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Épreuve 4 ;; Si j'étais toi

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Ithen Levenski [IL]
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#26 —Re: Épreuve 4 ;; Si j'étais toi
Ithen Levenski [IL]
Sam 6 Juil - 23:26
 Paradis, Enfers, Terre, tout est réalité. Damned Town est une ville immense, perdue quelque part on ne sait où. Les humains qui commettent un péché s’y réveillent, comme après un long sommeil, aux pieds des marches de la Mairie, recouverts d’une petite couverture. Les déchus, exclus de leurs terres d’origines, y sont envoyés pour s’y racheter. De par la présence de la reine des anges, Edwige, et d’un roi démon, Dragon, les anges et les démons cohabitent avec tout ce petit monde dans la ville, se livrant une guerre ouverte, sans violence, car interdite, mais sans merci.
(Plus d’info : http://damnedtown.forumactif.org/f1-reglement-et-contexte)

Alec Hamilton est un tout jeune démon aux attitudes de Don Juan. Chasseur dans l’âme, il est toujours accompagné par son fidèle beagle Attila.

Ithen Levenski, c’est moi ! Petit humain maigrichon, je ne paye pas vraiment de mine à côté de lui, mais j’ai en revanche parfaitement compris qu’il valait mieux éviter le bonhomme, la première fois que j’ai croisé son regard empreint de violence.


SI J’ETAIS TOI
Ithen Levenski
1 238mots


Etre réveillé par les rayons du soleil en pleine tronche parce que j’ai (encore) oublié de fermer le volet, ça, c’est plutôt normal. Je suis, en revanche, bien moins habitué aux bruits de mastications tout en douceur à côté de mon oreille. Et encore moins à ce qu’on réponde à mes grognements matinaux. J’ai ouvert un œil surpris, qui a vite été rejoint par le deuxième lorsque je me suis retrouvé face à un gros museau plein de bave et des plumes d’un pauvre oreiller éventré. Il y avait un chien dans mon lit. Et pas n’importe quel chien ! C’était le beagle criard de l’autre montagne de muscle d’Alec Hamilton. De quoi justifier mon mouvement de recul et mon glorieux hurlement :

- AHHH ! Ah ! Mais qu’est-ce que…

Ma voix sonnait curieusement grave, mais ce n’était pas vraiment le moment de m’en inquiéter. Je me suis battu quelques secondes avec les draps pour m’éloigner le plus rapidement possible du chiot et me suis retrouvé les fesses par terre, tout étonné par ma lourdeur subite. Je crois que c’est à ce moment là que je me suis dit qu’un bilan s’imposait… Le beagle d’Hamilton comme réveil, une chambre inconnue au bataillon qui ne m’avait pas vraiment choquée jusqu’à présent, une bonne trentaine de kilos en plus et surtout, surtout, des jambes magnifiquement sculptée et deux fois plus épaisses que mes petites gambettes habituelles. Rien à  ajouter ? Ah si, la distance entre mon regard et le sol s’est considérablement agrandie. Je me suis intelligemment dit que c’en était assez pour qu’une petite visite devant le miroir le plus proche s’impose. Mais avant ça, trouver le fameux miroir…

- Tu veux pas la fermer un peu toi ? ai-je lancé au chiot qui commençait sérieusement à m’agacer à force de me grogner dessus.

Je me suis relevé avec difficulté, et avec la ferme impression qu’on m’avait attaché des poids sur tout le corps pour m’en empêcher. J’ai alors mis la marche avant avec précaution et ai entreprit d’explorer les lieux. La chambre était plutôt sympa –plutôt éloignée de mon bordel habituel-, et je m’y serais sûrement attardé plus longuement si je n’avais pas tellement de questions qui me tournaient dans la tête. La fourrure sur patte m’a emboîté le pas lorsque je me suis aventuré dans le couloir. Toujours en me grognant dessus, c’est sûr que ça serait beaucoup moins drôle sinon.

De peur de me casser la figure dans les escaliers, j’ai choisi l’option sûreté : ouvrir toutes les portes de l’étages et voir où ça pouvait bien me mener. Par chance, la première était la bonne. J’ai fait mon entrée dans une salle de bain aussi belle que la chambre que je venais de quitter et dont le miroir acheva de me convaincre que, non, je n’avais pas gagné du muscle et emménagé dans un superbe appart en une nuit. Un charmant minois à en faire faillir n’importe quelle demoiselle me rendait un regard turquoise –bien moins glacial et effrayant que lorsque son propriétaire légitime se trouvait derrière, à travers le reflet. J’ai passé la main dans les mèches blondes qui encadraient ce visage et me suis aussitôt senti jaloux. Le veinard avait de la soie à la place de sa masse capillaire, c’était la seule explication possible pour justifier la douceur de ses cheveux ! Ajouter à ça le starter pack du « monsieur muscle » et vous obtiendrez ce à quoi je ressemblais à ce moment là. Bien loin de mon sac d’os d’un mètre vingt  et de ma tignasse habituels. J’oscillais entre le « Waouh, c’est vraiment moi dans ce corps là ? » et le « What the hell is going on ? ».

Nouveau grognement. On dit que les chiens sentent lorsque quelque chose ne va pas chez leur maître. Est-ce qu’ils sentent aussi lorsqu’un étranger squatte la boîte crânienne dudit maître ? Pour être très honnête, je préférais ne pas avoir de réponse à cette question. Peut-être qu’il avait faim tout simplement ? Je préférais cette perspective. Même si elle amenait d’autres questions avec elle. Devais-je rester dans l’appartement jusqu’à retrouver mon corps habituel ?  À condition bien sûr que je le retrouve. Ou aller me balader dans les rues de Damned Town en espérant trouver quelqu’un qui pourrait m’aider ? La seconde option impliquait 90% de maladresse et de « je vais ruiner la réputation d’Alec en une matinée ». C’est que je ne sais pas jouer les gros durs sarcastiques, moi ! La première idée me tentait bien, mais je sentais que mon nouvel « ami » poilu n’allait pas accepter de rester enfermé bien longtemps.

- Ça va, ça va , me suis-je rendu tandis qu’il commençait à donner de la voix, on sort, t’as gagné.

D’un côté, les caprices du chiot m’arrangeaient bien. Ç’aurait été dommage de ne pas profiter, pour une fois que je pouvais me vanter d’avoir un corps de rêve ! Et puis… Il me démangeait d’aller faire un tour du côté de chez moi, histoire d’avoir la réponse à une question particulièrement importante : Alec était-il lui aussi coincé dans mon propre corps ? Si tel était le cas, alors un de nous deux a été bien plus gâté que l’autre. Je te laisse deviner lequel. Une fois ma décision prise, et après deux-trois aboiements impatients de l’autre corniaud, j’ai mis le tank en marche, direction mon modeste quartier. Enfin, du moins si j’arrivais à passer l’étape des escaliers…


Un bon moment et quelques chutes plus tard, j’ai réussi à apprivoiser les mouvements de ce corps sans passer pour un abruti fini à chaque pas. Belle évolution. Je me suis retrouvé sur le paillasson de mon chez moi, un chiot trop bruyant et curieux sur les talons, sans savoir si, oui ou non, je devais toquer. Je n’ai pas eu à trop me poser de question puisque, de l’autre côté du battant, un juron étouffé a répondu aux aboiements du beagle. J’ai entendu des bruits d’objets déplacés et ai attendu un long moment que la porte ne s’ouvre. A sa décharge, c’est vraiment un foutoir sans nom à l’intérieur. Mais lorsque le grincement annonciateur de l’ouverture du battant s’est fait entendre, je me suis retrouvé face à moi-même, et ça c’était carrément perturbant.

J’avais l’impression de me voir sans totalement me reconnaître ; le feu habituellement bleu du regard d’Alec s’était installé dans les deux charbons qui me servent d’iris et son attitude donnait à mon corps de lâche un tout autre air. Je l’ai plaint intérieurement ; ça doit faire un sacré choc de se réveiller avec sa dignité en moins. Même le chiot l’a reconnu et a aboyé joyeusement. Mais toutes ces constatations n’ont duré qu’un instant, parce qu’à la seconde où lui m’a aperçu, je me suis prit le coup de poing de ma vie dans la tronche. Un pur condensé de rage, et sûrement aussi de peur à l’idée de rester coincé dans ma peau. Et crois le ou non, mais je ne savais même pas que mon corps disposait d’autant de force.

Ce type était d’une rapidité folle, je n’ai même pas eu le temps de prier mon dieu de la poisse pour avoir le droit à un réveil normal –c'est-à-dire sans peluche à crocs ni muscles proéminents, mais avec supplément tignasse emmêlée.  

En un clignement d’œil, ça s’est fini en direct du gauche et rideau noir.

Ithen Levenski [IL]
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Sam 6 Juil - 23:30
Le Monstre:



RYOT : le retour

Ryot (prononcé Raïotte) vient du Nano. Monde d'Alpha Perdu. Il vit sur Manooine, une planète désertique connue pour abriter des hors-la-loi, et y "bosse" en tant que pilote de courses (illégales) et parfois en tant que transporteur (de choses illégales). Bien que mi-humain / mi-telun* (et donc 50% alien), Ryot est considéré comme bien moche par toutes les espèce confondus. Et voilà sa caractéristique la plus importante parce que franchement y'a pas grand-chose d'autre à dire à propos de ce petit connard.

Ryot. Moche. Mais pas méchant.

(J'vous jure. Les regards agressifs qu'il vous lance c'est pas voulu ! C'est juste son visage.)

***

LEXIQUE

*Telun : une espèce à la peau gris-bleu qui change de couleur selon leur humeur.
*Valeth : une espèce doté d'une imposante fourrure qui les protègent du froid. Ils se déplacent à quatre pattes sur leur planète tel de gracieux félins, sauf dans la présence d'autres humanoïdes.
*Xzblorg : personne n'est sûr à quoi ça ressemble, mais tout le monde sait que c'est con.
*Phos'il : une planète du système d'Astariul entièrement recouverte de glace et de neige
*Manooine : une planète du système de Norys couverte de roches et de sable jaune. La température n'y descend jamais en dessous de 38°C.

***

1441 mots



Et son Poto:



RAZ'SHA

Comment introduire Raz'Sha sans être grossier ? Une putain de mission impossible, merde ! Ce Valeth médecin est un vieil ami auto-proclamé de Ryot. En général quand ils traînent ensembles (ou quand Ryot se fait traîner quelque part par Raz plutôt) ça termine (et commence) avec beaucoup d'ennuis.

On ne pourrait placer deux caractères plus différents en face de l'un l'autre.

Pour le dire dans les mots de Ryot : il est cool.







J'ai des poils aux fesses ?


Écoutez. On ne peut pas tout avoir dans la vie. Ryot n’est peut-être pas des plus beaux (il est même très moche), mais il a d’autres avantages.

Par exemple, il… non. Il n’est pas bien fort. Ni même musclé. Son corps est tellement déformé qu’il fait des vagues. Il a un très sérieux problème avec sa colonne vertébrale qui nécessiterait au moins 13 opérations pour lesquelles il n’a pas les crédits. Et s’il n’avait pas perdu son bras droit, il ne pourrait pas profiter de la force mécanique de son bras bionique pour soulever ses courses du MégaMarché du coin (c’est lourd les boîtes de conserves quand on les achète en vrac). Donc : pas fort.

Mais, il est très…. non. Pas intelligent non plus. Je vais être honnête : son cerveau a la taille de celui d’un escargot de l’espace. Il est utile pour les fonctions de base, mais en dehors de ça c’est la cata. Certains auraient osé dire qu’un Xzblorg avait un QI plus élevé que celui de Ryot (et ils auraient raison aussi). Donc : pas intelligent.

On ne peut pas tout avoir dans la vie. Ryot n’a pas grand-chose. Mais pour moins d’une demi-journée, il allait avoir mieux. Oh que oui.


***


Ce n’est pas exactement de la panique, qu’il a ressenti en se levant ce matin. A vrai dire, sa matinée s’est déroulée parfaitement normalement.

La première chose qu’il vit fut un plafond d’un brun différent de celui de son vaisseau-caravane. Comme tous les jours, en somme. Ryot, à ce moment-là, ne savait pas encore si c’était dû à une nuit bien arrosée ou à un coup de poing perdu dans une cantina. Il se rappellait avoir vaguement pensé qu’il fallait vraiment qu’il arrête de jouer au poker. Vidé de ses crédits (probablement) et de ses vêtements (on le verra plus tard), Ryot avait refermé les yeux. La meilleure façon d’éviter les problèmes c’était de ne pas les regarder en face. Tant qu’il ne les voyait pas, y’avait pas de problèmes. Vous saisissez la logique ?

Après avoir roupillé encore un moment, l’appel de l’estomac fut le plus fort. Il n’en faut pas beaucoup pour un homme comme Ryot (si on peut le désigner comme tel (peu de gens le font, justement)) pour être heureux. Normalement il y a toujours un p’tit bout de nourriture presque périmée dans le fond d’une assiette ou d’une cannette, mais étant donné qu’il n’était pas chez lui, il avait rapidement compris qu’il allait devoir partir à la chasse. Difficile, sans crédit.

Un homme plus propre aurait peut-être jeté un rapide regard dans un miroir avant de sortir. Il aurait même songé à changer de caleçon. Pas Ryot. Il sait très bien à quoi il ressemble, et moins il se voit, mieux il se porte. Et puis… les caleçons ça ne traînent pas n’importe où.

Premier indice d’une journée atypique : quand il ouvre la porte pour sortir, sa perception des choses change d’un coup. Phos’il. Une planète recouverte de neige. Il est déjà passé dans le coin donc pas de surprise de ce côté-là, mais pour une raison inexplicable, ce qu’il voit cette fois est bien différent. Des flocons de neige tombent en douceur sur le tapis immaculé avant de se fondre dans la masse. Au loin, il aperçoit le sourire débile d’un Zingou. La bestiole doit être à quelques kilomètres de là et pourtant, il voit le détail de ses petits yeux jaunes. La HD de OUF. En temps normal, Pho’sil, pour Riri, c’est juste du blanc très flou. Là y’a un truc qui cloche.

« Ah », aurait-il voulu dire à voix haute, mais un ronronnement bizarre sort de sa gorge. Ouh-la ! Faut croire qu’il s’agissait bien d’une nuit arrosée finalement.

S’il est sur Phos’il, il va peut-être devoir trouver des vêtements, finalement. Ryot n’a pas la chance d’avoir une peau recouverte de poils. En plus il vit sur une planète désertique, donc il est mal barré avec l’exact opposé qu’il a sous les yeux. Deuxième indice : il ne se les gèle pas. Même pas un petit frisson. Est-ce qu’on lui a donné une bonne veste chaude ? Un vaillant passant l’a pris pour un tas de chair à maladies contagieuses et a eut pitié de lui ? C’est à ce moment précis qu’il ose enfin baisser les yeux (HD) sur la zone interdite.

C’est pas son corps, ça.

« Et ben putain. T’as déjà fini de pioncer ? Que 12 heures, ma foi ! »

Même pas le temps de digérer le fait qu’il a un gros pelage et une (putain de) queue au-dessus des fesses. Même pas le temps de se poser des questions. Genre : A) la médecine sur Manooine a-t-elle vraiment évolué au point qu’on peut greffer un pelage complet sur le corps d’un semi-homme qui n’avait que trois poils sur le crâne avant l’opération ? B) si oui, pourquoi aurait-il pensé que c’était une bonne idée, sur Manooine, où les températures passent facilement les 44°C ? et C) les ronronnements sont-ils inclus dans l’opération ou est-ce juste un effet secondaire d’une alcoolémie trop élevée ?

« Alors, le p’tit con a perdu sa langue ? »
« Faut croire que oui. Elle est où la repartie ? Les putains et les merdes habituels ? »

S’il ne louche pas (et vu sa récente découverte il a comme un doute), il y a deux Valeths devant sa gueule (une vraie gueule ! c’est pas une façon de parler). Avec un cerveau légèrement plus grand qu’une noix, il aurait peut-être capté tout de suite qu’il ne s’agissait pas de n’importe quels Valeths, mais bien des deux cousins bruyants et bavards de Raz’Sha. Il aurait même pu tilter sur le terme affectueux ‘p’tit con’. Il n’y a qu’une seule personne dans cette galaxie qui le nomme ainsi. Ceci dit on a déjà vu que le cerveau de Ryot n’est pas si performant, donc il n’en tire aucune conclusion. Le mystère reste donc mystérieux.

« Heu… »

« Et bah ça alors ! C’est une première ! »
« Une avant-première. »

Les cousins échangent un regard goguenard que Ryot ne comprends pas. Il n’a pas non plus conscience de l’expression débile qu’affiche son visage de Valeth habituellement fier et, soyons honnête, super bogoss. Deux choses que Ryot n’est certainement pas (entre autres, je me répète).

« La tronche qu’il tire ! »

« Euh… J-je— »

« Razounet qui bafouille ? Ayayaya. On a cassé notre cousin ! Que va-t-on dire à la Mama ? C’est ta faute, Ka’Baz. »
« QUOI ? Jamais je toucherais un poil de sa crinière majestueuse. »

Alors que les frères se chamaillent, les pièces du puzzle commencent à se mettre en place dans l’esprit de Ryot. C’est un sacré challenge vu toutes les positions qu’elles peuvent prendre. Phos’il + pelage + p’tit con + deux cousins bavards + la Mama = ????

DING DING DING DING DING. Gagné ! Bingo ! Euréka !

Le petit connard vient de résoudre l’énigme. Non, il ne s’est pas payé une opération extrêmement rare et couteuse. Il n’a pas fumé des— euh, attendez, ça, ça reste une possibilité quand même, mais le problème n’est pas là, le problème c’est que Ryot n’est pas Ryot. Ça n’a jamais été Ryot. Pas depuis son réveil en tous cas. Ryot est Raz’Sha ! Ha ha ! Ryot est Raz’sha. Ryot est Raz’sha ?

Mierda.

L’ex-Monsieur Moche regarde fixement ses mains (pattes ?) pour la première fois. Il admire son nouveau corps poilu (mais plus musclé) et profite quelques temps de l’air qui s’infiltre sans problème par ses narines. L’absence étrange du mal de dos permanent, ainsi que ce picotement qu’il est sensé (mais pas-sensé) avoir dans les orteils. C’est… grisant. Ces quelques secondes passées dans un corps qui ne lui appartient pas lui ouvrent les yeux sur tout ce qu’il pensait être normal dans son ancien corps. La liste n’était pas très longue, mais là, elle est carrément inexistante.

Un moment d’espoir.

Ses rêves les plus fous s’évaporent malheureusement très rapidement quand il aperçoit une monstruosité s’approcher de lui avec une démarche qui lui est absolument inconnue. Je vous ai dit qu’il n’avait pas l’habitude de se voir dans un miroir. Le face à face est pire. Voilà Ryot, ou son corps plutôt, dans toute sa gloire. Tête chauve, dos courbé, bras bionique, œil arraché, et le reste de la liste au complet. Qu’est-ce qu’il est laid !  

« Bah alors, mon p'tit connard », entent-il sortir de sa propre bouche avec horreur, « tu fais bien mumuse, merde ou oui ? »


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Sam 6 Juil - 23:49

Fye dans le corps de Dragos C. Bessaraba pour Ostium Tenebris.


Si j'étais toi...

Le réveil hurle dans ses oreilles d’une mélodie qu’il n’a encore jamais entendue. En aurait-il encore changer les paramètre par inadvertance ? Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas été dans un état assez lamentable pour faire ce genre d’erreur. Et puis il a Cosmin pour s’occuper de lui maintenant s’ils ont le malheur de jouer un peu trop avec sa vie. D’un autre côté, la dernière soirée avec Cosmin l’avait laissé dans un état d’épuisement suffisamment avancé pour qu’il en oublie père et mère… même s’il ne les a jamais connus.

Trop de questions dès le matin…

Il tend un bras et abat sa main sur le réveil qui crache sa sonnerie tonitruante. Il ne sonne plus et ne sonnera probablement plus jamais tellement l'objet est réduit à une épave de composants électroniques sous sa paume.

Il grogne.

Tout est trop fort. Le drap sur sa peau, les bruits des oiseaux à travers la fenêtre fermée, l’odeur de son cher Cosmin, ce réveil explosé par sa main. Et la Soif… Il ouvre un œil. La pièce dans laquelle il se trouve se rappelle à son très bon souvenir : c’est la chambre du vampire. La main sur les restes du réveil aussi appartient à son vampire.

Y’a un truc qui cloche là…

Il se redresse alors que le drap glisse jusqu’à ses hanches. Il observe sa main, puis son corps. Sa peau est bien parcourue de cicatrices, mais pas celles dont il a l’habitude. Ce ne sont pas des marques de morsure qu’il voit là. Ce n’est pas lui qu’il voit là. L’information a du mal à pénétrer ses neurones encore embrouillés de sommeil.

Huh ?

Il connaît cette main. Il connaît ce corps. Il les a caressés, embrassés, dévorés, possédés. Lui-même a subi un traitement similaire bien que plus brutal de la part du vampire. Il bouge ses doigts et la main de Cosmin répond. Doucement, il commence à prendre conscience de l’impossible.

Il repousse le drap qui vole à travers la pièce. En toute hâte, il se précipite hors de la chambre, arrachant la porte au passage alors qu’il la regarde à peine dégringoler de sa place. Par chance, celle de la salle de bain est grande ouverte, il ne fera pas plus de dégât.

Le miroir est là, il n’attend que lui, mais l’humain ne peut pas encore entrer dans son champ de vision. Fye n’est pas stupide, il se doute de ce qui est en train de lui arriver. Il n’y a pas d’autre explication à l’impossible de cette expérience. Il prend une grande inspiration et réalise qu’il n’en a pas besoin. La main du vampire se lève et se pose sur son coeur.

Silencieux.

Il entre dans le champ du miroir et affronte l’image de son cher vampire.

Oh, Cosmin...

Comment ? Pourquoi ? Quelle importance ? Les plans qui s’esquissent dans son esprit sont plus délicieux les uns que les autres et il n’a pas la moindre envie de s’en priver. Ses doigts montent à ses cheveux décolorés dans une expression d’euphorie malsaine. Il est dans le corps de Cosmin et il peut en faire ce qu’il veut. Ses lèvres s’entrouvrent lentement, révélant des crocs aiguisés par la Soif.

On va bien s’amuser tous les deux.

Alors que l’accent roulant des origines roumaines du vampire lui fait courir un frisson tout le long du dos, la glace lui renvoie ce regard de prédateur qu’il aime tant, assorti au sourire cruel de celui qui prend plaisir à jouer avec sa nourriture. Et il sait déjà exactement où il va la trouver.

Il s’arrache à la contemplation de cet évènement trop beau pour être vrai. Lui, dans le corps d’un vampire, d’une Créature. Mieux ! Dans le corps de Cosmin ! Fye va pouvoir s’essayer à ce désir fou qui monte en lui depuis qu’il a rencontré le décoloré de la manière la plus parfaite qui soit.

Il passe sous la douche, savourant les sensations étrangères de la Créature. Il ne se gêne pas pour se faire plaisir. Il a envie de goûter à ce que son vampire ressent lorsqu’il s’occupe de lui. Il veut découvrir ce que son corps lui procure sous l’explosion du plaisir. Et il n’est pas déçu.

Propre et habillé, il quitte la maison du décoloré dans le cimetière dont il est le gardien. Un esclave normal aurait probablement essayé de remplir le rôle de la Créature dont il a pris possession du corps, mais Fye n’est pas un esclave ordinaire. Il n’est d’ailleurs esclave que sur le papier vu toute la liberté qu’il a avec son maître. Alors, tenter de prendre en charge les tâches de Cosmin ne lui vient même pas à l’esprit.

L’humain dans la peau du vampire ne prend pas la peine de commander un taxi, préférant tester la puissance et la rapidité de la Créature qu’il adore. Alors, il court. A une vitesse qu’il ignorait possible mais qui le grise par un sentiment de toute puissance fantastique.

Et il ne s’est pas encore occupé des Libres.

Qui s'embarrassera à chercher pourquoi quelques esclaves Libres sont retrouvés morts ? Personne, parce que tout le monde s’en fout. Ils font donc une proie de choix pour le vampire en herbe. D’autant plus qu’il sait parfaitement où les trouver.

Premier squat, premier carnage. Il ne se ménage pas, s’essayant à la télékinésie propre aux vampires, testant sa force surhumaine, profitant de ses réflexes et de sa vitesse démesurée. Il goûte au sang humain pour la première fois du point de vue d’un vampire. Il a du mal à en croire ses papilles tellement c’est bon et il en abuse. Ni les humains, ni les hybrides qui avaient trouvé refuge ici n’ont pas la moindre chance contre lui.

Les deux squats suivants finissent plus ou moins dans le même état et Fye aurait continué s’il n’était pas rassasié. Plus que ça même. Alors il rentre chez le vampire par les petites ruelles sombres pour éviter la foule. Cosmin pourrait avoir des ennuis si on le surprenait avec ses vêtements souillé du sang de ses victimes et après tout, ce n’est pas le but.

A peine la porte d’entrée passée, il retire ses vêtements pour finir dans son plus simple appareil. Il se vautre dans le canapé, repus, un sourire comblé sur les lèvres. Ce n’est qu’au seuil du sommeil qu’il se rend compte qu’il ne sait pas combien de temps ce petit jeu va durer. Il ignore tout autant où est l’esprit de Cosmin, même s’il l’imagine bien dans son propre corps.

Trop de question avant d’aller dormir...

S’il est toujours dans le corps du vampire à son réveil, il partira à sa recherche. S’il est de retour dans le sien, il accourera ici pour lui narrer les délicieuses découvertes qu’il a expérimenté.

Et pour lui demander de le changer.
Fye [OT]
Airat Ivanov [Metro]
Airat Ivanov [Metro]
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Airat Ivanov [Metro]
Airat Ivanov [Metro]
Invité
#29 —Re: Épreuve 4 ;; Si j'étais toi
Airat Ivanov [Metro]
Sam 6 Juil - 23:50
Personnage:

Airat Ivanov
Colporteur de la Ligne Rouge (faction communiste). Misanthrope, manipulateur, menteur, égoïste.


Nina Platonova
Stalker de la Ligne Rouge. Franche, taciturne, déterminée, curieuse, humaniste, farouche. Elle posséde une mutation lui permetant d'obliger quelqu'un à lui obéir.


Lors d'un RP, Nina a utilisé sa mutation pour obliger Airat à lui dire la vérité, et rien que la vérité. Même s'il ne le sait pas, il garde un mauvais souvenir de ce moment, et leur relation déjà assez mauvaise c'est encore dégradée.  

Il grogna contre le tissu lourd de crasse de l’oreiller,  le nez écrasé dedans, un bras pendant mollement du lit et effleurant le sol bétonné. Quelque chose s’évertuait à caresser ses épaules ou à ce faufilé entre les lèvres depuis qu’il s’était réveillé, et l’empêchait de retomber dans l’inconscience bien heureuse du sommeil, provoquant du même coup en lui une vague d’agacement qui menaçait d’enfler en mascaret. Airat bailla en serrant contre lui l’oreiller et la fatalité se produisit : l’OCNI (Objet Chiant Non Identifié) vient caresser sa langue. Le Rouge se redressa d’une impulsion, lâcha un juron rageur qui couvrit le grincement du lit au supplice. Sa main passa en catastrophe sur son visage, prête à empoigner un rat ou un nouveau spécimen de mutant, mais ne saisissant qu’une poignée de cheveux roux qui rejoignait très clairement son crâne.

Airat resta immobile quelque seconde, une mèche ondulée entre les doigts, digérant l’information absurde avec son cerveau cartésien, qui même en ayant subit bien pire, resta prostré devant la nouvelle : Ses cheveux avaient prit une vingtaine de centimètres pendant la nuit, une teinte flamboyante, et s’étaient réorganisés en boucles indisciplinées.  Les yeux plissés, il baissa la tête, voulant estimer l’étendu  des dégâts capillaires en même que le nombre de verres qu’il avait du boire en trop hier. Mais c’est sa peau qui capta son regard.
Son teint habituel était blafard : cadavérique, anémié, maladif. Le teint d’un homme que le rachitisme avait cueillit à la naissance, et que le soleil n’atteindrait jamais, au fond de ce sarcophage de béton qu’était le métro.
Pourtant sous ses yeux, c’était un épiderme hâlé et chamarré de tâches de rousseur qui recouvraient ses épaules, plus fines qu’à l’accoutume mais toute aussi carrées.

Un frisson ébranla sa nuque, et la peur, fille de l’incompréhension, avait commencé à lui ronger les boyaux. Le Rouge se leva brusquement, regardant autour de lui et en notant dans un coin de sa tête qu’il était dans un endroit inconnu, se précipita vers le semblant de salle de bain installé dans un coin de la pièce exigüe et sombre ; un baquet métallique remplie d’eau posé au sol, à côté d’un pain de savon et d’un fragment de miroir.
D’instinct, il saisit le morceau de glace, la peau de son index cédant en lui tirant un sifflement ; mais il ne s’arrêta pas, obsédé par la réponse qu’il devait avoir.
Et pétrifié, il observa dans le miroir, le visage stupéfié et paniqué de Nina Platonova.

« Ninochka ! »

La porte à sa gauche s’ouvrit et claqua contre le mur, laissant voir en contre-jour des lumières de la station, la silhouette d’un homme barbu.

« Bah  alors, Jolie, on se fait belle ? 
- Dégage ! »

Feula-t-il, se recroquevillant sur lui-même en se rendant qu’il n’y avait pour le couvrir d’un débardeur kaki et un slip noir normalement destiné à la gente masculine – dont il ne faisait plus partie –, protégeant le corps de Nina des regards outrageux. Face à lui, l’inconnu ronchonna, lui ordonnant de ce dépêché de se préparer avant de refermer la porte en lançant à la voler « Ha ces bonnes femmes ! ».

En même temps que le calme, l’obscurité revient dans la pièce, et assis par terre, un frisson secouant ses épaules et la pulpe de son index le brûlant, Airat senti la panique le gagner. Nina – la vraie Nina, celle qui à l’instant aurait du être dans ce corps – était une stalker, elle partait à la surface récupérer des raretés chargées de tant de radio-activée qu’un compteur Geiger risquait le black-out devant, et ce en évitant de finir éventrer par des mutants crevant tout autant de faim que des radiations ! Et c’était lui que l'on comptait expédier là haut. Lui, le rat, devait prendre la place du phénix.
D'une main, elle ébouriffa rageusement cette insupportable tignasse rousse, finissant par tirer sur les mèches avec des halètements colériques, voulant brisé ce corps.

« Mais putain c'est pas possible ! C'est pas putain de bordel de merde de possible ! »

Violemment, il se laissa retomber sur le lit, levant les jambes pour battre le néant de coup, les traits félins de Nina contractés à leur maximum sous la colère d'Airat. Il n'était pas capable du dixième de ce que faisait Nina chaque jour ; portant il la méprisait, elle et sa franchise, elle et son hypocrite humanité. Elle, tout simplement, femme tenant tête au métro et restant fidèle à elle-même, petite illettrée montant joyeusement à la surface se faire doucement descendre au fils des radiations et des missions. Elle, qui avait disparu, lui laissant comme dernière emmerde sur la conscience, son corps.
Lentement, il se calma, finissant par fermer les yeux. Au rythme de sa respiration, sa poitrine se soulevait, et sans qu'il ne sache pourquoi, une larme longea sa tempe jusqu'à s'écraser sur l'oreiller, petite, discrète, honteuse.
Finalement, sa Némésis flamboyante lui manquait, et le métro lui semblait brusquement bien sombre.
Airat Ivanov [Metro]
Heinrich Nagashika
Heinrich Nagashika
Anonymous
Heinrich Nagashika
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Invité
#30 —En toi
Heinrich Nagashika
Sam 6 Juil - 23:53
Infos:

Heinrich Nagashika, adolescent de 18 ans, habite avec ses parents à Matsue, une ville japonaise aux magnifiques paysages et riche d'histoire.
Il a été instruit par plusieurs précepteurs, à domicile, par désir paternel avant d'intégrer le Pensionnat.
Aux fils des années, la relation entre le père et le fils s'est dégradée et à ce jour, elle est prête à se rompre simplement parce qu'Heinrich ne correspond pas à l'image du fils que Fuyoko s'était imaginé.  
Sina, mère et épouse de ces deux êtres, se retrouve tiraillée entre eux.

    Je me souvins d'avoir toujours entraperçu cette lueur dans ton regard azuré.

    Belle et limpide dans mon enfance, elle transmettait ton rayonnement intérieur. Lorsque tes yeux croisaient le regard d'Otōsan, un mélange de tendresse, de confiance et d'amour se reflétait à leur surface tel que je me souvins encore de mon embarras, à vous observer.
    En un même temps, votre osmose m'avait fait toujours rêver jusqu'à souhaiter rencontrer une personne afin de la créer à mon tour.

    Mais, au fil du temps, ton soleil s'éclipsa progressivement jusqu'à éteindre ta lumière…
    L'eau scintillante de tes iris en fut ternie.

    Quand j'eus pris conscience de ta douleur, les années et la distance d'Otōsan avaient déjà fait leur œuvre. Ainsi, pour te faire sourire à nouveau, j'en étais venu à inventer bien des choses et à te partager mes secrets.
    La frustration intense d'être impuissant contre ton chagrin et par la suite, la colère de l'ignorance paternel autant de son incompréhension m'ont fait changer au point de jouer un rôle face à lui pour jouir de son agacement et de ne pas correspondre à ses attentes !

    Je me souvins d'un weekend, l'un des premiers où il délaissa la maison pour l'entreprise, tu avais invité tes quelques ami(e)s.

    Avec le recul, je comprenais que tu t'étais organisée pour ne pas être seule, sans doute, à ruminer ce qu'il avait été et aurait pu être.
    J'avais eu l'idée de me déguiser avec tes affaires, devant le miroir, pour réussir à cacher un maximum la masculinité se dégageant déjà de mon corps de jeune garçon. L'entraînement avait bien entamé l'après-midi. Toutefois, ma mise scène avait débuté à l'appel pour le dîner !

    J'avais imité tes mimiques, tenté de reproduire ta démarche avec l'une de tes paires de tennis -les uniques chaussures où mes grands pieds glissaient plus ou moins- puis, en quelques phrasés, j'avais contrefait tes intonations de voix malgré la mienne un peu plus grave.

    Tes convives avaient eu l'amabilité de jouer le jeu jusqu'à m'appeler plusieurs fois Sina et simuler leur impossibilité à nous reconnaître.
    Ton rire avait résonné plusieurs fois. J'en avais été ravi et cru même apercevoir un peu de plus de paillettes de bonheur dans tes prunelles…

    Ensuite, la porte du hall avait calqué.
    Des pas s'étaient fait entendre crescendo.
    Il avait pénétré dans le salon dans son costume impeccable de salaryman.

    Un simple hochement de tête lui avait suffi pour transmettre ses salutations à tes compagnons, tout sexe confondu. Il s'était penché vers toi, t'avait embrassé sur le front pour finalement se détourner et repartir aussi rapidement qu'il était venu, m'ébouriffant les cheveux sur son passage sans même un regard.

    Je me souvins de ma réaction, face à son indifférence et la disparition de toute lueur dans tes yeux.

    Je supposais qu'à l'époque, j'avais cru pouvoir arranger les choses en parlant pour toi, puisque j'avais réussi à m'introduire dans ta peau et tromper tes ami(e)s.
    De cette manière, vous pourriez être ensemble, être complet de nouveau et je retrouverai mon papa comme ma maman, heureux.

    J'avais crié, libéré toutes mes émotions contre Otōsan, pleuré pour toi et exprimé ce que tu pensais me cacher. Je n'avais jamais tempêté de cette manière, à me vider littéralement de toute énergie. J'espérais atteindre son cœur, le faire réagir ou au moins, qu'il quitte cette expression de parfait chef d'entreprise !

    Je me souvins de ton regard affligé…

    Je ne m'étais pas rendu compte de la futilité d'essayer de dessiller les yeux de mon paternel ni de ma naïveté. Il fallait croire que je m'étais dupé moi-même, ce soir-là.

    Aujourd'hui, si j'étais vraiment toi, j'arrêterais d'espérer retrouver mon époux…
Heinrich Nagashika
Lily Cullen[II]
Lily Cullen[II]
Anonymous
Lily Cullen[II]
Lily Cullen[II]
Invité
#31 —Re: Épreuve 4 ;; Si j'étais toi
Lily Cullen[II]
Dim 7 Juil - 0:59
Petit mot:
Après négociation d'un petit délai, voici mon post en tant que représentante d'Indare. Je remercie encore le staff pour la bonne compréhension par rapport à la situation, et espère que vous apprécierait la lecture de ce dernier tout autant que j'ai pris plaisir à l'écrire

Infos sur Lily:
Pour cette épreuve j'ai choisi Lily, une petite jeunette de 15 ans, qui n'a pas eu une enfance facile, contrôlée par un tiers parental dans le but de faire d'elle ce pour quoi sa destinée était écrite : Une idole.
Conflits s'en suivirent, un père quittant la maison et la voilà dans les effluves de la vie douloureuse. Dans mon style d'écriture, je fais beaucoup interagir les émotions de mon personnage, mais de manière assez...originale, idée tirée d'un film que je suis sûre, vous ne manquerez pas de reconnaître (si vous l'avez vu du moins )
Lily est représentée à la troisième personne, tandis que l'émotion maître qui contrôle tout le système parle à la première.  

Avatars :
Épreuve 4 ;;  Si j'étais toi - Page 2 7kg4Épreuve 4 ;;  Si j'étais toi - Page 2 Ob06



Si j'étais toi

Concours interforum

Comme si la situation n'était déjà pas assez difficile comme ça, voilà qu'un brin de magie et de fantaisie s'invite dans les hauts lieux d'un carcan démoniaque. Tout aurait pu baigner dans un calme absolu, la vie pourrait rester telle qu'elle est, mais non pas aujourd'hui il semblerait. Tout ceci n'est qu'une farce, un coup monté, une machinerie dans la plus délicieuse des impostures. Revenons-en au fait si vous le voulez bien, histoire de comprendre dans quel pétrin notre petite protégée s'est encore fourrée. Et nous ne parlons pas là de boulangerie voyez-vous ! C'est bien plus complexe que le prix d'une baguette de pain.
C'était une journée comme les autres, une journée comme celle que l'on passait au quartier de la mémoire centrale. Moi, Joie, toujours fidèle au rapport, je fais en sorte que tout se passe bien, et tout ça que pour un seul objectif : le bonheur de ma petite chérie. Ce n'est pas tout les jours faciles, mais depuis que papa est parti de la maison, depuis qu'on a changé de pays, ça va tout de suite mieux pas vrai ? Enfin...disons qu'on fait avec quoi ! Tout n'est pas rose, mais il y a plein de souvenirs joyeux et c'est le top !


Joie - » Allez allez au boulot mes amis ! C'est le matin !

Tout semble être à sa place, Colère n'a pas fait de remue-ménage. Pourtant j'ai une sensation bizarre...je sais pas peut-être à cause du rêve que j'ai fait cette nuit...Nooooooooon je plaisante ! Les émotions ça ne rêve pas...Je suis toute excitée à l'idée qu'on découvre de nouvelles aventures...
Ha voilà Passion ! Avec elle on fait une équipe d'enfer ! On va faire un carton ! Comme toujours d'ailleurs...

Passion - » Hé bien quelle énergie dis moi...Heu mais....Joie....Pourquoi est-ce qu'on.....est dans la cham-bre de...Lysander ?

De quoi est-ce qu'elle parle ? Je tourne très vite alors mon regard vers l'écran, et commence à sentir mes forces me quitter...Attends quoi ? Qu'est-ce que...

Dégoût - » Je confirme c'est absolument pas la chambre de Lily ! C'est quoi ces posters ringards là ? Fin les goûts, les couleurs mais bon je trouve que c'est....sombre ! Sinon au-delà de ça...Depuis quand est-ce que Lily est devenue somnambule ?
Joie - » Enfin Dégoût ! On le devient pas comme ça du jour au lendemain...et surtout pas elle voyons ! Non non non ! Moi je pense qu'il y a forcément une explication quelque part...
Passion - » Hoooooo me dit-elle pas qu'elle a couché avec lui ?
Peur - » COMMENT CA ? MAIS MAIS C'EST AFFREUX ENFIN !

Bon voilà panique à bord, et pas de fun ni de vitesse d'abord ! On va observer et voir ce qui se passe.

-------

La rouquine ouvrit les yeux dans un endroit qui lui était familier, mais pour une raison qu'elle ignore c'est...pas sa chambre là non ? Heu...Okay...Bon admettons, mais Lysander est pas là ! Et il lui devra forcément une explication. Un long soupir s'en suivit, alors qu'elle souleva sa couette, admirant un détail pour le moins....banal pour une fille....Heu...
Elle rebaisse le drap, le soulève à nouveau et devient une écrevisse avant d'envoyer valdinguer les draps et d'aller se voir dans un miroir....Des traits masculins, des cheveux bruns, des yeux gris pas de doute possible....mais mais.....C'EST QUOI CE BORDEL ! Pas de panique ! Pas de panique ! Pas de panique ! Pas de panique ! Pas de panique !
Réfléchis il y a forcément une expl...Non en faites c'est impossible qu'il y en ait une. Il allait donc falloir qu'elle admettes être dans la peau d'un autre....sûrement encore un rêve donc aucune raison de se créer de l'angoisse inutile. Seulement, bah il la fait comment sa vie Lysou'....Parce que bon elle est loin d'être comme lui ! Pas du genre loquace....Pas de raison de s'entourer, si ce n'est d'un casque sur les oreilles....

Toute façon elle ne peut décemment pas rater les cours pour lui ! Et si c'est une chimère alors autant jouer le jeu jusqu'au bout. Se rendant en salle de classe, elle fut interpelée, ayant même tendance à oublier de se retourner car elle n'avait pas pour habitude qu'on l'appelle "Lysander". De brèves conversations, presque onomatopéiques....On ne va pas aller loin comme ça....Mais comme si ça ne suffisait pas voilà que le crush de la demoiselle vient vers elle ! Et merde ! Comment je gère ça moi...

Passion - » Laisse moi faire je m'en charge.

Tel le tombeur qu'il se doit d'être, alors qu'elle était près de lui, un sourire sur les lèvres, un regard séducteur, il relève son menton et lui dit de sa voix mielleuse.

▬ Tes lèvres si généreuses me donne envie de les embrasser....

Heeeeeeeeu qu'est-ce qu'elle a dit là ? Non c'est pas comme ça que ça devait se passer ! Alors okay elle veut son bonheur, elle souhaite qu'il soit avec quelqu'un de bien mais....elle vient pas de créer une discorde là quand même ? Un malaise ? A peine vit-elle les joues écarlates de Lucia que la rouquine décida de s'enfuir en disant d'oublier qu'elle n'était pas dans son état normal et qu'elle se rendait de suite à l'infirmerie...Et ce truc qui pendouille ! Purée ce que c'est désagréable ! Les hommes ils sont vraiment bizarres quand même.
La journée s'en suivit où l'irlandaise ne voulut pas recroiser Lucia, ni même personne, elle n'avait passé son temps qu'à se terrer dans un coin, en esquivant le plus de connaissances possible. Et le peu qu'elle croisa lui fit comprendre qu'il y avait quelque chose d'anormal, et que Lysander semblait malade et devrait se reposer ! Même son groupe le disait...En même temps il pouvait pas être un as du piano plutôt que de la guitare ce don juan ?

Autant vous dire que c'était catastrophique...
Mais bon la journée s'est finie et j'imagine qu'il est temps de revenir à la réalité....En tout cas, nous du côté des émotions, on est complètement épuisées...

Plus jamais une chose pareille
Par pitié...




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Lily Cullen[II]
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#32 —Re: Épreuve 4 ;; Si j'étais toi
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