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— soosaku —

le Lun 20 Jan - 9:19
Azhar Varich
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Azhar Varich
Higanbana Utzuki
Aimer est un combat de chaque instant
Les récurrentes sonneries de téléphone retentissent incessamment. A l’autre bout du fil des téléconseillers qui renseignent les clients sur la marche à suivre  suite à un problème informatique. Généralement l’appel est reconduit chez un des techniciens de l’entreprise ou le client est orienté vers un service plus adapté à ses besoins. C’est ainsi que le téléphone du jeune ingénieur Azhar Varich émet un strident son qui extirpe le jeune homme de sa brève somnolence. Naturellement il s’empresse de décrocher pour mettre fin à ce calvaire entêtant et irritant.

IBI Corporation bonjour. Que puis-je pour vous?

Un bloc note sur son bureau, son stylo à la main, assidu dans son écoute, Azhar prend méticuleusement des notes sur le problème du client.

Alors que je résume bien monsieur. Vous désirez  optimiser les performances de vos infrastructures, ainsi qu’une analyse budgétaire sur le coût de cette prestation sur votre chiffre d’affaire ?...Très bien. Dans ce cas fixons un rendez-vous pour la semaine prochaine. Mon planning est plutôt chargé cette semaine... Oui en fin de Janvier nous avons toujours des appels massifs et les déplacements ont un coût important à cette époque de l’année... Oui pas de problème. Je vous appelle ou je vous envoie un mail dès que je suis disponible... Je vous en prie Monsieur, bonne fin d’après-midi.

Le combiné toujours à la main, il voit une collègue pénétrer dans son bureau.

Azhar, ton père sur la ligne 3.

Ah merci Kasusa. On dine toujours chez toi ce soir?

Bien sûr. Et j’attends de vous tous une bonne bouteille de saké.

Un rire fuse tandis qu’il reprend le combiné.

Promis.

La voix  du père d’Azhar n’a absolument rien de rassurant. Le fils le trouve plutôt nerveux, à cran, comme s’il est sur le point de lui annoncer une mauvaise nouvelle. Une nouvelle qui ne tarde pas à éclore des lèvres paternelles. L’arrivée d’une autre lettre rose à son attention. Azhar est estomaqué, figé, statufié. Il ne parvient plus à aligner la moindre lettre pour émettre un son. En son for intérieur, une seule question le taraude : Est-ce encore un homme ?

Si Azhar avait réussi l’exploit d’être marié à un homme sans accomplir les devoirs conjugaux contraignants et traumatisants qui en résultent, il savait que si l’incontestable lui avait encore joué un mauvais tour, il ne pourrait échapper à son triste sort cette fois. C’est pourquoi, nerveusement, il autorise son père à ouvrir son enveloppe pour lui communiquer l’identité de son nouveau conjoint.

Oui attends je regarde…

Les secondes s’étiolent avec une vive célérité, mais à l’autre bout du fil, un silence de mort qui accentue l’anxiété du brun. Jusqu’à cette phrase libératrice.

C’est une femme mon fils, une femme ! L’incontestable t’a épargné cette fois.

Une femme tu dis. Au moins on m’offre la possibilité d’apprécier partiellement ce nouveau mariage. C’est déjà ça de gagné.

Cesse de te plaindre et sois courageux. Ça se trouve c’est une femme  bien. Regarde ta belle-mère. Elle ne remplacera jamais ta mère, mais je suis heureux avec elle. Ne sois pas défaitiste.

Tu as raison, je vais faire des efforts. Bon à ce soir, je dois travailler.

Il a fallu trois jours de réflexion pour que le brun accepte ce nouveau statut d’homme marié. C’est en soirée qu’il emballe ses affaires et quitte la maison de son père pour son nouveau foyer. Ce mariage ravive de vieilles blessures, des trahisons, de la tristesse, des remords. Mais plus que tout de la nervosité. Il ne sait comment sera Madame Varich. Ni comment il devra réagir face à elle, face à une femme qu’on n’a pas choisie. Azhar est désarmé, inquiet.

Arrivé à l’appartement, il constate qu’il est le premier. De prime abord il trouve cela rassurant de gagner quelques heures avant la rencontre. Mais plus le temps s’égrène et plus l’anxiété grimpe d’un cran. Et si elle ne se présente pas ? Doit-il aller la chercher ? L’obliger à emménager avec lui au risque de la braquer contre lui ? Non il doit encore attendre. Alors il range ses affaires calmement. A vingt heures, il hésite une seconde fois à aller à sa rencontre. Puis finalement y renonce, c’est donc seul qu’il se couche pour la première fois dans l’appartement.

Il est exactement dix heures du matin quand Azhar, nerveux, décide de récolter des informations sur son épouse dans le but de la trainer jusqu’à l’appartement s’il le faut. Il ne travaille pas le week-end, en ce samedi donc, après avoir trifouillé son ordinateur personnel pour avoir des informations sur son épouse, il est sur le point d’ouvrir la porte d’entrée quand il entend le bruit métallique de la poignée qu’on tourne. Les bras croisés, l’épaule appuyée au mur, il lâche dès que la silhouette de la jeune femme apparait.

Quatre jours! Tu as eu besoin de quatre jours pour te présenter? Tu n’as même pas pensé une seule seconde à ce que moi je pouvais en déduire ? En tout cas une chose est certaine, tu commences plutôt mal si tu veux que je me montre coopératif. Ça sent le centre de redressement tout ça. C’est ce que tu veux ?

Et dire que MONSIEUR s’est présenté un jour avant elle. Quel culot !
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le Lun 20 Jan - 19:43
Higanbana Varich
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Azhar Varich
Higanbana Varich
Un profond soupir m'échappe alors que je viens simplement déposer cette lettre sur la table de la cuisine avant d'aller me coucher. Depuis le temps, je me disais que cela n'arriverais plus. Enfin, ce devait être ce que j'espérais. En tout cas, je ne l'ouvrirais pas ce soir. Longue journée, je suis fatiguée et n'ai aucune envie de m'encombrer l'esprit avec cela ce soir. J'ai une semaine devant moi alors à quoi bon se précipiter. Une bonne nuit de repos suite à une douche bien chaude et le tour sera joué.  

Evidemment, au matin, elle sera la première chose que je verrais en venant manger. Azhar Varich, le nom ne sonne clairement pas nippon. Un gaijin ? Me voici donc de nouveau mariée. Au moins Yoïchi n'aura pas à composer avec un beau-père. Maigre consolation qui me tire une larme avant que je ne parte au travail. Ou je ne dirais rien, fidèle à mon habitude. Je me contente de remplir mes tâches, de pianoter sur mon clavier tout en alignant les lignes de codes avant de retrouver mon appartement.

Un diner léger et un album que je viens consulter. Celui des années d'enfance de notre fils. A croire que malgré tout, j'ai encore du mal à accepter son départ. Quelques clichés de son père aussi, me tirant un vague sourire. Au fond, il n'était pas mauvais bougre. Mais qui sait sur quel genre d'homme je vais tomber, face à qui je vais me retrouver. Je ne peux oublier le destin de mon aînée. C'est donc partagée et agitée que je me réveille avant d'annoncer la nouvelle à mon employeur. Qui me donne mon après-midi pour que je m'occupe de mon déménagement.

Tout est prêt en fin de journée mais je choisis d'attendre pour me rendre à mon nouveau domicile. Cet appartement me liait encore à mon défunt fils alors, c'est une page qui se tourne, compliquée à digérer. Je passerais la nuit sur le canapé avant de me lever tôt comme chaque jour. Une douche, un dernier grignotage, le tour des lieux pour m'assurer n'avoir rien oublié puis je charge ma voiture ou tout tiens avant de me rendre à ma nouvelle adresse. Un endroit d'apparence très convenable mais ou l’accueil n'est pas le plus chaleureux qui soit.

Quatre jours! Tu as eu besoin de quatre jours pour te présenter? Tu n’as même pas pensé une seule seconde à ce que moi je pouvais en déduire ? En tout cas une chose est certaine, tu commences plutôt mal si tu veux que je me montre coopératif. Ça sent le centre de redressement tout ça. C’est ce que tu veux ?

Si j'ai levé le regard vers lui, surprise de l'entendre m'interpeller, mon regard ne traduit aucune émotion. une neutralité parfaite qui sera raviver d'un soupir. Ma première réflexion est de me dire que j'ai à faire à un gamin. Un jeune homme surement en pleine ascension sociale qui a besoin de se sentir plus fort que les autres pour exister. Il y en a tant ainsi. Aussi, sans lui accorder davantage d'attention, Je viens simplement le répondre, d'un ton très calme et naturel.

"- Monsieur Varich, je suppose. Enchantée de vous rencontrer également.
Mais voyez-vous, j'ai encore ma voiture à finir de décharger et ces cartons pèsent leur poids. Aussi, je vais commencer par terminer de m'occuper de cet emménagement qui semble tant vous inquiéter. Nous aurons tout le temps de discuter par la suite.
Si vous voulez bien m'excuser... "


Ce n'est pas comme si je comptais m'enfuir. Par contre, s'il s'attendait à plus, c'est raté. Je ne tiens pas à me battre et je n'ai rien à me reprocher aussi, je le laisse ruminer tranquillement tandis que je dépose les premiers cartons dans un coin du salon avant de venir chercher les autres pour leur faire prendre le même chemin. Au final, cela ne m'aura pas pris plus d'une heure à tout décharger et à garer la voiture avant de pénétrer enfin 'chez moi'.  

"- Je suppose que vous avez déjà eu le temps de faire le tour du propriétaire. Souhaitez-vous me faire une visite guidée ? Rassurez-vous, je saurais me débrouiller seule en cas de refus."
— soosaku —

le Mar 21 Jan - 9:05
Azhar Varich
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Azhar Varich
Higanbana Utzuki
Aimer est un combat de chaque instant.
L’anxiété a eu raison de sa maitrise usuellement appréciée. Il n’avait pas l’intention de l’agresser verbalement ou de lui réserver intentionnellement un accueil rebutant. C’est juste que son dernier mariage a été rocambolesque et soupçonner sa nouvelle épouse d’avoir pris la fuite comme lui l’a fait à l’époque n’était pas à exclure. Alors oui son accueil est glacial, mais la réprimande à peine voilée de la jeune femme remet les pendules à leur place. Il réalise alors qu’elle a des bagages et qu’il serait grossier de ne pas proposer son aide.  Néanmoins il retient qu’elle n’a pas jugé correct de s’excuser pour ce retard. Un trait de personnalité qu’il se doit de tester pour savoir si c’est un trait de caractère dominant chez elle.

Oui c’est bien moi. Bonjour. Je vais vous aider pour vos cartons.  A deux ça ira plus vite.

Même s’il voit bien qu’elle n’a pas vraiment besoin de lui pour transporter ses cartons, il ne regrette pas sa proposition de lui venir en aide. Il peut ainsi avoir le loisir de l’observer sans qu’elle ne le remarque. Il est clair que ce n’est plus une adolescente. Tout comme il est évident qu’elle est plus âgée que le jeune homme. Mais si l’incontestable a estimé qu’elle est compatible avec lui, qui est-il pour dénigrer cette union ? Calmement il dépose les cartons et lorsqu’ils en ont terminé, il se surprend à rejeter cette invitation à une visite guidée.

L’appartement n’est pas très grand. Je vous laisse en conséquence le loisir de le visiter seule.

Par contre, je me suis un peu renseigné sur vous. Je sais que nous évoluons dans la même branche professionnelle. C’est pourquoi je me suis permis de scinder  la pièce à l’étage en deux pour en faire deux bureaux. Veillez à ne pas investir mon côté. Merci.


Les pas du jeune homme s’éloignent sans associer à leur échange une suite informative sur la façon dont il va occuper son temps à présent. Sa clé dans la poche, ainsi que son portefeuille, Azhar sort de l’appartement. Il se retrouve assez prestement dans la rue. Il stoppe un taxi et se rend prioritairement chez une agence de télécommunication pour souscrire à un abonnement annuel. Il ne peut pas se passer d’internet très longtemps et il imagine aussi que sa colocataire est dans la même situation que lui. Autant s’en occuper tout de suite. Après avoir réglé son abonnement, il  décide enfin de s’arrêter dans un snack pour prendre deux plats à emporter, ainsi qu’une bouteille de saké. Est-ce sa façon de se faire pardonner pour l’avoir agressée sans autre forme de procès ? Rien ne peut l’affirmer, ni  le réfuter.

Dans le taxi, il reçoit un message de son père.

12:30 Salut mon grand. Alors ça y est, tu as rencontré ta femme?

12:32 Oui oui.

12:35 Mais alors raconte. Elle est jolie? Elle est gentille?

12:37 Elle est belle oui. Par contre je ne peux pas encore t’affirmer si elle est gentille ou pas. On verra bien avec le temps. Pour le moment je m’efforce juste d’accepter sa présence. Ce n’est pas facile de se dire que la vie de célibat est terminée.

12:39 ça va aller. Tu évites juste de prendre tes jambes à ton cou comme la dernière fois et ça ira.

12:40 Comment tu as fait pour accepter maman?

12:42 Je me suis juste dit que je n’ai pas le choix et que je dois me faire une raison. Haha.

12: 43 Papa tu es irrécupérable. Bon je vais descendre du taxi. A plus tard.

12:44 Ok. Bonne chance.

Après avoir réglé sa note, Azhar récupère le repas et se dépêche de prendre l’ascenseur pour l’appartement. Ça se trouve son intention de montrer une meilleure image de lui ne va servir à rien. Elle a peut-être déjà grignoté. Enfin bon, devant l’appartement, il ouvre la porte.
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le Mer 22 Jan - 16:33
Higanbana Varich
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Azhar Varich
Higanbana Varich
Oui c’est bien moi. Bonjour. Je vais vous aider pour vos cartons.  A deux ça ira plus vite.

"- Merci."

Bon, bien que l'accueil n'ait pas été réellement chaleureux, le fait de voir que je peux malgré tout compter sur lui reste un point que je juge positif. Oh, je n'irais pas jusqu'à dire qu'il fait un pas en avant, il s'agit surement plus d'une façon pour lui de s'assurer que je resterais bien à notre domicile qu'autre chose, mais c'est toujours ça de pris. Et puis, une paire de bras de plus me permet aussi de gagner un peu de temps et de m'économiser quelque fatigue. Voilà, le dernier carton est arrivé. Maintenant, qu'en sera t'il de la découverte des lieux ?

L’appartement n’est pas très grand. Je vous laisse en conséquence le loisir de le visiter seule.
Par contre, je me suis un peu renseigné sur vous. Je sais que nous évoluons dans la même branche professionnelle. C’est pourquoi je me suis permis de scinder la pièce à l’étage en deux pour en faire deux bureaux. Veillez à ne pas investir mon côté. Merci.


Et c'est sans un mot de plus que mon nouvel époux vient perdre ses affaires et quitter le domicile conjugal. Quand je pense qu'il m'a reproché un retard inexistant alors que lui s'empresse de s'en aller sans rien dire, j'exhale un profond soupir avant de reporter mon attention sur ma nouvelle demeure. Je prend donc mon temps pour découvrir les lieux à mon aise. Coin jour en bas, espace nuit et travail en haut. Une organisation plutôt sympathique. Cela ne m'empêchera pas de laisser ma tablette dans le salon. Enfin, l'appartement est bien orienté, la lumière y est agréable et le quartier semble vivant aux alentours. Je suis certaine que Yoïchi s'y serait plu.

Mes cartons se vident tranquillement. Je n'ai pas tant d'affaires que cela, la cuisine étant déjà équipée tout comme la salle de bain. Pas de meubles à rajouter, seulement du linge, un peu de vaisselle, quelques bibelots et autres livres ou albums. Oui, c'est là que je réalise que je ne suis pas très matérialiste. J'ai quasiment tout de stocker dans les mémoires externes de mes écrans. Et bien que l'idée m'ait un instant tenté, je ne toucherais pas à 'son' côté du bureau. Chacun son jardin secret et son espace vital, voyant que j'ai respecté le sien il sera forcé de faire de même. Mariés, oui. Couple, non. A voir ce que le temps nous offrira.

Ayant noté l'heure avancé, je reviens dans la cuisine pour un inventaire du frigo. Ce dernier est plutôt vide, ce qui est parfaitement logique en soi. Aussi, je commence à prendre un carnet de ma poche afin de préparer une future liste de courses lorsque la porte d'entrée s'ouvre sur le retour de mon nouveau conjoint. Qui semble rapporter le déjeuner.

"- Préférez-vous déjeuner dans la cuisine ou dans la salle à manger ? Que je puisse mettre la table avant que cela ne refroidisse."

L'odeur se répand doucement dans l'appartement, preuve que le repas est encore chaud aussi, je viens sortir le nécessaire et tout installer. La vie de mariés comprend le partage des tâches et s'il a été cherché de quoi manger, je peux bien faire cela. En plus, cela me permet aussi de me familiariser davantage avec les lieux. La table mise et fin prête, je viens m'asseoir face à lui.

"- Aurez-vous un peu de temps à me consacrer cet après-midi? Je prévoyais de préparer la prochaine liste de courses et j'aurais aimé connaître vos goûts pour que celle-ci soit le plus juste possible.
Cela pourrait aussi nous permettre de commencer à faire connaissance."


Après tout, nous sommes mariés à présent. Je comprendrais qu'il puisse avoir des impératifs personnels mais pour le savoir, rien de mieux que de demander. En tout cas, ce repas est le bienvenue après le déménagement de ce matin.  

"- Merci pour le déjeuner."
— soosaku —

le Jeu 23 Jan - 8:58
Azhar Varich
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Aimer est un combat de chaque instant
Le retour d’Azhar est accueilli par une ambiance plus chaleureuse entre les époux. La jeune femme  certainement alertée par la caresse olfactive des plats emportés, l’interpelle directement pour savoir s’il  sera plus à son aise à la cuisine ou à la salle à manger. Azhar n’accorde aucune importance au choix du lieu pour être sincère. Mais puisque sa nouvelle partenaire ne lui laisse que deux options, son choix s’arrête sur la seconde proposition qu’il s’empresse d’exprimer verbalement.

Va pour la salle à manger, nous aurons ainsi plus de confort pour un premier repas.

Pendant que la brunette se dirige vers la cuisine pour se munir de couverts pour dresser la table, Azhar quant à lui s’y rend pour servir le déjeuner. Au menu :  Un sauté de bœuf à la sauce sésame servi avec du riz au curry, ainsi qu’une petite salade hachée et des mochis à la fraise. Il répartit équitablement les mets, puis se montre prompt à les déposer sur la table à manger tout en écoutant la jeune femme qui lui parle des courses. De prime abord il ouvre la bouteille de saké.

Désolé je n’ai pas pensé à te demander si tu bois de l’alcool ou pas. Si ce n’est pas le cas, j’ai repéré un magasin à cinq minutes d’ici, je peux te prendre une boisson fruitée. A toi de voir.

Il se sert un verre de saké sans omettre l’initiative engagée par son épouse pour apprendre à se connaître. Avec nonchalance il dépose la bouteille de saké au centre de la table.  Adossé au dossier de sa chaise, son verre de saké à la main, il apporte une réponse à sa question.

Je suis libre aujourd’hui si  tu as besoin de moi. Au lieu de dresser une liste de courses, pourquoi ne pas directement aller au supermarché tous les deux après le repas et choisir justement tous les deux ce qu’il convient d’avoir dans cet appartement pour nous assurer une satisfaction alimentaire ?

Quant à apprendre à nous connaître, je suis tout ouïe. Il est évident que je suis impatient de savoir quelle personnalité l’incontestable m’a attribuée cette fois. En passant, as-tu déjà été mariée ?


A son remerciement pour le déjeuner, Azhar opine doucement du chef sans émettre aucun mot. Le repas étant alléchant, il lui retourne son amabilité d’un simple :

Bon appétit Higanbana.

Quelques bouchées, une vive réflexion sur son prénom, il enchaîne.

Quel prénom intéressant. Est-ce que tes parents ont expliqué pourquoi ils ont choisi ce prénom? Est-ce à cause de son caractère funeste ? Dramatique de deux amoureux séparés ? Ou simplement en hommage à la fleur d’équinoxe ?

Une autre bouchée, une gorgée de saké pour permettre à la jeune femme de se confier si elle en ressent le besoin sur son prénom. Il pose ensuite son bol de saké et braque ses iris ambrés dans sa direction.

Tu as dû t’en douter en lisant le contenu de la lettre que tu n’es pas avec un japonais pure souche.  Mon père est indien... ET impatient d’en savoir plus sur toi.

Ses commissures s’étirent dans un sourire espiègle.

ça ne sera pas pour tout de suite évidemment. Mais c’est juste histoire de te faire comprendre qu’il est très présent dans ma vie. Qu’en est-il de tes parents ?
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le Jeu 23 Jan - 22:08
Higanbana Varich
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Désolé je n’ai pas pensé à te demander si tu bois de l’alcool ou pas. Si ce n’est pas le cas, j’ai repéré un magasin à cinq minutes d’ici, je peux te prendre une boisson fruitée. A toi de voir.

"- C'est très bien comme ça mais merci de proposer."

Mine de rien, l'intention est louable de sa part. Et disons qu'après la scène de mon arrivée, je ne me serais pas attendue à l'entendre déjà se montrer aussi concerné. Je ne bois pas tous les jours mais je n'ai aucun souci avec l'alcool. Et puis, ce sera une façon comme une autre de fêter notre emménagement. Même si je suis plus bière d'ordinaire, une bonne bouteille se déguste sans mal, surtout quand elle est bien accordé au repas. Voilà, il ne reste plus qu'à boire et manger à présent. Et pourquoi pas commencer à penser un peu à la suite, ensemble.

Je suis libre aujourd’hui si tu as besoin de moi. Au lieu de dresser une liste de courses, pourquoi ne pas directement aller au supermarché tous les deux après le repas et choisir justement tous les deux ce qu’il convient d’avoir dans cet appartement pour nous assurer une satisfaction alimentaire ?

Quant à apprendre à nous connaître, je suis tout ouïe. Il est évident que je suis impatient de savoir quelle personnalité l’incontestable m’a attribuée cette fois. En passant, as-tu déjà été mariée ?


"- Va pour le supermarché à deux, cela sera plus pratique et plus rapide également.
Et oui, j'ai déjà été mariée par le passé. Vous aussi, si j'en crois vos paroles."


Cette fois, voilà un détail qui ne trompe pas. Je ne suis pas la première personne à être liée avec lui. Et même si déjà, je m'interroge intérieurement, je préfère garder le gros de mes questions pour plus tard. Mine de rien, le repas me fait envie et manger froid n'est pas dans mes habitudes. Pour les courses, je considère sa réponse comme une bonne nouvelle. Finalement, le plus simple sera en effet de s'y rendre de concert pour choisir ensemble ce qui nous conviendra le mieux mais ne sachant pas au départ son emploi du temps, je n'avais pas cherché à imposer quoi que ce soit. Les courses étaient nécessaires mais la façon de les faire demeurait plus accessoire.

Bon appétit Higanbana.

"- Bon appétit."

Quel prénom intéressant. Est-ce que tes parents ont expliqué pourquoi ils ont choisi ce prénom? Est-ce à cause de son caractère funeste ? Dramatique de deux amoureux séparés ? Ou simplement en hommage à la fleur d’équinoxe ?

"- En hommage à la fleur principalement. Et aussi parce qu'ils étaient adeptes des vieux prénoms un peu tombés dans l'oubli."

Orihime, Shin'nosuke et Higanbana. Des prénoms désuets, plutôt rares et qu'ils étaient fiers de nous voir dépoussiérer. Une façon comme une autre pour eux d'avoir des enfants uniques. Aucun d'entre nous n'a eu l'occasion de croiser durant sa scolarité un autre élève portant le même nom. Ni même en dehors d'ailleurs. A croire que nous étions les seuls à les porter.

Tu as dû t’en douter en lisant le contenu de la lettre que tu n’es pas avec un japonais pure souche. Mon père est indien... ET impatient d’en savoir plus sur toi.
Ça ne sera pas pour tout de suite évidemment. Mais c’est juste histoire de te faire comprendre qu’il est très présent dans ma vie. Qu’en est-il de tes parents ?


"- Ils ont été emportés par Shukumei. Tout comme les autres membres de ma famille... "

Ma réponse a beau se faire naturellement, il demeure une pincement en mon coeur en prononçant ces mots. J'aurais voulu faire de l'humour en le rassurant, ainsi il n'aura pas sa belle famille à supporter, mais rien ne sort de plus qu'un soupir avant que je ne vienne vider doucement mon propre verre de saké. Et ce dernier terminé, je viens esquisser l'ébauche d'un sourire malgré tout. Ce n'est pas sa faute, il ne pouvait pas deviner.

"- J'avais une soeur et frère aîné également. Aujourd'hui, il ne reste plus que moi. "

Pa besoin de rentrer dans les détails mais ainsi, il sait. Par contre, je note que depuis le début il m'a tutoyé là ou par habitude, je vouvoie tout le monde. Comme je le faisais aussi avec mon mon premier époux, selon sa volonté. Alors, si ça vient de lui, peut-être que je devrais essayer de faire comme lui ? Après tout, je ne perds rien à essayer. Aussi, mon assiette à présent presque terminée, je viens le questionner aussi. Au moins un peu.

"- Et... toi ? Juste un père ?
Pour ton prénom, Azhar, cela a t'il une signification particulière en indien, du coup ? "

— soosaku —

le Ven 24 Jan - 9:04
Azhar Varich
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Azhar Varich
Higanbana Utzuki
Aimer est un combat de chaque instant
Une première expérience du mariage version incontestable qu’ils ont tous les deux expérimentée dans le passé. Azhar ne sait si son union a eu une finalité funeste comme ce fut son cas, mais de toute façon il ne tient pas à exiger plus de détails ou à recueillir son ressenti  à l’égard de cette nouvelle union. Le temps fera son œuvre au cours des conversations pour que certaines confidences perdent leur caractère confidentiel ou secret. Toutefois, il se doit de lui rendre la courtoisie et la coopération dont elle fait preuve. Aussi lorsqu’elle lui retourne la question sur son passif marital, il l’informe qu’il a lui aussi connu cette troublante et inoubliable mésaventure.

La discussion s’étire cordialement. Jusqu’à ce nouveau point commun entre eux. La perte d’êtres chers suite à la catastrophe qui a frappé le Japon. Il est navré pour elle. Savoir que Shukumei a éradiqué toute sa famille l’attriste sincèrement. Même si son visage reste imperturbable, il ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour sa mère qui a elle aussi été emportée par  Shukumei. De toute évidence, ni l’un ni l’autre n’aime s’apitoyer sur leur sort, donc Azhar se contente d’opiner gravement du chef en guise de compréhension, tout en portant un autre bol de saké aux lèvres pour purifier son humeur soudainement embrumée par les souvenirs d’une mère partie prématurément.

Désolé d’avoir abordé le sujet. Pour nombre de victimes le sujet est encore tabou, alors je comprendrais si tu ne desires pas en parler... Je sais que généralement les femmes aiment bien se confier à moi. ça doit être mon irrésistible magnétisme.  Mais on va s’en passer cette fois.

Inconsciemment il tapote doucement sa main dans un geste d’une fulgurante banalité amicale, mais qui peut être interprété péjorativement par son interlocutrice qui est encore pour lui une parfaite inconnue. Il est vrai que le jeune homme traduit sa compassion par un contact plutôt tactile qui n’est pas toujours intentionnel. D’ailleurs dès qu’il s’en rend compte, son regard brillant d’affliction, et faussement rieur, s’estompe immédiatement. Il s’empresse de remettre de la distance entre eux en vidant son bol entièrement. Sur le point de se lever pour débarrasser la table de la bouteille de saké à moitié vide et de quelques plats, il se raidit à la subtile et involontaire évocation du décès de sa mère. S’ensuit une réaction complètement invraisemblable.

Elle s’est tirée avec la grande faucheuse. A croire qu’on ne peut plus compter sur la fidélité des femmes de nos jours.

Le sourire est nerveux, crispé.  Les traits tirés dénotent d’une froideur subite qui illustre la force de caractère de sa personnalité, et son auto-sanction quant aux faiblesses qu’il peut inconsciemment dévoiler. Ensuite sa sérénité rétablie, il ajoute simplement :

Oui il ne reste plus que mon père. Je n’ai eu ni frère et sœur. Du moins à ma connaissance. Avec mon père, il faut s’attendre à tout. Sinon pour l’heure, je suis comme toi. Seul. J’ai bien de la famille en Inde, mais je n’y suis jamais allé. Une histoire d’embrouilles dans la famille paternelle.

Un haussement d’épaules marquant sa désinvolture, il se dirige vers l’évier pour y déposer ses plats. Néanmoins il fait doucement volte-face à son épouse quand en retour elle veut savoir si son prénom à une signification en Hindi. Le jeune homme égaye son visage d’un large sourire.

Mon prénom a effectivement une signification…Mais pas en Hindi. Mon buté de père a choisi un prénom d’origine arabe. Quand ma mère lui répétait que mon prénom n’a absolument aucun sens en Hindi, il lui rétorquait que c’est elle qui est indienne ou lui. Au final elle a abdiqué. J’ai donc un prénom plutôt arabe parce que mon père refuse d’admettre son erreur, ainsi que le fait qu’il n’a jamais mis un pied en inde, et qu’il n’y connait absolument rien. Surtout évite d’aborder le sujet en sa présence. Prise de tête garantie avec lui.

Azhar commence faire la vaisselle tout en continuant à s’exprimer, mais cette fois en offrant son dos.

Sinon pour répondre à ta question, Azhar veut dire Brillant, d’une splendeur éblouissante. Je ne sais pas à quoi mes parents pensaient. Ils ont dû trop boire le jour ils ont choisi mon prénom. Enfin bref.

Il tire le torchon pour se nettoyer les mains. Les yeux rivés sur son épouse, il annonce.

Bon je suis prêt pour les courses. On y va quand tu veux. Par contre je n’ai pas de voiture. Toi si. Je te laisse deviner qui va conduire ?

Un rictus railleur illumine ses traits pendant qu’il suspend le torchon.

Je vais chercher mon portefeuille. Je te rejoins devant la voiture.
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le Dim 26 Jan - 11:52
Higanbana Varich
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Désolé d’avoir abordé le sujet. Pour nombre de victimes le sujet est encore tabou, alors je comprendrais si tu ne désires pas en parler... Je sais que généralement les femmes aiment bien se confier à moi. ça doit être mon irrésistible magnétisme. Mais on va s’en passer cette fois.

Pour le coup, j'avoue être un peu surprise par sa réaction. Si le contact de sa main sur la mienne ne me gêne pas, ces mots me laissent davantage perplexe. Son irrésistible magnétisme? Il semble en tout cas certain de ce dernier et de son pouvoir envers les femmes. Après, ce n'est peut-être qu'une maladresse de langage ou une façon d'essayer de détendre l'atmosphère car déjà, après cet élan de compassion, le voilà qui reprend ses distances. Oui, c'est mieux ainsi. Laissons-nous le temps déjà de nous approcher avant de tenter de s'apprivoiser. Si cela est possible. J'avoue que certaines de ses paroles me laissent plutôt mal à l'aise, comme sa remarque au sujet de sa mère décédée.  

Oui il ne reste plus que mon père. Je n’ai eu ni frère et sœur. Du moins à ma connaissance. Avec mon père, il faut s’attendre à tout. Sinon pour l’heure, je suis comme toi. Seul. J’ai bien de la famille en Inde, mais je n’y suis jamais allé. Une histoire d’embrouilles dans la famille paternelle.

Au moins, il lui reste quelqu'un. Pour le coup, je crois que je l'envie un peu. Même si je n'étais pas particulièrement proche de ma famille, depuis la disparition de mon fils, je réalise davantage le poids de leur perte. Enfin, si nous trouvions un sujet de discussion un peu plus agréable ou si possible moins triste ? Qu'en est-il donc de l'origine de son prénom ? Je n'avais jamais entendu ce dernier avant de le rencontrer.  

Mon prénom a effectivement une signification… Mais pas en Hindi. Mon buté de père a choisi un prénom d’origine arabe. Quand ma mère lui répétait que mon prénom n’a absolument aucun sens en Hindi, il lui rétorquait que c’est elle qui est indienne ou lui. Au final elle a abdiqué. J’ai donc un prénom plutôt arabe parce que mon père refuse d’admettre son erreur, ainsi que le fait qu’il n’a jamais mis un pied en inde, et qu’il n’y connait absolument rien. Surtout évite d’aborder le sujet en sa présence. Prise de tête garantie avec lui.

"- Je saurais m'en souvenir, merci. "

Sinon pour répondre à ta question, Azhar veut dire Brillant, d’une splendeur éblouissante. Je ne sais pas à quoi mes parents pensaient. Ils ont dû trop boire le jour ils ont choisi mon prénom. Enfin bref.

Brillant. Même si il ne scintille pas, on peut dire qu'avec son profil typé étranger, c'est plutôt bien trouvé. Il dénote forcément au milieu des nippons pur souche, sans que cela ne soit péjoratif. Reste à voir si ce prénom était prédestiné à sa façon. Ce que je note surtout c'est que visiblement, sa famille est très importante pour lui vue la manière dont à chaque fois il vient en parler et appuyer dessus.

Bon je suis prêt pour les courses. On y va quand tu veux. Par contre je n’ai pas de voiture. Toi si. Je te laisse deviner qui va conduire ?

"- Surement celle qui a les clefs. "

Je vais chercher mon portefeuille. Je te rejoins devant la voiture.

Je me contente de hocher de la tête avant de venir débarrasser ma place et de me préparer. Prendre mon sac, mon manteau et mes clefs ne me prends guère de temps et je suis en train de baisser le volume de la radio lorsque mon mari me rejoins.  

"- Comme le frigo est vide, je propose de nous rendre au centre commercial du quartier pour pouvoir faire le plein avec davantage de choix. Par la suite, les supérettes et autres petites épiceries pourront suffire suivant ce dont nous aurons besoin.
Et si tu n'as pas de voiture, as-tu le permis ?"


Une façon d'occuper le trajet et de continuer d’essayer d'apprendre à se connaitre. Quelques questions simples, sans grand intérêt. C'est plus pour la logistique de la maison et le fonctionnement du couple que pour réellement se découvrir. Pour le moment, la surface suffit et puis, il y aura du monde dans les magasins et je ne veux pas avoir à me donner en spectacle alors allons-y pas à pas.

La voiture garée, nous venons donc commencer à arpenter les divers rayons du magasin. Objectif premier: la nourriture. Maintenant que les meubles sont posés, ce sera en effet le plus vital. Par réflexe, je me suis dirigée tout de suite vers les rayons de fruits et de légumes avant de venir me tourner vers mon mari à mes côtés.

"- J'ai pris l'habitude de commencer par les produits frais, pour pouvoir mieux les choisir.
Niveau alimentaire, je n'ai aucune restriction particulière, ni allergie connue. Ma seule limite est de ne pas manger trop épicé, ayant tendance à mal le supporter. Aussi, si jamais mes plats te paraissent fades, n'hésite pas à me le signaler à l'avenir. J'ai la main légère en épices et... je ne suis pas une formidable cuisinière non plus. "


Autant le prévenir tout de suite. Je ne suis pas une catastrophe aux fourneaux mais je suis plus une cuisinière de base qu'une aficionado des recettes longues et complexes. Je me débrouille et je n'ai jamais intoxiqué personne mais si lui aime la cuisine, je lui céderais cette tâche avec plaisir. Sinon, nous partagerons, comme tout le reste. Et tout en commençant à venir choisir quelques jolis fruits et légumes à cuisiner, je relance la conversation.

"- Comme tu as des origines hindous, as-tu l'habitude de manger comme en Inde ? Ou tu as été élevé à la tradition japonaise ? "
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le Mar 4 Fév - 10:27
Azhar Varich
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Aimer est un combat de chaque instant.
A pas lourds, Azhar arrive dans la chambre et s'empresse de récupérer son portefeuille pour rejoindre aussitôt son épouse dans la voiture. Cette dernière est à régler le volume de sa voiture quand il ouvre la portière pour occuper le siège passager. Sans tarder, elle annonce le programme ou plutôt l'itinéraire de leur petite virée. Azhar se contente simplement de hocher la tête docilement. Tout cela n'a pas une grande importance pour lui. Par contre lorsqu'elle s'interroge sur l'obtention de son permis, le jeune homme y apporte une réponse simple.

J'ai mon permis de conduire. J'attendais juste la confirmation de mon poste pour m'offrir une voiture. C'est fait depuis deux semaines, mais je n'ai pas encore eu le temps de m'occuper de ça. Ne t'en fais, tu n'auras pas à me transporter partout comme un petit toutou bien dressé.

Le brun ricane spontanément, mais c'est vrai qu'il n'est pas homme à dépendre des autres. Il a horreur de ça pour être sincère. C'est bien pour cela qu'il préfère emprunter des transports en commun plutôt que demander à un collègue ou un ami de le raccompagner chez lui. C'est aussi pour cette raison qu'à la suite de cette conversation avec son épouse, il compte bien s'occuper de ce petit détail au plus vite pour ne pas être une charge pour elle ou une entrave dans ses sorties personnelles.

Lorsqu'ils pénètrent dans le supermarché, ils vont directement dans les rayons des produits frais. Azhar ne réagit pas, il se contente d'observer son épouse qui agit par instinct, il n'est pas difficile pour lui d'en déduire qu'elle apprécie grandement une alimentation saine. D'ailleurs lorsqu'elle se rend compte de cette approche machinale, elle se justifie tout de suite auprès du jeune homme qui arbore un subtil sourire aux informations confiées.

Aucune inquiétude de mon côté. Je ne suis pas compliqué en alimentation. Tant que c'est bon tout me va. Ne te prive de rien simplement parce que tu partages ta vie avec une personne. Je serai ravi de connaître un peu mon épouse au naturel et non celle que tu penses que tout homme souhaiterait comme épouse. Si tu n'es pas douée en cuisine, nous verrons bien comment nous y accommoder. Puis de toute façon, j'aime aussi les fruits. Cela nous fait ainsi un point en commun.

Souriant, Azhar l'aide à choisir les fruits tout en écoutant sa préoccupation sur son appréciation culinaire due à ses origines.

Mon père n'a aucune connaissance de sa culture. Aussi il n'a pas pu me la transmettre et de mon côté, je n'ai pas été curieux. Alors je suis un pur fruit japonais intérieurement. Ne nous tracassons pas la tête pour tout cela veux-tu? Continuons nos courses si tu le veux bien.

Après les fruits, Azhar l'entraine à son tour vers sa petite faiblesse matinale, les céréales. Il adore. De préférence nature. Alors il prend trois paquets de céréales natures. Il laisse à son épouse le soin de choisir ce qu'elle préfère pour le petit-déjeuner. Il y ajoute néanmoins du café, de la confiture, du bacon. Il lance un coup d'oeil à la brunette.

Tu crois qu'un jour tu réussiras à te faire à ma présence?

La question lourde de sens, est pourtant posée avec une telle désinvolture qu'on croirait presque qu'il s'en moque. Mais il a besoin de savoir s'il peut s'octroyer certaines libertés. C'est un homme tactile spontanément. Jusqu'à présent il a fait un effort de ne pas la toucher, mais c'est par ce genre de rapprochement que le contact, ainsi que l'affection s'opèrent avec lui. C'est vrai que ce n'est que le premier jour, mais il a besoin de savoir si elle se sentira agressée. D'ailleurs, en lui posant la question, il attrape volontairement son bras de sa main pour soi-disant éviter qu'elle ne bouscule une vieille dame sur son passage, mais c'est simplement pour savoir si elle est réticente à sa présence. Sans doute n'a-t-il pas mesuré la force de sa pression sur son bras, mais elle se retrouve accidentellement dans ses bras, le caddie sur le côté. Quelques regards se tournent vers eux. Plus discret tu meurs. Leur rapprochement engendre quelques gloussements. Azhar est lui-même très amusé par la situation, pourtant il se garde bien de le démontrer. Tout en la gardant toujours dans ses bras, il murmure:

Désolé. Il m'arrive d'être un peu brusque. Je ne t'ai pas fait mal j'espère?

De nouveau de la distance entre eux, Azhar pousse le caddie, le sourire au coin des lèvres, puis lâche en la regardant.

Il nous faut de la viande pour ce soir. Tu aimes les côtelettes de porc?
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le Mer 5 Fév - 16:27
Higanbana Varich
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J'ai mon permis de conduire. J'attendais juste la confirmation de mon poste pour m'offrir une voiture. C'est fait depuis deux semaines, mais je n'ai pas encore eu le temps de m'occuper de ça. Ne t'en fais, tu n'auras pas à me transporter partout comme un petit toutou bien dressé.

Très bien, je note ça. Enfin, s'il a besoin de quelques temps pour trouver un véhicule qui lui convienne, cela devrait pouvoir se gérer aussi. Sans devenir son chauffeur, juste l'emmener au besoin quelque part à titre exceptionnel est aussi envisageable. En tut cas, c'est bien qu'il ait son permis et qu'il compte déjà se débrouiller par lui-même. Pas de dépendance inutile à l'autre, c'est un schéma avec lequel je suis en accord. Un bon point pour lui donc. En attendant, nous arrivons à destination et je réalise rapidement que je suis mes anciennes habitudes par réflexes. Mais qu'en est-il pour lui ?  

Aucune inquiétude de mon côté. Je ne suis pas compliqué en alimentation. Tant que c'est bon tout me va. Ne te prive de rien simplement parce que tu partages ta vie avec une personne. Je serai ravi de connaître un peu mon épouse au naturel et non celle que tu penses que tout homme souhaiterait comme épouse. Si tu n'es pas douée en cuisine, nous verrons bien comment nous y accommoder. Puis de toute façon, j'aime aussi les fruits. Cela nous fait ainsi un point en commun.

Me connaitre au naturel ? Un instant, sa phrase me surprend un peu. Aurait-il connu un premier mariage de ce genre ? En y repensant, je ne pense pas avoir jamais modifié mon comportement pour convenir à ce qui serait une pensée de base. Je suis moi et en tant que telle, secrète. Parce qu'il y a des choses que personne ne doit savoir. Surtout pas lui, pour son propre bien. Enfin, son attention est louable et je crois que j'apprécie son discours. Même si notre rencontre a été plutôt houleuse, il semblerait que ce mariage puisse se vivre sous de meilleurs hospices qu'il n'a débuté ce matin.

Mon père n'a aucune connaissance de sa culture. Aussi il n'a pas pu me la transmettre et de mon côté, je n'ai pas été curieux. Alors je suis un pur fruit japonais intérieurement. Ne nous tracassons pas la tête pour tout cela veux-tu? Continuons nos courses si tu le veux bien.

"- Faisons comme cela. "

Finalement, il est aussi nippon que moi. Seul son nom est d'origine étrangère. Est-ce que cela me soulage ? En fait, je crois que ce n'était pas vraiment une inquiétude. Les fruits et les légumes ayant trouvés leur place dans notre chariot, nous passons ensuite au rayon petit déjeuner. Monsieur semble apprécié les céréales, dont je viens prendre une boite également. Du muesli avec du chocolat. Je rajoute à ses choix du thé, des oeufs et de la brioche également. Un instant, j’attrape une boite de biscuits thé avant de la remettre à sa place. Il y a déjà bien assez pour le moment.

Tu crois qu'un jour tu réussiras à te faire à ma présence?

"- Sans doute. Après tout, nous sommes compatibles. "

Et la Machine ne s'appelle pas l'Incontestable pour rien. Un instant, le souvenir de ma sœur aînée me traverse l'esprit avant d'être remplacé par celui de Jun'ichiro mais je n'ai pas le temps de les chasser qu'une pression sur mon bras me fait revenir un peu violemment sur terre. Sans réellement en comprendre la raison, je me retrouve tirée vers mon époux, perdant un peu l'équilibre pour finir littéralement dans ses bras. Si je devine sans mal es gloussements et les regards qui se sont forcément attardés sur nous, je n'y prête pas attention encore, plus surprise qu'autre chose.  

Désolé. Il m'arrive d'être un peu brusque. Je ne t'ai pas fait mal j'espère?

"- Non, je... Ca va, merci. "

Son geste était donc prémédité ? Non, je dois me faire des idées. Enfin, dans tous les cas, il n'y a pas de mal et une fois de retour à une attitude parfaitement normal, plus personne ne nous prête attention. Je viens remettre mes lunettes en place tout en passant un instant mes doigts dans mes cheveux. Il y a longtemps que je n'avais pas été si proche de quelqu'un en fait, ça m'a vraiment pris de cours.

Il nous faut de la viande pour ce soir. Tu aimes les côtelettes de porc?

"- Oui, même si je n'ai pas du en manger souvent.
Tu as une façon particulière de les préparer ? "


Je sais que cette viande à l'avantage de pouvoir se cuisiner d'un tas de manières différentes. En général, je les prenais simplement grillées mais en marinade ou en sauce, cela peut aussi être très bon. En tout cas, je le laisse choisir cette dernière tandis que je réfléchis à un accompagnement convenable.  

"- Avec un wok de légumes, est-ce que cela te conviendrait ? Comme ils sont frais, autant en profiter. "

S'il souhaite s'occuper du repas de ce soir seul ou s'il a une autre idée, je le comprendrais parfaitement mais comme nous sommes à présent en couple, autant essayer de faire les choses ensemble. Mine de rien, c'est aussi agréable parfois d'avoir quelqu'un d'autre sur qui se reposer. Et puis, jusqu'à maintenant, il se montre plutôt volontaire et agréable. Souriant même, bien plus que moi.  

Le chariot rempli et les courses pour la semaine terminées, nous passons à la caisse avant de charger la voiture et de rentrer chez nous. Le véhicule garé et son contenu déchargé, il ne nous reste plus qu'à ranger le tout au frigo pour le frais et dans les placards pour ce qui en mode longue conservation.

"- As-tu une forme d'organisation préférée ? J'ai tendance à ranger ce qui est nourriture en hauteur pour laisser les placards plus bas pour la vaisselle et les ustensiles mais cela peut se modifier.
Oh, à part le produit vaisselle, je ne laisse aucun produit ménager dans la cuisine pour ma part. Cela te pose t'il un souci ? "


Evidemment, il s'agit là de détails mais mine de rien, ce sont aussi avec eux que nous allons vivre alors autant en discuter dès le départ. Et puis, il est plus simple de dialoguer logistique et organisation que ressentis personnels pour une première rencontre avec un parfait inconnu. Même si celui-ci est à présent mon mari, il va me falloir un peu de temps pour m'y habituer.

— soosaku —

le Ven 7 Fév - 10:21
Azhar Varich
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Aimer est un combat de chaque instant.
La spontanéité des réponses, le caractère succinct, sont révélateurs d’une mélancolie due au récent mariage ? Ou son épouse est tout simplement une femme lisse sans la moindre manifestation d’émotions  et qui  masque ses imperfections dans une réserve intentionnelle ? Ce n’est pas vraiment la personnalité d’Azhar. Lui ne se cache pas et il aime avoir d’interminables discussions, soit via les réseaux sociaux, soit en mode face to face. Avec son épouse, il a la désagréable sensation que sa maturité avancée va l’empêcher de profiter de la vie avec légèreté. Le désavantage d’avoir une conjointe plus âgée. Mais ils n’en sont qu’à leur premier jour. Il a bien l’intention de la tester encore plus pour savoir s’ils sont réellement compatibles comme le prétend la machine.

Les pas rythmés dans la même cadence à l’évocation de la viande, Azhar lève les yeux au plafond à l’interrogation de la brunette, perdu dans une brève réflexion marquée par une mimique appuyée.

Je ne suis pas très doué en cuisine aussi. Alors c’est plus souvent du frit à la poêle avec quelques petits pois et soit des pommes vapeurs ou des frites de pommes.

Ses iris ambrés rivés sur elle à sa proposition d’associer les ingrédients, cette initiative lui arrache un sourire franc. On doit lui reconnaître qu’elle est très coopérative et que mine de rien, même si verbalement elle n’est pas très loquace,  elle participe d’ores et déjà à la construction de leur foyer.

Un wok de légumes est une excellente idée. Nous allons les cuisiner ainsi.

Les courses se terminent finalement et la voiture est chargée sans difficulté, l’avantage d’avoir une bonne constitution physique pour remplir rapidement la malle arrière sans s’éreinter. De retour chez eux, ils se lancent dans le rangement des courses. Les informations de son épouse l’assomment soudainement, si bien qu’il pose les sacs sur le comptoir et s’y appuie pour prendre sa tête entre ses mains et étouffer un rire railleur.

Higanbana…

Les doigts glissent le long des joues, les traits se tirent dans une subite rigidité pour annoncer l’amorcement d’une situation sérieuse. Les commissures s’étirent  nerveusement tandis que le jeune homme désunit ses coudes du comptoir pour y poser doucement ses paumes comme appuis. Il l’observe intensément quelques secondes, puis contourne le comptoir pour se rapprocher d’elle. Les paumes à présent sur l’évier, les bras saillants encadrent la belle brunette et les iris luisent d’une lueur câline.

Tu n’as pas besoin de me poser des questions sur tout. Je ne suis pas un homme bien compliqué. Et puis de toute façon, ce n’est pas ce qu’on attend de nous.

Une main se libère pour se poser sur le bas du dos de la jeune femme, et ainsi exercer une pression sur elle pour un rapprochement plus intime qu’au supermarché. Sans aucun mot annonciateur, avec sa spontanéité légendaire, ses lèvres capturent celles de la brunette dans un baiser sans passion, mais suffisamment tendre pour qu’elle réalise qu’elle n’est pas là pour parler rangement dérisoire avec lui. Certainement pris dans le feu de l’action dû au manque d’une femme dans sa vie, mais aussi à la petite taille de son épouse comparée à la sienne, il se surprend à saisir sa taille pour la soulever de terre. Il la repose sur le rebord de l’évier et prolonge de ce fait le baiser dans lequel il s’octroie plus de liberté pour apporter une légère touche de vigueur. Calé entre ses cuisses, il rompt le contact lorsqu’il sent la fièvre le chatouiller légèrement. Il ne faudrait pas brûler les étapes. Il lui tourne le dos en s’éloignant, et lance calmement.

Je vais commencer à nettoyer et  assaisonner les côtelettes. Tu t’occupes des légumes ? Ensuite tu pourras me foutre une beigne si tu estimes que j’ai été grossier. Mais laisse-moi te dire avant ...que tu as les lèvres très douces. Un délice.

Un rictus canaille fend ses lèvres pour illustrer son humeur ludique.
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le Sam 8 Fév - 11:21
Higanbana Varich
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Je ne suis pas très doué en cuisine aussi. Alors c’est plus souvent du frit à la poêle avec quelques petits pois et soit des pommes vapeurs ou des frites de pommes.
Un wok de légumes est une excellente idée. Nous allons les cuisiner ainsi.


Finalement, il semblerait que nous ayons pas mal de points en communs. En tout cas, pour ce qui tourne autour du culinaire et des courses. Tant mieux, ces deux tâches peuvent vite se révéler particulièrement rébarbative voir devenir des calvaires alors autant trouver dès le départ des terrains d'entente. Enfin, les courses prennent fin et de retour à la maison, je repasse en mode organisation. Cette nouvelle demeure qui est la notre est encore un peu vide alors à nous de nous l'approprier. Aussi, si je commence à agir comme à mon habitude, je viens rapidement interroger mon époux sur les siennes. Une maison bien rangée aide aussi à s'y sentir à l'aise.

Higanbana…

Son ton ainsi que sa réaction me laissent un peu surprise. Pourtant, je n'ai rien dit qui puisse prêter à rire de la sorte. Je termine de déposer ce que j'avais dans les mains sur le plan de travail à coté de moi avant de venir l'observer avec une pointe d'interrogation. Ses mains d'abord sur son visage viennent prendre appui sur le meuble avant qu'il ne vienne à ma hauteur, venant littéralement me bloquer entre lui et l'évier pour le coup. Mais qu'est-ce qui lui prend ?

Tu n’as pas besoin de me poser des questions sur tout. Je ne suis pas un homme bien compliqué. Et puis de toute façon, ce n’est pas ce qu’on attend de nous.

"- Je ... "

Pas le temps d'en dire plus, me voilà attirée contre lui alors que déjà, ses lèvres trouvent les miennes, me prenant totalement de cours. Bon, ce n'est rien de grave et puis, il s'agit d'un des devoirs des mariés mais j'avoue rester un peu pantoise face à cette situation. Par contre, c'est moi ou je ne touche plus le sol ? Je devine mes appuis changer sans réellement en comprendre encore le sens. Par contre, malgré la surprise, je sens que mes lèvres n'ont pas quittées les siennes, un peu timides mais curieuses aussi, à leur façon. Cela faisait longtemps, vraiment.

L'échange prend fin de façon presque aussi soudaine qu'il a commencé. Il me faut bien deux secondes pour le réaliser avant de reprendre un souffle plus correct. Et je suis vraiment assise sur le bord de l'évier ? Qu'elle idée ! Aussi, ma première réaction sera d'en descendre en venant remettre mes lunettes en place.

Je vais commencer à nettoyer et  assaisonner les côtelettes. Tu t’occupes des légumes ? Ensuite tu pourras me foutre une beigne si tu estimes que j’ai été grossier. Mais laisse-moi te dire avant ...que tu as les lèvres très douces. Un délice.

"- Je m'en occupe, oui.
... Merci.... "


Petit con ! Non mais sérieusement, les jeunes de nos jours. Evidemment, j'ai senti mes joues chauffer un peu sous son compliment tandis que je viens me concentrer sur ma mission du moment: préparer les légumes. Moi, lui mettre un coup ? Je ne me souviens pas avoir jamais levé la main sur qui que ce soit alors ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer. Allez, on respire profondément pour se calmer et on reprend là où on en était. Je sens que ce mariage va mettre mon self contrôle à rude épreuve s'il débute ainsi.

"- Tu es toujours... comme ça ? Ou c'est une façon de me tester ? "

Au fond, je préfère savoir. Mine de rien, nous allons vivre ensemble jusqu'à ce que la Mort ou l'Incontestable nous sépare alors autant savoir à quoi m'attendre. Mon ton se fait un peu curieux, intrigué par cette personnalité qui semble si ouverte et naturelle. Je n'ai pas l'habitude de ce genre de réactions, mon ancien époux n'étant absolument pas ce genre d'homme. Attentif oui, mais pas réellement attentionné et peu tactile. Les légumes nettoyés, je les dépose devant moi pour commencer à venir les découper avant qu'un détail ne me revienne en mémoire et ne me fasse reprendre la parole.

"- Ce parfum que tu portes, qu'est-ce que c'est ? "

Je l'ai parfaitement senti, cette fragrance un peu musquée, à la fois douce et piquante. Mais pour le coup, je n'arrive pas à déterminer s'il s'agit des effluves d'un produit industriel ou si ce serait sa peau qui dégagerait cette odeur naturellement. Ce n'était pas très fort, juste assez présent pour être noté de ma part.  

"- Enfin, tu n'es pas obligé de répondre. Si tu trouves que je poses trop de questions, je comprendrais. "
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le Lun 10 Fév - 15:33
Azhar Varich
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Aimer est un combat de chaque instant.
L’instant charnel est bref entre le couple. Sans accorder un intérêt trop appuyé sur ce moment échangé, les jeunes partenaires de vie décident de reprendre le cours de leur activité commune. La préparation du repas. Après avoir rincé ses mains, Azhar est à découper les côtelettes de porc en petits morceaux lorsque la jeune femme l’interpelle et l’interroge sur sa précédente réaction afin de savoir si c’est un trait naturel de sa personnalité ou si c’est juste un rôle qu’il interprète pour la tester. De prime abord, ses lèvres s’étirent dans un subtil sourire tandis qu’il met la poêle à chauffer au feu avec du beurre pour une viande tendre.

Disons qu’il y a un peu des deux. Je suis plutôt un fonceur, quand j’ai envie de faire quelque chose, je ne m’abstiens pas. Sauf si je sais que cela peut faire de la peine. De même, j’avais envie de te tester un peu. Tu sembles être une personne très réservée, très calme. J’ai peur de me lasser rapidement. C’est pourquoi je me suis permis de tester si tu as un peu de fougue en toi pour apporter du pep's à notre relation. C’est un problème pour toi ?

La mousse du beurre complètement évaporée, Azhar assaisonne les morceaux de viande qu’il dépose dans la poêle. Il y ajoute une pincée de noix de muscade, du poivre et de l’huile d’Olive. La viande cuit doucement, alors ses yeux scrutent son interlocutrice qui se montre curieuse sur le parfum qu’il porte. Derechef, le jeune homme sourit en ramassant les légumes qu’elle a soigneusement découpés. C’est à dire, aubergines, courgettes, tomates, coriandre fraîche, carottes et poivrons. Le tout proprement et finement découpés. Un peu de vinaigre balsamique et il mélange tous les ingrédients dans la poêle. Il couvre la poêle et laisse cuire. Les bras croisés, il daigne enfin satisfaire à sa supplique.

Je ne mets pas de parfum. C’est certainement l’odeur de mon gel douche que tu sens. Est-ce que c’est trop fort pour toi ? C’est vrai que tu as l’air d’être une femme délicate, je m’en voudrais de te brusquer avec les effluves de mon gel douche.

Un sourire espiègle se profile, mais le crépitement de la poêle le contraint à ravaler son sourire pour se concentrer sur la cuisson du repas. Tout en remuant les mets avec une spatule, il s’autorise une réciprocité intrusive dans les questions.

En quoi consiste au juste ton métier ? Je sais que tu es dans l’informatique, mais quelle branche exactement et en quoi consiste ton travail ?...Tu me passes un peu d’eau s’il te plait pour les légumes.

Un verre d’eau à la main, il verse un demi verre dans la poêle pour accélérer le processus de cuisson des légumes et recouvre le tout d’un couvercle. Ce qui permet à la jeune femme de répondre à sa question. Au bout de dix minutes le repas est fin prêt. Ils sortent les couverts et mettent la table. Azhar réclame l’aide de son épouse pour servir les mets. A table, il va sans doute se montrer maladroit, mais c’est avec des erreurs qu’on apprend. Après une délicieuse bouchée du porc sauté aux légumes, le jeune homme lance froidement :

Ton précédent époux est décédé ou l’incontestable a juste décidé de vous séparer ? Je suppose que vous n’avez pas eu d’enfants ?
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le Sam 15 Fév - 9:38
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Disons qu’il y a un peu des deux. Je suis plutôt un fonceur, quand j’ai envie de faire quelque chose, je ne m’abstiens pas. Sauf si je sais que cela peut faire de la peine. De même, j’avais envie de te tester un peu. Tu sembles être une personne très réservée, très calme. J’ai peur de me lasser rapidement. C’est pourquoi je me suis permis de tester si tu as un peu de fougue en toi pour apporter du pep's à notre relation. C’est un problème pour toi ?

"- Non. "

Mais le fait d'avoir eu un explication m'aide aussi à le cerner. Un fonceur, qui aime bien venir tester les limites des autres. Maintenant que je suis au courant, je serais moins surprise. Quand au fait qu'il se lasse, cela ne regarde que lui. Au fond, quoi qu'il se passe, tant que la Machine n'en aura pas décidé autrement, ce sera lui et moi, et rien d'autre. Et vu son humeur, il sera parfaitement capable d'apporter du pep's pour nous deux, je n'en doute pas.

Je ne mets pas de parfum. C’est certainement l’odeur de mon gel douche que tu sens. Est-ce que c’est trop fort pour toi ? C’est vrai que tu as l’air d’être une femme délicate, je m’en voudrais de te brusquer avec les effluves de mon gel douche.

"- J'étais plus curieuse qu'autre chose, ne reconnaissant pas ce parfum. Et non, il n'est pas trop fort, loin de là. Plutôt agréable même."

Moi, délicate ? C'est vrai que je peux en avoir l'apparence mais guère plus. S'il savait par quoi je suis passée, ce que j'ai déjà affronté, il ne penserait surement pas la même chose mais finalement, je crois que c'est mieux ainsi. Au fond, je ne suis bien qu'une gentille petite japonaise. Une enfant de plus de ce système corrompu et vérolé, qui en prone la suprématie et la perfection à tout va.  

En quoi consiste au juste ton métier ? Je sais que tu es dans l’informatique, mais quelle branche exactement et en quoi consiste ton travail ?...Tu me passes un peu d’eau s’il te plait pour les légumes.

"- Bien sur, voilà.
Pour mon métier, je suis agent de maintenance informatique pour la Firme Fujikawa depuis un peu plus de 2 ans maintenant. Je n'ai pas de grandes responsabilités mais les réseaux propres au groupe sont particulièrement complexes aussi je travaille le codage à un niveau plutôt élevé. Et je ne me contente pas de réparer les systèmes existants, je peux aussi les créer de A à Z suivant les commandes de ma hiérarchie. "


Je ne rentrerais pas dans les détails du fonctionnement des réseaux de la Firme mais je ne lui cache pas que j'ai plus de connaissances que ce que mon simple intitulé de poste laisse deviner. A la base, j'avais suivi des études de web-designeuse et avec mes activités sur la toile, j'ai beaucoup appris autour de l'univers de l'informatique. Au final, j'occupe un poste plutôt basique mais avec des qualifications et des attentes bien supérieures. Avec le salaire qui suit, bien évidemment. Je ne vivrais pas à ses dépends, qu'il se rassure.  

La cuisson du repas touchant à sa fin, je viens aider mon mari à mettre la table et à servir le dîner. La viande a une jolie couleur et le plat dégage un fumet plutôt appétissant. Pour quelqu'un qui me disait ne pas trop savoir cuisiner, je trouve qu'il se débrouille plutôt bien. La chance du débutant ? Cela m'étonnerait, ses gestes semblaient précis pendant qu'il préparait la viande. En tout cas, c'est aussi parfumé en bouche qu'au nez. Juste assez relevé à mon gout, c'est vraiment agréable.

Ton précédent époux est décédé ou l’incontestable a juste décidé de vous séparer ? Je suppose que vous n’avez pas eu d’enfants ?

Mon geste s'arrête net, laissant ma fourchette en suspens un instant, le temps de respirer profondément. Je savais que cette question arriverais mais je ne l'attendais pas maintenant. pas comme ça. Et pas au sujet de Yoïchi également. Je déglutis un peu trop fort avant de venir reposer mon couvert dans mon assiette, le regard fixé sur son contenu sans le voir. Jun'ichiro aurait râler au sujet de la viande trop cuite pour lui alors que notre aurait boudé les carottes, lui.  

"- Jun'ichiro est mort au printemps 2108. Cela faisait 6 ans que nous étions mariés.
Il a été victime d'une balle perdue... "


Ma voix qui était resté très neutre se fait plus légère, moins franche. Ce sujet-là, depuis le temps je le maîtrise mais la suite par contre, c'est une autre histoire. Mes doigts se sont refermés au niveau de ma poitrine, comme cherchant un appui pour réussir à laisser ma voix s'échapper malgré la douleur.

"- ... En allant chercher un médicament pour notre fils. Yoïchi aurait eu 5 ans cette année.
Il n'a pas survécu à l'épidémie de cet été. "


Les yeux fermés, je revois les images qui défilent à une vitesse folle. Je les chasse de mon mieux, secouant la tête avant de passer ma main sous mes yeux pour en chasser les départs de larmes. Il ne reviendra pas, aucun d'entre eux ne le fera. C'est à moi d'être forte alors, je souffle de nouveau un grand coup avant de venir relever la tête et reprendre mon repas. Ce dernier est bon mais actuellement, l'appétit n'y est pas vraiment. Enfin, cela reviendra, doucement. Comme à chaque fois.  

"- Permet-moi de te retourner tes propres questions.  
Au sujet de ton travail, de ton ex conjoint et de tes possibles enfants.
En tout cas, tu te débrouilles bien pour la cuisine, je trouve."


Sans changer réellement de sujet, je tente malgré tout de passer à autre chose. Les souvenirs sont lourds et douloureux alors, revenir me focaliser sur le présent pourra aussi m'aider à penser à autre chose.
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