Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 200803042355296862
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— Just Married —

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Inscrit.e le : 15/05/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Marié à Maxwell ♥.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Marek S. OBAYASHI
"La caractéristique vestimentaire du con consiste en un besoin irrésistible de s'habiller comme tout le monde." - [Pierre Desproges]

Généralités
Nom ;; Obayashi, et on remercie l'héritage merdique de mon daron qui condamne ma vie.
Prénoms ;; Marek Salomon. Je dis rarement mon second prénom car, étrangement, ça finit souvent en Salopard.
Âge ;; 29 ans.
Genre ;; Mes couilles sont des vrais.
Origines ;; Éthiopienne ♥ et Japonaise...
Activité ;; Activi...quoi ?... J'écris des bouquins qui se vendent pas, ça compte ?... Vive les alloc' chômage.
Sexualité ;; Hétérosexuel, et je teste même pas autre chose pour "savoir". J'suis sûr.
Avatar ;; OC de Zombiebass.
Règlement ;;
Chemin ;; Ça fait longtemps que je l'ai perdu.
Commentaire ;; Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 4158426957
Histoire
Ma vie pourrait être un tant soit peu hors du commun, dramatique, voire triste si elle ne ressemblait pas à celle de beaucoup de Nippons de notre époque. La seule particularité que je pourrais y mettre, c'est qu'à la base, je ne vivais pas au Japon et j’aurais pu éviter beaucoup de problèmes si je n’avais pas une laisse autour du cou me rattachant à ce pays que je ne connaissais pas.

Je suis né le 30 janvier 2082 en Éthiopie, d’un père japonais en études longues à l'étranger et d’une mère éthiopienne. Alors oui, le match est étrange, mais ça a bien collé entre les deux à tel point qu’au bout de plusieurs parties de jambes en l’air, je suis apparu. Comme une cerise au centre d’une forêt-noire, et les forêts-noires, faut être franc, c’est dégueulasse. Une chance pour moi, mes parents, entrant à peine dans la vingtaine pour mon père, assumèrent leur erreur – Oui c’est moi l’erreur. Sachant les lois du pays de mon père, ce dernier ne me déclara pas comme étant son fils. C’était facile en Afrique, où les structures de santé limitées, faisaient que le suivi des grossesses n’était pas toujours bien fait. Ce fut risqué, mais mon père voulait éviter à tout prix que je reçoive la puce. De ce fait, officiellement, sur les papiers, mon père biologique est le meilleur ami de ma mère, aussi Éthiopien qu’elle. Oui, elle était d’accord pour supporter la honte d’un faux adultère pour me protéger, elle est badasse ma mère. Vous vous demandez si ça a fonctionné la magouille ? Oui, très bien même ! Pendant une semaine. Oui, bah le temps que l'administration là-bas règle des papiers et envoie des médecins par avion. Donc non en fait, ça a totalement foiré. Pas dupe la puce a tout cafté dans son pays de merde. Donc, à une semaine de vie, je finissais sur le billard pour être espionné à vie. Ouh là là ! Ça commence bien cette histoire.
J’ai eu une enfance plutôt agréable. Même si inattendu, mes parents m’ont donné tout l’amour et l’attention qu’un enfant devait avoir. Parfois un peu trop, ayant du mal à couper le cordon quand j’ai commencé à trouver mon indépendance. C’était étouffant d’entendre les recommandations avant chaque sortie, chaque voyage entre copains, me rappelant de faire attention à ci, à ça. Des parents poules quoi. Ce n’est pas qu’ils ne me faisaient pas confiance, au contraire, mais les parents, ils flippent pour un rien et il fallait que je les rassure constamment. Mais j’étais très proche d’eux, tellement que ça ne me gênait pas de parler cul avec ma propre mère. C’est ce que j’appelle des parents copains.
Niveau scolarité, je n’étais pas le premier de la classe, ni le moyen. Non, en fait, j’étais plus le petit con qui foutait la merde au fond de la salle à lancer des boulettes de papier mâché au plafond et à dessiner des bites sur le bureau. Je passais mes années à un poil de cul du redoublement et l’enseignement me faisait profondément chier. La seule chose que j’aimais, c’était le sport. Donc, oui, j’étais le bon gros cliché du grand baraqué un peu con, mais ce qui m’en sortait était mon amour pour les livres et l’écriture, en plus de ne pas figurer dans la catégorie trou du cul, mais plus fosse à blague nulle. Alors j’étais chiant, mais on m’aimait, et même les profs m’appréciaient. Franchement, je ne sais même pas comment je faisais.
À côté de l’école, mes parents m’ont plutôt bien élevé, je connais les bases, mais j’ai la flemme de les appliquer. Ils m’ont aussi ouvert à leurs deux religions : ma mère, orthodoxe profondément croyante, tenait à ce que je sois baptisé et tout le tatouin, en plus des prières tous les jours. Mon père, moins pratiquant dans le shintoïste m’a surtout instruit le respect des autres et de ce qui m’entoure. De ce fait, je suis plutôt tolérant pour pas mal de choses, sauf dans le cassage de couilles. Faut pas abuser non plus.

Bon, je vous vois là, à ne pas suivre. Ah ! Vous vous en foutez de ce que je raconte ? J’ai dit que je recommençais depuis le début, si ça vous emmerde, je ne vous oblige pas à lire. Vous voulez savoir la merde qui m’est arrivé et pourquoi j’en suis là aujourd’hui ? Ça se voit tant que ça que j’essaye d’esquiver cette partie depuis le début ? Bande de vautours !

Bon, comme vous pouvez vous en doutez, c'était trop beau pour continuer. Eh, oui, il est arrivé le jour où mon père s’est vu marier avec une connasse – non, pardon ce n’est pas sa faute, et en vrai, je l’aime bien ma belle-mère – une japonaise de son pays natal. À force, d’être heureux en Éthiopie avec sa « femme » non reconnue par le Japon, il avait totalement oublié cette histoire d’Incontestable. Faut le comprendre aussi, il n’allait pas vivre dans la peur de la séparation toute sa vie, il a donc fait un gros déni. Et là vous allez me demander en quoi ça a changé ma vie ? Je rappelle que j'ai une puce aussi ? Voilà. Le souci, c'est que mes parents ont cru bon de ne jamais m'en parler de ce petit "souci", pour me "protéger". Je suis un peu tombé des nus en apprenant le délire – en plus j'avais une petite amie à ce moment-là, merde ! – et j'ai donc fait un peu la gueule en bon ado que j'étais – et parce que c'était légitime.
Ce fut un déchirement pour la famille, mais surtout pour mes parents ; même s’ils s’étaient préparés à cette éventualité. Le truc, c'était : que faire de moi ? De ce fait, il avait été décidé – sans mon avis, sinon ce n’est pas drôle – que je parte vivre au Japon avec mon père et que je retourne voir ma mère pendant les grandes vacances d’été. Le but était que j’apprenne le japonais et m’habitue au pays au cas où je serais marié un jour. En gros, on me fout dans la marmite froide et on fait chauffer lentement au lieu de me foutre direct dans l’eau bouillante. Sympa hein ? Autant vous dire, que j’étais enthousiaste et je l’ai très bien vécu. Ah ah !... Non. À seize ans, en pleine crise d’adolescence et recherche d’identité, je me retrouve séparé de ma mère, mes racines, mes amis, mes habitudes et largué comme une merde dans un pays inconnu à la langue étrangère et reconnu pour sa xénophobie.

La suite de ma vie à partir d’ici, je l’ai assez mal vécu. Dans un pays élitiste où la reconnaissance se fait au mérite, le petit éthiopien branleur que j'étais ne savait pas trop ce qu’il foutait là. Et en plus, j’étais noir et étranger. Alors j’ai quand même de la chance, la politique japonaise instaurée depuis plusieurs décennies faisait que les étrangers étaient quand même mieux acceptés qu’avant, mais il n’empêche que je me sentais un peu seul quand même et qu’on n’enlève pas des millénaires d’autarcie comme par magie. La peau mate en Asie ça se voit vite et moi qui vivais avant en Afrique, le changement de grade de couleur a été assez violent. Je n’étais pas habitué, et même si on est tous humain en soi, je ne me sentais pas à ma place, avec ou sans ma moitié de gènes japonais. Donc évidemment, en plus de la pression de réussite et la pression sociale qu’on me força à ingérer à peine arrivé et quelques bases du japonais appris – pourquoi tu ne m’as pas appris cette langue plus tôt papa ! – je dus me farcir les remarques clichées, et les moqueries dues à mon accent. Les adolescents, ce n’est pas connu pour être sympa entre eux. Ah ! Et je ne vous ai pas dit, ça pourrait être tout, mais j’ai aussi dû me farcir toute la propagande de l’Incontestable, en force, en accéléré, par cours particulier en plus pour les gosses comme moi qui prenaient le train en route. Autant vous dire que j’avais du mal à l’ingérer, que je posais beaucoup trop de questions aux goûts des profs - les questions d'ordre éthique et moral ne plaisent pas du tout – et que j’ai souvent finies en colle pour insolence, car je n’adhérai pas trop trop au bousin.
Donc, forcément, au bout d’un moment, ce qui devait arriver arriva : je ne voulais plus aller à l’école, ni même sortir de chez moi, ni même de mon lit en fait. Ils avaient même réussi à me dégoûter des cours de sport. Pourtant, mon cadre familial n’était en rien toxique. Ma belle-mère était très gentille, compréhensive quand elle avait appris l’histoire de mon père et de ma mère et ils s’entendaient assez bien. Dans son cœur elle m’avait même adopté, faisant de son mieux pour que je l’accepte. Mon père m’avait bien éduqué sur la tolérance. Même si j’avais la haine de cette situation, je n’en voulais pas à cette femme, et je faisais de mon mieux de mon côté aussi. Mais même en faisant ça, la dépression ça ne se contrôle pas.
Au début, mon daron ne s’inquiétait pas, il pensait à une mauvaise passe, à une difficulté d’adaptation, que ça passerait. Mais quand il remarqua que je tirais tout le temps mes manches quand j’étais avec eux et que sa femme découvrit des taches de sang sur mes vêtements lors du lavage – ça ne part pas cette connerie quand je frotte ! – il déchanta. Évidemment, il tenta de me comprendre, voulut savoir ce qui n’allait pas, pourquoi je me faisais du mal, ce qu’il pouvait faire pour m’aider. Vous avez déjà réussi à faire parler un adolescent en mal-être ? Bien sûr que non, les parents, c’est bien les dernières personnes à qui on a envie de se confier et si vous dites que oui, vous mentez. J’aurais pu tout lui dire, mais je n’avais pas envie qu’il se sente responsable, et me scarifier, je ne sais même pas pourquoi je faisais ça. En fait, chaque fois que je me coupais, je ne me rendais quasiment plus compte de ce qui se passait autour de moi, je n’avais plus à faire face à mes difficultés et ça me faisait vraiment du bien. Mais c’était que de courte durée, alors je recommençais. C’est tout. J’étais jeune, perdu et je ne voyais pas réellement la gravité du geste. C’est quand mon père m’emmena voir un psychiatre – avec mon accord, je teste et si ça ne va pas, on arrête – que je compris que ça n’allait vraiment pas du tout.

Si vous voulez savoir, je n’étais pas suicidaire, enfin je crois. Peut-être que si ça avait continué comme ça, le pire serait arrivé, mais ce ne fut pas mon cas. On a réagi assez tôt. Au début, je n’étais pas très enclin à aller voir un toubib pour lui raconter ma vie. Déjà, que j’avais du mal à me confier à des proches, alors un inconnu. Et pourtant, ça s’est révélé bien plus facile que prévu, faut juste se forcer un peu au début et le reste s’écoule comme le mur brisé d’un barrage. Tout y passa, mes craintes, mes colères, la pression au quotidien, au lycée, les brimades sur mon apparence, mon accent. Le fait que je ne rentre pas dans un putain de moule imposé – pas ma faute si les Jap’ sont plus petits que moi. C’est avec mon psychiatre que j’appris le mot « Ijime », j’étais un ijime avec une grande gueule, mais taillé comme un spaghetti et ne sachant pas se défendre – oui, j’étais bon en sport, mais sur l’endurance par la force – alors forcément, je m’en prenais plein la gueule. Au fil des séances, mon médecin m’apprit à surmonter tout ça, de petits conseils. Il faisait tout pour que je n’aie pas à prendre des médocs’, et pour ça, je le remercie. En parallèle, j’avais décidé de faire un sport de combat pour me défendre et reprendre confiance en moi. Ça marcha pas mal, même un peu trop bien, puisqu’un jour, alors que le même groupe de con venait m’emmerder, l’un d’eux s’est retrouvé la gueule encastrée dans son casier dans un joli son de cloche. Ça m’a valu un avertissement de mon école, mais je m’en foutais, après ça, plus personne ne m’a cherché des noises. Par la suite, j’avais tendance à protéger les gens qui s’en prenaient pleins la gueule. Je n’étais pas connu pour mon air sympathique, mais ça se savait qu’il fallait venir me chercher en cas de problème. Alors forcément, j’avais fini par me faire des amis, assez proches, avec les mêmes délires et les mêmes goûts – surtout musicaux. On avait même fini par monter un groupe de rock/métal où j’étais chanteur avec Hayate qui était bien plus doué en screemo que moi, car je ne savais pas jouer d’instruments. Logique.
Par contre, niveau scolarité, ça n’allait pas du tout. Rien ne s’arrangeait, malgré des nombreux cours du soir. Le niveau nippon et cette atmosphère constante de compétition, ce n’était pas pour moi. Alors j’avais arrêté mes études vers mes dix-huit ans – j’avais redoublé ma première année de Koko puisqu’avant on ne pouvait pas redoubler et que j’avais accumulé un retard monstre. Je ne m’étais pas senti de faire une université, et en vue de mon classement, aucune d’elle m’aurait accepté. Alors j’avais commencé à faire des petits boulots là où on acceptait les mineurs pour ne pas être un poids pour mes parents. Je faisais également des combats illégaux pour arrondir les fins de mois. Au début, je prenais des raclées, mais je compris vite que dans ce genre de milieu, c’était chacun pour soi et que tous les coups étaient permis. Alors j’usais de mon endurance et mon agilité pour venir à bout de mes adversaires souvent plus gros que moi. Je les fatiguais et les frappais quand ils étaient à bout. Ce n’est pas forcément très élogieux, mais ce qui comptait, c’était de gagner avec les paris et le fric qui va avec. C’est d’ailleurs pendant l’un de ces combats que j’ai hérité de mon impressionnante cicatrice au ventre. Un mec qui n’a pas apprécié de perdre son pari et qui a tenté de me poignarder Heureusement, il a raté son coup, avant d’être maîtrisé par la foule. La plaie n’était qu’en surface, mais méritait tout de même quelques points. Le truc, c’est qu’à l’hôpital, c’est un interne qui s’est occupé de moi, et pas un doué. Il m’a recousu avec du fil résorbable, habituellement utilisé pour les organes internes. Résultat la cicatrice s’est élargie lors de la cicatrisation et je me retrouve avec une belle balafre qui donne l’impression que je me suis sortie de la mort alors que rien du tout, j’ai eu plus le flip que de mal. Mais parfois, je me la pète avec en racontant des histoires différentes sur le sujet, un peu comme Joker et son sourire.
En parallèle, je m’exerçais à l’écriture. Si je devais avoir une matière forte, c’était l’expression écrite. J’adorai écrire, raconter des histoires, ça m’apaisait et m’occupait. J’avais commencé à mon arrivée au Japon, et c’était devenu une vraie passion. Auteur, c’était un travail qui me branchait bien alors pendant mon temps libre, entre mon boulot merdique et mes combats de rue, j’écrivais mon bouquin. Si vous voulez savoir mon style, c’est l’horreur et l’angoisse. Un truc que j’aime au Japon, c’est leur folklore, leur monstre, Yokai, en tous genres. C’est hyper inspirant pour mon type d’écriture et en plus ça plaît – du moins les nouvelles que je postais gratuitement sur mon blog. Alors forcément, après deux ans d’écriture, je sortis un bouquin. Il ne marcha pas des masses, étant mes followers qui l’achetèrent, mais au moins j’étais heureux d’avoir réussi à le faire publier garce à un financement participatif. C’est sûr que pour le moment, je ne pourrais pas en vivre, mais ça me motivait à continuer.

C’est déjà pas mal comme merde, mais ce passage de ma vie m’a quand même rendu plus fort. Et puis ce n’est pas très original. On est nombreux à avoir vécu ce genre de choses à cause de ce pays. Même si on reste une forte minorité. La propagande fait plutôt bien son job au Japon, et c’est à moi de rentrer dans le rang. Paraît-il. Et puis j’avais réussi à remonter la pente. Sauf que la vie est une éternelle vague et je n’avais pas vu celle qui m’arrivait sur la gueule.

On se souvient tous en 2109 de Shukumei, le séisme, le tsunami, les milliers de morts répartis entre écrasés et noyés. Cependant, on se souvient moins bien que toute ma famille s’est baignée dans ce bordel ce jour-là, tout habillée. Oui, la piscine à vagues dans le salon, on ne s’y attendait pas, ce n'était pas prévu dans le budget mobilier. Le séisme juste avant, qui passe la maison en mode vibromasseur, on avait l’habitude, peut-être moins quand la commande était au maximum, mais la flotte, on n’y était pas vraiment préparé.
Après le tremblement de terre, il y avait eu des dégâts dans la baraque, la cuisine avait pris cher et on s’était mis tout ensemble dessus pour ranger un peu le bordel et constater les réparations à faire. Même si je trouvais que la nouvelle fenêtre dans le mur améliorait sa luminosité. Et puis, éboueur à ce moment-là, ce n’était pas le jour où j'allais ramasser les poubelles. On était tellement pris par le nettoyage pour reprendre une vie normale, chiante et monotone, comme après chaque séisme, qu’on n’avait pas vraiment écouté les informations à la télé. Ça aurait été cool si on avait entendu qu’il fallait se barrer, car on allait tous crever noyé. C’est que la nature est une farceuse, elle fait peur avec une secousse puis te fout une droite avec un tsunami. Ça s’appelle le double effet Kiss Kool, et celui-là, il rafraîchit super bien. Non, ni mon père, ni ma belle-mère, ni moi, nous avions fait attention. Alors évidemment, quand la vague est arrivée, ce fut le massacre.
Ça a commencé avec l'alarme qui avait sonné trop tard vue notre position au premier rang du cinéma, vous savez, là où on voit très mal et on se nique les yeux. La pire place quoi. Puis, les cris des voisins lointains qui se prirent en premier le déferlement des eaux. C’est allé vite, trop vite et à vrai dire, je me souviens plus vraiment de ce qu’il s’est passé. Je me souviens que j’étais le seul à l’étage au moment de la collision entre la mer et la baraque. Pourtant, je me suis pris de la flotte plein la gueule alors que j’avais pris ma douche le matin même. D’abord, un grand fracas, avait fait vibrer toute la maison, brisant les fenêtres sous l’assaut des flots sur le flanc gauche de la structure. La baraque s’était remplie d’eau comme une vulgaire caisse de plastique, mur et double vitrage opposé retardant son écoulement. Ma première réaction eut été de chercher une sortie de secours, en hauteur, sur le toit, mais impossible de l’atteindre sans cette foutue clé rangée à la cave – Sérieux, à la cave ! Alors je m’étais accroché comme j’ai pu à une poutre des combles, tentant de rester conscient. Les remous se faisaient un malin plaisir de me faire boire la tasse, à tenter de s’immiscer dans mes poumons pour me faire tousser, cracher, m’étouffer. Ce fut pire quand la fenêtre de sortie céda et que le courant se fit plus fort. Seule la peur de mourir aussi connement avait réussi à me maintenir conscient. Le tsunami passa en plusieurs vagues, détruisant à chaque fois une partie de la maison qui me protégeait. Ce furent vingt horribles et interminables minutes qui j’ai dû passer à subir flux et reflux de la mer avant qu’enfin, elle se calme. Ce fut un miracle que la carcasse de la maison ne me soit pas tombé dessus. Quand enfin l’eau s’évacua et que j’avais craché toute l'eau salée du Pacifique, je me suis évanoui.
L’ascenseur émotionnel, c’est quand j’ai appris que j’avais survécu à une catastrophe qui marqua l’histoire de l’humanité, ouai bon, surtout du Japon, j’en étais presque fier. Puis j’ai déchanté quand j’ai appris juste après que j’étais le seul survivant dans ma famille nippone. Ça, c’était moins cool, vraiment. En plus, je ne m’appelais pas Kenshirô, sinon ça aurait été cool de dire : Je m'appelle Ken le survivant. On peut rajouter aussi que l’ascenseur, après s’être explosé au rez-de-chaussée, a continué sa chute au sous-sol avec la perte de ma voix. Pourtant, après examens, je n’avais aucune lésion au cerveau et mes cordes vocales étaient, et sont toujours, intactes. Une aphonie psychologique que je me suis tapé, dû au choc de ce que j’avais vécu. Ce n’était pas trop grave selon les toubibs, des séances chez le psy et ce genre de chose part au bout de quelques jours à quelques mois. Ah ça m’a rassuré, ce serait con pour un chanteur de perdre sa voix hein ? Ah ah ! Ça va ! Ah ah !.... ah… Et puis pourquoi me plaindre hein ? Je me suis dit que j’avais de la chance d’être en vie quand même et j’ai tenté de sourire à la vie. Non, je déconne, j’ai chialé ma mère, mon père - mes frères et mes sœurs, oh oh ! Ce serait le bonheur ! – pendant une semaine après avoir déchiré une bible en deux et fait un fuck au monde entier avant de me reclure dans ma chambre. Ah non, j'en avais plus. Donc sous les draps que le refuge qui m'abritait m'avait filé.
Pendant des mois, je suis allé voir un psychiatre imposé - même pas le mien en plus - qui m’a plus ou moins aidé cette fois. Non en fait, il n'a servi à rien et je n’ai jamais compris à quoi ça servait de « discuter » - toujours muet les gars – car après toutes ces séances à me pomper mon fric, il n’a jamais réussi à guérir mon aphonie et ma phobie. Celle de l’eau, cette putain d’eau qui avait tué ma famille et avant tenté de me noyer. Quoique je suis médisant, au début, en plus de refuser de me baigner ou prendre une douche, j’étais incapable d’avaler n’importe quel liquide. Je paniquais, ma gorge se bloquait par peur de m’étouffer et finalement, bah je m’étouffais tout seul comme un con. Le cercle vicieux. Je m’hydratais en mangeant de la pastèque et des concombres, autant dire qu’au bout d’un moment, je saquais plus ces fruits – en plus d'avoir la chiasse. Puis petit à petit, j’ai réussi à reboire plus ou moins liquide : des yaourts, des jus de fruit avec masse de pulpe… mais l’eau non, impossible. Mais au moins je n’allais pas crever de déshydratation. Le reste en revanche, je suis encore bloqué dans ma peur. Donc on évite de me proposer un week-end plage, vous connaissez ma réponse – en plus l’eau salée, c’est la pire. Pour la perte de ma voix, je ne l’ai toujours pas retrouvé aujourd’hui, j’ai plus vite fait d’apprendre le langue des signes que de régler mon blocage psychologique. Pourtant, à force de voir mon psychiatre, on avait réussi à trouver le souci, j’avais presque réussi à faire quelques sons. C’était l’eau, dès que j’en voyais, ça me bloquait direct et réduisait à néant mes efforts. En gros, si je ne règle pas ma phobie, je ne règle pas mon aphonie. Et sachant que ça fait une éternité que je vais plus le voir… on finit par s’y faire (non !).

J’avais acheté un petit appartement merdique – loin de la mer – avec les sous de l’assurance et une partie de mon héritage. Ma mère m’avait proposé de retourner en Éthiopie le temps que je me remettre, mais je n’avais pas envie de dépenser les maigres sous qui me restaient. De plus, j’avais peur de plus vouloir revenir au Japon et vivre la même chose que mon père. Elle était donc venue un mois au Japon, quand les vols étaient revenus, pour les funérailles de mon père et était repartie dès que son visa avait expiré. Après ça, je me suis retrouvé seul et c’est à ce moment-là qu’expérimenter des conneries m'a semblé une « bonne idée ». La clope, je touchais déjà, la beuh, j’en suis allergique – enfin, je finis avec une rhinite quand j’en prends, ça ne me tue pas, mais c’est relou sur le long terme – donc j’ai fini par commencer à boire. Et j’ai eu le malheur de me sentir mieux, d’avoir l’impression de remplir un vide que je cachais derrière mes rares sourires. L’alcool, étrangement, j’arrivais à le boire. Ça aurait pu être bien, quelques fois entre copains, en faisant attention. Quelquefois quand j'allais vraiment très mal. Le souci, c’est que je ne me suis pas limité à quelques soirées décalées. Le souci, c'est que j'allais tout le temps mal. J’ai commencé à boire de plus en plus, pour oublier, pour me sentir mieux. Et forcément, un jour ça dérapa.
J’avais repris mon boulot d’éboueur, ce fut la galère, je n’avais pas envie. Mais j’avais dépensé tout le fric qui me restait et je n’arrivais plus à écrire. Comprenez, malgré les mois passés, je n'arrivais pas à être très enjoué. J'avais fait le mort – si j'ose dire – pendant tout ce temps, envoyant uniquement des arrêts maladie en guise de signe de vie. J’ai tenté de ne laisser rien paraître, toujours souriant et enjoué, mais avec un air faussaire permanent. Mes amis s’inquiétaient, mais je refusais d'en parler, la seule personne à qui je me confiais, c’était Dieu – Ouai, je me suis réconcilié avec ma Bible, même si le scotch ne tient pas des masses – car comme dit plus haut, je voyais plus mon psy. Le truc, c’est qu’au bout d’un moment, je fatiguais de faire semblant de sourire, et je devins de plus en plus agressif et sur les nerfs. À cela on rajoute que je n’avais pas forcément l’alcool joyeux, voire même plutôt violent et que je n’en avais plus rien à foutre d’aller au taff bourré, bah un jour ça a fini par crasher et j’ai mis sur la gueule d’un collègue qui foulait me forcer à parler. Et je rappelle que je vis au Japon, ce pays de trous du cul coincé qui ne pensent qu’aux apparences. Alors évidemment, je me fis virer. Et je n’en avais rien à foutre. Et vous voulez rire un coup ? Ah ah ! Ma copine qui m'avait soutenu tout ce temps m'a larguée après que je l'ai frappée sous ivresse à cause d'une engueulade qu'elle a commencé cette salope. Pour un coup putain ! Tout va bien dans ma vie ! Bordel ! … Hein ? Ouai, je n’ai pas trop parlé d’elle, car on s’en branle de la meuf.

Donc voilà, aujourd’hui, j’en suis là. Seul dans mon appart’ à vider les bouteilles quand je ne vais pas dehors pour me battre, me défouler, oublier un instant ma vie – sauf quand il pleut. Je suis devenu à gros con, pour ne pas dire blaireau d’après la fille. Je n'arrive plus trop à écrire et j’ai plus de job. Bon au moins j’ai toujours mon groupe d’amis et de musique. Bon, bien sûr, je chante plus hein, j’ai appris la basse pour remplacer le bassiste qui s’était barré et la seconde voix du groupe et devenue la première et la seule. C’est quand même bien, faut rester sur le positif. Hein ? Non, je vais très bien connard !

Caractère
Marek, d’un point de vu extérieur, car c’est chaud de se décrire objectivement :

Marek est un être un peu étrange, à mi-chemin entre un blaireau et une loutre bourrée. Car oui, il l’est souvent, non pas loutre, bourré ! Quoiqu’il soit parfois blaireau. Faut dire qu’il n’aime pas l’eau, il n’aime vraiment pas l’eau. L’eau, c’est mauvais, c’est toxique et ça fait rouiller, dira-t-il, mais en réalité, il est hydrophobe. Comme le fait qu’il aura du mal à le dire puisque psychologiquement aphone. Traumatisme de Shukumei, sa relation avec cet élément vital et digne de celle d’un vieux couple divorcé où l’un des deux – ici l’eau – a pris le compte en banque, la baraque, la voiture, les gosses, et même le chien après l’avoir tabassé sans retenue. Et ça Marek, il lui en veut terriblement, mais est incapable d’aller lui gueuler dessus toute sa rage.

Marek, c’est un « timide » dans l'âme, qui garde tout pour lui, et noie – si j’ose dire – ses problèmes pour les oublier. Enfin, timide entre guillemets, car il est loin d’être le pauvre mec dans un coin dans la pièce lors des soirées, mais plus celui à faire l’hélicobite sur la table centrale – cela lui valut d’ailleurs de figurer sur la liste noire de certains bars – et à rire d’une voix morte à toute blague totalement débile – même une blague sur Toto aux toilettes. Il n’aime juste pas embêter les autres avec ses propres soucis et a cette tendance à devenir violent quand on essaye de le faire parler. Oui, Marek, quand il ne boit pas – ce qui est rare – il se bat, fout des gnons et gueule des injures. Il le fait aussi bourré en fait. Car c’est la seule chose qui l’aide à tenir debout : l’adrénaline. Il n’est donc pas rare de le voir dans des fights club pour s’y défouler, heureux de se faire démonter la lèvre et gagner des paris.

Quand le problème ne se résout pas avec des coups, il les fuit comme la peste. Loyal, mais peu fiable, il peut vous laisser tomber si la tâche à accomplir est trop ardue, notamment les demandes de déménagements, le ménage et aller faire les courses un dimanche matin à la même heure que la sortie hebdomadaire des vieux. Par contre, soyez en danger et il accourra comme un dingue, mue d’un courage idiot pour vous sauver, avant d’amèrement le regretter. Mais on ne touche pas à ses amis qui sont pour lui bien plus de valeur que sa personne. La peur de perdre le rend surprotecteur, collant voir même possessif. L'unique moyen de décoller cette moule lorsqu'il se montre chiant comme ça : le verre d’eau ou la poire de douche. Étonnement, il se cassera aussi vite qu’il est venu, plus efficace qu’un insecticide et bien plus écologique, l'eau, le super repousse de demain !

On pourrait penser que c’est un mec bien derrière son air brut, et puis il n’a pas eu une histoire facile. Mais en vrai, c’est un gros con. Du moins, c’est ce que toutes les meufs qui l’ont fréquenté disent. Quand le lien de l’amitié ne s’est pas créé et que c’est juste une histoire cul, il reste un pauvre type égoïste et alcoolique qui n’hésite pas à frapper les meufs qui l’ouvrent trop et insulter les gens en langues des signes. C’est facile à comprendre un majeur. Bref, si vous voulez jouir, les filles, passez votre chemin, car il n’en aura rien à foutre si vous n’êtes pas satisfaite.

Lorsqu'il n'est pas saoul ou en train de se battre, Marek passe son temps dans la bibliothèque. Endroit calme, sûr et sec où les livres comme lui détestent l'humidité. Obayashi aime lire, apprendre, découvrir, se perdre dans les lignes et les caractères qui marquent les pages aux odeurs poussiéreuses du passé. Que ce soit simple roman, histoire ou science, tout lui passe entre les mains, par les yeux. S'il ne brille pas par son intelligence, il l'est d'autant plus dans l'apprentissage. Le garçon est capable de retenir diverses informations lues dans ses livres tel un automate bien programmé. Cela peut le rendre particulièrement agaçant, puisqu'il ne possède pas énormément d'esprit critique. Mais il s’en fout, il se sert de tout ça pour imaginer et écrire ses nouvelles qu’il poste parfois sur son blog.

Marek est un catholique, un pratiquant pur et dur avec ses clichés et ses hontes. Car s'il est encore en vie aujourd'hui, c'est grâce à Dieu et ses miracles. Mais vous n'inquiétez pas, il n'est pas chiant pour deux sous avec ça, et ne cherchera en rien à vous convertir ou vous faire la morale. Par contre, pétez-lui son chapelet et vous aurez son poing dans la gueule.

Marek a des informations inutiles à communiquer :

J’aime l’alcool, c’est un fait, je bois plus de ce liquide que toute autre chose. Je serais presque capable de dire quel alcool est bon ou mauvais selon sa marque, et lequel va bien avec quoi. Après ça dépend des goûts. Je dois dire qu’en matière de rhum, le Kraken, c’est une Rolls, mais ça coûte un peu un bras et j’y tiens à mes bras. En gin, l’Hendrix avec de la Ginger Beer ça passe tout seul. La vodka… bah c’est du l'alcool pur, c’est bien avec tout, surtout à la fin quand je suis trop torché pour faire la différence entre un Bordeaux Margaux et de la villageoise.
Quand je ne picole pas, j'éponge à la brioche. Non mais pas les brioches sucrées comme vous imaginez, je vis au Japon les gens. Je parle des brioches à la viande, celles aux porcs sont mes préférés, mais j'aime aussi les melons pan et toute autre brioche sucrée. Bref, les brioches, je pourrais en bouffer tout le temps si je pouvais. Leur croquant extérieur, leur moelleux fondant... une histoire d'amour.
Tant qu'on reste sur le sucre, j'en bouffe tout le temps. Je ne peux pas picoler à longueur de temps non plus, déjà parce que ça me coûte une couille à force et puis quand je bosse, bon, j'essaye de faire un effort. Or, vous ne le savez peut-être pas, mais quand on est alcoolique, c'est un peu comme quand on est fumeur, ça peut manquer. Alors je comble en bouffant des bonbons. Si je ne crève pas de cirrhose, je choperai un diabète. C'est cool, j'ai le choix de ma mort !

Bon, maintenant, on va parler de ce que je déteste. Tout d'abord, les épinards en boîte. Sérieusement, c'est dégueulasse. Ça a plus le goût de ferraille que d'épinard. C'est peut-être pour ça qu'on dit que c'est riche en fer cette connerie. Sérieux, je ne peux pas, et pour peu qu'on rajoute de la crème type béchamel toute faite, on arrive aux cinq étoiles de l'horreur gustative.
La seconde chose que je ne supporte pas, ce sont les intolérants. Ceux qui crachent sur ma religion et surtout ma couleur. Sérieusement, un métis noir Asia’ au Japon, la vie m’a tellement gâté putain !
Là, on va toucher au pire, et évidemment, vous l’avez déjà deviné ce que je hais le plus : l'eau. Sauf que là, on ne touche plus vraiment à de la haine, mais de la phobie. L'eau me rappelle la noyade que j'ai subie il y a un an. Ma gorge se bloque quand j'essaye d'en avaler, je me paralyse quand je finis sous la douche ou une pluie trop forte et j'ai des crises de panique quand la flotte dépasse mes semelles. C'est con, mais je ne contrôle pas, et à force, je me suis adapté à cette phobie. Je m'hydrate autrement, je me lave à la bassine et le moins possible – le déclic, c'est quand on me dit que je pue – et la vaisselle, et le linge, je m'arrange pour les laver à la machine. Ça rend le quotidien un peu plus compliqué, surtout quand il pleut, mais sérieusement, si depuis le temps, je n'ai pas guéri, ça ne va pas changer. Oui, je me suis résigné.

Physique
La première chose qu’on remarque chez Marek, c’est sa taille. Car il est le genre de mec qu’on voit de loin, dépassant de la masse. Pour peu qu’il ait mis un bonnet tête de bite rouge, il est tel un phare dans l’immensité de la foule. Car Marek est grand, très grand pour un demi-japonais. À se demandait si sa mère n’a pas trompé son père avec un géant, mais la pauvre, ça doit faire mal, on ne l'espère pas. Car voilà, Marek, il fait un mètre quatre-vingt-seize. Oui, un mètre qu… non, c’est chiant à écrire en fait vous n'avez qu’à relire. À ça, on rajoute qu’il adore le sport, et plus précisément la natation… non je déconne, lui il aime le free fight et se casser la gueule sur le sol sec... En fait, je ne blaguais pas avec la natation, mais avant son traumatisme, c’était son sport d’excellence, il adorait ça. Maintenant, voir une piscine l’angoisse plus que tout, alors le voir nager, il y a encore du boulot. Bref, monsieur fait du sport, donc il est gaulé comme une armoire, enfin une petite armoire, une armoirette. Je divague… Vague. Non ce que je veux dire, c’est qu’il reste plutôt fin, mais il n'a pas mal de force. Ses muscles, ce n’est pas de la gonflette quoi.

La seconde chose qu’on remarque chez ce géant demi-éthiopien, c’est sa couleur. Il est noir, tiré sur le dorer, un joli mélange entre le jaune et le noir en fait. Le tout est surmonté d’une touffe de cheveux crépus dreadés et souvent en batailles qui lui tombent sur la gueule. Des caractéristiques de métis qui lui permettent d’avoir les yeux clairs : deux jolies pupilles dorées qui semblent vouloir adorablement vous tuer à travers son regard noir. Parfois, derrière des lunettes pour lire. Côté Éthiopien, il a donc hérité de leur taille, de leur finesse, mais aussi de leur soi-disante beauté – C’est la reine de Sabbat qui le dit ! -, même si ça ne lui permet pas d’être aimable. Côté asiatique, il en a hérité les yeux bridés et les pommettes hautes et un nez pas trop épaté et… ouai aussi de leur finesse.
Sur sa peau sombre, s’il remonte les manches, on peut y voir facilement une infinité de coupures sur ses avants bras et son corps. Même s’il ne se mutile plus, elles sont encrées sur sa peau à jamais. Une autre cicatrice, assez large, est visible sur son ventre.

Niveau expression, monsieur a tendance à faire toujours la gueule. Même quand il est de bonne humeur. Pour savoir s’il l’est, faut aller lui parler : s’il sourit, c’est ok, s’il ne sourit pas, cassez-vous. Plus binaire que lui à ce niveau-là, il n’y a pas. Enfin, même sexuellement, il l’est… mais on s’écarte du physique là. On revient au sourire, rare, souvent flippant, mais très communicatif quand il l’esquisse avec joie. Il a un très joli sourire quand il veut, avec de jolies dents blanches, et qui le rendrait presque sympathiques.
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Bonne nouvelle tête et bon courage pour la fiche o/

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
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Nice vava Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3303333686
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Ce choix d'avatar. ❤️ Juste superbe. Bonne rédaction o7
Hâte d'en lire plus. Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2837704232
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Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2794187138

Amuse-toi bien avec ta nouvelle tête Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3766924225
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Marek comme dans yugioh ? Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 4200135721 dans la vo c'est Marik mais en français c'est Marek donc chut ok

Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. A2b9109493cdcf206ceeda051189cfe42bbfbe14_00

Rebienvenue Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2432113367
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... OMG ! J'ai jamais eu autant de message d'accueil de ma vie ! Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3813954746 ... cette pression de ouf que j'ai là... Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 716243026 ... vous êtes des amours Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 313954929

Kaori - Merci petit douceur en sucre ♥️.

Michiru - J'aime quand tu me regardes comme ça Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3488335006

Alekseï - Je tâche de faire vite pour t'en mettre plein les mirettes. Le plus dur c'est l'orthographe c'est moi Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3637992759

Bo - Je sais Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2078551763

Rui - Ça te ferait du bien de changer la tienne aussi, enfin surtout à ta femme Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3766924225.

Kentaro - Alors ! A la base non, puis après oui, pis m'en fou c'était mon chouchou d'abord Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 1534650057..... Bo m'a fait la même en plus Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3912395661
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OH DAMN U Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 1534650057

Eclate toi BB D'EBENE Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 1451543918
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OH DAYUM MAREK. FAB. Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2078551763

Bienvenue en passant, courage pour ta fiche !
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Délai dépassé. Ajout de trois jours supplémentaires o/

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 4qQG8D4
Merci Lucci pour le kit Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. Ld7d
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. BbNTuR8
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. Cn3Ckyx
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 1EPYLUw
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. DfzeUm9


La famille ♥️:
Nanase's family:
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. E9mgMerci à Aria ♥️

Game of Nanase et activité familiale:
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3OXEfcUMerci à Driss ♥️

Merci Karlito ♥️:
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. Ea0v9qn

Merci Oz ♥️:
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. YqECw0j
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Hein ? O_O... J'avais jusqu'au 16 dans mes souvenirs... et pas jusqu'au 15. Je suis normalement dans les délais jusqu'à ce soir  23h59 Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 3637992759. Donc ça signifie que si je finis pas le 18, le 19 matin vous me supprimez ? Que je saches, faut préciser quand c'est jour exclus, car sinon c'est automatiquement inclus et j'aurai du avoir ce message demain. C'est pour m'organiser. Parce que si je dois finir "avant" le 19, ça me fait pas 3 jours de rabs mais que 2... donc je dois finir ma fiche avant le 20 en fait Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 517494357. Bref je comprends que dalle à vos délais en fait...

Benoît - *lui lèche la joue.*

Aslan - Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2432113367
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Fini ! Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2829859912

*Se prépare mentalement à se faire cuisiner* Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 128457956
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Analyse de fiche

Le staff de Just Married te souhaite la bienvenue sur le forum ! ♥️

Introduction
Bon reboot Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 2837704232

Et attention, la date de délai que l'on met dans le sous-titre de la fiche prend également en compte la modération. C'est pour ça que j'ai considéré que le délai était dépassé Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 4115966937

Histoire
- Ma vie pourrait un tant soit peu hors du commun => je crois qu'il manque un mot Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 517494357
- Je suis née le 30 janvier 2082
- pour pas mal de chose
- le petit éthiopien branleur dont j’étais n’avait pas trop ce qu’il foutait là. => c'est pas très français Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 517494357
- même si on est tous humain en soi ne me sentais pas à ma place, => manque un mot aussi
- qu’on me força à ingérer à peine arriver
- La baraque s’était rempli d’eau
- mes cordes vocales étaient, et sont toujours, intact
- j’ai plus vite fait d’apprendre le langage des signes => attention, on parle de langue des signes, et non pas de langage
- bah un jour ça à finir par crasher

✗ Le père n'a pas besoin de déclarer Marek comme son fils pour que le Japon le sache. L'information est enregistrée par la puce, donc l'Incontestable le sait et des médecins seront envoyés, peu importe l'endroit dans le monde. Du coup, Marek a eu la puce dès sa naissance (ou quelques jours après quoi).

Caractère
- Endroit calme, sure et sec où les livres

Validé ♥️

Physique
- Il est noir, tiré sur le dorer
- mais comment il raconte toujours de la merde
- et faut lui retiré ses t-shirt large

Validé ♥️

Conclusion
J'avoue, ta fiche m'a fait rire, même avec les blagues de merde /mur J'aime beaucoup le caractère de Marek et je suis triste pour son papa que j'aimais bien Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 367806265 Il n'y a pas beaucoup de fautes, quelques oublis de mots parfois, mais rien de bien méchant et c'était agréable à lire. A vrai dire, je l'ai lu assez vite, je m'en suis pas rendu compte Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 517494357 Quoiqu'il en soit, il y a juste le point de contexte à revoir au niveau de l'histoire et ce sera bon Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 4115966937


Bon courage pour les modifications ! En cas de problème, de doute, n'hésite pas à contacter un des membres de l'administration, nous serions ravis de te venir en aide ! :)

Analyse : 1/3

Nous analysons au maximum trois fois une fiche, après cela, si nous ne pouvons toujours pas la valider, nous serons malheureusement obligés de la refuser. Nous ne pouvons nous permettre de reprendre chaque fiche dix ou vingt fois, cela serait autant pénible pour vous que pour nous. Merci de votre compréhension. ♥️

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Merci Lucci pour le kit Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 1647638966

Spoiler:
Ce qu'ils ont dit ♥️:
[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. Ld7d
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Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. V1dcdrQ
Le plus beau compliment ♥️:
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La famille ♥️:
Nanase's family:
Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. E9mgMerci à Aria ♥️

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Merci Karlito ♥️:
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Merci Oz ♥️:
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Corrigé ♥️.





Pour la puce, comme j'ai souvent lu qu'elle gérait que les mariages, j'ai tenté la feinte x'D.

J'ai honte pour la langue des signes, je le sais et je fais gaffe d'habitude. Mais je remarques que mes fautes sont principalement sur mes rajouts de dernier moment, quand j'avais mal aux yeux et que j'étais claquée x'D.

Et merci pour ta modé et ta rapidité, puis ton com' aussi, ça fait plaisir Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 313954929.
— STAFF JM —

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Autre:
Ok c'est tout bon Avez-vous déjà vu un blaireau sauvage ? Maintenant, oui. 1362171446

*tamponne la tête*

Tu es validé(e) !

Toutes mes félicitations, votre fiche est validée !

N'oubliez pas :
• De remplir les champs de votre profil.
• De réserver votre avatar ; Réservation avatars
• Si vous souhaitez trouver des partenaires pour vous lancer, n'hésitez pas à faire un tour par ici ! ♥️
• Dans l'ordre, vous pouvez faire une demande de conjoint ici, ensuite vous faites une demande d'habitation ici et enfin, vous pourrez valider votre mariage ici.
• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥️

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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[22:06:43] Luz E. Alvadaro : "Le RP plus une passion, une profession" "Makoto Nanase 2017"
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