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— soosaku —

le Dim 15 Déc - 15:46
Jade A. Detsuko
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C'est impossible. Impossible mais pourtant vrai. Assise en tailleur devant sa table basse Jade fixe l'enveloppe rose. Sa première lettre elle l'avait reçu il y a plusieurs années et avant de l'ouvrir elle s'en souvient encore, il y avait une émotion en elle toute particulière. Il s'y mélait une excitation et une immensité de questionnement. Peut être une forme de fierté de se dire qu'elle aurait quelqu'un pour elle. Ce petit bout de papier avait eut un goût de bonheur. Là tout de suite Jade était plutôt terrifiée...Parce qu'elle ne se sentait pas du tout prête. A vivre une relation sérieuse, à s'y engager. Elle avait l'impression qu'elle n'y arriverait pas...Pas à être proche de cette personne, peu importe celle qui se cachait derrière le papier.

Le coeur battant la chamade elle déchire le papier pour prendre, malgré tout, connaissance du nom de cette personne et de l'adresse où il faudrait qu'elle se rende avant les sept jours impartis. Fébriles, ses yeux parcourent les lignes à une vitesse folle. Un homme. C'est un homme. Ses mains plaquent la feuille sur la table. C'est une catastrophe. C'était étrange mais jusqu'ici elle était persuadée que si elle se retrouvait mariée à nouveau ce serait avec une femme, comme la première fois. Ou peut être était ce qu'elle espérait. Les femmes savent être douces et patiente...Conjuguer avec les humeurs et les hormones masculines lui semblaient beaucoup plus compliqué à envisager. Et il faut dire que ces derniers mois, en soirée elle avait beaucoup plus tendance à se réfugier dans les bras de femmes que de garçons.

Un peu tremblante elle prend son téléphone pour appeler Lexie. Evidemment celle-ci accueille la nouvelle avec joie, comme un nouveau départ. Et ça ne fait que rendre Jade encore plus amer. C'était dingue...son ancienne épouse ne semblait pas éprouver la moindre jalousie. Certes, aujourd'hui elles étaient amies..Mais c'était plus fort qu'elle, si Lexie lui faisait part d'une nouvelle amourette elle éprouvait encore une pointe de jalousie. Sans doute parce qu'elle n'avait jamais eut quelqu'un a qui elle tenait vraiment dans sa vie depuis elle. Après son coup de fil elle entreprit de commencer un sac avec quelques affaires. La majorité de ses effets serait transportées sans qu'elle ait à bouger le petit doigt. Néanmoins elle décida de se rendre sur son nouveau lieu d'habitation que d'ici quelques jours...Juste encore quelques jours pour ne penser, égoistement, qu'à elle.

* * *

Durant les trois jours qui suivirent la reception de sa lettre Jade avait imaginer beaucoup de choses. Notamment son mari. Elle l'avait imaginé tantôt jeune adolescent à peine pubère et totalement immature, tantôt plus âgé qui aurait aussi pu être son père. Dans un cas comme dans l'autre elle était persuadée que ce mariage serait un véritable fiasco. Et qu'il était toujours plus facile d'imaginer le pire que le meilleur. Et bien évidemment elle avait imaginé leur lieu de vie. Et sur ce point là il faut dire qu'elle s'attendait à tout sauf à ça.

En arrivant à l'adresse indiquée sur le papier Jade faillit lâcher son sac. Pas d'immeuble, pas d'appartement..Mais une jolie maison. Elle s'avança dans l'allée avec l'impression de s'introduire chez quelqu'un sans autorisation. Difficile de se faire à l'idée que c'était chez elle à présent. En poussant la porte d'entrée elle ne parvenait même plus à garder la bouche fermée. Une chose est sûre son mari n'était pas un gamin encore lycéen..Ou alors il n'avait pas eut une vie facile et avait hérité d'une grosse fortune familiale. Parce que ça n'était pas avec son salaire à elle qu'ils pouvaient se permettre une habitation aussi grande. Comparé à son petit deux pièces c'était un véritable palace. Elle lui rappelait un peu la maison de ses parents, une belle petite maison familiale.

Oh mon dieu...Et si son mari avait des enfants ? Nouvelle panique à bord. Suspicieuse elle passa un nez dans la pièce de vie. Personne. Ses boucles brunes tombaient sur ses épaules, curieuses aussi. Jade déposa son sac dans l'entrée avec son manteau. Entièrement de noir vétue elle entama l'ascension des escaliers à pas discrets. En chemin elle réajuster son col roulé, comme s'il ne la cachait pas assez bien. La chambre est immense...Et fort heureusement pour elle au fond du couloir ce n'est pas une chambre d'enfant qu'elle découvre mais une bibliothèque.

Cette maison est belle, raffinée. Mais Jade ne s'y sent pas vraiment bien. Comme si elle n'avait pas sa place dans ce décor. Elle est une étrangère dans un palais de soie. Quand elle commence à descendre les escaliers elle a l'impression d'entendre des pas dehors...Ou peut être est-ce les sons de la vie grouillante aux alentours de son ancien appartement qui lui manque déjà.
— soosaku —

le Lun 16 Déc - 12:55
Kato Detsuko
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Les doigts se conjuguent dans une parfaite symbiose à l’épaisse matière de silice et d’Alumine étendue sur un lit de  bois modestement ouvragé. De ses pulpes habiles et créatrices, la masse d’argile renait sous un aspect somptueusement et finement ciselé. L’ébauche des inspirations du sculpteur se dessine dans un majestueux esthétisme qui dénote de la pratique, de la maitrise et de la seconde vocation de l’artiste. Un sculpteur couramment assailli d’affres récurrentes depuis cette perte tragique d’un être qu’il pensait pourtant ne pas désirer. Regret inavouable, espérance tacite, et  viciée par le sentiment belliqueux que lui inspirait l’impétueuse et vile amante, l’homme n’est plus que chimère. Est-il possible d’être à ce point désorienté de ne point avoir la chance de connaître, de toucher, d’aimer celui qu’on a à peine eu le temps d’accepter dans notre existence ?

Les nuits sont synonymes d’effrois. La froide morsure de l’hiver ne parvient pas encore à cristalliser les troubles émois. Il est ardu, voire inconcevable pour l’heure d’envisager un avenir moins nébuleux. Ce désarroi s’illustre parfaitement sur le visage curieusement buriné d’un homme pourtant encore bien jeune. Est-ce dû à l’évènement funeste qui l’accable ? Pratiquement deux ans se sont écoulées depuis l’annulation de son mariage et la fausse couche de celle qui a partagé sa vie à peine quelques mois. Aujourd’hui il est à l’aube de ses vingt-sept ans. Lui qui a tant souhaité cette rupture, car il savait leur union incompatible, devrait être comblé. Mais cet enthousiasme ne trouve pas bon public. L’homme est absent. Il se consacre à son étude qui, si sa vie personnelle est un cimetière de désolation et de tourments, a au moins la satisfaction d’être florissante. Les affaires sont au beau fixe. Les clients affluents, il a même eu la possibilité d’engager des salariés et de commencer à peaufiner son projet de l’ouverture d’un commerce pour ajouter du beurre aux épinards. Outre cet engagement, ce dévouement pour son travail, lorsque ses vieux démons le hantent, il se réfugie dans le bar où il a coutume de se rendre pour se vider la tête, ou il s’enferme dans son atelier pour peindre ou façonner une nouvelle sculpture.

C’est une journée sombre aujourd’hui. Une journée où l’humeur est souillée par de vils instincts où l’art est son seul échappatoire. Malheureusement pour lui, cette sérénité exigée, cet apaisement intérieur vont être balayés par l’agaçante sonnerie de son téléphone. Grincement de dents, l’italo-japonais dépose ses mirettes et attrape un torchon pour s’essuyer les mains avant d’attraper son smartphone sur la seule chaise de son atelier.

« Ouais ?... ça ne pouvait pas attendre Takuma ?...Quoi ?! »

La voix est rocailleuse, presque menaçante. En ligne, la secrétaire du notaire qui l’informe du dépôt d’une enveloppe rose. Tout japonais sait parfaitement ce que cela signifie. L’incontestable a donc décidé de le remarier. Après deux années à croire, à espérer que l’incontestable l’avait heureusement oublié. Quel crétin !

« Ouvrez l’enveloppe et communiquez-moi l’adresse. Je suis à la maison, je peux en profiter pour m’occuper du déménagement aujourd’hui. »

Après avoir obtenu l’information demandée, Kato travaille encore une bonne heure sur la sculpture, histoire de dompter le sentiment toxique qui s’est emparé soudainement de lui à l’annonce de son remariage. Il a eu deux ans pour se préparer à cette éventualité. Néanmoins cette nouvelle engendre toujours autant d’animosité à l’égard de la personne qui va partager sa vie. Toutefois, il décide de rentrer chez lui. Oui il a dit à sa secrétaire qu’il y était déjà. Mais aucun d’eux ne sait qu’il a des talents artistiques. Et ils ne sont pas prêts de le savoir.

Enfin le jeune homme rentre donc dans son appartement pour ranger ses affaires. Il ne prend qu’en définitive, ses houses qui renferment ses costumes, ainsi qu’une valise pour ses chaussures et ses vêtements de maison. Il fourre le tout dans le coffre de sa voiture et prend directement la direction vers son nouveau lieu de vie. Mais en chemin, il dévie de sa trajectoire et va plutôt chez sa mère pour une visite surprise. Il ne lui parle pas de son remariage. Il conserve le silence sur ce sujet et passe au moins deux jours en compagnie de sa mère. Bien sûr, elle ne manque pas de le réprimander sur son apparence de plus en plus négligée depuis son divorce. En effet, Kato ne se rase plus la barbe, ses doigts sont constamment tâchés d’impuretés dues au maniement de l’argile et de la terre, ses tenues lorsqu’il est à la maison se résument à un t-shirt, un pantalon de ville ou le bas d’un jogging. Il ne considère ne devoir faire un effort vestimentaire que lorsqu’il travaille, et même là, il conserve cette barbe monstrueuse qui donne l’impression qu’il a cent ans.

On est en début d’après-midi quand l’italo-japonais décide enfin de visiter sa nouvelle prison. Ses affaires dans le coffre, il arrive sans peine à l’adresse indiquée par sa secrétaire. Sans considération pour le parc qui entoure la maison, Kato se gare sur l’herbe après avoir manqué de percuter un arbre. C’est un homme en t-shirt blanc déchiré, les cheveux en bataille, un bas de jogging noir et des baskets qui sort de la voiture. Le froid est rude, pourtant il reste en t-shirt. Il claque la portière et s’y adosse pour s’envoyer deux cigarettes. Le temps pour lui d’observer la façade de la maison. Il en est à la moitié de sa clope quand il aperçoit une silhouette par la fenêtre qui descend les escaliers. Il tire une grande bouffée, puis écrase sa cigarette. Lentement, il va à sa rencontre. Naturellement la porte n’est pas fermée quand il tourne la poignée. Elle s’ouvre sur une femme brune que le brun observe à peine quelques secondes avant de passer devant elle sans un mot.

Il la trouve charmante évidemment. Comment il en serait autrement. Il apprécie les brunes. Malheureusement pour elle, il n’a pas envie de tout recommencer à zéro. D’autant qu’elle doit être horrifiée par son apparence négligée. A croire qu’elle est mariée à un clochard. Mais il n’a pas envie de faire d’efforts. Il se contente de visiter la maison, dans un silence de mort. Bienvenue chez les Detsuko !
— soosaku —

le Mar 17 Déc - 17:27
Jade A. Detsuko
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Le froid de l'extérieur s'engouffre dans la maison, il vient mordre le visage de Jade et embrasser les fibres de ses vêtements. Et il est presque aussi glacial que ce que l'homme qui se trouve dans l'encadrement de la porte  dégage. Il est grand, mal habillé et dieu ce qu'il n'a pas l'air heureux d'être ici. Si la demoiselle ne se sent pas l'envie d'entamer la conversation il ne semble pas en avoir le désir non plus car c'est avec à peine un regard pour elle qu'il lui passe devant. La porte se referme en un claquement laissant la jeune femme totalement interdite. C'était une belle entrée en matière….Très prometteur pour leur avenir.

Jade avait envie de disparaître, de se confondre avec les murs. Cet homme négligé ne ressemblait pas vraiment au genre d'homme pouvant posséder une aussi belle maison. Il ne semblait pas savoir prendre soin de lui. Et contrairement à elle qui faisait très attention à son apparence pour faire en sorte de ne pas être trop visible, lui semblait bien se ficher du regard qu'on pouvait lui porter. C'était leur première rencontre et il ne semblait pas avoir envie de faire bonne impression. Il sent la cigarette et respire un mélange de tristesse et de colère.

De son regard clair Jade le suit des yeux tandis qu'il visite les pièces dont elle a prit connaissance quelques minutes auparavant. Et elle s'enfuyait ? Il ne chercherai même pas à la rattraper c'était certain. Rien chez cet homme ne lui donnait envie de rester ici. Pourtant à partir de l'instant où ils c'étaient fait face ils étaient liés. Entre eux le fil d'Ariane était tissé, jusqu'à ce que l'Incontestable ou le mauvais sort en décide autrement. Où qu'ils se trouvent, quoi qu'ils fassent ce lien invisible serait présent. Infaillible.

Si elle sait se montrer courageuse sur son lieu de travail, si elle pu surmonter en partie tout ce qui lui est déjà ça n'était pas pour se mettre à fuir un homme qui ne lui avait même pas encore adresser la parole. Et s'il le fallait elle voulait bien se montrer courageuse pour deux en faisant le premier pas vers lui. Elle l'attendait en bas des escaliers, là où il l'avait totalement ignorée. Face à sa carrure la brune se sent presque écrasée.

- C'est une belle maison que tu m'offres.

C'était lui, c'était l'Incontestable, c'étaient les liens du mariage. Peu importe. Derrière sa barbe broussailleuse, Jade essaye de démasquer le visage de celui qui est à présent son mari. Il est difficile de lui donner un âge , surement aux alentours de la trentaine. Il a le regard sévère des gens qui souffrent. Est-ce parce qu'elle l'arrache à une vie heureuse et déjà bien remplie ? Ou est-ce que l'Incontestable a jugé bon de les lier pour des raisons plus difficiles à avouer ?

Quand elle a rencontré Lexie, sa première épouse, ce fut un espèce de coup de foudre réciproque. Une évidence que l'on ne s'explique pas. Qu'encore aujourd'hui elle ne pense pas revivre et sur laquelle il est n'est pas aisé de mettre des mots. En voyant Kato il n'y a rien de ses sentiments indéchiffrables, puissants et plaisants qui lui assaillent les entrailles. Il n'y a que l'immense trou noir de peur et de méfiance qui aspire tout sur son passage.  Il engloutit ses espoirs, ses rêves , il grignote tout sur son passage. Il y absorbe ce mariage et les promesses d'un renouveau pour elle auquel ses proches s'accrochent et lui rappellent que demain peut être encore beau. Kato peut-il y changer quelque chose ? Ce mariage peut-il suturer cette plaie béante mais invisible ? Pour ne pas se faire plus de mal, Jade préfère ne rien imaginer pour le moment.

- Pas trop déçu ?

Lui non plus ne c'était pas précipité à sa rencontre. Pour s'accorder encore du temps, pour être dans le déni de ce nouveau chapitre de leur vie qui commence à peine. Dans le déni de cette femme qui avait sans doute le malheur d'exister et d'avoir été jugée compatible avec lui. Mais pourquoi aujourd'hui ? Jade n'avait pas l'impression d'avoir changer, au contraire...Elle avait plus la sensation de faire sur place. Un statu quo dans le son chemin vers la guérison. Peut être etait ce pour ça alors ?  Pour le moment elle avait du mal à imaginer ce que ce garçon aux allures assez antipathiques avait  de bien à lui apporter.
— soosaku —

le Mer 18 Déc - 9:05
Kato Detsuko
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La visite de la nouvelle demeure de l’italo-japonais n’a rien de transcendant ou de fastueux. Bien qu’issu d’une famille adoptive de classe moyenne, Kato a eu depuis son divorce, l’opportunité de se rapprocher de son père biologique et de goûter épisodiquement à une vie de privilégié. Cependant, ce n’est pas un univers qu’il affectionne particulièrement. Alors il n’est pas trop désappointé de découvrir une maison pour un foyer de moyenne condition. Cela n’a rien à voir avec le manoir familial de son père biologique, mais c’est confortable et pratique. Plutôt satisfait sur ce point, le brun redescend avec nonchalance. Cette fois les mains dans les poches, ses iris ambrés jaugent subtilement la brunette qui le remercie pour la maison. Il en déduit qu’elle n’a pas vraiment un métier qui équilibrera les apports financiers respectifs des époux. Peu importe. Kato prend place sur l’une des marches de l’escalier et sort une clope, toujours enfermé dans un mutisme intentionnel. Il tire deux bouffées, quand derechef, elle l’interpelle pour s’enquérir de son appréciation de la propriété, ou si ce n’est d’elle donc elle parle ? Dans les deux cas, le jeune homme va y apporter deux réponses d’une franchise qui peut se révéler déroutante ou grossière pour une âme sensible.

« Si tu veux savoir si tu es baisable, j’ai connu pire, j’ai connu mieux. »

Il marque un temps de silence pour tirer sur sa cigarette, dévoilant parfaitement ses doigts qui indiquent clairement qu’il y a belle lurette qu’il ne prend plus soin de lui.

« Maintenant si tu parles de la maison, disons que nous avons un toit sur la tête et c’est confortable. C’est suffisant pour remplir les obligations qui nous incombent. D’ailleurs en parlant de ça... »

L’homme se lève soudainement. En quelques pas, il la domine de sa carrure imposante et de son aspect, qui pour toute personne de la gente féminine, serait associé à une violente révulsion. Pourtant l’homme ne se gêne pas pour coincer le menton de la belle entre ses doigts et écraser ses lèvres fraiches contre celles sèches et malodorantes du brun. Lui qui était autrefois si fier de son hygiène, de son apparence impeccable, offre à sa nouvelle épouse une compagnie bien piètre. Il en est de même pour le baiser. Froid, bref, rude. De ceux dont on ne se souvient pas et qu’on souhaite encore moins reproduire. Mais c’est tout ce que l’homme a à offrir à son épouse à ce stade de leur relation. Il ne se sent plus la patience de déguiser leurs obligations sous des moments ludiques qui rendraient la tâche moins pénible. Peut-être qu’avec le temps, elle réussira à le convaincre du contraire, mais il doute que son comportement l’y incite à l’heure d’aujourd’hui. Il est si las de toute cette comédie.

Lorsqu’il relâche sa prise de son menton, son regard vide d’émotion la dévisage fugacement. Avec cette barbe, il est difficile de distinguer ses lèvres et donc de se rendre compte qu’il étire ses lèvres dans un sourire espiègle. Il tire sur sa cigarette tout en s’éloignant d’elle.

« Je vais chercher mes affaires dans la voiture. Tu sais au moins cuisiner ? Parce que je crève de faim... »

Soudainement il réalise qu’il a oublié de lire le contenu de sa lettre et ne sait donc pas comment se nomme sa nouvelle partenaire de vie. Aussi il s’arrête et offre son demi-profil. Ses iris ambrés soutiennent ses aigues-marines et sa voix rauque se fraye un chemin entre ses lèvres.

« Au fait, comment dois-je appeler celle qui a eu le malheur de tirer le mauvais numéro ? »
— soosaku —

le Mer 18 Déc - 21:56
Jade A. Detsuko
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La chute est toujours moins rude quand on ne s'attends pas à des sommets. Alors quand le premier « compliment » de son cher et tendre époux daigne lui adresser est « baisable » Jade reste stoïque. Elle se fait seulement la réflexion qu'il a l'air d'être un gros con. Ou alors il veut jouer les macho pour l'impression mais ça ne marche pas comme ça dans sa vision des choses.  Son commentaire sur leur lieux de vie n'arrange pas son cas il lui donne l'image d'un homme assez imbue, peu au fait de sa chance de pouvoir obtenir une aussi jolie maison en plein Tokyo. Etait-elle donc là pour lui rappeler la valeur des choses ?

Quand il la surplombe la demoiselle voit pour la première fois ses yeux. Elle les voit sans rien y déceler vraiment, il est un livre fermé et ne souhaite sans doute pas qu'elle puisse y lire quoi que ce soit. Le baiser qu'ils échangent est rude, sans aucune douceur, fade. Comme vide de sens. De simple obéissance à un ordre donné par une entité supérieure. Jade ne joue pas la vierge effarouché, et sa peau, ses lèvres se faire agresser par cette barbe mal soignée. Ses yeux clairs se froncent quand il s'éloigne.

- Tu as une bonne qui s'est contenté de te donner l'adresse ?

La jeune femme n'aime pas être dans le jugement. Mais c'est terrible, elle ne peut s'en empêcher en le voyant se comporter ainsi. Est-ce quil le fait exprès pour qu'elle le déteste tout de suite ou alors il est vraiment comme ça ?

- Je sais cuisiner, cher Kato. Mais je préfère te prévenir que je ne serai pas à ton service.

Qu'il ne la prennes pas pour la potiche de première ni pour une femme soumise. Elle voulait bien se comporter en épouse aimable et ne pas les envoyer en centre de redressement mais elle n'était ni sa mère, ni son employée. Et elle avait presque envie de ne pas lui dire son nom...Parce que ça lui donnait l'impression d'un manque total de respect de sa part en plus du manque d'intérêt clairement perceptible. Néanmoins il fallait bien savoir savoir mettre un peu d'eau dans son vin. Lexie lui avait recommander de rester calme et gentille comme elle savait si bien l'être autrefois. Sourire aurait été un plus mais c'était un poil trop en demande à cet instant.

- C'est Jade.

Elle le laisse aller chercher ses affaires et en profite pour aller boire un peu d'eau dans la cuisine. Ses lèvres se pincent pour souffler son désarroi. C'est le naufrage assuré. Ou alors il y avait un long, très long, chemin à parcourir.  Vaseuse elle ouvre le frigo...On a même penser à remplir la cuisiner avant leur arrivée. C'est dingue mais tout à coup ça l'écoeure. Pourquoi est ce qu'elle cuisinerai pour ce mec ? Parce qu'il faut qu'elle mange aussi ? L'envie n'était pas là. Mais voyait l'oeil sévère de ses médecins penchaient au dessus d'elle. Sa place à la caserne est aussi dépendante d'eux et de leur appréciation de son état de santé. Et son poids en faisait partie intégrante alors elle veillait bien à se sustenter même quand l'envie n'était pas présente.

Elle sort finalement du saumon qu'elle met a cuir les dents serrées et fait bouillir de l'eau pour du riz. Oui elle sait cuisiner mais clairement elle n'en a pas envie. Et s'il a si faim que ça il se contentera du rapide. Elle sort aussi une bouteille de vin mise au frais. Il lui faudrait un peu de carburant autre que des féculent. Quand elle pense que son chef a tenu à lui donner quelques jours de repos pour s'installer et faire connaissance avec son époux..Bon sang elle n'avait qu'une hâte retourner bosser. Ne pas fuir. Mais ça n'était pas fuir ça , n'est ce pas ? Juste avoir son espace personnel.

- ça sera prêt dans une dizaine de minutes.

Elle ouvre la bouteille avec aisance et chercher dans les différents placard où se trouve les verres. Elle verse un peu du liquide dans chacun des verres et va en apporter à Kato, l'air toujours un peu sévère.

- A ce mariage ?

A tout ce bonheur à venir.. ? Qui sait. Certain jour cela arriverait surement. Même si c'était pour de courts instants.
— soosaku —

le Jeu 19 Déc - 8:51
Kato Detsuko
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La soumission. Kato n’est pas homme à quémander la totale déférence et loyauté de ses interlocuteurs. Certes, il aime à en jouer aux premières rencontres pour asseoir sa domination. Mais il n’est pas homme à l’imposer continuellement. Sauf dans l’éventualité de tomber sur une dominante comme l’était son ex épouse. Dans ce cas alors ce trait de caractère chez lui est titillé, et régulièrement exploité pour le substituer à une arme de dissuasion contre son vis-à-vis. C’est ainsi que ses rapports avec son ex épouse ont toujours été à la limite de la dérision et du chaos. Seulement une relation durable ne peut pas être basée que sur les conflits. D’ailleurs bien que l’italo-japonais est plutôt friand des femmes de caractère qui ne se laissent pas piétiner, il aspire secrètement à des moments de partage et de complicité. Mais présentement, on peut dire que l’homme est fermé effectivement, méfiant et disposé à blesser plutôt qu’à rassurer. Il ne sait pas vraiment si sa nouvelle épouse mérite qu’il s’emploie à des efforts pour une vie conjugale acceptable et respectable.

Ses yeux toujours rivés sur la brunette, il reçoit sa répartie avec amusement, qu’il se garde bien d’illustrer de son sourire usuellement canaille lorsqu’il prépare une réplique assassine, ou enjôleur, lorsqu’il veut séduire. Non son visage est imperturbable. Ses orbes se contentent de l’englober et ses iris la jaugent une nouvelle fois. Néanmoins sa gestuelle trahit son intérêt. Il se tourne complètement et croise les bras pour avoir un meilleur champ de vision de la belle. C’est plus fort que lui, il les aime avec du répondant. Pour le moment c’est un bon début. Par contre, il n’est nullement impressionné. Il lui tarde de voir si elle a autant de chien qu’elle semble le laisser deviner. Il sait que son sale comportement peut en faire fuir plus d’un. C’est un homme bon, généreux, bienveillant, mais il peut aussi revêtir l’effroyable costume d’un être machiavélique et manipulateur. Il lui faut donc une partenaire capable de canaliser ce trait malsain de sa personnalité. En sera-t-elle capable ? A-t-elle assez de témérité pour le supporter ? L’avenir sera révélateur de la continuité de cette histoire ou de leur compatibilité.

En guise de réponse à sa réprimande, Kato s’approche à pas lents, les bras toujours joints. Il se penche légèrement en avant une fois planté devant elle.

« Intéressant. » Murmure-t-il simplement.

Est-ce qu’il estime qu’elle vient de lui lancer un défi qu’il souhaite relever ? Absolument pas. Il est juste impatient de confirmer et d’éprouver son affirmation. Ceci dit, elle cède toutefois à sa demande après avoir décliné son identité. Déception ? Pas vraiment. Pas encore. Sans doute cherche-t-elle à instaurer des rapports cordiaux. Etant un homme de principe qui ne veut pas l’accabler sans un véritable motif, il consent à jouer le jeu pour le reste de la journée.

C’est ainsi qu’il sort de la maison à la recherche de ses effets. Il ne lui faut pas plus de dix minutes pour tout ranger dans leur chambre. Il en profite pour se doucher et changer son t-shirt déchiré. Assez épatant qu’elle n’ait pas crié à l’aide en le voyant pénétrer dans la maison. Il avait réellement l’air d’un clochard. Mais bon chacun son degré de tolérance. Sorti de la salle de bain, il enfile un t-shirt noir et la rejoint à la cuisine où une bonne odeur s’en dégage. Il contourne le comptoir et s’y assoit pour l’observer jouer la parfaite ménagère. Ça l’agace profondément. Cependant il se fait violence pour ne pas l’agresser verbalement et foutre en l’air les efforts qu’elle fournit. Quand elle s’approche avec deux verres de vin aux mains, il se gratte discrètement la tempe, signe que son agacement monte d’un cran. Une fois de plus, il dompte ce trait sombre de sa personnalité. Il va même jusqu’à accepter le verre de vin, mais ne l’honore pas d’une gorgée. Il se contente de le poser sur le comptoir tout en continuant à dévisager la brune.

« Parle-moi de toi. Quelles sont au juste tes attentes vis-à-vis de ce mariage ? Souhaites-tu que je te traite comme Madame Detsuko ? Ou comme une simple colocataire ? Je te conseille de bien peser tes mots avant de me répondre. Tes aspirations détermineront la relation future que nous aurons. »

Il sort son paquet de cigarettes de sa poche et s’en grille une.
— soosaku —

le Sam 21 Déc - 19:07
Jade A. Detsuko
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Il est étrange. Comme s'il oscillait entre un pas vers elle et asseoir sa virilité. Kato avait prit le verre de vin qu'elle lui tendait mais ne le porta nullement à sa bouche. Soit. Jade ne se priverai pas pour lui. Elle pourrait finir son verre, ça ne serait pas une corvée, parce que la qualité de ce vin était à la hauteur de sa maison. Son mari avait déjà une meilleure allure avec des vêtements sans trous...Mais elle n'y prêta pas grande attention à vrai dire. Quand il voulut en savoir plus la jeune femme sentie son coeur se refermer immédiatement. Son verre entamé se posa à côté du sien tandis qu'elle s'occupait d'assaisonner les poissons et de les retourner.  

« Parle moi de toi ». Non. Jade n'en avait aucune envie. Elle n'aime, elle déteste parler d'elle. Parce qu'il n'a pas envie de connaître sa couleur préférée ni de savoir si elle préfère les chiens ou les chats...Sa main tenait fermement la spatule, ses épaules se haussèrent avec nonchalance.

- Je suis ta femme non ? Autant me traiter comme telle.

Ses yeux clairs le détaillaient par dessus son épaule. A quoi bon jouer les colocataires ? Cela ne pourrait pas durer de toute manière. Et deux colocataires ne s'embrassent pas ni ne couchent ensemble...Pas toujours du moins. L'incontestable voulait qu'ils se comportent comme un couple, inutile à ses yeux de chercher à camoufler cette relation forcée sous un autre nom. Cela ne la rendrait ni plus douce ni plus facile à vivre.

Après avoir fouillé à nouveau les placards elle sortie deux bols et deux petites assiettes. Elle y disposa le riz et les poissons et vint les déposer avec des baguettes sur le comptoir avec un discret sourire. Elle se plaça au coin, non loin de Kato, le fixant dans ses prunelles d'ambres. Son corps se penchait légèrement vers lui.

- Et...Est-ce que vous me menacez, Monsieur ? Parce que ce ne sont pas choses qui marchent avec moi.

Elle avait été une gentille fille, aimante et docile. Mais malgré ça, la vie n'épargne personne. Elle fait mal et endurcie, elle donne des leçons  et des punitions contre lesquelles on ne peut rien faire. Les mariages de l'Incontestable sont des épreuves pour certains, des récompenses pour d'autres. Jade, elle, n'en attendait pas grand-chose, si ce n'est de ne pas trop souffrir. C'est ce dont elle a envie de se persuader, parce qu'il n'y a jamais rien de sûr là dedans. Son coeur doute d'avoir encore réellement de l'amour à donner à quelqu'un...parce qu'il faut déjà qu'il fournisse tellement d'effort pour s'en donner à elle-même. Difficile de partager quand il n'y a rien dans l'assiette. La brune prend le temps de manger quelques bouchées de riz. Son estomac est un puit vide qui réclame si peu d'attention lui aussi, comme vidé d'envie.

- Je vais honnête avec toi. Je n'avais pas envie de recevoir cette lettre. Toi non plus d'ailleurs, je me trompe ?

C'était tellement lâche. Tellement plus facile de rester planquer chez soit ou derrière son uniforme. Plus facile et pourtant si douloureux quand même. D'avoir à se regarder dans le miroir. D'avoir à croiser le regard de ces collègues qui la voit comme animal blessé et à qui ils ont envie de caresser la tête. C'était terrible parce que finalement, dans leur yeux Jade avait chercher un espoir, une autre version d'elle même...Et elle n'y avait trouvé que le reflet de ce qu'elle voyait dans la glace chez elle. Sa main s'empare de la cigarette sur laquelle Kato tire depuis tout à l'heure et la porte à ses lèvres. La fumée envahit sa bouche, ses bronches nettoyées de la suie qui les a habité hurlent. La nicotine stimulent ses neurones sans convictions. La demoiselle rend son du au brun avec une grimace.

- ça a vraiment un goût de merde.

S'il avait cette haleine là chaque fois qu'ils s'embrassent ça serait pénible. Mais au moins ça va avec le personnage.
— soosaku —

le Lun 23 Déc - 8:58
Kato Detsuko
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Kato n’a pas de peine à noter la raideur corporelle lorsqu’il propose à la jeune femme de parler d’elle. Il en déduit qu’elle a soit honte de son passé, soit elle souhaite plus de temps pour s’ouvrir à lui. Seulement le brun n’a jamais demandé à ce qu’elle lui relate toute sa vie d’un coup comme si elle allait lui conter un roman biographique sur ses aventures désastreuses ou glorieuses. Juste son métier pour commencer, si elle a oui ou non déjà eu le malheur de recevoir une première lettre de mariage, bref des informations basiques. Mais cette main tendue dans sa direction, la brunette n’en a eu que cure. Elle élude la requête de l’italo-japonais. C’est une erreur de sa part. Lorsqu’il se montre affable, et cela faut l’avouer, c’est assez rare sans une raison valable, il vaut mieux recevoir favorablement son initiative. Malheureusement sa nouvelle épouse n’en a pas conscience. Néanmoins, il reconnait qu’elle a apporté une réponse sans équivoque à sa question sur la relation qu’ils auront. Elle tient à ce qu’il la traite comme son épouse.

« Très bien. Alors je te traiterai comme telle à l’avenir. » Réplique-t-il posément en tirant une seconde fois sur sa cigarette.

Pourquoi a-t-il souhaité l’interroger sur le type de relation qu’ils auront ? C’est très simple. Si pour elle embrasser une femme ou coucher avec elle, fait d’elle une personne importante dans sa vie, ou une compagne, ce n’est pas le cas du jeune homme. Il est tout à fait accoutumé à vagabonder d’un lit à un autre, parfois même à partager des moments charnels routiniers avec une amante sans la considérer plus que cela. Juste pour le besoin d’évacuer la tension sans aucun sentiment derrière. Et ce genre de relation peut se faire avec n’importe quelle femme un peu bien roulée, même avec une colocataire consentante qui ne désire pas une relation sérieuse. Voilà au juste pourquoi il voulait une distinction entre la traiter comme une épouse, ou juste comme une simple colocataire avec qui il coucherait de temps à temps. Mais même ça il y reviendra plus tard dans ses explications quand l’envie lui prendra de les exprimer oralement.

Une caresse olfactive titille ses narines lorsqu’elle pose le repas sur le comptoir et s’assied près de lui. Il tire une autre bouffée en la regardant du coin de l’œil. Il étire ses lèvres dans un sourire narquois et mime sa posture pour rétorquer posément.

« Crois-moi ma belle, quand je menace, on le sent passer. Puis que ça marche avec toi ou pas, je m’en fiche bien, du moment que le message ne tombe pas aux oubliettes. Ça me va. »

Il descend du comptoir pour attraper un cendrier où il dépose sa cigarette et revient sur ses pas pour s’asseoir en tailleur sur le comptoir. Il se munit d’un bol et des baguettes pour savourer le repas. Mais son attention est happée par l’aveu de la brunette, qui apporte un semblant de réponse à sa requête. Il sourit en portant les tiges de bambou aux lèvres pour quelques bouchées.

« Qui voudrait se coltiner un époux ou une épouse qu’on n’a pas choisi au préalable ? De toute façon c’est de l’arnaque tout ça. Ils nous baisent tous les jours avec leurs obligations à la con. Cette vie qu’ils nous imposent est un putain de poison. Ils doivent se délecter à nous surveiller comme des cobayes et à attendre patiemment qu’on décide de se foutre en l’air. »

Les iris ambrés du brun boudent un moment son bol pour se river sur la brunette qui vient de saisir sa cigarette pour la caler entre ses lèvres. Un sourire malicieux égaye son visage caverneux, d’autant que la belle affirme que cela a un goût de merde. Kato attrape la perche tendue pour un brin d’humour.

« Alors comme ça ils m’ont choisi une épouse qui connait le goût de la merde. Tu ferais mieux de garder ta bouche loin de moi à l’avenir. Ah, et ne t’imagines même pas que je vais arrêter de fumer pour ton joli cul. Ça tu peux toujours courir.»

Une gorgée de vin, il rebondit sur le sujet précédent sans égard pour la réserve de la brunette sur sa vie passée.

« Tu as déjà été mariée ?»
— soosaku —

le Jeu 26 Déc - 23:16
Jade A. Detsuko
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« Quel tocard ». C'est terrible, c'est horrible...Mais c'est que la jeune pense quand Kato s'adresse à elle à un moment donné. Il s'est présenté à elle fringué comme un clochard et il parle en plus comme charretier. Jade le regard un peu dubitative en continuant de manger son plat à petite béquets. Ou alors c'était une tentative de blague ? Elle n'arrivait pas vraiment à le cerner. C'est fou comme un instant elle avait aimé sa vision des choses, de leur pays, des mariages...Et à quel point il venait de redescendre de douze étage ensuite. Il se croit malin a vouloir jouer le mâle alpha ? Elle n'avait pas l'intention de lui demander d'arrêter de fumer...S'il veut dézinguer ses poumons grand bien lui fasse. Tant qu'il ne l'embrasse pas en ayant une haleine de chacal. Ça rendrait la chose moins pénible.

- Je m'en fous. Tant que t'as une haleine potable quand tu mettras ta langue dans ma bouche tu fais ce que tu veux.

S'il ne veut pas jouer à l'homme distingué, elle en ferait de même. C'était beaucoup moins fatiguant que de jouer les gentilles fifilles bien proprettes. Elle reprend à son tour une gorgée de vin. La bouteille entière ne suffira sans doute pas à faire paraître la journée moins longue. Ni les suivantes. En repensant à son premier mariage, la brunette devient un instant nostalgique...Eprise de la douceur qu'il y avait eut entre elle et son épouse. Si loin d'aujourd'hui. Sans doute parce qu'elle même ne ressemblait plus du tout à la fille qu'elle était à ce moment là.

- Une fois, il y a quelques années. Et en parlant de cul...Elle était mieux lotie que toi.

Ses yeux clairs avaient déviés avec nonchalances vers les fesses de son mari. Elle n'avait aucun désir pour lui à cet instant. Et s'il la trouvait « baisable » elle ne savait s'il en serait de même s'il lui enlevait son t-shirt. Mais à chaque jour sa peine, et ce moment là n'était pas encore si proche...Si ?

- C'est rare de croiser des gens qui assument directement cette défiance pour la machine. Tu n'as pas froid aux yeux….ça peut compenser tes petites fesses.

Ses épaules s'étaient haussées avec un certain désintérêt. Elle aimait la franchise...Même si elle est parfois blessante. La blessure fait toujours moins mal qu'une vérité révélée après maintes caresses. En étant franc on donne une bonne gifle, la douleur ne dure jamais aussi longtemps quand on retire un poignard et que le sang s'écoule continuellement.

- Et toi alors ? On dirait que tu as été très déçu par l'Incontestable...Pour être autant en colère.

La désillusion dans les mariages est fréquente...Jade le sait. Elle le voit. Seulement certains choisissent de l'ignorer, pour se protéger, ou protéger leurs proches.  Ils préfèrent se rassurer et tenter d'y croire encore, à une chance plus belle la prochaine fois. A un meilleur tirage lors de la lettre rose qui viendra après. Parce que de toute manière qu'y a-t-il d'autre à espérer dans ce pays ? Ah ! Ça c'était une bien bonne question. Ces mariages artificiels la génération actuelle ne connaît plus que ça, il n'en a jamais été autrement, surtout pour les natifs japonais.

Elle n'avait jamais connus rien d'autres. Ses parents adoptifs étaient mariés et s'aiment d'un amour vrai et sincère, malgré les années passées. Elle avait connu l'amour, une seule fois, elle en était heureuse...Mais elle ne savait pas si elle pourrait retomber amoureuse aujourd'hui. Pas dans son état d'esprit actuel en tout cas. Et Kato, pour ne rien arranger, ne semblait pas plus disposer qu'elle à rencontrer l'amour. Quel beau duo ils forment tous les deux tiens ! Ils vont aller loin … ! Après tout peut être que c'est ça le secret des mariages qui durent...Ne pas tomber amoureux tout de suite ? Moyenne convaincue quand même.
— soosaku —

le Ven 27 Déc - 8:52
Kato Detsuko
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Quelle crétine elle est si elle croit qu’il va se montrer sur son meilleur jour dès leur première rencontre. L’italo-japonais ne croit pas au coup de foudre ou aux relations mielleuses où on se regarde dans le blanc des yeux à s’offrir des sourires de débiles profonds. Il croit encore moins qu’un mariage résultant de la sélection d’une machine peut se finaliser par une réussite irréfutable et incontestable. Que nenni ! Pour lui une union se construit au fil du temps,  avec des compromis, de la communication et de l’écoute. Il faut apprendre à concevoir la vie, et d’autant plus si on n’a pas vraiment le choix, avec les qualités et les défauts des autres. Si chacun se contente de s’emmurer dans un mutisme de défiance, cela sera forcément un échec. Le brun fait des efforts. Mais il est vrai que pour une personne qui ne maitrise pas les contours de sa personnalité alambiquée, il sera ardu de s’en persuader.

Kato ne cherche aucunement à revêtir le costume stéréotypé du macho, il n’interprète pas un rôle pour peindre une image péjorative de sa personne. Non ! C’est ainsi qu’il est à présent depuis la perte de l’être à venir, qu’il s’était pourtant fait violence d’accepter pour qu’en définitive le destin l’en prive. Quelle vie cruelle. Semer l’espoir dans une terre aride pour ensuite la dévaster d’un coup implacable et funeste. Cette perte a naturellement ébranlé l’homme que le brun était jadis. Sa vie n’est plus que  rage muette et amertume, où l’espoir n’est plus toléré. Alors oui, il présente aux yeux de tous, l’aspect d’un nécessiteux et les manières d’un rustre. Mais c’est d’une certaine façon sa manière à lui de surmonter cette épreuve. Se punir pour avoir douté ! Pour n’avoir pas désiré dans les primes semaines la venue de l’être disparu. Quitte à briser son second mariage.

Les ambres dévisagent fugacement la belle qui exige de lui une haleine fraiche quand ils seront contraints de s’embrasser. Sa barbe voile un sourire canaille, mais n’entrave aucunement les mots qui vont filtrer.

« Tu veux une haleine potable pour nos baisers...Hm... Haleine fraîche ou pas, Nous n’avons pas voix au chapitre. Je ne prends aucun plaisir à t’embrasser, pourquoi devrais-je faire l’effort de t’être agréable quand nous devons remplir nos obligations ? Je crois que tu as oublié où nous sommes et dans quel contexte tu es devenue mon épouse. Je ne te dois rien. C’est à prendre ou à laisser. Y a toujours le centre de redressement si tu t’y opposes, ça ne me coûtera rien d’y passer quelques nuits parce que tu exiges une haleine pure. A toi de voir miss. »

Les tiges de bambou pincent les aliments pour quelques bouchées, sans se dissocier de son attention pour son interlocutrice. Il étouffe un rire à son attaque sur son physique et ses petites miches. L’homme est sculpté comme un dieu grec du fait de sa pratique sportive depuis sa tendre jeunesse. Ses amantes ont toujours apprécié chaque partie de son corps. Mais là n’est pas la question. Il ne pensait pas qu’elle le reluquait aussi, vu son état précaire. Il pose les baguettes doucement.

« Peu importe. Le physique n’est que secondaire. Comme indiqué précédemment, tu devras te faire une raison. Qui sait, peut-être qu’avec le temps tu auras même du plaisir à me sentir plus intimement près de toi. »

Souriant, il déplie ses jambes et saute du comptoir avec aisance pour ranger ses couverts dans le lave-vaisselle. Il revient sur un point quand elle aborde la question de la défiance de la machine.

« Je me doute que ça sera difficile pour toi si tu es plutôt intéressée par les femmes. On n’a pas toujours ce que l’on désire dans la vie. Tu peux remercier l’incontestable. Tu as un homme avec de petites fesses, en béton tout de même. Ça devrait te donner l’illusion qu’il y a un peu plus de masse pour faire mumuse le moment venu...Sauf si tu veux tester la marchandise tout de suite.»

Un rictus narquois se dessine pour se dissiper aussitôt à l’évocation de la déception et de la colère. Le visage de l’italo-japonais se ferme immédiatement. Il ne veut pas parler du sujet qui le tourmente. Il ne s’autorise qu’une brève information.

« Marié à une femme pour ma part. Une femme, qui malgré ses défauts irritants, est inoubliable. »

Il s’essuie les mains et se tourne pour observer son épouse.

« Je prends le bureau pour travailler un peu. Ne m’attends pas si tu veux aller te coucher. Merci pour le repas. Il était délicieux. »

Quelques pas vers le salon, il marque une pause pour une dernière question avant de filer au bureau.

« Tu ne m’as pas dit quel est ton métier. »
— soosaku —

le Mar 31 Déc - 20:25
Jade A. Detsuko
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L'entente pouvait sembler cordiale si on les observait de loin pourtant leurs échanges étaient plutôt  durs. Kato lui semblait le chaud et le froid en même temps. Néanmoins Jade n'avait pas envie de se laisser démonter ni impressionner.

- Le centre de redressement pour une histoire d'haleine ? T'es radical dis donc. Tu me dois rien c'est sur. Mais j'ose espérer que tu as un minimum de respect.

Ces putains de mariages c'est une histoire de compromis et d'efforts mutuels à faire. S'il voulait s'obstiner à n'en faire aucun il était mal tomber parce que les relations à sens unique c'est très peu pour elle. Elle a déjà dans son entourage un ami à qui elle s'accroche et fait de son mieux pour l'aider alors qu'il passe tout son temps à la rejeter. Sauf qu'elle tient à lui. Et à son nouvel époux...Elle ne tient pas le moins du monde. Alors s'il tenait tellement à passer par le centre de redressement et bien soit. Malgré toutes les horreurs qu'on lui avait dites dessus elle n'imaginait pas une souffrance plus difficile que toutes celles qu'elle avait déjà subit. Il lui faudrait serrer les dents et encaisser, même si ça ferait mal.

La demoiselle laisse échapper un court rire tandis qu'il range sa vaisselle. Ah il est si facile de s'imaginer des choses sur les personnes que l'on ne connaît pas. Sur leurs habitudes, leur préférences, leur sexualité… Et le sous entendu de Kato quand à leur futur relation sur ce plan là la faisait sourire.

- Je n'ai pas de préférence chéri. Tout ça ce n'est qu'une question d'alchimie. Et ne t'en fais pas, je sais me retenir.

Son corps avait été étreint par des hommes aussi bien que par des femmes. Elle avait aimés leurs courbes différentes, leurs peaux parfois douce, parfois leur mains calleuses. Il y avait surtout eut beaucoup de plaisir. Son coeur lui n'avait aimé qu'une seule fois, et même s'il s'agissait d'une femme Jade savait pertinemment qu'elle aurait pu tomber amoureuse d'un homme.  Parce que ça n'était ni pour ses longs cheveux ni pour ses seins ou ses belles fesses qu'elle avait aimé sa première épouse. L'amour est une autant une connexion chimique et cérébrale que physique.

Peu importe ce qu'il dira la fin de son première mariage a affecté Kato, au vu de la façon dont il évoque son épouse. Est-ce récent ? Cela se peut. Qu'il ne puisse pas l'oublier paraît évident à Jade. Si un jour il y a eut de l'affection il est difficile voir impossible d'oublier quelqu'un, d'autant plus s'il y avait de l'amour. Et jamais elle ne lui demanderait d'oublier, parce qu'elle ne supporterait pas qu'on lui demande d'oublier Lexie.

Elle se lève à son tour pour mettre les restes de son bol au frigo, elle n'arrivera pas à finir, malgré ses efforts, son estomac lui semblait déjà plein alors qu'elle n'avait mangé que la moitié. Ses yeux clairs observent Kato avant de lui répondre.

- Je suis pompier. A tout à l'heure.

Elle se détourne et le laisse partir avant de terminer de ranger la cuisiner comme une bonne petite femme au foyer. Pfff. Finalement elle faisait la même chose que chez elle mais pour quelqu'un, et ça rend ça ingrat. Elle récupère ensuite son sac dans le salon et monte à l'étage à son tour. Après avoir récupérer quelques affaires pour la nuit elle s'enferme dans la salle de bain. Lexie lui a envoyé plusieurs messages. Et elle a cinq appels en absences de ses parents. Bon sang...C'est harcèlement à ce niveau là. Mais ils sont inquiets, et depuis l'accident elle faisait de son mieux pour les rassurer mais difficile de mentir aux personnes qui nous connaissent le mieux. Néanmoins Kato n'avait pas l'air d'être un détraqué alors elle leur envoie des messages pour leur assurer que ce « premier contact » c'est plutôt bien passé.
L'eau chaude la douche lui caresse la peau et occulte tous les autres bruits de la maison.  La douche est spacieuse, comme le reste de la salle de bain. Le tapis sous ses pieds quand elle en sort est doux, la serviette dans laquelle elle s'entoure aussi. L'ensemble sent le coton neuf. Jade se sent comme une roturière dans un château. Le prince a épousé la petite paysanne ? Ça la fait à peine sourire dans le miroir. Ses doigts glissent sur son bras gauche, elle le tamponne avec la serviette pour se sécher et enfile un haut de pyjama à manche longue. A force elle était devenue une vraie reine du camouflage. Sa garde robe était choisie avec soin pour cacher au mieux ses cicatrices, et même son pyjama laisser à peine entrevoir celles remontant jusqu'à sa clavicule. Elle coiffa ses long cheveux en avant et appliqua un peu de crème sur son visage, du baume à ses lèvres.

Pendant un moment elle s'observa dans ce grand miroir au dessus des éviers. Instinctivement elle se redresse et inspire plus profondément.  « T'es baisable ». C'est ça oui. Peut être pas tant que ça. Sa main plonge au fond de sa trousse de toilettes pour en sortir une boite transparente. Elle fait glisser une pilule blanche dans sa main et l'avale sans eau avant de replonger leur contenant bien au fond de sa cachette. Pas de drogue juste des anti-douleurs. Mais elle n'avait pas à fournir d'explications. Ils ne se doivent rien comme il l'a si bien dit lui même. Jade quitte la salle de bain en manche longue et petit short et va déballer le reste de ses affaires dans la chambre. Quand elle en a terminé elle traverse le couloir jusqu'au bureau. Appuyé au bord de la porte la brune observe son nouvel époux.


- ça serait dommage de ne pas nous coucher ensemble dès le premier soir, non ?


Elle traverse la pièce et vint prendre place sur un des fauteuils vides en face de lui. Elle ramène ses genoux contre sa poitrine et pose ses pieds au bord du siège. Son regard se pose sur le bureau et les papiers présents.

- Et toi tu fais quoi dans la vie pour travailler aussi tard ?

Un truc dans le genre de comptable ? Il n'a pas trop la tête de l'emploi avec sa dégaine peu soignée..Bien qu'on puisse être en tenue confortable chez soit, certes. Mais cette barbe broussailleuse...ça plait aux clients ?

- C'était il y a longtemps, ton divorce ?

Pourquoi jouer avec le feu ? Il n'avait pas l'air spécialement emballer de s'étaler sur le sujet tout à l'heure. Mais jade avait envie de savoir s'il l'avait arracher aux bras d'une femme dont il est encore amoureux, bien malgré elle. C'était surement maladroit mais elle aimerait juste lui dire qu'elle ne chercherait pas à la remplacer de quelque manière que ce soit..Mais c'était un peu plus compliqué à formuler à voix haute que dans sa tête.
— soosaku —

le Ven 3 Jan - 19:36
Kato Detsuko
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Les pas rythmés avec langueur s'orientent premièrement vers la voiture, précisément vers la malle arrière. Il a omis de sortir un carton de livres de droit, d'arts contemporains, ainsi que des ouvrages courants pour le simple plaisir de la lecture. L'acte est prompt. C'est en conséquence le pas pesant, mais sans plus de difficulté que cela, qu'il rebrousse chemin pour le vestibule, et ainsi fuir la froide morsure hivernale. Ses bras saillants encadrant fermement le carton, il se dirige vers l'escalier d'où de grandes et lourdes enjambées, il parvient à atteindre prestement le palier menant au bureau. Un palier étroit dont le mur est tendu d’une tapisserie à ramages vert sombre. La porte cuivrée dans un bois habilement et joliment ouvragé s'ouvre sous la pression exercée du carton contre ladite porte maladroitement close.

Une caresse olfactive agresse ses narines. Une odeur âcre de renfermé qui semble stagner dans les encoignures de bois en cerisier. Kato s'empresse de déposer le carton sur le bureau pour faire coulisser la grande baie vitrée qui s'ouvre sur un petit balcon offrant une vue panoramique de la ville en éveil à quelques rues de leur quartier. L'aération ne s'éternise pas. A peine quelques minutes pour purifier la pièce sans pour autant se geler. Lorsqu'il estime l'air respirable, il ferme et sécurise la baie vitrée. Satisfait, il commence son rangement. Les livres s'amassent sur les étagères, il pense toutefois à conserver un petit espace pour sa colocataire. Sait-on jamais. Peut-être a-t-elle quelques trésors littéraires qu'elle souhaite ranger elle aussi.

La tâche accomplie, l'italo-japonais allume son ordinateur, bien décidé à consulter ses mails. Il dépose quelques papiers pour prendre des notes. Mais c'est à ce moment précis qu'il réalise qu'il n'est plus seul. Son épouse l'a rejoint, et sa demande ne manque pas de le surprendre. Ainsi l'encourage-t-elle à partager son lit? Kato arque un sourcil qui dénote de sa méfiance premièrement, mais tout aussi de son inquiétude vis-à-vis de son besoin de liberté de mouvement et de travail.

«Ne me dis pas que tu es de ces femmes qui ne supportent pas dormir seules?»

Il se cale plus confortablement dans son fauteuil, les bras sur les accoudoirs, il l'observe se mouvoir jusqu'au fauteuil en face, et y prendre place d'une manière singulière qui ravit étrangement le brun. Est-ce parce qu'il a une vue sur la naissance de ses ravissantes fesses? Ou simplement parce qu'il apprécie qu'elle adopte une posture peu conventionnelle? Peu importe, que cela soit l'un ou l'autre, cette liberté le détend et le met inéluctablement dans une bonne disposition pour discuter avec elle sans heurt. Du moins pour le moment. Il s'autorise même un sourire en coin avant de joindre ses doigts tout en continuant à la jauger furtivement. Bien sûr, il étire la conversation pour chasser ses incertitudes.

«Je travaille régulièrement tard. Tu seras souvent au lit avant moi. J'espère que cela ne sera pas un problème pour toi?»

Il effleure inconsciemment sa barbe au retour de curiosité de son interlocutrice sur son métier.

«Cela va sans doute te paraître invraisemblable, mais je suis notaire.» Il associe à sa phrase un large sourire espiègle.

«Épatant n'est-ce pas? L'habit ne fait pas toujours le moine.»

Détendu pour la première fois depuis l'annonce de son remariage, la brunette l'entraine abruptement sur un terrain glissant et encore douloureux. La transfiguration de l'italo-japonais est radicale. Un iceberg ne pourrait être plus glacial. Ses traits durcissent irrémédiablement, ses doigts se crispent, se ferment en un poing pour dompter la rage qui le submerge comme une marée. Il s'efforce de garder son calme pour ne pas exploser. Fébrilement il repose ses bras sur les accoudoirs. Il s'intime un sang-froid inébranlable. Sa voix n'est pas vibrante, son visage se radoucit immédiatement. Le sourire bien qu'encore nerveux, se dessine.

«Tu as décidé de remuer tout le passé maintenant? C'est bon comme tu es prête à te livrer, je dois à présent céder aux caprices de madame? Tout à l'heure je t'ai demandé de me parler de toi, tu as fait mine de ne rien entendre. Tu t'es fermée comme une huître. Et là c'est toi qui débarques quand je travaille pour m'interroger. Non ça ne marche pas comme ça avec moi.»

Le jeune homme se lève doucement pour contourner le bureau et appuyer son fondement dessus. A proximité de la brune, chevilles jointes, bras croisés, ses iris ambrés vissés sur elle dans une lueur indescriptible, étonnamment trouble, il poursuit dans une tonalité plus enrouée qui traduit subitement sa contrariété.

«Je vais être bon joueur. Je suis prêt à satisfaire ta curiosité, si en retour tu me parles vraiment de toi. Tu me balances ce que tu veux. Chaque information que tu consentiras à me confier, tu recevras une information de la même qualité sur moi. C'est du donnant donnant. Qu'est-ce que tu en dis? Partante ou pas Madame?»
— soosaku —

le Ven 3 Jan - 21:49
Jade A. Detsuko
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Bon sang...Quelle connerie elle n'a pas faite. Kato semblait soudain plus disposer à discuter, elle lui trouva même un certain charme avec le sourire qu'elle aperçoit furtivement. Et puis c'est le drame. La question de trop. Une ombre féroce lui dévore le visage, et cette minime attirance s'envole. Sous ses yeux Jade voit le corps de son mari se tendre, à l'image des humeurs qui traversent son regard. Il se mure dans un froid glacial qui lui hérisse presque les poils. Cette fois, son sourire lui plait moins. Et à son tour la brune sent les muscles de son corps se tendre sous la pression. Ses doigts se crispent sur la peau de ses jambes nues, ses ongles courts s'enfoncent presque dans sa chaire quand il rompt la distance entre eux pour se poster de l'autre côté du bureau , plus proche d'elle. Elle a le menton levé vers lui, ses yeux clairs s'ancrent dans ses prunelles ambres.

- Ce n'est pas un interrogatoire.

Aucunement. Elle n'était pas de la police. Elle n'avait pas envie de connaître tous ses petits secrets, comme elle n'avait pas envie qu'il connaissent les siens. Tout ce qu'elle cherchait à faire, même si c'était assez maladroit, c'était de mettre leur situation respective au clair. Ses mariages peuvent survenir à des moments peu opportuns et quand un mariage se finit ce n'est pas pour autant qu'il n'y a plus d'amour. Parce que même si le siens avait cessé et qu'il y avait eut des conflits...Leur divorce avait eut l'effet d'une espèce de bombe de phéromone entre elles et Lexie et elle c'étaient aimées à nouveau comme au premier jour pendant quelques semaines. Parce qu'elles ne s'appartenaient plus. Alors s'il était encore amoureux de son ex épouse elle préférait le savoir.

Si son mari souhaitait se montrer « bon joueur » il l'avait piqué à vif et la demoiselle se sentait encore moins encline à la confidence à présent. Elle se retenait de réagir de manière horripilante mais c'était plus fort qu'elle.

- Mais t'as raison je suis fermée comme une huitre et qu'une pauvre petite fille capricieuse. Pardon de vous avoir déranger dans votre travail, monsieur.

Ses sourcils froncés au dessus de ses yeux elle n'avait pas quitté les siens. Il ne l'impressionne pas avec son air sévère et avec les éclairs qu'il lui tire dessus. Loin de là.

- Je voulais juste savoir si c'était assez récent pour tu entretiennes encore une quelconque relation avec elle et savoir un peu où je débarque. Mais tu sais quoi...En fait je m'en fiche. Je te demande pas de l'oublier ton incroyable épouse ! Tu peux même la voir je m'en fout totalement.

Elle avait hausser les épaules. C'était vrai. Ça lui était égale. D'autres auraient peut être eut peur...C'était peut être terrible à dire vu qu'ils étaient mariés à présent mais savoir que son coeur était prit par une autre lu était totalement égal. Jade sentie soudain désemparée d'autre aussi désintéressée. Ou si persuadée qu'aucun coeur ne pourrait l'aimer avant le sien peut être. Il n'y avait même pas de peur de le voir commettre une faute. Le creux dans sa poitrine sonne vide jusque dans sa tête.

Elle se lève et quitte son fauteuil en passant devant lui sans un regard. Elle se rapproche de la bibliothèque qu'il a commencé à remplir, pour donner un peu de vie à la pièce. Elle saisit une couverture au hasard et feuillette le livre sans vraiment le voir.

- Je ne suis pas très joueuse. Et je déteste parler de moi.

C'était déjà une information en soit. Non ? Elle range le livre à sa place en soupirant. Elle aimerait tellement sortir de ce bureau en claquant la porte...mais elle n'était plus une enfant. Même s'il lui arrivait, souvent, de mal réagir elle savait aussi quand il était temps de faire la part des choses et d'essayer de tempérer un peu ses humeurs. Et si Kato était autant en proie qu'elle au soubresaut émotionnel ça ne serait pas une mince affaire entre eux. Elle revient prêt de lui et s'appuit aussi au meuble, leur épaules se touchent presque.

- Mon ancienne épouse, Lexie...Fait toujours partie de ma vie. C'est une des personnes qui comptent le plus. Mais ne t'en fais pas. Je ne nous enverrai pas à la mort à cause d'un faux pas avec elle.

Ses yeux océans se tournent vers lui. Cette proximité la laisse plutôt de marbre, elle n'a pas envie qu'il l'embrasse, ni qu'il la prenne dans ses bras. Mais il peut au moins lui accorde une seconde de reconnaissance pour ce pas fait vers lui...Parce que ça lui coute beaucoup, même s'il ne peut pas s'en rendre compte. Jade a sans cesse l'impression de marcher sur des œufs. Ou sur une corde si fine qu'elle pourrait basculer dans l'immensité du vide. Et il n'y a personne pour la rattraper. Est-ce qu'il pourrait un jour en avoir la force, lui ?

- Et je n'ai aucun problème pour dormir seule. J'ai l'habitude.

Ses yeux ne quittent par son visage. Même s'il lui arrivent de partager des lits pour des moments intimes elle ne reste en général jamais très longtemps. Elle applique à la lettre « histoire d'une nuit ». Il y a le temps d'une étreinte et des baisers, de quelques sourires...une caresse sur le visage et puis tout se termine. Elle ne laisse qu'une place aussi vide que coeur au beau milieu des draps.
— soosaku —

le Sam 4 Jan - 9:30
Kato Detsuko
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Parfois la gestuelle, les mots délivrent plus d'informations sur une personne qu'on pourrait l'imaginer. Malgré leur discussion et son intérêt pour sa nature, le jeune notaire a toujours su analyser une situation d'un regard extérieur, et cela même en plein débat. C'est ainsi que le brun inscrit dans l'un des recoins de sa mémoire que son épouse est une femme susceptible. La mention de son supposé trait de caractère capricieux conjuguée à sa verve quasiment puérile, sont pour l'italo-japonais une preuve à laquelle il se fie. En outre, sa mimique qui illustre clairement son mécontentement, arrache un sourire à peine perceptible au brun. A cela s'ajoute la répartie de la belle qui suffit à bonifier l'humeur du jeune homme.

S'ils avaient été amants ou s'ils se fréquentaient depuis un certain temps, Kato aurait pu assimiler ses propos à de la pure jalousie féminine à l'égard de son ex épouse. Car sa réaction est similaire à ses anciennes maîtresses qui le soupçonnaient d'en fréquenter d'autres, et qui par fierté, lui rétorquaient s'en foutre alors que c'était tout le contraire. Pour un premier jour, n'est-ce pas un peu prématuré? Ses billes dorées pétillent dorénavant d'amusement face à cette scène qui se joue devant lui. Mais il ne rendra aucunement audible sa pensée. Alors il l'écoute posément, un sourire canaille suspendu aux lèvres.

«Déjà je n'ai jamais dit que mon ex épouse était incroyable. J'ai dit inoubliable. C'est différent n'est-ce pas?»

Les orbes ténébreux accompagnent la jeune femme dans sa lente remontée pour finalement la suivre dans son exploration du bureau et particulièrement des livres. Elle révèle une seconde fois d'autres traits de sa personnalité. Est-ce intentionnel? Peu importe. Il ne se départit pas de son attention vis-à-vis de ses confidences. D'ailleurs il ne fera aucun commentaire sur cet aveu. Non c'est plutôt sur un autre sujet que ses lèvres s'entrouvrent avec dureté.

«Attention à ces livres. Ils sont très vieux et j'y tiens.»

Un avertissement inutile, puisque la destinataire de cette mise en garde renonce de son propre chef à la découverte des livres pour revenir sur ses pas et s'appuyer au bureau près de lui. Il est aisé de sentir sa chaleur, ainsi que la douce fragrance qui s'échappe de sa chevelure d'ébène. L'épiant du coin de l'œil, il peut sans mal constater que c'est une forme de provocation avec message muet intégré. Un message qui dit: je ne te crains pas! Ce n'est pas pour lui déplaire. Tout au contraire. On ne construit rien de bon avec une femme à qui on inspire de la crainte. Il est rustre certes, mais ce n'est pas un monstre. Lorsqu'on apprend à l'apprivoiser, on découvre un homme charmant et disposé au compromis. Il faut juste du temps et de la maturité.

La suite de la conversation assure une hypothétique entente pacifique entre eux. La belle lance la première balle. S'il est conscient que cette coopération est illusoire, car elle souhaite juste lui soutirer l'information avant de se refermer comme une huître, Kato quant à lui, respectera sa part du contrat. Il a affirmé un juste retour de réponses. Il va s'y plier.

«Si tu es encore éprise de ton ex épouse, le risque est grand si vous continuez à vous fréquenter. Volontairement tu mets ta vie en danger et la mienne aussi, car il est souvent difficile de maîtriser ses sentiments, ses pulsions. Mais je ne t'interdirai pas de la revoir. Je n'ai aucun droit sur toi. Je te demande juste de penser au danger de mort auquel tu nous exposes. Crois-tu que c'est prudent?

Maintenant s'il s'agit juste d'une simple amitié, je ne suis pas contre. Il n'est pas interdit de côtoyer ses ex partenaires. J'ai moi même des ex qui sont aujourd'hui des amies.»


Soudainement Kato s'impose quelques minutes de silence. A peine deux minutes. Le temps pour lui de balayer sur son bas de jogging une poussière invisible et de replonger son regard reptilien dans les cérulés de la brune. Il est temps de respecter la clause de leur accord verbal.

«Pour en revenir à ta question sur mon divorce, cela fait deux ans que je suis divorcé. Et contrairement à toi, je n'aimais pas mon épouse. Elle représentait tout ce que je hais chez une femme. Il m'était impossible d'envisager qu'un jour elle occuperait une place dominante dans mon cœur. C'est...»

La langue se raidit, les doigts se crispent, la gorge s'assèche, les yeux se troublent en se remémorant tout le sang que son épouse avait perdu cette nuit là. Derechef, la colère anime le visage du jeune homme et son cœur devient un champ de bataille où regret et rage se livrent un combat sans merci. Conscient que ses émois sont certainement visibles, il se redresse brusquement et interroge en retournant doucement à sa place pour éteindre son ordinateur.

«Si tu étais si proche de ton ex épouse, pourquoi vous a-t-on séparé?»

Il range ses papiers, puis ajoute en se levant.

«Quant à savoir si tu peux ou non dormir seule, on verra ça demain. Je ne peux plus travailler maintenant. Allons plutôt nous coucher. Pour ce soir tu auras de la compagnie avant de fermer les yeux. Tu auras plus de chance la prochaine fois. Quoique c'est toi qui es venue me chercher.»

Le visage impassible, Kato éteint la lumière et ferme la porte du bureau derrière eux. A pas lents, les mains dans les poches, le visage orienté vers le plancher, pensif, il emboîte les pas de Jade jusqu'à leur chambre. L'air y est chaud grâce au radiateur, la pièce est encore bien rangée, ce qui capte l'intérêt du brun qui demande en retirant son t-shirt qu'il balance sur la chaise de la table de lecture.

«Je ne sais pas pour toi, mais je suis nul en ménage. Puis comme tu as un emploi prenant, je te propose d'engager une ménagère pour la cuisine et l'entretien de la maison. Ça te va?»

Il ôte cette fois le bas de son jogging pour rester en boxer. Le jogging atterrit aussi sur la chaise de lecture. Il sait déjà que son physique ne fait aucun effet à son épouse, alors pas la peine de s'embarrasser de vêtements. Bien qu'il est accoutumé à dormir nu, par respect pour sa nouvelle épouse, il conserve son boxer quand il se glisse sous les draps.

«Bonne nuit Jade.»

Arrivera-t-il à dormir alors que tout son être gronde de rage? Il le faut pourtant. Il ne peut pas se mettre dans cet état à chaque fois qu'on évoque son ex épouse qui lui fait automatiquement penser à l'enfant qu'ils ont perdu à la suite d'une maladresse de la Jogai.
— soosaku —

le Mer 8 Jan - 18:07
Jade A. Detsuko
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Oh. Il s'agissait donc du « inoubliable » mais dans le mauvais sens du terme. Mais, parce qu'il y a un mais...Il semblait malgré tout être très affecté. Pourtant en deux ans il peut s'en passer des choses en deux ans. En deux ans elle, était passé par tous les états. D'un état quasi végétatif dans ce lit d'hôpital à aujourd'hui...Oui en deux ans il s'en était passé énormément de choses dans sa vie à elle. Le chemin parcourut lui paraissait à la fois si grand et si minuscule. Comme si elle avait réussi a avancer mais qu'un boulet la maintenait en arrière, piégée dans cette maison. Quand Kato se lève pour commencer à ranger son bureau Jade revient à elle. Un soupire traverse discrètement ses lèvres avant qu'un petit sourire étire sa bouche.

- Disons que les disputes sont rapidement devenues aussi puissantes que l'amour qu'on se portait...Les sentiments ne suffisent pas toujours à surmonter les difficultés du quotidien. Mais de toute façon...On ne choisit pas vraiment dans ce pays. Et certaines personnes en font les frais. Aujourd'hui..ne t'en fais pas, nous sommes simplement des amies.

Simplement amies. Elles n'avaient pas partager de baiser ni de nuit ensemble depuis l'accident. Parce que ce n'était pas ce genre de relation qu'elle avait cherché auprès d'elle. C'était bien plus fort.  Plus platonique. Plus sain surement aussi. Ses fesses se décollent du bureau à leur tour pour se diriger vers la sortie de la pièce. Quand son cher époux lui propose d'avoir une employée pour le ménage elle tombe un peu des nues.

- Et bien si tu as les moyens pour payer quelqu'un…

Elle n'avait jamais connu ça. Parce qu'elle n'avait clairement pas les moyens de payer. Ses parents, même s'ils n'étaient pas dans le besoin, ne pouvaient pas non plus se permettre un tel luxe. Mais si ça pouvait lui éviter d'avoir à jouer les petites fées du logis ça lui convenait.

Jade soulevait les draps et glissa ses jambes en dessous. Kato semblait aimer dormir en « petite tenue »...Et quand son Robinson tombe le haut il faut avouer qu'elle n'en perd pas une miette. Il ne faut pas jouer les difficiles. Il avait un corps qui devait faire tourner la tête de pas mal de filles...C'était même sur. La brunette se glisse un peu plus dans le lit confortable quand  il prend place à côté d'elle. Etrangement elle sent ses joues se réchauffer un peu alors qu'elle lui tourne le dos...Elle rougie de sentir ce corps puissant d'homme juste à côté d'elle.

- Bonne nuit.

Son coeur avait raté un petit battement quand il avait prononcer son prénom. C'était si étrange comme sensation. Même si les draps étaient doux et sentaient bons, il reignait au dessus de leur tête un brouillard sombre. Des pensées confuses, parasites, et douloureuses. Un jour ,peut être, les nuits seraient plus douces.

* * *

L'endormissement fut plutôt aisé. Le reste des longues heures de la nuit beaucoup moins plaisantes. Ses cauchemars l'avaient malheureusement suivis dans son nouveau logement. Dommage. Mais on ne se débarrasse pas de ses pires angoisses en changeant de maison. Jade c'était tourné et retourner sans cesse. Reveillée au moins cinq ou six fois avec le stress en prime d'avoir reveillé son mari. C'était en partie pour ça qu'elle ne restait jamais toute la nuit avec ses conquêtes...Parce qu'elles étaient bien trop agitées.

Elle avait quitté le lit conjugal vers six heure du matin et avait enfiler un jogging avant de quitter la maison. Le froid matinal lui brûlait la trachée quand elle inspirait. Sa poitrine lui faisait mal , sa peau la tirait, pourtant elle continuait de courir. Parce que ça lui permettait de penser à autre chose. De ne plus penser peut être même. Et c'était agréable de ne plus avoir toutes ses pensées qui tournent en boucle dans sa tête. Pause. Besoin d'une pause. Une pause que les nuits ne lui accordent malheureusement pas.

Quand elle retourne dans la maison qu'elle partage désormais avec Kato, un peu moins d'une heure après elle s'attèle à préparer un petit déjeuner. Vu qu'elle n'avait rien à faire aujourd'hui, merci patron, il fallait qu'elle s'occupe. Elle est en train de cuire des œufs quand Kato descend de l'étage.

- Salut ! Bien dormi ? Tu manges quelque chose ?

Jade se sent comme une pile électrique. Ses cheveux sont tirés en une queue de cheval en arrière, elle porte toujours sa tenue de sport et offre un rapide sourire à son mari. Elle lui demande poliment s'il a passait une bonne nuit mais elle n'a aucune envie qu'il lui dise qu'elle l'a dérangé par son agitation motrice. Elle dépose ses œufs dans deux assiettes.  

- J'ai gracieusement eut droit à quelques jours de congés pour cet « heureux évènement ».

Ses lèvres se pincent. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle se serait présenter ce matin à la caserne. Mais Jade savait pertinemment qu'elle serait faites renvoyer à coup de lance au derrière. Hélas.

- Alors tu me diras comment tu préfères qu'on s'organise pour l'activité en commun et le reste.

Lui semblait avoir également un travail assez prenant. Il n'avait surement pas droit à ce petit « traitement de faveur ». Dont elle se serait bien passée...Parce que finalement c'était juste qu'on avait peur qu'elle craque. Que ce mariage soit une épreuve difficile à surmonter pour son esprit fragile. Pendant un temps, Jade avait cru retrouver sa place là bas...Mais ça, ça ne faisait que confirmer que ça n'était pas le cas. Et au lieu de l'aider, cela ne faisait que l'enfoncer un peu plus dans ses doutes.
— soosaku —

le Lun 13 Jan - 9:24
Kato Detsuko
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Les remous nocturnes de son épouse n’ont pas aidé l’italo-japonais à avoir une nuit réparatrice. Bien au contraire, il a dû lutter contre ses vils instincts pour ne pas éjecter la belle du lit et ainsi s’offrir le sommeil tant mérité. Evidemment il ne saurait deviner que cette nuit tumultueuse ne sera pas la dernière, et que des affres d’un passé peu lointain en sont l’origine. Lorsqu’il est réveillé pour la deuxième fois par son épouse, Kato garde son sang-froid et note dans un coin de sa tête que tant qu’elle n’aura pas réglé son problème, ils vont devoir changer de lit pour deux petits lits. Ainsi ils dormiront tous les deux, mais pas dans le même lit, ce qui devrait éviter qu’il l’étripe.

Il est six heures du matin quand le jeune homme entend la porte de la chambre se refermer. Il en déduit que son épouse vient de quitter la chambre. Il ne va pas tarder à aller au travail, mais avant il décide de se préparer lui aussi pour aller courir. En semaine il ne court que trente minutes. Le week-end c’est différent. Il a tout son temps pour faire frémir ses muscles. Aussi juste après la sortie de la brunette, il bondit hors du lit et se dirige vers le dressing pour en sortir sa tenue de sport qu’il enfile rapidement. Montre au poignet, les yeux cernés, les cheveux en bataille, il déserte à son tour la maison pour son footing matinal.

Comme prévu, il revient trente minutes après et en conclut en l’absence de son épouse qu’elle doit elle aussi être sortie courir. Il ne se pose pas plus de questions et se dirige directement vers la salle de bain pour une douche revigorante et relaxante. Il en sort la barbe soigneusement taillée, sans pour autant que son visage retrouve ses traits d’adonis. Juste de quoi être présentable devant les clients.

Sa serviette autour de la taille, derechef il fait coulisser le battant du dressing pour en sortir un costume gris souris, une chemise bleue et une cravate bleue foncée. Une association qui dénote de l’assurance, la confiance et l’intelligence de son porteur, et qui rejaillira sur sa clientèle qui pourrait douter de sa compétence au vue de son allure partiellement soignée. Un coup de peigne pour coiffer sa chevelure d’un noir corbeau, un petit coup de spray pour un délicat parfum dans son sillage, sans qu’il soit incommodant ou irritant pour les autres. A vrai dire, la dose est si légère qu’on croirait son odeur naturelle. Satisfait du résultat, il file dans son bureau pour travailler un peu vite fait sur le travail en retard.

Quand il descend l’escalier, fin prêt à aller travailler, son estomac titillé par une appétissante odeur, crie famine. Kato découvre son épouse derrière les fourneaux...Encore une fois.

« Je vais finir par croire que tu adores ça cuisiner. Dois-je en conclure que ça ne t’enchante pas d’avoir une autre femme qui s’occupe de la maison ? »

Derrière le comptoir, il dépose son porte-document et tout en occupant un tabouret, il l’observe encore toute dégoulinante de sueur.

« La prochaine fois, réveille-moi, on ira courir tous les deux. Et pendant que j’y pense, on va changer de lit. Le mieux c’est d’avoir deux lits séparables la nuit. Je ne sais pas trop ce que tu avais hier, et au fond ça ne me regarde pas. Mais je ne vais pas supporter ça très longtemps. Alors comme tu n’as rien à faire aujourd’hui, si tu peux aller choisir et réserver, je m’occuperais de régler la somme. Tu veux bien ? »

Sa fourchette à la main, Kato coupe un bout d’omelette qu’il mâche aussitôt.

« Hum c’est délicieux. Merci. »

Les bouchées s’enchainent rapidement, il est clair qu’il est pressé. Mais la jeune femme soulève un point crucial dans les devoirs respectifs. L’activité en commun.

« Tu peux me servir un verre de jus d’orange s’il te plait ? »

Une question pour lui laisser le temps de réfléchir à une activité réalisable avec son planning chargé. Perdu dans une brève réflexion, tout en continuant à manger distraitement, il finit par relever la tête.

« Pourquoi ne pas me retrouver vers midi au bureau ? Tu pourras ainsi voir où je travaille, et en retour toi tu me montres aussi où tu travailles. Je n’ai jamais vu une caserne de pompier. Et qui sait, peut-être qu’en te voyant, ton patron va accepter que tu écourtes tes congés. Bon moi je dois y aller. A tout à l’heure. »

Il attrape son porte-document et file vers la sortie. Ce n’est que dans la voiture qu’il réalise qu’il a oublié quelque chose d’autre. Alors il balance son porte-document sur le siège passager et retourne dans la maison où son épouse est encore dans la cuisine. Lentement il contourne le comptoir pour réduire la distance entre eux. Aussi naturellement que possible, il pose ses mains sur ses hanches et la retourne doucement pour l’embrasser. Un baiser humide et salé, mais Kato ne s’en formalise pas plus que cela. Après tout rien ne l’oblige à lui être agréable à ces moments. Tout comme lui n’a pas à avoir une haleine irréprochable quand ils s’embrassent. Ses iris dorés suspendus aux azurs, il ajoute à mi-voix :

« J’avais oublié ça. A tout à l’heure Jade. »

Sans s’éterniser, il reprend aussitôt la direction de la porte d’entrée. Son mouchoir en main pour s’essuyer la bouche, il s’engouffre dans sa voiture et fonce au travail.
— soosaku —

le Mar 14 Jan - 21:02
Jade A. Detsuko
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Kato semble être un autre homme ce matin. Dans son costume, bien coiffé et avec la barbe taillé elle n'a plus rien de celui qui s'est présenté à elle hier soir avec des vêtements troués. Incroyable. Elle verse un peu distraitement les œufs dans son plats en l'observant. Elle lui sourit, un peu amusée.

- C'est surtout que j'ai besoin de m'occuper.

Mais il a l'air fatigué. Comme il ne manque pas de lui faire remarqué. Jade l'écoute en se servant sa part et en portant une première bouchée à ses lèvres. Il trouve ça bon. Elle trouve ça fade. La brune lui tourne le dos, le poids de ses angoisses s'est à nouveau abattue sur ses frêles épaules. Qu'est ce qu'elle croyait ? Qu'il aurait un sommeil de plomb au point de ne pas l'avoir sentie s'agiter ? Ça aurait été trop beau pour être vrai. Dommage. Il lui propose de faire lit à part. Ça la fait sourire...C'est une idée pleine de bonne intention. Et ça serait sans doute plus simple comme ça c'est vrai. Mais les devoirs de leur cher Incontestables sont parfaitement clairs et même si elle n'a pas prit la peine de les relire depuis la dernière fois, Jade s'en souvient parfaitement.

- Je veux bien...Mais nos devoirs stipulent que nous devons partager le même lit. Je ne suis pas certaine que l'Incontestable soit d'accord...C'était la première nuit ici, ça devrait mieux se passer ce soir. Désolée de t'avoir déranger.

Que peut-être dire d'autre ? Elle ne pouvait pas lui garantir la tranquillité pour toutes les nuits à venir. Mais après tout elle pouvait reprendre un peu de ses traitements pour dormir...Pas tous les soirs lui avait dit le médecin. Mais là c'était un cas de force majeur non ? Ça n'était pas retomber dans ces travers que de vouloir laisser son mari dormir en paix , n'est-ce-pas ? Elle se contente d'opiner du chef quand il lui propose de se retrouver à midi. Ses mains se crispent sur le bords de l'évier quand la porte se ferme dans son dos. Sa lèvre inférieur tremble, son coeur bat trop vite, elle ne se sent pas très bien. Son corps est trahi par un sursaut quand le brun entre à nouveau et vint coller ses lèvres sur les siennes. Elle ne peut s'empêcher de trouver sa main sur ses hanches agréables. Leurs regards se croisent enfin.

- A tout à l'heure.

Les émotions qui l'assaillent sont intenses. Jade le regard partir avant de se laisser glisser contre le plan de travail. Elle plaque ses paumes des mains contres ses yeux. Ne pleure pas. Ne pleure pas. Jade inspire profondément, bombe le torse et regarde droit devant elle. Ses yeux humides retiennent du mieux qu'ils peuvent les larmes prêtes à couler sur ses joues. Ils les ancrent en eux, les cloisonnent derrière un mur impossible à franchir. Sa gorge nouer parvint à déglutir et elle se redresse. Elle saisit tout ce qui traine encore dans la cuisine et les abandonne dans l'évier sans les laver. Elle se sent fatiguée, stressée et un peu déboussolée aussi. Et la journée ne faisait que commencer.

* * *

En arrivant prêt du bureau de Kato , Jade fut tenter de faire demi-tour. Elle avait profiter de la matinée pour ranger le reste de ses affaires qui avait été amenées. Et à ruminer accessoirement. Peut être était ce un peu ridicule mais ça la stresser de venir le voir à son travail dès le deuxième jour. Et encore pire...Elle ne s'imaginait pas vraiment l'amener à la caserne pour faire les présentations. L'intention était louable. Et cela avait sans doute une chance d'aboutir à un raccourcissement de son congés forcé, mais elle ne pouvait s'empêcher de voir ça littéralement une incursion dans son intimité. Néanmoins elle prend son courage à deux mains et rentre dans la bâtisse. La brune vérifie sa longue tresse, plaquée sur son crâne et réajuste son petit short en simili-cuir. Elle a l'impression d'avoir trop chaud en dessous de son pull gris malgré qu'elle ai ouvert son manteau. Un peu timidement elle se rapproche de ce qui lui paraît être le bureau de la secrétaire.

- Bonjour. Je viens voir...Monsieur Detsuko. Il est encore en rendez-vous ?

La demoiselle fixe la jeune femme de l'autre côté du bureau. « Salut je viens voir mon mari » aurait sans doute été plus clair. Mais ça lui paraissait assez familière comme formulation. Et elle ne voulait pas faire mauvaise impression. Un petit sourire s'ajouta pour avoir moins l'air d'une ahurie.

- Je..je m'appelle Jade. Je suis sa nouvelle épouse.

Il ne devait sans doute plus avoir de rendez-vous à cette heure-ci et elle n'avait pas envie d'avoir l'air encore plus ridicule si elle la prenait pour une cliente. Autant mettre les choses au clair directement comme ça.
— soosaku —

le Ven 17 Jan - 8:40
Kato Detsuko
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Comme tous les matins depuis l’ouverture de son étude en plein centre-ville, l’italo-japonais gare sa voiture sur le parking privé de son cabinet. Un petit bâtiment encadré par un restaurant cinq étoiles et une galerie d’art. Le jeune homme récupère son porte-document sur le siège passager et ouvre la portière de sa voiture pour y descendre. Lorsqu’il ouvre la porte de son cabinet qui s’ouvre directement sur une salle d’attente climatisée en été pour assurer le confort de sa clientèle, il se dirige vers une porte vitrée où on peut aisément apercevoir une femme derrière son bureau.

La porte poussée, le notaire salue poliment et chaleureusement sa secrétaire.

« Bonjour Takuma. Des rendez-vous urgents en ce début de matinée ? »

-Bonjour Monsieur. Oui vous avez monsieur Toko qui vient enregistrer son testament, étant souffrant, il nous a indiqué l’urgence de cette entrevue. Il passe à neuf heures.

L’italo-japonais sort la clé de son bureau de sa poche et l’ouvre rapidement en rebondissant sur sa dernière information.

« Très bien, vous me l’envoyez dès qu’il arrive. D’autres rendez-vous ? »

-Oui les actes habituels sans la mention « urgent ». Ils seront là pour la plupart vers 10 heures.

« D’accord. »

Le notaire ferme la porte derrière lui. Il retire sa veste et la suspend à un porte-manteau mural avant de se caler dans son fauteuil. Son ordinateur allumé, il se concentre sur son travail. Comme annoncé, à partir de neuf heures les clients s’enchainent sans interruption. La salle d’attente est bondée. Si Kato est ravi que son investissement marketing ait pu attirer une clientèle massive, la charge de travail commence péniblement à être insurmontable. Il lui faut recruter un notaire adjoint, ainsi que des stagiaires pour se soulager un peu. Comme tous les jours, à douze heures, le cabinet ferme ses portes. La clientèle ne reviendra que vers les quatorze heures trente. Ce qui permet à l’italo-japonais de se remettre du stress engendré par la charge de travail.

Une accalmie vaine, puisque le téléphone sonne, de l’autre côté du bout du fil sa secrétaire qui annonce l’arrivée de sa nouvelle épouse.

« Ah c’est vrai j’avais oublié. Vous pouvez la faire entrer Takuma. Merci.»

Les iris d’or jaugent furtivement la jeune femme lorsqu’elle est introduite dans le bureau. Ce qui est sûr c’est qu’elle n’est pas accoutumée à la rigueur vestimentaire des bureaucrates. Un short simili cuir carrément. Kato baisse la tête en se levant pour voiler le sourire qui égaye son visage. Il adore cet anti-conformiste chez les femmes.

« J’ai complètement oublié de te communiquer l’adresse du bureau en partant. Je suis surpris de constater que tu as pu débusquer mon cabinet. Au moins j’apprends un autre trait sur ta personnalité, tu es débrouillarde. »

Le sourire toujours accroché au visage, il se dirige vers le porte-manteau mural pour décrocher sa veste et l’enfiler.

« J’ai deux heures de libre. Comme tu l’as évoqué ce matin, nous ne pouvons malheureusement pas m’assurer une nuit sans agitation, puisque nous devons partager la même couche. Je te propose donc d’aller à la caserne directement. Sauf si  tu as une petite faim. Il y a un restaurant très chic à côté. »

Ses commissures s’étirent largement.

« Je suis persuadé qu’ils te laisseront entrer dans cette tenue. Très branchée en passant. Mais nous n’avons que deux heures.  Après je dois retrouver des clients. Bon on y va. »

L’italo-japonais vérifie qu’il a son portefeuille, ainsi que sa carte bancaire avant de sortir de son bureau. Il marque une pause devant le bureau de sa secrétaire.

« Vous avez déjà fait les présentations ? Jade je te présente  Madame Takuma Chenzi, mon bras droit. Une personne de confiance inestimable pour moi. Takuma, je vous présente  Madame A.Imai. »

Au patronyme employé, la secrétaire comprend immédiatement qu’elle ne doit pas traiter la jeune femme comme son épouse, mais juste comme une partenaire imposée par l’incontestable. Avec le temps peut-être, la déférence due à Madame Detsuko pourra être appliquée. Pour l’heure, elle est une parfaite étrangère pour Kato, puisqu’elle refuse catégoriquement de se confier. Il est contraint de récolter les informations ici et là. Ce qui n’est guère plaisant.

Tandis qu’il rabat le revers de son col, il indique la porte à la brunette.

« Nous pouvons y aller. On prend la voiture, on ira plus vite ainsi. »

— soosaku —

le Dim 26 Jan - 13:59
Jade A. Detsuko
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La secrétaire ne semble pas encline à la faire entrer dans accord du grand patron. Et bah. C'est très formel tout ça. Finalement elle lui ouvre les portes du bureau de Kato. Néanmoins leur séjour dans la pièce va être de courte de durée car il est déjà en train d'enfiler son manteau. Leur petit entrevue déjeuner va être de courte durée lui aussi.

- Oh tu sais on trouve pas mal de choses sur le net.

Quand ils posent ses yeux sur elle, avec son petit rictus amusé, la brunette ne peut s'empêcher de tirer sur son short noir pour le faire descendre un peu plus bas. Pourtant elle porte des collants...Elle n'a pas les fesses à l'air. Son visage arbore une moue un peu boudeuse mais ne moufte pas à sa moquerie. S'il lui avait dit qu'il comptait l'amener dans un bon resto elle aurait fait un effort. Mais elle n'avait pas du tout l'habitude…D'ordinaire on l'invite plutôt à boire un coup ou dans des bars à sushis quand c'était le grand luxe. Elle le suit pour repasser devant la fameuse Takuma.  

A quoi il joue ? Il lui demande la veille si elle veut être considérée comme son épouse et aujourd'hui il ne semble pas vraiment vouloir la présenter comme telle. La demoiselle offre un sourire à la femme de l'autre côté du bureau par politesse mais elle se sent plutôt vexée. Déjà qu'il l'avait trouvée susceptible la veille...Faut croire qu'il n'a pas tord. La pompier suit son époux à l'extérieur. Mais plutôt que de faire une remarque elle prend le contre-pied et lui offre un grand sourire.

- Je n'ai pas très faim. Et je ne voudrai pas te mettre la honte dans un restaurant si chic juste à côté de ton bureau...Mais je serai ravie que m'y invites un autre jour. Je n'ai jamais été dans un resto comme celui-là !

C'est fou mais entre la maison, la femme de ménage et maintenant les bons resto…On dirait presque qu'il avait des moyens illimités. Elle ajoute en riant un peu.

- Mais fait gaffe je vais commencer à avoir des goûts de luxe après !

En vérité ça ne risquait pas. C'était plaisant de se dire qu'elle allait pouvoir découvrir de nouvelles choses grâce à ce mariage...Mais c'était l'argent de Kato. Il le gagnait grâce à beaucoup de travail à n'en point douter. Elle n'était pas du genre à profiter de ce que les autres gagnent à la sueur de leur front. Une fois devant la voiture elle prend place côté passager.

- Je vais te montrer le chemin.

Durant le voyage Jade ne sut pas trop quoi dire. Elle se contentait de lui montrer où tourner avec l'aide de son téléphone, ne connaissant pas exactement quelle route empreinter au départ. Une fois le quartier familier elle abandonna l'appareil sur ses genoux. Ils trouvèrent une place non loin de la caserne pour se garer. On ne va pas se mentir, Jade était malgré tout un peu stressée. Et le regards étonnés qui la dévisageaient quand ils entrèrent tous les deux dans la cours du bâtiments ne furent pas d'une grande aide. Bien qu'ils tentent d'être discrets. La brune sourit à ses collègues et leur adressa des saluts de la tête. On lui répondait poliment. Néanmoins la brune se dirigeait d'un pas décidé vers le bureau de son supérieur. Une fois qu'elle reçu l'autorisation d'y entrer Jade se tint bien droite.

- Chef.
- Detsuko. Monsieur.

Wo...ça fait carrément bizarre. Il va lui falloir un peu de temps pour s'habituer. Dans son précédent mariage elle avait gardé son nom et celui de Lexie était venu s'y greffer en plus. Porter le nom d'une autre personne lui donnait un peu l'impression d'être dépossédé d'une part d'elle même. Néanmoins elle resta droite comme un i. Ses yeux azurs se voulaient surs d'eux. Les yeux de son supérieur, très sombres s'étiraient en deux fentes. Il n'est pas très grand et japonais pure souche. Ses cheveux noirs très courts, disciplinaient , sont coupés très courts sur son crâne. Il est de ses hommes qui dégagent une certaine aura, qui intiment le respect dès qu'on les regarde.

- Je viens vous demander d'écourter les congés dont vous me faite bénéficier. J'aimerai ne pas surcharger mes camarades, chef.

Clair. Net. Précis. Jade préférait aller droit au but plutôt que de tourner autour du pot. Il y eut un silence, assez pesant. Jade avait un doute. Est-ce qu'elle respirait encore ? Pas très sûre. Ils les jaugent, les étudient tour à tour. Il semble vouloir percer le plus profond de leurs secrets. Est-ce qu'on cherche à le duper ? Finalement il baisse les yeux et remet en ordre un dossier sur le bureau.

- Très bien. Vous reprenez demain sur les horaires prévus de base. J'attend un appel important. Vous pouvez disposer.

Jade reste muette. C'est tout ? Quand les yeux noirs de son supérieur se posent sur lui Jade s'empresse de s'incliner en guise de remerciement. Elle tourne les talons et gagne rapidement la sortie en entrainant Kato derrière elle. Après s'être éloigner un peu du bureau , elle souffle au bon coup et un large sourire se dessiner sur son visage.

- Et bah...je pensais pas qu'il dirai oui. T'as du lui faire bonne impression !

Un homme avec la carrure pour la soutenir ? Pour avoir de la carrure il en avait c'est sur ! Le reste, c'était une autre question. Il est vrai que Kato dégageait une certaine prestance, beaucoup d'assurance aussi. Pas vraiment de douceur par contre. Mais Jade était sûre qu'il y avait autre chose sous ces airs plutôt sévères.
— soosaku —

le Mar 4 Fév - 11:02
Kato Detsuko
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La réaction de son épouse confirme ce qu'il pensait d'elle. Une femme dont le susceptibilité est assez exacerbée. Souriant intérieurement à sa réaction un tantinet puérile qui la rend presque désirable dans son humeur canaille, il se frotte simplement le menton et s'empresse de faire un monde honorable pour ses railleries.

« Jade, je n'avais pas l'intention de me moquer de toi. Tu es très belle ainsi, très sexy je dirais même. C'est vrai que ça ne colle pas au cadre de ce restaurant, mais c'est justement ce qui me pousse à t'y inviter. Tu seras pour eux un vent de fraîcheur parmi ses coincés du cul...Enfin je respecte ton choix de ne pas nous y rendre. Même si je trouve cette décision bien dommage.»

Il tire doucement sur une des manches de sa veste pour détourner l'attention de Jade, et ainsi dissimuler sa jubilation rien qu'à imaginer ces femmes de haute condition s'étrangler de jalousie ou d'horreur en voyant une femme de "petite vertu" selon elles évidemment, s'aventurer dans leur cercle de privilégiés.

« Libre à toi d'avoir des goûts de luxe ou pas, quand je serai fauché tu n'auras plus qu'à vendre tes charmes pour maintenir ta condition de vie. Moi je ne te demande aucunement de changer pour moi. Je ne le ferai pas pour toi, je te le répète.»

Sans rien ajouter, il se dirige vers la voiture, invitant ainsi son épouse à en faire de même. Dans la voiture, elle se propose de lui montrer le chemin. Naturellement puisqu'il n'a pas vraiment le choix, il cède. Quoiqu'il a un GPS pour se repérer dans la ville en cas de nécessité. Mais pour l'heure il autorise son épouse à être son guide. Arrivés à la caserne, l'italo-japonais remarque tout de suite la nervosité de la jeune femme. Est-ce à cause de lui ou de ses collègues? Généralement quand on travaille dans un cadre chaleureux, on est plutôt à l'aise d'y retourner. Kato ne sait pas comment interpréter cette anxiété, aussi il l'observe furtivement tout ce qui se passe, et encore plus les expressions de son épouse.

Introduits dans le bureau de son chef, Kato n'a pas de peine à comprendre qu'ils sont tous au courant du mariage de leur collègue ou subordonnée. Le Detsuko est assez traitre. Le brun baisse la tête amusé. Il déboutonne sa veste et glisse les mains dans les poches tout en épiant les réactions dans un mutisme volontaire. Un simple signe de tête pour saluer le capitaine, il ne dira plus un mot de plus. La fin de son congé obtenue, le couple déserte le bureau pour perdre cet étouffant protocole.

« Bonne impression? Certainement. Mais un chef préfère avoir ses hommes au travail plutôt qu'à paresser tranquillement chez eux. Dans tous les cas, il aurait été consentant. Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant? Tu rentres? Ou on se trouve un petit coin pour déguster? Vous avez bien une cantine ici non? Puis ça me donnera l'occasion de rencontrer tes collègues aussi.»

Il ôte doucement sa veste pour être plus à son aise et la suspend à son bras, déterminé à partager un repas avec elle dans un contexte moins guindé. Il veut la voir dans son élément naturel, savoir comment elle se comporte avec les autres sans la pression des devoirs conjugaux à respecter.
— soosaku —

le Dim 9 Fév - 21:55
Jade A. Detsuko
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Kato semble à l'aise. Il prend même l'initiative de retirer sa veste, prêt à rester manger là. Nouveau pic d'angoisse pour la demoiselle...Mais finalement de quoi avoir peur ? Qu'une bouche indiscrète révèle ses petits secrets à sa nouvel époux alors qu'elle n'y est pas prête ? Personne n'oserai. Beaucoup sont inquiets pour elle. Parfois trop. Et si elle s'évertue à leur montrer qu'elle n'est pas en sucre certains jours sont plus compliqués que d'autres. Mais cette caserne reste malgré tout son chez elle. Un sourire à Kato et elle lui indique qu'il y a une boutique non loin qui propose des ramen à emporter...personne ne cuisine pour eux ici. Il faut amener son bento. Mais elle lui assure que ces ramens sont à tombés même si l'échoppe ne paye pas de mine.

Une fois leur repas récupéré elle le conduit jusqu'à la salle où les équipe se retrouve pour déjeuner. Les repas se font en relais de sorte qu'une équipe est toujours prête à partir. Son regard azurs scrute la salle à la recherche d'un place. Un homme au cheveux noirs ébouriffés lui fait signe. Un sourire éclaire le visage de Jade et elle se dirige vers la table pour s'asseoir en face de lui. Kenzo salue poliment Kato et leur souhaite un bon appétit.

Kenzo est un garçon plein de gentillesse et a toujours le sourire aux lèvres. Il est de ceux qu'on apprécie facilement. Il était assez proche de Kaoru, son ancien coéquipier. La mort de leur ami les avait un temps éloigné...Parce qu'il ne savait plus comment agir avec Jade. Et elle n'avait de rien qui puisse lui rappeler le fiasco de jour-là. Mais finalement le retrouver avait été un soulagement. Elle les quitta un instant pour aller chercher des boissons dans un distributeur au fond de la pièce pour elle et Kato. De loin elle observa les deux hommes. Kenzo semblait continuer de faire connaissance avec celui qui partageait à présent sa vie.

- C'est une chouette fille vous savez. Pas forcément facile à vivre certains jours...Mais c'est le genre de personne qui vous laissera jamais tomber. Si vous êtes en train de couler elle fera tout pour vous sauver. Quitte à couler avec vous...Ce qui n'est pas très malin je suis d'accord. Mais y en a pas beaucoup des personnes comme ça.

Elle le vit lui jeter quelques coup d'oeils...Comme pour vérifier qu'elle ne revenait pas tout de suite. Jade le fixait, suspicieuse. Qu'est-ce qu'il était en train de trafiquer ? La brune retourne le plus calmement possible vers leur table.

- Qu'est ce que tu racontes toi encore ?

- Je le prévenais que t'étais casse-pied !

Un petit rire traverse ses lèvres quand elle reprend sa place.

- Tu verras ce que je dirai quand tu seras marié !

Le garçon sourit à son tour et baisse la tête pour continuer de manger l'air de rien. La brune reprend la dégustation de ses ramen, le sourire toujours aux lèvres.En mangeant elle jeta quelques coup d'oeil à Kato. C'était plutôt étrange de se dire qu'il s'agissait là de son mari...En train de manger avec elle sur son lieu d'exercice. Et finalement, le plus surprenant, c'était que c'était moins désagréable qu'elle n'avait voulu l'imaginer.

Il ne ressemblait à aucun autre homme dans la pièce. Certains pompiers étaient musclés et plutôt bien fait. Mais Kato dégageait quelque chose de différent. Une sorte de force tranquille. Assise juste à côté , la demoiselle se sent aussi plus forte. Il n'y pas d'onde négative entre eux en cet instant. C'est un moment de partage, où elle lui montre le lieu dans lequel elle passera le plus clair de son temps quand elle ne sera pas chez eux. Les gens avec qui elle travaille. Un part du monde dans lequel elle évolue. Un monde sans doute inconnu pour lui. Et qu'il avait eu le désir de connaître plutôt rapidement. C'était une manière d'en apprendre plus sur elle aussi...sans qu'elle n'ai trop besoin de forcément parler. Juste lui montrer.

Quand son bol fut terminé la demoiselle jeta un coup d'oeil à sa montre. Le temps passe vite, surtout en bonne compagnie. Kenzo était partie il y a quelques minutes pour reprendre son poste. Elle se penche un peu vers Kato, leur corps se touchant presque. Elle aime sentir cet infime espace entre eux. Là où elle peut imaginer la friction de leur aura respective, la frontière de l'espace personne qu'on a parfois le désir de briser. Si dans les instant de vexation elle veut qu'il soit le plus grand possible...Il y en a déjà d'autre où elle le souhaite plus restreint. Bien malgré elle.

- La pause est bientôt terminée. Je vais devoir te rendre à ton monde d'hommes en costume et de femmes en tailleur...un peu trop coincés du cul.

Elle sourit, planta son regard dans le sien. Il a des yeux peu communs. Comme il ne lui semble en avoir jamais croisé. Ces reflets d'ambre intenses la transpercent. Pendant quelques secondes elle soutient ce regard. Y cherche des réponses à beaucoup de questions en même temps. Elle cherche aussi à se voir elle-même...A se voir comme il la voit. Pour se rassurer. Pour s'apaiser. Seulement sa vue est brouillée par les barreaux de la prise qu'elle a elle-même érigée. Alors pour mettre fin au tourbillon qui est en train d'emmêler ses pensées, ses lèvres viennent se poser sur celles de Kato. Le baiser ne dure pas longtemps, juste assez pour sentir sa chaleur. Le premier qu'elle lui donne. Les deux précédents étaient venus de lui.

- J'espère que tu survivras jusqu'à ce soir. Je serai déçue de ne pas te voir rentrer.

La jeune femme lui sourit et reprit une distance plus raisonnable et récupéra les couverts et emballage des ramens de son époux. Ils n'allaient pas tarder à quitter les lieux.
— soosaku —

le Jeu 13 Fév - 11:39
Kato Detsuko
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L’italo-japonais a une petite moue de déception. Il s’attendait plutôt à gouter à un menu fait maison des pompiers de la ville au lieu d’un plat à emporter. Mais il peut comprendre qu’avec un tel métier le temps est limité et qu’ils ne peuvent se permettre de l’écourter avec une telle futilité que la préparation propre de leur repas. Aussi le brun cède et emboite les pas de son épouse jusqu’à la boutique de Ramen. La jeune femme se charge de tout, et même de l’addition. Ce n’est pas aussi chic que les restaurants que l’italo-japonais fréquente généralement, mais l’essentiel y est là. La chaleur des propriétaires et une odeur si appétissante que le brun en salive d’avance. A pas lents, ils rebroussent chemin jusqu’à la caserne où ils s’installent au réfectoire, non loin d’un collègue de son épouse qui hèle le couple pour s’assurer leur compagnie. Un regard appuyé vers son épouse, il se contente de la suivre.

« Bonjour. » Lance Kato tout en occupant le siège voisin de Jade.

Il opine mollement du chef au bon appétit et se met à savourer son repas, non sans prêter une grande attention à l’échange des deux collègues pour récolter d’autres informations. Ses iris ambrés s’attardent quelque fois sur la jeune femme avant de rebondir sur Kenzo qui se révèle être un homme courtois et sympathique. Lorsque Jade propose d’agrémenter leur repas d’une boisson, Kato étire ses lèvres dans un fin sourire en guise de consentement. Il la regarde furtivement s’éloigner jusqu’à la prise de parole de Kenzo.

« Hum. Intéressant. Faut-il encore avoir envie d’être secouru. Mais je note ce trait de caractère chez elle. Merci pour le tuyau.»

Les orbes du brun bifurquent et se rivent sur la brunette qu’il observe une petite minute avec insistance. Puis poursuit la dégustation de son repas. C’est à ce moment qu’il voit une main poser sa canette devant lui et reconnaître la voix de la brune réprimander son collègue pour ses confidences. Kato en rit intérieurement.

« J’en déduis que tu as des secrets honteux que tu ne souhaites pas que je découvre ? Je crois que je vais bien m’entendre avec ton ami. C’est lui qui va me filer les informations que tu me caches. »

Il décapsule sa canette et boit une bonne gorgée du liquide gazeux. Le regard est rieur quand il repose la canette et les observe se murer dans un mutisme cocasse. Kato dévisage un moment Jade du coin de l’œil. Il la trouve si naturelle dans son lieu de travail que cela lui donne l’impression qu’il pourra effectivement avoir une vie plaisante avec elle. La simplicité est toujours un ticket gagnant. Bientôt le regard azuré de Jade se visse sur sa montre, ce qui incite le brun à mimer son geste. Il réalise qu’il ne lui reste que très peu de temps pour rentrer au bureau.

« Je pense qu’il est temps de partir. »

L’italo-japonais arque un sourcil en la voyant se rapprocher de lui. D’abord intrigué par cette proximité et ses intentions, elle lui arrache un rire authentique et frais à sa petite provocation sur le monde dans lequel il évolue. Son regard rieur croise ses iris aigues-marines, une parfaite accalmie s’instaure, s’en suit un baiser spontané et une phrase qui en dit long sur la suite de leur mariage. Elle vient de le reconnaître comme son partenaire de vie, de l’accepter. Kato n’est pas homme à exprimer aisément ses sentiments. Même s’il ne le montre pas à cet instant, il est touché par cet aveu. Tandis qu’elle s’évertue à nettoyer leur table, Kato saisit son poignet et la coince sur la table pour goûter une nouvelle fois ses lèvres appétissantes. On peut entendre les couverts tomber et la table effriter le parquet sous la fougue de leur baiser. Cela n’a rien d’une déclaration d’amour ou d’un partage de sentiments entre eux. Juste une manière d’indiquer lui aussi qu’il est prêt à s’investir pour que ce mariage fonctionne.

« Tu n’as qu’à prier pour que je rentre en un seul morceau. On verra bien si les saints désirent la pérennité de notre union. » Réplique-t-il un sourire espiègle égaye son visage.

Bien sûr ils s’empressent de nettoyer le réfectoire. Kato presse un peu son épouse pour qu’il la dépose là où elle le désire avant de retourner au travail. Mais de retour au cabinet, il ne reçoit que deux clients importants. Il annule tous ses rendez-vous et annonce à sa secrétaire qu’il prend le reste de son après-midi.

Il est dix-neuf heures quand l’italo-japonais gare la voiture. Contrairement aux précédents jours, l’homme a le visage luisant. Plus de barbe. Les doigts sont propres et l’haleine asphyxiée par l’odeur de la cigarette est purifiée par un chewing-gun mentolé et à la nicotine pour lutter contre l’envie de s’en griller une. Il ne le fait pas pour elle, mais parce que c’est réellement l’homme qu’il est ainsi. C’est donc un homme nouveau qui passe le pas de la porte, toujours élégant dans son costume sur mesure et son attaché-case à la main.
— soosaku —

le Dim 16 Fév - 17:52
Jade A. Detsuko
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Si tu savais. Ses secrets étaient plus tristes que honteux. Même s'il est vrai qu'elle a en quelque sorte honte de son corps. Elle a du mal à assumer sa féminité dans l'intimité. Tout bonnement parce qu'elle est persuadée de l'avoir perdue. Il faudra bien qu'ils en parle. Mais pas tout de suite. Elle préférait qu'il la voit encore comme une fille..banale en quelques sortes. Sans ce boulet à sa cheville. Sans l'énorme trou noir dans sa poitrine qui avale tout sur son passage et qui la submerge. Sans le mal qui lui a rongé la peau. Alors Jade c'était contenté de sourire à son mari sans lui donner ni raison ni tord.

Et si elle avait osé lui donner un baiser, celui que Kato lui offre par la suite n'a rien à voir. Quand il empoigne sa main Jade peut sentir sa force. Ses grands yeux s'écarquillent légèrement quand ses lèvres se plaque sur les siennes. Elle ne lutte pas. La brune a l'impression d'entendre une promesse. Silencieuse. Qu'il est assez fort. Qu'il en a envie. Qu'il pourra être celui qui l'empêchera de se noyer. Et peut-être se pourrait-il qu'elle ai envie de le croire.  

* * *
Jade tenta d'occuper son après-midi comme elle put. Une fois que Kato fut reparti à son boulot il lui prit l'envie d'aller faire les magasins. Elle avait essayer des robes. Des jolies robes. Pas des robes pour aller en boite de nuit. Elle avait passé des tissus aussi agréable que la soie. Des étoles aux couleurs parfois vives, parfois parés de motifs fleuris. Des choses qu'elle n'avait pas osé enfiler depuis plusieurs années. Mais la déception fut grande. La frustration aussi. Chaque fois quelque chose n'allait pas. Et si montrait son tatouage dans ce dos nu était vulgaire? Il si tout le monde la regarde dans cette robe sans manche ? Est-ce que ça n'est pas trop coloré ?

Mais qu'est ce qu'elle avait en tête au juste ? Lui plaire ? Etre chic pour aller dans un restaurant de haut standing ? Visiblement la motivation n'était pas assez grande pour passer le cap. Douloureuse jade finit par abandonner et rentrer bredouille à la maison. Le temps passa ensuite lentement. Elle s'abruti devant des émissions qui se voulaient drôles. Tenta d'avancer dans un roman commencer depuis trop longtemps mais qui l'ennuyer profondément. Quand elle entendit la porte s'ouvrir ce fut presque une délivrance. Elle qui pourtant se conforter dans la solitude de son petit appartement...Cette maison avait des drôles d'effets sur elles. Elle se redressa et sa bouche en tomba presque quand elle aperçu Kato dans l'entrée.

- Wo...On se connaît ?!

En quelques enjambées elle l'eut rejoint. On dirait presque un autre homme..Pourtant il n'avait pas changer grand-chose. Ses doigts viennent effleurer son visage à découvert. Il a la peau douce et lisse de l'après rasage. Il cachait un beau visage sous cette barbe épaisse dont il avait sans doute peu prit soin. Elle pouvait a présent en admirer les traits masculins. Les angles de sa mâchoires et de son menton. La courbe de ses lèvres. C'est un homme séduisant. Jade n'avait pas l'impression qu'il avait envie de se cacher. Il avait beaucoup de prestance et d'assurance. Si bien qu'on se sent presque obligé de poser notre regard sur lui. Pourquoi avoir caché son visage alors ? Est-ce que son divorce lui avait fait perdre l'envie de totalement s'apprêter ?

Les histoires et les rencontres, bonnes ou mauvaises, changent les gens. Il avait souffert de son précédent mariage et pourtant elle avait l'impression qu'il était aussi triste. Mais si aujourd'hui il lui montrait son visage sans plus se cacher c'est sans doute qu'il a envie d'avancer.

- ça te va bien comme ça.

Avancer avec elle ? Sa main se retire de son visage, elle lui sourit. Ça lui fait plaisir. Plus qu'elle ne l'aurait imaginer. Mais ça lui fait aussi extrêmement peur. Ils ne se connaissent que depuis hier et Jade n'a aucune envie que les choses ne se précipitent trop. Parce que la situation risque de lui échapper et qu'elle ne sent pas prête. S'il savait. S'il pouvait voir ses inquiétudes...Et surtout les comprendre. Elle était terrifiée de tout gâcher avec ses complexes et ses problèmes. Et les essayages de l'après-midi n'ont fait que la conforter dans l'idée que rien n'était réglé.

- Comment a été le reste de ta journée ?

La demoiselle remarque qu'il sent pas bon. L'odeur de la cigarette traine sans doute en fond sur les vêtements mais elle est moins présente. Décidément il se montre bien enclin à lui faire plaisir aujourd'hui. Ça n'en est que plus déroutant pour elle.
— soosaku —

Hier à 9:33
Kato Detsuko
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L’intonation est spontanée, directe et concise. A n’en point douter son interlocutrice est estomaquée par son changement d’apparence. S’il y a encore quelques heures il avait partiellement l’aspect d’un crève la faim, à présent il est paré de son légendaire costume d’homme soigné, élégant et séduisant. L’optique de cette transformation n’est pas de réussir à charmer sa nouvelle épouse. La raison est toute autre. Il a apprécié le portrait qu’on lui a dressé d’elle à la caserne. Une femme bienveillante sur qui on peut compter. Tout le contraire de la précédente qui partageait sa vie. Alors il est disposé à y mettre du sien pour que leur cohabitation présente ou future ne soit pas entachée de constantes querelles ou représailles qui terniraient la personnalité de sa nouvelle épouse. Il en a assez de voguer dans un monde d’obscurité. Il veut lui aussi s’épanouir dans une clarté aveuglante, et pour cela, il lui faut s’assurer un entourage moins toxique que sa propre personnalité alambiquée.

Un rictus enjôleur à l’exclamation de la brunette, associé à une hilarité sourde, Kato pose son attaché-case sur un des guéridons du salon et retire lentement sa veste pour se mettre plus à son aise. La veste suspendue à son bras, il rétorque ludiquement.

« Non Madame. Je suis simplement le livreur de pizza. Où est mon pourboire ? »

Les lèvres se retroussent subtilement pour dévoiler une rangée de perles blanches scintillantes. Il est clair qu’il a également fait un tour chez le dentiste pour se débarrasser des impuretés dues à la cigarette qui jaunissent souvent la dentition des fumeurs. Lorsqu’elle fait de grands pas dans sa direction, l’italo-japonais arque un sourcil de surprise, mais il est tout aussi intrigué par ce qu’elle compte faire. Elle ne va tout de même pas oser le toucher comme si elle voyait un fantôme ?! Hé ben si ! Elle a osé le toucher comme un animal de cirque qu’on découvre pour la première fois. L’homme intransigeant refait surface le temps d’une minute. Inconsciemment ses doigts se referment un peu brusquement sur ceux de son épouse, et ses iris ambrés la transpercent de sévérité.

« Je ne suis pas une bête de foire Jade. Tu en fais un peu trop. »

Il la contraint, doucement tout de même, à retirer sa main qu’il baisse. A la phrase qui suit, son humeur se bonifie et il offre un sourire affable.

« C’est gentil. Merci. Tu vas devoir t’habituer à ce nouveau visage parce que c’est là l’homme que je suis vraiment. »

Sa veste toujours accrochée à son bras, il dénoue sa cravate, puis déboutonne partiellement sa chemise machinalement. Le geste est si courant, si naturel qu’il en oublie presque que son épouse ne l’a pas encore vu nu. Mais de toute façon, il ne s’agit que d’un torse nu à moitié dénudé.

« Je t’en parle tout à l’heure. Je ne me sens pas très frais. La journée a été longue. Je vais prendre une douche. »

Il sort un mouchoir de sa poche pour y cracher le chewing-gum à la nicotine qu’il a en bouche. Il balance le mouchoir la poubelle de la cuisine. Quand il repasse au salon, il lance sur une pointe d’amusement.

« Mais tu peux venir avec moi si tu veux vraiment savoir comment j’ai passé le reste de la journée. Tu en profiteras aussi pour me parler de la tienne. Qu’est-ce que tu en penses Jade ? »

Bien que le visage illustre son amusement, l’invitation est sérieuse. Pas qu’il a envie de passer aux choses sérieuses avec elle maintenant, mais il se dit à quoi bon lui dissimuler sa nudité. Après tout dans deux semaines il la connaitra entièrement. Autant commencer à s’apprivoiser l’un et l’autre.

Kato suspend sa cravate au-dessus de sa veste, puis récupère son attaché-case. Il se dirige d’abord vers le bureau où il dépose son attaché-case, ensuite vers la chambre où il jette ses vêtements dans la corbeille à linge sale. Il termine de retirer sa chemise, sans se soucier si son épouse l’a suivi ou non. Le reste de ses vêtements termine aussi dans la corbeille à linge sale. C’est donc nu comme un ver qu’il entre dans la salle de bain.
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