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Interforum ;; Commentaires et avis

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Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Interforum ;; Commentaires et avis
Le sujet que tout le monde attend est ouvert ! Si vous avez des avis à donner, des commentaires à faire, des analyses de texte ou si vous avez juste envie de partager votre amour pour les épreuves déjà postées, c'est par ici Interforum ;; Commentaires et avis 3473897349

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Juliette [MAD]
Juliette [MAD]
Anonymous
Juliette [MAD]
Juliette [MAD]
Invité
Dim 7 Juil - 14:25
Oy! Interforum ;; Commentaires et avis 2903594549

J'ouvre le bal avec un mini commentaire sur l'épreuve : de l'autre côté du miroir.

Déjà, j'adore le titre et je me suis bien amusée à jouer cette scène !!! Les idées pour les acrostiches ont été nombreuses, mais j'ai eu la même idée que Sona Buvelle, j'avais commencé à écrire mon texte pour mettre Jules et 2h avant la fin, je vois la réponse de Sona, alors j'ai changé ^^

En tout cas superbe épreuve !!! Et puis l'acrostiche de Silivren franchement je l'aime trop !! J'ai pas encore lu le texte, mais ça ne saurait tarder, je sens que je vais l'aimer ^^ Celle de Eri Tanaka est pas mal aussi héhé
Juliette [MAD]
Elizabeth [Indarë]
Elizabeth [Indarë]
Anonymous
Elizabeth [Indarë]
Elizabeth [Indarë]
Invité
Dim 7 Juil - 19:17
1. Bravo à tous les posteurs, un régal de vous lire.

2. Bravo JM pour l'organisation toussa toussa. Les sujets sont bien et tous inspirants. (Pour ma part, même si celui que j'ai choisi l'était plus que les autres. EH !)

3. Ça fait plaisir de se faire des copains. De revoir des têtes connues (Surtout chez JM tbh.) Ça me donne envie de visiter encore plus de forums.

4. J’espère être encore en vie pour le prochain inter.

Voilà. Bisous.
Elizabeth [Indarë]
Darren van Mastroëm [ILU]
Darren van Mastroëm [ILU]
Anonymous
Darren van Mastroëm [ILU]
Darren van Mastroëm [ILU]
Invité
#4 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Darren van Mastroëm [ILU]
Dim 7 Juil - 20:41
C'est la première fois que je participe à un interforum et je voulais juste vous dire à quel point c'était extraordinaire de le faire avec chacun d'entre vous.

Les thèmes étaient géniaux. Je me suis délecté du mien, j'espère que vous aussi, que c'était un bon moment pour tout le monde. Je ne peux qu'applaudir l'organisation de Just Married. Un grand bien joué à vous, vous le méritez ! (Le codage de votre forum est on point, je suis tellement satisfait par le mélange des couleurs, mais surtout la bannière. Je devais vous le dire. <3)

Pour mon épreuve, si j'étais toi, dont je dois avouer m'être délecté, était un thème très inspirant. J'ai pris un grand plaisir à lire autant de styles distincts et si originaux les un des autres. Je dois dire que la barre était réellement haute pour les rp posts et franchement, la qualité d'écriture est au top, surtout pour des épreuves ne durant que sur à peine une petite journée !

J'ai quelques petits coups de cœur pour cette épreuve ! Je dois avoir un petit faible pour le personnage de Gabriel d. Langenberg, représentant Tasty Tales, j'adore la plume et le personnage m'a réellement donné l'envie d'en savoir plus sur lui. La ref à Your Name. <3

Un petit thumps up pour Enyo Dellucini, représentant La Sérénissime, je ne suis vraiment pas quelqu'un d'intéressé par les histoires de pirates en général, mais cette fois, j'étais réellement intéressé grâce à un rythme énergique qui laisse en haleine. Le passage où Enyo réalise sa condition, celle d'être dans le corps de Battista, est sûrement une des meilleures, vraiment, j'ai adoré que le caractère et les émotions du personnage ressortaient à ce point.

Le post de Logan Edwards, représentant Just Married, était très plaisant à lire, très drôle, le personnage est vraiment charismatique, ce qui peut être dur à faire ressortir dans un rp et on voit directement que le personnage est travaillé et dans les mains d'une personne qui sait ce qu'il fait. Petit bonus pour le code qui est harmonieux, je l'aime énormément je dois avouer. Un code de qualité pour un texte de qualité !

Je finirais mes remarques avec le post de Kendall McKnight pour Bronx Nemesis. La musique était un plus, mais quel plus c'était. Le clonage est un sujet très intéressant et je trouve que le texte fait un bon travail à le rendre encore plus intéressant ! Le coup du rêve est un moyen simple et efficace d'écrire un oneshot quand il est bien utilisé et c'est le cas. Je suis presque jaloux de comment il était amené par rapport au mien !

Je ne pourrais pas donner un avis pour tout le monde un par un, mais je sens que ça va être dur de départager tout le monde et que ça va vraiment se jouer sur les goûts de tous !

Nous avions vraiment une grande cohésion dans notre groupe de champions, pour Ilukaan, c'était un grand plaisir. Je dois remercier mes collègues pour ce très bon moment, en espérant que leurs textes vous plaise. Je n'ai pas trop eu le temps de regarder les mini-rps ,mais je n'ai eu que des retours positifs sur les partenaires des mini-rps en binôme avec Alexander et Shikamaru alors vraiment un autre thumbs up pour les joueu(rs/ses) de Sergueï Zinovievna et Raz'Sha, vraiment vous êtes géniaux ! On adore vos plumes ici !

Que le meilleur gagne et, peu importe les résultats, on est tous des gagnants juste en étant présent à cet interforum !
Darren van Mastroëm [ILU]
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Anonymous
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Invité
#5 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Harrison Liesse [TT]
Lun 8 Juil - 7:08
GG la team JM pour les sujets. Franchement chacun donnait envie (regardez, j'ai même posté dans la boîte a texte, c'est une première)

J'ai pas encore regardé tous les textes de l'épreuve 6 (mon épreuve) et j'ai du en lire 4 de l'épreuve 3
Big up pour les acrostiches. Petit coup de cœur pour la poésie de Kaoren [Esquisse] (ep.3)
Anonymous
Invité
Oliver Winchester [RE] (ep.6) même si je suis choqué-deçu de la fin (même si dans ton contexte ça passe perfect, j'voulais juste être chiant :rire:) j'ai adoré ton style d'écriture ;)

Pour les autres épreuves. Je verrai. Y'a trop de post. 403 messages dans 30 sujets. Moins les messages d'ouverture ca fait quoi, 373 posts a lire? :Cry: mais je travail moi non de Dieu! (Heureusement que c'est limité en caractères hein ^^)

Bon courage pour la lecture et bonne chance pour les votes. J'espère que tous le monde s'est amusé au moins autant que moi.
Harrison Liesse [TT]
Oliver Winchester [RE]
Oliver Winchester [RE]
Anonymous
Oliver Winchester [RE]
Oliver Winchester [RE]
Invité
#6 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Oliver Winchester [RE]
Lun 8 Juil - 12:53
merci beaucoup harrison, ça me touche beaucoup, j'ai beaucoup aimé ta réponse aussi ! Interforum ;; Commentaires et avis 1240547269 (comme on le disait sur la shoutbox hier c'est compliqué de savoir où faut s'arrêter bah moi j'ai préféré décevoir tout le monde... Interforum ;; Commentaires et avis 2078551763)

je rejoins donc tous les autres pour remercier grandement JM pour cette sixième édition de l'interforum, c'était la première fois pour Reload et ça a plu à tous nos champions, on s'est bien amusés et on espère pouvoir participer à la prochaine édition ! Je n'ai pas encore lu tout le monde vu le grand nombre de réponses mais je compte bien le faire pour pouvoir voter (j'ai hâte !).
Je ne serai pas beaucoup passée sur la shoutbox non plus mais c'était avec plaisir d'avoir pu parler à quelques uns d'entre vous que je ne connaissais pas ! Interforum ;; Commentaires et avis 2906255395

plein de love ♥
Oliver Winchester [RE]
Pastora [ILK]
Pastora [ILK]
Anonymous
Pastora [ILK]
Pastora [ILK]
Invité
#7 —Mes coups de coeur !
Pastora [ILK]
Lun 8 Juil - 16:39
Bonjour à tous !
Je viens commenter sur mes petits coups de coeur, car j'en ai eu quelques uns, et je tiens vraiment à les féliciter !!

En premier, Shadock, de SNK Rebirth et Heinrich de Pensionnat Matsue, pour "Si j'étais toi" :
J'ai VRAIMENT adoré le style du "je m'adresse à la deuxième personne au corps que je possède". On sent une énorme nostalgie qui en découle, cet air de souvenirs du passé que j'ai trouvé très prenant et incroyablement bien géré ! Félicitation à vous deux, c'était très beau Interforum ;; Commentaires et avis 3235891413

Lyne, de Terrae, pour "a celui que j'étais" :
Je te l'ai déjà dis en shoutbox, mais vraiment très bien ! Pas besoin de contexte pour comprendre la douleur que ressens le personnage face à la perte de sa soeur, et comment faire pour gérer ce sentiment. Merci pour ce texte !  Interforum ;; Commentaires et avis 63415501

Ensuite, Aryël, de Pokemon Ekoe, pour "de l'autre côté du miroir" :
J'ai vraiment adoré la thématique de "comment aurait été ma vie si j'étais un homme", et le fait que la demoiselle remarque des traits commun avec son père qu'elle n'avait jamais remarqué auparavant, du à sa forme féminine. Ca va plus loin que le "ahah j'ai un pénis" et ça m'a fait vraiment plaisir à lire ! Interforum ;; Commentaires et avis 584308004

Pink, de Epicarnea, pour "de l'autre côté du miroir" :
Au départ je me suis dis "un poème court, c'est osé !". Puis j'ai vu l’acrostiche et j'ai tout simplement eu le plus gros fou rire de toute ma vie. Le contraste entre cette forme sérieuse et poétique, et... Ca. God. Merci pour ce moment. Interforum ;; Commentaires et avis 2754869321

Raiponce, de Ilukaan, pour "de l'autre côté du miroir" :
J'ai beaucoup apprécié le fait de voir une morale, et cette révélation du personnage ! C'était vraiment très très beau, et bien amené, avec la surprise du "j'aimerais rester comme ça" qui pose plein de question, pour ensuite lâcher la bombe pleine de cuteness !  Interforum ;; Commentaires et avis 2906255395

Arndt de SNK Reborn et Delsin de Pokemon Ekoe, pour "Métro, Boulot, Kézako ?" :
L'arrivée de la Team Rocket dans l'univers de l'attaque des titans dans le plus grand des calmes et le soldat qui les tire dessus en mode "J'en peux plus de ces deux gogoles par pitié qu'ils s'en aillent" ? J'ai  tellement ris ! Un mélange des deux univers tout simplement hilarant !

Merci à tous les autres aussi pour leur texte qui ont été très divertissant ! Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs, et ça fait vraiment plaisir à voir ! Bravo tout le monde !
Pastora [ILK]
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Anonymous
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Invité
Lun 8 Juil - 19:13
Bon, par où commencer pour vous inviter à lire ne serait-ce que l’introduction de cet énorme pavé qui vous tombe sur la bouille du jour au lendemain ? Un rafraîchissement, peut-être ? Vous faites pas prier, c’est pour moi.

Comme certains d’entre vous le savent désormais très bien parce que je le hurle sur tous les toits de Valoran à Irydaë en passant par tous les portails de Four Seasons, j’ai prévu d’écrire des commentaires. Et des gros. Après avoir fait ça pour l’édition de Peek a Boo – et rencontré un petit succès au point que certains participants ont décidé de vouer un culte à ma personnalité en toute amitié – j’avais décidé de retenter l’expérience sur l’édition d’Esquisse, maiiis… vu que j’étais à l’organisation de celle-ci et que j’avais des exam’s qui tombaient en plein dessus, j’ai abandonné l’idée. Donc j’ai décidé de me rattraper cette fois.

Du coup, qu’est-ce qu’ils ont de si spécial mes commentaires pour mériter d’être introduits ? À part qu’ils sont gros, j’entends. En fait, plutôt que d’attraper les textes et de donner mon avis dessus, j’attrape des citations que j’aime bien dans le lot et j’essaie de les décortiquer pour expliquer pourquoi je les aime bien (au risque de surinterpréter parfois, vous êtes prévenus). L’idée derrière ça, outre le fait que je m’y retrouve beaucoup mieux en ayant sous les yeux tout ce dont je vais parler plutôt que de parler d’une œuvre de mémoire, ou encore le fait que je sais jamais par où commencer quand je parle de tout un texte, c’est surtout de pouvoir proposer un contenu qui ne fera jamais redite avec les autres commentaires. Bon, en vrai, c’est aussi que je suis naze pour étudier le fond d’une œuvre, alors que sa forme, je sais à peu près faire.
Donc lisez ce que font les autres, aussi, c’est bien !

Notez que je prends au maximum une citation par texte, et aussi que c’est pas forcément parce que j’en trouve pas dans certains que je les ai pas aimés (et inversement, c’est pas parce qu’une phrase me parle dans un texte que je vais aimer tout le texte).

Donc, ce commentaire-ci portera sur toute l’épreuve 3, que j’ai entièrement lue en ce dimanche, cinglant dimanche. Pourquoi l’épreuve 3 ? Parce que c’est celle que j’ai faite et que je suis un grand forfant égocentrique.

Cette introduction aussi longue qu’un post de mini-RP touchant à sa fin, il me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture des commentaires, et bien sûr des épreuves ! Parce qu’il faut lire les épreuves avant, hein, je vais pas me gêner pour spoiler comme un chien.




Et voici les citations!



« Le reflet du miroir me donnait un exemple parfait de beauté assassine, mais masculine. » - Noriko (PaB)
La première chose, avec cette phrase, c’est qu’elle ne désigne jamais le personnage autrement que comme une "beauté", le reflet de Noriko apparaît comme une sorte d’avatar abstrait, qui ne se caractérise que par les qualificatifs "assassine" et "masculine". On perd l’humanité du personnage pour se plonger dans ce qu’elle ressent et voit, à savoir qu’elle a des envies de meurtre, et évidemment, qu’elle est devenue un homme. C’est déjà une façon assez élégante de montrer la démence qui commence à s’emparer d’elle au constat de sa nouvelle nature, mais ça va même encore un peu plus loin. Ce n’est pas une "beauté assassine et masculine", c’est une "beauté assassine, mais masculine". Cette conjonction "mais" ajoute encore pas mal de sens, puisqu’elle semble opposer d’une part les deux adjectifs sur leur sens (en suggérant, si on suit le caractère misandre de Noriko, que seules les femmes sont à même d’être assassines), mais également sur leur fonction, l’un étant le point positif, et l’autre le négatif. Comme le point négatif, c’est évidemment qu’elle est devenue un homme, le fait qu’elle apparaisse assassine n’apparaît donc pas comme un problème, voire lui semble une bonne chose, ce qui achève d’illustrer la furie qui semble la gagner.

« Verdict au réveil. » - Tessa (KHS)
Outre la fin ouverte suggérée par cette dernière phrase du texte, qui permet d’une part d’éviter de forcer le stéréotype du rêve en se contenant de le suggérer comme une éventualité en hors-champ, et d’autre part d’imaginer la fin qui nous semble la plus harmonieuse avec le reste de l’histoire, j’aime tout particulièrement le choix du mot "verdict" dans cette situation. Ce mot a une connotation très lourde en lien avec la justice, et si l’on ne s’imagine pas forcément toute une parabole qui tournerait autour de ce thème, on visualise malgré tout la dichotomie entre les deux options que sont la libération ou la sentence, ce qui rend le terme plus radical que d’autres mots comme "réponse" ou "révélation" qui auraient pu sembler synonymes dans cette situation. Ainsi, Tessa ne semble pas juste s’affaler en attendant que le temps lui dise si oui ou non sa situation va perdurer, elle paraît carrément se jeter sous le coup de cette réponse qui pourrait lui faire encore plus mal si elle tombait. Et comme c’est son ras-le-bol qui la menée jusque-là, on comprend à quel point il est intense, pour qu’elle s’offre sans hésiter à son verdict – comme le montre la spontanéité de la phrase – plutôt que de continuer à encaisser. Et au final, si on trouvait un effet comique à son ras-le-bol, ce qui est probable au vu de sa situation, eh bien ça l’amplifie encore. Les derniers mots d’un texte sont toujours très importants, et là, je trouve qu’ils marchent à merveille.

« Elle tâchait de fixer ses yeux sur autre chose qu'un désert d'eau et de sable. » - Runy (FS)
Ce que j’aime beaucoup, avec celle-ci, c’est qu’elle a par nature une dimension assez onirique avant même qu’on nous révèle qu’elle appartient à la narration d’un rêve. La plage ne nous est pas décrite comme une plage, mais comme un désert d’eau et de sable, ce qui suggère en premier lieu que personne ne s’y trouve – grâce à la connotation du mot "désert" quand il est utilisé en adjectif – mais aussi qu’il apparaît aux dimensions d’un désert, ce qui fait qu’on imagine inconsciemment une étendue quasi-infinie d’eau côtoyant une étendue quasi-infinie de sable, un paysage d’apparence assez surréaliste. En outre, Runy est décrite comme tâchant "de fixer ses yeux sur autre chose". Une fois qu’on s’est figuré l’immensité de ce paysage, qui semble en fait omniprésent dans la situation, les yeux de Runy paraissent juste se perdre sans fin. Si on veut pousser un peu l’analyse en réfléchissant de façon consciente, on peut imaginer qu’elle essaie de se poser dans un autre rêve ou de modeler celui-ci, mais on n’a même pas à mener le raisonnement jusqu’au bout. L’éventualité que quelque chose d’autre puisse apparaître dans ce paysage plat où tout semble visible d’un seul regard paraît déjà assez surréaliste, et quand ça arrive effectivement à la phrase d’après, ça génère encore une perte de repères assez similaire à ce qu’on peut imaginer des effets d’une rêverie. Avec tous ces points, quand on voit des événements encore plus incohérents comme le fait que Runy ait des pattes de loup dans sa forme supposée humaine, ça ne dérange pas vraiment, vu qu’on a déjà mis le pied dans cette atmosphère un peu onirique. Et derrière, le réveil de Runy semble simplement une continuité logique, et je salue le fait que ça n’essaie pas d’être présenté comme une surprise dans cette situation, allant jusqu’à faire commencer la chute par le mot "évidemment".

« Par des chuchotements d'abord, je commençais à m'appeler et progressivement, j'en vins à hurler mon nom… » - Heinrich (PE)
À mon humble avis, chaque mot de cette phrase est exactement à la bonne place pour rendre la gradation aussi lisse et puissante que possible. Naturellement, elle commence par les chuchotements, continue avec l’appel et termine sur le hurlement. Mais il y a plus que ça. On pourra remarquer que le mot "appeler" ne suggère pas un volume sonore précis, contrairement aux deux autres, et qu’on n’a pas de raison de considérer qu’il est à mi-hauteur entre les chuchotements et le hurlement. Et pourtant, en lisant, c’est totalement l’impression que ça me fait, malgré le fait qu’on pourrait tourner la phrase en disant "Je commençais d’abord à m’appeler par des chuchotements", ce qui au sens strict de la langue française devrait signifier exactement la même chose. Mais ici, dans l’ordre où ces mots sont placés, on nous précise qu’on a les chuchotements "d’abord" avant d’évoquer l’appel, ce qui fait que quand on lit le verbe "appeler", on a déjà conscience que les chuchotements n’en sont que le début. On pourrait aussi se dire que la tournure "D’abord par des chuchotements, je commençais à m’appeler" aurait le même résultat, mais là encore, je ne pense pas que ça marche aussi bien. En fait, en posant les chuchotements le plus tôt possible dans la phrase, et en utilisant autant de mots que possible pour les séparer de l’appel, dont le "d’abord", on a un peu plus de temps pour rester sur les chuchotements, et l’ascension peut ainsi se faire plus continûment et tout le long de la phrase. Avec des arguments similaires, on peut expliquer pourquoi la tournure "progressivement, j’en vins à" fonctionne mieux que "j’en vins progressivement à".
Tout ceci étant dit, on a donc une progression très nette des chuchotements aux hurlements, et le tout qui se conclut sur "mon nom". Outre le fait que c’est un palindrome – il m’en faut peu – c’est une transition assez propre vers la chute qui est encore une fois le réveil d’un cauchemar. On s’imagine bien le personnage se réveiller en sursaut en hurlant son nom une dernière fois, pour achever cette escalade de la terreur qui s’est construite à la fin du rêve avec la dernière gradation.

« Je levais le bâton au bout duquel était attaché un loup blanc pour le poser sur mes yeux et mon nez. » - Sona (VB)
Le texte de Sona, j’aurais mille et une choses à dire dessus. Mais je lui en ai déjà dit mille, donc on va juste terminer avec la mille-et-unième ici.
Je choisis cette phrase plutôt qu’une autre parce que je trouve l’image du loup blanc parfaite pour désigner le texte dans sa globalité. Ici, on va plus loin qu’une simple découverte d’un corps de l’autre sexe et des quelques situations gênantes ou amusantes qui en découlent. Le personnage de Sona décide non seulement de détourner son handicap en avantage, mais également d’en faire quelque chose de beaucoup plus grand. D’une scène où elle se sent seule et perdue contre cette malfaçon de son corps, on en arrive à un triomphe où elle obtient à la fois la splendeur, l’admiration de tous, l’harmonie de sa musique et le pouvoir de mener la danse de tous les sujets du royaume (pour l’exprimer métaphoriquement), et je trouve la façon dont c’est raconté, à travers l’immense contraste entre la narration individuelle et spontanée de la première partie et celle plus lyrique et majestueuse de la seconde, remarquablement prenante. Oui, j’ai un peu menti quand j’ai dit que je m’étalais pas sur tout ce que j’avais à dire sur le texte.
Maintenant, pourquoi ce loup blanc me parle-t-il autant ? Le loup étant l’un des animaux les plus connotés de nos cultures occidentales, on peut trouver un tas de versions, mais beaucoup fonctionnent – et c’est heureux, parce que je me doute que certaines de celles que je vais évoquer n’auront pas du tout été voulues. Premièrement, le loup blanc, c’est le loup le plus remarquable, et celui qui tire la crainte qu’il inspire du fait qu’il est remarquable. On dit communément que quelqu’un est "connu comme le loup blanc" quand il a une renommée légendaire, et ici, c’est un peu l’image transmise. Sona s’est vue affubler d’une malformation, similaire au pelage blanc du loup, et l’utilise comme une façon d’obtenir ce respect admiratif ou craintif qu’elle cherche à arracher à son audience. Par ailleurs, le loup est la fourberie qui se cache dans l’ombre, le mot "loup" peut même désigner un traquenard ou un mensonge par métonymie (‘fin, métonymie métaphorico-personnifiée, quoi), et la couleur blanche, c’est le bien et la pureté. Le loup blanc peut ainsi devenir le symbole de la fourberie "légitime" que Sona réserve à l’auteur de son sort, traduisant par là cette logique du dupeur dupé qui la porte pendant cette histoire. Une dernière interprétation, celle du poète, assimile le loup blanc à la créature à la fois distante des hommes et des loups, le loup émancipé de la meute et libéré de toutes les astreintes. Là encore, on peut tracer un parallèle avec la fin du texte, cette sorte de libération que ressent Sona à travers son nouveau corps, en pouvant se promener librement au milieu de la fête. On peut même essayer d’approfondir le parallèle en comparant les femmes aux humains et les hommes aux loups, mais ça risque de partir un peu loin…

« Je suis plutôt du genre livre ouvert - sans trop de lignes. » - Lys (DE)
Celle-ci, c’est ma petite favorite. D’une manière générale, j’aime bien l’idée de reprendre une métaphore convenue pour la filer au-delà de ce qui se fait normalement, c’est un excellent moyen de servir des propos neufs avec des images déjà bien ancrées dans l’imaginaire du lecteur. Et ici, non seulement la précision "sans trop de lignes" a un effet d’insistance, en suggérant que les pensées du personnage sont encore plus aisées à deviner, mais elle lui donne également l’image d’un livre à moitié vide, comme s’il y avait par nature peu à dire sur le personnage de Lys. Ainsi, elle tire de cette phrase une certaine insignifiance, qui conforte celle qui transparaissait au regard de sa situation. Par ailleurs, la précision arrive à travers un aparté, donc après une pause et de façon totalement spontanée, ce qui permet de lire la phrase comme deux couches de guigne qui s’empilent successivement sur la pauvre pomme de Lys, pour enfoncer encore le couteau dans la plaie. Si on ajoute à tout cela la litote sur "sans trop de lignes" plutôt que d’avoir par exemple "avec peu de lignes", on a même une connotation un peu ironique qui sied très bien à un personnage habitué à sa situation pourrie, ce que Lys est indubitablement.

« Je suis la preuve que le karma n’existe pas et je n’ai aucune honte à être moi-même. » - Morgane (IRY)
Sur celle-ci, je salue le fait d’avoir juxtaposé les deux propositions plutôt que d’en faire des phrases à part. L’enchaînement direct de ces deux idées permet d’abord de garder la première en mémoire au moment de lire la seconde, en lisant par conséquent que Morgane n’a pas honte d’être la preuve que le karma n’existe pas, mais aussi de présenter la seconde comme une justification anticipée de la première. Ainsi, on a ce passage un peu flou où on obtient une justification qui ferait sens prise à part, à savoir "je n’ai aucune honte à être moi-même" (car c’est vrai, n’ayez pas honte, soyez vous-mêmes) en réponse à un tort d’apparence injustifiable (puisque par nature, ce qui entraîne un mauvais karma ne devrait pas pouvoir se justifier). Même cette phrase, si on la prenait hors contexte, pourrait être prononcée par une bonne personne (puisque un homme bon à qui les malheurs arrivent peut également être considéré comme une preuve que le karma n’existe pas). En somme, cette phrase est l’aveu d’un tort de façon sèche et effrontée, mais avec des mots qui semblent tirés d’un autre discours, ce qui ajoute encore une touche d’insolence au personnage de Morgane tout en créant une certaine interdiction sur les jugements qu’on peut lui porter, et ces attributs la reflètent assez bien.

« Ce moment où je dois me retenir de sortir de ma chambre pour grimper en vitesse l'étage me séparant de mes camarades masculins et finir par en violer un. » - Eri (II)
Là encore, j’utilise cet extrait pour parler de ce qui s’applique à la majorité du texte, parce que ça tourne autour de la même idée globale. Chez Eri, et elle le précise explicitement dans le texte, la nymphomanie est une malédiction, et tout le récit contribue plus ou moins à offrir une image monstrueuse au personnage qui s’en avère victime (et c’est à mon humble avis sa plus grande réussite).
Cette citation illustre bien le ton avec lequel ça se fait. On a d’abord l’image du personnage qui semble contenir une bête en soi, une bête capable de le posséder et l’animer d’un instinct animal, et ensuite, si jamais ça arrive, une course à ses victimes s’achevant brutalement par un passage à l’acte. Vous pouvez imaginer un loup-garou qui se retient de s’abandonner à la bête et de traquer ses camarades pour en dévorer un à la fin, parce que c’est exactement la même chose. Le tout est présenté avec un ton assez cru, qui contribue à dégoûter de cette créature qui sommeille en Eri, et faire apparaître son univers comme un enfer quotidien – ce qui permettra par ailleurs de rendre d’autant plus significative l’idée qu’elle puisse préférer son quotidien à sa transformation sur la fin du texte. Ainsi, comme l’empathie ressentie pour la jeune fille victime de ce monstre grandit naturellement avec le dégoût ressenti pour le monstre, la partie "dérangeante" du texte finit par le rendre d’autant plus prenant, et ça en fait une expérience de lecture vraiment cool.

« La glace reflète péniblement les premières lueurs pâles du jour. Un jour où tout sera différent. » - Aryel (PE)
Ici, on nous annonce successivement que la lumière du jour se reflète dans le miroir et que ce jour sera un jour où tout sera différent. Ainsi, par une sorte d’hypallage qui n’en est pas vraiment un, on peut assimiler le jour à l’image du miroir, et se dire que si ce qui arrivera durant ce jour est destiné à être différent, ce qui s’affichera dans le miroir l’est également. C’est une façon plutôt jolie de placer le miroir au centre de l’attention d’entrée de jeu, d’autant qu’il aura un rôle jusqu’au bout de ce texte.

« Tu dois me changer en moi fille ! » - Silivren (NRP)
Le texte de Silivren est construit comme un conte – oui, c’était la révélation du siècle, j’aurais dû vous y préparer – et son personnage, Anoushka, a beaucoup d’un héros de conte. C’est une fille innocente qui s’aventure dans un monde qu’elle découvre de visu mais dont elle connaît déjà certaines subtilités qui lui ont été enseignées au cours de son éducation, ici des fables qui lui ont déjà été contées et dans lesquelles elle se retrouve catapultée. C’est la même idée qu’un Chaperon rouge qui s’enfonce dans les bois après avoir été mis en garde contre le loup qui y rôde, en quelque sorte. Et du coup, le fait que la petite fille se défende avec ce qu’elle a appris – entre la pique qu’elle lance au corbeau et les leçons de morale religieuses qu’elle rétorque au renard – la drape d’une envie de bien faire qui rend le tout assez touchant.
Et avec tout cela, il y a cette phrase, "Tu dois me changer en moi fille". Il y a pas mal de marques du caractère enfantin d’Anoushka dans le texte, ne serait-ce que dans ses difficultés à s’exprimer correctement, et elles rendent cette phrase d’autant plus sympa. Elle commence par "Tu dois", ce qui ne ressemble pas à un ordre qu’elle donnerait au renard, mais qu’elle lui transmettrait depuis les lois de la bonne morale, toujours dans l’idée de bien faire. Et à côté de ça, il y a ce "moi fille", qu’elle a déjà introduit et séparé du "moi garrrzon" deux paragraphes plus tôt – ce qui conforte l’idée qu’elle l’envoie spontanément sous cette forme – et qui signifiait alors que "fille" n’était pas un attribut de "moi", puisqu’elle s’identifiait toujours à ce "moi" quel que fût son genre, une idée dans laquelle elle s’obstine à travers cette phrase. L’idée qu’elle porte est en fait assez mature, mais présentée par des phrases de gamines illustrant des raisonnements de gamine, ce qui donne encore à Anoushka un côté brave gamine qui essaie de se comporter comme une grande, et c’est d’autant plus touchant.

« Bon d'accord, c'était la fin du monde. » - Arndt (SNKR)
Celle-ci casse pas trois briques à la tour Eiffel, mais je l’aime bien. On a toujours cette idée d’utiliser une formulation convenue et de la tirer vers une de ses variantes moins convenues, et dans ce cas, ça permet de réutiliser l’euphémisme de l’expression de base "C’est pas la fin du monde" pour le transformer en hyperbole quand la phrase devient affirmative. Aussi, dans cette tournure, juxtaposer "Bon d’accord" et "c’était la fin du monde" ajoute un effet comique en faisant accepter au personnage une idée comparable à la fin du monde, et ce de façon spontanée, comme s’il était déjà dans un état de dépression assez élevé pour se résigner à un truc pareil (mais là, c’est la dépression comique du personnage qui se prend toute la misère du monde au quotidien). Du coup, walà, elle me fait bien rire.

« Ma tête me fait un mal de chien comme si j’avais pris une Bible sur le coin du nez. » - Alizée (DT)
Le choix des mots et des expressions dans cette phrase, même s’il n’est pas forcément issu d’une longue réflexion perfectionniste qui ne veut pas laisser une lettre au hasard, semble quand même avoir été fait avec certaines connotations bien précises en tête. Par exemple, la Bible, ce n’est pas un objet anodin, surtout dans l’univers de Damned Town qui est pas mal porté sur la religion. Je ne connais pas le personnage d’Alizée, j’ai pas souvenir de l’avoir vu dans un autre interforum, et je ne sais pas vraiment où elle se positionne dans la guerre entre anges et démons, donc je ne sais pas non plus quel est son rapport avec la Bible, mais il y a sans doute quelque chose à explorer par là. Au vu de la phrase, j’aurais tendance à penser que soit elle l’assimile simplement à quelque chose de péjoratif, soit ça va encore plus loin et elle a pris l’habitude d’en encaisser les sermons – d’ailleurs, c’est même pas forcément parce qu’elle serait du côté des démons, ça peut juste être son côté scientifique.
Toujours est-il que dans la phrase, la Bible lui semble jetée au coin du nez. Outre le fait que jeter quelque chose au coin du nez soit synonyme de provocation, en lien avec les gants qu’on jetait au coin du nez pour provoquer en duel dans le bon vieux temps, on a un peu le sentiment qu’elle vient de se prendre une leçon ou un sermon, et c’est ce qui provoque son mal de crâne. Or, ce qui provoque son mal de crâne, c’est de s’être pris le changement de sexe. Ainsi, surtout quand on connaît le sujet de l’épreuve, ça donne un avant-goût de sa réaction quant aux caprices du sort dont elle va subir les frais, et ça permet à la fois d’affermir son caractère et d’introduire doucement l’élément perturbateur.

« Arrive un âge ou le corps nous rappelle à notre mortalité. » - Airat (ME)
Vous voyez tous ce qu’est un incipit ? Ceux qui ont répondu non, vous demandez à ceux qui ont répondu oui. Remarquez que Google a répondu oui.
Les premier mots d’un texte donnent le ton et la mesure de celui-ci, c’est à travers eux qu’on va trouver l’humeur à adopter pour le lire. Ce n’est pas rare de commencer par une vérité générale autour de laquelle va s’agencer le fond du texte – mais ça marche très bien donc pourquoi s’en priver – et ce texte-ci ne fait pas exception. Sauf que là, ça fait encore un peu plus, puisque ça nous décrit également la situation initiale de façon assez explicite. D’entrée de jeu, on nous suggère le fait que le personnage est en train de ressentir le poids de l’âge, avant même que la phrase suivante ne vienne le confirmer. De fait, on est immédiatement confronté à la vérité générale qui nous est énoncée, et on n’a aucun mal à s’en figurer l’essence et à entrer directement dans l’ambiance du texte.
Tout ceci suffit à cette phrase pour remplir proprement son rôle d’incipit, mais même si elle s’était trouvée ailleurs dans le texte, je l’aurais trouvée assez belle. La personnification du corps qui lance son avertissement de lui-même marche très bien pour montrer comme le destin du possesseur de ce corps ne lui appartient plus vraiment, et l’évocation de la mortalité donne à la fois une idée de fatalité du destin et une idée d’insignifiance par rapport au sort immortel (ou aux dieux immortels si on la joue théologique). C’est donc une belle claque de vanité qui est assénée, et qui se justifiera par la suite dans l’ambiance du texte et l’impuissance du personnage principal face à sa situation.

« Miroir dis-moi qui est le plus beau. » - Juliette (MAD)
On a vu une belle première phrase chez Airat, une belle dernière phrase chez Tessa, reste un bel acrostiche et ça fera la somme. Si, comme moi, vous avez lu le commentaire de Juliette un peu plus haut dans le topic, vous trouverez cocasse que de tous les acrostiches qui ont été faits dans cette épreuve, j’aie choisi celui qui a été modifié en urgence juste avant la fin. Mais personnellement, je le trouve parfait comme ça. Enfin, presque parfait, parce que dans son empressement, Juliette nous a gratifiés d’une faute de conjugaison au sein même de l’acrostiche, et ça se voit comme le F au milieu de "nénufar".
Maintenant, qu’est-ce qu’il a de spécial, cet acrostiche, pour qu’on puisse lui pardonner de nous mettre du Willy William dans la tête en le lisant ? C’est bien évidemment la célébrissime référence à la reine de Blanche-Neige, mais on peut noter qu’elle est passée au masculin, alors que Juliette est une femme de base. Par ailleurs, comme on est censés lire l’acrostiche au fur et à mesure de la lecture ou à la fin (je sais bien que tout le monde le lit au début, mais on va faire comme si), on peut prendre le temps de revenir dessus après la conclusion. Ainsi, on n’a plus vraiment cette image de Juliette qui s’en va voir son miroir pour s’y contempler avant de recevoir une réponse de son miroir qui va la choquer pour une fois après des années de bons et loyaux services, comme c’est le cas pour la reine dans Blanche-Neige, mais on se figure Juliette en homme qui se pose l’ultime question du texte : "Bénédiction ou malédiction ?", ou en d’autres termes, "Qui est le plus beau entre Juliette d’avant et Juliette d’après ?", et si on revient sur le fait que la question est au masculin, on a comme une bribe de réponse qui paraît sous-entendue.
♪ ~ Vieeens donc chatouiller mon ego, allez, allez, alleeeez ! ~ ♪

« Quand on avait éliminé toutes les possibilités, même les plus farfelues, il restait l’impossible. » - Danae (AVA)
Cette phrase a cela de sympa qu’elle exprime assez clairement comment un personnage au caractère rationnel de Danae peut venir à accepter l’idée d’avoir subitement changé de sexe, tout en affermissant le caractère en question à travers sa tournure. On a ici un énoncé de méthode scientifique, très proche de celle à laquelle peut s’adonner une antiquaire tentant par exemple de reconstituer l’histoire d’un objet : énumérer toutes les options de la plus probable à la plus folle, et tenter de les réfuter en commençant par le haut. Ainsi, on comprend que Danae n’accepte l’idée de la magie que parce que c’est l’option la moins incohérente qui lui vienne en tête. Et pourtant, elle n’a pas l’air de s’y résigner, elle exprime ça de façon extrêmement naturelle, presque didactique. On n’a pas immédiatement une réaction forte, juste une manifestation de l’esprit scientifique de Danae qui paraît à toute épreuve, au point qu’elle va se mettre à calculer ses chances de pouvoir poursuivre sa vie sans encombre tout de suite après. De cette façon, quand cet esprit se fissure et s’effondre progressivement pour laisser émaner de véritables tourments plus tard dans la narration, on garde à l’esprit que c’est quelque chose de fort qui s’est abattu, et le choc paraît inconsciemment encore plus fort, ce qui suscitera encore plus d’empathie pour le personnage quand on le verra perdre un temps le contrôle de lui-même.

« Il est flippant quand il est pas content, et visiblement la machine à café est en panne. » - Ariana (TE)
Dans la famille "figures de style qui font aussi couteau multifonctions tellement on peut leur faire dire de trucs différents", je demande la métalepse, qui consiste à énoncer la cause ou la conséquence d’un fait pour suggérer le fait en question. Ici, c’est "la machine à café est en panne" pour "il est pas content". Le présenter sous cette forme présente deux intérêts. D’abord en lien avec le contexte, Ariana semble donner à la colère de son professeur un caractère moins légitime puisqu’elle semble alors justifiée par un manque de café plutôt que par tout ce qu’a pu faire son élève. C’est une sorte de fausse excuse – un homme de paille dans le jargon rhétorique – qui donne à Ariana un caractère hyper insolent qui ajoute au comique de la situation. À côté de ça, l’idée qu’un raisonnement intermédiaire soit éludé dans la narration, à savoir le lien de cause-conséquence qui lie "la machine à café est en panne" à "il est pas content" suggère que le raisonnement est instinctif pour Ariana, qui est la narratrice, et par conséquent qu’elle doit être habituée à le faire. On peut donc deviner que c’est une insolente multirécidiviste en prime, ce qui décuple son insolence et le comique par le fait-même.

« Le singulier plaisir que peuvent susciter ces moments de lâcher prise. » - Maxwell (BX)
J’ai choisi de terminer sur celle-ci parce que, comme vous l’aurez peut-être remarqué, j’ai mis toutes les citations par ordre chronologique de postage des textes correspondants. Quoi, vous attendiez une vraie raison ?
Ici, j’aime bien le choix de l’expression "moments de lâcher prise" plutôt que de parler par exemple de "moments de répit". D’abord, on a l’idée que le personnage de Maxwell devait s’accrocher à quelque chose avant ça, donc ça suggère l’effort dont il est libéré – il était à cran sur son travail et il a enfin pu tout lâcher à un moment – et c’est à mon goût une tournure un brin plus puissante. Par ailleurs, c’est très harmonieux avec la façon dont il se repose, qui s’avère être une rêverie. Métaphoriquement, on a l’image du personnage qui s’accroche au réel, et qui peut enfin lâcher prise pour tomber dans ses rêves, et elle marche extrêmement bien pour suggérer comme il accepte de s’y laisser transporter, une idée qui continuera d’être développée pendant le rêve, et qui servira à modeler ce dernier.




Bien, maintenant que vous êtes arrivés au bout, sachez que vous venez de lire encore l’équivalent de trois participations complètes, et que j’espère bien poster cinq autres commentaires du même acabit (un par épreuve). Donc vous êtes, mais alors totalement, en droit de me maudire.

Sur ce, j’espère que vous avez apprécié ! Je me permets juste de rappeler – ou de dire pour la première fois puisque je l’ai pas vraiment mentionné dans l’introduction – que malgré le ton assez objectif et didactique de mes arguments, ils n’en demeurent pas moins personnels, et je suis tout à fait prêt à comprendre que toutes les phrases n’inspirent pas les mêmes sentiments à tout le monde qu’à moi. Et que vous me preniez pour un fanfaron, aussi, c’est tout à fait possible.

Et à bientôt pour de nouveaux commentaires ! D’après le dé que je vais tirer… maintenant, hop, je m’attaque ensuite à l’épreuve 1. C’est pratique d’avoir exactement six épreuves, quand même.
Kaoren [Esquisse]
Neil I. Marshall (KHS)
Neil I. Marshall (KHS)
Anonymous
Neil I. Marshall (KHS)
Neil I. Marshall (KHS)
Invité
#9 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Neil I. Marshall (KHS)
Lun 8 Juil - 20:41
Parce que commencer par là me semble le plus logique, je remercie le forum Just Married d'avoir invité le notre à l'Interforum ! Sans votre invitation nous n'aurions pas pu participer à tout ça et franchement, pour une première fois ça m'a donné clairement envie de recommencer ! Les sujets étaient super inspirants, tous autant qu'ils étaient, et j'avoue que je si j'avais eu plus de temps j'aurai beaucoup aimé participer à l'un des duos, peu importe lequel ! Malheureusement, les aléas de la vie...

Ensuite, passons aux épreuves en elle-même !

Pour avoir lu la plupart des duos sur les deux épreuves, j'ai été agréablement surprise de la facilité qui a transparu en associant vos personnages issus d'univers complètement différents (sur le papier, parce qu'en vrai ça a du demander des réflexions monstres ! Je compte bien aller lire le reste mais en tout cas, bravo à vous tous !!

Passons maintenant aux solos héhé ! C'était un peu compliqué parfois de passer d'un univers à un autre au fil des posts, mais chacun avait son authenticité qui rendait le solo immersif. Je me suis vite prise dans la lecture et j'ai beaucoup aimé découvrir vos univers et personnages. Certains solos m'ont vraiment touché en plein coeur, tellement c'était poignant et il y en a même qui m'ont mis la larme à l'oeil... Je suis émotive mais tout de même, en 1500 mots il faut savoir choisir les siens pour toucher à ce point. Alors à tous, un gros bravo et merci !
Je rajoute un petit mot sur l'épreuve du "si j'étais toi" à laquelle j'ai participé : c'était vraiment un super sujet et j'ai eu du mal à me décider sur quel proche choisir, tellement les choses à développer étaient différentes. Même avec le choix que j'ai fait, j'ai été frustrée de devoir m'arrêter aux 1500 mots car il y avait tant de choses à faire et à dire ! C'était un bel exercice et je me suis beaucoup amusée, même si je me suis un peu trop retenue mais bon... je mets ça sur le compte de ma première fois Interforum ;; Commentaires et avis 2026231687

Pour finir, un petit mot pour les coupains parce qu'on est venu en se serrant les coudes ! Je félicite mes camarades de Kobe pour leurs solos, franchement vous avez été top et je n'ai pas été en reste en lisant vos posts. Vous faites un bel honneur au fofo <3

Encore bravo à tout le monde et merci Just-Married !

A bientot lors d'un autre interforum qui sait ;)

Neil - KHS
Neil I. Marshall (KHS)
Kendall McKnight [BX]
Kendall McKnight [BX]
Anonymous
Kendall McKnight [BX]
Kendall McKnight [BX]
Invité
#10 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Kendall McKnight [BX]
Lun 8 Juil - 22:06
Interforum ;; Commentaires et avis 1986680169 Hiya everyone~
Je tenais personnellement à remercier les équipes de Just Married et La Sérénissime pour l'organisation et les thèmes qui étaient funs lors de cet interforum, les admins ont assuré comme des chefs.
Interforum ;; Commentaires et avis 2837704232

C'était une première pour le forum de BX et nos chers membres que de participer à ce genre d'événement et ce fut un véritable plaisir. Je tiens également à féliciter tous les participants qui ont joué le jeu sur les différents thèmes proposés.
D'ailleurs, merci à toi Darren d'avoir apprécié mon one shot, je me suis bien amusé à l'écrire aussi. Et tu ne devrais pas être jaloux, tu as, toi aussi, du talent. Interforum ;; Commentaires et avis 1728200632
Et je m'excuse aussi pour ma piètre réponse pour "Maman j'ai raté la fusée" et probablement hors sujet. J'aurais fait ce que j'ai pu en tendant de rassembler mes idées en 20min temps records et tout écrire pour mettre tous les mots (au passage en oubliant quelques uns à mettre en gras, my fault, sorry)  Interforum ;; Commentaires et avis 4101062935 . Gros manque de temps pour le p'tit loup qui aurait bien aimé participer mais avec le décalage horaire c'était pas évident de se calquer aux horaires français.
Quoi qu'il en soit, il est possible que les  RP des participants soient affichés sur notre forum pour honorer cet interforum et nos champions qui ont participé avec leur binôme ou en solitaire. Ils le méritent~♥
Merci encore pour ce petit moment amusant et à très bientôt~

Interforum ;; Commentaires et avis 76956710
Kendall McKnight [BX]
Stilgar_ES
Stilgar_ES
Anonymous
Stilgar_ES
Stilgar_ES
Invité
Mar 9 Juil - 0:07
Alors. Salut, c'est Stilgar.

Sur demande de Kaori, qui a préféré rester anonyme, je vais faire une revue des textes de chaque épreuve. Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, et les autres, les précautions d’usage habituelles :

Attention, cette revue comportera beaucoup de :
- tournures impersonnelles qui pourraient faire croire que je prétend à la moindre once d’objectivité alors qu’en fait pas du tout
- pinaillage de gros sale sur du rien
- sel

Elle n’est pas :
- une critique
- mon avis réel
- à ranger à côté d’une photo de moi à Nuremberg au banc des accusés

Elle est par contre :
- une parodie de critique
- volontairement acide et de mauvaise foi à outrance
- surtout pas à prendre au premier degré

Voilà. Et comme je le dis
Toujours .


Épreuve 1 : les zombies.

Honnêtement bonne surprise de voir ce thème. D’instinct un fofo avec un titre en anglais, se passant au Japon et avec des rôlistes aux avatars qu’on croirait sorti du classeur « hentai potentiel » de Rémi, 37 ans, toujours vierge, et avec comme concept de base, hé bien, l’amour et les joies du mariage, qu’il balance du zombie, là comme ça, au débotté, c’est surprenant. Voyons ce qui a été fait avec.
Notez d’ailleurs qu’il y a une condition non-formulée dans cette épreuve : elle se déroule dans le même univers pour les deux persos. Le mélange des univers va donc aussi être un critère de jugement.






Irydaë et Reload :

J’attendais du très très lourd, vu qu’on a quand-même Swenn, un de mes rôlistes préférés, même s’il joue un personnage de grosse brêle. (Donc rien que pour le voir super bien écrire la mort de son perso dans d’atroces souffrances, ça valait le coup.) Et l’univers d’Irydaë, qui pour avoir eu l’honneur de le fréquenter, pourrait rendre très bien avec du bon gros zombie bien sale.
Mais hélas, pour le mélange des univers, on a eu droit à non pas une, mais DEUX techniques de feignasse : « c’est normal j’suis bourré » et « pas le temps d’expliquer y’a des zombies ». Brillant.

Swenn :
La mise en scène est ultra classique : le perso commence en intérieur, se rend compte qu’un truc cloche, sort, et dans la rue c’est le dawa, puis on fuit la ville.
Il y a utilisation du terme « zombie ». Alors moi j’veux bien, mais si Swenn comme dit dans le HRP ignore le fait du zombie vu que c’pas trop présent dans Iry, pourquoi utiliser le terme ? Parce que osef c’est plus facile et plus feignant que de trouver autre chose qui collerait à l’univers ? Possible.
Le gros défaut, en fait, c’est qu’en théorie ça ce passe dans Irydaë, mais ça pourrait ce passer n’importe où, n’importe quand.
Sinon quelques vieilles fautes, mais ça passe.


Joshua :
J’aime bien sa police d’écriture. Ben oui ça compte.
« Des râles me firent sursauter. Oups. Encore un caleçon à jeter. » Non mais gars c’pas la peur, c’est la courante, là. À tous les paragraphes du premier post on a le droit à la blague pipi popo.
« C’est ainsi que débutèrent les aventures de Swenn l’Héroïque et de son inséparable compagnon, Joshua le ouistiti, deux zombies végétariens en quête d’amour et de rédemption. »
Mm.

Avis plus sérieux :
Très bonne participation selon moi. Comme toujours chez Swenn, un rythme parfaitement maîtrisé, qui rend la lecture très agréable. Et chez Joshua, de bonnes répliques, de l’humour très correct, un style bien travaillé. Je regrette par contre vraiment ce manque d’audace sur l’univers et sur l’intégration des zombies et du perso invité dans le monde du perso hôte.






Terrae et Ostium Tenebris

Là j’ai moyen le droit de dire de la merde, vu que je suis sur Terrae (mais champion de l’Esquisse), et qu’il y a toujours le risque de se faire tabasser dans une cave en rentrant du boulot si on vote mal ou qu’on a des pensées antiterraviétiques. Mais hé. Ce n’est pas moi qui ait choisi la thug life, c’est la thug life qui m’a choisie.
Ici aussi, l’intégration de deux corps étrangers (les zombies et le rôliste hors de son univers) ne s’est pas faite. Ostium Tenebris se passe environ 300 piges après aujourd’hui, et Terrae est contemporain, donc c’est pas ultra gênant on reste sur la même planète, mais en trois siècles l’architecture a dû un poil changer, donc qu’Elenarda s’en batte ses bonnes couilles d’elfe d’avoir débarqué littéralement dans le passé au milieu d’un événement apocalyptique non-répertorié dans aucune archive de son présent, ça pose un petit problème. Pour rester dans la litote.

Samaël :
Je connaissais Samaël sans avoir jamais rien lu d’elle. J’ai donc découvert qu’elle jouait un perso de D4RK545UK3 au passé tellement triste qu’elle pourrait presque gagner America Gots Talent. Comme quoi. Je regrette qu’il n’y ait pas de description, même sommaire, de Terrae en HRP. C’est vraiment préjudiciable parce que tu balances des notions de l’univers à la volée, espérant qu’on les comprenne. Alors, moi, oui, le quidam moyen, sûrement que non.
Typiquement : « On dirait des cadavres qu’on fait bouger. Peut-être un marionnettiste ? Si c’est ça, ce n’est pas drôle. » On est pas con au point de pas comprendre que « marionnettiste » désigne un gusse ayant des pouvoirs. On est cependant pas assez informé pour comprendre les enjeux associés à ce groupe de personne. Toi tu vois l’apocalypse, ta première réflexion c’est : « Est-ce sur ce serait pas une facétie des troisièmes b ? » Bon, hein.
Narration à la deuxième personne.
Ah.
Ma première réaction a été de passer en DEFCON 2 et de préparer les silos de missiles à ogives de merde pour te les envoyer dans la gueule, vu que je déteste ce type de narration (je vous dirai pourquoi si j’en recroise une), mais en fait, c’est justifié et ça passe.
« Moi Samaël et vous ? Vous savoir ce que sont ces choses ? »
Pourquoi toi y’en a parler petit nègre ? Moi y’en a pas voir la raison midame. Ça y’en aurait été bien que toi y’en a l’expliquer dans le HRP.

Elenarda :
Un HRP simple, clair, professionnel. Si vous voulez savoir comment on fait un HRP, prenez des notes.
Sinon j’ai rien à dire en mal. Sans déconner. Enfin, si, bien sûr, mais j’ai déjà flingué ma dotation de munitions plus haut.

Avis plus sérieux :
C’est vraiment très bon. Le style de Samaël frôle l’excellence, celui d’Elenarda arrive à être clair et très imagé, voire poétique par moments. Il ce passe pas grand-chose, mais on s’emmerde pas. Évidemment, comme pour Iry et Reload, le refus de prendre en compte le mélange d’univers joue contre vous. Dans les faits moins vu qu’on parle de deux univers plus proches que les deux précédents ne l’étaient, mais on voit que peu d’efforts ont été faits dans ce sens. En tout cas pas assez à mon goût.






Under the Moon et Damned Town

N’ayant pas pu être achevé, et n’étant donc pas pris en compte dans les votes, je vous vois venir : c’est un peu comme tirer sur l’ambulance. Je ne nie pas. Maintenant poussez-vous, j’arrive pas à viser quand vous êtes devant.
Ici, on a droit à une version un peu subtile du « pas le temps d’expliquer y’a des zombies » : « on est dans le même univers depuis longtemps parce que OH DES ZOMBIES PAS LE TEMPS D’EXPLIQUER ». Ajoutez-y un « on n’explique presque rien sur le contexte comme ça les incohérences potentielles sont dans un flou artistique ».

Ulrich :
Pas de HRP. Bien bien bien. On a une explication viteuf du contexte en RP, donc ça va, mais sur une épreuve où t’as si peu de caractères à ta disposition, c’est un peu du gâchis que de faire de l’exposition, en fait.
« Brusquement, la porte de la cabane s’ouvrait par l’intervention d’un homme de l’église. » Mon gars, tu connais le passé simple ? Non ? On s’en serait douté, tiens.

Ana :
Un HRP, mais à la fin du premier post. Oké.
Des maladresses dans le style, ça mériterait plus de boulot, plus d’expérience, tout ça.
« Je ne compte pas abandonner si vite, pas sans avoir tout donné. On doit tenir bon et poursuivre nos efforts. On va finir par trouver un vaccin, j’en suis persuadée. »
Bonjour, ce sont les années quatre-vingt, on aimerait récupérer notre réplique clichée au possible, merci.

Avis plus sérieux :
Si on passe outre les maladresses, les clichés et le fait que là non plus la question de l’univers est abordée en ne l’étant pas, ça reste pas mal du tout. C’est pas la catastrophe du siècle, loin de là : le rythme est bon, on s’emmerde pas, la relation avec les persos fonctionne.






Pokémon Ekoe et Master Poké

ÇA ALORS
LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES QUAND-MÊME
SI DEUX FORUM POKÉMON SE FOIRENT SUR LE MÉLANGE DES UNIVERS CE SERAIT QUAND-MÊME DOMMAGE HEIN
HEIN
DITES
OH BEN ÇA ALORS
EXCUSE DE FEIGNANT N°3 : « on est dans le même univers depuis longtemps parce que OH DES ZOMBIES PAS LE TEMPS D’EXPLIQUER ».
JE NE M’Y ATTENDAIS PAS DU TOUT


Ceriza :
Le HRP qui oublie complètement de présenter le contexte. Et je vois venir tous les weeaboos d’ici : « Ouiii mais Pokémon tout le monde connaît comme Harry Potter ou Star Wars. » Oui bah non, j’ai jamais joué à un seul jeu Pokémon, j’en ai rien à foutre de Pokémon, j’ai dû voir moins de dix épisodes de l’animé et le seul truc dont je me souvienne au sujet de cet univers (que dis-je, de cette usine à fric de Nintendo) c’est ça : hé oui. Or le principe de l’Interforum c’est aussi de faire découvrir aux gens des univers qu’ils ne fréquenteraient pas d’habitude.

Edwin :
Un HRP, mais j’aurais aimé avoir une présentation moins vague des Pokémons présentés. Au moins voir leur gueule, j’ai pas un pokédex greffé dans le cerveau, moi.

Avis plus sérieux :
On est là aussi sur un haut niveau qualitatif. Bon rythme, assez bon humour, le changement de ton à la fin était cliché mais bien fait. Si j’en suis réduit à ne parler que du HRP c’est qu’il n’y a vraiment rien à redire de concret. Ce qui grève votre prestation, c’est le phare (non, attendez). C’est encore une fois le traitement des zombies et des l’univers. C’est moins gênant vu qu’on a deux contextes très semblable, mais du coup vous avez moins foiré que d’autres uniquement par chance.






Four Seasons et The Awakening

Est-ce que ce ne serait pas… Mais si… Mais si ! Excuse de feignant n°2 : « pas le temps d’expliquer y’a des zombies »
Magnifique.

Lysandre :
Un bon HRP, rendu inutile par le fait que le perso joué est un humain et non un loup. Mais il a le mérite d’exister.
Quelques vieilles fautes un peu dégueus.
Après tu m’fais chier parce que c’est super bien écrit, du coup j’ai rien à dire. ’foiré va.
« Fuyez, murmura Lysandre dans un râle. Loin. Vite.
C’était l’ordre d’un roi.
»
Juste ça, je trouve ça très beau, très fort comme conclusion.

Jewel :
Rien à redire de particulier, en bien comme en mal. Et oui, ça arrive. Enfin si, j’aime pas le style de la narration, mais aucune envie d’argumenter. Y’a du travail, on voit que tu t’es faite chier à travailler le bousin, mais ça ne prend pas avec moi sur le coup.

Avis plus sérieux :
J’ai trouvé l’ensemble un peu mou, pas très palpitant, mais l’atmosphère générale de peur et d’oppression était vraiment bien foutue. On est sur de la qualité, là. Mais pareil, aucun traitement de l’univers et des zombies autrement qu’en ne les traitant pas et comme des péripéties imposées.






Madelle et Tasty Tales

Je me suis pas mal emmerdé. Vous avez passé 4 posts chacun à essayer de construire une atmosphère, mais sans y arriver. Et à la fin OH IL FAUT CONCLURE VITE ON BALANCE DES ZOMBIES. Et vous les avez littéralement balancés comme ça, hop. Excuse de feignant n°4 : « Des zombies ? Oui, mais en fait, on s’en fout ».

Deth :
J’ai pas grand-chose à dire, en bien comme en mal, vu que j’ai été vraiment incapable d’être transporté dans votre histoire. Un gros meh.

Eden :
« Au niveau du physique, vous pouvez regarder Rin Shibuya. Je ne pense pas avoir mis d’éléments pouvant perturber la compréhension mais en cas de besoin, il ne faut pas hésiter à me contacter »
Dis-donc, tu te foutrais pas un petit peu de notre gueule, là, des fois ? J’vais pas m’amuser à rechercher ta japonaiserie et personne va venir te trouver pour se faire expliquer le contexte, à part ton partenaire.
Et pareil que pour Deth. C’est bien écrit, c’est loin d’être honteux, mais meh.

Avis plus sérieux :
C’est purement personnel évidemment, mais j’ai pas du tout réussi à rentrer dans votre histoire, à ressentir quoi que ce soit pour vos persos. Puis le traitement des zombies et des univers en général est là sans être là, ce qui ne joue pas en votre faveur. C’est très loin d’être mauvais, mais comparé aux autres textes qui ont balancé du luxe, je reste sur ma faim.






La Nouvelle Avalon et SNK Saisei

Excuse de feignant n°3 : « on est dans le même univers depuis longtemps parce que OH DES ZOMBIES PAS LE TEMPS D’EXPLIQUER »

Madukhar :
Le HRP ? Oui, non, on s’en branle ? Pas moi.
Je sais pas si c’est fait exprès ou pas, mais répéter « bon » toutes les deux lignes ça me tape vite sur le système.
« son chef, le commandant Patel, suggéra une opération secrète des Népalais sans que quiconque y trouve à redire »
Si, moi j’ai quelque chose à y redire. Une invasion zombie. C’est la faute des Népalais. DES. NÉPALAIS. L’« axe du mal » de cet univers c’est plus la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak et la Libye, c’est le Saint-Marin, le Sealand, les Îles Tonga et le Népal ?
« Et maintenant, dans la banlieue de Londres où se trouvaient leurs baraquements, ils triaient des civils britanniques – Dieu sauve l’ironie – qui cherchaient refuge dans une caserne de l’armée indienne. »
MAIS. QU’EST-CE. QUI. CE PASSE.
On est dans une partie de Civilization 5 qui a mal tourné ou bien quoi ?

Soé :
« Tout allait très vite pour Soé. Il avait laissé tomber depuis un long moment déjà la réflexion, avait laissé place à l’instinct primaire qui régnait en maître dans chaque cerveau reptilien. »
Donc… T’es en train de dire… que t’es un reptile ou c’est moi ? C’est quoi la suite, Sylvain Durif se pointe dans son Goldorak pour vous sauver des hordes zombies lancées par l’Empire Nazi du Paraguay, et dans les rues de Tokyo, deuxième plus grande ville du Kosovo depuis son invasion en 2023, vous repoussez ensemble des assauts d’animaux préhistoriques partouzeurs de droite ?
« Il se persuadait lui-même que c’était qu’un rêve, un jeu. Voilà c’était un jeu. De la réalité ultra augmentée. »
S’il vous plaît, oui. Faites que ce soit ça.

Avis plus sérieux :
Mis à part l’absence très cruelle de contexte, c’était très plaisant à lire. Vous avez choisi de limiter un max les interactions entre vos persos pour vous concentrer sur la situation et les zombies, pourquoi pas. Ça rend bien. Non, vraiment, bien joué.






Peek-a-Boo et Just Married

Une excuse de feignant n°2 « pas le temps d’expliquer y’a des zombies » qui passe mieux qu’ailleurs, vu que PaB et JM sont des univers relativement aisés à mêler. Mais tout de même.
Là nos deux lascars ils se sont dit : on va jouer à qui a l’humour le plus à chier. J’ai encore du mal à trancher. On se croirait dans un sketch raciste des années quatre-vingt, c’est chaud.

Leone :
Un HRP très quali. Rien à redire.
« Une photo ? Ma tou voulais quoi ? Un gros plan intestinal ? » C’est très con mais qu’est-ce que c’est drôle.
« Sol effondré, zombie qui butte contre un mur en couinant de douleur.

Le pire : une chanson de Justin Bieber qui sort d’un vieil Ipod sur le sol.

Est-ce là la clef de l’apocalypse ?
»
Mmm.

Karma :
Je déteste profondément le fait que tu foutes des mots anglais un peu partout pour faire genre alors qu’il existe des équivalents français très biens, mais soit.
« clin d’oeil à Spaghetti-man pour le remercier du compliment.
Comment qu’on dit déjà ? "Gracias, si si.
»
Mais les gars. Calmez-vous.
Narration à la deuxième personne. Tu tends plus le bâton pour que je te batte, mais carrément le pal barbelé pour que je te désanusse. T’as de la chance que ce soit discret. Je passe ce tour pour vous expliquer pourquoi je n’aime pas cette narration, on verra si j’en recroise une où c’est vraiment préjudiciable.

Avis plus sérieux :
Mis à part beaucoup de petits moments de frustration sur le style de Karma, et encore une fois, pas une once d’originalité sur le traitement des zombies, le résultat est de très haute volée, justement parce qu’il est au raz des pâquerettes. Ouais, vraiment bravo. Surtout que j’ai été accoutumé à des textes bien plus sombres et introspectifs de la part des champions de Peek-a-Boo lors du précédent interfofo. En voir une approche diamétralement opposée fait d’autant plus plaisir.






Indarë et Esquisse

Indarë, un forum que je connais, où j’ai dû rester peut-être moins d’un mois, vu que c’était au moment où je me lançai dans des forums sans avoir le temps pour l’assumer, et où deux fois sur trois je ne l’assumai pas du tout. Mais je connais assez bien son univers, du coup. Et l’Esquisse, le forum dont je suis le champion pour l’épreuve 5.
Excuse de feignant n°2 : « pas le temps d’expliquer y’a des zombies ». Mais c’est lissé par le fait que les deux univers sont assez compatibles : dans l’Esquisse, un événement absurde et improbable on appelle ça un lundi, et pour Ever, qui est consciente d’être un personnage de fiction, elle n’est plus à ça près.

Ever :
Un HRP réduit au strict minimum, mais qui fait relativement l’affaire.
Un personnage qui est la rencontre entre Splatoon et Deadpool. Pourquoi pas, écoutez.
C’est chaud de participer avec Jaune, vu que son niveau est tellement haut et la personnalité de Witt tellement forte qu’on risque très vite de se cantonner au rôle de faire-valoir. C’est pas trop le cas ici, mais un peu quand-même. En soi, ta participation est d’un très bon niveau, par contre.

Wittgenstein :
Je n’en attendais pas moins ; un très bon HRP. Jaune, qui joue Witt, c’est, à mon sens, de très loin, le plus talentueux qu’on ait sur l’Esquisse. Et de tous les rôlistes que j’ai jamais rencontré (et il y en a un paquet), il est dans le top 3, facile. Facile. Et si vous voulez savoir pourquoi, lisez sa participation.
Si vous voulez que j’explique viteuf pourquoi, alors déjà, il y a un niveau de langue qui est galactique, un humour pince-sans-rire dont je suis très friand, et un rythme général parfaitement maîtrisé.

Avis plus sérieux :
Les participations des rôlistes en soi, rien à redire. Sur le RP en général, un peu plus. Je trouve dommage que les interactions entre Witt et Ever aient été aussi ténues, le premier se focalisant sur les zombies, la seconde sur l’aberration que constitue la présence de Witt dans son monde. J’aurais aimé vous voir plus coopérer autour des zombies.






Dead End et Hikari Sekai

Hikari Sekai, un forum que je connais, vu que j’ai eu l’honneur de participer avec un de leurs membres lors du précédent interfofo.
Ici on a une autre excuse de feignant (la n°5 pour ceux qui ne suivent pas) : « on vient de deux univers différents mais on fait comme si c’était pas le cas. » Je suppose que les deux univers sont assez proches pour que le premier ne se dise pas « AH UN FURRY » et la seconde « AH UN HUMAIN », mais ça, on est obligé de le deviner. Ou plutôt, de le supposer.

Abel :
Pas de HRP. Et c’est préjudiciable, vu que : « Les yeux du jeune métamorphe s’écarquillèrent. » Qui, que, quoi ? Métamorphe, bien, alors, comment, dans quel sens, en quoi, pourquoi on devrait en avoir quoi que ce soit à foutre ?

Tsukiko :
Alors là j’ai un gros problème. Les humains n’existent plus dans Hikari Sekai, il n’y a que des hybrides animaux-humains. Les humains se sont éteint et leur existence a été effacée des livres d’histoire. Mais du coup. Tes zombies, là. Ils sont quoi, à la base ? Des humains, non ?
Sinon quelques maladresses, mais rien trop dommageable.
Si un truc : « Tu as l’air d’être occidental. Sais-tu par hasard utiliser ces armes ? » Alors, je veux bien que nous les Occidentaux soyons la civilisation la plus performante à la guerre, tellement performante que les seuls peuples qu’on n’a pas soumis par le fer et le feu ont décidé de copier nos techniques martiales pour ne pas être les prochains à se faire répandre les valeurs de la république parlementaire, des droits de l’homme et du citoyen, et de l’économie de marché dans la gueule, mais tout de même. Je doute que la supériorité militaire soit inscrite dans les gènes.

Avis plus sérieux :
Ça ce lit très bien. Le gros problème est que l’histoire est extrêmement générique, et aurait selon moi beaucoup gagné à être plus spécifique aux univers d’hybrides et de métamorphes. Vous aviez un boulevard, étant donné que le hasard a encore bien fait les choses en vous foutant ensemble, mais n’en avez pas fait grand-chose d’original. Je reste franchement sur ma faim.






Métro et Ilukaan

Sauf erreur de ma part, Métro est le seul forum à avoir des sortes de zombies dans son univers. Je connais bien l’univers de Métro, et avec Irydaë et La Sérénissime, c’est mon chouchou. Vous êtes prévenus.
L’intégration d’Alexander dans l’univers de Métro se fait par un artifice simple, mais impeccable : la langue. Les dialogues sont en anglais, vu qu’Alex est Canadien et que Serg est Russe, et du coup parle un anglais dégueu. C’est tout con, mais ça montre qu’ils se sont posés la question. Après je reconnais bien volontiers que c’est super facile, vu que Métro est déjà post-apocalyptique, et qu’Ilukaan est type Harry Potter, que les sorciers y sont donc existants dans le vrai monde réel de la réalité véritable, mais cachés. Donc la rencontre des deux est beaucoup plus facile que si, mettons, Métro et Irydaë s’étaient rentrés dedans. On aurait été obligé de balancer de l’univers parallèle, là.
Le truc vraiment dommage c’est que ça ce finit là où ça aurait dû commencer… Vous auriez mieux géré le rythme global du RP que ça ce serait mieux passé, il aurait fallu couper des trucs, aller plus vite à l’essentiel.

SergKita :
Qu’est-ce que je peux aimer ton style, niBBa. Lourd, léger, professionnel.
Ça aurait mérité une relecture de plus, par contre. Beaucoup de fautes de merde.

Alexander :
AAAAAH
AAAH
AH
NARRATION À LA DEUXIÈME PERSONNE
PASSAGE AU NIVEAU D’ALERTE UN
Alors. Mon problème avec la deuxième personne, c’est que j’en ai lu de l’excellente, à un niveau rare, et du coup je suis vite assez sec dessus. Souvent on l’utilise pour faire le mec, pour faire un peu edgy, mais ça fait juste fat. Après souvent (comme ici) ça va avec un travail sur le style important. Je n’aime pas, mais je suis obligé de reconnaître qu’il y a du travail derrière, donc je respecte. Mon point de vue plus poussé dessus, basiquement, c’est que je trouve que ça ne marche que quand c’est justifié. Exemple, j’ai lu une fille qui était possédée par un démon, et du coup c’était le démon qui parlait, et quand il prenait le contrôle du corps de la petite, ça passait en première personne. Et là, c’était quali. Ici, c’est pas justifié. Chez Samaël ça l’était, chez Karma non plus mais au moins c’était discret. Là pour moi ça a juste rien à foutre là. Et je vous vois venir : « Gné gné gné ouiii mais j’aime bien écrire comme ça d’abord » Oui, bah. Ah. Très bien. C’est… le plus important. Mon avis on s’en fout. Mais. Pff. Roh. Hé.
Bon à part ça des petites pointes d’humour pince-sans-rire qui marchent du tonnerre avec moi. Dans l’ensemble le style est bien travaillé.

Avis plus sérieux :
La question du mélange des univers et de l’intégration des zombies est pas oufissime, mais comme chez la concurrence il n’y a pas grand-chose, forcément vous sortez du lot. Ce qui est en plus porté par deux proses de haute volée. Je regrette que le rythme soit aussi bancal et la fin si peu satisfaisante. Mais on est clairement sur le haut du panier.






Nano-RP et Bronx Nemesis

Là on est sur une version de l’excuse de feignant n°3 : « on est dans le même univers depuis longtemps parce que OH DES ZOMBIES PAS LE TEMPS D’EXPLIQUER » bien particulière, parce qu’elle est assumée et très bien faite. Mon gourdin était prêt, là, mais je ne peux même pas l’utiliser. Pff.
Dans l’ensemble, vous m’emmerdez vachement, parce que là, avant-dernière participation que je lis, la précédente c’était avec Métro et la suivante avec La Sérénissime, donc impossible de dire du mal de mes chouchous, je me suis dis, vous je vous connais pas, la dernière saucée de bouquet final va être pour vos gueules. EH BAH NAN. C’EST SUPER BIEN. FAIS CHIER, MERDE.

Stanéria :
Plusieurs petites fautes de syntaxe, de concordance des temps, mais sinon rien à redire. Hélas.

Jethro :
Pas de HRP. Grmbl. Et le truc c’est que tu arrives à t’en passer comme ça les doigts dans le nez. Mais je vais pouvoir dire du mal de quoi, moi, maintenant ?
« Cette traînée… Il était vrai qu’elle s’était amusée à lui faire quelques suçons et autres marquages, typique de ces tapineuses possessives. Elle avait finalement été contaminée bien avant de sombrer. » Une idée très originale de zombification. Bien, ça.

Avis plus sérieux :
Ça rend tellement bien. La connexion entre les persos, l’ambiance, vos styles, la gestion de l’univers, une bonne idée originale par message pratiquement, on est sur du très, très lourd.






Valoran’s Battlefront et La Sérénissime

Allez, c’est bon, je me casse, je ferme boutique, je rends mon tablier. J’le savais, en plus. Tout est bon. J’ai rien à dire. Fais chier, quoi. J’vais même pas analyser en détail, prenez ce reçu, vous irez à la poste récupérer les malles de compliments qui devraient arriver dans la semaine.

Avis plus sérieux :
Votre place au top trois est assurée pour moi. Excellente gestion des univers et des zombies, seul RP où les persos s’affrontent vraiment, styles impeccables… Vous vous contentez d’être parfaits. Que dire de plus.
Stilgar_ES
Lou Ainsel [AVA + OT]
Lou Ainsel [AVA + OT]
Anonymous
Lou Ainsel [AVA + OT]
Lou Ainsel [AVA + OT]
Invité
#12 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Lou Ainsel [AVA + OT]
Mar 9 Juil - 13:41
Hello !

Je commencerai par dire un grand merci à Just Married pour son organisation de l'Interforum, et aussi, pour avoir invité La Nouvelle Avalon (dont je suis admin) malgré son jeune âge ♥ (Ben ouais, on a quoi ? Deux mois ? ^^")  Interforum ;; Commentaires et avis 2244379341
J'ai adoré participer, autant pour mon fofo sur l'épreuve 4 que pour Ostium pour qui j'ai aussi participé (comment cumulez les casquettes Interforum ;; Commentaires et avis 2903594549 ) Donc ben, plein de cookies et tout pour vous quoi ! Interforum ;; Commentaires et avis 1316729093

Je tiens ensuite à remercier Chafouin et Samaël pour les mini-rps !  Interforum ;; Commentaires et avis 2631673787
Je me suis particulièrement bien amusée en les faisant. Bon, en me relisant, je vois que j'ai parfois mal relu et laissé quelques fautes (genre pied est devenu bien oO) ; mais bon, je sortais de 7h de taf et on a un peu enchaînait aussi XD

Je n'ai pas encore fini de tout lire de mon côté, mais déjà, y'a plusieurs textes qui me plaisent pas mal. Et je tiens à féliciter tous les participants car ben, franchement, ça le mérite ♥

Sinon, ben, j'ai pas le sens analytique de Kaoren pour m'étendre d'avantage (mais j'en profite pour te dire que j'aime beaucoup tes analyses) ni l'humour et le regard de Stilgar (d'ailleurs : merci ! Moi aussi j'ai adoré le style de Samaël ! Pour l'architecture, je te dirais que malgré les +300 ans d'écart c'est la même à peu de chose prêt ^^" Les créatures vivent vieilles et beaucoup sont vieux jeu niveau habitation... Elenarda le premier XD Mais vrai, j'aurais put le spécifier : j'y ai juste pas pensé XD) donc je vous laisse aller découvrir tout ça vous même ! Interforum ;; Commentaires et avis 2245374581

Encore merci pour cette édition en tout cas Interforum ;; Commentaires et avis 3252016502
Lou Ainsel [AVA + OT]
Invité
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
Mer 10 Juil - 15:58
Yo les gens, c’est Piu[Te] ou Carmen[Es] dans ses habits JMesque, je taille pas des shorts à la manière de Stilie et j’suis pas assez intelligente pour commenter à la manière de Kaoren… Ce que je vous propose c’est les notes que j’prends pour moi, pour m’souvenir de tous les textes que j’ai lu quand vient le moment de voter, en un peu améliorées pour qu'ça soit lisible par autrui. Dans l’optique : j’aime avoir des retours sur mes textes alors même si c’est pas grand-chose j’en fais sur ceux des autres.

Epreuve 4 : si j’étais toi

L’épreuve : Alors j’avoue que après avoir lu la réponse à Elizabeth [Te] par Tiago [Te] dans la BàT, j’aurais vraiment kiffé avoir cette épreuve en « on a échangé nos corps » à la manière des « Textes en échos » qui étaient proposés sur Esquisse. J’ai conscience cependant qu’au vu des contraintes de temps, de la difficulté apportée par les mélanges de contexte et de persos inconnus, ça n’aurait pas été très réalisable.

Les textes en général :
Franchement j’ai pas trouvé un seul mauvais texte, certains m’ont plus touché que d’autres, mais c’est normal, on n’a pas tous la même sensibilité. Du coup petite mise en garde sur la suite, c’est mon avis, avec mes goûts, il n’est en aucun cas universel ou neutre.
Ensuite juste LE truc qui m’a régulièrement fait rager :  « ouf c’est un rêve. »  J’trouve que ça apporte rarement grand-chose à l’histoire, ça rassure les persos mais moi ça me mange un certains nombre de mots d’un récit déjà court.

Les textes en particulier:

Kerra pour Irydae
Les + : J’ai beaucoup aimé les situations proposées et le dynamisme de l’histoire.
Les - : J’ai  trouvé ça étrange qu’elle sache directement que c’était Friedrich qui porte ses traits, mais c’était un choix scénaristique qui se justifie. La description du messager quand ils le retrouvent, j’étais pas prête. Quelques fautes.
Une citation : « combien de substances nocives consume-tu au quotidien déjà ? » alors j’sais pas si c’était fait exprès, mais consume à la place de consomme pour parler de substances addictives, non mais vraiment j’ai kiffé. Genre ça inversait les rôles comme dans une Chuck Norris fact « ce n’est pas l’alcool qui consume Kerra, c’est Kerra qui consume l’alcool. »
Au total : Je suis un peu déçue que ce RP ait été posté si tôt, il y a quelques fautes qui entravent la lecture alors que globalement l’histoire est sympa. J’pense qu’avec une relecture à froid après avoir dormi il aurait gagné en puissance.

Logan pour Just Married
Les + : La narration est dynamique, c’est bien écrit, on tombe dedans facilement ! L’fait qu’il parle à sa femme comme si elle était là et pas là à la fois.
Les - : Les changement de voie de narration me perdent parfois.
Une citation : « Deux nichons au lieu de sa protubérance habituelle ?   » J’ai ri, j’suis basse de plafond.
Au total : Alors j’ai beaucoup aimé la manière d’écrire, eu envie d’étriper Logan pour son ton côté hautain… Puis le « femme fais le café » j’l’aurais tué… Mais somme toute il est attachant et j’trouve juste dommage qu’il n’ait pas d’interactions avec l’extérieur dans ce corps.

Elizabeth pour Terrae
Les + : Alors, ça mais c’est hyper subjectif, mais clairement… Imaginer Tiago sautiller, c’était jouissif… Comme se faire casser la gueule cela dit.
Les - : Je n’accroche pas à la manière de parler des enfants, j’suis toujours en train d’reprendre les gens qui font des fautes à l’oral, du coup ça m’frustre.
Une citation : « d’autres petits sachets transparents avec un peu d’herbe séchée à l’intérieur (pourquoi il se balade avec du basilic lui…) » OMG…
Au total : J’aime l’aventure proposée, et je comprends mieux pourquoi écrire avec ce perso est épuisant !

Alexander pour Dead End
Les + : Le sujet traité. C’était sympa qu’ça tombe sur ça. La dureté de la mère que j’ai pu trouver très vraie, combien de fois on n’a pas attendu un truc du genre « fais pas ta chochotte c’est qu’tes règles. » L’accumulation de ces réflexions et l’ajout du « habille toi en fille » j’ai beaucoup aimé.
Les - :  OMG. Le tampon pas plus de 2h. C’est genre 8h max et si tu changes un tampon plein toutes les 2h mais t’fais une hémorragie de fou. AAAAAAAAAAAh. PUIS DE L’ASPIRINE PUTAIN, ça fluidifie l’sang. Dès l’début l’perso allait mourir à la fin.
Au total :  J’ai beaucoup aimée l’idée de base, il y a quelques petits trucs qui m’ont gênés comme dit ci-dessus mais j’suis sans doute trop callée sur les menstrues.

Neil pour Kobe High School
Les + : Le récit se lit plutôt bien et il y a de l’action. J’ai beaucoup aimé le principe de « je me réveille dans un corps de loli »
Les - : La mise en forme des dialogues.
Au total : Je n’ai pas réussi à  rentrer dans l’histoire, j’ai trouvé certaines situations cocasses mais aucune ne m’a fait rire. :/

Naoto pour Hikari Sekai
Les + : C’est hyper agréable à lire, j’aime bien la manière d’écrire : simple, efficace et avec beaucoup d’humour et de bons jeux de mots (« Cristina Cockatiela dans les lionnes du shopping OMG)
Les - : //
Une citation : « Mais comme on dit, la vie est une tartine de merde, et plus précisément de merde de clown. »
Au total : J’ai beaucoup aimé lire cette participation qui m’a bien fait rire.

Ismaël pour The Awakening
Les + : L’idée d’un vampire dans un corps de Loup-garou, le fait qu’il ne sache pas qu’il était dans un corps de loup-garou au début… ça fait quand même un très bon rebondissement.
Les - : Je ne suis pas certaine que ça ne soit pas HS, Lola n’étant qu’une vague connaissance d’Ismaël.
Une citation : « la tour d'Awakening, qui était une espèce de tour Avengers pour les vampires,   » Le mélange des univers est savoureux.
Au total : Je ne suis pas certaine que ce texte soit dans les « clous » mais j’ai bien aimé le lire.

Jéricho pour Valloran’s Battlefront
Les + : Le style d’écriture. La parano du perso.
Les - : Je n’accroche pas à la chute, la limite de mot a pour moi mangé la fin de ce RP
Au total : Déjà c’est un plaisir de le retrouver dans cette édition ! J’aime toujours autant la parano du perso, la manière dont il essaie de tirer parti de toute situation. C’est toujours aussi agréable à lire.

Opale pour Peak a Boo
Les + : L’ironie. La situation.
Les - : j’en aurais voulu plus.
Une citation : « malgré tous les enfants se comportant comme tels – c’est-à-dire, ayant comme seul objectif dans la vie d'être bruyant - aux alentours. »  c’est si savoureux !
Au total : Genre l’humour qui marche trop bien sur moi : l’ironie. J’aime les textes drôles, celui-ci l’est, et bien dosé en plus. Le thème abordé et la manière de le traiter. Je suis particulièrement deg d’avoir été spoilée sur la SB pas « mais si tu sais l’histoire du chat de PaB » parce que j’aurais aimé ne pas voir venir ce plot twist, mais malgré tout il est bien amené…J’en redemande une tranche !

Kendall pour Bronx Nemesis
Les + : l’explication de l’échange de corps.
Les - : quelques fautes inattention, je ne suis pas fan de la narration sans savoir pourquoi…
Une citation : « Par le Kilt de Sean Connery !! » c’est validey !
Au total : La genèse de l’échange de corps est vachement sympa à lire, j’aime beaucoup ce genre de détails de SF ! Ce texte est le premier qui s’axe de la sorte et c’est rafraichissant. (bon et plus ou moins le seul). J’ai beaucoup aimé le fond de l’histoire mais la forme m’a parfois gênée.

Shadock pour SNK Rebirth
Les + : Déjà la narration est exquise, on rentre dedans d’un seul coup. C’est vraiment d’une classe ! Ensuite le dénouement, noue au contraire quelque-chose en moi.
Les - : quelques fautes.
Au total : Encore un nom connu ! Ce texte est me semble-t-il meilleur que le précédent, ‘fin de toute manière il me plait tellement qu’il est mieux que tout, jusqu’à ce que je lise autre-chose qui me plaise autant (le syndrome du poisson rouge qui ne considère que le dernier truc bien qu’il a vu est fait pour moi). Je sentais venir la fin tragique mais, je ne la voyais pas ainsi. J’imaginais un meurtre ou quelque-chose pour se venger. J’aime être surprise surprise.

Darren pour Ilukaan
Les + : Le ton du récit, tout doux et empli de nostalgie. Pleins de petits détails qui créaient une ambiance très agréable et reposante.
Les - : des répétitions qui alourdissent un peu l’texte (je pinaille)
Une citation : « Toutes ces petites choses qui faisaient que je m'étais entiché de lui. Oui, entiché. Je ne disais jamais que je l'aimais – peut-être avais-je peur de le dire ? » J’ai trouvé ça hyper juste, tout comme le reste de ce paragraphe mais puisqu’il faut en choisir une partie.
Au total : Un récit chill très agréable à lire, j’suis particulièrement sensible au ton pris. C’est le genre de texte qui reposent, et j’aime beaucoup.

Byakuren pour Hastérion
Les + : L’avatar. L’histoire se lit avec aisance.
Les - : il n’y en a pas vraiment. Peut-être les commentaires glissés dans le récit dont j’ai du mal à comprendre la provenance ? En réalité ils ne m’ont pas tant dérangé.
Une citation : « Haut, fort et incontrôlé, défiant les circonstances, ton rire s’élève entre les parois rocheuses. » J’aime beaucoup la dynamique de cette phrase.
Au total : Je suis désolée, je suis restée insensible à la situation et au récit. J’ai aussi eu beaucoup de mal avec le sentiment que sa meilleure amie soit un faire-valoir. Encore une fois tout ça est subjectif.

Sylhuna C. pour Madelle
Les + : La manière dont la violence des parents est suggérée. Le ton de la vengeance. La violence de la fin.
Les - : La longueur du premier paragraphe…
Une citation : « Comme si tout son corps était… problématique. » J’ai trouvé ce qualificatif génial dans cette situation.
Au total : J’ai eu du mal à lire le texte qui manquait de renvois à la ligne mais j’ai aimé son dénouement. Je n’aurais même pas eu besoin de contexte à vrai dire car le texte se suffisait à lui-même.

Luis pour La Nouvelle Avalon
Les + : Toute l’histoire avec l’amant qui met un chalenge dans ce RP, la fin qui me rappelle un des premiers épisodes de Star Trek enterprise…
Les - : //
Une citation : « Depuis quand elle porte des nuisettes aussi saillantes et sexy d’ailleurs ? » #franginrelou
Au total : J’suis partie défaitiste en m’disant « encore un frère relou, il va vivre la journée banale de sa sœur et il n’y aura rien de plus  », j’étais pas jouasse. En fait pas du tout, il y a du chalenge grâce à cet amant ! La chute m’a fait plaisir aussi. Outre cela, c’était mon premier contact avec la Nouvelle Avalon et ça m’a donné envie de zoner sur le forum.

Enyo pour La Serenissime
Les + : L’écriture plaisante et digeste ! (oui c’est un compliment tant elle a bon goût).
Les - : L’absence d’action.
Une citation : « Mes seins mes nénés mes roploplos ! »
Au total : J’ai aimé lire ce texte mais je ne l’ai pas apprécié, le style est bon, voire très bon, mais  il y a un peu de mouvement mais pas de réelle action à laquelle m’intéresser. Du coup j’me suis régaler à le lire mais ennuyée à l’imaginer ? (je sais pas si c’est hyper compréhensible, désolée !)

Allyson pour Under the moon.
Les + : La manière d’écrire, l’humour juste dosé, j’ai envie de dire tout mais ce serait p’t’être abuser ? (non).
Les - : //
Une citation : « Si mon état perdurait, il faudrait expliquer à nos deux enfants que maman était devenue papa et papa était devenu pa-paniqué.   »
Au total : J’aime particulièrement cette participation, dans le style du couple, dans l’idée de la copine peste… Je pense que je m’y reconnais un brin et que je pourrais avoir les mêmes délires si ça m’arrivait ; du coup pour moi il n’y a pas de fausse note, de l’humour à l’amour qu’on sent sous-jacent (on ne reste pas avec quelqu’un qui peut nous faire ce genre de crasse QUOTIDIENNEMENT si on ne l’aime pas) je trouve que tout matche. Gros coup de cœur personnel, parce que la fluidité de la narration accompagne la douceur du fond. Si j’étais un texte j’voudrais être celui-là.

Onyx pour Nous Esquisse
Les + : J’aime beaucoup trop les quiproquos et les panique-impros. C’est si doux à mes oreilles. Puis la manière dont il réalise « Où était Sean!? Dans l’Esquisse!? Merde. »
Les - : quelques fautes (mais comme tu le sais j’suis hypocrite vu l’nombre de fautes qu’Eelis, Kao et Stilie m’ont corrigé)
Une citation : «  ça ou tirer dessus, mais il n’avait malheureusement pas d’armes » J’pensais à tirer mais dans une autre sens du terme… Pardon.
Au total : Franchement j’dis pas ça parce que je suis sur Esquisse mais ça se lit bien, puis j’connaissais pas le principe de ton personnage et j’ai tellement kiffé omg. Du génie : « j’ai 8 ans j’peux toucher tes seins » genre, j’adhère. J’ai aimé aussi le constat du jugement fait par la famille sur un membre absent. J’ai trouvé ça étonnamment juste, en famille on est hypocrites pour la cohésion, mais quand on se sépare on balance. (‘fin heureusement pas partout, je crois ?) La chute par contre, j’ai pas accroché j’dois avouer.

Azamir pour Master Poké
Les + : ALBATOR ! (pardon) Depuis quand « j’réussirais pas à être discret avec ce corps en passant par l’couloir » se transforme en « non mais tkt je gère de passer par la fenêtre. » ? OMG j’ai ri.
Les - : Je n’ai pas réussi à m’intéresser au texte.
Au total :  Je n’accroche pas vraiment à l’univers de base, c’est pas évident de m’intéresser à un texte sur le sujet. J’ai appris hier pourquoi Miaous parlait (Merci Dodo !) mais je pensais encore qu’il était le seul pokémon à le faire du coup je trouve perturbant qu’un pokémon écrive (sans doute à tort).  C’est ainsi difficile d’apprécier ce texte à sa juste valeur.

Dahlia pour  REBIRTH RPG
Les + : Le fond du récit. Les enfants soldats c’est un truc qui me parle. La SF ou le récit d’anticipation (doit y avoir des différences mais j’suis pas assez calée pour voir lesquelles) m’ont plu.
Les - : Je m’intéresse plus à l’environnement qu’à l’histoire du personnage.
Une citation : «  ces visages creusés par une maturité précoce. »  J’ai trouvé que c’était une belle façon de décrire les enfants soldats.
Au total : J’ai aimé découvrir l’univers du personnage, le choix du paternel était pertinent car il ouvrait sur une critique du système, mais malgré tout j’ai eu du mal. Je n’ai pas réussi à m’intéresser à Dahlia dans son univers. A compatir avec elle qui avait été à la place de ces enfants, à comprendre pourquoi elle suivait la routine de son père au lieu de juste dire « merrde »…

Inej pour POKEMON EKOE
Les + : La nostalgie. La manière de s’adresser à l’autre, le choix de l’autre.
Les - : Le fond vert. (avis totalement perso et subjectif comme tout l’reste cela étant)
Une citation : « Je regarderais ton ombre s’il le fallait. » Ou comment me mettre « ne me quitte pas » en tête. Voilà.
Au total : Le texte est sympa, j’aime beaucoup la narration en s’adressant à la personne disparue. Prendre possession d’un fantôme c’est une drôle d’idée mais ça marche bien pour moi. J’ai peut-être un peu de mal à m’immerger totalement mais le rendu est sympatoche !

Damian pour Reload
Les + : La description de la recherche des lunettes #myopepowa.
Les - : //
Au total : Alors de base j’aime qu’on torture un perso mais pas les persos torturés, du coup j’ai pas spécialement aimé le récit bien que certains passages soient très chouettes (Déjà l’idée des livres qui racontent une histoire qui n’est pas la leur mais genre, j’ai tellement aimé !). Seulement le fond de d’auto-flagellation ne m’a pas convaincu.

Jihyeon pour Four Seasons
Les + : Le code.
Les - : La taille de la police.
Au total :  J’étais hyper curieuse de voir comment cela rendrait des échanges chez les loups, mais j’avoue qu’au final je n’ai pas accroché.

Gabriel pour Tasty Tales
Les + : J’aime bien la chute.
Les - : NON MAIS AVEC SON DON C’EST TROP CHEATE. Comment ça c’est pas un moins ?
Une citation : « Il n’a même pas aimé Your Name, en plus. » je reconnais que l’histoire est bien ficelée.
Au total : Contrairement à beaucoup ce texte ne part pas du principe que le personnage a rêvé et ça c’est agréable. Ensuite, franchement avec CE pouvoir c’était LE perso pour cette épreuve. C’est ouf comment ça collait. Par contre, l’histoire manque un poil de rebondissements pour que je sois totalement convaincue.

Ithen pour Damned Town
Les + : L’écriture, l’humour, le sarcasme.
Les - : La couleur du texte, j’ai du surligner pour lire avec aisance…
Une citation : « j’ai mis le tank en marche » j’ai trouvé qu’c’était bien illustrer la différence de carrure des deux
Au total : Le texte se lit très bien, il y a peu de mouvements mais pour le coup j’m’en moque vu qu’il y a assez de vannes pour me divertir.

RYOT pour Nano RP
Les + : Le titre précédé des images du transfert et tu transféré, un grand moment de poésie. Tout du long d’ailleurs on retrouve cet humour.
Les - : La chute qui arrive trop vite.
Au total : J’l’ai lu sur https://www.youtube.com/watch?v=qhBTwRoMIhM partagé par KAOREN sur la SB et j’ai trouvé que ça collait de ouf #affichetonadmin. J’suis contente de recroiser ce perso et ce roliste. C’est bien écrit, il y a du rythme, j’voyage de planète en planète… Mais sérieusement, cette fin c’est un poil pubien sur la soupe.

Fye pour  Ostium Tenebris.
Les + : Parler de branlette sans en parler. GG.
Les - : J’connais pas l’principe d’OT, j’aurais aimé quelques mots mais finalement ça passe.
Au total : Franchement sympa à lire. J’aime quand en s’appuyant sur le contexte de son fo on fait un truc agréable à lire pour tous. Bon, j’ai aussi eu ma période vampire alors j’suis une cible facile. J’aurais aimé une présentation des 2 protagonistes et de l’univers cela-dit.

Airat pour Métro
Les + : il y a des choses très chouettes. « Bonjour je bouffe mes cheveux » qui pue le vécu. Des sentiments.
Les - : Des fautes d’orthographe.
Une citation : « une larme longea sa tempe jusqu'à s'écraser sur l'oreiller, petite, discrète, honteuse.   » C’est joli.
Au total : Je sais dans quelles conditions tu as fait l’interfo, et franchement malgré tout, ton texte est plaisant à lire. Son plus gros défaut ? T’as toujours pas fini ta fiche sur Terrae et j’peux pas gratter un RP. Sinon, j’ai pas vraiment grand-chose à dire.

Heinrich pour Matsue
Les + : L’histoire, c’est la première et j’imagine la seule puisque avant dernière qui parle de déguisement.
Les - : C’est parfois un peu dur à suivre, au niveau de l’action s’entend.
Au total : Une participation intéressante, de par son fond comme de par sa forme. J’aime l’emploie du tu, la position prise par le personnage principal. C’est sympa à lire et unique donc à souligner.

Lily pour Indare
Les + : Les avatars. La manière de faire intervenir les émotions me fait bien rire ! Surtout Passion vers la fin.
Les - : L’usage des points de suspension, enfin du coup vu qu’il y en a 4 et pas d’espace après c’est p’t’être pas considéré comme des points de suspensions ? J’suis pas une pro en typographie.
Au total : J’ai vraiment kiffé l’introduction à la Vice-Versa, franchement j’y aurais jamais pensé et j’trouve que ça rend  bien.  Par contre, la hype retombe et j’ai trouvé le reste du récit peut-être un peu mou en comparaison du dynamisme du départ, ce qui ne l’empêche pas d’être plaisant à lire.
Invité
Onyx (Esquisse)
Onyx (Esquisse)
Anonymous
Onyx (Esquisse)
Onyx (Esquisse)
Invité
Jeu 11 Juil - 4:21
Salut !

Moi c'est Onyx, de l'Esquisse.

Je suis plus concise que mes collègues Esquisséens, donc ne vous attendez pas à des pavés. En fait, j'ai hésité à poster, puis je me suis dit que tant qu'à prendre des notes (pour me souvenir de quel texte est quoi) pour élire mon top 3, autant le partager et faire quelques heureux. Mon avis est bien entendu tout sauf objectif. Si j'ai mis que j'aimais pas ou que je n'ai pas accroché, ce n'est pas que c'est mauvais, juste que je ne me suis pas trouvée d'atomes crochus avec votre texte. N'y prenez pas offense, tous le monde a ses propres goûts ;)

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Épreuve 6

Nemo Ioannis [TA] > Un personnage dépressif et un texte dépressif. Ce n'est pas mal, mais ce n'est pas vraiment mon style, malheureusement.

Harrison Liesse [TT] > Un type en mode survie qui finit avec un singe apprivoisé qui a un casque rouge. J'ai pas trop accroché, mais j'ai aimé la fin.

Roxanna Middleton [II] > Une supposée génie qui répète à plusieurs reprises dans le même texte qu'elle intelligente parce qu'on ne le sait pas déjà assez. Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire, sorry.

Oliver Winchester [RE] > 2e personne du singulier T_T J'ai pas trop accroché. Pourtant, j'aimais la forme au début, puis le style a commencé à me taper sur les nerfs. On a encore eu le classique "c'était un rêve".

Naoto - Hikari Sekai [HS] > Un concours de bouffe. Idée intéressante, j'aime bien, ça m'a bien fait rire ^^

Ayano [KHS] > Je trouvais ça moyen jusqu'à ce qu'elle se trouve son harem et décide de rester. Ça fait changement de tous ceux qui veulent s'enfuir. J'aime beaucoup !

Erika [UtM] > Un combat de vampire vs sangsue? J'ai pas trop accroché en fait, désolée.

Jericho Swain [VB] > J'aime bien en fait. Le type qui est abandonné sur la planète en mode "T'étais un super général dans le temps, mais t'as passé ton temps, alors on t'abandonne dans la nature, va crever svp". C'est une bonne idée.

Poppy Albert [PaB] > 2e personne du singulier T_T En fait, j'aime bien, l'atmosphère n'est pas mal du tout. Par contre, il ne se passe pas grand chose, c'est dommage.

Svana Vigdís [AVA] > Encore une fois, on a le mode "écrasé au milieu de nul part, survivons" qui est répétitif. Considérant que le personnage a un enfant (le nombre de personnages orphelins qui existent est barbant), j'aurais aimé un peu plus de panique à l'idée d'abandonner son fils ou quelque chose comme ça.

Angelo da Malfire [LS] > Pas mal, mais je n'ai pas trop accroché à l'histoire. Encore le truc du rêve, c'est un peu dommage.

Kintaro N. Tarkovski [JM] > Je peux même pas dire pourquoi, mais le style d'écriture m'attire vraiment, je suis totalement rentrée dans l'histoire. J'adore ! C'est ma préférée !

Sarika [Terrae] > Pas mal. Je n'adore pas, mais ce n'est pas mal. Par contre, je commence à me tanner du mode "écrasé au milieu de nul part, survivons".

Heinrich Nagashika [??] > Idée originale d'un type qui peint une toile et se déplace dans son imagination pour trouver le l'inspiration. Malheureusement, l'histoire ne m'a pas vraiment emportée.

Alyaa [NRP] > La mercenaire qui s'enrichit en trouvant un parc d'attraction. J'ai entré dans l'histoire cette fois, mais ce n'est pas tout à fait dans mon top 3. C'est quand même très bon !

Celeste [HAS] > J'étais perdue. En plus, c'est à la 2e personne du singulier. J'ai vraiment pas accroché, désolée.

Alec Hamilton [DT] > Un démon avec un chiot qui cherche du magnésium. Pas mal, j'ai bien aimé.

Andrew Mesnil [MP] > À la recherche des pokémons sur une autre planète ! L'amnésie du début m'embête, c'est fou le nombre de personnes qui ont de la misère à se souvenir ce qu'ils font sur une autre planète... Mais en général, ce n'était pas mal du tout ^^

John Egbert [ILK] > Un sorcier qui est envoyé sur une planète de friandises oh tant haï par un sort stupide du directeur. J'aime !

Al [Esquisse] > J'adore ! Ça sort de l'ordinaire comme idée est c'est bien fait ! Ça serait dans mes préférés si ce n'était pas l'Esquisse et donc pas de vote pour notre propre forum u_u

Personne [EP] > AH! Le coup de théâtre à la fin ! C'est déchirant ! Au départ, j'aimais moyennement le texte, mais juste pour ça... Bien joué, ça va dans mes préférés !

Swenn [CI] > L'autre côté du donut ! J'aime bien l'idée (en fait, j'aime simplement quand on adapte le thème au contexte sans que ça fasse complètement forcé), donc bravo !

Yvan Nekrasov [ME] > Encore une fois, j'aime l'adaptation avec le contexte d’origine. Très bon texte !

Erika [SnKR] > Pas mal, mais c'est dommage que ça se finisse en rêve

V'hallys [FS] > J'ai pas trop embarqué dans l'histoire, désolée. Encore une fois, ça se finit en rêve é_è

Trixie Sunstorm [PE] > On sait pas pourquoi elle est dans une fusée, où elle a atterrit, rien de rien. Il n'y a pas de contexte, je trouve ça dommage.

Kelly Cantrell [OT] > Pas mal, mais il me semble que le lien avec le contexte est un peu tiré par les cheveux. D'ailleurs, c'est dommage qu'il n'y ait pas de HRP avec le contexte du forum et un peu de background du personnage. La fin me laisse sur ma faim.

Kendall McKnight- Bronx.N > PAVÉ! Alors, j'ai eu de la misère à lire. Je sais que c'était dernière minute et qu'il n'y a probablement pas eu le temps de faire de mise en page, mais voilà, c'était quand même dur à lire et je n'ai pas vraiment accroché, d'autant que je ne connais pas le contexte derrière l'histoire.

Mère Nature [MAD] > PAVÉ! Voir le commentaire ci-haut. L'idée est originale, mais je n'ai pas vraiment accroché, désolée u_u
Onyx (Esquisse)
Swenn [CI]
Swenn [CI]
Anonymous
Swenn [CI]
Swenn [CI]
Invité
Jeu 11 Juil - 17:55
Coucou tout le monde !! Pour bien commencer ,je voudrais remercier tous ceux qui prennent la peine de faire des commentaires parce que c’est toujours sympa d’avoir des retours sur ce qu’on a fait. Du coup j’en profite vite fait pour te répondre Stily. Oui, je suis une feignasse parfaitement assumée ^_^ Je suis du genre à ne pas aimer me prendre la tête lorsque j'écris, je fais comme j'en ai envie sur le coup puis c'est tout (donc oui, y a un "zombie" qui a trainé alors que j'aurais préféré l'éviter, mais osef). Et vraiment j’aurais beaucoup aimé pouvoir développer un peu plus mes réponses (mais comme tout le monde) pour pouvoir intégrer vraiment l’univers d’Irydaë. Après avec les 350 mots on a préféré axer davantage sur le déroulé de l’histoire mais je suis d’accord, ça aurait été sympa de pouvoir mieux croiser nos univers.

Après avoir lu l'épreuve 6 (oui je commence par la fin) j'ai bien envie de partager mes impressions ici ! Impressions totalement subjectives puisque je me base uniquement sur ce que je ressens en lisant les textes (chacun ayant sa propre sensibilité, il ne faut absolument pas considérer mon avis comme représentatif). D’ailleurs vous verrez que je ne suis pas toujours d’accord avec le commentaire précédent sur la 6 ^-^

Globalement quand même, je dois avouer que je n'ai pas trouvé les textes oufissimes en comparaison de ce que j'ai pu lire pour les éditions précédentes. Après, c'est un thème qui de base ne m'inspire pas des masses donc ça peut aussi expliquer l'absence de coup de cœur. Ce qui ne veut pas dire que c'était mauvais loin de là, il y a une qualité d'écriture chez tous les participants, mais moi ce qui m'intéresse le plus, c'est l'histoire qui est racontée davantage que la façon dont elle l'est (même si évidemment que ça compte mais un texte super beau mais vide, moi je m'ennuie). Et pour ne pas le dire à chaque fois, mettre en évidence les mots obligatoires est quand même appréciable, parce que sinon c'est hyper difficile de savoir si tout a été bien respecté.

Sinon, pour avoir eu le problème, bravo à tous ceux qui ont réussi à faire que cette épreuve s'insère dans leur univers. Parce qu'on était plusieurs pour qui le coup de la nouvelle planète et de la fusée devenait un peu hard pour nos persos qui n'en avaient jamais entendu parler.

Donc maintenant cette (big) intro de faite, passons au plus intéressant !

Nemo (TA) :
J'ai beaucoup aimé la façon dont tu abordes le thèmes (tu disais avoir peur d'être hors sujet, pour moi ça colle tout à fait). Ton style d'écriture qui est léger contraste totalement avec la gravité de la situation que vit Nemo, la maladie qui est omniprésente, ce qui rend le texte très agréable, qui à mon sens colle bien avec cette définition un peu naïve que tu nous fais de ce personnage. Le changement de rythme entre les sentiments au départ avec la maladie et le moment où elle part en mode exploration est intéressant. Par contre j'aurais bien aimé qu'il y ait plus d'action parce qu'on ne sait finalement que peu de choses de cette planète (mais c'est une remarque que je me suis faite sur beaucoup de textes).

Harrison (TT) :
On change totalement de registre avec un rythme beaucoup plus soutenu, on entre directement dans le vif du sujet, j'adore. Ce personnage qui se retrouve embarqué contre son gré m'a bien fait sourire. Pourtant on n'est pas sur le registre de l'humour total, il y a une vraie réflexion sur ce qu'il fait sur cette planète et le meilleur moyen de rentrer. Une fin très mignonne qui nous offre un joli happy end. Je ne me suis pas ennuyée à un seul moment, tout se lit très facilement. Tu fais partie de mes textes préférés.

Roxanna (II) :
Je suis assez mitigée sur l'entrée parce que d'un côté elle est très bien gérée, mais j'ai eu un peu de mal à tout bien comprendre (notamment le coup du M16), qui est dû je pense à l'absence de présentation HRP. J'ai bien aimé l'angle que tu as choisi, celui de la jeune fille curieuse qui s'émerveille de ce qu'elle a sous les yeux. Mais du coup, j'aurais bien aimé avoir plus de détails sur ce qu'il y a vraiment sur cette planète. Sinon, la référence est teckel est parfaite !!

Oliver (Re) :
Ton style d'écriture est très agréable à lire et colle parfaitement au côté sentimental qui est développé. On ressent bien ce désarroi d'Oliver à se retrouver coincé sur cette planète. Ce questionnement interne avec sa vision d'une vie qui n'est qu'échec. Je trouve que ça manque un peu d'action (ce qui peut largement se justifier par l'angle que tu as choisi) mais du coup on n'a pas beaucoup de descriptions non plus, ce que je trouve dommage. Et j’ai aussi un peu de mal avec cette fin « ce n’était qu’un rêve ». C’est un choix comme un autre mais ça me laisse toujours un goût d’inachevé. Après tu es loin d’être le seul.

Naoto (HS) :
Woh ! On n'a pas le choix que de plonger direct dans ton texte avec une telle entrée en matière ! Je me suis un peu demandé où j'avais atterrit mais comme pour le personnage finalement. Les explications arrivent au fur et à mesure, ce qui m'a permis de suivre. Les créatures sont hyper originales, on a les explications en dialogue ce qui donne un bon dynamisme à la lecture, un personnage qui a l'air survolté et pour le coup, il s'en passe des choses (même si c'est en cuisine, mais c'est un parti pris, ça me va).

Ayano (KHS) :
Déjà, cette présentation en journal de bord par jour. Très bien trouvé et hyper original. En plus tu as un style d'écriture qui colle très bien avec ce choix, j'ai adoré. On commence classiquement avec la présentation de ce qu'elle fait ici pour poser le contexte et très vite, elle raconte ce qui lui arrive, c'est génial. Et le changement entre le départ où elle demande à ce qu'on vienne la chercher et la fin, où elle parait très contente de ses nouvelles rencontres est super. Là encore un de mes textes favoris.

Erika (UtM) :
J'aime beaucoup ta première phrase (et c'est important !). Ce qui contraste superbement avec la suite où on entre très rapidement dans le grand n'importe quoi. Ce n'est pas péjoratif. Au contraire, c'est un pari pas toujours évident à faire (il faut réussir à emmener le lecteur dans son délire et je trouve que ça marche assez bien ici !). J'ai beaucoup aimé ton perso d'ailleurs, ce fort caractère et ce côté "de toute façon c'est moi qui décide". Mais j'ai été très agréablement surprise par la fin ! Les jeux de mots sont tops. J’ai trouvé le côté wtf parfois un peu trop prononcé à mon goût mais globalement tu l’as très bien géré. Bravo !

Swain (VB) :
Alors j'ai eu un peu de mal à tout comprendre mais parce que je n'ai pas eu de description (et que je ne connais absolument rien à cet univers). J'ai trouvé ça dommage parce qu'on sent un gros potentiel dans ce texte mais je crois que j'ai pas tout saisi du coup. Tout le côté politique et militaire est original je trouve ce choix très judicieux mais une fois de plus, je suis frustrée de ne pas réussir à saisir tous les enjeux.

Poppy (PaB) :
Le choix fait que tout se déroule dans la fusée ne me dérange pas, ça permet de changer un peu des autres sujets (oui ce n'est pas exactement ce qu'il y a dans le descriptif de l'épreuve mais j'accepte assez facilement les libertés prises par les joueurs). Ce personnage a l'air très attachant comme on peut le voir à quelques endroits lorsqu'elles fait/veut faire des choses mais j'ai eu un peu de mal à accrocher. Peut-être par ce choix d'être dans la fusée qui empêche le personnage de vraiment agir.

Svana (AVA) :
Globalement j'ai beaucoup aimé ton texte. Ce début où on apprend en même temps que Svana ce qui se passe me plait bien. La première personne employée colle très bien à ce genre de personnage au fort caractère, on a une bonne représentation de la façon dont elle vit les évènements. Elle bouge pas mal sur cette planète ce qui nous permet d'en avoir une bonne représentation avec en plus des descriptions qui sont bien gérées. En revanche je trouve la façon de raconter l’histoire parfois un peu monotone alors qu’il se passe beaucoup de chose, ça gagnerait à être un peu plus rythmé à mon sens.

Angelo (LS) :
Un style d’écriture léger qui va bien avec l’état d’esprit du personnage, ça change j’aime. L’un des rares textes sur le ton de l’humour sans en abuser à tomber dans le total délire, ça me plait. J’ai aussi beaucoup aimé cette façon de chercher des justifications à tout ce qu’il trouve, puisque le contexte de LS ne colle pas avec cette histoire de nouvelle planète. En revanche toujours pareil, la justification du rêve me fait toujours un peu grincer des dents.

Kintaro (JM) :
Alors, le code m’a fait un mal aux yeux (mais en augmentant la luminosité ça passait quand même donc c’est juste à titre indicatif). Sinon l’histoire est vraiment très cool j’ai bien accroché. Commencer par la description du lieu est sympa. J’ai juste été un peu frustrée de retrouver ce côté hyper manipulateur annoncé en HRP qu’à la toute fin (parce que j’aime bien ce style de perso et que ça change !). Mais dans l’ensemble c’était très bon.

Sarika (Te) :
Ça va, je peux être objective parce que je ne connais pas ce perso ! J’aime beaucoup ce type de narration, à la première personne et très rythmée. Il y a plusieurs petites références calées qui sont très sympas. Et la phrase de fin m’a bien fait sourire ! Un récit très terre à terre avec un perso qui cherche avant tout à... Manger ! En se référant à des trucs plus ou moins intelligents comme n'importe qui le ferait. C'est très intéressant ce côté "bah non, j'suis pas un superhero moi !". On a un récit que je qualifie de "banal" à défaut d'autre mot, dans le sens où tu nous montres bien ce qui se passerait dans le cas où une personne lambda changerait de planète (même si on a quand même une petite version de ses pouvoirs sur la fin !). J'aime bien.

Heinrich (Ma a priori) :
Tu n’as pas renseigné de quel tu fow tu viens… Mais comme Matsue revient dans le HRP j’en déduis que tu représentes ce forum ! Sinon je t’avoue que j’ai eu un peu de mal parce que je n’ai pas eu l’impression qu’il se passait grand-chose. Et toujours pareil, la fin « ce n’est qu’un rêve » me laisse toujours sur ma faim. Dommage parce que le style d’écriture reste agréable.

Alyaa (NRP) :
Déjà un bel HRP qui donne envie et un perso qui promet ! Après gros point négatif : le texte n’est absolument pas aéré c’est hyper dur à lire !! Le coup du KFC m’a quand même bien fait rire. De se retrouver sur une planète bien habitée c’est chouette. Le style avec tous les dialogues me plait beaucoup. Et ce caractère, omg j’adore !! L’épreuve est bien intégrée au contexte du fow dont on a une première vision agréable à travers ces écrits.

Celeste (HAS) :
… Les majuscules ? Non ? S’il y a une raison je suis désolée de ne pas l’avoir remarquée (mais j’ai cherché !) du coup ça me gêne pour la lecture. C’est dommage parce qu’il y a une histoire derrière qui reste sympa mais j’ai du mal à accrocher à cause de ce rythme qui ne me convient pas. Ah, et j’ai mis du temps à capter qu’on était dans un contexte Pokemon (pardon mais à part la V1 je ne connais pas du tout, ça aurait été bien de le faire apparaître le terme dans le HRP ;) )

Alec (DT) :
Le HRP qui arrive à la fin, je trouve ça dommage (parce que je ne descends jamais avant de lire et j’aurais aimé avoir ces infos dès le départ, ce n’est pas comme si on peut se permettre de lire 2 fois un texte…). Et c’est franchement dommage parce qu’on sent le contexte du fow qui a l’air d’aller super bien au thème tout le long du texte, mais sans ces infos j’étais souvent un peu perdue. J’ai eu du mal à tout bien comprendre alors qu’on sent qu’il y a une réflexion derrière pour savoir ce qui va se passer. Mais la qualité de l’écriture est là et malgré ces problèmes le texte reste facile et agréable à lire.

Andrew (MP) :
J’aime beaucoup ta façon d’écrire, le texte est super bien passé. Mais au niveau de l’histoire j’ai encore eu l’impression qu’il n’y pas eu vraiment « d’aventure ». il y a bien la découverte de la fin mais j’ai du mal à retenir vraiment quelque chose du coup.

John (ILK) :
Ton texte m’a fait sourire tout le long ce qui est très agréable (il n’y en a pas beaucoup qui sont joyeux !). L’idée de base est aussi très fun ! Je ne me suis ennuyée une seule fois en lisant et ton style est très fluide, pour moi tu fais partie des quelques textes qui sortent du lot ! Et cette fin est géniale !

Al (ES) :
Encore un texte que j’ai vraiment beaucoup aimé. S’adresser à une personne en particulier ça change et le style est très soigné, ça passe super bien.  Cette façon que tu as de nous amener à réfléchir à la création de l’Esquisse (alors que je ne connais rien de plus de votre univers que ce qui est décrit en HRP) j’adhère complètement. On comprend bien tout l’enjeu j’ai trouvé ça génial d’avoir fait ça pour une épreuve d’interforum.  

Personne (EP) :
J’ai beaucoup aimé. C’est vraiment bien écrit, les descriptions de ce qui se passe dans cette station sont très sympas et j’aime beaucoup ton personnage. Parler de relations amicales et plus dans ce thème est super bien joué ! En plus de ça l’approche choisie est originale.

Swenn (CI) :
Je vais éviter de commenter mon propre texte, ça ferait mauvais genre… ^_^ Stily, si tu veux t’amuser à compter le nombre de techniques de feignasse que j’ai déployé ici, y a de quoi faire !

Yvan (Me) :
J’apprécie beaucoup ce point de vue choisi (et alors faire mourir ton pote ET lui faire les poches… Mdr fallait oser, j’aime !). En général je reproche quand il n’y a pas masse d’action mais le ton de la narration que tu emploies ici et le fait que tout soit justement vide le justifie très bien et du coup, cette fois ça ne m’a pas dérangé. Et la fin est super mignonne, contrastant bien avec tout le reste.

Erika (SnKR) :
Les descriptions de tout ce qui se passe sont très mignonnes tout comme ces petites bestioles mais je trouve qu’il manque quelque chose. Le texte était assez court, je pense qu’il y avait moyen de lui faire vivre un peu plus de choses. Et par contre j’ai toujours autant de mal avec la justification du rêve, désolée.

V’hallys (FS) :
De façon générale et qui n’a rien à voir avec ton texte, j’aimerais vraiment vous voir jouer vos persos en version loups chez FS. Au moins pour les textes solos où ça ne pose de problème pour moi (et puis un loup qui voyage dans l’espace !! Il y a tellement de choses à faire !). Très personnellement je ne suis pas fan des thèmes « animaux », mais vu que c’est votre contexte, je trouve ça dommage de ne pas nous le faire partager en entier. Je me souviens d’un texte sur l’édition précédente avec une version loup et que j’avais adoré. Bref, sur ton texte, je le trouve très bien écrit j’ai beaucoup aimé le lire. Le ton de la narration est superbe mais là encore il me manque quelque chose. C’est très introspectif je trouve et avec cette fin en rêve j’ai eu un peu de mal avec l’histoire.

Trixie (PR) :
Je pense que c’est là où je suis la moins d’accord avec Onyx (mais heureusement, chacun a sa propre opinion !). J’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu (même si du coup j’étais un peu frustrée que ce soit si court Chut les esprits mal placés). C’est vrai que c’est un peu le bordel mais je trouve que ça colle bien à l’esprit foufou de ta petite miss, puis elle aussi est perdue, on découvre ce nouvel univers en même temps qu’elle et moi, ça me plait. En plus tu calles beaucoup d’expressions tout droit sortie de l’univers de ton forum ce que j’apprécie beaucoup. Voilà, je suis juste déçue que tu n’aies pas exploité tous ces mots à disposition en faisant seulement le minimum. Après les textes courts c’est un choix que je comprends, mais j’avoue que ça me donne l’impression que c’est « vide » en comparaison d’autres textes. Mais sinon tu fais aussi partie de mes chouchous pour cette épreuve.

Kelly (OT) :
Encore une fois, on n’a pas de présentation, or je ne connais absolument pas votre contexte ni ton perso, j’aurais vraiment apprécié avec quelques explications. Après il y a quand même pas mal d’explications dans le texte donc j’ai réussi à suivre mais je suis sûre qu’il y a certaines réf que je n’ai pas pu saisir (notamment dans l’explication de la mission avec ce fameux « Ilmaehad »). Parce que à côté de ça j'ai trouvé tout ce que tu développais très intéressant. Et intégrer des dialogues en plus est vraiment agréable pour la lecture.

Kendall (BN) :
Ouille… Ok tu avais des contraintes temporelles mais quelques retours à la ligne de temps en temps ça ne t’aurais pas pris plus de temps. Parce que je t’avoue que ça ne donne pas envie du tout. Mais bon, j’ai lu. C’est dommage parce qu’au final c’est assez bon et je suis sûre que ce serait super bien passé si ça avait été aéré.

Mère Nature (MAD) :
Le point de vue choisi est sympa mais là aussi, cette présentation est tellement étouffante que le texte a beau être de qualité ça reste très difficile à lire. Du coup ce n’est pas très agréable. Sinon j’aime beaucoup l’histoire que tu racontes mais vraiment, cette présentation gâche une grosse partie du potentiel de ce texte.


Voilàà ! J'espère n'avoir vexé personne parce que ce n'est pas le but et qu'une fois de plus, tous les participants écrivent bien, le problème étant qu'il faut vous départager à un moment... Et ce n'est pas parce que je votre texte a pu ne pas m'attirer particulièrement que vous ne finirez pas premier pour autant ;)
Swenn [CI]
Enyo Dellucini [LS]
Enyo Dellucini [LS]
Anonymous
Enyo Dellucini [LS]
Enyo Dellucini [LS]
Invité
#16 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Enyo Dellucini [LS]
Jeu 11 Juil - 19:13
Darren van Mastroëm [ILU] a écrit:Un petit thumps up pour Enyo Dellucini, représentant La Sérénissime, je ne suis vraiment pas quelqu'un d'intéressé par les histoires de pirates en général, mais cette fois, j'étais réellement intéressé grâce à un rythme énergique qui laisse en haleine. Le passage où Enyo réalise sa condition, celle d'être dans le corps de Battista, est sûrement une des meilleures, vraiment, j'ai adoré que le caractère et les émotions du personnage ressortaient à ce point.

Merci. Merci. Merci ! Interforum ;; Commentaires et avis 2881089858
Enyo Dellucini [LS]
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Anonymous
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Invité
#17 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Harrison Liesse [TT]
Jeu 11 Juil - 19:47
J'adore lire les commentaires de texte, même si certains sont aussi longs qu'un RP (tellement à lire bordel !)
J'suis pas sur que je ferai un commentaire à mon tour, flemme, faudrait que je relise. (Je ferai au moins celui pour mon Epreuve puisque j'ai commencé)

Par contre j'vais répondre aux commentaires qui sont fait. (et sachez que je met pas de smiley, que du coup j'ai l'air sérieux mais que je suis quelqu'un de souriant derrière l'écran. wesh.)

ONYX a écrit:Harrison Liesse [TT] > Un Un type en mode survie qui finit avec un singe apprivoisé qui a un casque rouge. J'ai pas trop accroché, mais j'ai aimé la fin.

Le style est assez 'sérieux', dans l'idée de la hard sci-fi. J'ai essayé de faire que la majorité des choses soit cohérente... Parce que j'aime ça. D'ou le manque d'accroche je pense (et je n'en veux à personne)

Pour la fin (je sais pas si j'ai le droit d'expliquer mon texte. au pire un modo éditera?)
J'ai essayé de changer de rythme, d'être un peu 'perdu' dans les propos d'Harry pour souligner le fait que l'écorce thérapeutique... Bah elle fait un peu délirer pour dire vrai et que du coup, Harry va bien en partie grâce à ça (et par la présence d'un animal humanoïde, et ça lui fait beaucoup de bien)
J'aurais du accentué mon idée sur ce passage là, mais j'me suis déja battu pour pas dépasser le cota de ligne T.T
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SWENN a écrit:On change totalement de registre avec un rythme beaucoup plus soutenu, on entre directement dans le vif du sujet, j'adore. Ce personnage qui se retrouve embarqué contre son gré m'a bien fait sourire. Pourtant on n'est pas sur le registre de l'humour total, il y a une vraie réflexion sur ce qu'il fait sur cette planète et le meilleur moyen de rentrer. Une fin très mignonne qui nous offre un joli happy end. Je ne me suis pas ennuyée à un seul moment, tout se lit très facilement. Tu fais partie de mes textes préférés.

Alors, j'aime le fait que tu ais accroché au genre parce que j'avais réellement peur de pas trouver de publique à qui ça plairait, ce côté serieux-science. Ravis que tu ne te sois pas ennuyé. (J'te jetterai une fleure bonus quand je parlerai de ton Donut)
Harrison Liesse [TT]
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Anonymous
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Invité
Ven 12 Juil - 15:57
Bon, avant de commencer, merci Harrison pour le petit compliment sur mon texte que j’ai oublié de relever la dernière fois – je l’avais bien vu, hein, et ça m’a bien fait plaisir – et merci à ceux qui sont venus glorifier mon sens analytique et mon indicible intelligence, et qui doivent commencer à comprendre cette histoire de culte à ma personne de la dernière fois. Mais pour rien vous cacher, c’est pas une question d’intelligence, c’est un deal avec le diable.

Autre point, je constate que la balise <h2> donne pas le même rendu à la prévisualisation qu’en vrai, ce qui fait que je vous ai donné un gros titre bien criard sans m’en rendre compte. Donc je vais tenter autre chose. Qu’entendez-vous exactement par "tatillon" ?

Du coup, c’est maintenant parti pour l’épreuve 1. Il s’agit cette fois de mini-RPs, et d’expérience, les jolies phrases y sont un brin plus rares à cause de la limite de 350 mots par post qui pousse souvent à devoir se contenter de l’essentiel. Vous me direz, beaucoup de phrases sont belles pour la concision avec laquelle elles parviennent à porter une idée, mais celles-ci sont souvent plus difficiles et plus longues à penser, donc dans un format où on n’a à chaque fois que quelques heures pour écrire et où on doit s’adapter à la nouvelle situation en permanence, surtout pour les RPs qui ont été postés sur la fin et qui ont dû finir cinq posts en moins de trois heures, c’est chaud.

Enfin, ça veut pas dire que j’ai rien trouvé qui me tire une petite exaltation, comme vous pouvez le constater par la longueur de ce post. Il suffit souvent d’un rien pour faire une jolie phrase, et on peut même tomber dessus accidentellement à un moment où on ne la cherchait pas.

Ceci étant dit, on peut y aller ! Je rappelle pour ceux qui n’auraient pas lu l’épreuve 1 ni l’avertissement dans mon premier commentaire que ça va probablement contenir un tas de spoilers. Vous êtes prévenus !



Et voici les citations !



« Si on allait à droite, non à gauche. Tu vas tout droit. » - Samaël (TE)
Quelque part, ça m’ennuie un peu de commencer avec un gros coup de cœur, mais que voulez-vous, ordre chronologique oblige. Je suis pas obligé de le respecter, mais c’est déjà assez compliqué de m’y retrouver comme ça.
Dans le texte de Samaël, comme Stilgar ne vous l’aura pas laissé oublier, on a une narration à la deuxième personne. Cette personne est la moins "naturelle" des trois pour une narration, entendre que c’est la moins utilisée, mais elle permet de porter pas mal d’idées. Ici, on ne nous cache pas vraiment son intérêt, puisque le narrateur qui parle à la deuxième personne est clairement identifié à la seconde personnalité qui se promène dans le cerveau du personnage et qui semble essayer de le guider ou de l’inciter à faire certaines choses. Mais dans ce texte, la seconde personne ne contribue pas uniquement à suggérer le caractère schizophrène de Samaël – et je sais que schizophrène veut pas dire double personnalité et tout et tout mais tolérez le sens communément admis – mais aussi à le faire apparaître plus distant, et c’est très important pour le ton du texte. J’ai trouvé qu’il y avait une excellente harmonie des narrations dans ce RP, l’un parlant au présent à la deuxième personne et l’autre au présent à la première personne, ce qui fait que notre identification va plutôt à Elenarda, le camarade de RP de Samaël, tandis que ce dernier va incarner un personnage que l’on regarde de loin et pour lequel on va n’avoir qu’une empathie distante jusqu’à le voir mourir à la fin j’avais prévenu pour les spoilers. Or, il s’avère qu’Elenarda est un personnage assez égocentrique, ou du moins à mépriser les autres races et peu enclin à risquer sa vie pour l’étrange individu qu’il a croisé, et Samaël est au contraire beaucoup plus porté dans la vanité avec peu de considération pour lui-même. Ainsi, jusque dans la chute du RP, on va suivre Elenarda dans son enseignement à juger les hommes autrement en découvrant avec lui le personnage énigmatique et abstrait qu’est Samaël, sans parvenir à le cerner véritablement. Le tout en devient très immersif, et à la fin, je ne ressentais pour Samaël que la légère tristesse qu’on accorde au deuil d’un inconnu sublimée par toute la symbolique de son acte, qui va presque littéralement consister à sauver l’espoir d’Elenarda à travers son fils, espoir qu’on pourra assimiler à une image moins ferme des êtres humains – le fils d’Elenarda, dont le nom signifie manifestement "Espoir" en elfe, va être celui qui va porter de l’affection à Samaël en demandant à son père d’essayer de le soigner. Bref, je pourrais m’étendre une éternité sur ce RP, mais comme vous l’avez constaté, je n’ai toujours pas causé de la citation que j’ai choisie parmi les nombreuses qui m’ont tapé dans l’œil.
Dans ces deux phrases juxtaposées, on a premièrement l’autre personnalité de Samaël qui lui donne un conseil sur la direction à prendre, et secondement le constat de celle-ci sur la direction qu’il prend finalement, et qui s’avère n’être aucune des deux proposées. Le fait qu’il n’y ait littéralement aucun connecteur logique entre les deux phrases les détache grandement, comme si Samaël ne se préoccupait absolument pas des conseils qui lui sont prodigués par la voix dans sa tête. Ce n’est pas un refus d’obéir, ou une différence d’opinion, c’est carrément un mépris total. La ponctuation un peu neutre, y compris dans le constat que fait sa seconde personnalité sur le fait qu’elle n’est pas écoutée le moins du monde, donc on n’a pas l’impression qu’elle s’en étonne ou qu’elle s’en offusque. Même la question "Si on allait à droite, non à gauche" ne porte pas de point d’interrogation qui pourrait faire penser à une vraie question, ni de point d’exclamation qui impliquerait une véritable exhortation. À la place, ce sont des paroles lancées dans le vent et perdues dans le vent, et l’absence de réaction de la seconde personnalité suggère que c’est devenu habituel. Et pour cause, si l’on oppose les deux phrases, on a la voix intérieure qui propose d’avancer en deux sens contraires, indécise qu’elle est, et Samaël qui avance tout droit.
Si on récapitule tout ce qu’on a là, ces phrases disent beaucoup sur la personnalité de Samaël. Inconsciemment, on peut s’imaginer un personnage tourmenté par son autre personnalité – qui semble à la frontière entre le taré et le malveillant – mais qui ne laisse rien paraître de ces tourments, et qui semble totalement vide si on le regarde d’un œil extérieur. Et au final, ça permet à la fois de comprendre le personnage et de comprendre qu’on ne le comprenne pas réellement, surtout du point de vue d’Elenarda. Suite à la prochaine citation.

« Je n’ai pas la vitesse d’un Vampire, ni la force d’un Loup-Garou, mais cet humain fou est proche. » - Elenarda (OT)
Pour Elenarda aussi, j’ai hésité entre pas mal de cita’s – c’est pour ça que j’ai causé du nom de son fils et d’autres trucs dans la partie précédente, ça me facilite le choix.
Ici, on a donc l’autre point de vue, celui d’Elenarda. Comme mentionné tantôt, ce personnage est un brin méprisant – parce que "Juste un humain, faible et pitoyable humanité", c’est pas très très gentil – mais qui va s’assagir à la fin, une fois son fils sauvé, et même se prendre une leçon d’humanité par… un humain, du coup. Samaël va lui faire promettre de ne jamais faire de mal à son fils, et par métonymie symbolico-allégorique, à son humanité – plus exactement à son espoir, mais ça ressemble à l’espoir d’un monde où on peut se permettre d’être humain – à ce personnage qui avait "sombré dans le devoir au détriment de [sa] personnalité". Oui, je mets un tas de citations dans ce RP, parce qu’il y a trop de choses à en dire. Ce n’est donc pas un personnage totalement noir et raciste pour être raciste, il a juste perdu une partie de lui qu’il cherche à retrouver à travers son fils. Ça, c’est la version explicite telle qu’elle nous est présentée dans la fin du texte, mais ce n’est clairement pas la première fois que c’est suggéré dans le caractère d’Elenarda. Et c’est à ce sujet que j’ai choisi cette citation.
Dans cette phrase sont évoqués successivement le vampire rapide, le loup-garou fort, et l’humain fou. Les deux premiers se voient offrir des attributs mélioratifs, la vitesse pour l’un et la force pour l’autre, tandis que l’humain ne se voit targuer que de sa folie. On notera d’ailleurs que l’humain est le seul à ne pas porter de majuscule au nom de sa race. Elenarda déplore ses capacités physiques qui s’avèrent insuffisantes pour aller aider son fils à temps, en présentant le vampire et le loup-garou comme des figures supérieures au niveau de ces capacités, mais en fin de compte, il ne peut plus compter que sur l’attribut de l’humain qu’est la folie qui l’a poussé à se trouver au bon endroit au bon moment. Cette phrase un écho de "Mieux vaut être présent avec dix hommes qu’absent avec dix mille", Elenarda doit placer son espoir en l’humain fou qu’il méprisait pour sa folie – alors que dans les faits, il ne la comprend pas, puisque le caractère intempestif qu’il attribue aux humains et qu’il appelle "folie" fait partie de l’humanité qu’il a perdue. Ainsi, on a d’ores et déjà les prémisses de sa remise en question. Et je salue le fait que la narration, qui est faite du point de vue d’Elenarda, ne vienne pas nous asséner derrière de véritables questions, le personnage s’obstinant initialement dans sa position et ayant du mal à accepter qu’il doive son salut à un humain.
Globalement, je ne peux pas être certain que ma lecture soit la bonne, mais l’idée globale semble tourner autour de ces points, et il y a encore des milliers de trucs dans ce texte qui permettent de porter ces idées. Instaurer un caractère et son évolution vers un autre caractère en cinq posts de 350 mots, c’est fichtrement difficile à doser, mais là, je trouve que le rythme n’est jamais cassé grâce à des phrases comme celle-ci, qui se contentent de suggérer les transitions de la personnalité sans jamais nous dire qu’elle a changé, on se contente de le découvrir au fur et à mesure et on n’est pas surpris à la fin de constater qu’elle a effectivement changé.

J’ai bien conscience que j’ai pas juste parlé de deux phrases mais du RP entier – pour ça que j’aurais peut-être pas dû commencer par celui-ci – mais la plupart des citations que j’en ai tirées n’ont vraiment de sens que dans la façon dont elles font évoluer ce grand tout bien harmonieux qui semble avoir choisi sa direction dès le premier post et la perpétuer jusqu’au dernier. Je n’ai aucune idée de si les participants se sont concertés au préalable, mais que ce soit le cas ou pas, je trouve l’alchimie entre les deux plumes remarquable, on se retrouve dans une scène assez proche d’une tragédie classique où Samaël ferait office de coryphée pour Elenarda, ou même de figure délatrice similaire à un Jesrad pour Zadig ou un Christian pour Cyrano. Oui, ‘fallait que ça vienne et que je me la pète avec des références littéraires.
En tout cas, ça fait partie de ces RPs où je me dis qu’aucun des deux participants n’était remplaçable, et ça a été, comme mentionné au début et suggéré pendant les mille cinq cent mots de ce commentaire un gros coup de cœur. Oui, ce que vous venez de lire était à peu près aussi long que le RP en question.

« La bêtise était son salut, ses Pokémons un sursis. » - Edwin (MP)
Alors… là, je vais me remettre à causer beaucoup, parce que c’est encore un coup de cœur et une phrase qui trouve vraiment son sens à travers le RP qui la contient. Comme quoi, j’aurais probablement dû revoir l’ordre de mes cita’s.
Cette phrase fait partie de celles qu’on lit en sachant qu’elles vont trouver un nouveau sens à la relecture, et qui reviennent faire un petit coucou au moment de la chute de l’histoire. Prise comme ça, avec ce qu’on sait du caractère d’Edwin au moment de la lire, elle paraît à la fois naturelle et malgré tout un peu floue. Edwin paraît assez sombre de prime abord, notamment à travers la lecture de la phrase qui précède directement : "Dans ses instants de doute, il redoutait la solitude, sentant qu’il perdait un petit morceau de lui-même à la fin de chaque journée". On conviendra que la joie de vivre est pas sa BFF. Ainsi, on n’a pas trop de mal à se figurer que la bêtise en tant que salut, c’est l’idée qu’il fasse un peu n’importe quoi pour décompresser de ses idées noires, quitte à s’offrir à son tempérament "passionné et spontané", et que les Pokémons en tant que sursis, c’est ceux qui viennent combler sa solitude faute de mieux. En revanche, le mot "sursis" a un sens qui implique une fin plus ou moins imminente, l’idée qu’il ne pourra pas toujours compter dessus. Par ailleurs, on peut avoir du mal à se figurer pourquoi il aurait besoin d’un sursis s’il a déjà accès à ce qui lui sert de salut. Au final, les premières idées portées par cette phrase restent dans la tête jusqu’à la chute, et on garde à l’esprit pendant tout le RP que les relations d’Edwin avec ses Pokémons ne sont pas une fin en soi, et qu’il attend encore quelque chose d’autre. À partir de là, les interprétations sont multiples, et je ne me risquerais pas à les énumérer de peur que de partir dans la surinterprétation pour certaines, mais on obtient une certitude à la fin de l’histoire : le sursis, quelle que soit la façon dont on se l’était figuré, va prendre fin. Si vous avez lu le RP – et lisez-le avant de lire mes commentaires bon dieu parce que ça va spoiler de grand malade – vous savez ce qui se passe. Edwin attrape un pistolet avec une balle qu’il s’était destinée, et achève un de ses Pokémons sur le point de devenir un zombie. On réalise alors que ses Pokémons étaient un sursis avant qu’il tire le coup, et avec l’idée de salut, on peut même interpréter que sa bêtise était l’idée de le tirer. C’est propre et bien amené, mais ce que j’aime encore plus particulièrement, c’est le fait que le personnage semble perdre ses idées noires au fur et à mesure de son RP avec Ceriza en parallèle avec le fait qu’il n’avait qu’une balle à se tirer. Du coup, le coup de feu final, c’est aussi l’idée qu’il ne se la tirera pas à lui-même, une décision qu’il semble avoir prise avec le retour d’un semblant de joie de vivre en compagnie de Ceriza. Ainsi, le sursis qui semblait devoir prendre fin d’une façon ou d’une autre avait deux dénouements possible : soit Edwin s’abat, soit il abat son sursis (à travers son Pokémon). On reste triste pour le pauvre petit Buster, mais la fin en devient quand même assez jolie, c’est comme si on avait la plus happy des deux bad endings. Un peu comme dans Life is Strange, quand vous choisissez de *se fait taire par une foule en colère*.

« Soyons honnêtes, une petite dose d’humour finit par décrocher un tout petit sourire à dame Ceriza et on osera même dire qu’elle lâcha un petit rire. » - Ceriza (PE)
Dans la catégorie des personnages dont la personnalité évolue à travers le RP, Ceriza se positionne pas mal non plus, et de la même façon que chez Elenarda, on a cette phrase qui permet de l’introduire insidieusement sans impliquer une rupture inutilement brusque de sa personnalité initiale. On a les faits qui vont contribuer à la faire changer, mais toujours dans son ton habituel. Certes, cette fois, il s’agit d’une narration à la troisième personne et au passé, et ce qui crée une distance supplémentaire entre le ton de la narration et le caractère du personnage, mais ici, c’est assez habilement manié. En fait, la phrase utilise une avalanche de modalisateurs : "Soyons honnêtes", qui suggère que les faits ne sont pas forcément quelque chose de facile à avouer autrement que par honnêteté, "petite", qui donne un caractère insignifiant à la dose d’humour, "finit par" qui suggère qu’il a fallu un long moment et quelques efforts pour arriver à "décrocher" le sourire, "décrocher" suggérant d’ailleurs que Ceriza s’accrochait à son air sérieux, "tout petit" qui donne un caractère encore plus insignifiant au sourire, "on osera même dire" qui suggère à nouveau que ce n’est pas quelque chose de facile à avouer, le verbe "lâcher" qui suggère encore l’accrochement de Ceriza et un dernier "petit" pour qualifier le rire qu’elle lâche, dans la même idée que les autres occurrences de l’adjectif. En somme, la phrase répète un tas de fois que Ceriza n’est pas encline au rire ou au sourire, et qu’il faut un véritable effort pour lui tirer n’en serait-ce qu’un semblant, parce qu’elle s’en défend pour garder la face. J’apprécie tout particulièrement le "on osera même dire" qui suggère que dire une chose pareille pourrait s’opposer à des représailles de sa part, et affirme Ceriza dans un caractère de grande dame qui n’assume pas une tache à sa splendeur et peut se lancer dans une rage redoutable au moindre écart fait dans la description de sa personne – et tous ces sous-entendus passent beaucoup mieux à une troisième personne lointaine qu’à une première personne qui devrait pour cela accepter de faire son autocritique morale. Mais au final, les faits sont là, elle sourit, et rit. Il lui faudra simplement quelques phrases de plus pour l’accepter véritablement. C’est subtil, c’est naturel, c’est propre.

« Inspirer. Expirer. Inspirer. Inspirer. » - Lysandre (FS)
Bon, normalement, y’a des sauts de lignes entre chacun de ces mots, ce qui permet de marquer des pauses beaucoup plus longues pendant la lecture et d’amener plus lentement le contexte, mais ça allait faire tache dans ma présentation. Donc vous vous souviendrez.
On a ici affaire à un incipit. J’espère donc que vous êtes allés chercher ce que ça veut dire depuis la dernière fois. Celui-ci est de ceux qui placent le lecteur directement dans le récit en lançant d’entrée de jeu le ressenti du personnage face à sa situation avant même de définir sa situation. C’est clairement pas idiot de choisir une telle approche ici, puisque tous les lecteurs connaissent l’énoncé de l’épreuve et donc la situation dans laquelle se retrouvent les personnages, et ne risquent donc pas d’être déroutés. Bien sûr, c’est un procédé assez classique, et ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’aime cette entrée en jeu, mais c’est toujours bon à souligner. À côté de ça, cette introduction se concentre sur les actions d’inspirer et d’expirer, l’idée étant que ces deux actions se font normalement inconsciemment, et que si on doit les souligner dans la narration, c’est qu’on est dans une situation où elles ne sont pas triviales, et donc que le personnage a du mal à respirer normalement, ce qui introduit déjà l’ambiance d’épouvante et la réaction du personnage à celle-ci en à peine quatre mots (aidés par le fait qu’on connaisse le contexte de l’épreuve). Et là où ça marche encore mieux, c’est que plutôt que de simplement faire une alternance entre "inspirer" et "expirer", on enchaîne avec une répétition de "inspirer", et c’est surtout ce point qui m’a fait remarquer la phrase. On n’est même plus dans le processus de respiration normal, il semble que la dernière inspiration ait échoué et ait demandé à être retentée, ou alors que le personnage ne se concentre plus que sur l’idée d’inspirer parce qu’il manquerait d’air, ou encore qu’il essaie progressivement de se calmer – puisqu’on valorise l’expiration pendant l’effort et l’inspiration pendant le repos. Je le répète, mais on n’a encore lu que quatre mots du RP, et déjà, on commence à cerner un personnage essoufflé dans un endroit un peu à l’abri de sa situation où il essaie avec difficulté de retrouver son calme et son souffle. C’est une petite prouesse de concision, en somme. Mon seul regret, avec ce passage, c’est le passage censé lui faire miroir à la fin du RP qui manque une formidable occasion de se terminer sur le mot "expirer" au moment où le personnage meurt. À la place, il coupe le mot "inspirer", ce qui véhicule une idée similaire, mais sans jouer sur le sens figuré du mot "expirer". Mais en vrai, ça va, c’est pas maladroit non plus.

« Vous voir transformé me tue. » - Jewel (TA)
Jewel use d’une narration somme toute assez originale, un présent à la première personne qui désigne l’autre personnage à la deuxième plutôt qu’à la troisième, et qui plus est, le vouvoie. Ainsi, à la première occurrence de cette deuxième personne au tout début du deuxième post – qui vient suivre une fin de premier post qui portait une occurrence d’utilisation de la troisième – on a comme un changement de destinataire pour le texte, comme si la narration s’adressait désormais à Lysandre. L’effet immédiat est de créer une sorte de proximité entre les deux personnages aux yeux de Jewel, alors qu’ils ne se connaissent pas du tout à ce stade, mais tempérée par cette utilisation du vouvoiement qui semble garder Lysandre comme une relation un brin distante. On a aussi le sentiment qu’elle fait un début de fixette sur l’autre personnage, comme fascinée. Enfin, on peut le lire comme une narration adressée au dernier interlocuteur encore en mesure de la comprendre. Tout cela traduit assez bien un sentiment de s’attacher au seul personnage encore vivant qu’elle croise, et s’inscrit dans son caractère très calme et considéré, notamment avec le fait qu’elle se contente de vouvoyer.
De cette façon, tout le long, on a cet attachement à la fois proche et distant qui se ressent, et pare Jewel d’une allure un peu décalée de la réalité qui lui donne un petit charme, et cette ambivalence "proche/distant" est sublimée dans la phrase "Vous voir transformé me tue". Le vouvoiement est perpétré jusqu’à la dernière phrase à utiliser la deuxième personne – celle-ci – alors qu’elle porte une idée beaucoup plus forte que la relation cordiale, le verbe "tuer" étant à la fois au sens propre – elle sait qu’elle n’a plus aucune chance de survivre – et au sens figuré – elle est totalement abattue par l’idée. Et malgré cela, la phrase est très calme. Toujours ce vouvoiement, phrase déclarative simple portant un lien de cause/conséquence clair, utilisation de mots neutres, et distance par rapport à soi-même avec la mention de Lysandre avant celle de Jewel. De fait, la phrase se comporte comme une petite chute, en portant l’idée que toute cette distance qui semblait mise par la tempérance de Jewel entre elle et Lysandre ne signifiait pas que l’attachement ne fût pas sincère ni profond. C’est juste la personnalité de Jewel qui le faisait paraître plus abstrait. On peut même interpréter qu’elle a seulement eu du mal à l’accepter jusqu’à trop tard, mais là, rien n’est moins sûr.
Pour ne rien cacher, j’ai encore du mal à saisir pourquoi j’ai été autant touché par ce décalage, cette petite aura de mystère qui tourne autour de Jewel pendant le RP, mais le résultat est là, sa narration assez unique a suscité mon intérêt et mon empathie pour le personnage jusqu’à cette dernière phrase. C’est peut-être juste moi qui aime les personnages pas normaux, après.

« L'or ne comptait plus. Seule la vie avait encore de la valeur. » - Deth (MAD)
La dernière édition, si j’avais eu le temps et l’énergie de faire mes commentaires, j’aurais cité Deth pour son "Tu l’as dit toi-même, tu corrigeais ton histoire. L’histoire de ta vie, via ce forum. N’est-ce pas la définition même de se voiler la face ?". Si je dis ça ici, à part pour souligner que j’aime bien l’écriture de Deth en général, c’est parce que c’est la même idée que j’ai envie de souligner dans cette phrase, et que du coup, je rattrape un centième du temps perdu. Y’a pas de petites victoires.
La citation respire la froideur, le caractère cru de la réalité, c’est le ton habituel des personnages tristement sérieux dans le genre de Deth (le personnage, pas l’auteur). Mais ce qui la démarque à mes yeux, c’est que cette dureté dans le ton rappelle à lire sa phrase dans son sens le plus propre, et si elle n’est déjà pas joyeuse si on la prend au sens figuré – à savoir qu’on ne peut plus compter sur autre chose que le premier être vivant qu’on croise dans ces temps de survie – elle est encore plus sévère si on la prend au sens propre en mettant l’accent qui est fait entre l’or et la vie – la vie acquérant alors une valeur, un prix qu’il est possible de payer, et si on pousse le raisonnement jusqu’à l’interprétation, payer uniquement avec d’autres vies puisque seule la vie a de la valeur. La situation devient juste cruelle, et si l’empathie devient mitigée envers un personnage capable d’avoir ce raisonnement, comme Deth – encore qu’on peut donc le lui pardonner compte tenu de la situation – elle devient beaucoup plus grande pour un personnage qui n’a rien à faire dans un monde aussi dur, comme sa partenaire Eden.

« Dieu sauve l'ironie » - Madukhar (LNA)
Je trouve cette pique admirablement bien pesée. Le tacle repose évidemment sur l’hymne anglais dont le refrain dit "Dieu sauve la reine" (ou le roi selon qui est sur le trône), et de la part d’un soldat venu d’une colonie anglaise parlant de civils anglais se jetant sous sa protection, effectivement, on a de l’ironie par-dessus l’ironie. Mais ce n’est même pas tout, parce qu’on peut également s’attarder sur ce que dit vraiment la phrase. "Dieu sauve l’ironie" suggère que l’ironie est à sauver, ce dans une situation somme toute assez pourrie. C’est comme si Madukhar se délectait tellement de cette ironie qu’il ne voulait la perdre pour rien au monde, et que face aux réfugiés qui fuient l’épouvante après avoir probablement vu les leurs massacrés, ce que veut sauver Madukhar, c’est l’ironie de leur situation. Pour s’en délecter. C’est délicieusement bâtard, j’adore.

« Alors tu déambules au hasard des ruelles à la recherche d'un coin sans danger où tu pourras mater sans te faire croquer, téléphone en main, enregistrement en cours, pour la postérité et les likes. » - Karma (JM)
Tant qu’on en est à parler de petites ordures – l’ordre chronologique m’aide bien, là – je vous propose d’étudier le cas de Karma en attendant son retour. Le retour de Karma, vous l’avez ? J’ai pas réussi à placer cette blague proprement sur la shoutbox, alors je me rattrape ici.
Le premier point à souligner ici, c’est le sens direct de ce qui est dit. Karma n’a ni honneur ni morale, et ce dans des dimensions que je me retiens de qualifier de napoléoniennes pour éviter de me prendre des patriotes à dos. Dans cette situation terrible où les zombies ont envahi la ville et massacrent la population, la priorité de Karma, outre sa propre survie – et encore – est d’immortaliser l’événement pour le partager sur les réseaux sociaux. On a déjà un bon début d’enflure, mais ça va même un peu plus loin. La phrase dit "tu déambules au hasard des ruelles à la recherche d’un coin sans danger où tu pourras mater sans te faire croquer", ce qui suggère qu’il ne se risque même pas à faire un effort pour obtenir ses enregistrements. Il se promène au hasard, en s’imaginant qu’un abri parfait lui tombera du ciel, un abri dans lequel il pourra s’installer et se contenter de regarder tranquillement. Ce n’est pas juste qu’il veut ses likes et sa postérité, c’est qu’il veut qu’ils lui tombent dessus parce que la vie doit être ainsi faite. Il est prétentieux même à l’égard du sort, en somme. On peut noter aussi l’utilisation de phrases averbales qui ne suggèrent pas d’action de sa part, le téléphone nous est présenté comme "en main" et l’enregistrement comme "en cours". C’est dire où il en est rendu niveau efforts.
La dérision pourrait s’arrêter là, mais il y a encore un point que je trouve intéressant à souligner : la personne de narration. Oui, encore. Mais c’est important, la sous-estimez jamais. On a de la seconde personne ici, mais cette fois, son utilité peut paraître un brin plus mystérieuse. Ce n’est pas un autre personnage qui lui parle, ni sa conscience dans sa tête – encore eût-il fallu qu’il en eût une – ni rien de cet acabit. On peut s’imaginer qu’elle a pour but de nous distancer du personnage, auquel on ne va clairement pas chercher à s’assimiler, mais là encore, ça ne justifie pas d’utiliser la deuxième à la place de la troisième. En revanche, il y a une idée dans laquelle j’aime bien me conforter, c’est que le narrateur est le Karma réel et qu’il s’adresse en quelque sorte à son personnage, le Karma des réseaux sociaux. Là, vous pouvez hurler à la surinterprétation, mais honnêtement, c’est ce qui m’a paru le plus naturel à la lecture. Même si la scission n’est pas forcément si claire, Karma donne toujours l’impression de se parler comme à un personnage idéalisé dont il fait la narration idéalisée, comme se mettant à la place de ses viewers découvrant ses aventures du point de vue qu’il leur a présenté. Du coup, il se donne en plus du reste un caractère un peu auguste, et ça en devient vraiment drôle à lire en le prenant comme ça et en mêlant ce trait à tout ce qu’il justifie des précédents.

« Stoppez net ces ignofamies. J’obsempirvois vôtre rigésonnement mais il manque cruellement de cyance, et se complaît dans l’épistéssonstroposistinigéfaillance. » - Wittgenstein (ES)
Dans le rôlicorpus interforain de cette quadrimestriédition, aucune personnarration de téméraudace similible ne s’est polistinguée dans une aude si aurifiginale que celle contenancée dans cette plébiscitation. Percéfût-ce de par l’instrumence de son orchestrapontin ou au métatravers de sa philomarie, l’impersonnarrel on ne peut sans hormission d’une translittéralisation du tropivers stylittéraire s’antémouvoir préconsciemment dessusvant l’insuperlatable invervement des véritacquis de l’étudomaine le plus dignoble de la Cyance – emprendre conventurellement la tractation du révocabulaire. Ses profers discoursiers sont surdémaculés de tout esparadigme de vot ou d’épistessonstroposistinigéfaillance, fait chose à laequiel s’adiablonnent sans excluception toutes les autres patricipreuves, et sa rigobustesse cyantifique allaisse contreballants les armembres lectoraux (haha, pardomettez cette épistessonstroposistinigéfaillance, l’implicititillement de cet astour stylittéraire en pseudovalait le blasfime !)
Pour conquelure, je considéclare cette patricipreuve observactivement imperfectible. Que percen’ai-je le moraloi de vostuler pour son interprofessionnète !

« La plupart n’en croient pas leurs oreilles, qu’elles soient rondes ou pointues. » - Tsukiko (HS)
Le RP entre Hikari Sekai et Dead End ne met pas de véritable accent sur la fusion de leurs univers et les raisons pour lesquelles les deux personnages peuvent se retrouver au même endroit au même moment. Ce n’est pas une mauvaise chose, s’engager là-dedans est souvent un risque à prendre et qui peut coûter un certain nombre de mots au RP, mais il faut alors s’arranger pour que la fusion soit fluide et paraisse naturelle pour peu qu’on ne se pose pas la question. Et selon moi, c’est totalement réussi dans ce RP, et cette phrase y aide beaucoup. Dans l’un des deux contextes, on a un monde où on n’a a priori plus d’humains, uniquement des hybrides dont Tsukiko, et dans l’autre, certains humains sont capables de métamorphose animale, et Abel en fait partie. L’idée est donc de centrer l’attention sur Tsukiko et Abel, qui se voient respectivement comme deux hybrides et deux métamorphes, et pour l’univers qui les entoure, des phrases comme celle-ci. On ne décrit pas la population comme des hybrides ni comme des humains, on les décrit comme une population ayant des oreilles rondes ou pointues, ce qui peut à la fois mentionner des hybrides de différentes formes d’animaux – aux oreilles rondes ou pointues – et une population mêlant humains et métamorphes, de sorte à s’introduire naturellement dans le RP sans trahir l’un des deux univers. Mais ce n’est pas tout (parce que sinon, on aurait juste pu dire "La plupart n’en croient pas leurs oreilles" et puis baste).
La phrase s’inscrit dans une situation de pagaille générale, et illustre l’incompréhension ou l’incrédulité de la population face aux hordes de zombies. Dans ces circonstances, présenter diverses formes d’audience à travers diverses formes d’oreilles permet de traduire l’idée que tout le monde ne l’entend pas de la même manière – et là encore, mentionner les formes des oreilles plutôt que la nature de leurs porteurs permet de suggérer plus facilement l’idée que ça ne résonne pas de la même façon dedans – et ainsi d’ajouter à l’atmosphère de chaos en suggérant une foule moins unie et des réactions plus variées. On se figure sans mal des gens aux oreilles rondes qui avancent et d’autres aux oreilles pointues qui reculent, ou inversement, ou un peu des deux, et l’atmosphère amphigourique qui en résulte est vraiment d’un bel effet. Et je suis trop fier d’avoir réussi à caler ce mot.

« Une carcasse fait volte-face, ouvrant une gueule putride pour mugir. Le canon crie plus fort. » - SergKita (ME)
Si vous trouviez que Sergueï manquait d’un brin d’humanité, cette phrase achèvera de vous conforter dans cette idée. Ici, on a un exemple assez intéressant d’utilisation d’une personnification, non pas pour humaniser un objet, mais au contraire pour donner un caractère monstrueux à un humain (une humaine, en l’occurrence). La phrase repose sur le parallélisme qui est fait entre le mugissement du zombie et le cri du canon, et l’effet immédiat est de les ramener sur un même plan pour effectuer ensuite la comparaison contenue dans les mots "plus fort". L’acte du canon est assimilé à l’acte du zombie, comme dans une logique de combattre le feu par le feu. Le zombie mugit, le canon crie plus fort, et c’est le canon qui l’emporte. Ainsi, si on se rapporte au caractère un peu bestial du comportement du zombie, traduit par les connotations des mots "gueule" et "mugir", on est ramenés à la loi de la jungle, où seul celui qui crie le plus fort – et mord le plus fort – arrive à s’en sortir. En plus d’avoir une description assez cruellement réelle de la situation dans laquelle évoluent les personnages, considérer que Sergueï le prend comme ça fait alors d’elle un personnage dépourvu d’empathie, une sorte de monstre qui surpasse les zombies en violence, et ça lui donne une aura absolument redoutable.

« Visiblement, il était en compagnie d'une créature inutile et décidément bien arrogante. » - Catullo (LS)
Celle-ci, j’ai sans doute peu de choses à en dire, tant son effet est évident au cours du RP. Dans son post précédent, Thresh fait monter la tension à des sommets olympiques, en perdant toute contenance et en marchant contre Catullo à la tête d’une armée de cadavres en hurlant "Distrais-moi !", et la première réaction de Catullo, la première phrase de son post suivant, c’est celle-là. C’est à la fois extrêmement désinvolte de sa part, et à la fois ça repose sur des raisonnements qu’il a déjà eus dans le RP, ce qui offre à la phrase un caractère naturel et spontané. Le mot "inutile" fait d’une part référence au fait que Thresh ne puisse pas l’aider comme il le lui avait proposé – ce qui rajoute encore une couche d’insolence puisque ça suggère qu’il ne prend pas au sérieux son hostilité – et d’autre part au fait que les cadavres semblent se comporter totalement indépendamment de sa volonté – ce qui est vrai soit dit en passant. Si on pousse même un brin dans l’interprétation, le caractère inutile attribué à Thresh peut également faire réponse à la dernière question de Thresh : « Je les ai tués mais m'ont-ils attaqués ? », comme si le nombre de zombies qu’il a tués était insignifiant et les zombies ne s’attaquaient pas à lui justement parce qu’il est inutile. Mais j’ai conscience que ça va un peu loin, retenez juste que cette phrase est insolente au possible et que c’en est drôle dans ces circonstances.

« La déception avait bien des saveurs, mais avec le temps, le spectre finissait par s'y habituer. » - Thresh (VB)
Ici, je ne suis pas entièrement certain de l’idée qui est censée émaner de cette phrase, puisqu’elle possède deux sens assez contraires portés par le choix des premiers mots, et ça fait partie des rares double-sens qui se lisent même inconsciemment ou du moins que je lis même inconsciemment. Donc je risque de finir dans l’interprétation là aussi, mais le résultat est trop beau pour que je m’abstienne de le partager. Et puis au pire, ce sera ma vision de la chose, c’est toujours sympa.
La déception, on s’accordera tous à le dire, c’est un sentiment négatif. Mais le mot "saveur", qui porte la connotation de quelque chose que l’on savoure, résonne au contraire comme quelque chose de positif. Ainsi, on est d’emblée confrontés à deux sens possibles : soit "saveur" est employé en tant que synonyme de "goût" avec par conséquent l’éventualité que cela comporte l’amertume, et le résultat sonne donc comme quelque chose de négatif à lire comme "la déception peut entraîner bien des sensations", soit "déception" n’est pas à voir comme quelque chose de négatif mais quelque chose qu’on peut savourer au même titre que les autres sentiments, et la phrase acquiert donc un sens plus positif (si vous écrivez "la réussite a bien des saveurs", vous allez avoir du mal à trouver du négatif, par exemple). Et franchement, quand je lis, aucune des deux options ne se démarque, j’ai effectivement l’impression de lire une partie du personnage qui le vit mal et l’autre qui le vit bien. De la sorte, on a à la fois l’image que Thresh veut donner, un spectre sans vie qui refuse que les choses ne se déroulent pas comme il l’entend, et celle qu’il pourrait renfermer en lui, un spectre qui sait se délecter de tous les travers que le sort pose sur sa route, une image assez similaire à celle qu’il donnait dans la dernière édition, en riant de la défaite qu’il avait subie contre Elerinna de Madelle – encore qu’il n’était pas parti sans lui laisser un petit cadeau sadique à travers la sale image que les villageois allaient tirer d’elle après leur aventure, ce qui pourrait justifier son rire d’une autre façon, mais j’ai plutôt ressenti la première idée au moment de lire. Du coup, sous sa cape de spectre en quête de vies, on pourrait même lui assigner une image de spectre en quête de vie, que je trouve assez jolie.
Mais la phrase ne s’arrête pas là, on a également : "mais avec le temps, le spectre finissait par s'y habituer", qui s’oppose partiellement à la première idée de la phrase, et par conséquent, qui a également deux sens selon le sens qu’on donne à celle-ci. Si la saveur de la déception est vue comme négative, on a simplement l’idée que le spectre manipulateur du destin ne perd plus vraiment patience quand le destin s’oppose à lui, et progressivement, il arrive à demeurer dans un état d’indifférence et continuer dans sa tâche quoi qu’il advienne, ce qui lui ôte progressivement un peu de vie. Et si la saveur de la déception est vue comme négative, au contraire, le fait de s’y habituer signifie le fait qu’elle s’affadisse avec le temps et qu’il ne parvienne plus à s’en délecter aussi bien qu’avant, ce qui lui donne un caractère de personnage vieillissant et n’arrivant plus à tirer son plaisir de rien, et par conséquent, lui ôte progressivement un peu de vie. Et c’est ça que je trouve splendide avec ce double-sens si l’on conçoit qu’il y en a un : on a le sentiment d’un personnage ambivalent se ternissant unilatéralement vers un personnage sans vie. Les traits que Thresh perd progressivement le rendent à la fois plus effrayant et plus attachant, mais toujours dans une certaine harmonie qui personnellement me fait aimer l’aimer et aimer le détester. Donc voilà, pouce bleu-vert.




Voilà, voilà. Je suis plutôt heureux que l’ordre chronologique m’ait fait terminer sur Thresh parce que ça permet de terminer à la fois sur mon appréciation la plus personnelle et sur l’un de mes plus gros coups de cœur, mais en même temps, ça m’a fait écrire son commentaire à la fin, et j’ai écrit cette fin de commentaire en étant malade comme un chien. D’ailleurs, ironiquement, ça tombe sur le commentaire de l’épreuve "T’as l’air malade, non ?" Donc je suis malade comme un chien zombie.

Ceci étant dit, je vais pouvoir teaser mon prochain commentaire à grand renfort de lancer de dé, et ce sera… l’épreuve 4 !

Et sur ce, je m’en vais faire une sieste moult méritée.
Kaoren [Esquisse]
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Lun 15 Juil - 0:31
C’est toujours PiuTe, sous ses habits JMesque masculins. Flemme de changer de compte tout ça. Encore une fois, ce sont des notes pour m’aider à voter améliorées pour qu’les écrivains aient le plus de retours possibles sur leurs textes. Elles ne sont que mon ressenti, avec ma sensibilité, et clairement j’ai pas la cyance infuse, alors vous pouvez tout à fait penser (et me dire) que vous ne partagez pas mes avis et si faut vous m’ouvrirez les yeux en grand sur certains textes !
Et si on s’pose la question, oui j’ai lu la 1 pour pouvoir lire les commentaires de Kao.


Epreuve 1 : T'as l'air malade, non ?

L’épreuve : alors ça fait un peu redite d’un thème tombé sur Terrae il y a 3 éditions, mais j’sais que c’est pas voulu parce que JM n’a pas participé et j’pense pas qu’on trouve quelque part la liste des fo’ ayant d’jà organisé l’bousin donc, z’inquiétez pas c’est pas un reproche juste un constat (p’t’être si tu passes par ici Doggy c’est une idée comme çà mais faire un récap des épreuves déjà tombées ça permettrait qu’les nouveaux arrivants n’en remettent pas des vraiment semblables ?).

Les RPs dans la globalité : VRAIMENT TROP OUF. C’est du grand art, genre vraiment tous ils m’ont vendu du rêve. Merci !


Les RPs au détail:

LA SÉRÉNISSIME et VALORAN'S BATTLEFRONT

Thresh pourVB
Les + : J’aime les menteurs.
Les - : On ne présente pas Tresh, Tresh arrive derrière toi et t’emporte avant que tu ne saches qui il est. Sinon quelques fautes.

Catullo pour LS
Les + : Le style est impec, comme d’habitude.
Les - : « fin bretteur » , « chirurgien de renom » ça va les chevilles ?
Une citation : « Il était chirurgien, et avait procédé à plus d'une amputation. » J’ai la sensation qu’elles n’étaient pas toutes nécessaires.

Au total : Un bon remake d’une série parue cette année que je n’ai pas le droit de spoiler si je veux garder ma place sur Terrae, des flots de morts vivants sur des combattant aguerris. J’ai kiffé que Tresh retourne sa veste. J’ai kiffé le fuck final de Catullo.

NANO ROLEPLAY et BRONX NEMESIS

Klyde pourNRP
Les + : Le personnage, le style impec
Les - : //
Une citation : «  Savants qu'il a d'ailleurs retrouvé en parties derrière un bureau. Littéralement "en parties". Où étaient passé les morceaux manquants ?   » Sale très proprement écrit.

Jethro mangé Jeplu faim pourBN
Les + : Le style impec, le vulgaire charmant.
Les - : //
Une citation : «  La sélection naturelle ferait son boulot d’ici là. » La non-vie c’est hyper naturel, j’suis d’accord.

Au total SAMER LA TEPU. Ce RP déchire tout, genre. Les styles séparés c’est quelque-chose, mais ensemble. C’est ouf. L’histoire est une histoire, et pas simplement deux destins qui se croisent sans se rencontrer. La gestion de l’action est bonne, les blagues de cul sont bonnes, l’ironie du sort check. Tout est okay pour moi. Vous refaites ça quand vous voulez, mais j’veux un lien pour lire.

METRO et ILUKAAN

Sergueï pourMe (ouai alors j’connais le joueur du coup j’me permets d’le tutoyer et d’rager un poil)
Les + : J’aime toujours autant Sergueï la badass et ton style.
Les - : LACHE CETTE PORTE PUTAIN et l’orthographe, gars t’as fait ton mec t’as dis « tkt je gère » et là t’as pas géré : il en reste.
Une citation : «  D'une main, elle agrippe la poignée. Lourde. Trop pour un homme. Mais Sergueï n'est pas un homme. » #badass

Alexander pourILK
Les + :  L’écriture, le style est très chouette.
Les - : Parfois les réponses ne font pas avancer l’intrigue mais sont répondent juste aux action de ton partenaire ?

Au total : C’est  un détail, mais les réponses en anglais, si elles apportent effectivement à la trame du récit m’ont gênée en ce sens qu’il y a deux ou trois ans je n’y aurais rien pipé et j’imagine que ce sera la même pour certains lecteurs. Il y des procédés permettant de faire comprendre qu’un dialogue est dans une autre langue (l’italique par exemple avec une indication au début du texte « En italique, les paroles en anglais » ou encore la pension « en anglais » après les verbes de parole…). Pour le reste les deux joueurs ont un bon niveau et c’est plaisant à lire, je regrette juste un peu que seul Sergueï apporte de nouveaux éléments à l’intrigue au vu du nombre restreint de réponses, j’ai l’impression que ça pourrait aller plus loin. La fin proposée par Alexander est par contre très chouette. (et j’viens de voir qu’il y avait une suite dans la BàT j’lirais plus tard.)

HIKARI SEKAI et DEAD END

Abel pourDE
Les + : La contextualisation de l’attaque à la Highschool of Dead, style simple et efficace !
Les - : J’aurais bien aimé un peu de contextualisation, je ne connais pas l’univers de DE
Une citation : « A croire qu’ils se multipliaient comme des lapins » n’ayant pas le contexte, sachant juste qu’il y a des métamorphes, j’me suis demandée quelle réput avaient les lapins sur DE.

Tsukiko pourHS
Les + : L’enseignante qui rejoint l’élève, j’ai trouvé  ça chouette.
Les - : Des fautes « « Viens pas ici ! » crie-t-elle à son attention. » dommageables pour le sens.

Au total J’ai trouvé l’échange maladroit, surtout de par la gestion du format du mini-RP en 10 réponses. Les univers se ressemblant auraient pu donner quelque-chose de plus équilibré mais j’ai l’impression que les joueurs ont eu du mal à prendre leurs marques et à poser l’intrigue. Par ailleurs le coffre sorti de nulle part avec des armes et des munitions, m’a semblé un cliché mal amené. :/

PEAK A BOO et JUST MARRIED

Leone pour PaB
Les + : Le style, l’humour, le point de vu pris.
Les - : L’accent. J’aime pas ça.
Une citation : « C’est l’histoire d’un petit humain, d’un vampire assoiffé de sang et de zombies meurtriers. Si ça, c’est pas le début d’une bonne blague. » Très bonne en effet.

Karma pourJM
Les + : Le style, le perso totalement inadapté à la situation.
Les - : //
Une citation : « Mais faut croire qu'un mec dépecé en direct a été la petite alarme nécessaire à la prise de conscience. » L’instinct de survie peut-être ?

Au total : J’attendais beaucoup de la part de PaB avant d’avoir commencé la lecture, et clairement je ne suis pas déçue. Du pep. De la dynamique. Un RP qui en envoie. Rien à redire. De l’humour. De l’ironie. Du mordant… Et j’dis pas ça à cause du vampire. Tout est bon dans ce RP.

LA NOUVELLE AVALON et SNK REBIRTH

 Madukhar Khatri pourLNA
Les + : le style sans faute, les manœuvres militaires et le rythme donné.
Les - : //

Soé pourSNK
Les + : Le style, cette chute putain !
Les - : //

Au total : Ce RP est vraiment excellant, j’aurais pu reprocher à Soé de ne pas faire avancer l’intrigue, je m’en garderais. J’y voyais bien la dualité du militaire surentrainé et du civil qui f’sait ce qu’il pouvait. Les deux styles rendent bien séparément, mais j’trouve qu’ensemble c’est encore mieux. Alors ouai, p’t’être que les interactions sont ténues, mais pour moi plus auraient été trop dans l’action décrite.  

THE AWAKENING et FOUR SEASONS

Lysandre pourFS
Les + : CETTE FIN OMG (en plus elle répond au début et j’aime les boucles bouclées !)
Les - : //

Jewel pour TA
Les + : L’usage du vouvoiement pour l’autre perso, j’ai vraiment aimé.
Les - : la fin « bonjour c’était un rêve » ; je crois que j’en peux plus de cette excuse et que je préfère encore ne pas savoir.
Une citation : «  La nuit va être longue et les nuits les plus longues ne se comptent pas en heures, mais en battement de cœur…   » alors cette phrase est juste hyper belle.

Au total : Jewel c’est la meuf que tu veux rencontrer en cas d’attaque zombie, Lysandre un peu moins. J’ai l’impression que le niveau du RP n’est pas tout le temps égal mais ça se lit agréablement.

MADELLE et TASTY TALES

Deth pour MAD
Les + : //
Les - : //

Eden pour TT
Les + : //
Les - : //
Une citation : «  il était aussi ravi de rencontrer quelqu’un de normalement vivant. » J’aime bien cette formulation « normalement vivant. »

Au total : Je n’ai pas réussi à m’intéresser ou à m’émouvoir de la situation. Je n’y ai pas accroché. C’est totalement subjectif cela dit, les deux rôlistes écrivent bien et je pense que je m’éclaterais en RP avec eux, mais l’histoire derrière ne m’a pas happée.

POKEMON EKOE et MASTER POKÉ

Ceriza pour PE
Les + : On  plante le décors, on n’est pas au front, on cherche comment nettoyer tout ça. Le ton hautain.
Les - : quelques fautes.

Edwin pour MP
Les + : Edwin. Rien que ce prénom moi j’suis toute chose. Ensuite j’ai trouvé le ton très juste, et pour finir la manière d’écrire m’a beaucoup plu.
Les - : quelques fautes.
Une citation : «  La bêtise était son salut, ses Pokémons un sursis. » en vrai une phrase sur trois mériterait une citation.

Au total : je fais partie de la team « c’est ok tu peux tuer un humain dans ton histoire mais pas touche aux animaux. » Du coup, j’vous en veux à tous les deux pour cette fin. Plus sérieusement, j’ai l’impression que le RP n’est pas égal et qu’il y a quelques rendez-vous manqués, des perches qui n’ont pas été saisies et qui donnent des changements de tons du récit. C’est le risque quand on communique pas en amont pour un mini RP, mais ça n’empêche pas de passer un bon moment en le lisant. D’ailleurs à noter que là les interventions pokémon m’ont vraiment plus, ce qui est très rare car je n’accroche pas du tout à cet univers habituellement.

UNDER THE MOON et DAMNED TOWN

Ulrich pour UTM
Les + : ANAKIN -pardon mes hormones d’ado sont revenue d’un coup avec cet avatar- le ton était chouette.
Les - : //

Ana pour DT
Les + : prendre le parti du « on se connait déjà »
Les - : //

Au total : putain mais elle est où la fin ? Pour le coup, j’reste clairement sur ma faim. J’en voulais plus. C’était extrêmement sympathique à lire ! J’irais voir si jamais j’trouve la suite dans la BàT…

OSTIUM TENEBRIS et TERRAE

Samaël pour Terrae
Les + : Etant donné que je suis fan de ce perso, qu’ça fait des années que j’dis à sa rôliste que c’est l’une des meilleures que j’ai croisé, tout ce que j’pourrais dire ressemblerait beaucoup à du léchage de boules, donc j’vais juste l’assumer. Le mélange des voix est somptueux. Cette fin. Je. te. déteste.
Les - : Des fautes d’orthographes.
Une citation : « On t’a souvent répété que c’était mal de manger les gens. Alors pourquoi ils le font eux ?   » Là j’ai le sel d’Aoi et d’Ipiu qui voient tous leurs efforts ruinés par ces salops de zombies.

Elenarda pour OT
Les + : La manière d’écrire, de décrire aussi la recherche de son enfant. Je suis pas capable de rendre justice à ce/tte rôliste tellement j'ai de feel avec Sam, désolée. C'était hyper agréable à lire et tout. Désolée j'retourne déprimer.
Les - : //

Au total : ce RP sort juste des sentiers battus et c’est ouf. Et de toute manière Terrae, t’peux pas test. Bon, il m’fout l’cœur en vrac parce que Samy, et que voilà. Du coup j’peux pas l’commenter plus que ça parce que j’suis encore dans l’mal.

RELOAD et   LES CHRONIQUES D'IRYDAË

Swenn pour CI Traitre
Les + : Style toujours irréprochable, dynamique et drôle.
Les - ://
Une citation : « Et on se demande pourquoi il n’aime pas les gosses... » Ah non, on demande pas, on respecte juste.

Joshua pourRe
Les + : J’aime beaucoup la manière de jouer l’perso complètement décalée. La chute c’est d’la bonne !
Les - : La police d’écriture j’adhère pas.
Une citation : « Attardé mental. » J’ai compris à partir de là que ce RP allait mal finir et que j’allais m’en délecter.

Au total : C’est fortement sympathique à lire tout ça… J’suis deg de pas avoir la suite des aventure de ce duo. Boulets chacun à leur façon, les deux persos se complètent plutôt bien… Puis cette chute. J’ai beaucoup ri tout au long de ce RP.

INSTITUTION INDARË et ESQUISSE

Ever pour II
Les + : Le 4e mur brisé, le perso, OMG c’est hyper drôle.
Les - : //
Une citation : « il a l'air encore plus déconnecté qu'elle. Et c'est pas peu dire. » très bonne analyse.

Wittgeinstein pour Es
Les + : Ce perso est barré. J’ai l’impression d’avoir un cours de logique shadock, et j’aime énormément ces volatiles.
Les - : P’t’être un peu trop dans son délire, c’chaud pour le suivre, même en connaissant l’Esquisse.

Au total : ce RP est fabuleusement loin de tout entendement. Les deux persos sont oufissimes, mais du coup faut aimer l’absurde. Un régal.
Voilà c’tout pour moi. Des bisous.
Invité
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Anonymous
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Invité
#20 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Harrison Liesse [TT]
Lun 15 Juil - 12:50
Epreuve 6 – Maman j’ai raté l’avion la fusée.

Interforum ;; Commentaires et avis 1563023079-affiche
Parce que ma blague mérite pas que j’ouvre Photoshop. /out


Alors déjà les points que j'attendais dans mes lectures à la base. (oui je suis quelqu'un de prime abord plutôt 'petit soldat')

"Félicitations ! Vous êtes vivant ! Pas trop mal à la tête ?" : Si t'es vivant et que t'es mal au crâne c'est qu'il y'à eu un accident
"Regardez autour de vous et profitez de la vue" : De la description, au moins végétale
"Cette fusée ? Oh non, ne vous inquiétez pas, elle n'a plus l'intention de repartir d'ici" Trouves toi une noix de coco Robinson.

Pour mes premières lectures -et mon écriture- j'avais aussi en tête le côté solitaire/seule survivant alors que ce n'est pas une consigne donnée. J'ai donc été heureux de voir des textes où y'a du monde (de l’espèce du narrateur).

J'ai ctrl+f les mots pour les trouver Contrairement à d'autre j'aime pas qu'on me les mettent en gras ou en couleur, le code accentuant le mot dans ma lecture. (italique ok, c'est ce que j'ai fais parce que ça reste discret) Après ça c'est un avis complétement perso et hors-concours parce que j'ai du mal à me mettre dans un texte en général.

On passe au commentaire à proprement parler maintenant. coeurcoeur, love, smiley wink. (prenez pas mal le commentaire, j'ai une façon d'écrire plutôt sèche mais j'suis un papa poul d'amour.) [PS, J'vais faire des fautes]

CLIC MOI:
Nemo Ioannis [TA]
"Une nouvelle vie.
Une meilleure vie. C’était la promesse de ce voyage étrange. Changer d’air pour espérer sortir du cercle vicieux de ses pensées, changer d’air pour s’occuper l’esprit face à tant de nouvelles informations. Mais une fois le pied posé sur cette planète inconnue, Nemo n’est plus si sûre."


L'espoir, la naïveté même, et la claque qui ramène à la réalité. Cette ouverte est parfaite selon moi.

J'aime: La gestion de l'émotion, l'overflow de tristesse et l'espoir à la fin avec l'envie d'aquarelle.
Je n'aime pas: Y'a rien qui m'a fait crisser des dents.


Roxanna Middleton [II]
"Curieuse, Roxanna sortit un carnet, commença à prendre des notes comme une collégienne en classe verte."
Un relent d’innocence juvénile pour ce génie blasé.

J'aime: Une fille qui sait tout et qui, pour donner du piquant à sa vie, se plonge dans l'inconnu. Limite mission suicide.
Je n'aime pas: " Elle prit un masque à oxygène, prête à le poser sur son visage, avant de faire un premier pas dehors. Inspira très légèrement." Pour une génie l'action est trop peu réfléchie à mon goût, surtout qu'elle analyse l'air par la suite. Une ou deux formulation maladroite par la suite.


Oliver Winchester [RE]
J'aime: Le style d'écriture, le rythme, l'évolution détachée du personnage (d'où le fait que je sois ok avec le manque de description)
Je n'aime pas: La fin, trop facile le coup du rêve.


Naoto - Hikari Sekai
« Eh Marty, t’as la chipolata qui dépasse ! »
J'avoue, j'ai ris.

J'aime: La guerre-nourriture. Particulièrement con (dans le bon sens)
Je n'aime pas: L'écriture trop chaotique, même si c'est sans doute lié à la guerre.


Ayano [KHS]
"Je ne pensais pas être capable de faire autant de choses de mes mains."
On en découvre des choses quand on doit survivre.

J'aime: Le format 'Journal de bord', mais heureusement que t'es seule à l'avoir fait.
Je n'aime pas: Que t'ai oublié de mettre en gras à partir du Log 4 (ouais je suis tatillon)


Erika [UtM]

J'aime: La survie qui tourne seulement autour de son besoin de sang. Le reste fuck it.
Je n'aime pas: Les PNJs. J'ai pas accroché.


Jericho Swain [VB]

J'aime: Le contre pied. Il est sur un nouveau monde pour y mourir simplement et rapidement, pas pour l'explorer.
Je n'aime pas: Le contexte politique/militaire un peu trop lourd, voir alambiqué.


Poppy Albert [PaB]
"Tu retiens un bâillement. Jambes repliées contre ton corps, ayant abandonnée depuis longtemps la ceinture de sécurité, ton crâne lourdement apposé l’appui-tête de ton siège"
L'image que j'ai d'un simple trajet en bus me plais.

J'aime: C'est une gamine, la modification du contexte passe bien pour elle.
Je n'aime pas: Il manque quand même le côté 'impossible de repartir'


Svana Vigdís [AVA]

J'aime: La planète aquatique.
Je n'aime pas: Ça manque de description niveau de la planète.


Angelo da Malfire (LS)
"-Moi Angelo. Et toiiiiiiiiiiiiiiiii.... toi lààààààààààà... bon sang, elle est idiote... Ou muette ?"
Ou elle parle pas langue!? Mais on s'en fou parce que c'est tellement la réaction humaine lambda: parler lentement, faire des geste, comme si l'autre était con.

J'aime: La chasse. Un bon moyen de décrire la faune et la flore.
Je n'aime pas: Le rêve, toujours trop facile.


Kintaro Nakashima [?]
"Peu importait les racines mouvantes, l’instabilité du terrain, l’humidité étouffante et l’incertitude du voyage. Le pas de M. Nakashima ne faiblissait pas, volontaire au travers de la végétation rase, ne voyant pas la vie multicolore qui fuyait sous ses pas, les plantes qui brûlaient à son contact. "

N'en avoir rien à foutre et faire des descriptions par ce biais. 20/20, ça reste l'ambiance globale et elle est super.

J'aime: L'effet El Dorado, forêt vierge, partie d'explorateur, ennemi caché, un homme qui disparait. La construction est très bien. Et le fait que Kintaro soit la pour une chose, quitte à laisser crever ses camarades.
Je n'aime pas: "Je l’ai fait Benji, ton anneau est mien." Trop flou, je sais pas qui est Benji, ce qu'est l'anneau, Je reste sur ma fin et c'est foutrement bien dommage.


Sarika [Terrae]
"C'est définitivement pas comme ça qu'elle comptait passer sa semaine de repos."
Tu m'étonnes.

J'aime: La relation humain-bestiole qui prend la moitié du texte et qui est bien écrite.
Je n'aime pas: Le fait qu'elle soit là pour on ne sait quelle raison.


Heinrich Nagashika [?]

J'aime: Le texte est joli.
Je n'aime pas: La liberté avec le thème (au moins il ne se réveil pas d'un rêve)


Alyaa [NRP]

J'aime: Une planète inconnue/nouvelle, pleine de vie. J'ai cru au début que c'était la Terre d'ailleurs.
Je n'aime pas: J'ai pas accroché par contre.


Celeste[HAS]
"Lorsque tu as supplié le Pokémon fabuleux de vous envoyer, Meg et toi, quelque-part où vous serez hors de portée de la Dragonne, tu ne t’attendais pas à changer de planète."

Attention à ce que tu souhaites.  

J'aime: La joie de voir Meg heureuse VS le danger de l'inconnu
Je n'aime pas: /


Hamilton [DT]

J'aime: La raison de l'aventure.
Je n'aime pas: "Au moment de retirer le scaphandre d'Attila, il pria de tout son être la bonne Mère Nature de l'épargner." Vilain maître !


Andrew Mesnil [MP]

J'aime: /
Je n'aime pas: Manque de description


John Egbert [ILK]
"John avait été trop gentil.[...]Avec ses tongs, peu de chance qu’il puisse survivre à une planète extraterrestre hostile avec le même swag que Nic Cage."
Le directeur qui expérimente sur ses élèves et John en mode touriste non voulu. J'adore.

J'aime: La planète dans sa totalité et le style d'écriture.
Je n'aime pas: Les bestioles. Mais en fait ça va.


Al [Esquisse]
"Alors, À vous, À vous qui avez raté la fusée... À toi, Cydna que j'ai aimée, Face à ce public qui vous méprise, au-delà de ce quatrième mur brisé pour le plaisir d'une comédie, en chute à cette farce dont je suis le dindon... Avec nos larmes, j'écrirai un épilogue qu'ils ne pourront pas lire.  "

Mais stop le feel là!

J'aime: Briser le 4e mur ne fait pas sortir du contexte. La forme du texte
Je n'aime pas: /


Personne [EP]

J'aime: Le texte s'étend sur une période longue
Je n'aime pas: Sortir d'une simu, c'est comme sortir d'un rêve.


Swenn [CI]
"Tout doucement, sa mauvaise humeur habituelle laisse place à la curiosité, pour le plus grand bonheur de Lewis qui part déjà en courant vers la saucisse de fer. Toujours volontaire pour foncer tête la première dans les emmerdes… "
J'aime bien cette phrase. Ca résume bien le duo je trouve. J'ai que ça à dire.

J'aime: C'est pas vraiment une autre planète, mais c'est un autre univers. Ca reste dans la limite du thème selon moi et chapeau pour ça. Le duo est dynamique, les descriptions sont là. Tu peux rajouter cette fleure à celles que tu as cueillie.
Je n'aime pas: Le retour rapide de l'autre côté (fallait 200 mots en plus là wesh)


Yvan Nekrasov [ME]
 Malgré la situation alambiquée, j’avais compris que j’étais dans une position étrange. [...]son corps bougeait suite à des spasmes et il était bel et bien mort. Pas qu’il allait me manquer, mais ne pas me sentir seul dans un endroit inconnu aurait quand même été sympa, dommage qu’il n’ait pas prit une seconde pour m’écouter."
Ce paragraphe là. T'arrives à deux, tu fini seul après deux minutes, t'es pas plus triste que ça mais tu sais que la solitude te pèseras vite. J'aime.

J'aime: Le style d'écriture, le détachement du personnage, le fait d'être sur une autre planète sans vraiment le dire, sans vraiment valider tout à fait l'idée.
Je n'aime pas: Ca manque de vie (littéralement). Mais je peux comprendre, décrire des fleurs et des bestioles, dans ce texte, ça aurait semblé faux.


Erika [SnKR]
"On la désigna donc comme unique volontaire pour le lancer-test de la machine. Chouette. "
Traduction : Ta gueule soldat. héhé

J'aime: Les chipos. Même si le cris est con, la troupaille agglutiné est sympathique écrite.
Je n'aime pas: Une rêverie. Dommage. L'idée de base était très bien.


V'hallys [FS]
"D’étranges consoles aux écrans bleutés diffusaient des informations incompréhensibles, des diodes voyantes clignotaient sans qu’il n’en saisisse pas le sens. « Propulsion ionique potentielle : 75 km.s-1 », « Qualité de l’anode sacrificielle magnésium : bonne »…"
Tu me parles là. La science, j'aime.

J'aime: L’intérieur du vaisseau
Je n'aime pas: Le peu de ligne sur l’extérieur. Limité par la longueur du texte j'ai l'impression.


Trixie Sunstorm [PE]
"D'ailleurs impossible que l'on soit derrière les montagnes, à mon avis, j'ai atterri ailleurs."
Bah j'aime bien.

J'aime: Le style. Léger sans être chiant.
Je n'aime pas: L'arrivé dans la fusée de façon inconnue.


Kelly Cantrell [OT]

J'aime: Tu sais pas ce que tu fous là? C'est nul comme début... Ah, t'as été tiré au sort et t'as pas eu le choix? Bon bah c'est con pour toi Kelly, mais moi ça me va du coup o/
Je n'aime pas: 6 minutes de retard. Pas 5, 6! /out (Sinon la fin trop sèche, mais bon, à la bourre ça fait courir)


Kendall McKnight- Bronx.N

J'aime: La prise de liberté via la lecture du film. Ouais, c'est pas trop dans les clous mais pour de la dernière minute je passe outre perso.
Je n'aime pas: Bah 15 minutes quoi... "probablement un peu trop terre à terre" Ok, la blague récupère le retard. (Bon, j'arrête de faire le con, désolé pour le couac qu'il y'a eu chez vous, c'est toujours la merde les soucis de dernière minute.)
Sinon pour de vrai: Le texte c'est un pavé. c'est lourd à lire alors qu'il est bien écrit.


Mère Nature [MAD]

J'aime: Jolie variante de point de vue. Belle écriture mais...
Je n'aime pas: 15 minutes aussi (oui je joue au con, j'arrête). La encore, texte en pavé. dommage.[/b][/b]
Harrison Liesse [TT]
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— ★ —
Messages postés : 249
Inscrit.e le : 09/12/2018

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre: [color=#CE3D3C]
Bonsoir tout le monde ! Que de belles plumes pour cet interforum !

Je ne manquerai pas de faire moi aussi un highlight de mes posts favoris mais je passe en coup de vent pour remercier chaudement Onyx, Swenn et Harrison pour leur retour et effectuer un petit éclaircissement.

Harrison a écrit:Je n'aime pas: "Je l’ai fait Benji, ton anneau est mien." Trop flou, je sais pas qui est Benji, ce qu'est l'anneau, Je reste sur ma fin et c'est foutrement bien dommage.

J'ai rédigé la description de mon personnage avant d'écrire le texte ce qui était sans aucun doute une erreur (qui a causé la frustration de Swenn également). Je viens donc, Harrison (et peut-être d'autres, qui sait), te sauver de cette faim non rassasiée en te donnant les indices nécessaires. L'époux assigné par la machine-dictateur se prénomme donc Benji et l'anneau est une métaphore un peu sombre, quoique cocasse en un sens.

........ Interforum ;; Commentaires et avis 2078551763

Voilà c'est tout pour moi, mes félicitations à tout le monde ♥


PS : Et je suis bien de Just Married, je ne sais pas si il y avait une quelconque confusion !
Swenn [CI]
Swenn [CI]
Anonymous
Swenn [CI]
Swenn [CI]
Invité
Mar 16 Juil - 21:45
Epreuve 3 : De l'autre côté du miroir

Le coup du gender-bender est un grand classique mais toujours un vrai régal en tant que joueur, une nouvelle occasion de torturer (ou pas) son perso. Et je dois avouer que sur cette épreuve, vous avez géré de ouf !! Tous les textes sont très bien écrits, ça ne va pas être évident de faire un choix. La concurrence est rude, avec plusieurs participations qui envoient vraiment du très très lourd !!

Sinon toujours pareil, ceci est un avis purement personnel, je ne me base sur aucun critère objectif (sauf lorsqu’il y a un excès de fautes d’orthographe mais ce n’est le cas nul part), j’ai ma propre façon d’aimer les textes et les styles d’écriture, donc si j’ai moins aimé votre texte il ne faut surtout pas mal le prendre ! En général j’essaie de montrer ce que j’aurais préféré pour essayer d’aider le joueur à comprendre comment moi je vois les choses, mais vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord et de vous dire « osef de son avis elle raconte de la merde ».

Jessica (JM) 
Donc 1er réflexe en voyant ce changement : picoler et fumer ? Ok, pourquoi pas, chacun gère à sa façon ! Je ne juge pas, mais ça me fait sourire ! Le texte est bien écrit mais alors on ne sait vraiment pas ce qu’elle fait avec ce nouveau corps ! C’est dommage parce qu’il y a des idées : que ce soit se pointer au club de danse ou voir la réaction de son mari, pourquoi ne pas les mettre en application ?! A mon sens ça aurait donné un petit plus à ces « et si ».

Noriko (PaB) 

Là je trouve dommage qu’il n’y ai pas eu quelques mots de HRP (déjà pour présenter cette demoiselle qui a l’air d’avoir un caractère bien trempé et parce que des références à la mort sont faites, ce qui n’est pas évident à capter quand on n’a pas le contexte de PaB oui oui ok on commence à vous connaître mais quand même !) Par contre j’aime beaucoup la situation de la femme qui ne supporte pas les hommes et qui se retrouve dans le corps de l’un d’eux, c’est bien manié. Le personnage est très bien maîtrisé j’accroche et ces quelques références (notamment la fin !) sont géniales. Mais comme précédemment, je regrette qu’il se passe si peu de choses.

Jason (RR) 

Là aussi quelques précisions de contexte auraient été bienvenues. J’aime bien le fait que le personnage réfléchisse à ce qui s’est passé tout en essayant de trouver une explication rationnelle (d’où la nécessité du contexte pour moi parce que j’ai pas tout capté du coup). Par contre, à par le fait que son égo est blessé, on n’a pas beaucoup d’informations sur comment il vit cette transformation, les problèmes rencontrés (du style il a une grosse poitrine apparemment mais enfile un t.shirt sans problème… Ça a dû lui faire bizarre !). Le texte est très bon mais il me manque plein de petits détails pour que ce soit parfait !

Tessa (KHS) 
« Ma poitrine a disparu et j’ai des boules !!! » Enfin quelqu’un qui n’a pas peur d’utiliser les mots justes, j’apprécie ! On ressent bien la panique de la découverte dès le départ, j’imagine très bien la demoiselle courir partout, c’est parfait ! Mais pareil, quelques mots de contexte auraient été sympas (même si c’est un univers réaliste, c’est bien de le préciser). La réflexion du « et si tout le monde avait changé de sexe » est bien trouvée. Et enfin un face à face (bien que très rapide) avec Tessa en mode mec ! Merci.

Runy (FS) 
Je vais commencer par faire la même remarque qu’à ton pote V’hallys de l’épreuve 6 : j’aurais tellement voulu vous voir jouer vos persos en loups !! En plus là on aurait la version « la louve devient un loup » ce qui aurait apporté une grosse touche d’originalité qui aurait joué en ta faveur ! Enfin ça reste votre choix et je respecte, mais voilà, moi je suis pour vous voir incarner vos persos selon votre contexte !
Cela dit, ça ne change rien à mon avis sur ton texte que j’aime beaucoup (surtout que tu arrives quand même à caler un petit clin d’œil à cette version via le rêve, donc ok). Le départ change du réveil ce qui est très agréable et ton style d’écriture très « doux » colle très bien avec ces superbes descriptions que tu nous offres. Ce qui tranche tellement avec la fin de ton texte et tes très bonnes « expériences scientifiques » (parce que oui, bien sûr que toute fille dans ce genre de situation ferait ce genre de test !). J’ai trouvé ce mélange très intéressant mais surtout très bien maîtrisé !

Heinrich (PM) 
Prendre le parti de « je crois que je suis malade » est intéressant. Il lui faut beaucoup de temps pour comprendre qu’il est désormais une fille, ce qui n’est pas particulièrement gênant. D’autant que la phase de prise de conscience et en l’occurrence, de panique, est très bien gérée. En revanche ces quelques lignes de « ce que ça va impliquer » me paraissent (encore une fois) un peu courtes. La fin du « réveilles toi » m’embête toujours autant.

Ulrich (UtM) 
Ce départ est génial (on ne le répétera jamais assez, attention aux thaïlandaises !). C’est cocasse et enfin on retrouve tout ce que peut impliquer un tel thème (et pour le coup tu ne fais pas les choses à moitié !!). Faire ressortir la question de l’épilation est parfait ! On a une bonne vision des problèmes rencontrés. Et le faire accepter cette transformation change aussi de tout ce qui a été fait. Et la fin est top ! Vraiment très bien géré à mon sens !

Sona (VB) 
Là aussi, j’aime beaucoup cette entrée en matière. Prendre conscience de ce changement à travers le regard de quelqu’un d’autre est plus original. Et l’histoire du bal est très bien trouvée ! On sent que le texte a été bien réfléchit il y a une vraie histoire amenée et pour ne rien gâcher, ton style d’écriture est parfait. Je n’ai rien à redire (à part cette présentation HRP qui aurait été plus sympa en début de texte…). Bref, j'aime toujours autant ce que tu fais !

Lys (DE) 
Cette approche par une personne enfermée dans un cachot change de tout ce qui a été fait avant, c’est agréable. Ce style d’écriture est bien particulier mais je trouve qu’il donne un petit côté authentique à ton perso que j’apprécie. L’image de la tête qui tape les marches d’escalier… Omg ! Apprendre ce changement par quelqu’un d’autre (et de cette façon) me plait beaucoup ! Seul petit bémol, j’ai eu un peu de mal à comprendre l’histoire des côtes à la fin qui semblait impliquer quelque chose pour l’histoire du perso mais j’ai pas capté… Mais sinon c’est vraiment top !

Morgane (CI)
Ok, j’allais râler parce que tu n’as pas présenté le fow mais… T’as réussi à le faire sans hrp alors je vais rien dire ! D’une façon très originale qui donne une bonne représentation du caractère de Morgane en plus (même si je suis bien curieuse de savoir d’où vient ce soit disant « meilleur coup d’Irydaë » !). J’aime beaucoup cette façon d’interpeler le lecteur qui colle tellement bien au côté hautain (et détestable pardon…) de Morgane ! Ton style d’écriture me plait toujours autant (et j’avoue que ça me donne envie de mater un peu plus de rp avec Morgane !) et ne pas avoir le classique « je me réveille j’ai mal partout et omg mais que se passe-t-il ?!! » est très agréable, par contre je regrette un peu que le changement de sexe intervienne aussi tard (ou en tout cas qu’il n’y ait pas quelque chose d’un peu plus développé par la suite, je suis sûre que t’aurais pu lui faire faire tellement de choses en version masculine !!). Mais c'est ton choix, j'accepte !

Louis (TT) 
J’ai un peu de mal avec ce départ. Il se rend compte qu’il n’a plus rien entre les jambes et pourtant il réagit juste en mode « ok, j’vais à la douche ! ». Il y a plusieurs petites fautes d’orthographe qui trainent (en vrai c’est rien de catastrophique et ça ne me dérange pas tant que ça mais compte tenu de la qualité d’écriture de tout ce que j’ai lu avant je me dois de le noter). En revanche j’ai adoré que tu intègres ce problème des règles pile à ce moment ! La fin est très intelligente du coup pour dire « il ne se passera de toute façon rien de plus, allez-vous faire foutre » (mais on sait tous que cette excuse est la meilleure au monde !). Puis t'es le seul à avoir noté ce point particulier au genre féminin, donc gros plus pour moi !

Donatello (LS) 
Avoir gagné, en plus, des goûts de femme c'est top ! C’est carrément cliché mais tout est passé en revue (les fringues, les sacs, le besoin de parler, d’être remarquée tout en râlant dans le même temps etc…) ça passe bien ! L’idée de la sorcière me plait bien aussi, on reste dans le contexte LS. Ce pari est hyper osé (parce qu’on est pas mal de meufs à juger eheheh !) mais ça change donc ok ! J’aurais juste préféré qu’il y ait un peu plus d’interactions avec d’autres personnes du coup. Mais tu m'as bien fait rire (puis bon, on sait tous que les meufs sont les meilleures !!).

Eri (II  priori) 

Tu n’as pas renseigné le nom de ton fow en postant mais comme tu parles d’Indaë dans ta prez, j’imagine que tu viens bien d’II. Alors, mon côté un peu chiant te dira que l’espacement entre les lignes de ton code rend ton texte un peu difficile à lire mais ça reste marginal. Après, j’avoue avoir eu quelques problèmes avec le côté nympho de ton perso (surtout vu son âge je crois mais c’est purement personnel) par contre je reconnais que ça offre pas mal de possibilités pour ce thème ! Mettre en avant les problèmes de cette maladie en changeant de sexe est intelligent.

Aryël (PE) 
Cette façon d’écrire très originale permet de ne pas se dire « un énième qui se réveille et va se regarder dans le miroir ». J’aime beaucoup ton style. Je ne saurais pas dire pourquoi ni comment, mais cette narration me garde captivée alors qu’il manque cruellement d’action à mon goût (j’ai du mal avec l’excès de description en général mais je dois reconnaître que tu maîtrises). Se demander si sa vie aurait changé si elle avait toujours été un homme est également intéressant. Bref, un côté très « sentimental » qui ne me convient pas habituellement mais auquel tu as réussi à me faire accrocher à travers ton texte, bravo !

Stefan (Re) 
Un plus pour ce gif déjà !! Non je plaisante, mais tu m’as bien fait rire d’entrée de jeu (donc je m’attends au ton de l’humour (encore plus après avoir pu rp avec Joshua sur l’épreuve 1)) Par contre, un moins pour cette absence de contexte ! En vrai je suis un peu perdue, tu dis qu’il n’y a pas de femmes mais en même temps ça ne paraît pas incohérent qu’un des collocs ait une copine (ou une sœur d’ailleurs…) Du coup je ne sais pas ! Après, aborder ce thème avec le regard que posent ses animaux sur lui est très intéressant et offre un nouveau point de vue ! Et je suis encore un peu frustrée par cette absence de contexte parce que je trouve que tu joues très bien avec ce côté « je suis une femme alors qu’il n’y en a pas et je découvre de nouvelles choses ». Sinon j’aime beaucoup ce style d’écriture qui correspond totalement à ce côté humoristique que j’attendais et que je retrouve parfaitement. Et la fin apporte une petite touche de sentimentalisme pas désagréable.

Silivren (NRP) 
Bon déjà, je sais de base que j’aime ce que tu écris donc je suis contente en voyant que c’est toi (avec encore un nouveau perso que je ne connais pas !). Et alors aborder ce thème avec un perso de 7 ans est hyper intéressant et permet de donner un tout autre point de vue ! Tu vas plus loin que tout le monde dans le respect du thème avec ce « aspirée par le miroir » que je trouve génial ! Ce décalage entre la dureté du monde réel (c’est mieux d’être un garçon) et l’innocence enfantine (mais ça change quoi, j’suis toujours pareil), tu m’as scotchée ! Ces échanges donnent un très bon rythme à ton texte en plus de faire réfléchir énormément, en plus il y a un nombre incroyable de références (qui sont en plus expliquées), c’est juste magnifique. Encore plus que ce à quoi je m’attendais déjà d’entrée de jeu et c’était pourtant pas facile !!

Pink (Epi) 
Première réaction : mais c’est hyper court ?! Nan mais juste parce que c’est pas habituel, sinon je me suis quand même dit « ça n’empêche que ça peut être génial ». Et effectivement, réutiliser cette fable dans ce contexte est une super idée. Du coup ça me pose la question de « oui mais c’est un peu light par rapport à tout ce que font les autres » qui est contrebalancé par « cela dit, il n’y a aucun minimum de mots » et ça m’emmerde parce que je n’arrive toujours pas à trancher !! Mais sinon ton texte est très intéressant sur toutes ces questions qu’il fait se poser !

Raiponce (Ilk) 
Je ne sais pas si c’est parce que tu incarnes Raiponce, mais je trouve que ton style d’écriture colle très bien avec du Disney, à représenter une certaine féérie qui se démarque des autres malgré un départ dans le fond classique. Ces persos qui n’osent pas regarder leurs nouveaux attributs me font toujours autant marrer (et bizarrement je l’imagine facilement toute rouge !). J’aime cette façon d’intégrer ce changement de sexe au contexte du fow (oui forcement avec HP c’est plus simple n’empêche que c’est bien trouvé). D’intégrer des interactions et la recherche d’une solution me plait également. De même pour cette représentation à travers une peinture. Vraiment sympa ton texte !

Kaoren (ES) 
Kaoren, ok là je m’attends à du très lourd ! Et dès les premières phrases tu réponds bien à ta réputation ! Un style d’écriture irréprochable, mais comme je disais, moi je préfère le contenu au contenant (c’est pour faire genre attention je fais peur !). Mais bon, très vite t’arrives à me convaincre, déjà avec cette façon que tu as d’aborder la question du miroir (pour un peu on le croirait presque aussi orgueilleux de Morgane !). Cette auto-analyse par le biais du miroir, de ce reflet féminin est très intéressante et surtout, très bien développée. Se parler à soi-même donne un tout autre sens au thème qui n’a pas encore été utilisé par les autres joueurs. « Et personne, mieux que lui, n’aurait su jouer sa muse. » Je ne sais pas quoi dire d’autre que parfait.

Lola (TA) 
J’aime beaucoup ton perso, ça change ! Les différentes phases par lesquelles elle passe sont également bien décrites, d’abord le « wtf », puis le « oskooor mais rendez-moi mes boobs », pour finir par le « oh, en fait c’est plutôt rigolo ce corps… » m’ont fait rire. Cette réaction du « toutes mes ex sont des sorcières » permet de mêler habilement le thème de ton fow (que tu as très bien présenté d’ailleurs oui oui j’arrête de râler pour ce détail….) et l’épreuve. Et si je pourrais être un peu embêtée par ce non développement de ce qui se passe entre l’avant dernier et le dernier paragraphe (non, pas la partie de jambes en l’air qui est suffisamment explicite) cette fin est plutôt sympa et change de tous ces retours à la normale du lendemain. Bravo, je ne trouve rien à redire à ton texte !

Eyden (HS) 
J’avoue que le début m’a semblé un peu long. C’est une mise en contexte certes, mais sur des textes limités en nombre de mots (et surtout quand on a beaucoup de texte à lire en fait…) je préfère quand on attaque assez vite. Et j’ai aussi eu beaucoup de mal à comprendre que Eyden était de base un homme du coup (pardon, ce prénom ne me dit rien…). Ce qui m’a un peu perturbée au départ puisque tu écrivais bien au masculin mais cet avatar proposé est celui d’une femme… Bon, on comprend bien au moment de la transformation donc pas de soucis ! J’aime beaucoup l’idée de « bon bah voyons voir si j’peux pécho des mecs comme ça ! » mais du coup… Pourquoi ne pas nous avoir donné une petite idée de comment ça s’est passé ?! Ça aurait permis de te démarquer largement de tous les autres textes en plus ! En vrai je fais plein de petites remarques mais j’ai vraiment beaucoup aimé ton texte, ta façon d’écrire qui donne une très bonne représentation du caractère d’Eyden ! Ce ne sont que des détails minimes !

Arndt (SNKR) 
Ah, j’suis curieuse de découvrir enfin ce perso au nom impossible à écrire correctement du premier coup !! Du coup, merci pour cette petite précision de départ ! Bon, le noir sur bleu est difficile à lire mais pour un « épreuve 3 » je ne vais pas être chiante. Déjà, j’aime beaucoup le départ avec le coup d’un réveil qui n’est pas le classique « c’est le matin bonjour ! ». Le manque de place dans son t.shirt me plait aussi ! Montrer les difficultés à se faire accepter en tant que femme dans ce genre de milieu, d’une façon qui reste subtile (oui oui c’est la fin du monde !) est intéressant. Tout comme cette nécessité de se cacher face à sa collègue (puis à son supérieur) permet d’amener un peu d’action. Ton style d’écriture est en plus très agréable avec ce mélange de sérieux et de comique qui m’a fait bien accrocher !

Alizée (DT) 
Problème de fille n’°1 : « j’ai grossi ». Problème de fille N°2 : « pourquoi j’ai pas de seins ?? ». Problème de fille n°3 : « Putain j’ai d’la barbe !! » Tu m’as bien fait rire ! Le problème des fringues trop petites et du rendu ridicule bien mis en avant me plait aussi ! J’aime beaucoup ce texte mais une fois de plus, j’aurais vraiment aimé que tu développes un peu la suite !! C’est une super idée ce couple qui débarque alors qu’Alizée version Alonzo est à poil !

Airat (ME) 
J’aime cette façon de nous présenter ton perso qui prend conscience de ce changement d’une façon parfaitement calme et maîtrisée, qui change largement de la plupart des réactions qu’on a eu jusque-là (mais c’est la force de l’âge et de l’expérience !!). Le coup du claquement de doigt m’a fait direct imaginer Piotr en mode bitch avec mouvement de tête itout, ça m’a tuée !! On a également une bonne vision du monde qu’est Metro à travers cette histoire ce qui est intéressant. De même que cet échange qui a lieu avec Nikkita. Le décalage entre le comique de situation et le sérieux du personnage qui cherche une solution logique est très bien mené. Bref, encore un super texte, bravo !

Karl (MP) 
Ce démarrage pourrait paraître un peu long mais ce « Nick » vient très bien casser ce rythme de découverte de son nouveau corps. Et finalement le coup du mec gay qui se réveille à côté d’une nana est plutôt original mais surtout bien exploité avec ce perso joueur. Ce n’est pas forcément le type de registre que je préfère mais cet effort d’apporter de vraies conséquences à ce changement de corps a le mérite d’exister, là où beaucoup se sont contentés du stade « c’est le bordel omg mais que vais-je faire ?! ». Seul point qui me gêne un peu : tes paragraphes sont hyper volumineux, ce n’est pas toujours très agréable à lire (surtout quand on vient de se taper je ne sais combien de textes avant en fait…) mais ce n’est qu’un petit détail.

Magnus (OT) 
Quelques mots de contexte auraient été sympas pour bien comprendre tout ce qui se passe (vampire et hybride je vois à peu près mais il y a en plus une histoire d’esclavagisme sous entendue ainsi que de « Gynécée » et pour le coup, j’ai pas la ref). J’aime qu’il se mette à chercher une solution rapidement, on voit qu’il y a une recherche pour que le thème colle avec le contexte du fow (même si j’ai pas tout saisi du coup, je note quand même l’effort !).

Juliette (MAD) 
J’aime beaucoup cette description de Juliette et de son environnement que tu nous faits lors des premiers paragraphes. C’est doux et agréable, j’ai presque l’impression d’être sous les couettes moi aussi et de ne pas vouloir en sortir ! La façon de rattacher l’univers de Madelle au thème est également très bien joué ! L’interaction avec Elsa montre bien les problèmes qu’impliquent un changement de genre dans un premier temps (ce qui ne se retrouve pas dans beaucoup de textes donc ça mérite d’être noté). Au final c’est un très bon texte, je n’ai rien à redire !

Danae (AVA) 
Là aussi la description de départ est très agréable à lire, mais je regrette vraiment l’absence de présentation du contexte parce cette histoire de colonie et de super-soldat me posent beaucoup de questions qui m’empêchent de tout bien visualiser. Sinon j’aime beaucoup ta façon d’écrire, il y a un bon rythme qui me permet d’accrocher facilement. Cette façon de se demander si les choses auraient été différentes s’il avait été un homme dès le départ est également intéressante. Mais je regrette que toutes ces pistes que tu donnes à travers tes écrits n’aient pas été davantage poussées. J’ai l’impression qu’il me manque quelque chose parce que j’ai vraiment aimé ton style.

Ariana (Te) 
Omg, il faut que je me mette en mode objective parce que dès le départ imaginer Aria en homme… J’ai peur. Allez j’oublie et je fais comme si je ne connaissais pas miss licornes et arcs en ciel. Déjà j’aime beaucoup la réaction. Ah. Ok, une bizarrerie de plus, c’pas grave. Ça change de tous ces « omg !!! » ce que tu expliques bien par le fait que ce soit une morphe (donc pareil, raccorder le contexte de Terrae au thème de l’épreuve, check). Merci pour la comparaison entre Rogue et Ashton, mais ça c’est à titre purement personnel ! Sinon le langage assez simplet et familier utilisé rend bien compte du caractère de la miss et permet d’imaginer facilement ses réactions face à ce changement. Les changements qui s’opèrent sont également très drôles, mais surtout par le temps qu’ils lui prennent (là où la plupart des gens ont besoin de deux ou trois minutes pour passer par plusieurs états, on a l’impression qu’Aria met une demi-journée avant de comprendre ce qu’un tel changement implique (et d’en déduire qu’elle peut faire des concours de bite avec son mec, omg ! Elle est magique !). Bref je me suis bien marrée, j’ai adoré parce qu’il se passe masse de choses, elle rencontre plein de gens, c’est dynamique, tout ce que j’aime !

Maxwell (BX)
Je regrette un peu l’absence de présentation HRP (on comprend bien au fil de tes écrits le contexte mais je suis une feignasse, j’aime avoir toutes les clés en main avant de commencer à lire vraiment…). En revanche j’aime beaucoup ta façon d’aborder le thème. Il se réveille mais revoit sa nuit précédente avec le personnage féminin qu’on commence à entrevoir. Tout comme cette façon de se rendre compte du problème… Ok j’étais pliée !! (même s’il y a un semblant d’abus sur le nombre de points d’exclamation, je ne dirais rien…) Alors j’ai généralement du mal avec la conclusion « ce n’était qu’un rêve » mais cette fois ça passe bien ! Parce qu’il y a plusieurs rêves imbriqués, que tu as réussi à amener un lien entre chaque (la fille du début, puis le collègue en suivant) ce qui fait que j’ai bien accroché.


Et sinon : 5 textes postés dans les 15 dernières minutes et personne qui n’a dépassé le timing imposé, bravo !! Voilà, encore une fois tout le monde a très bien joué mais on est sur des niveaux très hauts, ce qui me pousse à faire des commentaires parfois un peu tatillons, mais vraiment tout le monde a assuré !! Donc ne prenez surtout pas mal ce que j’ai pu dire !
Swenn [CI]
Silivren[NRP]
Silivren[NRP]
Anonymous
Silivren[NRP]
Silivren[NRP]
Invité
Mer 17 Juil - 10:13
Oooh Swenn ! Je suis un peu déconnectée de l'interforum ces derniers jours (Camargue, Var, Paris d'affilée u-u) mais je suis venue zieuter par hasard et ton commentaire me fait tellement plaisir. Interforum ;; Commentaires et avis 2579413762

Cookies sur toi ! Interforum ;; Commentaires et avis 2244379341

Je n'aurai pas le temps de commenter lors de cette édition mais j'en profite pour féliciter tous les participants et les organisateurs. Cet interforum était encore une fois génial, je ne m'en lasse pas ! Interforum ;; Commentaires et avis 433025899
Silivren[NRP]
Sona Buvelle [VB]
Sona Buvelle [VB]
Anonymous
Sona Buvelle [VB]
Sona Buvelle [VB]
Invité
Mer 17 Juil - 23:31
Commentaire IF 6 – Epreuve 3

Bimbamboum !

Désolé, je me suis fait attendre mais vous savez, les aléas des disponibilités … J’ai passé un super interforum et j’espère que l’évènement vous a beaucoup plus aussi. Je suis d’autant plus ravi que, à l’occasion de cette édition, vous avez été très nombreux à commenter les différentes oeuvres et ça me fait très plaisir de voir autant de réactions. Je trouve que ça apporte énormément à l’event et je vous remercie tous !

Je reprends ma casquette de commentateur aussi et vous faire mes petits commentaires. Je n’ai pas du tout lu l’entièreté des textes de chaque épreuve et, même si mes commentaires sont très tardifs, ils restent ce qu’ils ont toujours été : mon ressenti au moment de la toute première lecture. Je ne commenterais donc pas de toutes les productions présentées mais de celle dont j’ai spontanément eu envie de parler. Ca ne veut pas dire que je n’ai pas apprécié les textes passés sous silence ni qu’il sont moins bien !

Sur ce je commence avec l’épreuve numéro 3 « De l’autre côté du miroir » à laquelle j’avais moi-même participé.


Noriko [PaB] : J’y ai retrouvé tout ce que je voulais lire dans une épreuve : découvrir un personnage et comprendre comment il réagit dans la situation imposée et l’utilisation des règles pour renforcer le texte. Ici le choix du mot « Animal » m’a fait penser d’une part au chimère, mais aussi à sa façon de voir les hommes (je ne sais pas quelle interprétation tu avais choisi). J’ai vraiment apprécié l’impression de colère et de haine que dégageait le texte. Je le trouve vraiment efficace et j’ai apprécié le choix de ce point de vue.

Tessa [KHS] : J’ai beaucoup apprécié le fil des réflexions de ton personnage : la panique, les pensées un peu bêtes qui traverse notre esprit (ici d’imaginer son père et sa mère échanger de sexe) puis le retour à la réalité et à la panique, je trouve que cela a rendu le personnage assez authentique et attire l’empathie. La petite surprise avec le faux petit-ami qui dragouille était franchement fun donc un grand bravo, j’ai passé un très bon moment à lire ce texte. L’acrostiche passe tout bien aussi, bien raccord avec le tout : selon l’intonation le mot « Bordel » peut transmettre chacun des états que tu présentes dans le livre.

Rudy [FS] : Le saviez-vous ? A chaque fois j’adore les textes de chez Four Seasons. Et cette fois-ci bah … c’est encore le cas ! Déjà : félicitations pour l’adaptation de l’univers et la transposition de ton personnage ! La forme est très jolie de bout en bout et la lecture super agréable et le style soutenait cet histoire avec une certaine légèreté.

Ulrich [UtM] : Si certains des textes précédents m’ont fait sourire par moment, celui-ci avait pris le parti de miser vraiment sur le fun et le résultat est au rendez-vous. C’était comique, les situations étaient amusantes et la fin savoureuse. En somme j’ai pris un vrai plaisir à lire un texte vraiment plus détendu.

Lynn [DE] : Ce texte-ci m’a particulièrement plu : ici on rencontre un personnage et une vraie histoire. On imagine des conséquences mais aussi et surtout des causes (ce qui a été assez rare jusqu’ici) : même si cela n’était pas forcément explicite l’idée d’avoir un « antagoniste » apportait énormément au texte et à l’envie de lire chaque ligne suivante. Je trouve qu’avec le « peu » de mots et la difficulté supplémentaire de l’acrostiche Lynn nous a fait un récit vraiment bien mené ! Chapeau bas.

Morgane [Iry] : Il m’arrive parfois aussi de faire des critiques, ici je me lance car j’ai trouvé que le texte avait beaucoup de potentiels mais certains choix m’ont déplu. Ce sera donc assez subjectif (comme le reste en fait).
En réalité ce texte m’a un peu frustré : j’ai beaucoup apprécié le premier paragraphe avec du méta mais le fait de le voir revenir plus loin m’avait beaucoup moins plu. Le fait de garder la première personne qu’il s’agisse du joueur ou du personnage confondait les deux en une seule entité – ce qui n’est pas tout à fait faux – mais qui m’a un peu rebuté.
Le second choix qui ne m’a pas charmé c’est le côté très axé sur le côté « X ». Il faut savoir que malgré les apparences je me montre souvent très (trop?) prude. Je conçois bien que le thème se prêtait largement à cette voie et je pense que tu as eu raison de la suivre mais j’ai parfois trouvé que c’était un peu too much. A petite dose je pense que l’effet aurait été vraiment plus savoureux (du moins pour moi) : la drague avec Gunter par exemple était une idée super !
Je me suis permis d’en parler car j’ai vraiment pris du plaisir sur certains passages.

Louis [TT] : Un de mes favoris pour l’épreuve je ne le cacherais pas ! Sur le choix de l’acrostiche « Merde » m’a paru très bien trouvé, à l’instar de celui de Tessa [KHS] dont j’avais parlé plutôt. Toutefois, ce choix a du lui apporter une grande difficulté car il n’y a pas beaucoup de lettres – donc pas beaucoup de paragraphes et pourtant le résultat était épatant : il nous raconte un vrai petit récit et, pour ceux qui me connaissent, je trouve que c’est vraiment important. L’angle choisi m’a paru original aussi, plutôt que de découvrir son corps, Louis(e?) découvre une expérience de la vie quotidienne d’une personne du sexe opposé et c’est hyper bien trouvé !

Donatello [LS] : Quand j’ai vu le nom je me suis dit « Ca va être une comédie ? » … Spoiler : oui ! Et comme à chaque fois qu’on voit de la comédie chez LS c’est hyper efficace. Impossible d’expliquer comment c’est possible … La caricature est poussée au maximum et c’est drôle à souhait donc bravo !

Eri [Ind] : J’ai eu beaucoup d’empathie pour ton personnage et j’espère qu’elle ira vite mieux ! >.<
Si l’angle choisi était risqué (on aura pu vite glisser vers le pathos ou le beauf), tu as réussi un vrai jeu d’équilibriste entre les émotions et les faits. J’ai vraiment eu l’impression de rencontrer un personnage et de partager l’expérience qu’il a vécue, souffert avec lui le temps d’une lecture et compris ses réactions. Très beau texte avec un personnage vraiment intéressant à suivre.

Aryel [PE] : Les forums pokemon m’ont toujours séduits aux interforum et sur cette épreuve Pokemone Ekoe n’a pas dérogé à la règle. Pour être franc à chaque fois je crains que les pokemons ne soient un frein à un RP qui ne serait pas ouvert aux initiés et pourtant si. On rentre dans l’univers hyper facilement puisque tout ne repose pas sur le dressage : l’hypnomade joue un rôle vraiment mystérieux et apporte une cause probable à ce qui arrive dans son sommeil ce qui rend ce texte très crédible. La découverte de soi-même et les questions sur son père m’ont intrigué j’ai été très sensible à la plume présentée.

Silivren [NRP] : J’adore apprendre des choses !! Et pour le coup Sili m’en a appris pas mal, les références étaient chouettes, je ne sais pas si tu as fait des recherches pour ou si c’est de la culture G mais moi en tout cas ça m’a plu de lire et chercher à comprendre ce que tu nous as semé.
L’autre chose que je tiens à applaudir c’est l’utilisation des dialogues (chose avec lequel je suis très peu à l’aise en écriture). Chaque personnage a sa façon de parler, son caractère et donne un vrai intérêt à ton texte. J’ai vraiment eu l’impression de lire un conte et j’applaudis très bas la performance qui était absolument géniale.

Kaoren-le-dieu-notice-me-senpai [ES] : Si vous n’étiez pas sur la SB en même tant que moi ou lors des précédentes éditions, vous ne savez peut-être pas que je voue un culte à cette personne … Pour moi ce texte était vraiment une perle : de bout en bout j’ai été passionné. Chaque sentiment qu’il arrive à faire passer avec les mots m’a traversé, j’ai pu me mettre à la place du personnage et de bout en bout j’ai été transporté par l’introspection profonde qui est présentée. Je ne sais pas comment expliquer pourquoi j’ai été aussi touché mais vraiment bravo à lui.

Maxwell [BX] : Ce texte symbolise l’efficacité : une chouette chute, du fun et des ennuis (pour rester poli) et un personnage qui a un caractère bien trempé. Très réussi et en plus j’ai appris un nouveau mot (j’aime apprendre des choses!). Toutefois un petit détail m’a un peu gêné, non pas pendant la lecture, mais vis-à-vis de la consigne : certains dialogues font partie de l’acrostiche mais pas d’autres, idem pour d’autre lignes de texte isolée ou retour à la ligne et c’est un peu dommage.


En somme mon avis général sur l’épreuve 3 est mitigé. Avec un si grand nombre de textes fatalement des idées se recoupent (je pense par exemple à Juliette de Madelle qui avait eu au départ une idée similaire à la mienne) et c’est parfois un peu dommage. C’est toutefois une excellente façon de comparer les styles (ce que mes confrères commentateurs font bien mieux que moi).
Cependant à mes yeux, ce thème m’a permis de bien cerner les personnages et c’est l’une des épreuves pour lesquelles j’ai eu le plus d’empathie.


Voilà, c’est fini pour ce premier commentaire. Je m’excuse auprès des auteurs que je n’ai pas mentionné mais j’ai déjà du faire plus court que lors des précédentes éditions. Mes commentaires sont plus des réactions à chaud que des analyses complètes, je n’ai pas la prétention de pouvoir définir ce qui est bon mais je m’exprime simplement ce qui m’a fait spontanément réagir. J’aimerais aussi présenter mes excuses pour les fautes d'orthographes mais surtout pour le retard sur les commentaires, je préférerais les faire quand la SB est encore active mais voilà … N’hésitez pas à me contacter via discord/MP/... si vous avez envie de m’expliquer un point que je n’aurais pas compris sur vos textes, la dernière fois où j’ai pu échanger avec des participants m’a permis d’apprécier leur texte sous un nouvel angle. Je vous fait des bisous, on se retrouve bientôt sur les prochains commentaires !
Sona Buvelle [VB]
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Anonymous
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Invité
Jeu 18 Juil - 19:08
Oui, oui, ça fait une semaine que vous l’attendiez. Mais c’est quoi, une semaine, à l’échelle de l’âge de l’univers ? C’est la même chose que la longueur de votre pied à l’échelle de la distance Terre-Soleil ! Alors allez me dire en combien de temps vous faites la randonnée jusque là-bas et vous pourrez revenir me juger !

Oui, en vrai, j’ai été pas mal malade, et c’est même pas encore tout à fait parti, je suis une nature fragile sous mon masque de rôliste à toute épreuve.

Ceci étant, je vais commencer par remercier Swenn pour son commentaire beaucoup trop flatteur que j’ai lu avec beaucoup d’amour et de "t’exagères, roooh", merci beaucoup, ça fait super plaisir ! Et du coup, je m’excuse d’avoir pas trouvé de citation à décortiquer dans ton RP, mais c’est le risque d’avoir une écriture au ton aussi spontané que la tienne.

Je vais aussi remercier Sona pour… la même chose, du coup, à savoir son commentaire beaucoup trop flatteur que j’ai lu avec beaucoup d’amour et de "t’exagères, roooh", merci beaucoup, ça fait super plaisir ! Et arrêtez d’être tous aussi gentils, mon texte est pas siii parfait que ça.

J’aimerais également porter l’emphase sur une petite énorme bourde de ma part lors de mon premier commentaire qui a dû faire sauter en l’air tous ceux qui l’ont remarquée : Heinrich appartient bien évidemment au forum Pensionnat Matsue, et non pas à Pokémon Ekoe comme le laissent entendre les initiales que je lui ai attribuées. Pardon de n’avoir pas rendu à Matsue ce qui était à César ou quelque chose comme ça, et ne vous en faites pas chez Ekoe, il me reste toujours quelques coups de cœur qui vous concernent.

En ce qui concerne le commentaire, maintenant, il s’agira donc comme je l’ai mentionné l’autre fois de l’épreuve 4. Le premier constat que j’ai à y faire, et je suis pas le seul, c’est qu’elle s’est avérée très similaire à l’épreuve 3 dans son thème, notamment chez ceux ayant fait le choix de se retrouver dans le corps d’un personnage féminin. C’est pas la faute aux participants de l’une ou l’autre des épreuves – rappelez-vous toujours qu’on a rarement le temps de lire d’autres participations avant d’écrire la sienne, surtout que la majorité sont postées en fin de journée – mais ça rend le tout un peu lourd. Mais comme toujours, chacun a ses petites idées de forme ou de fond à ajouter au texte, et c’est de toute façon ce qui va primer le plus souvent. Et moi, je suis là pour dire du bien de petites tournures que j’ai bien aimées, donc on est partis pour aller relever toutes les petites paillettes qui ont réussi à faire briller certaines participations à mes yeux !

Je le répète à chaque fois, mais mieux vaut prévenir que guérir, ce commentaire est garanti AVEC spoilers. Donc si vous n’avez pas lu certains textes, retenez-vous encore un tout petit peu avant de venir vous délecter de, je cite, "[mon] intelligence et [mon] sens analytique [et ma bonne odeur de sable chaud que jalousent les jasmins d’orient]". Bonne lecture aux autres ! o/



Et voici les citations !



« Matthieu fit comme son ordinateur qui plantait quand un programme demandait trop de charge pour son micro processeur. » - Alexander (DE)
Le principal constat que m’inspire le texte d’Alexander, c’est qu’il est remarquablement naturel, à la fois dans sa forme et dans son fond. Les tournures sont claires et fluides, et les réactions du personnage sont très logiques, au sens où on se les figure facilement. On ne tire pas vers la réaction stéréotypée, embellie ou capillotractée, c’est vraiment la réaction telle qu’on pourrait la voir en vrai, ce qui facilite énormément la visualisation du récit et l’identification au personnage. Et la phrase sur laquelle ça m’a paru le plus flagrant, c’est celle-ci. La métaphore, qui se paie en plus le luxe de reposer sur des objets du quotidien d’Alexander et du nôtre de sorte qu’on l’appréhende assez bien et qu’elle semble cohérente avec la situation, représente de façon vraiment propre ce qui peut se passer dans le cerveau du personnage à ce moment-là. On n’a pas juste un simple "bug", qui s’arrêterait à l’apparence interdite du personnage qui ne comprend rien, et qu’on aurait pu voir dans n’importe quelle situation d’incompréhension de n’importe quel texte. À la place, on a un plantage similaire à ce qu’il se passe quand un ordinateur reçoit trop de données à la fois et s’emballe à n‘en plus savoir quoi traiter ni comment, et c’est très proche de la réaction que pourrait avoir un être humain qui n’a aucune idée de ce qu’il se passe alors que tout ce qui l’entoure se comporte différemment de ce dont il a l’habitude. Le sentiment d’égarement en est d’autant plus perceptible, ce qui va ajouter au naturel encore une fois. Dans une telle narration, c’est une réaction beaucoup plus sensible et préhensible qu’un "WTF ?" que je m’imagine plus difficilement m’asséner à moi-même sur le coup de l’incompréhension.

« J’me vengerai mais un autre jour, là j’ai pas le temps. » - Elisha (TE)
Oui, j’ai hésité à choisir le "pourquoi il se balade avec du basilic, lui…" parce qu’il est juste dément, mais… j’avais pas assez de contenu pour, ça m’a juste fait hurler de rire pour ce que c’est. Donc j’ai choisi celle-ci plutôt.
Si j’en crois son petit cartel au début, la petite Elisha est censée être une personne souffrant d’un trouble de la concentration et des séquelles d’une hyperactivité chronique. Il y a sans doute plein de façons intéressantes de traiter un tel sujet pour creuser le personnage en profondeur, mais juste la faire partir en vrille à une vitesse phénoménale pour rajouter un caractère spontané à tous ses raisonnements enfantins et en décupler l’effet comique, ça marche aussi bien. Dans cette phrase, c’est exactement ce qu’on a, mais avec même une petite subtilité en plus. Le désir de vengeance, en tout cas dans nos mœurs et dans celles de nos enfants, c’est quelque chose d’assez impulsif par nature. Dans les faits, ça ne résout rien, mais sur le moment, ça défoule. Sauf que là, cette envie impulsive est juste repoussée à un autre jour en une tournure de phrase, on a non seulement l’idée qu’elle passe d’une pensée à l’autre, mais aussi d’un sentiment à l’autre, si bien que l’instant de colère qu’a ressenti la petite Elisha semble simplement mort dans l’œuf avec le sérieux de la situation. Et ça me fait juste rire, de la voir afficher de façon totalement décalée un sentiment de rien à foutre olympique à ce qui la gêne parce qu’elle est déjà passée à autre chose.

« Voilà une mort qui respirait le panache, et qui en disait long sur la place qu’il occuperait dans l’Histoire. » - Swain (VB)
Voilà une phrase qui respire le panache, et qui en dit long sur la place que Swain occupe dans son histoire. En fait, de la part d’un personnage aussi froid et manipulateur que le Grand Général Jéricho Swain qui est déjà venu nous montrer dans l’édition de Peek a Boo avec quelle facilité il pouvait arracher les vies de ses rivaux pour ses intérêts, on n’attend pas de considérations aussi futiles en apparence que ce qui se dira de lui après sa mort. Mais pour autant, c’est loin d’être incohérent. La personnalité de Swain semble reposer sur quelques points d’honneur immuables, et si l’on considère qu’ils consistent à demeurer grand général et se comporter en grand général, la plupart de ses écueils s’expliquent assez naturellement. Là encore, j’ai l’avantage d’avoir lu ses textes sur Peek a Boo, mais déjà là, on avait un début de sentiment qui montait en lui lorsqu’il faisait le constat que les autorités gaspillaient ses troupes pour rien. C’était plus proche de la colère que d’un véritable marasme, mais ça rompait déjà avec sa froideur. Là encore, si on considère qu’il devait se comporter en grand général, ça explique assez bien le ressentiment qu’il a pu avoir, puisqu’il est censé prendre soin de ses troupes plutôt que les perdre vainement.
Pour revenir à notre texte, on a cette fois l’idée qu’un grand général se doit de mourir de façon digne, et avec panache. Ainsi, crever assassiné sous les traits d’une magicienne qu’il hait – et par des assassins qu’il a lui-même engagés pour comble de l’ironie – ça la lui mettrait assez mal. Avec ce genre de considérations, on comprend assez bien qu’il puisse montrer une "peur de mourir" comme c’est souligné dans le texte. Cela ne trahit absolument pas la moindre forme de couardise chez lui, parce qu’on a désormais compris qu’il a avant tout peur de mourir d’une façon indigne. On peut d’ailleurs noter que même dans le passage où cette idée de peur est soulevée, la narration se poursuit sans véritable rupture, et le comportement de Swain ne semble pas vraiment entravé par cette crainte. En fait, c’est juste une peur consciente, une idée qui le chiffonne, et de la même façon qu’il ne perdait pas ses moyens devant la mort de ses hommes, il ne perd pas ses moyens devant l’éventualité d’une mort indigne.
Au final, je ne dirais pas que le personnage en devient spécialement attachant, bien qu’il le soit plus que la plupart des généraux cruels du monde de la fiction. En revanche, il en devient nettement plus humain, puisque ses torts sont portés par des considérations qu’on parvient sans mal à se figurer. Il a comme une sorte d’égoïsme sans orgueil – et je vais probablement me faire bondir dessus par tous les étudiants en philosophie pour avoir employé ce genre de termes dans cette situation – et ça lui donne un caractère que j’aurais du mal à qualifier d’unique puisque, comme je l’ai dit, il repose sur des écueils très humains, mais en fin de compte assez profond. Et assez unique dans le monde du RP, parce que quand même, beaucoup se seraient sans doute contentés d’en faire un personnage froid et cruel s’ils devaient l’incarner.
Donc voilà, je ne peux plus vraiment cacher mon adoration pour les personnages de Valoran’s Battlefront – vous aurez remarqué que de mes trois commentaires, les trois ont un paragraphe d’au moins cinq cent mots pour parler de l’un d’entre eux – et j’ai peur d’être un brin biaisé quand je cause de leurs textes, mais que voulez-vous. De mon côté, j’ai plutôt l’impression de faire des gros paragraphes pour rassembler un max’ de justifications aussi objectives que possibles et me convaincre que mes premières impressions, qui se composent le plus souvent de coups de cœur, sont justifiées.

« Anabeth la naïve était au paradis. » - Opale (PaB)
Le texte d’Opale prend un tas de partis très sympas, comme celui de faire échanger le corps du personnage avec celui de son chat, celui de commencer le texte dans une situation où le personnage est déjà conscient de ce qu’il lui arrive – à la fois pour gagner des mots, pour éviter pas mal de réactions convenues qui auraient pu germer au moment de la découverte et pour offrir un caractère un peu déroutant au début qui se conclura par une chute susceptible de surprendre même un lecteur au courant du sujet – et également celui de mener son personnage à se complaire dans son nouveau corps, qui s’avère ici être un corps de chat. De la sorte, on a quelques occurrences où elle se met à raisonner comme un chat, allant jusqu’à comprendre pourquoi les chats semblent si augustes vis-à-vis de leur position, comme on le voit dans la phrase "Si les chats étaient des rois – Plume était un dieu". Pour ceux qui connaissent Le chat du rabbin, je trouve qu’il y a un côté assez similaire dans le caractère qu’adopte Opale une fois dans le corps de son chat, et qui rend d’un effet à la fois amusant et intéressant. Et avec cette superbe dont elle semble hériter de son chat en même temps que de son corps, elle se met à sortir des phrases comme celle-ci : "Anabeth la naïve était au paradis". Là, je pourrais m’amuser à pousser dans l’interprétation en soulignant l’adjectif "naïve" placé en épithète plutôt qu’en qualificatif qui donne une connotation à la fois épique et allégorique posée sur une phrase simple terminant sur la notion très religieuse de paradis qui gagne alors un écho de verset philosophique ou sacré qui rebondirait sur l’image idolâtrée du chat qui se permet de juger les humains avec dédain dans sa figure sacralisée, mais je sens que j’ai déjà perdu la moitié d’entre vous et que c’est effectivement totalement de l’interprétation. En revanche, ce qui n’en est pas – du moins en théorie – c’est qu’Opale se permet une certaine insolence à l’égard des gens, et dénigre totalement les états d’esprit d’Anabeth, même s’ils sont positifs. Elle pourrait se trouver fière de faire le bonheur de quelqu’un, mais même ça, elle s’en tamponne, pût-ce être un sentiment d’être au paradis. En fait, elle voit difficilement Anabeth comme autre chose qu’une naïve, comme le souligne l’épithète, et ne la personnifie donc que par sa naïveté – à une période où elle semble même considérer "humain" et "naïf" comme synonymes. Donc oui, elle se comporte comme un chat. Et ça fait beaucoup de mots pour le dire, mais ça m’a permis de partager ma petite interprétation que j’aime bien.

« Je t’enfilai des bas noirs, légèrement satinés, sur ta peau douce et blanche. » - Shadock (SNKR)
Une petite chose à mentionner avant de commencer sur celle-là… non, deux, en fait… non, trois.
D’abord, on a à nouveau affaire à un incipit. Donc ceux qui sont toujours pas allés voir ce que ça veut dire pendant les deux commentaires précédents, vous pouvez y aller vite fait pendant que je présente les deux autres points.
Ensuite, on a affaire à Shadock, et ce n’est pas la première fois que je traite son cas. Sa plume m’avait pas mal plu pendant l’édition de Peek a Boo, mais je l’avais trouvée un peu déséquilibrée par moments, à perdre parfois de sa finesse. Et sur Esquisse, j’ai pas lu parce qu’avec notre organisation en équipes, c’était pas dans ceux que je devais lire, et j’ai pas trouvé le temps de tout lire.
Dernier point : Cette fois, j’ai adoré. Mais genre vraiment adoré. Et donc ça va encore être un peu long.
Donc, ici, on est au tout début du texte, et comme d’habitude, c’est là qu’il faut poser l’ambiance et la situation. On a connaît déjà brièvement le personnage de Shadock grâce au cartel qui le présente juste avant, et on sait dans quelle situation il va se trouver parce qu’on connaît l’intitulé de l’épreuve, et cette phrase joue sur ces deux aspects pour nous poser la situation très rapidement grâce à un jeu de personnes assez habile. Dès les deux premiers mots, on a "je t’enfilai", ce qui suggère déjà deux personnes dont Shadock, et comme la seule autre personne qu’on connaisse de son entourage – toujours grâce au cartel – est sa femme assassinée, Ruyn, on ne pense qu’à elle comme candidate à la seconde personne. Oui mais elle est morte. Oui mais l’intitulé de l’épreuve nous donne une justification à cela, Shadock peut se trouver dans le corps de Ruyn, comme suggéré par l’énoncé, ce qui explique pourquoi il semble enfiler un vêtement à quelqu’un d’autre – il y aurait eu d’autres raisons possibles à cela, mais celle-ci en devient la plus évidente. Deux mots, trois avec l’apostrophe, et on a déjà assez pour imaginer qu’on ait Shadock dans le corps de Ruyn s’enfilant un vêtement. Et ce n’est même pas tout ce qui est dit dans ces trois mots, parce que ce n’est pas n’importe quelle personne de narration qui est employée pour désigner Ruyn, c’est la deuxième, du singulier qui plus est, beaucoup plus intime que la troisième. Non seulement cela facilite encore l’effort de compréhension qu’il faut pour désigner Ruyn comme le second personnage, mais en plus, on a une indication sur la façon dont il voit son rapport avec le fait d’avoir pris son corps, puisqu’il s’adresse à la deuxième personne au corps en question. Au seul corps de Ruyn, il accorde la personnalité de Ruyn, il considère que c’est à elle qu’il touche en touchant à son corps, ce qui peut même lui donner un caractère un peu sacré si on compare ce comportement aux effigies qu’on ne doit pas profaner pour ne pas profaner les personnes qu’elles représentent. Ce dernier point, c’est peut-être un peu de l’interprétation, mais ça fait déjà beaucoup de choses dites en trois mots – et un cartel, ‘faut quand même le rappeler pour les anti-cartels qui vont trouver que j’en fais des caisses alors que je le pense, même avec un bon cartel, c’est pas forcément évident de poser une situation aussi vite et proprement.
Mais vous l’avez vu, la citation que j’ai prise ne s’arrête pas à "Je t’enfilai". Alors, qu’est-ce qu’il lui enfile, à sa Ruyn ? Des bas noirs. Si on se rappelle que Shadock porte son deuil, ça fait plus que sens, mais en plus, ça fait contraste avec la "peau douce et blanche" mentionnée à la fin de la phrase. Effectivement, c’est le corps de Ruyn, que Shadock habille, et non pas le sien. Un tas d’interprétations symboliques doivent pouvoir en découler, et j’y suis bien sûr allé des miennes en lisant le texte, mais je vais ici me limiter aux plus évidentes. Globalement, on comprend au fur et à mesure de la lecture que Shadock habille Ruyn comme il l’a connue, principalement de noir et de rouge, décrivant même son rouge à lèvres – ou noir à lèvres, on sait pas vraiment – comme une "encre tentatrice" à la fin du paragraphe, deux mots qu’on associe assez naturellement aux couleurs respectivement du noir et du rouge. Et oui, c’est le moment où je me mets à parler de tout le texte plutôt que de la citation. Quand on n’est pas un grand lecteur de Stendhal – ce que je ne suis pas moi-même – ces couleurs évoquent pas mal de sentiments assez négatifs, mais également la tentation et la passion pour le rouge comme mentionné précédemment. Habillez une femme de rouge et de noir et cherchez ce qu’elle vous évoque… vous l’avez ? On comprend pendant ce texte – et pendant les autres de Shadock, d’ailleurs – que Shadock voit sa Ruyn comme une vile tentatrice, mais également comme son égale ou un brin supérieure sur beaucoup de points, et c’est en partie ce qu’il va lui trouver de si attirant. De la sorte, ces couleurs qu’il utilise pour qualifier Ruyn lui correspondent assez bien à lui aussi, et ça rend assez intéressante la perspective qu’il les enfile à travers elle – encore une fois pour des tas de raisons symboliques.
Et enfin, on a le caractère doux de Ruyn qui est porté dans la phrase. Je salue l’utilisation de l’adjectif "satiné" qui donne à la fois un aspect doux et brillant au bas que Shadock lui enfile, et avec lequel il fait une lente transition du noir au blanc pendant la lecture de la phrase qui rend le contraste naturel sans le ternir. On a comme une coexistence harmonieuse entre le bas noir qui va servir à porter la personnalité obscure de Ruyn et sa jambe blanche et douce qui va juste la rendre belle et douce, ce qui fait qu’elle a du mal à dégoûter, c’est même plutôt l’inverse. Même Shadock, qu’on sait être devenu un personnage assez monstrueux – peut-être plus quand on a lu ses autres textes – s’exprime de façon assez poétique au cours de sa narration et tend à porter à Ruyn une empathie qui en devient assez touchante.
J’ai vraiment parlé que des premières lignes de ce texte, mais je pourrais sans doute m’étendre encore une éternité sur le reste. Pour être concis, j’adore la façon dont Shadock a pris le thème pour le transformer en une réminiscence de son personnage tout en l’exploitant pour user des ressemblances de Shadock et de Ruyn et du fait qu’ils se connaissent par cœur pour les rapprocher pendant certaines des situations, j’adore la façon à la fois humble, complice et lyrique dont Shadock parle de Ruyn et de sa relation avec elle pendant tout le long du texte, j’adore le mélange entre les faits et les souvenirs qui donne à la scène un côté à la fois onirique et nostalgique, et bon dieu, j’adore cette fin qui respire à la fois le rêve et le souvenir au moment d’un retour à la réalité sur une scène aussi froide que poétique. Walà, c’était un petit compromis entre "faut que je passe aux autres textes" et "mais j’ai encore tant à dire sur celui-làààà !"

« Ses yeux en amande, qu'il qualifiait d'un gris un peu spécial - ce qui voulait dire, à sa manière, qu'ils étaient d'un simple céruléen monotone. » - Darren (ILK)
Un peu dans le même style qu’Alexander de Dead End mais dans un autre style –  jeme comprends – le texte de Darren va présenter les choses avec un aspect très naturel en les enrobant de ce que j’appellerais une poésie du quotidien. On n’est pas dans les hyperboles et les grands effets de style, à la place, on a des petites comparaisons teintées d’un peu de couleur, un petit clair-obscur par ci, une petite teinte chaleureuse par là… Dans cette phrase, la connotation qui se dégage est quelque part entre le joli et le morne. On a d’abord les yeux en amande (plutôt dans le joli) ayant comme couleur le gris (plutôt morne) mais un gris manifestement "un peu spécial" (dans le joli, mais terni par un modalisateur) que Darren décrit ensuite comme d’un simple (modalisateur, donc plutôt vers le morne) céruléen (plutôt joli) monotone (plutôt morne). Et globalement, on a l’opposition de deux visions entre le gris joli et le bleu morne, comme si Henry – ‘fin, si j’ai bien saisi le sens du texte, c’est lui Henry – changeait un bleu morne en gris joli. C’est un peu ça que j’entends par "poésie du quotidien", juste des petits mots de petites douceurs pour ajouter un brin de poésie à cette relation qui ne casse pas mille et une pattes à un mille-pattes mais qui demeure douce et jolie, une passion entre deux personnes comme il en existe tant, et dans le monde du RP où le beau rôle va le plus souvent au spectaculaire – et je ne fais clairement pas exception – ça donne une ambiance vraiment rafraîchissante, qui en plus sert le propos du texte puisque Darren apprend à son fil qu’elle doit aimer sa vie et son amour tels qu’ils sont.

« j’étais libre de disposer de lui.. enfin de moi.. ou plutôt de nous comme je l’entendais. » - Allyson (UTM)
Un peu dans le même genre que le texte de Shadock – mais avec la poésie et le lyrisme en moins pour opter pour une ambiance plus comique – celui-ci repose pas mal sur l’idée qu’Allyson connaisse par cœur son petit ami Stephen dont elle vient de prendre l’apparence. Et dans le même genre que l’utilisation du "tu" que Shadock utilisait pour désigner le corps de son aimée qu’il habitait, dans cette phrase, Allyson se permet d’utiliser un "nous". Voilà, c’est tout pour la comparaison avec Shadock, vous pouvez disposer et oublier tout lien à faire entre les deux textes.
Pas mal de textes des thèmes 3 et 4 ont utilisé ce genre de tournures en "elle… enfin lui" ou "lui… enfin moi" ou autres. L’idée est pas très compliquée à comprendre, c’est juste pour suggérer un moment de trouble pour le personnage qui a un peu du mal à se faire à sa situation, il se pose la question de comment il devrait se désigner dans ces circonstances qu’il n’aurait jamais pu prévoir. Mais Allyson, après être partie sur la tournure habituelle, apporte une réponse assez intéressante à cette question, du moins dans ce contexte. Ce "nous", on peut le prendre soit pour désigner la sorte d’hybride constituée du corps de Stephen et de l’esprit d’Allyson, soit simplement pour désigner le couple d’Allyson et Stephen. J’aime bien cette deuxième version, parce que ça donne à Allyson un côté maîtresse de sa relation avec Stephen, et avec l’idée qu’elle connaît son copain par cœur et est capable de déterminer quelles réactions il aura à quelles provocations, c’est comme si elle pouvait décider de comment ils s’entendent et jouer avec. Mais à côté de ça, elle ne donne pas l’air de vouloir briser la relation, juste tendre le fil au maximum sans le faire craquer. C’est une sorte d’insolence mignonne, en somme, et je trouve facilement ça amusant.

« Très tentante cette fenêtre… » - Onyx (Esquisse)
Je sais pas si j’ai été le seul intrigué par ce passage. Non, mais me répondez pas derrière votre ordinateur, ça sert à rien. En fait, en lisant notamment cette phrase, j’avais juste le sentiment qu’elle n’avait rien à faire là. Ce n’est pas un reproche, attention, je ne dis pas qu’il ne fallait pas la mettre. Je veux juste dire que je la trouve en total décalage avec le ton de la première partie du texte, et qu’elle m’a fait me poser un certain nombre de questions. Un peu comme quand vous regardez un dessin animé pour enfants et qu’un bourriquet dépressif intervient, ‘voyez ? On a tous nos petits trauma’s.
En fait, cette fenêtre que regarde le personnage de Lucas, c’est une façon de s’évader de cette histoire dont il est en quelque sorte prisonnier, mais il ne la prend pas, et il ne se pose pas la question de pourquoi il ne l’a pas prise. Il n’y a pas de "Non, ce serait mal de fuir" ou une quelconque phrase de cet acabit, il ne donne pas l’air de s’être convaincu d’avoir fait le bon choix à ce moment, il lâche même un soupir au moment de retourner vers la porte. Et à côté de ça… je m’excuse par avance, parce que c’est sûrement de l’interprétation, mais l’ambiance de cette scène respire le suicide. Je dis pas que c’est l’intention de Lucas, mais la scène a l’air d’être mise en parallèle avec une scène de ce genre. Si vous prenez juste les quelques phrases de ce passage, ça vous donne ça : "Il reluqua avec une envie de plus en plus forte la fenêtre. Serait-ce vraiment si mal de prendre la fuite? - « SEAN! SEAN! NON, MAIS TU FAIS QUOI LÀ-DEDANS!? » - Très tentante cette fenêtre… " Vous voyez ce que je veux dire ? Et c’est cette ambiance que je trouve totalement décalée avec le ton du texte, qui disait quelques lignes plus tôt "Lucas ne se souvenait pas d’avoir signé pour un film d’adolescente à la Ryan Gosling." ou encore "Lucas croyait fermement en la devise qu’ignorer ses problèmes les faisait disparaître. M’enfin, ça ou tirer dessus, mais il n’avait malheureusement pas d’armes et fusiller sa belle-sœur n’était sûrement pas une très bonne idée, aussi insupportable soit-elle." Donc on a ce passage qui respire la mort au milieu d’un texte aux tournures assez légères, même s’il va se finir de façon un brin plus sérieuse.
Du coup, je me suis posé la question de pourquoi un tel contraste. Est-ce simplement une inattention d’Onyx au moment d’écrire, qui ne se serait pas trop souciée du ton et aurait juste voulu balancer une plaisanterie supplémentaire en suggérant que le personnage ait pu se barrer de but en blanc en laissant les autres avec leurs problèmes ? Alors, en bon administrateur d’Esquisse et ayant donc facilement moyen de la contacter, je l’ai pas fait parce que… parce que les américains ont élu Trump et que c’est pas moins con. En vrai, c’est aussi que j’essaie de rendre mon commentaire le plus personnel possible, montrer ce que je vois plutôt que ce que je vois pondéré par ce qu’en pensent les auteurs.
En fait, ce passage, je le vois un peu comme un point d’ancrage sur lequel va revenir la morale de l’histoire, qui dit qu’il faut pas mettre les frangins dans la mouise même quand ils sont invivables – Lucas use de tous les efforts possibles pour sauver Sean en considérant que ce dernier a dû se retrouver confronté aux dangers de l’Esquisse. À ce moment où Lucas observe la fenêtre, il a le choix de se barrer quitte à laisser la femme de Sean croire que son mari a pris la fuite – ce que les deux finiraient fatalement par vivre très mal – et laisser toute sa famille derrière lui. Lucas ne prend même pas un mot de narration pour considérer ce qu’il ferait une fois sorti par la fenêtre, il pense juste à se barrer pour ne pas avoir à encaisser la vie familiale de Sean et les problèmes qui découleront du fait qu’il n’est pas Sean. C’est ça que je lis dans ces connotations hyper-sérieuses, c’est le fait que se barrer par la fenêtre à ce moment-là n’est absolument pas anodin. Et à la fin, quand Lucas arrive enfin à la conclusion que son frère mérite pas tout ce qu’il peut le laisser subir, on peut revenir sur le choix qu’il a fait face à la fenêtre et se dire était hyper important.
Je vais m’en tenir là pour l’interprétation, parce que je suis déjà même pas certain qu’il y avait quelque chose à interpréter, mais j’ai également des tas de petits points qui me font reconsidérer la parabole du suicide à côté de ça et me dire que s’il y en a une, elle est franchement réussie. Donc voilà, je laisse mes réflexions ici, si vous voulez le lire de cette façon, bah libre à vous d’aller rechercher tous ces petits liens à faire et devenir comme moi des théoriciens du complot littéraire. Venez, on a des cookies… ou en a-t-on… ? Il n’y a pas de cuillère !

« Tu ne songes pas un seul instant qu’il pourrait avoir des réponses, la panique l’emporte sur la raison. » - Azamir (MP)
Allez, je suis sûr que ça vous avait manqué, que je vous parle de personnes de narration. Chez Azamir, on a le texte presque entièrement à la première personne, et quelques brefs extraits à la deuxième, à cause de la schizophrénie du personnage dont Azamir a pris le corps. Déjà, j’adore l’idée du personnage tourmenté par ce trait si particulier du corps de son hôte – en fait, le texte d’Azamir, c’est plus ou moins un florilège de petites idées que j’adore – mais en plus, ça permet d’amener très proprement ce genre de passages à la deuxième personne. Le premier que j’ai lu m’a un peu troublé, mais l’explication m’a totalement satisfait dès le deuxième. Et il se trouve qu’à un moment, on a cette phrase, où la deuxième personnalité de Ferir – ou d’Azamir, on sait pas vraiment si c’est la personnalité de Ferir qui est restée dans le corps ou Azamir qui en a développé une seconde une fois à l’intérieur, et pour tout dire, c’est pas vraiment important de le savoir parce que les deux marchent très bien – explique qu’Azamir se met à paniquer et agit à l’instinct. Dans un texte à la première personne et au présent, ce genre de propos, on peut difficilement les tenir, il faut extrêmement bien les doser. En effet, le narrateur est alors dans le vif de l’action, et sa narration devient naturellement le reflet de ses pensées. Ainsi, quand le narrateur panique, il doit penser de façon paniquée, et on verra rarement un personnage paniquer se dire "je panique", ni même faire une phrase longue et bien construite. Par ailleurs, s’il avait dit "je ne songe pas un seul instant qu’il pourrait avoir des réponses", ça n’aurait pas tenu la route, puisqu’en songeant qu’il ne le songe pas, automatiquement, il le songe et suggère qu’il l’a songé. Donc voilà, c’est un tas de limites que pose la première personne. Alors Azamir fait le choix très habile de passer ce passage à la deuxième. C’est la deuxième personnalité, qui n’est absolument pas mue par un vent de panique et qui n’a pas de raison de penser à ce que pense Azamir, qui va nous dire qu’Azamir panique, qu’il ne songe pas à certaines choses, et qu’il agit à l’instinct. Et non seulement ça permet de dire ce genre de choses sans trahir la personne narrative, mais en plus, avec le changement temporaire de narrateur, on ne lit plus rien du narrateur à la première personne, à savoir les pensées d’Azamir. C’est comme si celles-ci s’étaient tues, traduisant par le fait-même son passage en mode instinct, et dès qu’elles reviennent, on a comme un retour au calme progressif. C’est moins vrai dans les autres passages, où ça peut simplement se traduire comme la personnalité qui parle directement à Azamir et l’accompagne dans sa réflexion, mais ici, j’aimais bien l’effet. Donc un bon point pour Azamir. Y’en aura pour tout le monde, vous bousculez pas.

« C’était comme revoir un reflet de sa propre personne. » - Dahlia (RR)
C’est rigolo qu’elle s’appelle Dahlia, quand même. Parce que le dahlia, c’est un symbole de reconnaissance, la fleur qui va rendre fier le jardinier qui s’en occupe bien. Du coup, dans son cas…Non, attendez, c’est pas rigolo, en fait.
Le texte de Dahlia choisit de mettre son personnage dans la peau de son père. Dans pas mal de situations, ça permettrait de dériver vers des morales dans le genre de l’enfant qui découvre à travers les yeux de son père que c’était pas quelque chose de facile que de l’élever, mais pas ici. Ou plutôt, pas vraiment, je reviendrai là-dessus.
Dans cette phrase, on a Dahlia qui se retrouve face aux recrues de son père et qui est censée les former à la façon dont il le faisait. Et il s’avère qu’elle-même a subi cet entraînement, et sait à quel point il est cruel. C’est cette idée que porte la phrase, Dahlia se revoit à la place de ces recrues qu’elle va envoyer endurer ce calvaire qu’elle connaît bien. Mais à côté de ça, le fait qu’elle soit alors dans le corps de son père et qu’elle se mette à sa place donne une résonance curieuse à cette phrase, puisqu’on devine que le père a probablement été formé de la même façon – ou du moins, je l’ai lu en m’imaginant ça, peut-être que c’est mon cerveau qui se figure naturellement une telle image de ce genre de personnage. Toujours est-il qu’on peut en venir à se poser la question : "Mais le papa, n’a-t-il pas ressenti la même chose ?", toujours dans cette idée de morale avec l’enfant qui doit comprendre son père. Sauf que derrière, ça n’arrive pas, Dahlia se met au contraire à le haïr d’autant plus. L’idée est simple, elle ne ressent juste rien comme son père, et ne peut rien lui pardonner, même après s’être mise à sa place un moment. Le texte aurait pu aller plus loin – mais bon, il y avait la limite de mots – en menant par exemple Dahlia à faire cesser l’entraînement ou s’insurger d’une quelconque façon pour montrer que son père le pouvait aussi et se donner encore des raisons de ne pas lui pardonner son comportement, mais on a déjà un profond ressentiment qui se dégage de cette transposition à la place de son géniteur qui donne au texte une certaine puissance jusque sur la dernière phrase.

« Même les miroirs de la ville ne voulaient pas renvoyer mon reflet. » - Inej (PE)
C’est rigolo qu’elle s’appelle Inej, quand même. Parce que du coup, quand on l’appelle, y’a la moitié des gens qui doivent regarder par la fenêtre pour vérifier s’il neige effectivement. Oui, bah j’essaie de détendre l’ambiance parce qu’on est arrivé sur les textes sombres, là.
Inej fait le choix de mettre son personnage dans le corps d’un fantôme. Dans le monde du RP, un fantôme, on peut en faire plein de choses, comme l’atteste par exemple une certaine épreuve 7 de l’édition de Terrae. Mais chez Inej, on a le fantôme dans sa froideur la plus pure, qui n’incarne rien d’autre que le regret d’une perte, et c’est sur ce point que va jouer le texte pendant tout son long. Inej se découvre dans le corps spectral d’un personnage devenu totalement absent à l’histoire, et se met à penser que son ami – celui qui est devenu fantôme, je crois pas qu’on apprenne jamais son nom – ne mérite pas ce sort, cette absence, et qu’elle le mérite beaucoup plus que lui. C’est une tare assez caractéristique des gens tiraillés par le regret et globalement par les pensées noires, de devenir humbles à l’extrême et de se dévaloriser au profit de ses proches – je suis sûr qu’il y en a à qui ça va parler – et c’est un sentiment que je trouve vraiment bien rendu dans ce texte. Et également dans cette phrase : " Même les miroirs de la ville ne voulaient pas renvoyer mon reflet".
Je ne suis pas certain duquel des deux sens que je vais énoncer est effectivement celui de la phrase, mais les deux portent une idée qui sert bien le contexte – si bien que si c’est un double-sens volontaire, je le salue. D’un côté, on a Inej qui se prend à admirer le corps de son ami défunt, comme elle le fait depuis le paragraphe précédent. Et même quand elle regarde dans un miroir, c’est le corps de celui-ci qu’elle voit. Si ça fait parfaitement sens dans le contexte vu qu’elle est devenue le fantôme, on a quand même la tournure particulière de la phrase qui dit que les miroirs ne "voulaient pas" renvoyer son reflet, comme si elle le leur avait demandé en s’y observant, ou plutôt comme si c’était ce qu’elle avait espéré ou attendu. Donc en essayant de se regarder elle-même, elle ne parvient qu’à regarder son ami. Et d’un autre côté, en lisant cette phrase, on peut facilement s’imaginer des miroirs qui ne renvoient aucun reflet. Cela fait sens aussi puisque c’est un fantôme, et on ne sait pas forcément comment fonctionnent les fantômes dans ce monde, et ça paraît naturel qu’ils puissent ne pas avoir de reflet. De la sorte, ça va cette fois servir le propos porté dans la suite du texte sur l’absence du personnage, que j’évoquais juste avant. Cette fois, on a vraiment une ambiance de vide qui donne un caractère un peu sinistre au tout, et ça accentue le sentiment de solitude que va encaisser Inej à travers ce paragraphe – ce qui fait qu’en y repensant, j’ai plutôt l’impression que c’était ce sens qui était le bon.
Du coup, voilà, ça fait une bonne phrase qui respire bien la désolation comme on l’aime pour un bon texte qui respire la même chose puissance dix. Et je dois dire que ce genre de choses a tendance à bien me plaire quand c’est bien fait. Et donc, là, ça m’a bien plu.

« Étrangement, cette nuit là le blanc n'eut aucun mal à trouver le sommeil. » - Jihyeon (FS)
Au fur et à mesure que je relisais les citations que j’ai choisies pour ce thème, je me suis dit que ça risquait bien d’être un commentaire placé sous le signe de l’interprétation. Et cette dernière citation ne fait pas exception, j’en ai bien peur. Mais bon, l’autre phrase que j’avais hésité à prendre, "Son reflet ne pouvait pas lui appartenir", risquait de balancer dans les mêmes interprétations, voire plus. Et puis là… j’ai au moins le mot "Étrangement" qui me dit qu’il y a quelque chose d’étrange à soulever et qui peut me servir de base solide.
Donc, pour replacer dans le contexte, cette phrase fait écho au tout début du texte, quand Jihyeon raconte qu’il avait eu du mal à s’endormir la veille à cause de son louveteau qui fichait la pagaille. Cette fois, il se trouve dans le corps de Nachtgewalt, l’ennemi public n°1 de Four Seasons, et se retrouve donc tout seul. Il arrive alors à trouver le sommeil plus facilement, ce qui semble faire sens puisqu’il n’a plus son marmot pour le mordiller. Alors pourquoi serait-ce étrange ? En fait, il a plein de raisons de ne pas trouver le sommeil. Déjà, ce qui lui arrive n’a strictement aucun sens, ensuite, il est dans le corps d’un loup traqué partout dans ce monde et il est pas improbable que quelqu’un vienne lui tomber dessus pendant qu’il dort, et enfin, il est tout à fait envisageable comme c’est mentionné dans le texte que Nachtgewalt se soit retrouvé en échange dans son corps à lui et puisse commettre ses méfaits librement dans son foyer. Donc ouais, il y a un tas de raisons d’avoir le sommeil troublé. Et pourtant, il arrive à le trouver sans mal, et ce sont les raisons à cela qui m’intéressent.
Bon, l’explication la plus simple, c’est "c’était un rêve, donc il en sort sans mal", ce à quoi je répondrais… certes, mais c’est moins joli. Et ça assurerait que ce fût un rêve, alors qu’en lisant la fin, j’ai eu le sentiment que cette interprétation de la part de Jihyeon était un peu hâtive. Dans les faits, il s’endort, il se retrouve dans le corps de Nachtgewalt, il se rendort, et il se retrouve dans son corps, d’où il conclut que ce n’était qu’un rêve. Vous conviendrez que ce n’est pas certain, et j’avoue que l’idée que ça n’en soit pas forcément un me plaît beaucoup, et même si c’en est un, ça ne va pas vraiment empêcher ce que je vais raconter par la suite.
L’autre explication que j’aime bien, c’est de me dire simplement que Jihyeon a adopté la vie de Nachtgewalt. Pendant les derniers paragraphes, Jihyeon a commencé à comprendre ce qu’endurait Nachtgewalt, et que quoi qu’il tentât de faire, seul le rejet lui était adressé. Il prend même en pitié ce personnage qu’il considérait au début du texte comme son pire ennemi. Du coup, on comprend bien qu’il n’a plus vraiment moyen de connaître les intentions de Nachtgewalt, puisque tous ses actes semblent maintenant accueillis de la même façon, bons ou mauvais. Bon, quand on connaît Nacht’, on sait qu’il est pas tout blanc, mais on va faire comme si le parallèle était possible.
Du coup, on peut trouver plusieurs raisons au fait qu’en prenant la vie de Nachtgewalt, Jihyeon trouve facilement le sommeil. D’une part, on peut simplement se dire que la personnalité de Nachtgewalt, qui est plus habituée à ce qu’elle endure, a moins de mal à dormir dessus – ça ou le fait que c’est une enflure qui va pas cauchemarder pour beaucoup, ‘faut voir. D’autre part, on peut le regarder du côté rédempteur, comme quoi Jihyeon accepte d’endurer la vie de Nachtgewalt à sa place et se complaît dans cette position, même si c’est déjà de l’ordre du moins probable. D’autre part encore, on aurait le fait que la vie de Nachtgewalt n’a pas que des mauvais points, et notamment, pas de gosses, il a plutôt la liberté pour lui et s’endort sans trop d’idées sur la conscience, et que Jihyeon peut en profiter un peu vu qu’il est dans son rôle, ce qui lui donne de légères pulsions Nachtgewaltiques – ou Nachtgewaltesques, je sais jamais comment on construit celui-là. Et enfin, on peut se dire qu’il y a juste un peu de tout ça, et qu’un Jihyeon dans le corps de Nachtgewalt a peut-être plus en commun avec un Nachtgewalt dans son propre corps qu’on ne peut le penser. Bon, encore une fois, c’est pas mal interprété, rappelez-vous que Nachtgewalt est pas un louveteau de chœur. Pour vous en convaincre, allez lire ses textes sur les autres éditions, ils sont tous trop bien.
Et en fait, je cache pas que si j’aime autant l’interprétation comme quoi ce serait pas un rêve, c’est pas vraiment pour tout ça. Encore une fois, ça marcherait même sans. Ce que j’aime bien, c’est me dire que c’est vraiment arrivé et que Nachtgewalt s’est lui-même retrouvé dans le corps de Jihyeon, parce que ça suggérerait qu’il n’en a pas profité pour commettre d’horreurs dans le cercle familial de celui-ci, vu que son louveteau revient ensuite l’accueillir joyeusement au réveil. Du coup, ça filerait un peu d’honneur et d’humanité au méchant loup, et ça ferait un reflet sympa en disant qu’un Nachtgewalt dans le corps de Jihyeon ne serait pas si différent d’un Jihyeon dans son propre corps, si vous voyez ce que je veux dire. Ça va déjà trop loin ? Ok, on arrête. Mais j’vous jure, c’est comme ça que je l’ai ressenti dès la première lecture.




C’est donc la fin de cette édition surinterprétation des commentaires de Kaoren. J’espère que ça vous a plu comme d’habitude, j’avoue que j’ai pas mal galéré à doser pour que ça reste intéressant et que ça parte pas trop en vrille, et je vous donne rendez-vous pour le prochain commentaire qui sera sur l’épreuve… *lance son dé*

L’épreuve 5 !
Kaoren [Esquisse]
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