Les coups d'pouce ♥
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le Sam 8 Fév - 4:55
Katsuki Masayoshi
Messages postés : 12
Inscrit.e le : 08/02/2020

Les plus du perso :
Je suis: neutre.
Époux/se : Célibataire.
Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Masayoshi Katsuki
cold and deadly.
Informations générales
Nom : Masayoshi (durant 15 ans Okamoto)
Prénom.s : Katsuki
Âge : 41 ans // née le 2 mai 2070
Genre : Féminin
Origines : Japonaise
Activité : présidente du groupe Masayoshi, agence spécialisée dans les métiers de la mode et de l’actorat depuis 4 générations de Masayoshi, rédactrice en chef du magazine KM MODE de sa compagnie.
Sexualité : libre
Avatar : Lisa Lisa - JoJo's Bizarre Adventure
Règlement : -
Chemin maman j’ai craqué again /poutre
Autre : alors… bon courage pour ma fiche (encore à rallonge ceypapossible, rip à celui/celle qui la lira), j’espère que la manière dont elle est écrite vous permettra d’avoir toutes les infos nécessaires ! (PS : cette fiche est un drama j’espère que vous êtes cho)
無罪

⟐⟐ Mai 2070 ⟐⟐

Dans la clinique privée, les infirmiers s’activent, vont et viennent dans la maternité. Quelques secrétaires pianotent nerveusement sur leur tablette tandis que le chargé de communication fait en sorte qu’aucune intox ne soit relayée sur les réseaux, de même que la moindre fuite au sujet de l’événement tant attendu dans l’entourage de son patron. Lui n’est pas là, laissant à sa femme le soin de s’occuper des formalités encadrant la naissance de son premier enfant.

— C’est une petite fille ! annonce-t-on joyeusement à la jeune maman.

L’intéressée se mord la lèvre inférieure, le visage déformé par l’effort. Bien sûr que c’est une fille, elle le sait que trop bien. C’est la raison de l’absence de son mari. Dès qu’il a appris qu’il n’aurait pas encore d’héritier digne de ce nom, il s’est désintéressé de la grossesse de sa femme, laissant les mois s’écouler avec la hâte de pouvoir concevoir un nouvel enfant le plus tôt possible.

On dit que les hommes et femmes d’importance sont dénués de cœur. Inaho en est à présent certaine.

— Inaho, Inaho, prend la dans tes bras !

Relâchant la pression de ses dents sur sa lippe endolorie, la jeune femme relève les yeux vers sa sœur aînée, avant de reporter son attention sur l’enfant. Elle déglutit, respirant à grand coup, mais malgré l’angoisse qui la torture ses mains tremblantes se lèvent d’elles-mêmes vers le nourrisson. Sa fille. La chair de sa chair. Son sang. Doucement un infirmier vient poser l’enfant contre le sein de sa mère. Sur ses joues encore rougies par le travail de l’accouchement, de grosses larmes roulent et viennent s’écraser sur celles rebondies de son bébé.

Ses lèvres muettes prononcent silencieusement le prénom de l’enfant.
Espoir de victoire.

— Je remplis les papiers pour toi ? Ton mari a déjà décidé du prénom, non ?

Sans daigner lever le nez vers sa sœur, Inaho laisse échapper un sourire tout en protestant doucement. C’est sa fille, personne ne décidera quoi que ce soit à sa place, encore moins celle qui ne cesse de lorgner sur son mariage. Jaugeant d’un regard faussement amical - quoique son visage resplendisse de bonheur - son aînée, elle ne peut s’empêcher de réfléchir au meilleur moyen de la faire partir, derrière le faux sourire qu’elle ne cesse de lui servir depuis des années.

— Akiko ? J’ai complètement oublié de prendre des affaires de rechange, pour moi et la petite… ça t’ennuierais d’aller les chercher, s’il te plait ? Katashi a accepté de nous laisser rester à l’hôpital plusieurs jours, mais je n’ai pas prévu assez de rechange.

— Tu ne veux pas envoyer un des employés de ton mari ? proteste l’autre d’un air boudeur.

Le sourire bienveillant d’Inaho s’agrandit.

— Tu sais qu’il n’y a qu’en toi que j’ai foi en matière de vêtements, Aki, la flatte-t-elle doucement. Je veux ressortir de cette clinique aussi belle qu’avant ma grossesse !

Soulignant ses propos d’un clin d’œil, elle sait d’avance que son stratagème va fonctionner. Sa sœur est obsédée par le concept de beauté, enchaînant les modifications corporelles et les transformations en tout genre sans se préoccuper des conséquences. Inaho est aussi persuadée qu’elle fera en sorte de paraître bien plus radieuse au côtés de la nouvelle mère et de ses traits tirés, mais elle s’en moque.

Tout ce qui l’importe à présent, c’est cette petite chose au creux de ses bras qui lui serre le doigt avec insistance.

— Compte sur moi, petite sœur ! lance fièrement l’autre. J’emprunte tes clefs et tes fidèles serviteurs.

Comment pourrait-elle refuser le simple fait de se mettre à la place de sa sœur, ne serait-ce que pour quelques heures ? La perspective de se faire conduire de l’hôpital à l’immense villa de m. Masayoshi, où elle va certainement passer plus de temps que prévu et voler quelques affaires au passage, fait déjà briller ses yeux de jais d'une envie à peine contenue.

— Merci.

Akiko tourne les talons et s’en va, laissant sa sœur là. Inaho soupire. Un problème de moins.

⟐⟐⟐

Le stylo plume glisse sur la feuille administrative de l’hôpital. Sur celle-ci, la mère y a inscrit toutes les informations relatives à sa fille et à sa famille. Pendant longtemps, elle a craint de subir le contrôle de son mari sur la naissance et l’identité de son enfant. Elle pensait qu’il ferait en sorte de payer la clinique pour qu’un secrétaire se charge de la paperasse et inscrive noir sur blanc le nom qu’il a décidé de lui donner sans même l’accord de sa femme.

Il lui a encore répété deux jours auparavant : « Tu accouches bientôt. Son nom est Nadeshiko, tâches de t’en souvenir ». Parfait petit prénom pour une parfaite petite fille japonaise : obéissante, silencieuse et surtout soumise. Un rictus malicieux se forme sur les lippes déshydratées de la jeune femme. Aurait-il un seul instant imaginé que sa douce et obéissante femme se jouerait ainsi de sa confiance ? Peut-être, mais elle a tout fait pour qu’il oublie qu’au fond, elle aussi a un esprit critique, aussi bien que n’importe quel autre être humain.

Car sa fille ne sera pas le jouet de cet homme, c’est la promesse qu’elle lui a secrètement faite, après l’avoir prise dans ses bras la toute première fois. Non, sa fille sera son espoir et sa victoire.

⟐⟐ Deux semaines plus tard ⟐⟐

Pas une seule fois le père de l’enfant n’est venu à la maternité. Pourtant, Inaho a tout fait pour y rester le plus longtemps possible, multipliant les examens et les prétextes, pour rester le plus longtemps loin de son mari. Ce qu’elle a fait lui vaudra plusieurs semaines de colère, elle le sait, et elle a eu besoin de récupérer toute ses forces pour faire face à cet homme et à son ire effrayante. Les yeux fatigués, à peine habillés d’un maquillage naturel, au cas où les paparazzis chasseraient encore le scoop au pied de la demeure des Masayoshi, la jeune femme se pare de ses larges lunettes de soleil.

Sa sœur piaffe d’impatience, sa nièce dans les bras. Elle n’a pas hâte de lui faire découvrir sa nouvelle chambre et son premier doudou, loin de là. Ce qu’elle espère - Inaho n’est pas dupe - c’est être là lorsque Katashi découvrira ce qu’a fait sa petite femme.

La voiture passe le portail électrique, s’engage sur une route de terre et de pierres entourée d’un jardin aux airs traditionnels revisités jusqu’à atteindre le garage d’une grande bâtisse à l’architecture moderne et lumineuse.

— Arrêtez-vous là, ordonne la maîtresse de maison avant que le chauffeur ne gare la voiture.

Elle en profite pour récupérer son enfant et se détacher.

— Pourquoi, madame ?

— Reconduisez ma sœur à son domicile, s’il vous plait, mes affaires ont déjà été rapportées ici et il commence à se faire tard.

Sans laisser à son aînée le temps de protester, Inaho s’extrait rapidement de la voiture et claque la portière derrière elle, adressant un simple signe de la main à sa sœur, furieuse. Elle ne la regarde pas partir et s’engouffre sans un mot dans la maison.

La maison est silencieuse, glaciale même. Mère et fille sont seules, à l’exception de la cheffe, cantonnée à la cuisine, en compagnie de leur gouvernante, certainement. Les agents d’entretiens ont fini leur journée et ont disparu sans laisser la moindre trace, la villa impeccablement rangée et nettoyée. Son mari, quant à lui, doit encore être dans sa tour de verre au centre de Tokyo, loin des préoccupations de la vie familiale. Troquant ses mocassins pour des chaussons dans l’entrée, la jeune femme longe les baies vitrées avant de monter les marches d’un escalier de bois clair et d’acier blanc pour se diriger vers la chambre de sa fille.

C’est la seule pièce « normale » de cette demeure. Toutes sont froides, trop parfaites, à l’image de son mari et du masque qu’arborent les gens « d’importance ». Toutes, à l’exception de celle-ci, dont la décoration a personnellement été supervisée par la jeune femme. Elle place tendrement l’enfant endormi dans un berceau, allume une veilleuse et éteint la lumière, avant de s’absenter un instant pour prendre un châle fin et un livre dans sa bibliothèque. A son retour, elle s’assoit dans le confortable fauteuil de la chambre de son enfant pour la regarder dormir, tournant distraitement les pages sans vraiment les lire.

— Tu seras bien ici, ma princesse, je te le promets, chuchote-t-elle avant de s’endormir.

⟐⟐⟐

— Madame…

La voix de la gouvernante, la tire de ses songes. Elle bat un moment des cils sans reconnaître la pièce dans laquelle elle se trouve, avant de reprendre ses esprits.

— Madame, le repas est servi. Monsieur est déjà à table.

— D’accord, merci Urara.

Mettant en marche le baby phone, elle arpente les couloirs lumineux de la maison pour descendre dans la vaste salle à manger. Si elle a apprécié passer du temps loin de son mari, les plats de Nishimura-san lui ont manqué, le simple fumet s’échappant des assiettes suffisant à attiser l’appétit de la jeune femme.

— Bonsoir, chéri.

En silence, elle s’assoit, baissant les yeux vers son assiette pour se servir de ses couverts.

— Tu peux m’expliquer ?

Elle lève les yeux vers son mari, dont la colère est uniquement perceptible à la veine qui bat avec fureur contre sa tempe.

— Quoi donc ?

— Ne joue pas à ça, Inaho. Je veux que tu m’expliques pour qui tu te prends, exactement. Tu étais obligée de faire ça ?

— Oui, murmure-t-elle sans se dérober.

— Pourquoi ?

— Elle ne méritait pas un prénom de marionnette.

Katashi éclate d’un rire sans joie ni amusement.

— Une marionnette ? Mais qu’est-ce que tu vas chercher là ?

— Tu peux dire ce que tu veux. Je ferai tout pour que ma fille ne serve jamais tes plans de carrière.

Ta fille ? Je te signale qu’elle est également de mon sang, de ma lignée, et tu devrais être contente d’avoir pu porter mon enfant.

— Pourtant tu ne t’es pas préoccupé d’elle. Tu es peut-être son géniteur, mais tu ne seras jamais son père…

Le poing de Katashi s’abat sur la table. Son regard froid scrute les traits brulants de sa femme. Il se lève en silence et s’approche d’elle, saisissant son menton entre ses doigts.

— Inaho, tu dépasses les bornes. Je vais mettre ça sur le compte de l’accouchement parce que je suis de bonne humeur, mais ne t’avises pas de répéter ça, pas une seule fois.

Un silence lourd s’impose. Il s’éloigne, se rassoit.

— Katsuki, c’est ça ?

— C’est le prénom de notre fille, oui.

— Son prénom ou un message de ta part ? Tu es sûre que ce n’est pas toi qui va en faire ta marionnette ? lance-t-il avec un regard moqueur.

— Com-

Inaho se tait, baissant les yeux. Ça ne sert à rien de discuter avec lui. Elle ne touche pas à un seul morceau de son assiette, laissant mollement ses couverts retomber dans celle-ci, sa faim disparue.

— En tous cas j’espère que tu es fière : impossible de faire changer son prénom ou les médias nous tomberont dessus. Une preuve de notre mésentente est la dernière chose dont j’ai besoin, mais la première dont la concurrence se servira.

Son visage se durcit.

— Tu as intérêt à te rattraper.

Inaho serre les dents, attendant patiemment que son mari finisse de manger pour retourner auprès de sa fille. Elle le maudit intérieurement. Comme si donner naissance à une fille ou un garçon dépendant de la simple volonté de la jeune femme.

武器

⟐⟐ 2098 ⟐⟐

— Vous êtes installée confortablement, mademoiselle Okamoto ?

L’intéressée adresse à la journaliste un sourire ravissant tout en répondant par l’affirmative avant de remercier son hôte. Son interlocutrice tout comme le reste de l’assistance est sous son charme. Du haut de ses 28 ans, la grande brune impressionne autant qu’elle s’attire les convoitises d’autrui. L’air faussement embarrassé pour sa première interview en tant qu’héritière du groupe familial, elle observe l’environnement dans lequel elle se retrouve soudain propulsée avec une grande satisfaction intérieure.

Sous les lumières ambiantes, les longs cheveux noirs de Katsuki brillent comme des fils de soie. Ses yeux bleus papillonnent derrière un maquillage discret. Laissant apparaître une partie seulement de son caractère, elle s’installe plus confortablement dans son fauteuil avant d’adresser un signe de tête à la journaliste, une lueur impatiente au fond des yeux :

— On s’y met ?

Elle n’est pas n’importe qui, elle va s’assurer que le monde entier se souvienne de ça.

— Ah, oui !

Les questions d’ordre général lui valent un sans-faute digne de n’importe quelle célébrité. Elle est née pour ça, elle l’a toujours su. Il ne lui manquait que l’opportunité.

— Quel est votre premier souvenir ?

Faisant mine de réfléchir, alors que la réponse a été répétée et scénarisée, la jeune femme fait mine de se déclarer à cœur ouvert à la journaliste :

— Sincèrement, j’ai du mal à identifier le tout premier, mais je dirais que c’est la naissance de mon frère… ses yeux se voilent légèrement. Cela fait un choc, pour un enfant élevé comme un roi de voir soudain apparaître un concurrent ! - rires de l’assemblée.

— Votre relation avec votre frère a-t-elle été marquée par cette rivalité ?

Bien entendu.

— Je ne peux pas le nier, mais cela n’a pas duré. Mes parents ayant toujours été très occupés, nous sommes devenus des piliers l’un pour l’autre. Du moins durant l’enfance…

— Cela a changé ?

Comme si ça avait seulement commencé. Mais l’histoire que je vais vous raconter n’est pas la mienne. C’est ma légende dorée.

— Evidemment. Lorsque l’on met la pression d’un héritage sur les épaules d’un jeune enfant, il en change inévitablement, non ?

Il n’y a toujours eu qu’un seul roi chez les Masayoshi : Fumitaka, second enfant du couple. Pas de place pour un fardeau tout juste bon à finir en épousailles, avec un peu de chance dans le même milieu que celui qui l'a vue naître. Dans le cas contraire, la tête de famille n’aurait pas hésité à la renier et à rompre tout lien avec sa propre fille, de peur de voir sa vie éclaboussée par une parenté indésirable. Depuis son mariage avec Inaho, Katashi ne pensait qu’à une chose : avoir un héritier pour sa compagnie. Cela a changé sa vie. S’il a été absent de la vie de Katsuki, il a été un véritable père pour Fumitaka. Elle, cela l’a déchirée. Elle a maudit sa mère pour lui avoir donné naissance malgré tout, elle a détesté être une femme, avant de comprendre que rien ne lui interdisait d’obtenir vengeance sur les hommes de sa famille, à qui l’on a tout donné parce qu’ils sont nés avec quelque chose entre les jambes, dans cette société affreusement arriérée. Cela ne s’est pas fait tout seul, sa mère ayant embrasé chez sa fille la plus vicieuse des trainées de poudre.

— Votre éducation a été différente de celle de votre frère ?

Katsuki laisse un rire léger s’échapper de ses lippes roses.

— Bien sûr ! Enfin, pas jusqu’à l’adolescence. Disons que les pères sont naturellement plus laxistes vis-à-vis de leur fils prodigue, soupira-t-elle avant de reprendre, le regard dur : mon frère était un génie et je n’ai pas la prétention de l’atteindre, mais j’ai de mon côté tout fait pour exceller dans de nombreux domaines à partir du collège. Ma mère a été d’un grand soutien.

Un « génie ». Elle voudrait vomir. Il était tout juste normal, avec les facilités qu’elle n’a jamais eu et qu’elle a toujours envié.

Il a fallu faire des pieds et des mains pour avoir droit aux meilleurs professeurs, parfois dans le secret, sous prétexte qu’une femme à moitié ignorante était bien plus facile à vivre qu’une femme trop cultivée. Père et fils vivaient dans cet esprit, dégoûtés, d’ailleurs, de ne pas pouvoir faire usage des deux filles de la famille pour consolider leurs alliances stratégiques avec un bon mariage.

Vive l’Incontestable et la fin des mariages forcés par les familles.
Quelle ironie.


— Sans vouloir vous flatter, votre parcours est exemplaire. J’ai cru comprendre que vous êtes partie plusieurs fois à l’étranger ? Vous aviez besoin de vous éloigner de votre famille ?

Oh que oui. Le concept de liberté a toujours été absent de la vie de la jeune femme, jusqu’à ce qu’elle parvienne à convaincre son père qu’elle serait un poids bien moins important sur ses épaules une fois à l’étranger.

— Non, j’ai toujours été très attachée au foyer familial - dans la version officielle de cette mascarade -, mais j’avais besoin d’espace et surtout de compétences.

Mon frère était bien gentil, mais ses études en Chine n’ont pas amélioré son niveau d’anglais…

— Je vois. Votre mariage n’a pas altéré votre vision de la famille ? Vous veniez tout juste de terminer vos études non quand vous avez épousé monsieur Okamoto ?

Le nom de son mari lui arrache un sourire. Genjirō est l’homme que lui a imposé l’Incontestable alors qu’elle avait 24 ans et lui 36. Homme évoluant dans un monde nébuleux, plein de secret et de violence, elle n’a compris qu’en voyant l’encre qui décore son dos de couleurs et de symboles qui il était vraiment. L’ironie du sort la poursuivit donc jusqu’à l’unir à un Yakuza.

Mais c’est la partie de sa vie qu’elle a le plus aimé. Les intrigues de clan, la perspective d’une guerre au moindre abus de la part d’un seul homme, c’était une vie au jour le jour, à laquelle elle a pris goût.

Et qui l’a marquée durablement dans sa manière d’être.

— En effet, cela fait déjà quatre ans, reconnaît-t-elle d’un air ravi.

Elle n’est pas amoureuse de son mari mais de son mode de vie. Elle s’attend à apprendre sa mort dans une fusillade, un règlement de compte ou un assassinat, et prie seulement pour ne pas être embarquée là-dedans. Elle a sa vie et lui la sienne, bien qu’elle finisse toujours par lui tirer les vers du nez au sujet des dernières nouvelles des quartiers.

— Et vous n’avez toujours pas d’enfant, c’est un choix ?

Tu veux savoir quoi, au juste ?
La jeune femme fait mine de rougir face à la question.

— Oui, nous souhaitons d’abord nous établir dans nos vies professionnelles respectives avant de penser à avoir un enfant.

— Vous avez commencé par travailler dans la société de votre père à votre retour de l’étranger, c’est ça ?

— Non, celle de ma mère.

Derrière son joli minois, ses yeux lancent des éclairs. On oublie souvent la « femme du président » alors qu’elle n’est pas toujours qu’un pot de fleur que l’on amène aux réceptions mondaines pour impressionner un public de vieillards bedonnant comme on agiterait le premier prix d'une tombola sous le nez de joueurs avides. Avant son mariage, Inaho était déjà une avocate de renom dont le cabinait fonctionnait grâce à elle, sans aucun soutien masculin quel qu’il soit. Cela a changé avec son mariage. Les gens se mettent à jacasser, lorsqu’on est trop important, après tout. D’après eux, seule la réussite de son mari permettait à son cabinet de prospérer.

— Vous aviez un jour pensé hériter de la compagnie de votre père ?

Le visage fin de Katsuki se crispe, ses ongles manucurés s’enfoncent dans le cuir du fauteuil. Douloureusement, sa mâchoire s’active :

— Non, jamais, bien sûr que non. Et rien ne m’y avait préparé.

— N’est-ce pas beaucoup de pression de vous voir ainsi confier le rôle de votre frère ?

C’est tout ce que je voulais. Depuis toujours. Sa place.
Katsuki ferme les yeux et prend une bouffée d’air. Mode drama on.

— Oui. Surtout après ce qu’il s’est passé. Je… Je ne sais pas si je pourrai faire aussi bien que lui, mais je lui dois de faire de mon mieux. Pour lui et pour ma famille.

— Avez-vous songé à laisser à votre mari votre place ?

Ha. Ha. Ha. Mais tu n’as pas honte, en tant que femme ?

— Mon mari a sa propre vie, tandis que l’entreprise familiale relève de mon sang et de celui de mon père. De plus, je tiens à vous signaler que mon père est toujours en vie et en pleine possession de ses moyens : c’est lui le président.

Convaincre le vieux de me nommer héritière du groupe n'a pas été une partie de plaisir. Heureusement que Genjirō était là pour mettre la pression qu’il fallait. Merci l'Incontestable.

— Oui, pardon… je ne voulais pas insinuer que…
— J’ai compris, ne vous en faites pas, j’ai conscience des rumeurs qui circulent…

Son sang de fouille-merde ne fait qu’un tour. Katsuki jubile, elle se dirige droit dans le piège habilement tendu par la jeune femme. Personne ne se méfie d’une parfaite inconnue dont les compétences restent à être démontrée, à part les sages. Mais Dieu sait qu'ils ne font rares, de nos jours.

— A ce propos, comment votre famille a-t-elle encaissé la mort de votre frère ?

Katsuki se mord la lèvre inférieure, laissant sa voix lui échapper dans une plainte toute contrôlée :

— Pardon ? Comme n’importe quelle famille devant la mort d’un de ses membres ! Comment voulez-vous que l'on réagisse, exactement ? Comme des monstres sans cœur ? Navrée de vous décevoir.

Ses sourcils froncés - non, elle ne perdra pas la face et ne versera pas la moindre larme devant ceux qui n’attendent que ça - lui valent une montagne d’excuses de la part de la journaliste. Au fond d’elle, elle jubile. Elle aura bientôt tout ce qu’elle désire. A savoir : tout.

⟐⟐⟐

L’interview choc se termine sans accroc, faisant bientôt les choux gras de la presse. Tous avaient hâte de découvrir cette héritière qui s’était avancée dans la lumière à la mort de son frère.

死神

⟐⟐ Avril 2106 ⟐⟐

— Tu vas voir ton père aujourd’hui, Kat ?

— Oui, je pense que ce sera la dernière fois.

— D’accord, c’est pas trop tôt.

— Roh, dis pas ça, Gen…

— Je dis juste tout haut ce que tu penses tout bas, Katsuki.

⟐⟐⟐

Sur son lit d’hôpital, Katashi est entouré de sa famille. Sa fin est proche, il le sent. Les médecins ont cédé lorsqu’il a demandé la vérité : il ne verra jamais l’aube de la semaine prochaine et d’ici là il aura perdu toute conscience.  Seules sont présentes sa femme et ses deux filles. Elles attendent. Finalement, son seul fils, l’espoir d’un homme qui n’a jamais eu confiance en aucune femme, pas même celles qui partagent son sang ou son lit, est mort.

Ses yeux vitreux, ternis par la maladie, cherchent des yeux une fille qu’il n’a jamais autant détestée que durant les sept dernières années. Celles où il a dû s’abaisser à tout lui enseigner, à lui apprendre comment régner comme un empereur sur le monde de la finance tout comme celui de la politique. C’était ça ou son bon à rien de gendre s’assurait de lui faire comprendre l’importance des liens de sang et de la famille.

Il la cherche, mais retiens ses mots. Il ne parlera pas devant sa femme et sa seconde fille. Il patientera. Cela fait huit ans qu’il patiente, qu’il attend de connaître la vérité tout en craignant de l’apprendre.

L’heure des visites terminée, Inaho raccompagne Harei, secouée de sanglots, laissant l’aînée et son père discuter une dernière fois.

— Katsuki ?

— Oui, père ?

— J’ai besoin de savoir… commence-t-il avant de se mettre à tousser. Ce jour-là, il y a huit ans… nouvelle quinte de toux. C’est toi… qui l’a poussé, n’est-ce pas ?

Katsuki se fige. Un sourire amusé s’étire sur ses lèvres.

— Tu m’en crois capable ?

— Je ne sais pas.

— C'est normal, tu ne me connais pas.

Elle se pare d’un masque impassible.

— Qu’est-ce que tu veux entendre ?

Il tousse, elle rayonne, impatiente de pouvoir bientôt prendre sa place.

— La vérité…

— Tu n’auras qu’à poser la question à Fumitaka quand tu le croiseras dans l’au-delà.

Katsuki se lève, lisse les plis de sa jupe crème sans un mot. Ses talons claquent contre le sol de l’hôpital jusqu’à la porte coulissante. Là, elle s’arrête.

— Adieu, père.

Un rictus carnassier se dessine sur son visage lorsqu’elle franchit la porte de la chambre glacée, l’espace d’un instant seulement.

Car Katsuki est un loup vorace.
Et elle est sur le point de révéler sa vraie nature.

⟐⟐ Octobre 2109 ⟐⟐

L’alarme retentit en boucle, occupe les esprits, plongeant les gens dans la panique. La main de Genjirō la tire fermement par le poignet pour l’entraîner dans une direction qu’elle ne connaît pas. Elle ne reconnaît plus rien autour d’elle. Elle ne comprend pas ce qu’il se passe.

Ce n’est pas possible. Pas maintenant.

— Avance Kat, faut se mettre à l’abri !

A l’abri de quoi, déjà ? L’intéressée opine du chef sans vraiment écouter. Elle est perdue.

Sa vie était parfaite, ou presque, elle n’était pas prête pour une telle catastrophe, à tel point que le déni s’empare d’elle.

— C’est un rêve, hein, Gen ? Un cauchemar…

— Non, alors tu te bouges le cul !

Il la prend par la hanche et le contact la ramène à la terre ferme. Elle entend tout à présent. Le fracas des bâtiments qui s’effondrent au loin, le cri des gens pris au piège de l’eau montante ou qui le seront bientôt… et surtout, son cœur, son cœur qui bat à tout rompre. Son souffle est saccadé fait écho à celui de son mari qui coure à ses côtés dans les rues de la capitale.

La terre implose et elle va les dévorer.

De grosses larmes dévalent la pente de ses hautes pommettes. Elle porte une main à son ventre légèrement rebondi comme pour s’assurer que le bébé va bien. Comme pour lui dire que tout ira bien. Comme pour se persuader qu’aucune divinité n’est assez cruelle pour jouer avec le destin d’un enfant encore à naître.

— Gen…

— Ça va aller, Kat, il suffit de trouver un immeuble solide. Rapidement.

Elle observe l’horizon. Des immeubles, ce n’est pas ce qui manque.

— Là, elle pointe du doigt un bâtiment commercial aux multiples étages.

Sur le toit, on peut voir des Japonais filmer la scène depuis leur téléphone.

— Allez, on n’a plus le choix de toute manière.

Ils rentrent, puis c’est le noir total.

⟐⟐ Novembre 2109 ⟐⟐

La lumière fuse violemment sous ses paupières tuméfiées. Elle est incapable d’ouvrir complètement les yeux, comme si cela faisait une éternité qu’ils étaient clos. Ses lèvres sont sèches, à tel point qu’ouvrir la bouche est un supplice.

— Madame Okamoto ?

Une voix la sort de sa léthargie. Ou est-elle ? Qui est-ce ? Quelle est cette sensation de vide qu’elle ressent du plus profond de son être ? Ses mains tremblantes veulent bouger. Ses lèvres veulent s’activer. Mais elle en est incapable.

Elle enfin ouvre ses yeux paniqués. Une infirmière au visage bienveillant et préoccupé est penchée sur elle dans une pièce chaude qu’elle ne connaît pas.

— Bonjour, madame Okamoto. Comment vous sentez-vous ?

Ça lui revient. Le typhon… le séisme…Gen… que s’est-il passé ? A-t-elle été blessée ? Ou est son mari ? Ou-

Un atroce pressentiment lui fait pencher la tête vers son ventre, tandis que la mémoire lui revient avec violence. Plat. Ses yeux s’écarquillent sans qu’elle soit en mesure de verser la moindre larme. Elle reporte son regard vers l’infirmière, les lèvres tremblantes et une expression douloureuse sur le visage. Ses yeux brillants semblent adresser à la pauvre femme une prière muette.

Dis-moi que ça fait neufs mois que je dors et que mon enfant va bien. S’il te plait.
— é…bé… est tout ce qu’elle arrive à prononcer.

L’infirmière se pare d’un faux sourire. Si Katsuki avait eu quelque chose dans l’estomac, elle l’aurait rendu sur le champ.

— Tout va bien, ne vous en faites pas, madame, concentrez-vous sur votre rétablissement…

Mais Katsuki Masayoshi n’est pas quelqu’un que l’on fait patienter. Il paraît qu’il a fallu augmenter les dosages pour la calmer, malgré son mois de coma.

⟐⟐ Mars 2110 ⟐⟐

Assise sur un banc du jardin de la clinique où elle est confinée depuis des mois, la brune regarde sa prothèse. La main de sa mère vient se poser sur son genou. Katsuki relève les yeux.

— Il paraît que c’est un pilier qui s’est effondré sur nous.

— J’ai entendu ça des médecins, oui… murmure sa mère.

— C’est ironique, non ? J’ai toujours cru qu’il mourrait dans un combat de gang… qui l’eut cru ?

— Personne, ma chérie, personne.

Un silence pesant s’installe.

— Comment va Harei ?

— Bien, son mariage se passe pour le mieux visiblement.

— Bien. Et la société ?

— Katsuki, tu ne vas pas me demander ça dans ton état quand même ?

Le froncement de sourcils de sa fille la dissuade de chercher à lui cacher certaines actualités. Cela fait déjà deux mois qu’elle croupit dans cette clinique et elle a besoin de savoir comment va sa compagnie. S’en est devenu vital.

— La compagnie ne va pas trop mal, toute la ville est en train d’être réparée et cela vaut pour le siège de la compagnie. Les données sont préservées, les sous-sols n’ayant visiblement pas été inondés, mais les serveurs principaux demeurent pour le moment inaccessibles à cause des mouvements de terrain.

— La procédure de secours fonctionne ?

— Parfaitement, c’est ta vice-présidente qui s’en charge.

Au moins tout n’est pas perdu. Il lui reste sa société, sa famille et son tempérament.

Et le loup affamé, seul,  n’est que plus dangereux.

⟐⟐ Novembre 2109 ⟐⟐

Un an après, Tokyo s’est en apparence remise de ses blessures les plus visibles, alors que son peuple pleure encore les disparu de 2109. La vie commence petit à petit à reprendre son cours et le séisme ne semble avoir laissé des traces que dans le cœur de ses citoyens.

Dans le Hamarikyu Gardens, Katsuki se recueille en silence, cachée derrière d’épaisses lunettes de soleil. Elle n’a pas voulu venir au moment de la commémoration officielle, désireuse d’éviter les gens et les médias, qui se sont déjà assez incrustés dans sa vie personnelle au cours de la dernière année.

Elle est venue mettre fin à son deuil, qui dure depuis maintenant trop longtemps. Sa vie à elle aussi a commencé à reprendre son cours. Après qu’elle ait été brisée, il ne restait plus qu’à recoller les morceaux restant, faire de son mieux pour que la faible construction à trou tienne dans son cœur.

Alors elle a fait un choix. Faire une croix sur son cœur, comme elle se l’était juré auparavant, à la mort de son frère, bien avant de développer cette étrange affection pour Gen. Quinze ans foutus en l’air. Quinze ans et pas une trace restante, rien que des souvenirs douloureux qui la prennent à la gorge et lui donnent envie de pleurer encore et encore jusqu’à ce que son corps ne s’assèche. Elle aurait voulu que son enfant survive, qu’il ait les traits de son mari. Mais s’eut été trop beau pour ce cauchemar.

Elle a fait le choix de rester forte, au prix de ses émotions. Elle a lutté pour sa survie et pour son indépendance, malgré le handicap qui modifie aujourd’hui sa démarche, qui la fait parfois chuter tant elle a du mal à s’y habituer.

Dans le froid de novembre, elle peut voir son souffle, tandis que dans un murmure elle s’éloigne du monument sombre qui trône au milieu du parc comme une entité monstrueuse et silencieuse. Une immense tombe, à l’image du vaste vide qui remplit si mal son cœur meurtri.

— Adieu, Gen.

C’est une promesse.

欠いている

⟐⟐ Septembre 2111 ⟐⟐

— ... Et maintenant, mademoiselle Masayoshi, comment décririez-vous votre situation actuelle ?

La femme d’affaire scrute le journaliste en haussant un sourcil. Elle déteste ce genre de question.

— C’est-à-dire ?

— Eh bien...d’abord professionnellement.

— Hum, je dirais que je ne suis pas totalement satisfaite des performances du groupe, mais que pour une entreprise impactée par les événements d’il y a 4 ans, nous sommes bien mieux lotis que d’autres. Je dois beaucoup à tous mes collègues pour cela, c’est un travail de titan que nous n’avons été en mesure d’accomplir qu’ensemble.

— Oui, d’ailleurs vous en avez profité pour apporter quelques modifications à l’entreprise, n’est-ce pas ?

— Tout à fait. Disons que le groupe KM souffrait de ses quatre générations de direction masculine, à mes yeux. Il y avait un criant besoin de nouveauté que mon père n’a pas su déceler. Nous avons d’abord élargi notre champ de recrutement et les conditions de contrat et nous nous sommes centrés sur la promotion de nouveaux visages dans la mode, via nos défilés et notre magazine.

— Un rebond tout à l’honneur de vous et de votre équipe, alors.

— Absolument. Mais il reste encore beaucoup de choses à faire.

Katsuki se permet un léger sourire commercial.

— Et vous supervisez vous-même ces nouveautés, c’est ça ?

— Exactement, même si nous avons embauché de nombreux professionnels du domaine, grâce aux nombreux contacts de l’entreprise.

— Je vois, vous semblez être quelqu’un de très occupé. Est-ce que cela veut dire que, personnellement, vous vous êtes remise du séisme ?

— Personne ne l’est vraiment. Mais j’ai fait mon deuil.

— Vous savez que l’on vous appelle « l’impératrice de glace » à cause de ce genre de réponse ?

— Oui, mais vous préféreriez peut-être que je pleure devant vous pour que la photo de mon air désespéré apparaissent en première page demain, c’est ça ?

Elle croise les jambes, mettant en avant sa prothèse. Le silence s’installe. Un sourire narquois s’étire sur ses lippes rouges alors qu’elle se lève pour dominer le journaliste de toute sa hauteur, manteau sur les épaules.

— Si j’étais du genre à céder à ces émotions futiles, ma tête aurait déjà roulé quelque part loin de mon trône de glace. Je vis dans un monde implacable, voyez-vous, et je n’ai pas le temps pour le cinéma.

Pas non plus le cœur.

— Attendez ! Une dernière chose, s'il vous plait ! Que pouvez-vous nous dire de votre relation avec votre sœur, mademoiselle Masayoshi ?

La grande brune darde un regard noir sur le journaliste. C’était donc ça, le but de cette entrevue ? De l’insulter elle et sa famille, maintenant que sa sœur est en prison avec son deuxième mari ?

— C’est ma sœur et je l’aime. Je ne ferai aucun commentaire sur sa vie privée car celle-ci ne regarde qu’elle et pas moi, encore moins les médias tels que vous.

Le bruit de ses talons hauts la suit à mesure qu’elle s’éloigne.

⟐⟐ Octobre 2111 ⟐⟐

— Comment te sens-tu, Harei ?

— Je ne sais pas… c’est… c’était la première fois que j’entrais là-dedans…

La main de Katsuki, chaude, vient se poser sur celle tremblante de sa cadette. « Là-dedans ». Le centre de redressement, où l’Incontestable l’a envoyée pour lui faire respecter la Loi. Tout allait bien dans la vie d’Harei, la vie lui souriant à pleine dent, entre un mariage heureux avec un charmant jeune homme, béni de la naissance de deux enfants, Eri et Akira, un travail prospère au sein d’un cabinet d’avocat de Kyoto. Tout allait bien dans le meilleur des mondes, même pendant le bug de l’Incontestable, qui n’a pas éloigné le couple de son monde rose, jusqu’à ce qu’arrive l’incompréhensible. Il paraît que chaque bonne chose a son penchant négatif, que chaque action ou bénéfice entraînera son opposé, tôt ou tard. Cela doit être vrai.

Durant l’été, le virus a fait des ravages monstrueux dans tout le Japon, ses habitants tombant peu à peu comme des mouches dans des états allant de la souffrance à l’agonie. Leur mère n’a été atteinte que de manière minime, mais ce ne fut pas le cas du mari d’Harei, qui est décédé des suites de cette étrange maladie à la fin du mois de septembre. Quelques semaines à peine après son décès, sans tenir compte des sentiments humains que pouvaient éprouver la famille du défunt, la cadette Mayoshima a pourtant de nouveau été mariée, à un parfait inconnu. Deux semaines après, le drame a éclaté au grand jour, éclaboussant par la même occasion Katsuki : Harei, n’ayant pas terminé son deuil et refusant de respecter son devoir d’épouse, était devenue une hors la loi, conduite avec son nouveau mari au centre de redressement de Tokyo. Jusqu’à ce que justice soit faite.

— C’était noir et froid…

— C’est bon, tu n’es pas obligée d’en parler si tu n’en as pas envie.

Harei opine d’un mouvement de tête. Son nouveau mari n’est pas un mauvais bougre, lui-même veuf - à croire que la maladie a créé bon nombre de couples -, mais elle éprouve toujours trop se chagrin pour le père de ses enfants pour passer à autre chose.

Katsuki aurait voulu échanger leurs places, car sa sœur ne méritait pas que le sort s’acharne ainsi sur elle. Elle aurait voulu être celle punie pour ses actes, celle qui pourrait encore souffrir, parce qu’elle a fini par apprécier cette émotion, puisque c’est l’une des rares qu’elle arrive encore à ressentir.

⟐⟐ Novembre 2111 ⟐⟐

Depuis plusieurs jours, un communiqué du gouvernement réveille les flammes éteintes depuis longtemps sur le sol Nippon, passant en boucle sur les chaînes télévisées et dans les journaux. Les doigts de Katsuki se crispent sur sa tablette alors que ses yeux dévalent les lignes d’informations. Les aveux du gouvernement lui arrachent un ricanement mauvais. Un « dysfonctionnement » des puces serait à l’origine de l’épidémie de l’été dernier ? C’est une blague, ce n’est pas possible autrement.

Que compte faire le gouvernement pour les personnes mortes de ce virus à la con ? Pour celles qui leur ont survécu et qui les ont vu partir après des semaines d’atroces souffrances ? Katsuki n’est pas du genre à remettre en question le système, d’autant plus qu’elle profite allègrement du peu de concurrence étrangère dans son domaine, mais c’est trop, même pour elle.

Elle aurait voulu être mariée, rien que pour cet instant. Juste pour pouvoir défier le système au nom de cette injustice. Cependant, il n’en est rien, le seul bug présent pour elle étant son statut « décédée » sur son profil ATAI. Encore une bonne blague du gouvernement, grâce à laquelle l’entreprise s’est retrouvée harcelée par les médias et les lettres, mails de condoléances professionnelles. Du travail en plus, encore. Merci d’Incontestable.

Katsuki est pourtant une opportuniste. De ceux qui rient du malheur des autres et profite du chaos pour s’ériger en maître incontesté, partisan de l’ordre. Elle est du côté des gagnants et n’a aucun doute sur l’identité de celui de la chasse à l’homme, entre le hors la loi et le gouvernement. C’est donc sans le moindre remord ou honte qu’elle a délibérément signalé la fuite et la localisation du fils d’un PDG du centre d’affaire, visiblement mécontent d’être uni à un prolétaire sans background doré. Quelques informations juteuses obtenues de manière peu légale, un bon coup de fil passé par un pion, et hop, le tour est joué.

C’est à l’arroseur d’être arrosé. A celui qui a jeté la honte sur sa sœur de goûter à la vengeance de Katsuki. Tout comme ceux qui voudront la défier, elle ou sa famille, dans les temps à venir.
Physique
Elle scrute la glace à la recherche de son reflet. Parfois, elle ne se reconnaît pas. Alors elle s’habille comme son « ancien » elle, mais ça lui semble une imposture. Elle change. Encore. Encore. Toujours insatisfaite. Qui est véritablement Katsuki Masayoshi, maintenant que tout a volé en éclat ? Elle a presque tout recollé, mais cela reste insuffisant.

Du haut de ses 41 ans, Katsuki n’a pas à se plaindre de l’âge. Au contraire, les épreuves passées ne semblent pas avoir laissé de dommages sur sa peau, à l'exception d'une cicatrice sous son œil gauche. Son nez légèrement retroussé n’a pas perdu ses magnifiques, quoique discrètes, tâches de rousseurs - celles que son père souhaitait lui faire retirer à chacun de ses anniversaires. Au-dessus de la constellation de ses pommettes trônent fièrement deux yeux d’un bleu aussi clair que l’eau d’un lac de montagne. Elle a hérité des traits fins et harmonieux de sa mère, mais des prunelles glaciales de son géniteur. Souvent masquées derrière un épais mascara et mis en valeur par les mains habiles de sa maquilleuse, ses yeux sont pourtant l’une de ses armes les plus utiles. Arborant des masques aux expressions figées et travaillées, Katsuki aime être entourée de mystère. Son ascension est une nébuleuse de secrets bien gardés et son visage un livre à la jolie couverture, loin de son contenu vérolé. Elle se maquille - et se fait maquiller - pour jouer de son âge, d'un coup de pinceau bien tracé, de sorte à ce qu'il n'y ait plus aucune certitude la concernant. Mettant en valeur ses prunelles azurées sur son minois tout asiatique, elle fascine comme elle inspire la méfiance, car son petit jeu ne fonctionne pas éternellement.

Dire que l'âge n'a pas laissé de marque sur son corps serait mentir. Elle fait très attention à son hygiène de santé, et ce depuis toujours, mais cela n'empêche pas ses cernes de se creuser plus facilement qu'avant ou sa peau de perdre sa souplesse juvénile. Sa vue aussi, comme celle de la plupart des quarantenaires travaillant dans un bureau, entre livres et écrans, baisse à mesure que son âge avance. Atteinte d'une légère presbytie, elle s'en sort pour le moment avec des lunettes de lecture - qu'elle ne porte cependant jamais en public, loin d'assumer son corps vieillissant.

Le monde des affaires est un désert peuplé d’hyènes enragées et de chacals affamés. Pour y régner, mieux vaut faire preuve de tous les stratagèmes. C’est ce que lui disait son père, la voix pleine de sous-entendus. Bien sûr, pour lui comme pour beaucoup d’hommes importants, une femme ne peut arriver à les égaler sans user de ses charmes. Pourtant, jamais Katsuki ne s’est abaissée à cela. Elle n’en a pas besoin. Durant des années, elle a travaillé sa prestance, ses mouvements, ses expressions. Tout est calculé chez elle, de la manucure de ses doigts de pieds à sa coiffure, en passant par des vêtements exquis et élégants, qui jamais ne la place dans une condition ambiguë.

Car Katsuki connaît sa place. Et elle est au sommet.

Son air impassible lui vaut de nombreux quolibets, mais elle s’en moque et au contraire, en joue. Savoir maîtriser ses émotions et ne pas perdre la face est un atout de poids dans son monde. Elle est changeante, dans son visage comme dans ses paroles, en fonction de son interlocuteur, tant elle a été amenée à s’adapter constamment. Ses expériences négatives sont à ses yeux des champs de bataille qui ont contribué à la fortifier, si bien que peu de choses l’atteignent.

Dire qu’elle n’a aucune séquelle de son passé serait mentir. La plus évidente est la perte de la moitié de sa jambe droite, remplacée par une prothèse. Genjirō l’aurait poussée - oui, comme dans les films, y’a de quoi verser de chaudes larmes avec un pot de glace - de sorte à ce que le pilier n’atteigne qu’une partie de la jambe de la jeune femme. Bénéficiant des meilleurs soins du pays - et du monde -, sa prothèse ne lui fait aujourd’hui plus mal et elle est capable de faire du sport avec.

La brune passe ses doigts dans ses longs cheveux couleur corbeaux, comme pour les brosser. Ils atteignent à présent le bas de ses fesses, droits comme les tiges de roseau, soyeux comme les fils de la plus riche des étoffes. Sa peau laiteuse, quant à elle, ne présente aujourd’hui plus de cicatrices, qui auront pris leur temps pour disparaître.

Ses mains ses posent naturellement sur son ventre. Sa mâchoire se crispe. Corps fragile incapable de protéger quoi que ce soit. Ni Gen, ni l’enfant qu’elle aurait dû avoir. Elle se souvient de la sensation de l’avoir porté, mais pas de celle de sa perte. Rien que du vide. Violent contraste.

Elle espère que l’Incontestable ne jouera plus avec elle à présent.

Pourtant, son corps n’a pas perdu de sa superbe et elle n’hésite pas à se laisser aller aux plaisirs de la chair - woraholic ne veut pas dire recluse dans un couvent après tout - et profiter de ses charmes naturels. D’un corps que le sport n’a jamais vraiment musclé et que les formes sculptent avec volupté, à tel point que le mettre en valeur est un jeu d’enfant. Elle n’est pas une « Impératrice » de la mode pour rien, après tout. Elle joue des styles, les adaptes, se love dans le moindre contexte avec un air assuré. La plupart du temps, elle porte un style très formel, privilégiant le pantalon aux robes ou aux jupes, mais il lui arrive de dévoiler sa jambe meurtrie en public, bien que ce soit relativement rare. Son goût pour la lingerie défie la raison tant elle ne se lasse pas de porter dentelle après dentelle, sous ses vêtements élégants. Elle ne se lasse pas non plus de ses bijoux fétiches : des boucles d’oreille toutes plus extravagantes les unes que les autres, dont ses préférées ont la forme de serpents, l’un de ses animaux favoris.

Son regard fuit à nouveau son reflet. S'asseyant sur un fauteuil de sa chambre, elle glisse son pied intact dans de hauts escarpins avant de faire de même avec sa prothèse - rien n'affectera son sens de la mode, pas même un foutu handicap. Elle se relève ensuite, dégage son visage de ses longues mèches couleur d'encre pour les envoyer dégringoler le long de son dos, dans une chute presque vertigineuse. Katsuki a hérité des bons gènes de son père, dominant depuis toujours ses camarades féminines d'une bonne tête. Du haut de son mètre soixante-dix et demi - ne lui retirez-pas son "et demi" sous peine de subir son courroux -, accentué par ses talons, elle s'emploie à conserver une prestance impériale et une démarche assurée, malgré les évidentes difficultés physiques que cela suppose.

Caractère
Sous ses apparences d’agneau, Katsuki est un loup affamé et insatiable. Si elle se permettait autrefois d’avoir une ébauche de vie, notamment avec son défunt mari, elle a noyé tout son désespoir dans le travail, croyant que l’oubli par l’activité comblerait naturellement ses blessures les plus intimes.

Au fur et à mesure des années, elle a érigé une muraille infranchissable autour d’elle, traitant proche comme collègues ou parfaits inconnus de la même façon, avec la même insondable expression. Malgré cette impassibilité, elle demeure quelqu’un de franc, qui s’exprime facilement sur n’importe quel sujet et dans n’importe quelle situation. En revanche, son faciès varie d’une personne à une autre, mais il faut garder à l’esprit que tout est faux et que la véritable Katsuki est enterrée sous de nombreux masques, qu’elle porte en fonction des occasions et des personnes à qui elle fait face.

Elle aime contrôler ce qu’il se passe sous son regard impérial. Sa vie, son entreprise, arrachée au prix du sang et des menaces. L’imprévu est son ennemi, qu’elle déteste au plus haut point parce que malgré ses facultés d’adaptation, elle se sent prise de court, lésée par la situation, dépendante d’autres personnes.

Or, l’une des choses auxquelles elle tient le plus, c’est son indépendance. Femme forte et brillante, elle n’accepte pas que quiconque puisse tenter de s’élever à son niveau, à tel point qu’elle est capable de tous les stratagèmes possibles pour écraser ses rivaux, ennemis ou collaborateurs trop ambitieux. Katsuki est une Masayoshi malgré tout et cette famille est connue pour son tempérament belliqueux. Avides de compétition et de permanent progrès, elle n’hésite pas à se lancer des défis ou à tout mettre en œuvre pour se surpasser, professionnellement comme personnellement.

L’apparence l’importe à peine. Elle refuse de se voir dicter par une société patriarcale son alimentation, son sens de la mode ou quoi que ce soit d’autre. Il n’y a qu’elle pour décider pour elle et ce sera comme ça de son vivant.

Ambitieuse et sans attache, elle songe à la carrière politique que son père n’a jamais pu prétendre atteindre, sans pour autant mettre en œuvre le moindre processus de reconversion pour le moment. Elle s’intéresse de loin aux événements récents, aux bruits qui montent et aux plaintes du peuple japonais, scrutant la société de son regard acéré.

Katsuki analyse les situations rapidement, l’une des nombreuses nécessités pour une femme d’affaire de sa trempe. Cependant elle se laisse parfois aveugler par son assurance et se brûle les ailes pour y laisser quelques plumes, avant de retomber sur ses pattes du mieux qu’elle puisse.

Si l'on peut affirmer qu'elle a du caractère, Katsuki est d'une patience légendaire. En apparence du moins. Pour la voir en colère, il faut vraiment s'être levé tôt et avoir mis le feu à son bureau, car rien de moins que ça ne pourrait attiser l'ire glacée qu'elle tient de son père. Colère froide et regards de blizzards font partie de sa façon d'être, malgré toute la bonne volonté de sa mère pour faire d'elle une enfant normale, loin des complications du monde sans cœur qu'est celui du business. Sa fille a pourtant grandi et évolué dans ce milieu, sacrifiant son innocence - parfois plus - pour accomplir l'impossible, dans le seul but de satisfaire son ambition dévorante. Capable du pire comme du meilleur, elle n'expose jamais clairement ses émotions, pensées ou objectifs, jugeant que l'humain n'est pas un être loyal par nature, hommes et femmes confondus, trop aveuglé par ses propres envies et besoins. Seules sont visibles les conséquences de ses actes.

Et Katsuki ne fait jamais dans la dentelle. Elle veut du monumental, du spectacle, elle veut que l'on parle d'elle dans plusieurs générations encore. A tel point que lorsque les émeutes des Incontrôlables ont eu lieu à Tokyo, elle en a profité pour transformer l'événement en inspiration. Noir d'encre et rubis cramoisis étaient les mots d'ordre d'une toute nouvelle collection de vêtements, portés par des mannequins au maquillage sombre et au regard décidé, dont les lèvres rougies semblaient scander une ode à la révolution, tout en restant dans le registre artistique, un pieds en dehors des limites et un autre fermement ancré à l'intérieur, par sécurité... La tendance lancée par le groupe KM cette année-là eut un succès retentissant, cristallisant critiques comme louanges dans une presse submergée par les événements.

Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins, aux yeux de Katsuki.

Désastre en cuisine malgré elle mais perfectionniste dans le ménage, sa mère lui a souvent répété qu’elle n’était pas bonne à marier, tout comme son père. Elle ne se prive donc pas du luxe de tout faire faire par des professionnels chez elle, pour profiter de quelques moments de répit. Une fois lancée, on ne l’arrête plus, tant son obstination ne connaît aucune limite. Inhumaine, c'est comme ça qu'on la voit : une acharnée du travail et de la réussite, certes récompensée pour ses efforts, mais à quel prix ? Ses déclarations glaciales font presque autant le buzz que l'annonce d'un nouveau défilé, sans que personne ne comprenne véritablement la personnalité de Katsuki Masayoshi.

Car si ses prunelles saphir n'en disent rien, elle est loin d'être indemne. Son cœur et son corps sont meurtris, mais son caractère et sa fierté bien trop forts pour qu’elle ne prenne réellement le temps de se soigner.

— soosaku —

le Sam 8 Fév - 14:04
Eto Allen
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Je suis: anti-Incontestable.
Époux/se : Célibataire.
Autre: ♪ Don't worry, be happy ♪
OMG un gros kiff ce personnage et puis l'avatar quoi! Katsuki — Loup vorace  2432113367

Bienvenue j'espère que tout va bien se passer pour ta fiche!
— soosaku —

le Sam 8 Fév - 14:36
Renji Russel
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Autre: Promis Ryuku je prendrais soin de Fox pour ne pas manger tes katanas, qui font peur à ta femme, dans la tronche 8D
Rebienvenue Katsuki — Loup vorace  2432113367
Sexy Papy
Sexy Papy
le Sam 8 Fév - 14:55
Inari Akiyama
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Je suis: pro-Incontestable.
Époux/se : Corvus ♥
Autre:
J'aime vraiment beaucoup ce que je lis. Katsuki — Loup vorace  3488335006
Selon la Famille a laquelle Gen a appartenu, va nous falloir un lien. Katsuki — Loup vorace  2837704232 (avec Al' plus qu'Inari par contre Katsuki — Loup vorace  3182035657)
Bonne validation ! Katsuki — Loup vorace  1362171446
— soosaku —

le Sam 8 Fév - 19:18
Katsuki Masayoshi
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Autre: Remerciements, big up, infos à savoir ?
Eto >> Merci, j'espère aussi  Katsuki — Loup vorace  2903594549 (quinze ans d'hésitation pour l'avatar haha)

Renji >> Merci  Katsuki — Loup vorace  2432113367

Inari >> oh avec grand plaisir ! J'ai volontairement laissé du flou autour de l'univers de Gen pour avoir la liberté de fabriquer des liens plus tard ! Katsuki — Loup vorace  210053242 et merci ~
Reine des Chagasses
Reine des Chagasses
le Dim 9 Fév - 11:37
Seyfried H. Bellandi
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Petit message hors correction juste pour te dire que l'avatar est trop jeune par rapport à l'âge de Katsuki, le personnage ayant 29 ans à la base. Il faudrait soit faire des modifications sur les images que tu utilises pour les vieillir, soit changer de personnage d'illu Katsuki — Loup vorace  367806265

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— soosaku —

le Dim 9 Fév - 13:33
Katsuki Masayoshi
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Olala mb, je pensais pas qu'elle était aussi jeune Katsuki — Loup vorace  4200135721 merci pour la reprise !

J'ai passé 2h a chercher un autre avatar, celui actuel étant le seul à peu près satisfaisant à mes yeux, j'espère qu'il passera Katsuki — Loup vorace  3766924225 EDIT : j'ai rechangé, j'ai trouvé un perso qui a vraiment cet âge-là (ou un peu plus, je pense que c'est mieux, vous me direz !)

(J'en ai profité pour légèrement modifier le physique)

EDIT 2 : je me suis rendue compte qu'il me manquait les deux derniers événements (le virus et Soosaku), j'ai donc ajouté un passage à partir d'Octobre 2111 (et pour clarifier la lecture, j'ai rajouté des dates, j'avais pas pensé à le faire avant) > j'espère que cette correction ne vous dérangera pas Katsuki — Loup vorace  3637992759
— soosaku —

le Jeu 13 Fév - 17:14
Jasmine Degurechaff
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Bienvenue à toi et bonne chance pour la valid' !! Katsuki — Loup vorace  2432113367
Reine des Chagasses
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le Dim 16 Fév - 23:44
Seyfried H. Bellandi
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Tout d'abord, je suis désolé pour le retard - je t'aurais rajouté des jours pour corriger si tu en avais eu besoin. Mais c'est vraiment très cool comme fichette, ton personnage est vraiment bien construit et c'est agréable à lire Katsuki — Loup vorace  1362171446

Je ne te fais pas perdre plus de temps (déjà que j'en ai mis pas mal à te corriger, mea culpa again), amuse-toi bien ici-bas Katsuki — Loup vorace  2432113367

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