Just Married
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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 2 ;;
Métro, boulot, kézaco ?
Aujourd'hui n'est pas un jour comme vous l'espériez. Votre quotidien se retrouve chamboulé par une demande singulière à laquelle vous n'avez pas pu résister. Vous avez accepté de vivre la journée de travail d'une personne que vous ne connaissez pas. Lui et vous serez en binôme au cours de cette journée et vous ne pourrez pas faillir à votre engagement. Parviendrez-vous au bout de ce défi ?

Variante

Dans ce mini-rp, vous devez obligatoirement placer les dix mots suivants, un mot pour chaque post fait, soit cinq mots par participants !

Minimum – Courroux – Arabesque – Timidement – Punching-ball
Satin – Horizon – Andouillette – Dragon – Vodka

Rappel des règles

✗ Vous avez deux jours pour échanger au maximum 5 réponses rp chacun (soit 10 réponses en tout).
✗ L'épreuve se termine donc le 07 juillet à 23h59.
✗ Les réponses sont limitées à 350 mots maximum.


Binôme: Esquisse & Peek a Boo

Le dé a choisi Esquisse pour commencer cette épreuve !


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

 
L'Incontesté
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Avant-propos:

Ma pauvre fille, qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Cette question tourne en boucle dans ma tête depuis près d’une heure. Faut dire que cachée dans l’un des placards du bureau du grand confiteinturier j’ai eu le temps pendant qu’il mangeait ses tôtines de réfléchir plusieurs fois au sens de la vie en général, et de la mienne en particulier. Mon hôte, bien qu’il n’ait aucune conscience de ma présence, prend un malin plaisir à me torturer et savoure son petit déjeuner… Mon ventre gargouille, je sens d’ici les arômes de son crafé. Je m’enfonce un peu plus dans le satin de son manteau, remerciant le ciel d’être clément récemment.

Au bout d’un long moment je l’entends se lever et sortir de la pièce. Je lâche un énorme soupir de soulagement. C’est une longue et rocambolesque histoire qui m’a amenée à infiltrer la fabrique de ptapisseries.  Je prendrais plaisir à vous la raconter si je ne disposais pas d’un laps limité de temps pour m’enfuir tout en évitant de finir en murmelade. Je sors du placard et m’avance vers la porte quand j’entends toquer. Je me fige, insulte tous les ascendants et descendants de la personne qui vient d’entrer sans attendre que quelqu’un (à fortiori moi) l’y invite. J’attrape la tasse abandonnée et la porte à mes lèvres.

« Ah, c’est vous ? Je vous attendais ! »


S’il vous plait seigneur, faites que cela passe ! Faites qu’ce soit l’un des stagiaires, un de ces connards qui ont été embauchés à ma place ! Faites qu’il n’ait jamais vu la tronche du maitre des lieux.

« Dépéchez-vous nous avons du travail ! » je lui dis en me saisissant d’une blouse et en la lui tendant, l’entrainant à ma suite dans les couloirs de la fabrique.
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Léandre[PaB]
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présentation:

précisions sur le contexte:

Hautaine dame qu'elle est, Léandre n'a pas hésité à s'inscrire à une formation destinée à faire découvrir de nouveaux horizons aux nécromanciennes chevronnées. Selon l'intitulé, les colorations sont à l'honneur. Pas plus n'est indiqué. Bien déçue de n'avoir jamais conçu de potions de ce genre, l'alchimiste compte se rattraper, en se rendant à la Porte ; point de rendez-vous insolite puisque proscrit. Elle ne s'en formalise pas et décide de jouer les rebelles.

Or, comme toute hors-la-loi, la justice finit par la condamner. Plus exactement, sans qu'elle n'ait entrepris de pas décisif, un des encadrants de cette formation la pousse plus qu'il ne la conduit à traverser la porte.
Chahutée, ses genoux s'éclatent contre un perron armé suivi de son crâne, toquant contre la porte perpendiculaire.
Blessée, sa main en guise de pansement ne l'empêche pas de relever ses prunelles vers un ciel qui n'est plus le reflet de ces dernières. Il est aujourd'hui rose. Morose car assimilable la couleur insipide d'une andouillette crue. En tout cas, il s'écarte de l'habitude.

Sa subjective analyse s'arrête lorsqu'elle réalise tardivement que la porte, sous le choc d'une tête devenue sonnette, s'est ouverte. La bêtise déjà commise, elle entre dans l'établissement.
Or, elle est remarquée par une forme humanoïde extraordinaire. Désorientée par cette rencontre, cette bipède, pour sa part, la reconnaît. En définitive, il doit s'agir de la tutrice. Manque-t-elle de cobayes ?
Elle lui somme de se mettre au travail, l'invitée immédiatement réduite au silence et à obéir. Pourtant trottent de nombreuses questions indiscrètes.

Son regard se baladant sur cette physionomie particulière, elle distingue, à la queue, des pans, mouvants au gré du vent, similaires à la blouse empruntée. Imitant la carnation de cette personne, l'effet semble recherché. Ce cocktail de couleurs atypiques, capable de toucher avec si mauvais goût une voûte céleste, questionnent Léandre sur le champ des possibilités :

— Mais qu'est-ce que vous utilisez pour colorer tout ça ? Vous êtes sûre que ce n'est pas un don ?

Dans le rôle de la Marie je-sais-tout aux remarques intéressantes, la nouvelle arrivante ne peut être, toutefois, qu'une ingénue dans un monde plus inconnu encore qu'elle se l'imagine.
Léandre[PaB]
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Glossaire:


Je n’ose respirer en l’attente de sa réponse, il ne manquerait plus qu’elle donne l’alarme et crie à tout va… Elle ne le fait pas ; un cri de joie qui viendrait gâcher mon subterfuge alors je m'abstiens. Je me compose l’attitude froide et professionnelle que j’imagine porter monsieur Kawon quand il reçoit ses apprentis. Je marche d’un pas vif vers la sortie en espérant ne pas éveiller les soupçons. La blonde m’arrête cependant pour des questions.

« Bien entendu que c’est un don, vous pensiez qu’il est à la portée du premier venu de réaliser ce genre de coloration ? Il faut des années d’expérience et un certain talent mademoiselle ! Mademoiselle… Je crois que j’ai oublié votre nom. »

Mentir c’est dégoutant. Je prends sur moi : si je ne veux pas finir en bouillie il faudra que j’accepte de le faire un minimum. MADRE DE DIOS. J’entends des pas dans le couloir que je voulais emprunter, j’ouvre donc la première porte à ma gauche et on se retrouve dans une toute petite salle où brûle une immense fournaise… Improvise Carmen !

« Nous voici dans la chaudière, centre névralgique de toute notre industrie, sans cette dernière nous ne pourrions pas faire bouillir toutes nos cuves. Il faut maintenir constamment l’eau à ébullition pour que les teintures imprègnent bien les tissus. Vous voyez cet immense brasier ? Il contient une bonne dizaine de torcharbres ; les cyantifiques qui travaillent pour nous ont mis des années à mettre au point la technologie nécessaire à l'entretenir. »

Je désigne l’immense machine en ref, il doit être très pur pour résister ainsi aux flammes… Je pense que toute une vie d’économie ne me permettrait pas d’en acquérir cent grammes. Enfin, encore faut-il rester en vie.

« N’y touchez pas, vous risqueriez de vous brûler. »

Maintenant que j’y fais attention la jeune femme semble porter quelques commotions. Je la juge de haut en bas…

« Que vous est-il arrivé ? » je fais sincèrement inquiète et sortant instantanément du rôle que je me suis composé.
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Léandre[PaB]
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À son désarroi, elle apprend que les altérations de teintes sont les œuvres de cette nécromancienne. Après tout, qui est capable d'asperger l'horizon de colorant ? Léandre ne voit donc plus son rôle ici, si les potions n'ont rien à faire là-dedans.

Cela dit, l'ombre l'emmène furtivement dans une nouvelle pièce afin d'y découvrir un colérique brasero qui contredit les propos précédents, puisque la bâtisse abrite à priori des chaudrons bouillonnants à l'idée de recevoir des ingrédients. Au détour de ces quelques mots sortis d'un nouveau glossaire, leur inactivité dans cette salle est encore plus incompréhensible. Aussi robotique est-elle, Léandre quémande du travail :

— Ne sommes-nous pas censées travailler ? Vous l'avez dit vous-même.

À la place, l'inconnue la dévisage, de quoi la désenchanter. Aussi présomptueuse est-elle, n'acceptant pas d'être jugée comme faible, Léandre retourne un constat critique :

— Pas grand chose. En revanche, vous, c'est une catastrophe. Vous êtes tombée dans la cuve ou c'est cette histoire de don ?

Il faut avouer que cette femme est un cas rare qu'elle doit consulter et ce, sans autorisation ! L'apprentie se munit d'une paire de maniques retrouvées non loin, destinées à braver la chaleur. Or, elle les utilise à la manière d'un préservatif, évitant le toucher comme une infection.
Lorsqu'elle lui crevasse la joue d'un doigt, du liquide rose s'écoule, de quoi provoquer répugnance et dédain.

— Qu'est-ce que vous avez fait, franchement ?

Peu sûre de vouloir continuer à apprendre les recettes de ces potions si c'est pour ternir sa belle apparence, elle souhaite abandonner ses gants. Toutefois, ceux-ci restent collés à sa peau par une glu méconnue.

— Qu'est-ce que vous m'avez fait ? Je n'arrive pas à-

Résignée par sa destinée, elle soupire, reprend contenance et prie pour que les effets indésirables ne soient pas si rapides à surgir. Elle souhaite abandonner mais elle perdrait la face, face à une nécromancienne bien plus tenace et qui n'a vraisemblablement pas peur de s'en brûler l'épiderme. Gardant donc les gants accrochés à ses mains, elle est prête à créer de meilleurs élixirs pour dépasser le maître et se venger.

— Où sont les cuves ? ordonne-t-elle, déterminée.
hors-rp:
Léandre[PaB]
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Glossaire:

Elle veut travailler ? Quelle lèche-bottes ! Malheureusement pour elle je ne suis pas Kawon et ses petites manigances ne m’atteignent pas. J’hausse un sourcil, bien qu’elle ne puisse sans doute pas distinguer ce mouvement dans mon étoilé, par contre elle doit bien capter mon regard exaspéré.

« Ne vous a-t-on rien appris à l’école, avant de lire il faut connaître l’alphabet, il en va de même ici. Avant de vous laisser devant un fourneau il faut bien vous apprendre les bases ! »


Je crois qu’elle essaie de m’insulter alors que je m’inquiétais pour son intégrité, mais cela me passe très au-dessus car j’entends au même instant des éclats de voix dans le couloir. On avait dit rester vivante. Elle poke ma joue dans le plus grand des calmes y laissant une couche épaisse de marmelade sucrée.

« Faite donc un peu plus attention quand vous utilisez les outils de travail, ceux-ci étaient enduits de confteinture. Reposez-les, nous n’avons pas de temps pour vos enfantillages. »

Surtout moi à vrai dire, j’me suis introduite dans une fabrique de ptapisserie ; je crains l'ampleur du courroux de Kawon s’il me trouvait… D’un coup de main je récupère la mélasse sucrée et la porte à ma bouche. Kiwi. J’ouvre la porte quand je suis presque certaine de ne plus rien entendre derrière. Le couloir est vide, je prends la direction des cuves. Je suis rentrée par une porte dérobée à l’arrière de la salle de mijotage, nous y serons bientôt ! Heureusement, nous ne croisons personne !

« Voyez, dans ces chaudrons bouillent de la confteinture et des vêtements qui ne sont pas encore tpapissés. Le sucre que nous utilisons comme fixateur est obtenu en jetant des oranges d’eolarbres dans l’Univerre le plus proche. Sii nous ne le raffinions pas, par la suite il serait inconsommable. »

C’est vraiment compliqué d’improviser, en réalité je n’ai pas la moindre idée de ce qui bout là-dedans… Alors je brode comme je peux… Il faut que je me débarrasse d’elle :

« Vous voulez essayer ? »
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Léandre[PaB]
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précisions sur le contexte de Peek a Boo !:

Lui vociférant presque dessus, la têtue reste pourtant inébranlable. Elle aura toujours quelque chose à rétorquer comme le fait qu'actuellement, le morceau de voie lactée la prend pour une bleue alors que la formation recrutait des nécromanciennes confirmées. Elles perdaient leur temps dans les bases, justement !
Néanmoins, Léandre croise les bras et devient muette pour deux raisons. Premièrement, se retrouver avec ces maniques collées par un mucus dégoulinant la rend tout sauf crédible. Deuxièmement, la guide l'amène derechef dans le couloir afin de la faire travailler, cette fois-ci. L'insolente n'a plus à broncher puisque sa garante répond à ses caprices.

Aux cuves, l'imprudente fait abstraction du palabre de sa binôme et se renseigne en se ruant près d'un chaudron. Comme pour humer l'avancement de la préparation, la blonde s'improvise critique culinaire. La couleur putride, rappelant les choux de Bruxelles fanés d'une cafétéria premier prix, l'odeur reste, pour Léandre, plus épouvantable. Si elle est une aficionada du sucre, la mélasse semble avoir été aussi mélangée avec de la vodka, de quoi rendre la préparation extrêmement dangereuse avec cet alcool brûlant !

Cette professeure se moque vraiment d'elle. Qu'est-ce qu'elles pouvaient tirer de ce sirop si visqueux au point qu'on y collerait sa langue à perpétuité ? Une potion ratée est juste une potion de zombification !

— Essayer ? Mais vous êtes folle ! J'ai tout compris, vous savez. Vous avez justement goûter ça et vous voilà à déambuler avec une apparence de pauvre zombie. Je ne suis pas venue ici pour souffrir, d'accord ?

Emportée par sa fièvre, l'ancienne châtelaine atteint le paroxysme de son orgueil. Elle finit par prendre les choses en main. Elle enfonce un peu plus les moufles, pour s'atteler à la tâche, et se saisit plutôt de grosses pastèques, semblerait-il, pour contrebalancer la pureté de l'alcool.

— Bon après tout, c'est vrai qu'on pourrait la corriger mais pas avec ces oranges.

Méfiante de sa collègue, elle immerge ses fruits en un fracas éclaboussant et se frotte les mains, synonyme de bon travail. Fière d'elle, elle ne voit pas le changement de teinte de la mélasse dans son dos.
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Glossaire:

La fumée qui s’échappe du chaudron sur lequel s’attelle mademoiselle lèche-bottes dessine des arabesques dans l’air embrumé de vapeurs. Une odeur quelque-peu écœurante de caramel plane sur tout l’entrepôt. La blonde se précipite sur les chaudrons ; si de son discours je comprends chaque mot séparément le lien qu’elle fait entre eux me semble bien vague. Elle doit en connaitre bien plus que moi sur le sujet ! Si je la suis dans son raisonnement, elle ne tardera pas à comprendre que je ne pipe rien à ce qu’elle raconte ! Improvise Carmen, improvise.

« Vous êtes tellement ignorante de l’art de la confteinture, que vous a-t-on appris pendant vos études ? » dis-je hautaine.

Quand tu ne sais pas de quoi parle ton interlocuteur : fais comme s’il n’était pas à ton niveau. Dieu que je détestais quand mon mari prenait ce ton avec moi ! Je m’approche prudemment de la cuve où elle a balancé un casque venant des monts Vêtus… De gros bouillons verdâtres aux embruns de choux remuent le liquide… Savait-elle réellement ce qu’elle faisait ? J’imagine que oui, mais si je ne prétends pas le contraire je risque de me faire attraper.

« Et bien, voilà ce qu’il se passe quand on ne tient compte ni de la température ni de la texture de la préparation ! Plusieurs heures de chauffe, des litres de confteinture gâchés par une apprentie peu précautionneuse, n’a-t-on jamais vu pareille empotée ! »

J’sais pas si j’arrive à avoir l’air vraiment en colère mais j’essaie.

« Il va falloir nettoyer tout ça, apprentie, et plus vite que ça ! » il faut que je me débarrasse d’elle pour me carapater. « Vous trouverez le nécessaire dans ce cagibi ! » dis-je en pointant au loin la porte d’une petite pièce où je me suis planquée quelques heures plus tôt pour éviter une patrouille.

« Je vais arrêter le feu et essayer de rattraper vos erreurs ! » je fulmine.

Je suis tellement heureuse que mes expressions disparaissent dans mon étoilé, à tous les coups elles m’auraient trahies !
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Léandre[PaB]
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précisions sur le contexte:

Si la mixture n'avait déjà pas une nuance très engageante, les fruits rajoutés renforcent justement tous les caractères délétères. La moisissure fleurit aussi bien en couleurs qu'en odeur. Désormais, cette manufacture a l'air d'un champ de choux. De plus, l'ébullition s'accélère, de quoi créer une écume bavant sur les bords du chaudron. Effectivement, l'essai n'est pas concluant mais que peut-on espérer d'une boisson devenue impensablement compote ?

— Vous m'accusez alors que j'essaye de réparer, justement, vos erreurs ? Au moins je fais quelque chose alors que vous n'êtes pas fichue de confectionner une coloration correctement. Ce qu'il y a de plus basique ! Vous parlez d'un don. Vous n'êtes qu'une escroc !

Croyant pouvoir être supérieure à cette nécromancienne, la piètre alchimiste époumone sa voix stridente, quitte à être plus assourdissante qu'une alarme incendie.
Finalement, il y a de quoi tirer cette sonnerie. Voulant rivaliser avec le dragon baveux, Léandre n'a pas les flammes suffisantes. Ce chaudron, lui, ne manque pas de souffle pour cracher son ardente et épaisse mousse. Ce spectacle s'écoule lentement sur le sol, premièrement, elles ont le temps de réagir mais vite.

— Et une serpillière fera vraiment l'affaire dans tout ça ? Vu la contenance, il faut appeler quelqu'un et pas couper le feu. Là c'est trop tard !

Toujours dos à la marmite, une vague sirupeuse et polluée s'écrase et a lestement le temps de gagner les talons de l'italienne. Comme les moufles qu'elles portent encore, elle n'arrive pas à dégager ses escarpins. Moins attachée à ses chaussures que d'autres nécromanciennes, elle n'hésite pas à s'en dégager et effectuer un grand pas, pieds nus, pour s'en déloger.

Faisant volte-face, elle se méfie de la volumineuse cuve en reculant avec la probable birace, bras devant elle pour qu'elle ne fasse aucun geste imprudent ; énorme ironie quand on sait que Léandre a provoqué cette catastrophe peu naturelle.

— Ni moi, ni vous, ne restons là ! Vous voulez vraiment ma peau ou quoi ?

Au même moment, le volcan effusif devient explosif de quoi inciter les deux femmes à la fuite, vu la précipitation du liquide rongeant le sol.
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C’est quoi ça encore ? Le chaudron qui jusqu’à peu bullait timidement, dégueule d’une substance verdâtre à l’odeur de brassicacée. Qu’est-ce qu’elle a foutu ? De nous deux je suis la moins qualifiée, c’est p’t’être ma faute remarque. Je la regarde, me demandant sérieusement si je dois surenchérir et devenir celle-qui-crie-le-plus fort. Très sincèrement, pour l’instant, l’idée de fuir me semble plus appropriée… Si seulement elle ne remettait pas systématiquement en question mes paroles et se barrait vers la porte du cagibi, je pourrais enfin déguerpir ! Une détonation répond à ma place à ses doléances, nous projetant toutes deux un bon mètre en avant.

Je suis, un bref instant, partagée entre le plaisir que procure la sensation de voler et la crainte de l’atterrissage qui se trouve être aussi violent qu’escompté. Trébuchante je me relève, cherchant à tâtons la blonde.

« T’es là ? » Je hurle.

S’il y a une réponse je ne l’entends pas car une bruyante alarme retentit à ce moment. Une pluie fine transperce l’épais brouillard s’échappant de la cuve mais ne le dissipe pas. Trop tard, tant pis pour elle ! Je n’ai pas le loisir de la trouver et elle le sera rapidement par la sécurité de toute manière… Puisque je ne désire pas finir mes jours en confteinture, je ne demande pas mon reste et prends mes jambes à mon cou. Courageuse, mais pas téméraire.

C’est à l’aveugle que je tente de gagner la sortie… Je manque de reverser une cuve vide en me cognant violement dessus, produisant un gong étrange, la tête me tourne. Je me ressaisis comme je peux, manque de trébucher à nouveau mais reprends ma route. Soudain, le brouillard n’est plus si épais et l’air parait plus respirable. Elle est là ! Je la pousse et me retrouve dans la rue lumineuse. Il vaut mieux que je déguerpisse avant qu’on ne pose des questions.

Amundsen ne va pas être content ! Je n’ai pas trouvé les plans du Labyrinthe gardés jalousement par Kawon… C’est dur d’être l’assistante d’un cyantifique, mais au moins on ne s’ennuie jamais !

Le mot de la fin:
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Léandre[PaB]
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informations sur le contexte:

Si le jet de cette fontaine putride est insatisfait de ne pas avoir atteint le plafond, il se venge en propulsant le binôme assez haut pour les séparer.

Léandre n'arrive pas à localiser sa collègue dont elle n'a pas demandé le prénom dans ce vaste hangar. Ceci dit, elle est elle-même perdue, temporellement parlant déjà : L'air ambiant semble plus frais, la fumée dissipée par un certain temps. Désormais, c'est un signal d'alarme qui somme l'évacuation.

Même si elle ne peut se retourner, si la température s'est adoucit, la menace devrait pourtant être écartée ? En tout cas, Léandre se préoccupe plutôt des quelques brûlures atténuées par sa condition d'ectoplasme et des vêtements dégoulinants de glu. C'est toujours la même glu qui ne se cantonnent plus uniquement à ses vêtements. Désormais, son corps entier en est prisonnier. Elle ne peut pas s'enfuir !
Sa joue gauche enterrée dans un carrelage visqueux, ses genoux, ses bras et le bas de ses jambes connaissent le même sort. Le haut de ces dernières et son abdomen sont épargnés, si ce n'est qu'ils forment, relevés, un fastidieux triangle isocèle avec pour base la surface terrestre.

Dans cette position, la jeune femme ne peut observer qu'une portion du terrain, recouvert de la même mixture. Or, une fois solidifiée, elle ressemble davantage à une marmelade gâtée. Elle remarque aussi, immergés dans la potion, des vêtements bariolés de la même teinte que cette dernière. Malgré un accident de travail, les fruits de son labeur sont là !
Il subsiste cependant une anomalie : Des bottes noires lustrées, mobiles.

Ses pas lents se font plus proches, plus menaçants, plus pénibles. D'une mémoire remuée, Léandre n'identifie pas sa comparse à ces chaussures, ni à ce coup de massue qu'elles lui infligent. Et ce n'est pas le seul car le bourreau s'acharne sur son punching-ball. La dernière chose que Léandre visualise est sa chute dans une modeste charrette dans laquelle elle est projetée sans ménagement, l'intrus agacé de compoter dans cette confiture.

L'Ankou a encore frappé ! Le seul souvenir que puisse garder Léandre de cette péripétie est la blouse vert olive dans sa garde-robe.
des bisous sur vos épaules, plutôt que les fesses que Kao a déjà mangé:
Léandre[PaB]
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