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Épreuve 3 ;; De l'autre côté du miroir

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Karl A. Mhel [MP]
Karl A. Mhel [MP]
Anonymous
Karl A. Mhel [MP]
Karl A. Mhel [MP]
Invité
Sam 6 Juil - 23:25
Bon dieu. Malgré le fait que tu sembles avoir bien dormi, tu ressens l'envie de t'étirer parce que tu ressens une certaine gêne sur ton corps. C'est une sensation étrange et tu ne sais pas vraiment à quoi c'est dû mais cela doit être passager. En te mettant en position assise, tu sens qu'il y a quelque chose de différent chez toi. En baissant la tête pour te regarder, tu le constates clairement. Bien réveillé, tu t'avances vers un miroir pour t'observer. C'est étrange. Tu étais pourtant sûr d'être encore un mec hier soir. Pourtant, ce n'est pas ton corps d'Apollon que tu vois dans le miroir, mais plutôt celui d'une belle Aphrodite. Tu ne perds pas grand-chose au change. En tant que grand amateur de femme, tu peux dire que tu es vraiment magnifique. C’est amusant de voir que même si tes cheveux ont un peu changé, ils ont gardé leur décoloration blanche. C'est curieux. Est-ce que cette transformation serait l'œuvre d'un pokémon ? Très certainement, il n'y a pas vraiment d'autre explication. Tu feras quelques recherches plus tard. En attendant, tu trouves ce nouveau corps beaucoup trop amusant pour ne pas jouer un peu.

Oh mon dieu, c'est vraiment perturbant pour un homme de croiser les jambes sans avoir de service trois pièces qui vient gêner. C'est tout aussi perturbant de s'habituer à avoir des seins. Il faut parfois prévoir une plus grande amplitude au niveau des gestes si on ne veut pas les percuter. Sans oublier qu'il faut éviter de sautiller. En prenant quelques poses pour tester ton potentiel de séduction, tu es agréablement surpris par la plus grande souplesse de tes hanches. C'est vrai que les femmes ont un bassin plus large que les hommes. Tu t'amuses de ta nouvelle souplesse, faisant des choses qui t'aurais fait grimacer si tu étais encore un mec. Il y a d'ailleurs un truc que tu as toujours voulu tenter mais jamais réussi avant. Peut-être que là avec ce corps, ce sera faisable. Tu prends plusieurs respirations et tu t'assois pour te préparer. Puis, tu écartes les jambes. Tu as déjà vu des femmes et des filles faire ça, et tu penses même que tout le monde a déjà essayé au moins une fois. Sans ressentir la moindre douleur, tu vas de plus en plus loin, tout doucement en étant attentif à ces nouvelles sensations. Finalement, tu as réussi, tu as atteint le point que tu voulais. Tu as réussi à faire un grand écart ! Tu peux rayer ça de la liste maintenant. Même si ça tire un peu sur les muscles, tu ne pensais pas y arriver avec aussi peu de difficultés. Jamais tu n'aurais pu réussir une telle chose avec ton ancien corps.

- Nick ?

Il semblerait que tu ne sois pas seul dans cette chambre. C'est vrai. Avec tes problèmes d'insomnie et de terreur nocturne systématique, le seul moyen pour toi de passer une bonne nuit de sommeil est soit de te bourrer de cachet, soit d'avoir une bonne partie de jambe en l'air. Sûrement une histoire d'hormone libérée grâce à l'orgasme. Le truc, c'est que tu préfères largement la deuxième solution et que visiblement tu as ramené quelqu'un hier soir dans ton lit. En plus, c'est un homme. Avec un peu de chance, il est bi, autrement il est seulement gay. Du coup se réveiller avec une femme à poil dans une chambre doit être un peu perturbant. Surtout qu'il a couché avec un homme hier soir. Et que tu es encore par terre en grand écart.

- Moui ? C'est bien moi.

En te relevant et t’époussetant, tu as une idée en prime. Puisque tu en as l'opportunité, tu ne vois pas pourquoi tu ne jouerais pas un peu avec ce type. S'endormir au côté d'un homme et se réveiller au côté d'une femme, voilà une occasion bien singulière. Comment résister à l'envie de lui faire une blague ? C'est impossible. Homme ou femme, tu ne changeras jamais. Au fond de toi, tu restes un gamin.

- Non, non, ce n'est pas possible. Je suis gay, je ne peux pas avoir passé la nuit avec une femme. C'est avec un homme qui s'appelle Nick que j'ai couché hier soir.
- Tu sais que ce n'est pas très gentil de me dire ce genre de choses. Tu as dû trop boire hier soir. C'est moi, Nick. Tu sais, le diminutif de Nicole.

En te retenant le plus possible de rire, tu croises les bras sous ta poitrine de façon à bien la faire ressortir. La tête qu'est en train de faire ce mec n'a vraiment pas de prix. Il voit bien que dans cette pièce il n'y a que lui et toi, totalement à poil. N'importe qui peut en tirer les conclusions qui s'imposent. Pourtant, il doit se souvenir de la soirée d'hier soir qu'il a passé en compagnie d'un beau mec aux cheveux blancs qui s'appelait Nick et de tout ce qui en a suivi. Ça ne fait aucun doute qu'il s'en souvient. Pourtant, au réveil, pas de garçon, juste une femme nue qui a aussi des cheveux blancs et qui dit s'appelait Nicole. Quelle est la vérité dans ce cas ? Est-ce qu'il aurait bu au point de coucher avec une femme ? Pire encore, est-ce qu'il aurait bu au point de tout confondre ? Si ce n'est pas le cas, alors qu'elle est l'explication ? Tu arrives facilement à lire toutes ces interrogations sur son visage. Tu les vois parfaitement revenir en boucle dans son esprit comme une rengaine qui serait impossible à comprendre. Sûrement que de toutes les blagues que tu as faites, celle-là est sans aucun doute la meilleure. Il faut dire aussi qu'il y a des conditions spéciales qui t'aident bien. Est-ce que tu vas venir à son secours ou bien tu vas le laisser mijoter encore un peu ? Tu vas sans doute bientôt lui dire toute la vérité. Tu n'as pas que ça à faire, et cela fait partie de ta politique. Peu importe les bobards que tu racontes la veille, tu dis toujours la vérité quand viens le matin. Seulement là, pas sûr que la vérité soit très convaincante. C'est toujours la même chose avec toi. La vérité est presque toujours plus extravagante que les mensonges que tu sers, et dans ce cas précis c'est encore plus vrai. Tu ne sais pas vraiment ce que tu vas faire.

Une personne qui serait un minimum censé dans ce genre de situation prendrait quelques instants pour réfléchir à ce qu'elle va faire. C'est normal. Quel dommage que toi tu ne le sois pas. Du coup, tu fais ce que tu fais toujours dans ce genre de situation. Tu débranches ton cerveau et tu rentres en mode improvisation. Tu laisses simplement les choses faire. La première chose que tu fais, c'est rire. Tu libères cette joie qui pesait sur ta poitrine et tu éclates de rire. Il faut dire que tu trouves ta farce vraiment tordante. Une fois calmé, tu t'approches du lit, tranquillement, en faisant bien en sorte que chacun de tes pas accentue chacune de tes nouvelles courbes. Tu aimerais bien te voir de l'extérieur pour le coup, tu dois être sacrément séduisante. Arrivé au pied du lit, tu te pares d'un sourire bien particulier. C'est sans aucun doute le sourire le plus naturel que tu peux produire. Avec un coin légèrement plus relevé que l'autre et des yeux rieurs, tu abordes ton sourire taquin. Le sourire de l'enfant qui a fait une bonne blague et qui est fier de lui. Tu lèves ensuite un doigt que tu mets devant tes lèvres comme si tu voulais imposer le silence. Ce n'est pas vraiment nécessaire puisqu'avec tout ton cinéma, l'attention de ton compagnon d'un soir est rivée sur toi. Tu souris un peu plus, te réjouissant en avance de la tête qu'il va faire quand tu vas tout révéler. Que tu as menti sur absolument tout ce que tu lui as dit, jusqu'à ton propre prénom. Quand te réveillant tu étais soudainement devenue une femme sans aucune explication et que tu as juste voulu jouer un peu plus. La pure et stricte vérité, pourtant presque plus difficile à croire que tes mensonges. C'est vraiment toi tout craché. Pour compléter le tout, après le sourire malicieux, tu lui fais un petit clin d'œil.

- Rassure-toi, tout va bien, inutile de te prendre la tête. Après tout, je ne suis qu'une simple bonimenteuse.
Karl A. Mhel [MP]
Magnus Anderson [OT]
Magnus Anderson [OT]
Anonymous
Magnus Anderson [OT]
Magnus Anderson [OT]
Invité
Sam 6 Juil - 23:47
Spoiler:
Ostium Tenebris se déroule dans les années 2319, en plein cœur d’une Nouvelle-Orléans futuriste. Prés de 250 ans plus tôt, des créatures ont migré sur Terre pour fuir les « Ténèbres ». Agressés à leur arrivé par les humains, elles se sont défendus et ont finalement remporté la guerre. Depuis lors, les humains sont soumis aux créatures (Elfes, Loup-Garou et Vampire). A noter que les créatures ont, en arrivant sur Terre, apporté avec elles un fléau de leur monde natal. Une maladie qui s’en prend à la pérennité des espèces en diminuant drastiquement le taux de naissance des femmes. Face à ça, chaque pays a sa politique de préservation des femmes. Mais ces-dernières vivent globalement à part des hommes, dans des lieux très protégé.

Sur Ilmeahad, les femmes n'ont toujours représenté que 5% de la population. Depuis toujours, elles sont là pour la reproduction. C'est dans leur culture d'avoir des enfants de plusieurs hommes sans ne s'attacher à aucun d'eux. Il est très rare qu'une femme est arrêté de perpétuer son espèce pour vivre avec un seul homme.



Magnus Anderson pour Ostium Tenebris

De l'autre côté du miroir

Éternellement jeune. Éternellement beau. Éternellement libre. C’est comme ça que Magnus se définit. Il ne peut pas vieillir de par sa nature vampirique. Il sait que sa beauté en attire plus d’un, même s’il les a tous repoussés avant Trizt. Il ne se voit pas faire quoi que ce soit qui pourrait lui valoir une peine d’esclavage et même s’il en venait là, ça ne serait que temporaire. Ou du moins, c’est ce qu’il a cru jusqu’à ce jour.

Traversant les voiles qui tombent devant la baie vitrée de sa chambre, le soleil vient réchauffer sa peau pâle. Allongé sur le ventre, il a son coussin dans les bras. Trizt est partit dans la nuit, après de folles heures de sex et d’alcool. Il se sent bien, même si l’absence de son vampire serre son coeur à jamais endormi.

Embrumé par le sommeil, il se tourne dans son lit. Les draps de satins glissent sur son corps délicat alors qu’il sent quelque chose qui le gêne. Et quelque chose qui manque. Il s’assoit dans son lit trop grand sans son amant, il ouvre les yeux et les baisse sur son corps. Ses paupières battent d’incompréhension avant que son expression ne se mue en horreur. Il se recule, mais les choses accrochées à son torse le suivent. D’une main tremblante, il vient toucher du bout du doigt la poitrine généreuse qui déforme son corps. Il peut sentir que ce n’est pas le seul changement, mais il n’a pas le courage d’aller vérifier.

Rien de tout ça n’est réel. Ce-... Ce n’est pas..

Non… GWENN !

Evidemment, l’hybride est de sortie. Il n’a personne vers qui se tourner et il peut sentir la panique monter en lui. S’il est réellement devenu une femme, ils vont l’enfermer dans le Gynécée. Il ne verra plus Trizt, ni Gwenn, ni personne qu’il connaît. Il perdra sa boutique. Il perdra sa liberté.

Le pire ? Il devra porter des enfants et même s’il réussit à se faire à cette idée, on les lui arrachera. Tous. Les uns après les autres.

Lentement, il se lève. Il fait de son mieux pour ne pas faire bouger ces choses sur son corps qui le répugne. Il s’avance jusqu’au grand miroir, et affronte son image. Sa nouvelle image. Ses longs cheveux gris n’ont pas changés, ni ses yeux dépareillés. Par contre, les traits de son visage se sont adoucis, tout comme ses courbes et on ne parle pas de la poitrine qui a poussé en quelques heures. Quant à ses parties intimes…

Ephémère, l’idée que tout ça ne soit qu’un cauchemar disparaît avec la douleur qui lui prend les tripes. Il se précipite vers les toilettes pour vomir l’intégralité du contenu de son estomac. Il reste là longtemps, perdu dans ses pensées plus désespérantes les unes que les autres. Néanmoins, il finit par se reprendre et réfléchir. Si c’est possible dans un sens, ça doit l’être dans l’autre. Des généticiens, il en connait plein, il suffit de quelques coup de fil pour trouver la bonne personne.

Malheureusement, ce n’est pas si simple. Il passe des heures au téléphone, à passer d’un “expert” à un autre, jusqu’à ce qu’on lui passe un spécialiste qui travaille avec le Gynécée. Le conn… monsieur le prend de haut et l’insulte à demi-mot. Comme si ça l’amusait. Instantanément, Magnus voit rouge.

Euuh… nan mais qu’est-ce que vous croyez ? Que j’ai qu'ça à foutre de vous faire une blague aussi pourrie ? Je vous dit que ma bite a disparu, et que j’ai des boobs qui ont poussé sur mon torse ! Alors vous allez me faire le plaisir de ramener vos cul ici et remettre mon corps en état !

Non sans un ton particulièrement désagréable, il finit par consentir à lui envoyer une voiture. Enfin ! Il a juste besoin… de s’habiller. Ses chemises sont trop étroites, ses pantalons absolument pas adapté à la morphologie féminine. Il ne manquait plus que ça. Il finit par opter pour l’un de ses pulls amples et un short en toile. Il ne ressemble à rien, mais ça reste encore un détail à ce stade.

Tout du long de l’attente interminable, il tourne en rond dans son entrée en marbre. Et s'ils n’arrivaient pas à lui rendre son corps ? S’il devait passer sa vie dans celui d’une femme ? Il ne verrait plus Trizt ? Jamais ? Il serait séparé de l’homme qu’il aime à s’en rendre fou pour perpétuer sa race ? Non… il ya une autre solution. Etrangement, il est particulièrement calme lorsque la voiture arrive. Tout n’est pas perdu. S’il doit rester un femme jusqu’à la fin de ses jours, il s’enfuira. Trizt viendra le chercher et il… elle pourra porter ses enfants.
Magnus Anderson [OT]
Juliette [MAD]
Juliette [MAD]
Anonymous
Juliette [MAD]
Juliette [MAD]
Invité
Sam 6 Juil - 23:52
Explication du personnage et de l'univers:
Juliette Célian est une marchande d'antiquités. Elle possède une boutique dans un des grands ports de Madelle. Il lui arrive parfois de partir en expédition pour trouver des reliques. Elsa Tolrem est une amie à elle, c'est une ancienne espionne/alchimiste à qui elle a offert un refuge. (ps, c'est un scénario que je recherche  Épreuve 3 ;; De l'autre côté du miroir - Page 2 2631673787 )

Pour l'univers, Madelle est un monde où la magie se nomme Vérité est depuis peu devenue instable. Trois peuples issus des élements coexistent. L'intrigue se passe dans le monde des Humains, le peuple de la terre, où Juliette a décidé de vivre alors qu'elle fait partie du peuple de l'eau. Chance pour elle, le peuple de l'eau possède une apparence humaine qui leur permet de voyager sans problème sur la terre et de se faire passer pour un humain.

Maudit soleil ! La conscience de Juliette s'éveille peu à peu, mais ses yeux refusent de s'ouvrir. Le soleil est accompagné d'une fine averse. Clip, clap, clip ! Bercée par la douce mélodie de la pluie, elle veut profiter de quelques minutes encore dans les brumes. Ainsi, au chaud dans son lit, elle prend son temps pour allonger ses jambes et étirer ses bras tout en remontant la couverture pour rester un peu plus à l'abri des premiers rayons du soleil. La pluie tombe juste au-dessus d'elle. Sa chambre est à l'étage et donne directement sur les combles de la petite bâtisse dont elle est locataire.

Il n'y a au rez-de-chaussée que sa boutique d'antiquités, aucun autre locataire n'habite cet endroit. Son assistante à mi-temps et amie Elsa occupe un logement en ville, elle ne serait pas là avant une bonne heure. Cela lui laisse largement le temps de prendre quelques minutes pour profiter du confort de son petit lit au matelas divinement moelleux. S'il y avait une chose que Juliette appréciait tout particulièrement dans le monde des humains, c'était bien de pouvoir se reposer sans craindre un mouvement de l'eau qui pouvait vous éjecter hors de votre lit.

Rien ne valait un matelas de plumes selon elle. Les paillasses tressées d'algues de l'océan lui paraissaient bien moins agréables à chaque fois qu'elle retournait dans l'océan. Une nuit, alors qu'elle était enfant, elle se souvient avoir été tellement terrassée par la fatigue qu'elle ne s'était rendue compte de rien et au petit matin elle s'était réveillée de l'autre côté de la pièce, lovée contre une énorme peluche. C'était un cadeau de son père, elle était aussi douce que la plus belle des anémones et aussi lourde que le plus gros des coraux. Ce souvenir la fit sourire, mais brisa son état de semi-somnolence.

Obnubilée par les nouveaux objets qu'elle venait d'obtenir et l'inventaire qu'il fallait faire au plus vite, Juliette se releva et sortit les jambes de son lit. Sa nuisette presque transparent tombait jusqu'à ses chevilles, ce qu'elle vit à travers lui fit écarquiller les yeux. Elle secoua la tête comme pour se réveiller. Ses jambes étaient recouvertes d'une fine toison et se terminaient en des pieds plus imposants que d'ordinaire. Ses mains devant elle, Juliette ne vit pas ses longs doigts fins et elle se toucha le torse sans rien rencontrer d'autre que quelques poils au milieu de seins désespérément plats.

Il fallait qu'elle vérifie ! Affolée, Juliette sortit de son lit en trombe. Le miroir devant elle lui renvoya l'image d'un jeune homme aux traits doux et au même regard d'émeraude que le sien. Elle avait toujours sa longue chevelure d'ébène, mais le reste de son corps s'était métamorphosé dans la nuit. En tant qu'Héléo, elle était habituée à subir une transformation de son corps, mais jamais elle n'avait subit pareil sort. À moins qu'elle ne soit victime d'une malédiction, ou d'une expérience d'Elsa... En serait-elle capable ?

Risquer ainsi la vie de quelqu'un ne lui ressemblait pas !... Tout de même, elle ne lui aurait pas fait subir cela à son insu... Elle pouvait parfois se montrer acharnée pour ses expérimentations alchimiques, mais de là à la prendre pour cobaye... Non, l'hypothèque d'un artefact mystique était plus probable, même si cela irritait Juliette de se dire qu'elle avait peut-être acquis un objet sans en connaître son histoire réelle. Cela n'était pas dans ses habitudes, où avait-elle bien pu faire une erreur.

Devant le miroir, Juliette ne resta pas très longtemps face à son reflet, cela ne changerait rien à la situation de paniquer. Elle devait se ressaisir. Elle n'avait aucune idée de combien de temps ce sortilège ferait effet. Même si elle arrivait à localiser l'objet responsable de son état, cela ne garantissait pas qu'elle trouverait tout de suite la solution pour arrêter tout cela. Pas question de briser cet objet, même si elle n'était pas très à l'aise dans ce corps, elle n'avait pas l'intention de perdre de l'argent à cause de cela. Elle pouvait très bien s'accommoder de cette situation pour quelques jours.

Il fallait qu'elle trouve une autre solution si la situation venait à empirer, mais la première priorité était de se vêtir. Juliette sortit une chemise très simple et un pantalon de cuir violine. Après un long moment à se nettoyer le corps en évitant soigneusement du regard ses parties intimes, ayant l'impression de regarder le corps d'un autre, Juliette s'habilla. Le pantalon était serré aux jambes, mais elle passa de longues minutes à chercher une ceinture pour faire tenir la taille, car si ses muscles s'étaient sculptés dans la nuit, son bassin, lui, s'était affiné. Elle avait même gagné quelques centimètres, le pantalon ne recouvrant pas ses chevilles.
- Tu es réveillée ? la voix provenait de l'entrée de l'appartement et ne pouvait appartenir qu'à une personne.
Merde ! Le temps s'était mis à courir et l'heure était passée sans que Juliette ne s'en rende compte. Elsa allait débouler dans la pièce d'une seconde à l'autre, il fallait qu'elle l'en empêche. Si elle rentrait, elle avait peur de la réaction qu'elle pourrait avoir. Elle ne lui laisserait très certainement pas le temps de s'expliquer...
- Ouu... Sa voix était plus grave que d'habitude et la choqua. Elle dut forcer pour la faire monter dans les aigus. Oui, j'arrive.

- Il y a des œufs au petit-déjeuner, je suis tombée sur une petite échoppe sur la route, j'en ai pris une douzaine.
Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire. Elsa avait tendance à s'emporter et d'après ce qu'elle venait de comprendre, elle était en ce moment même dans la cuisine au milieu des couteaux... Elle devait trouver une autre sortie, si elle allait dans le couloir, elle passerait forcément devant Elsa. Elle se retourna et regarda la fenêtre.

Une fois ouverte, Juliette estima la hauteur, il y avait bien trois mètres... Un regard dans sa chambre, elle vit ce dont elle avait besoin, son sac de voyage. Il y avait toujours une corde au fond. Elle accrocha l'une des extrémités à l'un des montants du lit avant de se glisser sur le bord de la fenêtre.

Il fallait qu'elle saute, maintenant !
- Est-ce que je peux vous aider ?
Surprise, Juliette faillit tomber à la renverse. Ses doigts s'agrippèrent sur le rebord alors qu'Elsa fonçait vers elle, levant la poêle qu'elle tenait en l'air, ne se préoccupant absolument pas des œufs qui dégoulinèrent sur le sol.
- Tu vas rire...
L'instant d'après, Elsa était sur Juliette qui réussi à lui retirer la poêle des mains en enroulant la corde autour pour l'envoyer de l'autre côté de la pièce, mais Elsa l'avait repoussé contre la commode et les deux femmes étaient tombées en même temps.
- Est-ce que tu peux....

- Pourquoi vous êtes là !! Où est Juliette ?

- Laisses moi t'expliquer, tu vas rire.
Un tantinet trop tôt peut-être pour les blagues. Elsa n'aima pas sa réponse et envoya son poing dans sa figure. Un fin filet de sang coula du nez toujours aussi long et droit de Juliette. Elle avait mal, mais il n'y avait rien de cassé, on dirait...
- Si tu veux que je te massacre, y a qu'à me le dire ! J'ai quelques fioles en réserve, tu ne sais pas sur qui tu es tombé !

- Bon sang ! Laisse moi en placer une ! C'est moi ! C'est Juliette !

- Est-ce que vous vous fichez de moi ? Vous êtes un cinglé c'est ça ?!

- Arrête ! C'est moi Elsa, Juliette. Tu habites dans ce qui ressemble plus à un laboratoire qu'à une chambre.
Une fois qu'Elsa posa toutes ses questions pour être entièrement convaincue, elle laissa Juliette se relever. La journée allait être longue.... Juliette n'avait aucune idée de combien de temps cette histoire allait durer, mais au moins il y en avait une que cela amusé. Elsa regardait Juliette sous tous les angles avec un regard sévère pour l'examiner, mais au fond, elle savait qu'elle prenait tout cela pour un jeu et qu'elle ne comprenait pas les enjeux de cette situation. Si Juliette restait trop longtemps dans cet état, tous ses efforts pour construire sa réputation étaient tombés à l'eau et elle devrait tout recommencer en tant qu'homme. Bénédiction ou malédiction, elle n'en était pas encore tout à fait sûr à dire vrai...
Juliette [MAD]
Danae Carter [AVA]
Danae Carter [AVA]
Anonymous
Danae Carter [AVA]
Danae Carter [AVA]
Invité
Sam 6 Juil - 23:55

Par la fenêtre s’épanchaient des rayons de lumière, venus peindre aux couleurs de l’aube un des appartements les plus fonctionnels de toute la colonie. Parmi cet espace aseptisé, où le moindre recoin avait été sobrement optimisé, l’astre ardent léchait les contours de bibelots étranges et la marée duveteuse d’une créature humaine enfouie sous sa couette. Un nouveau jour se levait sur la Nouvelle Avalon. Du fond de son nid, le super-soldat en apprentissage ouvrait paresseusement un œil, puis un autre et, par un bâillement sonore, appelait son robot domotique pour préparer son café. Noir. Très serré. Un peu comme dans son pyjama, à l’instant présent.

Surgissant du lit tel un diable hors de sa boîte, Danae Carter bondit sur ses pieds, parfaitement réveillée, ses courts cheveux bruns en bataille et la marque de l’oreiller imprégnant encore sa joue gauche. Faisant un pas en avant, elle se trouva déséquilibrée, s’empêtra dans les draps et roula à bas du lit. Ce fut la chute qui, lui coupant momentanément le souffle, acheva de la convaincre que quelque chose ne tournait pas rond ce matin-là. Toujours aplatie au sol, elle inspecta rapidement la chambre, la rumeur effervescente d’une cité éphémère se réveillant, son IA dans la cuisine, ses maigres effets personnels – lesquels ressemblaient davantage à des antiquités dignes d’un musée qu’à de véritables objets à valeur sentimentale… Son regard avisa par réflexe le noyau de son Ecaille, toujours intact et toujours rangé à son emplacement habituel. Un soupir de soulagement échappa à la jeune femme. Malgré sa rigueur scientifique en tant qu’archéologue et sa discipline en tant que fille de militaire, la peur la prenait régulièrement d’égarer un jour cet étrange rectangle de métal sombre et luisant qui faisait dorénavant partie intégrante de sa vie. La colonie d’explorateurs terriens en exil qu’était la Nouvelle Avalon ne pouvait pas se passer d’un de ses Guerriers, fut-il le plus inexpérimenté de la galaxie. Danae débutait ici une nouvelle vie. C’était une nouvelle aube, un nouveau jour sur cette planète. Il était hors de question qu’elle gâche cette opportunité.

Y aurait-elle cru si on lui avait prédit un tel événement aujourd’hui ? Ce fut sous la douche qu’elle comprit la source de son inconfort. D’une poitrine déjà peu développée, il ne restait presque rien, si ce n’était le délicat relief de jeunes muscles abdominaux mis à rudes épreuves ces derniers mois. Dans un entrejambe souple et svelte s’invitait un encombrant appareil génital. A genoux sous le jet d’eau, Danae commença par regretter de s’être réveillée. La réalité la frappa alors en plein visage. Rattrapée par son bon sens, elle sut qu’elle ne pouvait pas nier ce qu’elle découvrait. En grande amoureuse du savoir et de la vérité, il lui était inconcevable de dénigrer des preuves concrètes. Ce changement, pourtant chimérique en théorie, faisait mentir la science. Quand on avait éliminé toutes les possibilités, même les plus farfelues, il restait l’impossible. Danae, ce petit bout de femme énergique, aux yeux de biche et au tempérament d’acier, se retrouvait piégée dans le corps d’un homme.

Calculant ses chances de pouvoir continuer à mener sa vie avec ce handicap, la situation lui parut très vite inextricable. La domotique venait de lui servir son café et semblait le dévisager avec perplexité, ce qui ne l’aidait guère à se concentrer. A travers le voile de douleur qui l’étouffait et le faisait suffoquer de pleurs, il aperçut son noyau d’armature. Mu par une impulsion, il amorça un geste pour s’en emparer avant de retenir sa main au dernier moment. Les doigts effleurant tout juste le cœur de son Ecaille d’Avalon, il hésitait. L’armure de combat, taillée par ailleurs pour la furtivité, pouvait devenir son refuge autant que son moteur désormais. Sous le heaume de Starlight, il n’était pas genré, pas davantage qu’il ne pouvait véritablement se prétendre humain. Il demeurait un super-soldat chargé de la sécurité de ses pairs et dévoué à l’exploration d’une planète sauvage. Rien de plus, rien de moins. Il serait si aisé de disparaître derrière cette identité factice… Ce serait si facile d’abandonner tout espoir et de se réduire à une simple machine… Plus de sentiments, plus de problèmes.

Hagard, la main tâtonnant à l’aveugle pour attraper sa serviette, il se releva lentement et manqua trébucher au sortir de la salle de bain. Un quelconque peignoir pudiquement enroulé autour de ses parties intimes, il traversa l’appartement pareil à un automate sans volonté. Les implications d’un tel bouleversement fouettaient par vagues sa conscience, emplissaient son crâne d’une tempête qui paralysait peu à peu son intellect. Une marée de questions noyait toute émotion, toute étincelle de vie, dans cette enveloppe charnelle devenue si étrangère. Incapable de ressentir quoique ce soit pour l’heure, il se laissa tomber dans un fauteuil. Tout aussi soudainement que sa prise de conscience précédente, il sentit sa raison vaciller, des larmes affluèrent et un abîme de désespoir s’ouvrir sous ses pieds. Il sombrait. Il n’était plus lui-même. Il avait perdu son identité.

Encoléré par son propre abandon, il se redressa subitement, inspecta chirurgicalement chaque parcelle de ce nouveau corps, parfois pas si différent de l’ancien. Le tatouage de cartouche égyptien était toujours là. Tout compte, même sous un regard froid comme un scalpel, il ne se trouvait pas si différent. Et si dissemblances il y avait, il pouvait fort bien s’en accommoder. N’était-il pas un Guerrier d’Avalon ? N’était-il pas l’enfant du grand major Carter et un archéologue respecté ? S’il était né homme et non femme dès le début, les choses se seraient-elles passées autrement ? Probablement pas. Il aimait l’Histoire, ressentait l’appel des étoiles, aiguisait son sens du devoir en servant la nouvelle colonie et en protégeant son prochain. On avait besoin de lui. La survie de tout un peuple dépendait en partie de lui. Ses choix n’auraient pas changé. Il s’agissait, tout simplement, d’une nouvelle opportunité. L’adaptation serait longue, fastidieuse mais il y arriverait. Parce qu’il l’avait décidé.

Je suis Starlight, Guerrier d’Avalon.
Je suis citoyen de la Terre et de la Nouvelle Avalon.
Je suis Danae Carter.
Danae Carter [AVA]
Ariana Vicente [Te]
Ariana Vicente [Te]
Anonymous
Ariana Vicente [Te]
Ariana Vicente [Te]
Invité
Sam 6 Juil - 23:57
Petite introduction :
Bonsoir à tous ! Je représente Terrae pour cette épreuve avec mon personnage Ariana. C’est une petite rouquine très expansive et expressive, un peu bizarre et régulièrement à côté de la plaque héhé.
Je n’ai pas vraiment de points de contexte à vous présenter, à part que Terrae est un institut rassemblant des personnes ayant ressenti un Vide au cours de leur vie : un événement marquant très négatif, qui les a laissés brisés… Là-bas, ils ont la chance de se reconstruire et développent en même temps des pouvoirs !
Les Masters sont ceux qui dirigent l’institut et possèdent un contrôle complet sur leurs pouvoirs. Les élèves dorment dans des dortoirs en fonction de l’élément qu’ils contrôlent.
 
Et voilà la bichette :

Épreuve 3 ;; De l'autre côté du miroir - Page 2 Sfmj
 
Voilà, c’est tout ! Bonne lecture :D
 


 
Matin, samedi ; aujourd’hui, Ariana ne travaille pas. Elle a dormi seule dans son lit comme une grande, effondrée comme elle l’était en rentrant du boulot. Pas d’heures interminables à courir en tous sens ; seulement les rayons du soleil sur sa peau. Profiter du beau temps, quelle belle idée ! C’est sur cette jolie pensée que la rouquine se lève… avant de remarquer une chose somme toute étrange entre ses cuisses. Plus spontanée que téméraire, elle tâte. Oh. Ah ? Elle tire sur son short pour avoir une vue plongeante et fixe la chose qui ne devrait pas se trouver là durant quelques très longues secondes. Une blague ? Une hallucination ? Elle rêve encore ? Vérification devant miroir s’impose. Ah ! Bon, eh bien, elle est un il, aujourd’hui. Dans sa glace, c’est comme si elle fixait une version entièrement masculinisée d’elle-même, mais sans les bons ajustements : cheveux toujours aussi longs et ondulés qu’à leur habitude, un peu maigre, beaucoup trop petit, quoiqu’heureusement plus grand que ses 1m55 habituels. Bien, sa version masculine a donc au moins eu le bonheur d’avoir une poussée de croissance ! Elle a aussi gardé ses taches de rousseur, alors l’honneur est sauf.
 
Il y a une chose à savoir sur Ariana pour comprendre sa réaction non-réactive particulièrement inattendue : elle est une Morphe. Les changements de sexe, ou même d’espèce — parce qu’elle aime bien se transformer en joyeux phoque ou dindon — c’est son quotidien, donc rien de fondamentalement perturbant jusque-là. Simplement troublant, compte-tenu du fait qu’elle ne parvient normalement pas à utiliser ses pouvoirs en dormant. Enfin, habituellement, quoi. Un Morphe peut-il en transformer un autre ? OH ! Mais c’est ça ! Se pourrait-il que ce soit l’œuvre de son estimé professeur en pouvoirs, le Master Ashton ? Ces derniers temps, celui-ci l’entraîne à changer d’apparence humaine, mais surtout à faire coller sa personnalité au visage qu’elle emprunte… (À croire qu’il souhaite en faire un membre digne de la société Terraenne pour pouvoir l’envoyer en mission, pfff, ce qu’il faut pas entendre.) Ce doit être ça ! Il la met en situation d’exercice afin de tester sa capacité d’improvisation en tant que membre du genre masculin ! Mais que c’est ingénieux ! Là, c’est sûr, c’est certain, c’est lui ! Le connaissant, à aucun moment il ne l’aurait prévenue avant de la jeter dans la gueule du loup ! Il est comme ça, lui. Un peu brusque, mais au final, il fait toujours au mieux.
 
Rien ne peut plus arrêter la jeune rouquine — enfin le — enfin la — c’est toujours une madame dans son cœur, vous savez, l’apparence ça veut rien dire. Pas même sa peur (panique) d’aller déranger Ashton, si austère et sévère, en dehors des heures d’entraînement… Si elle voulait vous faire un comparatif pour vous présenter le personnage, elle vous désignerait sûrement le professeur Rogue dans Harry Potter, « en beaucoup plus canon !!! ». Ce qui, somme toute, est une motivation supplémentaire pour aller s’entraîner avec lui dans l’eau et la sueur. Ni une, ni deux, elle file sous la douche et en profite pour se familiariser (très) intimement avec son nouveau merveilleux corps de bonhomme. Bientôt habillée de quelques vêtements à la bonne taille pour elle (coupe résolument féminine, mais avouons que même avec une jupe, elle aurait été fantastique), la rouquine sort de sa chambre pour aller prendre son petit-déjeuner, les cheveux attachés en catogan. Elle salue ma foi fort virilement (non)(mais après tout, qu’est-ce que la virilité ?) les personnes qu’elle croise dans le couloir, jusqu’à se retrouver à la cafétéria ; là-bas, elle met en place ses plus belles techniques de sourire de hamster craquant afin d’amadouer Afya, qui s’occupe de préparer le petit-déjeuner. Celle-ci, adorable comme à son habitude, ne semble même pas trouver son changement d’apparence étrange — et visiblement, passer incognito est impossible auprès d’elle, Aria se ressemble encore bien trop ! Aussi finissent-elles par discuter joyeusement comme à leur habitude ; la rouquine parle de son super entraînement tip top secret avec Ashton, et lui demande de garder le secret avant de filer jusqu’à la Salle des Masters, où il devrait se trouver à cette heure. Suite à quelques explications basiques et un « Je suis censée faire quoi vu que vous m’avez transformée, du coup ? », celui-ci fronce les sourcils en la regardant de haut en bas.
 
—Non, je n’ai rien fait de tel. C’est très étrange. Tu es sûre que tu n’as pas utilisé tes pouvoirs en te réveillant ce matin ? (Il a surtout l’air de dire « Si tu me fais perdre mon temps, je te jure que je t’étripe pour pouvoir nourrir mes poissons avec tes entrailles. », avec moins de mots.)
—Heiin ? Ahhhh mais ouiii je suis bête, j’ai fait des rêves trop bizarres cette nuit, ahahah, ça doit être à cause de ça voyons !! Je dois être restée bloquée, mais oui ! On peut pas rester bloqués toute notre vie, hein, pas vrai ?! (Là, c’est le moment où elle commence à paniquer. C’est le regard d’Ashton. Il est flippant quand il est pas content, et visiblement la machine à café est en panne.)
—Tu reprendras sûrement ta forme initiale lorsque tu n’auras plus d’énergie. Ou alors débloque-toi. Tu es censée avoir un meilleur niveau que ça, la sermonne-t-il en la fusillant du regard.
 
Oh. Ah. Oui. Alors. Le problème étant qu’elle n’a pas l’impression de dépenser le moindre pet d’énergie pour se transformer… c’est comme si elle ne s’était jamais transformée, à vrai dire. Elle l’aurait senti, non ?! Et du coup… Si ce n’est pas lui… Si ce n’est pas elle… C’est qui ?! C’est quoi ?! Les extra-terrestres ?! Heureusement, quelqu’un d’autre interpelle le Master avant qu’il n’ait eu le temps de la voir se liquéfier devant lui, aussi en profite-t-elle pour filer illico presto dès qu’il lui tourne le dos. Elle fonce comme une démente jusqu’à l’avant-dernier étage, où se trouve le dortoir des Airs, et donc la chambre de son petit-ami, Allen. Elle tambourine contre la porte, le cerveau retourné par des milliers de questions (« je suis devenue un vrai mec ?! », « mes seins, ils sont où mes seins ?! », « non mais c’est pas possible, je peux pas m’être bloquée dans mon sommeil ?! », « ça met du temps, à apprendre à viser ?! ») qui auraient probablement pu faire leur apparition un peu plus tôt dans l’intrigue si Ariana avait été dotée d’un minimum de sens commun — ce dont elle a pour sûr été privée dès sa naissance. C’est donc un type complètement paniqué et gesticulant dans tous les sens qui tente de le secouer par les épaules lorsqu’il apparaît qu’Allen retrouve sur le seuil de sa porte.
 
***
 
Il a bien fallu une demi-heure et une bonne demi tablette de chocolat à Ariana pour qu’elle réussisse à expliquer les événements du jour de manière compréhensible. Allen, qui, au début, n’appréciait pas fortement la blague, a été dans l’obligation de conclure que : 1) il s’agit bien de sa petite amie (personne ne parle autant pour ne rien dire) ; et 2) il ne s’agit pas d’une farce de sa part. Elle est véritablement bloquée, et il lui faut faire un effort similaire à une transformation humaine habituelle pour retrouver son véritable corps… qui finit hélas par redevenir masculin lorsqu’elle relâche l’effort ou désactive son don. Et rien n’y fait ! Absolument rien ! Au désespoir, la pauvre Ariana (qui, à ce niveau de son existence, s’est déjà demandé si elle devait changer de prénom, refaire sa vie ailleurs et trouver un autre compagnon de vie) repart dans une litanie marquant son angoisse de devoir changer ses papiers et sa garde-robe de fond en combles — surtout pour les sous-vêtements, il faut bien l’avouer, car les culottes ne sont pas vraiment ce qu’il y a de plus confortables.
 
Réaction instantanée d’Allen lorsqu’elle lui demande, parfaitement sérieusement, s’il continuera à l’aimer malgré tout, même si elle a « des trucs en trop là où il faut pas, enfin, tu sais » :
 
—C’est une vraie question ? Je suis obligé de répondre ? (Oui, Allen, c’est une vraie question, sinon elle ne te la poserait pas.)
—Pff. De toute manière, je suis sûre que t’es juste jaloux parce que j’en ai une plus grosse !
—… Genre t’en as une plus grosse. N’importe quoi.
—Viens, on compare.
—Non mais- je vais pas comparer à celle de ma- Non !!
—T’as juste peur, avoue.
—Mais non !
—Mais si.



Épreuve 3 ;; De l'autre côté du miroir - Page 2 YedHL49
Ariana Vicente [Te]
Maxwell Kincaid - BX
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Anonymous
Maxwell Kincaid - BX
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Invité
#31 —De l'autre côté du miroir
Maxwell Kincaid - BX
Sam 6 Juil - 23:58
Ou s’était-il endormi ? Maxwell ne s’en souvenait plus très bien, et à peine avait-il voulu ouvrir l’œil que sa paupière s’était affaissée sous le poids de ses rêveries matinales…
Assis, à demi courbé, sur ce qui devait être une table, sa tête reposait paisiblement entre ses bras croisés, une légère brise faisant virevolter une des mèches de son indomptable crinière.
Ses narines s’agitèrent. C’étaient l’odeur du café, du tabac froid et de quelques choses de plus familier… Le commissariat ! Ooooh oui !  Il reconnaissait bien l’étrange parfum de ce lieu qui était tout à la fois son purgatoire et sa planche de salut…
Comme bien des nuits il n’était pas rentré chez lui, et au vu du mal de tête qui commençait à poindre, ainsi, qu’a son impression de gueule enfarinée, il n’avait pas fait d’heures sup’.
Gémissant de fatigue, il ondoyait sur sa chaise, cherchant une position qui lui apporterait plus de confort. Il s’allongea un peu plus sur ce qu’il reconnaissait être son bureau. Une large partie de son torse reposant maintenant sur les trop nombreux dossiers éparpillés. Il trouvait cela étrangement moelleux, mais ne se posa pas plus de question et se laissa docilement happer par Morphée dans le pays des rêves.  

Divagant, son esprit profitait de ce curieux état de conscience ou l’on peut être témoin d’étranges illusions. Les bras se lovant un peu plus autours de son visage, Maxwell se retrouva plonger au milieu de ses rêves et des souvenir de sa soirée passée…
Il ne savait plus distinguer la frontière entre ce qui avait été réel et ce qui relevait de la pure fantasmagorie. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il éprouvé à cette instant, le singulier plaisir que peuvent susciter ces moments de lâcher prise.

A présent, il se revoyait débarquer dans ce bar un peu trop animé de la 6th Avenue. C’était un établissement comme tant d’autre dans Manhattan… La musique était forte, les gens dansaient, buvaient, parlaient, criaient, se disputaient, s’embrassaient… Tout était confus et saturé comme les éclairage bleus et violets qui les inondaient et les noyaient. C’était un de ses nuits d’été, chaude, humide et étouffante. Personne n’avait l’air de se soucier du lendemain et Max se sentait transporté. Il navigua à travers la foule compact et joyeuse, tout le monde semblait se connaître et s’apprécier. Son regard allait d’un visage à un autre, les trouvant tous, à leur manière, beaux et lumineux. Il était tellement fasciné par le changement de fasciés de ses concitoyens connus pour être bougons, qu’il ne regardait plus devant lui. Et ce qui devait arriver, arriva : il percuta une inconnue… Oui une jeune femme, grande, presque de sa taille, à la chevelure sombre, aussi brune que lui, le regard lui aussi amputé d’un œil, un orbe masqué sous une épaisse mèche cheveux. Elle le regardait avec douceur et langueur, elle n’avait pas l’air ivre, même si son comportement était semblable au cortège alcoolisé qui les entourait. Lui non plus n’avait encore rien bu, mais il lui semblait voir flou et tanguer au milieu de cette marée humaine, une sirène pendue à son cou…

La jeune femme, n’avait pas hésité un seul instant… Elle avait collé son corps contre le sien, avait pris ses mains pour les poser sur ses hanches et calé sa tête sur son épaule. Max sentait son souffle sur sa peau, son odeur, ses cheveux caressant le pourtour de son visage. C’était elle qu’il enivré.  

Ils dansaient tous les deux lascivement, à contre temps de l’agitation qui les entourait. La belle sirène savait mener la danse et lui faire comprendre ce qu’elle voulait … Mais petit à petit le rêve se brouilla, la fête disparue, ainsi que la belle inconnue… C’était le vide, les ténèbres, et des bruits de pas, de semelle en caoutchouc qui couinent, de discussion incompréhensible lui vinrent aux oreilles… C’était la triste réalité…

Soudain, un rayon de soleil perça le rideau du bureau, venant taquiner la paupière du détective… Ce rayon de soleil il le maudissait de fond de son cœur. Il venait achevé un peu plus la fin de ce merveilleux rêve.
La tête toujours bien enfouie entre ses bras il se dandinait sur sa chaise … Tout ça avait réveillé ses plus bas instincts et il avait bien l’attention de les contenter…
Défaisant la boucle de sa ceinture, et plongeant sa main vers son entre-jambe il avait la ferme attention de remédier à la frustration que le tenaillait, mais quelle ne fût pas sa surprise …

« Qu’est-ce que !!!!!! Mais où est-ce qu’elle est ??? »
Il se leva d’un bond comme un fauve… Telle une tempête, c’était la plus grande confusion et panique qui l’animait.
C’était une mauvaise blague ? Il allait se réveiller ?  Ce n’était pas possible. Ça ne pouvait pas tomber ou disparaître de cette manière ?
Il se précipita vers le miroir qu’il avait installé là… Plus rien n’allait… Ce qu’il voyait dans la glace n’arrangeait pas les choses.
C’était lui la belle sirène de son rêve.
Défaisant précipitamment les boutons de chemise, il pu bel et bien constater qu’il avait maintenant une poitrine toute féminine en accord avec le vide qu’il avait pu constater entre ses jambes. De longs cheveux brun tombaient délicatement jusqu’à ses clavicules et une longue mèche cachait son œil amputé … Il était complètement coi…

Une histoire de fou voilà ce que c’était … Cependant, il resta de longue minute à s’admirer, se laissant dire qu’il n’était pas mal en femme….

On tapa soudainement à la porte, tout en tentant de l’ouvrir alors que verrouillée.

« Kincaid ??? Qu’est-ce que vous foutez encore ? C’est une voix de femme que je viens d’entendre ? Vous ramenez vos conquêtes ici maintenant ??? Ouvrez sur le champ ! »
Oh non… C’était ce vieil emmerdeur de Braxton… Un lèche-cul qui avait sauté sur la première occasion pour mettre ses fesses au chaud en intégrant le secrétariat du commissaire… Il était barbant, tatillon et surtout, avait visiblement, un problème relationnel avec Maxwell.
Même sa voix avait changé, beaucoup moins grave et sèche, il tenta vainement de la masculiniser.
« Je ne peux pas pour l’instant. Mais ne vous inquiétez pas, tout va bien ! »
« Ahaha… Vous vous foutez encore de moi détective Kincaid… J’en ai plus qu’assez de vos bêtises et de votre impertinence à mon égard. Je vous rappelle que je fais partie du secrétariat du commissaire et que par conséquent je dispose d’un passe-partout… »
La panique s’empara de lui, il se précipitât sur la porte pour l’empêcher d’ouvrir. Il pesait de tout son poids, mais Braxton était du genre costaud et lui avec son nouveau gabarit ne risquait pas de représenter une quelconque gêne …
Il ouvrit la porte avec tant de force, que Maxwell fut projeter par terre… Les fesses par terre dans des habits devenus trop grands et surtout dans une tenue complètement défaite, il donnait l’impression d’une pauvre petite victime. Quand Braxton posa les yeux sur lui, ses joues rougirent légèrement… Max comprit que sous cette forme, il était visiblement à son goût…
« Je savais que ce Kincaid n’était qu’un satyre ! *
Il s’empressa de venir à ses côtés, et de le prendre dans ses bras pensant le consoler… Un profond sentiment de dégout envahit, il se débattait comme un petit animal sauvage voulant échapper à son prédateur…
« Nan, mais cette blague doit s’arrêter maintenant ! » Mais au lieu de s’arrêter les choses prenaient une tournure pour le moins étrange….
Une des mains de Braxton s’aventurait dans une zone pour le moins… inattendue.
"Qu’est-ce que tu fous Braxton ! C’est moi ! c’est Kincaid !!! Le mec que tu ne peux pas blairer !!! "
Mais ce n’était plus Braxton, c’était un être informe dont les tentacules essayaient de se frayer un chemin sous ses vêtements… Mais c’était un cauchemar ! il devait se réveiller !

***
« NOOOOOOOON »

Il se réveilla avec fracas dans son bureau, renversant les dossiers tout autour de lui. Il dégoulinait de sueur, le rythme cardiaque affolé. C’était bel et bien un cauchemar… Il était à la fois rassuré et horrifié par ce que son subconscient était capable de lui faire subir…

« Kincaid !!!! Qu’est-ce que vous foutez ! »

Encore une fois ? Non ? C’était un impossible ! Il avait un air complément ahuri, presque fou …

« Vous être vraiment complètement dingue Kincaid… »
Maxwell Kincaid - BX
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