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Normalement y a un résumé un peu plus complet du rp mais faudra nous croire sur parole pour cette fois : c'est du quiproquos qui sent bon l'embrouille et les émotions fortes, après de premiers pas pourtant sereins dans leur mariage. La suite ? Lisez le rp !
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— soosaku —

le Mar 26 Nov - 2:36
Jennai Orayashe
Messages postés : 13
Inscrit.e le : 26/11/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Jennai Orayashe
" La mort n'est pas une fin, elle peut-être un commencement, une naissance ou un voyage. "

Généralités
Nom ;; Orayashe (Le nom de famille d'origine a été japonisé à l'arrivée du grand-père au japon)
Prénoms ;; Jennai (à prononcer Djéna-ï )
ge ;; 27 ans née un 1er Avril 2084
Genre ;; Féminin
Origines ;; Japonaise (un soupçon de sang maghrébin de la part de son grand-père paternel)
Activité ;; Nokanshi ou habilleuse de morts (Embaumeuse japonaise quoi ...) aux pompes funèbres
Sexualité ;; Incontestablophile Pansexuelle
Avatar ;; En attendant que je ne sois plus gênée de mettre du fait maison, se sera Shen, un OC de slvr-phoenix (En PP, Shen est dessinée par l'artiste Las-T)
Règlement ;;
Chemin ;; Je suis une hydre Un aller simple // Jennai  3766924225 j'ai plusieurs têtes, la première est un Mr Chat, la deuxième un Ange
Commentaire ;; Pour ce personnage, au cours de mes recherches concernant son métiers, je suis tombé (en vrai on te propose que ça) le film "Departure". Je le conseille il est aussi poilant qu'émouvant et bien loin des idées morbides que je pensais presque trouver ! J'ai autant rigolé que pleuré devant lui.
Sinon, big clin d’oeil à Fox et à ceux qui auraient pu connaître les parents de ma choupette dans une autre vie ♥
Physique
Elle était là, étendue à ses côtés. Longue silhouette à moitié cachée par les draps. Ainsi sur le ventre, son dos, dévoilé, offre la vision d’un dragon, dansant dans sur parterre de fleurs, d’une épaule à l’autre. L’homme baille à s’en décrocher la mâchoire avant de sourire et de tirer sur la couverture pour la remonter jusqu’au cou de la créature. Le mouvement la réveille et gémissant lassement, elle se retourne, s’étirant de tout son long, découvrant son épiderme doré venu d’ailleurs. L’homme sourit et pose une main sur son ventre. Sa peau, tendre, est douce. Il laisse sa dextre s’aventurer sous le galbe de sa poitrine. La veille, elle tenait bien entre ses doigts. Il en sourit et vient alors caresser une de ses hanches, et taquiner les petites marbrures qui courent sur sa surface. Il la tient cette chaire qu’il désire aussi ardemment que la veille.
Ses yeux remontent vers le visage angulaire de la demoiselle. Son menton pointu, sa mâchoire carrée... Ses lèvres pulpeuses lui offrent un sourire plein de belles promesses. Il remonte encore jusqu’à l’amande de ses yeux ourlés de longs cils noirs, et se plonge dans les eaux grises de son regard amusé sous ses épais sourcils bruns. Ils tranchent un peu avec les mèches grises et blanches, éparses, sur son front. Elle se redresse, elle sourit et passe souplement une des jambes par-dessus lui avant de s’y asseoir. Encore des promesses qu’il était certain qu’elle tiendrait. Les chaînes et les anneaux à ses oreilles cliquettent quand elle se penche pour l’embrasser. Alors, profitant de cette douceur qu’elle lui offre, il laisse ses doigts courir sur les muscles fins de ses cuisses… Et plus loin encore…

Quand plus tard, il se rhabille, il constate, au moment où elle sort de sa salle de bain, que son style n’a plus rien à voir avec celui de la veille, ni de l’autre soir encore, quand elle avait fini chez lui. Ce matin-là, pas de petits hauts affriolants qui découvrent la naissance de ses seins, pas de jeans déchirés, ni de robes qui suivent le contour de ses formes, pas de sandalettes qui laissent apparaître le vernis rouge vif de ses ongles, et encore moins de talons aiguilles. À la place, une chemise blanche, à longues manches, qui cache les fleurs remontant sur son cou comme un lierre envahissant, un veston qui attaché marque sa taille et un pantalon noir. Simple, classique… Élégante malgré tout. Ses cheveux aux mèches asymétriques sont coiffés et plaqués sur son crâne, bien loin du fouillis capillaire fait de boucles et de mèches courtes et folles auxquelles elle l’avait habitué. Il remarque alors plus facilement que ses racines sont noires. Elle ne tardera sûrement pas à refaire sa coloration.
Il la regarde alors retirer un à un ses pendants d’oreilles et autres piercings pour ne garder que deux petites créoles en or. Elle lui tire la langue, taquine. Même son uniforme si sérieux de travail n’arrive pas à lui enlever son air mutin de feu follet et cette joie de vivre qui semble briller constamment dans ses prunelles d’acier. Depuis qu’il la connaît, il l’appelle "sa Joyeuse".

“Et dire que tu ne m’as jamais donné ton nom…”

Caractère

"Jennai…"

Un curieux prénom, issu des deux origines de ses parents. Ils y tenaient à ce mélange. Sa mère japonaise, et son père à demi-maghrebin. “Jennah” pour Paradis en arabe, et “Ai” pour Amour en japonais. Sa mère lui disait toujours qu'elle était son petit “Paradis d’amour”. Et c'est ce qu'est Jennai.

Sa voix, aux graves intonations, a quelque chose de rassurant. Bien qu'elle surveille l'heure, elle ne montre aucune hâte, aucun signe agacement. Et même quand elle met son amant dehors, elle se montre sympathique, usant toujours de cet humour qui fait son charme. La démarche presque sautillante, en cela elle ne change pas, elle descendant vivement les escaliers, l'homme sur ses talons.

"Ils sont bien chanceux les gars de ton agence… On devrait peut-être en profiter s'offrir des vacances, tu ne crois pas..?"

Il est charmé et charmeur, un bel enjôleur à qui elle a dit travailler dans une agence de voyage. Elle en a pris l’habitude, de ces petits mensonges, de ces vérités cachées. Ils étaient encore nombreux ces Japonais à considérer comme impurs les gens qui comme elle accompagnent les défunts vers leur nouvelle demeure.

"Oh, tu sais, j'ai encore beaucoup à faire ici ! Et ma boîte a tendance à préférer préparer les allers sans retours…"

Elle offre un sourire espiègle avant d'ajouter.

"Et je préfère éviter les relations avec mes clients…"

Normal, penserait-il. Mais ce qu'il ne sait pas et elle ne lui dirait pas, c'est qu'en général ses clients sont toujours bien silencieux avant de prendre le large… C'est d'ailleurs à un de ces silencieux à qui elle rend visite ce jour-là.

À bord de son véhicule, Jennai ne se soucie presque pas des limitations de vitesse. Presque plus de points sur son permis ? Ce n'est pas grave, elle prendra les transports en commun en attendant de pouvoir le récupérer. Du moment qu'elle peut continuer à bricoler, modifier, améliorer de vieilles voitures des années 2000. C'est son hobby, sa passion. La mécanique, c'est son père qui la lui a apprise. Le goût des bonnes choses, sa mère. Les belles voitures, elle-même.

Après avoir traversé Tokyo pour rejoindre les vieux quartiers, la jeune femme gare sa vieille voiture. Faisant face à l'habitation du défunt, Jennai regarde sa montre. Sept heures cinquante-huit. Parfait. À huit heures, elle se présente devant le représentant de la famille en pleine cérémonie avec les siens. La ponctualité, c'est le métier qui le lui a appris. Elle s'incline respectueusement. Recouverte d'un drap blanc, sa cliente l'attend. Elle s’approche, et avec l’aisance que confère l’habitude, elle s’agenouille à côté d’elle, face à la famille. Elle découvre le visage. Dans son métier, du fait du vieillissement de la société, et de la dénatalité certaine malgré un Incontestable motivé, elle voit surtout des personnes âgées, souvent encore attachées aux traditions.
Le rituel peut commencer. Elle sait qu’elle a moins de trente minutes, mais elle ne fait rien dans la précipitation. Aucun dégoût, aucune grimace, aucune gêne face au corps ridé… Elle est paisible, comme cette femme allongée à qui elle parle silencieusement pour la rassurer. Tout est mesuré, calculé, contrôlé. Ses gestes, précis, sont empreints de douceur et de bienveillance, traitant la défunte avec l’affection que l’on réserve à un membre de son entourage. Perfectionniste jusqu’au bout dans son maquillage, donnant à la disparue l’expression tranquille qu’ont ces dormeurs plongés dans les plus beaux des rêves. À travers les ridules de son visage, Jennai sait qu’elle a bien vécu et les larmes de ses proches lui prouve qu’elle était aimée. Sa vie n’en serait que plus belle désormais. La jeune femme est intimement persuadée qu’il y a une vie après la mort. La confrontation avec la faucheuse n’est que le commencement d’une aventure encore plus grande...

Jennai ne pleure plus ni ses proches, ni ceux des autres depuis longtemps. Elle essaie en tout cas. Elle leur souhaite simplement bon voyage. Espérant que leur vie suivante soit meilleure que celle qu’ils laissent. Et sachant cela, elle profite de la vie qu’elle a aujourd’hui, à fond, pour mieux profiter de la suivante, rangeant son manque et sa tristesse dans le casier de “l’égoïsme” dans un coin sa tête ou l’évacuant par les poings dans la salle de boxe. On la croit alors assez solide pour porter le malheur des autres. Elle n’en fait rien, cherchant plutôt à partager ses ressources presque inépuisables de joie de vivre et de sagesse. Et son enjouement se fait communicatif, s’insinuant inexorablement dans les corps comme elle fait dans la vie des gens. Et telle “une tique collée au cul d’une vache” comme elle pourrait le dire, elle transforme les larmes en éclats de rire. La vie est telle qu’elle est. Tout a un début et une fin, mais pas toujours celle que l’on croit. Une page se tourne pour laisser paraître de nouvelles écritures. Une histoire n’est jamais terminée. Elle comprend des virgules, des points, des fins de chapitres, de tomes, mais, avec la foi et un peu de poussière de fée, le livre peut encore continuer…

C’est pendant sa purification qu’elle pense à son programme du soir. Après avoir joué les agents d’escale pour le paradis, Jennai veut danser avec les vivants, oublier le froid pour retrouver la chaleur des corps. Et elle le sait, un jour cette chaleur dont elle a tant besoin, c’est Une personne qui la lui donnera… Alors en attendant, sagement et patiemment sa lettre, elle profite de son temps libre, elle rit, elle chante, elle danse, elle drive, elle use ses paies dans les plaisirs de la vie, quitte à souffrir d'indigestion, de trop d’alcoolisation, ou de vaginales irritations... Quitte à ce que son corps ne devienne qu'une vaste et incompréhensible fresque colorée, pour que l’on ait pas l’habiller quand il serait temps pour elle de changer d’univers… Offrant quand elle peut offrir, jouant quand elle peut jouer, pariant quand elle peut parier et perdant si c'est par là qu'il faut passer… La fois prochaine sera la meilleure…

La demoiselle sourit, confiante, à son reflet. Ses lèvres, peinte de rouge, font écho à sa robe coquelicot proche du corps. Conquérante, perchée sur ses talons de douze centimètre, elle est prête à dominer le monde, à jouer, à séduire, et balancer un poing ou une chaussure à la tête d’un hurluberlu, tester quelque chose de nouveau et pourquoi pas parier avec les copines  ou se faire vomir dans les manèges ? De toute façon, elle en est persuadée, sa meilleure mise, elle l'a placé sur l'Incontestable, alors à partir de là, elle est prête à toutes folies…

Histoire

Dites ? Vous avez déjà regardé un Disney ? Vous les connaissez tous ? Et bah moi, j’peux vous dire que l’Incont’ il les a bien visionné comme il faut lui.

Mon père et ma mère, c’était un genre de “la Belle et la Bête”, ou encore mieux ! “La Belle et le Clochard” ! Version Geisha et Mercenaire.
Ma mère, ce n'était pas vraiment une femme normale. C’était une poupée en porcelaine grandeur nature, douce et délicate, et comme disait mon père, avec ses grands yeux et son sourire, elle en aurait fait sourire des vieilles statues de Bouddha. Une fille de la campagne élevée comme ces demoiselles de jadis par ses grands-parents.
Mon père, déscolarisé très tôt, n’était pas le plus fréquentable des hommes. Violent, bagarreur, jamais avec nous, mais toujours avec les autres… Je me demande s'il n'a pas passé autant de temps au trou que dans les rues. Mais il suivait son instinct, et beaucoup ne voyaient en lui qu'une bête sauvage. Lui, j’en suis sûre, il l’a fait pleurer le bouddha…
Et vous voyez, ces gens, jamais ils auraient dû se rencontrer, se fréquenter… Ils étaient aussi différents l’un de l’autre que l’est le soleil de la pluie, le yin du yang… Et chaque partie est pourtant essentielle à l’autre. C’est ce qu’était leur couple quand l’Incontestable les a mariés. Et de leur Amour, je suis arrivée… Et Bouddha je l'ai fait pleurer de rire.

Je me rappelle encore de la vieille maison de mes parents. Le genre d'habitation à l’ancienne que mon père a dû retaper pendant longtemps. Enfin… Jusqu’à ce que je naisse surtout. J’avais dû prendre à ma mère le peu de force qu’elle avait. Et j’en suis certaine à présent, je ne pense pas que mon père m’eût pardonné de si tôt si je l’avais fait partir avant même d’avoir poussé mon premier cri. Il y tenait à ma mère, à ses plats, à ses sourires, à sa tendresse… Et moi aussi. De ce fait, elle s’est arrangée, sous conseils des médecins, pour ne pas avoir d’autre enfant. Ne supportant pas les dispositifs intra-utérins et réagissant mal aux hormones, ma mère et  son gynécologue ont opté pour une solution plus radicale:  ligature des trompes. Ainsi fille unique, je pus m’exprimer librement entre mes deux parents. Et je pense pouvoir m’estimer très heureuse de l’éducation qu’ils m’ont apporté. L’une a eut une enfance stricte, l’autre trop laxiste. Moi, j’ai grandi heureuse avec mes parents. Et juste eux. Mes grand-parents maternels étant décédés bien avant ma naissance, et mon grand-père paternel finissant ses jours à croupir dans une cellule. Je ne connaîtrais jamais l'histoire de la famille de mon père, et encore moins l'origine du nom des mes aïeux.

Gamine pleine d’énergie, j’ai tant et si bien fait grandir ce souffle de vie que ma mère m’a donné qu’il a fallu très tôt m’apprendre à canaliser mon énergie. Trop active pour pouvoir me concentrer sur des activités artistiques comme ma mère, j’ai commencé les arts martiaux, à l’âge de trois ans. Ils me suivent jusqu’à présent. C’est peut-être cela qui m’a aidé à tisser des liens forts avec mon père. Je n’étais pas masochiste, mais j’adorais me battre avec lui dans le salon. Me “battre” parce qu’il ne faisait que défendre pour ne pas que je me blesse, mais j’arrivais à me faire mal toute seule contre lui. Il avait de gros et solides muscles mon père, et les mains qui allaient avec. Et petite, quand il me tapotait la tête par affection, j'avais toujours l'impression que mon cou allait se briser. Mais même si je perdais à chaque fois un plus de neurones, j'aimais ses gestes de tendresse et je ne lui disais jamais qu'il me faudrait peut-être une minerve si je devais rester avec lui. Je préférais que maman soigne mes bobos...
Et si avec le temps, grâce à ma mère, il est devenu plus délicat, il m'arrive encore aujourd'hui de me demander comment ma mère a fait pour ne pas se briser au début de leur relation. Je pense qu'ils étaient juste fait l'un pour l'autre…

Toujours dans ce besoin de me canaliser, je me souviens des jours de grand ménage avec ma mère à nettoyer le plancher en courant à quatre pattes avec un chiffon humide et en hurlant comme un super saiyan. Je me souviens des futons que l'on mettait dehors pour qu'ils prennent le soleil. Et entre deux combats acharnés contre les "yokai blanc", j'espionnais mon père quand il s'occupait de la voiture. Voiture dans laquelle j’ai sûrement été conçue... Et ma curiosité m'a poussé à vouloir l'aider, lui donner les outils, regarder comment il s'y prenait, posant mille et une question qu'il se contentait de balayer d'un grognement. Dans son langage, cela voulait poliment dire : "Ta gueule ! Regarde". Mais au fond, je suis certaine qu'il appréciait le fait que je sois plutôt garçon manqué. Cela nous faisait passer du temps ensemble, et il apprenait à me connaître, et moi à le comprendre. Les seuls "trucs de fille" que j'aimais, c'était regarder ma mère se préparer le matin, et la laisser s'occuper de ma presque indomptable tignasse. Là où les coiffeurs échouaient à discipliner ma chevelure mi-lisse mi-frisée, ma mère avait la patience de les dresser et les coiffer. Et quand j'étais sage, elle me prêtait même certaines de ses broches.

Je crois bien que j'ai passé plus de temps en extérieur et en mouvement qu'en intérieur sur un écran. Sauf peut-être pour jouer à deux ou trois jeux vidéo avec les copains ou mon père qui explosait les manettes et regarder quelques dessins animés, des vieux Disney, des miyazaki qu'il m'a fallu du temps pour comprendre, des dessins animés actuels sur fond d'Incontestable, cette "marraine la bonne fée" des temps modernes. Il me passionnait cet ordinateur. Il faut vivre avec son temps, vous savez ? Alors à l'ère du numérique, il ne faut pas s'attendre à voir une petite vieille avec des ailes et un bâton magique.

Je vous le répète, j'ai eu une vie tranquille. Rythmée par les saisons, les périodes de cours et nos vacances en famille à la campagne, ma mère ayant la santé fragile, l'air pur de shirakawa-go lui faisait du bien. Il m'arrivait parfois de me dire que je voulais devenir médecin pour la guérir. Mais les études étaient longues, et l'école m'ennuyait terriblement... J'ai toujours préféré la pratique à la théorie.

Adolescente pleine de questions, je m'interrogeais énormément sur mon avenir. Ça me prenait la tête. Je voulais aller plus loin que mes parents et les rendre fiers de moi même s'il se foutaient un peu que je devienne femme de ménage ou grande chirurgienne.
Mon déblocage, je le dois au décès d'une amie de la famille, enfin de ma mère plutôt. Mon père n'avait pas beaucoup d'amis. Des employeurs, des ennemis, des gens qui le craignaient et d'autres qui le trouvaient utile malgré tout, mais pas d'amis à proprement parler. Et donc ! Cette femme mourut d'un cancer. Décelé trop tard, les médecins n'avaient pas pu la sauver. Durant la cérémonie post-mortem, je découvrais ma vocation. À voir l'embaumeur prendre soin du corps, je pensais aux gestes tendres de ma mère quand elle composait ses bouquets, quand elle me coiffait, s'habillait… J'y trouvais le même respect quand elle s'inclinait. Et émue par le nokanshi, j'écoutais ma génitrice me parler de la vie après la mort. Je réalisais alors quelle était la troisième chose dont je dépendais complètement et entièrement sans pouvoir rien faire pour le changer, comme ma naissance, et mon mariage. Tôt ou tard, je serais amenée moi aussi à rencontrer cette faucheuse.

À partir de là, à quoi cela sert-il de se prendre la tête pour un avenir incertain ?

J'attendais la fin du lycée pour commencer à me former au métier d'habilleuse de mort. J'ai pris mon indépendance en m'installant à Chichibu à 1h30 de Tokyo. Mes parents ne se sont jamais opposés à mes choix. Eux même étaient déjà indépendants au même âge que moi. Ils m'ont juste fait apprendre les rites de purification du corps pour conjurer le mauvais sort. Et depuis, je m'y emploie chaque jour après le boulot.

J'ai commencé à travailler comme employée de pompes funèbres, un peu de secrétariat entre deux interventions où je servais essentiellement d'assistante. Et mes premières paies, je les ai liquidées en encres colorées mon dos. Ma fierté... Que je cache quand même pour le boulot pour éviter les regards réprobateurs de mon patron ! C'est d'ailleurs ce dernier qui m'a appris tout ce que je devais savoir. Et je me suis toujours dit que le jour où je trépasserais, je voudrais que ce soit lui qui m'embaume. Mais vu son âge déjà avancé, je me doute bien que se sera plutôt moi qui l'accompagnerai...

Et maintenant, la partie la plus triste de mon histoire. Pas forcément pour moi, mais pour les autres aussi, et surtout. J'étais loin de Tokyo quand les éléments s'y sont déchaînés. Égoïstement, j'ai espéré que mes parents s'en sortent. Et quelle n'a pas été ma joie et mon soulagement en les voyant arriver chez moi, le surlendemain du tsunami. Ils étaient crottés, sales, blessés et ma mère portait un short et un t-shirt publicitaire acheté à l'arrache dans une station-service…. Elle qui était toujours si belle et délicate enveloppée dans ses kimonos, je fus presque choquée de voir à quel point elle savait s'adapter aux pires situations… Un exemple que je me suis juré de suivre.

Passé les retrouvailles, mon patron m'appris qu'il avait été contacté par Tokyo pour venir aider dans les hôpitaux et sur le terrain. Je l'y accompagnais, découvrant avec horreur les ravages de Shukumei. Et je ne vous cache pas que je n'y suis pas restée insensible... Nous avons commencé dans les hôpitaux où les défunts prenaient la place des survivants. En général, dans de si grandes villes, les personnes comme moi se faisaient très rares, car les préparatifs des morts se faisaient souvent directement par le personnel des hôpitaux. Mais dans de telles situations, les médecins et infirmières avaient bien plus important à faire que préparer à l'identification des corps gonflés d'eau sale et abîmés par les obstacles, comme sauver des vies par exemple. Et c'est dans ce genre de cas que l'on se souvient des gens comme nous et que l'on se rend compte à quel point nous manquons dans les grandes villes. Les incinérateurs ont brûlé pendant des jours…

Suite à cette catastrophe, on s'était quand même fait un petit nom, et mon patron a décidé d'ouvrir une annexe de son entreprise à Tokyo même. J'ai été mutée là-bas, et je ne m'en plains pas. Ça me rapprochait de ma famille et la conduite en ville n'est pas la même sur les routes de campagne et ils étaient encore nombreux à trépasser des suites des séquelles laissé par le tsunami. Paix à leur âme...

Au fond, même si je prends la vie comme elle vient, même si à moi ça me profite, j'espérais et j'espère encore, qu'il n'y ait pas de deuxième Shukumei. C'est trop triste de voir ces familles déchirées, ces vies à reconstruire… Et j'étais loin de m'imaginer qu'une nouvelle catastrophe allait nous tomber dessus en cette année 2111. Une épidémie ravageuse qui a emporté ma mère, à la santé déjà fragile, dès les premiers jours.

Je l'avais faite belle ma maman. Et pour une fois, c'était moi qui l'habillais, qui la coiffait, et qui glissait dans ses cheveux sa broche préférée,  offerte par mon père bien avant ma naissance. À 50 ans, elle était encore magnifique malgré les ridules dans le coin de ses yeux, et les fils d'argent qui parsemaient sa longue chevelure d’ébène… C'est là que je me décidais à couper mes cheveux, pour qu'elle parte avec un bout de moi. Comme Mulan, j'ai pris mon courage à deux mains pour couper mes longues mèches brunes. J'étais juste moins classe avec ma mini paire de ciseaux et la morve coulant du nez… Elle me manquerait, mais au moins je savais qu'elle ne souffrirait plus… Alors ouvrant mentalement mon tiroir de la honte, j'y rangeais ma peine pour m'occuper des autres qui attendaient leur soin. Le bug ? Je ne m'en étais même pas rendu compte avec tout ça. Trop de boulot, trop de choses à penser d'autant plus que cela ne me concernait pas. Cela m'avait tenu occupé, sûrement assez pour m'empêcher de me rendre compte de ma tristesse ou de ma fatigue physique et morale…

Je suis juste ravie de savoir que je pourrais toujours avoir mon prince ou ma princesse charmant/e...

Depuis cela, je n'ai pas eu de contact avec mon père, il a juste disparu après le décès de ma mère, vivant son deuil à sa manière, ou reprenant ses vadrouilles d'avant mariage. Je souris en l'imaginant profiter à fond de sa vie avant qu'il ne la rejoigne. Mais je sais qu'il ne l'oublie pas. Et j'aime à m'imaginer que les fleurs grossièrement cueillies, parfois avec encore les racines et la terre accrochée dessus, qui reposent sur la tombe de "Sayo Orayashe" sont celles qu'il a ramassées pour elle...

Avec tout ça, j'ai pris la décision de profiter encore plus de chaque instant. Demain verra peut-être une nouvelle catastrophe qui m'enrichira ou m'emportera ! Mais que serait une histoire sans quelques péripéties et une bonne dose de drama je vous le demande !

Moi, j'espère juste rencontrer ma moitié, qu'on puisse profiter ensemble de cette vie-là, avant de passer la suivante à nous aimer encore...


★
le Mar 26 Nov - 8:05
Rubén Komeda
Messages postés : 215
Inscrit.e le : 15/04/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Hina Komeda
Autre:
Re-bienvenue ! Bon courage pour la validation ! Un aller simple // Jennai  2432113367
(Sé quien eres Un aller simple // Jennai  3859597877 )
— soosaku —

le Mar 26 Nov - 20:04
Kohaku Edo
Messages postés : 776
Inscrit.e le : 02/09/2015

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se :
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Bonne nouvelle tête Jennai!
— soosaku —

le Mar 26 Nov - 22:27
Kaori Vanzine
Messages postés : 3051
Inscrit.e le : 07/04/2014

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Sergei Vanzine
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche ! o/

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ◆ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Un aller simple // Jennai  Y23dmr11
Thanks Kenken pour le kit et Kea pour le vava ♥
Clumsy Seiyuu ❤
le Mar 26 Nov - 22:50
Jinjoo Daisuke
Messages postés : 182
Inscrit.e le : 07/08/2019

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Nocturne Daisuke
Autre: On s'regarde un animé ?
Non mais regarde moi cette beautée Un aller simple // Jennai  1215503234

Re-bienvenue ♡
— soosaku —

le Mer 27 Nov - 23:25
Jennai Orayashe
Messages postés : 13
Inscrit.e le : 26/11/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Rubén: Merci mon chat ! Un aller simple // Jennai  2432113367
(Non... Non non c'est impossible ! Je refuse ! Comment peux-tu savoir ? Un aller simple // Jennai  3766924225 )

Kohaku: Merci beaucoup ♥ Toujours un plaisir de voir ta frimousse sur les fiches des arrivants ♥

Kaori: Un aller simple // Jennai  1362171446

Jinjoo: La vraie beauté c'est toi Un aller simple // Jennai  2837704232 Merci ♥
— soosaku —

le Jeu 28 Nov - 16:39
Ambroise H. Vinsmoke
Messages postés : 168
Inscrit.e le : 15/08/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Aaron ♥
Autre: Je suis une mère Noel grâce à Fu Sodaaaa huhuhuhu ♥
Une HYDRE ! Qu'on lui coupe la têêêêteeeeee /pan

Rebienvenue du coup Un aller simple // Jennai  2837704232
— soosaku —

le Ven 29 Nov - 2:37
Jennai Orayashe
Messages postés : 13
Inscrit.e le : 26/11/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Ambroise: Me couper la tête ? Mais tu en ferais pousser encore d'autres !!
Merci en tout cas Un aller simple // Jennai  2432113367
Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
le Mar 3 Déc - 21:30
Seyfried H. Bellandi
Messages postés : 575
Inscrit.e le : 09/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : BELLANDIVE (╯°□°)╯︵ ┻━┻
Autre:
Yosh ! Re-hellcome Un aller simple // Jennai  2432113367

J'ai pas grand chose à redire sur ta fiche, elle est bien écrite et fluide. Il y a globalement peu de fautes/choses à corriger, mais je te les liste malgré tout ci-dessous:

- Si le papa du papa est maghrébin, alors Jennai devrait avoir un nom de famille maghrébin Un aller simple // Jennai  4115966937

- Il y tenait à ma mère, à ses plats, à ses sourires, à sa tendresse… Et moi aussi. De ce fait, elle s’est arrangé pour ne pas avoir d’autre enfant -> Qui s'est arrangé ? (Et arrangé comment ? Un aller simple // Jennai  3182035657)

- Je réalisais alors qu'elle était la troisième chose dont je dépendais complètement et entièrement sans pouvoir rien faire pour le changer, comme ma naissance, et mon mariage. Tôt ou tard, je serais amené moi aussi à rencontrer cette faucheuse.

- moi qui l'accompagnerait

- Passé, les retrouvailles, -> Cette virgule est étrange Un aller simple // Jennai  4158426957

- je n'y suis pas resté insensible

- J'ai été muté là-bas

Il y a globalement peu de fautes, mais ça serait cool de faire une petite relecture surtout pour les accords en genre avec le pronom "je". Bref, je te laisse corriger tout ça Un aller simple // Jennai  2432113367

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Un aller simple // Jennai  181202111716271804

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Un aller simple // Jennai  85277910
— soosaku —

le Mer 4 Déc - 5:03
Jennai Orayashe
Messages postés : 13
Inscrit.e le : 26/11/2019

Les plus du perso :
Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Seyf♥
Merci beaucoup pour le passage sur la fiche ^^

Pour les modifs, j'ai ajouté des détails:

-Dans les généralités: "Nom ;; Orayashe (Le nom de famille d'origine a été japonisé à l'arrivée du grand-père au japon)"
-Dans l'histoire: "Moi, j’ai grandi heureuse avec mes parents. Et juste eux. Mes grand-parents maternels étant décédés bien avant ma naissance, et mon grand-père paternel finissant ses jours à croupir dans une cellule. Je ne connaîtrais jamais l'histoire de la famille de mon père, et encore moins l'origine du nom des mes aïeux."


Et j'ai ajouté ça pour la mère : Il y tenait à ma mère, à ses plats, à ses sourires, à sa tendresse… Et moi aussi. De ce fait, elle s’est arrangée, sous conseils des médecins, pour ne pas avoir d’autre enfant. Ne supportant pas les dispositifs intra-utérins et réagissant mal aux hormones, ma mère et  son gynécologue ont opté pour une solution plus radicale:  ligature des trompes.

Voilà ! Pour les autres corrections, c'est fait !  

Un aller simple // Jennai  1362171446
Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
le Sam 7 Déc - 15:52
Seyfried H. Bellandi
Messages postés : 575
Inscrit.e le : 09/06/2018

Les plus du perso :
Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : BELLANDIVE (╯°□°)╯︵ ┻━┻
Autre:
Alrighty lass, pour moi c'est tout bon. Have fun Un aller simple // Jennai  1362171446

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• De faire un peu de pub autour de vous pour le forum et de voter régulièrement aux tops sites. ♥

& Surtout, AMUSEZ-VOUS !

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— soosaku —

le Sam 7 Déc - 16:31
Jennai Orayashe
Messages postés : 13
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Kyaaaah !!!! Un aller simple // Jennai  1984817200 Merciiii je suis trop contente Un aller simple // Jennai  501520050

Seyf Un aller simple // Jennai  3859597877 tu le mérites ! Un aller simple // Jennai  1406025597
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