit les mains à ces fins. Nous l’avons dit plus tôt, mais ce n’est pas toujours facile d’être Père Noël. Son emploi l’oblige parfois à prendre des décisions qui vont à l’encontre de ses valeurs et de toutes celles qu’il tente de transmettre depuis des centaines d’années en travers la joie du temps des fêtes. La fabrique de Noël cache des secrets bien plus sombres que vous ne le croyez.  

Lentement, le bras droit se glisse autour du cou du nouveau mari. Se resserre jusqu’à en couper le souffle. L’homme s’agite, mais il est déjà sous l’effet du Marchand de Sable. Drogué. Affaibli. Son corps s’amollit. Glisse sur le sol. Santa ne lâche pas. Il maintient sa prise. Lorsqu’il en aura fini, Malu le lutin (ou est-ce Berdin ? Il ne sait plus) viendra tout ramasser. Tout faire disparaître. Le mari sera prononcé disparu. Un divorce sera sûrement annoncé. Papa Noël retournera à son atelier. Noël sera sauvé.

La gorge émet un son. Cherchant un souffle inexistant. La pupille s’agite. Cherchant un renfort qui ne viendra pas. C’est long. Qui a dit qu’étouffer quelqu’un était rapide ? Les films peut-être. Mais ce n’est pas un film. C’est la vie. C’est la mort. Et la mort ce n’est pas joli. C’est long. C’est laid. Ça pue la mort.

Il aura pu choisir quelque chose de plus rapide. Plus brutal. Il aurait pu choisir quelque chose de plus discret. Il aurait pu demander à quelqu’un de le faire pour lui. Garder ses mains aussi blanches que sa barbe. Mais s’il doit prendre la vie de quelqu’un, il veut le faire lui-même. Il veut le vivre pleinement. S’en rappeler. Ne jamais oublier ceux qui ont donné pour que Noël survive.  
Un cœur cesse de battre.

C’est fini:
D’une certaine façon… T’as sauvé Noël. Je ne sais pas si je respecte tes méthodes, mais bon. Une promesse est une promesse :
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Spoiler 11:

… s’excusant sincèrement. N’est-ce pas une période parfaite pour faire cela. Si le Père-Noël ne peut pas montrer l’exemple en étant le premier à demander pardon, comment peut-il être l’unique représentant d’une fête d’amour et de partage ? Son étreinte se relâche tranquillement. Les deux corps se séparent, se retrouvent face à face. Le mari se retourne et au coin d’un regard enflammé par la rage Santa ne peut s’empêcher de remarquer la perle brillante formée par une larme.

Le genou atteint le sol, non sans une pointe de douleur qui lui fait encore ressentir sa vieillesse. L’autre le rejoint rapidement. La tête basse, l’homme barbu énonce ses torts. Tous ses regrets accumulés. D’abord envers celui dont il partage maintenant le nom. Toutes ces fois où il aurait peut-être dû l’aider. Où il aurait peut-être pu lui donner une chance. Mais aussi envers tous ses autres enfants qu’il a cru décevoir. Qu’il a su décevoir. Il ne peut pas s’empêcher de s’excuser pour toutes ses erreurs passées. Parce qu’il est humain lui aussi et cette puce le prouve.

Sans prévenir, une larme se pointe. Coule sur sa joue. Toutes ses erreurs qu’il n’a jamais pu avouer. Qu’il s’est toujours reproché sans pouvoir en parler. Santa se doit d’être parfait. Confiant. Même s’il ne l’est pas. Alors à qui aurait-il pu en parler ? La vulnérabilité de celui qu’il avait toujours cru inébranlable déstabilise le nouvel époux qui s’agite un peu.

« Nan… Mais… disons que… ça va. T’avais pas à te mettre à genoux. Je veux dire… Y a encore du verre par terre. »

Sans savoir quoi dire de plus, il se retourne et s’éloigne dans l’appartement. Il ne le pardonnera pas aujourd’hui. Pas demain non plus. Peut-être jamais complètement. Tous les jours, Santa travaillera à rapiécer la confiance qu’il a détruite. Dans la joie comme dans la peine. Jusqu’à ce que la mort les sépare.
C’est fini:
(Oooooh… Jolie fin de conte de fées et Noël existe toujours ! Voici ta surprise :
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)
Spoiler 12:

… pour lui dire ses quatre vérités. Il n’avait pas vraiment tort. Père-Noël n’avait jamais avoué ne pas aimer un enfant, mais aujourd’hui était un jour différent. C’est peut-être que cet enfant n’en était plus un. C’est peut-être qu’on l’avait forcé à le marier. C’est peut-être l’émotion du moment : la colère, la peur de ce mariage, l’inquiétude de perdre Noël. Santa s’est relevé avec un peu de difficulté et il lui a tout reproché. Chacune de ses fautes de jeunesse, il les connaissait. La fois où il avait poussé Yuki dans la cour de récré pour qu’elle lui donne la corde à sauter. Celle où, adolescent, il avait embrassé Jenny pour voir la colère sur le visage Benny. L’urne de mamie qu’il avait jetée du 2e étage.

Il ne l’a pas ménagé. Lui expliquant sans remords à quel point il avait été une mauvaise personne. À quel point, il n’avait jamais mérité l’amour qu’il ne cessait de demander sur ses listes de Noël. L’aimer lui ? Jamais ça n’arriverait. Même s’ils étaient mariés. Même s’ils partageaient la même demeure. On ne vit pas une vie malhonnête en espérant que le destin nous remercie.

Il avait quand même raison le mari. Il n’était pas question de mourir ici. Il fit donc ce qu’il avait à faire et somma les gardiens de le faire sortir. Son nouveau partenaire sorti la tête basse du centre entra dans le taxi sans un mot. En fait, il ne dit plus rien cette semaine-là. Mangeant en silence. Couché toujours dos à celui qui partageait son lit. Le barbu se dit qu’il y était peut-être allé un peu fort. Qu’il aurait pu être plus délicat ! Puis, le 24 décembre au matin, il perçut une lueur d’espoir. Sur la table de la cuisine, une assiette de biscuits à son intention. Peut-être s’ouvrait-il enfin à Monsieur Noël. Ce dernier ne pouvant résister au parfum enivrant de cette demande de paix se servit généreusement.
Qui aurait cru qu’ils étaient empoisonnés ?

C’est fini:
(Oh oh… Sans Père-Noël, pas de Noël. Je ne peux pas t’offrir ta surprise. Meilleure chance la prochaine fois)
Spoiler 13:

… pour lui proposer une entente. Se montrer plus intelligent que la machine. Père Noël ne comprend pas vraiment l’intérêt d’un mariage arrangé. D’un mariage comme le sien avec cet homme auquel il n’a jamais parlé . Un homme qui ne l’aime plus depuis longtemps. Qui a arrêté de croire en lui bien trop jeune. D’un homme que lui-même n’a jamais aimé autrement que comme tous les autres enfants qu’il gâte chaque année. À quoi bon un mariage sans amour ? À quoi un mariage préfabriqué ? Ça ne lui ressemble pas. C’est si loin de tout ce en quoi il croit. Rien à voir avec le message de Noël. Et peut-être. Peut-être que souvent l’Incontestable a raison. Mais est-ce que tous ces succès valent vraiment la peine s’il y a ne serait-ce qu’un seul malheureux ? Si la magie disparaît ?

Aujourd’hui, on l’accule au pied du mur. On lui donne un choix qui n’en est pas un : tout perdre et mourir ou mettre de côté ses valeurs et se marier. Devant une telle décision, il n’a qu’un seul choix. Se relever et prendre la situation en main. Reprendre les rênes secrètement pour ne plus être contrôlé. Une proposition simple « Tu ne veux pas mourir. Je veux continuer à préparer Noël. Nous n’avons pas besoin de nous aimer, simplement à suivre les règles ». Et à secrètement espérer l’un des rares divorces prononcés par l’Incontestable.

Il ne viendra jamais ce divorce. Tout comme l’amour. Ils sortiront du centre sans se regarder. Rejoindront la demeure qu’ils partageront éternellement. Ils deviendront acolytes, partageant un plan à deux. Un contrat pour leurs propres intérêts. Ils survivront ensemble. S’aideront peut-être parfois. Mais jamais ne s’aimeront vraiment. Un doux accord qui permettra à Noël de perdurer.
C’est fini:
(Tu as trouvé un terrain d’entente :D Noël est sauvé même si ce n’est pas très romantique, voici ta petite surprise : )
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Genre, jpp

Et Aiichiro m'a fait un rébus pour le nom d'Ichiban :melul:
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Merci vous êtes des amours prpr

ps: le truc que j'appelle mari m'a aussi fait un vava
Animation ;; Noël 2018 - Page 2 HzSrixe
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le Mer 26 Déc - 22:09
Je viens vous présenter ce que j'ai eu plus ou moins !

Pour Saya je remercie Michiru (voir à côté)

Sinon comme j'ai tout affiché pour Izaya le cadeau est dans la signa (Merci au souillage d'Aiichiro), et pour Kasuya c'est l'avatar (un grand grand merci à Karl)

Merci beaucoup a tous et au staff pour ce super évènement !
Invité
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