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Interforum ;; Commentaires et avis

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Darren van Mastroëm [ILU]
Darren van Mastroëm [ILU]
Anonymous
Darren van Mastroëm [ILU]
Darren van Mastroëm [ILU]
Invité
#26 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Darren van Mastroëm [ILU]
Jeu 18 Juil - 23:34
Je veux juste répondre à Kaoren par rapport à la critique ! Merci déjà d'avoir pris le temps de lire et commenter mon texte, c'était hyper plaisant à lire. Franchement, j'adore lire tes critiques en général, même si on parle plus d'analyse !

Je voulais juste répondre aux petites demandes. J'ai cru comprendre qu'il y avait un petit doute sur la personne concernant la citation « Ses yeux en amande, qu'il qualifiait d'un gris un peu spécial - ce qui voulait dire, à sa manière, qu'ils étaient d'un simple céruléen monotone. », qui concerne un personnage non-nommé, Takashi, qui est le partenaire actuel de Darren et non Henry. C'était plutôt flou, je ne voulais pas citer le personnage. C'est complètement de ma faute, je l'admets complétement.

Oui, car Darren est un il, aussi. Je n'avais pas trop sous-entendu cela, j'aurais sûrement du mettre un petit texte HRP, my bad. Je trouve que c'est important de le notifier, puisque le texte parle vraiment d'un homme homosexuel qui était amoureux d'un autre homme hétérosexuel, et forcément, ça ne pouvait pas marcher entre eux, comme sous-entendu dans « La femme d'Henry n'avait que d'une femme d'un avantage sur moi ».

En tout cas encore merci pour la critique c'était cool et j'ai hâte de lire la prochaine. <3
Darren van Mastroëm [ILU]
Juliette [MAD]
Juliette [MAD]
Anonymous
Juliette [MAD]
Juliette [MAD]
Invité
Ven 19 Juil - 12:52
Coucou Sona,

Je voulais juste te répondre comme quoi c'est vrai qu'au début j'ai eu une idée similaire à la tienne, mais finalement j'ai tout changé au dernier moment et ça n'a plus rien avoir ;) Du coup difficile de comparer les styles puisque finalement nos textes n'ont rien en commun si ce n'est le changement de sexe comme tout le monde. J'ai voulu justement éviter de proposer la même chose que toi pour éviter cela justement, déjà qu'on est tous mis en concurrence, je ne me voyais pas proposer un texte avec la même idée qu'un autre participant, parce que forcément, il y aurait eu une comparaison entre nos deux textes et j'ai voulu l'éviter, ça aurait été moins drôle sinon :p
Juliette [MAD]
Silivren[NRP]
Silivren[NRP]
Anonymous
Silivren[NRP]
Silivren[NRP]
Invité
Ven 19 Juil - 17:21
Wouf Sona !

Je suis gâtée dis donc ! Un commentaire à l'aller, un commentaire au retour. Ton commentaire me fait vraiment plaisir en tout cas, Sona ! Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 2244379341 Je suis contente que l'aspect conte soit vraiment perceptible (c'était une contrainte supplémentaire que je m'étais auto-infligée Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 374913023) et ravie que mes dialogues te plaisent autant. Quant à ta question, c'est moit' moit' : les références de miroir dans les contes russes, c'est de la recherche, tout comme la forme spécifique du conte russe mais les références à la Fontaine (choix des animaux) et aux Tricksters (choix des animaux, référence à Loki, dont son hermaphrodisme), c'est de la culture personnelle ^^ (et même mon grand Amour avec une très très grande majuscule).
Silivren[NRP]
Invité
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
Sam 20 Juil - 0:06
Coucou, c’toujours PiuTe sous ses habits de JM. J’vous livre là mes notes améliorées pour que les gens aient un retour sur leur texte mais leur but initial et profond c’est de me permettre de voter. Mon avis n’est pas universel, alors vous pouvez absolument ne pas être d’accord avec moi, j’peux avoir mal compris un texte ou ne pas accroché à un texte génial qui touchera à fond quelqu’un avec une autre sensibilité.

Epreuve 5

L’épreuve : beaucoup trop de feels avec cette épreuve, je le trouve hyper cool.

Les participations en général :
- Toutes sont de qualité.
- Beaucoup se ressemblent, beaucoup suivent le thème sans s’en emparer et du coup peu de textes m’ont réellement plu. J’ai souvent eu le sentiment qu’il se passait exactement la même chose dans de nombreux RPs. Bien entendu il y avait la touche personnelle du personnage, mais ça s’arrêtait là. Alors c’est vite frustrant.


Les participations au détail:
Dorothea pour Irydaë
Les + : Il se lit bien.
Les - : Ce hors RP qui nous spoile beaucoup trop.
Au total : Je l’ai lu en premier et j’dois avouer que j’ai trouvé cette participation très scolaire. Je ne pense pas qu’elle soit mauvaise, loin de là, mais elle ne dépasse pas du thème, ne se l’approprie pas, elle le suit comme une guideline sans y apporter plus que l’histoire du personnage résumée dans le hors RP avant… Du coup elle n’arrive pas à m’emballer car elle me raconte ce que je sais déjà.

Elizabeth pour Institut Indarë
Les + : « Elle même ne se souvenait pas de s'être jamais rencontrée par le passé.   » Ca j’ai beaucoup aimé, j’ai trouvé que c’était un positionnement intéressant par rapport au fait de se rencontrer plus jeune.
Les - :
Une citation : « Encore une fois si elle savait, qu'elle n'allait jamais faire de sa passion son métier, mais qu'elle ferait de son métier sa passion.   » J’ai beaucoup aimé comme philosophie de vie.
Au total : J’aime beaucoup la philosophie de la grande Elizabeth, c’est bien écrit, agréable à lire. Certes la trame du récit suit celle du sujet, mais on sent qu’il y a plus d’enjeux qu’il n’y parait dans la dernière partie et ça c’est chouette.

Lynux pour Terrae que j’connais et que j’vais donc gentiment enquiquiner si je peux. C’ma façon de montrer que je t’aime.
Les + : C’est bien écrit.
Les - : 2 fautes d’orthographe bouhou la tehon J’les ai pas cherchées, j’les ai pas vues mais je sais qu’elles y sont…
Une citation : « Pourtant, c’est bien le passé qui l’avait rattrapée.   » J’ai beaucoup aimé cette introduction au sujet.
Au total : J’ai toujours cette peur au ventre qu’on ne s’approprie pas l’sujet mais tu y es arrivée en quelques phrases « Mais c’était aussi plus que ça. C’était s’aimer soi-même. Comprendre qu’on est ce qu’on est parce qu’on a traversé ces épreuves et qu’on en est ressorti vivant » cette jolie introspection fait de ton texte autre-chose qu’un joli texte.

Pastora pour Ilukaan.
Les + :  On rentre dedans comme dans du beurre ! C’est pas un rêve. Le thème traité est cool. La plume.
Les - : Une très vilaine faute au début. J’aurais aimé qu’il soit posté après, plus tard dans la journée, car je ne doute pas qu’elle eut été évitée avec une relecture de plus.
Une citation : « Une bière, deux, trois, quatre. Elle passe à plus fort, directement à la Vodka. Le serveur ne l’en empêche pas : il gagne sa vie, et elle, un moyen d’oublier. »
Au total : Alors. Ce texte c’est un coup de cœur. Le thème abordé, genre merci quoi. J’aime les critiques et celle-ci est plutôt sympa. Puis on va pas s’mentir, l’écriture fluide porte bien le propos. J’ai aimé la métamorphose de la petite Pastora en barman. J’ai aimé les conseils du barman. ‘fin. On résume : j’ai aimé de ouf. Ce texte il est dans mon top 3 si c’est pas top 1.

Maximilian pour MP
Les + : L’explication du délire onirique par un pokemon (j’connais pas l’univers mais c’est cool quand même !)
Les - : ça reste un rêve, voilà
Une citation : «  La morve finirait par sécher et partirait au prochain cycle de la machine à laver ; rien de dramatique. » Totalement d’accord.
Au total : Alors j’aime bien le texte car on sent dans la manière dont il parle à son petit lui que le perso est en train de changer, qu’il n’est plus pleinement celui décrit dans sa présentation. Je ne sais pas si c’était uniquement pour l’exercice ou s’il en va de même lors de son évolution sur le fo mais c’est agréable.

Méchiore pour La nouvelle Avalon
Les + : La manière d’initier le rêve. Situer géographiquement l’histoire à la réunion.
Les - : des fautes.
Au total : Je ne rentre pas dans l’histoire, c’est bien écrit c’est pas le souci, c’est que ça suit de trop près le sujet, ne lui apporte que la fantaisie d’un perso et pas tellement d’une intrigue qui le porte.

Edel pour The Awakening
Les + : le développement du perso.
Les - : //
Au total : L’histoire était intéressante. On y voit un développement certain du perso. Au début il fuit littéralement son passé, ensuite il le confronte, pour finalement lui dire adieu. C’est poétique et sympa.

Yagléandra pour Rebirth RPG
Les + : Les voyages sur des planètes inconnues.
Les - : L’usage incertain du terme patient zéro. Le patient zéro c’est le premier qui chope la maladie et en théorie le premier à mourir si elle est mortelle. Là j’ai eu l’impression qu’elle était plutôt le cobaye zéro. C’pas vraiment du négatif cela dit mais j’me suis vraiment pris la tête sur ce détail.
Au total : Alors, je suis désolée, je trouve encore l’intrigue trop scolaire. Elle colle au sujet  sans se l’approprier, peut-être sur la fin quand elle essaie de suivre son propre  conseil ? Mais ça arrive trop tard pour moi. Du coup je n’accroche pas.

Rhaenega pour Madelle
Les + : Présenter la rencontre comme une facétie d’un dieu. La plume. Le dialogue. La philosophie. +1 pour le jeu de mots voulu ou non dans l’pseudo.
Les - : //
Une citation : Genre tous les dialogues mériteraient d’être là.
Au total : Gros coup de cœur, bien qu’on ne dépasse pas vraiment du thème, l’introduction donne toute  sa saveur à la suite. La lecture est hyper agréable, j’aime tout particulièrement les dialogues on l’aura compris. J’apprécie de ouf la distance entre le jeune et l’ancien, le chemin parcouru qui se sent dans leur échange, j’ai trouvé que c’était vraiment beau.

Anmaru pour Hikari Sekai
Les + : Parler de handicap, ça marche avec moi.
Les - : quelques fautes.
Une citation : « Il s'était toujours dit que ça handicapait les autres plus que lui-même.   » alors, cette vision du handicap, j’suis tellement d’accord c’est ouf.
Au total : Le texte reste très scolaire, il suit la trame préétablie sans y apporter grand-chose que son personnage. Cependant il y a de très jolies choses alors j’aime quand même.

Renzo pour Reload
Les + : KAGAMI. Suivi d’une image de ballon de basket. C’est p’t’être un peu abusé non ? non. Tutoyer son petit lui.
Les - : « C’est un rêve. »
Une citation : « « Comment tu connais mon prénom ? » //« C’est un secret. » » Fuis gamin c’est un pervers.
Au total : Pour moi il y a du bon et du moins bon, j’aime la manière dont le perso aborde son petit lui, en essayant de ne rien changer à une rencontre qui a bouleversé sa vie. J’aime moins la suite, qui est plus classique. Encore une fois on suit le sujet avec un perso certes intéressant, mais il n’y a plus ce petit truc qui fait « hey j’suis différent, j’y met ma pate. »

Heinrich pour Matsue
Les + : J’aime le jeu du perso qui se projette dans un enfant rencontré.
Les - : //
Au total : J’ai beaucoup aimé l’idée de parler à un enfant comme s’il avait été lui, c’est agréable que quelqu’un y ait pensé. J’espérais vraiment voir ce scénario en lisant cette épreuve. Merci de l’avoir mis en œuvre.

Dragos pour Ostium Tenebris
Les + : La pulsion meurtrière envers lui-même.
Les - ://
Une citation : « ensuqué » = Je viens du sud et par tous les chemins. T’es fiché en un mot, qu’tout l’monde doit pas avoir compris d’ailleurs mais moi ça m’a fait plaisir de trouver quelqu’un d’autre qui l’utilise.
Au total : J’ai pas accroché au début, le regrets, okay ça ne m’atteint plus vraiment sur cette épreuve c’est trop dans le thème. Par contre ce moment où l’perso réalise qu’il peut figer sa vie dans le temps s’éviter toutes ces souffrances, franchement j’ai trouvé ça cathartique (je n’ai pas la moindre idée de comment on écrit ce mot…) et ça m’a beaucoup plu.

Priam pour Valloran’s Battlefront
Les + : Situer l’action dans un désert.
Les - : //
Une citation : «  j'étais encore à quelques heures de la capitale qui ne semblait pourtant pas se rapprocher depuis que j'étais partis...   » j’ai trouvé l’image très belle. Et en même temps… Avec la suite du récit j’ai pas l’impression d’avoir loupé grand-chose depuis le précédent interfo… x’)
Au total : Déjà c’est un plaisir de voir l’avancée de Priam vers cette ville sur plusieurs interfos, mais sinon, je dois avouer que ce texte ne m’a pas emballé. Il est encore une fois très scolaire et n’apporte pas grand-chose un speech de départ que l’histoire d’un personnage. Certes intéressante, elle n’est pas suffisante pour que j’apprécie réellement la prestation.

Stephen pour Under the moon
Les + : 1953. Le fait qu’il capte clairement qu’ses propos peuvent être mal interprétés.
Les - : Stephen = Vampire. Genre un point en moins pour la fin de vampire diaries. (faux mais fallait que je rage quelque-part)
Au total : C’est vachement sympa, l’ton détaché du vieux face au jeune, l’fait qu’il se fasse passer pour une voyante (peut-être un anachronisme avec Irma mais osef). J’aime le ton, les idées. Ca ne fait pas surjoué, les piques d’humour donnent du mordant, j’peux même accepter l’fait que ce soit un rêve car ça fait une jolie chute. Puis c’est l’copain d’Alysson de l’épreuve 4 si j’me plante pas et du coup vu la plume des deux loustics j’aimerais BEAUCOUP lire un de leurs RPs (si vous avez des liens *wink* *wink*)

Mélusine pour Just Married
Les + : //
Les - : //
Au total : Je ne pense pas avoir compris ce texte. Il est clairement marqué par la folie du personnage. J’imagine que le thème collait très bien avec son délire, alors sans tout comprendre je dirais juste que le texte a une certaine mélodie, dans la manière dont les sons se répètent d’une phrase à l’autre. Je l’ai trouvé extrêmement beau.

Firmino pour La Sérénissime
Les + : J’aime aller chercher des mots de vocabulaire quand j’les capte pas.
Les - : C’est un rêve.
Une citation : « C'est vrai que quand j'étais petit, hé ben j'étais pas grand » De l’art de foutre des chansons de merde dans la tête des gens… https://www.youtube.com/watch?v=NTD8kJHSnbg
Au total : J’ai beaucoup aimé la forme, la manière de survoler l’histoire du perso. Par contre j’ai eu l’impression que certains passages manquaient de fluidité et qu’on passait du coq à l’âne sans transition.  La faute aux 1500 mots et à l’élagage sauvage ?

Rose/Hécate pour Astérion
Les + : La plume.
Les - : //
Une citation : « La voix cristalline ricocha sur le froid qui avait soudainement étreint la jeune femme. » La voix ricoche, ce verbe j’l’ai trouvé d’une puissance ça cet endroit. Il montre que les paroles n’arrivent pas à leur destinataire.
Au total : Malmener son petit soi ça en dit beaucoup sur le perso. Ce texte est ouf. D’une intensité assez impressionnante. La gestion du rythme et le choix des mots le rend tellement fort.

Crevette pour Esquisse
Les + : L’art de tacler les copains dans la présentation.
Les - : La police d’écriture minuscule.
Au total : En vrai j’suis presque sûre que tu liras pas si j’te transmets pas l’avis et comme j’te l’ai déjà dit j’vais pas m’étendre : T’es un gros malade, mais putain que t’as de la bonne came.

Linya pour Irydaë
Les + : Le changement de narrateur.
Les - : des fautes.
Au total : Je suis mitigée sur ce texte, j’aime beaucoup de choses dedans. L’idée du changement de narrateur. La fin qui prend le contre-pied en gardant l’enfant comme si c’était son histoire qui primait… Ce qui ne se ressent pas dans la narration. Du coup j’pense qu’il y a de l’idée mais que ça aurait pu être mieux, il avait pourtant commencé à dépasser le thème.

Djerin pour Nano RP
Les + : La plume est intense. Le fait que ce soit l’enfant qui la reconnaisse et pas l’contraire.
Les - : //
Au total : Bon, ce texte est qualitatif tant sur la forme que le fond, j’aime beaucoup les descriptions, le rythme donné au début, le fait que la gamine soit très consciente de parler à son elle futur… Par contre j’m’attendais vraiment à ce que l’enfant soit une escroc, genre qu’elle se soit fait choper en train de voler et ait inventé toute l’histoire en voyant l’état de Djana. Bon c’est pas le cas mais la chute est tout aussi puissante avec son changement de narration au dernier moment.

Yulian pour Kobe High School
Les + : Le point de vue.
Les - : Alors : oui, bon. C’est absolument perso, mais rentrer dans un texte qui parle de suicide sans mise en garde, même à demi-mots, ça m’a pas mis bien. J’suis sensible. Du coup j’ai dû luter réussi à m’concentrer sur ton texte pas la suite.
Une citation : « Pense avant de réfléchir. » Cette phrase. Elle est ouf. Pense pour moi « c’est par toi-même » et « réfléchir » j’l’ai compris comme « refléter quelque-chose » genre j’y vois un pense par toi-même au lieu de réfléchir comme les autres. Je sais pas si je suis compréhensible.
Au total : J’ai bien aimée l’idée de voir sa vie défiler devant ses yeux, la rencontre tout ça. Les remarques sur son petit lui étaient drôles, la rencontre avec son frère puissante, c’est un texte agréable à lire quand on y rentre.

Ardashnir   pour Pokemon Ekoe
Les + : La justification de la rencontre avec son petit-lui.
Les - : La présentation du perso un poil trop longue qui au final dévoile trop du récit qui va suivre à mon gout.
Une citation : « Etrangement, Ashar ressentait un certain détachement en évoquant son passé.   » nous aussi et c’est agréable.
Au total : J’ai beaucoup aimé la rencontre, l’usage du pokemon morphe pour la justifier, le fait que le perso ait totalement conscience de ne parler que pour une audience qui ne le comprendra pas. Bon. Par contre : finir sur du Nietzche dans cette situation c’est soit hyper pertinent si on considère qu’il se parle à lui-même. Soit, c’est hyper maladroit si on considère qu’il parle encore au pokémon qui lui faisait face et n’pipe rien de ce qu’il dit.

Dragon pour Damned Town
Les + : Il y a de très jolies phrases tout du long.
Les - : quelques fautes
Une citation : « Où sont ses armées, ses munitions, ses institutions ? » J’avais plein de phrases à relever, mais j’suis certaine que celle-ci ferait plaisir à Slilie et  comme ça j’ai pas à choisir.
Au total : Si cette participation ne m’as pas énormément emballée au niveau de l’intrigue elle a tout de même de nombreuses qualités. Notamment de très jolies métaphores, comparaisons et autres figures de style que Kaoren saura mieux traiter que moi. Je me suis arrêtée de nombreuse fois pour relire des phrases que je trouvais particulièrement belles. Seulement la situation ne m’a pas intéressée et j’en suis désolée.

Maxwell pour Bronx Nemesis
Les + : La manière de poser les lieux.
Les - : Des fautes.
Une citation : « Ohlalala… Les grands vous êtes compliqués… Moi aussi je fais des grosses bêtises et mon papa et ma maman m’aiment toujours… Pourquoi tu ne peux pas aimer ton papa même s’il a fait des bêtises. Il était gentil avec toi non ? » Et paf. La vérité sort de la bouche des enfants. J’ai beaucoup aimé cette intervention innocente et remplie de bon sens.
Au total : J’ai vraiment beaucoup apprécié ce texte, le décors plantés était hyper plaisants. Les descriptions de lieux sont un point fort du rôliste. J’ai aussi beaucoup apprécié l’interaction entre les deux protagonistes, l’innocence se faisant bon sens de l’enfant. Le flou qui entoure la rencontre.

Nachtgewalt pour Four Seasons
Les + : Il s’imagine la scène. Natch est un méchant.
Les - :  //
Au total : C’est toujours un plaisir de recroiser ce perso. Niveau introspection de personnage noir, check. C’est ouf. J’aime beaucoup le fait qu’il imagine la scène : il se juge donc tout seul en devenant lui autrement (je sais pas si c’est compréhensible) mais ça rend extrêmement bien. En plus c’est bien écrit. ‘fin j’kiffe vraiment ce texte.

Lyra pour Peak a Boo
Les + : //
Les - : //
Une citation : « Tu es belle, tu sais, reprit la petite. Et quand on est belle, il ne faut pas pleurer.   » Il n’y a pas qu’à Lyra que ça fait mal de voir ces paroles dans la bouche d’une enfant ça me fait rager. Genre elle a déjà intériorisé que ne pas montrer ses sentiments négatifs est une bonne chose, et elle le justifie par le fait que son interlocutrice est belle, donc puisqu’elle est belle elle ne peut pas montrer qu’elle est malheureuse ? Bref, j’m’égare.
Au total : Je suis désolée en arrivant à ce point de l’épreuve j’ai lu beaucoup de textes qui se ressemblaient, celui-ci est tout aussi bien écrit que les autres mais il n’arrive pas à m’atteindre. L’histoire est la même écrite différemment, elle suit le sujet sans se l’approprier. Pourtant j’avoue qu’à la fin le « Si je ne peux pas inverser le cours du temps, alors c'est toi qui le fera. » était vraiment très beau.

Airat pour Métro
Les + : Le fait que le petit Airat le prenne pour son père. ENFIN.
Les - : Va finir ta présentation sur Terrae ! è_é
Une citation : «  Après tout, au même âge, je te ressemblais beaucoup. » genre la fin parfaite.
Au total : J’ai beaucoup aimé malgré l’orthographe de certains passages. Il y a un truc que j’attendais genre depuis le début de cette épreuve le « t’es mon papa ? » d’un orphelin envers un adulte qui lui ressemble et semble le connaitre. Rien que pour ça merci !

Kristopher pour SNK Rebirth
Les + : Un poème
Les - : //
Une citation : « Mais la seule chose dont tu peux décider, malgré ces heures si sombres, c’est de savoir ce que tu feras du temps qui te sera imparti » je l’ai vécue comme ça   https://www.youtube.com/watch?v=w7OmdGExSLg
Au total : Je ne suis pas rentrée dans ce texte alors je n’arrive pas vraiment à savoir quoi dire dessus. Désolée.

Chiaki pour Tasty Tales
Les + : C’est Chiaki.
Les - : //
Au total : Moi j’suis contente de retrouver (c’est Afya bien cachée) mais j’ai l’impression que c’est un brouillon pondu en impro totale à la dernière minute. Alors p’t’être j’me plante ?
Voilà c’tout pour moi. Kaoren saura dire des choses plus intelligentes mais j’lui ai coupé l’herbe sous le pied !
Invité
Sona Buvelle [VB]
Sona Buvelle [VB]
Anonymous
Sona Buvelle [VB]
Sona Buvelle [VB]
Invité
Sam 20 Juil - 9:58
Epreuve 2 : Métro, boulot, kézako

Les mini-RP sont des épreuves que je trouve plus complexes mais qui peuvent aussi être plus intéressantes que celles en solo : ici il faut vraiment sortir de notre zone de confort. Des posts courts, une rencontre entre 2 personnages mais aussi et surtout 2 univers avec en plus de cela une petite histoire à raconter. Le résultat peut être parfaitement brillant mais pour cela c’est avant tout la symbiose entre les deux joueurs qui doit se former. Parfois deux excellentes plumes se retrouvent mais l’ensemble ne prend pas, ce qui est dommage et il n’est pas toujours aisé de communiquer avec son/sa partenaire. Les points de vue trop divergent, le manque d’écoute ou plein d’autres aléas peuvent malheureusement faire tomber un mini-RP qui aurait pu être magnifique et à l’inverse, des belles surprises peuvent se créer. Ce sont donc les textes qui, à mes yeux, ont représenté une alchimie plaisante que je présenterais dans ces réactions.

Comme d’habitude ce ne sont pas des analyses poussées et longuement réfléchies comme mon compère Kaoren mais une ressenti de lecteur sans grande prétention ! Sur ce des bisous !


Istvan [TT] et Lizzie [UtM] : On commence fort : première lecture et j’ai compris que cette épreuve allait tenir de belles promesses. Le duo a super bien fonctionné ! Deux personnalités fortes, Istvan que je commence à connaître et Lizzie que j’ai apprécié détester dès son premier post étaient déjà de très bons signes. La sauce a pris rapidement : parler de la peur du sang à un vampire, les petites piques envoyées, la patience du maître de stage épuisée par l’empressement de la stagiaire …
Je suis vraiment heureux de voir une suite dans la boîte à texte et j’espère que la fin de l’histoire sera au niveau de votre épreuve car vous avez vraiment réussi votre épreuve !

Adam [Re] et Mitsuki[Te] : Dans mes notes j’ai écrit « Bonus de style +3 » ! Leur mini-RP exprime complètement les propos que je tenais en introduction : la forme choisie par les deux joueurs est très « risquée ». J’ai parfois du mal avec les « gros mots », le caps lock et ce genre de choses mais ici c’est passé comme une lettre à la poste ! Les deux joueurs ont suivis une même « ligne », on retrouvait de la cohésion à travers les différents postes, on cerne les personnages mais aussi et surtout l’univers dans lequel débarque Adam. On débarque comme lui dans un milieu nouveau, on ne comprend rien comme lui grâce à la présentation du Mitsuki qui lâche des trucs comme si son stagiaire était au courant, mais ses explications permettent ensuite de mieux cerner la situation. En bref vous avez réussi à me faire comprendre l’incompréhension ! La montée de la tension entre les deux personnages nous a aussi permis de décrypter les caractères et ça c’est un autre plus ! Bravo à vous deux !

Silivren (Raz’Sha) [NRP] et Shikamaru [ILK] :Comparaison n’est pas raison mais je pense que quelques parallèles peuvent être tracés entre ce RP et celui dont je parlais juste au-dessus : ici Raz’Sha présente aussi un vocabulaire très grossier mais cela me paraît bien moins naturel. J’ai parfois eu l’impression que, contrairement à la spontanéité, ici les vulgarités sont ajoutées et une sensation de grossièreté forcée s’en est dégagée et les gros mots lors m’ont alors beaucoup plus gêné… Sur l’aspect futuriste aussi j’ai eu plus de mal à rentrer dans l’univers : ici les allusions étaient très nombreuses, on se perdait dans le flot de mots étranges et j’ai passé beaucoup de temps à relire après avoir checké les informations en bas car je me sentais vraiment trop à côté de la plaque.
Attention ! Tout n’était pas à jeter dans ce RP ! C ne sont que quelques petites analogies ! J’ai notamment apprécié l’évolution des dialogues chez Shikamaru, sa façon de prendre sur lui en pensant seulement à la récompense pour tolérer un maître de stage désagréable (non c’est pas du vécu) et j’ai particulièrement savouré le moment ou Raz se vexe quand on parle de sa fourrure !
Je pense sincèrement que j’apprécierais beaucoup plus la seconde lecture que la première : en situant mieux les tenants et aboutissants, en cernant cet univers-ci de NRP je pourrais me concentrer exclusivement sur ce que vous raconter et la forme qui est mise. Peut-être ferais-je un second commentaire !



Lin [OT] et Chafouin [CI] : Quel délice ! Vos deux personnages et la relations que vous avez réussi à construire sur 10 rep est tout simplement su-blime ! Le premier qui joue les aguicheurs, le second qui bougonne, on a un duo vraiment haut en couleur ! La réplique « […] je me coupe la barbe si tu te coupe la langue » dès le second post de Chafouin m’a fait lâcher un « Woh ! » à voix haute pendant la lecture ! Une belle partie de ping-pong, de la surprise à chaque nouvelle réponse et une utilisation de « l’andouillette » qui était au top ! La prouesse est réelle ! En plus de cela, on se paie le luxe d’avoir une histoire avec un réel début et une fin ! (je n’ai pas cité partout où c’était le cas mais c’est agréable d’avoir une conclusion moins brutale que « Pop je retourne dans mon monde d’origine »).
Je reviendrais sur ma tendance à accepter difficilement qu’on parle des attributs dans les Rps mais ici à nouveau, c’était vraiment réussi grâce à ce petit décalage qui a fait mouche.


Zero [BN] et Runy(Damocles) [FS] : Alors en 1) OUIII ! FS avec les louloups ! Je suis re-fait !
Bon je vais essayer d’être constructif quand même : j’ai une grosse hésitation sur ce RP car c’est d’une part mon préféré, mais que d’autre part j’ai une légère impression de « Hors sujet » sans pouvoir la confirmer (n’hésitez pas à me répondre par la suite, ça me ferait très plaisir d’échanger avec vous!). Ici le point de départ est original : pas de contrat de stage classique mais le personnage de Damocles va vivre une journée auprès de Zero forcé par les évènements et non pas par un patron. La consigne était «  Vous avez accepté de vivre la journée de travail d'une personne que vous ne connaissez pas. Lui et vous serez en binôme au cours de cette journée et vous ne pourrez pas faillir à votre engagement. »
A-t-on réellement une journée de travail ? Je ne sais pas trop, j’avoue être un peu confus…

Je vais passer outre ce questionnement pour passer aux raisons qui me l’ont fait tant adorer :
Premièrement, cet angle original (oups, je suis revenu là-dessus)
Ensuite, j’ai voyagé avec vous : les descriptions doivent parfois être mises de côtés dans des épreuves où l’on manque de place pour écrire tout ce que l’on désire mais vous avez réussi à me plonger dans l’univers à chacun de vos posts.
Ensuite, je trouve que vous avez formé la meilleure symbiose jusqu’à présent : dans le tout premier post, avant même de voir Damocles nous trouvons déjà un petit jeu avec le vocabulaire lié aux loups. Par la suite, Zero utilisera cela pour faire des comparaisons et expliquer le monde humain à Damocles et c’était vraiment une belle idée. L’incompréhension du « kugé » a été une chouette trouvaille et cetera et cetera.

J’en profite pour glisser un petit message à Runy : j’apprécie énormément ton style d’écriture et j’avais oublié de mentionner un point dans ma précédente réaction : la trouvaille de « Totem masculin » m’a vraiment marqué et j’avais trouvé tout ce que tu décrivais particulièrement juste (je ne sais pas comment expliquer autrement qu’avec « juste » pour dire que c’est du réel … enfin authentique .. juste comme en musique. Exactement ça ! Bref je divague >.<)


Mon avis en général sur l’épreuve 2 : J’ai apprécié beaucoup des plumes présentées. J’ai volontairement choisi de ne pas aborder tous les textes car je voulais vraiment mettre en avant la première lecture et mon ressenti à chaud ! Globalement j’ai ressenti ce que je trouve souvent dans les mini-RP : quand les joueurs s’éclatent à fond et trouvent une entente agréable, on les rejoint dans le truc, quel que soit le délire dans lequel il nous embarque alors que dans d’autres, j’ai eu l’impression d’avoir de la frustration : comme si le joueur derrière se forçait à telle action ou au contraire se privait de jouer. Cela est – à mon humble avis – inhérent au concept du RP à plusieurs : on a des bonnes et des mauvaises surprises ce qui rend cette épreuve très intrigante ; nul ne sait sur quoi il va tomber. Un grand bravo à tous ceux qui ont relevé ce défi en tout cas !
Un petit mot sur les variantes : en tant que lecteur je n’ai pas souvent été dérangé par l’utilisation de la plupart des mots (à part « Punching-ball » à certains moment car les mots empruntés à l’anglais ne rendent pas bien dans tous les univers à mes yeux mais c’est du chipotage) mais j’ai trouvé la consigne moins intéressante que celle de l’acrostiche par exemple. Toutefois, certains ont quand même réussi à utiliser les mots imposés à leur avantage (je pense notamment à l’andouillette) et je les félicite !

Un petit mot pour le RP fait par mon Faluchon [VB] et Makoto de chez JM : un tout grand merci à vous deux, c’était chouette de vous voir vous amuser comme cela, c’est le seul RP que j’ai pu plus ou moins suivre au fil des rep et j’ai beaucoup aimé échanger avec vous au fil de l’écriture ! Puis un GG à not’ Viko qui a fait un joli dessin !

Voilà, c’est tout pour l’épreuve 2 ! Comme d’habitude j’ai sûrement laissé traîner des bêtises mais ça fait partie d’un tout alors bon .. tant pis ? Un tout grand merci pour votre attention, n’hésitez pas à m’avertir si j’ai dit une bêtise ou à me faire signe si vous voulez me parler un peu plus de votre texte !
Des bisous !
Sona Buvelle [VB]
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Anonymous
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Invité
Lun 22 Juil - 15:03
Et voilà, je savais, je SAVAIS que j’allais me planter sur la lecture du texte de Darren ! Je le savais ! Mais je me suis pas dit "prends des pincettes et essaie de détourner avec des pronoms pour laisser le doute sur qui tu parles", mais non ! Il faut que je fasse mon malin ! Oui, je pouvais pas te laisser endurer l’entièreté de la faute après que tu m’aies fait des compliments aussi jolis sur mes commentaires.

Donc cette fois, je vais faire tout bien attention à tout ce qui est bien écrit, et avec un peu de chance, ne pas raconter trop de conneries. Parce que je sens que j’ai un bon potentiel de foirage avec le texte de Just Married, par exemple. Ceux qui ont lu l’épreuve 5 savent exactement de quoi je parle.

Ceci étant, on va donc parler de l’épreuve 5, et pour le sentiment général… je pense que Piu l’a assez bien résumé deux posts plus haut. Ce n’est pas juste que le thème était assez contraignant, il y avait sans doute pas mal de façons d’utiliser la rencontre avec le soi du passé, mais les gens qui se sont inscrits pour cette épreuve s’étaient initialement préparés à un thème ayant pour nom "À celui que j’étais", ce qui implique que la plupart d’entre eux devaient avoir à l’esprit l’idée d’avoir le grand qui a un message à faire passer au petit. Je suis pas sûr de si c’est bien la raison, mais je pense que ça a joué dans le fait que beaucoup semblent avoir pris la même approche et qu’elle pouvait en devenir lourde à lire. Et pour répondre aux autres points de Piu, je t’en veux pas de m’avoir devancé, "cathartique" s’écrit bien comme ça, mais pas "Valoran", ni "Hastérion", ni "Peek a Boo", j’ai hélas pas gardé de cita’ du texte de Dragon mais je vais causer de l’une de celles que t’as gardées, et Dorothea est un texte d’Epicarena et non d’Irydaë malgré l’univers.

J’en profite pour remercier tous ceux qui commentent parce que je crois que je l’ai pas encore fait, je rappelle à tous ceux qui répètent que leurs commentaires sont pas aussi poussés que les miens que roh, c’est pas comparable, on parle pas de la même chose. Et malgré toute l’objectivité dont j’essaie de faire preuve, ça reste mon avis, il en vaut un autre. Donc ce que vous faites, c’est aussi bien, arrêtez de tous m’encenser comme ça !

Du coup, je crois que j’oublie rien – à part l’alerte aux spoilers comme d’habitude, lisez pas ça avant les textes – et donc bonne lecture à vous !



Et voici les citations !



« Qu'est-ce qu'il s'est passé déjà ? Pourquoi est-ce qu'il fait si sombre ? » - Elizabeth (II)
Bon, je vais attaquer d’entrée de jeu avec ce qui est devenu mon running gag au fil de ces commentaires : un incipit ! Et donc, comme toujours, si vous êtes pas encore allés voir ce que c’est, mais là quand même vous exagérez depuis le temps, vous pouvez aller regarder discrètement.
Enfin, là, c’est pas seulement un incipit, parce que c’est aussi la phrase de fermeture du texte. C’est donc une… ? une… ? Épanadiplose ! Son intérêt est évidemment de faire un rappel du début du texte à la fin, soit pour suggérer un comportement cyclique, soit pour inviter à reconsidérer le début pour lui donner un nouveau sens enrichi de tout ce qu’on a lu. Ici, c’est plutôt la deuxième option, même si la première peut s’envisager avec un peu d’interprétation, et je trouve que son effet marche plutôt bien.
En tant qu’incipit, la phrase casse pas trois murs à Jéricho, mais elle permet d’introduire l’idée que le personnage se retrouve catapulté dans le cadre du texte sans trop savoir pourquoi, et ajoute un brin de mystère à l’ambiance. Là où elle gagne vraiment en intérêt, c’est quand on la lit à la fin. Déjà, elle suggère que l’histoire a pu n’être qu’un songe, et même si on peut crier à la facilité sur ce dénouement, il ne nous est pas clairement rabâché – c’est totalement matière à interprétation – et je trouve que même si c’en est un, c’est une façon assez élégante de l’introduire, à tel point que je préférerais que c’en soit un pour le coup. En fait, si c’est un songe, cette sorte d’oubli suggérée par la question "Qu’est-ce qu’il s’est passé déjà ?" devient assez cohérente, on est dans cette situation où le personnage se laisse aller à ses songeries – on sait tous comment c’est, on n’arrive jamais à remonter le fil de ses songes quand on est plongés dedans un brin profondément – et passe d’un songe à un autre, comme le suggère le fait qu’on ait ce passage au début et à la fin du texte. Ça n’en devient pas juste un rêve comme on en voit tant, c’est beaucoup plus proche d’une réflexion profonde, même si on tient à lui donner une dimension onirique, et je trouve que pour une scène dans laquelle le personnage se confronte à lui-même, ça rend le symbole plus naturel qu’un rêve qui lui serait tombé de la magie de je ne sais quel ciel poète. Et si on veut ajouter la composante cyclique, on peut même le prendre comme un songe qui n’aboutit jamais. Vous sentez que je suis reparti pour une séance d’interprétation ?

« Sur ce chemin qu’on n’emprunte normalement que dans un sens, elle marchait à contre-courant, comme guidée par une force impure qui lui dictait de se faire violence. » - Lyne (TE)
Là, on a un exemple de jolis mots qui portent une jolie image qui porte un joli sens, le genre de phrase qui va briller de mille feux métaphoriques au milieu du texte. L’image principale, c’est bien évidemment le temps qui s’écoule comme une rivière qu’on ne peut pas remonter, et l’idée qu’en marchant à contre-courant, le personnage de Lyne remonte le temps et se dirige vers son elle du passé. Ce que j’aime particulièrement dans la tournure, c’est l’accent qui est mis sur la difficulté à remonter ce courant, la force qui pousse Lyne est décrite comme la forçant à "se faire violence", donc on passe au-delà de la simple contrainte physique qui dit que c’est pas possible de remonter le temps, on arrive à quelque chose de beaucoup plus lyrique qui dit que c’est possible mais douloureux – et ça se fait à travers les réminiscences, donc les réminiscences sont douloureuses. Et puis on a cette idée de "force impure", qui pousse Lyne dans cette direction. Cette force est donc ce qui l’incite à se souvenir, et probablement l’interpréter sous pas mal de formes. Pour ma part, j’aime à penser que cet adjectif "impure" est à mettre en opposition à la pureté qui caractérise les enfants, comme s’il fallait l’avoir perdue pour motiver le désir de la retrouver, et cette force impure serait une sorte de conscience de la réalité que l’on acquiert en grandissant et qui pousse à se faire violence pour aller de l’avant en revenant en arrière. Mais même sans cela, je trouve le mot bien choisi, parce que sans aller dans l’interprétation, on comprend cet aspect maudit que Lyne accorde à ses souvenirs – et qu’elle confirmera dans la phrase suivante – si on l’ajoute au fait qu’il faille la forcer pour qu’elle accepte de se souvenir. On n’a même pas besoin de connaître le passé de Lyne pour comprendre qu’elle en a soit honte, soit peur, soit les deux. Et on sait tous comment c’est, donc ce passage suscite pas mal d’empathie à la lecture. Et c’est ça qu’on aime.

« Il avait bien vu l’hypnomade qui le suivait comme un chien de poche. » - Maximilian (MP)
Vous savez, moi, quand j’ai entendu des choses comme "je trouve très sympa cette utilisation de l’hypnomade pour justifier la situation onirique" dans ce texte et dans celui d’Aryel sur l’épreuve 3, j’ai cru que c’était une figure de style. Voilà, c’était juste pour raconter ma vie. Mais dites-moi que je suis pas le seul à trouver que "hypnomade", ça fait nom de figure de style.
La grande force de cette phrase réside dans le portrait qu’elle dresse du personnage de Maximilian à travers une de ses pensées. D’une part, on a l’idée qu’il rejette immédiatement la faute à son trouble sur un Pokémon – même si ça pourrait être l’œuvre d’un dresseur, ça confortera le deuxième point – et d’autre part, l’idée qu’il désigne le dit Pokémon comme un "chien de poche". Cette expression, je la trouve irrespectueuse au possible. Déjà, elle compare un Pokémon à un animal commun, ce qui ternit pas mal la fantaisie qui gravite autour, mais en plus, elle se concentre sur le caractère suiveur du chien qu’elle sublime avec l’idée que le dit chien pourrait même supporter de rester dans la poche de son maître, en référence bien sûr aux pokéballs dans lesquelles sont gardés les Pokémons. Cette phrase dénigre toute poésie à la loyauté des Pokémons, ça devient comme des toutous débiles qui endurent l’inconfort que leur imposent leurs maîtres pour leur faire plaisir. Et donc, toute cette phrase définit un trait important de la personnalité de Maximilian, il n’aime pas les Pokémons, comme c’est mentionné dans son petit cartel en début de texte – si bien que le cartel est pratiquement superflu, parce que cette phrase est parlante et arrive assez tôt. Par ailleurs, tout l’intérêt d’utiliser ce genre de tournure plutôt que d’expliquer didactiquement que Maximilian n’aime pas les Pokémons, c’est d’une part que ça permet d’ancrer cette explication dans l’action et donc d’éviter de casser le rythme de la narration, et d’autre part, parce que ça nous donne naturellement des arguments pour adhérer à l’opinion du personnage, de sorte que l’identification puisse se faire plus facilement et qu’on arrive à trouver une certaine forme d’empathie ou de sympathie pour celui-ci.
Si on mélange une hyperbate et une antonomase, par exemple, ça peut faire une hypnomate. On est pas si loin de l’hypnomade, si ?

« Moi… Je le trouve beau, le ciel. » - Yagleadra (RR)
Vous le sentez venir, là, le Kaoren qui prend une phrase pour s’étendre sur son contexte et parler du texte entier ?
Chez Yagleadra, le ciel est un symbole. Là, c’est pas de l’interprétation, quand un texte vous rabat une image aussi souvent pendant ses passages les plus importants, c’est qu’il y a un minimum de sens derrière cette image. La première occurrence du ciel, c’est pour signifier que Yagleadra le voit "brisé, fissuré, détruit", ce en toutes circonstances, et on nous dit alors qu’elle seule le voit de cette façon, avec la tournure "c’était le fardeau de Yagleadra". Ici, je trouve déjà assez habile d’utiliser une telle formulation, parce qu’on en comprend que si Yagleadra porte un fardeau, c’est celui-ci, c’est de voir le ciel fissuré, alors qu’on lui en connaît déjà un autre qui est le poids de ses actes envers son peuple sur sa conscience. Dès lors, on peut déjà assimiler les deux fardeaux l’un à l’autre, et comprendre à cause de quoi elle voit le ciel fissuré. C’est juste une petite astuce – d’autant que le ciel est plus directement comparé à une blessure juste derrière et que ça doit suffire à porter le sens – mais ça fait pas de mal de la souligner.
La deuxième fois que le ciel est évoqué, c’est dans l’avertissement de Yagleadra adulte à Yagleadra enfant : "Tu vas maudire le ciel au-dessus de toi…", elle lui fait part des remords qui la prendront après le grand drame de son peuple dont elle se sent en partie responsable – je suppose que c’est de ça qu’il est question quand on dit que "le soleil disparaîtra et que les ombres ne seront plus", avec encore l’ajout d’une autre figure céleste – et elle décrit ce ciel qu’elle a précédemment comparé à sa blessure comme quelque chose qu’elle va maudire.
Et la troisième et dernière fois que le ciel est évoqué, c’est dans cette réponse de la Yagleadra enfant : "Moi… Je le trouve beau, le ciel." La petite ne voit pas le ciel de la même façon que l’adulte, et pour cause, elle n’a pas encore subi ce traumatisme qui en modifiera sa perception à jamais. De la sorte, elle se défend presque à travers cette phrase de l’éventualité de maudire un jour ce ciel qu’elle trouve aujourd’hui si beau et qu’elle ne parvient pas, dans son innocence enfantine, à se figurer brisé et détruit. Là-dessus, la Yagleadra adulte se met à retrouver la façon dont sa version enfant le voyait, avec ses "étoiles plus scintillantes les unes que les autres, surtout à ce moment précis où juste un fragment du soleil était encore en vue".
À ce stade, on l’a bien compris, et c’est confirmé à la fin du texte, mais ça colle tellement bien partout que c’était à peine nécessaire, on a la figure de l’espoir dans le ciel – ou de l’optimisme, de la foi ou de toutes les idées qui s’y rapportent un peu. Yagleadra, qui travaille dans une agence au nom curieusement évocateur de "HOPE", a vu ses espoirs brisés après la grande catastrophe qu’elle a en partie provoquée afin de sauver son peuple – et qui l’a condamné. Elle maudit l’espoir qu’elle avait eu alors, puisque c’est lui qui l’a poussée à provoquer cette catastrophe, et elle l’annonce à la jeune fille encore pleine d’espoir qu’elle était jadis. La jeune fille ne peut pas vraiment concevoir que ses espoirs soient un jour tous brisés, et à plus forte raison qu’elle puisse les maudire : elle trouve ses espoirs beaux. Et Yagleadra, après cet entretien, si elle ne parvient pas à réparer ses anciens espoirs qui resteront à jamais brisés en elle maintenant que son peuple a disparu, comprend qu’il ne faut pas perdre l’espoir pour autant, et que derrière ce ciel brisé scintillent encore des tas d’étoiles, surtout juste avant une aube où tous les rêves sur la forme que prendra cette aube sont encore possibles. Et le fait que Yagleadra garde cette image du ciel brisé jusqu’au bout donne une certaine froideur à cette leçon de morale qui lui donne selon moi une bonne partie de son tonus, parce qu’elle n’apparaît alors pas niaise, mais hissée contre la froideur de la réalité à laquelle on ne peut échapper. En un mot comme en sept cent huit – d’après le compteur LibreOffice – c’est beau.

« Tu sais qu'à cet âge, tu rêvais de partir à la guerre, pour défendre les intérêts de ta famille, sans savoir que ton cercueil en reviendrait vide. » - Dragos (OT)
Même quand on sait que Dragos est un vampire, élément essentiel à la compréhension de la chute de cette phrase, la chute en question marche vraiment bien. À la base, on a l’idée du jeune Dragos qui s’imagine guerroyer de façon chevaleresque sans avoir conscience du sort qui l’attendra à la fin, une tournure que l’on pourrait généralement lire pour parler d’un personnage qui n’aurait pas prévu qu’il mourrait au terme de son périple. Sauf que là, on a le cercueil qui revient vide, et on comprend que c’est parce que le personnage est devenu un vampire entre-temps, mais plutôt que de nous dire quelque chose comme "sans savoir que tu deviendrais un vampire" ou une phrase du même genre avec des images plus lyriques, on a la phrase qui nous dit que le sort a trahi les attentes du jeune Dragos en ramenant son cercueil vide, et donc que les attentes du jeune Dragos étaient de revenir dans un cercueil plein. De façon assez propre, on en déduit donc le caractère de celui qu’il était, assez porté sur l’honneur et les valeurs familiales pour espérer mourir glorieusement. Et en lieu de cela, Dragos a eu le vide, puisque ce sur quoi il comptait était la forme de sa mort et que sa mort n’est pas arrivée. On en comprend l’amer ressentiment qu’il a subi avec sa conversion et la raison pour laquelle il songe à mettre fin aux jours de sa jeune contrepartie pour lui permettre de trouver cette mort dont il a été privé. Et même d’un point de vue de lecteur, plutôt que de lire que le personnage suit des mœurs archaïques et se retrouve puni par la mort qu’il n’a pas redoutée, on a l’impression qu’il subit quelque chose qu’il n’a pas mérité le moins du monde. Donc à travers cette profonde frustration qu’on devine habiter le personnage de Dragos, on a une certaine empathie qui se crée, même quand on a du mal à se figurer le bien-fondé de ses vieilles valeurs.

« Sois le poème que tu n'as jamais écrit. » - Mélusine (JM)
Je suis sûr que vous l’attendiez, ce texte. En fait, avec sa construction proche du poème en prose, toutes les phrases sont susceptibles d’être lourdes de sens et s’inscrivent ensemble dans une grande fresque symbolique qui porte le récit. Donc beaucoup de citations étaient candidates à être décortiquées. Et si, comme Piu, vous avez le sentiment de ne pas avoir compris le texte, je suis pas certain de pouvoir vous sauver, parce que si j’ai compris assez fermement l’idée globale à force de lire et relire chaque phrase, le texte demeure assez hermétique et il est possible que je me confonde sur certaines interprétations symboliques. Mais je vais essayer du mieux que je peux, parce que celui-là, je sais que vous me laisserez pas m’en tirer sans que j’en parle.
Donc, on a Mélusine qui sort d’un lac où elle a rencontré la Mort – ça arrive – et qui revient dans son royaume imaginaire comme ça nous est expliqué dans le cartel. Le lac, c’est là où repose tout ce qu’elle a perdu, donc en plongeant dans le lac, on comprend elle était partie pour se perdre elle-même, et c’est en atteignant le fond du lac qu’elle se perd et va symboliquement frôler la mort pour apprendre à vivre avec, en opposition avec celle qu’elle était et qui "s'occupait des morts pour ne pas voir la sienne". Dans les faits, il est probable que cette image de la Mort symbolise la froide réalité à laquelle est confrontée Mélusine hors de son royaume – à savoir le fait qu’elle a bel et bien perdu la majorité de ses créations et qu’elle ne les retrouvera pas – et à travers ce rite initiatique, c’est celle qu’elle était qui meurt, la Mélusine enfant qui fait le lien avec le thème de l’épreuve. Et dans ce texte, pour parachever sa métamorphose, la Mélusine devenue grande va enterrer – enfin, immerger – la Mélusine enfant avec toutes les autres choses qu’elle a perdues, dans le lac, en acceptant enfin qu’elle les a perdues plutôt que de s’échiner à les conserver – pour accepter de les pleurer, puisqu’on comprend qu’elle se l’interdisait auparavant avec des phrases comme "Tu t'es acharnée à l'abreuver de ton amour, décharnée à t’interdire la pluie.". En quelque sorte, le tout devient une sorte de parabole du passage à l’âge adulte, ou plutôt la mentalité adulte qui implique de troquer une partie de son idéal contre un peu de réalité. Et j’ai déjà le désagréable sentiment de possiblement raconter des grosses conneries parce que j’aurais rien compris.
Mais ce qui est intéressant de relever, c’est que le tout demeure très poétique, Mélusine ne se contente pas d‘abandonner ce royaume détruit qu’elle a créé quand elle était plus jeune. Au contraire, si la jeune Mélusine nous est présentée comme errant tristement parmi les décombres de ses terres, la nouvelle Mélusine qui sort de l’eau apparaît exaltée au moment d’y remettre les pieds. Donc on n’a pas l’image traditionnelle de l’enfant fantaisiste qui se ternit en acceptant la réalité, mais l’inverse. Si je ne me trompe pas sur mes interprétations, encore une fois, on a donc Mélusine qui troque la poésie terne de sa dépression pour une poésie beaucoup plus vivante, ce qui est un point de vue assez intéressant. Moi j’ai pas franchi le cap, mais faut que je finisse un recueil d’abord.
Maintenant, je vais revenir sur cette phrase : "Sois le poème que tu n’as jamais écrit". Je l’ai choisie parce que je suis plus ou moins persuadé qu’elle contient l’essence du texte, que cette phrase que Mélusine adresse à son avatar d’antan renferme toutes les subtilités de sa métamorphose, mais je suis pas entièrement sûr de son sens. Dans la façon dont est tournée la phrase, on comprend que Mélusine jeune devait écrire un poème et n’y parvenait pas, et qu’elle doit désormais le devenir. En somme, il faut comprendre ce que c’est que ce poème. Mon hypothèse principale, c’est que ce poème ait trait à la perte, et que Mélusine enfant, qui n’a jamais pu accepter d’écrire la perte de tout ce qu’elle a perdu, préférant l’embaumer – l’expression est importante ici, puisque l’embaumement implique un souci de conservation – doive désormais constituer une perte elle-même. On peut faire une hypothèse similaire avec la mort, ou le néant. Et si c’est ça, c’est franchement joli, parce que ça implique que le premier pas qu’il fallait faire à Mélusine pour accepter la perte de tout ce qu’elle possédait, c’était d’accepter de se perdre, ce qui paraît beaucoup plus inconcevable. C’est vraiment une façon très élégante de montrer cette difficulté à abandonner ce que l’on considère comme une partie de soi, parce que l’on tient à soi.
Je pourrais continuer de m’étendre sur pas mal de points de ce texte avec plaisir – parce que je l’ai adoré, hein, on m’enlèvera pas ça – mais déjà que j’ai peur de me planter sur l’interprétation globale de l’œuvre, si en plus je me mets à raconter n’importe quoi sur les détails, je vais jamais y survivre.

« Alors ce fut en larmes qu'Hécate s'apaisa » - Hécate (HAS)
Cette phrase arrive juste après un passage assez brutal où le personnage d’Hécate libère toute sa furie sur son démon du passé, ponctué de quatre "Elle hurla" en anaphore. C’est donc le retour à un calme relatif après ses élans impulsifs. L’un des points qui me fait beaucoup aimer ce passage, c’est que l’apaisement est introduit par le connecteur "alors", qui fait à la fois connecteur temporel (synonyme de "à ce moment") et connecteur logique ("synonyme de "donc"), et avec l’emphase portée sur les larmes plutôt que l’apaisement ("ce fut en larmes qu’Hécate s’apaisa" plutôt que "Hécate s’apaisa en larmes"). On a donc d’une part un lien de cause/conséquence qui se crée naturellement entre les hurlements et les larmes, et d’autre part une sorte de simultanéité suggérée entre eux, le tout suggérant que les larmes ne sont qu’une continuité directe des hurlements et une autre phase par laquelle passe Hécate pendant sa furie, puisque les larmes semblent arriver avant le retour au calme. Si la phrase avait été tournée d’une autre façon, on aurait plus probablement imaginé une Hécate qui hurle et s’acharne sur son elle du passé, puis qui se calme et commence à verser des larmes sur ce qu’elle vient de faire. Là, on est plus proche d’une Hécate qui hurle aux larmes pendant qu’elle s’acharne, et qui est déjà en larmes au moment d’essayer de se calmer, et je pense que c’est un sentiment beaucoup plus proche de ce que le texte est censé nous faire ressentir. Le fait qu’on ne passe pas clairement d’une phase à une autre suggère d’abord qu’Hécate souffre immédiatement de se molester de cette façon, et ensuite que son retour au calme n’est pas si certain. Elle est tourmentée au début, et elle est tourmentée à la fin. Autre idée importante, Hécate ne change jamais vraiment sa personnalité le long du texte, elle n’apprend pas une leçon à travers sa rencontre avec elle-même comme on le voit dans beaucoup d’autres textes. Elle, elle s’obstine dans son rejet du passé, et porter l’idée qu’elle demeure dans la même phase au début et à la fin de sa furie suggère à peu près ça. On n’a pas un retour au calme après impulsion qui pourrait suggérer un regret de s’être laissée porter par cette impulsion, on est encore dans l’impulsion même au moment de l’apaisement et les regrets ne semblent pas atteindre Hécate. Ou plutôt… ils semblent l’atteindre, mais pas à la fin. Dès le début, au contraire, ce sont eux qui lui tirent ses larmes. Sauf qu’il ne lui suffit pas d’un retour au calme pour l’admettre, c’est plutôt quelque chose qu’elle garde inconsciemment et du contraire de laquelle elle essaie de se persuader avec des phrases comme "C’est mieux ainsi" et "C’est mieux pour nous".
Le tout offre à Hécate une forme de démence très humaine, ce qui crée beaucoup plus d’empathie que pour une simple cintrée, et paraît beaucoup plus naturel qu’une transition immédiate d’un état de folie à un état de sagesse comme on pourrait en voir dans des textes plus idéalisés, et ça rend le personnage très réussi à mes yeux. Et peut-être que ce que je vais dire est exagéré, mais je pense qu’une tournure différente de cette phrase aurait pu me donner une vision beaucoup moins belle du personnage dans sa globalité.

« J'étais un peu comme toi, pour ainsi dire. Doux et docile. Je ne cherchais qu'à rendre mes parents fiers de moi en étant un élève modèle. » - Ardashnir (PE)
Elle est magnifique, cette parabole, ou elle est pas magnifique ? Comment ça, vous savez pas ? Je vous avais demandé de lire les textes avant mes commentaires.
On a donc Ashar qui rencontre un Métamorph qui se transforme en Ashar enfant. Or, Ashar a quelques problèmes avec son enfance, ces années qu’il a passées à devoir satisfaire ses parents au péril de ses propres convictions, mais c’étaient des problèmes dont il ne se rendait pas compte enfant comme il l’explique, son innocence enfantine lui permettait de s’en satisfaire. Et le Métamorph, qui cherchait à faire plaisir à Ashar en prenant la forme d’Ashar enfant, est un peu dans le même cas, puisque dans son innocence de Pokémon, il ne se rend pas forcément compte de la relation désormais tourmentée qu’a Ashar avec son enfance. Là où je trouve cette parabole très cool, ce n’est pas dans l’idée que le Pokémon se comporte comme un enfant – même si c’est sympa pour justifier qu’Ashar soit pas grand fan des Pokémons – mais au contraire dans l’idée que l’enfant se comporte comme un Pokémon. On connaît tous la fidélité de ces petites bêtes envers leur dresseur, qu’on pourrait d’ailleurs trouver insensée vu qu’elles ne sont généralement liées à ce dresseur que par un concours de circonstances, et on peut appliquer la même à un marmot envers ses parents. À partir de là, on peut établir un millier de corrélations entre l’éducation d’un enfant et le dressage d’un Pokémon, mais si on revient au cas d’Ashar, on peut le prendre lui-même pour un Métamorph ayant tenté de se transformer en ce qu’il croyait que ses parents voulaient voir, sans comprendre exactement ce qu’il se tramait dans leurs pensées. Et le fait que c’est ainsi que se voit le personnage en dit long sur sa personnalité, et cette parabole en devient une façon élégante à la fois de le présenter et de le faire évoluer.

« Maxwell ne savait plus ce qu’il éprouvait pour cet homme devenu un illustre inconnu. » - Maxwell (BN)
Maxwell désigne son père par l’expression "cet homme devenu un illustre inconnu", dont l’intérêt est de faire comprendre qu’il ne se sent plus vraiment intime avec lui. Le simple mot "inconnu" ou la connotation nonchalante dans la formulation "cet homme" suffisent à créer cette distance, mais je trouve assez habile l’idée d’utiliser l’adjectif "illustre" comme qualificatif de "inconnu". On a une forme d’oxymore, puisque le mot "illustre" suggère à la base une forme de renommée, là où "inconnu" peut suggérer l’idée inverse. Pour autant, parler d’un "illustre inconnu" semble faire sens dans la phrase, et pour cause, le mot "inconnu" peut également renvoyer à la connaissance plus intime – ceux qui ont lu Le jeu du bouton savent de quoi je parle –  ce qui ferait du père un personnage qui possède une renommée superficielle par dessus une personne dont on ne sait rien, voire un personnage connu pour le fait qu’on ne sache rien de lui, et ça colle assez bien à l’idée que se fait Maxwell de son père. C’est comme s’il avait seulement entendu parler de lui mais ne l’avait jamais vraiment rencontré, comme s’il n’avait jamais été confronté qu’à l’image qu’il affichait publiquement. C’est une façon assez propre de définir les subtilités de sa relation passée, et ce qu’il en ressent désormais.

« Tu n'as jamais aimé, tu n'as jamais vécu un deuil, tu n'as jamais haï. » - Nachtgewalt (FS)
Par le pouvoir de la gradation ancestrale, Nachtgewalt décrit ici l’effondrement de sa vie en trois propositions. L’amour, le deuil, la haine. On n’a pas besoin de plus de détails, au contraire, des détails ici seraient sans doute nuisibles à la spontanéité de la phrase, qui suggère que la chute de Nachtgewalt s’est faite subitement et qu’il a été emporté brutalement de l’amour à la haine – et en effet, il semble avoir suffi d’un événement. Mais ce n’est pas tout.
Ce passage est asséné comme une leçon au jeune Sternenklarnacht, avec l’idée que celui-ci n’est pas en mesure de comprendre tout ce qu’a ressenti le vieux. D’un côté, c’est un moyen pour Nachtgewalt de se justifier auprès de celui qu’il était et qui pensait ne jamais pouvoir se comporter comme lui, par une sorte d’argument d’autorité que possède celui qui a vraiment dû affronter la vie, et d’un autre côté, ça laisse le sentiment qu’il surenchérit pour se donner d’autant plus raison. Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai parlé de gradation alors que techniquement, l’amour, le deuil et la haine ne sont pas trois paliers d’une même idée, mais des idées diamétralement opposées. Eh bien, c’est pour ça, parce que Nachtgewalt les présente ainsi, et on comprend à travers une telle tournure qu’il les considère effectivement comme trois paliers d’une même idée. Cette idée, c’est juste l’intensité des sentiments. Le deuil brûle plus fort en lui que l’amour, puis la haine plus fort que le deuil. Cette ascension de son feu intérieur, qui correspond en quelque sorte à sa descente aux enfers, combinée au fait que Nachtgewalt semble avoir tenté de lutter contre – puisqu’il essaie de se justifier d’y avoir succombé – donne l’idée d’un conflit interne toujours plus difficile à supporter, et l’image qui en ressort est un Nachtgewalt complètement tourmenté qui subit plus qu’autre chose. Je l’ai déjà dit, que j’adorais ce personnage ?

« Si je ne peux pas inverser le cours du temps, alors c'est toi qui le feras. » - Lyra (PaB)
T’as vu, Piu, j’ai pas menti dans l’intro’ !
En lisant cette phrase, à la base, je me suis dit qu’elle faisait pas sens, j’étais dans l’idée que la jeune Lyra ne pouvait pas inverser le cours du temps mais seulement progresser différemment à travers le sien. Mais du coup, ça m’a intrigué, parce que l’idée qui émanait de cette phrase était la bonne, on avait bien la grande Lyra qui demandait à la petite de réussir là où elle avait échoué, avec en plus cette petite connotation touchante où l’adulte demande à l’enfant de réussir l’impossible tant qu’elle est enfant et qu’elle ne croit pas que c’est impossible. Donc même sans que la phrase fasse sens dans ma tête, j’y ai compris ce que je devais en comprendre, ce qui est déjà preuve d’une certaine finesse dans la formulation – les idées que la phrase évoque inconsciemment sont parfois plus importantes que celles qu’elle affiche consciemment, et ça ne rate pas ici.
Mais comme je suis un lecteur avec une sale tendance à m’arrêter cinq minutes sur une phrase pour la décortiquer, j’ai cherché un sens à celle-là, un qui puisse se tenir malgré qu’il défie mon intuition. J’aurais pu m’arrêter à l’idée que la formulation était un peu erronée – ou plutôt qu’il y avait une rupture sémantique dedans – et que la petite Lyra ne va pas inverser le cours du temps mais accomplir ce que la grande Lyra voulait accomplir en inversant le cours du temps. C’est vrai, dans la panique d’écrire la fin de son texte à 23h30, ça peut arriver, ou peut-être même que ç’aurait été voulu justement pour ajouter la connotation d’affronter l’impossible que je citais plus tôt. Mais sinon, j’aime bien l’idée de prendre le cours du temps comme le cours des événements de la vie de Lyra, et que l’inverser, c’est remonter ces événements dans l’ordre inverse. En ce cas, la grande Lyra qui avait sombré dans la dépression invite la petite Lyra à au contraire remonter la pente dans le sens inverse, et plutôt que de descendre vers les tréfonds de la morosité, de grimper vers les sommets de la joie de vivre, ce qui s’avère être la leçon que les personnages de Peek a Boo se voient apprendre au moment de leur mort (à travers la fameuse antienne "Vieux, t’aurais pas oublié de t’amuser pendant que t’étais en vie ?"). Donc là, ça frise l’interprétation, mais ça me paraît pas trop perché – peut-être même que c’est comme ça que tout le monde l’a lue et que je suis le seul connard prosaïque à lui avoir cherché un sens moins symbolique – et ça me rend la phrase à la fois plus juste et plus jolie quand je la lis. Et ça me fait bien l’aimer. ‘fin, l’aimer d’autant plus, parce que je l’aimais bien même sans ça.

« Je veux que tu me fasses la promesse de fuir dès qu’une personne te raconte une histoire de monstres. » - Chiaki (TT)
Le texte de Chiaki, il arrive tout à la fin d’une épreuve de trente participations dont la majorité reposent sur l’idée d’un personnage qui donne à son lui du passé des conseils pour mieux réussir son enfance et sa vie. Il a été écrit en urgence, au-delà de la deadline, si bien qu’il n’a pas le temps de vraiment développer ses idées, et il repart globalement sur ce même schéma que j’ai déjà lu vingt fois avant au moment où j’arrive à ce texte. Et malgré tout ça, il arrive à me toucher franchement, juste avec cette phrase.
De toutes les formulations qui ont été utilisées dans cette épreuve pour signifier de garder son âme d’enfant, je décerne la palme d’or à celle-ci. Je ne sais pas si le personnage de Chiaki a un passif avec un personnage qui lui aurait raconté une histoire de monstres dans son enfance pour lui nuire ensuite – j’imagine que c’est le cas vu qu’elle enchaîne avec "c’est un piège" – mais soit c’est le cas et ça en fait une belle allégorie ponctuant sa vie, soit ça ne l’est pas et ça en fait une belle allégorie ponctuant son discours. Chiaki ne dit pas à sa jeune contrepartie de ne pas croire aux histoires de monstres, elle lui demande une promesse solennelle de les fuir spontanément. Les histoires de monstres, on peut y voir tout ce qui est susceptible d’endommager l’innocence de l’enfant, avec tous les travers de la réalité qui gravitent autour, c’est un peu la façon de raconter les mauvaises choses aux enfants. Ce sont des domaines totalement inconnus de la jeune Chiaki, si bien qu’elle n’a aucune raison de comprendre pourquoi ces histoires pourraient lui nuire. Mais la grande Chiaki le sait, et plutôt que de chercher à lui expliquer au risque même d’éveiller sa curiosité, elle lui pose une interdiction sur un ton assez maternel de s’en approcher de quelque manière que ce soit. Un peu de la même façon qu’une mère interdirait à sa fille de parler à des inconnus qui pourraient lui faire du mal, elle lui interdit de parler à ceux qui pourraient lui pervertir l’âme avec des idées noires, mais avec des mots que la jeune fille peut comprendre. Et même s’il y a probablement un brin d’interprétation dans ma vision de la phrase, je la trouve vraiment touchante dans les inquiétudes qui se dégagent du discours de la grande Chiaki, et je suis sûr que le choix d’avoir introduit l’idée de l’histoire de monstres n’est pas un hasard. Donc si vous administrez un interforum et qu’un membre vous demande une heure de plus pour compléter son épreuve, acceptez sans hésiter, vous pourriez sauver ce genre de petite perle.




Et c’est la fin de ce quatrième commentaire ! Plus que deux, je commence à voir le bout du tunnel ! J’espère comme d’habitude que ça vous a plu, j’ai réussi cette fois à revenir sur un peu plus de concret et un peu moins d’interprétation – même s’il y en a aussi, parce que ‘faut pas déconner – et j’espère pourvoir continuer dans cette lancée vu que les deux thèmes restants sont significativement moins symboliques sur le papier. Et à ce sujet, il est temps de choisir le thème que j’aborderai sur le prochain commentaire, mais cette fois, je ne tirerai pas au dé. En effet, j’ai considéré qu’au vu des épreuves qu’il me reste à traiter désormais, ce n’était pas le choix le plus pertinent. Alors on pourra me dire que je respecte pas mes bonnes traditions de rôliste, et tout, et tout, mais je pense qu’il faut savoir casser les limites de temps à autres. C’est pourquoi je tirerai plutôt celle-ci au pile ou face.

Et ce sera… la 6 ! À la prochaine !
Kaoren [Esquisse]
Dragos C. Bessaraba [OT]
Dragos C. Bessaraba [OT]
Anonymous
Dragos C. Bessaraba [OT]
Dragos C. Bessaraba [OT]
Invité
#32 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Dragos C. Bessaraba [OT]
Lun 22 Juil - 23:17
Hello o/

Je souhaite remercier Philémon Saito et Kaoren pour leur retour sur ma participation ! C'est toujours sympa d'avoir des avis extérieurs sur ce que l'ont produit !

Pour Philémon Saito, je dirais tout d'abord que je ne viens pas du Sud haha ! Je ne savais même pas que ensuqué est un mot très utilisé là-bas, mais personnellement je m'en sers plus ou moins souvent, que se soit en irl ou bien en rp !
Et pour les regrets, Dragos en est rempli et rongé par, constamment et tout le temps. Je comprends que ce soit pénible de lire des textes qui se ressemblent plus ou moins, mais c'est la base même de mon personnage ; difficile de passer à côté owo

Quant à Kaoren, je suis vraiment très contente que tu ais si bien compris Dragos, et que tu te sois attardé.e sur cette phrase en particulier. Elle est très symbolique et elle illustre un regret important, un aspect de sa vie qui va le suivre et le hanter. J'espère que les autres lecteurs saisiront eux aussi la psychologie de mon personnage >w<

J'étais un peu stressée en voyant que vous commentiez l'épreuve 5, vous êtes mes premiers retours >w<
Dragos C. Bessaraba [OT]
SergKita [Metro]
SergKita [Metro]
Anonymous
SergKita [Metro]
SergKita [Metro]
Invité
Mar 23 Juil - 17:06
Hello, ici SergKita de Métro o/
Alors, je fais des commentaire littéraire toute l'année donc je vais tenter de pas en faire pendant mes vacances hein 8D
Juste, comme je me suis remis à lire quelques textes de l'épreuve 1, je me suis dit que c'était pas mal de partager mes réactions à chaud \o/

On commence par Nano Roleplay & Bronx Nemesis !
J'ai beaucoup aimé la petite relation entre eux deux et le fait que vous soyez russe (vous le sentez le patriotisme made in Metro ?) et franchement, le mieux dans les trucs de zombies, c'est quand l'un est mordu! Le fait que ce soit à cause du sexe rend la chose comique. C'est de l'humour un peu noir/crade mais bon, ça collait bien au contexte !

Métro & Ilukan ; Les meilleurs. Trop fort.
(en fait la blague c'est que j'ai participé à ce rp)(pardon)(c'était super de rp avec toi Alex merci encore <3)

Hikari Sekai & Dead End : J'ai bien aimé comment vous vous êtes approprié le rp ! Personnellement, j'aime beaucoup quand, dans un mini rp, on a pas l'impression viennent d'un univers différent, j'trouve que vous vous êtes bien intégré l'un et l'autre à votre rp o/

Institution Indarë & Esquisse : C'était trop drôle
J'ai rien à dire de plus, donc ça parait peut être un peu faible, mais vraiment, j'en pouvais plus. Par contre, Jaune, tu as remis en cause des nuits blanches de révisions.
Encore une fois j'ai trop ris, je vous adore.

Peek a Boo & Just Married : y a deux chose que j'aime pas dans l'Interforum et l'une d'elle c'est de lire un mini rp et de vouloir m'inscrire sur deux forums après juste pour croiser les personnages.
J'ai tellement aimé la complicité des deux personnages et leurs potentiels comiques. Les petits surnom de Karma, Leone qu'est outré, j'ai trop aimé <3 vous êtes dans mon coeur. La fin m'a un peu rendu triste !

SNK Rebirth & La Nouvelle Avalon : J'ai beaucoup aimé les descriptions hyper glauque et l'aspect vraiment "guerre". Et la fin m'a.... soufflé.
*sors*

The Awakening & Four Season : Là aussi, la relation des personnages est super cool et les nombreux "il sent le loup" m'ont fait sourire ! Le style de Jewel m'a surpris, notamment le fait de s'adresser à Lysandre ! Ce rp était vraiment cool! Et cette fin aussi m'a... soufflée!

(OUI J'ADORE CETTE BLAGUE)

Master Poké & Pokemon Ekoe : Bon, c'est pour vous que je me suis convaincu de partager mes impressions. Je viens de le lire, genre ya un petit quart d'heure. Il faudra par contre que je vous envoie la facture de mon écran de téléphone. Parce que je l'ai malencontreusement lancé contre un mur PARCE QUE BORDEL DE MERDE C'ETAIT HORRIBLE CA VA PAS DE FAIRE CA C4EST L'INTERFORUM ON S4AMUSE LES CONFETTIS TOUT CA MAIS NON FAUT QUE VOUS FASSIEZ CHIALER LES HONNETE GENS
(c'était super franchement)(bravo à vous !!!)

Il me reste quelques rps à lire du coup p'tet que je reviendrais en ces terres de commentaires o/

Et merci à tout ceux qui commente les textes avec autant d'analyse, vous êtes géniaux \o/
SergKita [Metro]
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Anonymous
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Invité
Sam 27 Juil - 16:10
"J’espère pourvoir continuer dans ma lancée"… Y’a pas à dire, quand je fais des fautes, elles sont pas laides.

Avant de commencer ce cinquième commentaire, je remercie Dragos pour sa petite réponse. C’est toujours sympa de savoir ce que l’auteur d’un texte avait en tête au moment de l’écrire, et encore plus sympa de se faire dire qu’on a réussi à en saisir l’esprit – c’est le genre de choses qui m’encourage pour écrire mes commentaires suivants – donc merci beaucoup !  Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 313954929

Maintenant, pour ce qui est de l’épreuve 6… Personne m’a vraiment tapé dans l’œil. Mais non, prenez pas cet air triste, c’était une blague par rapport au fait que le champion d’Epicarena s’appelle "Personne" !

Je pense que le sujet était sans conteste le plus difficile des six à traiter. Un voyage dans un univers inconnu, ça implique d’imaginer un univers en vingt-quatre heures, avec pénalité sévère sur les clichés puisque les histoires de science-fiction ont la renommée belle avec toutes les images qu’on nous en assène dans la pop-culture. Ensuite, avec tous les univers pour lesquelles se promener de planète en planète n’est pas chose courante, ça demande un bon bout de texte pour expliquer comment le personnage s’est retrouvé dans cette situation – ou aurait pu se retrouver, pour les personnages qui se contentent de suppositions – et avec le temps qu’il faut pour découvrir et s’adapter à un nouvel univers, ça laisse peu de marge sur les mille cinq cent mots pour broder une histoire à côté et donner à son texte plus de profondeur qu’une simple exploration. Et enfin, vous me voyez venir… les dix mots à caser. Quelques conversations sur la shoutbox suffisent à comprendre qu’ils ont traumatisé beaucoup de participants, notamment les incontournables "chipolata" et "magnésium", qui trouvent beaucoup de mal à s’introduire dans certains univers et certaines ambiances. Et même pour les lecteurs, ça a piqué aux yeux de certains, moi le premier, de voir ces mots à l’inclusion forcée qui détonent totalement du reste du texte. Le fait est en plus qu’on connaît la consigne, donc quand on lit ces mots qui souvent n’ont rien à faire où ils sont placés et qui nous sont généralement soulignés ou mis en gras, on sort juste du texte, l’immersion en prend un sacré coup, comme le mentionnait Harrison dans son commentaire sur la page d’avant.

Globalement, je pense que la contrainte avec les dix mots a été nuisible à la qualité l’épreuve, mais je jette pas la pierre au staff de Just Married pour autant. Ayant participé à l’organisation de la précédente édition de l’interforum, je sais qu’introduire des nouvelles idées est toujours un pari, et que c’est assez difficile d’anticiper les réactions des joueurs. Simplement, si les prochains organisateurs jettent un œil à cette édition – en théorie, c’est de nouveau la Sérénissime, donc ça devrait arriver – je pense que cette épreuve pourra servir d’avertissement. L’idée des contraintes d’écriture n’est pas à jeter, j’ai trouvé que l’acrostiche donnait une dimension intéressante à l’épreuve 3, et j’ai bien aimé affronter cette difficulté supplémentaire pendant la rédaction. C’était certes difficile, beaucoup plus que je ne me l’étais imaginé de prime abord, mais ça ne me forçait pas à orienter mon texte dans une autre direction que celle que je lui avais choisie, qui était une sorte de parabole poétique. Un texte dans lequel je suis pas sûr que j’aurais pu introduire le mot "chipolata" sans que l’ambiance en souffre cruellement, par exemple. Bien sûr, j’aurais pu choisir de faire quelque chose de totalement différent, plutôt dans le versant comique pour qu’un mot à la connotation aussi légère puisse se glisser plus facilement, mais si une épreuve incite tous ses participants à adopter un ton similaire, la lecture des trente textes risque d’en devenir monotone. D’autant qu’avec la contrainte de jouer un de ses personnages de RP, beaucoup de joueurs n’ont que peu d’options, et certains personnages ne sont pas faits pour certaines ambiances. La leçon à tirer, ce serait de se méfier des contraintes qui brident le style de l’écrivain. Enfin, si on est d’accord avec moi, vous avez le droit de pas l’être.

Ceci étant, c’était une introduction un peu plus longue que d’habitude, parce que qui dit épreuve particulière dit réaction particulière. Mais rassurez-vous, tout ce que j’ai dit précédemment n’a pas empêché nos chers petits écrivains d’avoir plein de bonnes idées et de jolies tournures, et moi, c’est pour ça que je suis là. Donc on est partis pour mes petits coups de cœur !

Et bien entendu, je ne le répéterai jamais assez : Spoiler alert ! Si vous avez pas lu, vous lisez d’abord, sinon, privés de dessert !



Et voici les citations !



« Au final, ce n’est pas si différent de la Terre. » - Nemo (TA)
On commence avec une tournure simple mais assez profonde. L’idée, c’est que le long de ce texte, Nemo se sent écrasée par la nouvelle planète qu’elle découvre, dépassée par ce qu’elle y trouve, et lorsqu’elle arrive à rassembler un semblant d’insouciance, la froide réalité lui retombe sur la poire – avec un parallèle avec la boîte de Pandore que je trouve très sympa – et elle se remet à déprimer sur sa condition. L’idée première, celle qui ressort explicitement du texte, c’est que voyager vers d’autres horizons n’a pas suffi à guérir la dépression de la pauvre petite Nemo, en suggérant que cette planète n’est pas si différente de sa Terre natale, et que sa vie dessus en sera une simple continuité. Par contre, l’idée plus implicite que j’aime beaucoup, c’est qu’on peut faire le raisonnement inverse, et se dire que ce n’est pas que la planète étrangère ressemble à la Terre, mais qu’aux yeux de Nemo, la Terre ressemble à une planète étrangère. C’est une façon assez élégante de décrire les troubles qui peuvent hanter un personnage dépressif, et même dans le cas de Nemo ce "mal du pays" qu’elle ressentait dans son ancienne vie. On peut s’imaginer Nemo aussi perdue dans les rues de New York qu’elle le serait sur une planète qu’elle a du mal à comprendre, et ça suffit à suggérer un tas de traits de caractère chez elle.

« MAGNESIUM ! MAGNESIUM ! MAGNESIUUUUUUUM ! » - Naoto (HS)
Oh, mais que voilà donc ? Un incipit ! Et comme vous savez maintenant tous ce que c’est on va pouvoir se lancer dans le vif du sujet ! Et si vous êtes toujours pas allés voir parce que par exemple vous n’auriez lu que l’épreuve 6 et n’auriez donc pas lu mes autres commentaires pour éviter les spoilers, vous pouvez y aller en vitesse, mais c’est la dernière fois !
La raison pour laquelle j’ai choisi ce passage n’est pas simplement son côté absurde et l’effet comique qu’il produit. C’est vrai que voir un élément chimique lancé à la manière d’une interjection, c’est rigolo – ça me fait penser au "oh, la potasse d’uranium…" dont Vai de Why nous avait gratifiés à l’édition précédente et qui m’avait fait rire comme un con – mais juste dire ça ne m’aurait pas donné assez de contenu pour que j’en parle ici.
En fait, ce que j’aime tant dans ce passage, c’est qu’il est employé en tant qu’incipit, et donc qu’il annonce la couleur du texte, le ton sur lequel il sera présenté. Et à côté de ça, il joue sur les mots qui lui sont imposés, dont ce "magnésium" dont je parlais dans l’introduction et qui a posé tant de soucis aux joueurs pour le caler correctement. Le texte de Naoto prend le parti d’être absurde, ce qui lui facilite grandement la tâche sur le fait de caser dix mots random dans son texte sans qu’ils détonent avec le reste, mais il va plus loin que ça. Là où il aurait pu se contenter de balancer ces dix mots dans le texte ni vu ni connu, en comptant sur le fait qu’ils ne feraient pas tache, il choisit à la place d’appuyer dessus, en n’hésitant pas à les mettre plusieurs fois chacun et en leur donnant une certaine importance dans le récit. Et à mes yeux, c’est ça qui est annoncé dans cette introduction. On a le mot "magnésium" qui nous est balancé d’emblée, trois fois et en majuscules. Pour moi, cet incipit, il dit "J’ai pas peur des contraintes que vous me posez, regardez ce que j’en fais", un message qui me le rend très sympathique. Je ne sais pas s’il y avait une réelle intention de renvoyer la balle aux organisateurs ou simplement de s’amuser avec le thème en le saignant sans modération, mais l’effet est là : le texte affiche d’emblée cette aisance qu’il gardera tout le long et qui sera même caractéristique du ton qu’il adoptera.

« Il s’éloigna en boitant de la navette, une caméra et trois armes à feu braquées sur lui. » - Swain (VB)
Un point remarquable de l’écriture de Swain et que j’avais déjà souligné sur l’édition de Peek a Boo, c’est son caractère très pictural. Il n’est pas rare que les descriptions y soient aussi parlantes que la narration, et que le seul fait de visualiser une scène d’un point de vue externe y suffise à en déduire les subtilités. Et cette phrase fait partie de celles qui illustrent parfaitement cette idée.
Ici, le personnage de Swain avance dans une démarche qui n’est décrite que par la locution adverbiale "en boitant", sans un mot pour ses pensées ou son allure globale. Mais derrière, la description présente la caméra et les trois armes à feu braquées sur lui. Déjà, le fait de parler des outils plutôt que des personnes qui les portent contribue à déshumaniser ces dernières et leur suggérer une expression neutre ou vide – j’imagine clairement des personnages qui l’observent sans états d’âme – mais même au niveau de Swain, ces affirmations ont du sens. Elles suggèrent qu’il se comporte à la fois comme un personnage filmé et comme un personnage menacé, et donc que sa démarche est forcée malgré le boitement qui la freine, voire même qu’il s’efforce de garder faussement une allure convaincue pour idéaliser l’image qu’il renvoie sur la caméra, lui qui a pris l’habitude de se comporter comme la marionnette de ses supérieurs comme expliqué plus tôt dans le texte. De fait, en s’attardant simplement sur le Swain boiteux ainsi que les armes et la caméra braquées sur lui, on a toute la parabole d’un Swain faible obéissant aux volontés du gouvernement sur la base des pressions qu’ils peuvent appliquer sur lui : leur puissance et l’image qu’ils renvoient de lui. Pour ainsi dire, si vous étiez sur la scène et que vous vouliez en décrire le contexte et les enjeux à travers une photographie ou une peinture, il vous suffirait de retranscrire l’image décrite par cette phrase. Et j’adore m’attarder sur ce genre de plan, où la description et la narration se complémentent mutuellement de sorte qu’on ait à la fois l’immersion et la compréhension.

« Tu reçois, d’ailleurs, quelques regards inquiets en ta direction, car tu es étrange, à rire toute seule dans ton coin. » - Poppy (PaB)
Bon, on a encore de la narration à la deuxième personne, mais cette fois, j’ai pas de grosse analyse poussée sur le pourquoi du comment à faire dessus. À part si on considère que le narrateur raconte à Poppy une histoire d’elle-même à la façon d’un conte pour la guider dans ses rêveries, en s’appuyant sur le "Bonne nuit, Poppy" qui conclut tous ses textes, mais ça va encore partir dans l’interprétation.
Le texte de Poppy joue sur un décalage constant entre son humeur joviale de petite fille et celle plus sérieuse des personnes qui l’entourent, avec l’idée que lorsqu’un truc pas normal arrive, tout le monde s’inquiète à part Poppy qui s’en exalte. Et dans cette citation, on a le même décalage rendu au travers de la forme de la phrase. La phrase est lente, elle est systématiquement freinée par des virgules au fur et à mesure qu’elle présente la situation, ce qui fait qu’on a le temps de s’attarder sur ce qu’elle dit pendant qu’on la découvre. Et avant la dernière virgule, elle n’a rien de très rassurant, on parle de regards inquiets, puis d’étrangeté, ça a le temps de poser l’ambiance traduite par les réactions des gens autour de Poppy. Et une fois qu’on a cette ambiance vient la dernière proposition, celle où Poppy rit, qui donne comme une chute à la phrase à travers le contraste que ça fait, le décalage entre Poppy et l’ambiance. Même sur la fin de la phrase, on a "toute seule dans ton coin", une expression qu’on a plutôt tendance à assimiler à de la solitude, si bien que le mot "rire" semble la seule petite étincelle à détoner du reste de la phrase. Et je pourrais m’attarder sur l’expression "tu es étrange" plutôt que "tu parais étrange" ou la même avec des modalisateurs, on a pratiquement la narration qui juge Poppy en se calquant sur l’avis des gens qui l’entourent, s’ancrant par le fait-même plus profondément dans l’ambiance qu’ils ressentent. Donc voilà, avec tous ces petits trucs, le rire de Poppy donne le sentiment de n’avoir rien à faire là, et les impressions qu’on se figure des gens qui la trouvent bizarre paraît claire vu qu’on ressent le même décalage qu’eux. Mais quelque part, ça a un côté mignon plutôt que malaisant, parce que… bah, parce que c’est Poppy, quoi.

« Après avoir demandé à l'IA de me réveiller dans deux heures, je m'endors d'un sommeil qui frôle l'inconscience. » - Svana (AVA)
Ici, je trouve assez jolie la dernière expression, ce "sommeil qui frôle l’inconscience", pour les diverses lectures qu’on peut en faire. On a d’une part l’idée d’un sommeil qui ne serait pas forcément profond, une sorte de torpeur où quelques bribes de conscience resteraient actives - un peu l’idée qu’on retrouve dans la phrase suivante qui dit "j'ai davantage l'impression d'avoir été malade que d'avoir dormi", vu qu’on a tendance à rester amorphe sans parvenir à s’endormir vraiment quand on est bien malade – d’autre part l’idée d’une simple pause de ses sens pour se laisser aller inconsciemment, et encore d’autre part l’idée de s’endormir dans une situation tellement dangereuse et imprévisible – à savoir une halte dans un océan d’une planète qu’on ne connaît pas du tout et qui est susceptible de comporter plein de sales bestioles – que c’en devient de l’inconscience, au sens d’un manque de prudence. Et en lisant, il y a un peu de tout ça à la fois, comme un sentiment que Svana décide simplement de lâcher prise et d’arrêter de penser à quoi que ce soit, y compris aux dangers environnants. Du coup, Svana donne un peu l’air de simplement n’en plus pouvoir, d’être trop fatiguée par ce qui lui pèse sur le crâne. Et le fait que ça vienne juste après la partie plus euphorique de la découverte de fonds marins exotiques et juste avant une partie plus sérieuse et pragmatique où elle se concentre sur sa survie, ça fait comme une transition un peu froide qui suggère que Svana est rappelée par la gravité de sa situation après avoir tenté de l’oublier un peu. Elle cherche un moment d’inconscience, mais ne semble pas vraiment pouvoir en profiter, et je trouve que ça crée une certaine empathie pour elle, qui paraît alors plus accablée par son sort qu’elle ne le laisse entendre.

« Elle a envie de cracher dessus, mais le système autonettoyant laverait l’affront dans la seconde. C’est même pas drôle. » - Alyaa (NRP)
Cette phrase, même si sa tournure est assez légère et semble exprimer un caprice plus qu’autre chose, avec du coup un effet comique qui en découle parce que c’est toujours un peu drôle de voir un personnage râler pour tout et pour rien, je la trouve beaucoup plus lourde de sens en ce qui concerne le ressentiment d’Alyaa vis-à-vis de sa situation. Tout le long du texte, Alyaa est soumise de force à son commanditaire et à ce dans quoi ce dernier l’a envoyée, elle doit accomplir sa mission en supportant cet univers de plouc qui en fait office de cadre. Le texte ne met pas longtemps à suggérer qu’elle est facilement frustrée, et que cette fois si ne fait pas exception. Et le comble, c’est dans cette phrase, le moment où elle veut évacuer sa frustration en effectuant un acte gratuitement irrespectueux, mais même de ça, l’autorisation ne lui est pas offerte. On a le monde qui se présente comme un inébranlable léviathan de frustration, et la petite Alyaa devant ça qui ne peut plus qu’être frustrée de ne pas pouvoir libérer la sienne. Le fait qu’elle ait tendance à facilement adopter des réactions enfantines – comme ce "C’est même pas drôle" qu’elle interjette à la fin de la phrase – ajoute encore au contraste, elle veut tout plier à sa volonté capricieuse mais ne reçoit en retour que l’indifférence glaciale d’une situation plus grande qu’elle et qui n’a rien à faire de ses caprices. Du coup, j’ai un peu pitié pour elle, quand je lis ce passage, et ça me la rend plutôt attachante. Et j’étais à fond avec elle quand elle s’est lancée en dir’ction d’l’gloooooooooooire.

« Je ne vois même pas comment une communication peut s’établir d’une planète à une autre alors que l’on a parfois bien des difficultés à se comprendre d’un village à l’autre lorsque l’on habite en campagne. » - Andrew (MP)
Typiquement la phrase que tu vois pas venir. Dans le contexte, ça parlait de mécanique il y a un instant, Andrew qui essayait de réparer le système de communications de sa fusée, et puis d’un coup, paf, réflexion philosophique. Faut le dire, ça secoue.
Bon, maintenant, quel est l’intérêt ? Parce que si c’est ça, moi aussi, je peux mettre des réflexions philosophiques au milieu de ce que je dis. Au fond, en temps de paix, les fils enterrent leurs pères, et en temps de guerre, les pères enterrent leurs fils.
En fait, je trouve que cette réflexion particulière donne un côté très modeste au personnage d’Andrew face à sa situation. D’une part, on a l’idée générale que l’homme s’attaque à des choses grandes et compliquées avant d’avoir su s’occuper des petites et simples, et le fait qu’Andrew utilise ça pour justifier de ne pas savoir se comporter dans sa situation suggère qu’il a déjà du mal avec les situations plus simples, comme le laisse entendre son histoire – il n’est pas un grand esprit, il laisse ça à sa Lottie. Et au-delà de ça, son raisonnement est assez naïf, puisqu’il repose sur une assimilation de deux concepts différents que sont les moyens de communication au sens technologique et les façons de communiquer au sens rhétorique ou social. Il place les deux sur le même plan, et les compare, alors que ça ne fait pas vraiment sens. Au final, il utilise une phrase philosophique sans la comprendre profondément, ce qui lui donne encore un côté un peu simplet. Le tout ajouté avec cette référence à l’habitation en campagne – qui a une connotation d’abriter les classes moins éduquées qui sont susceptibles de tenir ce genre de phrases – on a vraiment une image de l’Andrew qui était fait pour une vie simple et qu’on envoie dans une situation exagérément compliquée pour lui. Et globalement, j’aime beaucoup l’image qui ressort de ce personnage dans cette phrase, ou plus généralement dans ce texte. Il est un peu simple d’esprit, mais vraiment juste un peu, on le laisse parfois entrevoir sans appuyer dessus en montrant ce genre de pensées qui le traversent et qui semblent assez naturelles de prime abord.

« Et aujourd'hui, vous voulez que j'écrive quelque chose pour vous divertir encore plus ? Ou parce que vous voulez quelque chose de différent, avec des mots bidons à caser ? » - Al (ES)
J’ai beau me dire que je suis certainement biaisé par le fait que si je fais pas des compliments à ma fonda’ je me prends une corvée de mise à jour des partenariats, j’adore ce texte. Parce que oui, là, ça va encore parler de tout le texte, puisque j’ai réussi à en trouver un court passage qui en résume l’esprit et que je peux pas commenter sans commenter l’esprit du texte entier. Puis c’est ma chronique, je fais ce que je veux.
Chez Al, et je vais remettre un spoiler alert ici parce que c’est important, on a le personnage qui va se retrouver propulsé dans l’univers des écrivains de l’histoire d’Esquisse – parmi lesquels je figure naturellement – et découvrir que sa condition n’est que celle d’être un personnage de RP. Il le vit bien sûr assez mal, savoir que l’enfer qu’il subit au quotidien depuis si longtemps n’a de fin qu’à constituer un divertissement pour quelques personnes, ça fait pas plaisir. Mais je trouve que la question sur sa condition est encore plus profonde que ça, notamment sur la base de ces phrases que j’ai prises en citation et globalement toute la fin du texte. Al est un personnage avec une identité et une personnalité auxquelles il tient, il ne supporte pas de les voir perverties au bon gré de ses démiurges, si bien qu’il va décider de se rebeller contre. Après, peut-être que c’est les écrivains qui ont écrit qu’il se rebellerait, mais c’est pas mon propos de toute façon. Notamment avec la référence aux dix mots que l’on doit caser dans son texte pour l’épreuve 6, c’est comme s’il avait le sentiment de ne pas être pris au sérieux. Que les sentiments qu’il porte ne comptaient pas aux yeux des écrivains, qui cherchent à assouvir les leurs indépendamment des siens. Et là, on a un parallèle avec ce que je racontais dans l’introduction de ce commentaire, comme quoi tous les personnages ne sont pas faits pour toutes les façons d’écrire. J’irais pas jusqu’à dire que ce texte est un pamphlet contre l’épreuve 6 – même si c’est classieux de le voir comme ça – mais je pense que ça porte assez bien le sentiment qu’ont pu avoir certains joueurs en l’écrivant.
On peut d’ailleurs remarquer que les écrivains que rencontre Al ne sont pas décrits d’une quelconque façon – sinon pour dire que ce sont des terriens lambda – là où il aurait été facile pour l’autrice de faire une allusion à elle-même, vu que c’est techniquement elle qui écrit les histoires d’Al et qu’elle a toutes les raisons de se trouver là haut. Pas besoin de description d’elle IRL, juste faire un écrivain féminin qui a plus d’importance aurait pu suffire à ce qu’on se dise que c’est elle. La raison pour laquelle elle ne le fait pas, à mon avis, c’est parce qu’elle avait pas assez de mots c’est parce qu’elle s’identifie difficilement à ces écrivains qui n’ont que faire des émotions d’Al. On entre dans l’interprétation, mais si on considère que ce sont plutôt des rôlistes lambda qui prennent juste un moment de fun avec leur jeu de rôle, ça peut offrir une dimension assez jolie à la fin du texte.
L’idée d’écrire avec ses larmes, c’est pas nouveau, la métaphore est souvent utilisée pour suggérer qu’on s’exprime avec des sentiments plutôt que des mots, et donner un caractère plus passionnel à l’acte d’écrire. Chez Al, il y a de ça, mais ça va clairement plus loin. Ses larmes, il en fait une encre invisible, une encre que ses écrivains ne verront pas, ne pourront pas lire. Outre le fait que les larmes soient par nature transparentes et qu’on ne peut s’imaginer les lire qu’au sens figuré, la tournure joue sur le fait que les écrivains qu’Al rencontre ne voient pas ses sentiments. Et là, on a tout. Al estime d’une part que c’est à lui d’écrire son histoire, et d’autre part que son histoire doit être écrite comme il l’entend, sur la base de ses sentiments, et non sur des jeux de mots et de tournures qui feront marrer les quelques écrivains d’en haut. En se rebellant, il déclare à ces derniers qu’ils ont le choix entre apprendre à lire ses larmes ou le voir disparaître de leur œuvre à laquelle il considère ne pas appartenir. On pourrait même étendre le parallèle à la place de ce texte dans l’épreuve 6, il est peu orthodoxe et frise même le hors-sujet – sans l’atteindre, en vrai – mais il s’efforce d’être écrit de la plume lourde et profonde qui caractérise Al, et ceux qui le liront auront le choix entre le laisser passer comme un simple délire d’auteur sans trop de considération ou regarder le message qu’il porte à travers les sentiments de son personnage. Mais là, j’éclate mon quota d’interprétation, c’est le risque quand on s’attaque à du méta-RP.
Et ça se voit, que le texte porte un message ou une réflexion. Je sais pas si tout ce que j’ai raconté y correspond bien, mais si ce n’est pas le cas, il y a sans doute autre chose à en tirer dans un puits plus ou moins profond. Et en bon spéléologue du RP, ça me plaît bien.

« La voix me parlait encore et encore mais mon esprit confus trébuchait dans un marécage compact de pensées diffuses. » - Personne (EP)
Personne s’attendait à ce que je parle de ce texte. Du moins, s’il a lu l’introduction du commentaire. Et je suis pas près d’arrêter les blagues avec ce pseudo, c’est le meilleur du monde.
Ici, je vais pas causer de la citation, mais du paragraphe qu’elle introduit, parce que dans l’écriture de Personne, c’est pas que je vois une phrase qui se démarque, c’est des passages entiers dont je trouve la forme remarquable. Ce paragraphe, donc, va servir à introduire la situation dans laquelle se trouve le personnage de Luca, à travers des souvenirs qu’il recouvre progressivement en sortant de sa torpeur. Déjà, ça, c’est important, d’une part parce que ça veut dire qu’il n’est pas habitué à sa situation au point de se la rappeler naturellement et donc que les événements ici sont arrivés comme un changement brusque dans sa vie – on y reviendra – et d’autre part parce que ça permet de coller avec le fait que ce soit une simulation comme mentionné à la fin du texte. Ah oui, spoiler alert.
On commence donc ce récapitulatif sur cette phrase, avec l’esprit confus et les pensées diffuses, où on peut noter d’ailleurs l’habile utilisation de ces deux adjectifs syntaxiquement contraires mais sémantiquement très proches qui ajoute à la fois un effet de flou avec le confus qui s’embourbe dans le diffus – on a un truc qui se mélange avec lui-même dans un truc qui se disperse de partout malgré qu’il est dit "compact" pour ajouter à la perte de repères en jouant sur le sens contraire avec "diffuses" – et le caractère insistant de cette fausse répétition d’adjectifs pour accentuer l’effet. Cette phrase, donc, introduit le tout avec un grand blackout, l’esprit de Luca s’empêtre dans lui-même et la voix du haut-parleur résonne dans tout ça en prime.
Ensuite, on nous présente les dites pensées diffuses. On a la répétition de "Sommeil…", qui résonne presque comme une plainte au haut-parleur, puis un réveil progressif dans tout ce qu’il y a de plus classique, avec une petite mention aux paupières personnifiées qui vont apprendre au personnage où il se trouve plutôt que de faire agir le personnage à la voix active, ce qui lui donne un air encore amorphe. Ensuite, description rapide de la pièce où il se trouve, avec l’idée qu’il l’observe "à contrecœur" plutôt que surpris, ce qui donne déjà un indice sur le fait qu’il sache ce qu’il fait là, et à ce moment-là, il prend ses esprits pour se remémorer tout ce qui l’y a emmené. Et je dis bien "prend" et non "reprend", parce que c’est tourné ainsi dans le texte. Je ne sais pas si c’est voulu, mais ça donne l’impression qu’il se réveille dans cette pièce pour la première fois – ce qui est le cas – et qu’il adopte en quelque sorte l’esprit avec lequel il va poursuivre cette simulation, il prend ce caractère qu’il devra alors endosser. C’est une vision de la chose qui marche assez bien, quand on sait qu’il va raconter derrière que les gens ici ne sont que des rôles qu’ils sont censés apprendre, et qu’on voit à la fin des personnages qui semblent sortir de leur personnalité en sortant de la simulation.
Ensuite, on a la description de ce qui l’a amené ici. Tout ne nous est raconté que par des images, on n’a pas "La couche d’ozone était percée de toutes parts", mais "La couche d’ozone percée de toutes parts", juste la phrase averbale qu’on nous balance en plan avec l’image qu’elle suggère, et cela a plusieurs effets. Premièrement, comme on n’est pas tout à fait certains de si ce qui est raconté là fait partie de la simulation ou si c’était en vrai – et serait la raison pour laquelle on a créé cette simulation – ça permet de cultiver l’ambiguïté à la relecture en ne présentant pas les faits comme des choses que Luca et les autres ont vécu mais comme des images qu’ils ont vues, soit de visu soit parce qu’on leur a montrées ou intégrées pour les mettre en contexte. Deuxièmement, ça donne un rythme extrêmement précipité au tout, accentué par le fait de présenter autant d’événements avec juste des phrases juxtaposées sans pensée ni jugement derrière. On se figure que la catastrophe météorologique sur son lit d’apocalypse nucléaire serait arrivée brusquement, tous les événements semblent défiler – voire se produire simultanément – face aux gens qui n’auraient pas eu le temps de s’adapter à tout ça, idée renforcée par l’atmosphère de panique décrite ensuite et le fait que j’ai mentionné tout à l’heure comme quoi le personnage de Luca semble sortir de changements soudains dans sa vie, ce qui peut certes se traduire par le fait que c’est son premier jour dans la simulation, mais dans l’hypothèse où toutes ces catastrophes se sont vraiment produites, donne l’impression que lui-même a été pris de court par sa situation. Et avec le fait que tout paraisse si immense dans les descriptions, y compris les bunkers – simples constructions humaines – qui vont leur servir d’abri, on a vraiment ce sentiment de personnages totalement dépassés par tout cela. Ça crée une ambiance très oppressante, et ramène Luca et les autres à une condition de simples personnes devant se plier à la tournure des événements. Ça et tout ce qui suit, avec les allusions à la déshumanisation – ils n’ont plus que leur identité qui leur donne un brin d’importance, leur retirer c’est achever de les rendre insignifiants – ou encore la froideur du ton de la voix du haut-parleur lorsqu’elle va les guider, jusqu’à les recaler à la fin, ou encore plein de trucs, tout dans ce texte respire une ambiance oppressante. Oui, je suis en train d’expédier la fin parce que je réalise que j’ai beaucoup trop causé de ce texte et que j’aurais encore des trucs à en dire.
Donc voilà, je me suis attardé sur un bon passage parce que je pense qu’attraper une phrase pour décrire mon sentiment sur ce texte ne serait pas lui rendre justice. Vraiment, c’est une accumulation de détails qui ont leur importance dans le fond et dans les tournures qui chacun vont apporter leur brique à cette construction d’une atmosphère vraiment prenante. Personne m’a tapé dans l’œil comme lui-même. C’est bon, j’arrête, avec les blagues.

« D’ailleurs, est-ce que ce ne serait pas ça, ce putain de Grand Canal dont il a beaucoup trop entendu parler sans jamais réussir à le voir ?! » - Swenn (CI)
Là, je vais sans doute pas avoir un million de trucs à dire, parce que c’est évident pour ceux qui ont lu les précédentes éditions de l’interforum et ça parlera difficilement aux autres. Juste, le fait que Swenn fasse allusion à ses RPs avec la Sérénissime – comme il a fait référence sur l’édition d’Esquisse à son RP sur celle de Peek a Boo – c’est trop cool, ça crée une œuvre qui traverse les interforums et ça fait des clins d’œil sympas à ceux qui connaissent. En prime, ça fait office de raccourci assez efficace pour suggérer tout ce que peut ressentir Swenn à l’encontre de sa nouvelle situation, puisqu’on sait déjà ce qu’il a pensé de l’éventualité de s’y trouver. Et ceux qui connaissent pas, vous pouvez aller fouiller les archives du passé.

« Au pire, toute cette histoire allait se finir rapidement et j’adore quand les fins sont rapides et violente, donc je ne serai pas déçu, mais vous… » - Yvan (ME)
Dans la famille des phrases qui me titillent pendant quinze minutes quand je lis le texte – cinq pendant et dix après – il y a celle-là. C’est une transgression du quatrième mur, comme on peut en voir dans pas mal de textes pour un effet comique – comme chez Morgane dans l’épreuve 3 – ou avec des intentions plus profondes – comme chez Al dans celle-ci. Mais d’habitude, c’est assumé, c’est mis en avant, et l’intérêt est généralement assez évident. Mais ici, le quatrième mur demeure intact tout le long du texte, et seulement au détour de cette petite phrase, on va le briser un instant. C’est franchement curieux, ça sort de nulle part, et ça ne dure que deux mots, à tel point qu’on pourrait l’interpréter comme autre chose qu’un cassage du quatrième mur même si on est persuadés que c’est le cas avec le contexte. Dans ce genre de cas, je ne peux m’empêcher de me demander ce que l’auteur pensait quand il a eu l’idée. J’ai pas l’impression que ce soit là pour arracher un sourire, d’une part parce que ça n’a pas vraiment l’air d’être l’objectif du texte – il y a des tournures légères, mais elles respirent souvent la mort malgré tout – et d’autre part parce que ça n’a pas l’air susceptible d’arracher un sourire, je lis plutôt ça comme une sorte de pensée mystique qui lui vient avant de s’exposer à la mort. Et je crois que c’est ce dernier point qui me fait aimer ce passage : ça lui donne l’air fou. Une folie lente et tempérée, qui se traduit juste par une perte du sens des réalités. Cette transgression du quatrième mur n’a rien à faire dans la narration parce qu’elle n’a rien à faire dans ses pensées, et c’est justement parce qu’elle n’a rien à faire dans ses pensées qu’elle rend ses pensées troublantes. Limite, il a l’air de transcender et s’adresser à quelque divinité qui traînerait dans sa tête. Et comme on le savait déjà un peu fou, ça s’inscrit finalement dans la continuité de son caractère. C’est juste un nouveau pan de folie qui s’ouvre, une forme de démence assez unique, et ça avive franchement mon intérêt pour le personnage d’Yvan.

« Non, vraiment, elle avait beau de se creuser la tête, elle n’avait aucune idée de comment son retour pourrait se mettre en scène. » - Erika (SNKR)
On est ici sur une phrase qui, je le reconnais volontiers, ne casse pas trois voix à un schizophrène, mais elle annonce une chute qui me plaît franchement bien. Et elle l’annonce correctement. De base, ça ressemble à la chute du rêve, avec l’idée que tout ce qu’il s’est passé était dans la tête du personnage, mais en version songe conscient. Là où je trouve ça sympa, en plus du fait que ça réponde bien à la première phrase du texte qui adopte un nouveau sens à la relecture, ou que ça justifie de se trouver dans une situation aussi cohérente – relativement à un vrai rêve où ça part généralement dans tous les sens, j’entends – ça permet à la chute d’offrir un nouveau trait de caractère au personnage d’Erika, en en faisant une fainéante assez impudente pour inventer des histoires totalement alambiquées pour échapper à son boulot. J’ai franchement ri en lisant la chute, j’avoue que je l’attendais pas vraiment, et elle m’a rendu Erika vraiment sympathique. Et la raison pour laquelle je la trouve bien amenée, c’est cette phrase. Vous me direz, c’est normal, vu que c’est elle qui amène la chute.
En fait, cette phrase réalise le tour de force d’être à la fois cohérente avec ce qui la précède et ce qui la suit. La phrase précédente, qui se trouve dans le songe, explique qu’elle réfléchit à comment elle pourrait rentrer chez elle, donc arriver sur une phrase qui parle de réfléchir à son retour, ça paraît logique. Sauf que la chute arrive vraiment sur les derniers mots de la phrase : "mise en scène". On lit la phrase en attendant une fin comme "aucune idée de comment son retour pourrait s’effectuer", et puis on a ce "mise en scène" qui vient frapper dans les certitudes qu’on a acquises et ramener les questions qu’on devrait se poser. Et c’est là-dessus qu’on a la réponse, c’est une rêverie. Elle réfléchit, simultanément dans son histoire et hors de son histoire, à comment elle pourrait justifier un retour sur sa planète. Du coup, la chute se fait en complète continuité avec le reste de l’histoire, ce qui la rend très naturelle. Elle n’est pas appuyée ou mise en évidence, elle est naturelle, ce qui s’accorde bien avec le fait qu’Erika n’a aucune raison de s’attarder dessus. Je pense que ça aurait fait tache de le présenter comme une surprise pour le lecteur. Là, ça surprend tout seul, en fait, c’est très fluide à lire, et ça permet de s’attarder sur les autres points comme le fait qu’Erika soit une adorable petite insolente. Si, juré, je l’aime bien !

« Jamais personne n'avait échoué... » - Mère Nature (MAD)
Si vous vous intéressez à l’architecture des vieilles bâtisses ou avez suivi un cursus en histoire des arts, vous avez peut-être déjà vu des pierres d’ancrage qui dépassent d’un mur, et qui avaient été placées pour soutenir la construction d’une nouvelle aile au bâtiment qui n’a finalement jamais vu le jour par manque de temps ou de moyens. Et quand vous passez dessous, vous voyez ces pierres, et vous vous dites : "Il y aurait pu avoir une aile magnifique, ici", elles sont les vestiges d’une œuvre qui ne vivra désormais plus que dans l’esprit créatif de l’architecte qui les a faites poser. Eh bien si vous avez suivi ma métaphore jusqu’au bout, sachez que je vois cette phrase comme une pierre d’ancrage. Du coup, pour un texte, j’ai envie de parler de "pierre d’encrage", mais j’ai dit que j’arrêtais avec les blagues.
Cette phrase, elle s’inscrit fluidement dans la continuité de la narration, comme une sorte de motivation qui pousserait Mère Nature à donner le meilleur d’elle-même, en se disant que si personne n’avait jamais échoué, elle ne pouvait pas se permettre de le faire. Mais du coup, on prend le risque de ne pas s’y attarder, alors qu’elle semble décrire quelque chose de phénoménalement important : personne dans la société divine où vit Mère Nature n’a jamais échoué à façonner un monde. De prime abord, ça paraît contre-intuitif, un monde semble nécessiter un équilibre universel si instable qu’il paraît fou que personne ne puisse se rater à en façonner un, d’autant qu’à la tournure de la phrase "Jamais personne n’avait échoué", on peut s’imaginer qu’il y a quand même eu un certain nombre de personnes qui ont essayé. Alors ça peut sans doute suggérer pas mal d’interprétations, celle qui me vient à l’esprit étant que les critères de réussite sur la façon d’un monde pourraient être ridiculement tolérants, avec l’idée qu’un monde raté resterait un monde. Il y a probablement un tas de questions qui peuvent se poser au sujet de cette assemblée de démiurges dans laquelle évolue Mère Nature, et je suis sûr qu’il y a plein de points qui auraient pu, ou plutôt qui auraient dû être développés à ce sujet, mais que les contraintes temporelles l’ont empêché – Madelle a dû poster ce dernier texte en urgence, au-delà de la deadline. Et au final, cette phrase, elle me fait réfléchir grandement, elle m’ouvre tout un monde d’hypothèses sur la façon dont la communauté divine – enfin, superdivine – de cet univers est gérée. Toute une aile de l’œuvre qui attendait probablement de voir le jour, et que cette seule phrase me rend si prometteuse.




Ouais, je termine sur des métaphores pleines d’espoir et d’interprétation parce que je suis à la fois cliché et moi-même en même temps. J’me comprends.

Du coup, j’espère que ça vous a plu, rendez-vous incessamment pour l’ultime commentaire, et je dis bien l’ultime ! Pour choisir l’épreuve dont je traiterai, je vais prendre un D20, et sur 2, ce sera l’épreuve 2, et sur tout autre résultat, je relance. Je vous annoncerai le résultat final au début du prochain commentaire, que vous sachiez quand même ce que vous lisez.

À la prochaine tout le monde ! o/
Kaoren [Esquisse]
Nacht[FS]
Nacht[FS]
Anonymous
Nacht[FS]
Nacht[FS]
Invité
Mer 31 Juil - 10:12
J'arrive après la bataille mais je tiens à remercier tous les commentateurs : votre détermination est admirable, surtout Piu et Kaoren aux nombreux posts !

En parlant de Kaoren, je tenais à dire que ça fait plaisir de constater que tu as parfaitement compris Nacht ! Avec une simple citation tu as parfaitement cerné le personnage (ce que tu avais déjà commencé à faire dans les précédents interfo, quelle assiduité) !

Bonne chance à tous pour les votes et pour les derniers commentaires !
Nacht[FS]
Invité
Invité
Anonymous
Invité
Invité
Invité
Sam 3 Aoû - 1:09
Coucou, c’est encore PiuTe dans ses habits JMesques (et non Esquisséens car ils ne parlent pas). J’reviens pour vous filer mes notes non pas d’une mais de 2 épreuves (parce que quand on aime on ne compte pas) (et surtout parce que je voulais attendre d’avoir accès à mon ordi pour faire la mise en page). Ces deux dernières semaines j’ai beaucoup bougé, donc j’ai lu sur téléphone et fait mes commentaires sur googledoc, donc ça change un peu la forme de d’habitude et j’pense que c’est globalement plus succint mais osef.

Avant ça j’tenais à m’excuser pour toutes les fautes soulevées par Kaoren sur mon précédent commentaire… faudrait que j’les corrige et en même temps ça ferait mentir notre demi-dieu… Bref, c’est un combat éthique que je mène en solitaire…
Dragos tu es le premier passé Toulouse que je croise qui connaisse ce mot sans avoir habité un moment dans l’sud. Il vient d’ensucar en occitan, du coup il est pas mal utilisé par les indigènes. J’suis tellement heureuse que ce mot ait passé la frontière (pas comme chocolatine) euh gagné d’autres contrées.

Bon et sinon, j’rapelle que ceci sont les notes qui m’ont aidées à voter à peine corrigées pour que ce soit lisible (sujet verbe complément) et que les participants aient un retour de plus sur leur texte. Du coup ce n’est que mon avis, avec ma sensibilité et j’me rends compte en lisant les tops sur mes différents forums que d’autres ont énormément apprécié des textes qui m’ont peu touchée et vice-versa, mais comme Natch ne remercie que Kao et moi (et que j’ai pas encore lu les commentaires commentaires-de-textes pour pas me spoiler à la base et parce que j’ai du retard maintenant) j’crois pas qu’on soit nombreux à commenter les épreuves. Ainsi certains textes n’ont pas les retours de personnes qui y ont été plus sensibles que moi et j’ai hyper peur qu’ils fassent le raccourcit “elle n’a pas trop aimé, mon texte est nul.” C’est clairement pas le cas ! Aucun des textes que j'ai lu ne sont nuls, certains m'ont plus touchés que de d'autre, ou convenaient plus à MES attentes que d'autres c'est tout.


ÉPREUVE 3

Le sujet : c'est un classique qui rappelle le Bendergender de Tasty aux vieux de la vieille. Il donne peut-être un peu trop de détails d'intrigue ce qui limitait la marge de manœuvre.

Les participations : chacune est sympa dans son style, mais personnellement celles qui suivaient de trop près le sujet ne m'ont pas emballée. Je veux dire, si la situation décrite était celle du sujet sans enjeux et sans intrigue à lui ajouter j'avais un peu l'impression de relire l'énoncé en plus de mots, et même si c'était bien écrit je n'appréciais pas. Les textes n’étaient pas mauvais hein ? C’est juste que d’un côté il y avait les scolaires qui sont bons, les j’utilise le thème pour raconter mon histoire qui sont très bons et les j’explose le thème pour faire un truc exceptionnel. Du coup vous trouverez souvent la phrase “Le texte est sympa mais, à mon goût, suit de trop près l'énoncé sans lui apporter réellement une intrigue ou un enjeu. “
Par contre j’ai littéralement la moitié des textes dans mon choix final, c’est la prise de tête pour le podium. Vous pouvez arrêter d’être aussi bons svp ?
Et les numéros c'est juste l'ordre de post, pour être certaine d'oublier personne j'ai tout numéroté...

Les participations au détail:

1) Jessica pour JM :
L'acrostiche est sympa. Le texte est sympa mais, à mon goût, suit de trop près l'énoncé sans lui apporter réellement une intrigue ou un enjeu.

2) Noriko pour PaB :
L'idée de potion de métamorphose est chouette, la chute sympa. Le texte est sympa mais, à mon goût, suit de trop près l'énoncé sans lui apporter réellement une intrigue ou un enjeu.

3) Jason pour RR :
Acrostiche fort à propos. Le texte est sympa mais, à mon gout, suit de trop près l'énoncé sans lui apporter réellement une intrigue ou un enjeux.

4) Tessa pour KHS :
Le texte est sympa, l’idée que tout le monde ait changé de sexe est plutôt drôle, la ref à DW marque des points avec moi. Le reste est dans le thème thème.

5) Herade pour FS
La référence aux loups de FS est chouette, les manières détournées de parler du chibre m’ont fait rire je l’avoue.

6) Heinrich pour PM
L'acrostiche est sympa. De mon point de vue pour l’insertion des pensées en couleur et en gras sans changement de temps n’apportait rien à la narration et faisait sortir du récit, si elles avaient été au présent j’aurais trouvé l’usage de ce code de RP intéressant, là ça m’a juste fait sortir du récit. Le texte est sympa mais, à mon gout, suit de trop près l'énoncé sans lui apporter réellement une intrigue ou un enjeu.

7) Ulrich pour UTM
J’en voudrais plus. J’aime l’histoire racontée, le fait qu’Ulrich ne soit pas le seul personnage, les sous entendus graveleux du début, le passage à la cire. L’acrostiche porte bien l’histoire et le pays choisi aussi… Enfin, bref j’aurais aimé avoir la suite des aventures d’Ulrichette.

8) Sona pour VB
Déjà un gros plus, le texte propose une histoire complète et ça c’est hyper cool. La chute est vraiment cool. L’acrostiche est top. En bref, c’est chouette à lire.

9) Lys pour DE
J’ai beaucoup aimé ce texte. L’histoire est complète, j’ai apprécié que ce ne soit pas le personnage lui-même qui découvre qu’il avait changé de sexe. L’acrostiche est bien, et découvrir la condition de Lys au travers de cette mésaventure est vraiment poignant.

10) Morgane pour Iry
J’m’attendais à du level, j’ai tellement pas été déçue. Comment dire nique à un thème, briser le 4e mur et avoir un truc propre et drôle ? Bah, suffit d’lire ton texte. Morgane est chouette, j’l’imagine faire la paire avec Swenn, ça vaudrait presque le coup d’venir faire un tour sur Iry pour vous zieuter.

11) Louis pour TT
Bon, alors autant j’ai aimé le contexte des règles (+1 pour le flubiprophène), le sous texte féministe… autant il y a beaucoup de fautes qui me font sortir de l’histoire et m’empêchent de réellement apprécier le texte.

12) Donatello pour LS
L'humour et l'accumulation des clichés m'ont fait rire jaune. J'pense qu'il fallait tenter cette approche même si c'était prévisible que le propos déplaise à certains, p't'être qu'il manque le truc qui aurait fait marcher le texte en faisant comprendre que c'est vraiment de l'humour. Là j’ai envie de sortir mes grands chevaux féministes alors que j’imagine bien qu’c’était pas dans l’idée d’être offensant et qu’le texte se voulait drôle... Je crois.

13) Eri pour II
Une nymphomane de 15 ans je dois avouer que je n'avais pas envie de savoir ce que ces mots faisaient ensemble. J'avais la crainte de ne pas accrocher avant même de commencer à lire, le traitement d'un personnage avec un souci psychologique voir psychiatrique va rapidement me mettre mal à l'aise s'il est peu documenté et promeut une vision fantasmée d'une maladie réelle, véhiculant des images fausses et entraînant (sans même le vouloir) un handicap pour des personnes réelles. (handicap dans le sens de situation qui nait de la rencontre d'une personne handicapée et de son environnement physique, culturel ou sociétal.)
Du coup j'me suis forcée à lire malgré mes appréhensions et franchement c'est pas mal. L'acrostiche est drôle, la plume sympathique, on capte entre les lignes que la demoiselle est réellement en souffrance, ce qui associé avec la maturité de son ton me permet de supposer que le personnage est bien mieux construit que me laissait le craindre sa présentation. On sent finalement que la nymphomanie n'est que le sommet de l'iceberg. (par contre j'ai encore du mal avec un perso de 15 ans hypersexualisé, c’est ce qui m’empêchera de le mettre dans mon top).

14) Aryaël pour PE
J'ai vraiment aimé le ton de ce texte, c'est le premier dont l'acrostiche m'apporte vraiment un indice sur la manière de lire et d'interpréter le texte. L'introspection apportée par la situation est réellement toute douce. Ce texte m'a transmis une sensation d'apaisement je crois ?

15) Stefan pour Re
Le texte est sympa, la plume sympa, l’acrostiche sympa, seul défaut, d'après-moi, c’est qu’il s’arrête trop tôt et que j’aurais aimé la suite des aventures de Stéphanie.

16) Silivren pour NRP
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaah. Pardon. Genre moi dès qu’il y a une histoire complète j’suis heureuse, mais en plus là c’est un petit conte et j’aime BEAUCOUP les contes. Trop de références à des oeuvres que j’aime et si j’les avais presque toutes ! Je suis très heureuse d’avoir lu ce texte qui m’a énormément plu.

17) Pink pour Epi
Le prix du plus poilant. On m’a toujours dit que les meilleures blagues sont les plus courtes. La forme sert bien le fond et l’acrostiche se tient.

18) Raiponce pour Ilu
L'acrostiche sert l'histoire, le texte est sympa. Je n'y ai malheureusement pas grandement accroché.

19) Kaoren pour Es
Rien à dire chef. L'angle d'attaque est intéressant, la plume niquel et de toute manière je peux pas voter pour toi. (et je suis gros à la bourre sur mes lectures et j’t’ai dit ce que j’en pensais) donc je passe à la suite de mes notes.

20) Lola pour TA
Cette chute ! x) Sinon l'humour est bien dosé, la plume sympa et l'acrostiche sensée. C'est la recette d'un bon texte.

21) Eyden pour HS
Le dernier paragraphe me laisse supposer que j'aurais préféré la narration de la suite de sa journée. Le texte est sympa mais manque d'intrigue pour moi.

22) Arndt pour SNKR
Le texte est sympa, un humour que j'aime bien, l'acrostiche est délicieuse. Dommage que ce soit un rêve, j’avoue que c’est le truc qui m’ennuie le plus.

23) Alizée pour DT
La plume me plaît, le texte est sympa mais, à mon goût, il suit de trop près l'énoncé sans lui apporter réellement un intrigue ou un enjeux.

24) Airat pour Me
J'ai beaucoup aimé ce texte malgré des fautes de frappe et d'orthographe. Ce n'est pas un banal changement de sexe temporaire, on en sent les enjeux à long terme. J'ai beaucoup apprécié le changement de genre dans la narration et que Piotr ne soit plus désigné comme "il" sur la fin du texte.

25) Karl pour MP
La présence de l'homme dans sa chambre met du peps au récit. J'aime les menteurs. Puis on en parle de la manière dont est introduit son grand écart ? x')

26) Magnus pour OT
Découvrir l'univers d'OT par le biais de ce récit est sympa. Je n'ai malheureusement pas réussi à accrocher à l'histoire.

27) Juliette pour MAD
Le texte est sympa, l'acrostiche est vachement travaillée et la situation cocasse !

28) Danae pour Ava
Le changement de personne dans l'avant dernier paragraphe rend bien. Le texte est sympa mais suit, pour moi, de trop près l'énoncé sans lui apporter réellement un intrigue ou un enjeux.

29) Ariana pour Terrae
J'lui ai déjà dit que j'aimais son texte et qu' il me faisait rire.

30) Maxwell pour BX
Le fait que ce soit un rêve ici ne me dérange pas car cela a permis des incohérences et retournements de situation. La manière de découvrir sa féminité m'a fait rire.

ÉPREUVE 6
:


L'épreuve : j'ai particulièrement aimé cet énoncé bien que je n'ai aucune idée de comment l'aborder. Par contre je ne suis pas d'accord avec l'appellation variante de la règle subsidiaire des 10 mots vu que c'est la même imposée à tous.

Les participations :
ALORS. Je crois que j'étais le public visé, je me suis régalée de chaque participations et voter va être hyper chaud. Les gens vous avez TOUS HYPER GÉRÉ. On m'avait dit qu'à la fin de la lecture de l'épreuve on ne pouvait plus voir une chipo en peinture, mais moi j'ai aimé l'ingéniosité de chacun à les placer. MERCI À VOUS.
Personne sort du lot, pour moi, au milieu de ces très bons textes. *wink* *wink* Kaoren

Les participations au détail:

Nemo pour TA
Totalement dans le thème pour moi, les mots sont bien placés. Côté dépression on voit l'humeur triste, l'ambivalence, les ruminations, et le fait que ça soit traité comme une maladie ça m’va (j’aime toujours pas le fantasme d’une maladie et la propagation des clichés qui l’entourent comme j’l’ai expliqué pour Eri d’Indarë...)

Harisson pour TT
J'ai beaucoup aimé ce texte, bien écrit, un peu de SF bien dosé, de jolies idées de la flore et de la faune extraterrestre. C'est un plaisir à lire.

Roxanna pour II
Toujours sympa, j'ai peut-être moins accroché au personnage et à la plume que pour le précédent mais il m’a bien plu aussi.

Oliver pour Re
Désolée j'ai pas lu. Le cancer même en métaphore je peux pas pour l'instant. :/

Naoto pour HS
Le texte est poilant, ce qui est contrainte pour les autres textes est une force ici. J’ai l’impression que le texte en entier n’a été écrit que pour mettre les mots en valeur.

Ayano pour KHS
L’effet journal de bord est très chouette, la chute inattendue ! Le placement des mots astucieux.

Erika pour UTM
J'ai beaucoup aimé l'absurdité des rencontres et l'histoire de manière globale. On sent que la/le roliste à beaucoup d'imagination, d'humour et sait s'en servir.

Jericho pour VB
Encore un texte que j'aime beaucoup. Décidément cette épreuve est qualitative. J'ai beaucoup aimé la fin de Jéricho Swain, de manipulateur il est devenu marionnette, la boucle est bouclée. Le style impec comme d'hab.

Poppy pour PaB
Je n'ai pas accroché à l'histoire mais le texte reste sympa, j'ai beaucoup aimé la manière de le clore en considérant que le lecteur et l'auteur la dérangeaient.

Svana pour AVA
J'attendais tellement la participation d'avalon sur ce sujet (fait sur mesure pour eux). J'ai bien aimé ce texte. Ça va être chaud de voter. La planète aqueuse m’a beaucoup plue.

Angelo pour LS
J'pensais que le contexte de LS serait un obstacle, je me trompais. Le texte est plaisant, avec ce qu’il faut d’absurde mais manque de SF à mon goût.

Kintaro pour JM
J'ai peur du sens à donner à ce texte, sa chute me laisse perplexe x') il n'en reste pas moins bien très écrit. J'ai aimé l'idée d'expédition et le fait que les plantes bougent. Je ne connaissais pas du tout le personnage et franchement, il est hyper intéressant.

Sarika pour Terrae
Le deuxième que j’ai lu, j’aime toujours autant la plume de Sarika. Précise et tout en finesse, elle crée une sensation de quotidien dans l’absurde d’un crash sur une planète étrangère et d’une amnésie des raisons de son arrivée.

Heinrich pour Ma
J'ai aimé la manière de prendre la fusée, j'aime les périples de l'esprit quand ils sont assumés dès le début. J’ai trouvé le texte hyper doux, j’me suis laissée embarquée sans y prendre garde.

Alyaa pour NRP
Un texte plaisant, l'idée du parc d'animation extra-terrestre est bonne. J'aime beaucoup la description désabusée qu'en fait le personnage. J’aime la manière dont ça s’intègre dans l’un des contextes de ce fo..

Céleste pour HAS
Il doit y avoir un sens à la forme et j'espère que je le découvrirais en lisant le commentaire de Kaoren. J'ai aimé le texte même si la forme m'est passée au dessus. Le récit d'évasion, les images douces présentées, la chute qui sous-entend que ce n'est que le début de l'histoire fait de ce texte un récit très doux.

Alec pour DT
Alors j’ai aimé le début du texte mais pas sa fin, j’ai décroché sans savoir pourquoi à “+ 100 à la maison qui trouvera.” Du coup on va dire que j’aime la raison pour laquelle Alec se retrouve là mais moins ce qu’il y fait.

Andrew pour MP
Alors, c’est toujours bien écrit mais peut-être un peu trop statique pour que j’apprécie réellement. J’aime quand ça bouge, que ça pète, qu’il y a des sentiments qui m’prennent aux tripes, des enjeux, et là j’ai pas vraiment cette sensation, désolée.

John pour ILK
Délicieusement absurde. C’est une jolie plume avec de jolies idées, sans doute trop de références que je ne saisi pas, mais bon.

Al pour Es
Comment dire que si certains font de bonnes participations, d’autre transcendent le sujet. Premier texte lu, premier dans mon coeur (bon ok maintenant que j’ai fini l’épreuve j’ai un exaequo). La chute est tellement puissante. Elle fait relire le texte pour être sûr de n’avoir rien manqué, et se rendre compte qu’on est passé à côté.

Personne pour EP
Ce texte est fabuleux. Franchement, ça pourrait être une nouvelle hors de cet interfo. Il se suffit à lui même, a un début et une fin, raconte une histoire propre, brise le cœur aussi. Je sentais que la fin serait triste, j'm'attendais à ce qu'ils soient pas tous autorisés à rentrer et qu'on en mette à composter quelques-uns, mais là, la fin proposée est tellement mieux !

Swenn pour CI
Ce foutu Grand Canal. Je suis morte. Les liens se font entre tous les interfo, c’est une machination. Sinon, l’histoire est plaisante et le placement des mots vraiment top. J’aime aussi beaucoup l’intégration à l’univers d’Iry.

Yvan pour ME
Arbres bleus, ciel violet ? Bienvenue dans l'Esquisse frère. (*wink**wink* les admins si vous voulez nous faire un cross over) Sinon plus sérieusement, j'aime beaucoup ce texte, je me demandais comment ferait un habitant du Métro pour changer de monde, voilà chose faite et joliment.

Erika pour SNKR
J'ai bien aimé ce texte (encore) la chute était sympa, que ce soit un "rêve" ne me gêne pas car cela fait sens et sert l’intrigue. De même que pour Métro j'me demandais comment ce thème allait coller avec le contexte du forum, pari réussi.

V’hallys pour FS
Je trouve la plume jolie, mais c’est dommage que l'on connaisse déjà la chute de cette histoire du fait de l'énoncé du sujet. J'aurai aimé être surprise et le lire ailleurs pour encore plus l'apprécier.

Trixie pour PE
Alors, j'ai trouvé le texte sympa mais sans plus. Le manque de contexte m'a un peu gênée, je pense que je l'aurais plus aimé si je n'avais pas déjà lu 25 textes sur ce sujet. :/

Kelly pour OT
J'ai aimé le contexte de cette mission, j'ai l'impression de rester sur ma faim et de n'avoir que le début de l'histoire.

Kendall pour BN
On sent vraiment l'empressement dans ce texte. J'y vois beaucoup de bonnes idées mais j'ai l'impression qu'elles sont balancées à la va vite par manque de temps. J’aurais aimé que le joueur ait plus de tems.

Mère Nature pour MAD
Originalité check, intrigue interne check, intérêt check. En bref, finir sur ce texte c'est finir sur une très bonne note. J'ai beaucoup aimé l'histoire de créatrice, la plume. P’t’être que quelques renvois à la ligne auraient été sympas…
Bon allez j’vais me coucher demain j’entame la 2



Invité
Heinrich Nagashika [PM]
Heinrich Nagashika [PM]
Anonymous
Heinrich Nagashika [PM]
Heinrich Nagashika [PM]
Invité
#37 —Un peu de tout +.+
Heinrich Nagashika [PM]
Dim 4 Aoû - 9:23
Bonjour, bonjour !

Just Married était déjà l'un des forums que je préférais... A présent, vous êtes biiien au-dessus. Merci d'avoir sincèrement proposé à notre petite communauté de participer. Je remercie particulièrement Makoto qui a eu la gentillesse de m'expliquer quelque subtilité et d'éviter de fuiter mes bourdes... Les oublis d'indications [PM] et un poste à côté de la plaque lol !
Au plaisir de papoter via les nouvelles respectives de nos petits fofo :P

Je tiens à remercier grandement l'ensemble des commentateurs pour leur dévouement à aider leurs compatriotes rolistes à s'améliorer. Pour les personnes ayant pris le temps d'apporter leur point de vue constructif sur l'un ou plusieurs de mes écrits, je les remercie avec une belle et bien basse courbette.

Pour la petite histoire, j'ai eu confirmation quelques jours avant l'interforum que j'allais être la seule à pouvoir participer *Rire* Notre forum prônant la vie IRL et les emplois du temps chargés des rolistes, avec la co-fonda, nous avons été tout à fait compréhensives. Mais, je ne voulais aucunement laisser passer l'occasion de vous connaître comme de faire connaître Matsue et de s'amuser tous ensemble.

J'avoue avoir bien stressé avec quelques imprévus IRL et eu trèèèès peur samedi soir (vers 23h50 et plus) pour poster le second texte pour l'épreuve 4 (Je crois.... J'ai dormi depuis +.+). Je me suis arrachée les cheveux pour essayer d'écrire quelque chose mêlant le thème de chaque épreuve avec le contexte de Matsue et son concept : Ville/Université/Pensionnat réaliste, vraisemblable et cohérent.

Le rêve, le souvenir, le pouvoir de l'imagination et de l'esprit comme le hasard d'une rencontre m'ont aidé même si je ne suis pas tout à fait satisfaite +.+

Pastora [ILK] : Merci beaucoup pour tes sincères compliments ! Je pensais être quelque peu en dehors du sujet avec cette manière d'amener le thème. ♥
Kaoren [Esquisse] : Citation épreuve 3. Merci sincèrement pour ton analyse sur cette phrase. Bien contente que tu es ressentie autant grâce à elle ! Et il n'y a aucun souci concernant le fofo. Entièrement de ma faute d'avoir oublié d'indiquer les initiales de Matsue x'D
MIDORI SAWAMURA : Epreuve 4. Je prends note de faire attention concernant le descriptif de l'action. Merci pour ton retour sincèrement et d'avoir pris le temps de souligner ma tentative de recherche pour aborder le thème ♥
Onyx (Esquisse) : Epreuve 6. Merci d'avoir mis l'accent sur l'idée d'aborder le thème même si je suis quelque peu déçue que cet abord ne t'ait pas emporté même un minimum T.T La prochaine fois sera la bonne è.é
Swenn [CI] : Ouiii, j'ai oublié le fofo ! Il fallait bien que je fasse une bourde et reste dans la continuité ++ Pour l'anecdote, j'y ai toujours pensé après avoir posté...
Epreuve 6. Je te remercie pour ton retour et en fonction d'un prochain interforum si Matsue a la possibilité de participer, je tenterai d'essayer quelque chose de nouveau qu'un rêve pour amener le thème dans le contexte réaliste de Matsue ^-^ Moi-même, j'en ai été quelque peu insatisfaite donc je comprends tout à fait ton ressenti +.+
Epreuve 3. Merci pour les compliments sur le texte et plus particulièrement sur les ressenties du personnage quand il prend conscience de ce qu'il est (La galère de ce passage !). J'ai tenté de développer plus sur les répercussions de ce changement mais je ne suis pas parvenue à doser correctement et les tentatives faites sur plus de développement réduisait l'impact de la panique. J'ai choisi et une nouvelle fois, je pense que tu as un fort feeling pour pointer où j'ai été insatisfaite x'D Merci et je prends note de tes commentaires pour continuer de m'améliorer !!
Harrison Liesse [TT] : Merci de ton retour ! Je te remercie pour le compliment sur le texte en lui-même et ce faisant, d'avoir fait abstraction de ton ressenti sur la manière dont j'ai amené le thème ^-^
PHILÉMON SAITO : Epreuve 5. Oh mon dieu >////< ! Merciiiii pour ton compliment et ravie d'avoir réalisé une de tes attentes sans le savoir O.O *courbette bien basse*
Epreuve 3. Je prends note concernant la mise en page afin d'éviter de casser la fluidité de la lecture et de faire attention pour le thème en lui-même ^-^ Mercii
Epreuve 6. >////< Je suis ravie de t'avoir surprise jusqu'à t'emporter sans que tu le saches vraiment ! J'espère que tu as apprécié le voyage de quelques minutes dans l'esprit peinturluré de mon perso ♥ Merci pour ton ressenti super génial concernant le texte en lui-même.

Au plaisiiiiir ♥
Heinrich Nagashika [PM]
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Anonymous
Kaoren [Esquisse]
Kaoren [Esquisse]
Invité
Dim 4 Aoû - 13:50
Coucou, c’est moi le compère Kaoren dont Sona parlait dans son commentaire, pour ceux qui me connaîtraient pas !

Et voilà, nous y sommes. Le dernier commentaire. Nous sommes désormais quelques jours avant les résultats, on voit le bout de cette sixième édition de l’interforum. Il va sans dire que j’aimerais terminer tout cela en beauté. Et ça tombe bien, parce que je m’attaque cette fois à l’épreuve 2 ! Que mon dé a choisie après vingt-cinq lancers.

Pour être franc, cette épreuve était celle sur laquelle j’étais le plus sceptique à première vue. D’abord parce qu’il y avait là encore les dix mots à caser – encore que parsemés dans dix posts plutôt que dans un grand, ça m’a paru plus fluide à lire – ensuite parce que les retours des premiers RPs postés avaient souligné que tout le monde n’avait pas pris la consigne de la même façon et qu’on risquait d’avoir des divergences sur le sujet – mais manifestement, un seul binôme a mal compris, ou alors les autres se sont fait expliquer entre-temps – et enfin simplement parce que j’avais peur que ce sujet s’avérât une redite de notre épreuve 1 sur l’édition d’Esquisse avec en plus une contrainte sur le déroulement du scénario, qui devrait se conformer au quotidien de l’un des deux personnages, là où l’épreuve d’Esquisse disait juste "l’un arrive dans l’univers de l’autre". Mais en fin de compte, en lisant, j’ai trouvé tellement de perles qu’il m’a fallu jeter un collier sur mon podium.

Avant de commencer, naturellement, je remercie Nacht’ qui n’a absolument pas le droit d’être aussi gentil parce que j’ai déjà dit avant que ça me faisait trop plaisir, merci Nacht’ pour ce commentaire gratifiant ! Je l’ai déjà dit, mais ça me fait trop plaisir !

Merci également à Heinrich pour son remerciement posté pendant que je termine ce commentaire et pour me pardonner mon erreur en se la mettant sur le dos comme une bonne martyre, ça fait plaisir aussi ! Et oui, j’en suis à remercier pour des remerciements.

Et il va sans dire que même si on arrive sur la fin de la période de lecture et que vous devez tous avoir plus ou moins lu ce que vous vouliez lire, ce commentaire contient éventuellement des spoilers sur les quelques-uns qu’il vous resterait encore, donc comme d’habitude, vous êtes avertis ! Surtout que cette fois, il y en a un important.



Et voici les citations !



« Ton autopsie du jour ne va, vraisemblablement, pas tenter de repartir sans passer par le secrétariat. » - Istvan (TT)
On se lance d’entrée de jeu avec l’incontournable Istvan – j’y peux rien si elle termine toujours ses RPs super vite – et son bon docteur qui ironise plus vite que son ombre. Il reste fidèle à lui-même, et en prime, on a pu lui découvrir une facette frustrée plus profonde dans ce RP cataclysmique avec Lizzie.
Cette phrase, c’est juste une parmi tant d’autres qui me rendent sa personnalité si sympathique. D’abord par son caractère déplacé, imaginer le cadavre qui cherche à s’enfuir de la morgue, c’est morbidement drôle au milieu de l’atmosphère sérieuse qui devrait planer dans un tel lieu. Et ensuite, il y a ce "vraisemblablement" et ce "sans passer par le secrétariat". Là où n’importe qui pourrait se contenter d’un "Ton autopsie du jour ne va pas s’enfuir", le personnage d’Istvan fait preuve d’un pragmatisme beaucoup moins rationnel. On sait que sous ses airs de docteur très sérieux, il a par exemple tendance à s’excuser auprès des cadavres pour le retard de l’autopsie – et ce RP ne fait pas exception – et ce genre de manie lui donne un caractère assez unique, pragmatique avec un sens des réalités qui se retrouve parfois aux fraises, comme s’il n’allait pas jusqu’au bout de ses réflexions en s’arrêtant à l’essentiel, quitte à ce que le reste ne fasse aucun sens. Il ne va pas se poser la question de si un mort peut l’entendre s’excuser, il va s’arrêter à la formule de politesse. Et dans cette phrase avec l’autopsie qui se tenterait de se faire la malle, la réflexion s’arrête à "ça a peu de chances d’arriver, en tout cas pas sans se faire arrêter au secrétariat, donc je suis tranquille", "je suis tranquille" étant ici l’essentiel. Le fait que ça n’ait en fait aucune chance d’arriver parce qu’un mort, c’est mort, ça semble pratiquement anecdotique dans ce raisonnement. Et ce caractère que ça donne à Istvan s’accorde assez formidablement avec son air blasé constant, parce qu’on a l’impression que ça ne l’étonnerait même pas de voir le cadavre se relever. Et à côté de ça, ça lui donne un petit côté savant fou, mais dans un style unique. Et drôle, du coup.

« Je n’avais pas de mot pour définir son calme. » - Lizzie (UTM)
Oui, on s’est tous servi de ce genre d’expression une dizaine de fois, mais ici, je trouve son utilisation particulièrement pertinente. D’habitude, dire "il n’y a pas de mot pour définir" suggère simplement que la chose que l’on cherche à définir est indéfinissable, et pour cause, inconcevable. Et bien sûr, ce sens est présent ici aussi, le calme qu’Istvan parvient à garder face aux provocations de Lizzie semble relever du surhumain. Mais ici, on a deux connotations supplémentaires qui donnent à l’expression encore plus de sens.
La première, c’est par rapport au contexte dans lequel elle est utilisée et à la personnalité de Lizzie. Souligner le fait qu’on n’ait pas de mot pour définir quelque chose suggère qu’on s’attendrait à en avoir, et Lizzie, dans son caractère hautain à s’imaginer tout savoir des hommes et de comment les pousser à bout, semble totalement dans cette idée. Quand on utilise un mot pour désigner quelque chose, c’est parce qu’on connaît déjà l’idée qui est désignée par ce mot, et les mots que Lizzie peut poser sur des sentiments le sont sur des sentiments qu’elle connaît. Ainsi, le fait qu’elle n’en trouve pas pour définir le calme d’Istvan est comme une claque qui lui est renvoyée, puisqu’elle semble découvrir quelque chose de la part d’un homme là où elle se figurait de tout savoir de sa race. Le calme d’Istvan manque au vocabulaire de Lizzie, pour ainsi dire.
La deuxième connotation est dans la continuité de la première, et liée à l’utilisation de la première personne dans la phrase, "Je n’avais pas de mot" au lieu de "Il n’y avait pas de mot". On a bien l’idée que c’est Lizzie qui cherche à poser un mot et qui n’y parvient pas, et en somme, qu’elle s’est fait clouer le bec. Et quand on sait combien insolente et obstinée est Lizzie, cette idée est assez forte. Elle a beau ne jamais abandonner, comme elle le montrera dans la suite du RP – enfin, la suite de la fin du RP – et tenter de se reprendre malgré cette désillusion qu’elle a subie, mais les faits sont là, on sent que les efforts infinis d’Istvan pour paraître calme ont fait mouche. Et j’aime le fait que le RP se conclue ainsi, chacun aura réussi à faire ressentir une profonde frustration à l’autre, même si ni l’un ni l’autre n’accepte de se montrer frustré.

« En revanche, continue de me vouvoyer, le respect est de mise. » - Meyrïan (MAD)
Pour ce RP, je suis presque triste qu’on n’ait pas eu Hayate en stage de tyran sur les terres Liares, y’avait du bon potentiel rigolade et situations gênantes.
Cette phrase respire toute l’arrogance du personnage de Meyrïan, et elle a ça de beau qu’elle fonctionne même sans contexte grâce à sa tournure, et l’accentue encore plus quand on la met au milieu du reste. Déjà, le seul fait que Meyrïan tutoie Hayate pour lui demander de le vouvoyer appuie sur la différence hiérarchique qui réside entre les deux personnages, d’autant que l’idée qu’Hayate doive "continuer" de le vouvoyer suggère qu’il lui demande en quelque sorte de rester dans sa zone de confort, et impose le respect de sa hiérarchie avant même qu’il soit bafoué. Mais là où ça devient le plus arrogant, c’est quand il ajoute "le respect est de mise". Non seulement c’est présenté comme une vérité générale avec la tournure impersonnelle – plutôt que de mettre par exemple "Tu me dois le respect" – ce qui lui donne un air de se justifier avec la nature des choses et de considérer que celle-ci est en sa faveur plutôt que de se rapporter à son cas précis pendant la justification, mais en plus, le fait qu’il ne parle pas de "respect de l’autorité" ou de "respect du protocole" mais juste de "respect" ajoute un air assez hypocrite à sa phrase, puisqu’il ne fait lui-même pas preuve de respect envers Hayate, avec "respect" à prendre ici comme la valeur humaine. Et au final, c’est avec ce genre de tournure qu’on passe de "c’est mon supérieur, je dois le vouvoyer et il peut me tutoyer" à "mais quelle enflure arrogante !", si bien qu’on ressent ce que ressent Hayate avant même que ce dernier réagisse.

« Je veux juste gagner un peu de thune, manger mes nouilles le soir, et rester tranquille. J'ai pas envie de me prendre la tête avec des andouillettes de politiciens. » - Hayate (HS)
Celle-ci, c’est à mon humble goût la meilleure utilisation du mot "andouillette" dans cette épreuve. Le fait d’établir un parallèle entre le maigre plat de nouilles qui représente la condition d’Hayate et la grosse panse gavée qui représente celle de Meyrïan permet déjà de porter implicitement un jugement de valeur contre ce dernier, mais ça permet également de reposer sur la connotation ridicule du mot "andouillette" pour l’accentuer davantage. C’est en grande partie ce que j’aime dans cette utilisation du mot, on pourrait difficilement en trouver un plus évocateur dans cette phrase, parce que cette consonance de dérision qui l’enveloppe et qui le rend si difficile à caser fluidement dans une situation sérieuse est ici utilisée pour servir sérieusement le propos. Ce ridicule, c’est quasiment une accusation.
Dans les faits, "andouillette" peut être utilisé dans cette phrase avec plusieurs sens. On peut garder l’aspect purement culinaire dans le parallèle avec les nouilles, comme mentionné précédemment, mais on peut aussi l’utiliser comme qualificatif des politiciens – de la même façon qu’on dirait un "crétin de politicien" ou une "andouille de politicien", il utiliserait "andouillette de politicien" – ou même comme diminutif improvisé de "andouillerie" pour évoquer les bêtises avec lesquelles les politiciens se prennent la tête. Le mot semble un peu porter toutes ces fonctions à la fois, si bien que ça devient juste un attribut du politicien, un attribut par nature moquable. Le tout en devient une sorte de tacle envoyé à Meyrïan, en plus de servir à justifier la position d’Hayate, et je trouve l’effet franchement réussi.

« Je m’enfonce dans ma chaise, pendant que la maquilleuse fait son travail et que tout l’ennui de la situation se dessine petit à petit sur mon visage. » - Lova (II)
J’aurais probablement pu choisir une des nombreuses punchlines de Lova à Edel parce qu’elles manquent pas de piquant, mais je vais plutôt m’attarder sur cette phrase-là, je la trouve particulièrement jolie. Elle repose sur la tournure classique du sentiment qui se dessine sur les traits d’un visage, qui permet habituellement de donner l’idée que le sentiment arrive malgré la personne – puisque ce sont les sentiments qui sont à la voix active et le personnage à la voix passive – et qu’il est assez fort pour lui arracher une expression visible. Mais là, on a cette tournure qui vient dans la continuité du fait que le personnage de Lova se fasse maquiller le visage. Avec l’association de ces deux morceaux de phrase, ça donne pratiquement l’impression que c’est la maquilleuse qui dessine l’ennui de la situation sur le visage de Lova, et que le sentiment d’ennui que ressent cette dernière est sous-jacent à cette action – on devine qu’elle le ressent puisqu’elle le constate dans une narration à la première personne, au présent qui plus est. Du coup, avec la tournure ainsi formulée, Lova apparaît un peu comme un mannequin sur lequel sont dessinées des émotions, ce qu’elle est plus ou moins. Tout au long du RP, son visage et son air vont se refuser à afficher les sentiments qui vont la prendre à l’intérieur, comme on le voit dans des tournures qui enchaînent "Je serais très curieuse de voir ce que je peux apprendre de vous" en dialogue et "Après la séance, je te défonce mec." en narration. Et c’est un peu le même sentiment que je ressens ici, ou même sur son avatar qui surplombe chacun de ses posts, Lova qui fait un doigt d’honneur avec le visage totalement vide d’expression. C’est la Lova qui reste professionnelle, l’ennui qu’elle affiche face au retard d’Edel est professionnel, et les réparties acerbes qu’elle lui retourne sont professionnelles. Même le doigt d’honneur de l’avatar est professionnel. Mais en vrai, on voit qu’elle encaisse à la fois les piques d’Edel et l’expression qu’elle doit leur retourner. On peut penser ce qu’on veut du personnage après ça, mais ça lui donne un caractère que je trouve assez sympa, et une dimension un peu pathétique qui ne manque pas de rimer avec empathique pour moi. Et d’habitude, je suis pas fan des codes trop ostentatoires, mais là, avoir la tête de fantôme de Lova qui revient après chaque commentaire d’Edel en faisant un doigt d’honneur, j’avoue que ça m’a bien mis dans l’esprit du truc.

« N'y songe même pas... Pose-ça et mène la route. Je sais ce que j'ai à faire. » - Runy (FS)
Dans ce RP entre Runy et Zero, le fil directeur repose sur l’idée très sympa d’une louve qui va découvrir le quotidien d’un chien et la société humaine qui s’efforce de le dompter, et on en sort avec l’idée que l’homme est un loup pour l’homme #Hobbes et que la louve s’avère en l’occurrence plus humain, en s’indignant contre certaines pratiques bestiales des hommes qu’elle va croiser. Et tout le long, on a une sorte de domination du caractère de Damoclès sur celui de Zero. Zero apparaît effrayé quand il croise Damoclès, maladroit quand il ment et honteux quand il s’attarde sur les travers des siens, là où Damoclès se montre insurgée et insoumise avec des phrases comme celle-ci.
Ici, elle interdit à Zero d’essayer de lui passer une laisse autour du cou, mais ce que j’aime particulièrement dans la tournure, c’est ce "Je sais ce que j’ai à faire". Ce n’est pas simplement qu’elle refuse de se faire tenir en laisse et priver de sa liberté d’aller où elle veut, c’est qu’elle refuse carrément qu’on lui explique quoi faire. La relation homme-animal ne se fait généralement pas par la force, l’apprivoisement repose sur l’idée d’offrir à l’animal ce qui est bon pour lui pour lui faire accepter qu’on puisse le mener à ce qui est bon pour lui, quitte à le mystifier totalement. Et qu’on prenne l’expression "ce que j’ai à faire" comme "ce que j’ai à faire pour m’en sortir" ou comme "ce que j’ai à faire pour le bien de tous", on comprend que Damoclès refuse d’entrer dans ce jeu, elle refuse qu’on lui dise quoi faire, elle considère qu’elle sait ce qu’elle a à faire, même pendant qu’elle demande de l’aide. Et ça va lui donner son trait de caractère le plus important, le fait qu’elle soit une louve et non une chienne. Elle ne va pas prendre pour acquis ce que lui expliquera Zero, au contraire, elle va l’affronter avec un sens critique basé sur ce qu’elle a elle-même vécu dans son propre monde. Le tout va lui donner une fonction de mouton noir qui souligne les travers du monde qui l’entoure, et c’est ce qui porte le RP selon moi. Enfin… ça et la fonction complémentaire que va assurer Zero. Suite à la prochaine citation.

« La police se fichera bien qu'un chien fausse compagnie à New York. » - Zero (BN)
Chez Zero, on a une vision de la situation qui n’est pas si éloignée de la résignation. Il ne va pas la trouver belle ou défendable, s’offrant tout le paragraphe d’introduction de son premier post pour détailler ce qui n’y va pas, et le comportement des hommes dans son office l’affecte également. Mais il va tenter de justifier tout cela aux yeux de Damoclès, avec un des tournures de phrases à la limite de l’enfantin et en détournant le regard de la louve de ce qu’il ne veut pas qu’elle voie – donc avec un air assez proche du père qui raconte des boniments à sa fille pour qu’elle ne se pose pas plus de questions sur ce qu’il juge trop complexe à encaisser pour elle, alors que c’est le plus souvent simplement absurde. Et on voit bien que Zero n’est pas fier, il regrette même les formulations qu’il utilise, donc c’est clairement pas le mauvais bougre. Mais du coup, on peut se demander pourquoi il imite pas le caractère insurrectionnel de Damoclès. La réponse est sûrement évidente, même si elle n’est jamais mentionnée, c’est juste qu’il a pas le sentiment d’y pouvoir grand-chose. Et même si c’est jamais dit, il y a des phrases comme cette citation qui me donnent cette impression.
Dans cette tournure, on a le chien – et non pas la louve, notez, Zero continue de considérer Damoclès comme un chien tout le long du RP – qui va fausser compagnie à New York. L’expression n’est pas anodine, le fait qu’on tienne ou fausse normalement compagnie à des entités vivantes place New York sur le même plan que le chien en lui donnant comme une personnalité – le genre de personnalité qui pourrait s’offusquer du fait qu’on lui fausse compagnie, en l’occurrence, ça lui donne presque un air de grande dame. Ainsi, de la façon dont je lis la phrase, on a le petit chien fasse à l’immense New York, un rapport de force, mais surtout d’importance, assez évident. La police considérera pour cette raison qu’un chien ayant daigné fausser compagnie à New York n’est pas susceptible de lui causer de véritable tort, tant que ce n’est qu’un chien parmi tant d’autres. On peut même pousser l’interprétation franchement loin en prenant l’idée de ne pas tenir compagnie à New York en bon chien comme un crime non répréhensible, une chose pour laquelle on va te regarder bizarrement mais sans t’envoyer les forces de l’ordre. Mais comme je le dis, là, c’est de l’interprétation, même si elle est sympa et n’enlève rien au reste.

Au final, à force de connotations et de liens symboliques entre l’homme, le chien et le loup – et même le loup blanc, que Zero semble incarner en détachant sa mentalité de ses semblables, les Wolves – on a toute une parabole qui s’installe assez finement sur l’ensemble de ce RP. Ça et les plumes des deux joueurs qui sont franchement propres, ça me l’a rendu vraiment plaisant à lire, l’alchimie entre les deux personnages fonctionne à merveille, chacun apporte sa contribution, et le potentiel du thème de l’épreuve est exploité autant qu’il peut l’être, avec l’affrontement des visions sur le quotidien d’un des deux personnages. Et oui, je sais, j’ai encore parlé d’un RP entier au lieu des cita’s, je m’en cache même plus.

« Les jambes croisées, je potasse un petit journal sans vraiment le lire. Les caractères inscrits dessus me sont tout à fait inconnus. » - Lin (OT)
Le personnage de Lin est un dandy poussé jusqu’au parangon de son caractère – encore pire qu’Edel dans le RP entre Indarë et Awakening – et sa narration est assez explicite sur ce point, mais je trouve assez subtile la façon dont il est présenté au début du RP. Certes, on a d’abord le "La vue est tout simplement digne de ma prestance" qui annonce sa personnalité d’emblée, mais c’est rapidement suivi par un point qui va la sublimer en douceur tout de suite après.
Lin est dans un univers qui lui est totalement inconnu, mais il ne s’en inquiète pas le moins du monde, c’est limite s’il ne suggère pas que le destin n’oserait s’attaquer à sa splendeur. Et pour nous dire ça, le texte dit d’abord "et ce n’est pas car je me trouve je ne sais où que les choses changeront", qui exprime l’idée qu’il n’a pas de raisons de s’inquiéter, et derrière, la citation que j’ai prise où il lit un journal qu’il ne peut pas lire parce qu’il est écrit dans un alphabet Irydar. Ça a pas l’air de grand-chose, mais ça suggère que rien, mais genre vraiment rien, ne semble pouvoir poser de problème à Lin, il se comporte inconsidérément comme si tout allait toujours pour le mieux. C’est assez habile de faire passer ça par l’action anodine de lire le journal, d’abord parce que ça permet de décrire visuellement la situation en même temps que ça fait passer l’idée sur son caractère, ce qui rend le tout assez fluide, mais aussi parce que ça ne donne pas l’air de vouloir attirer notre attention, c’est juste un des traits du personnage inscrit dans une action de son quotidien, et c’est beaucoup plus naturel et sincère que de préciser en narration qu’il n’y a pas de problème – vu que ça suggérerait l’idée qu’il puisse y avoir un problème, d’autant la narration est à la première personne et au présent, donc on attend d’elle qu’elle relate les réactions et pensées directes du personnage. Même la tournure de la phrase se retient de dire "je potasse un journal illisible" pour mettre à la place "je potasse un journal sans vraiment le lire" et ne mentionner les raisons pour lesquelles Lin ne peut pas le lire qu’après, sans préciser que ce sont des raisons qui l’empêchent de le faire. Il a l’air de marcher droit dans sa routine, sans considérer l’éventualité que la moitié d’un semblant d’obstacle puisse s’y interposer. Au final, c’est tout son orgueil présenté au paragraphe précédent qui habite le fond de cette action anodine grâce à cette tournure, et ça ancre super bien sa personnalité dans l’introduction du RP.

« Il n'avait pas trouvé la blague drôle. » - Chafouin (IRY)
Et en face de Lin, nous avons Chafouin, l’extrême opposé. Lui, il est bien loin de considérer qu’il ne puisse pas y avoir de problème, au contraire, il ne va pas avoir de mal à recenser tous ceux de sa situation. Naturellement, le dandy l’insupporte – c’est réciproque, mais l’autre a pas l’air déstabilisé – et toute cette aventure aux échos tendancieux dans laquelle il va lui tenir compagnie n’est pas pour l’enchanter. Là où l’impudique Lin la prend comme une situation cocasse, Chafouin la trouve juste désespérément bizarre.
Ainsi, au moment où sa narration nous fait le récapitulatif du pourquoi et du comment ils en sont arrivés là, en terminant sur une plaisanterie salace qu’aurait lancée l’employeur de Chafouin à ce dernier en lui expliquant la situation, on a cette réponse de Chafouin : "Il n’avait pas trouvé la blague drôle". Si ça fait directement suite à la dite plaisanterie, le fait que cette phrase soit bien mise en évidence, toute seule dans un paragraphe à part, semble lui donner beaucoup plus d’importance en plus de la détacher de la partie précédente et de ce qu’elle raconte – donc la blague salace. Et quand on voit que cette réaction de Chafouin est tout à fait dans l’esprit de tout ce qu’il pense et dit depuis le début du RP, on finit presque par la lire comme un sentiment général, une sorte de réponse à toute cette aventure, une phrase qui résume le RP de son point de vue. Toute la frustration qu’il ressent depuis le début est contenue dans cette affirmation, il considère quasiment sa mission entière comme une blague pas drôle. Du coup, la phrase est assez puissante, à détoner comme ça de l’ambiance générale du RP, et l’effet rendu marche bien pour accentuer le ressenti du personnage.

« Il lui fallut néanmoins de longues minutes de marmonnements étouffés dans ses babines pour arriver à une conclusion satisfaite » - Silivren (NRP)
et
« Et il ne put retenir un soupir de soulagement lorsque celui ci insulta de joie la machine. » - Shikamaru (ILK)
Ces deux-là, je vais me permettre de les traiter ensemble, parce qu’elles racontent la même action, reposent sur la même idée et l’expriment de deux façons différentes mais qui ont globalement le même effet. C’est un bon moyen de souligner l’alchimie qui s’est faite entre les deux auteurs, Silivren ayant su exprimer une idée correctement et Shikamaru ayant su la lire et la retranscrire à sa façon, et aucunement une technique de fainéant pour m’épargner un commentaire de citation.
On traite donc le cas de Raz’Sha, un personnage à la verve… sans retenue, disons, il profère plus de jurons à la minute que Piu de compliments dans ses commentaires. Y’a littéralement deux de ses phrases dans le RP qui sont dépourvues de gros mots : "Voilà l'holoplan." et "Une nouveauté d'Abroa-Skai ou de Celur ?" Deux phrases sur quarante. Âmes susceptibles, s’abstenir. Du coup, on résume le caractère de Raz’Sha à celui d’un personnage injurieux, et parfois, ça en devient même assez difficile de comprendre ce qu’il suggère à travers ce qu’il dit puisque tout a une connotation injurieuse. Mais là où il me devient vraiment sympathique, c’est dans la phrase que j’ai citée de Silivren. Raz’Sha se voit offrir une raison d’être satisfait, un point sur lequel il n’a pas à râler en ponctuant de ses jurons, mais il n’arrive pas à l’accepter comme ça, il doit d’abord passer par une phase de "longues minutes de marmonnements étouffés dans ses babines". On devine sans souci que ces marmonnements sont aussi polis que le reste de ses paroles, et qu’il continue de râler même dans des circonstances où il n’a pas de raison de le faire, mais de façon étouffée et pour lui-même, juste pour le principe. C’est limite s’il ne râle pas contre le fait de n’avoir aucune raison de râler. Mais du coup, ça permet de comprendre un peu mieux son caractère, il ne râle pas en permanence parce que rien ne lui va jamais, il le fait même quand ça va, c’est limite une petite fierté. D’ailleurs, sa narration ne fait aucune allusion à l’idée qu’il puisse avoir tort de râler, elle se contente de décrire le comportement qu’il adopte en ne l’envisageant même pas. Et quand je lis cette phrase, je le trouve même plutôt mignon, à s’afficher ostensiblement comme l’insatisfait de service.
Et dans son post, Shikamaru nous offre ce "celui-ci insulta de joie la machine", qui fait référence à la même action de l’autre point de vue. Cette expression "insulter de joie" résume à peu près toute l’idée développée juste avant, Raz’Sha profère ses jurons en toutes circonstances, y compris quand elles lui sont favorables. Mais la façon de tourner cela, en soulignant le paradoxe de sa personnalité à travers une sorte d’oxymore – je sais pas si on peut parler d’oxymore entre un verbe et son adverbe, mais vous voyez l’idée – qui met côte à côte l’insulte et la joie. Dans les faits, ces deux notions ne sont pas vraiment antinomiques, c’est juste que l’insulte est l’expression d’un sentiment généralement opposé à la joie, mais dans la personnalité de Raz’Sha, ça fait sens, puisque chez lui, l’insulte est l’expression de littéralement tous les sentiments. Mais du coup, du point de vue de Shikamaru, ça permet de souligner un comportement qu’il considère sans doute insensé, et surtout, ça montre qu’il réalise totalement que Raz’Sha est satisfait malgré le fait que ce dernier essaie de le camoufler à grand renfort de jurons. De fait, Raz’Sha passe d’un râleur compulsif à une sorte d’orgueilleux qui perd la face sans le réaliser vraiment, et ça me le rend à la fois assez humain et encore plus mignon. Et Shikamaru sympathique pour ne pas s’attarder outre mesure sur ce point de sa personnalité et se contenter de le sous-entendre dans son constat, sans pensée agressive.

« Les carottes sont cuites ! La cabane est tombée sur le chien ! C'est la mort du petit cheval ! » - Onesimo (LS)
Alors, pour ceux qui se demandent, je suis allé vérifier, et oui, "La cabane est tombée sur le chien" est une vraie expression. On en apprend tous les jours, comme on dit.
Cette citation, elle manque pas de me faire marrer, mais c’est pas seulement pour son côté harpagon qui dramatise à grand renfort d’hyperboles quand se présente le moindre danger pour son argent – on est clairement dans le même esprit que le fameux "Je meurs, je suis mort, je suis enterré !" de Molière – c’est aussi pour les expressions qu’il utilise. On a trois expressions successives qui expriment avec insistance l’idée que la situation est dramatique et sans recours, mais sur la base de métaphores diverses, en parlant successivement des carottes, puis du chien, puis du petit cheval. Et du coup, quand on lit tout ça à la suite, ça a l’air de parler de tout à la fois, et ça crée une atmosphère totalement chaotique, on peut limite se figurer la scène avec toute la ferme en pagaille – pour rester dans la métaphore – c’est comme si tous les événements dramatiques du monde se produisaient en même temps, et ça transforme tout ce lot d’hyperboles en une hyperbole encore plus grande, au sens proche de "c’est la fin du monde !", et d’accentuer encore l’effet comique sur l’avare Onesimo qui fait tout un monde de son argent chéri. Voilà, on pourra arguer que ça casse pas cinq pattes au chien sur lequel la cabane est tombée, mais l’effet rendu marche super bien.

« Nous boire à collaboration ! Punching-ball ! » - SergKita (ME)
Dans le RP entre Onesimo et Nikita, on a une forme particulière d’alchimie entre les deux auteurs, en ce sens qu’ils ont l’air plus ou moins d’accord pour partir sur un bon délire, et les parties drôles du texte se font un peu chacun de leur côté, chacun dans leur style, les deux personnages n’interagissant que pour faire évoluer la situation. Ce n’est aucunement dérangeant, ça reflète même assez bien l’idée que les personnages ne se comprennent pas vraiment – puisqu’ils parlent des langues différentes et trouvent à chaque fois le moyen de mal interpréter ce que l’autre leur dit ou montre – et sont chacun un peu dans leur propre pensée.
Maintenant, pourquoi je parle de ça ici ? En fait, cette citation de Nikita, je la vois un peu comme une manifestation de tout ça, c’est là que je me suis vraiment dit "ouais, ils ont juste décidé de se faire plaisir ensemble". Dans ce passage, Nikita trinque avec Onesimo – ou plutôt trinque tout seul devant Onesimo à qui il a servi un verre – et lui lance le mot "punching-ball", le dernier mot qu’il leur restait à caser, et qui ne faisait sens ni pour l’un ni pour l’autre des personnages, en justifiant derrière par le fait qu’il ne comprenne pas le mot et qu’il essaie juste d’en reproduire un par mimétisme dans son italien approximatif. La phrase "c’était l’occasion ou jamais de le placer dans une conversation" semble même jouer sur le fait que l’auteur n’ait pas réussi à le placer dans le RP, et se contente juste de le balancer sans contexte pour s’en débarrasser, c’est presque s’il ne dit pas aux organisateurs "Désolé, Nikita ne connaît pas la signification de ce mot, donc je le case où je peux". Et pour en revenir à la collaboration entre Nikita et Onesimo, comme il s’avère que les deux personnages ont finalement chacun fait leurs trucs de leur côté pour arriver à leurs propres fins – Onesimo celle de sauver son argent et Nikita celle d’attraper la demoiselle – le fait de parler de "collaboration" ne fait qu’à moitié sens. Mais finalement, c’est un peu la même chose pour le RP, encore une fois, chacun y va de sa propre histoire avec son propre personnage en entremêlant les événements des deux. C’est juste qu’ils le font tous les deux ensemble dans la même ambiance. Du coup, là encore, on peut établir un parallèle entre les perso’s et les auteurs qu’on peut terminer sur la dernière phrase : "Nikita s’était bien amusé", que je lis quasiment comme un remerciement envoyé à Onesimo pour le RP, en surfant sur le fait que le quatrième mur ait déjà été à moitié brisé par le punching-ball. Et je trouve ça juste trop cool.

« Le garçon n’aspire pas au danger de toute manière, mais simplement à comprendre, à s’approprier un autre monde. » - Delsin (PE)
Bon, vous le savez maintenant, j’ai tendance à prendre une citation pour parler d’un texte entier en fin de compte. Mais là, je vais en prendre une – celle de Delsin – pour parler de la moitié du RP, puis une autre – celle de Arndt – pour parler de l’autre moitié, parce que ce RP entre Ekoe et Shingeki, il est vraiment en deux grosses parties, et j’ai force choses à dire sur les deux.
Au départ, donc, on a la situation de Delsin qui s’en va découvrir auprès de Arndt le quotidien des soldats de son bataillon le temps d’une journée. Un premier point intéressant à souligner, c’est que dans ce RP, il n’y a pas de passage d’un univers à un autre, juste une fusion des deux. Delsin s’est simplement rendu à la caserne sans souci, en connaissant manifestement déjà Arndt de réputation, et Arndt connaît les Pokémons au point de posséder lui-même des pokéballs – bon, j’ai cru comprendre que chez Pokémon Ekoe, c’est pas exactement des pokéballs qu’ils utilisent, mais c’est sans importance. Le choix de fusionner simplement les univers sans explication peut sembler bizarre, mais dans les faits, force est de constater que ça évite au RP de sombrer dans des longues explications de Arndt sur l’univers de Shingeki ou de Delsin sur ses Pokémons. Et puis ça lui donne une certaine originalité.
Pendant la première moitié du RP, on a donc Delsin qui découvre le métier de militaire et Arndt qui essaie de le lui présenter. Delsin est plein de fantasmes sur ce que doit être la vie d’un soldat du Bataillon d’Exploration, il leur imagine une rigueur irréprochable, une prestance exemplaire et tout un tas de traits idéalisés, tandis que Arndt sait à quel point c’est une vision mystifiée de la chose et s’est habitué à un quotidien beaucoup plus terre à terre. On a vraiment le parallèle du bleu plein d’étoiles dans les yeux et du vétéran depuis longtemps désillusionné, et il est porté par un tas de détails du texte. Rien que le premier contact, qui se lance par un "Bonjour monsieur" très protocolaire de la part de Delsin, auquel Arndt finira par répondre "Par contre, on laisse tomber le "Monsieur" et le vouvoiement", donne une idée du fossé qui existe entre leurs deux réalités. La citation que j’ai choisie de Delsin définit exactement ça, elle parle carrément de "s’approprier un autre monde", là où il va s’avérer qu’ils vivent simplement dans le même monde, mais que de loin, celui d’Arndt paraît bien différent. D’ailleurs, si on veut s’amuser à interpréter, on peut faire un lien avec les mondes de Shingeki et de Ekoe qui sont fusionnés dans ce RP.
Du coup, tout le long de cette première partie du RP, je m’attendais à lire ça, un jeune homme qui se fait démystifier à la dure sur un monde qu’il idéalisait. L’idée me plaisait beaucoup, et le traitement qui en est fait est vraiment au poil, tout dans les connotations et les ambiances. Le personnage de Delsin semblant s’accrocher à sa vision me paraissait destiné à bientôt constater la réalité dans les derniers posts du RP, je me suis dit que ça pouvait créer une situation très sympa avec les réactions du personnage à tout ça, et je priais pour que ça soit bien fait. Puis vint le sixième post, se concluant sur le début d’une éventuelle phase d’action avec une explosion. Là, j’ai eu hyper peur, je me suis dit que tenter d’ajouter une scène d’action quatre posts avant la fin au milieu d’un RP qui semblait partir dans une direction totalement différente, ça avait toutes les chances de s’écrouler. Comme d’habitude, j’ai continué en me disant qu’ils allaient peut-être faire preuve d’un coup de génie et exploiter ça correctement, le genre de réflexion qui a tendance à aggraver ma déception derrière quand ça n’arrive pas, ce qui est le plus fréquent. Mais là… j’ai crié au génie.
Suite à la prochaine citation, et attention, elle contient un énorme spoiler.

« La Team Rocket, plus rapide que la... Mais ça va pas ! » - Arndt (SNKR)
Déjà, en quatre éditions d’interforum, j’ai jamais autant hurlé de rire que sur ce passage. Va que j’étais seul chez moi. Voir apparaître la Team Rocket, c’était bien la dernière chose que j’attendais dans ce RP à l’ambiance somme toute assez sérieuse, mais en plus, c’est amené de façon juste remarquable. On nous présente la scène avec la fumée de l’explosion qui cache la silhouette des nouveaux arrivants, la bonne vieille technique pour créer de la suspension en gardant secrète l’identité de nouveaux protagonistes, et puis on a "Arndt eut alors un mouvement de recul, en même temps qu'un soupir de dépit." Le soupir dépit, dans une situation aussi sérieuse, on ne l’assimile pas à ce sentiment de ras-le-bol face à une menace qui n’en est pas vraiment une comme c’est ici le cas, mais plutôt à un apitoiement sur son sort en sachant d’ores et déjà ce qui risque d’arriver. On devine qu’Arndt a reconnu la silhouette, alors on s’attend à un truc assez grave pour engendrer ce dépit chez lui, une vieille menace qui referait surface. Et derrière, il y a les vers de la tirade de Jessie et James. Eux aussi sonnent d’abord comme quelque chose de grave, comme des paroles de sectaires illuminés ou même de sortes d’engins rédempteurs, mais c’est pendant qu’on les lit qu’on comprend tout – si on a la référence, évidemment, donc ça doit clairement pas faire le même effet à tout le monde – et de fait, la révélation vient toute seule, après un moment de doute, et d’un seul coup, toute la suspension s’effondre de la manière la plus génialement comique qui soit, parce que tout se met à faire parfaitement sens, y compris l’explosion, mais dans un univers totalement différent. En général, une chute fonctionne mieux quand on la comprend soi-même plutôt que de se la faire dire – probablement parce que l’assimilation au personnage qui la découvre devient plus facile par le fait-même, mais je suis pas sûr de ce que je dis, là, c’est un phénomène que j’ai jamais top compris – et là, c’est exactement ce que ça fait.
Et le mieux, c’est que c’est même pas pour ça que je crie au génie. Enfin, c’est en partie pour ça, mais pas que. Rompre totalement avec une situation sérieuse en transitant vers une situation comique, c’est quelque chose d’extrêmement risqué, et le plus souvent, ça fait tache. Et là, on pourrait se demander pourquoi avoir interrompu ce RP qui reposait sur une rencontre entre un rêveur et la froideur de la réalité avec une scène qui détone totalement de toute forme de réalité. La réponse – ou du moins ma réponse saupoudrée d’interprétation – se trouve dans la citation que j’ai relevée pour Arndt.
On a donc Jessie qui termine la tirade d’introduction de la Team Rocket et qui se fait interrompre par Arndt d’un coup de fusil tiré en sa direction, après quoi celui-ci exprime à nouveau le dépit dont on nous faisait mention plus tôt et donne l’ordre de, je cite, "descendre ces débiles". Et là, on a tout. En fait, on est passé d’une première partie où Delsin le fantaisiste évoluait dans l’univers morne de Arndt à une deuxième partie où c’est désormais Arndt le morose qui se retrouve confronté à l’univers dingue de Delsin – enfin, pas son univers au sens diégétique, vu que Jessie et James n’ont normalement rien à faire dans l’univers médiéval de Pokémon Ekoe, mais son univers au sens de l’ambiance dans laquelle il vit. Du coup, on a une deuxième partie qui va consister à l’affrontement contre la Team Rocket – et qui va pouvoir se faire en moins de quatre posts, comme dans tout bon épisode de Pokémon – et va répondre à la première partie, les personnages gardant le même caractère, Arndt très réaliste et complètement blasé de sa situation et Delsin à fond dans le délire. Et quand on lit comme ça, ça justifie tout. Donc j’espère qu’il fallait lire comme ça.

Comme d’habitude, je n’ai aucune idée d’à quel point les deux joueurs se sont concertés pour l’écriture de ce RP, même si j’imagine qu’ils l’ont fait un petit peu au moins pour se mettre d’accord sur le choix de fusionner leurs univers ainsi. Mais là, la synergie entre les deux est vraiment parfaite tout le long du RP, ils évoluent dans les mêmes idées pendant tout le long et se rebondissent adroitement dessus pour faire avancer le tout – encore une fois, je sais pas s’ils avaient les idées prévues à l’avance, mais que ce soit le cas ou pas, ça marche nickel – et je suis franchement heureux de terminer mon dernier commentaire sur cet énorme coup de cœur.

Enfin… pas vraiment "terminer", en fait, il reste un dernier RP. Mais vous allez voir que ça me dérangera pas de terminer sur celui-là non plus.

« Sa subjective analyse s'arrête lorsqu'elle réalise tardivement que la porte, sous le choc d'une tête devenue sonnette, s'est ouverte. » - Léandre (PaB)
J’ai hésité à souligner la petite référence à Teo dans le "Moins attachée à ses chaussures que d'autres nécromanciennes", mais ça aurait fait peu de contenu.
La plume de Cass est assez particulière, son rythme est fréquemment interrompu par des précisions narratives au milieu des phrases, souvent sous forme de participes présents ou passés, mais ça ne ressemble pas vraiment à une verve de conteur, qui est l’exemple habituel d’utilisation massive de ces procédés. Interrompre la phrase pour ajouter une précision sur un point présent ou passé plutôt que de les mentionner au préalable, c’est quelque chose qui est souvent de l’ordre du récit oral – puisqu’on peut ce genre de cas avoir omis de mentionner quelque chose précédemment, vu qu’on raconte au fil de nos pensées – et marque d’un récit se voulant assez descriptif pour mériter toutes les précisions qui sont ajoutées. Par exemple, c’est typiquement la prose qu’on pourrait attendre d’un maître du jeu dans un jeu de rôle lorsqu’il présente la situation dans laquelle se trouvent les joueurs. L’instant est figé, et toutes les précisions peuvent être ajoutées avant de reprendre le fil de l’action. Mais dans le cas d’un récit où l’action s’accorde avec la narration, interrompre la narration est synonyme d’interrompre le rythme de l’action, et c’est souvent risqué de le faire, on a généralement tendance à préférer une certaine fluidité pour rendre le tout naturel ou immersif.
En revanche, même si en temps normal, je pourrais tourner ça comme un reproche et dire que le fond est pas en adéquation avec la forme, ici, je suis on ne peut moins sûr de ça. Parce qu’en lisant, si je l’ai remarqué, ça ne m’a pas vraiment dérangé, seulement un peu perturbé au début. Alors je me suis posé la question de pourquoi ça me dérangeait pas, moi qui aurais tendance à dire à n’importe qui "fais très attention à ce que le rythme de ton récit colle à son action". Parce qu’en lisant le RP, je suis sorti avec l’idée que Cass avait une plume super cool. Et puis j’ai eu l’épiphanie en revenant sur cette phrase, parce que je savais qu’elle m’avait marqué. Bon, après, "épiphanie" est un bien grand mot, je suis qu’à moitié certain de ce que je vais dire maintenant, ça repose sur des arguments que j’ai pas forcément l’habitude d’utiliser en étudiant de la prose.
En fait, structurellement, on n’est pas si loin des vers. C’est pas une question de nombre de syllabes ou de rimes, encore qu’on a assez régulièrement des petites tournures comme "la bêtise déjà commise", "Il est aujourd’hui rose. Morose" ou d’ailleurs "sa tête devenue sonnette" qui sonnent comme telles, et même à plus grande échelle, on peut par exemple mettre en parallèle le morceau "Sa subjective analyse s’arrête lorsqu’elle réalise tardivement" et, sur la phrase d’après, "La bêtise déjà commise, elle entre dans l’établissement". Mais c’est surtout l’agencement particulier des propositions dans les phrases qui détone, on est un peu dans le même esprit qu’un poète qui utilise des ruptures grammaticales – anacoluthes pour les intimes – pour agencer ses mots sur son mètre de versification. Mais sans mètre de versification. Et c’est à partir de là que je sais plus trop pourquoi ça me fait l’effet que ça fait. J’ai l’impression que ça crée comme un carcan dans lequel la continuité du récit est figée et ne se fait qu’au travers des déductions du lecteur, une sorte d’annihilation du rythme pour s’assurer de ne pas le casser ou plutôt le Cass-er en s’arrêtant sur les phrases pour y réfléchir, et permettre à des tournures comme ce "sous le choc d’une tête devenue sonnette" d’interrompre des propositions comme "la porte s’est ouverte" dans le but de faire arriver les idées dans l’ordre désiré – d’abord suggérer le choc et ensuite l’ouverture de la porte dans ce cas, comme pour suggérer que Léandre ressent sa tête qui vibre comme une sonnette avant de réaliser que la porte est ouverte – même lorsqu’il défie l’ordre dans lequel elles se produisent – l’ouverture de la porte a lieu en même temps que le choc, et le passage où Léandre encaisse ce choc a techniquement lieu après l’ouverture – mais sans donner l’impression d’interrompre une action – parce qu’on la déduit au fur et à mesure que des détails nous en sont donnés plutôt qu’en la lisant. Et vous venez de lire une phrase de cent soixante-dix mots, pardon pour ça. D’autant que, encore une fois, c’est juste une hypothèse que j’émets sur pourquoi je trouve que ce style d’écriture contre-intuitif marche si bien, mais j’avoue que je m’attaque là à quelque chose que je suis pas sûr de comprendre. Oui, le sens analytique de Kaoren a été battu.
En tout cas, j’ai vraiment adoré lire ce RP. Walà, ça, c’est la seule certitude que je puisse partager.

« Je suis, un bref instant, partagée entre le plaisir que procure la sensation de voler et la crainte de l’atterrissage qui se trouve être aussi violent qu’escompté. » - Carmen (ES)
Et enfin, il est temps de finalement rendre à Piu ce qui est à Carmen après toute cette avalanche de commentaires qu’elle a fournie. Pardon ? Non, je ne connais pas ce "César".
Dans la littérature comme dans pas mal de domaines, on a souvent cette image de l’instant qui paraît éternel au moment où les émotions s’emballent. J’ai jamais trop su si c’était vraiment ce qu’on ressentait dans ce genre de cas ou plutôt une version romancée permettant de mettre l’emphase sur un instant important de l’action en le faisant durer suffisamment longtemps pour y caser une introspection, probablement qu’il y a un peu des deux, mais le résultat est là. Et c’est pratiquement devenu un stéréotype, l’expression "des secondes qui parurent des heures" me fait par exemple grincer des dents presque à chaque fois que je la lis.
Mais chez Carmen, c’est à la fois plus subtil et plus profond. Déjà, on ne nous dit jamais que l’instant paraît long, au contraire, on parle uniquement d’un bref instant. En fait, c’est à travers la forme de la narration qu’il paraît long. Juste avant, on a eu la phrase "Une détonation répond à ma place à ses doléances, nous projetant toutes deux un bon mètre en avant", concluant une scène où la panique régnait en maîtresse. Et derrière, retour à la ligne, nouveau paragraphe, et cette phrase posée de façon extrêmement calme : "Je suis, un bref instant, partagée entre …", avec cette fameuse précision interrompant la narration comme celles dont je parlais sur la citation précédente suivie d’une longue proposition aux tournures très "écrites". On a une rupture absolument totale de la spontanéité de l’action, et dans ce cas-là, instinctivement, ça se justifie par cette idée de l’instant qui continue de durer le temps d’une pensée. Ainsi, pendant qu’elle est projetée, on a une Carmen très calme, comme libérée de toute la pression qu’elle subissait dans sa situation, et qui semble même savourer l’instant, parlant de "plaisir que procure la sensation de voler". Mais cet instant se dirige vers une fin, amenée en douceur par la crainte de l’atterrissage et le fait que l’atterrissage s’ensuive effectivement, violemment. C’est assez beau de tout présenter dans une continuité, de l’envol à la chute en passant du plaisir à la crainte. On visualise vraiment cet instant de rêverie que la réalité rattrape progressivement jusqu’à l’écraser au sol, tout ce bref instant est décrit d’une façon que je trouve particulièrement poétique. Et au final, c’est pas juste un instant qui paraît long, c’est la description du fil des pensées qui le font paraître long, et je trouve ça immensément plus naturel à visualiser. Et en me figurant la petite Carmen avec son look de ciel nocturne, ça donne en plus un petit côté mystico-symbolique – terme validé par moi avec l’accord de moi – qui ajoute encore à la joliesse de tout ça.






Et voilà ! Ce dernier commentaire aura mis plus de temps à sortir que je ne l’aurais espéré, mais c’était vraiment le léviathan à vaincre. Il y avait plein des citations que j’ai choisies sur lesquelles j’ai galéré à vraiment comprendre pourquoi je les aimais tant, et globalement, causer des RPs tend facilement à être beaucoup plus long que le faire sur des one-shots. Et puis j’ai essayé de mesurer ma plume, parce que j’ai tellement aimé les résultats de l’épreuve 2 que je voulais lui rendre hommage le plus fidèlement. Et j’ai eu des trucs à faire à côté, en prime.

Enfin, c’était un véritable plaisir masochiste que de passer ce mois à lire toutes les participations et les décortiquer pour mon plaisir et celui de quelques fans plus tout à fait anonymes. Je ne m’attends pas à refaire un truc de cette ampleur de si tôt, là ça va que j’avais beaucoup de temps libre et que j’ai pu passer des journées entières dessus, comme la fois chez Peek a Boo, mais j’arriverai sûrement pas à tenir ça trois fois par an. Déjà, l’interforum, c’est éprouvant, mais avec ça en prime, j’y laisse la santé, moi. Donc la prochaine fois, je… ferai ce que je peux, disons.

En tout cas, encore merci à tout le staff de Just Married pour l’organisation de tout ça, merci à tous les participants pour tous ces jolis textes et pour ces quatre-vingt cinq petites citations que j’ai trouvées formidables – et pour les autres, je rappelle que je me suis limité à une par texte – merci à tous les lecteurs pour avoir offert à ces textes l’attention qu’ils méritaient et trouvé le courage de s’en enfiler des dizaines, même pour ceux qui ne l’ont fait que pour une ou deux épreuves, ça reste beaucoup d’efforts, et bien sûr, merci à tous les commentateurs venus faire part de leurs impressions et présenter de nouveaux points de vue… bref, je redis ce qui est dit à tous les interforums, y compris à celui-ci, mais merci tout le monde pour tout ! Voilà, c’est plus simple.

Et à bientôt pour de nouvelles aventuuuuuures !
Kaoren [Esquisse]
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Dim 4 Aoû - 17:06
OMG KAOREN JTM BB MERCI G PLEURÉ Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 3912395661

bon, désolée du temps de réaction, mais pour répondre à vous deux, j'avoue que j'avais peur de la question de la compréhension. A froid quand on la connait pas du tout, ça peut être indigeste, et j'ai essayé de pas trop en mettre. Mais je prends les critiques en note, c'est aussi important que je sache faire passer le message plus facilement à l'avenir Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 3998388675

mais sinon en vrai... j'ai vraiment pas grand chose à rajouter à ton analyse, Kaoren, t'as vraiment saisi globalement les idées que j'avais en tête ! Et pour le reste, j'aime aussi les interprétations qu'en font les autres. Vu que je mets un millier d'images dans son baragouinage, si vous avez votre idée qui s'en dégage par d'autres associations c'est fab.
Mais basiquement, c'est ma manière de retranscrire le chaos constant dans sa tête. Chaque phrase mise à part est effectivement une idée, une image, qui se succède à une autre, puis une autre, sans tout le temps prendre le temps de se poser. Ca grouille dans sa tête, surcharge d'infos. D'où le résultat migraineux. Souffrez autant que moi quand j'écris Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 3766924225

Blague à part vos commentaires m'ont fait vrmt très plaisir, je flippais aussi de pas voir l'épreuve 5 commentée Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 128457956
merci à tous, des bsx les bb♥
Invité
Sona Buvelle [VB]
Sona Buvelle [VB]
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Sona Buvelle [VB]
Sona Buvelle [VB]
Invité
Lun 5 Aoû - 23:44
Epreuve 5 : A celui/celle que j'étais

Probablement l’épreuve dont l’intitulé et les consignes m’avaient le plus inspiré ! En lisant pas mal d’idées m’ont traversé la tête et je pense que c’était peut-être le thème qui offrait le plus gros potentiel ! Le personnage est fort mis en avant ainsi que son passé et, dans la lignée de l’épreuve 3, cela nous permet de cerner les personnages de l’interforum à travers 1500 mots seulement. Le petit point négatif c’est que malheureusement beaucoup de textes ont pris un angle assez similaire : au vu du nombre de texte, cela alourdit parfois la lecture. Cependant, chacun avait une histoire à raconter, un passé à nous présenter et au final, j’ai vraiment trouvé mon bonheur dans des tas de petites choses. Après tout, parler de ce qui a fait de notre personnage qui il est aujourd’hui c’est un peu notre passion à tous non ?

J’entame donc comme d’habitude mes réactions à chaud devant chaque textes ! Je ne mettrais malheureusement pas tous les textes car je risquerais de beaucoup me répéter mais je tiens vraiment à applaudir chacun des participants car vous avez tous réussi à me partager un petit quelque chose ! Merci à vous !

Maximilian [MP] : J’ai beaucoup apprécié la façon dont le personnage s’est remis en question : on fait affaire à un « méchant » (notez les guillemets) pour l’univers de pokémon. C’était très intéressant de voir comment sa haine des pokemon a pu se construire, mais aussi, et surtout, d’avoir de l’authenticité : il sait que c’est pas génial, mais toutefois, il n’arrive pas à faire autrement. On ne vire pas dans ce qu’on peut parfois apercevoir dans un certain nombre d’histoire où « en fait à la fin le méchant il est pas vraiment parce qu’en fait il est traumatisé par un méchant plus méchant que lui ... ». Ici on peut réellement appréhender les causes sans pour autant s’apitoyer sur son sort. En somme, j’ai l’impression d’avoir rencontrer un personnage particulièrement humain.

Anmaru [HS] : Ton texte m’a séduit par l’empathie que j’ai éprouvé envers tes personnages ! A vrai dire, une large majorité des textes m’ont attendrit mais celui-ci a eu un petit effet en plus : un sentiment tout chaud et tout mielleux ! Si j’avais pu, j’aurais attrapé Bidule (c’est mon doudou) après la lecture!La scène où l’adulte parle à l’enfant m’a tout particulièrement fait tremblé ! A vrai dire, j’ai beaucoup de difficulté à exprimer pourquoi ce texte m’a autant marqué mais j’ai vraiment été émotionnellement baladé durant ma lecture. Un grand merci à toi !

Dragos [OT] : Le style d’écriture m’a beaucoup parlé : peu de dialogues mais très percutant et ces petites phrases très efficaces qui se détachent entre les paragraphes. Toutefois, l’histoire aussi m’a plu : ton personnage passe par de nombreux états et c’est assez impressionnant de voir et de ressentir l’évolution des pensées de Dragos à travers un texte relativement court ! Chapeau bas !

Stephen [UtM] : J’avais parlé dans un précédent commentaire des vulgarités dans le RP … Et bien c’est un nouvel exemple des façons de les utiliser qui me plaisent. Ici le contraste entre le grand qui jure et qui fait toutes les bêtises et le petit tout sage qui lui dit « attention maman ne sera pas contente » était juste super ! De plus ton RP se paie le luxe d’une fin qui, d’une part m’a surpris, d’autre part un brin déçu (par compassion, pauvre bonhomme qui voulait revoir sa gentille maman) mais qui m’a fait tout de même sourire ! En bref, c’était chouette quoi !

Mélusine [JM] : Alors … Comment expliquer … J’ai l’impression que ton texte m’a fait une prise ded catch ! Après la lecture j’étais comme « Euh … OK … Qu’est-ce qui se passe »
Du coup je l’ai relu une seconde fois … Eh bah j’ai repris une prise dans la mouille …
Bon, je pense que je vais y retourner avec des protection la prochaine fois mais vous aurez compris que ce texte m’a retourné ! L’angle est complètement différent de ceux que j’avais déjà pu lire et complètement surprenant. Le côté rituel était super bien réussi et j’avais vraiment l’impression que le monologue était vraiment un texte liturgique ! L’ensemble est vraiment poétique et, tout comme Dragos, les petites phrases ultra efficace de description entre les paroles qui renforcent vraiment l’ensemble du texte. Le résultat est juste époustouflant !

Firmino [LS] : La Sérénissime… Bah c’était fun ! Qu’est-ce que vous voulez que je dise d’autre ?! A CHAQUE FOIS ILS FONT MOUCHE ! J’y peux rien moi !!
Bon en vrai un autre petit mot : j’ai bien aimé qu’il y ai beaucoup de dialogue. C’est un domaine que je ne maîtrise pas du tout et je les ai trouvé vraiment chouettes ! Ça allège franchement le texte et quand on s’enfile les épreuves, c’est vraiment rafraîchissant !

Ardashnir [PE] : L’utilisation du metamorph est un coup de génie !D’une part cela justifie complètement le fait de revoir l’enfant (plutôt que les hallus/rêves/alcool/… qui marchent partout, ici c’est en jouant avec les spécificité du forum d’origine, ce que je trouve particulièrement plus savoureux). D’autre part, cela permet d’avoir autre chose qu’un réel enfant : le personnage s’adresse finalement à une oreille qui ne le comprend pas et donc parle pour lui-même. Et si je voulais parlais de « Bidule », ma peluche, plus haut, c’est qu’il m’a servi de confident de nombreuses fois lui aussi, exactement de la même façon que ce Metamorph. C’était une super idée et j’applaudis des deux mains l’ensemble du texte qui en a découlé ensuite ! Un petit point bonus pour la conclusion qui colle parfaitement au pokemon et à la morale de l’histoire !

Maxwell [BN] : Le commentaire sera court car j’ai à nouveau beaucoup de mal à expliquer pourquoi ce texte m’a particulièrement ému. J’ai vraiment senti un fort lien avec l’enfant, limite l’impression que ce récit m’était adressé ce qui est presque flippant quand j’y repense … Mais voilà : bravo et merci à Max (je me permets puisque c’est écrit que c’est ton surnom).

Nachtgewalt [FS] : Parmi les participants que j’espère revoir à chaque édition et dont je me délecte de chaque texte, au sein de mon panthéon des dieux de l’interforum, il y a une place toute particulière pour ce drôle de loulou (haha). Nachtewalt ne me déçoit jamais ! Une fois encore il m’a prouvé que j’avais encore beaucoup à apprendre en nous sortant un texte tout simplement impeccable : une situation amenée avec sobriété mais pourtant originale, un style qui correspond parfaitement au personnage et des scènes d’une puissance phénoménale. L’enfant imaginé qui reproche à l’adulte, plutôt que l’adulte conseillant l’enfant, le contraste brutal entre ses anciennes valeurs et celles qu’il a à présent mais aussi et mais surtout le fait qu’il reste une part de cet ancien lui au fond du personnage : c’était juste parfait à mes yeux. Encore une fois il a fait mouche : si le texte de Mélusine était une prise de catch, ceux de Nachty (je me permets) sont des flèches : il vise juste, et ça picote.



Voili voilou .. C’était un commentaire sur une épreuve qui me tenait à coeur et je suis très content d’avoir finalement réussi à le pondre. J’espère avoir le temps de rédiger les commentaires des épreuves 1-4-6 avant les résultats mais sachez qu’elles tomberont quoi qu’il arrive et que j’ai déjà quelques idées de ce que je compte écrire dedans. Encore toutes mes félicitations à chaque participants. N’hésitez pas à répondre, commenter vous aussi etc, j’aime beaucoup recevoir l’avis des auteurs des textes !

Plein de gros bisous, déso pour les fautes et à bientôt !

Sona B. [VB]
Sona Buvelle [VB]
Silivren[NRP]
Silivren[NRP]
Anonymous
Silivren[NRP]
Silivren[NRP]
Invité
Mar 6 Aoû - 9:13
Bonjour, bonjour Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 2244379341

Tout d'abord, quelques retours sur les commentaires concernant mes textes. Je suis ravie, Piu, que mon solo avec Anoushka t'ait plu, d'autant plus que tu dis connaître les références des contes. Je dois avouer que je connais mal les contes russes et que pour ces références-là, je n'avais effectué que quelques recherches rapides.

Concernant Raz'Sha, j'ai pu voir que son vocabulaire injurieux avait pu gêner. Il faut dire que j'ai sorti deux de mes personnages aux antipodes les uns des autres dans leur façon de s'exprimer ! J'aimerai donc apporter quelques explications sur le personnage : j'écris Raz de façon presque parodique avec son vocabulaire vulgaire, il ne peut pas s'empêcher de ponctuer ses phrases d'au moins un "merde" (qui deviennent presque des points), dans une forme de tic de langage. Mais Kaoren l'a percé à jour (tu as parfaitement compris le sens de la phrase mise en évidence dans ton commentaire) : c'est une carapace dont il a pris l'habitude de se parer alors qu'en-dessous, c'est un adorable chaton au coeur d'artichaut. En fait, il ne sait pas retenir dans sa tête ses pensées et n'a donc aucun tact. Il a aussi été victime d'intimidation dans son enfance (petit et maigre pour un Valeth). Tout cela fait qu'il préfère attaquer en premier et que c'est devenu un réflexe ; toute personne qui ne veut pas lui faire la peau avec la façon dont il parle mérite donc son attention.

Ensuite, un petit retour général. Dans l'ensemble, j'ai lu de bons, voire de très bons, textes, malgré une impression de répétition pour les textes de l'épreuves 3 (pour la majorité centrés sur le "Oh ! J'ai des boots, que c'est lourd !" / "Oh ! J'ai un pénis, comment je vais aller au toilette ?") et pour ceux de l'épreuve 1 (finissant presque tous sur la mort des personnages) ; au bout de 30 textes, sans compter ceux de NRP, ça pouvait commencer à lasser.

J'ai manqué de temps disponible pour la lecture dans cette édition, ce qui a fait que j'ai été moins patiente avec quelques problèmes d'inconfort de lecture (je précise que, même avec des lunettes à filtre bleu, lire longtemps sur l'ordinateur fatigue mes yeux) dont j'aimerai parler pour peut-être les éviter à l'avenir :
- Une écriture parfois trop petite... j'ai zoomé la taille standard de JM, pour dire, alors les textes écrits en plus petit encore, ça devenait illisible.
- Des choix de formatage peu adéquats : du rouge sur du noir, du blanc sur du noir, etc qui mènent à des difficultés de lecture.
- Des textes non justifiés, pas pratique pour la lecture en diagonale quand on manque de temps.
- Des textes en italique... désolée mais je n'arrive pas à lire en italique sur tout un texte, ça me fait trop mal aux yeux ^^'.
- De gros pavés, idem souci de lecture. Un texte aéré est plus agréable à lire.
- Un manque de présentation des forums/personnages sur cette édition. J'ai arrêté de compter le nombre de textes où je me demandais où je me trouvais et qui était le personnage. Je ne suis pas la seule de mon forum à en avoir souffert dans la lecture : on a passé plus de temps à essayer de comprendre le texte qu'à l'apprécier.

Après tout ça, je vais quand même répéter le principal : je me suis éclatée durant cet interforum, comme toujours au bout de trois éditions, j'ai hâte de la quatrième et les textes étaient de qualité ! Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 577894034

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Silivren[NRP]
Invité
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Invité
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Invité
Mer 7 Aoû - 1:38
Yo, c'est toujours PiuTe dans ses habits JMesque. C'est ma dernière fois en tant que commentatrice pour cet interfo. Je suis tristesse, vous avez été mon polar de l'été et vous avez été très très bons. Merci pour ces beaux moments.

Heinrich, tu as géré de faire tout l'interfo seule. C'est ouf ! (Et Midori et moi sommes nous !)

Sona, on va reparler de Raz'Sha plus tard, mais perso ça m'a pas choqué, après j'viens d'un pays où putain c'est le point et con la virgule... Ca aide !

Bon et comme je l'ai dit souvent à la base ce que vous allez lire ne sont que mes notes améliorées pour que les gens aient des retours sur leurs textes. C'est la manière dont je les ai perçus et reçus, avec ma sensibilité et c'est clairement pas universalisable. Des bisous <3


ÉPREUVE 2


Le sujet
: Franchement il était aussi savoureux que compliqué à remplir (j’le sais j’ai participé pour Esquisse traitre à mes patries). Le truc complexe c’est qu’il fallait se mettre d’accord pour savoir qui réceptionnait qui, et un minimum de communication je pense pour pas partir en live. ‘fin je sais que certains s’en sont sortis sans ça, mais très sincèrement je sais pas comment ! Car souvent nos persos n'ont pas de taf et c'est chaud.
Par contre l'andouillette après la chipolata… Qui parmi le staff a des parts chez cochonou ?

Les participations : Franchement j’dois encore être bon public parce que je n’ai trouvé que du bon et du très bon.

Les participations au détail :


JM et VB

  • Falun : Je crois que le/la roliste a eu du mal à faire rentrer toutes ses idées dans 350 mots du post, j’ai le sentiment parfois de ne pas réussir à suivre ce qu’il se passait dans ses posts.
  • Kyo : J’ai aimé la maladresse du personnage et la plume du roliste.

Globalement : Ce RP ne marche pas vraiment pour moi, mais ce qui est très chouette c’est que dès que j’ai la sensation de ne pas comprendre quelque-chose le post d’après le clarifie. J’aurais aimé le lire sans limite de mots mais je dis ça parce que c’est le premier des RPs que je lis de cette épreuve parce que j’ai la sensation qu’il aurait été vraiment très bon ainsi.

TT et UTM

  • Istvan : le flegme de ce perso est ouf, j’ai beaucoup apprécié.
  • Elizabeth : bel esprit de contradiction, le côté emmerdeuse j'aime. L'écriture est simple et efficace.

Globalement : ce RP est vachement sympa, déjà le combo médecin légiste / vampire avait du potentiel, mais en plus les deux persos s'accordent sur l'humeur. C'était drôle et agréable à lire.

MAD et HS

  • Hayate : Décrire si précisément la situation de "je deviens un adulte j'ai besoin de tune" un régal. J'ai beaucoup aimé la manière de jouer un japonais et sa culture.
  • Meyrïan : la plume est chouette, jouer un PNJ était risqué (le dompter en 5 posts c'est chaud) mais au vu du résultat le challenge est relevé.

Globalement : Ce RP est un régal, hyper équilibré entre les rolistes, il est très plaisant à lire.

TA et II

  • Edel : Je l’ai trouvé imbuvable et j’ai apprécié ça au début mais ça m’a mis mal à l’aise au final. Je m’explique, si à certains moments je voyais un peu de critique d’Edel dans son narcissisme poussé à l’extrême, mais tous ses propos étaient hyper violents et j’aurais aimé qu’ils soient un peu plus nuancés par la narration. (Ce n’est qu’un avis personnel et à prendre comme venant de quelqu’un qui n’aime pas les conflits).
  • Lova : c’est moi où tous les personnages de d’II ont 15 ans et des troubles psy ? ça me donne un peu envie de m’y inscrire rien que pour ça Sinon la plume est maîtrisée, j’aime le mordant de Lova et la manière calme et professionnelle dont elle répond ainsi que son pragmatisme face à son métier.

Globalement : J’ai beaucoup aimé la dynamique de ce RP, mais il m’a mis mal à l’aise pour les raisons sus-mentionées. Cela n’en reste pas moins un RP qui fonctionne bien.

MP et DE

  • Sheera : J’ai eu un peu de mal à comprendre toutes ses réactions.
  • Huan : la plume clairement. Les descriptions sont un point fort. J’aurais aimé un peu de contexte au moins en HRP car certains passages m’ont parus flous.

Globalement : Je crois que je reste un peu sur ma faim avec ce RP, j’ai l’impression d’y découvrir DE sans le comprendre… par contre j’ai beaucoup aimé la manière dont les deux univers se mélangeaient et celle dont les persos se les expliquaient.

Te et Re (C’est un jeu de mot sympa)

  • Adam : une écriture dynamique et fluide, de l'humour. Il me manque du contexte pour comprendre le premier post mais heureusement ça vient sur la fin.
  • Mitsuki : Simple et efficace, elle donne toujours du contenu à son partenaire. (j'ai dû assommer Ipiu dans un coin de ma tête quand Mitsu à fait "ok je sais pas qui c'est mais j'lui montre quand même mes inventions" pour les besoins de l'exercice )

Globalement : Je suis hyper déçue, c'est pas Mitsu qui a placé le mot dragon… Cela étant ce RP est agréable à lire et drôle, j'l'ai lu d'une traite. Les persos se répondent bien et la situation est particulièrement savoureuse du point de vue d'une terraenne.

FS et BN

  • Zero : placer tous les mots dans un post de 350 mots sans que ça fasse lourd, mission accomplie. Par contre pas mal de fautes d’orthographe me font sortir du récit
  • Runy : écrit bien léché pour une mal léchée. (ou dit autrement j’ai beaucoup aimé la plume.)

Globalement : J’ai aimé la dynamique de ce récit, il me manque encore quelques clefs pour comprendre l’univers de BN et ça m’a un peu ennuyée, mais le fait que Runy soit jouée sous forme louve a compensé. J’aime énormément l’univers de FS mais faut pas l’dire on n’est pas là pour ça.

OT et CI

  • Chafouin : Sérieux, la lance phallique ? x’) Sinon le style est toujours impec.
  • Lin Yue : Les petits surnoms ridicules, le narcissisme du perso, ça rend hyper bien et ça m’a fait beaucoup rire. J’ai beaucoup aimé cette narration à la première personne qui permet de bien cerner le perso.

Globalement : Ce RP finira sans doute dans mon top 3 si je finis mes lectures avant ce soir j’ai aimé son rythme, l’aventure, l’humour qui passe très bien avec moi. La rencontre des deux persos est synergique, j’ai passé un super moment. Merci !

NR et IL

  • Shikamaru : On progresse dans la lecture avec énormément de facilité, l’écriture est très fluide.
  • Raz’Sha : Oh samer, dès le premier post ça envoie du lourd, puis ça continue tant dans la narration que dans les paroles du perso on sent que la rôliste maîtrise bien la plume. C’est hyper agréable de trouver un jargonisme (ok je suis pas certaine de ce terme) bien tenu.

Globalement : Ce RP envoie du steak, il suit l’énoncé tout en offrant une histoire divertissante où les deux univers se mêlent à merveille. Merci pour ce bon moment !

LS et Me

  • Onesimo
  • Nikita

Globalement : Bon on ne présente plus ces deux rôlistes dans le sang et les larmes desquels l’interfo s’est développé. Ils sont toujours aussi bons, et ensemble ils dépotent. Le RP est nickel propre, dynamique et agréable à lire. J’l’ai beaucoup aimé.

SNKR et PE

  • Arndt : j’ai beaucoup aimé voir débarquer la team Rocket.
  • Deslin : style propre et agréable à lire.

Globalement : Alors j’ai aimé autant que cela m’a dérangé que l’on parte du principe que les deux univers se mélangeaient avant la rencontre. D’un côté ça passe hyper bien, de l’autre je trouve que c’est dommage de perdre les réactions d’un univers face à l’autre… J’arrête de râler, parce que le RP est tip top, que j’l’ai beaucoup aimé et que si vous n’aviez pas fait ce choix ça n’aurait pas été la même.

DT et NA

  • Logan : Un style simple et qui fonctionne bien.
  • Melchiore : J’ai bien aimé la concision des réponses qui m’ont bien aidées car j’étais à la bourre pour mes votes. En peu de mots cela reste agréable à lire, mais je ne suis pas certaine qu’il y ait toujours eu assez de substance pour permettre à son partenaire de répondre.  

Globalement : Je suis désolée, si d’un côté je pense que les persos seraient ceux que j’appellerais si j’avais besoin de main d’oeuvre, le rendu final m’a un peu ennuyé. J’ai l’impression qu’il n’y a pas eu de rebondissement.

Es et PAB
Globalement : On est les meilleurs J’vais pas commenter mes RPs sinon on verrait combien j’manque de confiance en moi et ce serait mauvais pour ma crédibilité. Par contre je remercie encore Cass qui écrit hyper bien, m’a permis de découvrir un peu plus PaB et surtout de passer un très bon moment.


LA BOITE A TEXTES


Vous croyez que j’en avais fini ? MAIS NON. Ca fait plusieurs interfos que j’essaie d’avoir le temps et le courage de lire toute la BàT, et là j’ai le temps… et comme c'est la dernière fois que je peux me permettre de tout commenter… Enfin, globalement je suis très heureuse de ce que j'ai lu dans la BàT.
Les participations au détail :

Epreuve 1 : T’as l’air malade par Ilukan et Metro
Globalement : Un seul post, c’est dommage j’aimerais beaucoup voir ce que donne la suite de ce RP, voir si la dynamique s’harmonise, mais aussi connaître la fin de cette histoire.

Epreuve 1 : T’as l’air malade par Esquisse et Just Married
Kaori : c'est la meuf que tu veux voir arriver dans les sables, couteau suisse utile.
Crevette : je savais qu'il y aurait des armes, mais je pensais pas que ce serait si rapide, et t'as encore voulu la faire porter ptn.
Globalement : Adeline, Médor, le Cube, Rosalina, Lucas, Triaire, Isolde… Tous les sables y sont passés. Ce RP a l'avantage de mettre en avant le contexte de l'Esquisse, mais je dirais pas ça souvent, il y a trop d'actions en trop peu de posts du coup j'm'y suis un peu perdue.

Epreuve 2 : Métro, boulot, kézako ? par Tasty Tales et Under the moon
Istvan : J'pense qu'le perso le prendrait mal mais il m'a un peu fait pitié, j'aimerais tellement pas être à sa place x')
Lizzie : Toujours aussi insupportable, j'adore, par contre j'aime moins quand l'on prend le contrôle de son partenaire. Je ne sais pas si ça a été entendu entre vous mais présumer qu'Istvan allait se laisser traîner jusqu'à son bureau m'a dérangé en cela que je ne le voyais pas se laisser faire sans rien dire.  
Globalement : Oh oui ! Oh oui ! La suite de ce RP, blblbl. J'vais continuer à le lire ! C'est toujours aussi top !

Epreuve 3 : De l’autre côté du miroir par Harisson [TT] : j'ai aimé l'humour et les sous entendus qui n'avaient pas besoin d'être explicites pour être compris. Sans qu'il n'y ait beaucoup de mouvement on arrive à ne pas s'ennuyer. J'apprécie la fluidité de l'écriture.

Epreuve 4 : Si j’étais toi par Tiago [Te] : Le retour d'Élisabeth était d'autant plus savoureux que je connais Tiago. J'ai bien ri.

Epreuve 4 : Si j’étais toi par Benji [JM] : OK c'est ouf. Faut que je relise. J'ai pas tout compris. OH PUTAIN CON ! C'est le miroir qui parle ! Omg. Ce texte est ouf ! C'est hyper géré ! J'me suis trop fait avoir ! (et si faut ça continue!)

Epreuve 5 : A celui que j’étais par Stanéria [NRP] : J’ai beaucoup aimé ce texte car c’est Klavdi qui apporte du réconfort à Klyde et pas le contraire. Les rôles étaient inversés par rapport à de nombreux textes sur le sujet, c’était l’enfant qui savait et l’adulte qui avait oublié et ça m'a fait plaisir. J’ai bien aimé le style d’écriture aussi.

Epreuve 5 : A celui que j’étais par Dana [Il] : J'ai beaucoup aimé l'introduction à la banalité de l'apparition de la minie Dana pour la grande. L'insistance de la petite à connaître son futur et la réponse de la grande illustre bien qu'il y a des réponses qu'on préfère ne pas entendre. J'ai bien aimé qu'elle ne prenne pas de gants et ne lui dise pas de changer l'avenir tout en lui disant qu'il serait merdique.

Epreuve 5 : A celui que j’étais par Elisha [NRP] : J'ai aimé le contraste entre les aspirations de mini-Sha et de l'adulte, j'ai aimé que les rôles de "savant" s'échangent sur la fin. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la fin, y voyant une métaphore du passage à l'âge adulte, quand on n'a qu'une envie c'est d'être considéré comme tel, qu'on fait tout pour gemrandir mais quand on y arrive on se rend compte qu'on ne peut plus être l'enfant qu'on a été.

Epreuve 5 : A celui que j’étais par Onyx [Es] : Ce texte en plus d'être bien écrit utilise 3 ficelles que j'espérais trouver dans l'épreuve sans les rencontrer :
Écrire du point de vu du jeune perso
Voir un un jeune perso adulte (j'm'attendais à ça de la part d'un vampire)
Tuer son jeune soi.
Réunir ces 3 qualités n'était clairement possible que dans l'Esquisse en tous les cas c'était hyper sympa à lire !


Bon en vrai j'ai menti. Me reste une épreuve à lire… Celle des commentaires ! Kaoren j'me mets à jour et gare toi, j’risque de te spamer mais j’le ferais en privé ;)

Des bisous à tous, j’espère que vous avez autant aimé cet interfo que moi. <3
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Ven 9 Aoû - 1:53
►Edit: Mauvais compte, ici Karma, de l'épreuve 1 Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 3182035657

Fiou, quel interforum ! Merci pour cette édition sur JM, merci pour l'idée de base de cette compétition, merci merci et merci.
Ca a été un réel plaisir de croiser l'épée le clavier avec Leone, j'ai vraiment adoré écrire avec toi, merci pour ce bon moment !  Découvrir de nouveaux personnages et apprendre à collaborer avec un univers inconnu a été un super exercice et une bonne expérience.

Merci à Kaoren, Swenn, Sona et Philémon pour leurs commentaires sur les différentes épreuves, votre motivation fait plaisir à voir et c'est toujours cool d'avoir des retours sur ce qu'on a pu écrire ! Vous avez fait un travail de lecture formidable, les avis sont toujours bons à prendre pour s'améliorer ! Tout le monde n'a pas la patience et la motivation pour écrire vos pavés, alors un grand merci à vous. ♥
Un très gros bravo aussi à ceux pour qui c'était le premier interfo ou la première participation: les textes étaient agréable à lire, il y a eu un beau mélange d'univers et de personnages ! Certains contextes donnent même envie d'aller fouiner un peu sur vos forums héhé. Ce fut une belle découverte. Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 3998388675

J'vais aussi en profiter pour répondre aux commentaires de Kaoren et Philémon, c'est l'occasion:
clique:
Kaoren: Woh. Ces commentaires de textes ! Prendre une citation et la détailler autant, vraiment s'enfoncer dans le texte et le décortiquer à ce point. Chapeau. Ca motive vraiment à fond pour aller plus loin, merci à toi pour ce travail. J'avoue avoir posé un autre regard sur certaines participations après avoir lu ce que tu avais écrit dessus. Merci à toi pour le commentaire sur ma participation, tu as totalement cerné le personnage et le choix qui a été fait pour le style de l'écriture.
Petit éclaircissement sur cette "surinterprétation"... Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 2078551763 : T'as vraiment pigé l'idée qu'il y a derrière: se distancer du personnage et avoir le point de vue... du vrai Karma. Nailed it. Y avait un petit clin d'oeil dans la description du perso, avec les deux prénoms "Karma aka Takashi" mais t'as su capter le truc avec le texte. Le point de vue est de Karma (la personne "réelle" du fond des tripes) envers Takashi, le personnage qu'il utilise et joue dans sa vie de tous les jours. J'aurais certainement dû l'expliquer plus dans la présentation, mais difficile de savoir quels détails allaient être utiles et bons à donner. Et puis, me suis dit qu'y avait pas forcément besoin de tout ça pour comprendre ou apprécier le texte !

Philémon: Aaaaah !!! Merci pour ton message sur la participation à l'épreuve 1 ET à celle (sous Benji) de la Boite à Textes !! Je m'y attendais tellement pas, c'était cool de voir ce que tu en pensais ♥. T'as eu du courage de te rajouter ce boulot en plus, t'es une perle ! Content de savoir que tu as aimé les deux participations, ça me fait très plaisir !
Eeet... Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 2078551763
Tu as PRESQUE deviné le narrateur... t'es vraiment vraiment proche, good job ! Interforum ;; Commentaires et avis - Page 2 2432113367
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Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
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Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
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#44 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
Harrison Liesse [TT]
Ven 9 Aoû - 10:30
Heinrich: De Nada

Saito: Merci, j'ai toujours plus de difficulté a écrire les textes de mes épreuves que quelque chose dans la boîte a texte. (D'ailleurs je suis en vacances sinon j'aurais fais l'épreuve 4 et 5 en plus)

Du coup merci a toi d'avoir fait un commentaire sur ce Hors-concours

Dans l'épreuve 3 c'est le Harrison en situation normale qui se montre (contrairement a l'épreuve 6 ou c'est son sérieux qui suinte), donc le texte est effectivement léger. Limite je-m'en-foutiste.

Les sous entendus qui n'avaient pas besoin d'être explicites pour être compris
C'est bien plus drôle comme ça. Et vu que c'est un texte au "je", c'est la façon de voir d'Harry


Sans qu'il n'y ait beaucoup de mouvement on arrive à ne pas s'ennuyer. J'apprécie la fluidité de l'écriture
Et bien merci, c'est toujours plaisant d'être facile à lire. 

Merci à vous pour les commentaires et le travail fourni. (Promis la prochaine fois je remet Harry dans un contexte plus leger :P )
Spoiler:
Et Harrison c'est deux R un S :p
Harrison Liesse [TT]
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#45 —Re: Interforum ;; Commentaires et avis
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