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Épreuve 6 ;; Maman, j'ai raté la fusée

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Inscrit.e le : 22/11/2013

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Une petite chèvre. BHÊÊÊ. ♫
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Épreuve 6 ;;
Maman, j'ai raté la fusée
Félicitations ! Vous êtes vivant ! Pas trop mal à la tête ? Regardez autour de vous et profitez de la vue: vous voici sur une planète où la vie est possible et où cohabitent divers dangers et une large variété de nouvelles formes de vie. Cette fusée ? Oh non, ne vous inquiétez pas, elle n'a plus l'intention de repartir d'ici. Profitez de votre excursion sur cette planète inconnue.

Variante

Dans ce texte, vous devez obligatoirement placer les dix mots suivants.

Alambiqué – Volontaire – Glissement – Chipolata – Orchidée
Magnésium – Lumière – Qualité – Rêverie – Voyante

Rappel des règles

✗ L'épreuve se termine au bout de 24 heures, soit ce soir, le 07 juillet, à 23h59.
✗ Les réponses sont limitées à 1500 mots maximum.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


Nemo Ioannis [TA]
Nemo Ioannis [TA]
Anonymous
Nemo Ioannis [TA]
Nemo Ioannis [TA]
Invité
Dim 7 Juil - 9:44
Explications perso & contexte:
Sur The Awakening, les sorcières, vampires et lycans existent mais sont cachés au yeux de la société. Aawakening, qui sert un peu de "police" des créatures magiques (en gros), y veille tout particulièrement en réglant les conflits et en les aidant à s'intégrer ou se réintégrer dans la société.


Nemo est une sorcière âgée de 19 ans vivant dans un Coven, maîtrisant mal ses pouvoirs ; elle confectionne des amulettes et elle peint pour s'occuper l'esprit. À cause de troubles de l'anxiété très envahissants et d'un mal du pays (après avoir subitement quitté la Grèce avec son père à 12 ans), Nemo est atteinte d'une méchante dépression depuis des années. Elle ne se soigne pas, pour tous pleins de raisons compliquées à expliquer en quelques mots, mais elle tente un peu tout de même, pour se donner bonne conscience.

PS : J'ai beaucoup extrapolé sur le sujet, tellement que je me demande si je m'en suis pas trop éloigné et au final, si je suis pas en hors-sujet, jpp. Désolé si c'est le cas !

Une nouvelle vie.
Une meilleure vie. C’était la promesse de ce voyage étrange. Changer d’air pour espérer sortir du cercle vicieux de ses pensées, changer d’air pour s’occuper l’esprit face à tant de nouvelles informations. Mais une fois le pied posé sur cette planète inconnue, Nemo n’est plus si sûre.
Comme d’habitude. Elle le sait, pourtant : sa maladie ne connaît pas les frontières. Elle ne reste pas à New-York, à l’attendre sagement, comme le ferait sa famille. Et elle le sait, aussi, que changer d’air ne sert à rien : lorsqu’elle a quitté la Californie sans son père, ça s’est aggravé. Tout s’est aggravé. À force de discuter avec ses colocataires sorcières ou à se perdre sur internet, Nemo a tenté de trouver des réponses, des solutions, n’importe quoi qui pourrait l’aider à aller mieux : « tu manques juste de magnésium, je peux te trouver des compléments alimentaires, si tu veux », « en même temps, tu restes enfermée dans ta chambre toute la journée, si tu prenais un peu la lumière du soleil, ça irait mieux », « et si tu te trouvais une nouvelle passion ? », « il y a une voyante renommée dans le coin, peut-être que savoir ton avenir te rassurerait ? », « et si tu te portais volontaire pour ce voyage dans l’espace ? Changer d’air ne te fera pas de mal. »

Alors, c’est ce qu’elle a fait.
Bien que l’infinité glacée de l’espace l’effraie plus que tout.

Mais ce n’est pas une nouvelle vie que Nemo retrouve sur cette planète inconnue.
Ce n’est qu’une continuité de celle qui s’est terminée une fois qu’elle a quitté la Terre ; c’est comme lorsqu’on se rendort pour continuer le songe qui ne s’est pas achevé. Une rêverie dont on ne sait plus se réveiller.
L’angoisse revient trop rapidement ; peur de l’inconnu et peur de la solitude. Nemo pensait naïvement qu’affronter ses peurs pourrait l’aider, la soigner d’un claquement de doigts. Mais ce n’était pas probablement la meilleure manière de les aborder – Nemo le savait.
Ce n’est qu’une punition de plus. Une manière de se dire que c’est encore de sa faute et qu’elle doit se punir. Se punir en s’enfermant sur une planète inconnue qui regorge de secrets.

Autant aller les chercher, ses secrets, au lieu de rester plantée sur un rocher rouge vif, à se laisser ronger par ses angoisses et ses pensées toujours plus compliquées.
(Nemo n’ose pas lever la tête, observer les étoiles et leurs constellations aux allures alambiquées. Comme si le noir profond de l’espace allait l’engloutir si elle osait le regarder trop longtemps.)

Alors, une inspiration et une expiration pour se donner du courage, et Nemo décide enfin de bouger – angoissée à l’idée de quitter cette fusée immobile, de la perdre du regard, de se perdre dans cette jungle et ces montagnes sans fin. De toute manière, elle est bloquée ici, la fusée ne la ramènera pas sur Terre, alors pourquoi se soucier de se perdre ?
Nemo sent sa poitrine devenir trop étroite pour ses poumons à cette pensée.
Dans une pensée qui se démarque des autres par son utilité, la sorcière décide de prendre de la hauteur, d’emprunter des chemins sur ces montagnes et d’éviter ceux qui sont si pentus qu’ils semblent risquer un glissement de terrain à tout moment. Elle jette son dévolu sur l’une des plus petites montagnes – aussi grande qu’un immeuble de cinq étages cependant –, recouverte de végétation inconnue, d’arbres deux fois plus grands que ceux qui peuplent New-York, et probablement d’animaux.
Mangent-ils des êtres humains ? Nemo déglutit. La boule dans sa gorge l’empêche presque de respirer.

Quelle idée, de se rendre sur une planète inconnue, pour se punir.
Idiote. Comme d’habitude.

Pour se changer les pensées, Nemo se surprend à cueillir ce qui pourrait se rapprocher de fleurs, aux couleurs vives et dégageant des odeurs étranges. Si jamais une fusée retour vient la chercher, elle pourrait les intégrer à ses amulettes, créant ainsi des artefacts qu’une qualité jamais vue auparavant. La réputation du Coven pourrait gagner de nombreux points.
Mais Nemo n’a aucune idée de quelles énergies ses fleurs regorgent – c’est plutôt Dalia qui s’occupe de trier les fleurs séchées en fonction de leur propriété. Est-ce que ses couleurs vives et ses odeurs bizarres accentuent la bonne humeur ? Ont-elles des effets anti-âge comme les orchidées ? Nemo le découvrira lorsqu’elle rentrera à la maison.

Si elle rentre un jour à la maison.
À peine deux heures qu’elle se trouve ici, et elle souhaite déjà rentrer. Une pierre semble tomber dans son estomac alors qu’elle se demande si elle pourra retrouver les couleurs joyeuses du jardin du Coven.

Afin d’éviter les pensées effrayantes de s’infiltrer, Nemo cueille plus de fleurs, toutes plus différentes les unes que les autres, au pied d’un grand arbre. Avec un sourire, Nemo se rend compte que l’une des fleurs dégage une odeur qui se rapproche grandement de celle des chipolatas de la boucherie habituelle du Coven.
Décidément. Tout ce qui se trouve ici lui rappelle la maison… et elle a fait à peine deux kilomètres.

Avec une grimace, Nemo se laisse tomber contre l’arbre, écrasant les fleurs avec ses petites jambes, relâchant finalement la pression. La boîte de Pandore s’ouvre, le robinet déverse toute l’eau possible, le bouclier se lève et Nemo se laisse dévorer par ces pensées qu’elle tentait de contenir depuis qu’elle est arrivée ici.
Elle sait bien que c’est inutile de se battre contre elles. Elle le sait depuis des années. Personne ne viendra la chercher ici ; la fatalité s’abat sur elle tandis que ses sanglots résonnent en écho sur cette planète vide. Vide. Seule. Sans une âme à qui parler, à part des animaux étranges qui détalent dès qu'ils la voient.
Au final, ce n’est pas si différent de la Terre.

Entre ses larmes, Nemo observe le paysage qui s’offre à elle. Des milliers de couleurs, des nuances qu’elle n’aurait jamais pu penser trouver dans la nature, des formes inconnues et étranges.
Elle regrette amèrement d’avoir oublié ses aquarelles sur Terre.
Nemo Ioannis [TA]
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Anonymous
Harrison Liesse [TT]
Harrison Liesse [TT]
Invité
Dim 7 Juil - 10:20
Harry, un ami qui vous veut du bien:


Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée 1562406193-harrymilk

Bonjour ou bonsoir.
Tasty Tales, c'est une île, Summerbridge, ou qu'il fait très bon vivre même si la plupart de sa population à un don potentiellement dangereux.

Harry, lui, fonctionne comme un brouilleur de pouvoir. Allumer/éteindre/faire déconner. Il gagne sa vie légalement grâce à ça. Si il n'y a pas de dotés à proximité, son don ne sert à rien.

Sinon, c'est un cinéphile qui adore cuisiner. Il a fait un an de médecine, un an de droit, et à fini par bosser dans la course automobile GT en tant que mécano -il est malade en voiture-

Pourquoi est-ce qu'il s'est lancé dans la conquête spatial? Pour l'argent, la gloire, mais principalement pour être comme dans un film.






La nausée. C’est ce qui me réveille. Qu’est-ce qui a bien pu m’arriver ? Je pose les bras devant moi et pousse dessus afin de relever mon corps lourd. Heureusement pour moi un tapis d’humus bleu m’a servi de matelas pendant ma ‘sieste’ et m’a évité plus de douleurs.
Je passe mes mains sur ma combinaison, chassant la saleté accumulée. Une lumière blanche vient m’attraper l’œil, le soleil se reflétant sur la coque de ma fusée.

Ah, ça me revient. J’avais trouvé ça beau, en arrivant, que le ciel soit aussi laiteux… c’était avant que je traverse la mésosphère et que les sondes extérieures m’y indiquent un taux trop élevé en magnésium.
Les réacteurs n’ont pas aimés la surchauffe due à cette trop forte combustion. Je suis tombé trop vite, pas le temps d’enclencher les rétrofusées pour atterrir sur le site prévu : Un beau terrain vague rocheux, plat, sans danger de glissement de terrain ou autre.

Et là je suis où ? Au pied de mon vaisseau qui se trouve, lui aussi, au pied d’un arbre aussi large que lui. Au pied ? Même contre. J’ai fait des dégâts. La forêt se trouve maintenant avec une magnifique zone décapotée et avec un arbre sans doute millénaire un peu abimé.
J’active ma radio.


« Tirésias ? Tu me reçois ? »


Pas de réponse de l’I.A. embarquée. Je lève les yeux, le sasse a été ouvert dans le choc, j’ai sans doute été éjecté par la même occasion. Malheureusement il est trop haut pour que je l’atteigne, je vais devoir faire preuve d’imagination et me trouver de quoi escalader.  
Quelle idée ils ont eu de me mettre à la tête de cette mission. Ok, je suis le seul à avoir réussi la totalité de leurs tests, mais je ne me suis pas vraiment porté volontaire pour faire l’éclaireur à ce que je sache. J’avais plus dans l’idée de venir en même temps que les colons. Ou au moins avec un copilote qui ne soit pas aveugle et chiant, ou au moins humain ! Chier !

Je m’avance dans la forêt. Je regarde les données atmosphériques sur l’écran fixé à mon poignet et vérifie la composition de l’air. Pas de grande différence avec la Terre si ce n’est une plus haute concentration de magnésium sous forme de microparticule. J’enlève alors mon casque et le pose un instant alors que j’arrive près d’une source d’eau.
Là aussi aucun problème, la composition est okay et je n’ai pas à me soucier de la qualité de l’eau avec l’utilisation de cette paille ridicule mais filtrante. Je me penche en avant et aspire plusieurs longues gorgées. J’en avais besoin.
Une forme passe rapidement sous mes yeux. Une créature aquatique. Elle semblait avoir un corps longiligne, une queue et deux membres inférieurs. Je me redresse et récupère ce qui semble être un scarabée afin de le lancer dans l’eau en guise d’appât.

Une tête ronde vient percer le liquide pour saisir l’insecte entre ses trois mandibules avant de détaler dans les hautes herbes. On aurait dit un mélange entre un serpent, une chipolata et un bourgeon… avec en prime deux putains de jambes musclées. Bah oui, parce qu’un ‘serpent’ c’est pas assez rapide en temps normal, c’est ça ? Putain de bestiole.

Je me relève afin de prendre mes distances et pose ma main sur mon casque. Puis les yeux. La sphère ressemblant à la boule de cristal d’une voyante à presque disparut sous des tiges bleutées d’où ont poussées ce qui se rapprocherait à des fleurs d’orchidées. La forêt semble ne pas apprécier qu’on laisse trainer ses affaires. Je tire sur le casque et mère nature lâche finalement sa prise.

Je pourrais essayer de faire une corde avec ça, ou de laisser la flore créer une échelle végétale jusqu’à l’ouverture de ma fusée ? Je suis les futures lianes qui se regroupent en un même point. C’est donc une seule plante ? Je commence à déterrer ses racines et me sert finalement de mon casque comme d’un pot de fleur. Si la Station voyait ça ils se foutraient bien de ma gueule et m’affublerait qu’un joli surnom comme ils savent si bien le faire.

Bon, allons essayer mon idée. Je fais marche arrière, suivant mes traces. Je ne tarde pas à voir cette grande tour de métal, si petite comparée à l’immensité du tronc contre lequel elle se trouve.
Dans lequel elle se trouve ?!
Je lâche ma prise, étonné, sonné même. Au pied de la structure je n’avais pas réalisé, je n’avais pas la vue d’ensemble pour bien voir la scène. La forêt n’apprécie vraiment pas qu’on laisse trainer ses affaires.

« Tirésias ? » Toujours pas de réponse. « J’crois que cette planète sera notre tombe. »

Je me demande un instant si je ne devrais pas graver une épitaphe sur la carlingue. ‘’Ici gît mes rêves de retour’’. Quelle connerie.
Je sors de ma rêverie et quitte la zone en laissant derrière moi mon casque déjà de nouveau ligoté au sol. Il n’y a plus rien à faire ici. Pas de ration à bord, pas d’arme, pas d’outils, pas le temps. J’ai le strict minimum dans mon sac ou à ma ceinture et une seule envie, sortir de cette forêt avant que je ne finisse par faire le lapin pour cette planète fan de bondage et d’asphyxiassions. Non pas que j’aime pas ça, mais le faire avec des plantes… Si encore y’avait Poison Ivy et un safe word.

Je marche en direction du drop point initialement prévu. Une grande surface dégagée avec des bases solides, c’est ce que je veux, plus de fleurs et de tiges alambiquées, c’est bien trop dangereux.

La démarcation est nette. Je sors d’entre les arbres pour me retrouver subitement sur le plateau rocheux. Je tape du pied, sait-on jamais, afin de vérifier la solidité de la structure blanche. Bien.
Une ombre passe rapidement. Je lève les yeux au ciel. Le soleil gêne un peu ma vue, je plisse les yeux pour apercevoir une forme fondre sur moi.
Je pose ma main sur ma hanche, empoigne mon arme de poing et la braque devant moi sur la forme triangulaire. Un cri s’en échappe. J’actionne la gâchette une fois. Puis deux. Puis trois. A chaque explosion un nouveau cri mais la forme s’écrase toujours dans ma direction. Je prends mes jambes à mon coup et saute sur le côté, évitant ainsi le contacte mortel.

Le bruit est sourd. Un bruit d’os lourd. Puis plus rien.

Je fais volte-face, le souffle court, mon arme braquée sur l’amas de chair immobile. Qu’est c’que c’est ? Ca fait la taille d’une formule 1. Je me redresse, avance et déplie la créature. Elle me fait penser à un Tribidee dans Star Wars, une mâchoire et de grosses dents en plus.
Alors comme ça je dois aussi faire le lapin hors de la forêt ?
J’aurai pas assez de munition pour tenir toute une vie c’est certain. Je vais devoir fabriquer de quoi me mettre en sécurité. Récupérer des branches et les tresser pour en faire un dôme à piques. Au moins histoire d’y passer les nuits.

Une heure pour récupérer le matériel nécessaire, deux pour monter la structure. J’ai même eu l’idée de la recouvrir de feuilles, celles du grand arbre. Je suis aussi allé récupérer de l’eau à la source, ma gourde étant vide, et du petit bois afin de cuire mon repas du soir. J’espère que le Tribidee à bon goût.



Deux mois ont passés. J’ai vite laissé tomber ma combinaison pour me satisfaire de mon simple maillot-caleçon. Les journées et les nuits sont chaudes, mais supportable avec ce vent permanent. Pas de grandes variations de températures et même les pluies sont tièdes. D’ailleurs celle-ci on tendance à attirent des sorte de mollusque hors de la forêt. Ils viennent se prélasser sur la chaleur humide de la roche et se faire manger par une autre sorte d’oiseau sans plume qui a bien meilleur goût que le Tribidee.

Si je devais classer les aliments par préférence je dirais que le Piaf arrive en premier : Viande tendre, un peu comme de la biche. Ensuite les Mollusques pour le côté sucré, puis les Orchidées –oui j’ai testé- et finalement le Tribidee à la viande dure.
Les marche-serpents sont infectes, très amers, comme les scarabées qui eux, en plus, donnent la courante.
J’ai aussi découvert que l’écorce de certains arbres pouvait se mâcher et avait des vertus… thérapeutiques. C’est en regardant une sorte de grand singe sans poils que j’ai découvert ça. Je l’ai appelé Abu. Il est pas méchant mais il aime pas que je l’approche. Il doit penser que j’en ai après son chapeau.  Parce que oui, il a un chapeau, c’est pour ça que je l’ai appelé Abu. Enfin c’est pas un chapeau, c’est un pot en plastique rouge qu’il a récupérer dans ma fusée.

Je l’aime bien cette planète au final. Mais heureusement qu’il y’a Abu. J’aurais pas aimé être seul.

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Harrison Liesse [TT]
Roxanna Middleton[II]
Roxanna Middleton[II]
Anonymous
Roxanna Middleton[II]
Roxanna Middleton[II]
Invité
Dim 7 Juil - 12:13
Présentation rapide de la miss:
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Roxanna
Roxanna est une surdouée. A quatorze ans, elle a déjà sauté deux clases et aurait pu en sauter au moins deux de plus. Elle joue presque d'une dizaine d'instruments de musique, parle cinq langues. Elle est doué en absolument tout, sauf en vie sociale. Mais contrairement à beaucoup, et à ce que certains pensent, elle considère son intelligence comme une malédiction. Tout l'ennui au plus haut point, elle considère la difficulté comme la seule chose ayant de la valeur dans ce monde, et elle n'a jamais échoué. Elle a été recrutée par le MI6 à treize ans pour rejoindre un binôme d'ados espions avec un de ses camarades de classe, Davian.

Le forum d'où elle vient est une école avec d'un côté des élèves incarcérés pour un crime (Forge) ou internés pour une maladie mentale (Potion), et de l'autre des élèves doués dans un domaine particulier (Gifted) et des lycéens "classiques" (Tradition). Elle fait partie du quatrième programme.


Interforum
2019
Maman, j'ai raté la fusée

RP Solo

On lui avait promis de la nouveauté. Du challenge. Quelque chose pour contester son génie et sa connaissance absolu, titiller ses neurones et lui donner un semblant d'impression d'être en vie. C'était pour ça qu'elle avait réussi à convaincre le MI6 de lui concocter une fausse identité et de lui permettre de rejoindre les volontaires pour monter à bord de cette fusée, ce voyage "réservé aux plus de 16 ans pour des raisons légales". Sauf que la loi, elle en avait la partie la plus sombre de son côté. Alors elle s'était retrouvée là. Au final, elle n'avait eu qu'à réussir les tests hauts la main, comme tous les tests de son existence, et elle avait remporté cette place. Son plan n'avait surpris ni Gordon, ni même Davian : les deux l'avaient regardée comme s'ils trouvaient parfaitement normal qu'une gamine de quatorze ans s'ennuie assez sur Terre pour aller se perdre dans l'espace. En un an, ils avaient fini par apprendre à la connaître, semblait-il. Il faut dire que leur premier contact avait donné pas mal d'indices dans ce sens.

Une secousse la tira de sa rêverie. Elle rouvrit les yeux, observant par le hublot la planète qui s'étendait sous ses yeux. Eh bien, voilà. Un monde entier à découvrir, des choses inconnus, illogiques, de quoi surpasser, au moins un temps, ses capacités intellectuelles. Après tout, elle ne connaîtrait rien des plantes ici. On était loin des jonquilles et des orchidées. non, elle découvrirait des choses nouvelles, des choses qu'elle pourrait nommer, étudier et comprendre elle-même, dans un lieu dangereux ou sa certitude de réussir était mise en suspens.
Et bon sang, qu'est-ce que ça faisait du bien.

Roxanna se leva, passant son sac sur son épaule. La première question était de savoir si l'air était respirable. Elle prit un masque à oxygène, prête à le poser sur son visage, avant de faire un premier pas dehors. Inspira très légèrement. Son corps ne semblait pas rejeter ce qui entrait dans ses poumons, il semblait trouver tout ce dont il avait besoin pour alimenter son corps sans l'étouffer. Elle se méfiait quand même alors, pour la première heure au moins, elle fixa le masque sur son visage, juste le temps d'étudier la composition de l'air et de s'assurer de ne pas mourir. Elle était trop intelligente pour prendre ce genre de risques hasardeux. L'adolescente laissa la machine faire son travail et, pendant ce temps, elle se promena à proximité de la fusée.

L'endroit était magnifique, elle n'aurait pu le nier. Des myriades de couleurs, couronnes et fleurs ressemblant à des roses trémières, champ d'herbe éclatante, arbres de forme surnaturelle. Jamais elle n'aurait pu trouver un endroit pareil sur sa planète. La lumière se reflétait sur une sorte de rosée matinale - si on était vraiment le matin - en des milliards d'éclats colorés. C'était absolument splendide. Pour la première fois depuis des années, un sourire s'invita sur les lèvres de la jeune fille. Toutes ces choses, elle ignorait leur nom. Elle ne connaissait pas l'oiseau qui survolait sa tête en cet instant, ni la fleur qui venait chatouiller sa cheville. Rien du tout. Elle était aussi inculte qu'un nouveau-né, autant que ses camarades de classe devant une nouvelle notion, un cours inédit, un sujet compliqué. Il ne lui manquait plus qu'à pouvoir respirer cet air et, enfin, elle pourrait vivre. Vivre vraiment, pas flotter dans un monde trop simple pour elle.

Sur son petit nuage, elle entendit biper l'analyseur d'air et s'en approcha, consultant les résultats. Non toxique, c'était déjà un bon début. La différence avec la Terre était minime, si ce n'était un air un peu plus chargé en magnésium. Étrange. D'où pouvait-il bien venir ? Une curiosité scientifique qu'elle ne se connaissait pas pointa le bout de son nez. Jamais elle n'avait eu autant envie d'étudier, d'apprendre, de comprendre. Non, la même phrase, sans le "autant". C'était la première fois qu'elle allait pouvoir mettre son cerveau à l'épreuve. C'était mille fois mieux que dans tous ses rêves.

Rassurée sur la qualité de l'air, Roxanna retira son masque à oxygène, se leva, et prit une grande inspiration. Une bouffée de fraîcheur, de nouveauté, d'inédit. Son sourire s'élargit. Maintenant, elle n'avait plus qu'à partir à l'aventure, non ? Toute à son excitation, elle ne remarqua même pas que la fusée avait un problème. L'idée de rentrer dans ce monde ennuyeux à mourir, plus fade qu'un mur gris, ne lui effleurait même pas l'esprit. Elle en aurait presque envie de sautiller. Le concept même la fit glousser toute seule, puis elle rajusta son sac avant de s'éloigner de son point de départ.

Roxy s'aventura entre deux arbres aux couleurs iridescentes, repoussant une liane qui menaçait de s'accrocher dans ses cheveux. Collante, donc. Elle plissa les yeux, prise d'un doute, mais il s'agissait bel et bien d'une plante, et non d'un quelconque animal camouflé. Elle essuya quand même sa main poisseuse sur son pantalon. Au cas où.

Le petit bois où elle s'était aventurée n'avait aucune couleur semblable à la Terre. Finit le vert ennuyeux et monotone, ou même le rouge éclatant des feuilles d'automne, il n'y avait devant elle que couleurs voyantes et fleurs étincelantes. Pourquoi sa planète s'était-elle embarrassée de chlorophylle ? Et pourquoi uniquement de chlorophylle, et pas de dizaines d'autres substances et teintures qui aurait rendu la cime de arbres plus accueillante ? Curieuse, Roxanna sortit un carnet, commença à prendre des notes comme une collégienne en classe verte. Dans une autre vie, c'est sans doute ce qu'elle aurait été. Elle évita d'un mouvement souple du pied une bestiole ressemblant à une chipolata géante sur pattes, fronça les sourcils, se retourna pour l'observer avant que l'animal disparaisse entre deux arbres. Décidément, cette planète était très différentes de la sienne.
Quoique... sur Terre, il y avait bien des teckels.

La jeune fille s'arrêta à la sortie du bois, figée par un spectacle à couper le souffle. Devant elle, un glissement de terrain avait fait s'effondrer un pan de la colline, créant une falaise vers un sous-sol irisé, semblable aux bordures d'un lac de souffre. L'adolescente s'installa sur le bord pour observer le paysage qui s'étendait sur ses yeux. il y avait sûrement pareils décors sur Terre, mais elle les connaissait déjà. Elle n'aurait jamais vécu cette sensation face à une chose vue mille fois en photos, sur internet, dans les livres de cours. Ça, c'était inédit, et c'était juste pour elle. Roxy ramena ses genoux contre sa poitrine, perdue dans sa contemplation. Elle se prit à espérer que jamais cet endroit ne la laisserait comme son monde l'avait lassée. Mais tout ici semblait vaste, et elle n'oubliait pas le possible danger. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait emporté son arme de service, passant par des dizaines de stratégies alambiquées pour réussir à lui faire passer la sécurité de la fusée. Ce pistolet était l'assurance que très peu de dangers pourraient vraiment se mettre en travers de sa route, à moins que les créatures d'ici soient insensibles aux balles.
Mais même ça, ça lui faisait frôler la surexcitation. C'était stimulant. Enthousiasmant. Ne pas savoir de quoi serait fait le lendemain, ne pas savoir si elle allait réussir ou échouer. C'était de ça qu'elle avait besoin. Aujourd'hui, demain, et pour le restant de ses jours.
:copyright: Roxy
paroles en #330099
Roxanna Middleton[II]
Oliver Winchester [RE]
Oliver Winchester [RE]
Anonymous
Oliver Winchester [RE]
Oliver Winchester [RE]
Invité
Dim 7 Juil - 12:19
Oliver Winchester - Reload:
Petite présentation du personnage oblige :

Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée SBw9N4N

Oliver Winchester est un jeune adulte de 25 ans qui est depuis peu kinésithérapeute, il a été malade d'un cancer des os et en est mort. Seulement dans le contexte de Reload, certaines personnes peuvent échapper à la mort et reviennent à la vie en étant dotés d'un pouvoir. Oliver a le pouvoir de l'empathie, ça veut dire qu'il peut ressentir les émotions des autres et à force il sait plus vraiment ce qu'il est.

La réponse en entière est une grosse métaphore de sa maladie, comment elle avance et s'empire, etc.
La planète est du coup juste une illusion, peut-être créée par un Reload ou juste un rêve, ça c'est comme vous voulez  Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée 2522016049



LOST SOMEWHERE
IN OUTER SPACE
Ce genre de situation était seulement réservé aux univers de science-fiction, aux films angoissants toujours à l'affiche au cinéma. Quelqu'un comme toi était loin de tenir le rôle principal dans cette aventure. Pourtant, te voilà dans un monde encore inconnu. Là où l'homme n'avait pas encore pu coloniser ce vaste espace d'une flore et d'une faune nouvelles, même s'il n'était qu'une question de temps. Devant toi, tu observes ce paysage étrange qui te semble être tout droit sorti d'une rêverie, ou encore un cauchemar, c'est au choix.

Tu venais à peine de poser un pied à terre, tu venais à peine de prendre une inspiration dans cette nouvelle atmosphère où la vie est bizarrement possible... Tu venais à peine d'arriver, mais tu veux déjà repartir. Ce n'était pas pour toi, tu regardes une dernière fois la fusée derrière toi qui ne bougerait définitivement plus d'ici. Tu avais été volontaire et cela malgré toi, tu crois. Tu ne te souviens même plus vraiment du pourquoi ou du comment, tout était bien trop flou dans ton esprit alambiqué.

Tu étais accompagné de personnes aux visages méconnus, qui partaient déjà en exploration sans toi. Car toi, Oliver, tu n'es pas quelqu'un de téméraire ou d'aventureux, tu préfères le calme et la sécurité. Tu es incapable de faire un pas en avant, tu es tétanisé et tu restes près de la fusée, dernier faux-semblant de la Terre.

Ils sont déjà tous partis. Tu les as perdus de vue et tu as fini par t'asseoir aux côtés de l'immense carcasse de métal trop imposante et voyante dans un lieu si sauvage. Tu sais qu'elle ne servira plus, mais tu restes là comme si tu étais dans l'unique conviction de la garder et de la surveiller. Juste au cas où. Tu n'as vraiment aucune envie de découvrir ce nouveau monde, d'y faire une nouvelle vie. Tu l'avais déjà raté sur la Terre de toute façon, à quoi bon de recommencer la même histoire qui n'en finit plus. Tu te surprends à souhaiter retourner chez toi alors que plus rien ne t'attend. Tu te surprends à t'inquiéter pour ton orchidée que tu as oublié d'arroser depuis quelques jours déjà, peut-être qu'elle a déjà fanée depuis le temps. Tu ne sais de toute façon plus combien de temps le voyage a duré, à quel point cette nouvelle planète est loin de la Terre. Tu viens même à réfléchir à la dernière fois que tu as mangé des chipolatas, tu te trouves si ridicule.

Pourquoi faire simplement les choses quand on peut faire compliqué ? Au bout d'un moment, tu te redresses, lassé de réfléchir à ta vie gâchée. Tu te détestes d'être trop passif, de laisser faire les choses. Encore une fois, tu es quasiment sûr que ce n'est même pas toi qui te sois porté volontaire. C'est quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'est pas toi qui s'est dit pourquoi pas, qui s'est dit que ça te changera de tes habitudes monotones. Alors, pour au moins changer les choses une fois dans ta vie, tu fais volte face et tu pars dans le sens contraire à ton soi-disant groupe déjà trop loin pour que tu les rattrapes. Tu brises soudainement ta sécurité de faible qualité que tu t'imposes depuis longtemps, depuis trop longtemps et tu avances avec difficulté, tu pousses sur tes jambes bien trop faibles.

Tu atteins finalement un glissement de terrain après un long chemin verdoyant, le paysage change et devient plus rocailleux. Tu t'arrêtes, essoufflé. Tu aurais aimé avoir de l'eau sur toi, tu as la sensation d'être en cruel manque de magnésium avec tes muscles qui tremblent de fatigue. Tu regrettes déjà d'avoir voulu être actif plutôt que passif, le courage n'est même plus fait pour toi. Tu es devenu bien trop fragile depuis ta maladie et même dans un autre monde, tu ne peux pas y échapper. Tu ne peux pas devenir quelqu'un d'autre malgré tout ce que tu peux faire ou vouloir ressentir, parfois contre ton gré. Tu observes ta marque de reload sur ton avant-bras et tu as subitement l'envie de te gratter à sang pour faire disparaître cette encre noire. Tu as envie de disparaître.

Tu te laisses glisser sur le sol pour descendre plus bas. Tu érafles ton jean, mais tu n'en as que faire. Au loin, tu vois une grande lumière, comme si un nouveau soleil se levait alors qu'il faisait déjà bien assez jour. Tu avances encore pour rejoindre ce point fixe, ayant la sensation certaine d'y trouver quelque chose.
Tu fais un pas, puis un autre et tu avances lentement jusqu'à ce que tout devienne noir, jusqu'à ce que tu as la brusque impression de tomber en ailleurs, sans fin.

Et tu te réveilles, chez toi. Tu sembles t'être endormi sur ton bureau, bras croisé contre le bois.
Tout cela n'avait l'air d'être qu'un mauvais rêve qui pourtant semblait si réel avec toute ton angoisse constante qui ne s'en ira jamais.
Oliver Winchester [RE]
Naoto - Hikari Sekai
Naoto - Hikari Sekai
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Naoto - Hikari Sekai
Naoto - Hikari Sekai
Invité
Dim 7 Juil - 13:22

Introduction:

Naoto vient de la terre, dans l'uchronie où il ne reste plus que des hybrides, et vit à Hikari ! C'est un hybride méduse, avec une peau presque transparente, des yeux gris clair, mais comme son papa est un hybride corbeau, ses cheveux sont noirs. D'apparence chétive et rachitique, très petit pour ses 14 ans, et souvent moqué à cause de son hybridation, Naoto reste un garçon très calme, profondément gentil et extrêmement imaginatif. Après avoir perdu sa meilleure amie Hotaru dans un accident, il s'est réfugié dans les contes qu'il écrit, pour elle, et dont elle est l'héroïne.
J'écrirais en bas de page les notes sur le texte !

« MAGNESIUM ! MAGNESIUM ! MAGNESIUUUUUUUM ! »

Attendez.
C’est quoi ce délire ?

Naoto ouvre les yeux, découvrant autour de lui plusieurs créatures extraordinaires. Un rêve ? Non, ça n’en a pas l’air… Ah oui, il était parti dans une fusée pour essayer de rejoindre la constellation du Cygne, et il s’est écrasé ! Oh non, la fusée est en ruine… Comment va-t-il rejoindre Hotaru, maintenant ?

« MAGNESIUM ! »

C’est quoi ce cri ? Il se retourne et tombe nez à nez avec un drôle de poulet. Il a des dents, une queue de reptile, des plumes bleues sur le haut du corps et une putain d’haleine fétide.

« Chut, calme-toi Magnus. »

Derrière lui, un genre de gnome mais avec une figure angulaire digne d’un héros de comics américains tient l’oiseau Magnus sur son épaule.

« Excusez-moi. Vous avez du chocolat sur vous, non ? Magnus en est dingue, il raffole de ça, il peut le sentir à plusieurs kilomètres et devient complètement hystérique, et même moi n’arrive pas à raisonner sa charmante petite tête de piaf. »

Naoto est complètement sonné. C’est quoi, ces gens ? Ces créatures absurdes ? Il y a deux espèces de hot dog en fond, derrière le Jock, qui discutent…

« Eh Marty, t’as la chipolata qui dépasse ! »
Marty est pris d’un rire gras et réajuste sa saucisse entre son pain. Une vieille femme s’approche soudainement, et les fusille du regard. Les deux saucisses se taisent.

« Chad, Chad, notre grand Chad, chef de notre résistance ! J’ai lu, dans ses rêveries, que cet enfant hybride est arrivé dans une boite de conserve pour apporter la lumière sur cette terre désolée ! Comme dans la prophétie !
- Oui, merci mais je m’en doutais, pas besoin d’être voyante pour le voir. J’me demande bien à quoi tu sers. Enfin. MON AMI ! Petite chose, hybride, qui vient nous apporter la salvation !
- Eh Kevin t’as vu ses chipos, il en a plein le bout des bras, et elles sont ultra fines… C’est alambiqué comme truc ! »


Le deuxième hotdog avait fait la réflexion en s’approchant. Chad le poussa d’un coup de pied sec.

« Comme je le disais, notre planète est en guerre. Les mammaligas des bois, un peuple de créatures mi-ours, mi-scorpion et re mi-ours derrière, nous harcèlent, nous bombardant de leurs bouillies infâmes en jurant que nous n’avons aucun goût culinaire. Tu dois nous aider ! Leur préparer un plat de qualité pour qu’ils se rendent compte de leur erreur et nous laissent enfin tranquilles ! »

Naoto se terra dans son mutisme. Il ne savait pas franchement cuisiner, et tout ça faisait une soupe d’information peu digeste… Devrait-il les aider ? Est-ce qu’il pourrait réparer sa fusée ? Comment sortir d’ici ?

« Je suis pas sûr d’être à la hauteur déso--
- Je savais que tu dirais oui ! Allez vient, Machin, prépare nous un bon petit plat !
- Mais je ne sais pas cuisiner… »


Les aliens n’en avaient visiblement rien à faire. Que faire ? Il ne pouvait pas juste s’enfuir, ne sachant pas où aller ! Peut-être que ce serait plus simple de se laisser mourir à l’intérieur de la fusée, ou ce qu’il en reste.
Mais le voilà devant une cuisine sommaire, bourrée d’ingrédients qu’il ne connait pas, à devoir préparer quelque chose. Chad passa sa main dans sa toison blonde et déclara :

« Alors, mes amis, quelqu’un de volontaire ?
- Moi !, fit Marty, Moi j’suis quelqu’un de volontaire, monsieur Chad !
- Alors, tu vas l’aider.
- Oh euh, non non je sais pas… C’est trop alambiqué
- Tu vas l’aider, sinon la vieille te mange. »


Considérant le sourire édenté de la vieille voyante, Marty frissonna, et se recroquevilla dans son pain. Naoto eut pitié de lui, et ils se mirent bon gré mal gré à la tâche.
Entre deux trois explosions, plusieurs lancés de carrés de chocolats pour divertir Magnus, et les moqueries incessantes de Kevin, Naoto et Marty préparèrent plusieurs plats.

« Je crois que c’est encore pire que les mammaligas. »
Chad goûtait, dégoûté, chacune des créations.

« Vous avez mis de l’orchidée ?
- Mais, monsieur, les orchidées ça se mange pas…
- Bien sûr que si, c’est aussi délicat que la viande d’Ourroux, mais en plus fruité ! Ajoute-moi un peu d’orchidée dans ton plat. »


Naoto s’exécuta, décapita bon gré mal gré une orchidée qui poussa un cri effroyable (Naoto paniqua et pleura un peu à ce moment-là), et ajoutant dans la soupe. L’odeur était épouvantable, et cette fois, il pleura pour de bon.

« C’est pire qu’avant », conclut Chad.

Alors qu’il goûtait le ragoût, une purée immonde s’écrasa sur son visage de jock dans un glissement effroyable.
« LES MAMMALIGAS ! Et nous n’avons aucun plat à leur proposer ! »

L’odeur de la bouillie rappelait sans problème celle d’un vomi de gueule de bois avec une légère odeur de bave de bébé par-dessus. Naoto était définitivement en larmes, perdu au milieu d’une guerre culinaire qui aurait probablement tué Philippe Esturgeon et Germon Ramsay rien qu’à l’odeur, et s’il avait l’option de se catapulter en orbite, même si ça veut dire mourir en trente secondes si on retient sa respiration, il la saisirait sans hésiter.
Et dire qu’il était partit revoir Hotaru ! Il ne la reverra jamais, c’est définitivement fini. Il ne reverra jamais ses parents, Caelyss et Shun, Hikari… Et dire que sa maman lui avait préparé un super bento de l’espace… !

Attendez... Un bento. C’est ça la solution !

Se ruant vers la fusée, malgré les attaques des mammaligas, malgré les hot dogs qui courent dans ses jambes de manière désordonnée, malgré les cris de Chad qui pleure son brushing, le collégien saisit la boîte, et retourne sur le champ de bataille. La vieille se venge en balançant la soupe immonde que Marty et la méduse ont préparée tout à l’heure, mettant KO plusieurs ennemis…

A moitié asphyxié par les odeurs, Naoto se glisse, essaye d’héler plusieurs mammaligas

« P-pardon… Euh… Désolé de vous déranger m-mais… Vous voulez bien euh, goûter ça ? S’il vous plait ? »

Rien n’y fait, autant parler à des moulins. Il doit parler plus fort. Mais il ne sait pas parler fort ! Tremblant, pantelant, au bord de l’évanouissement, l’adolescent se glisse sur le dessus du plan de travail improvisé. Inspire… Ouais non mauvaise idée, ça schlingue la mort par ici. Tu peux gueuler, Naoto ! Tu peux le faire !

« EXCUSEZ-MOI ! J’AI QUELQUE CHOSE A VOUS FAIRE GOUTER ! »

La voix aigüe, tremblante, un peu dérayée, s’élève au-dessus de la foule. Tout le monde se calme.
Vaincu par le stress, Naoto s’écrase sur la planche, puis glisse par terre, et ouvre le bento.

« Quelle est cette chose ronde et séchée au-dessus de cette masse blanche ?
- De l’umeboshi ! Une prune fermentée ! C’est très bon. Il y a aussi du riz gluant, du nori, et même des knacki en forme de poulpes… »


Marty et Kevin poussent un glapissement horrifié.

Les mammaligas prennent chacun une petite fourchette dans leurs grosses pattes d’ours, et leur ventre plat de scorpion gargouille de faim. Chad et la vieille en prennent une aussi, et Naoto sort ses baguettes.
Tout le monde pioche dans le plat. Naoto oublie cette planète le temps de quelques bouchées de riz, mais… Les autres tirent une drôle de tête.

« Machin, je veux pas te vexer mais… Tu es un déviant. Toi, et tout le peuple des hybrides, vous êtes des déviants. Maintenant je comprends. La bouillie des Mammaligas n’est pas si terrible que ça. Nous pouvons enfin faire la paix.
- M-mais…
- Chut chut chut ! Ne t’inquiète pas. Pour avoir ramené la paix sur notre planète, nous allons t’aider. On va restaurer ta fusée et te renvoyer d’où tu viens. Peu importe le temps qu’il faudra, pour peu que toi et tout ton peuple de dégénérés ne reveniez JAMAIS sur notre planète avec vos… prunes fermentées.
- Et le meurtre de knackis ! » Hurlèrent en cœur Marty et Kevin.

Notes:
Et voilà ! J'espère que je suis dans le sujet, même si mon texte est un peu... Enfin, plutôt pas sérieux du tout.
Bref, je vais maintenant vous donner les notes histoire d'avoir les clés en main pour tout bien comprendre !
"Mammaliga" > C'est le mot mamaliga, un plat roumain, une bouillie de farine de maïs. J'ai ajouté un M pour transformer la bestiole en mammifère. Pour ceux qui ont vu le dessin animé Wakfu, vous pourrez deviner pourquoi j'associe les mamaligas à une bouillie dégueu !
"mi-ours, mi-scorpion, et re mi-ours derrière" > Référence à Kaamelott, bien entendu
"Philippe Esturgeon" et "Germon Ramsay" > Philippe Etchebest et Gordon Ramsay mais avec un nom de poisson !

Voilà, en espérant que vous avez apprécié ! Au passage, je compte 1367 mots dans le texte sans compter les notes.
Naoto - Hikari Sekai
Ayano [KHS]
Ayano [KHS]
Anonymous
Ayano [KHS]
Ayano [KHS]
Invité
Dim 7 Juil - 13:37
Personnage et contexte:


Kobe High School se passe en 2016 à Kobe au Japon. C’est un forum school life dans lequel les professeurs/étudiants/élèves évoluent et interagissent entre eux dans un contexte réaliste.  

Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée 190602043400348099  

Ayano Tsuno est une étudiante en art de 19 ans. Passionnée de dessin, amatrice de jeux vidéo, streameuse qui commence à émerger, cosplayeuse. Ayano est une femme assez atypique que ce soit physiquement ou même dans son caractère. Elle est très souvent décalée par rapport à la réalité et à du mal avec les normes de politesses. Elle cale des références obscures à propos d’animés ou de jeux vidéo beaucoup trop souvent et est beaucoup trop portée sur sa libido. A côté de ça cependant c‘est une boule d’énergie avec un côté très enfantin, toujours le sourire aux lèvres et prête à relever un challenge.  

Dans ce texte j’ai décidé de laisser Ayano avec ces références de 2015 mais de ne pas m’embêter sur le pourquoi du comment elle s'est retrouvée dans cette fusée. Je ne vois pas de raison logique pour que ça arrive donc dites-vous qu’elle a pop là et j’espère que vous apprécierez.  





>>>>>Journal de bord de la fusée numéro 69.<<<<<<

>Localisation …... Inconnue

>Etat de la fusée…. Tous les secteurs principaux sont hors services

>Statut des occupants…. 1 vivant

>-Log 1 Jour 2


“Ayano Tsuno a Star Command, il semble que je sois sur une planète non identifiée. L'air semble respirable ceci dit. La fusée semble bien endommagée, elle s'est crashée en douceur dans une clairière qui semble faite de caoutchouc de par sa texture et je n’ai rien grâce à ça. L'apesanteur ici est plus lourde que sur terre et j'ai du mal à m'y faire, chaque pas est un vrai calvaire.

L'environnement est... étrange. Le sol est d'un orange pale, les plantes ont pour la plupart une teinte verte/jaune et ça ne semble pas être à cause de la saison. J'ai vu de petits animaux semblables à des mammifères et entendu des gros plus loin dans la forêt.

Hier j'ai mis du temps à accepter l'idée que j'étais bloqué ici et j'ai paniquée une bonne partie de la journée. Puis me disant que j'étais déjà chanceuse d'être tombée sur une planète avec de l'oxygène et une couche d'ozone qui me protège des rayons du soleil, je me suis ressaisit dans la nuit.

J'ai rassemblé tout ce que je me souvenais de Minecraft, Subnautica et Standed Deep et j'ai commencé mon plan pour survivre ici. Mes qualités innées en organisation, mes connaissances de jeux de survie et les années à faire du cosplay vont surement m'être très utile. J'ai fait l'inventaire de ce qu'il me reste niveau bouffe et eau. De quoi tenir un ou deux jours. J'ai réussi à capturer un petit rongeur et à l'enfermer dans une cage improvisée faite avec les débris de la fusée.  

Je vais lui donner à manger les fruits que je trouve dans les environs et j’essayerais de manger ceux qu’il mange, je ne vois pas de meilleure solution actuellement.  

Je vais continuer de poster ce genre de petits comptes rendus, pour ma santé mentale, pour la science en tant que cobaye volontaire et au cas où quelqu’un m’entende à travers cette radio/dictaphone. D’ailleurs si quelqu’un m’entend, VENEZ ME CHERCHER ! “



>-Log 2 Jour 5

“J'ai du feu ! J'ai fait la technique de l'archer pour me faire des cendres et j'ai à force réussie à me faire quelques braises que j'ai pu faire prendre. Bientôt je pourrais me faire un petit barbecue avec des chipolata et une bière.

J'ai aussi pu, avec les débris de la fusée et des feuillages, me faire un petit nid douillet en hauteur dans un arbre. Le fait de grimper à chaque fois me fatigue mais au moins je m'y sens plus en sécurité. Pour ce qui est de la nourriture et de l'eau, mon expérience avec Scratch “ma souris extraterrestre” c'est révélé être un succès, à part deux ou trois fruits au gout immondes que j'ai préférés délaisser, j'ai de quoi manger ! Même si Scratch est mort pour la science après avoir mangé un fruit qu'il n'aurait pas dû apparemment. Evitez les noix de coco violette avec des piques !

Pour l'eau et bien ce n'est pas ce qui manque ici. Je ne sais pas si c'est à cause des deux lunes dans le ciel, une blanche et une autre rosée, mais il pleut souvent ici et j'ai fabriqué un système pour récupérer l'eau de pluie.

J'ai une lance en bois et une pierre taillée que j'ai aiguisé pendant des heures. Autant sur minecraft ça prend deux secondes autant là c'est épuisant et long ! Mon royaume pour un établi !

Je ne sais pas comment fabriquer de savon et même si je vais quotidiennement me prélasser dans l'eau pour me laver j'ai peur de chopper une maladie inconnue si je ne fais pas gaffe. Si seulement j'étais plus calé en chimie... Le magnésium, le calcium, le sodium, je ne sais pas à quoi ça sert moi...  



>-Log 3 Jour 15


“La chaleur ici est trop grande et j’ai dû abandonner mes habits pour me fabriquer quelque chose de plus léger avec la végétation environnante. Je suis devenue Tarzan ! J’ai plus qu’à trouver ma famille gorille.  

L’ordinateur, les animés, mes amis, mes streams et la gente féminine commence à vraiment me manquer, ...

Les étoiles sont magnifiques lorsque le soleil se couche, Il n’y a pas de lumière parasite ni de pollution ici donc on les voit clairement. Elles sont bien différentes de celle que je connais ceci dit, je ne pensais pas que ce serait le cas, mais c’est en les observant que j’ai réalisée à quel point j’étais loin de chez moi. “



>-Log 4 Jour 30

“Aujourd'hui un genre de Loup/tigre/ours est venu rôder autour de ma cabane dans les arbres. Heureusement il n'est pas monté à mon arbre, je pense que l'odeur du feu a dû le faire fuir, mais je pense qu'il aurait pu s'il avait voulu. La sensation d'être une proie est glaçante, je ne l'avais jamais ressenti avant sur terre, même Slender fait pâle figure à côté.

Ahah, pale figure... euhm pardon.

Je me sens comme ma souris piégée dans ma cage, sauf que personne n'est là pour me nourrir moi et je dois bien descendre de mon arbre pour aller chercher à manger, quitte à me retrouver face à cette bête.

Surtout que des cheveux roses fluo n'aident pas du tout à se camoufler dans la nature ! D'ailleurs mes cheveux noirs commencent à réapparaitre au sommet de mon crane. “



>-Log 5 Jour 70

“Je n’en peux plus... Il faut trop chaud ! Je pense que quotidiennement il fait au moins 40 degrés. J’ai cru apercevoir une forme féminine aujourd’hui alors que je cueillais des fruits. Mais je dois surement délirer. On aurait dit une amazone miniature avec assez de poitrine pour servir d’oreillers... Mes reveries et fantasmes à propos de Nidalee doivent surement me jouer des tours.  

Je ne pensais pas être capable de faire autant de choses de mes mains, même si parfois j’ai des idées un peu alambiquées. On dirait que mon cerveau commence à se conditionner à la survie et je deviens de plus en plus ingénieuse. “



>-Log 6 Jour 75

“J'ai de la fièvre et une vilaine blessure sur le flan. Un genre de putois proc-épic ma surprise alors que je prenais mon bain et il m'a lacéré les cotes. On est bien loin de la bataille contre les monstres de mes jeux, un putois bordel !

Je n'ai pas de quoi me désinfecter. J'ai fabriqué un genre de cataplasme avec de la mousse, puis je suis vite regrimpé dans mon arbre, j'espère que ça ira comme ça... “



>-Log 7 Jour 76



Il y a un orage terrible aujourd’hui, mon campement a été ravagé par des glissements de terrain et le vent emporte tout sur son passage.  

Je me suis réfugiée dans les débris de la fusée, toujours blessée... J’ai de la fièvre, mon corps surchauffe et en même temps je suis frigorifiée par la pluie. Mes yeux se ferment tous seuls. Est-ce que je vais vraiment mourir comme ça ?  



>-Log 8 Jour 180



Par où commencer, …  

Ici Ayano Tsuno, Star command, vous pouvez annuler la mission de sauvetage.  

Après la tempête, l’amazone est venue me chercher, elle m’a ramenée dans son village, il faut croire que je n’avais pas rêvée et qu’elle a gardé un œil sur moi depuis que l’on s'est croisée. Je vis maintenant avec elles. Oui, oui, elles. C’est une race exclusivement féminine ! On n'a pas encore parlé de reproduction mais j’avoue être curieuse de savoir comme ça se passe....

Ce sont des femmes humanoïdes assez petites, vers les 1m45 pour les plus grandes. Avec des figures assez athlétiques. Ah oui, elles sont recouvertes d’écailles transparentes très fines mais incroyablement résistantes, elles semblent cependant avoir une peau grisée en plus en dessous.  

J’apprends tant bien que mal à parler leur langue et à comprendre leurs coutumes. Et je commence à me sentir à ma place ici.

Ma blessure laissera quelques cicatrices mais grâce à leurs connaissances des plantes locales leur shama/voyante/guérisseuse a réussi à stopper l’infection. Une belle orchidée verte semble avoir un pouvoir désinfectant d’après ce que j’ai compris.

Donc voilà, j’ai maintenant un harem de mini femmes reptiles amazones super cute et badass. Donc vous pressez pas pour venir, ...  



>-Ayano Tsuno, fin de transmission......
Ayano [KHS]
Erika [UtM]
Erika [UtM]
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Erika [UtM]
Erika [UtM]
Invité
Dim 7 Juil - 13:48
Explications:
Erika : Vampire de 55 ans

Contexte d'UtM : Les vampires ne peuvent manger de nourriture dite "humaine", cela les rendant particulièrement malade.

Image d'Erika :
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Erika_10

La tête dans la lune et les pieds sur terre… Ou pas d’ailleurs. Erika observait le ciel avec attention, la lumière l’obligeant à plisser les yeux. Ça n’était pas le ciel terrestre. Les nuages rosés n’étaient ni américains, ni même anglais ou allemands. Le plus étrange était d’ailleurs que le soleil ne la brûlait pas. Non elle se trouvait ailleurs. D’autant qu’un voyage en fusée, cela lui mettait la puce à l’oreille sur le fait d’avoir traversé un peu plus que l’Atlantique. Lentement, la femme se redressa. Bien. Il faudrait répondre à la question « Qu’est ce que je fous ici », car elle n’avait pas du tout été volontaire pour ces petites vacances, plus tard. En attendant, le plus important était de bouger son train arrière pour trouver un abri ou au moins de quoi manger. C’était d’ailleurs cette dernière chose qu’il l’inquiétait. En tant que vampire, elle ne pouvait se nourrir de fruits ou de viandes trouvés ci et là de la planète. Non. Il allait falloir lui trouver quelque chose en rapport avec ses capacités d’alimentation. Bref. Quelque chose pour ne pas vomir.
La blonde s’étira avant de se mettre en marche. Première règle en survie, se faire un outil. Un. Outil. Erika n’avait jamais été douée de ses mains, du moins pas pour le bricolage, cette première règle allait donc être compliquée… Autant directement passer à la seconde ! La seconde règle était… Mmh. Elle n’en avait plus aucune idée.

- Oh puis merde.

Arrachant sans vergogne une orchidée présente sur son chemin pour s’en faire une jolie, mais rapide, coiffure, Erika s’enfonça dans les terres sauvages mais luxuriantes de la planète, désormais nommée « Coinpomé ». Une chose était certaine, c’était une belle planète, et aucune de ses rêveries terrestres n’aurait pu imaginer terre comme celle-ci, emplie de fleurs, de parfums d’une qualité certainement inégalée sur Terre !
Soudain, la chasseuse s’arrêta. De toutes les plantes, celle-ci devait vraisemblablement avoir moisi tant l’odeur qui s’en échappait été pestilentielle. Une large grimace sur son visage, elle tenta néanmoins une autre respiration, trop vite accompagné d’un haut le cœur. Ça n’était pas la plante qui puait. Non. C’était autre chose. Autre chose que l’on pouvait visiblement suivre à la trace odorante. Avec dégoût, Erika se rendit néanmoins à l’évidence. C’était, pour le moment, la seule « chose » qui se déplaçait dans les alentours, et donc la seule source potentielle de nourriture pour la créature qu’elle était. Il ne fallut d’ailleurs pas longtemps pour retrouver la trace de cette petite créature aux allures de chipolata à pattes. Non vraiment. L’on aurait dit une saucisse montée sur autres pattes.

- Salut la saucisse puante… Murmura-t-elle. T’en fais pas. Je veux juste goûter ton sang immonde pour…
- Alors non. Enfin si. Mais non. Tu me mangeras si tu réponds à ça. Sinon, tu seras mangée.

Erika recula de deux pas, entre l’effarement et une légère crainte. Quelle était cette créature ?!

- Bien. Reprit-elle en se redressant sur ses deux pattes arrière. Même si on a plaisir à la dorer, c'est avec difficulté qu'elle est avalée. Qui est-elle ?

Le silence s’installa. Erika hésita entre rire et lui sauter dessus, lui et son énigme alambiquée. Ses yeux clignant plusieurs fois, elle pencha alors la tête.

- Qu’est-ce que tu es, petit truc ? S’interrogea-t-elle à mi-voix.
- Tictac, l’horloge tourne et la tienne va être compliquée à avaler, mais ne t’en fais pas, ça sera rapide.

Sans un mot de plus, la vampire lui sauta à la gorge. Les menaces ? C’était elle qui les prononçait. Ce qu’il se passa, elle ne comprit pas vraiment. Elle sentit uniquement l’arbre derrière son dos. La merguez l’avait envoyé, en un coup, valser contre un tronc. Sans un bruit, sans un effort même. Et elle s’approchait. Se remettant sur ses pieds, Erika recula de quelques pas. Si elle avait une fierté pas forcément des mieux placées, elle n’était néanmoins pas suicidaire pour autant, et la fuite, en cet instant, lui sembla être toute indiquée.

- C’était la pilule. Tictac. C’est fini. Tu vas l’avaler maintenant.

Sans plus attendre, la vampire fit volteface et se mit à courir. Loin. Le plus longtemps possible. Elle ne s’arrêta que lorsqu’il lui sembla ne plus entendre les menaces de la saucisse. Se laissant tomber à terre, elle souffla, remerciant sa capacité surnaturelle à fuir de la sorte.

- C’était quoi ce truc ? Souffla-t-elle, la tête entre ses mains.
- Une Chipolagma. Une créature voyante.
- Elle voit l’avenir ?
- Non, elle n’est pas aveugle.

La femme se stoppa alors à nouveau, tournant la tête vers la voix qui s’était élevée près d’elle. Une créature plus ou moins humanoïde, ou du moins bien plus que la chipotruc. Cette dernière tendait un petit objet.

- Avale, dit-elle doucement. C’est du Magnésium. Les humains en ont besoin pour le stress. Du moins c’est ce qu’ils disent.

Silencieusement, Erika toisa la chose. Une tête. Deux jambes. Deux bras. Un nez. Une bouche. Des cheveux. Mais pas d’yeux. Juste un vide au milieu de ce qui semblait être son visage.

- Je ne suis pas humaine. Souffla alors Erika. Et qu’est-ce que t’es encore toi ? Une non voyante ? Railla-t-elle.
- Exactement. Je suis une Humyeux. Et toi qui es-tu ? Es-tu seule ?

Erika souffla, sans même prendre la peine de répondre. Inutile de se présenter, elle ne resterait, de toutes les manières, pas ici. Elle se releva, d’ailleurs, rapidement, faisant quelque pas dans une direction hasardeuse.

- Y en a d’autres ? S’enquit-elle. Des humains.
- Je te déconseille d’aller par là. Un important glissement de terrain a eu lieu. Tu risquerais de te faire ensevelir.
- Oui, oui, ok. Mais est-ce qu’il y en a d’autres ?
- Non. Souffla la créature. Les Chipolagma. Ces sangsues. Ils les ont tués. Ils veulent être les seuls voyants et…

Mais Erika ne l’écoutait déjà plus. Partie dans la direction même d’où elle venait, la jeune femme avait une idée en tête. En passant, elle arracha un très long bout de ce qui lui sembla être du bois pointu. Une lance parfaite. Et enfin, elle s’arrêta. Cachée derrière une plante géante, à la manière d’Alice dans son pays des Merveilles, Erika sourit. Une sangsue, qu’elle avait dit ? Voilà qui était parfait. Remerciant intérieurement Aedan, son mentor, pour tous ses cours de visée et de chasse, elle lança son arme de fortune.

- Touché la saucisse ! Railla-t-elle.

La lance avait transpercé la chipochose. Elle était morte. Et sûrement pleine de sang humain. Une aubaine pour la vampire qu’elle était. D’ailleurs, cette dernière ne se fit pas prier pour plonger ses crocs dans cette créature à la peau gluante et malodorante…. Pour la lâcher immédiatement. C’était immonde. Infecte. Sans nom ! Et impossible de la découper en deux sans outils. A moins que… Une idée de génie ! Rapidement, et grâce à son briquet qu’elle gardait toujours sur elle – une chance, elle aurait bien été incapable de l’allumer avec deux pierres – un feu fut préparé, sur lequel elle installa la saucisse géante. Quoi de mieux que le feu pour détendre la viande ? Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas cuisiné, mais quelques rudiments lui restaient encore. Autant en profiter.
Quarante minutes plus tard, alors qu’une bonne odeur de barbecue s’échappait de sa cuisine aménagée dans la forêt, Erika croqua à nouveau dans la chose. Un râle de plaisir s’échappa de sa gorge. Une saucisse humaine fumée. Voilà à quoi cela lui faisait penser. Une merveilleuse saucisse fumée. Allongée dans la mousse, la jeune femme soupira. Elle avait trouvé de quoi manger, elle avait une arme pour les chasser. Ne restait plus qu’à trouver un abri et ce serait fin...

- VOYANTE TUEUSE !

Se relevant soudainement, la jeune femme sentit quelque chose lui sauter sur le dos et la plaquer, ventre à terre, contre le sol. L’odeur, la sensation gluante, il ne fallut pas longtemps pour qu’elle comprenne de quoi il s’agissait et cette fois, la pilule allait effectivement être compliqué à avaler…
Erika [UtM]
Jericho Swain [VB]
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Jericho Swain [VB]
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Invité
Dim 7 Juil - 15:22
Le vieux général quitta sa navette avec difficulté. Les augmentations hextech qui maintenaient ses fonctions vitales et l’aidaient à se mouvoir ne parvenaient plus à compenser les ravages de l’âge. Quel âge avait-il, vraiment ? Entre deux crises, lorsqu’il reprenait un peu de sa lucidité et se mirait dans un holo-écran, il pouvait dire sans avoir peur de se tromper qu’il était en tout cas bien trop vieux. La lumière de cette planète lui agressait les rétines. Juste un peu plus intense que sur Runeterra, la luminosité rasante dévoilait ce monde dans toute son extraordinaire platitude. Peu de reliefs, une végétation éparse, et une étoile au bord de l’extinction qui maintenait cette face-là dans une fournaise permanente.

Oh, il savait pourquoi il était ici. Officiellement, l’Empire ne s’était jamais mieux porté, et l’on entreprenait tous les jours de nouvelles missions d’exploration et de conquête. Runeterra unifiée sous le joug noxien, on avait cherché à satisfaire le besoin de domination de tous ces militaires désœuvrés. Les étoiles, ultime frontière vierge, dernière réserve de gloire futile et champ de bataille idéal. On avait célébré son départ, lors d’une réception grandiose. Grands discours, cocktails, petits-fours, mini-chipolatas. Officieusement, il avait été envoyé ici pour y mourir dans des circonstances tragiques, son escorte uniquement présente afin de s’assurer qu’il ne remonte pas à bord du vaisseau. Un glissement s’était opéré, en quatre décennies. De Grand Général respecté, il était passé par tous les états, avait rempli toutes les fonctions. Homme de paille, dirigeant fantoche, symbole du passé, vétéran médiatisé, conseiller, visage de “l’ancienne Noxus”… Il n’était que ce que les dirigeants successifs voulaient faire de lui.

Durant cette période, il avait acquis suffisamment de capital sympathie auprès du peuple pour que sa disparition pure et simple soit considérée comme suspecte. En sa qualité de père fondateur de l’Empire tel qu’on le connaissait aujourd’hui, il représentait l’idéal de stabilité, auréolé de gloire ancienne que les noxiens révéraient. Aussi, on se débarrassait de lui de la sorte. Réintégrer un sesquicentenaire au service actif, et l’envoyer seul accomplir une mission d’exploration ? Cela ressemblait vaguement à un suicide assisté, du genre de celui où l’on ne prendra la peine de rajouter vos empreintes sur la crosse de l’arme à feu qu’après avoir organisé vos funérailles planétaires. C’était certes alambiqué, mais pour l’administration en place, c’était là le prix de la tranquillité.

Il s’éloigna en boitant de la navette, une caméra et trois armes à feu braquées sur lui. Quelque part, à des centaines de parsecs d’ici, un journaliste commentait sans doute ces “images émouvantes” de l’ex-Grand Général qui s’était “courageusement porté volontaire pour amener les idéaux noxiens jusqu’aux confins de la galaxie”.

Le paysage autour de lui était morne, mais pas dénué de vie. Il marcha longtemps, jusqu’à être tout à fait hors de portée, parmi les créatures sauvages qui l’épiaient avec méfiance. Son organisme décrépi était à l’agonie, mais l’hextech pompait tant de nutriments et filtrait si efficacement les toxines qu’il n’était pas capable de ressentir la fatigue. Pour autant, il demeurait peu convaincu qu’un volume sanguin composé à 45% de magnésium soit très sain, sur le long terme. Il lorgna le fauve qui s’avançait vers lui. Il avait pensé “fauve”, faute d’un meilleur mot pour décrire l’abomination extra-runeterrane qui marchait tranquillement dans sa direction. Plus de crocs que d’yeux, et pourtant, la créature semblait capable de mettre une entreprise lambda en faillite, rien qu’en profitant de la couverture mutuelle pour l’achat de lunettes.

Tu peux me manger. C’est sans doute ce que tu vas faire, mais je préfère te le dire, je suis presque complètement fait de métal, à ce stade.


Sa voix ricochait, dans sa gorge synthétique desséchée, éthérée, presque inaudible. Pourtant, l’animal sembla l’entendre et se détourna, soudainement absorbé par un point quelconque sur l’horizon. Swain se laissa tomber au sol. Il se sentait bien seul. Si même les fauves dédaignaient sa carcasse artificielle, à présent… Il aurait voulu repenser à ses amis, à sa famille, à sa vie d’autrefois. En cet instant, il aurait troqué jusqu’à l’Empire lui-même pour ne serait-ce qu’un souvenir à chérir. Mais rien ne lui venait. Il se remémorait parfaitement sa première bataille, et même, il pouvait citer de tête les noms de ses officiers d’autrefois. Pourtant, impossible de convoquer un souvenir qui ne fut pas intrinsèquement militaire. Le vieil homme se laissa tout à fait aller, et se retrouva sur le dos, inondé par la lumière crue qui baignait le planétoïde. Il se laissa avec indifférence glisser dans une rêverie à demi-démente, tandis que des insectes bigarrés de la taille de son poing venaient voleter près de sa carcasse déjà effondrée. Avec sa tenue colorée, bien trop voyante, ils devaient le prendre pour une orchidée.
Jericho Swain [VB]
Poppy Albert [PaB]
Poppy Albert [PaB]
Anonymous
Poppy Albert [PaB]
Poppy Albert [PaB]
Invité
Dim 7 Juil - 15:24
VOICI POPPY (et Peek-A-Boo):
ALORS.
Pour faire très simple, dans le contexte de PaB, tous les personnages sont déjà morts.  Sauf que ces morts, ils ont eu une vie vivante très désagréable ou pas/peu épanouissante. Donc, ils sont désormais dans la ville de Tokyo (des morts) et ils ont la chance de vivre une nouvelle vie (morte) dans le but de s'éclater et de s'épanouir comme ils auraient dû le faire quand ils étaient vivants (vivants). Bon, y a des catégories de personnes, yadda yadda yadda, mais z'avez pas à vous casser la tête, mon personnage a le rang le plus banal qui existe. ET VOICI DONC:
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Avatar-170x320-2
MA POPPY. C'est une jeune femme de 18 ans, morte à 16 ans de complications subies par une malformation cardiaque. Par sa condition, elle n'a pas eu une éducation très élevée, voire qu'elle a surtout côtoyé des jeunes enfants, ce qui fait en sorte qu'elle est une gamine âgée. Elle est éternellement souriante, généreuse, créative, énergique, adorable...Vous pouvez imaginer, dès lors, le genre de personne qu'elle est. Vous voulez la serrer dans vos bras et lui dire que tout va bien aller. Elle est trop cute.

BREF. Je me suis permise de modifier légèrement l'approche du thème de l'épreuve et j'espère que ça va pas trop déranger (pas taper ><). Je vous souhaite une bonne lecture, et bonne chance à tout le monde! \0/


Tu retiens un bâillement. Jambes repliées contre ton corps, ayant abandonnée depuis longtemps la ceinture de sécurité, ton crâne lourdement apposé l’appui-tête de ton siège d’un violet te faisant penser aux orchidées, tu observes le hublot assombri de la fusée, ton éternel sourire sur tes lèvres. Tu voudrais bien t’étirer, descendre de ton banc, sortir de l’immense composition métallique qui t’a convaincu, par sa splendeur et sa grandeur, d’embarquer dans une aventure particulièrement intéressante. Tu voudrais visiter les lieux, t’émerveiller par ce qui t’es offert (même s’il fait nuit). Tu voudrais même t’accroupir au sol pour prendre une poignée de terre afin de le garder dans un petit flacon transparent muni d’une corde (que tu as discrètement amené) et pour ensuite l’accrocher dans ta chambre, en guise de souvenir.

Par contre, depuis trois heures, il semblerait que tu aies comme ordre de ne pas quitter le confort de l’embarcation, voire de ta chaise. La cause? Depuis trois heures, des tremblements de terre ne cessent de secouer la fusée, au point qu’un glissement, non, pas simplement un, mais bien DIX, ou bien VINGT-CINQ glissements s’accumulent autour de l’appareil sophistiqué. Au début, tu étais comme les autres occupants : tu regardais partout, en panique, tu imaginais que tu allais re-mourir (ce qui ne pouvait absolument pas arriver, voyons, tu es déjà morte!) et tu tentais de trouver une solution. Toutefois, plus le temps avançait, plus ta peur devenait de la hâte : tu te disais que tu manquais réellement quelque chose à poireauter ici et que s’il y avait des tremblements, c’est que probablement une ville sous-terraine voulait surgir à la surface pour vous accueillir correctement. Alors, tu avais adopté volontairement le comportement paresseux et rêvasseur, restant positive sur l’idée que tout s’arrangerait bientôt.

Pendant que tu plonges dans tes pensées, tu écoutes d’une oreille assourdie le reste de l’équipage. Elle est diversifiée, autant en nationalités qu’en langues parlées. D’un côté, tu peux capter les propos d’un francophone, au point de s’arracher les cheveux, qui dit que la situation « est alambiquée de ses deux», mots que tu ne comprends absolument pas (puisque tu es uniquement anglaise), mais que tu considères drôles à prononcer. D’ailleurs, tu ne peux t’empêcher d’articuler silencieusement le mot « alambiquer » plusieurs fois tout en rigolant subtilement. De l’autre côté, tu as des italophones qui discutent, dont un qui déclare qu’il aurait dû apporter le plat de chipolatas que sa famille lui avait concocté, chose qu’il avait refusé. Bien entendu, par ton barrage culturel, le seul mot qui t’aiguille l’ouïe est « chipolata » et ce dernier subit le même sort qu’« alambiquer ». Tu reçois, d’ailleurs, quelques regards inquiets en ta direction, car tu es étrange, à rire toute seule dans ton coin.

Sans crier gare, les vrombissements s’interrompent. En un instant, le mutisme prend possession de la fusée. Le temps semble suspendu, ce qui te donne un moment de qualité à vivre, tout spécialement par ton réflexe d’examiner la vitre voisine à ton siège. Tu es contente d’avoir réalisé cette action, car il n’y a pas que le temps qui est retenu; ton souffle aussi. Ah, mais le sourire s’étire, ça, il est capable de briser l’immobilité.

De la noirceur infinie à première vue. Puis, de la lumière. C’est ce que tu vois à travers la fenêtre. Pourtant, c’est une lumière jaunâtre qui se multiplie, qui s’imbrique, qui se divise, qui se forme en une multitude de particules. Ces particules s’éloignent, se rapprochent, dansent au mouvement de tes iris. Elles paraissent sous ton contrôle. Tu continues cette mascarade, incertaine si c’est une hallucination ou si c’est bien réel. Pour confirmer le tout, tu bouges le menton à gauche, puis en bas; les corpuscules se dirigent à la gauche et tombent vers le bas, au point de se collisionner et de fusionner en une silhouette bipède fluorescente, constamment mouvante. Derrière toi, tu entends les *gasp* de tes collègues, probablement tout autant subjugués par ce phénomène. Tu te sens comme une voyante, comme une devineresse, comme une vilaine qui a des pouvoirs psychiques, comme dans les bandes-dessinées. Tu tends la main vers le hublot; le personnage difforme allonge une masse et la dépose pesamment sur la vitre qui vous sépare. Un rire s’échappe de tes cordes vocales, ainsi qu’un « hello there! » tonitruant, comme si tu voulais que tes paroles lui accèdent. C’est un moment incroyable qui est impossible à détruire.

Soudain, une voix crachée dans le haut-parleur du vaisseau te sort de ton état hypnotique. Elle raconte qu’elle est en mesure d’accumuler quelque chose qui sonne comme le terme « magnésium » et que l’embarcation n’aura pas le choix de partir, car les environs extérieurs sont trop dangereux pour une expédition. Aussitôt, ton cœur se serre et ton sourire fond lentement. Tu tournes ta crinière rousse à nouveau vers la lucarne arrondie. L’amas illuminé est désormais reculé, transformé en bête à trois bras, à huit jambes et à deux têtes. Il apparait comme étant en désordre intérieur, au point que les particules se détachent une à une. Tu voudrais l’aider, débarquer du cockpit, accourir pour le serrer dans tes bras et lui dire que tu es enchantée de faire sa connaissance. Malheureusement, en moins de quelques secondes, les secousses reprennent, cette fois, par les moteurs de la fusée. Tout le monde regagne sa place dans une pause vocale, comme si les personnes étaient tout aussi déçues que toi de repartir. Tu rattaches ta ceinture, laissant un dernier regard à la fenêtre. Tes yeux s’écarquillent à la vision de multiples formes qui entouraient la fusée. Alors, il n’y en avait pas qu’une! Mais la voix expulsée en grésillement t’annonce le décollage imminent, donc, tu n’as plus la chance de changer d’idée.

Dès que tu entends les paroles du pilote, tu pousses un soupir tout en calant dans ton banc. Bon, il semblerait que cela ne soit pas ta véritable destination. Dommage; tu aurais voulu rencontrer ces êtres phosphorescents. Tu t’imagines bien leur serrer la main, leur demander de te recouvrir aussi de cette poudre scintillante et de danser en leur compagnie. C’est très dommage, en effet. Mais bon. Pour l’instant, tandis que la fusée reprend son envol, tandis que vous retournez dans l’espace pour trouver une nouvelle planète, tu ne peux qu’avoir ce désir comblé dans ta rêverie, qui te berce doucement dans le sommeil. Le sourire reprend graduellement sa place. Ah, c’est vrai, tu aimes beaucoup dormir, Poppy. Alors, bonne nuit, on ne te dérange plus.



1081 mots (selon Word)
Poppy Albert [PaB]
Svana Vigdís [AVA]
Svana Vigdís [AVA]
Anonymous
Svana Vigdís [AVA]
Svana Vigdís [AVA]
Invité
Dim 7 Juil - 16:11
Contexte du personnage et du forum:
La Nouvelle Avalon, c'est une colonie planétaire fondée pour trouver une alternative à la terre surpeuplée. 100 000 colons sont partis à bord d'un vaisseau, mais ce dernier s'est crashé sur SP-35R-4, une planète viable, mais peuplée d'une méga faune extrêmement dangereuse. Heureusement, pour survivre la Colonie peut compter sur les Guerriers d'Avalon, des personnes neuro compatibles avec des Armures ultra sophistiquées mais dont chacune s'adapte à la psychée de son porteur. Elles se déploient à partir d’un noyau à stockage quantique, et peuvent être équipées d’armes et d’instruments très variés.

Svana est une océanologue qui a la chance d'être compatible avec l'une de ses armures, aussi appelées Écailles. Maman divorcée d'un garçon de huit ans, elle a trente-sept ans et un fort caractère. Suite à un accident dans son enfance, elle est défigurée, mais elle n'a jamais voulu faire disparaître ses cicatrices.
Svana :
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée 5-4
Son Écaille :
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée B652780c5a01cc1cd0bbde3e686a7bff

Merde, quel mal de crane... Je me redresse difficilement, et jette un œil autour de moi. Je suis sous l'eau, et une lumière trouble se diffuse autour de moi. Béni soit Carlsson et son invention et surtout l'IA intégrée,, je porte déjà mon Écaille déployée, sans quoi je serai morte noyée. Mes senseurs semblent fonctionner normalement, mais je n'arrive pas à trouver ma position par rapport à l'Uther, ni à repérer le signal d'un autre guerrier à proximité. La profondeur trouble peut-être les échanges ? Un léger battement des jambes, amplifié par les propulseurs, et j'atteins la surface dans un glissement soyeux.

Je ne suis plus sur SP-35R-4. Ou alors très loin de la Colonie. Pas moyen de trouver les anneaux, et le ciel a une drôle de couleur, un peu verdâtre, que je ne lui connais pas. Qu'a-t-il bien pu se passer ? Si je n'avais pas si mal à la tête, je pourrais sans doute mieux réfléchir... Une histoire d'exploration, d'aller voir ce qu'il y avait par-delà l'horizon. Je n'étais pas la seule volontaire, alors où sont les autres ? Je ne capte toujours rien. Pas de radio, pas de signal.

Si, un signal, fragile et intermittent, à moins d'un kilomètre de moi. Bon, déjà, observer les environs, repérer les points d'intérêt, les dangers potentiels. Inutile de bouger pour me faire changer en chipolata par une bestiole géante. Je ne sais pas si ils ont des doubles-gueules ici, mais j'aimerai autant ne pas le découvrir à mes dépends. Le moment n'est pas à la rêverie, pas si je veux retrouver mon fils. Je secoue la tête, mais regrette bien vite ce geste, alors que des éclats de lumière me traversent le champs de vision, comme si on avait allumer une torche au magnésium dans mon cerveau. J'ai si mal que j'en ai la nausée, et je dois attendre plusieurs minutes avant d'être à nouveau maîtresse de mes gestes. En évitant toute agitation inutile, j'active mes propulseurs et me dirige vers le signal qui clignote toujours sur mon radar.

Je vois un tas de ferraille tordue dessinant une silhouette alambiquée. Mon véhicule. Ah. Ça va être compliqué pour rentrer... Je ne suis pas ingénieure, pas même bricoleuse, réparer la fusée n'est pas du tout dans mes cordes. On m'avait promis de ne pas avoir lésiné sur la qualité, que la coque serait pratiquement invulnérable, j'ai comme l'impression que c'est un échec... Un instant, le découragement s'abat sur moi, mais je le repousse. Le système de communication marche peut-être encore ? Thomas va m'étrangler à mon retour, mais au moins, il pourra envoyer quelqu'un me chercher. Peut-être. J'espère.

C'est en m'accompagnant d'une flopée de jurons que je me glisse dans les entrailles ravagées du vaisseau. L'endroit n'est pas très grand, et je dois me contorsionner pour atteindre le poste de contrôle. Et je bénis encore l'ingénieur, quand je vois a moitié des appareils électroniques éventrés. L'armure a des propriétés isolantes, mais quelque chose me dit que je ferais mieux de ne pas m'éterniser, pour ne pas outre passer sa résistance. Je repère le système de communication autonome et m'en empare, avant de sortir de là aussi rapidement que possible.

A peine extraite de la carcasse, mon radar m'indique plusieurs formes en approche. Massives. J'ai beau avoir quelques armes de défense, je ne tiens pas à me frotter trop vite à la faune locale. Il faut que je m'éloigne de l'épave, trop voyante, et que je trouve une terre émergée. L'Écaille peut me permettre de rester plusieurs jours en pleine mer sans trop d'inconvénients, mais je préfère ne pas m'amuser à bricoler le système de communication sous l'eau. Je n'ai aucune idée de la direction à prendre ceci dit, et m'en remets donc au hasard.

Je nage durant plusieurs heures, et en l'absence de mauvaises rencontres, ma curiosité scientifique prend le dessus sur l'inquiétude.

L'océan que je découvre est magnifique, et grouille de vie. Une vie qui m'évoque les domaines abyssaux de la terre, ou les ères plus anciennes, avec des créatures évoquant des méduses, de toutes sortes de tailles et de couleurs, de la montgolfière géante plus vaste d'un avion à la petite créature rosée, dont la délicatesse et la forme évoquent fortement une orchidée fragile et à l'étrange mollesse. Mais aussi de gros poissons cuirassés, à la forme étrange, qui semblent se nourrir des organismes plus simples. La flore est tout aussi impressionnante, du micro plancton aux nuances chatoyantes, véritable aurore boréale aquatique, aux algues massives plongeant plus loin que mes capteurs ne peuvent le voir. Et les eaux sont chaudes, dépassant souvent les trente-cinq degrés, avec une salinité et une oxygénation plus importantes que sur notre bonne vieille terre, si j'en crois mes instruments de mesure.

Saoulée de découverte, ivre d'émerveillement, il me faut plusieurs alertes de l'IA pour réaliser que je m'endors sans interrompre ma nage. Mais je ne peux pas rester statique, entre deux eaux ou à la surface. Après avoir refait le plein d'air, respirable, je plonge. Le fond est rocheux, et percé de grottes. Je me recroqueville dans l'une d'elle, peu profonde mais d'accès difficile, et coince les lames cubitières de mon Écaille dans les anfractuosités de la grotte pour m'amarrer. Après avoir demandé à l'IA de me réveiller dans deux heures, je m'endors d'un sommeil qui frôle l'inconscience.

Le réveil est difficile, j'ai davantage l'impression d'avoir été malade que d'avoir dormi, et ma position me crible de crampes que j'ai beaucoup de mal à faire disparaître. J'ai besoin de boire, de manger, et de retrouver un peu d'espoir. Le socle rocheux qui m'a servi d'abri semble s'élever peu à peu sur l'écran de mes senseurs, et je décide de le suivre. Il émergera peut-être à un moment, et c'est de toute façon ma meilleure chance.

Gagné ! Après encore une heure de nage, je vois une île. Elle est au sec, et semble porter des végétaux, c'est tout ce que je lui demande pour le moment. Je suis tout de même prudente en m'approchant, sur terre les côtes ne sont pas moins dangereuses et fournies en prédateurs que les grands fonds.Et de fait, j'aperçois plusieurs créatures serpentiformes dans les récifs qui entourent l'endroit, aux mâchoires de murène portant une dentition acérée et visible, bien que leur corps semble plus proche de la lamproie, si il en existait avec de telles couleurs. Bleu, rouge, jaune ou vert, les tâches qui marbrent les créatures ne semblent pas viser la discrétion. Donc, méfiance. Je passe à l'écart, même si je doute qu'elles puissent passer le champ répulsif de mon armure, je ne vais pas m'y frotter. Je parviens tout de même à accoster et à me hisser sur le sable du rivage.

La plage, très courte, cède très vite la place à une jungle épaisse, mais j'y repère des traces de passage, l'endroit est peuplé, et certaines des créatures passées par ici semblent massives. Mais il y a aussi de plus petites créatures, notamment ce que je prends tout d'abord pour des oiseaux, occupés à manger des fruits qui m'évoquent des melons violets. Alors que je m'approche, les "oiseaux" s'envolent, et je m'aperçois qu'ils ont davantage l'allure de reptiles, mais avec des plumages chatoyants ! Je m'approche des fruits, et leur odeur sucrée me fait tourner la tête, tant j'ai faim. Je n'ai pas la moindre idée de leur toxicité pour moi, mais je n'ai pas non plus vraiment le choix, il faut que je mange, sous peine de sombrer très vite dans le coma.

Alors je fends l'écorce, après avoir désactivée mon armure, je mords dans la chair juteuse qui se cache en dessous. Le goût est très vite écœurant, mais je ne m'arrête pas à ce détail, et je dévore un fruit entier, avant d'en récolter d'autres. Grace au stockage quantique du noya, je peux en emporter sans m'inquiéter du transport. Ma faim apaisée, je m'intéresse davantage au système de communication que j'ai récupéré sur l'épave. Il semble fonctionnel, et s'allume à la première sollicitation. Je n'ai aucun moyen de savoir si mon message de détresse longue portée est capté par la Nouvelle Avalon, mais je dois m'accrocher à l'espoir qu'il le soit. Je n'ai pas le choix. Pitié, venez me chercher. Je veux revoir mon fils.
Svana Vigdís [AVA]
Angelo da Malfire (LS)
Angelo da Malfire (LS)
Anonymous
Angelo da Malfire (LS)
Angelo da Malfire (LS)
Invité
#12 —Réponse
Angelo da Malfire (LS)
Dim 7 Juil - 16:37
Bonjour à tous. Je me présente, Angelo da Malfire, champion de la Sérénissime pour cette épreuve. Notre univers est basé sur la Venise du XVe siècle, tout simplement.  Mon personnage est un peintre romain, débauché notoire, connu pour ses œuvres licencieuses, également membre de la prestigieuse Académie des Sciences de Venise où il enseigne l'ingénierie. Il voue une passion au vin, et possède plusieurs vignobles, réalisant ainsi son vieux rêve: produire plus de vin qu'il n'en peut boire. Sa deuxième passion, ce sont les femmes. Et voici sa bouille pour ceux qui veulent se faire une idée.

Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée 8636304777

C'est parti pour mon texte !


Le bon maestro da Malfire venait de se réveiller, le nez dans une herbe bleutée bizarre. Il prit alors appui sur ses mains, et se redressa un peu avant de secouer sa tête pour mieux se réveiller. Chose curieuse, il portait un heaume, une cuirasse de métal, et il avait sur le dos une arquebuse en bandoulière, avec une épée au côté. Il se releva en s'époussetant l'air de rien, et vit devant lui une énorme machine, ressemblant à un gros tube, plantée le nez dans le sol, toute bosselée, et fumante. Pour quelle expérience bizarre s'était-il donc porté volontaire ? Il n'aurait su le dire. Il avait un trou. Vu la tronche de la machine qui avait du l'amener là, le choc avait du être rude, et il n'y avait donc rien d'étonnant à cela. 

En tout cas, cette saleté volante était complètement foutue. Pour couronner le tout, il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où il avait été envoyé. Ce devait encore être une invention idiote de ses amis de l'Académie des Sciences de Venise...
Mais vu comme la machine était fracassée et fumait, son arrivée avait du être plus que voyante. Limite fracassante. S'il y avait des gens dans ce coin, il allait certainement avoir de la visite sous peu. A moins que les habitants du coin soient tous de gros ahuris qui s'en foutaient complètement quand une machine volante déchirait les cieux pour aller se viander au sol dans une explosion de lumière et de ferraille.
Il ne savait pas qui était le concepteur de cet appareil, mais en tout cas, la qualité était au rendez-vous. Il était en seul morceau, et il n'avait aucun membre arraché malgré l'atterrissage qui semblait avoir été un peu foireux quand même. Juste un gros mal de tête... Un peu comme quand il avait une énorme gueule de bois.

Il finit par sortir de sa rêverie pour s'orienter, et trouver quelque chose d'intéressant. Comme à manger, à boire, ou des filles, par exemple... Ou quelqu'un qui pourrait le renvoyer de là où il venait, ça serait bien aussi. Il mit alors sa main en visière, et scruta les environs. Des montagnes couvertes d'arbres aux feuillages rose et violet, une rivière avec un liquide rouge sombre, quelques bestioles étranges qui volaient dans le ciel en poussant des cris bizarres... Hé bien, c'était pas gagné.

Première des priorité: boire et manger ! Il empoigna l'arquebuse qu'il avait sur le dos, et regarda les différentes créatures autour de lui. Pas folles, elles se tenaient toutes à bonne distance. Mais c'était sans compter sur sa puissance de feu ! Laquelle pouvait bien être la plus comestible, et la plus savoureuse ? Il y avait une espèce de grand cerf à rayures jaune et bleu, ou une bestiole plus petite, ressemblant de loin à un cochon à huit pattes, avec un pelage vert. Pratique pour faire du jambon... A savoir par contre s'il pourrait en tirer une chipolata ou quelque chose du genre. Cet univers n'avait pas l'air bien net. 

Le cerf à rayures avait quand même l'air bien plus appétissant.Il était à environ une cinquantaine de mètres de sa proie, et il posa un genoux à terre pour épauler son arme et viser la bête. Il ferma un oeil, le bon, et suspendit sa respiration le temps de tirer. Puis il pressa la gâchette. Dans un grand nuage de fumée, le coup de feu partit en faisant un vacarme épouvantable. Il gesticula alors frénétiquement pour chasser la fumée, et entendit une bestiole crier. Il avait fait mouche ! Mais le cerf était immobile et se portait comme un charme, le regardant avec de grands yeux étonnés.

Par contre, le cochon vert couinait salement et était en train de se tailler en courant. Encore un coup de l'académie ça ! Un petit malin avait du fourrer un nouvel additif dans la poudre à canon, comme du magnésium ou autre substance inutile, et du coup, il perdait en précision ! Enfin, là, ça avait tapé dix bons mètres à côté de la cible...

Mais l'artiste avait faim ! En voyant le bestiau filer ventre à terre vers les bois en couinant, il le prit en chasse et s'élança après lui en tentant péniblement de recharger son arquebuse, alors qu'il tintait avec son armure comme une batterie de casseroles qui s'entrechoquent. Ca l'alourdissait, et il courait moins vite que le cochon avec ses huit pattes bien dodues !

Il n'allait pas se laisser semer si facilement. Surtout qu'il avait faim ! Il atteignit les bois vingt bons mètres derrière le cochon hystérique, en train de bourrer la poudre dans le canon de son arme et en gueulant.

"-Reviens ici saloperie ! J'ai faim ! Donne-moi un de tes cuissots ! Tu ne m'échapperas pas, je te préviens ! Au pied ! Viens ici j'ai dit !"

Il avait beau lui ordonner de rester sur place pour mieux l'abattre, rien n'y faisait. L'animal sauvage se carapatait. Pas le temps d'admirer le paysage et les jolies orchidées aux couleurs étranges. Il était question de manger là. Rien n'était plus important. 
Sauf que l'animal n'était pas d'accord pour se laisser bouffer, et du coup, ça commençait à devenir sacrément sportif. Il courait comme un dératé sur un sentier de terre bleue, au milieu d'une végétation luxuriante et le cochon prenait de plus en plus le large.

Son arme rechargée, soufflant comme un veau tellement il était essoufflé, le romain épaula une nouvelle fois, l'arme braquée sur le gros postérieur charnu de l'animal. Mais cette fois, il avait retenu la leçon. Il braqua son arme environ dix mètres à côté, au pif, et tira une nouvelle fois avant de se remettre à courir en traversant la fumée.
Il vit le coup atteindre la bestiole, la faisant presque décoller du sol à l'impact, avant de couiner de plus belle et de détaler à travers la végétation. Le cochon venait de quitter le sentier, et à présent, l'artiste hésitait quand même un peu.

Il s'appuya sur son arme, dont la crosse était posée au sol, alors que le canon fumait toujours. Il venait bel et bien de perdre sa proie... Il était un brin contrarié après la course qu'il venait de faire pour avoir son morceau de viande. En tout cas, avec tout le plomb qu'il lui avait mis, le cochon allait crever du tétanos s'il ne se vidait pas de son sang. Il soupira très fort, en baissant la tête. Bon, il allait falloir se contenter de fruits, et de végétaux comestibles. Si seulement il y en avait dans ce monde étrange.

Un bruissement dans la végétation derrière lui le poussa à faire volte-face, en tenant son arquebuse comme un gourdin, prêt à mettre un coup de crosse dans les dents à la faune hostile après laquelle il courait tant pour la bouffer.
Il haussa alors un sourcil en découvrant ce qui devait être une indigène. Elle ressemblait à une humaine, avec une peau rose bonbon, des cheveux bleus, et des yeux sombres. Elle n'était vêtu que d'un pagne et d'un bustier taillés dans la peau d'une bête qu'il ne  connaissait pas au pelage zébré rouge et noir. Débarquant dans un monde qui lui était inconnu, le romain reposa la crosse de son arquebuse au sol, et loin de tenir des discours alambiqués, il leva simplement sa main droite en lui lançant un aimable:



"-Salut toi ! Tu me comprends ? On est où ici ?"

Elle le regarda avec de grands yeux ronds, comme si elle venait de voir une bête de foire. Bon, dans ce monde, force était d'admettre qu'il devait l'être quand même un peu... Mais ce n'était pas une raison. Il enchaîna:


"-Moi Angelo. Et toiiiiiiiiiiiiiiiii.... toi lààààààààààà... bon sang, elle est idiote... Ou muette ?"

Pour toute réponse l'autochtone se rapprocha en s'appuyant sur ce qui ressemblait à une lance rudimentaire avec une pointe en pierre rouge, et elle l'empoigna par le col de sa cuirasse pour le tirer à elle, et l'embrasser à pleine bouche.

C'est la qu'un glissement de réalités s'opéra comme par enchantement. Le chien de la maison était en train de lui lécher le visage, et il le chassa à grands coups d'oreiller avant de le lui lancer dessus pendant que le sale cabot fuyait.
En soupirant, le peintre se laissa retomber dans son lit en marmonnant:


"-C'est toujours au meilleur moment que ça s'arrête. Foutus rêves..."
Angelo da Malfire (LS)
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Les plus du perso :
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Kintaro Nakashima:
Kintaro N. Tarkovski (anciennement Nakashima) est le dirigeant d’une chaine de soapland de luxe Tokyoïte. Pour faire simple, c’est un proxénète en costume de 35 ans, héritier d’un empire financer et évoluant dans la plus haute société japonaise, qu’elle soit légale ou souterraine. Charmant et gentleman en façade, il se révèle hautain, calculateur et sans pitié au moment même où maintenir l’illusion perd son intérêt.
Japonais pur et dur, il apprécie l’ordre et les plannings verrouillés 48h à l’avance, il mène ses hommes et femmes d’une main de fer et laisse le gant de velours aux subalternes qui redistribuent ses ordres. Il a des dents de requin derrière son rire amusé et pas grand monde pour le contrôler. Alors il croque ce qu’il veut, de gré ou de force, que ce soit vos libertés fondamentales ou la virginité bien défendue de son époux commis d’office.



La jungle s’élevait en larges feuilles paresseuses, protégeant le sol délicat de durs rayons d’une entraide maillée comme autant de parasols en verre teinté. En levant les yeux ce kaléidoscope de vert explosif vous ravissait de facettes saturées aux allures d’émeraude grossièrement ciselée. Un naturaliste aurait certainement uniquement avancé par bonds, réduit par son excitation trop intense à une simple gerbille découvreuse et ébahie. Les plantes étaient piquées aux hormones, se déplaçant en bruissant lorsque l’on ne regardait pas, fleurissant et mourant à des vitesses incompréhensibles. Autant dire que ce qui leur servait d’insecte était tout autant surprenant.

Mais M. Nakashima n’avait rien d’un botaniste ou d’un entomologiste. Ce qu’il voyait en sortant de la fusée, c’était une forêt, une grosse forêt tropicale et inhospitalière avec des moustiques de la taille de seringues. Sous son casque colonial ses yeux gris se plissaient, fixant son cap avec fermeté, n’écoutant que vaguement les informations alambiquées du scientifique de service sur la qualité de l’air empoisonné par les spores de prétendues orchidées extraterrestres.

Peu importait les racines mouvantes, l’instabilité du terrain, l’humidité étouffante et l’incertitude du voyage. Le pas de M. Nakashima ne faiblissait pas, volontaire au travers de la végétation rase, ne voyant pas la vie multicolore qui fuyait sous ses pas, les plantes qui brûlaient à son contact.

L’expédition avait été lancée sur un coup de tête. Le directeur avait eu vent d’un article hors du commun dans une revue scientifique, relatant la découverte d’une planète non loin de leur système solaire aux propriétés étrangement proches de la Terre. Si la découverte était exceptionnelle, ce n’était pas ce à quoi le japonais avait mordu. Il y avait autre chose d’intriguant sur ce sol inconnu, l’appelant sans faillir telle une sirène des temps modernes.

L’article parlait d’un signal contradictoire provenant d’un point extrêmement précis (D’un rayon de moins de 10 centimètres). La science enthousiasmée avait alors sorti sa lourde robe de voyante en velours pourpre pour présager au fond d’une boule de cristal une découverte sans précédent.

Aliens ? Nouvelle technologie ? Hasard physique ? Kintaro n’aurait su expliquer pourquoi cette nouvelle avait rempli ses poumons d’une farouche bouffée d’envie. Le financement avait été signé, l’équipe composée, le départ lancé en une explosion de fumée et de flammes.

Les machettes ouvraient le chemin en cœur et la forêt répondait par des vrombissements d’élytres. Ils minaient ainsi un tunnel dans la masse de cette énigme verte, avançant en une procession lente, ne se retournant jamais pour voir la vie reprendre ses droits et engloutir leurs efforts.


Ils avaient démarré un feu alors que la lumière devenait rare. Les scientifiques étrangers s’étaient enthousiasmés du repas prévu à base de riz et de chipolatas, qui était, parait-il, la spécialité des pique-niques extraterrestres. C’était gras, mauvais, mais pourtant bienvenu après une journée de marche sur terrain accidenté.

Les tours de garde avaient été pénibles, contraints de repousser sans cesse la végétation envahissante, ne laissant s’assoupir les hommes qu’une vingtaine de minutes avant de sentir des germes insistants pointer entre leurs côtes. Était-ce à cause du bruit des lames taillant les tiges ou de l’excitation étouffée de l’homme de science prétendant avoir trouvé des cristaux de magnésium ? Dans tous les cas, Kintaro n’avait pu s’endormir. Débout face à la l’insondable obscurité, il s’était laissé happer par les craquements, les hululements, les grincements des succulentes qui se bousculaient.

Rien n’annonçait que ce qu’ils allaient trouver intéresserait M. Nakashima. Alors pourquoi, pourquoi était-il irrémédiablement attiré dans cette direction bien distincte, pourquoi ne voulait-il plus attendre et fuir seul, se frayer un chemin et garder pour lui cette découverte qui l’enchantait ?
Le regard intense de Kintaro se ferma, s’obligeant à une minute sans rêverie, se rappelant une fois de plus leur plan et les précautions de sécurité concernant les dangers tapis dans les mousses.
Pourtant, son cœur battait délicieusement en pensant à ce moment béni, ne lui accordant la pause qui devait équilibrer ses pensées. Dans son dos sa main serrait son poing d’une pression impatiente. Ils étaient si proches.

Personne ne vit les écailles rouler entre les troncs verts, les pattes énormes se déplacer sans bruit tout contre leur campement, les gueules béantes et pleines de crocs affamés.

C’est au petit jour, alors que les éclats solaires rayaient la brume de fines bandes horizontales et que le la végétation prenait des libertés inconfortables que M. Nakashima se rendit compte de la disparition de deux hommes. Seules leurs machettes subsistaient, coincées entre des pousses férocement entortillées. Aucune trace de sang, aucun accroc ne témoignait du glissement d’un corps. Pas de preuve, pas un témoignage, pas de crime. Un homicide de qualité que Kintaro savait apprécier à sa juste valeur, quand bien même il lui dressait les poils sur la nuque.

La troupe ne semblait pas aussi admirative de cette disparition. Chacun serrait ses armes bien contre soi, sursautant au moindre bruit, d’avis à rentrer tant qu’ils le pouvaient encore. L’autorité implacable de leur mécène eut pourtant raison de leur envies, l’instinct de survie les poussant à rester groupés comme un joli troupeau autour de celui qui semblait savoir quoi faire.

L’air matinal sentait le frais, remontant de la terre en volutes humides d’un terreau noir de nutriments. Des rires de hyènes retentirent à l’arrière alors qu’ils n’étaient plus qu’à une dizaine de mètres de leur objectif. M. Nakashima en tête de peloton ne jeta même pas un regard en arrière, rendu fou par l’attente et la proximité. Il voulait savoir, l’avoir, maintenant. Alors quand les hurlements retentirent et que tous prirent les armes, lui vola une lame pour poursuivre son chemin, le sourire prédateur, le torse bombé et la sueur coulant au creux de son cou. Et enfin, finalement, alors que l’odeur du sang parvint à ses narines, ils apparurent. Des escaliers envahis par les racines, taillés dans une pierre pâle et glissante.

Il n’y avait plus de question, plus de rationalité dans ses pensées. Pour la première fois dans une situation aussi critique, Kintaro fonctionnait intégralement à l’instinct. C’est à bout de souffle qu’il s’élança dans les escaliers, s’aidant même de sa main pour se rattraper, filer plus vite, étrangement pas pour fuir les fauves écaillés qui aboyaient derrière lui mais bien pour satisfaire son envie viscérale. Que se cachait-il là-haut, qu’est-ce qui lui chantait des louanges aussi parfaites, pourquoi lui avait-on bâti un palais dissimulé et bien gardé ?

Grognement hargneux, dernier sprint vers le sommet, vers l’ouverture sombre dans la falaise. Ses yeux vifs se firent à l’obscurité et c’est là qu’il l’aperçut. Dans cette grotte brute trônait une pierre sombre éclairée par une ouverture stratégiquement placée. Et sur ce piédestal à sa hauteur trônait la plus belle chose qu’il n’avait jamais vue. Fantastique dans sa réalisation parfaite, oui, mais surtout dans son symbole éclatant. Et cet objet délicat, il le récupéra avec tendresse et avidité, douceur et égoïsme.

Et dans la lumière matinale, Kintaro leva le bras pour apprécier la rondeur de son bien le plus précieux. Absolument trempé par sa course effrénée, ses cheveux retombant sur son front, son sourire trop exagéré pour être celui d’une personne saine.

Alors son annulaire s’étendit et le métal épousa parfaitement sa chair, se réchauffant à son contact malsain. Un frisson le parcourut et il émit un rire, soupirant avec allégresse.



Je l’ai fait Benji, ton anneau est mien.



Sarika [Terrae]
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Sarika [Terrae]
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Invité
Dim 7 Juil - 19:28
Présentation du perso/forum:
Bonjour tout le monde. Pour la petite intro rapide, Sari fait partie de l’institut Terrae et elle est Sensitive. Elle peut donc lire et influer sur les émotions des personnes autour d’elle et contrôler l’électricité. Elle travaille à mi-temps comme livreuse/postière.
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée 1562511034-513ic6y1

Sari a l'impression d'être passée dans une machine à laver. Mal partout, nauséeuse et pas trop sûre d'où elle est. Le temps qu'elle reprenne ses esprits et elle laisse échapper un éternuement sonore. Pollen, ou brin d'herbe ? Un truc qui lui chatouille le nez en tout cas. Ça doit être la vague odeur de brûlé pas loin. La réalisation la fait se redresser brusquement, bien plus alerte. Herbe brûlée, carburant. Elle ne connaît absolument pas l'endroit où elle se trouve. Et il y a UNE PUTAIN DE FUSÉE SPATIALE. ET DES VÉGÉTAUX ALIEN. C'est bon là, elle panique. Comment elle s'est retrouvée là ? Est-ce qu'elle rêve ? Est-ce que c'est un télépathe qui lui fait une prank cheloue ?

— C'est bon, c'était très drôle, faut que je me réveille maintenant.

Comment on fait pour savoir si on rêve déjà ? Ha oui. Les doigts. Faut compter ses doigts. Elle les compte. Dix. Merde. Est-ce qu'elle est vraiment sur une foutue planète alien ? Parce que bon ok, elle respire et la probabilité de trouver une autre planète que la Terre respirable pour les humains est assez faible. Mais genre, y a de la vie ici. Des végétaux avec des formes et des couleurs zarbi. Damn, elle espère fort qu'elle va pas se retrouver en face d'un lion alien ou un truc dans le genre. Elle a vu Star Wars, elle sait à quoi ça ressemble un Gundark et elle a pas envie d'un croiser un.

Premier objectif, vérifier si elle peut convertir sa fusée en un abri acceptable. Elle a pas fait les scout, mais si la fusée est habitable, ça règlera pas mal de problèmes. Genre, pas de bêtes sauvages qui risquent de l'égorger dans son sommeil. Le must serait d'avoir de quoi bouffer. Elle a pas très envie de s'empoisonner avec des plantes qu'elle connait pas. Bon après, ok, c'est super beau ici. Mais si elle a bien un souvenir de documentaires animaliers, c'est que quand tu te retrouves dans un endroit vaguement junglesque, il faut se méfier des trucs avec des belles couleurs bien voyantes. C'est souvent toxique.

Premier objectif, donc : fouiller la fusée. Bonne surprise, elle a l'air habitable. Il y a un coin lit, un coin cuisine et un coin douche. C'est ridiculement petit et pragmatique, pire qu'une chambre d'étudiant, mais ça suffira pour le moment. Ça la rassure un peu et elle se détend. Bon, nouvel objectif, trouver de l'eau potable à proximité. Même si la fusée a l'air d'avoir une certaine réserve, c'est pas sûr que ce sera éternel.

Elle a l'air d'avoir encore de vagues étincelles au bout des doigts, ça devrait aider à repousser une éventuelle attaque de bestioles. De toute façon, si elle a pas le temps de répliquer, c'est qu'elle sera trop morte pour s'en inquiéter. Quand même, se retrouver coincée sur une planète alien est pas vraiment ce qu'elle avait prévu pour sa semaine de vacances. Si elle rentre, elle aura de quoi faire blanchir Misao. D'envie ou d'horreur, ça reste à voir.

La végétation est magnifique. Majoritairement très colorée et surtout pas verte. La couleur de base des plantes ici tire plus sur le bleu. Surement parce que la photosynthèse est différente. Ou bien parce que la chlorophylle est pas verte. Ou parce que l'étoile principale du système a pas le même spectre que le soleil et que ça fausse sa vision des couleurs. Elle a l'impression de se retrouver dans Avatar. Heureusement, pas de jaguar géant à six pattes en vue pour le moment. Elle s'est fait un sac avec des barres de céréale et une bouteille d'eau avant d'enfiler une casquette pour se protéger du soleil et elle s'éloigne de la fusée. Pas prudemment du tout, parce que c'est Sari et que si elle était du genre prudente, ça se saurait.

Elle se retient de s'arrêter devant chaque plante qu'elle croise. Elle aimerait bien avoir un minimum de skill en dessin pour pouvoir faire un carnet. C'est dommage, elle ne sait pas vraiment dessiner mieux que des bonhommes patates et de toute façon elle a pas vu de papier ou de crayons dans la fusée. Elle a même pas son téléphone pour prendre des photos. Il faudra se contenter de se remplir les yeux. Une fleur attire son attention. Elle n'a pas de tige droite comme celles qu'elle connait, ou de pétales. Ça ressemble un peu à une construction d'insecte presque. Mais ça a quand même l'air d'une plante. Avec une carapace chitineuse d'insecte translucide bleue. Elle voit, un peu au travers, la sève qui se déplace. Bizarrement c'est très élégant comme plante, tout en finesse malgré l'épaisseur de la carapace protectrice, un peu comme une sculpture.

Un bruissement derrière elle la détourne de sa contemplation. Elle se tourne lentement. Deux grands yeux dorés la fixent, à même pas deux mètres. La bestiole a l'air aussi surprise qu'elle. Pas de poils. Des plumes intercalées entre des écailles. Ça ressemble un peu à l'image qu'elle se fait d'un état intermédiaire entre un dinosaure et un oiseau. En plus petit. Avec huit pattes et des mandibules préhensiles sous le menton. Pas de bec non plus. Un museau avec des petites dents acérées qui se découvrent quand elle tente d'avancer sa main. Ok, mauvais plan.

— Doucement, elle essaye d'une voix calme. Je veux pas te faire de mal.

Elle n'a aucune idée de ce qu'elle fait. Si ça se trouve, la bestiole chasse en meute et elle va se faire bouffer. Ou alors c'est un bébé et Sari va finir comme repas pour sa mère. Joie. Elle s'assoit très lentement en tailleur pour ne pas l'effrayer. Elle se rend compte qu'elle a aucune idée de comment l'appeler. Ou même si elle la comprend. La bestiole reste figée dans une posture agressive devant une créature qu'elle ne connait pas. Un peu comme elle. Elle essaye de ne pas faire de geste brusque et avance à nouveau sa main. Le… Bon, elle va appeler ça un dino en attendant d'avoir une meilleure idée. Donc, le dino se hérisse de plus belle et elle se fige, attend de voir ce qu'il va faire.

Finalement il se calme un peu, ou elle, ou si ça se trouve c'est une espèce hermaphrodite qui se reproduit par autofécondation, qu'est-ce qu'elle en sait ? Iel a l’air toujours effrayé mais ses plumes semblent perdent un peu de leur volume. Sari hésite avant de tenter de lui envoyer une vague d’apaisement. Elle a encore un peu du mal avec son pouvoir sensitif mais il parait que ça marche aussi avec les animaux.

L'animal incline la tête, bien plus calme, et s'avance prudemment vers elle, semble renifler l'air autour. Iel n'a plus l'air de la considérer comme une menace. Bonne nouvelle. Sauf que non en fait, elle a pas signé pour un câl- Ha si ? Bon. Elle a dû forcer un peu la dose de son pouvoir. Elle voulait juste le/la calmer, pas qu’iel lui saute dessus.

La bestiole s'avance et pose ses pattes avant sur sa jambe, plus curieux qu’autre chose maintenant. Iel a la taille d'un chien. Mais plus le style labrador ou berger allemand que caniche. Elle a pas vraiment envie de risquer de se faire transpercer par les griffes par contre. Si ça se trouve, elles sont empoisonnées pour ce qu'elle en sait. Par contre le ronronnement c'était pas p- Mais mais non mais pourquoi iel s'installe sur ses jambes, elle est pas un panier et- Bon. Ok. Coincée dans une jungle alien avec une bestiole cheloue qui fait la sieste sur ses cuisses.

C'est définitivement pas comme ça qu'elle comptait passer sa semaine de repos.
Sarika [Terrae]
Heinrich Nagashika
Heinrich Nagashika
Anonymous
Heinrich Nagashika
Heinrich Nagashika
Invité
#15 —Un extraterrestre
Heinrich Nagashika
Dim 7 Juil - 19:45
Infos:

Heinrich Nagashika, adolescent de 18 ans, habite avec ses parents à Matsue, une ville japonaise aux magnifiques paysages et riche d'histoire.
Il a été instruit par plusieurs précepteurs, à domicile, par désir paternel avant d'intégrer le Pensionnat.
Aux fils des années, la relation entre le père et le fils s'est dégradée et à ce jour, elle est prête à se rompre simplement parce qu'Heinrich ne correspond pas à l'image du fils que Fuyoko s'était imaginé.
Sina, mère et épouse de ces deux êtres, se retrouve tiraillée entre eux.

    Assis devant mon carnet depuis une belle heure, je triturais mon crayon de papier, en plein milieu du jardin. Je vérifiais bien autour qu'aucun insecte ne s'invitait à mes réflexions intenses, de temps à autre, en revenant toujours sur mes feuillets vierges.

    Depuis quelques jours, je souhaitais transposer l'idée du microcosme que le dessin et la peinture représentaient pour moi, sur une toile. J'avais imaginé de partir sur un paysage quelque peu alambiqué quitte à créer des plantes et des animaux par moi-même.

    Toutefois, ma sensibilité à fleurs de peau ne paraissait pas tout à fait convaincue par cette approche. Ce faisant, la sensation qu'il me manquait quelque chose pour réussir à concrétiser cette nouvelle chimère ne me quittait pas ! D'un caractère volontaire quand quelque chose me tenait à cœur, je ne lâchais pas et continuais l'exercice des croquis même si je ne faisais qu'annoter quelques petites instructions pour la construction du tableau au lieu de démarrer vraiment les premiers jets du paysage en lui-même.

    En réfléchissant, j'entrevoyais qu'il était incomplet parce que je n'avais pas fait de glissement entre la réalité et cet univers parallèle. Le souci est de trouver le meilleur intermédiaire possible pour aider les spectateurs lors de l'exposition organisée par le Pensionnat, à y voyager… ? Je fronçais les sourcils et dans un geste réflexe, je me frottais la nuque oubliant mon crayon dans l'herbe.

    "Pouuuuuff…" Soupirai-je ! "Je ne vais faire le premier truc venu quand même". Fis-je en énonçant des mots au hasard, en rapport avec ce que j'avais sous les yeux : parasol, chipolata, ardoise…

    J'humais l'odeur de l'orchidée la plus proche et m'allongeais dans l'herbe, soupirant de frustration de ne pas parvenir à ce que je voulais. Je tournais la tête vers les fleurs et contemplait leur couleur. J'en profitais pour surveiller la biodiversité aussi, par simple prudence, n'appréciant guère qu'elle quitte le jardin floral pour venir dans mon espace personnel.
    J'attrapais un peu de terre dans les mains et l'observa filer entre mes doigts.

    Je me relevais d'un coup et me notais immédiatement que la planète serait d'un gris métallique, proche de la teinte du magnésium. Je ressentis le fameux fourmillement au bout de mes doigts et avec fébrilité, je me mis à contre-jour et débutais mon essai de cosmos.

    La lumière émanant des rayons du soleil m'aidait quelque peu à capter les possibilités d'ombres avec lesquelles j'allais jouer. Je désirais démontrer mes progrès techniques autant qu'exprimer toute la passion de la peinture dans ce tableau ainsi, dès l'effleurement de la mine sur la feuille, je fus à la recherche de la qualité.

    Au fil des traits tracés, je perdis la notion du temps et de l'espace.
    Je m'investis dans cette future toile à en laisser mon empreinte autant physique qu'émotionnelle. J'en vins à me visualiser grimper dans une fusée, être un passager dans la Voie Lactée et atterrir avec difficulté sur une planète inconnue.
    Dans ma rêverie, j'étais l'extraterrestre recherchant une nouvelle quête, une nouvelle raison de vivre afin de devenir enfin ce que je souhaitais après avoir traversé l'enfer de la perte et du rejet.

    Toujours plus haut, toujours plus loin, j'avançais au travers de ce désert de sable argenté. Une grande flamme s'éleva, voyante à des kilomètres aux alentours. Je m'y dirigeais et y rencontrais des êtres bienveillants qui me virent enfin tel que j'étais…

    Je sursautais d'un coup, en sentant une douce main sur mon épaule. Je me secouais légèrement la tête et relevais mes iris bleues vers Okāsan tout en décrispant mes doigts à force d'avoir crayonné. Elle me sourit et me demanda de commencer à ranger ; nous n'allions pas tarder à dîner. Puis, elle remarqua mes esquisses dont la dernière représentait sans doute le tableau : une fusée écrasée sur un vestige de planète désolée. Okāsan émit avec un léger rire de contentement :

    "Et bien… Je comprends mieux pourquoi tu as dessiné toute la journée. Cette toile sera magnifique, Rick."

Heinrich Nagashika
Alyaa [NRP]
Alyaa [NRP]
Anonymous
Alyaa [NRP]
Alyaa [NRP]
Invité
Dim 7 Juil - 20:17
Le petit résumé qui va bien :
Nom : Siv Corssian
Activité : mercenaire
Nano.Monde : Alpha Perdu.

Alors oui, c’est de la SF. MAIS.

Déjà, Alpha, c’est quoi ?
Alpha, c’est la planète légendaire, la planète salvatrice ! La planète que personne n’a jamais vu à part un pauvre fou qui en a perdu les coordonnées. Tout le monde la cherche parce que franchement, il fait pas bon vivre dans la galaxie d’Oxtros. Pollution, surpopulation, criminalité… Y a l’embarras du choix (sauf la case « petit coin paisible à la campagne » que tu voudrais bien cocher sur ton formulaire de recherche maison ou appartement).
Alpha, c’est l’Eden, le Paradis, ta retraite les tentacules en éventail avec ta xzblorg colada et son petit parasol en papier.
La Confédération du Commerce (dite CC, le pouvoir en place), la Rébellion (pas besoin de traduction) et les milliards de manants aux dents longues avides de richesses… C’est une course pour le jackpot, mon vieux.
Enfin si tu y crois.

Siv, dans tout ça ? C’est une mercenaire vénale qui ne pense qu’à s’enrichir. Alpha, elle la cherche pas. Mais si elle la trouve, elle vendra ses coordonnées au plus offrant (à plusieurs, même, mais chut, c’est pas beau de spoiler).

Sak, c’est son hurson de compagnie ingénieur à tout faire. On ne le verra pas beaucoup dans ce texte, on l’entendra seulement (et encore).

Lexique :
Oxtros : la galaxie dans laquelle se déroule l’histoire.
Celur : planète-ville à la pointe de la technologie où il fait presque toujours nuit en raison du nuage de pollution qui l’englobe.
Buu : planète presque entièrement recouverte d’eau dont les villes-bulles sont évidemment sous-marines.
Hurson : petits êtres volants capables d’éprouver une seule émotion à la fois.
Xzblorg : on sait pas ce que c’est, mais son nom est devenu un gimmick. C’est très courant de le retrouver mentionné dans un RP.
La madame (lui dites pas que j'ai dit ça) :
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Siv10

Oooo-kaaay.

C’est le plus gros foutage de gueule du millénaire. Elle voudrait se convaincre qu’elle est dans une simulation virtuelle, ce serait la meilleure explication, la plus rationnelle. Mais si c’était une simulation, elle pourrait en sortir, or là, impossible. Elle est vraiment sur une planète inconnue. La pire mission qu’on lui ait confiée jusqu’à maintenant.
— C’est l’pire truc, s’rieux ! Sak, t’me r’çois ?
Silence radio. Elle lève machinalement les yeux au ciel, comme si elle pouvait voir le Phœnix. Pourtant même de nuit, elle ne verrait pas ses feux, le vaisseau est trop petit.
— Sak, t’fous quoi ?
Une bombe à magnésium explose au-dessus de sa tête, libérant ses poudres lumineuses rouge et jaune. Sur le fond vert du ciel, c’est du plus bel effet. Mais Siv est totalement blasée et ça ne fait qu’accentuer son mal de crâne. Les musiques des stands et attractions n’arrangent rien.
— P’tain d’merde d’xzblorg pourri d’mes deux !
Les gens se retournent sur son passage. Un type dont la tête cornue est surmontée d’un calot ridiculement extravagant, l’aborde avec un sourire bien trop grand pour être honnête.
— Madame, puis-je v-
— Qui t’traite de m’dame, toi ?!
— Veuillez m’excusez, demoise-
— Ch’pas une d’moiselle ! Et c’quoi c’te calotte, là ? L’est pas u’ peu voyante ?
— Hem…
Déstabilisé, le sourire du type se craquelle. Il tente une approche plus directe.
— Une chipolata, ça vous dit ? 10 crédits la chipo, elles sont délicieuses !
Le mépris de Siv est si grand que le gars baisse les bras et se détourne pour s’attaquer à un autre visiteur, un énorme sourire de nouveau plaqué sur son visage violacé. Elle lâche un autre juron et poursuit sa promenade dans les allées. Ici et là, de grands panneaux avec la tête du Chancelier et ses pouces en l’air. Elle a envie de cracher dessus, mais le système autonettoyant laverait l’affront dans la seconde. C’est même pas drôle.
Elle avise un KFC et se dit qu’un Kwouark Frit Celurien ne lui ferait pas de mal. Elle s’allège de quelques crédits et ressort avec un pot débordant d’une viande de qualité discutable. Mais mangeable. Et tandis qu’elle baffre assise sur un banc gravitationnel, elle ressort l’holo de sa mission. L’affiche pop au-dessus de son bracelet et s’anime aussitôt. Les images montrent sur des montagnes russes, des trains aliens, des stands de tir laser...

« Venez visiter le Parc Alpha ! Le plus grand de la galaxie ! Rêveries et frissons se côtoient pour votre plus grand kiff ! Vous n’en reviendrez pas ! »

La grosse voix exaltée s’achève sur un feu d’artifice outrageusement coloré. Le genre de truc qui doit coûter vingt fois le prix d’un croiseur.
Pour une raison inconnue, le commanditaire qui l’envoie ne souhaitait pas découvrir l’envers du décor par lui-même. La rémunération à elle-seule a empêché Siv de poser la moindre question. Pour un nombre à cinq zéro, elle est d’office volontaire. Puis elle a embarqué dans la fusée archaïque à carreaux rouge et blanc, après avoir activé son traceur pour que Sak la rejoigne au point d’arrivée. Mais toujours pas de Sak. D’ailleurs, avec cette histoire de fusée qui ne repart pas, elle commence à se demander si le « Vous n’en reviendrez pas ! » ne serait pas à prendre au sens littéral. Et tout est si cher ici que rester trop longtemps équivaut à la ruine.
— Oh mon Orchidée ! s’écrit quelqu’un sur le banc d’à côté.
— Quoi ?! répond sa compagne.
Les deux hursons sont penchés sur un prospectus holo. L’attraction présentée, « Balade Alambiquée », propose une excursion en module dans un labyrinthe aquatique. Ça démarre sur un lac agrémenté de petites falaises miniatures décorées d’une végétation luxuriante et d’une faune hétéroclite, puis le module plonge dans les profondeurs où des murs d’algues et des bancs de poissons forcent les visiteurs à slalomer pour trouver la sortie. On dirait Buu.
— L’un des joueurs est sous l’eau depuis 8 jours !
— C’est ouf ! Viens, on y va !
— Grave !
Siv avale son dernier kwouark frit et jette négligemment son pot vide. Le glissement caractéristique de la petite machine cachée dans son socle se met en route vers la décharge la plus proche. Décidément, ils ne lésinent pas sur les moyens, dans ce parc. Quoiqu’avec la thune qu’ils doivent se faire, c’est pas surprenant. Elle ne serait pas étonnée de découvrir que le labyrinthe aquatique est facturé à l’heure. Jamais de la vie elle mettrait les pieds dans un truc où on peut rester coincé plusieurs jours. Les gens sont débiles. Ou riches. Mais débiles quand même. Bref. Retour à la case départ. Le ventre plein, elle retente de contacter le Phœnix.
— Saaaaak, t’où b’rdel ?
Son bracelet crachote. Et on sait tous que c’est jamais bon signe, un communicateur qui crachote.
— Si- … -oit … blo- … -ission …
— Sak, c’quoi c’char’bia ? Règle la fr’quence, p’tain !
— J’es- … -oucl- … -ences … -adio … -erch- …
À ce stade de la journée, je plains vos oreilles si vous êtes dans l’allée « Nostromo » parce que les hurlements de Siv couvrent presque la musique du stand de pêche aux kwouarks, qui braille pourtant à un niveau de décibels indécent.
Cette planète est un piège. Cette pub est un piège. Il semblerait que la CC ait encore trouvé autre un moyen de s’enrichir. Une fois que le chaland est ferré, il est foutu. Il dépense ses crédits jusqu’à la ruine. Après huit jours dans l’eau, trois dans une cantina hantée, après avoir goûté toutes les chipolatas du parc, bu toutes les sortes de granités, tu peux dire adieu. Bye-bye le monde, ces derniers jours dans Oxtros ont été les meilleurs !  Si ça se trouve, seuls les mourant reçoivent cette pub, c’est pour ça que Siv n’en a jamais entendu parler. Sur Alpha, en plus ! La légende est la pire connerie que la CC ait réussi à faire avaler à ses concitoyens.
— Faut qu’j’sorte d’là. Sak, p’tain !
— … pas me po-… -clier inters- … -rouver un moy- …
— Un boucl’er interst’llaire ? C’ça ? T’peux pas t’poser ? Merde, j’des infos dingo ! Sors-moi d’là, on ’st riches !
Soudain, un puits de lumière lui tombe dessus et pendant quelques secondes, elle ne voit plus que du blanc. Un rayon téléporteur ! Elle se retrouve dans un grand salon richement décoré dont la baie vitrée donne sur Alpha. Le parc d’attraction géant. On voit les feux d’artifices et les éclairages criards du côté nuit. Même à cette distance, on voit bien qu’il ne s’agit pas de villes ordinaires.
— Excellent travail, mademoiselle Corssian.
La voix est sortie de nulle part. Qui que ce soit, il tient à son anonymat.
— Ch’pas une d’moiselle, p’tain. Z’êtes qui, vous ?
— Ép-Six.
— Oooooh…, fait-elle en reconnaissant le pseudo utilisé par son commanditaire. Timing p’rfait, dites.
— Vous pourrez remercier votre camarade : je l’ai suivi jusqu’ici.
Elle note mentalement d’engueuler Sak pour ça. Même si ça lui sauve la vie. Maintenant, le type a les coordonnées d’Alpha Retrouvée. Elle va devoir être rapide si elle veut se faire du fric avec, elle aussi. D’ailleurs, il aurait aussi bien pu la laisser sur place… Elle voudrait le regarder de travers, mais elle ne sait pas où poser son regard. La caméra est invisible. Pourtant, il y en a une, c’est sûr.
— Votre dû est sur la table basse. Avec un bonus pour m’avoir conduit jusqu’ici. Je vous laisse vérifier.
Siv saisi la puce et s’empresse de la plaquer sur son bracelet.
— B’rdel d’xzborg ! ne peut-elle s’empêcher de lâcher.
Un rire amusé lui répond.
— Au plaisir de faire affaire avec vous, Corssian.
Elle n’a pas le temps de répondre, le téléporteur la catapulte sur le Phœnix. Elle fonce sur le pont pour relever autant d’informations que possible sur le vaisseau d’Ép-Six, mais il a déjà disparu. Enflure. Une enflure qui paye bien, ceci dit. (Qui paye tout court, même !) Sa rémunération a désormais six zéros.
— Chuis riiiiiiiche ! braille-t-elle dans l’intercom.
Et sans écouter la réponse de Sak, elle s’installe au poste de pilotage.
— Dir’ction l’gloooooooooooire !
Alyaa [NRP]
Celeste[HAS]
Celeste[HAS]
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Celeste[HAS]
Celeste[HAS]
Invité
Dim 7 Juil - 21:28
Contexte:
Céleste est un brigand habitant une ville d'Hastérion du nom d'Aros. Le dirigeant de la cité, appelé Gardien est choisi par la Dragonne, une Méga-Pharamp à la mort de son prédécesseur. Personne ne sait sur quels critères se base la Dragonne, si bien que le Gardien peut être aussi bien homme que femme, jeune ou âgé, originaire de la ville d'Aros ou d'une autre. Une fois choisi, le Gardien n'a pas le droit de quitter le phare d'Aros depuis lequel il dirige.
La Gardienne actuelle, Meg est une enfant qui a été arrachée à sa famille pour endosser ce rôle. Elle n'en veut pas spécialement, se cache généralement dans sa chambre et a beaucoup de mal à s'adapter au nouvel environnement. Céleste s'est lié d'amitié avec elle en escaladant par hasard le phare pour voir si les rumeurs clamant qu'Aros était désormais dirigée par une enfant étaient vraies.
Apprendre que c'était vrai l'a beaucoup surpris: quelle idée d'enfermer une enfant. Depuis qu'il est ami avec Meg, Céleste a pour projet de la faire quitter la tour et voir un peu le monde, plutôt que de rester séquestrée.
Céleste:
Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Q018

tu ne t’attendais pas à ça
Jirachi ne fait pas les choses à moitié

Lorsque tu as supplié le Pokémon fabuleux de vous envoyer, Meg et toi, quelque-part où vous serez hors de portée de la Dragonne, tu ne t’attendais pas à changer de planète. De continent, tout au plus. Le concept même de planète est encore difficile à saisir, pour toi.

pourtant, tu te souviens clairement des évènements
de la fuite effrénée qui t’a menée à cette grotte

de la légende
de ton souhait
de tes doutes

Tu te souviens d’une peur cruelle plantant ses griffes dans ton coeur alors que tu fuyais la ville d’Aros. Ta tête y est mise à prix, mieux valait ne pas s’éterniser. Tu te souviens de l’appréhension, au moment de chanter pour réveiller Jirachi. (et si ce n’était qu’une fable idiote ?) Tu te souviens de la lueur dorée qui a empli l’espace exigu lorsque la créature a émergé de son sommeil.

ta voix a un peu tremblé
(de soulagement, surtout)

mais tu as tenu bon
(pour elle, surtout)

A peine terminais-tu ta phrase que l’être de légende acquiesçait, un sourire bienveillant sur le visage. Tu serais exaucé. Alors, dans un glissement de terrain, un pan de la grotte a disparu. La lumière du jour est venue frapper vos yeux habitués aux ténèbres, t’obligeant à les fermer. Pourtant, tu as avancé. Il n’y avait pas de temps à perdre.

Lorsqu’un dragon vert à la gueule entourée de flammes est descendu du ciel, tu as cru que être trahi. L’aura qui émanait de lui rappelait celle de la Dragonne d’Aros. Une puissance hors du commun. Ancienne. Presque omnipotente. Elle t’a fait reculer, mais Jirachi t’a indiqué de grimper sur son dos.

il vous mènerait en sécurité
et vous protégerait lors du voyage

Puis vous avez quitté ce monde, volant plus haut que tu ne l’aurais jamais cru possible. Avec une brusquerie volontaire, le dragon a quitté l’atmosphère. Ton coeur battait la chamade. Dans ton dos, tu sentais celui de Meg faire de même, comme celui d’un oiseau affolé.

Il te semble qu’elle ne s’est pas détachée de toi du voyage, malgré la bulle de protection que la bête avait généré autour de vous. Pas de dernier regard pour la planète qui vous a vus naître. Pas de grands yeux ébahis devant la myriade d’étoiles que vous avez dépassées. Ni les toutes jeunes qui auraient le temps de vous voir mourir, ni les plus vieilles, celles dont le coeur transforme l’hélium en magnésium.

elle n’a fait que s’accrocher à toi
d'ailleurs, elle ne t'a pas encore lâché

«  Céleste, on est où ? » demande timidement Meg, t’arrachant à ta rêverie

La Gardienne se fait toute petite, observant les alentours en se cachant dans un pan de ton large manteau blanc. Elle est curieuse, mais elle a peur. Elle se sent exposée. Après tant d'années enfermée dans une tour, tu comprends aisément que les grands espaces l'effrayent. Dans son esprit, il est encore difficile d’accepter qu’elle a le droit de sortir. Et si la Dragonne vous trouvait ? Dans ce paysage chatoyant, vos pâles silhouettes sont très voyantes.

tu caresses ses cheveux
elle n’a rien à craindre

« Je ne sais pas, je crois que c’est à toi de décider. » réponds-tu, malicieux

L’enfant ouvre de grands yeux. 'Vraiment ?’ demandent-ils. Malgré son poste à responsabilités, elle est bien trop jeune pour qu’on l’aie laissée prendre des décisions importantes. Et pour cause: les politiques alambiquées d’Aros confondent même les plus avertis.  

«  Hmmm faudra un joli nom alors.. » marmonne-t-elle, pensive

elle prend la tâche très au sérieux
choisir un nom, ce n’est pas rien !

(Meg est toujours très appliquée)
(une qualité souvent utile)

Tu souris patiemment tandis qu'elle prend son courage à deux mains et commence à se détacher de toi. Ses yeux bleus parcourent les environs. A la recherche de l’inspiration, sans doute. Avec cette végétation nouvelle et colorée, cette eau couleur de lagon et ce ciel délicatement rosé, tu doutes qu’elle en manque. Cette planète ravirait les poètes.

Meg ne tarde pas à t’appeler
elle veut te montrer quelque-chose

Ne perdant pas de temps, tu lui emboites le pas. C’est devant une fleur que ton amie s’est immobilisée. A ton approche, elle lève les yeux vers toi, décrétant que vous l’avez vue dans un livre. Quand, lassés des livres de contes, vous vous êtes attaqués aux ouvrages de biologie.

« On dirait une orchidée.. » commentes-tu, conscient que ce n’en est pourtant pas une

«  Orchidée !, s’exclame Meg,  Voilà où on est ! » décide-t-elle avec enthousiasme

Elle semble si fière de son idée que tu n’oses pas la contredire. Tu hoches la tête, souriant: après tout, c’était à elle de choisir. Tandis que la petite fille court vers une autre partie de l’oasis de verdure, tu y promènes un regard attentif. En espérant qu’Orchidée soit aussi tranquille qu’elle en a l’air.

les jours passent
puis les mois

(peut-être les années)
(tu perds le compte)

Meg grandit à vue d’oeil. Si l’adaptation n’a pas toujours été aisée, vous avez fini par vous installer plutôt confortablement, sur Orchidée. La planète porte bien son nom, en définitive: vous avez eu beau marcher, vous n’avez croisé que des plantes. Aucun Pokémon, aucun être humain ou espèce ressemblante. De petits insectes tout au plus.

ce n’est pas plus mal
ça réduit les dangers

Ne pas courir le risque de finir en chipolatas après avoir malencontreusement réveillé un Ursasing est un soulagement. Tu t’inquiètes bien assez de Meg ainsi. Mais à la voir revenir vers toi en courant, plus fière et plus assurée qu’elle ne l’aurait jamais été à Aros, tu te dis que ça en valait la peine. Partir n’était pas une erreur.

Absorbé dans tes pensées, tu ne comprends presque pas ses mots. Les sons te parviennent sans que tu aies le temps d’en faire sens. Elle répète, enthousiaste mais un peu urgente.

« Cel, il y a des gens ! » insiste ton amie

Le brouillard se dissipe aussitôt. Vraiment ? Pour que vous ayez mis si longtemps à trouver d’autres personnes, Orchidée doit être immense.. Tu rassembles tes longs cheveux en une queue de cheval pour avoir l’air présentable, enthousiaste quoi qu’un peu inquiet. Tes yeux clairs scrutent les environs, s’arrêtant sur trois silhouettes humanoïdes.

Meg rayonne
tu es plus réservé

l'aventure continue
pourvu que tout se passe bien
Celeste[HAS]
Alec Hamilton [DT]
Alec Hamilton [DT]
Anonymous
Alec Hamilton [DT]
Alec Hamilton [DT]
Invité
Dim 7 Juil - 21:47
Après l'immense peur qui avait étreint le coeur du jeune démon, voilà que celui-ci se devait de supporter l'intense joie qui le transportait. Tant de sentiments alambiqués qui se contrebalançaient.. Mais bordel, quel bonheur que de se sentir vivant !!

Juste avant que ce chaotique atterrissage ne se fasse, Alec s'était porté volontaire afin de réaliser une expédition de la plus haute importance pour Dragon, le st patron des troupes démoniaques. Ce dernier, désirant satisfaire sa soif de conquêtes, avait choisi d'envoyer des siens en repérage, des fois que son estropiée de voyante n'ait vu juste. Celle ci lui murmurait depuis des mois que la Terre ne possédait nul intérêt comparée à la richesse des peuplades qu'abritaient les galaxies lointaines. Tant de ressources rares sur lesquelles il pourrait empiéter, tant de communauté à piller, asservir, détruire. Ce doux songe avait plongé le souverain dans rêverie annuelle sans pareille. Et ce fut à la fin de cette  période de réflexion que les investigations furent lancées, afin de trouver les pilotes à envoyer. Tout naturellement, notre suédois ne fut pas l'une des perles rares mandatées pour contrôler les fusées d'acier. Toutefois, de par ses capacités de traqueur, il avait pu embarquer avec l'équipe des Jupiter 7, à destination d'une petite planète en bord d'orbite : Zigonix.

Pour ne pas faillir à sa mission, il avait pris avec lui sa plus fidèle arme, son Beagle de compétition. Attila était en effet bien évidemment de la partie et lors de leur accostage, le démon avait d'ailleurs été bien surpris de ne pas l'entendre hurler. L'angoisse avait sûrement elle aussi enserré ce petit corps douillet.

Impatient, les muscles tremblants à l'idée de pouvoir s'élancer, il n'attendait qu'une chose désormais: que les lourdes portes s'effacent devant lui, lui permettant de se laisser caresser à nouveau par la douceur de la lumière bienfaitrice du dehors. Après 2 mois à avoir supporté celle artificielle, un bon bain de vitamine D ne serait pas pour lui déplaire.

Un sinistre grincement suivi d'un inteeeeerrminable mouvement se firent enfin percevoir. Le rai de soleil pénétra les interstices nouvellement formées alors qu'Alec inspirait son 02 artificiel de qualité. S'il avait au début rechigné à l'idée de porter ce scaphandre toute la journée, il était désormais bien content de pouvoir s'y reposer, maintenant que l'inconnu se trouvait à ses pieds. Ces derniers se mobilisèrent pour entrer en contact avec la surface aliénée. Effrayé à l'idée que son maître ne puisse l'abandonner, et toujours peu habitué a sa combinaison serrée, Attila bondit dans un glapissement. Déterminé qu'il était à rejoindre son alpha, il ne vit pas les marches qui se matérialisaient et finit par attertir au sol dans un glissement maladroit. Les 4 fers en l'air, les oreilles retournées et plaquée contre la mousse qui tapissait la zone d'atterissage, il adressa un sourire penaud à Alec qui se moquait allégrement de son manque de prestance.

"Oh mon vieux ! Mais regarde toi! Ta combi te donne un air de chipolata. Je n'aurai vraiment jamais du te laisser sortir comme ça !" [+100 points à la maison qui trouvera]

Les yeux rieurs, il se déporta aux côté de son compère pour vérifier que ses volumineux tissus n'avaient pas été endommagés. Une fois rassuré,  il sortit de sa poche un échantillon de Magnésium et trifouilla pour le faire sentir à son nifleur. Bien qu'il ait pour habitude de traquer la faune, Dragon avait été très clair à ce sujet: les ressources en premier, les caractéristiques des espèces après. Et puis.. ce serait l'occasion de tester les capacités olfactives de son compagnon de chasse junior. Enfin il serait fixé sur l'utilité de ce chiot, qui jusque là s'était uniquement révélé utile pour détruire son aménagement intérieur.

Curieux de cette étrange bille qui venait chatouiller le bout de son museau, Attila eut un mouvement de recul. Malheureusement, la bille ne put s'échapper puisqu'une bulle de verre l'encerclait. Elle vint au contraire se bloquer dans le joint du scaphandre de la bête, permettant aux  effluves de venir chatouiller la tâche olfactive du Beagle. Pourtant, rien n'en découla. Pas une once de réaction de la part du nifleur !  Le démon, perplexe de ne pas voir son chien s'élancer, s'accroupit à ses côtés avant de percuter, jurant à moitié:

"Oh mais quel abruti ! Comment pourrais-tu sentir quoi que ce soit d'extérieur là dessous ?"

Hésitant quelques instants à l'idée des conséquences que son plan nouvellement formé pourrait avoir, il finit par se lancer. Au moment de retirer le scaphandre d'Attila, il pria de tout son être la bonne Mère Nature de l'épargner.
Contre toute attente, le chiot ne gonfla pas comme un ballon après avoir inhalés les gazs externes. Il semblait même bien se porter ! Quoique un brin plus énergique et dynamique.. Haussant les épaules, heureux de ne pas avoir assassiné froidement son plus fidèle compagnon, le démon ne s'en formalisa pas plus que cela.

"Allez cherche le Magnésium mon vieux, cherche!"


Au début un brin peureux, Attila finit par prendre confiance et par courir de ci de là sans craindre le moindre mouvement dans les fourrées. Empli d'espoir, Alec prit sa suite, s'éloignant toujours plus de la fusée.

En chemin, ils rencontrèrent quantité de papillons aux ailes disproportionnées qui voletaient le long de longues lianes fleuries. Des écureuils verdâtres à le bedaine pendante peinaient à rallier les deux bouts, sautant lourdement de branches en branches, les yeux brillants de l'envie de se sustenter davantage. Insatiables aussi étaient les sortes d'insectes qui tentaient de les assaillir, bourdonnant d'un air assourdissant. Heureusement pour le suédois, son scaphandre le protégeait. Il n'en était pas de même pour le vaillant éclaireur qui devait pour gagner quelques cm de liberté mordre à tout vent l'air du côté de ses flancs.

Finalement, le chiot finir par s'arrêter, s'asseyant sur son arrière train, la queue frétillante. Alec leva les yeux pour tenter de voir le minerais, mais au comble du désespoir, il ne put rien percevoir si ce n'est une énorme forêt d'Orchidée qu'Attila regardait avec intérêt.

"Oh le blaireau... Attila... C'est pas du tout ça ! Bon dieu.. mais où ais je pu dénicher un bougre comme toi ?"

L'adrénaline due a l'excitation était redescendue aussi sec. Peut être aurait-il pu en offrir à Alice..? Mais à Dragon, ça.. assurément pas.

Alors qu'il se sentait vaincu d'avance (seulement une trentaine de minutes après leur atterrissage) se matérialisa Jennie, la scientifique de l'équipe. Pommettes saillantes,grand nez fons, yeux marrons glacés en forme d'amande.

"OOOOH mais c'est super ! Surtout aussi vite !. Allez, aide moi à aller gratter le Mn au niveau des racines, et que ça saute !"

Frustré de devoir obéir à une femme, mais contraint de devoir effectuer sa mission, Alec grogna dans sa barbe de Crusoé. Elle ne payerait rien pour attendre! Un coup de Mn derrière la halette et ce serait ses racines motrices qu'il exploiterait. Son chiot au flair implacable sur les talons, il partit d'un pas las vers la montagne à raser. Ils en auraient pour des années à tout prélever et de là, pas sûr que la fusée n'ait la force de redémarrer. S'il avait su.. il ne serait pas à ce point rationner ! Rien qu'à l'idée de tous les tacos qu'il avait mis de côté pour mener à bien cette mission, il en eut l'eau à la bouche. Belle équipe qu'ils étaient, ce fut pourtant Attila qui laissa s'exprimer ses glandes salivaires, laissant de longs filets de baves, tel le petit Poucet. En.. moins glamour.

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Concernant Damned Town :
Paradis, Enfers, Terre, tout est réalité. Damned Town est une ville immense, perdue quelque part on ne sait où. Les humains qui commettent un péché s’y réveillent, comme après un long sommeil, aux pieds des marches de la Mairie, recouverts d’une petite couverture. Les déchus, exclus de leurs terres d’origines, y sont envoyés pour s’y racheter.

De par la présence de la reine des anges, Edwige, et d’un roi démon, Dragon, les anges et les démons cohabitent avec tout ce petit monde dans la ville, se livrant une guerre ouverte, sans violence , car interdite, mais sans merci.

(Plus d’info : http://damnedtown.forumactif.org/f1-reglement-et-contexte)

Concernant Alec :

Fan de Tacos, il possède un petit chiot parfaitement éduqué et au flair implacable (:
Alec Hamilton [DT]
Andrew Mesnil [MP]
Andrew Mesnil [MP]
Anonymous
Andrew Mesnil [MP]
Andrew Mesnil [MP]
Invité
Dim 7 Juil - 21:58
Information sur le bonhomme:

Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Mesnil10
Personnage utilisé pour l'avatar d'Andrew : Seto Kousuke de Kagerou Project

Andrew, c'est un jeune homme de 19 ans qui est originaire de la région de Hoenn. Il est dresseur dans cette même contrée. Encore étudiant au sein de l'université, c'est un sportif de haut niveau en Pokéathlon (épreuves sportives avec des pokémons) qui doit faire équipe avec une étudiante (Lottie) d'une université de la région d'Alola pour la réalisation d'un projet scientifique comptant pour la validation de leurs études respectives. C'est un jeune homme bienveillant, parfois un peu naïf qui a régulièrement tendance à se faire avoir par les autres en raison de sa gentillesse. Un peu malgré lui, il se retrouve embarqué dans un environnement scientifique avec lequel il n'a pas grand-chose à voir étant donné que dans le duo qu'il forme avec la jeune et intelligente Lottie, il représente les muscles et elle le cerveau. L'un de ses plus grands rêves serait de parvenir à réaliser une encyclopédie de toutes les créatures peuplant sa planète en recensant leurs compétences vis-à-vis des épreuves sportives.  


Maman, j’ai raté la fusée !
Solo Épreuve #6

Je reviens à moi, bien difficilement. J’ai mal partout. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il s’est passé, mais j’ai la désagréable sensation qu’il est indispensable de faire la lumière sur cette histoire avant de passer à autre chose. Je regarde autour de moi. Sur le coup, je ne reconnais pas grand-chose. Ma mémoire cherche à se réformer, mais sans grands résultats. Pour le moment, c’est relativement vague dans mon esprit. Je tente, tant bien que mal, de comprendre ce qui a bien pu se passer au cours des dernières heures. Seulement, je n’ai accès à rien de plus que quelques flash-back. Je n’ai pas le son, ni même les odeurs. Uniquement des images relativement floues qui ne m’apportent pas beaucoup de réponses comparativement aux questions incessantes qui assaillent mon esprit.

Un voyage. Je crois que je viens d’entreprendre une expédition incroyable.

J’ai la sensation d’être à l’intérieur d’une sorte de véhicule futuriste. Mon esprit semble vouloir me souffler un truc. Le mot “fusée”, qui s’imprime dans mon crâne. Je ne vois pas de rapport entre ce terme et mon existence. Et brusquement, les souvenirs défilent. Je me souviens de tout, ou presque. Toute l’histoire a commencé au sein de la Tour du Savoir et de la Recherche, l’immense bâtiment au sein duquel les scientifiques se regroupent pour progresser plus aisément sur un sujet ou un autre. C’est là-bas que j’ai rencontré Mark, l’homme qui est à l’origine de ce projet. Lorsqu’il me l’a présenté, j’ai immédiatement adhéré à son idée : construire une fusée afin de découvrir de nouvelles formes de pokémons. Forcément, avec le projet sur lequel je travaille avec Lottie, ça m’a intrigué. C’est ainsi que je me suis porté volontaire, et c’est pour cette raison que je suis désormais dans cette boîte de conserve géante. Sauf que maintenant, je ne sais pas trop ce que je dois faire. Je ne sais pas ce que ça donne à l’extérieur, mais au regard de mon état lors de l'atterrissage, je suppose que l’engin ne va pas repartir de lui-même. Je hausse les épaules. Avec les réserves alimentaires que l’on a chargées à bord, j’ai de quoi assurer mes réserves de magnésium pendant plusieurs mois, au moins. Et puis, je sais que l’on a chargé plusieurs caisses de chipolatas, certaines à base de viandes, d’autres d’origines végétales. Mais dans tous les cas, il me semble que l’on a prévu pour environ six mois. J’espère bien que l’on va m’envoyer des secours avant l’épuisement des stocks.

Je tente de me relever. Le moindre mouvement est compliqué à exécuter. Heureusement que je suis sportif, je ne sais pas ce que cela peut donner pour une personne lambda. Même ma jeunesse ne me permet pas de sortir totalement indemne d’un tel choc. C’est époustouflant. Ils ont donc raison quand ils disent qu’il faut suivre un entraînement particulier avant de se lancer dans ce genre d’aventures. J’espère que je ne vais pas le regretter. Avec des gestes lents et mesurés, je rejoins le poste de commandement. Il y a des boutons partout. Ils auraient au moins pu m’expliquer tout ceci avant de m’envoyer dans les cieux en pilotage automatique. Je vais les contacter. J’appuie partout, au hasard, sans obtenir de résultat.

▬ Mark ? L’équipe ? Mark !? Ici Andrew. Quelqu’un me reçoit ? Allo ? Vous m’entendez ?

J’ai beau presser sur d’autres interrupteurs, parler dans tous les sens, je n’ai pas de réponse. Des voyants se sont allumés, mais ça ne me sert à rien. Je n’ai pas la moindre idée de ce à quoi ils peuvent servir. Fichtre. Et que suis-je censé faire, moi, maintenant ? Je n’en sais rien.

Après un moment d’attente, et surtout d’espoir après avoir entendu un grésillement et quelques bruits étranges dans les haut-parleurs, j’ai abandonné. Je n’y connais rien, je ne comprends même pas comment tout cela peut fonctionner. Je verrais plus tard si je trouve un manuel ou un truc dans ce genre là. Je ne vois même pas comment une communication peut s’établir d’une planète à une autre alors que l’on a parfois bien des difficultés à se comprendre d’un village à l’autre lorsque l’on habite en campagne. Dans un premier temps, je commence par une exploration interne des lieux. Et dire que je suis à bord de cet engin sans même avoir eu droit à une visite guidée, ça craint !

Après l’écoulement de plusieurs minutes, je tombe enfin sur une zone que j’estime être intéressante. L’espace d’un instant, en songeant à mon existence, je me laisse embarquer dans un monde de rêverie au sein duquel je me demande ce qu’elle peut bien penser de tout cela. Je suis loin d'être un génie, je laisse toutes les choses complexes et les calculs scientifiques à Lottie. Dans notre duo, elle est le cerveau et je suis les muscles. Nous sommes complémentaires. Tout s’est enchaîné très rapidement, si bien que je n’ai pas vraiment eu l’occasion de lui en parler avant que le plan ne soit mis à exécution. Je me demande si elle va m’en vouloir. Oui. Sans doute. Je suis presque certain qu’elle va me tuer. Et elle aurait de bonnes raisons pour ça… Encore une fois, j’ai agi sans réfléchir. À cause de moi, elle va se faire un sang d’encre. Pire qu’un Octillery. Peut-être que je pourrais lui en offrir un si je parviens à retourner sur ma planète d’origine ? Elle risque de ne pas comprendre. Et de ne pas aimer l’explication. C’est peut-être préférable que j'évite. Je secoue vivement la tête à la manière d’un Dynavolt pour me sortir de tout cela et me focaliser sur le moment présent. Je viens de débouler dans une sorte de petite salle dotée de plusieurs hublots donnant sur le monde extérieur. Ils sont vraiment conçus dans des matériaux de haute qualité pour ne pas avoir explosés lors de l’accident. Instinctivement, je me dirige vers ces derniers. Je veux voir ce qu’il se passe de l’autre côté de cette carlingue.

C’est étrange. L’environnement extérieur est à la fois semblable et totalement différent de ce que je connais. Le sentiment est franchement bizarre. J’ai envie de regarder partout à la fois, de ne pas rater une seule image de tout ce spectacle qui s’offre à moi. Sur la gauche, je remarque un tas de gravats. Possiblement une sorte de glissement de terrain, probablement une conséquence du choc au moment de l’atterrissage de ma fusée. Je me retrouve rapidement obnubilé par la couleur verdâtre des cailloux. J’ai l’impression qu’ils sont partiellement composés de végétaux. Je ne sais pas pourquoi, mais l’image d’un Racaillou recouvert de mousse ou coiffé d’un cactus me fait particulièrement rire. Animé par la curiosité, je me précipite ensuite du côté droit de l’appareil afin de voir ce que l’on peut observer dans ce coin-là. C’est un peu plus particulier de ce côté-là. Je remarque une sorte de composition à base des mêmes roches verdâtres disposées étrangement dans un style quelque peu alambiqué. Je ne comprends même pas ce que cela peut signifier. Les motifs sont bien trop complexes et exagérés pour que mon esprit parvienne à y simplifier.

▬ Woaaah ! C’est quoi c’machin ?! C’est… Nooon… Ce n’est pas possible… Je ne peux pas… C’est… INCROYABLE !

Je ne sais même pas pourquoi je me suis exprimé à voix haute alors que je suis tout seul ici. Un contrecoup de la surprise, sans doute. Ce n’est pas tous les jours que j’ai l’occasion de me rendre compte qu’un œil immense m’observe à travers d’un hublot. Dès le premier échange de regards, je l’ai reconnu. Je n’ai pas le moindre doute sur la créature à laquelle il appartient. Il est rouge, une couleur particulièrement voyante, qui contraste particulièrement avec le vert qui recouvre le reste du corps de ce pokémon. Quand il s’éloigne légèrement de la lucarne, j’ai la confirmation de ce que mon esprit avait déjà deviné. Et c’est là que j’ai une nouvelle surprise. Et sans mauvais jeux de mots, elle est de taille. Sans l’approcher, j’estime que la créature dépasse allègrement les neuf pieds. Ce qui fait tout de même trois fois plus que la moyenne habituelle de cette espèce. Rien que ce détail me donne envie de l’étudier afin de transférer tous les détails à Lottie. Toutefois, je viens de découvrir autre chose. Alors que les bras des Roserades sont généralement terminés par des roses, c’est une autre variété de fleurs qui vient compléter les extrémités de cette créature. Une orchidée bleue, et une autre rouge. Les teintes sont restées les mêmes, mais la plante est foncièrement différente. Je ne pensais même pas qu’un truc pareil pouvait être possible.

Il faut que je l’approche. Tant pis pour les consignes de sécurité demandant de rester à l’intérieur tant que je n’ai pas eu un accord de l’équipe à la tête du projet. Ils n’avaient qu’à me répondre plus tôt.


Nombre de mots : 1475.
Andrew Mesnil [MP]
John Egbert [ILK]
John Egbert [ILK]
Anonymous
John Egbert [ILK]
John Egbert [ILK]
Invité
Dim 7 Juil - 22:06
Brève présentation pour tout comprendre:
John Egbert est un sorcier de 17 ans qui va à Ilukaan, l’école de magie du Canada, depuis qu’il en a 11. C’est un aspirant prankster qui a une haine particulière pour la marque Betty Crocker et pour les clowns. Il est sûrement meilleur en magie de scène qu’en vraie magie et ça ne lui fait même pas particulièrement honte. Il a une obsession étrange pour Nicolas Cage et les plus mauvais films de cette époque, qui sont, malheureusement, tous certains de ses préférés.

Sa maison, c’est les Strixyst ; en bref, c’est c’est la maison pour les gens qui ont une prédisposition à la magie esthétique et aux artifices.

John est particulièrement gentil, naïf et manipulable. Ses décisions sont 100% du temps stupides et irréfléchies, ce qui le mène souvent à s’attirer des problèmes.

Sweet Bro et Hella Jeff sont des personnages d’un comics dessiné sur Paint par le meilleur ami de John, Dave Strider.

Avant ce RP, John et beaucoup des élèves de l’école se trouvaient en Sicile, en Italie. C’est là qu’ils passent leurs vacances d'été, dans une villa au bord de la mer.

maman, j'ai raté la fusée.Il aurait dû s’y attendre. Prédire l’avenir est un art mystique très flou, mais sérieusement, le message n’aurait pas pu être plus clair. « Tu es dans la merde John », avait plus ou moins dit la gentille voyante improvisée lors de leur cours de divination. Il ne l’avait pas trop pris au sérieux, parce que, bien sûr, le cours de divination, c’est 90% du temps des conneries dignes de l’horoscope du dimanche matin. Apparemment, pas cette fois.

John avait été trop gentil. Comme toujours. À l’école, le directeur avait fait poser des jolies petites affiches qui demandaient des volontaires pour tester quelque chose. Des nouveaux sorts bizarres du professeur de sortilèges ? Ouais, enfin, quelque chose qui n’aurait JAMAIS dû l’emmener dans un monde complètement différent, alors que le jeune sorcier portait des vêtements dignes de la plage sicilienne où il était supposé passer ses vacances. Avec ses tongs, peu de chance qu’il puisse survivre à une planète extraterrestre hostile avec le même swag que Nic Cage.

Planète, ou monde, à l’apparence complètement louche. Tout était bizarre, par ici. Le sol sous ses pieds n’avait pas une familière texture de roche ou de terre, mais plutôt une texture molle, où ses semelles s’enfonçaient légèrement, mais ne laissaient aucune trace lorsqu’il relevait le pied. Même vivre dans un monde magique ne l’avait jamais préparé à voir un truc comme ça de sa vie. Surtout pas quand le genre de forêt autour de lui était complètement composée de couleurs pastels. De longs poteaux se dressaient à ses côtés, ressemblant à de gros biscuits en forme de cannes de Noël. C’était quoi ce concept ? Déjà que les cannes ET les biscuits le dégoûtaient, le mélange des deux lui donnait réellement l’envie de gerber. Le Strixyst avança, marmonnant à quel point il aurait aimé au moins pouvoir partir avec une fusée et son foutu alliage acier-magnésium, qui aurait en fait sûrement fondu avant de finir dans l’espace. Ils n’ont pas de cours de sciences à l’école de magie, il en sait rien sur le point de fusion de ce truc-là.

Après un moment, John commença réellement à s’inquiéter. Maintenant, en plus des faux-arbres biscuits, il apercevait au loin des sortes de buissons faits de ce qui s’apparentait à une crème blanche. Curieux, il haussa un sourcil, mais n’osa point mettre sa main dedans. Qui sait, ce truc agirait peut-être comme de l’acide et dissoudrait sa peau ? Valait mieux de pas prendre de risques.

Seulement, alors qu’il posait le pied par terre pour une énième fois, il entendit un bruit étrange, qui lui fit lever la tête. Une sorte de mini-aboiement, aussi aigu que celui d’un chihuahua et aussi faible que si c’était une souris qui lui couinait dessus. Ses yeux scrutèrent les alentours, sans succès. Alors, John retira ses lunettes, les essuya sur son t-shirt Slammer, la contrefaçon japonaise de Slimer des Ghostbusters, et les remit. Toujours rien. Il finit par baisser la tête, et…

« AAAAAAAAH ! »

Il y avait quelque chose par terre juste devant lui. C’était VIVANT. Le problème, c’était pas qu’il y ait un truc vivant devant lui, mais c’était que ce truc vivant avait l’apparence exacte de ses bonbons préférés, les Fruit Gushers, sauf que ça se tenait sur quatre minuscules pattes. En plus, ça lui aboyait à la gueule. Paniqué, John tourna la tête, re-regarda ses alentours. Biscuits canne de Noël. Glaçage, les buissons c’était du glaçage, il en était CERTAIN maintenant. Le sol...  Du gâteau. CE gâteau, même, celui que son père s’acharne à lui préparer au moins une fois par semaine depuis qu’il a arrêté de boire au biberon.

Son teint pâlit. Quel esprit alambiqué et extrêmement malicieux aurait pu être à l’origine de… Ça ?!

Un monde composé totalement de produits Betty Crocker. Ne reste plus qu’à voir des-

« Bordel de merde. »

Des nouveaux arrivants sortirent de derrière les fagots. La lumière les entourait comme un halo, distrayant immédiatement le pauvre Egbert du petit chien en gelée. Ces personnes, elles étaient littéralement des gâteaux avec des jambes et des bras. Des jambes et des bras aussi épais que des petites nouilles. Il avait beau aller à l’école de magie, il n’en croyait pas ses yeux.

Le pire dans cette histoire ? Ces abominations vivantes avaient toutes une sorte de maquillage sur leur adorable et terrifiant visage. Du blanc un peu partout et un adorable nez rouge. Ils ressemblaient à des clowns.

John n’a que deux grandes peurs et haines dans la vie : celle de Betty Crocker et celle des arlequins et tous leurs dérivés.

Donc, de façon compréhensible, il fit un pas en arrière, un deuxième, se retourna et se mit à sprinter. Même avec sa forme physique digne du nerd qu’il était, il réussit à créer une certaine distance entre lui et les bêtes sauvages. BORDEL. BORDEL DE MERDE. ELLES LE SUIVAIENT, EN FAIT, NON ?! Il pivota un peu de la tête pour vérifier, et, oui, les pâtisseries cauchemardesques étaient à ses trousses. Ce court moment de distraction fut cependant suffisant pour que John trébuche sur ses sandales moches, effectue un glissement presque acrobatique sur ce sol aussi damné que les habitants de ce monde et se plante par terre tête première.

Sonné, il ne put que prier Sweet Bro et Hella Jeff pour que, lorsqu’il se réveille, il soit à Ilukaan et pas dans cette contrée faite de mort et de sucre artificiel.

John rouvrit les yeux. Le ciel était d’une teinte étrange, qui lui donnait l’impression qu’il était encore dans une de ses rêveries. Rouge fraise, bleu ciel, vert lime, violet orchidée, tout en même temps. Comme des Fruit Roll-Ups.

« SAUVEZ-MOI. »

Il tenta de se redresser en position assise, sauf qu’il réalisa qu’il ne pouvait pas bouger. Il s’étira le cou pour essayer de comprendre pourquoi c’était impossible. Malheureusement, sans ses lunettes, sûrement tombées pendant sa capture, il ne voyait rien du tout. Que du flou, partout autour de lui. En haut, en bas, à gauche, à droite. En essayant de se débattre, cependant, l’apprenti sorcier put comprendre que ses bras et ses jambes étaient attachés. Bordel de merde, il allait mourir ici, c’était CLAIR. Qu’on fasse ses adieux à Karkat, ami fidèle qui fut toujours à ses côtés, à son père, même s’il le nourrissait terriblement, à Dave, son meilleur bro et le plus ironique d’entre tous, à Jade…

… C’était pas des cordes, réalisa-t-il à ce moment-là de son discours final intérieur. Ça avait plutôt la texture d’une ficelle de saucisses. Un soupir sortit de sa bouche. Il aurait dû s’y attendre. Maintenant, comment se libérer ? Bien, ça prend un génie pour avoir des idées de génie. Il se trouvait justement que John était un génie ; un génie des mauvaises idées, mais un génie tout de même.

Voilà pourquoi ce génie approcha ses menottes de sa bouche et mordit dedans. Rien qu’à la saveur, il put dire que c’était des chipolatas. Des chipolatas discount, mais des chipolatas. Ça ne prit même pas trente secondes pour qu’il se défasse de tous ses liens. Il garda les saucisses dans ses mains, se releva, et regarda aux alentours pour voir s’il n’y avait pas un de ces gâteaux vivants pour lui refaire du mal. Il semblait y en avoir un à quelques mètres de lui, mais il ne réagissait aucunement. John ne pouvait pas vraiment le dire pour sûr, mais il semblait qu’il dormait ou quelque chose. Wow, même dans une autre planète, on engage que des incompétents.

Cette pensée fut sûrement à l’origine de son propre malheur, car, juste à ce moment-là, il entendit un cri. Un cri terrifiant, qui ne pouvait lui rappeler qu’une seule chose : la voix démoniaque de la main de Hamburger Helper. Il trembla. Il avait rarement vu des pubs de qualité aussi mitigée. Sans hésiter, abandonnant tout espoir de retrouver ses lunettes, John se releva maladroitement et se mit à courir au loin. Où ? Il n’en avait aucune idée.

Ce monde était son nouveau monde, et il savait que, pour rentrer chez lui, il aurait une quête : annihiler le mal incarné, cette mascotte blanche à nez rouge. Ou juste attendre qu’un professeur vienne le chercher, ce qui était, sans se mentir, beaucoup plus probable.
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John Egbert [ILK]
Al [Esquisse]
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Al [Esquisse]
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Invité
Dim 7 Juil - 22:21
Infos utiles:

L'Esquisse, c'est un univers étrange où les lois de la logique semblent s'être fait la malle. Les objets s'animent, se transforment et se mélangent, rendant relativement floue la frontière entre eux et les êtres humains, puisqu'ils peuvent être doués de parole, et que les humains peuvent être soumis à diverses transformations physiques, voire ne pas avoir un corps humain en tant que tel. La peau verte, une tentacule à la place du bras, un grille-pain dans le ventre... banal. Au-dessus de tout ça, un ciel rose et couvert d'images, sans astre ni nuage.
Les personnages que nous jouons sont pourtant des humains bien de chez nous, qui se sont réveillés dans ce monde-là un beau jour, sans savoir pourquoi. Livrés à eux-mêmes, ils doivent survivre face aux créatures qui veulent leur peau et avancer malgré la mort, la douleur et la peur qui les étreignent. Ils doivent aussi tout réapprendre, dans un monde où les objets ont souvent une utilisation que leur apparence n'indique pas, et où il faut fabriquer soi-même ses armes et ses outils, en usant de lois et procédés propres à l'Esquisse.

Mon personnage, Al, était à l'origine un matheux de 19 ans qui aimait râler sur les autres. Il est dans l'Esquisse depuis un certain temps maintenant, et il a morflé. Beaucoup. Son ego a été démoli plusieurs fois, et il a perdu la majeure partie des personnes qu'il a rencontré et avec lesquelles il a commencé à se lier, incluant une bande d'enfants et Cydna, une jeune femme de son âge probablement morte quand la ville dans laquelle ils vivaient a été décimée par des Objets très hostiles.
Malgré le désespoir qui l'envahit, il continue de chercher des réponses, car il veut vraiment sortir de l'Esquisse pour retourner à la vie qu'il avait connue avant.


Chère Cydna,

J'ai finalement trouvé la vérité sur l'Esquisse. Celle que j'ai cherché à résumer sur des bouts de papiers depuis de mes premiers jours dans ce monde à grand renfort de conjectures sans conclusions.

Cette vérité dont je t'avais dit qu'elle devait bien exister, je l'ai entre les mains.

Et maintenant, je veux tout vous dire, à toi et à tous ceux qui n'ont plus de nom. À tous ceux qui resteront dans l'Esquisse, morts ou vivants. À vous qui avez raté la fusée.

Je ne saurais te dire combien d'années auront été nécessaires pour réaliser ce projet. Malgré les moyens mis au point pour mesurer le temps, il reste difficile d'estimer combien de jours, de semaines et d'années se sont écoulées avant de posséder les connaissances et les technologies nécessaires pour ne serait-ce qu'imaginer que ce serait possible. Au moment de commencer, j'avais déjà changé. Les autres aussi. Nos corps, nos visages, nos esprits. Assez changé pour savoir que quelle que soit la lumière au bout du chemin, elle ne saurait nous rendre les vies auxquelles l'Esquisse nous avait arrachés.

Fort du savoir acquis, nous avons construit un véhicule pour percer la coquille de l'Esquisse. Nous voulions aller au-delà du ciel et voir ce à quoi ressemble ce monde de l'extérieur. Admirer l'univers immense et chercher dans ses étoiles vues pour la première fois un point de repère, quelque chose que nous pourrions appeler Soleil.

Malgré l'audace de l'expédition et le temps nécessaire pour la préparer, certains ne voulaient pas savoir et avaient depuis longtemps choisi d'accepter l'Esquisse, tandis que d'autres ne voulaient pas d'un voyage à sens unique, préférant finalement l'ignorance à la mort. Parmi les quelques volontaires, seuls restaient des hommes et des femmes trop fous pour envisager la mort ou trop curieux pour vivre autrement.

Prêts à tout laisser derrière nous, nous avons traversé le ciel. Tranché les rêveries qui nous égaraient et les sirènes qui nous appelaient. Là où nous pouvions abandonner, nous avons continué, faisant fi Tempêtes célestes qui menaçaient de nous dévorer.

Quand les images se sont emmêlées, nous avons simplement fermé les yeux.

À mon réveil, la fusée était plantée dans un sol inconnu, amochée de toutes parts. Nous ne savions pas encore si nous étions dans l'Esquisse, échoués dans un lieu étranger à nos cartes, ou si l'errance acharnée avait payé. J'appellerai cet endroit la Lune, mais l'idée n'est pas de moi. La Lune n'a rien de la Terre, rien d'une planète et a fortiori rien d'une lune ; le lien est au plus symbolique, et tu sais bien que la poésie est tout sauf une de mes qualités.

Nous avons passé les premiers jours à explorer ces terres et à y assurer notre survie. Une survie curieusement aisée, puisque nous n'avions ni faim, ni soif, ni sommeil. La seule douleur que nous pouvions encore ressentir était celle des souvenirs, pour peu qu'elle nous atteigne encore. Ainsi, plusieurs fois, nous avons pensé être morts, tant ces corps nous paraissaient loin de l'humanité que nous avions supportée jusque dans les lieux les plus dangereux de l'Esquisse.

Pourtant, vous n'êtes jamais venus nous voir là où nous étions, et je suis convaincu que vous êtes morts sous un ciel rose, après avoir poussé jusqu'à vos derniers cris sur une scène ensanglantée, face à un public sourd et impitoyable. (Pardonne-moi la tournure alambiquée, Kaoren a dû déteindre sur moi)

Alors, à quoi ressemble le paysage lunaire ? Aucun d'entre vous ne le verra, et même si c'était le cas, il a bien peu d'intérêt. Rien de ce que nous savons sur l'Esquisse ne fonctionne ici, mais aucune des incohérences que nous avons trouvé ici ne surpassent les siennes. Nous avons exploré. Recensé les différentes espèces que nous avons croisé. Bravé des dangers indolores. Au final, pour nous qui avons vécu d'aventures, cette Lune est à l'image de son ciel : blanche et terne, comme si nul être n'avait pris le temps d'y mettre un coup de pinceau.

Je vais donc passer sur les paysages anesthésiés de ces lieux et sur les créatures pâles que nous y avons croisé, pour en venir à notre rencontre avec les habitants de la Lune. Ils semblaient bien plus Terriens que nous dans leur apparence, dépourvue des transformations physiques qui au sein même de notre groupe étaient monnaie courante. Ils ont pourtant été peu surpris de nous rencontrer.

Plus étrange encore, ils nous attendaient.

Un petit attroupement s'est rapidement formé autour de nous. Certains nous ont posé des questions, nous on demandé si nous étions « vraiment nous » et nous ont touché comme s'ils étaient surpris de voir que nous avions une chair. L'un d'entre eux m'a mis dans les mains une chipolata, une boîte de magnésium, puis une orchidée, et m'a fait promettre de m'en souvenir. Certes, les Esquisséens m'ont habitué à pire, mais j'ai tout de même été surpris par l'attitude de ces Sélénites. Un vieux travers me poussait sans doute à vainement chercher de la raison en tout être qui paraît "normal".

Pendant que mes camarades étaient partis explorer la ville, j'ai demandé à rencontrer ceux qui la dirigeaient. Les autochtones ont été plus que ravis d'accéder à ma requête - trop ravis pour que je sois confiant - et m'ont fait attendre dans une grande salle. Après quelques minutes, une petite Sélénite s'est faufilée dans la pièce et précipitée sur moi, me demandant si j'étais bien Al, puis se réjouissant que j'aie, selon ses propres termes, « l'air beaucoup plus mature sous cette forme ». Profitant de ma confusion, elle m'a demandé si j'avais croisé la voyante, et ma réponse négative indiqua clairement qu'elle s'attendait à un oui. Elle est alors partie en me faisant promettre de parler « coûte que coûte » d'une voyante.

Peu après le départ de mon interlocutrice, j'ai finalement été convié auprès de l'un des dirigeants. La réunion s'est tenue dans ce qui ressemblait à une grande bibliothèque en bordel où s'empilaient textes, stylos et livres, comme si l'endroit était également un atelier d'écriture où les habitants remplissaient eux-mêmes les ouvrages qu'ils allaient lire. Lorsque j'ai cherché à savoir ce que ces histoires racontaient, la Sélénite a simplement éludé ma question, expliquant qu'il ne s'y trouvait rien que je n'avais pas déjà lu.

J'ai insisté et lui ai demandé pourquoi les habitants de cette Lune semblent si bien nous connaître, nous autant que l'Esquisse. Après m'avoir fait promettre - encore - que je présenterais cette scène comme un glissement dans l'intrigue, elle a enfin parlé.

« Cela fait longtemps que nous suivons vos aventures... Depuis le tout début.
- Comment ? Vous n'avez pas d'écran, et l'Esquisse est invisible depuis cet endroit.
- Je savais qu'on aurait dû laisser la scène de la voyante.. Peu importe, je vais faire court, il ne te reste pas beaucoup de place.
- Mais de quoi est-ce que vous parlez ? »

Furieux, je m'apprêtais à insister en relevant tous les éléments qui ne faisaient aucun sens dans toute cette histoire. Les paysages. Notre condition physique. Les habitants. Les promesses absurdes. Les livres déjà lus. Les---

Sans me laisser le temps de terminer mon introspection, la Sélénite m'a lancé un livre à la figure.

« Je t'ai dit que tu n'aurais pas la place. En plus, ce type de scène ne fait pas sens dans une lettre, puisque tu es supposé raconter les faits après coup. Abrège. »

Étrangement docile, je n'ai pas réagi à ces paroles accusatrices et me suis concentré sur l'ouvrage que j'avais entre les mains.

À l'intérieur, c'était nous. Toi, moi, Kaoren, Crevette, Lucas et bien d'autres noms que je croyais oubliés de l'histoire.

J'ai compris.

« C'est vous qui les écrivez, n'est-ce pas ?
- Oui. »

En tournant les pages, j'ai découvert un stylo coincé entre les dernières pages.

« Et aujourd'hui, vous voulez que j'écrive quelque chose pour vous divertir encore plus ? Ou parce que vous voulez quelque chose de différent, avec des mots bidons à caser ? »

Le stylo plume tenait dans mes mains tremblantes. C'était ça, la vérité sur l'Esquisse que j'avais tant cherchée ? Et j'étais supposé faire quoi, un speech à la "maintenant que j'ai ce stylo, je vais écrire ma propre histoire" alors que c'était probablement impossible ?

Non. Je n'ai pas vécu toutes ces années pour te dire ça. Je n'ai pas vécu pour une fiction.

« Allez vous faire voir. »

Alors,
À vous,
À vous qui avez raté la fusée...
À toi, Cydna que j'ai aimée,

Face à ce public qui vous méprise, au-delà de ce quatrième mur brisé pour le plaisir d'une comédie, en chute à cette farce dont je suis le dindon...

Avec nos larmes, j'écrirai un épilogue qu'ils ne pourront pas lire.
Al [Esquisse]
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Invité
Dim 7 Juil - 22:59
J'eus l'impression de me réveiller des suites d'une longue et fastidieuse opération du cerveau. Mes yeux refusaient de s'ouvrir, ma tête tournait, mon corps s'enfonçait dans son support pourtant inconfortable. Me réveillant à peine mais épuisé, je voulais juste éteindre la lumière, fermer les yeux, me rendormir. Laissez-moi faire une nuit de qualité s'il vous plaît...
— Luca, bienvenue au centre d'adaptation de la station Espoir. Je m'appelle Xanthe. Le réveil est difficile je le conçois, mais il vous faut vous lever... Allez Luca, faites un petit effort, vous êtes arrivé.
La voix me parlait encore et encore mais mon esprit confus trébuchait dans un marécage compact de pensées diffuses. Sommeil... Sommeil... Mais ma tête... Mon dos... Mon corps m'élançait graduellement... Mes paupières s'ouvrirent de nouveau pour m'apprendre que j'étais allongé dans une capsule ouverte, à taille humaine. À contre-cœur, je me redressai et balayai la pièce du regard. Alignées dans une large pièce blanche, des capsules de partout d'où se dressent des gens aux visages inconnus, aux airs confus. Prenant doucement mes esprits, je me rappelle du chemin qui m'a amené à ce point précis. La couche d'ozone percée de toutes parts. Les désordres météorologiques. Des migrations d'hommes et animaux énormes comme on n'en avait jamais vu. Des bunkers géants disséminés en Europe, en Asie, dans les coins encore habitables des Amériques, au milieu de champs abandonnés. La panique, partout la panique, tandis que l'on tente de faire un visa pour un de ces bunkers, mais que les gens sont triés, évalués, sélectionnés.
Et le projet, le grand projet, d'envoyer les meilleurs dans la galaxie voisine, sur une lune nommée Echo. Echo, satellite six fois plus petit que la Terre, recouvert d'un désert de pierre et de glace sous lequel s'épanouit un écosystème entier. Echo, comme un écho à la Terre d'antan.
Echo notre espoir à tous.
C'était bien ainsi que tu m'en parlais, n'est-ce pas ?
Un bras métallique surgit devant moi, tenant dans une pince une petite brique de boisson fortifiante. Bourrée de vitamines, d'énergie et de magnésium, me dit Xanthe. Je l'avalai, aussi volontaire qu'un canard sur le point de se faire engraisser. Finalement, Xanthe m'invita à sortir de ma capsule. D'un glissement, je m'en dégageai.

Les heures qui suivirent, Xanthe me dicta, nous dicta à tous, les règles du centre d'adaptation, son mode de fonctionnement, son objectif. Nous avions deux semaines pour tout apprendre, nous ajuster, trouver une occupation utile qui remplirait la plupart de nos journées, puis quitter le service afin de découvrir le reste de la station Espoir et de notre nouvelle planète. Soit. Ça ressemblait à un mauvais film de science-fiction. Je commençai à faire connaissance avec mes camarades. Sarah déjà commençait à me taper de l'œil, tandis que je partageai mon tout premier repas avec Mickel et Laurent. Nous parlions beaucoup de nos évaluations. Les épreuves que nous avions dû passer pour nous montrer dignes de la station Espoir, celle qui allait recevoir les tous premiers véritables habitants de la population Terrienne. Si nous venions tous de milieux divers et variés, force était de constater que nous avions tous entre 20 et 35 ans et que nous étions tous doués dans quelque chose. Un bon nombre d'entre nous se targua d'avoir un QI plus élevé que la moyenne, et une jeune femme glissa timidement qu'elle avait été diagnostiquée Asperger. Elle le regretta rapidement, les plus orgueilleux lui demandant aussitôt quel était son "super-talent" avant de la couper, chacun testant ses capacités de voyante pour le deviner. Cette conversation dérivait, si bien que je m'en coupai et terminai mon repas en silence, captant le sourire désolé de Laurent qui pensait comme moi. Mickel tenta maladroitement de dévier le sujet :
— Sinon, pourquoi on n'a pas eu de chipolatas au déjeuner ? J'aurais bien mangé ça au lieu de ces légumes verts !
Aussi étonnant que cela puisse paraître, cela fonctionna à merveille, et tout le monde se mit à échanger sur les derniers repas qu'ils avaient pris avant de quitter la Terre.

En deux semaines seulement eurent lieu beaucoup d'interactions et d'histoires relationnelles à cause de notre proximité. Je me fis rejeter par Sarah qui me avoua me trouver verbalement trop arrogant et trop froid à son goût. Un autre couple émergea. Il s'amourachèrent, couchèrent ensemble, se disputèrent, rompirent dans les larmes. Des amitiés fortes se forgèrent, d'autres échouèrent dès que les premières apparences se dissolvaient. Instinctivement, on se trouva des critères alambiqués pour se ranger par valeur, les plus vertueux ayant autorité sur les moins utiles et les plus timides. J'étais vers le bas, m'occupant simplement de l'entretien des plantes de la serre avec Mickel. Nous discutions tout en surveillant les plantes, aidés de drones aux airs excessivement mignon et des instructions de Xanthe. Toutes venaient de Terre et étaient destinées à terme à grandir aux côtés de la flore échosienne. Nous apprîmes à réagir en cas du moindre dysfonctionnement du système et fûmes prêts à nous occuper des serres de toute la station pour notre grande sortie après deux semaines. Xanthe nous assurait que nous allions avoir la possibilité  de continuer d'apprendre afin de pouvoir soutenir si souhaité les experts qui avaient rendu possible cette petite serre presque entièrement auto-suffisante.
Mais je m'en fichais. Je n'avais jamais été très ambitieux, et cela avait bien failli me coûter ma place sur Echo -ou tout du moins c'est l'impression qu'on m'avait laissée. Mickel au contraire avait un passé de fleuriste passionné. Son ambition se posait là, à la fois simple et passionnelle : sa vie à la station devait être remplie de soins prodigués aux diverses orchidées et jacinthes. Je préférais les petits plaisirs simples et oisifs qui me permettaient de me perdre dans les pensées les plus colorées et fluctuantes possibles, bercées par les photos de paysages féeriques disséminés dans les grottes d'Echo. Je contemplais sur ma petite tablette des lueurs violettes et vertes de fleurs phosphorescentes luire sur les parois gelées de la caverne souterraine. Des petits rongeurs amphibiens gris et verts capables de survivre des heures dans l'eau froide. Des schémas de structures vertébrales en losange qui auraient été inimaginables sur Terre. Si mon occupation était dirigée vers la serre, mes pensées vagabondaient de photos en schémas, errant dans des rêveries de couleurs et découvertes. Quand je sortirais du centre, songeais-je, j'irais explorer la planète entière afin d'en déterrer tous les trésors.

Aujourd'hui, c'est le dernier jour. Nous avons tous rendez-vous dans le cellier du centre. Une porte nous sépare du reste de la station Espoir. Nous espérons voir les animaux terrestres se mouvoir sur la planète Echo au milieu des espèces locales. Rencontrer par milliers les insectes bleus qui maintenaient la serre de Terre dans son équilibre. Voir d'autres gens, entendre d'autres voix. Nous épanouir dans notre occupation, la développer, grimper les échelons. Ou bien l'abandonner, commencer une autre formation et voir le monde. La porte derrière nous se ferme. Nous portons dans nos bras le peu d'effets personnels que nous avons collectionnés durant ces deux semaines. On attend celui ou celle qui va nous souhaiter bienvenue dans une chaleur humaine et bienveillante. Nous voulons nous séparer, faire notre vie, prouver aux autres qu'on a de la valeur même si elle diffère.

Moi je veux vivre, tout simplement. Ce sont les derniers mots que tu m'as laissés. Le dernier souhait que tu as formulé pour moi. Que je puisse vivre. Peu importe mes actions futures et mes expériences à venir. Je dois vivre.

S'allume le grand écran au-dessus de la porte. Nous voyons un ciel gris uni, comme un triste plafond au-dessus de nos têtes. Xanthe s'adresse à nous pour la dernière fois, tandis que s'affiche sur l'écran l'image d'une fusée qui décolle pour disparaître dans l'atmosphère épaisse et incolore de la Terre.

— Vous avez été recalés à la dernière épreuve que constituait cette simulation. Votre dernier espoir à présent est de prendre le bus E33 qui vous attend à la sortie et vous ramènera à Paris. Bon courage.

Xanthe nous ouvre alors la porte vers un sol sec et terreux, familier. Une atmosphère lourde me happe. J'entends des cris autour de moi, Sarah tomber à genoux, Mickel éclater en sanglots. Mon cœur se gonfle, mon souffle m'échappe. Je vais devoir rentrer à la maison. Et tu ne seras même pas là pour m'entendre dire « Maman j'ai raté la fusée. »
Personne, Epicarena
1473 mots
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Swenn [CI]
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Swenn [CI]
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Invité
Dim 7 Juil - 23:00
Hello bande de lecteurs !! Pour cette épreuve je représente les Chroniques d'Irydaë et je joue avec Swenn (de toute façon c'est mon seul perso...). J'ai pas l'habitude des textes solos, mais j'espère que ça vous plaira ^-^ Et comme il va vous falloir quelques infos pour tout bien comprendre, je vous fait un p'tit point (très rapide) de ce qu'il vaut mieux avoir en tête !

Le monde d'Irydaë:

La chose principale qu'il faut savoir c'est que le monde d'Irydeä est.... Plat ! Pour les plaintes, veuillez directement voir avec les admins... En fait, d'après les descriptions officielles, il ressemble à un gros donut, où le soleil se lève et se couche par son centre ! Donc, il n'y a pas vraiment d'autres planètes ni de fusée. Du coup pour coller un minimum à notre univers tout en respectant le thème, j'ai pris le parti de dire que Swenn et son pote arrivent bien dans un endroit complètement inexploré et qui n'a rien à voir avec leur univers de base. Il s'agit de l'autre verso d'Irydaë (qui n'est pas jouable inrp non plus dans le fow).

Sinon, au niveau technologie, on se situe à la fin du XIXème siècle. La magie existe mais Swenn fait partie de la communauté "technologiste" qui a tourné le dos aux Dieux, également appelés Architectes, qui sont à l'origine de la création de ce monde et qui offrent leurs pouvoirs aux mages qui croient en eux.

Swenn:
C'est lui :

Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Gh63

Chimiste renommé, il travaille au laboratoire expérimental de Cerka, la capitale dont sont issus tous les plus grands médecins et chimistes Daenars (le peuple des technologistes). Son passe temps privilégié : râler. Pour tout. Il considère tout le monde comme des idiots. Il voue un amour inconditionnel à la science, ce qui explique aussi son célibat de long terme. Bref, un homme brillant lorsqu'il s'agit de son travail, mais avec des capacités sociales déplorables. Ah, il a aussi développé une large gamme de produits illégaux qu'il deal pour se faire un peu plus d'argent, mais ce n'est pas très important ici...

Lewis:
L'un des rares collègues que Swenn apprécie. Il ressemble à ça :

Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Z42j

L'opposé parfait de Swenn, il est hyperactif, optimiste et possède une joie de vivre à toute épreuve. Pourtant, ils s'entendent bien. Surtout parce qu'ils apprécient les soirées à picoler et fumer tout en refaisant le monde. Parce que c'est bien connu, sans ces connards de mages, tout serait tellement plus beau !



- "Swenn ! Swenn !!! Sweeeeeen !!!"

Les tempes qui tambourinent encore violemment, le principal intéressé n’a pas l’intention d’ouvrir un œil. Ni de montrer le moindre signe de vie avant au moins deux heures. Surtout si ça veut dire supporter l’optimisme débordant de Lewis, l’un de ses collègues avec qui il vient déjà de passer la soirée !

- "Allez mon bichon, sort de tes douces rêveries !"


- "Va t’faire foutre."

Echec…

- "Regarde ça !! On a réussi ! Je te l’avais bien dit qu’il existait une autre face ! Alleeeez !! On est en train de faire une découverte scientifique majeure, dépêche toi !!"

Un long soupire pour entamer comme il se doit cette journée, Swenn se redresse, ignorant autant que possible la nausée qui vient s’ajouter à son mal de crâne. Qu’est-ce qu’ils ont foutu hier ? Il se souvient bien de Lewis, toujours survolté, qui tentait de le persuader que cette théorie selon laquelle une deuxième face d’Irydaë existait. Comme une autre planète encore inexplorée. Ainsi que de tous ses plans alambiqués pour réussir à atteindre cette terre soi-disant inexplorée. Ridicule selon le dealer. S’il y a des rumeurs à son sujet et qu’elle existe, c’est bien que des gens y ont déjà posé un pied… Bref.

- "Si tu veux mon avis, ça doit être la première version. Un test des Architectes ! Mais comme on sait tous qu’ils ne sont pas très doués, ça a dû foirer. Et hop, ils sont passés à la version 2 dans notre monde !"

Tout en débitant ses pensées à la vitesse de la lumière, le jeune homme gribouille tout un tas de notes dans son carnet. Comment il fait pour être si frais ? Hum, c’est vrai que celui qui écoute a souvent tendance à descendre un peu plus de verres que celui qui parle… Devinez comment étaient répartis les rôles…

- "C’est sûr ! Regarde-moi ces paysages ! Tout est complètement laissé à l’abandon ! Comme cet aéronef tout pourri là bas ! Ahah, on dirait même pas un aéronef mais plutôt une chipolata de métal ! J’sais pas ce qu’ils avaient en tête en construisant ça, mais si c’était pour les grillades, les premiers humains devaient ressembler à des géants !!"

Non, jamais il ne le ferme. Au grand désarroi du chimiste. Mais il doit admettre que tout cela est intrigant. Les souvenirs reviennent petit à petit. Sa vision s’éclaircit également. Quelques secondes de réflexion en observant l’immense champ de verdure qui défile à l’horizon, il doit reconnaître que Lewis n’a pas tort. Cet endroit n’a rien à voir avec leur monde. Des ruines et une végétation luxuriante. C’est tout ce qu’il y a.

- "Ok. Admettons. Il y a autre chose qui existe au-delà d’Irydaë. Et on y est. Alors maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait l’artiste ?"

- "Swenn !! Mais où est passé ton esprit d’aventurier ?! On explore bien sûr !! Imagine un peu quand on rentrera ! Le succès, la renommée, l’argent, les femmes ! Tout ça parce qu’on rapportera des preuves irréfutables de cet autre monde !"

- "Si on rentre…"

Toujours aussi terre à terre, le chimiste est déjà en train de réfléchir à un moyen de quitter cet endroit. Mais il doit reconnaître que son collègue n’a pas complètement tort. Sur la partie preuves irréfutables. Tout doucement, sa mauvaise humeur habituelle laisse place à la curiosité, pour le plus grand bonheur de Lewis qui part déjà en courant vers la saucisse de fer. Toujours volontaire pour foncer tête la première dans les emmerdes…

Profitant de ce moment de répit, Swenn ne se presse pas. Il s’approche de ces variétés de fleurs immenses qu’il ne connaît pas. Semblables à des orchidées géantes, leurs tiges atteignent aisément les deux mètres. Cette démesure des végétaux commence à développer toutes sortes d’idées pour rentabiliser davantage son business parallèle. Mais le cours de ses pensées est une fois de plus interrompu par Lewis, qui ressort du monstre de métal en toussant bruyamment.

- "Laisse tomber, y a rien d’intéressant là-dedans. Ça pue le souffre et le magnésium, mais il n’y a rien d’exploitable ! Vraiment pas d’la bonne qualité ! Oh, tu t’intéresses aux fleurs ?! C’est pour en ramener à ta copine ?!"

Et le voilà qui part dans une crise de rire face à sa propre blague, sous le regard dépité du dealer. Comme s’il était du genre romantique. Ou du genre à avoir une petite amie, aussi…

- "Ramène-toi au lieu de raconter des conneries. Regarde, ce ruisseau. Tout au bout, on dirait une sorte de village."

Ruisseau, en comparaison de la taille du reste, parce que sinon on dirait plutôt un lac qui s’étend sur des kilomètres. D’ailleurs, est-ce que ce ne serait pas ça, ce putain de Grand Canal dont il a beaucoup trop entendu parler sans jamais réussir à le voir ?! Ce qui ferait de cette ville éloignée… Non, pas possible, le type qu’il avait rencontré était de taille tout à fait banale. Vu le territoire ici, les habitants, s’il y en a, doivent faire au moins cinq fois leur taille.

- "Heu... Swenn ? Je crois que les fleurs elles nous regardent bizarrement..."


Absorbé par toutes ces idées qui se bousculent, le dealer n’a pas fait attention à ces vibrations sous ses pieds. D’abord légères, elles se font de plus en plus fortes à mesure que les pétales, qui trônent quelques mètres au-dessus de leurs têtes, se tournent dans leur direction. Comme si elles cherchaient effectivement à les regarder. Mais ce sont des plantes…

- "Ouais… On va partir hein, j’crois qu’elles apprécient pas trop qu’on leur marche sur les racines…"

A peine le temps de faire un pas que des secousses semblables à un tremblement de terre agitent le sol, obligeant les garçons à fuir tant bien que mal ce grand champ de fleur.

- "Ouaaaah mais elles attaquent en plus !!!"

- "J’avais remarqué, merci !!"

Esquive à droite, esquive à gauche, Swenn s’imagine déjà finir dans l’estomac de ces plantes ! Enfin, dans ce qui leur sert d’estomac. Lewis en tête, le dealer le suit de près dans leur tentative de fuite, jusqu’à ce que le premier ne trébuche, entrainant le duo dans un magnifique roulé boulé, qui se termine dans la flotte.

- "Oh, mais que vois-je ? Vous êtes perdus mes choux ? Une petite glissade ?"

- "J’lui f’rai bien un bon gros glissement moi… Eheh"


Un ton parfaitement gras qui ressemble à une fausse confidence, Lewis murmure ces quelques mots à l’attention de son collègue. C’est sûr qu’on ne voit pas des sirènes tous les jours. De même pour cette poitrine très… Voyante. La regarder dans les yeux. Dans les yeux et réfléchir. Oui, parce que ce n’est sûrement pas cet idiot qui va les sortir de cette situation délicate. Est-ce qu’il y a des sirènes à Venise ? Il faudrait qu’il pense à poser la question la prochaine fois !

- "Quel est cet endroit ? Est-ce qu’il y a un moyen d’en repartir ?"

Après un rire qui ne signifie rien de bon, la femme poisson prend cet air mutin propre à leur race, plonge sous l’eau pour réapparaitre derrière les deux chimistes qui ont tout juste pied.

- "Cet endroit ? C’est le paradis mon grand ! Pourquoi vouloir en repartir ?"

Lewis a l’air un peu trop d’accord. Quant à Swenn… Il ne serait pas contre quelques heures supplémentaires. A titre purement scientifique évidemment ! Pour revenir avec ces fameuses preuves irréfutables… Hum, non, non, ça pue l’embrouille tout ça. Secouant la tête comme pour chasser ces idées malvenues, le dealer tente de retrouver sa nonchalance habituelle.

- "Ces raisons nous regardent. Est-ce possible ? De revenir chez nous."


Un coup de coude balancé dans les côtes de Lewis qui s’apprête à protester, Swenn garde son expression impassible. Face à ce manque d’entrain, la jeune femme perd son sourire pour afficher une mine beaucoup plus renfrognée.

- "Eh beh, vous êtes vraiment pas drôles vous. Puisque c’est ça, j’vous renvoie direct chez vous ! J’ai pas d’temps à perdre avec des ronchons !!"

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le ruisseau qui se met à bouger. Une énorme vague embarque cette fois les deux explorateurs sous l’eau, les forçant à lutter pour réussir à reprendre une bouffée d’oxygène. Sans s’en rendre compte, ils parcourent ainsi des dizaines de kilomètres, manquant de mourir noyés à plusieurs reprises, avant de chuter. Le vide, comme s’ils dégringolaient désormais d'une immense cascade. Leurs cris se mêlent au vacarme de l’eau et le duo termine sa course folle direct dans l’océan. Étrangement bien plus calme que ce ruisseau.

- "Putain, super idée monsieur le génie associable ! La prochaine fois, on suit mon plan !"

Trop satisfait d’être toujours vivant, Swenn n’a plus la force de râler. Relevant la tête hors de l’eau, il en est sûr, c’est bien le port de Cerka qu’il aperçoit. Quelques brasses plus tard, il réussit à se hisser sur le ponton, où il s’étale avec Lewis, les yeux tournés vers les étoiles.  

- "En plus, mon carnet est totalement trempé. Inutilisable."

[1450 mots tout pile !]

HRP:
Petite dédicace à Elie au passage, pour cette très belle idée quant au placement de "glissement." Défi relevé ;)
Swenn [CI]
Yvan Nekrasov [ME]
Yvan Nekrasov [ME]
Anonymous
Yvan Nekrasov [ME]
Yvan Nekrasov [ME]
Invité
Dim 7 Juil - 23:42
Personnage et contexte:

Épreuve 6 ;;  Maman, j'ai raté la fusée Ava_yv10
Yvan Nekrasov, 29 ans, né en 2016 à Moscou.

Le monde a connu une guerre nucléaire totale et les gens ont réussi à survivre en s'isolant sous terre dans le métro moscovite. Yvan y a ainsi grandi et été élevé par son paternel qui remarqua très vite que son fils avait un déficit émotionnel. En effet, le gamin ne ressentait pas vraiment les émotions et apprit à les singer pour paraitre comme tout le monde. Pire encore, Yvan développa très rapidement un gout pour la violence et le sang, son père craignant qu'il se fasse tuer, lui enseigna à bien se comporter. Yvan intégra l'armée de la Ligne Rouge, les stations "rouges" du métro qui étaient gouvernées par des communistes. Jouant le bon petit soldat, il devint mécanicien et enfin artilleur. Son père décéda de maladie, laissant Yvan seul mais il savait comment survivre dans ce monde ainsi qu'avec ses pulsions. Plus tard, il fut envoyé dans une autre station celle de "Polis", passant pour un traitre afin de récolter des informations. L'idée ne plaisait pas à Yvan mais il n'avait pas le choix, dans tous les cas, il passait pour un traitre. Il gagna petit à petit la confiance de certaines personnes à Polis et commence ainsi à s'y intégrer.

Infos supplémentaires et non vérifiées mais utile pour ce rp. Des rumeurs se répandent dans le métro comme quoi, il en existerait un autre avec des ressources bien supérieurs que ce soit en termes de nourriture ou de technologie. Yvan est envoyé avec d'autres pour découvrir si ce "métro 2" existe. Et pour le bien de ce rp, nous dirons donc qu'ils ont trouvé cet endroit mais les habitants du métro 2, ont d'autres projets que trouver une solution pour regagner la surface...
(L'histoire du "métro 2" est actuellement à l'étude par le staff pour en parler dans un futur event, du coup, je "tease" un peu et surtout ça m'arrange pour une historie de fusée, désolé !)

P.S : je débarque un peu tard, désoléééééé !


    J’ouvrai péniblement les yeux pour être rapidement éblouis par une lumière qui ne me semblait pas artificielle. Mon premier réflexe fut de mettre ma main à ma bouche pour y chercher mon masque à gaz, celui-ci pendait lamentablement et je ne perdis pas un instant pour l’accrocher correctement. Ces enfoirés de l’autre métro m’avaient envoyé à la surface pour se débarrasser de moi ! Quoique… Mon mal de crâne ne m’aidait pas spécialement à remettre mes idées en place. Il me semblait avoir vu le ciel puis le sol se dérober sous mes yeux, voir les immeubles en ruines devenir de plus en plus petit avant de disparaitre. Avant de m’attacher sur ce siège inconfortable, j’avais été drogué par des scientifiques – qui n’avaient pas lésiné sur la dose à m’administrer – pour servir de cobaye. Une histoire d’exploration me revint en tête, mais impossible de me remémorer le reste.

    Un toussotement me fit remarquer la présence de Sergueï, un type de Polis qui m’avait accompagné pour la mission. Le pauvre bougre semblait encore plus sonné que moi, il avait même une entaille au front. Revenant à lui, il fut pris de panique et commença à s’agiter dans tous les sens. Je lui soufflai de se calmer :
    – Calmes-toi Sergueï. Le véhicule des scientifiques s’est craché, on est coincé pour le moment dedans. Tu noteras quand même la qualité de ce matos, on a survécu. Surtout, ne te…
Avant que je puisse terminer ma phrase, Sergueï décrocha la ceinture de sécurité qui le tenait à son siège, je le vis descendre de plusieurs mètres très rapidement avant de s’écraser contre la carlingue dans un bruit de craquement d’os. Même moi, ça m’écœura, c’est vous dire.
    – Détache pas...

    Malgré la situation alambiquée, j’avais compris que j’étais dans une position étrange. Ce que j’entendais par-là : c’est que j’étais maintenu dans mon siège exclusivement par les sangles, sans elles, je serai sûrement tombé comme ce pauvre idiot incapable de garder son sang-froid. En parlant de lui, je le voyais encore remuer, peut-être était-il en train d’agoniser ou simplement une petite fracture, bien qu’une autre option me semblât tout aussi crédible : son corps bougeait suite à des spasmes et il était bel et bien mort. Pas qu’il allait me manquer, mais ne pas me sentir seul dans un endroit inconnu aurait quand même été sympa, dommage qu’il n’ait pas prit une seconde pour m’écouter.  

    Après bien des efforts, j’étais parvenu à me retourner dans mon siège pour m’accrocher au dossier. Ainsi, je pourrais décrocher la ceinture sans tomber, ce que je fis après une longue inspiration. Grimpant sur le fauteuil, je pus me retrouver appuyé sur ce qui aurait dû être à la base le sol du vaisseau. Il ne me restait plus qu’à m’assoir pour descendre tranquillement comme sur un toboggan.

    Un glissement – qui m’écorcha le fessier – plus tard, j’étais à côté de feu Sergueï l’impatient. Sur ma droite, je pouvais apercevoir l’écoutille qui me permettrait de sortir de cet enfer ! Mais avant de foutre le camp, j’avais quelque chose d’important à faire. Oui, fouiller le cadavre dans mon ancien collègue n’était peut-être pas très éthique mais quand il s’agit de survie, l'étiquette est-elle importante ? Je vous laisse à cette morale et vos rêveries pendant quelques secondes...

    Sergueï avait encore son ancien sac à dos, les scientifiques avaient eu la délicatesse de lui laisser. Dedans, je trouvais une ration, un vieux makarov encore un état – un flingue pour les amateurs des armes à feu russe – ainsi qu’une vieille lampe torche qui marchait dieu sait encore comment. M’emparant de ses affaires, je vérifiai avoir mon fidèle couteau à ma ceinture pour finalement tapoter l’épaule de mon glorieux compagnon, mort pour nous rappeler l’importance de la gravité.
    – Je sais plus si c’est le calcium ou le magnésium qui est important pour les os, mais clairement toi, tu devais manquer des deux. Si on me demande, je dirai que j’ignore ce qu’il est advenu de toi. Adieu.

    Plusieurs coups de pieds plus tard afin d’ouvrir la porte métallique de l’engin, je voyais enfin l’extérieur ! Si je n’avais pas eu mon masque à gaz sur la tronche, j’aurais pris avec allégresse une grosse bouffée d’air. Reste que j’étais devant un spectacle incroyable qui me coupa le souffle : je n’avais jamais vu ni imaginer autant de végétations ! Pour quelqu’un qui avait passé presque toute sa vie sous terre, voir des arbres immenses aux feuilles brillantes d’une lueur bleutée, était un spectacle étrange. D’ailleurs, je n’avais jamais entendu parler de ce genre de plante, mais les radiations avaient modifié tellement de choses qu’il n’y avait pas de quoi être surprit.

    Même le ciel était déroutant. D’une couleur plutôt améthyste, je ne me souvenais pas avoir entendu quelqu’un parler de ce phénomène. Qu’on m’ait raconté maintes fois le bleu du ciel, oui mais pas ce violet étrange. Je fis plusieurs pas pour m’éloigner de l’engin dans lequel j’étais. D’un rapide coup d’œil, je constatais l’étendue des dégâts : un moteur fumait encore de sa combustion, les tôles étaient pour la plupart pliées ou éventrées et plusieurs des vitres avaient explosés. Où que m’ait emmené ce vaisseau, il n’irait plus nulle part et malgré toutes mes compétences en mécaniques et électricité. J’étais donc coincé ici et j’allais devoir m’adapter pour survivre. Rien de bien nouveau sous le soleil, direz-vous.

    Quelques minutes plus tard, je m’acharnais à regrouper plusieurs plaques d’acier pour me faire un abri. Après mûres réflexions, je m’étais dit que monter mon campement ici serait le plus prudent. Déjà, je pourrai peut-être trouver des armes ou des vivres dans la fusée, ensuite l’engin se voyait de loin et m’aiderait beaucoup à me repérer. Bricolant une cabane de fortune, je collectais également du bois pour me faire un feu. Durant ces occupations sommaires, mon esprit vagabondait déjà sur d’autres sujets. Je pensais machinalement à chez moi, la Ligne Rouge, non pas que j’avais le mal du pays, juste que j’espérais bien y retourner pour tuer l’enfoiré qui m’avait fait passer pour un traitre, je n'avais jamais été volontaire pour être espion !

    En sueur, je pris un instant pour souffler. Mon masque à gaz ne m’aidait pas à respirer et j’en venais à me dire qu’il serait temps de le retirer. De toute façon, je devrai en passer par là tôt ou tard pour manger ou boire… Mon regard croisa alors quelque chose des plus intriguant. Une immense fleur qui devait faire presque deux mètres de haut, ses imposants pétales bleus cyans ondulaient lentement comme bercer par la brise alors que je ne sentais pas une once de vent sur ma peau. La magnifique orchidée se contracta sans prévenir dans un claquement sonore pour attraper un insecte au vol. Ses pétales se teintèrent de rouge et cessèrent de bouger. Encore un truc bizarre créé par les radiations, haussant les épaules, je retournais à mon campement avec mon bois.

    La nuit commença à tomber et mon abri était pourtant loin d’être terminé. Maudissant ma capacité à perdre du temps en me concentrant sur des futilités, je me résignai à dormir, pour cette nuit, à la belle étoile. Après avoir fouillé le sac de feu Sergueï mon ami parti trop tôt, je sorti une boite d’allumette et ses rations : il avait eu la bonne idée de prendre des chipolatas, certes, elles provenaient du métro et c’était probablement de la viande de rat, mais ça reste très bon et je n’étais pas en droit de faire ma fine bouche.

    Contemplant les étoiles pendant que mes saucisses grillaient, j'en venais à l’évidence : j’allais devoir retirer mon masque. Au pire, toute cette histoire allait se finir rapidement et j’adore quand les fins sont rapides et violente, donc je ne serai pas déçu, mais vous…

    Je le décrochais d’une main tremblante et retenais ma respiration. Allé Yvan, respire ! Allé, ne fais pas l’enfant et prend une longue inspiration ! Oui, on se motive comme on peut. Bien que je n’attache pas une grande importance à ma vie, la perdre bêtement n’était pas une chose qui me tenait à cœur pour autant. Ne tenant plus, je laissais alors l’air entrer dans ma gorge puis mes poumons. Les sensations de brulure et les vertiges ne vinrent pourtant jamais. Plutôt surpris, je notais toutefois une certaine félicité se répandre en moi, était-ce cela que l’on appelait la joie ou le soulagement ? Ça expliquait les sourires idiots que je voyais parfois sur le visage de mes congénères et jusque-là, je n’avais jamais ressenti le besoin d’en faire autant.

    Soulagé, je reportai mon attention au ciel. Mon père, qui adorait l’astronomie, m’avait longuement parlé de la constellation de la Grande Ours mais je ne la vis nulle part. Étrangement, les mots de Baba Yaga, une créature de légende du métro : une vieille folle ou voyante qui apparaissait ici et là, me revint en tête :

Tu mourras seul dans un autre monde.


Yvan Nekrasov [ME]
Erika [SnKR]
Erika [SnKR]
Anonymous
Erika [SnKR]
Erika [SnKR]
Invité
Dim 7 Juil - 23:44
Contexte:
Mon forum, Shingeki no Kyojin Rebirth est basé sur le manga/anime du même nom. La technologie n'y est pas très avancée, donc les fusées ils ne connaissent pas x)
Loin du front et des titans, Erika fait partie des Brigades Spéciales, ou Police Militaire, qui a pour réputation de vivre pépère dans au centre des Murs. Et Eri a en effet bien l'attention de se la couler douce : c'est une feignasse susceptible et très lunatique.






"Maman, j'ai raté la fusée !



Tout était encore un peu confus dans son esprit. Encore une fois, Erika décida de reprendre depuis le début cette histoire alambiquée.

Grâce à son statut de chef d’escouade, elle savait que les Brigades Spéciales avaient parfois affaire à des ingénieurs clandestins qui tentaient de développer des technologies jugées dangereuses par le gouvernement. Pour ces mêmes raisons, la jeune femme ignorait les détails de ces inventions passées sous-silence par les hautes-autorités.

Ce fut donc par un malheureux concours de circonstances qu’elle se retrouva impliquée dans un nouveau projet pour sauver l’humanité des titans : les explorations extra-muros étaient toutes vouées à l’échec, l’idée de construire de villes souterraines avait été abandonnée à cause des effets néfastes du manque de lumière. Restait le ciel.
Aussi fou que cela puisse paraître, une étrange machine avait été construite avec pour objectif d’envoyer des êtres humains dans les étoiles. Eri n’avait aucune notion d’ingénierie, elle n’avait pas la moindre idée de comment fonctionnait l’engin. « Grâce à une technologie proche de celle utilisée pour l’équipement tridimensionnel » lui avait-on dit. Bon.

Sauf que voilà : Erika n’était donc pas censé être au courant de tout cela. C’était trop tôt pour cette invention soit révélée au peuple, il ne faudrait pas que les gens y placent trop d’espoir, ils pourraient en être déçus si cela échouait. Mais la soldate adorait les commérages, et n’aimaient pas qu’on lui dise de se taire.

On la désigna donc comme unique volontaire pour le lancer-test de la machine. Chouette.

Elle n’eut même pas le temps d’aller demander à son voisin d’aller arroser son orchidée pendant son absence. Le voyage, elle ne s’en souvenait pas trop : il avait été un peu chaotique. A l’arrivée elle était un peu sonnée, mais elle fût forcée de constater en regardant par le petit hublot qu’elle n’était plus au sein des murs.

Elle était toute seule sur une autre planète.

Enfin toute seule, pas vraiment. Pas étonnant, en même temps, qu’elle se soit fait remarquer en arrivant à bord d’une machine aussi voyante. Au pied de l’engin était donc en train de s’agglutiner des dizaines de bestioles à la peau verdâtre et luisante. Elles avaient quatre pattes, autant d’yeux, de drôles d’oreilles et une petite queue en zigzag. Elles n’avaient pas vraiment l’air dangereux, rien à voir avec les titans. Par contre, elles semblaient extrêmement bruyantes. Il allait être compliqué de communiquer. Lorsqu’Erika voulut sortir, tous les regards se tournèrent vers elle. Certaines créatures crièrent un « Chipo ! » enthousiaste, tandis quelques-unes leur répondirent d’une « Lata ! » d’un ton froid. Elles échangèrent ainsi quelques instants, comme si elles débattaient de la situation. Après tout, la jeune femme venait d’atterrir au milieu de leur territoire. Si elle avait su qu’elle allait devoir engager le dialogue avec une espèce inconnue, elle aurait apporté un cadeau.

Pendant que les Chipolatas – elle avait décidé de les appeler comme ça – se disputaient, Eri eut le temps de réfléchir à une solution. On lui avait laissé un casse-croûte pour son voyage. Notamment un sac de pommes. Elle attrapa les fruits, interpella les bestioles et leur tendît. Elles les reniflèrent, les observèrent attentivement puis enfin y goûtèrent. Des murmures impressionnés se rependirent parmi les créatures. Elles semblaient aimer ça, si bien qu’elles commencèrent à sautiller. Les plus proches agrippèrent Erika et l’entraînèrent avec elles. Joyeusement, la petite troupe s’éloigna de la machine avec laquelle la jeune femme était arrivée. Les Chipolatas avançaient en bondissant, nullement préoccupés par le sol accidenté. La qualité de ce dernier laissait vraiment à désirer : après avoir failli tomber une demi-douzaine de fois, Eri commença à se demander quel genre de climat il pouvait y avoir ici pour donner lieu à de tels glissements de terrains.

Ils arrivèrent rapidement à une sorte de village. Un grand feu avait été allumé au centre. Erika fut bien accueillie : on lui proposa de quoi manger, un endroit où dormir. Il y avait une bonne ambiance, mais, à vrai dire, la soldate n’avait aucune idée de comment elle allait rentrer chez elle. Allait-on venir la chercher ou la seule machine capable de voyager jusqu’à cette planète était celle qu’elle avait emprunté ?

Non, vraiment, elle avait beau de se creuser la tête, elle n’avait aucune idée de comment son retour pourrait se mettre en scène.


Erika sortit de sa rêverie. Elle s’étira et se laissa aller contre le dossier de sa chaise. Une machine pour voyager parmi les étoiles, des créatures vivant sur une autre planète… Non, cette histoire n’avait aucun sens, jamais son supérieur n’accepterait une telle excuse de sa part pour ne pas avoir fini sa paperasse. Elle allait devoir trouver autre chose… Une carence en magnésium qui l’a clouée au lit peut-être ?




Erika [SnKR]
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