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Il lupo selvaggio
le Sam 9 Nov - 0:08
Dhevarajah K. Preciado
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Au moment même où je pose mon stylo pour noter que j’ai fait le service ménage de la dernière chambre venant d’être libérée, ma montre m’indique qu’il est dix-sept heures. Je lâche un soupir en pensant simplement à mon lit, mes bouteilles de bière qui m’attendent sagement dans le frigo, mon tabac et bien plus encore. Pourquoi cette journée devait-elle forcément être barbante et sans fin ? Je déteste le lundi. Il n’y a pas jour plus chiant que le lundi, parmi les sept jours de la semaine. Ça annonce une nouvelle semaine de boulot, une nouvelle semaine chiante à crever où on attend simplement le week-end pour souffler un peu et décompresser. J’aurais aimé que ça se passe comme ça pour moi, dans les faits. Mais je travaille le samedi jusqu’à minuit, et le dimanche matin de neuf heures à treize heures. Donc, grosso modo, ça me fait à peine un jour de repos complet.

Quel job de merde. Mais c’est mieux que de vendre de la drogue, hein ?

Nouveau soupir. Je reprends immédiatement contenance au moment où je vois des clients entrer, se poser devant l’écran pour choisir la chambre. Mes yeux se posent sur leurs mains, les doigts enlacés, noués et emmêlés les uns dans les autres. Je suis envieux. Moi qui ai passé un cinquième de ma vie en prison et n’ayant jamais réellement eu de relation amoureuse, je me retrouve à les envier.
En fait, j’envie tous les couples qui fréquentent cet endroit.

« Excusez-moi ? »

Il me sort de ma rêverie. Je relève la tête et je le regarde, curieux de savoir ce qu’il va me dire. « Quelle… quelle chambre vous conseillez pour un couple relativement réservé ? C’est—c’est un ordre de l’Incontestable et on a jamais mis les pieds ici… » D’un soudain, je me retrouve à me demander quel genre d’ordre je pourrais avoir de la part de l’Incontestable. Je chasse cette idée de mes pensées quand je me décide à me lever pour aller vers eux. « Tout dépend de votre budget. Cependant… ceux qui viennent pour un ordre ou que sais-je encore ont tendance à préférer l’ambiance victorienne. Un peu plus chère que les autres, mais tout y est. Eeeet… il y a possibilité d’un forfait avec livraison de nourriture room service en plus ! » On m’avait demandé de vendre du mieux que je peux les trucs les plus chers. J’espère que je le fais bien. Ils hésitent un peu avant de prendre ma recommandation. Ça, c’est la garantie d’un patron content. Ils me remercient, et moi, je leur envoie un sourire radieux avant de retourner à mon poste. J’ai affreusement envie de me fumer une cigarette et de m’enfiler une bière, mais j’ai encore deux heures à faire avant qu’on ne prenne le relai.

Je me retrouve à faire les comptes de la journée, de l’ouverture jusqu’à maintenant, parce que le patron manque de temps. C’est rare qu’il me demande de faire ça parce qu’il sait que je suis une catastrophe absolue en mathématiques et que je pourrais même me tromper sur le résultat avec une calculatrice, mais ça l’aide – le travail est généralement fait aux trois-quarts quand je passe par-là.

Quand ma montre pointe dix-neuf heures, je vois le collègue qui me remplace arriver, me saluer chaleureusement avant de poser ses affaires derrière moi. « Alors, la journée ? » Je hausse les épaules. « Calme et barbante. J’ai connu plus mouvementé. Avec un peu de bol, il y aura toute une ribambelle d’hosts et d’hostesses ce soir. Je te souhaite bien du courage pour éviter de mourir d’ennui, de toute façon. » Je me lève du tabouret qui me met à hauteur du comptoir, et je retombe lourdement sur mes pieds, étant quand même trop petit par rapport à la moyenne japonaise. Merci maman de m’avoir refilé ta taille de naine.

Je récupère mes affaires, enfilant mon manteau et une anse de mon sac à dos au niveau du bras avant de tourner les talons, direction la sortie. Je fais un dernier signe à mon collègue avant de mettre un pied dehors. Je m’allume directement une cigarette, et je me mets en route pour rentrer chez moi, trouver un divertissement avant de manger et me coucher. Et demain, même routine à la con. Avoir passé tout ce temps en taule n’a certainement pas fait du bien à mon côté social. J’ai hâte de reprendre un semblant de vie. Est-ce que ce sera seulement possible ? J’ai l’impression d’être déjà trop vieux, du haut de mes vingt-six ans.

Il me faut une bonne trentaine de minutes de marche pour arriver jusqu’à l’immeuble complètement délabré où se trouve ma chambre de bonne. Le quartier, à cette heure, est plutôt animé quand bien même il n’est pas très fréquentable. J’y croise une bande de yankees qui me salue d’un signe de tête – parce que j’ai préféré copiner avec plutôt que de les avoir comme ennemis –, le proprio du seven eleven de mon quartier, et la vieille du cinquième. J’écrase ma énième cigarette sous mes chaussures, et j’entre dans le hall de l’immeuble, regardant par la même occasion dans ma boîte aux lettres que je n’ai pas regardée depuis vendredi dernier.

J’y trouve tout un tas de prospectus divers et variés, mais ce qui retient le plus, c’est trois enveloppes roses qui se succèdent. Une pour chaque jour manqué. C’est pas vrai, si ?
Les kanjis sur la lettre me disent le contraire.

Je reprends mon trousseau de clé après avoir refermé ma boîte aux lettres, et je fixe ce rose alors que je monte machinalement chaque étage, jusqu’à arriver au huitième. Clé dans la serrure ; clic, clac ; je pousse la porte, je balance mon sac, et je la referme.
Je lâche un cri de joie.

Je saute sur mon lit qui grince un peu à l’occasion, et je regarde la date de chacune d’entre-elle. Lundi quatre, dimanche trois, samedi deux… ça fait déjà trois jours que je suis marié ? Je suis vraiment le pire des crétins quand il s’agit de vérifier le courrier. J’arrache le dessus et j’en extirpe les documents officiels, mes yeux parcourant les kanjis un à un. Je tique sur mon nom de famille. Preciado… ?

Et s’il m’attendait depuis trois jours déjà ?
Et pourquoi l’Incontestable a-t-il attendu que je sorte de prison pour ça ?

Je me mords la lèvre.

Mes yeux défilent sur l’adresse, et je vois que c’est à Shibuya. Je prends mon téléphone en main et j’y rentre cette fameuse adresse, pour avoir une idée d’où est-ce que ça pourrait être. Je crois que je connais le coin… Il me semble que le Red Raven n’est pas loin. Ce bar-boîte de nuit avec ce barman au cul divin. Je crois qu’il y a un petit quelque chose qui se réveille rien qu’à y penser. Je lâche un soupir et je lâche les papiers au pied de mon lit. Je me préoccuperais du déménagement demain, après l’instant plaisir et un bon gros dodo.

-------------------------------


Quand je pose un pied dans l’appartement, je ne détecte pas un seul signe de vie. Mes yeux se posent instantanément sur la grande mezzanine, située juste au-dessus du coin salon, qui a l’air d’être là où se trouve le plumard. Plumard que je vais maintenant devoir partager—et je dois avouer qu’entre un matelas-paillasson de cinq centimètres d’épaisseur et ça, je vais forcément trouver mon pied là-haut. Et puis ce sofa. Merde, il a l’air tellement confortable.

Pour le peu d’affaire que j’ai, je peux m’en préoccuper plus tard. Je pourrais le faire avec lui s’il en a envie, sinon je le ferais seul. Mais hé, on est sensés être un couple, hein ?

Ma montre fait son vacarme assourdissant pour m’indiquer qu’une nouvelle heure est passée. Il est quatorze heures. Je lâche un soupir, et la seule chose que j’ai envie de faire, là, maintenant, c’est me poser et respirer un bon coup. Me fumer un joint, boire une bière, simplement continuer à vivre comme je le fais d’habitude.

Cependant, plus les jours passent, plus j’ai cette sacro-sainte peur de merde qui s’installe en moi. S’il se pointe pas au bout de sept jours, on ira au centre de redressement. Je viens à peine de sortir d’un endroit comme ça. J’ai pas déjà envie d’y retourner, revivre les mêmes choses que j’ai vécues pendant cinq ans. Revoir la tronche de Katsu. J’ai pas envie de me faire réprimander parce que la douleur au niveau de mes doigts est impossible à supprimer quand bien même je bouffe les comprimés du doc. J’ai pas envie de me retrouver en isolement, j’ai pas envie d’y retourner.
Je crois que je préfèrerais largement crever plutôt que de remettre les pieds là-bas.

Je me suis probablement laissé aller plus d’une fois, à chialer comme une fillette alors que je m’enfilais de l’alcool acheté à la supérette qui se trouve pas loin. Les cadavres de bouteilles trouvent leur place au sol, mon cendrier déborde, la cendre est déjà étalée partout, et je me retrouve enveloppé dans ma couverture sur le canapé, à regarder un film plus que douteux à cette heure-là. Je sais même pas si je finis par m’endormir ou si j’abandonne complètement l’idée qu’il vienne. Dans tous les cas, que ce soit les miliciens ou lui qui arrivent, la vue sera pas très belle. J’ai beau m’être rasé hier pour faire un minimum bonne figure, il y a franchement mieux comme première impression.

As if I gave a fuck anyway.

(c) ozzman

— soosaku —

le Sam 9 Nov - 19:28
Kai Preciado
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Ça fait maintenant cinq jours que la lettre m’est parvenue. Elle a parcouru environ 1554 km entre Tokyo et Okinawa, par avion, pour venir se déposer dans mes mains à l’hôtel où je réside pour la semaine. 

Assis sur le lit, j’observe pour la énième fois cette enveloppe rose bonbon. Ce petit bout de papier qui me dicte le reste de ma vie. Si j’ai pu espérer que le nom de Nanami y soit inscrit, je sais maintenant que ce n’est pas le cas. Nanami nous a avoué avoir reçu sa lettre durant la semaine. De toute façon, j’avais bien vu que quelque chose clochait. Elle était distante envers moi, elle n’avait pas la même énergie… Bref, ça n’a pas été long qu’on à compris. Surtout quand elle est allée acheter le papier à lettres pour écrire à son futur mari. 

D’un sens, je suis un peu rassuré. Même si, au fond j’aurais aimé être son élu, une partie de moi sais très bien que je n’aurais jamais pu la rendre heureuse. Je ne suis pas un bon gars. J’ai trop de défauts, trop de dépendances. Je ne veux pas l'entraîner dans mon enfer. Elle a besoin de quelqu’un de bien qui saura s’occuper d’elle. Quelqu’un qui saura la traitée en princesse et rien de moins. 

Du coup, elle nous a annoncé qu’elle allait rentrer une journée plus tôt  pour rencontrer son mari. Ça ne nous a pas plu, ni à moi ni aux mecs, mais ce n’est pas comme si on avait trop le choix. 

Pour ma part, j’ai décidé que j’allais finir la tournée comme il se doit et rentrer le matin du huit pour être présent chez ma femme ou mon mari, le soir venu. D’abord, parce qu’en tant que leader du groupe c’est mon travail d’être là du début à la fin et aussi parce que j’ai omis d’annoncer mon mariage à mon ange. Elle semblait déjà trop préoccupée par le sien, je ne veux pas l'alarmer avec le mien. Je lui dirais en temps et lieu. D’ici là, c’est mon petit secret. 

Bref, assis sur le lit, je regarde cette lettre que je n’ai pas encore ouverte. Demain, c’est ma dernière représentation et je rentre au bercail, il serait peut-être temps que je sache où je vais vivre… et surtout avec qui. Sans grand enthousiasme, je déchire l’enveloppe pour libérer son contenu. J’agrippe le papier et je me laisse tomber sur le dos levant les bras dans les airs pour mettre la lettre au niveau de mes yeux. 

Dhe..va..ja..rah. Putain ça se prononce comment ? Ah non, attends, c’est Dhevarajah ? Je relis plusieurs fois le nom inscrit, pour bien me le rentrer dans la tête. Ce n’est pas japonais, ça me semble évident. Je n’arrive pas à savoir s’il s’agit d’un homme ou d’une femme et ça m’angoisse. Je prie intérieurement pour que ce ne soit pas une femme, puis je regarde l’adresse: Shibuya. Bon ça va, c’est un quartier intéressant, c’est déjà ça. 

Je laisse mes bras retomber sur le lit, couché en étoile j’observe le plafond. J’essaie de procéder l’information dans ma tête. Puisque j’entre le dernier jour admissible, il n’y aura pas de place à l’erreur, on va devoir partager une activité, un repas et un baiser. Pas question que je termine en taule. J’ai trop de trucs en jeu: le groupe, Nanami… Je soupire et je ferme les yeux. Il fallait s’y attendre. J’ai vingt-huit ans, je croyais quoi ? Que j’allais rester célibataire et libre toute ma vie ? Nan… je l’ai toujours dit: Il y a trois choses dont je suis certain. Je suis née, visiblement. Je serai mariée, inévitablement et pour finir, je mourrais assurément. Là, c’était l’heure d’être marié. 

Mais avant ça, le spectacle. Un autre soupire s’échappe de mes lèvres. Je n’ai pas l’habitude d’être si las et c’est rare que je sois si peu excité à l’idée de faire une représentation. La musique, c’est ma vie et je sais qu’une fois sur la scène, ça ira mieux. Usant de mes abdominaux, je me relève. J’ai besoin d’un joint. Ouais, c’est ça qu’il me faut. 

Je quitte le lit pour aller chercher un petit tube qui contient ma marchandise déjà roulée. Je glisse le tout dans ma poche avec un briquet et je m’aventure en dehors des portes de l’hôtel, sans oublier de glisser la lettre de l’Incontestable dans la caisse de ma guitare à l'abri des yeux indiscret. 

À l’extérieur je prends tout mon temps pour déguster mon addiction en observant le ciel. J’espère seulement que la personne qui est prise en ma compagnie ne sera pas trop chiante. Bon sang, faites qu’elle ne soit pas trop chiante… 

Il faut croire que le temps passe vite, puisque Cerberus le batteur vient me rejoindre dehors pour me dire qu’il faut se présenter sur scène. J’écrase mon mégot sur la semelle de ma chaussure et je glisse celui-ci dans mon cendrier portatif avant de hocher la tête à son intention. Ce soir, on va offrir un show d’enfer. 

____________

À mon réveil, j’ai la tête dans le cul. La veille, après notre spectacle et après que Nanami soit partie pour rejoindre son mari et qu’elle m’ait texté qu’elle allait bien, j’ai fêté comme un con toute la nuit. Je me suis couchée au petit matin pour me réveiller vers neuf heures. Mon vol est à dix heures et je n’ai pas le luxe de le rater. 

Le voyage s’annonce pénible, mais ça me laisse quand même un trois heures de sommeil supplémentaire. Sommeil que je prends avec grand plaisir. Les mecs voient l’état dans lequel je suis et ils décident de me laisser tranquille, pour la peine. Sage décision. Le vol se déroule sans anicroche, je dors et lorsqu’on atterrit vers treize heures, je me sens déjà plus frais. Une chance, parce qu’aujourd’hui je ne m’attends pas à une journée de tout repos. 

À l’aéroport, Fenrir me demande quand sera la prochaine pratique. Honnêtement, je n’en ai aucune idée. Pour le moment, tout ce que j’ai en tête, c’est que je dois me présenter dans mon nouvel appartement si je ne veux pas finir derrière les barreaux. Je dis à ma bande que je vais leur écrire les prochaines dates, feignant que nous méritons un bon repos après notre voyage peu reposant d’une semaine. De toute façon, je veux laisser Nanami avoir du temps avec son mari… et j’ai besoin de temps pour moi et mon Incontestable douce moitié aussi. 

Je salut ma bande et je m’éclipse rapidement en direction du stationnement où j’ai laisser ma voiture lors de notre départ en tournée. J’en profite pour écrire à Nanami, savoir comment elle va. Une journée chargée s’en suit. J’arrête chez moi pour déposer ma valise. J’en profite pour faire le ménage de mon appartement et j’emballe quelques boîtes. Entre-temps, je remplis une nouvelle valise avec le nécessaire pour passer quelques jours. Le reste pourra attendre plus tard. Je n’ai pas beaucoup de trucs à déménager, du coup j’aurai qu’à revenir au courant de la semaine. Je m’assure que je n’ai rien d’autre à faire dans mon ancienne maison puis je quitte en direction de l’épicerie. 

À l’épicerie, j’achète les aliments nécessaires à notre repas, ce soir. Si on doit partager un repas, selon la loi, aussi bien que ce soit moi qui cuisine. Que je le veuille ou non, avoir vécu chez ma grand-mère dès l'âge de quatorze ans, ça m’a appris à faire de bons plats. Eh ouais, malgré ma gueule de défoncer, je sais cuisiner. Ce serait un bon moyen de me faire pardonner de l’avoir fait attendre, j’imagine. Je n’oublie pas de prendre une caisse de bière dans le frigo du supermarché. Ça ne peut pas faire de mal. Dans le pire des cas, ça va nous permettre de briser la glace. Je ne suis pas le genre de mec qui apprécie les gens dès le départ, mais je suis prêt à faire un effort, sachant qu’on a toute une vie devant nous à partager. 

Ça n’a l’air de rien, mais la journée défile et la soirée s’installe sournoisement. Je ne peux plus repousser ce moment encore des masses, alors je fais ce que j’ai à faire. Je conduis jusqu’à l’adresse indiquée sur le bout de papier qui m’a été envoyé par le gouvernement. Je n’ai pas de difficulté à trouver l’adresse ni un stationnement d’ailleurs. 

Le moment fatidique s’approche. Je sors de la voiture et avant d’aller à la rencontre de ma nouvelle vie, je fume un joint. Ça me calme sur-le-champ et je ne sais pas si la personne que je vais rencontrer nage dans le même style de vie que le mien, alors autant en profiter AVANT d’aller à sa rencontre. 

Lorsque je termine, je mets la guitare qui m’avait suivi, depuis le voyage, en bandoulière sur mon épaule. J’empoigne les sacs d’épiceries d’une main et de l’autre j’agrippe la poignée de ma valise, puis je me mets en route ; direction maison. 

La première chose que je remarque, une fois à l’intérieur, c’est la puissante odeur d’alcool. Décidément le party a commencé sans moi. La porte d’entrée donne sur le salon et une mezzanine, pas mal comme endroit. Je m’avance pour aller porter les sacs à la cuisine, puis j'aperçois la personne qui est supposée me servir d’époux sur le divan. Des cris douteux parviennent de la télévision et je peux voir des corps morts sur le plancher. Ah ouais, définitivement un party.

Je range la bouffe aux endroits appropriés, puis je souffle un coup avant de me rendre au salon. Je m’assois sur l’appui-coude pour ne pas déranger le cocon humain, puis je pose mes yeux sur mon mari. Au moins, c'est un mec. Je me racle la gorge devant le spectacle qui s’offre à moi. 

- … Salut, c’est moi Kai. Tu dois être Dhevarajah. 


J’espère que j’ai au moins prononcé son nom correctement. Je passe la bandoulière de ma guitare au-dessus de ma tête et je vais déposer celle-ci plus loin avant de regarder le mec de nouveau. 

- Désolé pour mon arrivée tardive. J’étais en tournée. 


La communication, ce n’est pas mon fort. J’ai du mal à tenir une discussion et d’avoir entamé celle-ci relève du miracle. Alors je me tais un moment et j’en profite pour observer chacun de ses traits. 

- Ça fait longtemps que t’es là ? 


Cette fois, si je me lève, c’est pour aller chercher deux bières aux frigos. Je me félicite intérieurement de les avoir achetés parce que clairement, on en aura besoin, tout les deux. Je reviens au divan et je tends l’une des bouteilles à ce Dhevarajah.

Vois-le comme un traité de paix, mec.
Il lupo selvaggio
le Mar 12 Nov - 4:24
Dhevarajah K. Preciado
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Alors que mes yeux commencent à regarder ailleurs que sur la télé, j’ai l’envie de me fumer un joint. Je soupire et j’essaye de me relever un tant soit peu pour sortir mon pochon, que j’ai volontairement coincé entre l’accoudoir du canapé et un coussin. C’est un échec complet. Et j’ai certainement pas envie de me niquer les doigts pour aller chercher ça. Je ferais ça plus tard. Probablement avant que la milice n’arrive. Ma main gauche tâte le sol, renverse une bouteille d’alcool vide, et je finis par mettre la main sur mon paquet de cigarettes. J’en sors le briquet, une cigarette, et je me l’allume comme si c’était parfaitement normal. Et si Kai supportait pas l’odeur de la cigarette ? Encore moins celle de l’alcool—pire, celle du cannabis ?

S’il débarque là, maintenant, j’aurais l’air d’un gros toxico alcoolique.

Je lâche un autre soupir ; agacé cette fois. Je tire sur ma cigarette lentement, et je prends mon temps pour la finir. Je sais même pas si j’ai déjà brûlé le plancher avec mes conneries. Je dois tellement mal viser pour déposer ma cendre que ça doit être catastrophique. On dirait moi, avec la moquette de ma chambre de bonne. Après ça, je crois que je finis carrément par m’endormir, sans faire attention à rien. J’ai juste envie de me laisser aller et de ne penser à rien d’autre. C’est probablement ce que je fais, soit dit en passant.

J’ai cru entendre le bruit d’une porte qui claque. Sur le coup, je n’y fais même pas attention et je reste bien engouffré sous ma couverture, les yeux complètement fermés, les bras en crois et les mains posées sur mes pectoraux. Et là, soudainement, j’ai comme un semblant de panique. Je suis torse nu, le t-shirt est en face de la télé parce que je l’ai balancé. J’aurais qu’à… j’aurais qu’à m’enrouler dans la couverture, hein ?

Les placards s’ouvrent, se ferment, j’essaye quand même de me réveiller un tant soit peu, parce que j’ai quand même fini par capter qu’il était là. Bruits de pas en ma direction. Il se pose juste derrière ma tête, sur l’accoudoir. J’ouvre légèrement l’œil. La vue que j’ai, là, maintenant, elle est franchement pas dégueulasse. Je lâche un bâillement digne de ce nom, juste avant qu’il ne commence à parler. Timing ; check. Je hausse un sourcil sur la prononciation de mon prénom. Bon—après, j’avouerais qu’il est plutôt compliqué à prononcé pour un non-thaïlandais. Je me relève légèrement, pour m’asseoir au lieu d’être complètement étalé comme une larve. J’en profite pour récupérer la télécommande qui était sous ma cuisse pour éteindre la télé. Et maintenant, les excuses. « C’est tout ce que t’as ahh— » Je bâille une nouvelle fois. Timing au carré ; check. « —me dire pour justifier ton retard ? J’ai flippé comme pas permis moi, hein ! »

Je me frotte les yeux et je me secoue la tête pour me réveiller toujours un peu plus. Mes yeux se posent sur lui alors qu’il recommence à parler. Je prends quelques secondes pour assimiler la question, et je n’ai même pas le temps de répondre qu’il se lève déjà. Mon cerveau a tellement de mal à se réveiller qu’il ne capte mais vraiment rien. Au final, il revient avec deux bières. Et ça, c’est carrément avec plaisir. Quoi de mieux pour se réveiller qu’avec un peu d’alcool. Je le remercie à voix basse et je fais sauter la capsule avec mes dents. J’aurais pu le faire avec l’une de mes bagues, mais vu l’état de mes doigts, même pas en rêve. « Si tu te demandes, je suis là depuis… mardi. On est aujourd’hui samedi et c’est le dernier jour. Donc quatre jours. » Je lève ma bière vers lui le temps d’un instant. « Pardon pour l’état de l’appartement, soit dit en passant, mais j’avais complètement abandonné l’idée que tu viennes. » J’entame ma bière en m’enfilant deux gorgées ultra-rapidement. Puis mon nez capte quelque chose. Une odeur. Elle vient pas de moi, pas de mon pochon, mais de lui. Ça sent le cannabis. Je renifle légèrement cette senteur divine et j’esquisse un sourire. Je pose ma bouteille de bière au sol et je m’affaire à aller chercher ma came. Celle que j’ai envie de fumer depuis un trop gros moment déjà. « On aura jamais meilleur moyen que se connaître autour d’un bon joint. Prends place sur le canapé, après tout, c’est aussi—c’est aussi… chez toi. Chez nous, hein ? »

Je baisse le regard l’espace d’un instant. Je me gratte la nuque et je pose mon regard sur lui, comme pour essayer de voir si j’ai pas merdé sur ma supposition. Est-ce qu’il fumerait de ça, lui aussi ? Au moins, j’aurais pas à le faire dans son dos, parce qu’on aura strictement rien à cacher. « À chaque fois qu’on se passe le joint, on pose une question à l’autre. Même les trucs persos, si t’es vierge ou carrément accro au cul ou j’en sais trop rien, pas de tabous, je m’en tamponne. Deal ? »

Parce qu’en vrai, je me sens vraiment pas à te déballer ma vie sur un plateau d’argent ou un long monologue. J’imagine que toi non plus, hein.

(c) ozzman

— soosaku —

le Mar 12 Nov - 6:11
Kai Preciado
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Le gars qui se tient devant moi est encore à moitié endormi et à moitié nu. Il ne semble pas assimiler toute l’information aussi rapidement que je le souhaiterais. Je hausse un sourcil lorsqu’il me demande s’il s’agit bien là de mon excuse pour mon retard. Ouais, mec c’est ça mon excuse. Je ne suis pas venu plus tôt parce que mon groupe c’est ma vie et que de toute façon, on va faire notre activité, notre bouffe et notre baiser avant même que tu aies compris ce qui se passait. Je n’ajoute rien à cette réplique parce qu’au fonds, je n’ai pas besoin de me justifier davantage. Que ça lui plaise ou pas, maintenant il devra vivre avec un mec qui est fou de musique et qui peut partir en tournée n’importe quand. 

Heureusement, la bière semble changer le mal de place. Il me remercie et il n’a pas l’air particulièrement en colère de mon arrivée tardive. Il a flippé, mais bon je suis là. Soudainement, je le vois décapsuler la bouteille d’alcool que je lui ai offert avec ses dents… SES DENTS !! Non, mais ça va pas la tête ? T’as envie de te retrouver avec un dentier à l’âge de trente-cinq ans ? Un frisson me parcourt l’échine. Ce n’est pas mignon du tout comme image, même si lui il l’est pas mal. Mignon, je veux dire. 

Avant de m’exprimer, je lui laisse le temps de me répondre. S’il est là depuis mardi, ça veut dire que clairement il n’est pas anti-incontestable. Joie. Je n’avais pas envie de devoir me taper tout le sale boulot à convaincre quelqu’un de jouer le jeu. Lorsqu’il me mentionne l’état de l’appartement, je grogne un peu. C’est vrai que c’est pas super accueillant, surtout que l’appartement en tant que tel était bien. 

- Mec, tu aurais pu te forcer un peu, quand même. Perds pas espoir tant qu’il y en reste. Puis refaits pu ce truc-là avec les dents, compris ? Si tu veux, je vais te l’ouvrir ta bière, au pire. 


Il boit quelque gorgée de sa bouteille et je l’imite. Après quelques gorgées je pose celle-ci sur la table. J’observe l’appartement. Ça me semble vraiment confortable. J’ai hâte de me foutre dans le lit, j’ai l’impression que Nanami serait jalouse de voir que j’ai un appartement mezzanine. Cette idée me fait sourire. La cuisine à air ouverte est bien aussi. L’appartement en entier semble ouvert. Pas super si on veut s’enfuir des chicanes de couple, dans le futur. Évidemment il faut comprendre que le terme couple, ici est utilisé avec sarcasme. Je veux dire… on est marié, oui, mais on est deux parfaits inconnus, pour le moment. Je ne vais pas commencer à l’appeler chéri parce qu’un bout de papier me lie à lui pour la vie. 

Mes yeux s’attardent sur deux portes au fond du couloir. L’une d’elles doit donner sur la salle de bain, ça me semble évident. Mais l’autre ? Alors que je me questionne sur cette pièce secrète, je vois Dhevarajah - je vous jure son nom va finir par me rentrer dans la tête - se lever pour aller chercher quelque chose. Je le suis des yeux, intrigué et je le vois revenir avec un joint. 

Bon, je sais que j’ai dit que je n’aimais pas les gens dès le départ. C’est même rare que je sois amicale avec qui que ce soit, mais là… Ce mec tombe dans mes bonnes grâces. C’est dur de refuser une offre si alléchante. Je pose mon cul sur le sofa pour lui montrer que oui, c’est bien chez nous dorénavant. Je regarde le joint entre ses doigts avec envie. Je viens de fumer, je sais, je sais… 

Savez-vous combien de joints je dois m’enfiler pour me sentir high pour vrai ? Bah, c’est ça… du coup, un de plus ce n’est vraiment pas de refus. Je l’écoute proposer son petit jeu et un petit sourire narquois s’installe dans mon visage. 

- T’es un accro du cul, c’est ça ? J’arrive tu te tapes des pornos à moitié nus et là, les deux seules questions qui te viennent en tête c’est ‘’es-tu vierge ou accro du cul?’’.  Réponds pas. Ça compte pas pour une question, j’ai deviné tout seul. Allez met ce petit bijou entre tes lèvres que je t’allume. 


Je lui lance un regard lourd de sens sans m’enlever ce sourire du visage. J’ai jouer avec les mots, ouais, et je suis presque certain que son petit esprit pervers à capté ce que je voulais dire. M’enfin, je m’amuse, c’est tout. Rien de tel que de briser la glace avec mon futur époux que de le rendre mal à l’aise, un peu. 

- Mais bon, deal. Au fait, j’ai acheté de la bouffe pour quand on aura le munchie de fin de soirée. J’sais pas trop c’que t’aimes, mais j’essaierais de te faire quelque chose de pas trop mauvais. 


Je sors le briquet de mes proches et je m’approche pour lui permettre de s’allumer. J’attends qu’il inspire et je me délecte déjà de l’odeur qui emplit l’air. Lorsqu’il termine et qu’il me le passe, je pose mes yeux sur lui. 

- Alors, c’est quoi ta première question Dhevarajah ? 


Tu vois, j’fais des efforts, non ?

Il lupo selvaggio
le Mar 26 Nov - 5:30
Dhevarajah K. Preciado
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Honnêtement, il n’y avait rien de mieux qu’une bonne bière pour se réveiller d’un semblant de sieste qui a duré un trop long moment. J’essaye de retrouver mes esprits, de rassembler toute pensée cohérente qui pousser passer par là, parce que j’ai certainement pas envie de me taper la honte à déblatérer des conneries alors que c’est franchement, mais alors franchement pas le moment. Je l’entends critiquer le fait que j’aies ouvert ma bière avec les dents. C’est vrai qu’il y a franchement mieux, mais vu l’état de mes doigts, il faut pas s’attendre à grand-chose. Puis c’est rare que j’achète des bouteilles en verre. Mon budget me dit beaucoup trop souvent merde, alors je me retrouve avec des canettes au goût infect et de la bière premier prix, ayant à peu près le même goût qu’un sirop dégueulasse dilué à la pisse de chat.

Au final, je soupire, je regarde mes mains, l’état dans lequel elles sont. Je ne sais pas s’il a encore remarqué quoi que ce soit, mais… je crois que dans la séance question-réponse, il va forcément y avoir un innocent "et ces dernières années ?" ; je me retrouverais forcément obligé de lui dire que j’ai été en prison. Fait chier.

Il part découvrir l’appartement pendant un petit moment, et je regarde mon téléphone en attendant. Rien de nouveau. Nouveau soupir, et je le lance sans seconde pensée sur la table basse. Et puis, l’idée du siècle ; la came. Ça a franchement l’air de lui plaire, rien qu’à son regard. J’ai eu un peu peur sur le coup, mais cette odeur qu’il a sur lui, j’étais presque sûr à cent pour cent que c’était celle du cannabis, et je me suis pas trompé. « Hé, quoi ? C’est—c’est pas vrai, hein ! Je suis pas accro au cul à ce point, c’est—enfin. Ouais. On peut dire ça comme ça. Je pourrais pas dire mieux. » Ma crédibilité est passée en dessous de zéro.

J’acquiesce d’un signe de tête quand il parle du munchie de fin de soirée. C’est vrai que celui-là est inévitable et qu’il va me rendre affamé. D’autant plus que j’ai rien mangé depuis ce matin, avec cette cup noodle goût crevette du seven eleven carrément douteuse. Mais peu importe. J’ai déjà hâte de goûter à ce qu’il va me préparer. Quand il sort le briquet de ses poches, je m’approche de lui et je prends cette première taffe tant attendue. Ça fait un bien fou, bordel. J’inspire, j’expire, et je profite de chaque seconde qui passe quand ça me monte légèrement à la tête.  Deuxième, troisième taffe, et je lui passe le joint. Je triture mes piercings à l’oreille droite quelques secondes avant de lui poser ma question. « Du peu que je peux voir. Est-ce que—est-ce que tes tatouages racontent une histoire ? La tienne, ou autre chose qui puisse se raccrocher à toi. J’étais encore jeune et con quand j’ai fait les miens, mais toi, ça veut peut-être dire quelque chose, hein ? » Quand je rencontrais des gens tatoués, leurs tatouages voulaient dire quelque chose, la plupart du temps. Autant sur leur personnalité que sur une partie de leur histoire. Les miens ne veulent rien dire, si ce n’est témoigner de mes origines thaïlandaises. Ceux sur mon bras droit ne sont que des stupidités sans nom faites avec des amis de l’époque, et celui à l’intérieur de ma cuisse droite n’est rien d’autre qu’un indicateur pour ma date de naissance. J’ose espérer qu’il a fait les siens par choix, pour raconter quelque chose.

Je sais que Yuta, il en avait un, à l’épaule droite. Et celui-là, il racontait au travers d’un dessin sa bipolarité. Il me l’avait expliqué un soir, quand on était plus que deux dans la cellule, une fois que Jiro et Shô avaient enfin écopé leur peine. Il avait gravé ça sur sa peau, histoire de ne jamais oublier. L’histoire des tatouages, ça m’a honnêtement toujours passionné.

Je finis par me sortir de mes pensées, essayant de me remettre en tête ce qu’il venait de dire. Quand il expire, ça me monte à la tête et je ne peux pas m’empêcher de soupirer un instant, et je viens finalement prendre une gorgée de ma bière. « Je suis—je suis désolé, j’étais complètement perdu dans mes pensées. C’est plus fort que moi, je peux pas m’en empêcher, c’est ma mémoire. Ça te dérangerait pas de—de répéter ? » Je dois certainement paraître stupide, là, maintenant. Je dois surtout avoir l’air de ce type qui n’en branle pas une et qui n’écoute que lui. « Pour pas te laisser un peu plus dans l’incompréhension, je… je suis atteint d’hypermnésie. J’ai une mémoire hors du commun, mais j’arrive pas à la contrôler. Parfois, quand je pense à un truc, j’arrive pas à me le sortir de la tête, et… je suis souvent dans les nuages, pendant ce temps. Vraiment, désolé ! »

Je suis forcément ultra-gêné d’agir comme ça, alors qu’il la joue sympa. Je voulais pas donner mauvaise impression, mais j’ai cette sensation d’avoir déjà foiré. Entre l’ouverture de la bière, le film porno à la télé et ça, ce sera quoi la prochaine connerie ?

Karma de merde.

(c) ozzman

— soosaku —

le Mer 4 Déc - 5:02
Kai Preciado
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Je hausse un sourcil à son commentaire. D’abord, j’ai vu juste, j’ai affaire à un petit pervers. Je ne sais pas si je l’ai rendu mal à l’aise et techniquement, ça ne me fait pas grand-chose si c’est le cas. Je suis presque déçu de ne pas le voir rougir, par contre. 

J’avance mon briquet et je l’allume. Je lui laisse le temps d’inhaler sa cochonnerie. Une fois… deux fois… trois fois. Putain, il va me le passer à la fin ou non ? Le puff puff pass ne s’applique pas à tout le monde, visiblement.  J’espère qu’il ne s’inquiète pas de manquer de stock. J’en ai assez sur moi pour le mois en entier, si on ne se sent pas encore assez planer après ce joint, j’en roulerais un autre. 

Je prends le joint lorsqu’il me le tend, mais j’attends avant de le porter à mes lèvres. J’écoute sa question avec intérêt. J’aime bien sa façon de faire. Il me pose une question et il y répond un peu par la même occasion. Je n’aurais pas à lui renvoyer la question plus tard. Du coup, ses tatouages n’ont pas vraiment de signification, hm ? Malgré tout, ils ne sont pas laids du tout. Signification ou pas, j’aime quand l’art est bien appliqué. 

- Quelques-uns ont une signification, d’autre c’était seulement pour l’art. J’aime imaginer que mon corps est un grand canevas vierge qui n’attend que d’être peint par ces artistes incroyables que sont les tatoueurs. J’aime l’idée d’être une forme vivante de leur art. Sinon, eurêka ça été mon premier tatouage. Si tu regardes la définition, c’est ‘’un cri de joie ou de satisfaction lorsque quelqu’un trouve ou découvre quelque chose’’ dans mon cas, c’était la découverte de la musique. Un peu abstrait, je sais. Leon… c’est pour mon ami décédé. C’est avec lui que j’ai parti mon groupe et lorsqu’il est mort, ça m’a fait un choc alors j’ai voulu que son nom reste gravé dans mon coeur. Quoi de mieux qu’un tatouage pour être sûr de toujours se souvenir de lui ? Death sur ma main, c’est pour me souvenir que la mort n’est jamais bien loin. J’ai perdu assez de gens pour m’en rendre compte. Ça m’oblige à profiter du moment présent et ça m’empêche d’oublier que je peux perdre quelqu’un à n’importe quel moment. 


Je me rends compte que je me fais violence. Jamais je ne parle autant. Je crois que je fais un effort parce que je sais que je ne peux pas me débarrasser de ce gars-là. Nous sommes mariés et le gouvernement me tient par les noix de Grenoble. Douce joie. En plus, je sais très bien que si je joue le rebelle, Nanami sera au tournant pour me botter le cul. Je n’ai pas trop peur de sa force vue son petit gabarit, mais un talon aiguille dans l’arrière train…. J’ai un frisson d’horreur juste à l’idée. 

Puisque j’ai répondu à la question, je porte le joint à mes lèvres et j’allume le bout de nouveau. Ça s’éteint vite cette cochonnerie-là. Je prends deux bonnes grandes inspirations que je retiens et j’expire pour laisser la fumée s’échapper de mes poumons. J’attends qu’il prenne une gorgée de sa bière et je lui tends le joint pour qu’il prenne son dû. 

Je plisse les yeux quand il me demande de répéter. Mon monologue… tout ça pour rien ? Je me racle la gorge et je grommelle pour moi-même. J’ai l’impression qu’il se fout de ma gueule alors que je viens de m’ouvrir sur un sujet qui me parait quand même plutôt intime. Je m’apprête à lui dire qu’il peut aller se faire voir, mais il poursuit. Il me parle d’hypermnésie. 

Si l’amnésie est la perte de la mémoire, alors j’imagine que l’hypermnésie est une mémoire surpuissante… Je fronce les sourcils à cette remarque. Je ne sais pas trop ce que cela veut dire en soi, mais s’il me dit que ça l’empêche de contrôler son attention, je ne peux rien y faire. Fumer du weed n’aide pas non plus. Quand on plane, on perd notre concentration. Je me demande s’il apprendra quoi que ce soit de moi, ce soir. 

Je soupire et je porte une main à l’arrière de ma tête pour la gratter. Je ne peux pas lui en vouloir, mais je me vois mal répéter ce que j’ai dit plus tôt. L’idée de lui étaler ma vie une deuxième fois me rend mal à l’aise et je n’aime pas me sentir vulnérable. 

- Oui, je peux répéter, pas de problème. Ils ont une signification. La plupart, en tout cas. 


Je prends une gorgée de ma bière et je réfléchis à une question que je peux lui poser en retour. J’ai envie de commencer en douceur, même si j’en sais déjà plus sur lui que lui sur moi, mais ça fait peu de temps qu’on se connaît et j’imagine qu’il me réserve encore bien des surprises. J’ai remarqué ses mains et ça m’intrigue, mais je me dis que les conversations plus sérieuses peuvent attendre qu’on soit plus à l’aise. 

- Mhm, dis-moi, est-ce que tu as des passions ? Des intérêts ? Des passe-temps ? 


Voilà qu’on brise la glace avec quelque chose de léger. Du coup, ça me permet aussi de savoir s’il aime la musique. Si c’est le cas, je serais le plus heureux des Incontestables enchaînés de ce monde. Je m’enfonce dans le sofa et je m’apprête à le laisser répondre, mais quelque chose me tracasse l’esprit et je ressens le besoin de mettre tout au clair. 

- Hey mec. Ton hypermnésie là… Du coup, c’est mieux si je te fais des réponses courtes et directes ? Comment suis-je censé interagir avec toi ? 


Je croise les bras sur mon torse. Ce n’était peut-être pas la façon la plus douce pour demander, mais je ne passe pas par quatre chemins et j’ai bien de la difficulté à trouver de meilleur mot. Je ne cherche pas à l’insulter, au contraire. Je veux rendre nos échanges plus faciles. Si je peux l’aider de quelque façon que ce soit… Si je ne demande pas, je ne sais pas. Cette fois, je le laisse répondre pour de bon tout en savourant ma boisson alcoolisée.
Il lupo selvaggio
le Lun 16 Déc - 23:55
Dhevarajah K. Preciado
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Cette mémoire, parfois, elle m'a valu des coups violents derrière la tête. Pendant le travail à la chaîne, en prison, on doit tous rester concentrés et imperturbables. Être atteint d'hypermnésie n'a vraiment rien à envier, vraiment. Alors quand je partais dans mes rêveries et que je creusais dans ma mémoire sans pouvoir rien contrôler, Katsu était toujours le premier à s'avancer et me filer un coup. Si fort que j'en étais sonné pendant un moment. La prison japonaise, c'est l'endroit où on a le moins envie d'être au monde. Le goulag ferait presque pâle figure à côté. Alors le truc, quand je me rends compte que je ne l'ai pas écouté pendant un moment, c'est que je me protège quasi-automatiquement la tête pour éviter de me prendre peut-être le futur coup que je recevrais.

Mais il n'arrive pas. Il ne fait rien, il paraît juste étonné et blasé.

L'espace d'un instant, j'ai l'impression que je dois pas avoir autant peur. Mais tous ces petits tics à la con, cette manière d'agir, ces peurs paniques de revoir des éléments de la prison et les punitions que j'y ai subi me fait agir bêtement. Il n'a pas l'air d'être comme ça... si ?
J'en sais rien, et j'ai même pas envie de faire des conclusions hâtives.

Si j'avais été dans un endroit public, je me serais probablement enfui pour aller pleurer. Ça m'a traumatisé à un tel point que je ne suis même plus capable de faire la différence entre les gens que j'ai fréquenté des années durant et qui ne m'avaient jamais souri ou même aidé. Le seul qui l'aie jamais fait, c'est Yuta. Mais Yuta n'est pas encore sorti de prison. Je sais même plus si je peux faire confiance aux gens.

Je me mord la lèvre. J'ai l'impression qu'il est déçu. « Oh—tu me raconteras un jour, hein ? Je te parlerais des miens aussi, et comment j'en suis venu à les faire ! » Je lâche un sourire par la suite, puis je me penche légèrement pour récupérer le joint à la suite. Il réfléchit quelques instants, et ça me permet de tirer un coup sur le petit bout de plaisir qu'on s'amuse à faire tourner. Des hobbies, des passions... depuis que je suis sorti de prison, je crois que j'ai pas eu le temps de me pencher plus que ça sur la question. « Je—j'imagine ? J'ai pas vraiment eu le temps d'y réfléchir depuis que je... je... suis revenu au pays. J'apprécie la musique peu importe le genre, et... pas grand-chose d'autre. Le porno, sans aucun doute. Mais j'aurais une version cent fois mieux bientôt, donc ça pourra sûrement disparaître. » J'étouffe un rire, parce que l'allusion sexuelle était bien trop horrible pour qu'elle passe comme une lettre à la poste.

Il enchaîne à la suite et je hausse un semblant de sourcil à la question. Je me penche pour attraper mon briquet et rallumer le joint, en tirant dessus par la même occasion. Je réfléchis l'espace d'un instant. « Je vais essayer de faire ce que je peux pour la retenir, mais je promets rien. Je veux juste... je veux juste pas que tu te sentes offensé si j'ai la tête ailleurs. Tu peux autant faire des réponses longues que des réponses courtes. Je t'en voudrais pas, de toute manière. » Je vais essayer, vraiment, promis, mais c'est parfois tellement dur que je me demande comment je vais lutter contre ça.

L'espace d'un instant, j'ai envie de la jouer franco avec lui. Lui dire qu'en fait, j'ai aucune vraie passion, aucun vrai hobby, que je me contente juste de me lever, d'aller travailler, de regarder des films de cul puis d'aller me coucher pour refaire la même chose le lendemain. Parce que ces cinq dernières années, j'ai rien fait d'autre qu'être en taule parce que j'ai vendu de la drogue. Après réflexion, je vais pouvoir m'en passer et lui dire en temps et en heure. Ou alors, peut-être qu'il captera quelque chose au fur et à mesure de la discussion. Je ne sais même pas comment je vais lui expliquer pour mes doigts. Accident de la route, problème à la naissance ou que sais-je encore ?

Je vais pas pouvoir mentir éternellement. Ce serait même pas dans mes intérêts que de le faire, même.

Je tire une dernière fois sur le joint puis je lui donne, réfléchissant à une question par la même occasion. « Je sais pas si on va considérer celle-là comme perso mais... si c'est le cas, tu pourras m'en poser une aussi. Est-ce que... est-ce que ce mariage t'oblige à faire une croix sur une personne que tu aimais ? Dans le sens où—t'étais peut-être en couple ? » Parce que savoir que je suis un remplaçant indésirable à cause d'un mariage forcé, ça m'enchante vraiment pas, quand bien même je vais faire tous les efforts du monde pour apprécier l'union telle qu'elle doit être. Je suis loin d'être pro-incontestable mais... j'ai envie de profiter du mariage, de la chance qu'on m'a donné. « J'ai jamais connu les joies de l'amour, alors je sais pas si la question est carrément maladroite ou que sais-je encore. Pardon si c'est le cas. » Parce que mon but, c'était certainement pas de te mettre mal à l'aise, loin de là. C'est d'essayer de te connaître au travers d'un autre visage pour t'apprécier plus encore.

J'ai encore tellement de choses à découvrir et apprécier que je ne sais même pas par où commencer.

(c) ozzman

— soosaku —

le Mer 18 Déc - 19:14
Kai Preciado
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J’observe chacune de ses réactions en silence. J’ai l’impression d’être en face d’un petit chat errant qui a vécu les pires misères du monde. Je ne suis pas diplômé en psychologie, mais quelque chose me dit qu’il en a vécu, des misères. Si ça n'avait pas été de mon observation, j’aurais presque été insulté de le voir se protéger de la sorte. J’ai l’air d’un violent, moi ? Tsk. 

Je sais que son mouvement n‘est probablement qu’un mécanisme de défense, mais ça m’irrite. Je la vois à travers lui. Ça ne le fera pas. Si je me mets à imaginer ma mère à chaque fois qu’il agit en petit animal blessé, je ne sais pas comment je vais m’en sortir. Je ne peux pas me permettre de plonger encore plus dans mes drogues à cause d’un mec que je connais à peine et ça, juste parce qu’il me rappelle ma mère. 

Je soupire intérieurement. Je ne suis pas un mec qui fait dans la douceur, mais je n’ai pas envie de commencer cette relation du mauvais pied et surtout, je veux mettre les choses aux clairs. Je n’ai pas envie de le voir se protéger dès que je fais un mouvement un peu brusque. On en finira plus. Je force un sourire, et ce même si je ne suis pas très sourire à la base. Je tente d’être le plus naturel possible. Heureusement, la marijuana me donne un petit air niais. Si j’ai encore l’air d’un trou duc’ après ça, ce n’est pas ma faute, c’est mon visage naturel. 

- Oui, on en parlera plus en profondeur une autre fois, si tu veux. 


J’essaie de prendre un ton rassurant. Je ne sais pas si ça marche vraiment. Je dois avoir l’air plus blasé que doux. Au moins j’essaie, mec. Il faut que tu me donnes ça. Je m’enfonce dans le sofa. J’ai envie d’être confortable et en même temps, j’essaie de lui faire sentir que je ne suis pas une menace. On est dans ce trouble-là ensemble. Nous sommes les deux prisonniers de la machine et je ne vais pas le laisser tomber là-dedans, même si on ne se connait pas. Je porte une oreille attentive à sa réponse. Il me prend par surprise et je dois avouer que je suis incapable de retenir le petit rire qui s’échappe de mes lèvres. Alors là, si je m’attendais à ça. 

- Ah pour te rendre accro, ne t’inquiète pas, je vais te rendre accro. 


Mon sourire en coin trahit mes pensées. Hey, je suis humain, j’ai des désirs aussi, puis le mec il n’est franchement pas laid. Pas laid du tout. Carrément beau en fait. Par contre, sa réponse sur les passions me laisse perplexe. Pourquoi j’ai l’impression qu’il n’est pas tout à fait honnête avec moi ? Encore un mécanisme de défense, j’imagine. Il est peut-être honnête, aussi. Je suis qui pour juger. 

- Si tu aimes la musique, ça tombe bien, je fais partie d’un band. Si tu veux, tu pourras venir à nos show et nos tournées. M’enfin, on n’ira pas trop vite non plus, mais puisqu’on doit faire notre vie ensemble, aussi bien trouver des activités agréables a partagé. 


Je suis drôlement bavard, ce soir. Ça doit être la sorte de drogue qu’on fume. Je sens ma bouche devenir plus pâteuse. Je déteste cette sensation, alors j’en profite pour prendre une grande goulée de ma bière. J’entends mon mari tout frais me promettre des trucs sur lesquels il n’a pas le contrôle. Je secoue la tête, exaspéré. 

- Promet pas. Les promesses sont faites pour être brisées. Je cherchais juste à rendre l’échange plus facile pour toi. 


Je tends la main et je prends le joint qui tire déjà à sa fin. Si on veut se poser d’autres questions, je crois qu’il faudra que je sorte ma propre marchandise. Je pose le filtre entre mes lèvres et alors qu’il pose la question, je pose mes yeux couleur feu sur lui. Sa question me transperce. Me déchire, m’écrabouille, me froisse, appelle ça comme tu veux. Elle vient me chercher. 

Et pire, c’est la raison pourquoi il pose la question qui me fait vraiment mal. Je suis peiné de voir qu’un jeune homme de son âge n’a pas pu profiter de la vie avant d’être enchaîné à moi. Moi, j’ai eu des amants et des coups d’un soir, mais aimer ? Non. Ce n’est pas quelque chose que je me suis permis. Mais… 

- Si ça peut te rassurer, je n’étais pas en couple, non. Je n’ai jamais vraiment été relation. Je savais qu’un jour la machine me choisirait un époux ou une épouse, alors j’ai vite fait une croix là-dessus. Par contre, je vais être transparent avec toi. Il y avait bel et bien une femme que j’aimais. Aussi belle que les cerisiers au printemps. Douce comme la soie. Un ange sur terre. Une femme de rêve. C’est une femme parfaite, vraiment, mais j’ai décidé de ne jamais être avec une femme, alors notre relation était morte avant de naître. 


Je hausse une épaule. J’espère qu’il ne sera pas heurté par ce que je dis. Je lui dis les choses telles qu’elles sont. Je n’ose pas le regarder, je me dis que c’était peut-être trop tôt pour être aussi honnête. Je pense à Nanami que je n’aurais jamais et à l’idiot qui lui sert de mari, même si je n’ai encore jamais vu sa tronche. Je dois bien me faire à l’idée et puis bon, il y a mon petit blessé qui va avoir besoin d’amour. Il faudrait bien que je me concentre sur lui. 

De nouveau, j’allume le joint qui en est à son dernier mile. J’inhale et je garde la fumée dans mes poumons. Une idée fleurit dans mes pensées, mais je reste silencieux. Ce silence me fait du bien. Je vide mes esprits et je ferme les yeux, pendant quelques secondes qui me paraissent des siècles. Et le moment de vérité arrive. Je me redresse pour me retrouver en face de Dheva, puis je mets un genou à côté de sa cuisse sur le divan. En semi-califourchon sur lui, je pose une main sur sa mâchoire pour le forcer à ouvrir la bouche. J’approche mon visage du sien et je plaque mes lèvres aux siennes, soufflant pour qu’ils reçoivent la fumée que je gardais jusque là. Je vide mes poumons pour remplir les siens. Une fois l’opération terminée, j’en profite pour l’embrasser comme il se doit. Je laisse mes lèvres se saisir des siennes dans un baiser doux. Lorsque je me recule, j’en profite pour prendre sa lèvre inférieure entre mes dents. Je me sens taquin, on dirait. 

Je me recule pour jeter le mégot dans un cendrier et je me laisse tomber de mon côté du sofa, un petit sourire en coin. Alors, tu ne t’attendais pas à ça comme premier baiser, j’imagine. J’espère qu’il ne me fera pas la gueule pour ça. Je dois avouer que je garde un moment de silence pour voir sa réaction, je m’en délecte et j’espère qu’elle sera aussi bonne que ses lèvres l’étaient. 

- Dans mon jargon, on appelle ça un ‘’shotgun’’ l’échange qu’on vient de faire. Tu connaissais ? Puis, bah sinon pour ma question… je vais dans le personnel aussi. 

Je pointe ses mains. Je n’ai pas trop envie de formuler une question de peur de dire quelque chose qu’il ne faut pas. Je me contente de lui montrer ses doigts, comme si ma question était claire. Qu’est-ce qu’elles ont tes mains, mecs ?

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